Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 21:42

Les églises des îles du Ponant IV.

Belle-île-en-mer, église St-Nicolas à Sauzon.

I. Présentation.

   Succédant à une ancienne chapelle prieurale déjà dédiée à saint Nicolas (l'évêque de Smyrne  est le patron des marins), l'église saint-Nicolas a été édifiée en 1894 dans un style néo-romane en granit et tuffeau de Loire par l'architecte nantais le Diberder. Elle reçut de nouveau vitraux après la seconde guerre mondiale. Elle a été restaurée dans les années 2000 (chœur, maître-autel, mobilier liturgique, chaire), et les cloches, qui s'étaient tues pendant sept ans, ont de nouveau pu rythmer la vie du port en 2007.



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II. Les  maquettes de procession.

 Les renseignements proviennent du remarquable site www.ex-voto-marins.net

1.  Le premier est un trois-mâts carré de commerce du 19ème siècle, suspendu à la voûte de l'église. Cette maquette était jadis une maquette portée en procession jusqu'en 1950. Elle a été réalisée d'après les normes de l'architecture navale par un marin, guetteur au sémaphore d'Er Hastellig en Sauzon, Clément Granger, vers l'année 1895.

L'ex-voto, armé de faux sabords, est un navire de la célèbre compagnie maritime Bordes de Nantes, dont le pavillon flotte en tête du premier mât. Il a pour nom "Saint-Nicolas" et pour port "Sauzon".

 

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2.  Le sloop St-Nicolas BI 634.

   "Le deuxième ex-voto est une chaloupe sardinière, elle aussi ex-voto de procession. Sa taille est assez significative. Le canot non ponté, gréé en sloop, date du début du 20ème siècle. Il porte une immatriculation propre à l'île ainsi que le nom de Saint -Nicolas. Ce canot est la réplique des derniers sardiniers bellilois dont l'original de cette maquette avait été construit au profit de Monsieur Nicolas Houchoua.

Après la restauration de ce sardinier typique de Belle-Ile, une association locale a décidé de reconstruire un sloop de pêche, à l'identique de la maquette. Ainsi est née la "Belliloise" présentée lors de l'évènement nautique "Brest 92". "

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III. Les statues.

Notre-Dame du Rosaire.


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IV. Les vitraux.

  On interprétera ceux-ci en tenant compte des lignes suivantes, écrites par l'archiviste P. Le Men : dans l'édifice qui a précédé celui-ci, " Les autels latéraux étaient dédiés au Sacré-Coeur, à la sainte Vierge et à sainte Anne. Il y avait jadis les confréries du Saint-Sacrement, du Rosaire, de la Passion, de Saint-Eloi, de Saint-Roch et de l'Ange-gardien. Cette église a été remplacée par une jolie église romane bâtie en 1894. Elle a la forme d'une croix latine, avec bas côtés et vitraux peints. Les chapelles de frairies étaient celles de Saint-Michel, de Saint-Gildas, et plusieurs autres, mais il n'en existe plus une seule. " Hormis Saint-Éloi et saint Roch, on retrouve ces différents cultes dans l'église actuelle, complétés par des dévotions plus propres à la fin du XIXe siècle.

1. Vitraux de Robert Briand.

  Ce maître-verrier de Rennes est connu pour sa réalisation des verrières de la cathédrale Saint-Pierre de Vannes, de l'église Saint-Etienne de Rennes (1952), de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Lorient (1947-1951), de 8 verrières à Combourg (1963-1978), de l'église de Langouët (1955), de Ploemeur (1982).


1. "Hommage filial du recteur et des fidèles Année mariale 1954"

2. "St. Don Bosco et St. Dominique Savio. Offert par les familles Robino et Thomas". 

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3. Vitrail de l'Immaculée Conception.

 

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4. Saint Pierre patron des pêcheurs : "famille Désiré Thomas".

5. Saint Nicolas et les trois petits enfants sortant du saloir. 

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6. Saint Joseph  (?) "Melles Servo. Famille Auguste Thomas. Abbé Gallen. R. Briand".

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7. Saint Yves "Offert par Melles Ferrand et les familles François Guéguan et L. Le Fur". Signature Briand.

 

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 8. Saint Jean Baptisant le Christ : "Offert par les paroissiens".

9. Saint Joachim. "Offert par la Congrégation Ste Ve. La L.F.A.C."

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II. Vitraux d'Antoine Meuret.

On peut dater ces vitraux de la période 1894-1896 :

 

Antoine MEURET peintre et verrier ( 1817- 1896 )

En 1874, il fonde avec son ami Félix Lemoine son atelier, rue Ogée à Nantes. L'atelier est important puisqu'on y compte 32 employés et apprentis. Les vitraux sont alors signés A.Meuret et F.Lemoine ( A.M. et F.L).

Félix Lemoine se retire dans les années 1880-1882. La signature devient "Maison A.Meuret, peintre verrier à Nantes".

 A.Meuret  dessinait lui-même toutes les compositions qui sortaient de son atelier.

Les vitraux peuvent être classés en 3 catégories :

1.- Représentation d'un Saint : le personnage est debout, en pied, assez figé, avec ses attributs : clés pour St Pierre, le lys pour St Joseph, l'épée pour St Paul, etc...Le personnage est souvent figuré dans une fenêtre d'église ou de cathédrale.

2.- Représentation d'une scène, exemple Jean Baptiste qui prêche, avec plusieurs personnages et en fond, un paysage : c'est beaucoup plus vivant et le peintre s'exprime mieux.

3.- Les grisailles : figures géométriques colorées et serties dans le plomb, avec toute une palette de couleurs différentes d'un vitrail à l'autre, soulignées de traits rouges parfois ou de cabochons pour bien faire ressortir les couleurs. Le tout entouré d'une guirlande multicolore.  

On retrouve le travail de Meuret dans beaucoup d'églises de Loire-Atlantique et  dans des églises des départements voisins.

1. Saint Dominique ? "Don de l'abbé Le Petit."

2. Ange et enfant : l'Ange Gardien.   L'archange Gabriel et  Tobie attrapant, au bord du tigre, un "gros poisson" ou bien ce serait plutôt saint Gildas, ermite insulaire à Houat nourri miraculeusement par un poisson ou un dauphin échoué sur la grève. "Vitraux d'A. Meuret. Don des familles Le Bihan et Bambdé."

 

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3. Christ en croix, "don de M. Tanguy, Vicaire". Christ du Sacré-Cœur, "Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes", et, en dessous, apparition et Révélations reçues par sainte Marguerite-Marie Alacoque, sœur visitandine de Paray-le-Monial. "Don de l'abbé Granger". Nativité, "don de la famille A. Portugal".


 

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4. Saint François. "Don de Melle Françoise Guillemette.

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V. Les autres éléments remarquables.

Tableau : l'Assomption.

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Par jean-yves cordier
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Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 21:41

          Les églises des îles du Ponant III.

       Belle-île-en-mer, bourg de Locmaria.

 


I. Présentation.

 

  J'avais fait connaissance "sur le continent" avec saint Gurloës, premier abbé de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé ( cf. sa statue à la chapelle Saint-Albin en Plogonnec), puis à Groix avec les possessions (prieuré St Gunthiern) que cette abbaye avait reçue en 1029 d'Alain Canhiart, Comte de Cornouailles, faisant de celle-ci la troisième en importance en Bretagne. Les moines de Sainte-Croix de Quimperlé avaient aussi des biens à Belle-Île, et ce sont eux qui fondèrent, en 1070, un premiere chapelle à Locmaria (ou "lieu consacré à Marie"). 

  J'imaginais une chapelle romane, mais  les apports des époques suivantes l'ont fort remanié, notamment en 1714 pour le  clocher-porche qui fut coiffé en 1808 d'un dôme ("en poivrière" pour les uns, "à l'impériale" pour les autres), et en 1868 pour la chapelle nord.

  Elle porte le nom de Notre-Dame de l'Assomption, mais on la surnomme "Notre-Dame-de-Bois-Tors" , non pas pour quelque maîtresse-poutre de guingois, mais à cause d'une légende qui veut qu'un navire hollandais ( l'église a été dévastée par les Hollandais en  1674) ayant brisé son mât, son équipage ait décidé d'abattre l'orme de la place de l'église pour le remplacer. La Vierge furieuse que l'on s'en prenne à l'ormeau de son placître vrilla le tronc d'arbre sitôt abattu.  Bonne leçon pour le charpentier du bord, qui choisira la prochaine fois du chêne ou du pin d'Orégon.

 


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      La nef et le chœur.

 

  Dans le cœur est suspendu un tableau de l'Assomption : réalisé ainsi qu'une Vierge à l'enfant par un disciple de Murillo, Il a été apporté, en 1802, par un prêtre vicaire de Locmaria réfugié en Espagne sous la Restauration, l'abbé Marchand.

 

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      II. Les ex-voto et maquettes de procession.

 

 1. Maquette de procession: 

- le "Pie IX",  maquette de procession portée jusqu'en 1939-1945. La maquette a été réalisée à Locmaria ; c'est un trois-mâts carré dont les soixante canons de sabord sont répartis sur deux ponts. Sa figure de proue est un ange.

  Il est à noter qu'une maquette portant le même nom est suspendu dans l'église de Trescalan à La Turballe : c'est un trois-mâts barque de 76 canons, dont la figure de proue est un buste du pape. 

 

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Ex-voto : 

1. La Léonie-Céline de Honfleur.

Reproduction d'une peinture sur verre 

  La peinture sur verre inversé ou "fixé sur verre" est une technique exigeante souvent utilisée en peinture traditionnelle : allégories en Allemagne, scènes bucoliques. Aux Pays-bas et en Flandres, cette technique a été utilisée pour des marines, des vues de port, des batailles navales et des naufrages; ce n'est donc pas un hasard si cet ex-voto était signé par Schoduyn, un nom de Dunkerque.

Julien Schoduyn figure dans un inventaire des artistes de peinture sous verre. En effet, avec d'autres peintres d'Ostende comme  Meseure, Nefors ou Weyts, il a appartenu à un groupe qui s'est développé localement après avoir découvert l'art du fixé sous verre auprès de Wieden Wenzeslans, marchand, originaire de Skalice, une ville tchèque, connu pour son travail du verre. . On peut trouver les oeuvres des ces "portraitistes de navires" aux musées d'Anvers (pour une grande part, de fixés sous verre), d'Ostende, des Beaux-Arts de Dunkerque et au Musée portuaire de cette même ville. (Source Afjet)

  Le titre "Situation de la Léonie-Céline Honfleur Captne Conan devant la barre de Bayonne dans la nuit du 18 décembre à onze heures du soir en 1857 J. Schoduin" décrit suffisament son sujet. Au premier plan  apparaît le brig du marin bellilois, un trois-mâts figurant en arrière plan, devant le port dont on aperçoit la tour à feu en signalant l'entrée. Il s'agit sans doute de la tour de la "Haille" qui fut détruite par les Allemands en 1943.

(Onomastique nautique : Léonie et Céline sont les deux soeurs de Thérèse de Lisieux, et Thérèse se rendit en 1887 dans la chapelle Notre-Dame de Grâces de Honfleur pour y demander d'être admise au Carmel. Cette coincidence est troublante puisque le Léonie-Céline de Honfleur est antérieur de plus de trente ans à ce voeu.)

  Il semble s'agir du même navire qui fit naufrage le 4 juin 1884 à Baubigny près de Carteret, et dont une partie de l'épave a été retrouvée en 1990 du coté de Barneville-Carteret puis  présentée au musée maritime de Régneville-sur-Mer :

  Cette goélette de cabotage de 76,24 tonneaux avait été lancée en 1854 pour un armateur de Belle-Île. Vendue en 1864 à l'armement Ruellan de Paimpol et rejaugée 69,32 tonneaux, elle navigue à la pêche morutière sur les Grands Bancs de Terre-Neuve jusqu'en 1868, où elle est réarmée au cabotage. Le 20 juin 1874, elle est achetée par Postel et Fils de Cherbourg mais le 2 avril 1881, elle vient s'échouer par gros temps sur les enrochements de Cherbourg. L'équipage est sauvé à marée basse. Achetée en 1883 par M. Mauger de Courseulles, elle fait naufrage à son quatrième trajet de retour de Swansea, à Baubigny.

  Le brion, la contre-étrave, une partie de la quille et des bordés ont été récupérés : bordés de 7 cm, coque doublée de zinc. Les membrures de forte section sont caractéristiques des navires pratiquant l'échouage. Ses dimensions sont 20,43m de long, 6,51m de large. 

  Comme toutes les goélettes (voir la Belle-Poule, construite sur les plans d'une goelette islandaise), elle dispose d'une voilure composée d'une grand-voile et d'une misaine, de trois voiles d'avant (trinquette, petit-foc et grand-foc) et d'un petit hunier, d'un petit perroquet, d'une flèche et d'une voile d'étai. Elle était menée par un équipage de quatre hommes.

Sources :

 http://www.archeosousmarine.net/bdd/fichetech.php?id=11406

http://patrimoine.manche.fr/fours-chaux-regneville-objets-details-N-B.asp?card=2664789

 

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2. L'Anastasie.

Gouache (copie de l'originale, volée).

Inscription : "Offert à Ste Anne Locmaria Belle Ile. L'Anastasie capt Loréal doubland les Casquets au nord à un mille avec un ouragan de Nord Après un voeu sur moment à St Anne gagnait Aurigny à corps perdu quelques temps après sains et saufs le 19 février 1876".

  Le navire — un brig — est en fuite, toutes voiles ferlées sauf le petit-foc et un hunier. On distingue 5 hommes sur le pont.

  Le style de cette gouache évoque un peu les peintures de Paul-Émile Pajot, marin-pêcheur et peintre naïf des Sables, avec l'ourlet aligné blanc des vagues qui déferlent.

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III. Les statues.


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La Vierge et l'Enfant.

Vêtue de blanc et de bleu, couleurs mariales par excellence, le manteau revenant en voile sur sa tête selon la coutume de Judée, elle tenait de la main droite le lys de sa virginité, tandis que son fils, joli poupon blond, tend la main vers l'Humanité. 

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Saint Joseph.

 C'est Pie IX (cf maquette suspendue) qui institua en 1870 saint Joseph patron de l'0201glise Universelle et fit de sa fête du 19 mars une fête solennelle.

  Il  a revêtu les mêmes couleurs que son Épouse. Sa statue a perdu aussi  le lys, attribut qui attestait de la pureté de son comportement de tuteur de la jeune Marie de Nazareth pendant qu'elle demeurait chez lui et qu'elle reçut la visite de l'Ange Gabriel, puis/et de l'esprit Saint. Il n'a pas non plus son équerre ou ses outils de menuisier. La perte de ses attributs teinte son regard d'un voile de mélancolie.

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IV. Les vitraux.

   Consacrés à des scènes de la vie de Marie, ils sont l'œuvre, en 1989, de F. Le Nezet. Ce peintre-verrier de Vannes a réalisé aussi des verrières de la chapelle Saint-Cado à Belz, ou, en 2005, de l'église de l'île de Batz.

  Si mes renseignements sont exacts, Francis et Danielle Le Nezet, couple de peintres verriers, voient aujourd'hui leur vocation poursuivie par leur fils Maëlgad, qui exerce aussi en vitrail d'art à Vannes. 


L'Assomption.

 

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"Marie nous offre son fils".

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"Sainte Anne enseigne à Marie."

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Détail : Signature : F. Le Nezet, Troguern 1989.

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 Six sanctuaires et l'église de Locmaria  vue de l'Ouest. 

On lit le nom des chapelles : Kerdonis, Pouldon , Magourig, Arnaud, Kerouarh, Kerdavid, Douar er Huerhies. Cela correspond aux sites des hameaux correspondant. Douar er huerhies traduit litteralement en breton loc-maria par "le lieu de la Vierge".

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Vierge de l'Immaculée-Conception

au dessus d'une scène que je ne sais déchiffrer, mais où on reconnaît le mouillage de Locmaria, un bateau-pilote (reconnaissable à l'ancre dans la voilure), un navire de guerre au loin, et au premeir plan deux hommes en discussion : l'un est un marin-pêcheur et tient un aviron alors que l'autre est un paysan, tenant le collier de trait de l'un des trois chevaux qui sont dans le pré voisin. L'entrée du mouillage de Port Maria est bien représentée.


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V. Les autres éléments remarquables.

 

   "Ce tableau a été réalisé vers 1910 par un peintre de l'île résidant au Bugull , à la demande de l'abbé Baron, recteur de Locmaria. Il est très significatif et apporte un témoignage émouvant et réel de l'angoisse et de l'inquiétude des familles de marins face à la tempête. L'on aperçoit donc un brick dans une mer démontée. Sur la côte, au pied des rochers où viennent s'écraser les paquets de mer en furie, quatre femmes de Locmaria portant l'habit breton et la coiffe, dont l'une tient un enfant par la main, prient pour la sauvegarde des marins dans la tourmente, alors que des nuages leur sourit la Vierge Marie."

 

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Sources : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=56114_1


Par jean-yves cordier
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Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 21:39

     Les églises des îles du Ponant II.

       Groix, chapelle St-Léonard à Quelhuit.

I. Présentation.

  Le prieuré St Léonard, chapelle située initialement dans le village de Quelhuit et non sur le tertre qu'elle occupe actuellement, est ancien (présent en 1615 selon Maurice Vincent, Petite Histoire de l'Île de Groix), mais il fut restauré après la Révolution par le recteur Le Livec (Marc de Livec, recteur de 1818 à 1827) puis par le recteur Lagneux ( recteur de 1827 à 1863). Son plan est celui d'une croix latine.

 

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II. Les ex-voto et maquettes de procession.

1. Patronne d'Arvor Gx 3702.

  Cette maquette de petite taille est celle d'un dundee thonier de construction camarétoise, en réalité immatriculé initialement LGX 3702, puis  GX 3702 à partir de 1946. Il figure dans la liste exhaustive des bateaux pontés inscrits à Groix qui figure dans l'ouvrage de Dominique Duviard Groix l'Île des Thoniers (Ed. Quatre Seigneurs 1978), mais sans aucun des renseignements qui accompagnent les autres unités. Mais si on se réfère aux thoniers immatriculés avant et après lui ( 3701 Noëlette-Jean, 3706 Alexandre Etesse, 3707 Nénette, ce sont des navires immatriculés en 1932, de 50 tonneaux environ, qui ont navigué jusqu'en 1953. Le premier fut construit à Camaret, le second, deux fois vainqueur des régates de Groix,  aux Sables d'Olonne, le troisième à Keroman (Lorient).

  La Patronne d'Armor fait donc partie de la dernière génération des dundees, construits alors que le cours du thon se maintenait très haut (l'année 1932 fut l'une des meilleures), ce qui encouragea la construction de voiliers qui ne navigueront que 100 jours par an, au  tonnage élevé (50 à 60 tonneaux), "dotés de grands élancements arrières (et parfois avant), très toilés, le grand-mat étant soutenu par un double capelage ( 4 haubans de chaque bord) ; la grand-voile à chute très verticale étant arisée à l'aide d'un mécanisme à rouleau." (D. Duviard, op. cité)

  Je ne vois sur la maquette que trois haubans, et pas de mécanisme de réduction de voilure à rouleau ; la bordure de grand-voile n'est pas libre, comme celle du Noëlette-Jean. 

  Avec une bonne vue, on distinguera au dessus de la pomme de mât une girouette en forme de thon, identique à celle qui remplace le coq au sommet de l'église de St-Tudy ! 

   "En 1934-35, la flotte de thoniers à voiles atteint son apogée en France. Sur les 774 dundees armant pour cette pêche, Groix se place encore au premier rang, avec 215 bateaux, devant Etel, 200 ; Concarneau, 163 ; Les Sables-d'Olonne, 83 ; Port-Louis, 65 ; l'Île d'Yeu, 62 ; Douarnenez, 41 ; Camaret, 23. Mais bien-vite l'armement groisillon périclite : les vieux bateaux disparaissent et ne sont pas remplacés. En 1938, on ne compte plus à Groix que 133 voiliers ; 83 en 1946 ; 54 en 1950 ; 25 en 1954 ; aucun en 1960." (D. Duviard, op. cité, p. 343).

  Gilbert Duval (voir commentaires ici) m'apprend que "en 1932, il appartenait à Joseph Guillaume, de Clavezic qui en détenait 3/8, Louis Yvon, Guérin Adam, Amélie Alain, Marie-Ange Guillaume et Marie Quéric 1/8 chacun." 

 

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2. Marcel, dundee thonier

 Michelle Bourret  (Le patrimoine des communes du Morbihan, 1, 1996) signale que ce "dundee Marcel fut construit en 1911 à Camaret ; il termina sa carrière en 1934, et son matricule véritable est le G 1434, puis le LGX 3115, et non le G 1913 qui évoque ici la date du don de l'ex-voto".

  L'immatriculation des navires de Groix a été LG  depuis 1856 où le Syndicat de Groix est rattaché à Port-Louis (Lorient), puis G depuis 1883 2 ans après que  Groix soit devenu quartier maritime. La numérotation repart alors à zéro. Elle devient LGX en 1927 où le quartier de Groix est devenu Préposat (ancienne dénomination des sous-quartiers) dépendant du quartier de Lorient, d'où la première lettre L, avec un changement de numéro d'immatriculation. Et enfin GX depuis 1946 après le nouvel essor du port de pêche, sans changement de numéro,  et désormais LO par rattachement à Lorient.

  On trouve aussi sur le site Topic Topos les informations complémentaires suivantes : " Cette grande maquette de dundee est une création de Marcel Le Nahennec, de Kerlo, patron de thonier, né en 1891 à Lorient et noyé lors de la grande tempête de 1930, à bord du dundee groisillon Deux Madeleines. Elle est habituellement portée sur des brancards, au moment du pardon de Quelhuit, par des jeunes de 14 à 15 ans le premier dimanche de septembre". 

  La tempête mentionnée est celle du 19 septembre 1930 où six dundees de Groix disparurent corps et biens, faisant 38 victimes et laissant 22 veuves et 26 orphelins. La plupart des thoniers ont été victimes d'un coup de mer d'arrière disloquant la voûte longue et basse qui était alors caractéristique des dundees thoniers. Un nouvel arrière dit "en cul de poule" ou "en canoë" fut alors adopté pour parer à ce point de vulnérabilité. La maquette montre un navire présentant cette voûte d'avant 1930.

La voilure établie est la même que celle du Patronne d'Arvor, foc, trinquette, grand-voile, flèche de grand-voile, tape-cul ; on note les trois bandes de ris dans la grand-voile. 

  On voit, au centre du navire, les tréteaux blancs sur lesquels seront pendus les thons pêchés.

  L'ouvrage de D. Duviard précise le tonnage du navire ( 41,99 Tx soit huit tonneaux de moins que la Patronne d'Arvor), sa "fin de carrière en 1934 (CC, Ex Cancale 660)". Gilbert Duval, dans son commentaire de cet article, précise qu'il a été vendu en 1934 à Cancale sous l'immatriculation CC660. L'immatriculation de Concarneau est CC et celle de Cancale était CAN.

 

 De 1850 à 1908, aucun voilier ponté de Groix n'avait été construit à Camaret. Depuis 1908, avant la construction du Marcel en 1911, 9 autres dundees venaient de Camaret. Au total, les dundees sortant des chantiers de Camaret et inscrits à Groix sont moins d'une vingtaine. La plupart ont été construits aux Sables d'Olonne.

 


 

 

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III. Les statues.

 Statue de saint Léonard.

 Saint Léonard est un saint légendaire du Ve siècle qui aurait été converti par Saint Rémi, et aurait obtenu de Clovis le droit de visiter, et d'octroyer la liberté à tout prisonnier qu'il déciderait. C'est ainsi le saint patron des prisonniers. Il devint ensuite moine près d'Orléans, puis ermite avant de fonder lui-même une abbaye près de Noblac. Il est donc figuré ici en tenue d'Abbé, avec la mitre à fanons, et la crosse. Cette statue est portée en procession sur un brancard lors des fêtes.

  

 

 

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Sainte Brigitte.

  Au XVIIe siècle, à Groix, une chapelle Sainte-Brigitte existait au Moustero.

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? St Albin ? St Méloir ? 

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 Pietà. 

 

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      Saint Sauveur.

    Au XVIIe siècle, parmi les 17 chapelles de Groix, l'une était vouée à saint Sauveur, entre Loctudy et Kerclazedic.

  La première présence religieuse sur l'île fut celle des moines de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé qui avait fondé le prieuré de Saint-Guthern. Or, cette abbaye avait été fondée par saint Urlou et douze autres moines venant de l'abbaye de Saint-Sauveur à Redon. 

 

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IV. Les vitraux.

Non remarqués par le photographe...

V. Les autres éléments remarquables.

Le toponyme "Quelhuit".

L'élément le plus remarquable de la chapelle St-Léonard de Quelhuit est certainement ce toponyme, "Quelhuit". On est vite intrigué par la présence, comme l'inclusion d'une fleur connue dans un morceau d'ambre, du chiffre huit qui nous est si familier mais dont la familiarité s'altère et se teinte d'étrangeté au son de cette devinette semblable à un cri de sterne caugek : quelhuit ? quelhuit ? quelhuit ?

  D'une façon générale, l'ïle de Groix est un paradis non seulement pour les géologues, mais aussi pour les amateurs de toponymie ; certes ils n'y trouveront aucun nom en plou- ou en tre-, tous décimés comme par un cataclysme (le passage des vikings ?) pour ne laisser apparaître que les ker- ou les loc-, mais les productions du dialecte groisillon l'enchanteront, à commencer par la partition de l'île en deux secteurs, l'une à l'est, religieuse, civilisée nommée Primiture ou Pimitur, celle des patrons de pêche s'opposant à celle de l'ouest, Piwisi la sauvageonne, au parler rocailleux (gravelleg) où se recrutent les bons matelots. Le village de Quelhuit en fait partie, ainsi que, sur le littoral, la roche affleurante dite Le petit-sec de Kelhuit, bonheur des plongeurs.

  Trop influencé par ma lecture de La Recherche, j'ai d'abord cru à une influence normande et à la découverte ectopique de la racine -thuit ou -huit, du vieux normand tuit, twit,"essart, défrichement", du norrois thveit comme dans Bracquetuit, Vautuit, Bois-Tortuit, Le Thuit-Simier ou dans les nombreux autres exemples que les scandinaves ont laissé derrière eux. 

  On se souvient en effet que dans Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust décrit comment, dans le salon estival des Verdurin, à La Raspellière, les convives débattent de toponymie, puis comment Brichot, professeur à la Sorbonne, explique au narrateur combien l'ancien curé de Balbec, dont l'ouvrage est très estimé par Mme de Cambremer, s'était égaré dans son analyse étymologique des noms de lieu : " " Carquethuit et Clitourps, dont vous me parlez, sont, pour le protégé de Mme de Cambremer, l'occasion d'autres erreurs. Sans-doute il voit bien que carque, c'est une église, la kirche des allemands. [...] Mais pour tuit, l'auteur se trompe, il y voit une forme de toft, masure, comme dans Criquetot, Ectot, Yvetot, alors que c'est le thveit, essart, défrichement, comme dans Braquetuit, Le Thuit, Regnetuit, etc..."

  Mais hélas, j'allais devoir renoncer à faire de Quelhuit un cousin du fameux port de Carquethuit, diamant, avec Guermantes et Balbec, de l'onomastique proustienne. 

  Les noms que nous entendons pour la première fois, parce qu'ils sont voilés de mystère, nous séduisent et nous attirent à eux, et tout en cheminant à leur rencontre, nous recueillons la myrrhe, l'encens et le santal, l'indigo ou la cochenille, la turquoise ou le saphir que nous leur apportons pour les parer ; ce ne sera pas toujours aussi pompeux mais jamais, pourtant, nul nom n'aura paru devant nous sans qu'il ne reçoive sa teinte, son parfum et sa flagrance. Puis, certains, très rapidement, se dépouillent de ces emblèmes pour s'habiller civilement du savoir acquis. L"énigme que ces sphinx nous posaient une fois résolue par la compréhension de leur signification, ils sont des exuvies deshabités de leurs charmes, des outils commodes mais vulgaires. Pourtant, lorsque c'est l'étymologie qui en fourni les clefs, ce sont vers d'autres mondes  qu'ils nous mènent. La déception que son déchiffrement suscite se féconde en de nouveaux rêves, se réchauffe à la libido sciendi. L'interprétation étymologique des toponymes vient briser le lien trop bête entre signifiant et signifié, et se met à brouiller la réalité qui éclate dans de nouvelles et secrètes polyphonies des sens. 

L'orthographe elle-même se met à trembler, à perdre sa rigueur dogmatique : on découvre qu'on parle du menhir de Kelhuit, mais du village de Quelhuit, que la carte de Cassini de Thury (levée de 1757 à 1790) écrivait Kerhuit.

  Si j'ai vu s'effondrer les allures scandinaves que j'avais prêté à ce nom et si les deux orbes réunies du chiffre 8 se sont envolées comme deux ailes, c'est que l'origine bretonne en est parfaitement définie : le mot signifie "la coudraie", l'endroit où poussent les coudriers. Il appartient en effet aux "formations végétales en -IT, OUET, issues de la terminaison -ITUM et Etum", selon le titre de l'article de Gildas Bernier (Annales de Bretagne Année 1971, volume 78 n° 78-4 pp.661-678) http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1971_num_78_4_2574

        C'est sur ce procédé de dérivation issu du bas-latin et associant le nom d'un arbre à la terminaison collective -etum, -itum que cet auteur peut retrouver 228 noms bretons de lieux représentant des formations arbustives, des ensembles de hêtres (Faou : Le Faouët ou Hallec : Elléguët, Halgouët, Hallegot), de sureau (Scao : Scaouët), d'épines (Spern : Spernoet, Spernot), de charmes (carpinetum : Carnoët), et enfin, dans notre exemple, de coudriers, Colo.

 Pour cette arbre, outre notre Quelhuit grésillon, parmi 18 exemples, 11 sont  construits sur Colo -itum, comme Bodelhuit à Guern (56), Guellouit à Melrand, Kerguelhouit à Maël-Carhaix (29), Le Nelouit à Missirac (56), ou encore, Quelvy, Quelvik, Roch Quilvit, Quillivit , contre un seul construit avec -etum, Le Nelhouët. D'autres sont formées sur Corylus, coudrier, ou Coryletum, dès 858, comme Colroit, Colroet et Colruit  jusqu'à Courrouet (1438).    

  Le remarquable site d'Enguerrand Gourong sur l'histoire de Groix : link rapproche ce toponyme du vieux breton "coilguid", associant  coll, "coudrier, et guid, "arbres", ou encore de la forme kerwezid, de kelwez, collectif pour coudrier et "id", terminaison collective issue de -etum. Il retrouve les exemples de Quel vide ou Ogée-Quelvide, écart de Gourin (56), de Quelvite, hydronyme de Guiscriff.

 

   On comprendra mieux la fréquence de ces coudraies si on sait que sous le nom de coudrier, Corylus, L. 1753 se cache pour le profane le noisetier de nos campagnes. Le site Wikipédia sur le noisetier signale "Jadis, le noisetier était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche./.../ Dans Tristan et Iseut, l'amour n'existe que si le coudrier peut s'enlacer au chèvrefeuille ; dans le cas contraire les deux disparaissaient . Le coudrier a toujours été source d'histoires magiques. Il était utilisé pour des incantations par les druides. Il a été utilisé par les sourciers", et une branche de noisetier taillée en fourche pour détecter l'eau souterraine "remonte à l'époque des Celtes.

   C'est dire, connaissant l'importance du culte des arbres et du rôle des bosquets sacrès chez les celtes, l'intérêt de la constatation de Gildas Bernier 'article cité, p. 676) :

  "Ce toponyme, attesté par 18 exemples dans toute la zone bretonnisée à un moment quelconque, est attaché parfois à des lieux humides où poussait le noisetier, mais le pouvoir quasi-magique de la baguette de coudrier entre les mains du sourcier et les superstitions disparues ou blamâble auquelles cet arbre servait de support (d'après l'Encyclopédie de Diderot) nous montre aussi la vertu particulière attachée à cette essence. Nous avons remarqué la triple coïncidence entre un toponyme se rapportant au coudrier et l'existence d'un édifice chrétien ". Ce sont la chapelle du Guellhouit à Melrand, où se tient un pardon marial chaque année en juillet ; la chapelle-basilique de Notre-Dame de Quelven (56) avec sa statue de Vierge ouvrante et son important pélerinage ; et la chapelle du prieuré St-Léonard à Quelhuit sur l'île de Groix et lieu de culte marial : ce qui amène l'auteur à se demander " s'il n'y a pas eu là christianisation de lieux de culte païens".

 

Au recensement de 1906, le village de Quelhuit comptait 36 maisons, 36 ménages, 163 âmes (contre 836 au bourg).




 

 

Par jean-yves cordier
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Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 21:37

          Les églises des îles du Ponant I.

    Île de Groix, l'église Saint-Tudy au bourg.


I. Présentation.

  L'église paroissiale Saint-Tudy est célèbre pour sa girouette en forme de thon, affirmant de loin que l'île doit son développement à la pêche du thon germon (thon blanc) de 1870 à 1940 en devenant le premier port français d'armement de thonier. Le sanctuaire initial a été reconstruit entièrement en 1850 par le recteur Lagueux, lui donnant sa forme de croix latine.  Cette réussite explique que nous entrions ici dans une riche et grande église du style néo-xxl en vigueur au XIXe, aux murs traités en faux-marbre ou peint en blanc cassé, aux statues sulpiciennes, qui feraient oublier le charme des petits ports bretons si certains détails ne rappelaient la vocation maritime et les traits insulaires de cette église. Ce sont eux que j'ai recherchés.




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II. Les maquettes de procession.

  Rien n'indique qu'il s'agisse d'ex-voto proprement dit (des oeuvres réalisées après la réalisation d'un voeu, ou par les rescapés d'un naufrage), et les deux maquettes de thoniers ont plutôt été données à la paroisse pour être portées en procession lors des fêtes religieuses ou du pardon pour honorer le passé maritime de l'île et pour protéger les marins et leur flottille.

1. Le Stiren ar Mor Gx 3287 (Étoile de la Mer)

Dundee thonier de 45,95 Tx construit aux Sables d'Olonnes en 1927 pour Groix. Première immatriculation G 1631 puis LGX 3287. Fin de carrière en 1943, Concarneau 2987. Il n'a donc pas pu, sauf erreur, naviguer sous les lettres GX instituées en 1946. Maquette de Mr Louis Charles Gueran en 1991, don à la paroisse. 

  La réalisation est soigneuse, comme on pouvait s'y attendre, et on remarque des détails comme les deux bandes de ris de la trinquette et de la voile de tapecul. Les voiles de tissu rouge rappellent que les marins passaient leur voile de travail au tan, poudre d'écorce de chêne, pour leur conférer une meilleure résistance ; souvent, seules les voiles de régate étaient blanches.

  Ce type de voilier de travail est nommé dundee (prononcer dindé) non en raison du port d'Ecosse, mais par francisation  d'un terme anglais assez flatteur, dandy (élégant) par lequel les britanniques désignaient ce nouveau gréement apparu vers 1860. Ce sont des cotres à tapecul, mais dont la voile du mât arrière (d'artimon, de tapecul)  voit son écoute renvoyée non pas à l'extrémité d'une bôme articulée sur le mât, comme sur d'autres yawls, mais à celle d'une "queue de malet", espar fixe dépassant à l'arrière du navire. Cette queue de malet, qui se retrouve aussi sur les lougres qui ont précédés les dundees, est donc caractéristique. Pour les profanes, c'est le bout de bois qui dépasse tout en arrière, sous la voile. 

 


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2. Dundee thonier :

Sans matricule, mais d'allure plus ancienne. On note trois voiles d'avant.

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III. Les statues.


Je me contenterai de montrer celle de sainte Bernadette.    

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IV. Les vitraux.

 On trouve deux ensembles de vitraux : ceux réalisés en 1976 par Pierre du Vorsent, maître-verrier de Lorient qui a réalisé aussi, entre-autres, ceux de la chapelle St-Léonard à Ploemeur en 1980 ou ceux de Locmiquelic en 1970, et d'autres, plus anciens, assez typiques de la première moitié du XXe siècle, dont j'ignore l'auteur. 

 

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      Vitrail de l'apparition de la Vierge à Bernadette Soubirou en 1858 dans la grotte de Massabielle à Lourdes :

La Vierge prononce la phrase Je suis l'immaculée-Conception,mais c'est en réalité en patois qu'elle s'est adressée à Bernadette en disant "Que soy era Immaculata Councepciou".

  Le culte rendu à Groix à la Vierge de Lourdes est manifeste, puisque la chapelle sud lui est consacrée (voir "statues").

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Vitrail de la pêche miraculeuse.

  qui a tout-à-fait sa place dans cette paroisse de marins-pêcheurs qui , avec une flottille de près de 300 thoniers en 1914, a connu un développement économique exceptionnel grâce à la pêche du thon et de la sardine.

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V. Les autres éléments remarquables.

  1. Réuni dans la chapelle des fonds baptismaux désormais vitrée, un "trésor de sacristie" est constitué d'éléments d'orfèvrerie, de paramentique et d'objets du culte.

 

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Moule à hostie (ou "fer à hostie"): 

On distingue les motifs gravées sur le pain azyme , dont le Christ en croix entouré du monogramme IHS. Après cuisson sur un feu clair, on les découpait au rondeau. Elles étaient fabriquées par les Clarisses et les Carmélites, mais le presbytère disposait peut-être d'un fer?

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Vitrine avec la barrette du recteur.

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Ostensoir à six médaillons et encensoirs: 

 

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Burettes :

présentées par l'enfant de choeur, elles serviront à trois reprises lors de l'office, notamment pour que le prêtre se lave les mains lors du "lavabo", du nom de l'extrait du psaume 25 qu'il prononce alors (lavabo inter innocentes manus meas et circumdabo altare tuum domine, "je laverai mes mains en signe d'innocence pour approcher de ton autel Seigneur").

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Bannières : 

Bannière de la paroisse, ou envers d'une bannière de Jeanne d'Arc, puisque la formule "De par le Roy du ciel" est la devise de Jeanne d'Arc, et que les motifs de l'épée, de la couronne et des rameaux de chêne (et d'olivier ?) lui sont propres.

 

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  "Hatoup" terme nautique breton signifiant "tout-dessus", "toutes voiles dehors", est la devise de l'Île de Groix témoignant de sa détermination courageuse. Elle est placée sous les armoiries de la commune :

  • " Parti : au un d'argent à cinq moucheture d'hermine de sable posées en sautoir.
  • ...Au deux d'azur à un bateau de pêche aussi d'argent équipé de gueules, accompagné à senestre d'une falaise de sinople issante du flanc et surmontée d'un phare d'argent allumé de gueules ; à la bordure aussi d'argent.
  • ...Une ancre de sable brochante sur la partition et la bordure, l'organeau soutenu à dextre par un lion de mer et à senestre par un requin, les deux aussi d'argent."

 

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  La brodreie montre un thonier en pêche, qui a abaissé ses tangons afin de faire travailler six lignes équipées d'hameçon. Il a établi la trinquette mais non le foc, la grand-voile (et la flêche de grand-voile visible sur le deuxième dundée), et la voile de tapecul. Des lettres sont peintes à l'avant : CJQ ??

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 Bannière de sainte Thérèse. 

Bannière de la Vierge au dessus de la carte de Groix :  : Guerhiez vari steren er mor goarnet enezenn, Vierge Marie étoile de la mer protégez l'île

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Chasuble-violon pour la couleur  liturgique rouge. 

 

 

 

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Chape de couleur verte pour les temps ordinaires de la liturgie. 

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2. Maître-autel contemporain.

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3. Tabernacle "marin".

  Le tabernacle décoré d'un poisson est placé dans un encadrement constitué d'une ancre avec son jas et  d'un fragment de mât gréé d'une poulie ; l'ancienne poulie profite ici d'une pieuse retraite, mais ses réas et ses joues de bois rêvent encore des garants et des dormants dont elle composait moults palans et cartahus simples ou doubles, forces itagues ou caliornes, sans parler des bredindins, où les dormants des poulies se rejoignent tendrement sur le même crochet. Ah, où sont passées les bredindins de jadis ?

  

  C'est un fanal  babord qui fait office de veilleuse de Saint-Sacrement.

  Tout cela rappelle combien l'accastillage et le gréement d'un navire, comme le navire lui-même, et le poisson qu'il pêche ont alimenté la symbolique religieuse.

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4. Confessionnal "M. le recteur" et escalier hélicoïdal.

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Par jean-yves cordier
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Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 16:53

     La chapelle de La Lorette à Plogonnec.

 

      la chapelle Notre-Dame-de-Lorette, édifice de style néogothique en forme de croix latine sur plan de l'architecte Le Bigot (1872) a remplacé une chapelle du XVème siècle située au bord de la rivière Steir en contrebas. Elle aurait été fondée  par un seigneur de Rubihan (ou Rubien) : emporté par le courant alors qu'il traversait à cheval la rivière, il aurait imploré Notre-Dame de La Lorette de lui accorder son secours.  Ces seigneurs de Rubian sont attestés en 1426, où le manoir d'Alain Rubian, fief d'évêque, figure à la réformation. Plus tard, ils se retirèrent en Penquelennec en Peumerit, et le manoir passa  aux mains des seigneurs de Kerviher.

  Le 31 décembre 1834 a lieu une "donation entre vifs de la chapelle de la Lorette en Plogonnec par Yves Nihouarn de Kerganape [Kerganpé], René Le Berre de Korédan, de René Philippe de Rubihan et de Claude Philippe de Trébourez  à Nicolas Cornic [de Kerlagat] chef actuel de la fabrique de Plogonnec demeurant à Kerlagat. La dite chapelle appartient aux donateurs pour l'avoir acquis par acte notaire le 8 avril 1809 au sieur Joseph du parc demeurant à Quimper. 4E68/Notaire [Claude Henry Joseph] Damey de Plogonnec Archives du Finistère. Le document est complété par les indications accompagnant les signatures et qui signale jean Joncour, cultivateur, témoin.  On peut penser que la chapelle avait été désaffectée et mise en vente à la Révolution, puis acquise par les habitants voisins pour la rendre au culte. Il s'agit bien-sûr de l'ancienne chapelle.

  Le 10 mars 1872 a lieu devant Maître Henri Marie Damey, notaire "la donation par Laurent Hervé Pennarun recteur à Plogonnec à la fabrique de Plogonnec d'un champ nommé Cozqueper et d'un petit champ de terre froide appelé Hent Coz. La présente donation est faite à la charge à la dite fabrique de faire construire sur les champs une chapelle dédiée à Notre Dame de la Lorette." Le recteur avait acquis ces terres en les achetant à Hervé Bezic (?) et Marie-Anne Cosmao, sa femme.

  Le culte de Notre-Dame de Lorette est italien avant d'être breton : C’est par une notice écrite en 1472 par Pietro Giorgio di Tolomei, dit le Teramano, que l’on connaît l’histoire de la « Maison de Lorette » : il n’y avait plus de chrétiens en Palestine ; en 1291 la maison de Marie à Nazareth est transportée par des anges d’abord en Croatie (Dalmatie), puis en 1294 par-delà l’Adriatique vers Recanati dans une propriété appartenant à Loreta (Lorette). La « Maison de Lorette » devient alors un lieu de pèlerinage et de miracles. Ainsi, en 1462 (1464), le cardinal Pietro Barbo, atteint de la peste, en revient guéri et est élu pape en 1464 sous le nom de Paul II, conformément au message de la Vierge qui lui était apparue là-bas en songe. Un culte se développe à Notre-Dame-de-Lorette. En 1632 un office propre à Notre-Dame-de-Lorette s’ajoute au calendrier liturgique le 10 décembre.

  En Finistère, on la vénèrait en l'église de Rédéné (pays de Quimperlé), à Notre-Dame de Lorette de Lanriec près de Concarneau, à la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal (Chateaulin) ou en l'église de Plouhinec prés d'Audierne, mais ce n'est qu'à Plogonnec qu'une chapelle porte son nom. En Bretagne, on trouve une chapelle votive à Comblessac (35), Le Quillio (22).

 Le sanctuaire du bord du Steir était sans-doute voué à une autre Notre-Dame, mais sur la carte de Cassini (XVIIIe), le lieu se nomme La Lorete. Rapidement, sur la réputation de guérir de la fièvre, des pèlerins vinrent si nombreux que, tous les sept ans, il fallait remplacer la marche d'acier du portail, usée par le passage des fidèles. Le culte est réactivé à partir de la reconstruction du nouveau sanctuaire, avec le grand pardon se célèbre le second dimanche d'Août, le petit pardon le dernier dimanche de Mai, et la Semaine religieuse se fait régulièrement l'écho de son pèlerinage dès 1890. Des cantiques sont composés : Quelques strophes de ce chant cantique breton de 1872 : E kichenik ar ster vras tre daou venez huel, - En amzer goz, on tadou d’oa savet eur chapel, - Savet eur chape! vian d’an Itron Varia, - A roet o devoa dezi vit hano Loreta. Chapel Intron Loreta zo savet a nevez - Savet gant tud Plogonec, francoc'h war ar menez. / E peb leac’h voa Loreta anavezet bars pell, - A bep tu e tiredjer da bedi er chape!, - Kement a dud a zeue, mar des bet lavaret - E vije a bep seiz vloas eun treujou diruset.

Henri Pérennès signalait trois cantiques bretons édités chez de Kerangal, Quimper. Les deux premiers datant de 1872 : Kantikou Loreta, Histor ar chapel, le troisième portant l'imprimatur du 14 Janvier 1893.

 

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I. Le vitrail.

Il est intéressant par son thème, mais aussi par les détails qui s'y trouvent et par sa signature.

1°) Le thème est indiqué par l'inscription Gwerc'hez vari diwalit ho pugale. Vierge Marie protège les enfants, formule qui prend tout son sens dans l'après-guerre. La Vierge ouvre son manteau bleu étoilé qu'elle étend en protection au dessus du registre inférieur représentant la paroisse, la chapelle et ses habitants.

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2°) Détail : le Pardon à Plogonnec.

  Une étoile (venant du manteau de la Vierge) domine la scène où une procession de bretons et bretonnes en costume traditionnel glazig pénètre dans le sanctuaire. Deux bannières sont visibles.

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3°) La signature.

C'est une signature plurielle qui mentionne le nom du cartonnier, A. Noël et les noms de l'atelier du maître-verrier, Le-Bihan Saluden, ainsi que la date Quimper 1946 nous plaçant ainsi juste après la Seconde Guerre Mondiale. Au nom de l'atelier s'ajoute celui de deux autres artistes, Y. Dehais et P. Toulhoat, ainsi qu'une indication latine, laboraverunt, "y ont travaillé".

  Une autre "signature" est figurée, c'est le logo carré contenant un poisson et les initiales B.S avec la mention Quimper 1946.

 — André Noël, peintre et cartonnier de ce vitrail  a réalisé avec l'atelier Saluden Le-Bihan un vitrail de l'église de Locoal-Mendon (56). Le blog de J.P. Le Bihan indique que ce cartonnier habitant Paris rue Saint-Séverin, ami de Paul Sérusier de l'école de Pont-Aven a travaillé aussi avec d'autres verriers dont Jacques Simon de Reims. Entré comme cartonnier auprès de l'atelier Le Bihan-Saluden, ami également de Sérusier, mené par Yves Le Bihan et ouvert à Quimper dès la Libération, l'atelier de Brest tenu depuis 1907 par Madame Anna Saluden ayant été détruit par les bombardements.

 

— Yves Dehais (Nantes 1924, Nantes 2013), sorti de l'École des Beaux-Arts de Nantes, a collaboré aux débuts de la manufacture de faïence Keraluc de 1945 à 1948. Formé à la technique du vitrail à l'atelier Saluden-Le-Bihan il a ouvert son propre atelier de vitraux à Nantes 44 rue de la Bastille en  1948 avec l'aide d'un compagnon du devoir. Il élabore de nombreux vitraux d'églises pour le Diocèse de Nantes et au-de là du Département, ainsi que pour des maisons particulières. En 1986, lors de sa retraite, il créa l'Association Art & Culture dont il fût le Président jusqu'en 2008. 

— Pierre Toulhoat a également collaboré à l'atelier Le-Bihan-Saluden comme peintre cartonnier.

— les autres compagnons formés à l'atelier d' Yves Le Bihan sont alors Nicol, Roger Louval, Guy Gouzard et Charles Grall.

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4°) Le tympan

renferme des armoiries d'azur, à l'agneau pascal d'argent, au chef cousu d'hermines . L'agneau ne tient ni banderole, ni étendard. On peut les rapprocher de celles  du chapitre de la cathédrale : d’azur à l’agneau pascal d’argent tenant une croix d’or à la banderole d’argent, ou plus vraisemblablement à une part de celles de   Monseigneur Duparc  évêque de Quimper de 1908 au 08.05.1946 et qui se blasonnent Parti : 1) d’azur à l’agneau d’argent – 2) d’or au lion de sable, tenant une crosse – Slt) un chef d’hermines. Devise : Meulet ra vezo jezuz krist (que soit loué Jésus-Christ).  

 

II. Notre-Dame de  Lorette.

 Chanoine Pérennès, 1940 : "Parmi les statues anciennes, il y a une Vierge-Mère, vêtue d’une longue robe sans ceinture, finement ciselée et dorée : c’est Notre-Dame de Lorette".

  L'iconographie des statues de Notre-Dame de Lorette est intrigante ; ici, elle est coiffée d'une tiare, et vêtue d'une robe grossièrement conique, flottante, ornée de quatre bandes horizontales rouges et bleues qui portent des joyaux ronds ou losangiques. Ailleurs, c'est souvent une Vierge noire, portant un Enfant à tête noire. Mais la statue typique, celle qui est produite en série pour la dévotion, est très particulière ; c'est elle que l'on découvre à l'extérieur au dessus du porche occidental. La Vierge couronnée y est comme emmaillotée de bandelettes pour mouler une forme générale conique évasée en cloche vers le bas ; sur la surface lisse du plâtre ou d'une pierre fine, cinq dessins en croissant de lune s'étagent de façon décroissante vers le haut jusqu'à atteindre une forme en demi-cercle, coiffée d'un dernièr croissant convexe dans le sens opposé aux autres. 

  C'est la Virgo Lauretana de la Santa Casa, dont j'ai trouvé les reproductions sous forme de médailles ou de statuettes mais dont je n'ai pas trouvé d'indication sur le modèle original, ni d'explication sur cette forme et sur ces curieux motifs. :

une image trouvée sur le net :

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III. La bannière Le Minor.    

      Voir :  Les bannières Le Minor.

 

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IV. Les statues.

  Je lis que la chapelle abritait les statues de Notre-Dame de Lorette, saint Tugen (actuellement Eugène), saint Cado, sainte Barbe et saint Michel. Mais c'est bien un Saint Laurent que je découvre, doté, en guise de grill, d'un véritable radiateur de fonte qui ferai pâlir de jalousie plus d'un de nos adeptes du barbecue dominical. 

 

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Quand à ce Saint Michel, il avait perdu la lance par laquelle il terrassait le dragon ; une paroissienne a trouvé sans-doute une balance à fléau qui ne servait plus dans sa cuisine et l'affaire fut réglée pour le grand soulagement du diablotin joufflu, cornu et à la queue fourchue qui trouvait lassante l'existence sous cette épée de Damocles. Mais non : le chanoine Perennes dans sa Notice le décrivait déjà ainsi :"un assez beau saint Michel, aux ailes dorées et éployées tenant sa balance de Balanser an eneou, et frappant de sa lance le hideux dragon qui se tord à ses pieds ". En 1940, il avait encore sa lance, et déjà sa balance !

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VI Les sablières.

 

   Elles datent de la chapelle primitive du seigneur Rubian. Elles alternent les monstres aux gueules de caïman, les bacchus menant des bacchanales, les fables animalières (le chat et le renard, peut-être tiré du Roman de Renart), les énigmes allégoriques (l'homme aux oreilles mangées par les corneilles ou craves) quelque rébus peut-être (homme caressant l'arrière-train d'un féroce mâtin), les masques entre deux gerbes de blé...

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Sources et liens.

 

Site de la Mairie :http://www.mairie-plogonnec.fr/histoire-des-chapelles.htm

Site infobretagne. http://www.infobretagne.com/plogonnec.htm

Henri Pérennès, Notice sur Plogonnec, Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie du Diocèse de Quimper 1940 http://catholique-quimper.cef.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=61

 

Sophie Duheim   « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest   1998 Volume   105  pp. 53-69 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

 

 

 


Par jean-yves cordier
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