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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 20:08

     L'église de Férel et ses curiosités : Rosace,

    vitraux patriotiques, bannières, et découpage en frairies.

 

  Comme nous sommes aveugles ! Une vie ne suffira pas à dévoiler le regard, à en élargir le champ, à le détourner de ses focalisations. Pire, le temps qui passe, tout en l'éveillant par une patiente éducation au "savoir voir", l'obscurcit en même temps d'une cataracte alimentée par l'habitude, la pernicieuse habitude.

  Je me suis rendu le 12 mai à Férel pour admirer le vitrail de l'arbre de Jessé Le vitrail de l'arbre de Jessé à Férel (56). , mais l'église était comble. Pavoisée de toutes ses bannières, elle accueillait une foule trop endimanchée, des jeunes mères de famille soucieuses de leur robe à fleur, de lointains cousins mal emmanchés dans des vestes lilas, de fiers maris portant le fils paré d'un costume de petit monsieur, d'adolescents gênés de se sentir manches en chaussures simili-cuir, de jeunes grands-pères rétifs à leur col trop serré, de grands-mères attendries mais corrigeant nerveusement un faux-pli de corsage, et, au fond, à gauche, trop vite aperçus lorsque j'entrebâillais la porte, le groupe des premiers communiantes en aube blanches, effarouchées de se voir métamorphosées en anges, qui se serraient les uns contre les autres, se poussaient du coude et, pour ne pas ronger leurs ongles, torturaient la cordelière de coton dont elles étaient ceintes.

  Bien-sûr, Le Sujet photographique était là, document anthropologique rare, enclave d'un siècle passé enfermé dans ce sanctuaire comme une blanche colombe parvenue là miraculeusement, avec sa charge d'intense nostalgie, l'émotion palpitante des regards, et, bientôt, la ferveur des cantiques. 

  Mais, comme un étranger à l'entrée d'une noce, n'étant pas invité à cette fête, j'en attendis la fin sur la place voisine. Lorsque les cloches m'annoncèrent la sortie et, comme de joyeuses fillettes, vinrent me prendre par la main pour me faire entrer, à contre-courant du fleuve des fidèles qui sortaient, une fois encore, je n'eus d'attention qu'aux bancs posés en rangées d'obstacle dans ma progression vers le vitrail convoité, qui se trouvait caché au fond du bras droit du transept. Des familles étaient restées, entourant leur communiante, la faisant poser devant l'autel, un cierge tenu des deux mains, entre parrain et marraine, immortalisant la jeune et fragile nymphe si ressemblante aux Vierges et Martyres qu'un artiste saint-sulpicien avait représenté, la palme à la main, sur les vitraux de la nef. Sans-doute papi et mamie n'avaient plus à offrir, en 2013, dans leur poche, la montre de première communion dans un étui couvert de feutre, ou la première Bible dans laquelle se glisseraient de pieuses images, mais, pourtant, aucun metteur en scène n'aurait pu réussir une meilleure reconstitution d'une Première Communion de l'Après-Guerre.

  Indifférent, aveugle, le nez en l'air, je photographiais les rois de Juda accroupis sur leur arbre, puis je me dirigeais vers la sortie, tout en jetant un regard méprisant sur cette église néo-romane et ses vitraux qui ne se donnaient pas la peine de dater de la Renaissance. Aucun intérêt.

   Quoique....

I. La Rosace patriotique de Férel.

  Dans le bras gauche du transept, à l'opposé de l'arbre de Jessé se trouvais cette rosace datant de la construction de la nouvelle église en 1890, mais ornée d'un vitrail datant de 1948 et consacré aux Prisonniers de Guerre. Une notice nous explique que :

   " Sur l'initiative de Mr Coué, vicaire, les anciens prisonniers de guerre 39/45, pour remercier N.D. de Bon-Garant de les avoir protégés et gardés décidèrent de prendre à leur charge la rosace du transept nord. Mais en voyant le montant de la facture de l'artiste verrier Mr Uzureau de Nantes, ils sont contraints pour mettre leur projet à exécution de faire appel à la générosité de toutes les familles (330.000 à 340.000 Frs). La paroisse elle-même qui vient de vider sa caisse à payer les vitraux leur offre 50.000 Frs .

   " La pose de la rosace a commencé au début avril 1948 et s'est achevée à la fin du mois. L'ensemble est d'un bel effet, chacun des neuf panneaux qui entrent dans la constitution de la rosace reproduit une scène. Au centre, N.D. de BON-Garant revêtue de son beau manteau de velours bleu. Dans les huit pétales on trouve :

  • Prisonniers et Déportés de guerre au pied de Sainte-Anne d'Auray.
  • Les mêmes en pèlerinage d'Action de Grâces  à Lourdes.
  • Les Prisonniers de guerre s'en allant au travail accompagné d'un gardien en arme.
  • Notre-Dame de la Mercie, patronne des Prisonniers, qui enveloppe de son simple manteau les prisonniers telle une poule ses poussins.
  • Messe au camp.
  • Notre-Dame de Bon-Garant s'en allant vers sa chapelle au Tertre sur un blanc mouton (ainsi le dit la légende).
  • Un cimetière de Stalag avec les humbles croix de bois, souvenir de ceux restés en terre étrangère.
  • Notre-Dame de Boulogne que viennent implorer à son passage à Férel deux paroissiens et une paroissienne, celle-ci portant la coiffe du pays, ce qui donne à cette scène une vraie couleur locale.

   "Le pourtour de la rosace elle-même est constitué de dessins géométriques à teintes rouges formant un bel encadrement à la partie centrale et le barbelé qui encadre le tout et qui est là comme une couronne d'épines rappelle au mieux le triste souvenir des vrais barbelés et afit songer à toute une somme de souffrances physiques et morales endurées derrière ceux-ci.

  "Mr le Recteur M. BELLAMY."

Le verrier Henri Uzureau possédait son atelier 21 Passage Sainte-Anne à Nantes et succédait à L. Uzureau. Actifs à La Bouëxière (1893), Guérande (1935), La Copechanière (1924), Cleguer, Herbignac (1914), Limerzel, Saint-Avé, etc...

 Néanmoins, si je lis correctement les informations données par Les Vitraux de Bretagne de Françoise Gatouillat et Michel Hérold," Le vitrail du bras nord du transept (baie 119) a été réalisé par l'atelier RAULT après la Seconde Guerre Mondiale."     

 

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  II. Les vitraux patriotiques de Férel.

  Les vitraux de la nef et du chœur présentent une particularité bien singulière (ce serait l'un des très rares exemples d'une telle pratique), qui est de faire figurer sous chaque saint et sainte la photographie d'un des soldats de Férel morts pour la Patrie lors de la Première Guerre Mondiale. Deux plaques de marbre noir en donne par ailleurs la liste des cent deux noms, avec leur grade. En 1914, la commune comptait 2057 habitants ; 400 de ses hommes partirent au front. Les familles des soldats décédés offrirent ces vitraux à l'église.

  Des vitraux transformés en cénotaphe, je ne l'avais jamais vu.

  Ils ont été réalisés par Henri Uzureau, de Nantes, dont on trouvera la signature sous le vitrail représentant saint Michel et la photographie de J.M.Le Floch. (Auteur des vitraux : Le volume du Corpus Vitrearum Les Vitraux de Bretagne de Françoise Gatouillat et Michel Hérold indique que " le décor du nouveau chœur a été mis en place en 1891-1893. Les verrières des baies 5, 9 et 11 sont respectivement datées de 1890, 1893 et 1891. Les verrières des baies 108 et 110 sont des productions de l'atelier Etienne et Mouilleron de Bar-le-Duc (1891). Dans les années qui suivent la Première Guerre Mondiale, est installé une nouvelle série de verrières par l'atelier Uzureau de Nantes (baies 10 et 11 signées et datées 1919), dans lesquelles sont intégrés des portraits photographiques des soldats morts. " )


 

N.B. Aucune photographie de ces vitraux n'était, jusqu'à présent et selon mon moteur de recherche, disponible en ligne. On regardera ces visages jeunes et beaux, et on frémira en découvrant que, sans ces portraits, leur mention sur le monument aux morts et leur numéro de régiment, on ne découvrirait que laborieusement les renseignements biographiques qui les concernent : j'ignore la date de leur décès, leur histoire, leur statut familial, et tel Ulysse dans le chant XI de l'Odyssée, la Nekuia, j'appelle au seuil de l'Hades leur fantôme, je crie "Debout les morts" et il me parlent, à mots couverts, de la Grande Boucherie qui les engloutit à 20 ans ; des gaz ou ypérite ; des tranchées ; et de l'horreur. 

  Ainsi, j' apprends que  Clair Tendron (premier exemple ici) est mort au champ d'honneur en l'année 1916 ; il appartenait au 211ème Régiment d'Infanterie, qui est l'unité de réserve du 11ème RI , et qui porte sur son emblème les noms de Revigny 1914, Verdun 1916. Clair Tendron est donc vraisemblablement mort à Verdun.

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Le caporal Louis Mondeguer appartenait au 154ème Régiment d'Infanterie, qui était caserné en 1914 à Bar-le-Duc ; il est décédé également en 1916, alors que son régiment participait à la bataille de Verdun (Février - mars : Mort-Homme ; Avril : Cumières ; 6 octobre : bataille de la Somme : Rancourt, Sailly - Saillisel ; bois de Saint Pierre Vaast ). 


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Louis Denigot appartenait au 11ème Régiment d'Infanterie, l'ancien Régiment de la Marine de 1636, et qui était caserné en 1914 à Castelnaudary et Montauban. En 1916, année où Louis Denigot est tombé au champ d'honneur, son régiment combattait en Artois, en Champagne et participait à la bataille de Verdun.

Quatre membres de la famille Denigot figurent sur le monument aux morts.

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Henri-Marie-Joseph Gouvier, né le 4 janvier 1882 et décédé en 1915 comme son (frère) Emile Gouvier, appartenanait au 95ème Régiment d'Infanterie, qui occupait alors divers positions autour d'Apremonts-la-Forêt.

 C'est dans cette unité, le 8 avril 1915, dans le Saillant de Saint-Mihiel au cours d'un combat de tranchées sur une redoute du Bois-Brûlé, que l'adjudant Jacques Péricard lance l' apostrophe célèbre   "Debout les morts!" : à ses hommes épuisés ou blessés afin de ranimer leur courage, ce qui permet de sauver une position juste conquise et menacée

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Emile Pierre-Marie Gouvier né le 13 août 1884, est décédé la même année 1915 que son frère aîné. Il n'appartenait pas au même régiment, mais au 116ème Régiment d'Infanterie dont le blason porte trois hermines bretonnes : en 1914, il était formé à Vannes (où une rue porte son nom); il combattit dans la Somme et en Champagne en 1915, à Verdun en 1916.

 

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François Jouin du 11ème R.I, est décédé en 1918, à Verdun, ou lors de la seconde bataille de la Marne, ou à celle de l'Ailette.

 

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François Rival, du 116ème régiment d'Infanterie, est mort en 1916 donc sans-doute à Verdun.

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Jean-Marie Le Floch (mentionné sergent Jean Le Floch sur le marbre des Morts pour la France) est décédé en 1916 ; il appartenait au 154ème Régiment d'Infanterie, comme Louis Mondeguer.

      (on lit la signature H. UZUREAU en bas du vitrail)


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Le vitrail suivant rend hommage à l'abbé Boulo : Jean-Marie BOULO,  (1889-1915) sorti du Séminaire des Missions Étrangères, était missionnaire à Séoul lorsqu'il fut mobilisé ; "il est mort au champ d'honneur le 23 avril 1915 à la tête de ses zouaves", avec le grade de sergent.


A ses cotés, le portrait de Jean-Marie EONNET né le 3 février 1883 et mort à 32 ans en 1915 comme Alexandre Jean-Marie et Joseph-Jean-Marie-Alexandre  Eonnet (nés  le 6 11 1891 et le 04 mars 1894) ; il appartenait au 116ème Régiment d'Infanterie et est donc mort dans la Somme ou en Champagne.

 

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      Joseph Delalande : trois membres de cette famille portent ce prénom et sont morts pour la France, l'un en 1914, l'autre en 1915, le troisième en 1917. Ils sont nés le 17/09/1886 (Joseph Louis Marie), le 18/05/1882 (Joseph Marie) et le 19/02/1890 (Joseph Marie)

  Sans compter Jean-Louis et François Delalande, et le caporal François Delalande. 

  Ce Joseph Delalande appartenait au 19ème régiment d'Infanterie, formé à Brest en 1914, et qui combattit en Belgique en 1914 (victoire de Maissin), en Champagne et au Chemin des Dames en 1915, à Verdun en 1916, à L'Avre et à  Somme-Py en 1918  .

Joseph Pierre-Marie Logodin né le 3 janvier 1896 est mort en 1917, à 21 ans, alors qu'il combattait au sein du 70ème Régiment d'Infanterie alors engagé à Verdun. Ce régiment était caserné à Vitré avant la guerre.

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      Sous sainte Mélanie, Jean-Marie ANÉZO. Né le 10 septembre 1897, et décédé en 1918, il appartenait au 66 régiment d'Infanterie.

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   Au total, parmi ces quatorze exemples (d'autres encore, me dit-on, sont conservés en sacristie), les numéros des régiments inscrits sur le col sont ceux des 11, 19, 66, 70, 95, 116, , 154 et 211èmes régiments, ce qui montre une dispersion de la population paroissiale.

 

 

III. La statue de Notre-Dame de Bon-Garant.

  Cette dénomination mariale, également attestée comme Bongarand, Bongarant ou Bon-Garand est aussi attestée près de Nantes, à Sautron, avec un pèlerinage qui attire autour d'une Vierge de miséricorde au manteau protecteur des milliers de pèlerin.

  Cet épithète marial est fort beau, formé du mot garant qui signifie depuis le XIIe siècle " personne qui certifie la vérité de quelque chose, qui répond de quelque chose", "qui garantie la tenue d'une promesse".

  Le pèlerinage de Férel était autrefois aussi fort fréquenté le lundi de Pentecôte, mais déclina après 1709, où 70 habitants de Marzan périrent dans le naufrage du bac franchissant la Vilaine.

  C'est une statue miraculeuse ou miraculée après l'incendie de la chapelle de Notre-Dame-du-Tertre où elle se trouvait. Ou bien, cette chapelle ayant été profanée après qu'un protestant y soit venu mourir, elle avait été transportée par les paroissiens au bourg, mais elle retourna, sur le dos d'une blanche brebis, dans sa chapelle d'origine au village du Tertre. Elle n'accepta de rester au bourg que lorsqu'on lui construisit une chapelle extérieure de laquelle, le visage tourné vers le tertre, elle pouvait regarder ses origines.

  

C'est une statue en pierre polychrome du XVe siècle où la Vierge, couronnée, présente un fruit à l'enfant qui se tend pour le saisir.



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IV Les bannières et le découpage en frairie.

 

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Outre deux bannières représentant le Christ en croix et l'Assomption de la Vierge, la paroisse conserve six bannières du XIXe siècle réalisées sur le même modèle : sur un fond d'étoffe chamois constellée d'hermines ou d'étoiles, un ovale central cerné de perles renferme une toile peinte représentant le saint tutélaire d'un quartier nommé "frairie".

  On apprend en effet que " Il n'y a qu'une chapelle dans cette paroisse : c'est celle de Saint-Antoine, à Trégus. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Trégrain, desservie dans l'église paroissiale, à l'autel de Sainte-Madeleine. — 2° Celle de Trégus, desservie dans la chapelle de ce nom. Il y avait en outre plusieurs fondations particulières. Les frairies étaient celles du Bourg, de Cozculan, de La Grée, de Trégus et de Keras. Ces frairies existent encore, et ont chacune leur bannière dans les processions. 

     " Chaque Frairie possédait un Bâtonnier ou homme de vertu, véritable chef de Frairie, qui cumulait souvent ce titre avec celui de marguillier. Au-dessus des chefs de Frairies il y avait un chef de paroisse. A eux tous ils composaient le conseil, que nous appellerons paroissial et qui répond à peu de chose près à l’assemblée nommée alors le Général, corps politique en même temps que religieux, sorte de conseil mi-partie municipal et de fabrique, chargé de tous les intérêts matériel et religieux de la paroisse. Nommé ordinairement à vie, le bâtonnier ou chef de Frairie centralisait toutes les ressources de la Frairie."

   J'avais déjà rencontré les traces de cette subdivision de paroisse apparue au Moyen-Âge dans certaines localités et qui avait chacune son saint protecteur, sa chapelle "frairienne", sa bannière, ses responsables, sa comptabilité, ses réunions, ses devoirs ert ses règles, sa fête annuelle avec sa procession et son banquet. J'éprouvais parfois des difficultés à les distinguer des confréries, parfois orthographiées confrairies. Leur survivance après la Révolution est donnée comme rare, et en rencontrer la survivance au XIXe siècle est exceptionnelle. A Plougastel, le découpage de la paroisse et de ses 157 villages est complexe, entre les anciennes seigneuries, les 23 Breuriez (mot issu du breton signifiant "frère", comme le français frairie) pour les rites des morts, et les six kordennad, institution la plus proche de la frairie.( Sainte Gwenn à la chapelle St-Guenolé de Plougastel.)

 

Le 15 août 1932, Augustin Dubois, vicaire à Nivillac, en dressa la carte : il indique alors pour la commune de Férel une surface de 2.890 ha, 4750 habitants, 70 villages, 5 frairies, 451 maisons, 60 hab./km ; le recteur est Paul Guimard, le vicaire Pierre Payen. Le maire n'est pas nommé, il s'agissait alors de François de Boisrouvray possesseur du manoir de Coëtcouron.

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Je découvre successivement les bannières suivantes (on remarquera que la plupart des frairies correspondent à une seigneurie, et que chacune dispose d'un moulin):

1. Frairie du bourg patronnée par Notre-Dame de Bon-Garant. Au verso : Saint Joseph.

Fête patronale le 15 août.

Cette frairie inclut Le Bourg, Riégas, Perrin, Kerostein, Le Gastre, Moulin du Gastre, Haut- et Bas-Kercado, Kergal, Trémorhel, Kerbalan, Kerrabin, Kersauvage, Kerlégan, Kerioche, Kerverte, Kerhallais.

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2. Frairie de Tregus, patronnée par Saint Antoine. Au verso saint Fiacre.

Fête patronale le 17 janvier.

Cette frairie inclut : Tregud et Kerbalet, Sainte-Marie, Coëtcouron* , Kervigné, Kerjubault, Kermois, Questaubin, Kerdivet, Kernoil, Trelidan, Hautes et Basses Métairies, Kerjosse, Moulin de Kerbert. Mais aussi Ville Jossy, Coldan.

  Le manoir de Trégus, près de l'ancienne  chapelle du Tertre : siège de l’ancienne seigneurie de Trégus (ou Trégu ou Trégut), ayant appartenu à Guillaume de Trégus en 1453. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint Antoine. Ce fut la demeure de Mr de Martimont, seigneur de Trégus, ce protestant qui fut accusé de s'être fait enterré au Tertre en 1577 et de profaner ainsi la chapelle (voir légende de la statue de N.D.de Bon-Garant). 

*Le Manoir de Coëtcouron est la propriété privée du Comte de Jacquelot du Boisrouvray.

 

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3. Frairie de Kéras ou Queras, patronnée par St Dys  ou Theis (Taicus) du VIe siècle. Au verso Saint Corneille.

Fête patronale le 2ème dimanche de juillet.

Cette frairie inclut : Keras, Moulin de Kerrouault, Kerrouault, Kerboutais, La Porte, Le Guernet, Trégrain* , Kerivalno, Coëtcastel** , Kerboulard, Ally et le Couvent d'Ally, et Keraude.

*le Manoir de Trégrain est la propriété actuelle du Dr Pouverin de la Chapelle.

** le Manoir de Coët-Castel : la seigneurie a appartenu autrefois successivement aux familles Jean Le Henos (1453), François Le Courtois (1681), Coude (1775), Guilloré de la Landelle, acquise par les Chomart de Kerdavy (1820)et transmise par héritage aux Kersauzon de Pennendreff puis l'Estourbeillon. Actuellement propriété privée du Marquis de l’Estourbeillon.

 

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4. Frairie de Cozculan patronnée par Saint Gildas (de Rhuys). Au verso Saint René.

Fête patronale le 11 mai.

Cette frairie inclut : le grand Moulin de Trégus ; Tréguet, Kervézo, Drezet, Lisle*, Kertalet, Kergamet, Stéril, Cozculan, Kernélo, Lisherbignac, Kerniguyot. 

l’ancien château de l’Isle est mentionné par OGÉE en 1779 ; ses ruines se voyaient encore sur le bord de la Vilaine en 1863.

 

 

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5. Frairie de la Grée dont le patron est saint Cyr. Au verso sainte Apolline.

Fête patronale le 16 juin.

Cette frairie inclut : La Grée, Moulin de la Châtaignière, La Châtaignère, La Voûte, Rosquet, Kerandrin, Fontaine au Beurre, Kerolet, René, Ville au Carroux, La Ville Bleue, Kergaval, Kermahé.

 

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