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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:16

Le vitrail de l'Arbre de Jessé de la basilique Notre-Dame d'Alençon (Orne).

 

Voir dans ce blog lavieb-aile:  

Et les vitraux : 

Et en comparaison avec les œuvres bretonnes :

 

 

Les points forts de cet Arbre de Jessé :

  • La typologie biblique et le couple Anne / Jessé.
  • Les donateurs et la découverte de la Confrérie Angevine.
  • L'Affaire du "compas de Jessé" : symbole ou artefact ?
  • Les versets prophétiques, inhabituels.
  • La source iconographique, les Heures de Pigouchet chez Vostre.
  • Les verres rouges gravés et l'usage du jaune d'argent.
  • Les boucles et chaînes d'oreilles des rois.
  • La belle restauration de 2007-2010.

  Mises à l’abri pendant la seconde guerre mondiale, les onze verrières du XVIe siècle témoignent de l’art des peintres-verriers de la Renaissance.

  Dans la nef, dans sa partie haute, cinq verrières nord illustrent des récits bibliques et cinq verrières sud présentent des épisodes de la vie de Marie, sainte patronne du lieu.

  Mais au dessus du porche et dominant le buffet des grandes orgues, un Arbre de Jessé a été offert en 1511 par la confrérie de Notre-Dame l’Angevine qui regroupait les professions du cuir. Il s'agit de la baie 111 haute de 6,30 m et large de 5,60 m ; elle est divisée par des meneaux en 8 lancettes de 44 panneaux, et en 8 ajours. 

   Une visite trop rapide un dimanche matin alors que l'office allait débuter ne m'a pas permis de réaliser des images correctes de cette verrière alors même que, l'orgue étant démonté pour restauration la baie se trouvait mieux dégagée qu'à l'ordinaire. 

arbre-de-jesse-3780.JPG

 

   Néanmoins, un simple coup d'œil permet d'en constater toute l'originalité : de même que dans la nef, les verrières hautes alternent à gauche (nord) des scènes de l'Ancien Testament et, à droite, des scènes de la Vie de la Vierge, selon une démarche de typologie biblique, cette verrière qui surmonte le célèbre porche (qui contenait aussi un Arbre de Jessé sculpté) met en parallèle les deux temps de la généalogie de Jésus : le temps qui est attesté dans l'Ancien Testament et qui mène de Jessé à Joseph "de la maison de David" et à Jésus par la succession de douze rois de Juda (abrégé de la généalogie énoncé en Matthieu 1 :7-16), et le temps néo-testamentaire et des évangiles apocryphes qui mène d'Anne et de Joachim à leur fille Marie.

 Cette mise en parallèle des deux temps repose sur l'idée de placer à coté de la représentation classique de Jessé allongé donnant racine à son arbre généalogique, une Nativité de la Vierge, où sainte Anne allongée dans son lit  d'accouchée "répond" à son homologue de l'autre coté du meneau central.

  Loin d'être un "encart" dans le vitrail, cette Nativité y est une partie essentielle dans la réflexion théologique qui est ici proposée : Anne et Jessé font figure de Parents primordiaux du Christ, et, dans l'image, ce sont leurs deux corps couchés et féconds qui donnent naissance au registre supérieur.

  Cette partition de tout le programme iconographique de la basilique justifie que, en haut de la baie, la Vierge et son fils ne soient pas placés au sommet, mais seulement au sommet de l'hémi-baie sud, au même niveau qu'un roi de Juda du coté nord ; et cette égalité de niveau serait choquante si nous ne disposions pas de cette clef de lecture.

 


 

                 LE REGISTRE INFÉRIEUR 

  Les deux lancettes extrêmes gauche et droite abritent en deux fois deux panneaux les donateurs. Puis la Nativité de la Vierge occupe neuf panneaux, et Jessé allongé six panneaux.

 

       arbre-de-jesse 3807c

 

arbre-de-jesse 3782c

 

I. Les donateurs. 

Comme l'attestait une inscription en lettres gothiques encore visible au XIXe siècle LAN MCCCCC VNZE... LES CONFRERES DE LANGEVINE, la verrière a été offerte en 1511 par les artisans du cuir, regroupés en la Confrérie de l'Angevine ou de la Nativité. Cette confrérie de l'Angevine avait sa fête le jour de la Nativité de la Sainte Vierge, patronne de la basilique. Son nom viendrait, suivant la tradition, de ce que la fête de la Nativité (8 septembre) fut primitivement célébrée en Anjou par saint Manville, évêque d'Angers, dans le IVe siècle. Cette confrérie est aussi attestée à Vire, où elle regroupait les bourgeois les plus considérés, était dirigée par trois Majeurs, et desservie par sept puis neuf chapelains chargés de dire quotidiennement une messe, et d'assurer la musique. (Les anciennes confréries de Vire, page 7). 

A Alençon, elle regroupait les artisans du cuir, c'est à dire les tanneurs (installés sur les bords de la Briante rue des Sieurs (jadis Sueurs ou Suours, "sutoris", cordonniers), les bourreliers et les cordonniers (ailleurs regroupés en confrérie de saint-Crépin et saint Crépinien). Au XVIIe, on décrivaient (L. Duval 1886)  les corporations des bâtiers-bourreliers ; des carreleurs qui travaillaient au ressemelage des chaussures ; des cordouaniers ; des corroyeurs ; des mégissiers ; des tanneurs ; et des prud'hommes vendeurs de cuirs.

La date de 1511

Le porche flamboyant a été construit entre 1510 et 1517, et le décor vitré de la nef fut posé, pour six des dix verrières, entre 1529 et 1531. La baie 111 a donc été posée la première, sitôt le porche débuté.

                                                 arbre-de-jesse-3784c.jpg

A gauche : deux cordonniers travaillent dans leur échoppe (où se voyait jadis une statuette de l'Amour).

 

 

                                  arbre-de-jesse 3783c

A droite, trois tanneurs brassent une cuve, tandis qu'un bourrelier confectionne une selle. L'industrie du cuir était florissante à l'époque pour le harnachement nécessaire aux chevaliers, cavaliers et charretiers.

I.bis : Les auteurs : les frères Juissel ?

      Cette verrière est attribuée à l'atelier des frères Guillaume et Robin Juissel, au vu d'un document du 14 avril 1516 qui les rend responsable, leur vie durant, de travaux d'entretien de l'église Notre-Dame, sans mentionner la nature de ceux-ci (Inventaire des Titres de Notre-Dame rappellant l'acte passé devant les Tabellions le 14 avril après Pâques). Au XVIe siècle, les peintres-vitriers était  chargés  de confectionner ou de réparer les accessoires que réclamaient les cérémonies religieuses. Ainsi trouvons-nous en 1508 dans les comptes de l'église Notre-Dame la note suivante : "payé aux painctres qui ont faict des langues de feu et ung pigeon pour le jour de la Pentecoste la somme de cinq sols" (in Gérasime Despierres 1891 page 480)

G. Despierres donnent les indications suivantes :

—En 1453, il était déjà fait mention de Jean Juissel, peintre-vitrier, bourgeois d'Alençon, admnistrateur de la confrérie de Toussaint fondée en l'église de Saint-Léonard d'Alençon, époux de Robine de Lanchal (Tabell. d'Alençon).

— 1506 : son fils Robin Juissel, peintre-vitrier, bourgeois d'Alençon, décédé vers 1545 et son gendre Jean Tabur.

— 1516 : Guillaume Juissel, frère de Robin et décédé le 19 avril 1538, date de sa succession.

L'Arbre de Jessé n'est donc attribué à ces artisans que par présomption et conjonction de dates.


 II. La Nativité de la Vierge. 

  Alors que la verrière a été largement restaurée, cet ensemble est authentique à 80%, ce qui donnent une bonne fiabilité aux détails de posture et de vêtements.

  Sa présence dans le vitrail s'explique pour les raisons de typologie biblique que j'ai énoncées, mais aussi puisque la fête de la Nativité de la Vierge est celle de la Confrérie.

  La scène est délimitée par une architecture à l'antique. Sous un baldaquin bleu à bordure or, Anne est sur son lit d'accouchée, la tête couverte de la guimpe qui lui est traditionnelle, main jointe. Deux sages-femmes, tête couverte d'un voile, prennent soin de la jeune Marie et lui donnent le bain. Une autre femme est agenouillée, main jointe : elle porte une coiffe en bourrelet ou turban centré par une broche, et un voile.

  Qui est la jeune personne qui se trouve au pied du lit ? Les cheveux déliés indiquent qu'elle n'est pas mariée, et sa luxueuse coiffure signale qu'elle n'est pas une servante. Cette coiffure est, comme la précédente, une coiffe à bourrelet à bijou frontal, mais elle est retenue par une bande sous le menton.

En 1842, De la Sicotière décrivait que cette jeune femme était vêtu d'hermine; qu'une femme faisait chauffer un linge sur un brasier allumé, alors qu'au milieu de l'appartement, un prêtre, près d'un bassin  rempli d'eau, semble prêt à baptiser l'enfant...

 

arbre-de-jesse 3807c

 

 

III. Jessé allongé.

Sa posture est semblable à celle de tous les Arbres de Jessé contemporain, allongé sur le coté droit, adossé à un coussin damassé, la main sous la tête dans la posture du songeur, les yeux clos. Sa tenue vestimentaire est riche, hébraïsante et patriarcale associant un bonnet bleu à revers jaune, une première tunique verte, une robe jaune d'or damassée, mais dont on suit difficilement la cohérence du tracé, de son galon à perles et de son revers pour les dissocier du manteau rouge à revers bleu et galon or.

  Là où je ne vois que le repli du galon, les auteurs anciens ont pensé que Jessé tenait dans la main gauche un compas, et, s'interrogeant sur le sens de cet accessoire, ils ont suggéré que l'ancêtre pouvait en son songe inspiré "mesurer par la pensée l'espace de temps qui le séparait de la venue du Sauveur" : De la Sicotière 1842 page 105  et Jules Corblet 1860.  L'idée saugrenue a été citée telle quelle par d'autres auteurs (Bull. Monum. 1845)  Callias-Bay et David (2006) reprennent pour le Corpus cette idée, estimant y voir "Dieu mesurant le Temps et l'homme l'Espace". Je suis convaincu que le galon, ici dépourvu du cément au jaune d'argent, des deux pans droit et gauche du manteau réunis par la poigne de Jessé dessine cet artefact trompeur.

  Le tronc de l'arbre naît de la poitrine du rêveur, et c'est un tronc vert habilement choisi de la même couleur que l'habit. Il se déploie vite en une jungle luxuriante (eh, c'est que Jessé, fils d'Obed, a huit fils, pas moins, et que outre David, les arborescences de ses rêveries accompagnent les destinées d' Eliav, de Avinadav, de Chamma, de Nethanel, de Raddaï et d'Ozem, sans compter celui dont l'histoire a oublié le nom) dont les entrelacs seraient digne d'un Douanier Rouisseau ; mais cette partie du vitrail est, paraît-il, entièrement restaurée.

  

arbre-de-jesse 3782c

 

Selon Martine Callias-Bay et Véronique David, la source de ce vitrail se trouve dans la gravure des Heures à l'usage de Rome de Philippe Pigouchet publié chez Simon Vostre à Paris le 16 septembre 1498 et dont les gravures sont dues au maître des Très Petites Heures d'Anne de Bretagne de 1498 : cela permet de vérifier l'absence de compas, mais la présence de plis divergents du manteau.

  Source : archive.org https://archive.org/stream/OEXV281#page/n33/mode/2up

 

 

LES PROPHETES.

 1. A gauche : inscription  Ysaye XL : Levate in excel[sium] oculos vestros
Isaïe 40:26. "Levez bien haut les yeux [et regardez. Qui a créé les astres ?]"

Il s'agit là d'une citation originale dans un arbre de Jessé où l'on trouve régulièrement Isaïe 7:14. Quelle est la raison de ce choix ? 


                                                   arbre-de-jesse 3784c


2. A droite : Jeremie XXIII regnabit rex et sapiens erit

 Jérémie 23:5 «[Voici venir le temps, l'Eternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste]: il régnera avec sagesse  et il exercera le droit et la justice dans le pays". Cette prophétie est considérée par les Pères comme annonçant la venue de Marie et de son Fils.

 Elle est citée par exemple par Isidore de Séville : De fide catholica contra Judeos chap. IX § 6 Quia de stirpe natus est Christus  Migne, Patrologie latine LXXXXIII 466 a :

   

                                    arbre-de-jesse 3783c

 

 

LE REGISTRE SUPÉRIEUR : LES ROIS.

 

  On trouve, posés sur des corolles blanches et rouges, six rois de Juda à droite, et cinq autres à gauche (la place du douzième étant occupé par la Vierge). Les rois situés en périphérie à droite et au centre à gauche portent un manteau rouge, alors que les autres sont vêtus de pourpre et de bleu. Avec les deux prophètes et les deux anges adorateurs, ils forment un double escalier grimpant de Jessé au Christ.

Le costume des rois est bordé de galons dorés perlés et fermé par des mors-de-chape également doré ; les coiffures qui varient de la toque au turban sont enrichies de broches et de médaillons ou de soieries ;  les revers semblent fourrées d'hermine. Les rois   tiennent un sceptre et sont pour la plupart couronnés. Leur nom n'est pas indiqué, et aucun attribut ne permet de les identifier. En 1842, De la Sicotière remarquait "parmi eux, un nègre remarquable par sa figure et son costume", mais celui-ci a disparu en même temps que le compas de Jessé. 

  La particularité iconographique est que trois d'entre eux portent un anneau à l'oreille, et l'un d'eux une chaîne de quatre anneaux.

arbre-de-jesse 3787c

arbre-de-jesse 3786c

                               arbre-de-jesse 3790c

 

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LA VIERGE et l'ENFANT. LES ANGES.

Couronnée par un ange, la Vierge à la robe pourpre et au manteau bleu est une Vierge de l'Apocalypse, entourés de rayons d'or et les pieds posés sur un croissant de lune. Nimbe crucifère de Jésus en verre rouge gravé.

Un phylactère au sommet porte une inscription que je n'ai pas déchiffrée. Près de la Vierge, un ange déroule la banderole portant les mots Stirpes (brais?)

arbre-de-jesse 3795c

 

 

 

Stylistique et RESTAURATION.

Stylistique : M. Callias-Bay et V. David signalent la présence de verres rouges dégradés, de verres  gravés sur le nimbe de Jésus, le chapeau d'un roi et sur les galons de vêtements, et de nombreux détails de vêtements teintés au jaune d'argent

Une restauration a été réalisée par Théodore Bernard en 1851.

Les vitraux ont été démontés et mis à l'abri pendant la Seconde Guerre Mondiale.

En 2006, Callias-Bay et David écrivaient  "Verrière assez restaurée (au tiers refaite, notamment une partie du personnage de Jessé, l'ange adorateur de la moucherre droite, la tête des rois situées dans les mouchettes, une partie de la scène de la Naissance de la Vierge, l'échoppe des cordonniers)"


La baie 113 a été restaurée en 2007-2010 par l'atelier VitrailFrance du Mans et remise en place lors d'une inauguration du 14 septembre 2012 :

"En octobre 2009, une analyse détaillée des vitraux sur table lumineuse, en atelier, confirme l’approche réalisée sur échafaudage : six panneaux entiers sont du XIXe siècle, dont le feuillage de “l’Arbre de Jessé” ; les retouches du XXe siècle sont ponctuelles ; le panneau “La naissance de la vierge” est authentique à plus de 80% ; les corporations ont été copiées en parties mais avec qualité (au XIX e siècle) ; les plombs de casse sont présents en quantité infime. À part quelques têtes de rois, de nombreux personnages, costumes et anges sont authentiques".

  "Cette analyse détaillée permet de mettre au jour quelques restaurations anciennes, du XVIe ou XVIIIe siècle, montrant le réemploi de verres anciens issues de verrières disparues, provenant d’un décor sans aucun rapport avec celui de la baie 113. Le morceau coloré est alors choisi uniquement en fonction de sa couleur pour combler un trou car ce sont les plombs qui assurent le dessin."

Elle a bénéficié de la suppression des plombs de casse et de collage silicone CAF, du remplacement de certains verres, de mise en place de plomb Tiffany. Afin de protéger la verrière restaurée, un doublage en verre thermoformé reprenant le réseau de plomb (atelier Debitus à Tours)  est installé derrière la face externe du vitrail et la verrière ancienne est reposée déportée sur l’intérieur. Le vide ainsi créé permet une libre circulation de l’air, qui permet une ventilation efficace entre les deux faces des verres.

— Voir articles Ouest-France 18 septembre 2009, du 30 mars 2010 et du 28 décembre 2010

— Voir reportage Fr3 26 juillet 2013

©Photographie Ouest-Fance : le verre de protection thermoformé.

Les vitraux d’Alençon bénéficient d’une technique de pointe.

http://www.ville-alencon.fr/Download/DP_Inauguration_Arbre_Jesse.pdf

 

Sources et liens.

— CORBLET (Jules) 1860, Étude iconographique sur l'arbre de Jessé Paris  page 9.

—DE LA SICOTIÈRE, 1842 "Notice sur les vitraux de Notre-Dame d'Alençon, "Bulletin monumental tome  VIII 105-115. gallica.

— CALLIAS-BAY (Martine), DAVID (Véronique), Les vitraux de Basse-Normandie, recensement n° VIII du Corpus Vitrearum, 2006, Presses Universitaires de Rennes.

DESPIERRE (Gérasime) 1891 Portail et Vitraux de Notre-Dame d'Alençon, nomenclature des peintres, peintres-vitriers au XVe et XVE siècle à Alencon  Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne vol. 15  pp 466-489

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Published by jean-yves cordier
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