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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:51

 

   TAXIDERMIE ET COLLECTIONS ORNITHOLOGIQUES AU XVIIIème ET XIXème SIECLES. (2)

 

 

II. Les voyages naturalistes d'exploration.

 

   Ce sont ces voyages qui procurérent aux préparateurs des Muséums et aux collectionneurs les animaux (et les plantes, les roches, les fossiles, etc.) qu'ils attendaient. La France et l'Angleterre rivalisérent avec d'autant plus de zéle que, derrière l'intéret de la science se cachaient les intérets militaires ( assurer la cartographie par exemple) ou économiques (inventorier les richesses, créer des comptoirs, etc...).

  Je ne citerai pas les voyages anglais : ni les explorations de Sir Joseph Banks et les trois voyages de Cook, ni les deux voyages du Beagle.

Deux sortes d'explorations sont à distinguer : les grands voyages maritimes organisés par les États ou leur Muséum national, et les périples à travers les continents organisés par des aventuriers privés ou des marchands.

 

    Qu'ils soient médecins, chirurgiens, pharmaciens ou naturalistes, ils reçoivent tous une formation en technique de conservation des spècimens par des aides-naturalistes du Muséum ou par des manuels et des instructions.

  Ainsi le Manuel de taxidermie à l'usage des marins, publié en 1819 par René-Primevère Lesson dans les Annales maritimes et coloniales et qui reprend l'article Taxidermie de Dufresne dans le Dictionnaire d' histoire naturelle de Déterville (1ère édition tome 21, 2ème édition tome 32), ou le volume de Boitard en Encyclopédie Roiret dès 1825.

  Les navires embarquaient tout le matériel nécessaire à la préparation des spécimens et à la mise en caisse. Cela inclue des instruments (ciseaux, bistouris, scalpels, pinces à disséquer, vrilles, pinces brucelles, pinces plates, rondes, coupantes,des aiguilles, des curettes, des becs à corbins, un petit marteau, une tenaille incisive,deux limes) du coton ou de la filasse, de l'étoupe, du chanvre, du lin, du crin, de l'alun, du tan, de l'essence de térébenthine, de la gomme arabique pour la colle de gomme ou le coton gommé, du savon arsenical de Bécoeur bien-entendu, ainsi que d'autres "préservatifs" ( et, surtout, toute une collection de fils de fer ; mais aussi des pinceaux et du vernis "pour droguer les oiseaux" ,des juchoirs, des étiquettes. Et des yeux, des yeux en émail, qui ne sont bien faits qu'à Paris; et il faut aller chez Azard, émailleur de la rue Aumet, ou chez Jahiet, rue de Bracq, ou encore chez Lalande fils, rue de Seine.A défaut d'être parisien, sur les ports de mer, on se rendra chez les marchands de verroterie. Mais les yeux, c'était plutôt au retour, au Muséum, qu'on les montait.

    Les grands taxidermistes se contentent parfois de peu, lorsqu'ils sont en expédition, et René Maugé de Cely, lorsqu'il partit sur le Naturaliste avec le Capitaine Baudin, n'avait pris qu'une boite de scalpels et ses instruments de chasse , ce qui ne l'a pas empéché de préparer un grand nombre de quadrupèdes et d'oiseaux. Il est vrai qu'il s'était contenté de les préparer et c'est le travail le plus simple, qui se résume à dépouiller et à bourrer : le montage se fit à l'arrivée des collections à Paris.

    Les candidats aventuriers recevaient aussi une formation en "chlortonomie, ou art de faire des herbiers" ou sur "la dessication des zoophytes" (R.P.Lesson, Ann.Mar. Colon.1819). 

 

  1. Les Grands Voyages Maritimes.

  Aprés les avoir énuméré et avoir cité les naturalistes embarqués, et l'avenir des collections, je détaillerai le voyage du Capitaine Blandin.

   Je peux remarquer qu'à cette époque, la science maîtresse est la botanique, ne serait-ce que parce que la médecine est fondée sur une pharmacopée essentiellement végétale (et ce sont les médecins et les pharmaciens qui recoivent une formation de botaniste, qui sont engagés comme naturalistes, parfois comme chirurgien-naturalistes), mais aussi parce que les espéces botaniques découvertes (thé, épices, arbres, fleurs,etc...) représentaient des sources de profit bien plus conséquent que la découverte d'un mammifère ou d'un oiseau. La plupart des naturalistes embarqués sont, au moins à l'origine, des botanistes.

 

-1766-1769 :La Boudeuse et l'Étoile ; dirigées par Bougainville.

                       - naturaliste : Philibert Commerson. (resté sur l'Ile de France, ses spécimens furent pour la plupart perdus).

 

- 1771-1772 : L'Isle de France et le Necessaire.

                       - naturaliste : Pierre Sonnerat. Ses collections ont enrichi celles du (futur) Muséum de Paris.

 

- 1773-1774 : Le Roland et l'Oiseau. Dirigé par Y.J.de Kermarrec-Tremadec.

                         - exploration de Sud de l'Océan Indien.

                         - naturaliste :Jean-Guillaume Bruguiére.

 

- 1785-1788. La Boussole et l'Astrolabe. Dirigées par J.F.de la Pérouse et P.A.M Fleuriot de Langle.

                          - Naturaliste :Jean-André Mongez.

 

1791-1794 : La Recherche et l Espérance : dirigées par d'Entrecasteaux et J.M Huon de Kermadec.

                           - naturaliste : J.J.Houtou de la Billardiére (1755-1834)

                                                   Louis Ventenat, botaniste

                                                   C.A.G.Riche, botaniste.

 

1800-1804 Le Géographe et le Naturaliste, dirigés par Nicolas Thomas Blandin sur le Géographe et J.F.E.Hamelin sur Le Naturaliste..

                            - botaniste : J.B. Leschenault de la Tour

                              -zoologue : René Maugé de Cely  (mort à l'ile Maria, au large de la Tasmanie, le 21 février 1802),

 Stanislas Levillain (mort en mer le 29 décembre 1801) puis François Péron et Charles-Alexandre Lesueur.

 

1817-1820. L'Uranie (et la Physicienne), dirigée par Louis de Freycinet et Isidore Duperrey

                            -médecins-naturalistes : Joseph Paul Gaimard (1796-1858)

                                                                      : Jean-René Constant Quoy.

                             - l'épouse du commandant Rose de Freycinet, est à bord, déguisée en matelot ; elle y est dessinatrice. Elle tient un journal, qui sera publié en 1927.

                             - Au retour, l'Uranie fait naufrage aux îles Malouines : l'expédition embarque à bord d'un baleinier, renommé La Physicienne pour la circonstance.

QUOY J. R. C. & GAIMARD J. P. 1824. — III Zoologie, in FREYCINET L. DE (ed.), Voyage autour du monde entrepris par ordre du roi, exécuté sur les corvettes de S. M. L’Uranie et La Physicienne, pendant les années 1817, 1818, 1819 et 1820 par M. L.de Freycinet . Pillet Aîné, Paris (texte et atlas),702 p.

 

1822-1825 : La Coquille, dirigée par L.I Duperrey et Jules Dumont d'Urville.

                                 -naturaliste : le médecin-chirurgien Prosper Garnot

                                   -chirurgien, pharmacien et naturaliste : René Primevère Lesson (1794-1849)

                                  -  Garnot, tombé malade en cours de route, est rapatrié avec toutes les collections amassées en Amérique du Sud et dans le Pacifique, sur un navire anglais qui fait naufrage, avec les collections.

 

LESSON R. P. 1827. — Description de quelques nouvelles espèces d’oiseaux recueillies par MM. Lesson et Garnot.  Bulletin des Sciences naturelles et de Géologie 10: 400.

LESSON R. P. 1831. — Traité d’ornithologie . Livraisons 6 et 7. Levrault, Paris, 659 p.

LESSON R. P. 1826-1830. — Zoologie, in LESSON R. P. & GARNOT P. (eds), Voyage autour du monde, exécuté par ordre du roi, sur la corvette de Sa Majesté, La Coquille , pendant les années 1822, 1823, 1824 et 1825 et publié par M. L. I. Duperrey , 2 vols. Bertrand, Paris, 659 p.

 

- 1824-1826 La Thetis et l'Espérance commandées par Hyacinthe de Bougainville.

                                   - aucun naturaliste , mais le chirurgien du bord François-Louis Busseuil collecte des spécimens naturalistes. Il meurt avant d'avoir pu exploiter ses récoltes et ses notes et c'est R.P.Lesson qui, en 1837, publie la relation du voyage et la description ornithologique (pp 311-332 du tome 2)

 

 

 -1826-1829. L' Astrolabe (ex Coquille) dirigée par Dumont d'Urville et Charles Hector Jacquinot.

                               exploration de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

                                -médecins-naturalistes : J.P.Gaimard et J.R Quoy. Naturaliste Honoré Jacquinot.

 

QUOY J. R. C. & GAIMARD J. P. 1830-1835. —  Zoologie 5 vols, Oiseaux 1 vol., in D UMONT D’URVILLE J. S. C. (ed.),

Voyage de découvertes de L’Astrolabe , exécuté par ordre du roi, pendant les  années 1826, 1827, 1828 et 1829 sous le commandement  de M. Jules Dumont Durville . Tastu, Paris, 13 vols.

 

- 1829-1832. La Favorite, commandée par Théodore Laplace.

                                - zoologue : Fortuné Eydoux

 

.  

EYDOUX M. M. F. & GERVAIS P. in LAPLACE C. P. T.1833-1839. —

Voyage autour du monde par les mers

de l’Inde et de la Chine exécuté sur la corvette de l’état

La Favorite 

pendant les années 1830, 1831 et 1832

sous le commandement de M. Laplace publié par ordre de M. le vice-amiral comte de Rigny

. Imprimerie royale, Paris, 5 vols.

 

 

 

 

  - 1836-39 La Venus, commandée par Abel Du Petit-Thouars.

                               : Mission: évaluer l'intéret de la chasse à la baleine dans le nord du Pacifique.

                               : médecin-naturaliste : Adolphe Simon Naboux (1806-1844) Découverte de la mouette à queue fourchue (1846), quasi endémique sur les îles Galapagos.

                               : Le chirurgien : Charles.René.Augustin Leclancher, et le commis à la comptabilité Emile-Charles Fillieux  participérent activement aux découvertes et aux récoltes naturalistes, formant une collection principalement  constituée d'oiseaux.

  Elles sont décrites par Florent Prevost, aide-naturaliste au Muséum.

   DES MURS O. & PREVOST F. 1840-1864. — Zoologie tome V, Oiseaux, in DU PETIT-THOUARS A. A.(ed.), Voyage autour du monde sur la frégate La Vénus, pendant les années 1836-1839 : publié par ordre du Roi, sous les auspices du ministre de la Marine par Abel Du Petit-Thouars. Gide et Baudry, Paris, 11 vols.

 

 

- 1836-1837 La Bonite, Capitaine A.Nicolas Vaillant

                                 : médecins-naturalistes : Fortuné Eydoux et Louis Auguste Souleyet

                                 : : pharmacien-naturaliste :Charles Gaudichaud-Beaupré.

 

EYDOUX M. M. F. & SOULEYET L. A. in VAILLANT A. N. 1840-1866. — Voyage autour du monde exécuté pendant les années 1836 et 1837 sur la corvette La Bonite, commandée par M. Vaillant capitaine de vaisseau, publié par ordre du roi sous les auspices du département de la Marine.

Zoologie, 2 vols.Bertrand, Paris, 15 vols.

 

 

- 1837-1840, Corvettes  l'Astrolabe et la Zélée, commandées par Jules Dumont d'Urville (l'Astrolabe) et C.H.Jacquinot (La Zélée)

                                  : circumnavigation et exploration de l'Antarctique, découverte de la Terre Adélie.

                                  : Médecins-naturalistes : J.B.Hombron et L. Le Breton sur l'Astrolabe, H. Jacquinot et E.J.F. Le Guillou sur la Zélée.

                                  : Jacques Pucheran (1817-1894)  rédige la partie "Oiseau" du "Voyage...sur les corvettes l'Astrolabe et la Zélée". Il donne son nom au géocoucou, au pic et au à la Pintade de Pucheran.

                                   : l'éxpédition dispose d'un préparateur-naturaliste ; est-ce un taxidermiste du Muséum ? Non, car Alexandre Dumoutier (1797-1871) est en réalité enrôlé comme "préparateur d'anatomie et phrénologiste" par Dumont d'Urville qui _comme nombre de ses contemporains_ se passionne pour la phrénologie de Gall. Il se fera mouler la tête par Dumoutier (on peut  voir ce moulage dans la collection réunie au Musée Flaubert d'histoire de la médecine et qui tentait d'illustrer les 27 "organes" de Gall). Le phrénologiste ramènera de son voyage les moulages de têtes d'Océaniens, plus tard conservées au Musée de l'Homme, et il publiera sous son nom (ce serait en réalité Blanchard qui l'aurait écrit) le volume "Anthropologie" du Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes "l'Astrolabe"et "la Zélée" (24 volumes).

  JACQUINOT H. & PUCHERAN J. in DUMONT DURVILLE J. S. C. 1841-1854. — Voyage au Pôle sud et dans l’Océanie sur les corvettes L’Astrolabe et La Zélée, exécuté par ordre du roi pendant les années 1837, 1838, 1839, 1840, sous le commandement de J. Dumont d’Urville, Capitaine de Vaisseau. Zoologie. Gide, Paris, 4 vols.

 HOMBRON J. B. & JACQUINOT H. 1841. —Description de plusieurs oiseaux nouveaux ou peu connus, provenant de l’expédition autour du monde sur les corvettes L’Astrolabe et La Zélée Annales des Sciences naturelles

Zoologie (2), 16:312-320.

 HOMBRON J. B. & JACQUINOT H. in DUMONT DURVILLE J. S. C. 1842-1846. — Voyage au Pôle sud et dans l’Océanie sur les corvettes L’Astrolabe et La Zélée, exécuté par ordre du roi pendant les années 1837-1838-1839-1840. Atlas. Gide, Paris.

 

 

 - 1841-1844 La Favorite, voyage en Mer de Chine

                                         : chirurgien-naturaliste C.R.A. Leclancher. Il en ramènera 11 mammifères et 232 oiseaux.

  EYDOUX M. M. F. & GERVAIS P. in LAPLACE C. P. T.1833-1839. —  Voyage autour du monde par les mers

de l’Inde et de la Chine exécuté sur la corvette de l’état La Favorite  pendant les années 1830, 1831 et 1832

sous le commandement de M. Laplace publié par ordre de M. le vice-amiral comte de Rigny . Imprimerie royale, Paris, 5 vols.

 

- 1882-1883 : La Romanche. Capitaine F.Vailland

 

                                         : expédition scientifique au Cap Horn.

                                        : c'est la premiére à diposer d'un ornithologue attitré, Emile Oustalet., qui rédige en 1899 la partie "Oiseaux" du compte-rendu de l'expédition.

 

 

2. les voyages d'exploration privés .

 Là encore, impossible de les citer tous.

 

 - Alcide d'Orbigny (1802-1857) mena une expédition de première importance en Amérique du Sud : remarqué par Cuvier pour son travail précurseur en micropaléontologie sur les foraminofères, il se voit confiè par le Muséum la mission d'approfondir les connaissances naturalistes en Amérique du Sud : il reçoit une formation en taxidermie et confection d'herbiers et s'embarque sur la corvette la Meuse pour un séjour qui durera de 1826 à 1833. A son retour, il enrichit les collections du Muséum de 9000 espèces, dont 783 espèces d'oiseaux.

- 1893 :expédition au Congo par Jean Dybowski, qui ramène 600 spécimens d'oiseaux de 160 espèces différentes, étudiées par Emile Oustalet.

- Exploration de la faune de Chine pour l compte du Muséum par Armand David (1826-1900), missionnaire lazariste.

- Exploration de l'Afrique, des Phillipines et des îles Mariannes par Alfred Marche.

- Exploration de la Cochinchine et de la Nouvelle-Calédonie par L.R.Germain.

- Exploration de l'Inde et de l'Afrique équatoriale par Guy Babault. (spécimen au Musée Gabriel Foucher à Bourges )

 

3. Un exemple : les voyages du Capitaine Baudin.

 

Nicolas Baudin (1754-1803) est un capitaine de navire, explorateur, formé à la botanique et à la conservation des plants.

 

  - Voyage aux Antilles (1796-1798) 

     Baudin fait un voyage aux Antilles pour le compte du Muséum d'histoire naturelle avec Antoine-Laurent de Jussieu sur la Belle Angélique, et en raméne une splendide collection d'oiseaux, d'insectes mais surtout de plantes.

    Pour ce voyage à Trinidad, le Muséum a recommandé d'embarquer un botaniste, Riedlé, et Renè Maugé de Cely, 39 ans, zoologiste, assitant-naturaliste au Muséum, qui dispose d'une importante collection personnelle et qui est remarqué non seulement pour ses compétences, mais aussi pour son enthousiasme scientifique. Il est interessant de prendre connaissance de la mission qui lui était attribuée :

    "Le citoyen Maugé" devait rassembler des animaux, notamment des nouvelles espèces, et en conserver de nombreux exemplaires pour qu'ils soient présentés aux différentes Écoles de France, tout en les préservant selon les méthodes éprouvées. Après leur avoir otè la peau, il devait donner leur corps à l'anatomiste. Avant de les faire écorcher, il devait faire dessiner les animaux par un artiste, de sorte que le taxidermiste du Muséum puisse copier la forme naturelle et l'attitude de l'animal lors du montage. Il devait les inscrire dans un journal sous des numéros, avec ses remarques principales sur le lieu, les habitudes, la forme, la taille, et l'habitat de chaque animal, notamment pour les spécimens les plus inhabituels. Il devait aussi prélever des animaux vivants, notamment les plus susceptibles de s'acclimater en France, ceux qui pourraient servir à la ferme et ceux qui présenteraient un intéret particulier pour la science, ou d'une forme ou d'une couleur particuliérement attrayante. Il devait organiser leur transport en toute sécurité pendant le voyage. (Frank Horner, The french reconnaissance, Baudin in Australia, 1987).

   Maugé raménera 400 spécimens d'oiseaux aux naturalistes du Muséum, notamment à son ami Louis Dufresne.

 

 

  - Voyage aux Terres Australes (1800-1804).

   En octobre 1800, Nicolas Baudin est choisi pour mener, pour le Muséum, deux navires, Le Gèographe et Le Naturaliste sur les côtes de l'Australie. Emmanuel Hamelin est le capitaine qui commande Le Naturaliste.

   Neuf spécialistes en sciences naturelles sont embarqués :

                  - Pierre François Keraudren, médecin, chirurgien et biologiste.

                  - Jean Baptiste Leschenault de la Tour, botaniste.

                  - Renè Maugé de Cely, zoologiste, préparateur-naturaliste au Muséum.

                  - Stanislas Levillain,

                  - François Péron,

                  - Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, zoologue -chef

                  - Désiré Dumont,

                  - André Michaux.     

   Ces naturalistes sont accompagnés d' artistes, d'astronomes, d'un cartographe et de deux minéralogistes.   

      L'expédition atteint l'Australie , fait escale à Sydney puis reste un mois en Tasmanie avant d'atteindre Timor.

 

 

  A son retour à Lorient en mars 1804, l'expédition  rapporta des dizaines de milliers de spécimens de plantes inconnues, 2 500 échantillons de minéraux, 12 cartons de notes, observations et carnets de voyages, 1 500 esquisses et peintures. En zoologie,François Péron et Charles-Alexandre Lesueur ont amassé une collection de plus de 100 000 espèces, dont 2500 espèces nouvelles.

 

 

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