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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:01

 Zoonymie (origine du nom) des papillons la Mégère et le Satyre, Lasiommata megera (Linnaeus, 1767).

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé.

— Lasiommata, Westwood, 1841 : vient du grec lasios, "chevelu", et ommata (pl.) "les yeux" : car ce genre se caractérise par des yeux velus.

— megera Linné, 1767:  avec Alecto et Tisiphone, c'est l'une des trois Erynies, les déesses de la Vengeance ; son nom Mégaira signifie "la Haine".

— Noms vernaculaires : les noms de Le Satyre, pour désigner le mâle, et La Mégère, pour la femelle, ne sont utilisés que depuis 1986, date à laquelle Gérard C. Luquet a proposé une liste de noms vernaculaires qui a su se faire adopter. Il résout ainsi une situation auparavant confuse, puisque Linné avait utilisé le nom de satyrus pour son futur papilio maera ; Geoffroy, en 1762, nomma Le Satyre un papillon qu'il croyait être maera, le P. megera n'étant pas encore décrit. Engramelle (1799) repris ce nom ; Latreille en 1803 crée le nom de Papillon Satyre, et redresse "l'erreur" de Geoffroy ; mais ayant créé le genre Satyre (1810), il ne peut plus l'utiliser comme nom d'espèce et Godart 1821 nomme le papillon Le Satyre mégère, nom qui fut dès lors seul utilisé.

 

 

 On reconnaît le mâle à la plage androconiale qui traverse en oblique l'aile antérieure.

 

    


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

Nymphalidae, Satyrinae.

a) la Famille des Nymphalidae Rafinesque 1815. (fr. Les Nymphalides, angl. Brush-footed Butterflies).

 Rafinesque, C.S. 1815: Analyse de la nature, ou tableau de l'univers et des corps organisés.Palerme. L'Imprimerie de Jean Barravecchia. en français, 224 pp page 127. "Les Nymphales, quatre pattes droites, quatre pattes ambulatoires". Les Nymphales sont, pour Rafinesque, une Sous-famille de la famille Ropalocera ; elle comporte alors 23 "genres".

  Constantine Samuel Rafinesque-Schmaltz (1783-1840) est un naturaliste et un archéologue américain d'origine franco-germano-italienne, qui a passé son enfance à Marseille avant de s'installer à Palerme comme herboriste. puis à Philadelphie. 

  Ce grand collectionneur en histoire naturelle s'intéresse à la zoologie, la botanique, la malacologie, la météorologie et la littérature ainsi qu'à la théorie de l'évolution. Grand admirateur de Linné, nom dont il prénomme son fils, il débute son Analyse de la nature par cette dédicace : "La nature est mon guide, et Linnaeus mon maître".

  (Cette famille comporte actuellement 13 sous-familles.

 Son nom vient de Nymphales, nom de la quatrième phalange de la nomenclature de Linné, aux ailes dentelées (alis denticulatis) et divisée en gemmati (ailes ocellées) et phalerati (ailes ornées). Le nom est dérivé du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille » et désigne dans la mythologie grecque les divinités féminines de la nature, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, remarquablement belles, et qui peuplaient la plupart des lieux naturels: forêts et bois, vallées fertiles et bocages, sources et rivières, montagnes et grottes…  

b) Sous-famille des Satyrinae Boisduval, 1833.

Il réunit des groupes nommés en anglais Graylings, Ringlets, Browns et Heaths.

La description originale est peut-être tirée  des  Icones historique des lépidoptères nouveaux ou peu connus ..., Volume 1 (mais datées de 1832) page 128.

 

 

c) Tribu : Satyrini Boisduval, 1836.

    

2. Nom de genre : Lasiommata, Westwood, 1841.

Lasiommata Westwood, 1841; in Humphreys & Westwood, British Butterflies and their transformations London [Londres], Smith 1841, [ed. 1] page 65

Type spécifique: Papilio megera Linnaeus sélectionnée par Scudder en 1875 page 202.

      Le terme de Lasiommata est expliqué par Westwood dans sa publication : " derived from the grec lasios, "hirtus", and omma, "oculus", from the hairiness of te eyes" (vient du grec lasios, chevelu, et ommata (pl.) les yeux : car ce genre se caractérise par des yeux velus).

Le genre est décrit ainsi : 

 This genus is at once distinguished from all the other Hipparchiides by having the eyes thickly clothed with hairs, in addition to which the palpi are very slender, moderately clothed to the tip beneath with long hairs, the terminal joint being very shorts ; the wings, especially the posterior pair, are denticulated, and considerably varied, the fore wings with one, and the hind ones with five or six eyes ; the antennae are straight, distinctly annulated with black and white, and with the club pyriform ; the mediastinal and median vein are more or less swollen at the base, the anal one being simple.

[...]This genus corresponds with the first section of Hipparchia of Curtis annd Stephens, and with Duponchel's fifth group Vicicoles, the species being stated to occur in the neighbourhood of habitations. Stephens more correctly states that they frequent woods, lanes, and highways. The form Hübner's two groups, Pararge and Dira.

.

Les auteurs n'y rattachent alors que deux espèces : L. aegeria et L. megaera. La première sera classée comme Pararge aegeria, le Tircis.

Actuellement, à L. megaera se sont ajoutées en Europe : Lasiommata maera (L. 1758) l'Ariane ou Némusien, Lasiommata meadewaldoi (Rothschild, 1917) ou Lasiommata maera meadewaldoi (Rothschild, 1917) au Maroc ; Lasiommata paramegaera (Hübner, 1824) en Corse et en Sardaigne ; Lasiommata petropolitana (Fabricius, 1787) ou Gorgone en Europe et Asie tempérée. 

  Il faudrait ajouter un commentaire essentiel: cette publication est un parfait objet d'art par les délicieuses illustration de Henry Noël Humphreys, un maître de l'art de l'enluminure. Sur l'exemplaire de BHL Library, je n'ai pas trouvé la planche 18, représentant L. megaera ; la copie de l'exemplaire de Lyon par Google Books est désastreuse : à défaut planche 18.

 


  Nom d'espèce :

 

P[apilio] N.[ymphalis] [Gemmatus] megera Linnaeus, 1767; Syst. Nat. (Edn 12) 1 (2): 771, 

Linnaeus, C. 1767. Systema naturæ, Tom. I. Pars II. Editio duodecima reformata. Holmiæ [Stockholm]. Laurentii Salvii. 533-1327 page 771.

L'espèce appartient, dans la classification de Linné, (ici) aux Nymphalis, aux ailes denticulées le groupe des Nymphes (on attend donc le nom d'une divinité grecque), et le sous-groupe des gemmati, ornés de "gemmes" c'est à dire d'ocelles. 

  Elle n'est pas décrite dans l'édition principale, la 10ème de 1758, mais dans la 12ème de 1767. C'est que cette espèce pose quelques difficultés aux entomologistes, notamment par sa ressemblance avec Maera (l'Ariane) : dans sa 10e édition, Linné avait décrit maera, puis en 1767, il écrit de megera " simile maera sed alae supra luteae fusco fasciatae, nec totae fuscae "semblable à maera, mais les ailes supérieures sont jaunes strièes de brun, et non toutes brunes".

 Cette difficulté va être responsable de confusions dans nos dénominations. Geoffroy s'y trompera (mais il écrit avant la 12e édition). On lit dans l'ouvrage de Westwood page 67 que les anglais eurent leur part : Linné ayant placé l'illustration de Wilkes représentant une megaera dans ses références de maera, "wich evidently induced Berkenhout to give megaera under the name of maera". Of course.

Reprenons doucement, pour présenter les problèmes que va poser le nom vernaculaire français. Linné avait donné deux descriptions successives de papilio maera dans les ouvrages qui précèdent le Systema naturae, et qui se nomment Fauna suecica, 1ère édition de 1746, 2nde édition de 1761. Dans la première édition, page 238 n° 785, Linné donne à ce futur maera (il ne le nomme ainsi qu'en 1758) le nom vulgaire ("vulgo") de satyrus.

 Dans sa deuxième Fauna suecica de 1761, le papillon...qui porte désormais le nom de P. maera, abandonne son "vulgo, satyrus". Dans cette édition, Linné ne parle pas encore du P. megera, qu'il confond encore avec maera.

 Geoffroy, qui va décrire son papillon mégère à ce moment (1762), et qui se fonde scrupuleusement sur Linné, va l'identifier comme P. maera et va le baptiser Le Satyre en souvenir du satyrus de Linné. Les ennuis vont commencer lorsque Linné décrira 5 ans plus tard P. megera. Voir la suite plus bas.

La localisation du type est  Austria, Denmark : Autriche, Danemark.

Le nom megera (orthographe de Linné), ou plus rigoureusement megaera est celui d'une des trois Erynies : Mégère (Μέγαιρα / Mégaira, « la Haine »), Tisiphone (Τισιφόνη / Tisiphónê, « la Vengeance ») et Alecto (Ἀληκτώ / Alêktố, « l'Implacable » : Dans la mythologie grecque, les Érinyes (en grec ancien Ἐρινύες / Erinúes, d'ἐρίνειν / erínein, « pourchasser, persécuter »), ou parfois « déesses infernales » (χθόνιαι θεαί / khthóniai theaí), sont des divinités persécutrices. Selon Eschyle elles sont transformées en σεμναὶ / semnaì, « vénérables », après l'acquittement d'Oreste, occasion à laquelle Athéna aurait obtenu d'elles qu'elles devinssent des divinités protectrices d'Athènes sous le rôle de gardiennes de la justice. Plus tard, Euripide les a identifiées avec les Euménides (grec Εὐμενίδες / Eumenídes, « les Bienveillantes »).

Elles correspondent aux Furies (en latin Furiæ ou Diræ*) chez les Romains. Elles personnifient la malédiction lancée par quelqu'un et sont chargées de punir les crimes pendant toute la vie de leur auteur.Ces divinités vengeresses hideuses ont :de grandes ailes ;des serpents pour cheveux (comme les Gorgones), des fouets et des torches, et du sang qui coule de leurs yeux.

* Dira : ancien genre de lépidoptère : voir synonymes 

 


 

 

Synonymes (INPN, Muséum).

 Dira megera (Linnaeus, 1767) 

 Lasiommata megera megera (Linnaeus, 1767) 

 Papilio megera Linnaeus, 1767 

Pararge megaera (Linnaeus, 1767)

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

 

 

1. Le Satyre , Geoffroy, 1762.

Le Satyre, , Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 50-51 n°19.

 J'ai expliqué plus haut que Geoffroy, alors qu'il donne la description de ce qui va être nommé Papilio megera en 1767, ne peut donner à son papillon que le nom de l'espèce semblable, papilio maera. Il emprunte donc à Linné le nom de Satyre, qui lui convient parfaitement, car, s'il désigne une créature mythologique dyonisienne, à l'animalité fantasque et lubrique, accompagnant les ménades dans leurs débordements, hantant les lieux sauvages, c'est aussi un personnage de la tragi-comédie à succès Le Berger fidèle, comme Myrtil, Amaryllis et Corydon.

  Et puis ce papillon des bois et des jardins, aux yeux brillants, aimant se poser sur les pierres ou s'accouder à un mur en été, franchissant paresseusement quelques mètres devant vos pas avant de reprendre sa sieste, s'accommode bien de ce surnom qui tempérera, plus tard, celui, terrible, de mégère.

                   

                    Dessin1-79.jpg

Image :http://www.european-lepidopteres.fr/spip.php?id_article=235&page=art_lep_vernaculaire

 

 

En général tous ont les ailes en dessus variées et comme nébuleuses par un mélange de brun et de fauve. Les mâles ont ordinairement plus de brun ; souvent toutes leurs ailes sont brunes en dessus, avec une bande fauve seulement sur les bords, qui est entrecoupées par des nervures brunes. : d'autres fois outre cette bande il y a sur le reste des ailes des taches fauves. Les femelles ont leurs ailes fauves en dessus ; il y a seulement quelques raies brunes ondées. Les ailes supérieures ont en dessus vers l'angle un œil noir avec la pupille blanche : souvent cet œil est allongé et a deux pupilles blanches ; enfin quelquefois à coté de cet œil il y en a un très petit comme un point du coté extérieur, qui cependant, malgré sa petitesse, a une prunelle blanche bien distincte. Les ailes inférieures ont en général trois yeux, dont un placé à coté du ventre, est très petit, et quelquefois manque, en sorte qu'alors il n'y en a que deux ; d'autres fois au contraire il y en a quatre au lieu de trois.

 

 

 2. Le Satyre, Engramelle 1779.

  Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 118 planche 26 n°50 fig. a-b-c-d par J.J. Ernst gravée par J. Juillet,  1779. 

 Cette fois-ci, en 1779, le Révérend-Père de l'ordre des augustins Engramelle peut identifier, dans la collection de Gigot d'Orcy, l'espèce megera, puisqu'elle a été décrite dans la 12è édition de 1767. Mais, non, il donne en référence la bonne page 771, mais le n° 141 maera ! L'espèce suivante, qu'il nomme Némusien planche 26 n°51, renvoie inversement au n° 142 de Linné, son megera !

 

3. P.[Gemmati] megera (mégère) , Charles de Villers, 1789.

Mégère, C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 24. Ce nom de mégère n'est qu'une traduction du nom latin linnéen. De Villers donne en référence de ce megera la figure 51 d'Engramelle, le Némusien... Comme il le remarque en observation: Obs.2 : Pap; Megeram et Maeram confuderunt aliqui descriptores : "ils ont été confondu par certains descripteurs".

 

4.  P[apilio] Maegaera (P[apillon] magaera) Walckenaer 1802.

Walckenaer Faune parisienne 1802 page 262 n°4. Malgré une traduction qui ne lui a pas demandé beaucoup d'efforts il parvient à commettre deux erreurs : maegaera et magaera sont tous les deux fautifs !

 

 

5. Le Papillon satyre, Papilio megera Latreille, 1803.

Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 page  67.

Latreille est le premier à rétablir l'identification des espèces précédemment décrites :

  "C'est à tort que Geoffroy a rapporté au papillon satyre le synonyme du papillon maera de Linnaeus. trompé par cette fausse application, Degeer a ensuite copié la même faute. [...] La description que Linnaeus donne du papillon megera convient évidemment au papillon satyre de Geoffroy".

  6. Le groupe des Satyres de Latreille de 1804 à 1819.

     6a) 1804.

En 1804, P.A. Latreille propose dans son Tableau méthodique une nouvelle classification qui poursuit la classification de Linné de 1758. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24.

Sixième Ordre : Lépidoptères. Divisé en Diurnes et Nocturnes.

—Section I. Diurnes : deux familles, Papillonides et Sphingides.

   I. Papillonides : deux divisions : Antennes rapprochées à la base / Antennes écartées.

Ia) Antennes rapprochées : deux groupes : à 4 pattes ambulatoires / à 6 pattes.

Ia1) Le groupe à 4 pattes ambulatoires est divisé en Nymphales, Nacrés et Satyre. Ce dernier groupe est divisé en deux genres : Héliconien, et Danaïdes

Ia2) Le groupe à 6 pattes ambulatoires comprend les Papillons ; les Parnassiens ; les Pieris ; les Polyommates.

Ib) Antennes écartées : les Hespéries.

 

Les Satyres sont donc ici des papillons diurnes à antennes rapprochées à leur base et à 4 pattes ambulatoires qui se distinguent par : 

  • des ailes rondes.
  • des palpes très comprimés.
  • un dernier article cylindro-conique

Les Héliconiens se distinguent entre autre par leurs ailes longues et étroites, alors que les Danaïdes ont des ailes de longueur égale à la largeur.

6b) Le groupe Hipparchia de Fabricius 1807.

         Johan Christian Fabricius a classé P. maera (et vraisemblablement megera) dans le genre Hipparchia en 1807 dans l'article suivant : "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges""Nach Fabricii systema glossatorum Tom 1" , in Johann Karl Wilhelm Illiger*, Magazin für Insektenkunde, Karl Reichard Braunschweig [Brunswick] (6) page 281

6c). Le groupe des Satyres Latreille 1810.

En 1810, Latreille, dont l'ami Fabricius est décédé en 1808 sans publier sa classification, propose une nouvelle classification. Elle comporte trois sections désormais, Diurnes, Crépusculaires (Sphingides) et Nocturnes. Les Diurnes comportent deux familles, les Papillonides et les Hespéries.

 Le groupe des Papillonides comprend 15 genres, dont le Genre 559 Satyre (Satyrus).

Le genre Satyre reprend les genres Amathusia, Brassolis, Haetera et Hipparchia de Fabricius.

 

6d). Le Genre des Satyres Latreille 1819.

Latreille (P.A) Godart (J.B),  Encyclopédie méthodique. Histoire Naturelle. Entomologie, ou histoire naturelle des crustacés, des arachnides et des insectes. Vol. 9. Paris : Vve Agasse, 1819, 828 pp.

Cette classification de Latreille est présentée à nouveau en 1819 par Godart dans  Encyclopédie méthodique. Vol. 9 page 9 ...mais avec des modifications. Les Papillonides comptent maintenant 20 genres. Le genre Satyre ne recoupe plus que une partie du genre Haetera et les Hipparchia de Fabricius et/ou les Maniola de Schrank. Le genre Satyre est décrit page 460 dans un tableau qui lui est propre et qui donne une  liste de 185 espèces dont beaucoup sont exotiques. Il est caractérisé par des éléments concernant les palpes, les antennes, la cellule discoïdale, la chenille et la chrysalide.

  Les espèces françaises sont les Satyres maera,  Mégère, égérie (Tircis), Galathée (Demi-deuil), Déjanire (la Bacchante), circé (le Silène), briseis (L'Hermite), Hermione (le Sylvandre), Sémelé (l'Agreste), alcyone (le Mercure), Fauna (le Faune), actaea (Grand Nègre des Bois), méduse, hyperanthus (Tristan), Janira (Myrtil), Tithonius (sic) (l'Amaryllis), Hero (Moelibée), Arcanius (Céphale), Pamphile (Procris). 

  Ce genre portant le nom de Satyre n'autorisait plus les auteurs à utiliser le nom vernaculaire Satyre de Geoffroy pour désigner Papilio megera de Linné : il s'appela donc Le Satyre mégère (Godart, 1819)

 

7. Le Satyre mégère ,  Godart 1821.

" Satyre mégère": Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823 page 160 n° LIII planche XXV 7 sext. peinte par C. Vauthier et gravée par Lanvin. .

                      papillon-megera-et-maera-godart.png

 

 

 

 

 Ce nom "Le Satyre mégère " a été repris par Hippolyte Lucas 1834, page 69 ; Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) ; Pierre Boitard 1843 ; P.A. Duponchel en 1849, page 18.

Le nom de "Mégère" est employé de façon isolée, par exemple dans le Dictionnaire classique d'Histoire naturelle vol. 10 de 1826 par Bory de Saint-Vincent ; par Aristide Dupuis en 1863.

 


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir les noms de Le Satyre (♂) et La Mégère (♀). Il ne commente pas ce choix, qui crée pourtant un changement important. Pendant la période 1823-1980, ce papillon a été appelé Le Satyre mégère, (hormis Paul Girod en 1912) en raison de l'erreur initiale de Geoffroy d'une part, du genre Satyre créé par Latreille d'autre part, et de l'absurdité de nommer un papillon Le Satyre Satyre. J'ignore néanmoins pourquoi Luquet n'a pas opté pour un seul nom, La Mégère. J'ignore aussi pourquoi, au lieu d'admettre les deux noms, il a réservé l'usage du nom masculin pour le mâle, et le nom féminin pour la femelle.

  Son avis a été suivi par tous les auteurs ; sur le terrain, le nom de Mégère semble être utilisé majoritairement sans considération de sexe.




7. Noms vernaculaires contemporains :

Entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, les lépidoptéristes français cessèrent de mentionner le nom vernaculaire et parlèrent entre eux du megera. On le vérifie, pour la littérature bretonne, dans le "Catalogue raisonné des lépidoptères" (1882) de Griffith  et la "Contribution à la faune des lépidoptères du Finistère".( 1910) de C. Picquenard .

 Ainsi également Oberthür et Houlbert dans la Faune armoricaine (1912-21) utilisent le nom scientifique Pararge megaera, à l'exclusion de toute mention du nom vernaculaire.

 


—Bellmann / Luquet 2008 :

— Chinery / Luquet  2012 : 

— Doux & Gibeaux 2007 : 

— Higgins & Riley /Luquet 1988 :

 — Lafranchis, 2000 :

— Perrein, 1012 : Satyre (mâle), Mégère (femelle).

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : 

— Wikipédia : "La Mégère ou Le Satyre".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

Les anglais le nomment the Wall Brown, ("le Mur Brun"), et les allemands Mauerfuchs, ("Mur-renard"). L'allusion au renard renvoie à la couleur fauve, et la référence au mur à l'habitude, presque une manie, de la mégère de stationner ailes ouvertes au 2/3 sur toute surface dénudée, y compris les murs. On la rencontre souvent posée sur les sentiers côtiers, où nos pas l'a font décoller pour se reposer quelques mètres plus loin.

 

 

  Les traductions par moteur de recherche sont approximatives...

  • Mauerfuchs en allemand et en autrichien ("Renard ou fauve du mur").
  • Vejrandøje en danois 
  • Argusvlinder en néerlandais ("papillon Argus")
  • Argusflinteren frison ( "papillon Argus")
  • Gelsvamargis satyras en lituanien (Satyre jaune ...)
  • Okáč en tchèque (zední = mur)
  • Vörös szemeslepke en hongrois ("papillon au point rouge")
  • Mūru samtenis en letton ("le Souci du mur ").
  • Očkáň múrový en slovaque ("satyre fauve maçon")
  • Svingelgräsfjäril  ou  Tegelfjäril  en suédois ("papillon des fétuques ; papillon brique")
  • Ruostepapurikko en finlandais ("rouille-gris pommelé")
  • Sydlig ringvinge en norvégien (du sud)
  • Küçük Esmerboncuken turc ("le petit ocellé brun")
  • Osadnik megera en polonais
  • Saltacercas en espagnol (le Saute-barrière)

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • The wall en irlandais

  • Donnag y voalley en mannois.
  • donnag a' bhalla en gaélique écossais*

  • donnagan a' bhalla ou donnagan ballach en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Gweirlöyn y cloddiau ou gweirloynod y cloddiau* en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

 

 

 

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

Première mention : Moffet 1634 fig.

  • The Golden marbled Butterfly, with black Eyes : Petiver, 1699.
  • The London Eye, with a black List mâle : Petiver, 1717
  • The London Eye, femelle : Petiver, 1717.
  • The Great Argus Butterfly : Wilkes, 1741-42 ; Berkenhout, 1769.
  • The Wall : Harris, 1766 ; Haworth, 1803 ; Humphrey et Westwood, 1841 ; Jermyn, 1824 ; Morris, 1853 ; South, 1906 ; et la plupart des auteurs suivants.
  • The Orange Argus : Lewin, 1795.
  • The Gatekeeper : Samouelle, 1819 ; Morris, 1853.
  • The Speckled Wall : Morris, 1853.
  • The Wall Brown : W.F. Kirby, 1906 ; Newman et Leeds, 1913 ; Heslop, 1959.

 

 

 

                                      Lasiommata megera - Mauerfuchs.jpg

 

Liens et Sources.

Funet : lasiommata.

Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : lasiommata megera.

Images : voir les superbes dessins de Hübner:

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. 213 http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/69604#/summary 

 

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

  — BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833].

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      Liste complète des références des auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

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Duponchel, chenilles 1849 : BHL :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

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 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Latreille et Godart 1819 :  https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rottemburg : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

                

 




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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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