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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 13:58

Ploéven IX : le retable de Saint-Éloi (G. Le Poupon et J. Mozin v. 1720) et sa statue dans la chapelle Saint-Nicodème.

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Sur Ploéven, voir :

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— Sur saint Éloi, voir :


 

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Je remercie madame Anne Dietrich, Kergonan, qui m'a si gentiment ouvert la porte de la chapelle qu'elle défend avec tant de passion.

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Dans cette chapelle, si le patron, saint Nicodème a bien sa statue dans une niche du chœur, deux saints liés à la vie agricole lui volent la vedette en se partageant  toute la largeur du transept, saint Éloi  à droite et saint Isidore à gauche : pour chacun, son autel, son retable et sa statue . Chacun a ses compétences et le premier protège les chevaux (et plus largement le bétail) tandis que le second protège les récoltes, et les agriculteurs. Chacun a ses attributs : Isidore tient la serpe et une gerbe de blé, Éloi les outils avec lesquels il ferre un cheval.

Chacun avait son pardon, saint Éloi lors du pardon de Saint-Nicodème le 2ème dimanche après Pâques et  celui d'Isidore  le 5ème dimanche après Pâques. 

Chacun son coté, chacun ses attributions, mais chacun aussi son coffre  pour recevoir les offrandes :  le grand bahut du transept sud sous la statue  de Saint Éloi recevait le crin de cheval et de vache, et celui du coté de saint Isidore recevait le beurre et les crêpes. 


 

 

Jusqu'en 1914, la chapelle fut un lieu de foire aux bestiaux. On y célébrait  le pardon nommé Pardoun lost ar zaout (le pardon des queues de vache) car les fidèles faisaient des offrandes sous cette forme (comme à Saint-Herbot en Plonévey-du-Faou). La procession était précédée par des chevaux, qui allaient boire à la fontaine. 

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Saint Éloi, est le patron des orfèvres et des maréchaux-ferrants, mais c'est aussi en Basse-Bretagne (ou il porte le nom d'Alar) le protecteur des chevaux.

"Saint Eloi paraît avoir joui exclusivement du privilège de guérir les chevaux, comme si l'évêque dé Noyon avait pratiqué tout autre métier que celui d'orfèvre. Le choix ayant été fait par le peuple, le clergé s'est incliné et a béni toutes les assemblées convoquées au nom de saint Eloi, chapelles et pardons. Le cheval voué à saint Eloi (sant Alour) fait trois fois le tour de la chapelle, salue de la tête devant le portail, sous la conduite de son maître qui invoque le patron dans les termes suivants : « Toi qui es maître sur les chevaux, donne-leur pâture et santé. » Dans la paroisse de Paule, l'eau de la fontaine est versée sur le front de la bête, sur le garot, les oreilles et la croupe. Les chapelles de saint Eloi les plus connues sont dans les paroisses de Plouarzel, de Garlan, de Plouescat et de Ploudaniel (Finistère)." (L. Maître)

On voit que la place de saint Nicodème était réduite. Mais lui aussi était un protecteur du bétail sous le nom de Saint Egoutam:

"Le porc est peut-être la bête de la ferme la mieux soignée, car sa malpropreté l'expose à maintes maladies surtout à la ladrerie, contre laquelle on invoque saint Antoine, saint Ké et saint Hubert. La fontaine de Garlan a des vertus curatives auxquelles on a recours encore aujourd'hui, et qui procurent à la paroisse des offrandes abondantes. Si le porc est tourmenté par une forte migraine, ce qui n'est pas rare, les fermiers de Plouëgat-Moisan disent qu'il est frappé du mal de saint Nicodème (Drouc sant Egoutam). Comme il remue la tête avec violence, son maître lui verse dans les oreilles l'eau de la fontaine de Saint-Hubert, et lui fabrique un brouet de farine ou de son. Saint Nicodème est connu jusque dans le diocèse de Rennes, à Bréal-sous-Montfort, à l'occasion d'une grande assemblée de bestiaux."

"Saint Nicodème a sa chapelle et sa statue en la paroisse de Ploeven et en celle de Kergloff (Finistère). Dams le diocèse de Vannes, on montre une chapelle du xvie siècle à Plumeliau, une autre à Oueven restaurée au xve siècle. " (Léon Maître)

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I. LE RETABLE DE SAINT-ÉLOI.

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Attribution et datation. 

a) Pour la sculpture : Guillaume Le Poupon, retablier, selon Ducouret et Quillivic 1978.

rappel :

-Jean Le Poupon (atelier de sculpture sur bois à Quimper) réalisa avec son beau-père Jean Le Masson  maître menuisier demeurant en la Terre-au- Duc, à Quimper le tabernacle de Cleden-Cap-Sizun, puis en 1638 la statue de Notre-Dame-de-Liesse de Pluguffan

-Guillaume Le Poupon, peut-être son parent, époux de Françoise Bariou, exécuta seul en 1711 les retables de saint-Herbot et de saint Urlo de l'église de Châteauneuf-le-Faou, et en 1706  la chaire à prêcher de Locronan  ( marché  passé le 18 juillet 1706, pour la somme de 350 livres, à Louis Bariou et à son gendre Guillaume Le Poupon, menuisiers et sculpteurs à Quimper, sur le modèle de celui de Crozon.)

-Charles-Gabriel Le Poupon, maître-sculpteur à Quimper, peut-être le fils de Guillaume, est décédé le 13 septembre 1761 à plus de 60 ans. Il réalisa la statue de l'Ange gardien de Lanriec, et "vers 1770-1780" (mais en réalité donc avant) la chaire à prêcher de Plogonnec.

Le retable de saint Éloi est rapproché par Maurice Dilasser des médaillons de la chaire à prêcher de Locronan (1707) narrant la vie de saint Ronan. Ce qui justifierait l'attribution de la sculpture à Guillaume le Poupon, et la datation vers 1710.

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b) Jean Mozin, peintre et doreur entre 1720-1725, selon René Couffon, et Dilasser. 

Maurice Dilasser indique page 261 que Jan Mozin peintre et doreur de Quimper a réalisé le retable de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Locronan en 1723, pour 200 livres, puis il écrit page 624  que ce retable de Saint-Nicodème "sans doute du XVIIIe mais repeint en 1829, provient du même atelier que celui de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle .

Pour Couffon, " Retable, niches et statues de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle furent repeints et dorés en 1723 par Jean Mozin, de Quimper".

On peut sans doute l'assimiler ou l'apparenter avec Jean Moysin, maître-peintre en 1698, qui étoffe et dore une image de Notre-Dame du Paradis à Saint-Matthieu de Quimper en 1676 et à Pleyben en 1684" (Castel et Thomas) et dont le beau-père était Charles Bertrand, maître peintre et doreur à Quimper ? Ou encore avec ce  "Jean Moysin à Locronan en 1723 qui s'oblige à « (...) peindre la croix de pierre étant vis à vis de la dite chapelle (Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle) »" (Sophie Duhem 1997) ?

Doit-on conclure que le retable a été sculpté par Guillaume Le Poupon, puis repeint et doré par Jan Mozin ? Et ce retable comprenait-il des dorures, avant sa restauration de 1829 ?

La période d'attribution correspond aux années où Pierre FURIC DE SAINT-MORAN était recteur (1710-1731) : c'est lui dont le nom figure au dessus de la fenêtre de la sacristie.

Rappel : 1720 nous place sous la Régence, 5 ans après la mort de Louis XIV.

 

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Description.

Il comporte quatre travées dont trois placées au dessus de l'autel, sculpté en bas-relief, et un quatrième en retour à droite sur le mur-pignon du transept avec une console accueillant un groupe en ronde-bosse.

L'ensemble du dessus de l'autel comporte lui-même un tableau rectangulaire en bas-relief entre deux colonnes engagées cannelées, et deux médaillons ovales encadrés d'entrelacs.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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1°) Le tableau central : les miracles de saint Éloi.

Source : la Vita Eligii, historia et laus de saint Eloi, par saint Ouen, évêque de Rouen, ou  Vie de saint Éloi, composée au VIIe siècle et remaniée au VIIIe siècle . L' édition la plus accessible de la Vita Eligii est celle de J.-P. Migne, Patrologie Latine, t. 87, Paris, 1863, col. 479-594, mais j'ai puisé dans des textes plus anciens, qui procèdent tous de cette Vita.

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a) "Le Pendu d'Eloi"

En haut à gauche, c'est le miracle du pendu détaché de sa corde par l'intervention précoce du saint. Divers saints ont sauvé des pendus (le plus connu étant saint Jacques), mais Éloi est le seul à le faire avant la mort du malheureux. 

Dans le poème en picard publié par Peigné-Delacourt, le chapitre 28 est consacré au récit de ce miracle. Chapitre XXVIII pages 55 à 57,  Il ressuscita un homme qui avait été pendu tout un jour, et le délivra de ses ennemis. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432031z/f81.item.r=pendu.texteImage

Le récit toujours à Strasbourg  est raconté par Coraly-Pirmez en 1897  dans Histoires et Légendes : 

 

"Un jour, Éloi, passant à Strasbourg, apprend qu'on vient d'exécuter un criminel ; il court au lieu du supplice, fait détacher l'infortuné et va procéder à l'enterrement, lorsque soudain le pendu ouvre les yeux et dit d'une voix étranglée : – Pitié, pitié ! Monseigneur Éloi ! 
Le trésorier obtint la grâce du ressuscité. Celui- ci suivait Éloi comme une ombre. 
Le peuple l'appela, dès lors, le pendu d'Eloi (
Collin de Plancy, Légendes de l'Histoire de France, folio 184. ).  " https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63066352/f367.item.r=pendu.texteImage

Ou encore :

"Charité de saint Eloi pour ensevelir ceux qui avoient été suppliciés. — Rien n'échappait à la charité de saint Eloi. Il vit avec compassion dans ses voyages que les corps de ceux qui avoient été condamnés à mort par la justice demeuraient sans sépulture pendus à des arbres, ou exposés sur la roue. Il obtint du roi la permission de les enterrer, et il députa deux de ses domestiques pour aller exercer cette bonne œuvre dans les diverses provinces. Eloi, étant lui-même un jour proche de Strasbourg, fit ôter du gibet un homme qu'on venait de pendre; et il était sur le point de l'enterrer , lorsqu'il s'aperçut qu'il n'était pas mort. Il obtint sa grâce du roi, et le garda à son service : mais ce malheureux n'y demeura pas longtemps." (Jacques Longueval, Histoire de l'église anglicane)

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Enfin, la source la plus proche de la date de réalisation de ce retable donne ce récit :

"Entre les faveurs et privilèges que S. Eloi avait reçu du Roi, celui-ci en était un , qu'il pouvait librement et en toute assurance ensevelir en tous lieux les corps des personnes condamnées à la mort soit par ordonnance du Prince, soit par sentence des juges ayant à ces fins la puissance de faire dépendre les corps des fourches patibulaires, et les enlever de dessus les roues , tant dedans les villes qu'aux champs, pour leur donner la sépulture. Or il choisit entre tous ceux de sa suite pour être fossoyeurs , Gallebot Vincent avec leurs compagnons, pour vaquer à ce pieux et charitable office, et pour avoir seing qu'en quelque endroit qu'il acrainast soit dans les lieux voisins, soit dans les éloignés, ìls portassent toujours avec eux des pioches et hoyaux afin que rencontrant un corps mort,ils eussent moyen aussitôt de lui donner la sépulture.

Un jour donc qu'il était à la suite du Roi, passant dans le pais de Lorraine ils arrivèrent à la ville de Strasbourg,de laquelle étant tous proches, regardant de loin ils virent un homme attaché à une potence , qui avait été pendu et étranglé ce jour là. Vers lequel ils se transportèrent aussi tôt en diligence pour le détacher, afin que suivant leur coutume, ils le missent en terre, et lui donnassent la sépulture. Mais le saint homme ressentit au même instant une vertu divine qui le portait à opérer,de sorte qu'approchant avec promptitude de ce cadavre pendant que l'on préparait la fosse, il commença à le toucher & manier depuis le haut jusques en bas. Et incontinent après reconnaissant que la vie lui était restituée, il s'efforça avec beaucoup d'industrie de cacher le mérite de cet oeuvre, afin qu'il ne lui fut attribué, leur disant; Mon Dieu, quel crime allions nous commettre sans l'assistance du Ciel, si nous eussions enterré ce corps qui est vivant et animé? A ces paroles chacun demeura étonné puis ayant commandé qu'on lui baillat des habits et vêtements pour le couvrir, et qu'on la fie demeurer quelque temps de repos, ce pauvre homme reprit ses esprits ; & étant revenu à soi il commença en la présence d'eux tous de se lever et marcher comme si jamais il n'eut enduré aucun mal ni douleur. Ce qu'ayant été su et divulgué avant la ville , les parties adverses de ce pauvre condamné y accourant, voulurent l'enlever de leurs mains et le ramener derechef au gibet : Mais saint Eloi les en empêcha non sans assez de difficulté, s'étant retiré au même instant par devers le Roi pour lui obtenir son pardon, et par ce moyen le garantit & mit en liberté. Cet homme après avoir demeuré quelque temps à la suite de saint Eloi, se retira de l'avis et consentement du Saint, comme il est à croire, pour supprimer aux yeux des hommes, l'éclat & la grandeur de cette mémorable action, de sorte qu'il ne parut plus." (Montigny)

 

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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"Le pendu d'Éloi"

Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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b) Saint Éloi guérit les sourds, les aveugles et les infirmes.

Le saint, à proximité d'une chapelle vitrée et suivit par un prêtre, trace une bénédiction sur trois hommes, dont le premier, à genoux, a les yeux clos, l'autre place ses mains sur la poitrine et le troisième montre, en touchant son oreille, qu'il entend désormais.

L' élément remarquable est la tenue du saint, qui est celle d'un prêtre du XVIIIe siècle, en camail, soutane à rabat, surplis court de dentelle blanche, et ruban à croix pectorale. Tous ces détails sont propres notamment à la tenue d'un chanoine ou d'un prélat.

http://network.icom.museum/fileadmin/user_upload/minisites/costume/pdf/Milan_2016_Proceedings_-_Berthod.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Costume_eccl%C3%A9siastique#/media/Fichier:Mgr_Eijk-Heilig_Bloed.JPG

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Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Le médaillon de droite : saint Éloi et le roi Clotaire et le reliquaire. Le saint fournit deux reliquaires alors qu'il ne lui avait été fourni la matière que d'un seul.

 

 

fusion de deux épisodes, le prodige des deux trônes et le refus d'Eloi de prêter serment sur un reliquaire.

Éloi entra au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roi Clotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses.

Clotaire II donna à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or en ne prenant pas « prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89loi_de_Noyon#/media/Fichier:Saint_Eloi_remet_deux_selles_%C3%A0_Clotaire_II.jpg

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Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Éloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Le médaillon de gauche.  La mère du saint reçoit le présage du lieu de sa naissance.

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Ce médaillon n'a pas été interprété correctement jusqu'à présent, H. Pérénnés y voyant "une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt."

 Il illustre en réalité le chapitre 2 de la Vie de saint Éloi :

Du présage qui arriva à la mère, étant grosse de l'enfant.

"Saint Eloi étant encore au ventre de sa mère, elle eut une vision telle qui ensuit. Il lui sembla voir un aigle d'une rare beauté voltiger sur son lit, qui s'abaissant par trois fois lui promit choses grandes. Elle éveillée au son de cette voix, demeura toute effrayée, et fut longtemps à penser que pouvait signifier cette vision. Enfin à quelque temps de là, arriva l'heure de sa couche, et comme elle était en travail d'enfant, elle fut en grand péril de mort : de sorte que l'on y appela un bon Prêtre craignant Dieu, et grand homme de bien, afin qu'il priât pour elle: lequel à I'abord poussé d'un esprit prophétique , commença de lui dire " La bonne mère, ne craignez point, car je vous assure que notre Seigneur bénira votre couche, et vous donnera un fruit saint et heureux. L'enfant que vous mettrez au monde , sera quelque jour un grand personnage  étant choisi de Dieu , pour être un insigne Prélat en son Eglise." (Vie de Sainct Eloy de 1626 page 3)

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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La partie droite : groupe sculpté du Miracle de saint Éloi maréchal-ferrant (bois peint, ronde bosse).

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Saint Éloi coupe la patte du cheval qu'un inconnu lui demande ferrer, afin de procéder plus facilement, avant de la remettre  miraculeusement en place. Le cheval est de petite taille et au harnachement sommaire (une selle, un mors et ses rênes). Éloi est accompagné d'un apprenti coiffé d'un bonnet rouge (ou bien du noble seigneur qui lui confie sa monture).

C'est l'épisode légendaire le plus représenté, celui qui sert d'attribut d'identification au saint, même lorsqu'il est réduit à un outil, une enclume ou un fer, mais il n'appartient pas à la Vita Eglegii. C'est celui qui est représenté sur la verrière des forgerons de Fribourg en 1320, sur la  tapisserie de Beaune , ou à la chapelle du Crann sur un vitrail de 1550. Voir ce dernier article pour le récit de la légende.

La verrière des Forgerons (Schmiedefenster) de la cathédrale de Fribourg

Tapisserie de saint Éloi de Beaune.

La verrière de saint Éloi à la chapelle Notre-Dame-du-Crann

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Ici, le saint ne porte pas le tablier propre aux maréchaux-ferrants, mais une soutane et la barrette des recteurs du XVIIIe siècle, au dessus d'une chevelure bouclée qui tient de la perruque. Aucune marque professionnelle n'est présente, hormis le marteau qui est bien évidement récent.

 

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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LA STATUE DE SAINT ÉLOI MARÉCHAL-FERRANT (pierre polychrome, XVIe).

C'est pour moi la plus belle pièce de la chapelle. Elle appartenait à un ensemble plus vaste , elle mesure 1,10 m, et pèse 200 kg, et est en granite jaune peint . Saint Éloi portant le tablier de maréchal-ferrant frappe sur le fer, gardant la tenaille fixée près de sa cuisse gauche. Son marteau rudimentaire est en L. Il est coiffé du bonnet propre aux artisans.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile 13 juin 2019.

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Groupe : cavalier et cheval (pierre).

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Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile  juin 2019.

Retable et statues de saint Eloi, transept sud de la chapelle Saint-Nicodème. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

 

Mobilier : Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome :saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

 

— COUFFON (René), Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du XIIIe au XIXe siècle.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_77/La_sculpture_religieuse_en_Basse_Bretagne_.pdf

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953.

— DILASSER (Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille,  Locronan et sa région

— DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&LEVEL=1&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&SYN=1&IMAGE_ONLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=Tous

 

— PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

 

Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. Du côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

 

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— MONTIGNY : Histoire de la vie vertus, mort & miracles de Sainct Eloy... par sainct Ouen... et traduite en François par Louis de Montigny, chez Sebastien Cramoisy, 1626

— Abbé Parenty ,Vie de saint Eloi, évêque de Noyon et de Tournai Ouen, Casterman, 1851

— PEIGNÉ-DELACOURT, Les miracles de saint Éloi, poème du XIIIe siècle, publié pour la première fois d'après le manuscrit de la bibliothèque bodleïenne et annoté Li Miracles de mesires sains Elois  1 vol. (128 p.) : fig., pl. ; 23 cm

Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YE-2585

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432031z

Chapitre XXVIII pages 55 à 57

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432031z/f81.item.r=pendu.texteImage

 

 

— Maître Léon. Les saints guérisseurs et les pélerinages en Armorique (suite). In: Revue d'histoire de l'Église de France, tome 8, n°41, 1922. pp. 430-440; doi : https://doi.org/10.3406/rhef.1922.2250 https://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1922_num_8_41_2250

 

https://www.persee.fr/docAsPDF/rhef_0300-9505_1922_num_8_41_2250.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Saint Éloi Retable
17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 09:03

Profanation d'inscription lapidaire de 1555 par un compteur électrique : l'église Saint-Herlé à Ploaré (Douarnenez).

Corpus épigraphique de l'église 1550-1684.

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Voir sur cette église :

 

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Voir aussi :

 

etc...

 

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Le chanoine Abgrall, inoubliable auteur de "En vélo autour de Quimper", doit s'en retourner dans sa tombe : lui qui, le premier, prit le soin de parcourir à bicyclette le Finistère pour relever les inscriptions gravées et sculptées des églises et monuments religieux du Finistère, et qui, lors de sa première visite à Saint-Herlé de Ploaré, en 1898, releva avec exactitude et intuition une seule inscription "sur la base de la tour, à l'intérieur de l'église, dans la tribune des orgues", serait bien peiné d'apprendre que cette inscription fondatrice de la tour (la partie la plus ancienne de l'église), a été masquée  partiellement par la pose du compteur de l'église.

Certes, on trouvera que j'abuse en parlant ici de "profanation". Mais ce patrimoine épigraphique, véritable mémoire de la pierre, n'est-il pas sacré ? 

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Jean-Marie Abgrall avait relevé  : AN LAN 1555 . G GLEUBA . PROCIE : F

Elle s'interprète alors facilement ainsi : En l'an 1555, G. Gleuba étant procureur de la fabrique.

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Mais son relevé n'est pas suffisant, et laisse de coté un certain nombre d'éléments précieux, et  la préservation de la pierre elle-même,  sa documentation photographique et sa présentation au public s'imposent.

En effet, il faudrait pouvoir définir d'abord la nature de la pierre (un granite de Locronan comme pour le reste de l'édifice ?) et donner les dimensions du bloc de pierre (l'accès de la tribune des orgues est interdit au public).

  Le texte est sculpté en réserve dans un cartouche qui se prolonge en bande dans les espaces vides. La ponctuation entre les mots utilise (une seule fois) le deux-points en losange propre à l'époque.

La première lettre, lue comme un A, est singulière, ressemblant à un EC. Le fût du premier L est perlé.

Le patronyme G : GLEUBA n'est pas attesté. Faut-il en modifier la lecture ? Ou bien respecter la leçon du chanoine mais y voir une variante locale d'un patronyme attesté, comme Le GLEUHER, LE GLEUHER, GLOUER ? On imagine alors la valeur de cet hapax.

La ligne PROCIEr F est également problématique, par l'absence de point entre les mots, et par la forme PROCIE, qui ne se laisse pas facilement pour "procureur".

La lecture de cette inscription doit continuer à faire débat en épigraphie (quoique ces débats furent inexistants depuis 1898 ...) et le respect de cette pierre s'impose.

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Inscription (granite, 1555) de la tribune de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1555) de la tribune de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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L'abbé Abgrall poursuivit ses prospections, et, en 1916, il présenta à la Société archéologique du Finistère cinq autres inscriptions (que je donne infra).

Mais d'abord, il modifia sa lecture de l'inscription précédente et il y lut :

AN . LAN . 1555 . G . CLEUBA . PROCIE : F

La différence porte sur le nom CLEUBA. Ce changement de lecture ne me semble pas fondé.

Henri Pérénnès, dans sa notice sur Ploaré de 1939, s'inspire sans doute de son collègue quand il lit  (sans se soucier du respect de la ponctuation) :

AN : LAN. 1555. G.  CLEUBA. PROCUE : F

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C'est le moment de se souvenir qu'en 1858, le Bulletin archéologique de l'Association bretonne publia le compte-rendu de l'excursion de l'Association à Ploaré, rédigé par Mr de Kerdrel. Et que déjà, les membres avaient prêté aux inscriptions lapidaires l'attention qu'elles méritaient. Ils lurent dans la tribune, à la chandelle peut-être,  mais  sans compteur électrique ni boite de dérivation, le texte  : 155- G GLEUBA PROCR  F.

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LES AUTRES INSCRIPTIONS.

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Auparavant, les membres de l'Association Bretonne de 1858 avaient déchiffré les deux inscriptions des murs de la tour  (porche ouest) :

LAN M VCS L ANTHOINE LE BAHE ; PRO FABRICQUE

Sur la seconde, moins lisible, ils lurent "très clairement le millessime 1548".

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Revenons à la première de ces inscriptions relevée à son tour par Abgrall en 1916 (il s'abstient de lire la seconde) :

LAN : M : DCL (1550) ANTHOINE : LE BABE : PRD (président) FABRICQUE

Henri Pérénnès donne :

M : DLC3  ANTHOINE LE BAHÉ : PRO  FABRICQUE

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Cette inscription carrée en kersanton marbrée par les lichens ne se lit bien que par soleil rasant. Elle est en réserve encadrée par un fin cartouche. Les caractères gothiques en minuscule (sauf l'initiale d'Anthoine) sont hauts et étroits, mais pleins de charme.

Je lis :

LAN : M : Vcc : L

ANTHOINE LE

BAHE PRO

FABRICQUE

"L'an 1550, Antohoine Le Bahé pro[cureur] de la fabrique".

Nous avons plus de chance avec le patronyme LE BAHE qu'avec celui de GLEUBA puisqu'il est attesté à Ploaré par les généalogistes. En effet José Chapalain a publié l'acte de naissance de Jeanne LE BAHE le 09/08/1630 à Ploaré (de Boarnej BAHE et Margareta FANNON) et son acte de mariage le 30/08/1660 à Ploaré avec Simon LE SAOUT. 

http://jose.chapalain.free.fr/pageprin133.htm

Albert Deshayes cite la forme LE BAHEC, Quimper 1697.

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Inscriptions  de l'élévation ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscriptions de l'élévation ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (kersanton, 1550) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Plus basse, plus accessible mais beaucoup plus érodée car elle est en granite à gros grains, l'inscription où l'Association Bretonne avait lu le millésime 1548 est restée non déchiffrée. Pourtant, les techniques d'estompage des épigraphistes devraient, si la motivation était là, produire quelque résultats.

Je lis LAN MIL VC / LVIII

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Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de  l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Inscription (granite, 1558) de la façade ouest de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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LES INSCRIPTIONS DU PORCHE SUD.

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M : H : PAILLART : R : 1673.

I : IONCOURT : F

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Soit Messire H. Paillart, recteur 1673 et I. Joncourt fabricien.

Le recteur de Ploaré entre 1655 et 1675 est Jérôme ou Hierosme PAILLART, dont le nom apparaît aussi à la chapelle Saint-Michel de Douarnenez . Le recteur qui lui succéda de 1676 à 1716 fut Guillaume PAILLART.

"La première pierre de Saint-Michel, bénite le 12 août 1663, l'année suivante, Hiérosme Paillard, le recteur de Ploaré, qui a juridiction sur le Port-Rhu comme sur l'agglomération de Douarnenez, fait graver son nom sur la porte ouest. En 1665, s'achève le clocher, le lambris de plafond est posé en 1667. Le sieur de Pratambars attendra 1675, pour s'attaquer aux peintures, Guillaume Paillard étant alors recteur de Ploaré." (Y-P. Castel)

 

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_le_nobletz.html

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Porche sud de l'église Saint-Herlé de Ploaré. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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Les autres  inscriptions relevées en 1916 par J.M. Abgrall.

— Angle sud-ouest : 1557.

— 2ème galerie sous le clocheton nord-ouest : N.O.M. LORANS. P. F. LAN . 1583

— Sur le clocheton sud-est :  V : D : M : P : C : M (Vénérable et discret messire ...)

— 3ème galerie basse de la flèche, derrière le clocheton nord-est : H : LE : BELEC : D C : LAN : 1586.

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Autres inscriptions d'après René Couffon :

1585 (rebord de la ème galerie, côté sud),

— "NICOLA/S TRETOVT" et la date de "1603" (clocheton sud-est),

— "MATIEV BRNEOL" (ère galerie, côté sud),

—  "M:G:P:/RECTEVR/1684" (flèche, pan sud-est).

— sur l'un des piliers du bas-côté nord la date de 1572 .

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CONCLUSION.

Lors de l'excursion du 16 juin dernier de la Société archéologique du Finistère à Saint-Herlé de Ploaré, les membres (autres temps, autres mœurs) ne se sont pas arrêtés devant ces inscriptions (sauf celles du porche), et n'en n'ont donc pas discutés les termes. Pourtant, à défaut d'archives (inexistantes pour la paroisse), les dates, les noms et les fonctions inscrites par les fondateurs de l'église ont une valeur patrimoniale exceptionnelle. 

Il n'est pas de mon tempérament d'être ronchon, et je souhaite seulement que ces témoignages soient respectés à leur juste valeur. Le compteur électrique dissimule l'inscription la plus ancienne de l'église après celle de 1550.

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J.M. Abgrall 1916

J.M. Abgrall 1916

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie) 1898, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen)  page 141 .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f208.image

ABGRALL (Jean-Marie) 1916, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments recueillies par M. le chanoine Abgrall (suite), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère page 74.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f135.item

— CASTEL (Yves-Pascal), 1978, Le clocher de Ploaré, amer sur la baie.L'Echo de Douarnenz-Ploaré, n° 223 ; avec une bonne photo de l'inscription de 1550.

"L'Eglise de Ploaré risque de n'attirer l'attention que par le profil étrange et déséquilibré au niveau des étages octogonaux de sa haute tour. Disparates au point de donner au visiteur une impression de malaise, les clochetons sont de hauteur inégale. Deux à l'Ouest semblent moignons mutilés. mal accordés, à la fine pyramide qui se marie pourtant parfaitement avec les deux aiguilles de la façade orientale. Mais il faut prendre les clochers comme les gens, sans vouloir les changer. C'est le meilleur moyen d'en améliorer l'image de marque.

LES NOMS DES COMMANDITAIRES.

Comme l'ensemble de l'église. le clocher de Ploaré est né de la volonté d' une grosse paroisse terrienne, plongeant dans l'eau ses bords, de se doter d'un abri pour ses cloches et d'un amer utile pour ses marins. Oeuvre séculaire de la communauté entière, il ne s'y distingue d'autre armoirie que le blason parlant d'un pêcheur aux prises avec un gros poisson, un goëland goulu, au-dessus de sa tête. Les fabriciens chargés de la collecte des fonds et de la gestion du chantier ont inscrit leurs noms que le soleil frisant permet de relever: Antoine Le Bahé, G. Gleuha, Hervé Le Friant, Y. Gourloen. M. Lorans, H. Le Belec, Jehan Le Mor. Ces noms sont suivis de la mention PRO(cureur) FAB(brique). L'un d'entre eux précise « premier fabrique ». Aux noms des fabriques s'ajoutent ceux de maîtres maçons ou maîtres charpentiers. Ceux-ci ne sont suivis d'aucune initiale. Ainsi sans doute, Nicolas Trétout et Maréchal. Vers la fin des travaux, au XIIè siècle, ce sont les recteurs qui réclament la paternité de l'ouvrage. Indication d'une emprise cléricale plus grande sur la construction. M(essire) H. Paillard fait suivre son nom du R. désignant la fonction. Son successeur est plus modeste. Il ne donne que des initiales G.P. mais ajoute, en toutes lettres, son titre: Recteur. En 1736, le dernier en date de ceux qui signalent leur intervention dans l 'édification de l'église. P. G. Huguet R(ecteur) se donne le curieux, mais habituel titre de V(énérable) et D(iscret) M(essire) ! ...

LA CONDUITE DES TRAVAUX On a ainsi le nom des hommes qui ont présidé à l'œuvre: fabriciens, recteurs et maîtres. L'observation des dates permet d'établir. grosso modo, le calendrier d'un chantier qui, continu pendant un demi siècle, connut par la suite une longue interruption: 1548, 1550, 1551.1555,1558,1559.1560. Dix années de travaux jusqu'à la 43è assise de pierre, à raison donc de trois à quatre assises par années, c'est à-dire un mètre de hauteur environ. Ce n'est pas rapide, mais en accord avec la sagesse du temps. Le chantier est financé en dehors de tout système de crédit, ne pouvant fonctionner que sur les rentrées annuelles. La charge de six ou sept ouvriers environ n • était pas pour grever inconsidérément le budget de la paroisse. Les charrois de pierre étant effectués par les paroissiens eux-mêmes, ces ouvriers taillent la pierre, prenant Je temps de sculpter ornements, inscriptions. et motifs en relief. Us sont payés fort vraisemblablement à la quinzaine. Le fait que l'on ait fait figurer sur la façade occidentale pêcheur, goëlands et poissons affirme le rôle joué par l'économie d'un port dans les destinées d'une église paroissiale au double visage: maritime et rural. De 1560 à 1570, monte le carré de la tour. Jusqu'à la première galerie. L'on y compte 33 assises. Sentirait-on un fléchissement dans l'activité du chantier par rapport à la décennie précédente ? Ce n 'est pas impossible .

En 1572, alors que l'on poursuit le travail au niveau des étages octogonaux. on pose les fondations de la future église. Des murs extérieurs viennent ceinturer l'église bas. se encore debout. Le procédé de 1 'enveloppement était courant qui permettait l'utilisation de l'ancienne église. On comprend ainsi que pendant 20 ans le clocher n'ait gagné qu'une dizaine de mètres, trente assises, jusqu'au moment où en 1593. les troubles de la Ligue viennent stopper le chantier après une activité de presque 50 ans ... A peine commencée. l'érection de la pyramide est arrêtée. Elle ne reprendra que 90 ans plus tard. En effet, il faut attendre le dernier quart du XVlle siècle pour voir les recteurs prendre la relève des fabriciens. Le recteur Paillard fait voûter le porche (L673). Le recteur G.P. continue la pyramide (1684). Nicolas Trétout entreprend la charpente (1693). Ainsi. vers les dernières années du XVIIè siècle, l'église de Ploaré offre l'allure définitive qu'on lui connaît maintenant. moins les clochetons hauts (1736) et la sacristie."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71107299c5b07ac24c3b33e18198e841.pdf

— COUFFON (René), 1988, Notices

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

Le clocher de conception encore toute gothique est inspiré de Quimper et de l'atelier de Saint-Herbot ( 55 mètres). Le mur ouest porte en lettres gothiques : "LAN MIL VcXLVIII", et au-dessus, l'inscription : "LAN. M. Vcs L. ANTHOINE. LE BAHE. PRO FABRICQVE.". On lit ensuite, d'après H. Pérennès, à l'intérieur de ce clocher : "AN. LAN. 1555. G. GLEVBA (ou GLEVVA). PROCVE F." -- Inscriptions relevées sur la tour : "Y:GOVRLOEN.1581" (rebord de la ème galerie, côté sud), "R:TALOV F. LA 1585" (rebord de la ème galerie, côté sud), "NICOLA/S TRETOVT" et la date de "1603" (clocheton sud-est), "MATIEV BRNEOL" (ère galerie, côté sud), enfin "M:G:P:/RECTEVR/1684" (flèche, pan sud-est). 

— PÉRÉNNÈS (HENRI), 1939, Notice de Ploaré, BDHA page 225

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56d47066d5bc94bb64f58549386360.pdf

 

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 20:24

Ploéven X : la cloche de 1817 de la chapelle Saint-Nicodème par Le Beurriée.

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Sur Ploéven, voir :

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Sur les cloches :

 

 

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Le clocher de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le clocher de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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1°) L' inscription.

Sur la cloche de la chapelle Saint-Nicodème en Ploéven, nous pouvons lire l'inscription presque complètement depuis le sol. Elle occupe quatre lignes. Les débuts de lignes sont indiqués par un manicule (paume à plat, pouce levé, index tendu) que je remplace ici par une barre  :

 

/FONDUE A BREST  EN MARS 1817 POUR SERVIR A LA CHAPELLE

/ ST NICODEME DE] PLOÉVEN  MR HENRY SAVINA RECTEUR ET  NOMMEE

/ PAR MR JEAN PIERRE -----  FABRIQUE PROPRIETAIRE DE  KERAMPOCHET /

/ ET DAME CORENTINE LE SANQUER VVE LE DOURÉ DE KERGOULOUARN

Soit : Fondue à Brest en mars 1817 pour servir à la chapelle St-Nicodème de Ploéven Henry Savina recteur et nommée par Mr Jean-Pierre ?-- fabrique et propriétaire de Kerampochet et Dame Corentine Sanquer veuve Le Doaré de Kergoulouarn.

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Notes :

Ligne 1 : la formule "fondue à Brest --- pour servir à la chapelle de" se retrouve sur les cloches de Plomodiern en 1810.

Ligne 2 : Henri SAVINA, recteur de Ploéven en 1783 et de 1816 à 1826 . 

"En 1783-1791. Henri Savina. Celui-ci ayant prêté serment à la Constitution civile du clergé (Peyron, Documents... I, 80) signe pour la dernière fois aux registres le 30 Avril 1791, puis est nommé curé constitution­nel de Crozon, où il prend possession de ses fonctions vers le 15 Mai. . Trois semaines après le départ de M. Savina, recteur, nous voyons apparaître le 22 Mai 1791, Pierre Le Pelliet, ancien vicaire assermenté de Trégarvan, qui signe « vicaire de Ploéven », jusqu’à la fin de 1792. De 1793 à la fin de 1796 il fera fonction dans la commune d’officier public.  — En 1816-1826. Henri Savina qui, durant l’époque révolutionnaire, avait joué un triste rôle à Crozon [Note : Pérennes, Saluden... Les prêtres du diocèse de Quimper morts pour la foi.... I, p. 426. — Sur son passage à Lambézellec comme curé voir Peyron et Abgrall, Notices sur les paroisses, vol. V, pp. 164-168. Voici ce qu’il écrit le 28 Juin 1822, quatre ans avant sa mort, à Mgr. Dombideau : « Quant à moi, Monseigneur, mon voeu est de me voir dégagé d’un surcroît de travail au-dessus de mes forces et de pouvoir recueillir avec tranquillité le fruit de ma retraite et songer avec plus de loisir aux années éternelles qui, certes, ne sont pas éloignées de moi ». Il fit graver sur sa pierre tombale, à Ploéven, ces mots qui témoignent de son repentir : Hic jacet Heuricus Savina sacerdos peccator expectans judicium]."

ligne 3 :  Kerampochet : lire Keramporchet (carte IGN) , à l'est du bourg ; mais le lieu-dit est bien orthographié KERAMPOCHET sur la carte de Cassini (fin XVIIIe) et sur la carte d'Etat-Major (1820-1866). Il possède une croix du XVIe siècle.

— ligne 4 : Manoir de Kergoulouarn : au nord-est du bourg.

Corentine SANQUER, née le 13 avril 1775, épousa en l'an III à Ploéven Thomas LE DOARÉ, d'où 3 filles Marie-Anne (1796-1822), Marie Corentine (1798-1814, mariée en 1813 avec Yves LE BRETON), et Anne Yvonne (1800-1845). Seul ennui, la généalogie qui la mentionne la fait mourir en 1800.

https://gw.geneanet.org/mlebastard?lang=en&pz=kenza+eden&nz=le+bastard&p=corentine&n=sanquer

 

 

 

Sa datation en 1817 lui donne une valeur patrimoniale forte . Celle-ci est renforcée par les trois décors : une palmette, un médaillon en mandorle à la Vierge, et un médaillon rond que je vais détailler.

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Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Cloche de 1817 de la chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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2°) Le médaillon rond : une estampille des LE BEURRIÉE.

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Le médaillon  est timbré par une flamme encadrée par deux dauphins. La flamme naît de ce qui ressemble à une grenade (ou un heaume grillagé) au dessus d'une cloche et de deux canons tête-bêche placés dans un cartouche à enroulements. Le plus intéressant est l'inscription : LE BEVRRIEE / M'A FAIT.

 

Cette marque est connue, car elle est signalée aux Archives des Vosges 86 J "Fonds de la famille Farnier-Remy et de la fonderie de cloches Jeanne d’Arc de Robécourt (1839-[2000])" de la façon suivante : 

Le Beurriée m’a fait — Marque provenant d’une cloche du Relecq (Finistère) fondue en 1806. Dimensions : 6,9 x 6,5 cm

https://archives.vosges.fr/Portals/8/xNews/uploads/2017/3/27/Fonds%20de%20la%20famille%20Farnier-Remy%20et%20de%20la%20fonderie%20de%20cloches%20Jeanne%20d%E2%80%99Arc%20de%20Rob%C3%A9court%20(1839-[2000])_2.pdf

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Il est évidemment très émouvant de découvrir que le fondeur de cette cloche de Saint-Nicodème porte le même nom que le fondeur de la cloche de 1735 conservée à l'église de Ploéven.

On se souvient peut-être que la veuve de Jacques Le Beurrié (fondeur à Vannes) épousa le fondeur Thomas Le Soueff, et que le couple vint s'installer à Brest avec les enfants du premier mariage, Jean-Baptiste et Jean-François Le Beurriée de la Rivière.

Or, l'une des cloches de Thomas Le Soueff, celle du Faou en 1714) porte une estampille aux deux canons en sautoir sous une cloche.

La même marque a été décrite sur une cloche de la chapelle de Saint-Divy à Dirinon avec l'inscription FAIT A BREST EN 1782 R. LE BEURRIEE M'A FAITE .

http://www.lavieb-aile.com/2018/09/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.i-thomas-le-soueff-1714.html

http://www.lavieb-aile.com/2017/02/le-culte-de-sainte-nonne-a-dirinon-ii-la-chapelle-saint-divy.html

Ces canons rappellent qu'un fondeur de cloches peut devenir un fondeur de canons.

http://tchorski.morkitu.org/12/musee-tellin-01.htm

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Il reste à déterminer qui est ce LE BEURRIÉE actif au début du XIXe siècle. La date de 1817 n'exclut pas Julien François Marie LE BEURRIÉE, né le 24 septembre 1759 - Saint Louis - Brest,  et décédé le 20 mars 1818 -Centre  Brest,  à l'âge de 58 ans. D'autant que celui-ci, fondeur; conseiller Municipal de Brest (1809-1818), membre de La Fabrique de St Louis (1810-1818) avait reçu l'ordre de fondre en canons les cloches de Bretagne. Voir la généalogie sur mon article Ploéven I La cloche de 1735.

 

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Ploéven X : la cloche de 1817 de la chapelle Saint-Nicodème par Le Beurriée.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1987, Artistes en Bretagne, dictionnaire des artistes artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien-Régime. avec Tanguy Daniel et Georges-Michel Thomas. 

 

— SUTTER (Eric) 2006, La campanographie française

http://campanologie.free.fr/pdf/La_Campanographie_francaise.pdf

— TCHORSKI, épigraphie campanaire

http://tchorski.morkitu.org/1/epigraphie-01.htm

— Hervé du Halgouet 1949, Vieux sons de cloches

https://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans cloches Ploéven
15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 15:12

Ploéven VIII. Les six crossettes (granite, XVIIe siècle) de la chapelle Saint-Nicodème.

 

 

 

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— Sur Ploéven, voir :

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

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PRÉSENTATION.

Les crossettes ne doivent pas être confondues avec les gargouilles, qui sont creuses et servent à évacuer les eaux pluviales. Ce sont des pierres d'amortissement, nécessaires à la structure et à l'équilibre d'un fronton ou d'un pignon,  situées à la terminaison de leurs rampants . Elles peuvent être figurées, à thème zoomorphe, fantastique ou anthropomorphe, mais leur thème, loin d'être laissé au bon plaisir du sculpteur, répond à une tradition où les dragons et  les lions prédominent, suivi des chiens, des sirènes  et des représentations des vices comme la lubricité et la coquetterie dans les deux sexes. Exception faite pour les anges à phylactère, on y trouve aucune figure biblique ou chrétienne. Leur position marginale et intermédiaire (entre murs et toiture) les placent, à l'extérieur des bâtiments, en parallèle avec les sablières  à l'intérieur. Elles n'atteignent jamais la grivoiserie débridée ou la scatologie des miséricordes des stalles.

Quoique spectaculaires, les crossettes de Saint-Nicodème n'ont pas été étudiées. 

Leur datation est déduite de celle de l'édifice : entre 1592 et 1607.

Leur matériau est le granite.

La liste est est :

n° 1 : rampant droit du pignon ouest : acrobate

n° 2 : rampant gauche du pignon ouest : animal à pattes palmées

n° 3 : rampant droit du pignon du transept nord : lion.

n° 4 : rampant gauche du pignon du transept nord : lion.

n° 5 : chevet : gargouille non figurée (géométrique)

​​​​​​​n° 6 : chevet : gargouille non figurée (géométrique)

n° 7 : ​​​​​​​rampant droit du pignon du transept sud : lion.

n° 8  : ​​​​​​​rampant gauche du pignon du transept sud : lion tenant un petit être (âme).

 

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I. L'élévation occidentale.

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1. rampant droit du pignon ouest : acrobate en bragou.

C'est le motif le plus pittoresque et le plus intéressant. Vu de droite, ce personnage un peu ventru semble descendre en glissant (malgré les crochets) sur la rampe de l'escalier qui mène à la chambre des cloches, mais vu de l'ouest, il devient clair qu'il se tient cambré pour attraper ses chevilles : c'est l'attitude bien connue de l'acrobate de crossette (et de sablière) souvent rencontré, soit nu, soit vêtu, et déjà présente sur les modillons romans . Et cette attitude est si stéréotypée, si provocante, qu'elle a probablement une signification obscène, peut-être en relation avec une expression verbale ( comme "prendre son pied") disparue. C'est de toute façon une attitude de renversement (la figure d'acrobatie est un renversement postérieur).

On la rencontre , par exemple deux fois sur l'église de Dirinon, une fois à l'angle de l'arc de triomphe de La Martyre, à l'église de Lampaul-Guimiliau, à Daoulas ou au  Doyenné du Folgoët (cf. liens).

Ici, il porte des chausses bouffantes et plissées (en breton bragou braz) et une tunique courte, serrée par une épaisse ceinture. Ses cheveux sont longs. L'attaque de la pierre par divers lichens ne nous permet plus de voir l'expression béate de son visage.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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n° 2 : rampant gauche du pignon ouest : animal ou femme hybride à pattes palmées.

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Cette crossette n'a pas d'équivalent ailleurs. L'animal au corps fin et allongé a les pattes palmées, une queue passe entre les pattes postérieures et fait retour sur l'abdomen (comme elle le fait pour les lions de crossettes) mais la partie antérieure est plus anthropomorphe, (voire gynomorphe si on me pardonne cet écart), car la tête est arrondie par une possible chevelure  et le volume d'une franche poitrine est présente, quoique trop géométrique et sans rondeur . 

Le visiteur se hâte de changer de point de vue, ... mais lorsqu'il se trouve de face, il est dépité : l'érosion éolienne, les lichens, l'imprécision de la taille ne permettent pas d'aller plus loin, même si la poitrine se confirme. La position des pattes antérieures est celle du Sphinx.

Chacun y va de son hypothèse, mais rien ne permet d'être péremptoire. Dommage de voir s'échapper  la certitude d' avoir ici une sirène palmée  à placer dans la longue série des créatures féminines semi-humaines des crossettes de Basse-Bretagne!

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le pignon du transept nord.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 3 : rampant droit du pignon du transept nord : lion tirant la langue.

De face, avec sa tête triangulaire aux yeux en grosses perles creuses et le long T pyramidal de son museau, il évoque une sculpture de l'art cycladique. Mais de profil, c'est bien un lion, —avec la crinière méchée du tronc —, tenant sa langue (ou quelque proie) entre ses pattes antérieures, et dont le fouet dressé revient sur la courbe de l'arrière-train en la suivant.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 4 : rampant gauche du pignon du transept nord : lion  léchant ses pattes..

De l'autre coté, c'est le même animal, à la gueule incertaine et au pelage ras. Chien ? Lion ? Comme on voudra : seul le sexe est certain.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 5 et 6 : chevet : gargouille non figurée (géométrique en double volute)

Une gorge permet l'écoulement de l'eau.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le pignon du transept sud.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 7 : rampant droit du pignon du transept sud : lion léchant ses pattes.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 8  : rampant gauche du pignon du transept sud : lion tenant un petit être.

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Nous retrouvons ici un modèle fréquemment illustré ailleurs, celui d'un lion dévorant ou emportant un homoncule (comme à Goulven), et la langue des lions précédents s'est transformée en une forme polycyclique où des yeux se devinent. Le lion devient alors un être psychopompe, ou un domestique du Malin prompt à emporter aux Enfers l'âme de celui qui néglige ses devoirs de chrétien. Mais d'une manière générale, les crossettes ne sont pas les auxiliaires d'un discours moral ou d'un prêche.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Avant de conclure : le masque du fronton du porche ouest.

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Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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CONCLUSION.

La chapelle Saint-Nicodème peut se vanter de posséder le plus bel ensemble de crossettes de la commune, puisque l'église Saint-Méen n'en n'a pas, et que Sainte-Barbe ne montre que 2 ou 3 exemples. Néanmoins, par rapport aux superbes collections du Léon ou des rives de l'Elorn, qui bénéficient de la qualité exceptionnelle de la kersantite, ces crossettes de granite usées par l'érosion ne peuvent prétendre aux premiers rangs. Pénalisées par le matériau, elles le sont peut-être aussi par un artisan de second ordre, dont les animaux peinent à ressembler vraiment aux lions qu'ils tentent d'imiter. 

Leur découverte reste un moment passionnant, pendant lequel l'esprit en alerte cherche à résoudre les six énigmes successives qui lui sont soumises.

Le bonhomme acrobate, l'ambiguë sirène palmée, le lion à la face primitive, le psychopompe et sa proie restent gravés dans sa mémoire dans ce vaste musée de l'imaginaire breton.

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SOURCES ET LIENS.

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Ploéven
14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 22:50

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES  (1592-1761 [1735]).

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Corpus chronologique :

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Élévation sud, à droite de la porte  Y : GORIE / FA : 1592.

Inscription non datée et peu lisible sur le coté gauche du clocher.

Pignon du transept sud, à droite de la baie. B : QVERR / FA : 1593.

Au sommet du pignon du transept sud : I : DA /VOL :FA :1607.

Calvaire : M : H : S: MARZIN : R / Y : QVEMENER : / FA : 1637  et sur le nœud Y : QVE /MENER : /FABRI

Fontaine : M : Y : CV / ER : RECTVER / I : PRIGANT : / FABRIQUE : 1667.

Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : N : ET : D : M : P. /FVRIC :R. /H : QVEMENER : F. 1712.

Chambre des cloches : 1735 ?

Chœur de l'église, intérieur, coté nord . [QVI]NQVIS / ---TEANT 1754. puis M: IACQVES V[EM]AR / RECTEVR

Chœur de l'église, intérieur, mur sud. M : IOSEPH LE GUIADER REC / TEUR 1761

Chœur de l'église, intérieur, mur sud : GILLE EVZEN FABRIQVE 1761.

Cloche fin XVIIIe ou vers 1816  : Fondue à Brest --pour servir à la chapelle St-Nicodème ---Savina recteur et nommée -- par Mr Jean-Pierre -- propriétaire de Kerampochet et Dame Corentine --- de Kergoulouarn.

 

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Déduction :

Ces inscriptions tracent l'histoire d'une chapelle dont la construction a débuté en 1592 par la nef sud, un peu après l'église paroissiale (dates de 1547 et 1574) et la chapelle Sainte-Barbe ( 1585 sur la calvaire). Après s'être un peu attardée (guerre de la Ligue ?) au transept sud de 1593 à 1607, elle a du être achevée afin de se doter d'un calvaire en 1637 par Roland Doré (les calvaires de Sainte-Barbe et de l'église datent de 1585 environ), puis d'édifier  en 1667 l'édicule d'une fontaine certainement préexistante. En 1712, la chapelle obéit à l'injonction (post Concile de Trente) de s'équiper d'une sacristie aux fenêtres à barreaux car elle sert à protéger la trésorerie . Elle précède en cela Sainte-Barbe (1736), tandis que l'église avait fait construire sa sacristie en 1680. 

Par estimation, la chapelle reçoit son mobilier au XVIe (statue de saint Éloi et Vierge "de la vraie vertu"), au XVIIe (statues de Nicodème et de la Vierge) ou au 1er quart du  XVIIIe (retables de saint Éloi et saint Isidore de 1720-1725).

En 1735, une violente tempête, qui touche aussi l'église paroissiale, abat le clocher et impose de refaire le pignon ouest. 

Entre 1754 et 1761,  les murs du chœur sont reconstruits, d'abord au nord, puis au sud, juste avant que la charpente ne soit lambrissée. 

Une nouvelle cloche est réalisée entre 1816 et 1826 (probablement après la dépose des cloches du département à la Révolution).

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La forte présence des recteurs.

Ici, comme à l'église Saint-Méen ou à la chapelle Sainte-Barbe, mais seulement à partir du XVIIe siècle, les recteurs successifs tiennent à faire inscrire leur nom à coté de celui du fabricien en exercice pour l'année (alors que les inscriptions de nombreux sanctuaires de Basse-Bretagne ne mentionnent souvent que les fabriciens). Cinq recteurs et neuf fabriciens sont nommés ici, laissant ainsi des données historiques très précieuses, surtout lorsqu'elles peuvent être croisées avec les données géographiques (habitat) et généalogiques.

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INVENTAIRE.

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Élévation sud, à droite de la porte  : 1592.

L'inscription, en réserve dans un cartouche, n'est peut-être pas complète car le cartouche n'est pas fermé sur le coté droit.

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Y : GOVRIE

FA : 1592

"Peut-être COURTE, fréquent à Kergonan au XVIIIe et XIXe siècle et apparenté aux QUEMENER du calvaire".

On peut penser aussi à GOURVEST, etc.

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription non datée sur le coté gauche du clocher.

L'érosion et les lichens en rendent la lecture périlleuse.

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------S

DEM ----

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Pignon du transept sud, à droite de la baie. 1593.

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B : QVERR

FA : 1593.

Meilleur cliché sur linteauxdefrance, qui commente :

"membre de la fabrique, sans doute membre de la fabrique, sans doute QUERRE dont l'initiale du prénom pourrait être N H ou A"

 Donc : [B]. QUERRÉ, fabricien , 1593.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Au sommet du pignon du transept sud : 1607.

La période de la Ligue — Fontenelle s'installe à l'île Tristan en 1595 et pille Pouldavid, Penmarc'h, Névet en Locronan— pourrait expliquer le délai écoulé avec la datation précédente.

 

 

I : DA

VOL :FA :

1607

Soit I. DAVOL, fabricien, 1607.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Calvaire : 1637.

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inscription du socle :

M : H : S: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637

Messire H. MARZIN, recteur, Yves QUEMENER fabricien.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription du nœud :

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Y : QVE

MENER :

FABRI

Yves QUEMENER fabricien.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Fontaine : 1667.

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Sous un blason aux trois fers d'épieu (de Kerluz), le fronton de l'édicule porte :

 


M : Y : CV

ER : RECTVER


I : PRIGANT :

FABRIQUE : 1667.

 

Messire Y. CUER, recteur, I. PRIGANT fabrique 1667.

La famille PRIGENT est attestée à Ploéven à Keragonan [ou Kergonan,]  et à Kermerrien (immédiatement à l'est de la chapelle) .

Jean (IAN) PRIGENT, fils de René, décédé le 6 janvier 1646 à Kermerrien, épouse Guillemette Le DROFF le 24 novembre 1733, d'où Pierre, décédé en 1782.

https://gw.geneanet.org/marsouin4?n=prigent&oc=7&p=jean

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : 1712.

Difficilement lisible en éclairage habituel : je me fonde sur le relevé de Couffon :

N : ET : D : M : P.

FVRIC :R.

H : QVEMENER : F. 1712.

Soit Noble et discret messire P. FURIC recteur, H. QUEMENEUR fabricien 1712.

Pierre FURIC de SAINT-MORAN fut recteur de Ploéven de juillet 1710 à janvier 1731 .Il fut enterré sous la croix [calvaire] du cimetière. La famille Furic est mentionnée à Plonévez-Porzay, où un Corentin Furic fut recteur de 1702 à 1710, mais les Furic, sieurs de Saint-Moran, seraient plutôt de Lambour en pays bigouden (voir René, né en 1630, conseiller du roi au présidial de Quimper). Pierre Furic serait de la branche cadette, possessionnée à Sainte-Marine. Il est impliqué dans la commande des retables à l'atelier Mozin de Quimper.

Il est 

https://gw.geneanet.org/pierreb29?lang=en&pz=anna+et+edern&nz=bienvenu&ocz=2&p=rene.+sieur+de+saint+moran&n=furic&oc=2

H. QUEMENER est vraisemblablement apparenté à Y. QUEMENER, fabricien dont le nom est mentionné deux fois sur le calvaire de 1637 de la chapelle.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Transept nord, angle avec le chœur : 1754. Reste de polychromie ocre.

Elle est masquée par le bord du retable :

----NQVIS

----TEANT

1754.

Il serait nécessaire d'explorer la partie cachée. En 1754, le recteur était Jacques Vémar. cette inscription se prolonge peut-être avec la suivante.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté nord . Recteur Jacques Vémar (1744-1755). Reste de polychromie ocre-rouge.

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M: IACQVES V[EM]AR

RECTEVR

Messire Jacques VEMAT, recteur..

Recteur de mars 1744 à janvier 1755, il fit faire les lambris de la nef nord (de l'église paroissiale), selon les peintures disparues sous les peintures de 1889.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, mur sud. 1761, recteur Joseph Le Guyadeur.

M : IOSEPH LE 
GUIADER REC 
TEUR 1761

Messire Joseph Le Guiader recteur 1761.
Ou Joseph LE GUYADEUR, recteur de Ploéven de 1758 à 1770, décédé à 60 ans. Il "fit faire le lambris  de Saint-Nicodème en 1763" selon le tableau affiché dans l'église.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté sud : 1761.

Elle complète la précédente en donnant le nom du fabricien :

GILLE EVZEN

FABRIQVE

1761.

D'après D. le Quéré 2011, Gilles Euzen habite Kerrien et décède en 1762. Il est peut-être apparenté aux Euzen de Penhoat, donateurs de la croix.

La généalogie d'Yves Hamet donne un  Gilles Euzen, fils de Jean,  né en  1754 à Keryen  et décédé le lendemain. Ou son frère Gilles Euzen né en 1755 (donc trop jeune pour être fabricien en 1761) à Keryen, Ploéven.  Ou son grand-père Gilles EUZEN né en 1698 [à Plonévez-Porzay ?], marié en 1722 avec Madeleine LE DOARÉ. Mais la famille de ce Gilles, puis de son fils Jean, n'a quitté Plonévez-Porzay qu'en 1755 pour Keryen.

https://gw.geneanet.org/hamety?n=euzen&oc=&p=gilles

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=fr&iz=3841&p=gilles&n=euzen&oc=1

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chambre des cloches : 1735 ?

En 1735, une violente tempête malmena le clocher de l'église et en fit tomber les cloches. À Saint-Nicodème, il en alla de même, et la lecture des murs de l'édifice montre qu'il manque une première travée orientale. La date de l'inscription de la chambre des cloches (qui n'a pas été relevée par les auteurs précédents) est difficile mais les premiers chiffres semblent bien être 173-. On complète donc par : 1735.

NB : Couffon donne pour cette tempête la date de 1712.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

https://fr.calameo.com/read/005065810ba8c05f9a59c

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&LEVEL=1&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&SYN=1&IMAGE_ONLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

— LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

—LE QUÉRÉ (David), 2011, Bâtisseurs et fabriciens de Ploéven, in Les Nouvelles du village, Ploéven  , n°117 pages 14 à 17.

https://fr.calameo.com/books/005065810ba8c05f9a59c

— PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines.

— WIKIPEDIA

 

En forme de large croix latine, avec chevet à pans coupés, elle présente au Nord une façade en schiste et granite.

Datant du xvie siècle, elle a fait l'objet de plusieurs extensions et restaurations. Une porte en anse de panier donne accès au transept sud sur lequel deux inscriptions se remarquent : "H QUEMENER FR : 1593" et "DAVOL FA 1607".

Sur le mur Sud de la nef, s'ouvre une porte semblable portant la date de 1592, avec des piédroits prismatiques.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à dôme et lanternon. L'un des rampants présente un escalier extérieur.

La sacristie, de plan hexagonal date de 1712.

Cet édifice renferme un très beau mobilier dont des statues du xvie siècle, des autels en bois polychrome et une clôture de chœur en bois peint du xviiie siècle.

Cette chapelle fut restaurée après les importants dégâts causés par l'ouragan de 1987.

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions Gargouilles et crossettes
12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 14:31

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DESCRIPTION.

Ce calvaire en granite (degrés et socle) et kersanton datant de 1637 (inscription) et attribué à Roland Doré  s'élève sur un soubassement à trois degrés, le premier étant doté d'une corniche. Puis vient le socle cubique gravé de canaux et portant l'inscription  M: S: H: MARZIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637. Le fût rond porte des écots. Ceux-ci sont souvent interprétés comme témoignant d'épidémies de peste (écôts = bubons), mais ils peuvent aussi relever de la tradition médiévale  qui veut  (d'après l'évangile de Nicodème puis la Légende Dorée)  que le bois de la croix provient de l'arbre qui a poussé sur la tombe d'Adam.

À sa base,  les  griffes sont timbrées de fleurs de lis. Le croisillon à culots, supporte, après un écu carré où se lit l'inscription Y QVEMENER FABRI, les statues géminées  Vierge-évêque et  Jean-Pierre. Le crucifié s'inscrit sur  une croix à fleurons en boules godronnés et à titulus gravé.

Hauteur 5,10 m. Hauteur des personnages 0,80 m.

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I. L'INSCRIPTION DE LA FACE SUD DU SOCLE.

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Inscrite sur granite, elle est érodée et sa lecture se base sur les relevés antérieurs , bien que ceux-ci diffèrent. La graphie est maladroite, les lettres sont de taille différente, mêlant les minuscules et les majuscules. Lorsqu'on se familiarise avec cette écriture,  la lecture en devient plus assurée.

Pérénnès a lu : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

Couffon a lu : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637"

Ducouret et Quillivic lisent : M: S: H: MARZIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637
Castel (repris par Le Seac'h) lit :  M: S: H: MARTIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637

La lecture la plus crédible à mes yeux est :

M:S: H: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637.

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Les recteurs de Ploéven, dont la liste est affichée dans l'église furent J. MARZIN , arrivé en 1612, puis H. MARZIN (Hervé ? Hubert ?) arrivé en 1626, et en poste jusqu'en 1644, date de l'arrivée de son successeur BOURGUENNEC. La date de 1637 est donc cohérente.

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Le nom du fabricien, Y[ves] QUEMENER, est confirmé par l'inscription du nœud du croisillon. Sa famille semble très impliquée dans cette chapelle, puisque nous trouvons les inscriptions "H. QVEM(ENER?). FA. 1593": (mur du transept sud) et "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712. (sacristie)" .

Un Tanguy QUEMENER est attesté à Kergonan lors de son décès  en 1832 , une Jeanne LE QUEMENER également à son décès en 1803, etc.

Rappelons que le sculpteur Roland Doré fut actif de 1618 à 1663. Parmi la centaine de croix et calvaires qu'il réalisa (cf. annexe), celui de Saint-Nicodème est l'un des 41 qui comportent en date. Il appartient au cercle plus réduit des 15 calvaires qui sont encore complets. L'artiste landernéen est ici au milieu de sa carrière.

Cette date de 1637 place le calvaire à une date postérieure à la construction de la chapelle  (avec ses chronogrammes 1592, 1593, 1607). Et postérieure aussi aux calvaires du bourg et de la chapelle Sainte-Barbe, de la fin du XVIe siècle.

 

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.
Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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côts et Fleurs de lys.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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LA FACE OCCIDENTALE : CRUCIFIX, VIERGE, JEAN.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le Christ en croix.

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E. Le Seac'h et Yves-Pascal Castel ont  décrit les caractéristiques des Crucifix de Doré ; j'ai repris ces informations dans mes précédents articles sur les calvaires de cet artiste.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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La Vierge.

Notez les pupilles creusées, caractéristiques de Roland Doré.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Saint Jean.

Parmi les saint Jean de Roland Doré , il appartient à ceux (*) qui ont les deux bras croisés sur la poitrine (ici, c'est plus rare, main gauche en dessus), mais dont seul un pan du manteau est vertical, l'autre pan formant des plis obliques.

(*) avec Seznec  à Plogonnec, Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Vendal à Douarnenez, Saint-Claude à Plougastel, Tinduff à Plougastel, Moudennou à Dinéault, Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay, Cast, Saint-Nic.

De même, il appartient au groupe à  chevelure bouclée triangulaire, très caractéristique, en perruque comme sur les gisants  avec ceux de Seznec et Saint-Pierre à Plogonnec ; Commana ; Saint-Claude à Plougastel,  Tinduff à Plougastel ; Moudennou à Dinéault, Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay , Saint-Vendal à Douarnenez, Cast, Saint-Nic.

On remarque alors que toutes ces localités sont en Cornouaille, au sud de l'Elorn (et aucune en Léon), comme s'il y avait un sous-atelier chargé de ce secteur géographique. Mais il faudrait vérifier cela de façon plus approfondie.

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On retrouve le demi-sourire, —que je peux qualifié de "sourire de bienveillance" —, également vite reconnaissable.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le nœud du croisillon : inscription.

Elle occupe un carré et réserve quelques difficultés, car le sculpteur a employé le Q en forme de P rétrograde, ainsi que des lettres conjointes (deux lettres qui ont en commun une partie de leur corps).

Y QVE

MENER

FABRI

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Néanmoins, le sens est clair : Y QVEMENER FABRI, c'est à dire "Yves QUEMENER, fabricien".

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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LA FACE ORIENTALE. SAINT PIERRE ET UN EVÉQUE (MÉEN ?).

C'est la face la plus ardue à photographier, car elle reste à l'ombre le matin.

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Saint Pierre.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Un évêque : saint Méen?

Je l'assimile à saint Méen (un abbé, et non un évêque) puisque, à Pléven (Plou de saint Méen), c'est l'éventualité la plus probable. Mais rien, dans cet évêque ou abbé, n'en permet la détermination (à la différence de la statue au dragon et au monopalium de l'église). Il bénit de la main droite et tient la crosse de la main gauche. Je remarque les plis tubulaires du surplis.

De la même façon que, sur les bannières, les brodeurs ont représentés un "saint évêque de la Réforme" stéréotypé pour représenter tous les différents saints patrons des paroisses, on peut penser que l'atelier reproduit un modèle type de saint évêque sans aucun attribut spécifique quelque soit le titulaire (exception à Saint-Vendal où saint Corentin porte son poisson).

On note que Nicodème n'est pas représenté sur ce calvaire.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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ANNEXE.

ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 98 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre.

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pierà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, en ligne et interactif sur le site de la Société archéologique du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/ploeven.html

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

 

PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines."

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Calvaires Roland Doré
12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 10:58

Ploéven V : Les statues de l'église et ses inscriptions lapidaires (ou non), ses blasons.

 

 

 

 

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Sur Ploéven, voir :

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LES STATUES DE L'ÉGLISE.

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  • Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Chœur.
  • Saint Corentin en évêque et son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.
  • Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.
  • Christ aux liens, kersanton, chapelle sud.

sans oublier la Piéta du porche et la Déploration du chœur, déjà décrites.

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1°) Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Coté droit du chœur.

Cette statue du patron de l'église est peut-être contemporaine de la Déploration de 1547, placée du coté gauche du chœur. 

Il tient dans la main gauche un livre, qui honore en lui le fondateur de l' abbaye éponyme (ou Saint-Jean de Gaël) en Ille-et-Vilaine. Le livre, la mitre,  la chape et son fermail sont enrichis de pierreries et orfrois. Il porte un surplis blanc frangé d'or au dessus d'une tunique longue, qui recouvre les chaussures.

Les plus attentifs remarqueront le gland doré de passementerie qui, aux poignets, traduit l'existence des gants (ou chirothèques), ou bien les deux anneaux passés aux majeurs.

Il est mitré et tient une crosse (en main droite) en tant qu'abbé.  Ce bâton pastoral est restitué et l'extrémité de sa hampe  ne parvient plus dans la gueule du dragon ailé qu'il terrasse.  C'est à Saint-Florent-de-Saumur, en se rendant à Rome, qu'il chassa le dragon qui infestait la région. Le dragon, au corps verruqueux, dresse une tête encore rebelle vers le saint mais c'est en vain qu'il tire sa langue rouge, car il est asservi par un collier doré, qui n'est autre que l'étole de Méen. (C'est le même motif hagiographique que pour saint Pol-Aurélien.)

La Vie de saint Méen  a d'abord été  rédigée en latin : on la trouve dans divers manuscrits du XIV et XVe.

  •   Bnf lat. 9889 f. 109v-121r , l'Orbituaire de saint Méen, postérieur à 1544 et repris dans Vita sancti Mewenni (BHL 5944). Il a été étudié par  Ch. POULAIN, ( mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de B. Merdrignac)
  • Bnf lat. 6003, f. 50r-52r (début XVe ) et Bnf lat. 9888, f. 52v-54v (fin XVe ), Chronicon Briocense (1389/94-1415/19)
  • Angers BM 115 (107), f. 354r-357v, bréviaire à l’usage de Saint-Méen, XIVe s.
  • Saumur BM 16, f. 316v-317r, Bréviaire à l’usage de SaintFlorent de Saumur, après 1450
  •  Rouen BM 215, f. 283v-284r, Bréviaire à l’usage de Saint-Florent de Saumur, XVe s.

 

Sous forme imprimée, on la trouve dans un bréviaire de Dol de 1519  (BNF Res. B-24022) . L'épisode du dragon est raconté ainsi :

Qui ad supplicationes predicte sanctimonialis inclinatus, petens ubi esset, dixit illa : « Domine, inter Sanctum Florentium, Clarum montem, et Naneticam civitatem. » Tune mane facto, ductores longe rémanentes ostenderunt manu ubi fore intendebant. Qui intrepidus serpentem aggrediens, in dominoque confisus, collum serpentis monopalio suo circumligans, eumque post se tanquam canem trahens, in Ligerim precipitavit, dicens : « Nusquam in perpetuum alicui créature noceas. »

Les effarouchés du latin vont trouver bientôt une traduction. Au contraire, les latinistes remarqueront le terme monopalium qui est un hapax (on ne le trouve que dans cette Vie) que du Cange comprend comme synonyme de « stola » et « manipulus ». Ce que Méen passe autour du cou du serpent, c'est le "monopale", rencontre de l'étole et du manipule, proche du sudarium. C'est là un point qui le distingue de saint Pol-Aurélien et dont Méen a le monopole.

Enfin , dans le BnF fr. 22321 page 657 se trouve la Vita sancti Mevenni que chacun pourra lire à loisir avant de retrouver le monopalium en haut de la page 661:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f654.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f661.image

 

 

 

Roland de Neufville, évêque de Léon en Basse-Bretaigne, fit écrire la Vita en français par Pierre Viel, docteur en théologie  : "La vie de sainct Méen, abbé au pays de Bretaigne, le 15 juin, mise en français du latin escrit à la main, pris des martyrologes et histoires anciennes dudict pays,". Le texte fut réédité en 1587.

 

 

« Une femme noble et riche, et qui faisait profession de religion estroicte, pour s’être consacrée au service de Dieu, elle soit garantie de la peur d’un horrible serpent, lequel faisait sa demeure en certain boccage, situé au plus beau endroit de ses terres et domaine. De façon que pour crainte de luy, ses terres n’estoient cultivées et desjà il avoit dévoré beaucoup d’hommes qui passoient leur chemin auprès. Le fidèle serviteur de Dieu ne refusa entreprendre cette commission, et d’autant que la lieu ou gisoit tel serpent estoit au destroit d’entre Saint-Florent et Clermont, sur le diocèse et chemin de Nantes, il se fit là conduire ».  (Récit du chroniqueur René Benoît, éditeur de la vie de Saint-Méen écrite par Pierre Viel, dans sa deuxième édition de 1587 )

Ce n'est qu'en 1637 qu'Albert le Grand publia sa Vie des Saints de la Bretagne Armorique à Morlaix : l'épisode du dragon de Saint-Florent y est narrée page 222  de l'édition de 1659 complétée par Guy Autret de Missirien.

 

"Ce serpent avait sa caverne en un détroit qui est près de l'abbaye Saint-Florent, sur le bord de la Loire. Saint Méen s'y fit mener, mais ses guides et le peuple qui le suivait pour voir l'issue de l'affaire, étant arrivés à vue du lieu, le lui montrèrent du doigt, n'osant en approcher plus près. Le saint Abbé fléchit les genoux en terre, et ayant fait sa prière à Dieu et célébré la sainte messe en l'église prochaine, s'en alla droit à la caverne du dragon, et lui commanda de sortir, ce qu'il fit incontinent, étincelant des yeux, froissant la terre de ses écailles et faisant un sifflement si extrêmement horrible que tout le pays voisin en retentit : il s'approcha de lui, et lui noua son étole au col, et le mena ainsi comme une bête domestique jusque sur les bords de la Loire, où il lui commanda de la part de Dieu de s'y précipiter, ce qu'il fit devant tout le peuple». C’est alors qu’il lui mit son étole autour du cou et le conduisit vers le fleuve où il lui ordonna de s’y jeter et de disparaître à jamais."

 

Voir :

— DUINE F. Bio-bibliographie de saint Méen. In: Annales de Bretagne. Tome 19, numéro 2, 1903. pp. 214-240; doi : https://doi.org/10.3406/abpo.1903.1175 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1903_num_19_2_1175

— Le Huërou (Armelle), 2013, . De quand date la Vita S. Meuenni (BHL 5944) ?. Britannia Monastica, CIRDoMoC, 2013, Mélanges offert au professeur Bernard Merdrignac, 17. ffhalshs-01343276f

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01343276/document

 

— ​​​​​​BOURGÈS (André-Yves),, Le dossier littéraire des saints Judicaël, Méen et Léri, Corona Monastica, PUR

https://books.openedition.org/pur/20139?lang=fr


 

 

 

 

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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2°) Saint Corentin en évêque tenant son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.

Si Méen a son monopalium, Corentin a son poisson, qui le nourrit miraculeusement durant son ermitage au pied du Ménez-Hom, à deux pas d'ici.

Les mêmes détails de paramentiques se retrouvent ici que pour saint Méen, même si la main droite de Corentin porte plus d'anneaux d'or.

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Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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3°) Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.

 

 

Bois polychrome. h= 90 cm, l = 40 cm, ep. = 20 cm. Anonyme, vers 1500 (?)

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Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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4°) Christ aux liens, kersanton, chapelle sud. 

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92 cm, pierre (kersanton?), XVIe siècle.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/statue-christ-aux-liens-eglise-saint-meen-ploeven/2ea91796-d9cf-4863-ae4a-f07d8bb3c491

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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INSCRIPTIONS PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE.

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Sur la Déploration du chœur : 1547.

Au sommet de l'accolade du porche ouest : 1574.

Sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

Sur l'armoire à bannières : F : DVBLAIS : FAB : 1616.

Sur la fenêtre nord : 1635 : N : HEMON :FAB

Sur la fenêtre de la sacristie : [1680] M :G : MOENAN : RECTEVR / M. MAVGVEN : FAB 

Sur le clocher : I. BOVRVEAV :F 1735.

Sur la cloche : 1735.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au sommet de l'accolade gothique du porche ouest : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur, sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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ARMOIRE À BANNIÈRE DE 1616.

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F. DVBLAIS . FAB . 1616.

Sans doute un François du Blais.

la famille BLAIS est attestée :

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=marc&nz=havet&p=marie&n=blais&oc=1

La famille BLAISE est attestée à Cast :

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche71.htm#f1423

On trouve aussi LE BLAIS; BLAIZE ; etc

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au dessus de la fenêtre nord :

1635 : N : HEMON

: FAB

Notez les N rétrogrades.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Peintures sur lambris du porche sud de 1660.

Ces peintures représentent les quatre docteurs de l'Église. Elles portent l'inscription suivante sous saint Ambroise et saint Jérôme :

Mre YVEZ SOLIEC : R

S : LE QUER-- : -LE

soit Messire Yves Soliec recteur,  et ???

Mais Jean-Marie Abgrall a lu en 1904 : Mre YVES SOLIEC :R : S : LE QUERRE : F :LAN 1660.

En 1940, Henri Pérénnès a lu : "Mre Yvez Soliec R. J. Le Querr. F. L'an 1660".

Yves SOLYEC ou SOLIEC fut recteur de Ploéven à partir de 1648. Il fit aussi faire en 1666 les lambris au dessus du chœur. Son vicaire était Yves MARZIN. H. Pérénnès indique : 

Yves Soliec etait originaire de Pluguffan, où i1 fut prêtre habitué et curé. Devenu recteur de Ploéven, ll venait souvent à Pluguffan à l'occasion de baptêmes, de mariages et d'enterrements. Ses parent habitaient à Kernizien une maison qui porte encore la date de 1503. La fondation de Jean Le Soliec, à Pluguffan, s'acquittait le jour de la fête de saint Cuffan, tantôt le 3, tantôt le 23 Octobre.

Le patronyme Le QUERRE se retrouve à Plomodiern en 1690.

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche69.htm

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Sacristie (1680)

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M: G : MOEN--- RE

CTEVR --------

M :MAVGVEN :

 FAB :

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Soit "Messire Guillaume MOENAN recteur, M. MAUGUEN Fabricien."

Le recteur Guillaume Moenan n'exerça son ministère à Ploéven qu'une seule année à partir du 19 août 1680. 'Il fit une fondation de deux lits sur les terres qu'il ajouta à la ferme et construisit la sacristie".

Le patronyme est attesté à Lennon, Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, ...

La famille MAUGUEN, LE MAUGUEN ou LE MOGUEN est bien implantée à Ploéven.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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CLOCHER : 1735.

I : BOVRVEAV : F  1735.

Ce nom est en relation avec celui de I. BOVRVOS mentionné sur la cloche de 1735 comme fabricien. Voir l'article dédié à cette cloche pour Jean BOURVEAU.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Cloche : 1735

voir l'article dédié à cette cloche pour les noms du recteur Jacques Mazeo, du parrain PIERRE LAROUR, de la marraine MARIE MARZIN, du fabricien I. BOVRVOS et du fondeur I.B.B. de la RIVIERE (Jean-Baptiste La Beurriée de la Rivière). Voir l'article sur la chapelle Sainte-Barbe pour la mention du recteur Jacques Mazéo sur la sacristie.

Ploéven I. L'église de Ploéven, la cloche de 1735

La chapelle Sainte-Barbe de Ploéven. Son calvaire, son vitrail, sa statuaire, son Pardon.

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Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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LES BLASONS MARTELÉS.

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Données héraldiques.

http://tudchentil.org/spip/spip.php?article792

Les seigneurs prééminenciers ont été la famille Le Gentil, seigneurs de Barvédel en Ploéven, fondue en Hirgraz puis Le Chastel. Leurs armoiries d'azur au dragon volant d'or [alias d'azur au serpent vollant d'or] figuraient sur le vitrail.

Jean II Le Gentil (v.1400-v.1451), seigneur de Barvédel en Ploéven, épousa Marie de Lescuz (1405-1493), de gueules à 3 fers d'épieu d'argent.

Ils eurent deux fils : Guillaume, l'aîné, seigneur de Barvédel en Ploéven, et Yves, seigneur de Coëtinon en Plomodiern et de Pontlez en Quéménéven, qui fondit la branche des Le Gentil de Coëtninon.

De ces deux fils, Guillaume Le Gentil , seigneur de Barvédel en Ploéven est celui qui nous concerne ici. Il épousa Aliz de Pontlez.

 

 

Un Yvon Le Gentil, seigneur de Barvédel, connu en 1480, 1489 épousa Marguerite de Poules (d'argent au greslier de sable accompagné de trois molettes de même).

"Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1480, 1483, 1489. Il espousa damoeselle Marguerite de Poulès (d'argent au grelier enguiché de sable accomp de 3 moletes de mesme) fille aisnée d'Yvon sr de Poullès & seur d'autre Yvon sr de Poullès qui décéda sans enfans l'an 1510, ledit premier Yvon filz d'autre Yvon de Poullès qui vivoit en l'an 1470, lequel estoit filz de Gefroy sr de Poullès qui vivoit en l'an 1450, filz d'Yvon sr de Poullès, duquel je veu acte de l'an 1426.

Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1503, 1509 & recueillit la succession de Poullès (Poullès est une terre située en l'éveché de Cornouaille parroesse de Quemeneven soubs la juridiction de Chasteaulin à une lieue de Barvedel) l'an 1510. Il vivoit encore et se qualifioit sr de Poullès & de Barvedel l'an 1518. "

Yves  III Le Gentil (1481-1528 ? ), seigneur de Barvédel est l'époux le 1er avril 1476 de Louise de Tréanna (d'argent à la mascle d'azur), fille d'Alain de Tréanna, seigneur de Tresseaul.  Leur fille Louise, dame d'honneur d'Anne de Bretagne,  épousa au château de Blois en février 1507 en présence de la famille royale, Charles d'O, seigneur d'O, de Fresne et de Maillebois, premier écuyer de la reine Anne de France.

 

Son fils Jean III Le Gentil, seigneur de Bardevel en Ploéven et sieur de Pontlez en Quéménéven, grand Bailli de Cornouaille, décède en 1537. Sa veuve Louise de Tyvarlen 1485-1544  (d'azur à une tour donjonnée d'une tourelle d'or) décède en 1544.

Dans la période 1547-1574 des premières datations de cette église, nous trouvons dans cette famille :

Jean IV Le Gentil (v. 1500-1562), fils de Jean III  et époux de Louise Quelennec (D'hermines au chef de gueules chargé de trois fleurs-de-lis d'or) . Sans descendance. En 1540 Jean le Gentil en rend aveu et en 1569, son frère Louis Le Gentil est son héritier (ADLA, B 1152).

Louis Le Gentil , frère et héritier des titres du précédent, meurt en 1571 sans descendance.

—  Jean Le Gentil, autre fils de Jean III, est recteur de Cast et de Plogonnec (1532).

— Marguerite Le Gentil, fille de Jean III, hérite du titre. Elle épouse Jehan de Hirgarz, seigneur de Hirgarz en Crozon, qui porte d'or à trois pommes de pin d'azur

Puis vinrent Jean de Hirgarz leur fils qui épouse Catherine de Kerlec'h, Maurice leur petit-fils qui épouse Marie de Kerléan et Alain leur arrière-petit-fils, qui n'épouse personne. Il meurt en 1647. La seigneurie passe alors à la famille du Chastel (fascé d'or et de gueules). Le manoir de Hirgarz à Crozon porte aujourd'hui un blason mi-parti Hirgarz/Chastel.

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=557

Par ailleurs :

— Les armoiries pleines des Le Gentil se trouvent sur le calvaire de la chapelle sainte-Barbe en Ploéven.

—Les armoiries écartelées se trouvent sur la maîtresse-vitre de Notre-Dame de Quillidoaré en Cast :

http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-allaitantes-iii-quillidoare-a-cast-la-chapelle-et-les-vitraux-98057206.html

 

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Extérieur. Porche ouest, de chaque coté de l'accolade du porche.

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A gauche, nous pouvons imaginer un greslier.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Du coté droit.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pignon est.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté sud.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté nord : un calice et un ? livre.

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Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— RAVRAD (Guy-Jean), Saint-Cellier fondateur d'un prieuré au Cellier vers 600.

 https://www.lecellier.fr/decouvrir-et-sortir/patrimoine-et-tourisme/tourisme/sites-et-monuments/saint-meen/

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

 

PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 20:33

Ploéven IV. Les Pietà de l'église : celle du calvaire et celle du porche. Le Christ mort assis au sol, jambes à l'équerre.

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Sur Ploéven, voir :

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PRÉSENTATION.

Outre la Déploration de 1547, qui peut aussi être désignée sous le nom de "pietà à quatre personnages", l'église de Ploéven possède deux Vierges de Pitié. L'une, évidente, se voit au pied du calvaire du placître. L'autre, plus petite et discrète, est placée au dessus de la porte d'entrée, sous le porche. Cette proximité permet de comparer deux postures différentes du Christ mort.

Dans la première, il est assis à terre, le dos soutenu par la jambe de sa Mère, et les jambes à l'équerre par rapport au tronc. La tête est renversée en arrière, la face tournée  vers le ciel. Le bras droit pend, parallèle à la jambe de Marie, l'aisselle appuyée sur son genou. Le bras gauche, fléchi, place la main contre le flanc.

C'est une posture  rarement rencontrée. La sculpture y est globalement construite sur la forme d'un triangle isocèle (la Mère enveloppée dans son manteau), triangle sur lequel s'inscrit la ligne brisée, presque en L, de son Fils. 

À y regarder de près, les deux jambes ne sont pas parallèles, la jambe gauche est un peu fléchie, et la pointe du pied s'abaisse, tandis que la pointe du pied droit s'élève comme sous l'effet d'un spasme. 

Quoique mort, le corps du Christ semble se tendre et son visage clamer une douleur intolérable. Tout, dans la Mère, est rondeur, silence, résignation passive et muette ou chagrin intériorisé, le ruissellement des étoffes exprimant seul l'effusion retenue des larmes. Tandis que l'angulation des membres et du tronc du Fils trace  les signes graphiques  d'un cri.

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Dans la deuxième pietà, les deux genoux de Marie portent le tronc, le bassin et les cuisses du Christ , alors que le bras droit pend le long de la jambe droite et que les jambes pendent de l'autre coté La forme générale reste  en triangle, mais celui-ci est  plus haut, plus aigu. Le corps du Christ prend la forme d'un U renversé qui a perdu tout dynamisme

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1. La pietà du calvaire.

Dimension  h = 111, la = 85. Kersanton a priori ( la coloration rougeâtre de la pierre disparaît au niveau du visage par exemple) . Main de Marie partiellement brisée.

Rien  n'affirme qu'elle appartient dès l'origine au calvaire, et qu'elle a été sculptée par le même artiste. 

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Calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Vierge, assise,  est voilée par son manteau et porte la guimpe. Ses mains sont croisées. Ses yeux sont ouverts, et sa bouche est entrouverte. Le visage triangulaire, aux narines larges, est juvénile. La robe apparaît au niveau des manches, qui sont larges, plissées, et peut-être dotée d'un bouton rond. 

Le Christ est assis sur le manteau de sa Mère, lequel trace des indentations en coquille d'huître. La main droite repose sur la chaussure de la Vierge. 

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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2. La pietà du porche.

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Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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3. Autres exemples de pietà Christ "jambes à l'équerre".

— Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Milieu XVIe siècle. Les jambes sont croisées (droite au dessus de gauche), les pieds sont parallèles. Tronc adossé au genou droit de Marie, tête tournée vers le ciel. Le caractère naïf de cette posture du Christ y est le plus prononcé.

— Locronan, Pénity : Déploration à 6 personnages (vers 1520). Les jambes sont petites (jambes = hauteur assise). Les pieds sont parallèles.

— Pont-L'Abbé. Pietà vraie (Mère + Fils) du XVIe siècle. Jambes parallèles, pieds parallèles.

— Landudec. Pietà en bois polychrome, non daté.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re#/media/File:IMGP7212c.jpg

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On imagine l'intérêt de suivre ce fil thématique afin de voir la distribution géographique et temporelle de ce motif.

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 Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Déploration (vers 1520), Locronan, chapelle du Pénity. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Déploration (vers 1520), Locronan, chapelle du Pénity. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pont-L'Abbé, église des Carmes. Photographie lavieb-aile.

Pont-L'Abbé, église des Carmes. Photographie lavieb-aile.

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Pour mémoire, et pour compléter ce survol, voici la disposition de la Déploration de l'église de Ploéven.

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Déploration (kersanton polychrome, 1547) de l' église de Ploéven. Photographie lavieb-aile .

Déploration (kersanton polychrome, 1547) de l' église de Ploéven. Photographie lavieb-aile .

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

Wikipédia, collection de 80 Pietà

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Pietà et Déplorations
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 18:52
L'église de Ploéven et son cimetière aujourd'hui aménagé. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

L'église de Ploéven et son cimetière aujourd'hui aménagé. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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DESCRIPTION.

 

C'est un calvaire de 6 mètres de haut débutant par trois degrés de granite (le premier doté d'une corniche) et un socle cubique à pans coupés. Puis s'élève le fût chanfreiné qui supporte le chandelier gris sombre (en kersantite) du crucifix et du croisillon à deux groupes de statues géminées associant saint Jean avec saint Pierre et la Vierge avec Marie-Madeleine. Le croisillon est à culots et à bras feuillagés, tandis que la croix est fleuronnée de boules godronnées. Sous le nœud sont sculptés, vers l'ouest, la Sainte-Face, et, vers l'est, un ange tenant les clous de la Passion. L'ensemble réunit une dizaine de pièces de kersantite, parfois brisées, la croix étant consolidée par des arceaux de métal.

 La hauteur exacte est de 6,36 m, celle des statues géminées de 0,80 m environ.

L'une des originalités de ce calvaire repose sur les anges recueillant le sang du Christ dans des calices : si les deux anges placés au pied de la croix sont habituels, ceux des cotés, qui volent, sont supportés par des branches qui partent de la base de la croix et rejoignent la traverse ; et ces anges-ci tiennent les pans  du pagne.

Comme c'est souvent le cas, les statues géminées n'ont pas été remontées convenablement, et la Vierge, qui se doit d'être à la droite du Christ, se retrouve à sa gauche, inversant les prééminences avec saint Jean. Pour une fois, nous avons un témoignage ancien de la disposition ancienne, sous la forme d'un texte d'archive de 1735 mentionnant comment, lors d'une tempête, ce groupe Jean/Pierre a été abattu :   "Le neuf février mil sept cent trente cinq il y eut une si grande tempête pendant 24 heures que la curie et la pierre triangulaire vinrent à bas vers les trois heures après midy et les deux images qui sont st Pierre et st Jean placés du coté gauche sur la croix dans le cymetière ". Il reste à comprendre ce que l'auteur entend par "du coté gauche"...

Le calvaire est classé au titre immeuble à la date du 28 octobre 1926.  Nous disposons d'une description de 1980 (sur laquelle je me base)  par Yves-Pascal Castel dans son Atlas (désormais en ligne), et d'une description de 1978 pour l'Inventaire général  IM29001377 par Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic. 

Chacun des calvaires bretons possède son intérêt. Mais ce calvaire n'est pas attribué à un auteur particulier (même si Ducouret et Quillivic estiment que "Les figures sculptées qui ornent le Calvaire, sont l'oeuvre de l'auteur ou de l'atelier ayant exécuté le Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe en Ploéven". Il ne porte ni inscription, ni élément héraldique, ni date. Y-P. Castel le date "vers 1550" (et c'est la date approximative du début de construction de l'église, dont la Déploration date de 1547). Alors, quel intérêt ? Ce sera l'examen rapproché de chaque statue qui nous le dira peut-être.

C'est la Vierge de Pitié (ou Pietà) qui m'a retenu d'avantage, par un motif iconographique singulier, celui du Christ aux jambes "à l'équerre". Je lui consacrerai un article propre.

Contexte comparatif :

Les autres calvaires de la paroisse sont celui de la chapelle Sainte-Barbe, de 1585, anonyme et celui de la chapelle Saint-Nicodème, de 1637 par Roland Doré .

Les autres calvaires des paroisses voisines sont ceux de Cast (église, 1660 par Roland Doré , et chapelle de Quillidoaré vers 1550 atelier Fayet ?), de Sainte-Anne-La Palud (1630-1656 par Roland Doré), de Saint-Nic (église vers 1630, chapelle Saint-Jean  1645 et  chapelle Saint-Côme vers 1630 par Roland Doré), et de Sainte-Marie du Ménez-Hom 1554 et 1630 par Roland Doré).

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LA FACE OCCIDENTALE : LE CRUCIFIX ENTRE SAINT JEAN ET LA VIERGE.

 

 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le Christ en croix et les anges hématophores.

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La tête du Christ, longiligne, est légèrement penchée sur la droite. Elle est couronnée d'épines semblables à des maillons de chaîne. La moustache débute sur les ailes du nez, la barbe aux contours doux et arrondis dessine des mèches finement bouclées.

Le pagne est une étoffe dont les pans se croisent au centre avant de s'échapper en ailes de chaque coté.

L'ange de notre gauche, aux cheveux en boule, tient deux calices, l'un sous la main droite et l'autre pour le sang qui s'échappe de la plaie du flanc. 

L'autre recueille dans son calice le sang de la main clouée à la traverse, tandis qu'il maintient le pan du pagne.

Deux anges sont aux pieds, avec chacun un calice.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Sainte-Face (ou Voile de Véronique).

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Vierge.

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La tête, légèrement inclinée, les yeux ouverts, la bouche entrouverte, est recouverte par le manteau et entourée d'une guimpe.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

 

 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Jean.

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Jean, imberbe bien-sûr, incline légèrement la tête. Ses cheveux mi-courts sont bouclés. Il porte un manteau à gros plis cassés et bouffants d'où s'échappent les deux mains croisées. Sa robe remonte jusqu'au ras du cou en un bourrelet, lequel se prolonge autour de la fente pectorale qui forme une boucle autour d'un bouton. 

 

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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LA FACE ORIENTALE : SAINT PIERRE ET MARIE-MADELEINE.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Sainte Marie-Madeleine.

Tête brisée, restaurée.

La jambe droite est avancée, comme saisie lors de la marche du matin de Pâques.

Elle tient le flacon d'aromate au couvercle entrouvert.

Le manteau épais, serré par un fermail, aux plis lourds formant des torons autour du poignet gauche s'affine autour de la tête pour former une coque aux plis cassés sinueux. Vue de profil, cette coiffure évoque la cape de deuil des femmes bretonnes par sa découpe près de l'angle de la mâchoire. 

Le cou est couvert par une guimpe. La robe comporte un corselet lisse et serré mais aux manches larges aux épaules et aux poignets puis une jupe à plis légers.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Pierre.

Il est pieds nus, il tient la clef dans la main gauche et le pan de son manteau dans la droite. Le visage est lourd, au nez  massif et les traits ne sont pas affinés par la moustache torsadée qui débute, selon une mode (capillaire ou iconographique?), des coins des narines. La barbe laisse pendre de grosses mèches en virgule devant le menton. Le toupet frontal (l'un des attributs dont on orne la calvitie  du saint) se compose de deux houppes.

Le manteau est ample et évoque une étoffe épaisse. La robe aux plis tubulaires se ferme, comme celle de saint Jean, au ras du coup par un bouton serrant une courte fente (c'est là un détail qu'affectionnent les frères Prigent de Landerneau, mais sans que nous retrouvions leur style, plus fluide). 

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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L'ange tenant les clous et le flagellum.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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CONCLUSION.

Malgré une parenté thématique avec le calvaire de la chapelle Sainte-Barbe (anges hématophores reliés aux pans du pagne, ange aux instruments de la Passion du nœud, etc.), les personnages possèdent plus de différences que de points communs.

La datation proposée par Y-P. Castel (vers 1550) peut-elle être maintenue ? Cela fait de ce calvaire le contemporain de la Déploration de 1547, laquelle permet les comparaisons entre les quatre personnages du Christ, de la Vierge, de Jean et de Madeleine.  Le sculpteur est-il le même ? 

L'hypothèse d'une attribution à un atelier proche de celui de Bastien et Henri Prigent (déjà évoquée à propos des larmes de la Déploration) doit-elle être approfondie ?

C'est en mettant en ligne des documents iconographiques suffisamment détaillés que ces questions pourront être étudiées par les personnes compétentes.

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SOURCES ET LIENS.

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CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, actuellement en mode participatif sur le site de la Société archéologique du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/ploeven.html

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

—  DILASSER (Maurice), 1979,  Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) ; Nouvelle Librairie de France., page 521.

INVENTAIRE GENERAL, IM 29001383, Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic 1978

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=51&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes .

 

PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Calvaires
7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 11:16

Ploéven II. L'église de Ploéven, la Déploration (pierre polychrome, 1547 ).

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Sur Ploéven, voir :

Sur les Déplorations du Finistère :

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Et aussi :

 

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PRÉSENTATION.

En histoire de l'art, on donne le nom de Déploration aux représentations des lamentations au pied de la Croix réunissant la Vierge, saint Jean, Marie-Madeleine, parfois  les autres Sainte Femmes, Nicodème et Joseph d'Arimathie, et on réserve le terme de Pietà aux représentations isolées de la Vierge et du Christ. Cet usage ne faisait pas consensus au moment où Yves-Pascal Castel a écrit son article sur les Pietà du Finistère. 

Il s'agit ici d'une Déploration à quatre personnages, la Vierge, tenant sur ses genoux son fils mort, étant entourée de saint Jean et de Marie-Madeleine. Le bloc sculpté en une seule pièce porte sur son socle l'inscription de la date,  M Vcc XLVII , soit 1547. Il est placé dans une niche en bois polychrome, dont seul le dais est aujourd'hui sculpté et doté de pilastres. Le fond de cette niche est peint en bleu à larmes blanches. 

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On notera l'intérêt de cette date de 1547, puisque c'est la plus précoce parmi toutes celles qui sont portées en inscriptions dans et sur cette église ; elle est antérieure à celle de 1574 du pilier nord.

Dimensions : 132 cm de haut, 115 cm de large , 88 cm de profondeur. (source : Inventaire)

Matériau : granite (source : Inventaire)

Classé au titre d'objet 1924/08/30

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Le bloc de pierre  est posé sur une large console de pierre portant l'inscription en lettres gothiques  MARIA : MATER : GRATIE : TU : NOS : ABHOSTE : PROTEGE . On reconnait là un extrait de l'hymne parfois attribuée à Venance Fortunat  (VIe siècle) :  "Marie, Mère de la Grâce, protège-nous de l'ennemi.". Cette citation partielle a servi d'invocation de protection sur des images, gravée sur des médailles, ou inscrite sur une cloche, parfois complétée de "et in hora mortis suspice",  afin d'être protégé de tous les dangers, et en tout premier bien-sûr de celui de la mort brutale, même si le terme HOSTE désigne en réalité l'Ennemi, le Mal.

(Jean-Marie Abgrall, en 1897, a relevé presque correctement l'inscription [GRATIAE au lieu de GRATIE], Henri Pérénnès la relève sans faute, René Couffon a omis MARIA placé dans l'angle et n'a pas transmis la ponctuation par deux-points, Maurice Dilasser a lu FIT au lieu de UT. Les auteurs de l'enquête de 1978 pour l'Inventaire général cumulent les fautes en donnant "MATER GRATIAE TU NOS AB HOSTE PROTEGE ").

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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La partie inférieure est ornée d'une frise à rinceaux épineux dont les tiges s'échappent d'un masque à grandes oreilles.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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LES PERSONNAGES.

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Le Christ.

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Il faudrait continuer à classer les Pietà et les Déplorations, comme Debidour et Castel,  selon la posture du corps du Christ. Le site Wikipédia qui réunit 80 pietà du Finistère est, en ce sens,  précieux.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

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Je définirai cette posture par le schéma suivant. Le corps trace un arc  brisé, cambré autour du genou de Marie, tandis que les bras forment avec cet axe  une croix rappelant la Crucifixion.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Les autres personnages.

L'élément le plus remarquable est sans doute la présence de trois larmes verticales s'écoulant de chaque œil de la Vierge. On sait que c'est un des traits caractéristiques des sculpteurs Bastien et Henri Prigent, actifs dans le Léon et en Cornouaille à partir de leur atelier de Landerneau entre 1527 et 1577, et auteurs de la Déploration de Saint-Nic, paroisse  proche de Ploéven. Je renvoie à l'article sur cette œuvre pour l'analyse du style de l'atelier et sur le "don des larmes".

Ici, les larmes sont plus discrètes, et elles ne coulent pas des yeux de Jean et de Marie-Madeleine. Emmanuelle Le Seac'h ne décrit pas, dans son ouvrage sur les sculpteurs de Basse-Bretagne, cette Déploration de Ploéven, et ne la place donc pas dans son catalogue raisonné des œuvres attribuables aux Prigent. Cette attribution reste donc en suspens en attendant de nouveaux experts.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Marie -Madeleine  porte un voile qui entoure entièrement son visage juvénile. Elle tient dans la main gauche le flacon d'aromates destiné à l'embaumement. Si j'interprète correctement  l'objet brun qu'elle tient dans sa main droite et s'il s'agit bien d'un voile, ou mouchoir, dont elle essuie ses yeux, cela participe à nouveau de cette esthétique de l'effusion  et de ce mysticisme des larmes propre à ce thème, notamment chez les frères Prigent.  

On retrouve les larmes, et le geste d'essuyage des yeux éplorés, dans le retable en bois de Bodilis, du XVIe siècle, et le mouchoir sans les larmes dans le groupe sculpté en pierre du Pénity de Locronan.

C'est l'époque (1524, 1530) où Joos Van Clève peint sur ses Déplorations les larmes de la Vierge et de Marie-Madeleine.

https://www.anticstore.com/deploration-christ-entourage-joos-van-cleve-vers-1530-60226P

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=24144

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=obj_view_obj&objet=cartel_24144_24893_p0005495.002.jpg_obj.html&flag=false

Auparavant le Maître de Chaource (assimilé à  Jacques Bachot (actif en Champagne et en Lorraine entre 1493 et 1526) réalise des Déplorations et Mise au Tombeau reprenant ce geste d'affliction.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_de_Chaource#/media/Fichier:D%C3%A9ploration.JPG

La Déploration, groupe sculpté de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes

http://inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr/dossier/groupe-sculpte-christ-mort-soutenu-par-la-vierge-saint-jean-et-marie-madeleine/e3a290d9-fd0c-4b3f-b1c9-78aee2d6b04f#description

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_de_Chaource#/media/Fichier:D%C3%A9ploration.JPG

Voici ce qu'écrivait Yves-Pascal Castel en 2001 :

"LES LARMES DE MARIE On sait combien le Moyen Age a apprécié le don des larmes, un don que des temps prétendument policés se sont ·attachés à refuser. Nos sculpteurs sur pierre du XVIe siècle, dans les ateliers de kersanton, pour mieux marquer la douleur de la Vierge et parfois celle des personnages qui l'assistent dans les grandes Pietà, quant à eux, se sont emparés de ce moyen expressionniste fort populaire, n'hésitant pas à sculpter sur les joues des larmes en relief. Coulant sous les paupières, ces larmes marquent le haut de chaque joue d'un triple jet, formé de traits bien symétriques. A Brignogan, Chapelle-Pol , à La Forest-Landerneau, au Bourg-Blanc, Saint-Urfold, à Plomodiern, Sainte-Marie du-Ménez-Hom, à Lothey, croix de Kerabri, dont nous avons parlé plus haut. A Plouvorn, Lambader la Vierge de Prigent élargit ses larmes en gouttes qui s'étalent sur les joues. On remarque, dans la grande Pietà de Plourin-Ploudalmézeau que si les quatre personnages d'accompagnement portent les mêmes triples larmes, en flots exactement mesurés, la Vierge en a le visage tout couvert, de la même manière qu'en avait usé le sculpteur de la pietà du calvaire du Folgoët, un siècle plus tôt. Les larmes qui ne sont pas en relief sur les statues en bois viennent agrémenter la polychromie, à Logonna-Daoulas et au Huelgoat. Ces larmes peintes coulent de manière naturelle et réaliste sur le visage penché de la Vierge de Pencran. Alors que ces larmes peintes sont plutôt rares, on les voit dans la très belle Pietà de Plouarzel où la Vierge approche de sa joue un grand mouchoir pour les sécher."

 

 

 

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

—  DILASSER (Maurice), 1979,  Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) ; Nouvelle Librairie de France., page 521.

 

—  ESCHER (Conrad) 1912, : Le tombeau de saint Ronan à Locronan Le Tombeau de Saint-Ronan à Locronan, par Conrad Echer (traduction de l’allemand) Abbé PhilipponPages 123 à 154 (B.S.A.F. 1912 tome 39) file:///E:/blog/saf1912_0189_0228.pdf

— GENDRY (Mickaël) 2010, « Les minihis en Bretagne entre le ixe et le xiie siècle : des territoires monastiques sacralisés ? », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 117-2 | 2010, mis en ligne le 10 juillet 2012, consulté le 15 novembre 2017. URL : http://abpo.revues.org/1766 ; DOI : 10.4000/abpo.1766

— INVENTAIRE GENERAL, IM 29001383, Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic 1978

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=51&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

— NAGY (Piroska), 2000, Le Don des larmes au Moyen-Âge : un instrument spirituel an quête d'institution (Vie-XIIIe siècle, Albin-Michel.

 

— PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

— Wikipédia, collection de 80 Pietà

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

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