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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 14:24

La charpente sculptée de la chapelle seigneuriale du château de Kerjean (Saint-Vougay, Finistère) par le Maître de Pleyben (vers 1570-1580) : sablières, blochets, entraits et clefs de voûte.

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Voir aussi sur la production du Maître de Pleyben :

 

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Et sur les sablières bretonnes :

 

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La chapelle de Kerjean : l'élévation sud-ouest. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La chapelle de Kerjean : l'élévation sud-ouest. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La chapelle de Kerjean a une forme très simple : un simple vaisseau rectangulaire s'achève en un chevet en demi-cercle. La charpente  probablement "à chevrons formant ferme" est dissimulée sous une voûte  lambrissée de plein cintre, non peinte, structurée par deux poutres horizontales ou entraits, qui délimitent trois espaces : un espace de transition autour d'une sorte de grande cheminée blanche sur le mur du fond, un carré entre les deux entraits (aujourd'hui centré par un appareil visualisant grâce à une lunette et un écran vidéo les sablières), et le chevet centré par un autel. Aux chaque coins,  quatre blochets, et un cinquième au dessus de l'autel, offrent l'occasion de scander l'espace de façon liturgique avec les statues des quatre évangélistes et de Marie-Madeleine, la première à transmettre la Nouvelle de la Résurrection.

  Cette partition se simplifie dans le décor des sablières et des entraits en deux ensembles : la salle rectangulaire, au décor profane ou héraldique, et le chevet hémisphérique, qui traite de trois épisodes des Évangiles  ( La rencontre de la Samaritaine ; le partage de la tunique au pied de la Croix ; et les Cinq Plaies de la Passion) et d'un épisode apocryphe ( le Voile de Véronique). 

Le style du sculpteur de grand talent se reconnaît aussi sur la charpente de l'église de Pleyben, de l'église de Saint-Divy et  de la chapelle de Notre-Dame du Ménez-Hom (Plomodiern) : l'auteur, anonyme, est désigné par l'appellation de Maître de Pleyben. C'est l'étude de ce style, et les jeux de correspondance entre les quatre sites, qui rendent passionnante la découverte de ces sablières. Sophie Duhem en 1997 puis Jean-Claude Le Floch dans sa description des sablières de Pleyben l'ont parfaitement souligné. Je m'intéresserais plus particulièrement aux relations stylistiques avec l'école de Fontainebleau, relations bien connues dans l'architecture du château à travers les influences de  Philibert Delorme, en étudiant l'emploi des "cuirs découpés".

Concernant le programme iconographique, il peut être étudié selon cinq thématiques : le décoratif, le religieux, le tremendum, l'anecdotique, et  le trivial ou obscène . On constate l'absence des deux dernières, alors que les sablières abondent souvent en scènes cocasses, de genre, en figures scatologiques voire ithyphalliques. Les deux premières ont au contraire une place de choix. Quant au tremendum, ce qui provoque l'effroi,  Dieu étant un "mysterium tremendum et fascinans", on peut le voir sous la forme des masques et mascarons.

 

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VUE D'ENSEMBLE DE LA VOÛTE.

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1. Vue du bas, en trois photos.

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Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : l'entrée. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : l'entrée. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : le milieu. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : le milieu. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : le chevet. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean : le chevet. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Vue vers l'entrée à l'ouest.

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Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. Vue vers le chevet.

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Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue de la voûte lambrissée de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES CINQ BLOCHETS.

On nomme Blochet  des pièces de charpente horizontales "formant une jambe de force avec le pied d'un arbalétrier". Ici, ces pièces ne sont pas horizontales, mais étayent la charpente en ressortant de biais vers le haut et l'intérieur de la chapelle. Particulièrement longues, elles sont sculptées en ronde bosse de cinq personnages. Ce sont :

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— Au chevet :

  • Saint Matthieu au centre
  • Saint Jean à droite
  • Saint Marc à gauche

Notons que cet emplacement de choix honore les deux évangélistes qui ont connu le Christ et ont été parmi ses apôtres, Matthieu et Jean.

— Aux angles ouest

  • Saint Luc.
  • Sainte Marie-Madeleine

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« Le travail du sculpteur de Pleyben est aisément reconnaissable. Les faciès présentent des traits caractéristiques : les visages sont dessinés, de forme ovale, avec des fronts et des pommettes hautes, des nez fins et longs, des bouches fines, des barbes constitués de mèches ondulées, des chevelures formant des boucles hautes ou des mèches déployées." (S. Duhem 1997)

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1. Saint Matthieu : attribut : l'homme ou ange.

Au centre du chevet. Matthieu,  comme tous les apôtres selon la tradition, a les pieds nus. ; il se tient assis, et tourne les pages d'un livre (l'évangile selon Matthieu, bien-sûr), aidé par un garçon blotti à son coté gauche.  Ce garçon figure l'homme, ou l'ange, qui sert d'attribut à l'évangéliste, en relation avec le Tetramorphe de la vision d'Ézéchiel Ez. 1:1-28 ou avec les Quatre Vivants de l'Apocalypse. 

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Saint Matthieu, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Matthieu, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Matthieu, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Matthieu, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Saint Jean l'évangéliste.

Attribut : l'aigle et un livre ouvert. Le saint est assis devant un pupitre, avec son aigle à sa droite, comme dans de nombreuses sculptures de kersanton à l'extérieur des églises bretonnes (comme à Landivisiau par Bastien Prigent vers 1554-1565). 

Il est imberbe, comme il se doit afin de souligner qu'il est le plus jeune des apôtres, et "le disciple préféré de Jésus". Les boucles torsadées de ses cheveux se poursuivent avec le nœud et les plis en vagues de son manteau. Son visage est tourné vers la droite, où se trouve l'autel au centre du chœur. 

Selon la tradition chrétienne, Jean est l'auteur de l'évangile qui porte son nom, mais aussi du Livre de l'Apocalypse. 

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Saint Jean, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Jean, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Jean, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Jean, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. Saint Marc et son lion.

Il est placé dans le chevet à gauche de Matthieu, et il tient un phylactère sur lequel était probablement jadis peint un texte : l'incipit de son évangile ?

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Saint Marc, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Marc, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Marc, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Marc, chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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4. Saint Luc et son taureau.

Il se tient à l'angle sud-ouest au fond de la chapelle. 

Saint Marc, angle sud-ouest de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Marc, angle sud-ouest de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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5. Sainte Marie-Madeleine.

Angle nord-ouest.

Quel dommage ! La sainte la plus belle, la plus élégante et la plus séduisante de l'iconographie est défigurée par une altération du bois qui envahit en une traînée brun-chocolat son nez et son menton, ses cheveux et ses épaules, et le devant de sa robe. C'est avec peine que l'on distingue le bandeau de cheveux  qu'avaient adopté aussi certaines sibylles pour dégager un front très épilé. Le flacon d'aromates destiné à l'embaumement du corps du Crucifié est tenu dans la main gauche (certains y verront le parfum de prix qu'elle a versé sans compter sur les pieds de son Maître). La robe  à décolleté carré dévoile une gorge nue, sans collier. Les manches bouffantes sur les épaules et les avant-bras sont resserrés par des bracelets de bras. La robe d'abord stricte  libère sous la ceinture une exubérance de plis tourmentés.

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Sainte Marie-Madeleine, fond de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sainte Marie-Madeleine, fond de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES SEPT CLEFS DE LA VOÛTE, OU ABOUTS DE POINÇON.

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Le terme de "clef pendante" est réservé aux voûte de pierre, et celui de "poinçon" à "la pièce centrale verticale qui s'assemble à l'entrait (ou de l'entrait retroussé) en son milieu". Le terme  d' "about de poinçon" convient  le mieux.

De l'entrée vers le chevet :

1. Ange portant le blason des Barbier.

2. Joueur de cornemuse.

3. Ange 

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6. Joueur de petit luth : mandore ou vièle guiterne.

7.

 

Ange bras croisé

Ange bras écarté

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1. L'ange portant le blason de la famille Barbier

D'argent à deux fasces de sable

http://www.tudchentil.org/spip.php?article174

Ce blason se retrouvera ici sur un entrait et sur une sablière.

Le château de Kerjean fut construit, entre 1566 et 1595 sur un ancien manoir médiéval  par Louis  Barbier  dont les armes étaient : « d’argent à deux fasces de sable » et la devise : « Var va buez » (Sur ma vie).  Louis Barbier, fils de Jean Barbier (premier seigneur de Kerjean) et de Jeanne de Kersauzon,  avait épousé Jeanne de Gouzillon en 1570 ; leurs armes écartelées se voient encore sur le porche d'entrée. Il décéda en 1595. Il avait bénéficié de l'héritage  de son oncle, le richissime chanoine Hamon Barbier.

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Ange portant le blason de la famille Barbier, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Ange portant le blason de la famille Barbier, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le visiteur trouve, en sortant de la chapelle, une pierre portant ce blason entouré des ornements extérieurs de l'écu : le heaume coiffé d'un tortil, les lambrequins, et en support deux lions ou léopards. 

 

 

Le blason de la famille Barbier, château de Kerjean, Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Le blason de la famille Barbier, château de Kerjean, Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Le joueur de cornemuse.

Il est décrit, avec trois belles photos de Joël Lubin, dans l'Iconographie de la cornemuse de Jean-Luc et Catherine Matte. Le commentaire est le suivant :

"Long hautbois barrant de toute sa longueur le torse du sonneur et orné d'une petite moulure (raccord ?) à mi-longueur, entre les deux mains du sonneur, porte-vent, poche allongée tenue sous le bras gauche; il ne semble pas y avoir de bourdon"

Les boucles de cheveux encadrent le visage comme une ligne de coquillettes jointives, selon une sorte de fragment de nimbe, ce qui rappelle le style de l'atelier de sculpture sur pierre du Maître du Folgoët (1423-1509). Cette caractéristique se retrouve sur les autres personnages de la chapelle de Kerjean.    Le costume est assez proche de celui des Sibylles, avec leurs manches retroussées aux poignées et bouffantes aux épaules. La tunique et les jambes sont représentées en fuite avec beaucoup d'habileté.

On le comparera avec celui de la clef de voûte du transept de Pleyben, pour constater que le musicien y est assez différent quant au visage et  à l'habit. 

http://jeanluc.matte.free.fr/fichpr/pleybchoeur.htm

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Sonneur de cornemuse, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sonneur de cornemuse, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sonneur de cornemuse, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sonneur de cornemuse, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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6. Le joueur de mandore ou luth guiterne.

Pour identifier cet instrument, je me base sur le fait qu'il s'agit d'un instrument à cordes pincées (pas d'archet), à trois cordes, plus élancé et plus petit qu'un luth. Sa forme incurvée est très certainement due aux impératifs techniques du sculpteur pour s'adapter au volume de la clef pendante. 

Le même musicien se voit sur les clefs de voûte du transept sud de Pleyben .

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Jouer de mandore,  clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Jouer de mandore, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Ange les bras croisés.

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Ange bras croisés, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Ange bras croisés, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Ange volant bras écartés.

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Ange aux bras écartés, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Ange aux bras écartés, clef de la voûte de la chapelle de Kerjean, vers 1470-1480. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES ENTRAITS.

Entrait :  poutres qui réunissent les arbalétriers et s'opposent à leur écartement. Elles forment avec les deux arbalétriers obliques le triangle nommé "ferme".

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Les deux entraits à engoulants, de section octogonale par chanfrein d'une poutre de section carrée,  sont sculptés en leur centre d'un élément cubique. Le premier en venant des entrées ouest, à fonction héraldique et civile, porte les armoiries du propriétaire, le seigneur de Kerjean. Le second, à fonction religieuse, face au chevet et dont au cœur de l'espace sacré, porte un Voile de Véronique avec le visage du Christ couronné d'épines. Ce sont des anges dont on voit les mains et les pieds mieux que la tête aux cheveux bouclés, qui présentent ces motifs dans des "cuirs découpés" Renaissance. 

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1. La Sainte Face (ou Voile de Véronique).

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Entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Ce visage du Christ couronné d'épines renvoie au motif du Voile de Véronique, mais ce voile n'est par représenté, et la Sainte Face est sculpté au milieu d'un cartouche réalisé — c'est le premier exemple que nous découvrons —  en  "cuir découpé à enroulements" soutenu par un putti.

Le nom masculin "cartouche" vient du terme italien cartoccio, diminutif de carta (papier) qui signifie "cornet de papier". Il est attesté au XVIe siècle comme terme d'architecture. C'est un ornement en forme de carte ou de rouleau de papier aux bords enroulés, et dont le champ porte des armoiries, une inscription ou une figure.

Cet ornement dérive des cartouches portant le nom en hiéroglyphes des pharaons, des volumen des tombes étrusques, des phylactères portés par les anges médiévaux, des cartellino en trompe l'œil de certains tableaux, du rouleau de parchemin portant une épitaphe, etc..., mais c'est à la deuxième Renaissance italienne, sous l'influence du goût pour les volutes et pour les coquilles, qu'il s'est constitué comme tel.

L'influence décisive et fondatrice fut l'emploi dans la décoration du château de Fontainebleau par deux artistes italiens, Giovanni Battista di Jacopo dit Le Rosso Fiorentino (jusqu'à son suicide en 1540), et le Primatice (qui reprit le chantier), de combinaisons de cadres en stuc en ronde-bosse autour des panneaux peints, entre 1530 et 1532. Malgré les destructions, on peut encore admirer à Fontainebleau la Galerie François Ier, la Salle de bal et ce qu'il reste de la Chambre de la duchesse d'Étampes. Cette influence de l'École de Fontainebleau, créant le style bellifontain, s'étendit ensuite en Italie (Palais des Doges à Venise, palais Thiene à Vicence), en Flandre (Fronton d'Anvers par Cornelis Floris), en Allemagne et dans toute l'Europe centrale au sein du Manièrisme du Nord. Les recueils d'estampes et de gravures d'Antonio Fantuzzi, de Pierre Milan et René Boyvin, d'Androuet du Cerceau (1545-1547), de Cornelis Floris (1556 et 1557), de Hans Vredeman de Vries (1557) et plus tard de Wendel Dietterlin (1598) permirent cette diffusion non seulement auprès des artisans stucateurs et des ornemanistes, mais aussi des tailleurs de pierre, des sculpteurs sur bois, des ouvriers du cuir, des orfèvres, des tapissiers ou des créateurs de meubles. Voir les liens vers les différentes références bibliographiques infra.

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Si le modèle le plus simple ressemble à une pièce de cuir (avec la forme d'une peau de mouton ou de veau) aux bords enroulés, et si ce modèle fut compliqué de découpes plus savantes, ce motif du "cuir découpé avec enroulements" engendra  au moins deux autres manières.

La première se nomme en anglais strap-work et peut se traduire par "décoration à bandes plates" : il s'agit alors d'imiter des courroies de cuirs percées et parfois cloutées, entrelacées selon des dessins géométriques. La structure initiale en volutes, coquilles, sinuosités et formes en C et courbes et contre-courbes (le scrollwork)  laissa alors la place à des dessins tracés à la règle. 

La seconde, sous les noms de Rollwerk et de Beschlagwerk (travail de serrurerie), va imiter des lames métalliques entrecoupées, enroulées et clouées. 

La survalorisation du cadre sur le motif encadré participe d'une nouvelle esthétique — maniériste — qui annule les distinctions entre support architectural et figure fictionnelle, avant de rompre les distinctions entre minéral, végétal, animal et humain (masques feuilles, sujets anthropomorphes à faciès léonin, contamination de l'humain par l'animal, termes à bustes humains et corps en piliers, etc..), entre le mythologique, le réel et le religieux, qui tournera au culte de l'informe et du décadent.

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Si nous revenons au morceau de cuir découpé qui nous attend encore sur l'entrait, nous suivons assez facilement sa forme à deux bras latéraux, deux ailes encadrant la tête du garçonnet, et, en bas,  une pointe découpée en W. Il ressemble bien à une peau assez épaisse, retroussée sur ses bords. Mais en arrière-plan, le putto est assis sur un un bâti bien différent, à bords droits et non plus courbes, semblable à un meuble en poutres métalliques creuses. Il sera surtout visible par en dessous, centré par une fleur, et sa rigidité métallique s'affaisse comme des tuyaux de plomb incurvés.

Ce jeu avec l'œil du spectateur suppose à l'évidence  une parfaite maîtrise des volumes de la part de l'artiste.

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La Sainte Face, entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sainte Face, entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Au verso : un cuir  par un ange.

Ce cuir porte un cœur barré par une fasce. Il a une valeur religieuse ou allégorique plutôt qu'héraldique .

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Entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Entrait du chevet de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. Les armoiries de la famille  Barbier.

Les deux fasces entourent une boule ovoïde qu'on retrouvera sur les sablières.

Le cuir découpé mélange cette fois-ci dans un seul cartouche à forme en croix un aspect de faux cuir avec deux languettes supérieures et deux autres inférieures,  enrubannées en spirales, avec un aspect de tubes rectangulaires rigides des deux bras latéraux, qui résistent à tout enroulement.

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Armoiries de la famille Barbier, entrait  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Armoiries de la famille Barbier, entrait de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LE TOUR DES SABLIÈRES.

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Les corniches, nommées "sablières" en Bretagne,  sont au nombre de dix, dont trois pour le chevet.

Le décor sculpté des corniches de la chapelle est organisé selon une partition ouest / est ou "nef" / chevet délimitée par le deuxième entrait et séparant, je l'ai dit, un décor profane et quatre scènes évangéliques. 

Par contre, l'unité de style est entière, et toutes les sculptures peuvent être attribuées au même auteur, le Maître de Pleyben (alors qu'à Pleyben, seul le chœur et les transepts, mais non la nef, sont de sa main). 

On peut y décrire deux parties superposées : la corniche proprement dite, avec le motif principal sur lequel se concentre l'attention. Et, en dessous, une frise géométrique ou naturaliste qui ne manque pas d'intérêt pour y découvrir, parmi les volutes et lignes grecques, des cuirs et les rubans,  des cosses de petits pois (assez spécifiques de cet auteur), des escargots, des grappes de raisins, des légumes, des rosettes, des feuillages et palmettes issues des guirlandes des stucs bellifontains. 

Le "maître de Pleyben" va se montrer parfaitement averti des tendances introduites par l'École de Fontainebleau et des développements de l'utilisation des cuirs découpés sous l'effet des bandes plates et des lames métalliques, mais il va se distinguer par un trait qui lui est propre (bien qu'on puisse le trouver ailleurs) : il faufile des rubans, des cordages et des rubans à travers les découpes des cuirs et des lames,  et il en confie les extrémités aux anges ou aux personnages qui , de chaque coté, semblent alors les soutenir.

 

Je vais prendre comme point de départ l'angle qu'occupe Marie-Madeleine, au dessus de la porte.

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1. Quatre mascarons et un chérubin.

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Sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Au centre du cuir découpé : la tête d'un satyre.

La corne, dans ses différents développements, s'intègre parfaitement au style des cuirs avec enroulements, spirales et torsions. Elle pourrait en être l'emblème maniériste, avec son animalité, ses contre-valeurs se riant de l'humanisme pondéré, son absence de droiture et d'élévation.

Au dessus, les contorsions du cuir. Au milieu, les torsades du cordage. En bas, deux trompes qui s'évasent, comme des tubes mous. Tout se tord et grimace.

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Masque : détail de la première   sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Masque : détail de la première sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Entre deux cuirs : la tête d'un putto ailé comme un chérubin.

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Chérubin ; détail de la première   sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Chérubin ; détail de la première sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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Un deuxième satyre en mascaron, et, de profil, un masque au nez camus.

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Deux masques : détail de la première   sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux masques : détail de la première sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Quatre masques et deux chérubins.

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Deuxième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deuxième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Un mascaron : visage mi-bestial mi-humain, cornu, coiffé d'un enroulement de cuir, vomissant des liens de corde.

C'est à la fois un masque-feuille, un homme sauvage au visage mangé par la barbe, un lion et un singe. Il accentue avec plaisir son regard bestial d'œil-de-bœuf. Il tient son rôle dans la ronde du cordage, mais en l'attrapant entre ses dents et en le recrachant. Ses deux cornes de bucrane sont coiffées par les deux torsades de cuir qui, manifestement, se fichent de sa gueule. 

Ce qui est très drôle aussi (mais ma photo le rend mal), c'est la façon dont l'artiste se joue du digne et antique chapiteau ionique à volutes pour encadrer son masque de deux accroche-cœurs .

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Deuxième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deuxième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Deuxième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deuxième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Deux putti ailés sous un cuir enroulé. Dans la frise, une cosse de petits pois et des légumes.

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Deux chérubins : deuxième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux chérubins : deuxième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. Chevet (1). Deux anges présentant la Sainte Face. 

Deux anges aux bras écartés tiennent des rubans torsadés qui déroulent le cuir découpé central. On remarquera les bras aux coudes hypertrophiés en boule, qui caractérisent le style de ce sculpteur. Les anges sont allongés pour s'adapter à la taille de la sablière, ils sont vêtus d'une tunique courte au dessus de jambes nues aux pieds naïvement dessinés. Les manches de la tunique sont retroussées au dessus des coudes en formant ds spires concentriques qui répètent les spirales d'enroulement des "oreilles" des cuirs découpés.

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Troisième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Troisième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Les anges ont introduit leurs mains dans (à travers) le cuir et ce sont eux qui étendent le Voile de Véronique. Le Christ couronné d'épines est semblable à un Neptune antique.

 

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Troisième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Troisième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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4. Chevet (2). Deux anges présentant l'épisode de la Samaritaine. 

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On connaît cet épisode de l'évangile selon saint Jean 4:1-30 racontant comment Jésus, arrivant dans une ville de Samarie près du puits de Jacob, s'y assied pour se reposer et demande à une femme de lui donner à boire.

«  La femme samaritaine lui dit : “ Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? ” Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. Jésus lui répondit : “ Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive ”. “ Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? ” Jésus lui répondit : “ Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ”. »

 

La composition est particulière, puisque les deux anges, quasiment identiques à ceux de la troisième sablière, tiennent un ruban qui tend le cuir découpé où sont sculptés le puits et le pichet, alors que la Samaritaine et le Christ sont figurés hors de ce cadre, et que la femme verse l'eau de son broc dans le pichet. Autrement dit, l'artiste ne respecte pas la convention du champ fictionnel délimité par le cuir et de l'hors-champ d'une autre réalité, il brise la mise en scène que les anges sont sensés présenter.

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La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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L'ange de gauche. Notez la représentation non réaliste du pied, imposé par l'espace disponible : elle est suffisamment habile pour ne pas choquer.

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La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Samaritaine. 

On admirera avec quel brio l'artiste tire parti de la contrainte spatiale pour conférer à cette femme une posture très naturelle.

La concavité du col du broc se moule exactement avec la convexité de l'oreille en spirale du cuir. J' imagine comment le sculpteur a pu jubiler en utilisant l'anse de ce broc pour reprendre le leitmotiv de tous son travail : le tourbillon, qui fait un coucou au cuir recroquevillé. Alors je jubile aussi.

Le cliché suivant mettra en lumière la coiffure déjà observée chez la Sibylle Cimméréenne et où les mèches de cheveux, divisées en deux masses latérales, sont enrubannées pour former un turban dégageant le front épilé. Tout cela tournicote avec fièvre derrière une apparente innocence.

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La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le Christ.

Il est assis, comme cela est dit dans l'Évangile, mais son corps et surtout ses bras sont tendus vers son interlocutrice. Le geste de sa main droite, avec les trois premiers doigts tendus et les deux autres repliés, est un geste de locution, et même d'enseignement.

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La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Les drapés de l'ange. Son visage à la Buster Keaton.  La grandiloquence de son geste. Le pied-de-nez de son pied. Excellent.

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La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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5. Chevet (3). Deux anges armés de glaive présentant les Cinq Plaies.

Les deux anges ouvreurs de scène tiennent, comme précédemment, les deux extrémités d'une étoffe d'abord pliée, puis torsadée qui passe dans des orifices du cuir afin que celui-ci, déroulé, expose son tableau. Malgré la faible épaisseur relative du plateau de bois, le sculpteur exécute un travail en haut relief, où les bras et les liens sont décollés du fond. Le cuir découpé possède un volume notable, où la forte épaisseur du matériau est soulignée par les rouleaux latéraux et les volutes supérieurs et inférieurs, mais aussi par le galon des bordures. 

Deux anges armés de glaive présentant les Cinq Plaies : cinquième  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux anges armés de glaive présentant les Cinq Plaies : cinquième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le tableau exposé est celui des Cinq Plaies du Christ crucifié : celles des mains et des pieds, et celle du flanc droit, symbolisé par le cœur. 

Ce motif se retrouve aussi sur les sablières de Pleyben.

Le glaive des anges : le seul objet qui, dans ce monde de frou-frou, conserve quelque rectitude.

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Deux anges armés de glaive présentant les Cinq Plaies :  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux anges armés de glaive présentant les Cinq Plaies : sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Les escargots : l'artiste ne pouvait éviter d'avoir recours à leur coquille, pour rimer avec tous les colimaçons des cuirs, toutes les boucles des cheveux, tous les festons  de tuniques. Ensemble, ils refont le coup du chapiteau ionique.

Mais par contre,  allonger leur cou, leur tête (cornue, bien-sûr) et leur pied en ces deux lignes horizontales qui singent sans vergogne l'héroïque gestuelle des anges ? Il fallait  oser !

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Escargot mangeant des raisins. Détail de  la cinquième  sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Escargot mangeant des raisins. Détail de la cinquième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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6. Chevet. Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ.

Cette corniche trouve sa correspondance à Pleyben dans le transept nord. Les sculpteur reprend sa disposition générale, mais remplace les deux anges par deux soldats romains se disputant aux dés la tunique sans couture du Crucifié, selon le récit de l'évangile de Jean 19:23-24. 

Le cuir découpé fait alors office de table de jeu, sur laquelle se trouve en enjeu central la tunique dont le plissé et l'encolure tout en rondeur exprime bien l'absence de coutures. Deux dés sont posés sur cette table. Le soldat de gauche, un moustachu plein d'entrain, est coiffé d'un casque proche d'un chapeau à larges bords. Il porte une armure à lames, et des guêtres . Il tient dans la main droite le dé qu'il s'apprête à poser, et semble assuré de sa victoire. 

Son adversaire est tout aussi moustachu,et tout aussi pris par la fièvre du jeu.  Il porte l'armure serrée par une ceinture, les guêtres égayées par un ruban.

Les deux joueurs laissent flotter derrière eux une cape qui participe à la dynamique de la composition, tout en créant une similitude avec les ailes des anges précédents.

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Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière  de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Deux soldats jouent aux dés la tunique du Christ : sixième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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7. Six masques et le blason de la famille Barbier, seigneurs de Kerjean.

Avec cette septième sablière, nous quittons le chevet et ses scènes évangéliques pour retrouver les mascarons. .

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Six masques et le blason de la famille Barbier, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Six masques et le blason de la famille Barbier, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le premier mascaron : un monstre anthropoïde cornu.

Notez le cordage qui se dirige vers la droite.

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Premier masque, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Premier masque, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le deuxième mascaron : un satyre ricanant  à deux paires de corne.

Bien que nous en ayons vu deux exemples sur la première sablière, je le présente ici pour examiner le "cuir". Il ne s'agit plus de l' imitation d'un parchemin ou d'un vélin souple  dont les bords s'enroulent sur eux-mêmes, mais d'une boite rigide, creuse, à la découpe géométrique.

Et on retrouve, en réduction un peu ridicule, les deux tuyaux en trompette notés sur le premier satyre, et placés ici sous son menton en guise de lavallière (anachronique, puisque Louise, la maîtresse de Louis XIV qui a donné son nom à cet accessoire, n'était même pas encore née) .

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Un satyre, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Un satyre, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Troisième mascaron : anthropoïde cornu aux yeux en spirale.

Si on a pu suivre les méandres du trajet de la corde qui traverse ou contourne les cuirs, et si on a pu différencier les cuirs découpés souples et les appareils géométriques creux, le repérage va devenir plus compliqué car les enroulements en spirales et les étuis creux en H se mélangent, se cachent et s'enjambent ou se métamorphosent comme si l'artiste cherchait à déstabiliser le spectateur et à accentuer le caractère diabolique ou troublant de ses créatures.

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Trois masques , septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Trois masques , septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le blason de la famille Barbier : 

 

Le blason de la famille Barbier, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Le blason de la famille Barbier, septième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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8. Deux têtes de bélier et trois masques.

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Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Un exemple original de masque-feuille, cher aux ornemanistes, et qui se marre, entre parenthèses.

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Masque-feuille, huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Masque-feuille, huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Je n'insiste pas sur les métamorphoses du cuir en bandes plates (au centre) puis en étui creux (à droite), pour me concentrer  sur celles des spires de parchemin qui perdent leur nature de cornet  de papier ou de peau et deviennent des constructions métalliques à rivets ou poinçons destinés à mettre en forme dûment recroquevillée (c'est ici la règle) la corne postérieure des sauvages camus et hirsutes qui s'affrontent avec leur dents au jeu de la corde. 

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Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Huitième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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9. Neuvième sablière : à gauche de l'autel du fond.

Quand un masque de face rencontre un masque de profil, keskis confient ?

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Neuvième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Neuvième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Masque grimaçant .

Des cuirs en étuis creux. Des cornes. Des cuirs enroulés frisés. Des cordes qui se dissimulent et qui reviennent. Deux trompettes en cornets sous le menton. 

C'est bon, on a compris. Rideau, rideau.

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Neuvième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Neuvième sablière de la chapelle de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Dixième sablière. Une tête de lion.

Et alors, tu fatigues ? . Tu ne retrouves plus tes photos ?

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Les cartouches et cuirs découpés au château de Kerjean.

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Le château de Kerjean conserve de nombreux exemples témoignant du goût de son architecte et des artistes sculpteurs sur pierre pour les cartouches et les cuirs découpés à enroulement Renaissance. 

On sait que :

"Lieu de réception et d’agrément, l’édifice suit la mode de son siècle et donc les règles de l’architecture de la Renaissance, qui abandonne le gothique au profit de l’esthétique antique. Le nom du maître d’œuvre du chantier demeure aujourd’hui inconnu, mais ses sources d’inspiration transparaissent à travers les formes du château. Jacques Androuet du Cerceau, l’architecte qui a construit le Pont Neuf à Paris, Philibert Delorme, bâtisseur du Palais des Tuileries ou encore Sebastiano Serlio, auteur d’un important traité d’architecture, ont sans doute influencé le style de Kerjean" (Chemins du Patrimoine, in Wikiipédia).

Or, Jacques Androuet du Cerceau est l'auteur des Grands Cartouches et des Petits Cartouches, et Philibert Delorme a été l'architecte du château de Fontainebleau après Le Primatice, notamment pour la Salle de bal. Le château de Kerjean relève bien du style de l'École de Fontainebleau. La présence de cuirs découpés n'y est donc pas étonnante. Je veux seulement montrer que ces cuirs se trouvent non seulement dans la chapelle, mais aussi aux emplacements les plus en vus du château.

 

Le premier exemple attend le visiteur au dessus du guichet de la billetterie. Il comporte les armes des Barbier et de Gouzillon d'or à la fasce d'azur accompagné de trois colombes (ou pigeons) de même, becquées et membrées de gueules. Un moulage d'un cartouche analogue, qui diffère par les deux masques en haut relief, est exposé dans la cour.

Le cartouche est simple, avec deux enroulements encadrant les masques en haut et en bas, et des créneaux géométriques sur les cotés.

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Entrée du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Entrée du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Cartouche aux armes mi-parti Kerjean-Gouzillon, (vers 1570-1595), entrée du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Cartouche aux armes mi-parti Kerjean-Gouzillon, (vers 1570-1595), entrée du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Cartouche aux armes mi-parti Kerjean-Gouzillon, (vers 1570-1595), château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Cartouche aux armes mi-parti Kerjean-Gouzillon, (vers 1570-1595), château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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On trouve dans le mur d'enceinte au dessus des portes donnant accès à la cour du château deux ensembles sculptés en kersanton : ils représentent deux supports anthropoïdes ou termes, un atlante et une cariatide en bustes mains croisés, dont la partie inférieure (le pilier) est un cartouche en cuir découpé orné d'un masque.

Leur moulage est conservé au rez de chaussée.

 

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Les deux termes (cercle rouge) du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Les deux termes (cercle rouge) du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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L'atlante du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.
L'atlante du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

L'atlante du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le terme féminin du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.
Le terme féminin du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Le terme féminin du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Une cheminée à ornementation à bande plate.

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cheminée à ornementation à bande plate du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

cheminée à ornementation à bande plate du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le "maître de Pleyben" ? Je dirais plutôt : le "maître de Kerjean" !

 Sophie Duhem a considéré que les sablières de l'église de Pleyben qui relèvent du style de celui qu'elle nomme "l'anonyme de Pleyben" datent de l'édification du chœur en 1564 ou au plus tard de 1571, en vertu d' un chronogramme de la nef sur une sablière qui n'est pas de sa main. Elle date les sablières de Kerjean de 1580. 

« Le travail du sculpteur de Pleyben est aisément reconnaissable. Les faciès présentent des traits caractéristiques : les visages sont dessinés, de forme ovale, avec des fronts et des pommettes hautes, des nez fins et longs, des bouches fines, des barbes constitués de mèches ondulées, des chevelures formant des boucles hautes ou des mèches déployées." 

"Il n'hésite pas à représenter les personnages en pieds, avec une certaine maîtrise des proportions : les corps sont quelquefois comprimés dans l'espace étroit des sablières mais le sculpteur représente avec soin les membres, souvent longs et fins, aux jointures marquées. Plusieurs figures d'anges sont représentées, vêtus de tuniques dont les plis sont traités en haut relief, et dont les manches évasées laissent apparaître les bras osseux caractéristiques du travail de l'artisan. Le traitement des cuirs retient l'attention : leur extrémités forment des enroulements volumineux que l'on retrouve dans d'autres sanctuaires.

A. Mussat attribuait déjà au sculpteur de Pleyben les sablières de Sainte-Marie du Ménez-Hom à Plomodiern. Nous partageons sans hésitation cet avis. Le programme n'a pas la monumentalité de celui de Pleyben,"

"L'ensemble sculpté pour la chapelle de Kerjean à Saint-Vougay est une œuvre majeure réalisé par cet anonyme [de Pleyben] et datée de 1580. Environ une quinzaine ou une vingtaine d'années séparent les créations de Pleyben et de Kerjean, soit une période assez longue durant laquelle s'est forgée la maturité de l'artiste. Ce que l'on perçoit à l'observation des décors de la chapelle, et des ouvrages de Plomodiern et de Saint-Divy, plus proche de l'œuvre élaborée à Kerjean. Il est d'ailleurs vraisemblable que ces deux charpentes aient été décorées à la même époque."

"La charpente de Kerjean est l'une des plus belles réalisations qui subsiste du XVIe siècle. L'ensemble est majestueux et d'une très grande qualité esthétique. Le sculpteur a amélioré sa technique du haut-relief et enrichi le répertoire développé à Pleyben. Plusieurs thèmes sont réutilisés, notamment les anges tenant des cuirs portant le Suaire, la tunique et les dés, ou les Stigmates, associés cette fois aux nouveaux motifs renaissants, composés de mascarons, de volutes et de masques de lions. Quelques détails sont notables, qui apparaissent aussi sur les reliefs sculptés sur les autres édifices. Les représentations des soldats présentant la tunique et les dés sont très proches à Plomodiern et à Kerjean ; de même que la tête de bœuf qui accompagne saint Luc à Kerjean est identique à celle de l'âne de la Fuite en Égypte de Plomodiern. Les anges sont vêtus des mêmes tuniques aux manches creusées, aux drapés entrecroisés sur la poitrine. Les stigmates ou la face du Christ sur le Suaire sont représentés de la même manière qu'à Pleyben." (Duhem 1997 p. 145-146)

Autrement dit, le titre d' "anonyme de Pleyben" est du à l'antériorité des œuvres malgré l'infériorité stylistique de Pleyben par rapport à Kerjean .

Sans contester au sculpteur  ce titre (qui est d'ailleurs parfaitement formel et de convention) ou celui de "Maître de Pleyben" qu'il a reçu ensuite en fonction des usages en histoire de l'art, je souhaite souligner que l'emploi très original des cuirs découpés faufilés de cordes place ces œuvres dans la filiation de l'École de Fontainebleau et donc d'une culture de cour qui concerne très concrètement  la construction du château de Kerjean et sa chapelle par Louis Barbier, bien plus que la restauration des églises paroissiales sous la direction des fabriques et des recteurs. D'autre part, bien que je ne puisse développer ce point suffisamment brièvement, cette ornementation de Kerjean est à comparer à celle d'autres chapelles seigneuriales, qui obéit à des impératifs et des traditions particulières. Ainsi, la chapelle du château d'Écouen réalisée par Jean Goujon ou Jean Bullant pour le Connétable  Anne de Montmorency vers 1548 possède une voûte décorée de cuirs entourant les armoiries du propriétaire, tandis que les deux cheminées de la Chambre du Connétable rivalisent de cuirs découpés et de ferronneries, de mascarons et termes.

Le sculpteur anonyme aurait pu être formé sur de grands chantiers des résidences seigneuriales françaises ou flamandes et aurait pu être recruté par l'architecte de Kerjean pour ses compétences. Il aurait pu réaliser ou diriger dans le Finistère des chantiers paroissiaux annexes  tout en consacrant tous ses soins à la réalisation de la chapelle seigneuriale de Louis Barbier.

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Les cuirs découpés, un motif étudié par Sophie Duhem dans sa thèse.

Sophie Duhem consacre aux cuirs des cartouches un paragraphe de sa publication de 1997 reprenant sa thèse, à la page 186. Elle donne le chiffre de 180 pièces de bois soit 3,8% des sablières de Bretagne, plus spécifiquement en Basse-Bretagne. Le document 32 dénombre, sur les 4843 pièces étudiées de son corpus, 18 pièces sculptées en Côtes-d'Armor (1,4% de la production), 158 en Finistère (8,3%), 4 dans le Morbihan (0,2%), et aucun en Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique.

Une carte (document 34) indique par des ronds noirs le nombre de sites (et non plus de pièces) présentant des cuirs : j'en compte environ 52, très majoritairement situés dans le Finistère (29), et tout spécialement dans le Léon, autour de Kerjean.

Ces données confirment la place du Léon, enrichi à la fin du XVIe siècle par la culture et le commerce des céréales et du lin ou la fabrication de toiles, comme berceau du style de la Renaissance en Bretagne, grâce aux relations maritimes avec l'Europe du Nord par les ports de Morlaix, Landerneau et Roscoff. 

 

 

J'ai décrit dans ce blog les cuirs des sablières de Saint-Thomas de Landerneau, de l'église de Dirinon (1623) ou de La Martyre. Je décrirai plus tard ceux de l'église de Roscoff, et bien-sûr celles de Pleyben, Saint-Divy et Sainte-Marie du Ménez-Hom.

 

 

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EN PRIME : LES STATUES DE LA CHAPELLE.

Si cet article vous semble trop court ...

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1. Le Christ aux liens.

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 Christ aux liens, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Christ aux liens, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. Saint Sébastien.

Le bel éphèbe au maillot de bain doré de maître-nageur de luxe subit dans une belle indifférence les traits tirés par les propres archers qu'il commandait comme officier de la garde prétorienne de l'empereur Dioclétien à Rome. Les mains liées derrière le dos au tronc d'un arbre, il goûte les félicités de son premier martyre de la Foi en Christ,  et l'imitation dans sa propre chair des plaies du Crucifié. Il gagne ainsi le rang des grands saints auxiliateurs et thaumaturges, avec une spécialité, la protection contre la Peste.

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Saint Sébastien,  chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Sébastien, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Saint Sébastien,  chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Sébastien, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. Saint Antoine de Padoue.

Il est identifié par la bure franciscaine, la cordelière ...des Cordeliers, à trois nœuds de capucin, et par l'inscription dans un cartouche du socle S : ANTOINA : DE : PADA. (pour Sancto Antonio de Padua). Mais concernant la nature de l'attribut qu'il porte dans la main droite, on peut seulement parier qu'il s'agit d'un lys.

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 Saint Antoine de Padoue,  chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Antoine de Padoue, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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 Saint Antoine de Padoue, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Antoine de Padoue, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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4. Saint Antoine le Grand et son cochon.

Drelin drelin, c'est frère Antoine et sa clochette ! Mais aussi sa canne en T (en tau, son attribut), son bouquin, et son habit monastique de l'Ordre des Augustins. Sa spécialité ? Le Mal des ardents, ou Feu de saint Antoine, occasionné par l'ingestion par temps de disette de farines contaminées à l'ergot de seigle.

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Saint Antoine d'Egypte,  chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Saint Antoine d'Egypte, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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5. La Vierge à l'Enfant.

Vierge à l'Enfant, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vierge à l'Enfant, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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6. Une sainte.

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Une sainte,  chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Une sainte, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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7. Un prédicateur.

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Un prédicateur, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Un prédicateur, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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8. Un fort saint homme.

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 Statue, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Statue, chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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SOURCES ET LIENS.

 

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

 

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

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2°) Le château de Kerjean et ses sablières.

 

— APEVE Les sablières de Saint-Divy

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=253

— ARLAUX Claire ,2011,Le château de Kerjean : Un chateau renaissance en Bretagne Éditeur: Coop Breizh, 2011 80 p.: Photogr. en coul.; 21 cm .

ASSOCIATION POUR L'ANIMATION DU CHATEAU DE KERJEAN Château de Kerjean, été 1989 de. Éditeur: Impr. de Bretagne, 1989.

ASSOCIATION POUR L'ANIMATION DU CHATEAU DE KERJEAN  1998, Kerjean, les travaux et les jours d'une seigneurie bretonne.   63 p. : ill. en coul. ; 30 cm .

ASSOCIATION POUR L'ANIMATION DU CHATEAU DE KERJEAN Saint-Vougay. Colloque : Médiation culturelle dans un lieu patrimonial dans un lieu en relation avec son territoire : Château de Kerjean, juin 2000. de CARRIER Christian ; HETET Véronique .Éditeur: Association pour l'Animation du Château de Kerjean, 2000  95 p. : 30 cm .

— BARRIE (Roger) 1988 Dir .ASSOCIATION POUR L'ANIMATION DU CHATEAU DE KERJEAN .1988, Le château de Kerjean.Collection: Parcours du patrimoine .Éditeur: Inventaire Général, 1988 .16 p. : ill. ; 19 cm .

CHATENET (Monique), 2009, Le château de Kerjean, Congrés archéologique 2009. pages 117-126

CHAUSSEPIED (M.C. ), 1907, "Notice sur le château de Kerjean,, commune de Saint-Vougay, " Société Archéologique du Finistère - SAF 1907 tome 34 - Pages 124 à 145

Pour faciliter la défense de cette dernière entrée et pro­téger le soubassement des murs d'un pavillon à l'autre par les meurtrières placées de côté dans les angles, l'architecte à biaisé les murs de la chapelle et des archive$~ de façon , à découvrir entièrement ces murs à l'approche de l'as­saillant. 
Le pavillon de la chapelle est à deux étages; à la hauteur de la chapelle proprement dite, le chevet prend une forme semi circulaire sur la base carrée du dessous; le maître 
d'œuvre a su tirer habilement partie de cette superposition en plaçant sur les parties découvertes de petits édicules à coupoles et lanternons à jour, La chapelle .est éclairée à l'Est et au Midi par quatre fenêtres géminées de forme ogivale ; à ce propos il ne faut pas croire, comme certains auteurs l'ont prétendu, qu'on ne pouvait se décider à abandonner complètement l'art gothique dans un édifice religieux, alors que ce mode d'architecture était tombé en désuétude, car bon nombre d'édifices religieux bâtis 'pendant les XVIe et VIIe siècles, n'ont plus aucun rapport avec les styles passés ; n'y voyons donc simplement qu'un pâle souvenir de l'architecture de Moyen-Age que l'artiste de Kerjean a fait revivre un peu en cet endroit ; du reste l'arc ogival est bien peu accentué et les profils des meneaux et des rinceaux sont bien de là fin de la Renaissance. Au-dessous de ces fenêtres sont pratiquées des meurtrières à couleuv­rines et la salle basse qui n'offre aucun intérêt prend jour par deux longues fenêtres placées vers l'extérieur des bâtiments. La façade sur la terrasse est percée de deux ouvertures ovales richement encadrées, au-dessous une fenêtre 
basse rectangulaire et très simple et une petite porte plein cintre donne accès en contre-bas de la terrasse à la chapelle. Ce pavillon est tout en pierre de taille couronné tout autour d'une belle corniche à modillons. Mais ce qu'il a de plus remarquable c'est son élégant campanile qui semble plutôt dater de l'époque de Henri IV que de Charles IX ;' posé en encorbellement sur une suite d'entablements et de consoles, il est à trois étages superposés dont le der-nier à jour. Le beffroi est couronné d'une petite coupole surmontée elle-même d'un lanternon coiffé d'une calotte sur laquelle un beau vase vient se fixer. Ses angles sont décorés de pilastres et gaines cannelés" ou ornés d 'arabesques, les frisés sont couvertes d'entrelacs et les panneaux de cartouches armoriés. Ce campanile est d'une grande richesse et d'une belle élégance. 
L'intérieur de cette chapelle, très somptueux autrefois n'offre plus que des ruines, le sol en petits carreaux rouges s'effondre, la belle voûte en lambris qui reposait sur une sablière toute sculptée a presque disparu et des  personnages en bois qui ornaient encore cette voûte, quelques-uns seulement, vermoulus gisent épars sur l'autel abandonné. Ils représentaient les douze apôtres et' étaient encastrés dans la sablière au pourtour du sanctuaire. 
A la rencontre des nervures s'accrochaient de fins pen­dentifs et deux entraits sans poinçon, reliaient les murs, ils étaient ornés comme de coutume de grosses têtes de dauphins aux extrémités. Tout cela devait être décoré de peintures et de dorures. Entre chaque fenêtre d'élégants culs de lampe en pierre supportaient des statues; l'autel était tout en pierre de forme bombée, reposant sur un degré de granit; une dalle d'un seul morceau de 2 mètres sur 0m 70 la recouvrait en entier. Sur le mur Nord auquel s'adossait l'aile droite existe de larges ouvertures, donnant l'entrée de la chapelle aux divers étages et  permettant aux malades  d'entendre la messe d'une petite salle contiguë : la baie du haut est orné d'un petit entablement dorique à deux  pilastres et munie d'un croisillon de fer. "

 

COUFFON (René), 1988, “Couffon, Répertoire des églises : paroisse de SAINT-VOUGAY,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 juillet 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1044.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0397fbf7bfd94095b7b52bc0e66657cc.pdf

"A l'extrémité orientale de la galerie couverte fermant la cour du château, c'est un pavillon rectangulaire avec chevet arrondi. Elle date du dernier quart du XVIè siècle ; mais quelques-unes de ses fenêtres en tiers-point et les entraits engoulés de sa charpente indiquent dans cet édifice classique une curieuse survivance de l'art gothique. Les sablières sont d'une sculpture remarquable ; elles sont décorées notamment d'un cartouche des cinq Plaies entouré de deux victoires que l'on retrouve à Pleyben, mais d'une moins bonne exécution. La charpente a été restaurée vers 1960. ."

 — COUFFON (René) 1948, L'architecture classique au pays de Léon, 1573-1700 l'atelier de l'Elorn : l'atelier de Kerjean .Éditeur: [S.n], 1948 1 vol. (p.[23]-101-[9] p. de pl.) : ill ; 25 cm .

 

 

 

— ELEGOUËT ( Yves) .Chapelle du château de Kerjean : témoins raffinés de la dévotion en Bretagne  Revue de Saint-Joseph.Éditeur: s.n., 198?  p 16-23 : ill. en coul. ; 29 cm .

 

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ... Sophie Duhem ; préf. d'Alain Croix. Vue : ... Publication, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

 

—  DUHEM (Sophie), L'art au village : La production artistique des paroisses rurales (XVIe-XVIIIe siècle)  2009  

LECLERC (GUY), 1996, Les enclos de Dieu, édition Jean-Paul Guisserot, 141 p. 

— LE FLOCH (Jean-Claude ), s.d, "Pleyben : l'ensemble de sablières sculptées."

http://www.mairiepleyben.fr/joomla-mairie/images/stories/documents/docs_historiques/sablires.pdf

"Les sablières historiées – les sablières sont ces poutres horizontales en haut de mur sur lesquelles porte la charpente - les sablières historiées donc sont une spécialité bretonne : fort répandues en particulier en Basse-Bretagne, elles sont tout à fait rares ailleurs. On doit à Sophie Duhem d'en avoir fait la recension et particulièrement d'être parvenue par comparaison à retrouver la marque d'un même sculpteur en différents endroits . Parmi ces auteurs qu'elle sort de l'oubli, celui qu'elle a baptisé « l'anonyme de Pleyben » apparaît comme un personnage hors du commun. « Anonyme de Pleyben » car c'est où il a créé un des plus beaux ensembles de sablières. Mais on lui doit également la décoration de la chapelle du château de Kerjean (en Saint-Vougay) ainsi que les sablières qui subsistent à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (commune de Plomodiern) et dans l'église de Saint-Divy. Personnage hors du commun ? Ces quatre localisations suffiraient à en témoigner : pour nous aujourd'hui, toutes en Finistère, c'est vrai ; mais dans les années 1570, cela veut dire deux diocèses différents séparés par la barrière des Monts d'Arrée, cela veut dire des distances de plus de dix lieues (les autres sculpteurs identifiés par Sophie Duhem n'interviennent guère que dans deux ou trois paroisses contiguës). On pressent la notoriété d'un artiste recherché."

—  LE FEBVRE (Yves), 1916,  Musée des antiquités léonaises à établir au château de Kerjean, in   GUENNEC ( Louis), “Société des amis de Kerjean pour la conservation des antiquités du Léon,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 juillet 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/3167.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e9a034174e1a5080fd521925a84efd48.pdf

"Ajoutons encore, pour être aussi complet que possible, dans ce premier plan rapide de nos travaux, qu'il nous appartiendra de meubler comme il convient l'admirable petite chapelle de Kerjean dont la restauration a été  si heureusement commencée. "

MIORCEC DE KERDANET (Daniel) , 1834,  “Notice sur le château de Kerjean,” Éditeur: Impr. J.B. Lefournier, 1834 58 p. ; 15 cm 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/d3b6efb625cca2644d865d5919262803.pdf

"A l'extrémité de cette aile , et contre la galerie découverte , est la chapelle, qui se distingue encore par son petit clocher et d'autres ornements. Elle avait autrefois un beau lambris et des vitraux peints , chefs-d'œuvre d'Alain, Cap, artiste de Lesneven."

 

MONUMENTS HISTORIQUES , 1980, La Bretagne : le château de Kerjean Éditeur: s.n., 1980  96 p. ; 27 cm .

PERSON (Catherine), 2006   Histoire et architecture dans le Léon, une étude de trois sites patrimoniaux du XVIème siècle : le château de Kerjean, le manoir de Kermadec et le manoir de Mézarnou.Éditeur: s.n., 2006 203 p. : photogr. en coul. ; 30 cm .

— SERLIO (Sébastiano), 1545, Le premier livre d'architecture, cf Sette libri dell'architettura

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/LES1736Index.asp

Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1999, t. LXXVII page 545

— http://classeelementaire.free.fr/kerjean/parcours/Fiches-avant-visite.pdf

— http://musee-renaissance.fr/sites/musee-renaissance.fr/files/dossier_pedagogique_architecture.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:46

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PRÉSENTATION.

Vers 1570 à 1580, un sculpteur anonyme a réalisé les corniches (désignées communément et anciennement en Bretagne par le terme de "sablières" qui fut repris par Sophie Duhem dans sa thèse de 1997) et les blochets, les liernes, les clefs pendantes et les engoulants des entraits  de la charpente de quatre sanctuaires du Finistère : l'église de Pleyben (1571) et la chapelle de Sainte-Marie-du-Menez-Hom, en Cornouaille, l'église de Saint-Divy et la chapelle du château de Kerjean, dans le Léon. Selon un usage établi en histoire de l'art, on désigne cet artisan anonyme par le terme de Maître de Pleyben.

Ces œuvres feront l'objet d'articles dédiés à chaque site. 

A deux endroits au moins, à Pleyben et à Kerjean, l'artiste a fait figurer sur les nervures des statues de personnages féminins dans lesquelles nous reconnaissons les Sibylles de l'Antiquité, comme sur le plafond de la chapelle Sixtine peint en 1511 par Michel-Ange !

Depuis Les Enclos de Dieu de Guy Leclerc en 1996 et depuis  l'article que l'abbé Castel a consacré aux 70 Sibylles du Finistère en 2006, nous connaissons la fréquence de ce thème dans onze églises du département, avec une série complète des 12 Sibylles sur l'autel sud de l'église de Brennilis, sur le chancel de la chapelle de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou et sur la Poutre de Gloire de Lampaul-Guimiliau (voir les articles dédiés grâce aux liens supra). Les séries sont partielles sur la niche du retable de l'Arbre de Jessé à Notre-Dame-de-Berven (*) en Plouzévédé (3 Sibylles), sur la cuve de la chaire de Guimiliau (5 Sibylles) et sur les panneaux d'arrière-chœur de Guimiliau (3 panneaux), sur le garde-corps de la tribune de l'orgue de Roscoff (7 bas-reliefs), dans la chapelle de Coatnan en Irvillac (4 Sibylles), sur les stalles du chœur de l'église de Rumengol (3 Sibylles)  et sur le mur de la chapelle de Locmaria-Lan en Plabennec (3 Sibylles). À Pleyben, en l'église Saint-Germain, ce sont 5 statues des Sibylles qui ornent la voûte au niveau du transept.  

(*) cette chapelle mariale a été commandée en 1573 aux ateliers de Kerjean (APEVE).  La sibylle d'Erythrée est associée à l'Annonciation, la Samienne à la Visitation et enfin la Cimmérienne à la Nativité.

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Mais en 1997, Sophie Duhem n'avait pas identifié dans les figures en ronde-bosse des liernes de la chapelle de Kerjean autre chose que "des figures féminines tenant les instruments de la Passion.

Et à son tour Yves-Pascal Castel  a omis, dans son décompte des 70 Sibylles du Finistère, les six statues en haut-relief de la chapelle seigneuriale de Kerjean. 

Leur découverte me permet donc 1) de suivre le thème iconographique des Sibylles aux XVI et XVIIe siècle, et de compléter mes articles dédiés à ce thème et 2) d'explorer le corpus du Maître de Pleyben.   

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RAPPEL.

J'ai longuement montré dans mon article sur les Sibylles de Brennilis que la constitution d'une série de douze prophétesses païennes de l'Antiquité est née à la fin du XVe siècle, en complément de la série des douze Prophètes de la Bible (et, bien-sûr, des douze Apôtres) dans une démarche typologique : chaque prophétesse était mise en relation avec une scène du Nouveau Testament et plus précisément avec l'enfance de Jésus et de la Vie de la Vierge pour six ou sept d'entre elles, et avec la Passion du Christ pour les autres. Ainsi, les théologiens montraient l'universalité du plan du Salut, annoncé et pressenti depuis l'Antiquité par des femmes du monde entier (leur nom se réfère à une origine géographique d'Europe, d'Asie et d'Afrique). Les douze femmes sont décrites dans l'ouvrage du dominicain italien Filippo Barbieri publié en 1481, mais ce sont les enluminures des Heures de Louis de Laval (avant 1489) qui, dans des doubles pages, créent une association précise entre les sibylles et  chaque temps liturgique (Annonciation, Nativité, etc) .  Cela sera repris par les livres d'Heures imprimés  par Vostre et  Vérard.

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DESCRIPTION.

 La chapelle de Kerjean (dernier quart du XVIe siècle) est située à l'angle oriental du château, à l'extrémité de la galerie couverte fermant la cour. Il s'agit d'un édifice rectangulaire à chevet arrondi de style classique intégrant des éléments gothiques (fenêtres en tiers-point, entraits à engoulants). Alors que Chaussepied décrivait  en 1907 la ruine de ses sculptures et de sa charpente, elle aurait été restaurée vers 1916 (Le Febvre), et la charpente a été restaurée vers 1960 (Couffon). 

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Le visiteur accède à la chapelle par l'une des deux portes occidentales : il a donc face à lui, s'il lève les yeux vers la voûte lambrissée, le grand V inversé de deux liernes convergeant vers une clef pendante sculptée, avant le premier entrait. Et il voit sur ces nervures les deux groupes de trois Sibylles, dont il peut savoir que les unes préfigurent l'Incarnation (Nativité) et les autres préfigurent la Rédemption  (Passion et Crucifixion). La grande flèche ainsi tracée dirige son regard, ses pas et son esprit vers l'autel du chevet, où l'attendent les scènes des Évangiles sculptées sur les sablières entre les Évangélistes. Il est introduit dans un programme iconographique élaboré. 


 

 

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Voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.
Voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Du coté droit, de bas en haut :

1. La Sibylle Agrippa tient le fouet à deux lanières enroulées autour du manche, qui  préfigure la Flagellation du Christ.

Elle porte derrière la nuque un voile qui revient vers sa poitrine. Le geste de la main gauche est un signe d'énonciation : le sculpteur souligne l'importance des paroles prophétiques ou "vaticinations" .

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La Sibylle Agrippa, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Agrippa, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Sibylle Agrippa, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Agrippa, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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2. La Sibylle Cimmérienne tient une corne à fonction de biberon, qui préfigure que la Vierge allaitera son Fils.

Tout porterait à croire que cette dame tient ici une trompe de chasse avec son embouchure et son pavillon, mais c'est la tradition iconographique qui permet d'interpréter correctement cet attribut : c'est bien une corne destinée à donner à boire au bébé. Mais si au moins elle le tenait comme il faut !

 Elle est coiffée d'un turban, ou bourrelet, ou balso (bourrelet de brocart ou de velours) à la mode à la fin du XIVe ou vers 1530 en Italie. Les manches très bouffantes et plissées aux épaules se prolongent par des manchettes qui se retroussent aux poignets. La robe à décolleté carré est lisse sur le bustier, et plissée sous la ceinture.

La main gauche est assez maladroitement repliée vers l'épaule, comme si elle maintenait un objet, mais c'est là encore par désir de marquer la fonction d'énonciation.

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La Sibylle Cimmérienne, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Cimmérienne, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Sibylle Cimmérienne, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Cimmérienne, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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3. La Sibylle Delphique tient une couronne d'épines, qui préfigure le Couronnement d'épines de la Passion du Christ.

La tenue vestimentaire est la même que pour la Cimmérienne. Les cheveux qui laissent échapper des mèches autour du visage sont couverts par une coiffe très postérieure, dont l'extrémité en pointe se voit sur le sommet du crâne. La main gauche est posée, avec beaucoup de naturel, sur le genou.

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La Sibylle Delphique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Delphique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Sibylle Delphique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Delphique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Du coté gauche, de bas en haut : 

3. Une Sibylle tient une colonne (un attribut inhabituel)  préfigurant  les outrages subis par le Christ lors de sa Passion.

L'index et le pouce de la main gauche dirigés vers la bouche, et les autres doigts repliés, soulignent l'importance des paroles prononcées.

La coiffure est un balso, dont les spires d'étoffe sont particulièrement savantes, dégageant un front soigneusement épilé en arrière. Le tissu semble aussi passer sous le menton. 

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Une Sibylle , voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Une Sibylle , voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Une Sibylle, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Une Sibylle, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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4. La Sibylle de Samos tient un berceau qui préfigure la Nativité : la Vierge donne naissance à son enfant dans une crèche.

La Sibylle a attaché ses épaisses mèches de cheveux avec un bandeau qui passe derrière la tête.

Le berceau possède deux piétements à volutes permettant le bercement, et quatre montants qui pourrait soutenir un voilage.

 

 

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La Sibylle de Samos, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle de Samos, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Sibylle de Samos, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle de Samos, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Je trouve un modèle équivalent sur ebay :

 

Berceau à bascule, ebay.

Berceau à bascule, ebay.

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C'est une chance : le Château de Kerjean expose dans ses collections permanentes un berceau à bascule du XIXe ; il dispose sur le coté de trous et de petits boutons servant à attacher l'enfant emmailloté. 

 

Berceau du XIXe siècle, propriété de l'Etat, exposition permanente du Château de Kerjean.

Berceau du XIXe siècle, propriété de l'Etat, exposition permanente du Château de Kerjean.

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6. La Sibylle Hellespontique tient une croix, qui préfigure la Crucifixion du Christ sur le Golgotha.

Elle a adopté le même bandeau que la Samienne. Et les mêmes manches à épaules bouffantes. Mais son chic est d'avoir déniché une robe- bustier très ajustée à la taille, avant de  s'évaser en fronces aux sinuosités troublantes. Plus besoin de ceinture !

Son index gauche désigne la croix.

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La Sibylle Hellespontique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Hellespontique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La Sibylle Hellespontique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

La Sibylle Hellespontique, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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7. La clef vers laquelle convergent les nervures : les armes de Louis Barbier, seigneur de Kerjean (1523-1596).

Ces armes se blasonnent d'argent à deux fasces de sable, (blanc à deux barres noires) , mais puisque la polychromie d'origine a disparu, ce sont les deux barres horizontales qui permettent de les identifier. On les retrouvent au milieu des deux entraits, et sur les sablières. 

Par la situation de ce blason, le propriétaire appose sa marque, mais se place aussi sur le chemin tracé sur la voûte et qui illustre l'histoire du Salut.  

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Ange présentant le blason des Barbier, d'argent à deux fasces de sable, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Ange présentant le blason des Barbier, d'argent à deux fasces de sable, voûte lambrissée de la partie sud-ouest de la chapelle du château de Kerjean. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Il nous reste à découvrir, dans le prochain article, l'ensemble des sablières de la chapelle : un superbe et passionnant voyage !

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SOURCES ET LIENS.

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— APEVE Les sablières de Saint-Divy

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=253

— CASTEL (Yves-Pascal), Les 70 Sibylles du Finistère, en ligne, Société Archéologique du Finistère http://patrimoine.dufinistere.org/art2/index.php?art=ypc_sibylles

— CASTEL (Yves-Pascal), 2006, "Les 70 sibylles du Finistère", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère - T. CXXXV - 2006 pages 201

— CHAUSSEPIED (M.C. ), 1907, "Notice sur le château de Kerjean,, commune de Saint-Vougay, " Société Archéologique du Finistère - SAF 1907 tome 34 - Pages 124 à 145

Pour faciliter la défense de cette dernière entrée et pro­téger le soubassement des murs d'un pavillon à l'autre par les meurtrières placées de côté dans les angles, l'architecte à biaisé les murs de la chapelle et des archive$~ de façon , à découvrir entièrement ces murs à l'approche de l'as­saillant. 
Le pavillon de la chapelle est à deux étages; à la hauteur de la chapelle proprement dite, le chevet prend une forme semi circulaire sur la base carrée du dessous; le maître 
d'œuvre a su tirer habilement partie de cette superposition en plaçant sur les parties découvertes de petits édicules à coupoles et lanternons à jour, La chapelle .est éclairée à l'Est et au Midi par quatre fenêtres géminées de forme ogivale ; à ce propos il ne faut pas croire, comme certains auteurs l'ont prétendu, qu'on ne pouvait se décider à abandonner complètement l'art gothique dans un édifice religieux, alors que ce mode d'architecture était tombé en désuétude, car bon nombre d'édifices religieux bâtis 'pendant les XVIe et VIIe siècles, n'ont plus aucun rapport avec les styles passés ; n'y voyons donc simplement qu'un pâle souvenir de l'architecture de Moyen-Age que l'artiste de Kerjean a fait revivre un peu en cet endroit ; du reste l'arc ogival est bien peu accentué et les profils des meneaux et des rinceaux sont bien de là fin de la Renaissance. Au-dessous de ces fenêtres sont pratiquées des meurtrières à couleuv­rines et la salle basse qui n'offre aucun intérêt prend jour par deux longues fenêtres placées vers l'extérieur des bâtiments. La façade sur la terrasse est percée de deux ouvertures ovales richement encadrées, au-dessous une fenêtre 
basse rectangulaire et très simple et une petite porte plein cintre donne accès en contre-bas de la terrasse à la chapelle. Ce pavillon est tout en pierre de taille couronné tout autour d'une belle corniche à modillons. Mais ce qu'il a de plus remarquable c'est son élégant campanile qui semble plutôt dater de l'époque de Henri IV que de Charles IX ;' posé en encorbellement sur une suite d'entablements et de consoles, il est à trois étages superposés dont le der-nier à jour. Le beffroi est couronné d'une petite coupole surmontée elle-même d'un lanternon coiffé d'une calotte sur laquelle un beau vase vient se fixer. Ses angles sont décorés de pilastres et gaines cannelés" ou ornés d 'arabesques, les frisés sont couvertes d'entrelacs et les panneaux de cartouches armoriés. Ce campanile est d'une grande richesse et d'une belle élégance. 
L'intérieur de cette chapelle, très somptueux autrefois n'offre plus que des ruines, le sol en petits carreaux rouges s'effondre, la belle voûte en lambris qui reposait sur une sablière toute sculptée a presque disparu et des  personnages en bois qui ornaient encore cette voûte, quelques-uns seulement, vermoulus gisent épars sur l'autel abandonné. Ils représentaient les douze apôtres et' étaient encastrés dans la sablière au pourtour du sanctuaire. 
A la rencontre des nervures s'accrochaient de fins pen­dentifs et deux entraits sans poinçon, reliaient les murs, ils étaient ornés comme de coutume de grosses têtes de dauphins aux extrémités. Tout cela devait être décoré de peintures et de dorures. Entre chaque fenêtre d'élégants culs de lampe en pierre supportaient des statues; l'autel était tout en pierre de forme bombée, reposant sur un degré de granit; une dalle d'un seul morceau de 2 mètres sur 0m 70 la recouvrait en entier. Sur le mur Nord auquel s'adossait l'aile droite existe de larges ouvertures, donnant l'entrée de la chapelle aux divers étages et  permettant aux malades  d'entendre la messe d'une petite salle contiguë : la baie du haut est orné d'un petit entablement dorique à deux  pilastres et munie d'un croisillon de fer. "

 

— COUFFON (René), 1988, “Couffon, Répertoire des églises : paroisse de SAINT-VOUGAY,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 juillet 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1044.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0397fbf7bfd94095b7b52bc0e66657cc.pdf

"A l'extrémité orientale de la galerie couverte fermant la cour du château, c'est un pavillon rectangulaire avec chevet arrondi. Elle date du dernier quart du XVIè siècle ; mais quelques-unes de ses fenêtres en tiers-point et les entraits engoulés de sa charpente indiquent dans cet édifice classique une curieuse survivance de l'art gothique. Les sablières sont d'une sculpture remarquable ; elles sont décorées notamment d'un cartouche des cinq Plaies entouré de deux victoires que l'on retrouve à Pleyben, mais d'une moins bonne exécution. La charpente a été restaurée vers 1960. ."

 

 

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ... Sophie Duhem ; préf. d'Alain Croix. Vue : ... Publication, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

DUHEM (Sophie), 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe ...

—  DUHEM (Sophie), L'art au village : La production artistique des paroisses rurales (XVIe-XVIIIe siècle)  2009  

— LECLERC (GUY), 1996, Les enclos de Dieu, édition Jean-Paul Guisserot, 141 p. 

 

— LE FLOCH (Jean-Claude ), s.d, "Pleyben : l'ensemble de sablières sculptées."

http://www.mairiepleyben.fr/joomla-mairie/images/stories/documents/docs_historiques/sablires.pdf

"Les sablières historiées – les sablières sont ces poutres horizontales en haut de mur sur lesquelles porte la charpente - les sablières historiées donc sont une spécialité bretonne : fort répandues en particulier en Basse-Bretagne, elles sont tout à fait rares ailleurs. On doit à Sophie Duhem d'en avoir fait la recension et particulièrement d'être parvenue par comparaison à retrouver la marque d'un même sculpteur en différents endroits . Parmi ces auteurs qu'elle sort de l'oubli, celui qu'elle a baptisé « l'anonyme de Pleyben » apparaît comme un personnage hors du commun. « Anonyme de Pleyben » car c'est où il a créé un des plus beaux ensembles de sablières. Mais on lui doit également la décoration de la chapelle du château de Kerjean (en Saint-Vougay) ainsi que les sablières qui subsistent à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (commune de Plomodiern) et dans l'église de Saint-Divy. Personnage hors du commun ? Ces quatre localisations suffiraient à en témoigner : pour nous aujourd'hui, toutes en Finistère, c'est vrai ; mais dans les années 1570, cela veut dire deux diocèses différents séparés par la barrière des Monts d'Arrée, cela veut dire des distances de plus de dix lieues (les autres sculpteurs identifiés par Sophie Duhem n'interviennent guère que dans deux ou trois paroisses contiguës). On pressent la notoriété d'un artiste recherché."

—​​​​​​​  LE FEBVRE (Yves), 1916,  Musée des antiquités léonaises à établir au château de Kerjean, in   GUENNEC ( Louis), “Société des amis de Kerjean pour la conservation des antiquités du Léon,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 juillet 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/3167.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e9a034174e1a5080fd521925a84efd48.pdf

"Ajoutons encore, pour être aussi complet que possible, dans ce premier plan rapide de nos travaux, qu'il nous appartiendra de meubler comme il convient l'admirable petite chapelle de Kerjean dont la restauration a été  si heureusement commencée. "

 

— MIORCEC DE KERDANET (Daniel) , 1834,  “Notice sur le château de Kerjean,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 juillet 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/3168.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/d3b6efb625cca2644d865d5919262803.pdf

"A l'extrémité de cette aile , et contre la galerie découverte , est la chapelle, qui se distingue encore par son petit clocher et d'autres ornements. Elle avait autrefois un beau lambris et des vitraux peints , chefs-d'œuvre d'Alain, Cap, artiste de Lesneven."

 

— Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1999, t. LXXVII page 545

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 21:43

Une inscription lapidaire d'un tailleur de pierre à Telgruc : H: GOVRMELEN : 1584. Avec ses outils !

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Localisation : au dessus d'une porte cintrée de la rue de l'église, sur la place de l'église Saint-Magloire (Place du 3 septembre 1944) à Telgruc (29), dans un local occupé par l'AMDR.

Fonction : claveau du linteau, permettant la stabilité de l'ensemble. La partie inférieure prolonge les voussures des blocs inférieurs. 

Matériau : kersantite.

Inscription : dans un cartouche rectangulaire, en lettres capitales romaines et chiffres arabes :

H : GOVRMELEN : 1584

On y trouve trois outils de carrier ou tailleur de pierre :

— L'équerre : outil de mesure et de tracé.

— Le fer d'un outil de percussion lancée, à deux pointes et, au centre, le trou recevant le manche.

— Autre marteau représenté de profil et avec son manche. Le fer est plat d'un coté et pointu de l'autre.

Je n'ai pas trouvé d'informations en ligne sur Hervé ou Henri Gourmelen, artisan tailleur ou sculpteur sur pierre à Telgruc. Il est à  noter qu'on trouve devant l'église un socle (de calvaire ?) provenant du hameau de Croas-Séméno à l'Est de Telgruc-sur-Mer : il  porte la date 1586 (proche de celle de notre inscription) accompagnant l' inscription Y SQVIVIDAN, nom d'un prêtre comme l'indique un calice placé en dessous.

De même, la croix de granit placée devant l'église (Atlas 2969) et datée du XVe siècle porte un marteau et une paire de tenailles. Le marteau à une face plate et l'autre pointue est peu dufférent de celui de H. Gourmelen.

Dans la commune voisine d'Argol, le fût de la croix de Croas-ar-Mao comporte une équerre et un marteau inclus dans un cartouche en forme de navette qui peut être rapproché du fer à deux bouts pointus de notre inscription.

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Une inscription lapidaire d'un tailleur de pierre à Telgruc : H : GOVRMELEN : 1584.
Une inscription lapidaire d'un tailleur de pierre à Telgruc : H : GOVRMELEN : 1584.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 16:06

Quelques sculptures de l'intérieur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Inscriptions lapidaires, statues et sablières.

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Voir : 

Les sculptures sur pierre de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de l'Hôpital-Camfrout : les gargouilles et crossettes du clocher,  et la façade.

 

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L'inscription de la porte cintrée de la sacristie ( vers 1734).

 

La porte en bois est peinte d'un saint Michel archange terrassant le dragon. 

 

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Porte de la sacristie (1734) . Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Porte de la sacristie (1734) . Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Dans un cartouche du claveau de la porte, en lettres capitales latines, on lit :

MATVRINLEBRISFABRIQVE 

"Mathurin Le Bris Fabrique"

Je trouve sur une généalogie : Mathurin le Bris époux de Marguerite Guiriec d'où Catherine Le Bris.  1739-1785

  • "La sacristie, ajoutée en 1734, porte l’inscription : MATHURINLEBRISFABRIQUE [sic] : Mathurin Le Bris, président du conseil de fabrique, mort le 21/10/1764 à 72 ans. Le bras sud du transept, en pierre de taille de Logonna, est édifié en 1736. Les fonts baptismaux portent la date de 1792." (Couffon 1988)

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    Inscription de la porte de la sacristie (1734) . Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Inscription de la porte de la sacristie (1734) . Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Il s'agit de la pierre tombale de L. VAILLANT (1770) et de M.C. VAILLANT (1775)

    IRLCDMCORAVI

    TILVAILLANT
    REQVIESCA

    M IN PACE AM

    EN 1760

    MC VAIL

    LANT 1775

    SOE VN

    "????? IL Vaillant Requiem in pace en 1760 M.C Vaillant 1775 ????"

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    Inscription d'une pierre tombale (1760 et 1764) . Bas-coté nord,  église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Inscription d'une pierre tombale (1760 et 1764) . Bas-coté nord, église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Inscription d'une pierre tombale (1760 et 1764) . Bas-coté nord,  église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Inscription d'une pierre tombale (1760 et 1764) . Bas-coté nord, église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    LA STATUE DE SAINTE BARBE.

    La statue en pierre polychrome de sainte Barbe, classée monument historique, fut sculptée en 1511 à la demande de Jehan du Vieux-Châtel, dernier abbé commanditaire de Landévennec de 1497 à 1522. Elle porte sur son socle l'inscription  : JEHAN . FIST . FAIRE . lAN M VCC XI (1511).

    La vierge et martyre est coiffée d' un turban ou bourrelet  au dessus de longs cheveux blonds. Ceux-ci retombent sur une cape bleue tenu par un fermail. La robe rouge, à encolure carrée laissant voire la dentelle d'une chemisette, est serrée par une ceinture. La sainte tient de la main droite son attribut principal, la tour où elle fut enfermée pour qu'elle obéisse à son père, le païen Dioscore et qu'elle renonce à la religion chrétienne et au célibat. Mais elle fit percer cette tour de trois fenêtres pour affirmer sa foi en la Trinité. 

    Sous le coude gauche, elle tient son livre, qui témoigne de sa connaissance approfondie de la théologie.

    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de sainte Barbe, pierre polychrome, 1511. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

     

     

    La statue de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.

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    La statue de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    La statue de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    L'autel de la chapelle nord. Saint Sébastien et le Christ aux liens.

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    L'autel de la chapelle nord. Saint Sébastien et le Christ aux liens. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    L'autel de la chapelle nord. Saint Sébastien et le Christ aux liens. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Le bas-relief des Cinq Plaies et des Arma Christi.

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    "Dans le chœur, est un ange tenant un écusson portant en sculpture la Couronne d'Epines, les trois clous de la Passion, les Mains, les Pieds, le Cœur transpercé par la lance, ce qui indiquerait peut-être l'existence d'une confrérie des Cinq Plaies. Cette représentation se-retrouve en d'autres églises, notamment à Pleyben ; à la chapelle de N.-D. des Cieux, à Huelgoat; à la chapelle de Saint-Conval, à Hanvec." (Abgrall)

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    Ange présentant les Arma Christi. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange présentant les Arma Christi. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Le bas-relief de l'Annonciation. 

    Sur le panneau central, deux anges présentent devant une crosse d'abbé ou d'évêque un écu carré dont le meuble est une église (abbaye de Landévennec ?)

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    Bas-relief de l'Annonciation. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Bas-relief de l'Annonciation. Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    LES SABLIÈRES.

    Le bras sud du transept.

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    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les sablières du chœur, coté nord.

     Les sablières du chœur portent ici les blasons des vicomtes du Faou d'azur au léopard d'or et des seigneurs de Rosmorduc  d'argent à  trois roses de gueules. Ces blasons figurent aussi sur la façade (voir l'article précédent). Selon le Nobiliaire de Pol de Courcy (1880) :

    — Faou (du) (ramage de Léon), vicomte dudit lieu, par. de ce nom, — sr de Runanquinieuc, de Langoat, du Lézart, des Salles et de Kerénez, par. de Rosnoën, — de  Roc’hbleizi, de Lambourg, de Keranzouar, de Kerloue’hic, de Kergadiou et de Locpoyen, par. d’Hanvec, — de Kergall et de Kerangarz, par. de Quimerc’h, — de Rest, du Roc’hmeur, de Coôtménez, de Loc’han et de Kerescarn, par. d’Irvillac, — du Vicux-Chastel, par. de Taulé, — de Rustéphan, par. de Nizon.

    Réf. et montres de 1426 à 1481, par. de Rosnoëen, Quimerc’h et Beuzec-CapSizun, év. de Cornouaille et Taulé, év. de Léon.

    D’azur au léopard d’or ; aliàs : brisé d’une cotice de gueules (Sceau 1414) ; aliàs : d’azur à deux éperviers affrontés d’argent, soutenus d’une fleur de lys d’or (Sceau 1414) ; voyez Rohello.

    ...

    La branche aînée fondue en 1371 dans la maison du Quèlennec, d’où la vicomté du Faou a passé successivement aux Beaumanoir, Guèrnadeuc et du Plessis-Richelieu. Le maréchal duc de Richelieu la vendit aux Rohan-Chabot par qui elle fut revendue en 1762 au lieutenant-général Magon de la Gervaisais, en faveur duquel cette seigneurie fut érigée en marquisat, sous le nom de la Gervaisais en 1768. La branche du Vieux-Chastel fondue au xv* siècle dans Quèlen.

     

    — Rosmorduc (de), Sr dudit lieu, par. de Logonna.

    Réf. et montres de 1426 à 1562, dite par., év. de Cornouailles. D'argent à trois roses de gueules (arm. de l'Ars.). Fondu en 1640 dans Gentil,

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Armoiries du Faou. (le léopard a été peint lors de la restauration récente comme un lion).

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Trois animaux se poursuivant dans les spires d'une banderole : un lapin, un renard et une (?) hermine.

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.
    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les sablières du coté sud du chœur . Chasse au cerf.

    Une scène de chasse montre deux chiens  poursuivant un cerf et un (?) lion dans les spires d'une banderole. Elle est encadrée par deux armoiries. L'une est d'azur au dragon ou vouivre d'or, et l'autre montre les armes  erronées de Poulpiquet  de sable aux trois pies de mer [huitrier-pies] d'argent. Les armoiries correctes ne sont pas sur fond noir (sable), mais sur fond bleu : d'azur  aux trois pallerons (alias : pies de mer) d'argent becquées et membrées de gueules.

    Leur présence se réfère-t-elle à Monseigneur  de Poulpiquet évêque de Quimper  de 1824 à 1840 ?

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les sablières du coté sud du chœur : chasse au sanglier.

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    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du chœur de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les sablières du coté nord de la nef.

    On y trouve trois blasons, un lapin blanc, et trois visages coiffés d'un bonnet. A l'angle droit, un masque.

    La premier blason, d'hermines plain, est celui de Bretagne. Le second est d'azur aux trois pommes de pins d'or. Le troisième est de gueules aux six besants d'or, 3, 2, 1. A vous de jouer !

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Masque du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Masque du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Partie occidentale du coté nord de la nef.

    J'y vois trois blasons, or et argent, argent et or, et avec trois papillons (de gueules à trois papillons d'argent). Et deux masques.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablières du coté nord de la nef de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Le confessionnal.

    Il est fort beau : il mérite la photo.

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    Confessionnal de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Confessionnal de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Le porche sud.

    Outre les statues récentes des douze apôtres, je peux y admirer le Christ Sauveur, une statue de kersanton du XVIe siècle.

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    Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Christ Sauveur du Monde, Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Christ Sauveur du Monde, Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Christ Sauveur du Monde, Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Christ Sauveur du Monde, Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les blochets. Saint Pierre et saint Jean, et deux autres personnages.

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    Saint Pierre, blochet du porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Pierre, blochet du porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Jean, blochet du porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Jean, blochet du porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Blochet du Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Blochet du Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Blochet du Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Blochet du Porche sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Ouf !

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    SOURCES ET LIENS.

    ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) BDHA

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/cbc9af857ccc544ffbda7fa02b64cb26.pdf

    COUFFON  Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e798d4bbdc61aeb17f7625945200ec67.pdf

    Base Mérimée :

    http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PA00090005

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    Published by jean-yves cordier
    commenter cet article
    25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 15:11

    Les sculptures sur pierre de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de l'Hôpital-Camfrout : les gargouilles et crossettes du clocher,  et la façade.

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    Clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les gargouilles et crossettes en haut, la façade en bas : l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Les gargouilles et crossettes en haut, la façade en bas : l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    LA GALERIE INFÉRIEURE : DEUX LIONS ET UN DIABLOTIN.

    Sous la chambre des cloches, la galerie ceinte par une balustrade est cantonnée par trois gargouilles, puisque le coin sud-est n'en dispose pas. 

    Galerie inférieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Galerie inférieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le diablotin du sud-ouest. 

    C'est la gargouille la plus pittoresque et fantasque, avec son ventre et son torse rebondis, ses bras qui se transforment en feuilles de salade avant de lui faire une paire d'ailes, sa tête de vieux barbu aux moustaches en crochets, ses longues oreilles pointues de satyre et, last but not least, son sexe en érection.

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    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Gargouille sud-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le lion nord-ouest.

    Il fait tout pour se conformer à l'archétype des lions des toits. Une gueule ouverte sur ses trente dents, dont quatre crocs. Une langue étendue comme une chemise  à la fenêtre de la mandibule. Des yeux furibonds démentis par une tignasse de brave mouton. Des pattes antérieures bien velues appuyées au balcon d'un reste de fémur.  Mais, bêtement, il a oublié la queue. Il fera mieux la prochaine fois.

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    Gargouille nord-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Gargouille nord-ouest du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le lion du nord-est.

    Son collègue posté au coin le plus froid de la tour trouve le temps long en attendant la relève. Ses sourcils hypertrophiés lui donnent l'air d'un babouin.

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    Gargouille nord-est du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Gargouille nord-est du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Le clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    LES QUATRE CROSSETTES DE L'ÉTAGE SUPÉRIEUR DU CLOCHER : CHIENS, COCHON, LION.

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    1. Le chien.

    Ce bon toutou garde l'angle sud-ouest, d'où il domine le diablotin.

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    Crossette de la galerie supérieure du  clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la galerie supérieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Crossette de la galerie supérieure du  clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la galerie supérieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    2 Le cochon. 

    Ce porc n'en n'est point un : les défenses de sa hure le désignent comme un  sanglier , venu prendre de la hauteur et aérer les narines de son boutoir. Il se retient par ses petits sabots engagés sous la corniche, et il a pris l'ascendant sur le lion, qui lui sert de concierge.

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    Crossette de la galerie supérieure du  clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la galerie supérieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Re un chien. Coin nord-est, du coté de la bise. 

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    Crossette de la galerie supérieure du  clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la galerie supérieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    C'est un lion qui occupe l'angle sud-est. Et pourquoi pas ? Le roi des animaux est chez lui partout.

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    Crossette de la galerie supérieure du  clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la galerie supérieure du clocher de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    LA CROSSETTE DE LA LUCARNE  SUD : UN CHIEN.

    Un chien de chasse, un dogue, un mâtin . Que j'ai d'abord confondu avec une pieuvre. 

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    Crossette de la lucarne de l'élévation sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la lucarne de l'élévation sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Crossette de la lucarne de l'élévation sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Crossette de la lucarne de l'élévation sud de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    LA FAÇADE OCCIDENTALE.

    La façade occidentale de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout , ancien prieuré de Landévennec qui date des années 1524-1534, est en pierre de kersanton, tirée des carrières proches. Elle ne comporte aucune inscription ni chronogramme indicatif, à la différence de  l'église du Faou, à 7 km de là, avec ses dix inscriptions liées à des travaux successifs. 

    Voir :

    Mais cette façade est riche en armoiries, hélas martelées et donc muettes, que l'esprit curieux souhaite faire parler malgré tout.

    J'ai d'abord peiné à en trouver une description qui me satisfasse :

    "La façade occidentale est très travaillée : la porte centrale, en arc à anse de panier, est encadrée par des moulures prismatiques et accostée de pilastres ou colonnes prismatiques en spirale. Une contre-courbe feuillagée la couronne, commençant à montrer des éléments de style Renaissance." (Notice de la base Mérimée)

    "Sur la façade occidentale, se trouve une statue en kersantite représentant saint Guénolé (H. 1,70 m), oeuvre du sculpteur Guy Pavec et datée de 1983 (l'abbé a la main droite bénissante et tient un livre fermé dans la main gauche)."

    Le plus précis est le chanoine Abgrall, le premier à relever les inscriptions lapidaires à la fin du XIXe siècle puis à décrire les monements religieux dans les Notices du Bulletin diocésain d'archéologie et d'histoire BDHA : 

    "Au fond d’une petite anse, dans laquelle monte la marée venant de la rade de Brest, s’élève le portail occidental, qui est la page d’architecture et de sculpture la plus riche, la plus correcte et la plus élégante qui se puisse imaginer. A quelques cents mètres, de ce point, sont exploitées les carrières qui fournissent la belle et fine pierre de Kersanton ; or, la façade de l’église de l’hôpital est comme le triomphe de cette pierre, grâce à laquelle se sont développés d’une manière si prodigieuse le talent et l’habileté des sculpteurs de la région, dans le cours du XVème siècle et du XVIème.

    "Dans cette façade, nous trouvons :

    - La porte centrale avec son arc à anse de panier, encadrée par des moulures prismatiques très déliées, accostée de pilastres ou colonnes prismatiques tordues en spirale, puis couronnée par une contre-courbe feuillagée dont les crossettes ne sont plus absolument gothiques et commencent à donner le gras et l’arrondi gracieux de la Renaissance.

    - Au-dessus de cette ordonnance, trois blasons dont l’un supporté par deux anges, un autre par deux lions, et celui du milieu habilement encastré dans le fleuron supérieur de la contre-courbe.

    - Dans les contreforts et la frise comprise entre les deux bandeaux horizontaux, cinq niches à coquilles, avec mêmes encadrements et mêmes couronnements que la porte, mais où l’on sent s’affirmer davantage le style nouveau-venu de la Renaissance ; la niche médiane abrite une belle et très correcte statue de Notre-Dame-de-Pitié, tenant sur ses genoux le corps inanimé de son Divin Fils.

    - A l’ordonnance supérieure, trois cadres rectangulaires, terminés par des rubans en accolade, coquille et frise feuillagée ; les deux latéraux enfermant des écussons supportés par des anges et surmontés de crosses abbatiales, ce qui indiquerait les blasons des abbés de Landévennec ; le cadre du milieu présentant une targe supportée par deux lions, surmontée d’un casque ayant pour cimier un lion. Plus haut, montent les pinacles couronnant les contreforts, puis le clocher avec sa tourelle d’escalier." (M. Abgrall).

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    Mais je finis par me procurer la note de la rubrique Monuments et objets d'arts du Finistère  dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère de 2004. Trois pages où Yves-Pascal Castel, Annie Le Men et Michel Quéran  (pages 73 à 75) étudient les 14 écus qu'ils y ont découvert . Je les adopte comme guides et je reprendrai leurs descriptions, sans avoir pu les valider entièrement car les écus me sont apparus muets. 

    Puisque la façade est divisée par deux corniches en trois registres, je les étudierai successivement, de haut en bas.

       

       

      Élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      I. LE REGISTRE SUPÉRIEUR OU FRONTON DE LA FAÇADE OCCIDENTALE : TROIS ÉCUS.

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      Registre supérieur de l'élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Registre supérieur de l'élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      " Au centre du fronton, en prééminence, encadrée dans une arcature en anse de panier et surpassant les autres armoiries par la taille : écu carré posé sur la pointe, attaché par une boucle à un heaume, lambrequins volants, surmonté du léopard. On y devine un écartelé. Au 1 et au 3, d'azur au léopard d'or, qui est le Faou, au 2 et au 4 d'azur au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or, qui est du Quélennec. La vicomté du Faou marque ainsi sa prééminence à L'Hôpital-Camfrout."

      N.b : les armoiries de la famille de Quélennec sont d'hermines au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or. Dans le créneau 1524-1534 de construction de l'église, c'est Charles Ier du Quélennec qui est  seigneur du Quélennec, et vicomte du Faou, Baron du Pont-L'Abbé et de Rostrenen du chef de sa femme, seigneur de La Roche-Helgomarc'h, il épouse  le 7 février 1517  Gilette du Chastel, baronne héritière du Pont-L'Abbé et de Rostrenen, dont : Jean V, seigneur du Quélennec, né vers 1520 et marié vers 1538 à Jeanne de Maure.

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      Écu central du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu central du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      À  gauche : armoiries de Maurice Brient ou Briand, abbé de Landévennec de 1534 à 1538.

       

       "À gauche du fronton: écu à pointe posé sur une crosse et tenu par deux anges, d'azur bordé d'or, armoiries de Maurice Briand, probablement originaire de Touraine et qui fut abbé de Landévennec de 1534 à 1538."

      Les trois auteurs ne disent pas comment ils ont observé les couleurs d'azur bordé d'or, ni comment ils les ont attribués à Maurice Briand.

      Maurice Brient obtint mainlevée de l'abbaye de Landevenec le 14 avril 1525, et mourut en 1538. Arnoul Brient, doyen de Notre-Dame-de-Cléry, obtint les bulles de l'abbaye de Landevenec au mois de septembre 1538, et prêta au roi serment." Lobineau, Vie des saints.

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      Écu de gauche du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu de gauche du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      À droite

      "A droite du fronton : écu à pointe tenu par deux anges, posé sur une crosse. Si l'observation des traces laissées par le martelage est exacte, on a ici affaire à des macles (4, 3, 2, 1)."

      Pour moi, il ne s'agit pas d'une crosse, mais d'un arbre (un chêne).

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      Écu de droite du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu de droite du registre supérieur, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      LE REGISTRE MÉDIAN : TROIS STATUES DANS DES NICHES.

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      La niche centrale accueille la Vierge de Pitié. Dans les niches latérales,  les statues de saint Pierre et de saint Paul sont l'œuvre  du tailleur de pierre François Le Berre, de Logonna-Daoulas,  qui les a réalisés sur la commande du recteur Emmanuel Le  Nerrant, vers 1980.

      " Sur la console de la niche centrale qui abrite le groupe de Notre-Dame-de-Pitié se remarque un écu mi-parti, totalement illisible."

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      Registre médian de l'élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Registre médian de l'élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      La Vierge de Pitié. 

       

       

      La Vierge de Pitié, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      La Vierge de Pitié, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      LE REGISTRE INFÉRIEUR : TROIS ÉCUS.

      La corniche comporte un écu à l'extrême gauche, deux ailes centrées par une étoile, et au centre un écu placé sous la console de la Vierge de Pitié.

      Ce registre est divisé verticalement par deux contreforts, constitués d'une colonne torsadée dans leur moitié inférieure. Le contrefort gauche comporte trois écus, dont le plus haut est présenté par deux lions et le second tenu par un lionceau. Le contrefort droit ne porte plus qu'un seul écu présenté par deux anges, et un lionceau.

      Au centre du registre, l'arcade gothique à crochets s'épanouit en un fleuron héraldique à heaume.

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      Sculpture sur pierre de l'église de l'Hôpital-Camfrout : les gargouilles et crossettes du clocher,  et la façade.

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      Au centre : 

      " Sur le dessus de l'accolade qui termine l'archivolte de l'arc au dessus de la porte : écu suspendu de biais à un heaume surmonté d'un tortil . Il s'y devine un lion. Le lambrequin  tailladé en lanières est timbré de meubles qui ont échappé à la vigilance du marteau révolutionnaire. Ainsi, sur le lambrequin de gauche demeure intact le « fermail d'argent» des Kersauzon, seigneurs de Penancoat. De la même manière, fleurit un peu en retrait la rose des Rosmorduc. La même rose orne le le centre des volutes qui, au dessous, terminent le fleuron de l'archivolte. Sur le lambrequin de droite, les deux fasces de gueules sur champ d'or, appartenant vraisemblablement aux Carné, de Kerliver, à Hanvec."

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      Écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      Le fermail des Kersauzon et les roses des Rosmorduc  sur le lambrequin de l'écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Le fermail des Kersauzon et les roses des Rosmorduc sur le lambrequin de l'écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      Les fasces des Carné de Kerliver  sur le lambrequin de l'écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Les fasces des Carné de Kerliver sur le lambrequin de l'écu central du registre inférieur, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      A gauche : armoiries du sieur de Kerliver. 

       

       "Au dessus de la colonnette torsadée de gauche : écu accroché par une boucle sous un heaume à tortil, le tout tenu par deux lions, d'azur au sautoir engrêlé d'or accompagné de quatre lionceaux de même (Kerliver, sieur du lieu-dit, de Quilliafel et de Porz-Nedellec, paroisse d'Hanvec)."

      http://marikavel.com/blasons/lion.htm

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      Écu de gauche du registre inférieur, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu de gauche du registre inférieur, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      A droite : armoiries d'Alain de Trégain, abbé de Landévennec de 1524 à 1534.

      "Au-dessus de la colonnette torsadée de droite : écu carré de biais posé sur une crosse et tenu par deux anges, d'or à trois pommes de pin de gueules, la pointe en haut, une étoile en abîme (Trégain). L'étoile sur "un vol abaissé " se trouve en ornement de la corniche. Alain de Trégain avait été archidiacre  de Quimper et abbé de Landévennec (1524-1534)."

      Voir  POTIER DE COURCY (DE) (Pol) : Nobiliaire et armorial de Bretagne - t. II. - p. 612 : 

      TRÉGAIN (DE) : Seigneur de Trégain (en Briec), de Traonlévénez (en Cast), de Kerlobert (en Châteaulin ou Locquidunet). Réf. et montres de 1426 à 1536, dites par., év. de Cornouaille. D’or à trois pommes de pin de gueules la pointe en haut, comme Trésiguidy. Alain, abbé de de Landévennec en 1524. Fondu en 1644 dans Meslou.

      Cet auteur ne donne pas "une étoile en abyme" à la famille de Trégain.

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      Écu de droite du registre inférieur, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu de droite du registre inférieur, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

       

      " Sur la même corniche qui couronne le premier niveau : écu à contours, mi-parti, totalement illisible."

       

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      "A la pointe de l'accolade au dessus de l'arc de la porte : écu à contours aux reliefs relativement bien conservés, d'argent à une fasce d'hermines, endenché de sable (Keraliou). Un lion le surmonte. Keraliou est un lieu-dit de la paroisse de Hanvec dont l'Hôpital-Camfrout était une trève. La famille serait fondue dans Kervennec par le mariage de Béatrice de Keraliou avec Jean de Kervennec. "

       

      Notes à propos de Keraliou (Kerallio) et de Kervennec (= Kerguennec): 

      " Les préminences appartenaient à l'Abbé de Landévennec et au seigneur de Kerallio.

      1506, 22 Avril. — Accord entre Jean (du Vieux-Chastel), abbé de Landévennec, et Fr. Yves Le Ruzic, prieur du prieuré de N.-D. Canfrout, d’une part, et noble homme Hervé de Kerguennec, sgr. de Lesquiffiou et de Kerallio, d’autre part, lequel seigneur, se disant en possession d’avoir une tombe eslevée et armoyée de ses armes et de mettre ses dites armes au plus haut lieu de la chapelle de N.-D. de Canfrout, à raison de son manoir de Kerallio, armes que les dits Abbé et Prieur avaient fait oster, d’où s’était ensuivi un procès pour lequel terminer, les dites parties accordent, à condition que le dit sgr. de Kerguennec aurait sa tombe du côté du Midi et que ses armes pourraient être mises en la vitre de la chapelle de Saint-Sébastien, en sorte que les dits Abbé et Prieur mettent au-dessus celles de l’abbaye, et ce parce que le dit sgr. de Kerguennec donne à la dite chapelle trois pièces de terres... Notaires : Jean Omnès Kermordruc, et Christophle du Menez" (Abgrall)



      "Jean de Kéraliou, du dit lieu, en la trève de l'Hôpital-Camfrout, épouse par contrat du 17 avril 1426, Marie de Brézal, fille de Derrien du dit lieu, et de Marguerite de la Roche" 

      http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/brezal-dh.htm#hopital-camfrout sablière de l'église : armes pleines de Brezal

      Jean de Keraliou et Marie de Brézal sont les parents de Béatrice de Keraliou , qui épousa Jean de Kerguennec le 27 décembre 1444. Ce couple eut un fils, Hervé de Kerguennec, décédé en 1507 : voir généalogie de Jean-Claude Bourgeois

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      Écu de  la pointe de l'accolade au dessus de l'arc de la porte, kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Écu de la pointe de l'accolade au dessus de l'arc de la porte, kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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       "Sur la colonnette torse à gauche, vers la tombée de l'arc : écu à contours sans tenant, martelé, illisible. 

       Sur la colonnette torsadée de gauche : écu contourné, martelé, illisible."

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      Colonne torsadée gauche,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Colonne torsadée gauche, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      Sur la colonnette torse à droite, vers la  tombée de l'arc : faisant pendant au 2, une saignée témoigne d'un  écu disparu.

       

       Sur la colonnette torsadée de droite, faisant pendant au 5 : écu disparu, reste l'encoche destiné à le recevoir."

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      LE NIVEAU DU PORCHE OCCIDENTAL

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        "Sur la cuve du bénitier à droite de la porte : écu à contours, martelé, illisible". 

       

      Il restera à "dénicher le bonhomme, le lionceau, le masque fleuri et la chouette nocturne à la retombée de l'arc, de chaque coté de la porte occidentale."

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      LES CONTREFORTS.

      Les grandes statues de kersanton, haute de 1,80 m des contreforts ont  été posées du temps du recteur Emmanuel Le  Nerrant, vers 1980 :  saint Corentin et saint Guénolé, sont dus au talent de Guy Pavec, sculpteur à Landudec. A gauche, saint Guénolé, premier abbé de Landévennec, trace une bénédiction et tient un livre fermé dans la main gauche.

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      Porche , kersanton, 1524-1538,  élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

      Porche , kersanton, 1524-1538, élévation ouest de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à l'Hôpital-Camfrout. Photographie lavieb-aile février 2017.

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      SOURCES ET LIENS.

      — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) BDHA

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/cbc9af857ccc544ffbda7fa02b64cb26.pdf

      — COUFFON  Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e798d4bbdc61aeb17f7625945200ec67.pdf

      — Base Mérimée :

      http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PA00090005

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      20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:33

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      Je veux saluer d'abord les excellents clichés réalisés par Gilbert Le Moigne en 2009 , tant sur l'Atlas que sur Flickr

       

      SITUATION.

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      Ce calvaire est décrit dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère sous la référence Daoulas 403 n°3, Champ de Foire

      La Place du Champ de Foire est nommée Place du Calvaire sur la carte IGN, entre la rue de Bel Air, et, en contre-bas,  la rue Pen ar Guer, qui va prendre le nom de Rue de l'église en remontant vers la chapelle Sainte-Anne et  l'ancienne abbatiale Notre-Dame. Le Pen ar Guer et la rue de l'église étaient au Moyen-âge l'axe principal de communication de Daoulas.

      Le quartier de Penanguer ou Pen ar Guer ("le bout du village")  est superbement décrit par Jean-Luc Deuffic, qui y est né. 

      La fonction "remonter le temps" du portail IGN permet de replacer son emplacement sur la carte de Cassini, et de constater qu'il surplombe l'endroit où la rivière de Lesuzan venant du nord, et de Dirinon, rejoint la Mignonne pour former la Rivière de Daoulas. Ce qui ne manque pas de m'émouvoir puisque j'ai exploré ce ruisseau, sur les terres des seigneurs de Lezuzan, (et notamment de Guy Maufuric de Lesuzan, abbé de Daoulas) lorsque j'a voulu découvrir la Fontaine Sainte-Nonne et la Fontaine Saint-Divy

      La Place se situe au croisement de la rue Pen ar Guer avec la Venelle Saint-Nicolas, qui descend vers  le sud-est et témoigne de l'existence passée d'une chapelle Saint-Nicolas attestée depuis le XV ou XVI e siècle. Si on  s' engage dans cette venelle, on a la surprise de découvrir la Fontaine Saint-Nicolas, avec la statue en kersanton du saint.

      Le nom de Champ de Foire figure sur le plan cadastral de 1825. Trois foires annuels  — dont les droits étaient perçus par les seigneurs de Tréanna, sénéchaux de Daoulas de 1420 à 1696 —  se tenaient depuis longtemps à Daoulas, comme celle de Saint-Nicolas, le 6 décembre. Mais ce nom de "Champ-de-Foire" a succédé au nom breton de Marc'hallac'h (Marhalla), toponyme qu'on retrouve à Lannion, ou à Morlaix et dont le nom issu de marc'had + lec'h  signifie "Place du marché" (marchadour = marchand ; marc'had = marché). 

      (Je pense aussi à Monseigneur du Marhallac'h, d'une famille issu du hameau éponyme en Plonéis, et qui est représenté sur un vitrail du Couronnement au Folgoët)

       

      Dans la rue de l'église se succèdent les maisons à lucarnes du XVIIe siècle comme l'Hostellerie de l'Abbaye, avec sa "chambre de l'évêque", la "maison de Jérusalem" et la "maison des pauvres". Voir l'une des crossettes que j'ai décrite ici

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      DESCRIPTION.

       

      Ce calvaire de 6 mètres de haut est en kersanton, une pierre remarquable pour son aptitude à la taille, et qui est extraite localement. Un socle à deux étages est posé sur deux degrés, et supporte le fût à pans. On y lit l'inscription "M. CLAVDE LANCHEC".

      Il a perdu son orientation initiale, où le Crucifié fait face à l'ouest, reliant l'occident et le coucher du soleil avec la mort du Christ. Il est orienté aujourd'hui selon l'axe de la Place, vers le sud-ouest.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      LA FACE PRINCIPALE : LE CRUCIFIÉ, LA VIERGE ET SAINT JEAN.

      Le regard se porte vers le croisillon à culots feuillagés portant la Vierge et saint Jean, constate que l'écu carré est muet, avant de  tenter de lire l'inscription. L'abbé Yves-Pascal Castel y a relevé 1590 (?) REDE / 1585. 

      Je lis effectivement sur la branche gauche  REDE et sur la branche droite 1585. Cette date place cette réalisation après la période d'activité des frères Prigent (1527-1577), avant celle de Roland Doré, qui débute en 1618, et pendant celle du Maître de Plougastel (1570-1621). Mais ce calvaire n'a pas été attribué à ce dernier dans le catalogue dressé par E. Le Seac'h 2014.

      Au dessus de l'écu, deux anges au calice recueillent le sang au pied de la croix.

       

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Le Crucifié.

      La croix est à branches rondes aux extrémités à fleurons godronnés. Sous le titulus INRI, le Christ crucifié, bras en V, est vêtu d'un pagne croisé au centre, sous un abdomen très creusé, avec un dos très cambré qui s'écarte fortement de la croix. Le visage à la barbe courte et en pointe, peignée verticalement, est penché sur la droite. Les yeux sont clos, bien sûr. les cheveux tombent en deux mèches sur le devant du torse. La couronne est une torsade régulière.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      La Vierge.

      Les statues de la Vierge et de saint Jean sont géminées, couplées respectivement sur la face opposée avec celles de Marie-Madeleine et de saint Pierre.

      Marie est recouverte d'un voile-manteau ; elle a les bras croisés, et ses grands yeux ouverts expriment le désarroi.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Saint Jean.

      L'évangéliste tient un livre dans la main gauche alors qu'il porte le bras droit vers sa gorge et qu'il tourne le regard et la tête vers le visage du Christ.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      LA VIERGE DE PITIÉ ENTRE SAINT PIERRE ET SAINTE MARIE-MADELEINE.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Saint Pierre tenant sa clef.

      Le chef de l'Église est barbu, tient un livre et a les pieds nus, comme tous les apôtres. Il tient une grande clef, dont la poignée  formant un cœur est assez semblable à celle du saint Pierre des jardins de l'Abbaye. Son autre attribut est la calvitie.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      La Pietà.

      Le bras droit du Christ tombe verticalement, montrant la plaie de la main droite et témoignant de la passivité du corps sans vie. Le bras gauche est horizontal, au contraire, et il est soutenu par Marie, qui retient aussi la nuque. Le corps du Christ suit le tracé de quatre lignes brisées successives, qui dramatisent la scène,  sous l'effet des deux points d'appui, le genou droit placé sous l'aisselle et le genou gauche abaissé sous le bassin. Ces deux positions des genoux, parfaitement traditionnelles dans les pietà, permettent un jeu de drapé qui contraste par son éloquence à la sobriété recueillie du buste et de la tête de la Mère, les yeux clos.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sainte Marie-Madeleine tenant le flacon d'aromates.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

      Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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      19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:38

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      Mes remerciements à Marianne Dilasser et à Pierre Nédelec qui m'ont permis d'accéder à l'intérieur de l'oratoire. 

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      Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Intérieur de l'oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Intérieur de l'oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      1. Le retable.

       

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      L'autel en tombeau galbé peint en faux-marbre bleu est encadré par les statues de la Vierge à l'Enfant et de Jean-Baptiste. Une peinture de la Vierge dans les cieux ouvrant les bras vers les fidèles, est surmonté du monogramme AM (AVE MARIA). 

      "A l'intérieur, aux deux côtés de l'autel, sont les statues de la Vierge-Mère et de saint Jean-Baptiste. Sur une paroi latérale est une jolie Vierge gothique, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus drapé. De l'autre côté on voit, en bas-relief, une petite sainte Anne couchée dans un lit à panneaux gothiques, provenant certainement d'un groupe de la Nativité de la sainte Vierge. Puis un petit saint Théleau en chape, mitre et crosse, à cheval sur un cerf. Presque en face est un tableau de saint Nicolas, à genoux devant la sainte Vierge, saint Joseph et l'Enfant Jésus ; à ses pieds il a les trois petits enfants qu'il vient de ressusciter. Les sablières, ou corniches sculptées sont couvertes de feuillages, griffons, masques, dans le style de la Renaissance et portent un blason avec les armes et la crosse d'un abbé" (Peyron et Abgrall, 1907)


       

       

      Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Ce retable porte l'inscription suivante :

       

      Mr LE MOVLIN P[R]ETRE 1738

      CE RETABLE A ESTE FAIT  . FAIRE. PAR . TESTAMENT . DE. MR . DE

      VILLENEUVE LE GVERMEVR ORIGINERE DE DAOVLAS . ET

      MORT A LANDERNEAV . LE 4 DOCTOBRE . 1727 .

      FAIT / PAINDR / ET DORE / DES DENIERS / DE LA FABRIQUE / PAR LE S - / DE IETAIG VY / FABRICQVE . 1738.

       

      Jean-René DU MOULIN fut vicaire perpétuel de Daoulas de 1723 à 1752.

      Jean-Luc Deuffic a retrouvé l'acte de décès à Landerneau le 4 octobre 1727 du "noble homme  Germain Gabriel du Guermeur", qui était né le 20 mars 1698 à Daoulas. 

      "Il était fils de Tanguy Le Germeur, un marchand de la ville, "sindic perpétuel", décédé le 15 octobre 1710, et d'Urbanne Mauricette Du Moulin, fille du sr de Pennanguer (Daoulas), morte à Saint-Julien de Landerneau le 15 juin 1739, alors veuve de Jean Hacbec.

      Son parrain fut Germain de La Fontaine, le sénéchal de la châtellenie, et sa marraine Catherine Gabrielle Le Par, membre d'une famille de gros marchands daoulasiens." (Jean-Luc Deuffic)

      On remarque la similitude entre le nom du prêtre Jean-René Du Moulin, et celui de la mère de Germain Le Guermeur, Mauricette Du Moulin.

      Comment expliquer la mention du nom DE VILLENEUVE ? Les généalogistes mentionnent Joseph de MARIGO, Sieur de Guermeur, né à Saint-Nic en 1681,  fils de Claude MARIGO, sieur du Guermeur, sieur de Villeneuve, et qui avait épousé à Landerneau en 1736 Marie-Gillette MARIN, et auparavant (1709) Marie-René de GUERNISAC. 

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      Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      2. L'inscription de restauration 1847 et 1885. 

      Un médaillon de faux-marbre soutenu par trois chérubins bien portants contient cette inscription :

      RESTAURÉE EN 1847  PAR LES SOINS DE MR  CHles LABBÉ OFFICIER GÉNAL  D'ARTILLERIE .

      J'ignore tout de ce général Charles Labbé. 

      Et on y a peint en dessous, sur fond bleu-cile frappé d'hermines, cette précision :

      RESTAURÉE DE NOUVEAU EN 1885 AU MOYEN DE  DONS PARTICULIERS.

      Merci à vous, les généreux aïeux  !

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      L'inscription de restauration 1847 et 1885, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      L'inscription de restauration 1847 et 1885, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      3. Les armoiries et le buste de Jean LE PRÉDOUR, abbé de Daoulas de 1550 à 1573.

      Le blason porte les armoiries de la famille Le Prédour, surmonté d'une crosse abbatiale.

      Le Nobiliaire de Pol de Courcy indique :

      "PRÉDOUR (LE), sr de la Ville-Ynizan, par. de Plourhan.

      Réf. et montres de 1423 à 1469, par. de Plourhan et Lantic, év. de Saint-Brieuc et Lanvollon, év. de Dol.

      De gueules au chevron d'argent, accomp. de trois étoiles de même.

      Jean, abbé de Daoulas en 1552, 1573."

      Est-ce lui qui a commandité cet oratoire, comme il a ordonné la construction du porche aux Apôtres de l'ancienne abbatiale de Daoulas en 1560 ou 1566?  Cela semble vraisemblable.

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      Armoiries de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Armoiries de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Le buste de l'abbé Jean Le Prédour .

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      Buste de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Buste de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      4. La statuette de saint Théleau sur son cerf. Bois polychrome, XIIIe siècle (?) Restauration très récente.

      Le saint gallois du Ve siècle vénéré à Locronan et Plogonnec chevauche le cerf dont la course, en une nuit, devait délimiter le terrain de son futur monastère.

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      Le saint porte  l'habit, la mitre et la crosse  d'un évêque. Est-il représenté comme abbé de Dol-de-Bretagne, comme abbé de  Llandeilo-Fawr (comté de Carmarthenshire, Pays de Galle) ou comme évêque de llandaf, aujourd'hui faubourg de Cardiff ?

      La dernière fois que je l'ai rencontré, c'était sur les vitraux de l'église de Plogonnec. 

       

      "Théleau est né dans le pays de Galles. Son père s'appelle Ensic et sa mère s'appelle Guenhaff. Théleau vient au monde vers l'année 485 (dans la partie méridionale de la Grande-Bretagne, près de la ville de Monmouth). Comme la peste désolait son pays, il se réfugia auprès de saint Samson, à Dol. Il devient si proche de saint Samson que celui-ci lui confie la gestion de son monastère de Dol-de-Bretagne pendant ses absences fréquentes et prolongées. Il serait resté 7 ans en Bretagne.

      De retour en Cambrie, il fonde le monastère de Llandeilo-Fawr dans le Dyfed et aurait occupé le siège épiscopal de Llandaf, succédant à saint Dubrice. Il est mort vers 560 dans son monastère de Llandeilo." (Wikipédia) https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Th%C3%A9leau

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      Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      5. La Vierge à l'Enfant. Restauration très récente.

      Cette Vierge gothique est remarquable. Elle tient une pomme (comme la Vierge de la fontaine), alors que l'enfant tient un oiseau (une colombe). Ses cheveux blonds sont recouverts par un voile maintenu par un bandeau, et ce voile tombe sur un manteau bleu à revers rouge. La jambe gauche est posée sur un rocher vert qui la surélève, et, ainsi, le petit garçon est assis plus commodément sur la cuisse de sa maman . Le pan gauche du manteau dégringole en plis et replis au dessus de la chaussure noire. 

      La robe blanche au décolleté rond et sage ourlé d'or est resserré à la taille par une fine ceinture dorée. 

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      Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      6. Les têtes sculptées.

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      Tête sculptée, bois,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Tête sculptée, bois, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Tête de saint (Jean-Baptiste ?) ou de Christ, bois.

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      Tête sculptée, bois,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Tête sculptée, bois, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      7. Les "sablières". 

      (on dit "corniche", quand on est bien élevé).

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      SOURCES ET LIENS.

       

       

      — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON (Chanoine Paul), 1907, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

      https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

      https://archive.org/stream/bulletindiocsai00arcgoog#page/n118/mode/2up

      — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

       

      — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

      — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

       

      — DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

      — DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

      http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

      — DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

      http://daoulas.blogspot.fr/

      DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

      — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

       — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

      http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

      — LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

      — PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

      — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

       

      — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

      — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

       

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      Published by jean-yves cordier
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      18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:10

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      Itron-Varia-ar-Feunteunioù : Notre-Dame-des-Fontaines.

      A l'extrémité boisée des jardins de l'abbaye  se voit  une petite fontaine,  citée dans un acte de 1456 sous le nom de Fontaine Notre-Dame, rénovée en 1550 par l'abbé Olivier du Chastel, et restaurée à nouveau vers 1875 par François de  Goësbriant. Elle voisine un oratoire qui a été remanié en 1880 et restauré en 1986 par le Conseil Général du Finistère.

      Une belle description en est donnée par Jean-Luc Deuffic ici :

      http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

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      Oratoire et fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Oratoire et fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      "Le bassin de la fontaine est surmonté d'une sorte de petite chapelle gothique en pierre de Kersanton, couverte de deux rampants aigus avec clochetons aux quatre angles.

      Un caniveau partant de la fontaine conduit l'eau dans trois petites auges creusées dans la même pierre et de là elle se déverse dans un grand bassin de 2 m. 10 sur 1 m. 80. L'ensemble est entouré d'une belle enceinte en pierres de taille formant un rectangle de 6 mètres sur 4 mètres, ayant soubassement et couronnement moulurés, avec bancs à l'intérieur et à l'extérieur pour l'usage des pèlerins." (Abgrall et Peyron 1907)

       

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      Fontaine Notre-Dame, 1550, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, 1550, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      « L'eau de cette fontaine, nous écrit M. Galmiche, passe pour assurer la fécondité des femmes auxquelles il suffit, pour l'obtenir, d'y fixer une croix. Elle prédit aussi aux jeunes gens s'ils se marieront dans l'année ; ils mettent une épingle dans le creux de leur main qu'ils plongent dans la fontaine principale. Si l'épingle flotte et tombe dans l'un des bassins inférieurs, le mariage aura lieu ; dans le cas contraire, il faut attendre. Une petite source qui sort de dessous la fontaine même, opère la guérison des yeux, et la Vierge celle des enfants atteints de la toque ». (M. Peyron, 1905).

      Irène-Georges Paquet témoigne de traditions analogues :  

      "Dans le parc de l'abbaye de Daoulas sont disséminées des statues de saints. Si l'on veut savoir quelle sera pour soi la vie future, il faut fabriquer une croix de bois et la lancer sur un des saints placé dans le fond du parc. Si la croix reste au-dessus de la statue, on ira au Ciel. Si elle se place dans les bras du saint, on ira en Purgatoire. Si elle tombe dans l'eau, on ira en Enfer. Dans le même parc se trouve une source, et par devant plusieurs petits bassins de pierre. On pose une épingle dans le bassin : si l'épingle surnage, on se marie dans l'année." Irène-Georges Paquet, dans la Revue des traditions populaires, t. XV, 1900, p. 140.

      Les trois bassins de cette fontaine rappelleront à certains la Sainte Trinité, et à d'autre le 3, chiffre sacré pour les Celtes.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Le bas-relief.

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      "Au fond de la voûte en anse de panier est un bas-relief représentant Notre-Seigneur en croix ; à côté de lui sainte Catherine de Sienne, foulant aux pieds un dragon, montrant de la main droite la plaie du côté du Sauveur, et tenant un cœur de la main gauche. Elle est vêtue d'une robe serrée par une ceinture, d'un scapulaire et d'un manteau." (Abgrall et Peyron 1907)

      Il n'est pas commun de voir sainte Catherine de Sienne sortant d'un dragon, et on a pu y voir aussi sainte Marguerite. Mais le thème de Sainte Catherine de Sienne, échangeant son cœur avec le Christ est attesté, par exemple dans un tableau de la Pinacothèque de Sienne par Guidoccio Cozzarelli daté vers 1500, mais auparavant par la prédelle du Retable des Pizzicaioli peinte par Giovanni di Paolo di Grazia (Sienne 1399 ou 1403-Sienne 1482) en  1447 et appartenant maintenant à une collection privée, Coll. Rudolf Heinemann, New-York. Fra Angelico, reliquaire, Florence, Museo San Marco, 1434.

      Contrada de l'Oca, Catherine de Sienne, bois polychrome « Contrada dell'Oca », transformé en église entre 1465 et 1474, avec une statue en bois polychrome de la sainte par Neroccio di Landi (v. 1474). 

      Sainte Catherine de Sienne est une tertiaire dominicaine mystique, docteur de l'église, morte en 1380. La tenue de moniale du personnage du bas-relief est cohérente avec cette hypothèse.

      Selon son biographe Raymond de Capoue, qui transmit les confidences reçues de Catherine, le Seigneur Jésus lui apparut tenant dans ses saintes mains un cœur humain rouge resplendissant, lui ouvrit la poitrine, l'y introduisit et dit : « Ma très chère petite fille, de même qu'un jour j'ai pris le cœur que tu m'offrais, voici à présent que je te donne le mien, et désormais, il prendra la place qu'occupait le tien » (Raymond de Capoue, Sainte Catherine de Sienne, Legenda maior, )

      Au total, nous avons donc ici une représentation très précieuse par son originalité et sa rareté en Bretagne, alors que la sainte est plus souvent peinte lors du Mariage mystique ou la réception des stigmates. 

      Un parallèle peut-il être tracé avec la statue de saint Augustin tenant son cœur, visible sur l'ancien porche des Apôtres de l'église Notre-Dame ?

       

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Dans la niche du fronton se tient une statue de kersanton représentant la Vierge à l'Enfant. Elle tient une pomme, symbole de sa fécondité, ou du don qu'elle fait à son fils, mais aussi de son rôle de Nouvelle Ève dans le plan du Salut. Par sa forme, ce fruit répond au globe tenu des deux mains par l'Enfant en tant que Sauveur du Monde, tandis que celui-ci lève vers Marie un regard rempli de confiance.

      Marie porte un voile, une robe serrée par une ceinture, et un manteau dont le pan droit est retenu à la taille sous le coude gauche. L'Enfant, tout nu, a les jambes croisées.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Au sommet du fronton sont sculptés, de part et d'autre d'un vase, deux anges tenant des banderoles. Ils passent facilement inaperçu, ce qui accroît la joie de les découvrir. 

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      L'inscription.

      Si on a l'idée de contourner ce fronton, on découvre une très belle inscription, l'un de ces trésors d'épigraphie lapidaire en lettres gothiques qu'abrite encore le Finistère.

       

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      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Nous y déchiffrons ceci

      : LE : Xe : IOUR : DE : IUNG :

      : LAN : MIL V CENTZ : LTE :

      : FUT . RENOVELLE CESTE FO[N]TEU[N]E :

      : P[AR] M. O. DU CHATEL DOULAS ABBE :

      "Le dixième jour de Juin, l'an mil cinq cent cinquante (1550) fut renouvelée cette fontaine par Messire Olivier du Chastel, abbé de Daoulas."

      Olivier du Chastel, né en 1516, abbé de Daoulas entre 1536 et 1550, fils de Tanguy ou Tanneguy IV, sire du Chastel, et de  Marie du Juch,  mourut le 11 octobre 1550, l'année même de la rédaction de cette inscription. Il fut inhumé dans le chœur de l'église abbatiale, coté de l'Évangile, avec sa représentation en pierre. Ses armes, fascées d'or et de gueules de six pièces étaient sur son tombeau et sur la maîtresse-vitre.

      On peut cette inscription comparer à celle, en bois, de la sablière nord de l'église de l'abbaye : elle date de 1529 et de l'abbé Jégou, prédécesseurs d'Olivier du Chastel.

      Ou bien à celles-ci : 

       

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      Ici, après estampage humide : 

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Préférerez-vous cette image sans estampage ?

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      L'oratoire Notre-Dame des Fontaines.

      Ce simple oratoire, déjà cité par un acte de 1638, a été vendu à la Révolution ; en 1841, Il fut proposé qu'il soit rendu au culte : 

      Le 20 Août 1841, M. Ollivier, curé de Daoulas, écrivait à son évêque :

      « Vous savez qu'il y a, en dehors de l'enclos de l'ancienne abbaye de Daoulas, une toute petite chapelle dédiée à la Sainte-Vierge, sous la dénomination de N-D. des Fontaines, et qu'auprès se trouve une très belle fontaine en pierres de taille. Cette chapelle fut comprise dans la vente des biens de la communauté, et depuis elle n'a jamais été rendue au culte ; néanmoins, on l'a toujours laissée dans l'état où elle était, on ne l'a jamais employée à aucun usage profane, et elle n'a subi d'autres dégradations que celles du temps, que les divers propriétaires qu'elle a eus ont eu soin de réparer, si non par respect pour la chapelle, du moins par crainte des Daoulasiens qui, à les en croire, auraient fait un mauvais parti à celui qui l'aurait laissée tomber en ruines. M. le général Bonté, à qui elle appartient aujourd'hui, et qui est venu se fixer à l'abbaye, m'est venu prier d'y dire quelquefois la messe et d'y aller avec la procession, comme aux autres chapelles.

      « Quand je lui ai observé que je ne pouvais acquiescer à sa demande sans recourir à Votre Grandeur, il m'a prié de lui en parler, s'engageant à tenir toujours la chapelle dans un état décent et à faire l'abandon de toutes les offrandes à la fabrique.

      « Comme elle était jadis d'une très grande dévotion qui n'est pas encore entièrement éteinte, car bien des personnes d'assez loin ont conservé l'habitude de venir la visiter à toutes les fêtes de la Vierge, je pense que si l'on y disait la messe, cette dévotion se renouvellerait, et rapporterait quelque chose à notre fabrique, qui est, comme vous le savez, si pauvre. »

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      Description :

      "Tout à côté est un petit oratoire du XVIème siècle désigné sous le nom de chapelle de Notre-Dame-des-Fontaines. L'abside est en maçonnerie, les côtés sont vitrés et la façade est formée d'une claire-voie à balustres tournés. La partie basse de la porte est pleine et formée de deux panneaux d'ornements et bas-reliefs d'excellent style. Au-dessus, la toiture forme auvent et est ornée d'ardoises découpées en écailles et en losanges faisant une excellente décoration. "(Peyron et Abgrall, 1907)

       

      "l'oratoire, est fait d’une partie du chancel des moines . On y voit deux anciennes stalles du choeur (siège à miséricorde ”) provenant de l’ancienne église gothique, une Vierge à l’enfant et un curieux Saint Théleau (ou Thélo), chevauchant le cerf dont la course, en une nuit, devait délimiter le terrain de son futur monastère." (site de la commune http://www.daoulas.bzh/decouvrir-daoulas/l-abbaye)

       

       

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      La porte  de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      La porte de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Les panneaux sculptés de la porte, de style Renaissance : à droite, trois masques, et à gauche deux enfants (jumeaux ?) vêtus de peaux de bête avec une tête d'homme entre eux deux. 

       

      Panneaux de porte  de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Panneaux de porte de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Intérieur de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Intérieur de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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       SOURCES ET LIENS.

       

      — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON (Chanoine Paul), 1907, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

      https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

      https://archive.org/stream/bulletindiocsai00arcgoog#page/n118/mode/2up

      — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

      — CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère(125, p. 148-149)

      CROGUENNEC (André) Le vitrail de l'église Saint-Yves à La Roche-Maurice http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/vitrail-lr.htm

      CROGUENNEC (André), Le moulin de Brézal, 

      http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm

      — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

      — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

      http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

       

      — DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

      — DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

      http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

      — DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

      http://daoulas.blogspot.fr/

      DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

      — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

       — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

      http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

      — LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

      — PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

      — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

       

       — Le manoir de Kervern-Tréanna : l'inventaire de 1579

      https://www.facebook.com/notes/notre-dame-de-daoulas-une-abbaye-entre-l%C3%A9on-et-cornouaille/le-manoir-de-kervern-tr%C3%A9anna-dirinon-inventaire-de-1579/1405650816166100

      — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

      — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

       

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      Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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      18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 18:54
      Crossette : un lion. Abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Crossette : un lion. Abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      I. LES STATUES.

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      Les trois statues faites par l'Atelier ducal du Folgoët (1423-1468).

      Dans son ouvrage Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne (2014), Emmanuelle Le Seac'h attribue trois statues des jardins du Musée de l'Abbaye de Daoulas au Grand Atelier ducal du Folgoët, atelier dont elle dresse le catalogue au Folgoët, sur les porches de la cathédrale de Quimper, de Rumengol et de La Martyre ou de Saint-Herbot, etc. Il s'agit du tout premier atelier connu de sculpture sur pierre dans notre région, et je m'attache à en retrouver chacune de ces sculptures pour en publier images et descriptions dans ce blog.

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      1. Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). 

      Cette statue est placée au pied de l'escalier menant au jardin des plantes médicinales, à l'ombre d'un arbre. Le martyr est représenté comme d'habitude les mains liées dans le dos à un tronc écoté, et, comme d'habitude également, c'est un éphèbe qui, avec son maillot moulé, fait concurrence à un maître nageur ou surveillant de baignade bien bronzé. Mais au lieu de la chevelure bouclée et dorée qui s'impose, il porte les cheveux taillés au bol et s'arrêtant sur le front un un épais rouleau. Il subit son martyre dans la belle indifférence des saints, et c'est même avec un sourire à demi-ironique qu'il regarde les archers qui le visent. Il a deux trous rouges au coté droit, ... deux autres à gauche, et un encore béant en plein sternum.

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      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      2. Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). 

      Juste avant qu'il ne parvienne au cloître, le visiteur découvre une belle statue de saint André, identifié à sa croix en X dont il tient les traverses, comme le gouvernail d'un navire, devant lui. Il porte une tunique ceinturée à la taille et un manteau aux longues manches relevées. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Le visage à la belle barbe peignée est remarquable par la chevelure, faite de mèches bouclées rayonnantes, identique à celles de la statue de Jean-Baptiste dans l'église, mais identiques aussi aux cheveux de saint Jean l'évangéliste sur le calvaire de Rumengol, ou des anges de l'autel du Folgoët, tous  du même atelier.

      Les yeux ressemblent à des amandes dont les fruits charnus apparaîtraient dans l'entrebâillement de deux coques bombées, formant les paupières. Ce trait stylistique est également retrouvé dans les deux autres statue de l'atelier du Folgoët.

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      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      3. Un moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). Sortie du  Cloître de l'abbaye.

      Lorsque le visiteur sort du cloître vers  la Salle capitulaire par une porte voûtée en pierre, il passe entre deux statues, celle de saint Pierre à droite, et celle d'un moine à gauche.

      Ce moine est remarquable par sa coupe de cheveu "au bol" ne laissant qu'une couronne. Ses yeux sont en amande ; ses oreilles sont larges. Ses pieds sont nus, et forment un angle ouvert. Il est vêtu d'une aube, d'une coule de bure sans ceinture, et un scapulaire au capuchon rabattu. 

      Il tient dans la main gauche un étui en toile, oblong et  marqué d'une croix. Ce sac protège très certainement un livre, que le (saint) moine désigne d'un index sûr. 

      L'abbaye de Daoulas était une assemblée de chanoines réguliers de saint Augustin.

       L'habit de chœur et la robe d'extérieur des moines augustins est de laine noir, avec de longues manches larges, une ceinture de cuir noir, et un capuchon long dont la pointe atteint la ceinture. La robe d'intérieur se compose d'un habit noir avec scapulaire.

       Voici une illustration de leur habit  (Wikipédia) :

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      Comment l'identifier ? Faut-il y voir un abbé de Daoulas ou un chanoine régulier de Saint-Augustin ? Cela semble très peu vraisemblable. Saint Vincent Ferrier ? Saint Yves ?? Les théologiens augustins Hugues ou Richard de Saint-Victor ?

       

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      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbaye de Daoulas IV : les jardins et le cloître du Musée.

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      4. Saint Pierre. Kersanton. Sortie du  Cloître de l'abbaye. 

      J'ai déjà signalé sa présence en vis à vis du moine, encadrant l'une des sorties du  cloître. J'ignore pourquoi Le Seac'h ne l'a pas attribué à l'atelier du Folgoët; mais je retrouve ici les yeux caractéristiques de ce dernier. A droite de la tête,  le paneton d'une clef particulièrement grande. Les cheveux sont bouclés, mais dégagent une vaste calvitie. 

      Le saint est vêtu d'une tunique ceinturée à la taille et d'un manteau dont il récupère le pan droit par la main gauche. Un livre est accroché à la ceinture. La poignée de la clef est faite de la réunion en V de deux volutes.

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      Saint Pierre, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Saint Pierre, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      5. Tête sur une console. Cloître de l'abbaye. 

      On  trouve ce visage au sourire figé mais charmant en face des deux statues précédentes (moine et saint Pierre).

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      Tête parmi les fleurs de millepertuis,  kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Tête parmi les fleurs de millepertuis, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      6. Un évêque.

      Dans la pénombre des arbres, la statue d'un saint évêque accueille le visiteur dès le début de son circuit, avant d'accéder au saint Sébastien. C'est un évêque ou un abbé comme nous en voyons tant, mitré, tenant sa crosse, bénissant, vêtu d'une cape sur une tunique et une aube. 

       

      Un évêque ou abbé, Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Un évêque ou abbé, Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      7. Un drôle de bonhomme vert, kersanton. Devant la fontaine Notre-Dame.

      Ce personnage résulte-t-il de la transformation d'une ancienne stèle ? Est-ce plutôt une crossette détachée de sa toiture ? Il n'a rien de très chrétien, et tout est bouffi chez lui : les yeux, le visage, ou le ventre. Sa teinte verdâtre lui vient de son séjour à l'ombre des futaies. Il est barbu, il a la bouche ouverte, les cheveux tirés en arrière par un double bandeau, et il cavale à califourchon sur son socle par l'intermédiaire de jambes démesurément courtes en comparaison des bras. Ses poignets sont ornés de bracelets. Mais de quel instrument joue-t-il, le bougre ? D'Un cervelas ?

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      Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

      Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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      8. Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître. 

      Il domine la statue du moine sur la clôture du cloître. C'est une Sortie du Tombeau conventionnelle, dans laquelle le Christ, nimbé, enjambe le bord de la tombe, traçant une bénédiction et tenant l'étendard de la Résurrection. Des trois soldats qui gardent le tombeau  l'un est assis, endormi le front sur sa lance, l'autre est  allongé, la main sous la tête, l'autre main tenant la lance et le troisième nous tourne le dos mais s'appuie aussi sur une lance . 

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      Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître  de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      II. LES BLASONS ET PIERRES ARMORIÉES.

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      Je vais tenter de suivre un ordre chronologique.

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      1. Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay 1468-1502.

      Les armoiries suivantes sont immédiatement visibles par le visiteur qui a franchi la billetterie du Musée et qui les découvre sur le pignon d'un bâtiment placé à la gauche de la cour, au sommet d'une arcade gothique en kersanton. Le blason est sommé d'une crosse, témoignant

      On y voit un lion (avec ses griffes et sa langue), ce qui pourrait correspondre à Guillaume Le Lay, de gueules au lion d'or, abbé de Daoulas de  1468 à 1502.

      " Guillaume Le Lay, mort le 23 juin (ou 22 mai) 1502. Ses armes, de gueules au lion d'or, étaient à la chapelle de la Trinité, à la seconde panelle de la chapelle du Rosaire, et à son tombeau placé dans l'église et sur lequel était une statue le représentant couché. Il fut enterré en une tombe de cuivre, au raz de terre, où il est représenté en abbé, tenant un calice en ses mains, mitre en tête et crosse entre son bras droit. Sur une plaque en cuivre émaillé se lisait cette inscription en lettres capitales gothiques : HIC : JACET : FRATER : GUILLELMUS : LE LAY. : ABBAS : HUJUS : MONASTERII : DE : DAOULAS. : QUI : REXIT : ILLUD : ANNOS : XXV : ET : RESTAURAVIT : AC : ACQUISIVIT : EI : PLURA : BONA : OBIIT : AUTEM : DIE : XXIII : MENSIS : JUNII : ANNO : DOMINI : M.CCCCCII. Il était de la famille Le Lay de Gouelettreff, en Plouider, et de Kerprovost, en Cléder.

      Une note marginale du vieux nécrologe nous apprend qu'il avait acheté le manoir du Fresque, et fait reconstruire le monastère, auquel il avait ajouté une maison. Il avait ajouté la paroisse de Dirinon à la mense canoniale en vertu d'une bulle du pape Alexandre V, de 1497, qui permit d'y établir, sans avoir recours à l'ordinaire, un chanoine ou prêtre amovible ayant charge d'âmes et comptable envers l'abbaye. Il avait en outre fait réparer les autres édifices, transféré et rebâti en entier dans le cimetière la chapelle de la Trinité, acheté une mitre d'une grande richesse, beaucoup d'autres ornements, les calices en vermeil, les lits du dortoir, et assigné aux chanoines une rente annuelle de 40 sols pour les aider à s'acheter du bois de chauffage pendant l'hiver, à charge de dire pour lui, chaque matin, à perpétuité, un De profundis avec l'oraison des fidèles."

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      Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 
      Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      En réalité, je sais parfaitement que mon diagnostic est faux, car j'ai passé sous silence un détail : ce lion est couronné. Ce qui ne correspond, sauf erreur,  à aucun blason des abbé de Daoulas.

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      Armoiries d'un abbé, au lion  couronné, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries d'un abbé, au lion couronné, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      2. Croix aux armes de Maufuric de Lezuzan. Granit, vers 1450.

      Décrite sous le n° 400 dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère et datée vers 1450, c'est une croix à pans de 1,15 m de haut comportant sur la face exposée au public le Crucifix sous le titulus, et au verso une Vierge à l'Enfant sous un dais. À la base de ce coté de la croix se voit le blason des Maufuric,seigneur de Lezuzan à Dirinon, très vraisemblablement en relation avec une donation de Guy de Maufuric, abbé de Daoulas vers 1441-1468

      "Guy de Manfuric de Lezuzan, licencié en droit canonique, qui portait pour armes d'azur au chevron d'argent accompagné de trois oiseaux de mer nommés pales. Ces armes se voyaient aux deux tombes de sa famille dans un caveau sous les marches de l'autel de la chapelle du Faou, à la grande vitre, aux chaises du choeur qu'il avait fait faire, à la grosse cloche fondue par ses soins et à beaucoup d'autres endroits de l'église. Il avait fait bâtir le clocher et avait obtenu du pape le droit de porter la mitre. Il avait fait des legs nombreux pour la nourriture et l'habillement des chanoines. Il mourut le 22 mai 1468. Il paraît qu'il s'était démis en 1452."

      Les armoiries de Maufuric se voient toujours à Dirinon, d'une part au fronton des deux fontaines de Sainte-Nonne et de Saint-Divy, mais aussi sur le gisant de sainte Nonne, et sur son reliquaire gothique en vermeil, conservé dans l'église de Dirinon. A Daoulas, on trouve aussi les armes de l'abbé Maufuric sur l'une des clefs de la voûte lambrissée de l'ancienne abbatiale de Daoulas, mais nous n'avons plus la trace de celles qui ornaient son tombeau, la maîtresse-vitre et les stalles du chœur, ou "la grosse cloche" de jadis.

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      Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Hélas, le Musée a préféré favoriser la botanique, et la vigoureuse branche d'un arbre occulte aujourd'hui le verso de cette croix. Un arbre ? Que dis-je ! Un Cephalotaxus harringtonia, un vénérable Pin japonais à queue de vache, ou en japonais, 犬榧 INUGAYA . Ni plus ni moins. 


      Voici une photo de l'allée, avec à droite saint Sébastien, et à gauche le floride Cephalotaxus qui essaye de se cacher derrière le petit doigt d'un Palmier. La croix est visible, mais c'est parce que je vous ai mis une flèche, non ?

      La croix de Maufuric à l'extrême gauche, caché par Cephalotaxus et par un palmier,  et saint Sébastien à droite,  jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      La croix de Maufuric à l'extrême gauche, caché par Cephalotaxus et par un palmier, et saint Sébastien à droite, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      En glissant mon appareil derrière la queue de vache de  ce boa à plumes vertes, voici ce que mon objectif a aperçu des armoiries. Pour ainsi dire que dalle.

      Revers de la Croix, portant au pied les armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Revers de la Croix, portant au pied les armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      3. Blason de Jean de Kerguiziau, l'abbé de Daoulas de 1573 à 1581, kersanton.

      Ouh là là, je me hasarde ! Car je ne vois sur ce blason ovale du mur séparant le cloître de la salle capitulaire qu'une mitre et ses fanons. À la rigueur une crosse abbatiale, pour ce point d'interrogation entre la mitre et le médaillon. 

      En cherchant, je crois d'abord reconnaître la partie inférieure de trois hermines. Mais aucun des abbés de Daoulas ne porte des hermines sur ses armoiries. En cherchant encore, je réalise que le zig-zag que je prends pour la queue de l'hermine peut correspondre au déchiqueté de la tête d'aigle arrachée, un autre meuble héraldique. Or, en Bretagne, on trouve ce meuble sur les armoiries de la famille de Kerguiziau : d'azur aux trois têtes d'aigle (alias d'épervier) d'or arrachées.

      A la longue, je finis par apercevoir les trois yeux, puis distinctement les trois  têtes.

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      Or, Jean de Kerguiziau (originaire de manoir de Kerguiziau en Bohars) fut abbé de Daoulas de 1573 à 1581 à la suite de Jean Le Prédour.

      " Jean de Kerguiziau lui succéda et mourut le 29 septembre 1581. De même que les abbés Jégou et Prédour, il fut nommé contrairement aux prescriptions canoniques par une bulle de Grégoire XIII de 1573. Mais comme cette bulle n'était expédiée qu'à titre provisoire, il y a lieu de croire que la situation de l'abbé de Kerguiziau fut régularisée par une élection. Il prit possession de l'abbaye l'année suivante, et prêta serment de fidélité au roi, à la chambre des comptes de Nantes, en 1576. Ses armes, d'azur à trois têtes d'aigle (alias d'épervier) arrachées d'or, se voyaient à son tombeau, à la fenêtre du porche de l'église abbatiale, construit par ses soins, et à l'enfeu de la maison de Tréanna. (Dom Pinson)

      " Il fut inhumé au côté de l'Evangile du maître-autel ; sa tombe portait cette inscription : HIC. JACET. FRATER . JOHANNES . DE. KERGVIZIEAV. ABBAS . HVIVS . MONASTERI . DE . DOVLAS . QVI . REXIT . ILLVD . ANNIS . VIII . ET . RESTAVRAVIT . ET . ACQVISIVIT . El . PLVRA . BONA . OBIIT . AVTEM . DIE . DECIMA . MEN . SEPTEMBRIS . ANO . DNI . MVcLXXXI. (M. Abgrall, 1906)

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      Finalement, je trouve confirmation de ma découverte dans le texte suivant : "Quelques pierres sculptées provenant des démolitions du choeur ont été recueillies dans le cloître : on y voyait les armes de l'abbé Jean de Kerguiziau (mort en 1581)."

      Armoiries de l'abbé Jean de Kerguiziau (1573-1581), clôture du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries de l'abbé Jean de Kerguiziau (1573-1581), clôture du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      4. Quatre pierres datées de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666. 

      L'une d'entre elles se trouve devant la croix aux armes de Maufuric, l'autre au bord d'une allée descendant vers la fontaine et l'oratoire, la troisième au dessus d'une porte donnant sur le cloître, la quatrième au dessus de l'entrée de la billetterie. 

      Dom Pinson signale http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=30000002076390&I=571&M=tdm

      que Charles Le Tellier "a partout arboré ses armes comme sur la porte de la grange (l'actuelle porte du Musée), au pignon de la cour, proche de la fontaine, au colombier et à quelques lieux dépendants de l'abbaye". Pourtant, il ne s'est sans-doute jamais rendu sur place, se contentant de percevoir les bénéfices de son titre : c'est ça, un abbé "commendataire" ! D'autant qu'il n'avait que neuf ans lorsqu'il fut pourvu de l'abbaye de Daoulas, en 1651 bénéficiant de la haute situation de son père Michel Le Tellier (1603-1685), qui fut secrétaire d'État français de la Guerre (1643-1677), puis chancelier de France (1677-1685). Son frère, qui   n'est autre que le célèbre marquis de Louvois, recevra de son père, à quinze ans, la charge de secrétaire d'État français de la Guerre (1662-1691),

      Cet enfant né avec une cuillère d'argent dans la bouche,  ne se contentera pas d'être abbé au fin fond de la Basse-Bretagne. En 1666, Il remit l' abbaye entre les mains du roi en 1666, après en avoir joui pendant quinze ans, puis deviendra Pair de France,  maître de la chapelle de musique du roi, puis archevêque-duc de Reims de 1671 à sa mort.

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      Les armoiries de la famille Le Tellier se blasonnent  d'azur aux trois lézards d'argent posés en pal, au chef cousu de gueules à trois étoiles d'or.

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      Par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25032533

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

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      Les armoiries sont entourées de deux palmes, sont  complétées ici du chronogramme 1660, de la crosse abbatiale et de la mitre, et, curieusement, sommées d'une couronne de comte. La couronne royale appartient bien aux armoiries épiscopales des archevêques de Reims,par privilège, mais en 1660, Le Tellier n'est pas encore à ce poste. 

       

       

      Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Troisième et quatrième exemples des armoiries de Le Tellier.

       

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      Pierre du cloître portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Pierre du cloître portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Pierre au dessus de l'entrée du Musée, portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Pierre au dessus de l'entrée du Musée, portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      5. Les Armoiries de Rohan-Chabot. XVIIe siècle ?

      Ces armoiries, qui se blasonnent Écartelé : de gueules à neuf macles d'or, posées 3, 3, 3 (qui est de Rohan), et d'or à trois chabots de gueules, 2 et 1 (qui est de Chabot) ont été celles de Louis de Rohan-Chabot, prince de Léon puis duc de Rohan (1652-1727). 

      Dans un aveu de 1641, la mère de ce dernier, Marguerite de Rohan mentionne dans la description de la principauté du Léon La « Terre, seigneurie, chatellenie et vicompté de Daoulas, membre et faisant aussy partye de ladicte principaulté. Et premier : Le vieu chasteau à présant ruyné et démoly, avecq le droict de guet sur les vassaux..." Patrick Kernévez et Robert Le Roy, "La seigneurie de Léon au XVe et XVIe siècle",  Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 299-319

       

      "Le site de Daoulas était comparable à celui de Landerneau : le premier point de passage au fond d’une ria, c'est-à-dire ce que l’on a parfois qualifié de cité « fluvio-maritime ». La faible superficie de la paroisse est, en outre, caractéristique d’une origine castrale. Ce château est attesté dès 1163, lors des guerres entre les vicomtes de Léon et du Faou : le vicomte de Léon y fit enfermer celui du Faou qui y mourut de faim et de soif. C’est peu après que Guyomarch de Léon y fonda un monastère en faveur des chanoines de saint Augustin. Cette abbaye devait devenir la nécropole des seigneurs de Léon : dans leur testament, Hervé VII et Hervé VIII de Léon demandèrent à y être inhumés, comme leurs ancêtres. Le château de Daoulas était une motte que jouxtait un probable château de pierre. Les deux ouvrages étaient implantés sur des îlots, au milieu du cours d’eau, à proximité du pont que franchissait une ancienne voie romaine permettant de relier Châteaulin à Brest, via Le Passage en Plougastel-Daoulas.  Dans son mémoire de 1479, Jean de Rohan indiquait que le château était en ruine, suite à sa démolition par les Anglais, vraisemblablement vers le milieu du XIVe siècle."

      "L’abbaye profita des libéralités des seigneurs de Léon qui lui abandonnèrent à plusieurs reprises divers droits et même jusqu’à cent livres de revenus annuels octroyés par Hervé VIII dans son testament, en 1363. Une petite forêt s’étendait au nord de la cité ; les seigneurs de Léon disposaient en outre d’un manoir de plaisance au Rosier, à 7,4 kilomètres de Daoulas et 1,3 kilomètre au sud du bourg de Plougastel-Daoulas. Il constitua une partie du douaire de Jeanne de Montmorency, en 1337-1339. Après la ruine du château de Daoulas, les prisonniers de cette juridiction devaient être conduits aux geôles de La Roche-Maurice, pratique encore attestée en 1678. La seigneurie de Daoulas fut affermée par Jacques de Rohan à Jean de Kérérault moyennant 400 livres par an en 1526 mais fut récupérée peu de temps après par ses héritiers." Patrick Kernévez et Robert Le Roy, "La seigneurie de Léon au XVe et XVIe siècle", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 299-319. 

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       Mais Jean-Luc Deuffic signale que Louis-François-Auguste de Rohan-Chabot (1788-1833), Prince de Léon duc de Rohan possédait en 1825 une maison à Daoulas, dans le quartier de Penanguer. Les armoiries datent-elles du XIXe siècle ?

      Aubisse, travail personnel sur Wikipédia.

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      Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 
      Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

      Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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      III. LE CLOÎTRE (XIIe SIÈCLE) ET SA VASQUE OCTOGONALE (XIVe ?).

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      Le cloître actuel est ce qui reste du celui du XIIe siècle, construit lors de la création ou reconstruction de l'abbaye entre 1173 (charte de fondation par Guyomard IV vicomte de Léon) et 1232 (consécration en présence des évêques de Quimper et de Vannes). Les bâtiments furent vendus en 1792 à François Guiastrannec ;  les deux ailes sud et nord furent presque aussitôt après démolies, ainsi que la charpente et la couverture du cloître.  Puis la propriété passa aux mains de l'ingénieur de la marine Barbé. Vers 1800 sont construits les bâtiments administratifs actuels. Dans les deux premiers tiers du XIXe siècle : les héritiers du général Barbé abattent le corps principal des bâtiments monastiques, puis Mlle de Berdoaré, nouvelle propriétaire, vend des pierres des diverses constructions de l'abbaye, y compris du cloître, à tous ceux qui ont des constructions à faire. 

      "D'autres ventes des biens de l'abbaye avaient eu lieu antérieurement, notamment celle de l'abbaye proprement dite, du cloître, des jardins, vergers et autres dépendances, adjugés le 12 juillet 1792, pour une somme de 13,200 liv., à M. François Guiastrennec, de Brest, qui les revendit plus tard à M. Barbé, ingénieur de la marine, lequel vint habiter Daoulas et y mourut. Quand son fils, commissaire de la marine, prit sa retraite, il vint se fixer à Daoulas, abattit le corps principal des anciens bâtiments monastiques faisant face au S. S. O., les reconstruisit dans un style simple et moderne, et en signe caractéristique de son ancien grade, il fit placer sur la porte d'entrée, un écusson renfermant une ancre enroulée d'un câble. Il l'habita jusqu'à sa mort. Alors son frère, général d'artillerie, le remplaça et se complut à rassembler toutes les sculptures antiques et autres objets qu'il put trouver dans l'abbaye. De ce nombre, nous dit M. Galmiche, sont l'écusson placé au-dessus de la porte communiquant du cloître avec les jardins, et une très-ancienne pierre représentant la résurrection de Jésus-Christ, que l'on voit sortant du tombeau, tenant sa croix d'une main et posant un pied à terre devant ses gardes endormis. Des fouilles opérées par les soins du général Barbé, firent découvrir la vasque du cloître, de 1m 50 de diamètre, et brisée, quoique ronde, en deux parties offrant à l'extérieur six dessins différents. A l'origine, elle devait contenir une fontaine monumentale, car elle est percée de six trous destinés à l'échappement de l'eau.

      En 1835, le chevalier de Fréminville écrit dans Antiquités de la Bretagne : Finistère : 

      "Le cloître, que je n'avais pas pu voir lors de mon précédent voyage en ce lieu, parce qu'il est devenu une propriété particulière dont l'entrée est interdite au public, le cloître est incontestablement le plus joli monument gothique lombard qui existe dans le Finistère. Il est d'autant plus remarquable qu'il date des derniers monuments où ce genre d'architecture fut usité en France, et qu'on peut le considérer comme un exemple de ce style parvenu à son apogée. Son enceinte, qui figure un carré long, se compose d'arcades à cintres pleins supportées par de petites colonnes tantôt simple, tantôt doubles, et toutes surmontées de chapiteaux décorés d'ornements fort bien conçus et soigneusement exécutée. Il n'y a en vérité aucun ordre, aucune symétrie dans l'ensemble de ces ornements ; chacun des chapiteaux en a de particuliers, et il n'y en a pas deux semblables, mais ils sont dans un genre dont l'élégance ferait honneur aux belles époques de l'art architectural. Ils consistent généralement en feuilles ou volutes et en palmettes disposées avec autant de goût que d'intelligence. Il y a onze arcades sur chacun des grands cotés de l'enceinte de ce cloître, et sept sur chacun des petits cotés (*).

       il est bien à désirer que le propriétaire de cette portion du monastère de Daoulas n'en achève pas la destruction : sa construction, comme je viens de le faire sentir, est aussi importante sur le plan des arts que sous celui de l'archéologie"

      (*)  Le nombre des arcades n'est pas exact ; Fréminville n'en a compté que onze d'un côté au lieu de douze et sept de l'autre au lieu de dix.

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      On trouve en ligne chez Collin-estampes cette lithographie de Louis-Julien Jaccotet  donnée comme extraite du "voyage pittoresque et romantique dans l'ancienne France du Baron Isodore Taylor et Charles Nodier" imprimée par Thierry frères. Mais je n'ai pu retrouver celle-ci dans les Voyages pittoresques publiés en 1854-46

       

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      http://www.collin-estampes.fr/?idp=8057&idr=49&lang=fr

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

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      Un nouveau propriétaire,  François de Goësbriand, met un terme à ces destructions. En 1875, la vasque monolithe est retrouvée et placée au centre du cloître, qui sera reconstitué par l'architecte diocésain Joseph Bigot en 1876-1877, beau-père du propriétaire M. Danguy des Déserts. Voici la description de Joseph Bigot :

      "Il ne restait plus alors qu'un côté et demi resté debout, encore était-il ébranlé et prêt à tomber par la violence du vent. Je le fis étançonner d'abord pour prévenir sa chute. A l'aide des vestiges recueillis, de la recherche de quelques autres et d'une certaine quantité de pierres manquantes que je fis extraire de la même carrière, en Logonna, j'ai pu reconstruire trois des quatre côtés. Mais, pour compléter le dernier de ceux-ci, j'ai le regret de ne pouvoir l'entreprendre à cause de la dépense qui en résulterait. Ce que j'ai fait suffira, d'ailleurs pour en faire apprécier la beauté et en perpétuer le souvenir. On sait que la fondation de l'abbaye de Daoulas date de 1173. L'église fut commencée en 1167 et terminée en 1173." (Joseph Bigot, architecte diocésain).

       

       

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      Parmi 24 photographies offertes en 1889 par Mme Vickers, on en trouve une qui  représente le cloître :

       

       

       

       

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        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85538130/f4.item.r=%22daoulas%22

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85538130/f4.item.r=%22daoulas%22

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        Description .

        Le cloître a été restauré sur trois de ses cotés et mesure près de 15 m sur 13. Le coté oriental reste ouvert sur le mur dont la porte à arcade donne accès à d'anciennes salles.  Les côtés de  l'est et de l'ouest sont percés par douze baies ; ceux opposés n'en contiennent que dix.

         

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        Le coté sud.

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        Le coté sud du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Le coté sud du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Le coté ouest.

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        Le coté ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Le coté ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        L'angle nord-ouest.

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        L'angle nord-ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        L'angle nord-ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Le coté nord.

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         Coté nord du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Coté nord du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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         Cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Déambulation autour du cloître : les arcades.

        Ses arcades simples,  où la pierre de Logonna a été employée, reposent alternativement sur des colonnes simples et accouplées. Les angles  sont formés d'un faisceau de quatre colonnettes.

         

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        Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Les chapiteaux.

        Les chapiteaux ont une partie inférieure aux motifs végétaux tous différents (feuilles recourbées et lancéolées, crossettes, volutes)  recouverte par de larges tailloirs presque tous ciselés présentant des dents de scie, des damiers des étoiles ou des enroulements en losange.

         

         

         

        Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        La vasque claustrale octogonale (VIIe-IXe siècle). 

        Cette vasque à huit pans a été retrouvée au XIXe siècle et  fut d'abord placée au centre du cloître, avant d'occuper son angle nord-ouest. Comme lavatorium, elle servait aux ablutions des chanoines et l'eau s'écoulait par la bouche de dix masques périphériques : elle est à nouveau rééquipée d'une alimentation en eau avec un jet central. 

        Le Vot affirmait qu'elle a été faite au temps de l'abbé Guérault, 1352-1398, mais on pense aujourd'hui qu'elle daterait du VIIème ou du IXème siècle et serait d’inspiration irlandaise.

        Entre les dix masques, chacun des huit pans offre une ornementation différente, avec un décor d'étoiles, de losanges, de cercles et de vannerie.

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Loup dévorant un âne (?)

        Ce pan est le seul à recevoir une scène figurée, sous la forme d'un animal qui menace de sa gueule un autre. On a proposé de reconnaître ici un loup dévorant un âne. L'agresseur possède de grandes oreilles et une large mâchoire alors que sa queue est courte. L'agressé a au contraire une longue queue ; sa tête disparaît sous les algues vertes. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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        Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

        Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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         SOURCES ET LIENS.

         

        — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, “Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

        http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

        https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

         

        — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

        — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

        http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

         

        — DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

        — DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

        https://fr-fr.facebook.com/Notre-Dame-de-Daoulas-une-abbaye-entre-L%C3%A9on-et-Cornouaille-824697447594776/

        — DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

        http://daoulas.blogspot.fr/

        DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

        — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

         — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

        http://ns2014576.ovh.net/files/original/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.pdf

         

        — LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

        — LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

        — PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

        — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

        TAYLOR, Justin NODIER (Charles) 1845-1846, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Bretagne.

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84521739/f209.item.r=FOL-UB-24

         

        — Chemins du patrimoine http://www.cdp29.fr/fr/presentation-daoulas

        — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

        — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

        — http://arrosoirs-secateurs.com/Jardin-de-l-Abbaye-de-Daoulas

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        Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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        13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 21:31

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        LA VOÛTE LAMBRISSÉE DE LA NEF DE L'ANCIENNE ABBATIALE NOTRE-DAME.

         De l'édifice primitif, commencé en 1167 et consacré le 12 septembre 1232, il ne subsiste que la nef et le collatéral nord, puisque le chœur et le transept, qui avaient été reconstruits au XVIe siècle, sous l'abbatiat de Charles Jégou, furent démolis vers 1830 et le vaisseau alors fermé par un mur de fond.

        La nef, qui nous occupe dans cet article, est donc "ancienne" (restons flou). 

         Elle comprend sept travées avec bas-côtés. Sauf dans la première travée, aveugle, la nef est éclairée par des fenêtres étroites et très ébrasées percées au-dessus de chacune des arcades.

        La voûte en arc de cercle est habillée de planches de bois nommés merrains (je crois qu'ils sont en châtaignier, mais ils étaient en chêne)  séparés par 25 nervures : c'est une voûte lambrissée à bois nu.  Ce lambris cache la succession des fermes, composées d'un entrait horizontal, de deux arbalétriers en V renversé, et, pour transformer le triangle du V en un demi-cercle,  de faux-entraits, d'un poinçon et de jambe de force. Voir Corentin OLIVIER, La Charpente armoricaine en Ille-et-Vilaine 2014. Cet habillage est toujours secondaire, et au départ le squelette de la charpente était apparent.

        Je compte huit entraits (les poutres transversales), non sculptées, sauf la huitième (je les numérote en allant vers le chœur) qui est ornée d'une ligne torsadée, et qui est engoulée : ses extrémités semblent avalées par la gueule de dragons, ou engoulants. Chaque espace entre les entraits comporte trois alignements de merrains, entre quatre nervures.

        La charpente s'appuie sur les murs par des pièces de bois horizontales nommées sablières. Celles-ci ne sont pas visibles, et c'est par un abus de langage passé dans les mœurs que nous nommons "sablières" les planches d'habillage qu'il faut nommer "corniches". Sur la longueur de la nef, on peut compter de chaque coté neuf corniches. Seules celles du coté nord sont sculptées. J'ai donc neuf corniches à décrire, numérotées de 1 à ...9, mais cinq d'entre elles sont très ressemblantes.

        Je reprendrai le terme de "sablière" communément utilisé y compris dans les travaux universitaires :  

        Voir : Sophie Duhem. Les sablières sculptées en Bretagne. Images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe siècles).. Presses Universitaires de Rennes. PUR, pp.385, 1997. Issu d'une thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix.

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        Au sommet de la voûte court du pignon jusqu'au chœur, parallèlement à la panne faîtière, une succession de traverses de bois qui croise chaque nervure. Le point de croisement est marqué par une pièce quadrangulaire (est-ce l'extrémité du poinçon ?) formant ce qu'on peut nommer une clef de voûte, comme les clefs pendantes des voûte de pierre. Chacune de ces clefs est sculptée, soit de simples motifs floraux, soit d'anges portant des blasons armoriés. Si j'ai bien compté, vous aurez droit à la description de 27 clefs sculptées (on sent bien que je ne suis pas sûr de mon terme technique ...) dont deux particulièrement croquignolettes, quoique sans doute piquées des vers (ou de la vrillette). 

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        I. LES NEUF SABLIÈRES NORD.

        Nous trouverons de l'ouest vers l'est :

        • N° 1 à 3 : couples de porteurs de phylactères.
        • N° 4 : Une inscription de fondation de 1529.
        • N° 5 : Un groupe d'animaux et deux anges présentant un blason.
        • N° 6  à nouveau les porteurs de phylactères.
        • N° 7 : blason tenu par deux léopards.
        • N° 8 : sablière non sculptée. 
        • N°9 : Le renard et le lion entre des ailes nervurées.

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        Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.
        Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

        Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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        A. Les porteurs de phylactères. Sablières n° 1, 2,  3, 6.

        Sur la sablière n°1, un homme déroule une banderole : le sculpteur n'a pas représenté son voisin, et il n'existe que l'épure de son emplacement.

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        Sablière n° 1, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

        Sablière n° 1, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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        Sur les sablières n°2 et 3, deux anges déroulent leur banderole. Leurs cheveux bouclés en gros macarons successifs sont resserrés par un bandeau frontal à perles. J'imagine que, lorsque ces décors étaient peints, des textes religieux ou honorant les abbés de Daoulas étaient inscrits sur ces phylactères.

         

         

        Sablière n° 2, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

        Sablière n° 2, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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        Sablière n° 3, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 3, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Sur la sablière n° 6, ce ne sont plus des anges, mais des hommes en costume du XVIe siècle qui offrent leur texte à la lecture des fidèles. Et, à la différence de la sablière n°1, ils sont barbus, leur bandeau est torsadé, et ils portent une sorte de béret ou de bonnet. Ils sont encadrés par des extrémités d'ailes nervurées.

         

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        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        B. La sablière n° 4 : l'inscription de fondation de la charpente en 1529.

        Deux anges déroulent une banderole portant deux lignes d'une inscription en caractères gothiques. Le bois de ce legs très précieux de l'épigraphie locale est rongé par les vers, notamment dans sa partie supérieure : il est temps de le photographier, et d'aller l'admirer : o tempora, o mores !

        On verra ainsi la dilatation en losange aéré d'un cercle qui orne le corps ou la hampe de nombreuses lettres. On note aussi l'absence de ponctuation et d'espace de séparation entre les mots.

        L'inscription est lue ainsi :

        "LABBE CHARLES FIT EN SON TEMPS CE BOIS DE CEANS LAN MIL V CENTS AVECQ[UE] XX COMPRINS IX ANS PAR O GARIC ET SES AIDANS. "

        "L'abbé Charles [Jégou] fit en son temps ce bois de céans l'an 1529 par O[livier] Garic et ses aidants".

        J'ai évoqué l'abbé Charles Jégou en présentant sa plaque tombale, exposée dans l'église, une vingtaine de mètres plus bas que cette sablière. Son abbatiat dura de 1519 à 1535, fut marquée par la réalisation de la maîtresse-vitre aujourd'hui détruite ; cette inscription incite aussi à lui imputer la reconstruction de toute ou partie de la charpente (ou de la pose du lambris ?). 

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        Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        On peut discuter cette lecture, car l'attaque du bois a effacé  le mot qui suit CHARLES, hormis la première lettre qui est une majuscule, compatible avec Le I de IEGOU.

        Il faut surtout s'étonner de l'étrange façon d'écrire la date de 1529 (si on la valide) par 'L'an mil cinq cents avec vingt comprins neuf ans". Certes, la forme "comprins" est attestée, par exemple en 1550 dans des titres d'ouvrage avec l'expression "où est comprins" , ou dans des locutions "y comprins", et Godefroy mentionne le sujet féminin Comprinse avec le sens "ce qu'une chose comprend". 

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        Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Quant au personnage mentionné par "O. GARIC ET SES AIDANS", on y a reconnu Olivier Garric, qui fut chargé de construire le moulin et l'étang de Brézal à Plounéventer, en raison de l'inscription qui s'y trouve, relevée par André Croguennec :

        LAN : MIL CINQCC : XX : GUILLE[M] : DE : BRESAL

        ET : MARGARITE : LE : SENECHAL : SR : ET : DA[ME] : DE

        BRESAL : FIRE[N]T : FAIRE : CEST : ESTA[N]C : ET : MOULI[N] :

        AU : DYVYS : DE : OLIVIER : GARRIC :

        "L'an mil cinq cent vingt, Guillaume de Bresal et Marguerite Le Senechal, seigneur et dame de Bresal, firent faire cet estanc et moulin au dyvys d'Olivier Garric."

        Note : dyvys : Godefroy donne pour DEVIS  la forme dyvis, avec les sens "Séparation, division", mais aussi "Intention, désir, volonté, souhait."

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        Inscription de la sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Inscription de la sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        La sablière n° 5 : Scène animalière et blason Tréanna-Kerguern.

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        La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        a) le groupe de gauche : un animal fantastique à ailes de chauve-souris, fait danser deux singes.

        La cinquième corniche  nous réserve l'une de ces truculentes et osées scénettes animales dont les sablières ont le secret. A droite, une chimère associant des ailes de chauve-souris, des pattes de chien et un corps formé du sac ventru d'une cornemuse (le biniou !) dirige le son  — et l'air — de son hautbois  vers les fesses d'un singe. Ce hautbois, qui forme l'appendice nasal de l'étrange créature, est doté d'un pavillon, et de trous, actionnés par la patte droite. Un tuyau s'élève vers la droite sur l'épaule de la bestiole, correspondant à un bourdon (ou au porte-vent). 

        Bien entendu, cela n'a pas échappé à Jean-Luc Matte, qui l'a enregistré dans son encyclopédie de la cornemuse : http://jeanluc.matte.free.fr/fichdk/daoulas.htm

        Et ce qui ne vous échappera peut-être pas, c'est le sexe en érection que l'ymagier s'est bien gardé de sous-estimer. Car l'animal est vu de face, pattes écartées, et non de dos comme je l'ai cru un moment, interprétant cet étui comme une queue.

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        Cornemuse-chauve-souris, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Cornemuse-chauve-souris, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Dans la partie gauche, deux singes se tiennent par les mains, enfin, les pattes, en se penchant en avant. Leur face est fendue par un grand sourire, bien visible chez celui des deux qui se tourne vers nous. Je crois l'entendre : "Hé hé hé, hé hé hé ..."

        Les deux comparses ont une queue qui se glisse dans l'entrecuisse, contourne le flanc et se dresse vers l'arrière. Voilà un accessoire caudal bien ambigu.

        La scène complète peut être vue comme une allégorie du Vice, de l'animalité de l'homme peccamineux, un miroir tendu au fidèle pour l'inciter à la contrition et à la conversion vers la conduite chrétienne. Et plus précisément comme une représentation de la Luxure, cette sexualité désordonnée et incontrôlée qui est le propre des "pécheurs charnels, qui soumettent la raison aux appétits" (Dante) destinés aux tourments de l'Enfer.

        C'est aussi une dénonciation de la nature diabolique de la musique vulgaire, celle qui fait danser ; la cornemuse étant, avec la bombarde, le plus diabolique parmi tous les instruments. Et il est bien connu que c'est le Diable lui-même qui mène le bal. Cette scène daoulasienne est à relier avec celle des sablières de la chapelle Saint-Sébastien du Faouët (vers 1598).

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        Mais parmi les nombreux modes de la Luxure, ce n'est ni la fornication, ni l'adultère, ni l'inceste, ni la masturbation, ni le stupre, ni le rapt, ni le sacrilège qui sont visés, mais plutôt la sodomie. 

        Il n'est donc pas contournable, devant cet usage du hautbois,  d'évoquer ici les emplois ambigus des termes pipeau et piperie (*) chez Rabelais, tels que je les ai évoqués dans mon article sur la Chevêche et la pipée du Cinquième Livre.  Ou d'aller lire les interprétations contestées de Thierry Martin sur l'argot en vogue chez Villon et Rabelais, le jobelin.

        (*)  bag-pipe ou sac-tuyau est le nom de la cornemuse écossaise.

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        Deux singes et une chauve-souris/cornemuse,  sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Deux singes et une chauve-souris/cornemuse, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

         

         

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        b) à droite : deux anges tiennent un blason de Tréanna-Kerguern.

        Ces anges, aux cheveux bouclés en coques tiennent un blason divisé en quatre parties. On s'attendrait à trouver les armoiries de l'abbé Jégou, mais non. En 1 et 4, nous avons la macle que j'attribue bêtement aux Rohan. En 2 et 3, nous trouvons trois annelets. Devinette : à qui sont ces annelets ? Sont-ce ceux de Buzic, sr de Kerdaoulas sur la trève de Saint-Urbain, paroisse de Dirinon  : Pol de Courcy signale ancienne extinction, fondu dans Goëbriand. Ecartelé aux 1,4 d'or au léopard de gueules qui est Névet, au 2,3 de gueules à six annelets d'argent, qui est Buzic. Voir Tudchentil.

        Je trouve mieux avec les  Kerguern , sr dudit lieu, paroisse de Dirinon, évêché de Cornouailles. D'azur à trois annelets d'argent. (Guy le Borgne.) Fondu au XVe siècle dans Lanvilliau, puis Tréanna. Or, quelles sont les armoiries de Tréanna ? D'argent, à la macle d'azur. Ah ah !

        J'ai rencontré jadis un Yves de Tréanna, lors de ma visite des vitraux de la cathédrale de Quimper : il résidait en baie 106  et m'avait raconté qu'il avait été sénéchal de Daoulas, seigneur de Kervern et époux d' Amou (ou Amice) de Kerbescat vers 1420. Il vivait  au manoir de Tréanna-Kervern, en Dirinon, lequel sera  la résidence des Sénéchaux de Daoulas  jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Par exemple, son descendant Guyaumarch de Tréanna, seigneur de Kervern, sénéchal de Daoulas y vivait en 1529. Voir la Réformation de 1668 sur Tudchentil  et le document de 1535:

        "ladite terre de Kervern a le droit prohibitif et que le proprietaire d’icelle etoit senechal feodé de ladite juridiction de Daoulas, et que ce droit avoit eté autrefois concedé au seigneur proprietaire de ladite maison de Kervern, par le seigneur comte de Leon, lors seigneur de ladite juridiction de Daoulas, il y a 400 ans ou environ, et que cette maison et terre de Kervern etoit venue à la famille de Treanna par le mariage de dame Amou de Kerbescat, heritiere de ladite terre de Kervern, avec messire Yves de Treanna, qui etoit le bisayeul dudit Guillaume ; ladite information en date du dernier Decembre 1535, signee et garantie par original".

        La lignée depuis cet Yves de Tréanna fut :

        • Olivier de Tréanna / Catherine de Guisiau
        • Guyomar de Tréanna / Alice du Louet.
        • Guillaume de Tréanna /1502 Catherine de Lanvilliau
        • Yves de Tréanna vivant en 1544/ Jeanne de Coatnezre : cet  Yves de Tréanna me reçut en baie 112 de la cathédrale.
        • Jacques de Tréanna / Péronnelle Simon
        • Guillaume de Tréanna / Bonaventure de Saluden
        • Guillaume de Tréanna / 1622 Françoise de Visdelou de la Gourblay.
         

        Au total, ce blason datant de 1529  ne date  pas de l'alliance Yves de Tréanna/ Amou de Kerbescat mais honorerait cette alliance et témoignerait de droits ou d'une donation de Guillaume de Tréanna, seigneur de Kerguern et sénéchal féodé de Daoulas. Ou de son fils.

         

         

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        Blason Tréanna/ Kerguern, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Blason Tréanna/ Kerguern, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        La sablière n° 7. Armoiries de Guy  Maufuric tenues par deux léopards à queue trifide.

        Les deux léopards (en terme d'héraldique) tiennent un blason dans lequel un chevron séparent trois oiseaux ressemblant peu ou prou à des hirondelles. On y reconnaît les armoiries au chevron d'argent accompagné de trois oiseaux de mer de même, celle de Guyomarc'h  Maufuric, qui fut abbé de Daoulas de 1441 à 1467, date où il résigna sa charge avant sa mort en 1468. Le blason est surmonté d'une crosse (ou d'une mitre ?)

        Le Nobiliaire de Pol de Courcy indique :

        MAUFURIC , sr de Lezuzan et de Keramborgne, par. de Dirinon. Réf. et montres de 1426 à 1481, dite par., év. de Cornouailles. D'azur au chevron d'argent, accomp. de trois huppes ou palles (oiseaux de mer) de même. Guy, abbé de Daoulas, t 1468.

        La graphie MAUFURIC est attestée dans un document en latin cité par P-H Morice, la Fondation des Cordeliers de Landerneau de 1488 par Jean II de Rohan. Mais dans la même Histoire ecclésiastique de P-H. Morice, on lit aussi MANFURIC.

        J'ai rencontré ces armes :

        Jean-Luc Deuffic les signale ailleurs sur la charpente de l'église, où je vais bientôt les découvrir. Selon cet auteur,

        "...l'abbé Guyomarc'h Maufuric, issu d'une importante famille locale, attestée anciennement à Lezuzan (Dirinon), était licencié en droit canon. Il fut chargé en 1450 de défendre les biens du cardinal Alain de Coëtivy, évêque d'Avignon, dans la province de Tours. Pour ces services le cardinal lui accorda, le 12 avril 1456, le droit et la faculté de porter la mitre et les ornements pontificaux. "

         

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        Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Maufuric, Sablière n° 10,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Maufuric, Sablière n° 10, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        La sablière n° 9. Un renard volant une poule face à un lion.

        Le renard emportant une poule est un grand classique des sablières.

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        Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

         

         

        Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Manfuric, Sablière n° 10,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Manfuric, Sablière n° 10, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        II. LES CLEFS DE LA VOÛTE.

        Dans ma présentation, j'ai dis que la voûte lambrissée à 8 entraits comptait 27 clefs de voûte , dont certaines armoriées. Dans la description que donne Dom Pinson au XVIIe siècle, on lit page 328 de la transcription de Peyron:

         

        "A la voûte du sanctuaire, il faut encore considérer plusieurs armes considérables et premièrement celles de Bretagne, parti de Bretagne et de France, parti de Rohan et de Bretagne, de Léon, de Vitré, de Rosnivinen, de Tréanna, de Kerverne, parti de Kervern et Tréanna, parti de Tréanna et de Kerverne, de Rosmadec surmonté de la crosse abbatiale. ..."Autre écu surmonté de la crosse abbatiale je crois de Léon, de gueules à six besants d'argent 3, 2, 1, qui est Buzic, Kerdaoulas et les armes de l'abbé de Manfuric surmontées de la crosse." (Dom Pinson)"(Dom Pinson)

        • Bretagne : d'hermines plain
        • France : d'azur à trois fleurs de lis d'or
        • parti de Bretagne et de France : en 1, d'hermines plain ; en 2 d'azur à trois fleurs de lis d'or : Jeanne de France épousa en 1396 le duc Jean V. Peut se référer à Anne de Bretagne.
        • parti de Rohan et de Bretagne : en 1, de gueules à neuf macles d'or et en 2, d'hermines plain. Armes d'Alain IX, vicomte de Rohan et de Léon, décédé à 80 ans le 20 mars 1462, et de Marguerite de Bretagne, dame de Guillac, fille du duc Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre, morte en avril 1428, .
        • Léon : d'or au lion morné de sable
        • Vitré : de gueules au lion d'argent
        • Rosnivinen : d'or à la hure de sanglier de sable arachée, et armée de gueule bordée, et engrellée de mesme
        • de Tréanna : d'argent à une macle d'azur.
        • De Kerverne ou Kerguern : d'azur aux trois annelets d'argent
        • Parti de Kervern et de Tréanna : en 1, d'azur aux trois annelets d'argent et en 2 d'argent à une macle d'azur.
        • Rosmadec : palé d'argent et d'azur de six pièces. Surmonté d'une crosse ("abbatiale" ??), il renvoie à Bertrand de Rosmadec, évêque de Cornouailles de 1416 à 1444. 

         

         

        Pour nous aider, nous pouvons aussi tenir compte des armoiries de la maîtresse-vitre : elles comportaient selon don Minson les armes "de France-Bretagne, Bretagne-Pont-l’Abbé, de Rohan, de Vitré, de Rohan-Bretagne, de Rohan-Vitré, de Léon, de Léon-d’Avaugour, de Léon-de Rohan, de du Chastel, de Manfuric-Lezuzan surmonté de la crosse de l’abbé Manfuric, de l’abbé Jégou, de Lezuzan-Guarlot Rosmadec, de Rosniven, Manfuric Lezuzan-du Chastel, de l’abbé Guerrault, de Manfuric Lezuzan-Kergouarn, de Manfuric Lezuzan-Huon, Manfuric Lezuzan-Rosmadec, de l’abbé Petit, de Kervain, de Trefilis, de Rouazle, de Keroullé, de Guerrault, soit trente armoiries."

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        Je les numéroterai cette fois-ci du chœur vers le fond de la nef :

        1 : ange ? présentant un phylactère. Contre le mur diaphragme.

        2. Ange portant la couronne d'épines.

        3. Ange présentant les armes des Rohan.

        4. Fleuron.

        5. Ange présentant les armoiries épiscopales de Claude de Rohan.

        6. Homme sauvage présentant les armoiries avec un lion.

        7. Deux anges présentant les armoiries abbatiales (mitre et crosse) avec un lion.

        8. Fleuron à "pomme de pin"

        9. Ange présentant les armoiries écartelées 

        10. Ange présentant les armoiries abbatiales de Guy Maufuric.

        11. Homme sauvage soulevant sa tunique comme une banderole.

        12. Fleuron.

        13. Ange présentant un phylactère.

        14. Fleuron.

        15. Fleuron.

        16. Ange présentant un phylactère.

        17. Fleuron.

        18. Fleuron "pomme de pin".

        19. Ange présentant un phylactère.

        20. Fleuron.

        21. Fleuron à huit pétales.

        22. Fleuron au centre carré.

        23. Ange présentant un phylactère.

        24. Homme sauvage relevant sa tunique et laissant pendre un objet.

        25. Fleuron "pomme de pin".

        26. Fleuron carré.

        27. Visage. 

         

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        La voûte lambrissée de la nef,  ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        La voûte lambrissée de la nef, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

         

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        2. Ange tenant la couronne d'épines.

        Ange à la chevelure crêpée soigneusement peignée en deux masses latérales, habillé d'une tunique plissée, bouffante au dessus de la ceinture (cette tunique apparaissant à travers la couronne). Longues ailes bien visibles. 

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        Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        3. Ange présentant les armes des Rohan à neuf macles.

        L' ange (ou du moins le jeune homme aux allures de page ou la jeune femme au décolleté arrondi), aux cheveux bouclés, a la tête posée sur un coussin orné de macles. 

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        Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        5. Ange aptère ou jeune homme présentant un blason aux armes aux neuf macles des Rohan surmonté d'une crosse et d'une mitre.

        On peut l'attribuer à Claude de Rohan, évêque de Quimper de 1501 à 1540 et abbé de Daoulas, mais dont la simplicité d'esprit imposa qu'il fut remplacé dans ses fonctions d'évêque et d'abbé par Jean du Largez

        : Jean du Largez, abbé de Daoulas 1502 - 1519, était originaire de Botlézan, évêché de Tréguier. En 1505, il est aussi nommé évêque suffragant de Quimper (administrant le diocèse à la place de Claude de Rohan, l'évêque titulaire évêque de Cornouaille de 1501 à sa mort en 1540. , simple d'esprit) et en 1515 évêque de Vannes. Il démissionne en 1519 et meurt à l'abbaye de Daoulas le 5 juin 1533. Le 8 juin 1505, il est nommé avec une pension de 200 livres « évêque suffragant » de Cornouaille afin d'exercer les fonctions épiscopales pour le compte de Claude de Rohan, l'évêque en titre depuis 1501, qui, du fait de son incapacité, ne sera sacré que le 6 avril 1510 et ne prendra officiellement possession de son siège que le 6 juin 1518.

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        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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         6. Le lion morné.  Blason tenu par les deux bras d'un homme sauvage barbu.

        Le lion n'a ni langue, ni griffe ni sexe : il est morné. C'est le lion des seigneurs de Léon, et non celui de Vitré ou de Pont-l'Abbé.

        La présentation d'armoiries par un couple d'hommes sauvages est ancienne.

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        Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        7 .  Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné .

        La tête de ce lion se détache sur une bande horizontale. 

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        Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        9. Jeune homme présentant un blason écartelé aux léopards, aux hermines et fleurs de lis.

        On peut le blasonner approximativement  comme écartelé en 1 et 4 au léopard, en 2 et 3 à six hermines, au chef chargé de trois fleur de lis : 

        Je retrouve le léopard à queue fourchue de la sablière 9 : faut-il y voir les armes des  Vicomtes du Faou d'azur au léopard d'or ? Certesle territoire qui forme aujourd'hui la commune de Daoulas appartenait aux seigneurs du Faou .

        Mes recherches me conduisent aussi aux armoiries de Quellenec de Colledo "d'argent, à six hermines de sable; au chef de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or" http://marikavel.com/blasons/fleur-de-lys.htm

         

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        Clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        10. Ange présentant les armoiries de l'abbé Guy Maufuric de Lezuzan

        Au niveau du septième entrait, avant la sablière n°7 qui porte aussi les armes de cet abbé. Cf supra.

        Comme l'ange s'enroule autour de la clef et que la septième poutre gêne le spectateur, il faut deux clichés pour voir d'une part la tête de l'ange et ses mains, la mitre, la crosse et la partie supérieure du blason, d'autre part le blason en entier, au chevron et aux trois oiseaux. 

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        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        11. Un homme sauvage seulement drapé par une banderole  révèle sans pudeur son anatomie. Ou : sauvage pissant sur les fidèles. 

        Heureusement, la voûte est haute et, jadis, les projecteurs actuels n'étaient pas installés. Heureusement aussi, personne ne remarque ce détail riquiqui. 

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        Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Un ange bien déchu,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Un ange bien déchu, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

         

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        13. Ange tenant un phylactère muet.

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        Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        16. Ange tenant un phylactère muet.

         

        Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        18 Fleuron en  "pomme de pin".

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         clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Un autre motif floral.

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         clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        19. Ange tenant un phylactère.

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        Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        24. Homme déféquant.

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        Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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        27. Visage.

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        Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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        AUTRES SCULPTURES DE L'ÉGLISE.

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        LE CRUCIFIX.

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        Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        Saint Sébastien.

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        Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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        Saint Laurent.

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        Statue de saint Laurent, coté sud  du chœur de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Statue de saint Laurent, coté sud du chœur de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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        La Vierge à l'Enfant.

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        Vierge à l'Enfant, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

        Vierge à l'Enfant, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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         SOURCES ET LIENS.

         

        — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

        http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

        https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

        — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

        http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

        — CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère(125, p. 148-149)

        — CROGUENNEC (André) Le vitrail de l'église Saint-Yves à La Roche-Maurice http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/vitrail-lr.htm

        — CROGUENNEC (André), Le moulin de Brézal, 

        http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm

        — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

        — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

        http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

         

        DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

        DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

        https://fr-fr.facebook.com/Notre-Dame-de-Daoulas-une-abbaye-entre-L%C3%A9on-et-Cornouaille-824697447594776/

        DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

        http://daoulas.blogspot.fr/

        DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

        — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

         — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

        http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

        LEVOT (P.), "Daoulas et son abbaye", dans B.S.A.B., 1875-76,p.113-190.

        PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

        — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

        http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

         

         — Le manoir de Kervern-Tréanna : l'inventaire de 1579

        https://www.facebook.com/notes/notre-dame-de-daoulas-une-abbaye-entre-l%C3%A9on-et-cornouaille/le-manoir-de-kervern-tr%C3%A9anna-dirinon-inventaire-de-1579/1405650816166100

        — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

        — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

         

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