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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 14:16

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PRÉSENTATION.

Cette Déploration, régulièrement dénommée à tort "Descente de Croix", a fait l'objet de deux descriptions approfondies, en 1914 puis en 2014.

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1. Jean-Marie Abgrall :

"Près de l'autel principal, dans une large niche accro­chée à un pilier, est un groupe remarquable de la descente de Croix, dont le style se rapproche singulièrement des sculptures et des peintures flamandes. Cette œuvre a-t·elle été inspirée pour les copies et gravures des compositions exécutées dans les ateliers de ce pays?  La Sainte-Vierge est assise, tenant sur ses genoux le corps inanimé du Sauveur. Elle a les mains jointes, et, plongée dans la douleur, elle  regarde la tête ensanglantée de son fils. Derrière elle saint Jean qui la soutient et Marie-Madeleine pleurant et s'essuyant les yeux avec un mouchoir ou un voile. La Madeleine a les manches serrées sur les poignets et formant bouffantes sur les épaules, la tête coiffée d'une sorte de turban retenu par une bande d'étoffe formant mentonnière .
Cette particularité se retrouve dans un des personnages du premier panneau du retable de Kerdévot, dans la mise au tombeau de l'autel Nord de l'église de Rosporden et dans une petite statue de sainte Barbe à Guengat.
Joseph d'Arimathie, qui se tient près de la tête du Sauveur, est costumé très richement; toutes les pièces de son vête­ment sont décorées de franges et de bordures; les extrémités de ses manches retombent en pointe, ainsi que les coins du camail qui lui couvre les épaules et du capuchon très original qui lui sert de coiffure. En face de lui, près des pieds du Sauveur, est Nicodème qui tient dans ses mains la couronne d'épines." (Jean-Marie Abgrall, 1914)

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2. Y.-P. Castel et J. Lubin :

« La Déploration, de grande classe, (bois polychrome, XVe siècle), était donc placé jadis dans l'angle du chœur, sur la console où se dresse aujourd'hui le Christ ressuscité, un emplacement qui avait conduit à entailler la pierre du pilier voisin. L'œuvre, couramment désignée sous le terme de Descente de Croix (Couffon) mérite plus exactement celui de Déploration ou de Lamentation, du fait que la croix elle-même n'est pas représentée, comme elle l'est, par exemple, dans la Descente de Croix de La Roche-Maurice. Les cinq statues en ronde-bosse de la Déploration de Quilinen se serrent dans un coffre, porté par de simples poteaux, une étroite bordure moulurée s'épanouissant en accolade vers le sommet. Le plafond du coffre, légèrement relevé pour accueillir le saint Jean et la Marie-Madeleine, se divise en fines baguettes croisées formant des losanges.

D'origine vraisemblablement flamande, la déploration de Quilinen, classée parmi les œuvres majeures du genre, ne manque pas de singularités. Le Christ, dont le corps est affaissé, n'est ici supporté par aucun des personnages présents. La Vierge, que soutient l'apôtre Jean, est agenouillée ; son voile à la huve, ce pli typique en creux formé au dessus du front, est bien médiéval ; visage noyé de douleur, doigts croisés exprimant sa peine, elle regarde en silence son Fils. Joseph d'Arimathie, à gauche, se distingue par un riche vêtement décoré de franges et de bordures ; les extrémités de ses manches retombent en pointes ainsi que les coins du camail qui lui sert de coiffure ; dans sa main droite pend un linge trop court pour être le linceul qu'il venait d'acheter, ainsi que le précise saint Marc (15, 46) ; l'autre main fait le geste de se poser sur le front du Christ mais sans le toucher, une invite discrète à la contemplation. Aux pieds de Jésus, Nicodème, richement vêtu lui aussi, tient la couronne d'épines dans une main voilée, non pour se protéger des épines, mais selon une manière empruntée aux rites de la liturgie, où le voile enveloppant la main marque le respect dû à l'objet présenté. Derrière la Vierge, Marie-Madeleine essuie une larme ; sa coiffure élaborée, faite d'un turban, est maintenue par une longue écharpe qui, formant mentonnière, vient lui couler sur l'épaule. Une Déploration à six personnages, mais en pierre, se voit à Locronan." (Castel et Lubin 2014)

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Néanmoins, je pense qu'on ne peut valider la datation du XVe siècle que proposent (est-ce une coquille typographique ?) Castel et Lubin : c'est plutôt une œuvre  du deuxième quart  du XVIe siècle. Et je pense que la Déploration de Locronan (pierre, XVIe siècle) que ces auteurs mentionnent en fin d'article doit être soigneusement comparée à celle de Quilinen, non pour le matériau et pour le style, bien différent, mais pour la composition, pour la posture des personnages et pour des détails vestimentaires, qui leur sont communs (Il existe en réalité deux Déplorations à Locronan, l'une à l'église, en pierre polychrome, et l'autre à la chapelle de Bonne-Nouvelle, non peinte ; elles sont identiques à de rares détails près).

La Notice de l'Inventaire du Patrimoine signale que cette Déploration (hélas , nommée là encore Descente de Croix) est classée Mh depuis le 4 décembre 1914, qu'elle mesure 191 cm de haut, 190 cm de large et 47 cm de profondeur, et qu'elle a été restaurée en 2014 par Sylvain Tury de l'Atelier du Vieux-Presbytère à Lanvellec (22), l'Atelier Pruha de Villejuif (94) et Christine Grenouilleau de Montjean-sur-Loire, sous le suivi de Cécile Oulhen. La notice est accompagnée d'une photo noir et blanc de Georges Estève datant de 1940 où l'on voit que les pieds et le quart inférieur des jambes sont brisés. On remarque aussi que Nicodème est vu de profil, car il est tourné vers le Christ. Ce point est important car c'est l'orientation adoptée pour les Déplorations de Locronan. D'autres clichés ont été pris par le restaurateur Marcel Maimponte avant et après restauration, sans indication de date.

 

 

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Vue générale.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec la Déploration de Locronan.

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La composition est la même, ainsi que la découpe en un ilôt central à quatre personnage complété par deux pièces latérales indépendantes. Les jambes du Christ forment l'équerre à Locronan, mais dans les deux cas il est assis à terre et non sur les genoux de Marie. Tous les regards convergent vers un point , un lieu d'observation privilégiée des œuvres, placé à peu près devant l'épaule droite du Christ : c'est là où l'émotion ressentie est la plus vive.

Néanmoins, à Quilinen, les quatre personnages qui entourent Marie et son Fils sont de même taille, et leurs têtes sont placés sur une horizontale, faisant ainsi mieux ressortir le triangle dramatique de la Mère et de son Fils.

Je prolongerai cette comparaison pour chaque personnage.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le support (bois polychrome) et son blason.

 

Le blason du montant droit du support a retenu l'attention des experts :

1. Michel Mauguin :

"L’écu se situant sur un cadre regroupant plusieurs statues de la Descente de croix est assez énigmatique. Il fait penser à la branche Tréanna de Keryaval puis Tresséol installée à Penanjeun. Il est probable qu’il s’agisse de Jean de Tréanna (19), présent à la montre de 1536 et époux de N. du Guermeur (20), parents de la riche Jeanne de Tréanna-Launay de Penanjeun dont la moitié de la fortune échoit dans les mains d’Olivier de Kerguélen, en 1553, époux de Claude de Kerviher alias Kernicher.

Nota : L’artisan semble avoir rencontré quelques difficultés avec l’art héraldique pour placer correctement les meubles sur une forme d’écu peu commune. Le sculpteur a cherché à utiliser le maximum de surface pour rendre visible les meubles. Le macle est devenu billette creuse et les annelets de diverses dimensions sont agglutinés les uns aux autres.

(19) http://www.tudchentil.org/spip.php?article103. [note 42], Jean de Tréanna, tuteur de sa fille Jeanne, dame de Penayeun et Rumorvanic (auj. en Landrévarzec), de Quénéchcongar (auj. Pennerven) en Ergué-Gabéric, du Leun et de Kerguillay en Pleyben… Il rendit un aveu de Pennayen en 1537 (Arch. dép. Loire-Atlantique, B 2007/12, copié sur A 85, fol. 60 — la date de 1534 de la copie est une erreur de transcription.).

(20) http://www.tudchentil.org/spip.php?article738. La branche de Keryaval puis Tresséol a détenu les manoirs et seigneuries de Keryaval, Quenechcongar (auj. Penerven), Tresséol, Kerguillay et le Lein, Penayen et Maner Bihan, Poulhoas et Kermeur, Kermenaouet et Chef-du-Bois. Une partie de cet héritage est échue par succession collatérale à la famille de Kerguélen. Les deux possibilités de représenter cet écusson mi-parti."

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Les%20armoiries%20dans%20la%20chapelle%20de%20Quilinen.pdf

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2. Y.-P. Castel et J. Lubin.

"[…] Un autre blason en relief, aussi énigmatique que d'autres, est plaqué sur le grand coffre de la Déploration : à dextre, une boule carrée et un croissant, à sénestre, huit annelets, quatre en bordure, quatre au centre. Tout au plus pouvons-nous dire, au vu des cotés incurvés de l'écu, qu'il pourrait s'agir d'armoiries étrangères au royaume de France .» (Castel et Lubin, 2014)

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Joseph d'Arimathie.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec la Déploration de Locronan.

La posture du personnage est la même, la gestuelle de la main droite également. Le bonnet conique à rabat portant un cabochon central, et à oreillettes, est comparable. Le camail à glands de passementerie, la robe frangée fendue latéralement et à manches courtes ainsi que la tunique sont voisines. On sourira de constater que la sangle des soques ceinture les guêtres de manière similaire. 

Mais Joseph d'Arimathie est, à Quilinen, plus grand, et la tête du Christ est à la hauteur de sa ceinture. Le regard du Pharisien est tourné vers nous, et semble nous prendre à témoin de son désarroi.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Jean.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec les Déplorations de Locronan.

Jean est placé dans les deux cas en arrière de l'épaule droite de la Vierge, qu'il soutient du bras gauche. Sa main droite, à Quilinen et dans la Déploration de Bonne-Nouvelle, est posée sur le bras de la Vierge, tandis qu'au Pénity de  Locronan, elle est placée sous la tête du Christ. Le vêtement est différent, et surtout le visage  du saint Jean de Quilinen relève d'un tempérament artistique très particulier, avec un ovale très pur, des traits à la grâce féminine, une bouche petite faisant la moue, des narines pincées,  des yeux en amande effilée à l'ouverture étroite, des sourcils épilés. Il y apparaît absorbé par le chagrin, comme aspiré vers une intériorité dévastée, alors que le Jean de Locronan est plus solide est plus présent.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Vierge.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec les Déplorations de Locronan.

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Dans les deux cas, la Vierge a les mains jointes et tordues par la douleur, dans les deux cas elle amorce un mouvement vers la poitrine du Fils, dans les deux cas elle porte le manteau en voile sur sa tête et la guimpe dissimule sa gorge. À Quilinen comme à Locronan son visage est jeune et beau.

Mais là encore les traits de ce visage sont, à Quilinen, d'un style troublant immédiatement reconnaissable, où la douleur est prégnante.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le Christ.

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Sa posture est celle de nombreuses Pietà des calvaires du Finistère, le tronc droit, la tête renversée en arrière, et les jambes droites, aux pieds non croisés, tandis que le bras doit pend et expose clairement le stigmate. Ici, la main gauche revient, assez naturellement, vers l'aine au lieu d'être soutenu, comme c'est souvent le cas, par sa  Mère.

Comparaison avec la Déploration de Locronan :

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

 

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Marie-Madeleine.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec la Déploration de Locronan.

Nous faisons les mêmes constatations : l'emplacement derrière l'épaule gauche de Marie, la posture et le geste de Marie-Madeleine s'apprêtant à essuyer ses larmes avec un linge, la coiffure au turban maintenu en barbette sous le menton se retrouvent à Locronan comme à Quilinen. Le flacon d'aromates, attribut-clé de la sainte avec son élégance et ses longs cheveux, n'est pas visible à Quilinen. La robe y est plus simple et dépouillée (comme pour le saint Jean et la Vierge). Surtout, le visage a les caractéristiques déjà observés, il est d'un ovale plus allongé, les yeux sont de fines fentes presque occultées par des paupières sans pli, lui conférant une allure sinon asiatique, du moins étrange (on sait que l'absence de pli palpébral est propre aux asiatiques et que les femmes de Chine et de Corée recourent à une blépharoplastie pour "ouvrir le regard en lui donnant un aspect moins fatigué et plus tonique". Or, a contrario, le choix de l'artiste de sculpter des paupières supérieures sans pli donne aux personnages un aspect moins tonique, moins présent, très bien adapté à la représentation de l'anéantissement psychique propre au deuil.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Nicodème.

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Le restaurateur a choisi de tourner la statue pour que le visage soit tourné vers nous. C'est à mon sens une erreur, puisque d'une part ce n'est pas conforme à la présentation de 1940 et à celle des Déplorations de Locronan, mais surtout parce que cela rompt la cohérence de la scène où tous les personnages sont tournés vers la tête du Christ, et où tous les regards convergent vers un point focal qui est le cœur émotionnel de l'œuvre.

D'autre part, la couronne d'épines, seul objet-témoin de la Passion en dehors des stigmates, est désormais orienté hors champ au lieu que son axe ne soit dirigé vers le spectateur idéal du point focal dramatique.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Comparaison avec les Déplorations de Locronan.

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À Quilinen comme à Locronan, Nicodème porte la couronne d'épines posée sur un linge (comme ce sera le cas pour les reliques obtenues par saint Louis) ; dans les deux cas,  il est coiffé d'un turban entourant un bonnet (plus conique à Quilinen) retombant en oreillettes et voile derrière la nuque puis en rubans devant les épaules et le thorax ; dans les deux cas, le personnage est barbu, la barbe étant peu taillé et assez longue (à la différence des barbes de la noblesse française après que François Ier en ait lancé la mode) ; dans les deux cas, il porte un manteau (or, et frangé à Quilinen, et rouge à bords francs à Locronan) ; dans les deux cas  les manches bouffantes des bras laissent place aux manches à crevées des avant-bras ; dans les deux cas, les housseaux sont à taillades, (à rabats fendus à Quillinen, et couronnées de crevés bouffants à Locronan) ; bref, dans les deux cas, il y a un mélange surprenant des poncifs du vêtement et coiffure du "Juif" adoptés depuis le XVe siècle par les enlumineurs, et du costume du seigneur de la cour de François Ier, puisque ces taillades et ces crevés sont propres au règne de François Ier (voir son portrait par Clouet en 1530) et de Henri II (règne 1547-1559). C'est ce qui permet à Emmanuel Le Seac'h, après Debidour,  de dater les  Déplorations de Locronan de 1525 - 1530, et de les attribuer au sculpteur de la Conversion de saint Hubert de l'église de Cast, précisément par la reprise de ces détails vestimentaires.

Il paraît donc logique de dater également la Déploration de Quilinen, dans une fourchette large, de 1525-1550.

Quand au visage, les différences de style sont moins évidentes que pour les trois saints personnages entre Quilinen et Locronan, et Nicodème, comme Joseph d'Arimathie, conserve à Quilinen des traits de vieillard au regard vif, assez réaliste; Il y a donc un contraste délibéré de la part du sculpteur entre les deux pharisiens donc l'appartenance hébraïque est soulignée, et le groupe Jésus-Marie-Jean-Madeleine, réunis à la fois par le même bloc de bois et par la même métamorphose des visages, spiritualisés et défaits par la Mort.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Détail : la chaussure.

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Déploration (bois polychrome, 2ème quart du  XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Déploration (bois polychrome, 2ème quart du XVIe siècle) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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CONCLUSION.

Le rapprochement entre la Déploration de Quilinen et de celles de Locronan (deux sites seulement distants de 14 km) me semble suffisamment convaincant pour qu'on accepte l'idée de leur contemporanéité, et d'une influence réciproque. On peut aussi envisager l'hypothèse d'un modèle commun. 

Néanmoins, les spécificités des deux sculpteurs sont claires. L'idée d'une influence flamande semble solide pour l'œuvre de Quilinen.

Le style très particulier de l'artiste de Quilinen devrait pouvoir permettre de lui attribuer d'autres œuvres. Mais Emmanuelle Le Seac'h, qui a dressé le tableau et le catalogue des ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne, n'a pas étudié cette œuvre, qui est en bois. Il reste donc devant nous du travail d'iconographie comparative et d'étude stylistique.

Si, au moins, cet article pouvait diffuser trois notions, ce ne serait pas si mal :

1. C'est une Déploration (et non une Descente de Croix, une Déposition ou une Mise au Tombeau).

2. C'est une œuvre de la deuxième quart du XVIe siècle.

3. Elle tisse avec les Déplorations de Locronan des rapports étroits.

Quatre ? C'est une œuvre splendide, et splendidement restaurée malgré mes réserves sur l'orientation de Nicodème.

Mais il est parfois moins difficile de connaître que de faire connaître.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1903, BDHA, Quimper page 75

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4f196b88dd412e5e8404c70acf3860ca.pdf

ABGRALL (Jean-Marie) et PEYRON (Henri), 1917, Notice sur Landrévarzec, “ Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie 1917,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon,  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/249.

 

ABGRALL (Jean-Marie) En vélo autour de Quimper page 26.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102119s/f27.image.r=quilinen

ABGRALL (Jean-Marie) BDHA 1901.

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1901.pdf

Anonyme, 1960, "Eglises et chapelles de la Région de Châteaulin", C 1960, p. 22, I 1961, Association Bretonne, Congrès de Châteaulin - juillet 1960 - T LXIX Bulletin du 88° congrès - Conférences et mémoires

 

— CASTEL (Yves-Pascal), LUBIN (Joël), 2014, Landrévarzec La chapelle Notre-Dame de Quilinen, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, pages 133 à 154.

COUFFON (René), 1988,  http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/LANDREVA.pdf

Statues en bois polychrome : Descente de croix avec Joseph d'Arimathie et Nicodème, dans une niche, XVIè siècle

— DEBIDOUR (V.-H.°, 1953, La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes.

Dossier Monuments historiques  Dossier IA29005115 réalisé en 1992

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-de-quilinen-landrevarzec/a975043e-5991-4e0a-a464-ce66f82e8f58

POP-CULTURE.GOUV

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP29W02132

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000426

 

MAUGUIN (Michel), 2016, Les armoiries de la chapelle de Quilinen alias Kilinenn en Landrévarzec, Bulletin SAF 

 

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Les%20armoiries%20dans%20la%20chapelle%20de%20Quilinen.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans sculpture
30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 11:14

La statue de sainte Anne éducatrice (pierre polychrome, 1548) de la chapelle de Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay, et autres sculptures.

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Voir sur cette chapelle :

Et sur le Pays du Porzay :

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PRÉSENTATION.

"Le nouvel édifice fut béni le 5 août 1866 par M, le chanoine Alexandre, délégué de Mgr l'évêque, Depuis lors il est resté tel quel sauf que son flanc gauche a été percé pour aménager l'élégant oratoire ·qui abrite désormais la statue vénérée. Fine dentelle de pierre; celui-ci a été édifié en 1903 par J-L. Le Naour, maître tailleur de pierres, sur les plans du chanoine Abgall. De très belles mosaïques l'ont enrichi récemment,

La statue vénérée en granit de Bretagne;. celle qui est, pour le pays, Santez Anna ar Palud ou Santez Anna goz, représente sainte Anne, d'après l'idée des vieilles peintures des premiers temps de l' Église : assise dans un fauteuil, grave et souriante à la fois." (J. Thomas)

La Vierge et sainte Anne sont couronnées depuis les cérémonies du couronnement de 1913, privilège obtenu par le très influent Henri Le Floch, recteur du Séminaire français à Rome : voir l'historique dans mon article sur Kerlaz.

Néanmoins, on peut préférer voir, comme moi,  les statues débarrassées de ces accessoires de quincaillerie, et de leur oratoire saturé de couleurs dans un fond de mosaïque qui occulte le chatoiement de la polychromie. Vous pouvez la découvrir sur cette photo sur Wikipédia (malgré la présence d'un collier et d'une croix moderne) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Sainte-Anne-la-Palud#/media/Fichier:Sortie_de_la_statue_de_la_chapelle_avant_le_couronnement.jpg

Anne porte alors, en plus de la guimpe blanche qui cache sa gorge, un bonnet assez semblable à celui des portraits d'Anne de Bretagne au début du XVIe siècle, bien qu'il soit constitué d'un simple voile, "coqué" autour du visage et orné de rayures sur ses bords..

Le groupe serait en granite. Très lourd, il nécessite 20 porteurs lors des processions du Pardon.

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Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La date de 1548 est portée par inscription à la base de la statue, à gauche.

Cela la place un siècle avant les statues de Roland Doré pour le calvaire. C'est alors la période d'activité, par exemple, de l'atelier des Prigent de Landerneau (1527-1577), après celle du Maître de Cast auteur vers 1525 de la Conversion de saint Hubert de Cast et des deux Déplorations de Locronan. Ou celle où a été produit le calvaire de Locmaria-Lan (vers 1527), celui de Notre-Dame du Traon en Plouguerneau (1511-1542), le Calvaire de Lanrivain (1548) et de Pestivien, ou le grand calvaire de Guehenno.

Néanmoins, cette œuvre n'est pas attribué à un atelier particulier.

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Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Anne est assise sur une cathèdre et la Vierge enfant se tient debout à sa droite, tenant dans ses deux mains un stylet pointant vers les lettres et lettrines d'un livre à la tranche dorée que lui présente sa mère.

La raideur des deux personnages et le caractère figé de leur visage, ou la forme monolithique en ogive qui les englobe sont atténués par les plis du manteau (presque une chape), qui s'ouvrent en une orbe autour du livre saint.

La riche polychromie date visiblement d'une restauration appuyée du XIXe siècle.

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Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Statue de sainte Anne éducatrice, (pierre polychrome, 1548), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Les statues entourant l'entrée dans l'enclos, coté sud.

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Saint Hervé, son loup  et son guide Guiharan.

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 Saint Hervé et son guide, (kersantite, XVIe siècle), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Hervé et son guide, (kersantite, XVIe siècle), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Guénolé.

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Saint Guénolé (kersantite, XVIe siècle), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Guénolé (kersantite, XVIe siècle), chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Les gargouilles.

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Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Crossette de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Crossette de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Gargouilles de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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SOURCES ET LIENS.

BOSSUS (H) THOMAS (J.) 1935, Sainte-Anne-La-Palud (Brest)Photos Jos le Doaré

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/144a9dc886ae03a78004a6a7ebc5027b.pdf

— COUFFON (René), LE BARS, (Alfred) 1988, Notice sur Plonévez-Porzay, extrait de Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEVPO.pdf

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

— DILASSER ( Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région  

GARREC (Roger), Plonévez-Porzay, un territoire du pays glazik.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/dee10b7e2354fd590df7de7d7ec877f7.pdf

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes. page 348

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

PÉRENNÈS (Henri), 1942, Sainte-Anne-La-Palud (Rennes)

 POUCHOUS (A.), 1894,  Monographie de la paroisse de Plonévez-Porzay B.S.A.F, deux parties.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f115.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f242.image

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1894_0117_0141.html

 

—THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5d6fd75090d7beaa3c7a227eda7cc22b.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans sculpture
30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 10:08

Le calvaire et la statue de sainte Anne (vers 1642, kersantite, Roland Doré)   de Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay.

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Sur les œuvres de Roland Doré, voir : 

 

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Sur les calvaires d'autres sculpteurs, en Pays de Porzay, et sur cette région :

Liste des mes articles sur le Pays de l'Aulne et du Porzay.

 

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PRÉSENTATION.

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Le calvaire actuel du placître de Sainte-Anne-la-Palud est un ensemble composite réunissant autour du calvaire de Roland Doré (1618-1663) diverses statues dont l'une du XVe siècle.

 

Il n'occupe sans doute pas son emplacement d'origine, puisque la chapelle néogothique actuelle a été construite entre 1858 et 1864 en remplacement d'une chapelle construite vers 1630 (suite à "l'apparition de sainte Anne" à Nicolazic à Auray en juillet 1624), elle-même en remplacement d'une chapelle romane qui portait dit-on les dates de 1230 et de 1419.

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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Une fontaine de dévotion avait été édifiée en 1642 avec une statue de sainte Anne éducatrice par Roland Doré. Cette fontaine a été détruite et remplacée en 1870, tandis que la statue a été préservée et on peut penser que les statues du calvaire et de la fontaine ont été sculptées en même temps : la date "vers 1642" peut être proposée pour le calvaire.

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Léon Gaucherel, Fontaine de Sainte-Anne-la-Palud à Plonévez-Porzay (Nodier et Taylor, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, 1844), Paris, BnF.

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Il a été placé au XIXe siècle dans une enfilade visuelle discutable réunissant une porte de l'enceinte (ré-emploi de l'arc de triomphe du presbytère de Saint-Jean-Trolimon, déplacée en 1955) et une baie sud entre deux contreforts. Cet axe visuel n'est pas très heureux puisque le calvaire n'est plus orienté : le crucifix, qui devrait être tourné ver l'ouest (relation traditionnelle entre le couchant et la mort du Christ), est désormais tourné vers le sud.

Trois degrés de granite forment une plateforme supportant au centre le socle, et du coté sud une statue du XVIe siècle de saint Pierre, assis, couronné de la tiare papale.

Sur le socle cubique aux arêtes supérieures chanfreinées s'élève le fût à pans, encadré à gauche de sainte Catherine, une statue de kersanton du XVe siècle.

Tout le reste est en kersanton et sort de l'atelier landernéen de Roland Doré, et d'abord, à droite du fût, la statue de Marie-Madeleine. Mais elle n'est plus tournée, comme elle l'était surement jadis, vers la croix, car on a voulu se tenir au projet de tourner les œuvres vers le regard du fidèle qui pénètre vers la chapelle.

C'est un calvaire à un seul croisillon. Sur le culot de gauche, la statue géminée de la Vierge, et de saint Pierre au verso. Sur la culot de droite, la statue géminée de Jean, couplé au verso à saint Jacques. Le Crucifié est sur une croix à branches rondes et fleurons-boules, sous le titulus.

En faisant le tour, le visiteur découvre une Vierge de Pitié, entre les statues de Pierre et Jacques déjà mentionnées.

Une précieuse inscription indique les noms des commanditaires : le recteur et (sans doute) le fabricien.

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Remarque :

J'ai multiplié, selon mon habitude, les clichés. On comprend vite, en fréquentant les œuvres d'art, qu'elles sont vivantes, en ce sens qu'elles sont différentes (parfois radicalement) selon l'heure du jour et ses ombres portées, selon la lumière, le temps gris ou ensoleillée (il faudrait faire voir les statues de kersanton sous la pluie, qui  révèle cette pierre), et bien sûr selon l'angle de vue adoptée, l'appareil photo choisi, son objectif, et ses réglages , ou encore par le travail de traitement de l'image numérique qui a été choisi. En outre, observer une œuvre de loin est une chose, et la scruter avec de bonnes jumelles ou avec le pinceau de son téléobjectif en est une autre, comme deux mondes différents.

Photographier une œuvre en un seul cliché, c'est, dans mon cas, la trahir. Pour un photographe de talent, cela peut aussi être la recréer. Mais comme ce n'est pas mon cas, je préfère donner un petit aperçu des diverses facettes, pour vous inciter à venir vous-même découvrir le visage que, ce jour là, elle vous offrira.

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La chapelle de  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La chapelle de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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L'INSCRIPTION GRAVÉE.

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Alain Pouchous aurait lu la date de 1653, on ne la retrouve plus aujourd'hui.

Elle est gravée en lettres capitales, avec 2 lettres conjointes, sur le croisillon et sur le nœud, et on lit, débutant par la face principale et se poursuivant au verso, le texte suivant :

MISSIRE GVILLOME LE VERGOZ RECTEVR

LVCAS BERNAR[D]

(la lettre finale D se trouverait selon Le Seac'h au recto du nœud ; je ne l'ai pas trouvée).

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1°) Le recteur Guillaume le Vergoz.

Il est bien identifié, car il a fait inscrire son nom sur divers monuments. Il succéda à Guillaume AVAN, qui était encore en exercice en 1633, et selon Alain Pouchous son successeur Jean Feburier aurait été nommé en 1657. Une cloche de Kerlaz (une trève de Plonévez-Porzay) portait son nom avec la date de 1644. Et il a fait une fondation à l'église de Plonévez  le 9 août 1653. 

http://www.lavieb-aile.com/2020/03/les-inscriptions-lapidaires-de-l-eglise-saint-germain-de-kerlaz.html

2°) Le fabricien Lucas Bernard.

Bien que le patronyme LUCAS soit attesté à Plonévez-Porzay au XVIIe siècle au même titre que celui de BERNARD, il semble plausible de considérer que Lucas est ici le prénom. Il semble aussi plausible d'y voir la mention du fabricien, comme c'est généralement le cas.

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Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Pierre. Kersanton, XVIe siècle.

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Le premier évêque de Rome est sculpté assis sur une cathèdre, tenant sa clef, coiffé de la tiare papale et vêtu d'une chape sur une tunique longue. Il n'est pas pieds nus comme tout apôtre, mais chaussé de solides chaussures à bouts ronds.

Il est en kersantite d'un grain fin et homogène, qu'on ne retrouvera pas sur la statue de Marie-Madeleine.

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Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Catherine d'Alexandrie. Kersanton, XVe siècle.

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On la comparera à deux autres statues de la sainte, au XVe siècle également, soit sur le portail sud de la cathédrale de Quimper, soit dans la collégiale du Folgoët ; et on la jugera peut-être, comme moi, moins belle, avec un visage plus ingrat au nez trop fort, un port de tête trop baissé, des accessoires et vêtements de facture trop épaisse. Mais le contraste entre le bustier et le plissé de la robe sous la ceinture, ou la projection en avant du ventre, me touchent néanmoins.

La statue est en kersantite de grain plus fin  et plus lisse que la précédente.

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Sainte Catherine, Kersanton, XVe siècle, Porche sud de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017

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Le calvaire et la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud.
Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)   de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Marie-Madeleine.

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Le grain de la kersantite est ici moins fin, plus grenu que dans les statues précédentes, avec des éclats jaunes.

Roland Doré  sculpte Marie-Madeleine dans la même posture et avec les mêmes détails vestimentaires que ses prédécesseurs, les Prigent de Landerneau (1527-1577) et le Maître de Plougastel (1570-1621), car la figure de la sainte agenouillée mains jointes face à la Croix où ruisselle le sang des plaies est un véritable leitmotiv de la dévotion christique du Finistère, tant sur les vitraux que sur les calvaires extérieurs, très habituelles dans nos paroisses, même si cette dévotion au Sang, aux Plaies et aux souffrances de la Passion s'enracine dans la mystique monastique, et dans l'art bourguignon ou italien.

L'un de ces traits propres aux sculpteurs du kersanton est le manteau tombé à l'arrière du bassin sur les jambes où il vient se gonfler en plis bouffants spectaculaire.

Un autre trait est le bandeau occipital, cette étoffe pliée retenant les cheveux derrière le haut de la nuque avant de les laisser se répandre en flots devant les épaules et dans le dos ; et, parfois, continuant à s'enrouler en spires autour de ces nattes. Ici, il se contente de deux tours derrière la nuque avant de libérer les longues mèches bouclées.

On  trouve ce modèle stéréotypée dans les calvaires des Prigent à Pencran, à Lopérec (v.1552), à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, à Dinéault, ou au Tréhou, à Commana, et à Saint-Ségal au pied du calvaire du bourg et de celui de la chapelle Saint-Sébastien sans doute par les Prigent. Ou sur les calvaires monumentaux de Plougonven et de Pleyben également par les Prigent. Voir mon commentaire sur le calvaire de Lopérec. 

On le trouve même, déplacé de son calvaire d'origine, au dessus d'un contrefort de la chapelle Saint-Tugen de Primelin, sans doute par le Maître de Plougastel qui est l'auteur des statues des apôtres et évangélistes.

Mais Roland Doré apporte à ce poncif sa marque personnelle, ce bon sourire et ces bonnes  joues si reconnaissables, et qui, par leur volume, creusent deux fossettes aux commissures des lèvres. Et cette façon d'incliner la tête comme si le personnage était saisi en instantané d'une relation personnelle avec un interlocuteur.

On peut décrire aussi le chapelet passé à la ceinture, ou le flacon d'aromates posé devant le genou droit et qui est l'attribut le plus spécifique de la sainte.

J'aime beaucoup cette statue, et je ne me lasse pas de la photographier.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire proprement dit.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Vierge (kersanton, Roland Doré, vers 1644).

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Jean.

Parmi les 3 ou 4 modèles que Roland Doré propose pour Jean l'évangéliste au pied de la croix, celui qui a été retenu ici est celui à longs cheveux bouclés en perruque triangulaire, aux bras croisés devant la poitrine, et aux plis de manteau symétriques. On retrouve les caractéristiques du maître, les profonds plis naso-labiaux, le fin sourire, le menton à la pointe adoucie, 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le Christ en croix.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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LA FACE POSTÉRIEURE.

C'est celle qui devrait être la face orientale. Elle est centrée par une Pietà, surhaussée pour être à peu près à la même hauteur que le Christ en croix dans une séquence opportune, tandis que les bras du croisillon montre à droite saint Pierre, et à gauche un saint dans lequel l'abbé Castel a reconnu saint Jacques (ce que je discuterai).

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Pietà.

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C'est encore une pièce très émouvante. On la comparera aux Pietà de Roland Doré à Cast, à Brennilis, à Commana, à Loc-Eguiner ou à Plougastel, chapelle Saint-Claude.

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La Pietà (kersantite, Roland Doré, 1660) du calvaire de Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Calvaire (Kersanton, 1630, Roland Doré) de la chapelle Saint-Claude à Plougastel. Photographie lavieb-aile.

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J'avais écrit à propos de la chapelle Saint-Claude :

"La Vierge est émouvante par sa tendre inclinaison en arc au dessus de la tête de son Fils. Ses yeux sont ouverts, graves et pensifs ; les pupilles sont creuses, un procédé typique de Roland Doré. La bouche également caractéristique (presque souriante, arc de la lèvre supérieure droit, dilaté aux commissures par deux fossettes, petite lèvre inférieure charnue faisant — mais à peine —la moue) est encadrée par les parenthèses tristes des rides naso-labiales.

Les cheveux sont cachés par un voile-manteau formant une coque rectangulaire dont les strictes plis verticaux contrastent avec ceux, plus animés, de ceux en coups d'ongle de la guimpe .

Elle soutient son Fils assis par une main sous l'aisselle droite, près de la plaie du flanc, et elle ramène près d'elle son bras gauche.

Les cheveux longs du Christ répondent aux plis du voile, et la grille de ses côtes sont aussi un écho de ceux de la guimpe.

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Roland Doré a sculpté 4 autres Pietà, (à Brennilis , c'est une Déposition à 4 personnages), mais  à Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec,  à la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom à Plomodiern,et à la chapelle de Lantis au Passage à Plougastel-Daoulas,  le corps du Christ est allongé en diagonale sur le genou droit.

Il n'y a qu'à la chapelle Sainte-Anne-la-Palud de Plonévez-Porzay, que nous trouvons cette disposition, mais avec moins de grâce."

Je peux tout reprendre, sauf ma dernière phrase, puisque mes visites successives m'ont révélé le profonde beauté de la Pietà de Sainte-Anne-la-Palud.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Pierre.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Un saint apôtre : saint Paul.

 

J'ignore pourquoi l'abbé Castel y voit, dans son Atlas des calvaires du Finistère, un saint Jacques. La statue n'a aucun des attributs jacobéen. Cet apôtre est barbu, sa calvitie frontale épargne un petit rouleau, et son seul attribut est une épée, dont la lame, quoique un peu confondue avec les plis du manteau, est bien visible, oblique, dans l'axe de la poignée. 

Certes, selon Emile Mâle, saint Jacques est représenté au XIIIe siècle à Chartres, mais il se distingue alors néanmoins par une besace et par des coquilles. 

Je propose donc de reconnaître ici saint Paul, avec l'épée de sa décapitation, formant un couple logique avec saint Pierre.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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LA STATUE DE SAINTE ANNE ÉDUCATRICE (1642, KERSANTITE, ROLAND DORÉ) DE LA FONTAINE DE PÈLERINAGE .

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"A une centaine de mètres au sud du sanctuaire est la fontaine de sainte-Anne. L'ouvrage actuel a remplacé, en 1871,, un édicule de 1664 sur le fronton duquel on lisait X. Kermaïdic, f. (Christophe Kermaïdic, fabricien). La, niche contient deux statues en pierre de sainte Anne et de la Vierge; fort anciennes et bien gracieuses. La niche a été gravement endommagée et la Vierge décapitée par les occupants le 23 janvier 1944." (J. Thomas)

"La fontaine porte "1642. X. Kermaïdic, f.. (A. Pouchous)

"De la fontaine de 1642 on n'a conservé que le douet et la statue ancienne de sainte Anne, œuvre également de Roland Doré. Cette statue a été décapitée par des soldats allemands le 23 janvier 1944." (R. Garrec)

 

 

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La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Vierge enfant nous offre un superbe exemple du doux sourire et des bonnes joues des œuvres de Roland Doré. Son voile est retenu par une guirlande.

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Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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De loin, sainte Anne me semblait peu gracieuse, mais le cliché zoomé la dégage de la cage formée par le voile et le guimpe pour montrer son sourire timide.

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Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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ANNEXE

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ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 97 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

 

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre. Pietà.

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pietà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) de l'église Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

http://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-vi-le-calvaire-de-la-chapelle-saint-nicodeme.html

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-l-eglise-de-saint-nic.html

 

Mais aussi : Dinéault, croix de Ty-ar-Névez

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-ty-ar-nevez-ou-croaz-moudennou-a-dineault.html

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STYLISTIQUE DE ROLAND DORÉ (d'après E. Le Seac'h)

 

Roland Doré a sculpté uniquement dans le kersanton. Son style dépouillé, facilement reconnaissable et proche de l'épure, a contribué à établir sa réputation. Il se distingue par sin souci de replacer la réalité des formes dans l'espace en allant à l'essentiel. Sa virtuosité à sculpter les visages doux de ses Vierges ou à donner un tempérament à ses œuvres profanes en fait un sculpteur d'exception. Il a débuté comme compagnon dans l'atelier du Maître de Plougastel (1585-1617) puis a entrepris une carrière prolifique à Landerneau.

Le Christ :

Les représentations du Crucifié sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes. Les Christ penchent la tête du coté droit, les yeux clos. Leurs pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs à sept têtes (Y-P. Castel).

La couronne d'épines est caractéristique, aux deux brins entrelacés en forme de carré

 

Les Vierges à l'Enfant : elles portent leur enfant sur le bras gauche, la main droite tenant une pomme. Elles ont le visage poupin , les yeux en amande au sillon palpébral bien dessiné. et arborent le fin sourire « doréen »

Les personnages de Roland Doré se reconnaissent aussi à leurs yeux aux iris creusés.

Saint Jean accompagne la Vierge sur les croix et calvaires. Sa gestuelle varie peu : les deux mains posées sur la poitrine, (Seznec à Plogonnec, N.D de Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Nicodème à Ploéven (1637), Tinduff à Plougastel, Saint-Vendal à Douarnenez) ou simplement une seule main, l'autre étant caché sous sa tunique (Sainte-Anne-la-palud à Plonévez-Porzay). Plus rarement, il serre le pan de sa tunique et appuie un livre fermé contre sa poitrine (Coatnan à Irvillac) . Parfois il joint les mains, les doigts entrelacés (Plogonnec) ou il tient un livre dans le creux formé par sa main gauche (Cast, 1660). Sa physionomie est partout similaire. Le seul changement appréciable se voit dans sa chevelure lisse (Seznec ou Saint-Pierre à Plogonnec, Commana, Tinduff à Plougastel, à l'ouest de l'église de Plounéour-Ménez en 1641) ou bouclée (Saint-Nicodème à Ploéven en 1637, Coatnan à Irvillac en 1644, Saint-Vendal à Douarnenz (1655) , Sainte-Anne-la-Palud à Ploénevz-Porzay, Saint-Nic, Cast) comme sur les gisants mais d'une manière aléatoire sans que l'on puisse repérer une évolution chronologique.

 

 

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

—BOSSUS (H) THOMAS (J.) 1935, Sainte-Anne-La-Palud (Brest)Photos Jos le Doaré

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/144a9dc886ae03a78004a6a7ebc5027b.pdf

 

 — CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/commune/plonevez_porzay.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

— COUFFON (René), LE BARS, (Alfred) 1988, Notice sur Plonévez-Porzay, extrait de Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEVPO.pdf

"Calvaire de Roland Doré : sur le croisillon portant les statues géminées, inscriptions : "MISSIRE GVILLOME LE VERGOS RECTEVR." et "LVCAS BERNAR." Sur les degrés du soubassement, statues en pierre de saint Pierre, sainte Catherine d'Alexandrie, sainte Marie-Madeleine."

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

— DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm

DILASSER ( Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région  

— GARREC (Roger), Plonévez-Porzay, un territoire du pays glazik.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/dee10b7e2354fd590df7de7d7ec877f7.pdf

"Ce calvaire est dû au ciseau du sculpteur landernéen Roland Doré, qui a beaucoup travaillé dans le Porzay ; on reconnaît son style sur le calvaire de Saint-Nicodème en Ploéven, 1637, et sur celui de l'église de Cast, 1666, entre autres. Des statues géminées, juchées sur les branches du croisillon, veillent sur le Christ en croix. Le nom du recteur Guillaume Vergoz est sculpté au revers, et sur le nœud du croisillon on déchiffre encore Lucas Bernar, le nom du fabrique de la chapelle. Au pied du calvaire, trois statues de pierre ont été regroupées tardivement : l'Apôtre saint Pierre, sainte Catherine d'Alexandrie avec l'épée et la roue, et sainte Marie-Madeleine. La statue de la Madeleine, reconnaissable à son vase de parfum et à sa chevelure tressée, est également l'œuvre de Roland Doré. A l'origine, elle occupait seule le piédestal de la croix, ce qui était conforme au type traditionnel des petits calvaires de chez nous."

"De la fontaine de 1642 on n'a conservé que le douet et la statue ancienne de sainte Anne, œuvre également de Roland Doré. Cette statue a été décapitée par des soldats allemands le 23 janvier 1944."

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes. page 348

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PATRIMOINE BZH GERTRUDE

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-sainte-anne-la-palud-sainte-anne-la-palud-plonevez-porzay/d37350f7-80d7-4992-a725-4a5e65de0c1a

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Sainte-Anne-La-Palud (Rennes)

— POP-CULTURE.GOUV.

https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?mainSearch=%22sainte-anne-la-palud%22

— POUCHOUS (A.), 1894,  Monographie de la paroisse de Plonévez-Porzay B.S.A.F, deux parties.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f115.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f242.image

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1894_0117_0141.html

"La croix du cimetière (enclos) porte "1653, Missire Gme Vergoz recteur" et la fontaine "1642 X : Kermaidic, f."
 

— THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5d6fd75090d7beaa3c7a227eda7cc22b.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Roland Doré
25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 15:05

Les vitraux civils (XVIe et XVIIe siècles) de l'ancien hôtel de ville (Musée historique) de Mulhouse et les armoiries de ses bourgmestres.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

Le premier hôtel de ville construit en 1431 fut détruit par un incendie en 1551 et reconstruit en 1552 par Michel Lynthumer, architecte bâlois, sur les mêmes fondations ; un deuxième bâtiment fut construit à l'arrière en 1510 pour abriter la cave dîmière et les archives de la ville, ainsi que les bureaux du greffier syndic (chancellerie) ; transformations intérieures au cours du 19e siècle (escalier du 1er au 2e étage) ; tout en conservant la salle du conseil, les services municipaux quittent ce bâtiment en 1958 et le musée historique y est ouvert en 1969 ; une galerie reliant les 2 bâtiments à été reconstruite en 1637 et surélevée en 1778.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-plan-de-mulhouse/92b2d1b9-9be6-4572-9e78-5e2b132d2905

Données historiques : le lien avec la Confédération Suisse.

En 1342, Mulhouse s'était alliée à six villes impériales d'Alsace, ligue qui s'était étendue et avait constitué en 1354 la Décapole. Cette protection étant peu efficace pour se défendre contre les prétentions des Habsbourg, Mulhouse se tourna vers la Confédération, conclut une alliance défensive de vingt-cinq ans en 1466 avec Berne et Soleure, quoique
Mulhouse fût entièrement entourée par les possessions de l'Autriche ennemie. elle reçut une garni-
son suisse, et, en 1468, douze mille confédérés se réunirent dans les plaines de l'Alsace, pour défendre
Mulhouse contre une armée autrichienne, qui se dispersa bientôt.  Cet appui protégea donc la ville lors de la guerre des Six Deniers (Sechs-Plappert-Krieg, 1466) et de la guerre de Mulhouse ou du Sundgau (1466-1469), qui l'opposèrent aux nobles des alentours.

En 1515, elle quitte la Décapole pour conclure une alliance avec les Cantons de la Confédération suisses. La cité devenant par conséquent une république libre et indépendante sans aucun lien politique avec le reste de l'Alsace, son destin allait rester distinct de celui de la région pendant plusieurs siècles. Parce qu’elle était alliée à la Confédération Suisse, Mulhouse fut épargnée par les conflits environnants, tels la Guerre de Trente Ans, qui frappa violemment la région. Mulhouse servit alors de refuge aux habitants des alentours. (Wikipedia).

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Des vitraux peints à l'émail ; le rapport avec les vitraux suisses.

Tous les vitraux sont postérieurs à cette date de 1515 (sauf celui de 1512). Il est intéressant de les comparer aux "vitraux suisses" et notamment à la belle collection du Louvre et celle de Cluny.

Caractères des vitraux de l'Hôtel de ville.

Ce sont des vitraux civils, et nous gardons peu d'exemple d'une pratique jadis répandue (Galerie de Psyché à Chantilly ; Le Clos Lucé ; Palais Jacques Cœur), sauf, précisément, en Alsace.

Leurs dimensions, qui sont petites,  sont accordées à des vitrages de fenêtres (et non des fenêtres entières), soit environ 60 cm de haut sur 50 cm de large.

Ce sont des vitraux de donation, où les donateurs sont principalement les bourgmestres et membres du Conseil siégeant  dans la Salle du conseil de l'Hôtel de ville. La part donnée à l'héraldique est importante, tout comme celle donnée aux inscriptions et chronogrammes. Les armoiries sont soit celles des donateurs, soit celles des villes alliées. Les fonds sont damassés, y compris ceux des armoiries.

Ils ont un fort intérêt historique, ou du moins l'Histoire y est fortement présente, soit que la verrière célèbre ou rappelle des événements fondateurs, soit qu'elle reproduise un précieux plan de la ville, soit qu'elle garde la mémoire d'un notable.

La précision et la minutie incitent à les regarder "à la loupe" car c'est la peinture sur verre qui l'emporte sur l'assemblage de verres colorés.

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Mes difficultés de documentation.

Lors de ma visite du Musée en 2016, aucun cartel n'attirait l'attention du visiteur sur ces vitraux, et a fortiori, aucune description n'en était proposée. Je n'ai pu avoir accès (il n'est pas en ligne) à la description de l'Hôtel de ville par Shoenhaupf et Meininger (1892) ; je ne possédai pas le volume du Corpus vitrearum consacré aux vitraux d'Alsace et de Lorraine (1994), mon interrogation des moteurs de recherche fut peu fructueuse. Je me suis donc lancé dans une description personnelle des vitraux, et, arrivé presque à son terme, j'ai découvert LE site nécessaire, celui de l'Inventaire Général en Alsace avec les notices de Françoise Gatouillat, Brunoi Decrock et Marie-Philippe Scheurer.

J'en ai fait mon miel, comme on l'imagine, pour combler mes lacunes, mais cet article reste néanmoins un travail personnel ... dont j'assume les imperfections.

 

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Liste des 15 verrières présentées.

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Hommage à roi Henri IV par les bourgmestres de 1623. 

Blason aux armes de l'empire germanique.

Vitrail de 1571. Saint Ours et saint Victor patrons de la ville de Soleure en Suisse.

Blason de la ville de Mulhouse présenté par deux anges.

Plan de Mulhouse offert par les bourgmestres en 1666.

Blason de Jérémie Rüssler "Herr Jeremias Rüssler des Raths und Sekelmeister zum Müllhausen".

Armoiries de la ville de Bâle.

La fondation légendaire  de la ville de Berne. 1512.

Verrière héraldique de "Heinrich Rilsler Burgermeister zum Mülhausen anno 1639".

Verrière héraldique de "Jacob Heinrich Petri Burgermeister zuo Mülhausen IV anno 1639".

Verrière héraldique de trois notables en 1599.

Calvaire avec les  armoiries de Hans Geiss et inscription datée de 1603.

Verrière aux armes de Hans Geiser.

Panneau aux armes de Haussmaser, meunier, et de son cousin Wanermacher, bourgeois de Thun (Suisse) daté de 1650.

Panneau aux armes de Hans Hartmann, bourgmestre de Mulhouse, daté de 1585.

 

 

 

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Hommage à roi Henri IV par les bourgmestres de 1623. 

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Ce panneau commémoratif  a été exécuté par un maître verrier H.F en 1615 (monogramme et date inscrite), et offert par les bourgmestres de Mulhouse, Caspar Dollfus, Jacob Ziegler, et  Jean Ulrich Schlumberger et le greffier Jacob Henri Pétri, en 1623 ; la représentation s'inspire de deux gravures de Léonard Gaultier et de Johann van Halbeeck.

Cette verrière en verre transparent, coloré, peint à la grisaille sur verre, au jaune d'argent, et à l' émail sur verre  mesure 68 cm de haut sur 52 cm de casse ; les verres brisés sont réparés par des plombs de casse.

 

L'inscription dédicatoire de trois bourgmestres de Mulhouse et du greffier au roi Henri IV est suivie au registre inférieur par les  armoiries des bourgmestres et du greffier. Elle fait l'èloge de Henri IV et mentionne son décès le 14 mai 1610 " à 57 ans 4 mois et 21 jours". Le texte mentionne aussi Nicolas Hofer, probablement de la famille de Jean et Mathias Hofer mais que je n'identifie pas sous ce prénom Nicolas.

Transcription partielle :

Hic cum omnium Europae principim oculos in se confectos haberet consilia vero et cogitationes omnes ad Christiani orbis commoda provehenda dirigeret, neanteactae vita gloriam novis laudibus victorius triomphis domi forisque accumularet ad IV non, maii anno sal. MDCX aetatis suaae LVII mense IV die XXI animo et armis  ...

HEU GALLIA indignissime in perfectus dehinc vero aeternum victurus HANC APUD CONFOEDERATOS MYLHUSINOS

immortalitatis memoriam B.M. MERUIT. Casparo Dolfussio IV Jacobo Zieglero Petri cons : F . VIII Jan Huldico Schlumperger H. consulibus Nicola Hofero aedile Jacobus Eric Petraeus Cancellarius. P.C.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Caspar Dollfus.

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Armoiries : d’azur à la croisette d’argent, accompagnée en chef, à dextre et à senestre, d’une étoile d’or, en pointe un pied humain de carnation, le tout soutenu d’un mont à trois coupeaux de sinople.

Cimier : un buste de Maure, sans bras, tortillé d’azur et d’or, vêtu d’azur et chargé d’une croisette d’argent.

Lambrequins : d’azur et d’or.

http://www.crdp-strasbourg.fr/data/albums/dollfus/index.php?img=4&parent=43

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Jacob Ziegler.

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"Jacques Ziegler fut bourgmestre de Mulhouse de 1611 à 1626, comme son père qui occupa ce poste de 1578 à 1596. Ce furent les derniers de leur lignée. Leurs armes se blasonnent ainsi selon E . Meininger  : De gueules à une forme à tuiles croisetée de deux roses d'argent à tige de sinople dans une couronne de lauriers de sinople, garnie de quatre roses d'argent et posée sur trois coupeaux de sinople. Cimier: la forme à tuiles de l'écu au milieu d'un vol coupé de gueules et d'argent alternant . Lambrequins: un manteau de gueules doublé d'argent et bordé d'or." (E. Meininger)

La forme à tuiles indiquerait que l'ancêtre exerçait la profession de tuilier.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Johan Ulrich Schumberger.

Jean Ulrich SCHLUMBERGER est né à Mulhouse le 24 juin 1555 et y est décédé le 5 décembre 1635. Il exerçait la profession de tanneur, et devint bourgmestre de sa ville. Son père, tanneur également, portait le prénom de Claus et était né à Setzingen. Jean Ulrich épousa Rosina Biegeisen en 1583 puis Barbara Zurcher  en 1603. De Rosina naîtra un autre Jean Ulrich, père lui-même d'un Jean Ulrich, etc..

"Schlumberger (branche aînée). Famille originaire de Setzingen, près d'Ulm, où des documents authentiques la mentionnent dès 141 8. Vers le milieu du xvi e siècle, plusieurs membres de cette lignée se sont fixés à Mulhouse, mais deux branches seulement ont poursuivi leur descendance, jusqu'à nos jours. Celle qui parait être l' aînée, remonte à Nicolas Schlumberger qui se fixa à Mulhouse en 1545, année où il lut reçu à la tribu des Bouchers. L'inscription y relative mentionne qu'il paya un schilling pour la peinture de ses armes sur le tableau de la tribu. Il mourut en 1557 . Dans un document traitant de sa succession, il est question d'un bahut lequel étaient sculptés les blasons du défunt et de femme, Catherine Eck.

Son fils unique, Jean Ulric, fut bourgmestre de 1620 à 1636. On conserve de lui, dans la famille, un gaufrier à ses armes et à celles de sa femme, Rosine Biegeisen, daté de 1608.

Au Musée Saint-Jean existe la pierre tombale du fils de ce dernier, s'appelant aussi Jean-Ulrich, mort en 1661 sur laquelle se trouvent également son blason et celui de sa femme, Anna Bürlin.

Ces trois Schlumberger étaient tanneurs de leur profession. Les armoiries du gaufrier et de la pierre tombale y font allusion et se blasonnent ainsi: En pointe trois coupeaux surmontés de trois étoiles a six rais, placées 1 et 2, au-dessus desquelles est posé un peloir sommé d'une croix. Cimier : un lion issant.

La croix fait peut-être allusion au fait que plusieurs ancêtres directs des intéresses occupaient la charge de bailli de l'ordre Teutonique à Setzingen.

Pétri, en créant son tableau des bourgmestres, a supprimé, avec raison, le peloir comme accessoire individuel. Le blason ainsi modifié, devenu officiel pour ses descendants, est le suivant : D'azur à trois étoiles à six rais d'or, 1 et 2, accompagnées en chef d'une croisette de même (et en pointe d'un mont de trois coupeaux?). Cimier: un lion à queue fourchue issant d'or, armé et lampassé de gueules. Lambrequins : d'azur et d'or.

https://archive.org/details/lesanciennesarmo00mein/page/56/mode/2up?q=schlumberger

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Jacob Heinrich Petri,   Reichenfelz.

Il fut bourgmestre de 1633 à 1660. Il est l'auteur d'une histoire de Mulhouse, Mülhauser historien bis 1622 von Jacob Heinrich Petri.

"Jacques Heinrich Petri était originaire de Bâle et fut appelé, en 1620, au poste de greffier-syndic de Mulhouse, en remplacement de Jean-Georges Zichle, également Bâlois, décédé en mars de la même année. Pétri était un élève de Wurstisen, l'historien bâlois, et contracta chez lui le goût de l'histoire, de la généalogie et de l'art héraldique. La généalogie surtout l'attirait, et l'on possède de lui toute une série d'études de ce genre qu'il inséra dans sa première rédaction de la chronique de Mulhouse, datant de 1626, et pour laquelle il obtint du magistrat une récompense consistant en un gobelet en vermeil, pesant environ 30 onces, aux armes de la ville. Il rédigea également une Histoire de la famille des nobles Zu Rhein*, la Généalogie de la famille Lœscher et d'autres.

En 1633, Jacques Henric-Pétri fut nommé bourgmestre de Mulhouse, grâce à son mariage avec la fille du bourgmestre Jacques Ziegler (plus tard il s'allia à la vieille lignée des bourgmestres Hartmann), et, dés lors, il reprit en sous-œuvre l'histoire de la ville, qu'il compléta considérablement. Cette seconde rédaction date de 1640. Elle lui valut un nouveau don d'honneur consistant, cette fois, en un gobelet d'or.

Il était le fils de Jacques-Heinri Petri, juriste distingué de Bâle décédé de 1663" (E. Meininger)

Mulhouse connut durant la seconde moitié du XVIe siècle un bel essor: acquisition de territoires, reconstruction en 1552 de l'hôtel de ville de 1431, ravagé par un incendie en 1551, édification des "poêles" des tribus, c'est-à-dire des salles à boire des corporations (Zunftstube). La cité était alors servie par de grands commis de Bâle, Jean-Georges Zichle, Théobald Lauterburg, Jean-Henri Wild, André Gissler et, au XVIIe siècle, par Jacob Petri, ami de Johann Rudolf Wettstein, le bourgmestre de Bâle à qui Mulhouse dut son sort privilégié lors du traité de Westphalie: contrairement au reste de l'Alsace devenue française, la ville resta indépendante.

Je ne trouve pas le blasonnement de ces armoiries. Un bras sortant de nuées frappe avec un marteau sur une enclume faite de trois rochers, tandis qu'un visage de profil, émergeant aussi de nuées, souffle des  flammes. Le cimier reprend l'image d'un bras tenant un marteau de forgeron.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason aux armes de l'empire germanique.

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Panneau  de 80 cm de haut et 52 cm de large en verre transparent, verre coloré, peint à la grisaille et à l'émail sur verre, aux armes de l'empire, très restauré en 1887 et conservant peu de pièces anciennes du 16e siècle. L' écu est d'or à un aigle de sable à 2 têtes couronnées, aux ailes éployées.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-armoiries-de-l-empire-germanique/72d91966-dcf1-46e7-9f7c-3a7baacfdeb3

 

"Mulhouse ville d’EmpireC’est le traité passé, en novembre 1308, entre l’évêque de Strasbourg et Henri VII élu par les princes-électeurs d’Allemagne, qui fait de Mulhouse une ville relevant immédiatement de l’Empire germanique. La cité a l’obligation de prêter serment de fidélité et de verser le tribut d’Empire (ou « Reichsteuer »). En 1354, elle devient membre de l’alliance conclue entre les dix villes impériales d’Alsace, la Décapole."  https://books.openedition.org/pumi/34731

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Vitrail de 1571. Saint Ours et saint Victor patrons de la ville de Soleure en Suisse.

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Ce panneau aux armes de la ville de Soleure et de l'Empire, exécuté en 1571 mesure 65 cm de haut et 52 cm de large. C'est une verrière en verres transparents, ou colorés peints à l'émail sur verre,ou à la grisaille avec emploi de verre roue gravé (bannière helvétique) . Le registre supérieur aligne les 20 armoiries des villes du canton de Soleure. Le registre principal montre saint Ursus et saint Victor qui sont les protecteurs de la ville de Soleure en Suisse (la cathédrale de la ville leur est dédiée). Un cartouche inférieur porte une inscription relative à la ville de Soleure et à l'Empire : SOLOTHURN DER ALLTE STUHE ZU ALBRAHAMS ZÜFF SEIN URFPRUNG NAM ALS NINUS DER ERST -----ARCH ---VIE UNS DIE BÜCHER ZÜGEND ZIVAR. SCHRIER IN S-RIEN NEM ZU FÜN SY SVELL ALLZEIT –SCHWESTER S¨YN, 1571.

Saint Ursus tient la bannière Suisse rouge à croix , et saint Victor celle de Soleure, rouge et blanche.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-armoiries-de-la-ville-de-soleure-et-de-l-empire/cccd9b9a-3e7e-46f9-a765-fb097d0c35a9

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Ursus de Soleure était un chrétien romain du IIIe siècle vénéré comme un saint . Il est le patron de la cathédrale catholique romaine de Soleure , en Suisse , où se trouve son corps. Il a été associé très tôt à la Légion thébaine et à Victor de Soleure , par exemple dans le martyrologe romain . La Vie d'Ursus a été écrite par Saint Eucherius de Lyon au 5ème siècle; il raconte qu'Ursus a été torturé et décapité sous l'empereur Maximien et le gouverneur Hyrtacus pour avoir refusé d'adorer des idoles vers 286. 

The St. Ursus Cathedral (Cathedral of St. Ursus) or Solothurn Cathedral is the cathedral of the ... External links[edit]. Media related to Cathedral Saint Ursus at Wikimedia Commons ..

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Ursus, barbu,  porte une armure complète et un casque à plumet blanc, avec une chaîne d'or auquel est suspendu un crucifix. Les solerets sont de type "pied d'ours".

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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 Victor à la longue barbe blanche, est protégé par une cuirasse. On le comparera à cette gravure de Hans Manuel représentant un mercenaire suisse en 1547. On retrouve les taillades des chausses , et les manches lacées avec des aiguillettes, ou la braguette avantageuse.

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Hans Rudolf Manuel, Mercenaire suisse, 1547, gravure sur bois, Historisches Museum Bern copyright

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Fenêtre de l'étage du Musée (Bâtiment antérieur, salle du conseil ) : deux verrières.

 

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de la ville de Mulhouse présenté par deux anges.

 

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Ce panneau de la 1ère moitié du 15e siècle, de 56,5 cm de haut  et 52 cm de large a été  très restauré : l' écu d'argent à la roue de moulin [à huit aubes de gueules] sur fond bleu damassé, les pièces du fond et de l'encadrement ont été  remplacés en 1887 (verre gravé pour l'écu). 

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-armoiries-de-la-ville-de-mulhouse/4eb79283-677c-460a-8590-ae52050b4dae

Ce sont des armes parlantes puisque Mülhausen signifie "maisons du moulin".

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Plan de Mulhouse offert par les bourgmestres en 1666.

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Ce panneau de 60,5 cm de haut et 43 cm de large  reproduit le plan de la ville dressé par Mathieu Merian, daté 1666 ; commandité par les trois bourgmestres, Abraham Heinrich Petri, Jeremias Rissler, Isaac Zuber.  

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Mulhusium Alsatiae - Mühlhausen est une gravure à l'eau-forte de Mathieu Merian l'ancien (Bâle 1593 - Bad Schwalbach 1650) représentant une vue en plan de la ville de Mulhouse (Haut-Rhin), entourée de ses remparts, dans la première moitié du XVIIème siècle. Né à Bâle en 1593, Mathieu Merian l’ancien fut un graveur de renommée européenne spécialisé dans les paysages et les vues topographiques. La "Topographia Germaniae" et la "Topographia Helvetiae" sont les deux œuvres maîtresses de ce graveur qui possédait sa propre maison d’édition à Francfort-sur-le-Main. Celles-ci parurent en 16 volumes de 1642 à 1654 et furent achevées par ses deux fils après sa mort à Bad Schwalbach en 1650. C'est en 1640 que Merian demanda à la municipalité de Mulhouse de lui fournir un plan de la ville pour servir de base à son ouvrage topographique qui devait inclure les principales villes de Suisse et d’Allemagne. Le plan qui existait n'étant pas assez précis, la ville demanda donc au peintre Hans Ulrich Loescher d'en réaliser un autre qui soit à la hauteur des exigences topographiques de Merian. Ce nouveau plan fut gravé et publié par Mathieu Merian en 1642 dans "Topographia Helvetiae". (Bellefrance.fr)

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Mulhusium Alsatiae - Mühlhausen, Mathieu Merian 1640.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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"La situation de Mulhouse sur l’Ill renvoie au rôle fondamental de l’eau dans la naissance d’un noyau urbain. L’Ill descend du Jura vers la plaine d’Alsace ; elle est officiellement utilisée par la cité, comme moyen de défense, dès le début du xve siècle : en déviant le cours d’eau de part et d’autre des remparts de la ville, les Mulhousiens l’encerclent d’un triple réseau de fossés. Ils vont permettre, par la même occasion, l’installation de moulins, foulons, scierie et aiguiserie, présents sur le plan gravé par Matheus Mérian en 1642. Traversant la cité, deux ruisseaux dits « Stadtbächlein » alimentés par les eaux des fossés, sont utilisés par les artisans en particulier les tanneurs. La ville a subi de nombreuses crues de l’Ill, son sol gorgé d’eau alimente de nombreux puits et fontaines.https://books.openedition.org/pumi/34731

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Le cartouche central indique : "Die löblihe statt Mülhausen im Elsäs anno 1666".

Elsaß qui a donné Alsace, associe El- (Ell désignant la rivière Ill) et saß qui viendrait du verbe sitzen (se trouver, être assis).

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Le registre supérieur réunit les trois blasons des trois notables Petri, Risler et Züber.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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"Herr Adam Heinrich Petri der Zeit statt schreiber zu Mulhausen . 1666."

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Adam Heinric Petri (1639-1675) est le fils de Jacob Heinrich Petri, greffier en 1620 puis bourgmestre de 1633 à 1660. Il a été greffier de la ville. Il épousa Barbara Engelmann.

Les armoiries sont très semblables à celles, déjà présentées, de son père.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Jérémie Rüssler "Herr Jeremias Rüssler des Raths und Sekelmeister zum Müllhausen".

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"Des raths" signifie qu'il est membre du Conseil, et "Sekelmeister qu'il était trésorier. Le Conseil était formé des trois bourgmestres, des  neuf conseillers, de six zunftmestres et de zunftmestres anciens. 

Armoiries : De gueules à une fleur-de-lis d'argent. Cimier : la fleur-de-lis d'argent entre deux proboscides d'argent. Lambrequins de sable et d'argent.

On retrouve ces armoiries sur le dessin d'un projet de vitrail de 1642 donnant les armoiries des chefs de la tribu des Agriculteurs. E. Meininger donne la reproduction de ce dessin dans sa planche XIV. Le blason qui nous intéresse porte dans cette planche la mention Hr Hanss Riszler, des Raths.

Et nous retrouverons cet écu plus bas à propos de Heinrich Risler.

https://archive.org/details/lesanciennesarmo00mein/page/80/mode/2up

Jérémie RISLER est né le 5 septembre 1616 à Mulhouse, et y est décédé le 6 février 1685.

 

http://www.koechlin.net/index.php/fr/genealogie-koechlin/genealogie-actuelle/koechlin-genealogie-recherche/jt-0-a-1/1!I5751

"Famille d’artisans, de tanneurs et de pasteurs d’origine suisse et de la région de Montbéliard, venue à Mulhouse, fuyant les mesures à l’encontre des protestants. Leur rôle dans les tribus des métiers leur permet d’accéder aux premiers rangs de la cité. Composée par la suite d’apothicaires et de médecins, elle comportera des commerçants de tissus et des fabricants de textile. Le dynamisme familial par des liens matrimoniaux noués avec d’autres manufacturiers, leur permet de devenir promoteurs de l’industrialisation en Alsace du Sud. Un descendant, Georges-AIphonse Risler, est le fondateur d'une filature à Cernay ; un autre, Georges Risler fut promoteur de l’habitat social.

La famille est arrivée au XVIe siècle à Mulhouse, petite république indépendante, pour fuir les mesures de l’évêque de Bâle, Melchior de Lichtenfels à l’encontre des calvinistes. Les membres de la famille modifient leur nom de Rossel en Risler. Catherine, l’une des filles de Henri Risler (1589-1643), épouse en 1604 Gaspard Dollfus (1570-1634), bourgmestre. de Mulhouse, venu de Rheinfelden et installé comme forgeron et coutelier. Son cousin Jean Risler (1597-1665) lui succède de 1656 à 1665. Jérémie Risler sera bourgmestre de 1666 à 1685, Jean Risler (1630-1710) de 1685 à 1695, Nicolas Risler (1640-1710) apothicaire de 1760 à 1778. Huit Risler figurent sur le tableau armorié des bourgmestres de Mulhouse."  http://www.memoire-mulhousienne.fr/files/downloads/risler-famille.pdf

En 1642, Henri Risler était bourgmestre, Jean Risler était conseiller, et Daniel sexvir de la tribu des Agriculteurs.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Blason de Isaac Züber : "Herr Isaac Züber dess Raths und Se-elmeister der Statt Müllhausen".

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries de la ville de Bâle.

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Ce panneau de la 1ère moitié du 16e siècle, restauré en 1887 par Kuhn, mesure 63,5 cm de haut et 52 cm de large. Il porte les armoiries d'argent à la crosse stylisée de sable de la ville de Bâle, présenté par deux basilics aux queues nouées.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-armoiries-de-la-ville-de-bale/e7736be7-0cfd-4f3f-a904-e9349f5ecea9

 

La crosse rappelle que Bâle était une ville épiscopale ; mais la crosse devint noire à la Réforme.

"L'introduction du basilic, monstre fabuleux mi-coq, mi-serpent, parmi les tenants héraldiques utilisés sur les blasons de Bâle, comme l'ange, le lion, l'homme sauvage, est due à la prolifération vers la fin du Moyen Age de légendes sur la fondation de la ville, où il était question de cet animal. L'artiste de Bâle, non connu, qui a créé ce vitrail, a réussi à représenter ces monstres de façon frappante. On craignait leur regard mortel et le venin sorti de leur bec. Les basilics, tout comme l'écusson de la ville, soutiennent la bannière d'honneur octroyée en 1512 à chaque membre de la Confédération par le pape Jules II en signe de gratitude pour leur conquête de Pavie. La bannière de Jules frangée d'or porte en haut dans le coin gauche une représentation de l'Annonciation. Les personnages et animaux représentés sur les écoinçons se réfèrent à la légende de la fondation de Bâle: un homme armé tend un miroir au basilic afin que le monstre succombe à son propre regard meurtrier." https://www.hmb.ch/fr/musees/objets-de-la-collection/vue-simple/s/vitrail-des-armoiries-de-la-ville-de-bale/

Le basilic tire son nom du grec ancien basiliscon "petit roi", ce qui n'est pas sans rapport avec le nom Basilea utilisé par Ammian Marcellin pour désigner Bâle.

Les couleurs des verres sont très belles, le corps des animaux est un bleu clair, partiellement gravé, puis peint au jaune pour obtenir par endroit du verre. Les pustules sont sans doute gravées à la molette. Fond violet damassé.

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On comparera cette verrière à celle du musée historique de Bâle :

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Musée historique de Bâle.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.


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La fondation légendaire  de la ville de Berne. 1512.

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Ce panneau rectangulaire de 63 cm de haut sur 45 cm de large en verres colorés et verres transparents,  peints à la grisaille  représente la fondation légendaire de Berne (Suisse), avec Berthold V de Zaehringen au pied de l'ours emblématique de la ville, un tronc issant de sa poitrine, exactement comme Jessé dans les Arbres de la généalogie du Christ. Mais à la place des rois de Juda, les branches portent ici  les armoiries des villes et bailliages du canton de Berne. Près du duc sont figurées non pas les armoiries de la maison de Zähringen d'or à l'aigle éployée de gueules, mais celles de gueules au lion d'or.

Il aurait nommé la ville en 1191  d'après le nom de l'ours (Bär en allemand) qu'il aurait tué dans les forêts voisines. C'est cet ours qui est figuré, tenant une hallebarde en main droite et entourant le tronc de l'Arbre, comme s'il était co-fondateur de la ville. En contre-point, à droite, c'est la ville qui est peinte avec ses remparts et ses tours. Le fondateur est entouré d'un ruisseau, en rappel du ménadre de l'Aar où est installé la ville.

 

Les armoiries de Berne sont les premières à droite et à gauche : De gueules à la bande d'or chargée d'un ours passant de sable [armé, lampassé et vilené de gueules].

De nombreuses armoiries sont en verre rouge doublé et gravé (dont la couleur est poncé à l'émeri ou à la molette, le verre blanc étant éventuellement peint au jaune d'argent).

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription.

Elle fait, sur deux lignes, le tour du faux cadre en plein cintre et débute par HERZOG BERCKDALD VON ZERINGEN. Elle s'achève par la date de 1512.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Monogramme HF de Hans Funk, peintre-verrier.

Le monogramme HF placé tout en bas est interprété comme celui de Hans Funk, de Munich.

"vers 1470 à Zurich, fin 1539 à Zurich, de Zurich. Fils de Hans, vitrier et peintre sur verre. Frère d'Ulrich . ​1) Madlen Gasser, 2) Anna Lustorfer. Peintre sur verre établi à Berne vers 1500, grand sautier dès 1512, membre du Grand Conseil dès 1519, Funk fut banni de la ville en 1539 pour avoir tué un confrère. Son œuvre, influencée par Nicolas Manuel, atteste qu'il fut l'un des premiers peintres sur verre suisses de son époque. Il employait vraisemblablement plusieurs collaborateurs et comptait parmi sa clientèle les conseils de Berne, de Fribourg et de Bâle, des dignitaires ecclésiastiques, ainsi que des familles patriciennes de Suisse et de l'étranger. Plusieurs de ses vitraux existent encore, dont celui de Berne à l'hôtel de ville de Mulhouse (1512), ceux de l'abbaye de Wettingen (1522) et des vitraux héraldiques à l'hôtel de ville de Lausanne (vers 1528). "Dictionnaire historique de la Suisse

https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/018308/2018-01-11/

 

 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Verrière héraldique de "Heinrich Rilsler Burgermeister zum Mülhausen anno 1639".

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Ce sont les mêmes armoiries déjà présentes sur le blason de Jérémie Risler sur la carte de 1666.

Heinrich Risler fut effectivement bourgmestre de 1634 à 1643.

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Heinrich RISLER le jeune est né le 10 août 1589 à Mulhouse. Il est décédé le 15 novembre 1643 à Mulhouse d'apoplexie. Heinrich a épousé Catharina HARTMANN le 20 juillet 1612 à Mulhouse.
Heinrich était mercier, drapier à Mulhouse. Il était admis à la tribu des Tailleurs le 23 août 1612 à Mulhouse. Il était admis à la tribu des Vignerons le 24 janvier 1613 à Mulhouse. Il était reçu arbalétrier en 1617 à Mulhouse. Il était admis à la tribu des Bouchers le 5 février 1617 à Mulhouse. Il y était zunftmestre en 1625 , conseiller en 1626 et bourgmestre entre 1634 - 1643 .

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Dans une composition marquée par la Renaissance italienne, les armoiries sont placées dans une architecture factice ménageant deux niches  pour deux vertus cardinales, la Justice et la Prudence. Ces niches reposent sur des consoles décorées de scènes mythologiques ou romaines d'une finesse d'exécution remarquable.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Verrière héraldique de "Jacob Heinrich Petri Burgermeister zuo Mülhausen IV anno 1639".

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Ce panneau est de la même veine que le précédent, et est placé sur la même fenêtre. Les armoiries déjà examinées de Jacob Heinrich Petri sont encadrées par les vertus de la Justice et de la Charité (une des trois  vertus théologales). En bas à gauche Moïse brise les tables de la Loi. Puis le Bon Samaritain et le Jugement de Salomon.

Ce panneau de 57 cm sur 46cm  aux armes du bourgmestre de Mulhouse Jacob Heinrich Petri, daté de 1639 est attribué à Jean Zetter, peintre verrier de Mulhouse qui travailla pour l'hôtel de ville à cette date ; il pourrait appartenir au mobilier d'origine. Il est peint à l'émail. Très bonne conservation. Quelques plombs de casse. 

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-no2/eff84c4f-a75e-414e-9d29-a1043eb2578f

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Verrière héraldique de trois notables de Mulhouse en 1599.

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 Bâtiment antérieur deuxième étage : verrières pièce nord, côté ouest. Panneau de 47 cm su 43 cm.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-no3/b18b5aa6-dd69-4a41-b876-cd52190a1133

Il y a trois blasons correspondant à trois inscriptions. L'ensemble est présenté par deux lansquenets aux chausses mi-parti et porteurs de hallebarde.

-L'inscription indique en haut SIMON ANDREAS GRÜNEUS DES RATHS ZU MILHAUSEN 1599, inscription qui correspond au blason d'azur au pal d'or chargé d'un serpent ondoyant en pal du premier. Le cimier porte  en pal deux serpents s adossés les queues entrelacées.

-L'inscription en bas à gauche indique CLAUS HOFFER DIESER ZEIT SCHAFFNERIM BFRUNDKAUSZ ZU MILHAUSEN. 1599.  Claus, ou Niclaus, correspond à Nicolas. Le blason a été décrit par Meininger. "Celles de Nicolas Hofer, qui devint bourgmestre en 1626, n'y sont pas celles que lui attribue, en 1642, Pétri, son successeur direct dans cette charge, en 1633. Ce sont encore les anciennes, dans leur forme primitive, portant : Trois coupeaux de sinople, celui du milieu sommé d'un 4 contourné et croiseté de sable. Cimier : un buste d'homme issant, habillé d'or et de sable, au bonnet albanais d'or retroussé de sable, tenant dans chaque main des roses de gueules tigées et feuillées de sinople. Lambrequins : de sable et d'or. Le nouveau blason de Nicolas Hofer est : Parti d'argent et de gueules, à un homme d'armes revêtu de son armure et coiffé d'un heaume, ayant un manteau de gueules jeté sur l'épaule dextre et dans la main dextre une massue d'or."

-L'inscription en bas à droite indique CASPAR BURCKHARDT DEISER ZEIT SCHAFFNER IM SPITAL ZU MILHAUSEN. Les armoiries montrent une tour dont l'entrée est munie de herse, sommée d'une étoile, sur fond bleu et jaune. Le cimier reprend la tour sommée d'une étoile

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E. Meininger décrit un dessin préparatoire :

"Il existe au Musée un dessin à la plume d'un vitrail de 1599, dû à Josse Murer, de Zurich, sur lequel figurent trois armoiries : Simon-André Grynaeus, conseiller, Nicolas Hofer, économe de l'hospice, et Gaspard Burckhardt, économe de l'hôpital."

Nous apprenons ainsi le nom de l'auteur du vitrail, Josse Maurer, d'une famille de peintres-verriers de Zurich (Josias, Christophe et Josias junior).  Il faudrait peut-être rechercher leur monogramme, mais je ne découvre que la mention "Louis Herion, Zürich", qui a créé de toute pièce cette verrière sur le dessin de Josse Murer. En effet, "le comité du Musée historique avait demandé en 1911 au maître verrier Louis Hérion de Zürich de préparer un devis pour l'exécution d'un vitrail d'après un carton de 1599 appartenant au musée ; le maître verrier l'a exécuté sans attendre la commande définitive" 

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http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr4219866801952xa/20f14057-57d6-4a7a-be1e-b326bee86c4c

1°) Simon Andreas Grynaeus est le fils du pasteur  Theophilius Grynaeus (1534-1583). Il est né en 1565, s'est marié en 1589  avec Barbara Schoen (1566-1591), puis avec Chrischona Finck, puis  avec Catharina Hartmann (1586-1629). Il est décédé de la peste vers 1611.

Il a été conseiller de Mulhouse, comme nous le voyons, en 1599.

2°) Nicolas Hofer

Les généalogistes indiquent un Claus Hofer 1566-1633 qui fut "hôtelier du Cerf". Il épousa en 1588 Anne TILGER (1564-1615) et en 1615 Vérène FRIES (ca 1560-1643).  https://gw.geneanet.org/seb2067?n=hofer&oc=&p=claus

Il fut bourgmestre de 1626 à 1630. Ernest Meininger reproduit ses armoiries dans sa planche II .

3°) Caspar Burckhardt

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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L'encadrement architectural représente l'entrée d'un palais dont les marches d'accès sont  gardées par les deux lansquenets, tandis que des colonnades cannelées forment la base d'une voûte aux volutes généreuses. L'architrave est décorée de deux panneaux. 

En haut à gauche, l'inscription Horatius Cocles nous permet d'identifier le héros légendaire romain Horace Coclès (le borgne) franchissant à cheval un brasier. Il est donné en exemple de bravoure pour avoir défendu le pont Sublicius donnant accès à Rome contre les étrusques du roi Porsenna.

En haut à droite, c'est Mucius Scaevola "le gaucher", autre héros romain de la même guerre contre Porsenna, qui se fait brûler la main dans le camp étrusque.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire avec les  armoiries de Hans Geiss et inscription datée de 1603.

 

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http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-vitrail-suisse-no9/79bca9f6-fba5-472d-9b91-79b244ec5a88

Ce vitrail suisse mesure 38 cm sur 27 ; il est peint à l'émail. Un calvaire est peint dans un encadrement architectural  où le niches sont occupées par des putti sonnant dans une trompe. Le registre supérieur montre entre deux masques de profil une Nativité et une Annonce aux bergers.

Dans le registre inférieur centré par des armoiries, un homme est agenouillé, à gauche, tandis que le texte de sa prière est inscrit dans le cartouche de droite.

L'identification des armoiries de gueules et d'argent sur des coupeaux de sinople, et dont le cimier est un personnage vêtu de jaune tenant deux serpents, est Hans Geiss.

Ma tentative de déchiffrement du texte est bien sûr absurde mais montre le découpage par des numéros, comme des versets : Die sibi 1–ort Christi IHS Vatter der zwei jne dan Sie voissenvhe muss sie thii 2 warlich sag ich dir heie roirstu Bei mir sum rendeisz sein 3 zweig sie dem muter sondzu Johanem semen je noe sibe dem Sohn 4mein o mein soll waru halfu mein versonen 5 stich diritet 6 evift du caro 7 Vatter in demeherif sefic ich memen seiset . Hardtz tem met 9 zpies--

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La verrière est en mauvais état : aucune pièce n'est remplacée, les verres fendus et plombs de casse affectent la scène centrale (le commanditaire) ; et la peinture est  altérée.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Verrière aux armes de Hans Geiser.

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-vitrail-suisse-no8/757b1935-70a5-42af-ad51-ece4b626cf5d

Ce panneau rassemble des fragments du 17e siècle, et une cive armoriée moderne en partie supérieure (copie d'un type répandu au 17e siècle) ainsi qu'un verre incolore de complément moderne. Il mesure 33 cm sur 35.

Du coté droit, une inscription énonce : Hans geiser des grichts zü Langenthal und Maria Risser  sin Liebegman.

Langenthal est une commune suisse du canton de Berne. Les généalogistes décrivent bien un ou plusieurs Hans GEISER, mais dont l'épouse n'est pas Maria RISSER.

L'inscription domine un écu de gueules à trois coupeaux de sinoples et au bouc dressé.

Le registre inférieur montre une femme offrant à boire à un cavalier. La femme au tablier blanc et bleu tient une miche de main contre elle. A sa ceinture sont attachés une gourde et un couteau. L'homme, dans une guirlande (ou chapeau de triomphe), porte un uniforme. Le fond est damassé.

Plus à gauche, une femme lève un verre et tient un broc.

En haut à gauche, un cavalier chasse, fusil à la main, tandis que trois sangliers le dominent.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Verrière aux armes de Haussmaser, meunier, et de son cousin Wanermacher, bourgeois de Thun (Suisse) daté de 1650.

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http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-vitrail-suisse-no16/cf9a8f8a-4243-4d4a-85d3-9c8ac9a96225

Ce vitrail suisse peint à l'émail sur verre est un panneau de 27 cm sur 18, ou, avec encadrement de verres modernes, de 36 cm sur 25. Il a été remonté dans une fenêtre du coté est, à gauche, dans les combles du bâtiment de la chancellerie.

Je donne de l'inscription supérieur la lecture suivante :

"Man sagt  mir vil von  Sonn und mond, vom lowen und vom Scorpion. So will ich doch von den Zeichen die Jungfraun mir allein gefallen."

Elle a été traduite ainsi : ON ME PARLE DE LA LUNE, DU SOLEIL, DU LION ET DU SCORPION... SEUL LE SIGNE DE LA VIERGE SAURAIT ME PLAIRE.

Puis vient une chasse au cerf, en grisaille et jaune d'argent.

La scène principale est consacrée à un astronome, tenant une sphère armillaire et qui est interrogé par un homme ; lequel (son père ? son prétendant ?) désigne de la main une jeune femme, qui tient un feuillet (ou un gant). L'inscription supérieure est donc à attribuer à cette jeune femme.

Au registre inférieur, nous trouvons deux blasons, d'azur à la roue de moulin d'or, et d'azur à trois outils d'or.

L'inscription partiellement effacé les attribue au meunier  Haussmaser  (ou Hautsraser) der muller et à son collègue Wanermacher , Burcken---- 

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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Panneau aux armes de Hans Hartmann, bourgmestre de Mulhouse, daté de 1585.

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Nous retrouvons le motif central d'une femme offrant à boire (dans une haute chope) à un lansquenet qui tient une hallebarde, et nous retrouvons les caractéristiques de la tenue de ses soldats suisses, avec les couleurs dépareillées des manches et des jambes, les aiguillettes à gland resserrant la taille, ou le bonnet à plumes. Le costume de la femme qui semble 'un rang élevé, est tout aussi intéressant. Un petit sac et une trousse d'accessoires (ou de clefs ?) est suspendu à sa taille par une longue chaîne. C'est elle qui a accès au cellier.

Le décor architectural est Renaissance, avec les masques et ses cuirs à enroulement, cuir qui se retrouve sur le cartouche inférieur. La date de 1585 les rend parfaitement contemporains de ceux qui ornent la chapelle du château de Kerjean en Bretagne, et témoigne de l'influence des ornemanistes de l'école de Fontainebleau.

Le blason de gueules au triangle d'azur chargé d'une fleur-de-lis d'or (ou, d'azur à une fleur-de-lis d'or chappé-ployé de gueules)  porte les armes de Hans Hartmann, bourgmestre de 1585 à 1602. Voir la planche II de E. Meininger.

Le registre supérieur montre, sur un verre transparent peint à la grisaille et sanguine, un cavalier et un paysan conduisant un troupeau de porcs.

L'inscription est celle-ci HANS HARTMANN VON MULLHAUSEN BURGMEISTER 1585.

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Ce panneau de 42 cm sur 29 cm en verre transparent et verre coloré (verre rouge gravé) est en très bon état de conservation . Il est placé dans une fenêtre du coté est, à gauche, dans les combles du bâtiment de la chancellerie

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/verriere-heraldique-vitrail-suisse-no11/97f20f71-6997-4fb6-a7da-5b7ea83a8c94

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Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

Vitraux du Musée historique de Mulhouse. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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BERNIER (Isabelle),2008, Mulhouse à l’aube du xviiie siècle p. 129-39, in Négoge et industrie à Mulhouse, © Presses universitaires du Midi, Toulouse 2008

https://books.openedition.org/pumi/34666

https://hal-mnhn.archives-ouvertes.fr/tel-01102781/document

—LISTE DES BOURGMESTRES

http://www.republique-de-mulhouse.net/bourgmestres.htm

— POP-CULTURE.GOUV

Inventaire général 1992 - Scheurer Marie-Philippe, Gatouillat Françoise, Decrock Bruno

L'INVENTAIRE DU PATRIMOINE EN ALSACE

http://inventaire-strasbourg.grandest.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=verri%C3%A8re+h%C3%A9raldique&type=

 

— HÉROLD (Michel), GATOUILAT ( ‎Françoise ), 1994, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace. Éditions du Centre national de la Recherche scientifique, 1994 - 328 pages

— MEININGER (Ernest), 1911, Les anciennes armoiries bourgeoises de Mulhouse 

https://archive.org/details/lesanciennesarmo00mein

 

 

 

— SCHOENHAUPF (Louis), Meininger Ernest, 1892, L'Hôtel de ville de Mulhouse.

 

— WARTMANN (Wilhem.), 1908, Les Vitraux Suisses au Musée du Louvre. Catalogue critique et raisonné précédé d'une Introduction historique.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64675066.texteImage

Dans sa traduction singulièrement amplifiée de la Pantagrueline Prognostication, Fischart, l'imitateur ingénieux de Rabelais, prédit, pour l'an de grâce 1574, une abondance d'eau à Venise, à Strasbourg, à Constance, à Reichenau et à Lindau, une abondance de pommes de pins dans la Forêt-Noire, de lions en Libye, de crocodiles dans le Nil, de neiges sur les Alpes, de chouettes à Athènes, de marbres à Gênes, de baleines dans la mer arctique, de flatteurs dans les cours, de marchands à Anvers, à Lyon, à Nuremberg et à Venise, de craie en Champagne, de « junkers» en Allemagne, d'évêques en Italie, et de vitraux peints et de peintres-verriers en Suisse (Joh. FISCHART, Aller Praktik Grossmutter, réimpression de la rédaction de 1574 (d'après l'édition de 1623),  ).

 

A partir de 1550, on rencontre les premiers « émaux », soit les couleurs vitrifiables, le bleu d'abord, puis le violet, et, seulement après 1600, le vert. En même temps que l'émail bleu, apparaît la grisaille brun clair et la grisaille rouge, employées pour les carnations, pour les cheveux et dans
les paysages. Pendant longtemps, on ne fit de ces nouvelles ressources qu'un usage très modéré. On
n'employait qu'un émail bleu très pur, d'une intensité à peine inférieure à celle du bleu doublé, et
cela surtout pour de petites surfaces aux contours compliqués, trop difficiles à obtenir avec l'ancienne méthode. Les peintres-verriers suisses continuaient en général à se servir des tons vifs et vigoureux des verres teints dans la masse, à une époque où, ailleurs, on était déjà sur le point d'abandonner les émaux pour ne travailler plus qu'avec la grisaille et le jaune d'argent. Lorsqu'au XVIIe siècle l'émail vert commençait à remplacer plus souvent le vert résultant de la combinaison du jaune d'argent et du bleu, ce ne fut un événement ni très important, ni désastreux pour la qualité des vitraux.


 

Le peintre-verrier français emploie, même pour les sujets de dimensions moyennes et restreintes, la technique en usage pour les grands panneaux. Les chairs, le modelé et les fonds, présentent tous une surface grenée, obtenue par le « frappage » au moyen de la brosse, de l'ébouriffoir ou du putois, tandis que dans les vitraux suisses on ne trouve que des teintes unies, étendues sur le verre au moyen du blaireau.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 22:15

Vers une esthétique du fané (5) : la Rose et le Cynorhodon.

 

 

 

Voir :

 

 

 

 

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Il voler nel fior degl'anni Fra gl'affanni Passar l'ore è vanità

I pensieri Più severi Son del verno dell'età

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Notre suggestion : cliquez sur l'image.

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Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

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Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

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Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

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Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 16 juin 2020.

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Allons, cueille les roses, les roses
Roses de la vie, roses de la vie
Et que leurs pétales soient la mer étale
De tous les bonheurs, de tous les bonheurs
Allons, cueille, cueille
Si tu le fais pas, ce que tu te goures
Fillette fillette, ce que tu te goures.
(Raymond Queneau)

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Vers une esthétique du fané (5) : la Rose et le Cynorhodon.

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Published by jean-yves cordier
13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 13:19

La Déploration (kersanton polychrome, vers 1525, par le Maître de Cast ) de la chapelle du Pénity de l'église Saint-Ronan de Locronan.

 

 

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Du même sculpteur, voir :

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Sur les Mises au tombeau et les Déplorations du Finistère :

 

 

Sur les Pietà :

 

 

— Voir sur Locronan :

 L'église :

Les chapelles de Locronan :

 

 

 

 

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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1. Dénomination : une Déploration.

Ce groupe en trois blocs de kersantite est classé au titre objet le 04/12/1914/12/04. Le site le plus officiel de nos services du Patrimoine le désigne soit comme une "Descente de croix", soit comme une "Mise au tombeau". Un texte d'un auteur non cité est reproduit sur le site Infobretagne puis  reproduit sur Wikipédia ou par "Petit-Patrimoine" ou par divers photographes, le désigne comme une Descente de croix (en "granit" !). Jean-Marie Abgrall en 1911 parlait d'une une "Mise au tombeau de pierre, d'une réelle beauté", et René Couffon en 1980 d'une Descente de croix ou Mise au Tombeau. L'abbé Castel l'inclut dans ses Pietà à plusieurs personnages.

Pourtant, les Descentes de croix montrent obligatoirement la croix (et les personnages juchés sur des échelles et munis de tenailles pour ôter les clous). Le terme de Pietà est aujourd'hui réservé à la représentation de la Vierge tenant le corps du Christ, sans autre personnage. Les Mises au tombeau supposent, elles, la représentation du sarcophage. Et les Calvaires montrent la Vierge éplorée le plus souvent debout au pied de la Croix (thème du Stabat Mater) où le Christ est crucifié.

Ici, il faut parler de Déploration.

Dans la séquence des trois événements (Crucifixion, Descente de croix, Mise au tombeau) dont les deux derniers sont actifs avec des personnages saisis dans leur mouvements, la liturgie et l'iconographie distingue celui de la Déploration, un temps de recueillement passif et silencieux où plusieurs personnages entourent Marie portant le corps du Crucifié. Ce nombre est variable mais ceux qui sont représentés à Locronan sont incontournables : Jean, Marie-Madeleine, Joseph d'Arimathie près de la tête et Nicodème près des pieds du cadavre. L'émotion est celle, dramatique, du dernier moment où les proches du défunt peuvent voir et toucher son corps, lui témoigner des gestes d'affection ou se concentrer sur leur chagrin, avant de le voir disparaître dans la tombe, et c'est donc une émotion qui, hors du contexte chrétien, renvoie chacun à son expérience et son ressenti de la perte d'un proche.

L'article Wikipedia donne une liste de plus de 70 peintres et de 4 sculpteurs auteurs de Déplorations. Selon Nicole Reynaud, le thème, d'origine italienne, se rencontre pour la première fois en France vers 1380 dans l'enluminure des Petites Heures du duc de Berry BnF lat. 18014 f.286. Seules les trois sainte femmes, Jean et Marie sont figurés autour du Christ. Le Pseudo-Jacquemart  en donne une enluminure pour les Grandes Heures du Duc de Berry en 1409 (BnF latin 919 f.77)

Jean Fouquet l'a peint en enluminure pour les Heures d'Etienne Chevalier vers 1450-1460. Le sarcophage est peint en registre inférieur, mais la scène précède l'action de la Mise au tombeau.

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2. Une œuvre attribuée au Maître de Cast, auteur de la Chasse Saint Hubert.

 

La commune de Cast est située, comme Locronan, en Pays de Porzay, et son église n'est distante de celle de Locronan que d'une dizaine de kilomètres. Et cette église conserve un groupe sculpté de kersantite montrant la Conversion de saint Hubert, dont les personnages (un chasseur et son écuyer) sont vêtus de costumes à taillades et crevés caractéristiques du règne d'Henri II, qui se retrouvent dans les costumes de la Déploration de Locronan. Ces costumes peuvent être datés de 1525-1530.

  Emmanuelle Le Seac'h a désigné le sculpteur anonyme de la Conversion de saint Hubert de l'église de Cast sous le nom de convention de "maître de Cast", et a attribué à ce sculpteur les deux Dépositions de Locronan.

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Conversion de saint Hubert (kersanton, 1525-1530, Maître de Cast), enclos de l'église de Cast. Photo lavieb-aile 2020.

 

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3. Une œuvre et son double.

Ce groupe présente la particularité rare d'avoir son double, également en kersantite, dans la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Locronan (à une centaine de mètres de l'église). Une différence majeure est que cette dernière n'est pas polychrome, et que la teinte sombre de la pierre de kersanton  modifie beaucoup l'aspect. Une autre différence est que la couronne tenue par Nicodème y est brisée. On a pensé à une copie, mais en réalité, rien ne permet de dire qu'il ne s'agit pas d'une seconde version faite par le même sculpteur, pour une raison inconnue.

Le groupe de Bonne-Nouvelle, déjà pénalisé par l'absence de polychromie (ce qui pourrait être un avantage à l'extérieur par exemple) est pénalisé par un emplacement très ingrat, dans un coin obscur aux murs verdis par le salpêtre et des moisissures qui lui donnent des reflets verdâtres. L'éclairage artificielle auquel j'ai dû recourir pour mes photographies n'a rien arrangé.

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Déploration, kersantite vers 1525, chapelle de Boinne-Nouvelle de Locronan. Photographoe lavieb-aile.

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4. Description.

Les descriptions sont rares : ce sont celles de V.H. Debidour, de E. Le Seac'h et de Y.-P. Castel. La première, qui est excellente —  celle de Victor-Henry Debidour (l'auteur de La sculpture bretonne)— est parue dans la monographie consacrée à Locronan par Maurice Dilasser, qui fut recteur de Locronan. 

La voici :

 

Locronan Déploration.

« On le désigne souvent comme Déposition de croix, ou encore Mise au tombeau. Ce n'est pourtant en rigueur de termes ni l'une ni l'autre, puisque le bois du supplice n'est plus là, et que le sépulcre est absent. Le cadavre de Jésus est affalé au premier plan, devant sa Mère agenouillée, les mains crispées de douleur muette. C'est le sujet même, si passionnément chéri, de la sensibilité chrétienne à la fin du Moyen Âge, de la Vierge de Pitié. Mais il est ici, comme souvent, enrichi de personnages qui, de toutes leur âme, participe au deuil : l'apôtre Jean, qui relève à la verticale le torse inanimé comme pour l'approcher du regard de Marie ; Madeleine qui tient son vase de parfum et ébauche un mouvement pour essuyer ses larmes ; Joseph d'Arimathie, doucement attentif ; enfin Nicodème portant la grosse couronne d'épines qu'il a retiré de la tête sanglante. Il s'agit donc d'une Déploration qui rassemble, avant le coucher du soleil du Vendredi Saint, le tout petit nombre de ceux qui restent fidèles au Maître, face à la haine et la lâcheté des hommes. Une telle figuration, diversement étoffée, est fréquente dans l'iconographie. La confusion, ou la contamination, entre les moments qui ont succédé à la mort de Jésus —Déposition, Déploration, Ensevelissement —, a d'ailleurs été favorisé par l'identité des figurants : tel Nicodème, qu'on admet avoir manié la tenaille pour déclouer le corps avant de draper le linceul autour des jambes et le poser, aidé de Joseph, dans le sarcophage. À Locronan, ces deux vieillards n'ont pas la très haute taille qu'on leur a souvent donnée ailleurs. Mais ils ont les vêtements compliqués dont on affublait, dans les Mystères, les juifs opulents et de haut rang : pour l'un, chausses ou guêtres à crevés et à bouffants, turban en anneau — curieuse assonance avec la torsade d'épines qu'il a recueillie et avec la coiffure de Madeleine — auquel s'attache un long couvre-chef drapé en écharpe ; pour l'autre, un bonnet jaune vif, retombant en deux oreilles à glands jusqu'aux épaules et relevé en retroussis vert sur le front, dalmatique bleue avec pèlerine courte à pointes, et galons, cabochons et franges d'or. Ce costume extravagant n'empêche pas le riche et pieux Joseph d'être très émouvant par la délicatesse de son geste de soutien, par la tristesse sereine qui se peint sur son visage. Au centre exact de l'ensemble, la figure de Marie inclinée sous l'épaisseur de son voile, et ses mains aux doigts convulsivement serrés, qui sont le signe même de sa « pitié » indicible et de sa prière. Les couleurs, un peu passées ou écaillées ça . Une et là, sont essentielles au pathétique de l'ensemble. Dans un musée, ce groupe ne serait sans doute que curieux, surprenant. Dans l'église qui l'abrite, il développe toute sa force, tant il est vrai que l' 'artiste l'a voulu et rendu solidaire de tout le mémorial liturgique et l'a créé, avec les moyens qui étaient les siens, pour être « d'Église » : après tout, ces cinq vivants autour de ce mort, n'étaient-ils pas, et eux seuls, toute l'Église, en cette minute suprême, et germinale, où tout pouvait s'être effondré ?

Le corps même de Jésus est sans doute le moins bon morceau, avec sa jambe raidie, beaucoup trop courte et le double angle droit que forment avec elle le bras et le pied. On observe le même trait de gaucherie en certaines pitiés de calvaires comme à Ploéven ou à Quillidoaré. Encore y est-il « corrigé » d'une certaine manière, par le fait que, contrairement à Locronan, la jambe gauche fléchie au genou y trouve place un peu en arrière ou que les chevilles sont croisées, ce qui rompt un peu l''équerre (mais plus mal venu encore est le ciseau qu'elles dessinent en un groupe en de bois de Pouldavid, où Marie tient le pauvre corps malingre suspendu obliquement devant elle, sans que l'on sache si elle est assise ou debout). En revanche, parmi tant de pitiés isolées, méconnues, livrées à la poussière, aux vers ou aux lichens, que de découvertes touchantes sont possibles ! Non pas le groupe de Ploéven, d'inspiration plutôt superficielle, dont le principal mérite est de remonter à 1547, comme l'indique une inscription en gothique sur le socle, au dessus de l'invocation Mater : gracie : tu : nos : ab hoste protege, ni même cette Marie aux yeux clos de Locronan, en bois peint, fort embarrassé du cadavre disloqué qu'elle serre à bras le corps. Mais le beau groupe tout rongé de Sainte-Barbe en Ploéven, où Marie assise laisse Jean soutenir la tête de Jésus, dont les jambes ballantes passent sous les mains jointes de Madeleine, touchant de l'orteil son vase posé à terre. Oeuvre anonyme parmi les anonymes, symbole des douleurs muettes... (Debidour p. 535)

Les œuvres auxquelles Debidour fait allusion sont accessibles par les articles ad hoc de mon blog, donnés plus haut.

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Emmanuelle Le Seac'h donne la description suivante :

"Les yeux en amande des deux personnages et le modelé carré des personnages [de la Conversion de saint Hubert de Cast] se retrouvent sur deux pietà en kersanton du bourg de Locronan. L'une est dans la chapelle du Penity jouxtant l'église, et l'autre dans la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle au sud-ouest du bourg. Cette pietà reprend l'attitude, la composition et le nombre de personnages —six— de celle du Penity. Néanmoins, avec la disparition de la polychromie, le groupe a perdu en lisibilité et a été qualifiée de copie..

Sur les deux pietà, Joseph d'Arimathie et Nicodème encadrent la Vierge soutenue par Jean et Marie-Madeleine située à l'arrière-plan. Joseph d'Arimathie tient le linge qui sert à ensevelir le corps du Christ. Au Penity, Nicodème tient la couronne d'épines tandis qu'à la Bonne-Nouvelle celle-ci a disparu, brisée. À la Bonne-Nouvelle, la Vierge, soutenue par  Jean, ne se penche pas vers le corps de son fils mais reste bien droite, les mains jointes et les doigts serrés. Au Penity, Jean maintient la tête du Christ."

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Mon commentaire.

Je voudrais souligner d'une part comment ce sculpteur réussit à marier le respect de la tradition iconographique des enlumineurs de la Vallée de la Loire avec le souci de mettre ses personnages en conformité avec l'habillement de son temps, afin que les paroissiens puissent identifier ceux-ci avec les notables de leur époque.

En outre, il se place en continuité avec les ateliers de sculptures de Basse-Bretagne utilisant le kersanton par le souci des détails vestimentaires.

a) La tradition iconographique a développé un vocabulaire propre à identifier les personnages bibliques comme Juifs, tant les prophètes de l'Ancien Testament que les pharisiens des Évangiles. Or Joseph d'Arimathie et Nicodème sont des Juifs riches et influents, membres du Sanhédrin. Ce vocabulaire codé permet la reconnaissance de la judeité par des accessoires orientalisants comme le turban, par des barbes longues à mèches peu peignées, par  des cheveux longs, par des franges  et des glands de passementerie, par le bonnet conique, parfois par une aumônière à la ceinture, et par des robes longues et frangées. Joseph d'Arimathie cumule (hormis l'aumônière que je n'ai pas remarqué) tous ces poncifs, et son habit couvrant les épaules et enrichi de pierreries ainsi que son pectoral l'apparentent à un grand-prêtre (tel qu'il figure souvent dans les Circoncisions ou Présentation de Jésus au temple). Il n'y a rien de contemporain dans son costume, sauf peut-être les houseaux plissés.

Nicodème est moins "chargé", et sa barbe est plus courte ; mais le turban recouvre un voile tombant sur les oreilles puis en écharpe. C'est au contraire lui qui porte les manches larges et plissées, les chaussures rondes à crevés et les guêtres à crevés exubérants des seigneurs et riches marchands Henri II. 

b) Marie-Madeleine répond aussi aux codes qui souligne son appartenance à la Judée par le turban (bien que le balzo ait été à la mode en Italie et en Flandre), et qui met en évidence son élégance et sa richesse. Le turban tressé est enrubanné d'une étoffe qui revient sous le menton en "barbette" puis (la même ou une autre) retient les cheveux derrière la nuque comme un bandeau occipital avant d'entourer les deux nattes devant les épaules. Le geste qu'elle esquisse de la main droite avec son mouchoir pour essuyer ses larmes annonce les trois larmes dont l'atelier des Prigent va se faire une spécialité entre 1527 et 1577, et donc presque à la même période. Son flacon d'onguent ou d'aromates destiné à l'embaumement est son attribut principal. La beauté de son visage est remarquable mais là encore fixé par les codes, associant le front et les sourcils épilés et les lèvres peintes.

Donc, la fidélité aux codes est parfaite, permettant aux fidèles d'identifier les personnages sans en inscrire les noms, mais la fusion de ces codes avec l'habillement contemporain est très habile.

c) Saint Jean illustre la même idée. Pas de référence à la judéité ou à l'origine orientale qui serait jugée ici déplacée, mais le visage jeune et imberbe permet l'identification, tout comme la présence aux cotés de Marie. Son pourpoint aux cinq boutons à languettes le rapproche du saint Hubert de Cast, mais surtout de l'écuyer, c'est à dire qu'il renvoie aux jeunes nobles de l'époque. Et cette beauté associée à cette jeunesse sont bien fidèles aux canons de représentation de son personnage.

d) la Vierge est, comme une Vierge des calvaires, le visage cloîtré par la guimpe (couvrant la gorge) et le voile blanc, mais celui-ci est recouvert par le manteau dont le tour perlé rappelle les coiffes noires des reines et des nobles de l'époque. Et sa beauté éclatante presque radieuse ne témoigne pas de l'anéantissement psychique par le chagrin, comme sur tant de calvaires.

 

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le Christ.

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"Le corps du Christ est disposé de la même manière un peu raide dans les deux versions. Il repose sur le manteau de la Vierge : le haut de son corps un peu penché vers l'arrière dessine une légère courbe. Ses jambes paraissent un peu courtes. ". (Le Seac'h)

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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La Vierge.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Saint Jean.

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"Jean, tête nue, est vêtu plus simplement d'un pourpoint dont les bordures boutonnées laissent à découvert le tricot de dessous. Les visages des deux Jean et du saint Hubert [de Cast] sont identiques, carré avec un menton rond. Les yeux ont les paupières creusées d'un méplat en amande. " (Le Seac'h)

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Saint Hubert, Chasse de Saint-Hubert, Cast. Photo lavieb-aile.

 

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Conversion de saint Hubert (kersanton, 1525-1530, Maître de Cast), enclos de l'église de Cast. Photo lavieb-aile 2020.

 

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Marie-Madeleine.

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"Marie-Madeleine porte un turban autour de la tête recouvert par un voile dont elle drape le pan gauche sous son menton en écharpe. Sa robe est à col droit. Les turbans de Marie-Madeleine sont d'inspiration flamande ou brabançonne tout comme les rayures peintes sur le turban de Madeleine et le linge de Joseph d'Arimathie." (Le Seac'h)

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Joseph d'Arimathie.

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"Le riche Joseph d'Arimathie est vêtu à la romaine, avec une tunique recouverte d'une dalmatique. Une pèlerine qui se termine par un lourd pompon dans la pointe du dos couvre ses épaules. Il est coiffé d'un bonnet pointu plissé au bord relevé sur le devant et muni de protèges-oreilles qui tombent de chaque coté sur les épaules, terminés par des glands. Il tend devant lui un tissu rayé, drapé autour de sa taille." (Le Seac'h)

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Nicodème.

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"Nicodème porte des chaussures bouffantes à crevés et un turban en forme d'anneau avec dans le dos un couvre-nuque dont le pan est ramené sur le devant.

Ici, les deux vieillards sont plus petits que les autres personnages. Leurs barbes sont bouclées." (Le Seac'h)

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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Déploration (kersantite, v.1525), chapelle de Bonne-Nouvelle. Photo lavieb-aile mai 2020.

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Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

Déploration (kersantite polychrome, v.1525), chapelle du Penity, église de Locronan. Photographie lavieb-aile 2020.

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COMPLÉMENT :  LA DÉPLORATION DE LA CHAPELLE DE BONNE-NOUVELLE.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.
Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le Christ.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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La Vierge.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Saint Jean.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Marie-Madeleine.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Joseph d'Arimathie.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Nicodème.

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Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Déploration (kersantite, v.1525) de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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SOURCES ET LIENS.

-POP.CULTURE "Descente de croix".

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/APMH048329

-POP.CULTURE "Mise au tombeau".

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000511

-PETIT PATRIMOINE

https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=29134_3

 

-WIKIPEDIA, photo Henri Moreau

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Locronan_La_descente_de_croix.JPG

— ABGRALL (Jean-Marie), PÉRÉNNES (Henri), 1925, Notice sur Locronan. Bull. dioc. Archit. Archéol. Quimper, pages 131-143.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4a4d765983806659ef1eeb10debc7f76.pdf

 

— BOCCARD (Michèle), 2009, "Locronan, église Saint-Ronan", Congrès Archéologique de France, 165ème session (Finistère, 2007), Paris, Société Française d'archéologie pages 185-189.

https://www.academia.edu/26540787/_Locronan_%C3%A9glise_Saint-Ronan_Congr%C3%A8s_Arch%C3%A9ologique_de_France_165%C3%A8me_session_Finist%C3%A8re_2007_Paris_SFA_2009_p._185-189

— CASTEL (Yves-Pascal), Les Pietà du Finistère

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

"Le nombre des personnages des Pietà augmente en proportion inverse de celui d'oeuvres qui se comptent désormais sur les doigts de la main. La conception d'un groupe à six personnages amène des adjonctions qui infléchissent insensiblement le thème qui glisse ainsi vers la Déposition de croix ou la Mise au Tombeau. Ainsi Joseph d'Arimathie et Nicodème apparaissent à Locronan qui possède deux groupes en pierre de kersanton qui, bien qu'apparentés, sont fort différents l'un de l'autre. L'ouvrage conservé dans l'église paroissiale, tout émouvant qu'il soit, s'efface devant une oeuvre, certes moins connue mais animée d'un tout autre souffle. Celle-ci s'abrite dans la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, le sanctuaire du bas du bourg que seuls découvriront les touristes pas trop pressés. Dans cette Pietà, la force plastique sert à merveille la puissance émotionnelle. La différence des deux Pietà de Locronan ne tient pas seulement au traitement des visages, celui de la Vierge enfoncé sous le quadruple pli du voile de tête, et ceux des assistants qui veillent un Christ désarticulé à souhait. Tout, gestes, attitudes, vêtements, fait la différence entre l'oeuvre d'un maître et celle d'un suiveur, qui ne manque, néanmoins, pas de talent."

— COUFFON (René), LE BRAS (Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de LOCRONAN, Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/55a0099976c148cb034b4323cf0497e5.pdf

— DEBIDOUR (V.H), 1953, La sculpture bretonne, Plihon, Rennes.

—  DEBIDOUR (V.H),  les statues de Locronan, in  M. Dilasser : Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) page 535

—  DILASSER (Maurice), 1981, Locronan (Rennes, 1981)

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle, 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm; Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395. Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014. Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. page 259.

— WAQUET (Henri), 1919, "Locronan", Congrès archéologique Brest-Vannes, p. 554-576.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f675.image

— WAQUET (Henri), Locronan ; Images de Bretagne, ed. Jos le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_148/Locronan__.pdf

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 19:42

Les vitraux de l'église Saint-Thurien à Plogonnec : la baie 5 (1520-1525) d'Alain de Guengat présenté à Saint Sébastien.

 

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Cet article  reprend celui du 10 décembre 2015, avec un texte identique mais des  photographies de meilleure qualité de février 2020. Des gros plans sur les visages montrent comment le verre blanc est dessiné  à la grisaille et coloré à la sanguine dont les lavis ou les très fines hachures  indiquent le modelé des chairs.

 

 

Cet article fait partie, dans ce blog, de l'ensemble des Vitraux de l'église St-Thurien de Plogonnec :

 

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Voir aussi ma liste de tous mes articles sur les vitraux.

 

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Voir encore, sur l'église et les chapelles de Plogonnec :


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  L'église de Plogonnec est riche de cinq verrières du XVIe siècle, celles de la Passion (maîtresse-vitre) au centre, de la Transfiguration au nord, du Jugement dernier à droite de l'autel, de la Résurrection et de Saint Sébastien au sud, attribué à l'atelier quimpérois des Le Sodec.

 

1. Le culte de Saint Sébastien.

La première question que je me pose est celle de l'origine du thème iconographique : pourquoi un vitrail voué à Saint-Sébastien ? La réponse la plus évidente est d'y voir un lien avec les épidémies de peste qu'a connu la Bretagne du XIV au XVIIIe siècle (1348 à 1758), Saint Sébastien étant invoqué contre cette maladie ce qui explique la constance de son culte et de la présence de sa statue dans les églises et chapelles. Mais l'existence de Confréries de Saint-Sébastien en France me pousse à m'interroger : ce vitrail est-il lié, ici,  à une telle confrérie ? Et qu'entend-on sous ce nom?

  Le nom Sébastien est issu du grec sebastos, "honoré, glorieux" issu de sebas, "respect, adoration due aux dieux". C'est, en ce sens, un qualificatif des empereurs romains, Sebastos devenant la traduction d'Auguste. Sebastokrator "celui qui a le pouvoir d'Auguste" est un titre impérial byzantin. Cette étymologie souligne l' image de puissance et de gloire attachée à l'Athleta Christi qu'est Saint Sébastien.

  Sébastien était un officier romain originaire de Narbonne à la fin du IIIe siècle. Remarqué par l'empereur Dioclétien qui le nomma capitaine de cette unité d'élite qu'était la garde prétorienne, il fut chargé de diriger la persécution des chrétiens à Rome, jusqu'à ce que Dioclétien découvre que Sébastien était lui-même de foi chrétienne et qu'il ordonne qu'on l'exécute par sagittation, en le transperçant de flèches. Il échappa miraculeusement à ce premier supplice, mais Dioclétien le fit rouer de coup et fit jeter son corps dans les égouts de Rome.

 

  a) Les Sociétés d'Archers.

   Dans le Nord et en Picardie, les Confréries de Saint-Sébastien sont des sociétés d'archers, ou des sociétés de tir, à mi-chemin entre une confrérie professionnelle, une compagnie de milice et une association sportive. Elles connaissent trois temps-forts : le Bouquet qui rassemble plusieurs (dizaines de) sociétés et se termine par un Bal, le Tir du Roi ou abat-oiseau, et la Saint-Sébastien le 20 janvier, où un archer est élu  Saint-Sébastien de l'année. 

   En 825, Hilduin, évêque de Soissons, fit venir les reliques de Saint Sébastien en l'abbaye royale de cette ville et créa un corps de milice pour en assurer la garde, l'Ordre de saint-Sébastien, dont l'Abbé de saint-Médard lés Soissons était le Grand Maître.

       Dans l'incipit de Sylvie, Gérard de Nerval décrit le narrateur lisant cette annonce dans le journal : "Fête du Bouquet provincial. Demain, les archers de Senlis doivent rendre le Bouquet à ceux de Loisy." Et cela déclenche l'irruption des souvenirs de fêtes, de défilés de chevaliers d'arc, et des jeunes filles...mais pas du tout de souvenirs de pèlerinage ou de dévotion.

 

b) Les Confréries de paroisse.

  C'est surtout à Paris, dans le Nord et en Normandie qu'elles se sont développées, dans le Calvados, l'Eure... sous divers noms dont celui, récent,de Confréries de charité.Leurs membres se nommaient alors "charitons". Malgré leur nom, elles se consacraient moins aux œuvres de charité, assistance aux malades, distribution de nourritures et de biens aux pauvres, qu'à assurer à leurs membres , ou aux nécessiteux une sépulture chrétienne, et il est difficile de discerner sous leur nom de Confrérie celles qui se vouent à la prière ou au culte d'un saint (nommons-les confréries de dévotion), celles qui se consacrent à la charité (disons : confréries d'assistance), celles qui se vouent aux trépassés (les confréries funéraires), et aussi, intriquées ou dissimulées derrière elles, les confréries professionnelles d'assistance et de secours mutuel : ce sont elles que la loi du 18 août 1776 voulut supprimer pour leur proximité avec les corporations. 

   Les confréries funéraires.

  Elles se préoccupent d'assurer à chaque chrétien ou chaque être une sépulture décente et conforme aux rites. Ce souci d'assurer l'inhumation se comprend si on se rappelle l'importance attribué dans l'Église à l'intégrité du corps avant et après le décès :  l'Ancien Testament soulignait déjà que l'inhumation était la manière convenable d'honorer le défunt, et qu'en priver un être est une infamie. ( Cela est retrouvé aussi dans le monde grec et la lecture d'Antigone de Sophocle suffirait à l'illustrer) Voir I Sam 17, 44-46 ; I Rois 14, 11 et 16,4 ; II Rois 9,10. La pratique de la crémation par les habitants du pays de Canaan est dénoncée par les prophètes comme un acte impie. Dans la religion chrétienne, la théologie de l'Incarnation et la foi en la résurrection de la chair renforce l'importance donnée au respect de l'intégrité du corps, mais transforme aussi  la mort en une célébration d'un passage, d'une Pâques vers le monde céleste. 

   Il importe à tout chrétien du Moyen-Age de parvenir au terme de sa vie sans avoir commis de péchés trop lourds, de s'assurer du bénéfice des derniers sacrements, d'être enterrer en terre chrétienne et 'ad sanctos", ( près du saint éponyme de la paroisse ou de ses reliques) dans l'église puis, en Bretagne dans le périmètre de l'enclos paroissial et selon les rites en vigueur, de bénéficier de prières et de messes dites à l'intention de son âme, enfin et surtout de ne pas être damné, et de séjourner aussi peu que possible en purgatoire.

  Les confréries vont  1) d'une part assurer le rôle de nos pompes funèbres (préparation du cadavre et acheminement du défunt vers le cimetière), avec les risques de contagiosité  que cela présente en période d'épidémie, 2) jouer le rôle d'une caisse de prévoyance-décès, mais aussi 3) remplir celui  d'officier du culte en dehors de l'administration des sacrements : ces différents rôles les rendent indispensables dans une paroisse, mais engendrent aussi des conflits avec le recteur ou la Fabrique paroissial...surtout lorsque les "frères" se livrent (on assure que c'est fréquent) à des excès de boisson, ou qu'ils empiètent sur les prérogatives du clergé.

  -1er rôle : En période d'épidémie et notamment lors de foyers de peste, l'angoisse est majeure, si on succombe à l'infection, de voir son cadavre délaissé tant les morts sont nombreux et tant les rescapés se protègent et évitent les risques de contagion : appartenir à une confrérie de Saint-Sébastien est  une assurance contre cela.

  -2éme rôle : les frères et sœurs de la confrérie se doivent assistance, et bénéficient pour leurs obsèques  de la présence des autres membres et du matériel funéraire.

 - 3ème rôle : Des indulgences, grâces et privilèges sont accordées à certaines confréries, et à certaines pratiques (récitation de prière, présence aux pardons et pèlerinages, etc...). Le défunt va bénéficier de l'ensemble des rites, dont aucun n'est superflu :

- le cortège qui le mène de son domicile à l'église n'est pas un simple transport de corps, mais une procession préfigurant le parcours vers les cieux. C'est aussi une "garde du corps", une protection de l'âme contre les mauvais esprits qui peuvent la ravir. Il suffit de songer au vitrail de la Passion à La Roche-Maurice, où on voit le démon ravir l'âme du mauvais larron au moment où, précisément, celui-ci "rend l'âme" pour imaginer ce que peuvent redouter les agonisants et pour penser que, dans l'esprit médiéval, la fin de vie est le moment de tous les dangers, le "quitte-ou double" où tout se joue pour la vie éternelle, et le dernier grand combat contre les forces du mal .Les cantiques, le psaume Miserere ; l'antienne aperite mihi portas iustitiae, l'antienne in paradisio à l'entrée dans l'église le cantique Nunc dimittis sont autant de garanties déployées contre les dangers. La croix, les bannières, l'encens, l'eau bénite, la lumière des cierges, ou les cloches du glas , mais aussi le "drap" mortuaire participent à ces mesures de protection de l'âme pendant la période de transition et de passage entre le monde des vivants et celui des trépassés, la tombe étant une Terre Promise. 

  On comprend alors que chaque confrérie funéraire dispose de son propre arsenal : bannière de confrérie, croix de procession, drap mortuaire.

Les confréries funéraires s'engagent aussi à faire dire une messe pour le défunt (dont le nom est mentionné aussi dans le memento des morts de la messe dominicale), et une messe votive annuelle.

 

   Tout cela me renseigne, mais je lis aussi que les confréries de charitons ne sont pas attestées en Bretagne : l'existence des confréries y est pourtant parfaitement établie, mais pour  quels rôles ?

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c) la Confrérie de Saint-Sébastien à Plogonnec.

  J'emprunte les éléments qui vont suivre à un article de Roger Barrié intitulé "Mobilier cultuel et décor intérieur dans l'église de Basse-Bretagne au XVIIème et XVIIIème siècle", Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1983, vol. 90 n°90-2 pp. 377-386.

- L'ensemble des verrières (dont le vitrail dédié à Saint-Sébastien) ont été construites entre 1520 et 1540.

- Une Confrérie de Saint-Sébastien disposait d'un autel contre un mur aveugle au nord du transept. La dévotion à Saint-Sébastien s'accentue après "l'épidémie de 1633", épidémie sur laquelle je dois me renseigner. En effet, l'offrande annuelle à Saint-Sébastien qui était auparavant de 20 à 25 sols sous forme de chanvre à tisser, passe brusquement à 90 livres, soit sauf erreur 1800 sols (La livre tournois valant 20 sous).

-En 1638 est institué le grand pardon de Saint-Sébastien.

- En 1723, c'est la chapelle Nord-Est qui est dédiée au saint guérisseur de la peste, avec sa statue sur l'autel, un tableau le représentant, et on lui adjoint une représentation (statue ? tableau ? ) de Saint Roch, également grand guérisseur de la peste. "Ainsi le chevet du collatéral nord constituait un lieu de recours contre les épidémies, par le moyen de la dévotion  envers les saints guérisseurs".

Voilà donc établi sur des preuves historiques qu'à Plogonnec, comme sans-doute ailleurs en Bretagne, la confrérie de Saint-Sébastien est en relation avec l'épidémie de peste. Il resterait à savoir si c'est une confrérie d'intercession et de dévotion, se donnant comme obligation le culte du Saint par les prières, les offices,les cierges, les offrandes, les images de représentation ou les processions, ou bien s'il s'agit d'une confrérie funéraire réagissant à la pénurie de moyens d'inhumation lors des épidémies.

  Une confrérie peut disposer ou commanditer la construction d'une chapelle ou d'un autel, d'une statue, d'un tableau, d'un vitrail, d'une bannière, d'une croix, d'un drap mortuaire ou d'autres biens. Les premiers éléments sont authentifiés à Plogonnec, même si le vitrail n'a pas été commandité par la confrérie, mais par des donateurs membres de la noblesse. Mais parmi les bannières conservées dans l'église, et parmi les 80 bannières que j'ai pu inventorier en Finistère, aucune n'est consacrée à Saint-Sébastien, dont le culte s'est sans-doute éteint avec l'épidémie de peste au profit de nouveaux cultes du XIXème siècle et de nouvelles confréries : Sacré-Cœur, Sainte Thérèse de Lisieux omniprésente, Sainte-Famille, Notre-dame de Pitié, etc...

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 II.  le vitrail de saint-Sébastien : vue d'ensemble .

 Il se compose de trois lancettes et d'un soufflet de trois mouchettes.

Je dénombre treize panneaux ; la couleur rouge du fond crée une unité d'ensemble, structurée par trois bandes architecturales traitées en grisaille. Dans le registre inférieur, une tenture rouge à bordure jaune réunit les trois groupes de personnages, qui se logent sous les trois arcades. Au registre supérieur, on retrouve les trois arcades isolant trois scènes de Nativités.

  Cette belle unité est le fruit du talent de restaurateur de l'atelier Jean-Pierre Le Bihan, et cache la disparité de fragments incomplets provenant soit des autres verrières de l'église, soit de la chapelle saint-Théleau, la dépose des vitres durant la guerre et les restaurations précédentes ayant brouillé les pistes : tout cela étant expliqué dans le blog du restaurateur :

http://lebihanvitraux.over-blog.fr/article-10509681.html

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17041825.html

  En 1867, Adolphe Joanne dans son Itinéraire de la France décrivait le panneau du donateur comme appartenant au vitrail de la Passion, et celui de la donatrice au dessus d'un autel de st Maudez dans une niche décrivant sa vie. Je ne me hâte donc pas d'y voir les donateurs d'un vitrail de St Sébastien : un don par une confrérie reste peut-être possible.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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III. Le registre inférieur :

  On identifie Saint-Sébastien dans sa posture typique d'éphèbe martyrisé à la belle indifférence, et un couple de donateurs présentés au Saint par leurs intercesseurs. Je décris le vitrail du bas vers le haut et de gauche à droite en nommant les lancettes A, B, C et les panneaux de 1 à 4 ou 5.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Panneaux A1, A2 et A3 : Saint Allan présentant Alain de Guengat :

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   Le panneau inférieur A1 est moderne ; les deux panneaux A2 et A3 mesureraient 49 x 50 cm et 46 x 50 cm.

  Sous une arcade en grisaille rehaussée de jaune d'argent, et un dôme de couleur bleue, Saint Allan (version bretonne de Saint Alain) est vêtu en évêque nimbé,  avec mitre à orfrois, chasuble verte doublée de violet et ourlée d'un large galon d'or, grande pièce de broderie en Y devant la poitrine,  gants gris, crosse épiscopale, et au bras gauche la manipule de soie dorée. L'anneau épiscopal n'est pas visible

  Derrière lui, une tenture rouge damassée porte l'inscription  :  S : ALLAN, en lettres gothiques minuscules dont le n est ornée d'une hampe lui conférant l'allure d'un y.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Saint Allan "présente" par un geste de la main sur l'épaule le donateur du vitrail. Il porte un surcot bleu sur lequel des mains blanches présentent leur paume. On s'interroge, on croit à une erreur, si on ne pense pas à les traduire en termes d'héraldique. Un fond bleu et trois paumes blanches, le chevalier porte " d'azur aux trois mains dextres appaumées d'argent en pal" , "en pal" signifiant "placées verticalement". 

  Ce sont les armoiries de la famille des de Guengat, dont la devise est" Trésor" et "Leal à ma foy". Le château de Guengat, mentionné depuis 1203 mais dont il subsiste des éléments au sein d'une ferme moderne, est situé au Nord de la commune de  Guengat, à la limite de  Plogonnec, sur une butte située à 143 mètres d'altitude. Il fut assiégé et pris par les Quimpérois en 1591, pendant la Ligue, après que Jacques II ait pris parti pour Henri IV. Il fut récompensé de son choix en étant nommé chevalier de l'ordre de Saint Michel en 1602. 

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  Ils possédaient une chapelle à la cathédrale de Quimper, et leurs armes sur deux portails de la cathédrale. Au XVème siècle, Jehan de Guengat fut chambellan et conseiller du duc Jean V.

   Le personnage qui figure ici est (comme nous le souffle son intercesseur), Alain de Guengat, vice-amiral de Bretagne. ( Il existe différentes Amirautés en Bretagne, dont l'Amirauté de Quimper ou de Cornouaille, dirigées par un Amiral de Bretagne secondé par des Vice-Amiraux). A ce titre, disposant en 1527 de lettres de marque du roi, il fit la guerre aux Portugais qui avaient pillé les côtes de France en l'absence du roi, et mena sa mission "avec un tel succès que le roi du Portugal versa une rançon". ( Prosper Levot, 1864) . Auparavant, il avait, comme maître d'hôtel du roi, accompagné François Ier en Italie :il y fut prisonnier avec son souverain à Pavie (24 février 1525) et partagea sa captivité de deux années à Madrid. En reconnaissance, François Ier le nommé capitaine de Brest.

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  En 1521, pour cacher une cicatrice de brûlure qu'il avait reçu en jouant à attaquer l'hôtel du Comte de Saint-Paul  à Romorantin, François Ier s'était laissé couper les cheveux et pousser la barbe, inaugurant ainsi une mode qui dura jusqu'à Louis XIII. Mais ici, Alain de Guengat est imberbe, et il est coiffé à la mode du XVème siècle, cheveux taillés en avant et longs en arrière avec une raie médiane. sa tenue vestimentaire ne semble pas non plus à la mode, elle est loin du costume de François Ier par Clouet , point ici de belles étoffes, de crevés, certes le col est court , et peut-être orné d'un ruché mais l'armure complète lisse, nos travaillée et le surcot simple n'évoquent pas les fastes de la Renaissance. Du vitrail originel, nous n'avons que les cubitières avec leurs oreillons arrondis qui pourraient aider à la datation,  et les brassards d'avant-bras. La cubitière n'est pas pointue, comme au XVème siècle.

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   Le panneau A1 serait, si j'ai tout compris, de Jean-Pierre Le Bihan qui aurait reconstitué la position agenouillée devant un prie-Dieu, les autres pièces de l'armure, le sol en le traitant en mosaïque monochrome comme celui du panneau voisin,  et la frise .

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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 Panneaux B1 et B2 : Saint Sébastien.

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  Il se tient adossé à la colonne qui symbolise le Christ, les mains liées derrière cette colonne de la couleur verte qui est au Moyen-Âge,celle de la croix, et du Christ après la crucifixion. Il se tient sous le dais bleu à godrons reposant sur les deux culées et surmonté d'une niche semi-circulaire a clef de voûte sculpté en bouquet floral, que nous avons observé dans la lancette A, et nous retrouvons aussi la tenture rouge. Il est coiffé comme l'est Alain de Guengat, cheveux longs,mais le front dégagé par une franche ou une raie médiane.

On sait que Saint-Sébastien est le seul saint, et avec le Christ la seule figure religieuse représentée nue, ou dénudée. Les artistes renouent alors avec les bustes antiques et avec les statues d'Apollon, décrivent avec complaisance un bel Éphèbe, voire parfois un bellâtre efféminé, mettent en valeur la musculature, soignent la pose et retrouvent le contraposto, cette attitude de la statuaire grecque où l'athlète s'appuie sur une jambe fermement tendue alors que l'autre, fléchie, libre, amorce un mouvement de rotation qui entraîne déjà avec lui le bassin et le tronc. Et ce contraposto confère au héros un charme trouble fait de nonchalance maniérée.

On compte ici sept flèches, profondément et outrageusement enfoncées, avec la détermination d'un sorcier pratiquant un envoûtement. Souvent, seules cinq flèches sont représentées, correspondant aux cinq plaies du Christ, mais le chiffre sept est riche de signification également. L'invraisemblance des deux flèches qui transpercent les deux jambes en même temps n'est pas gênante, tant il est évident que nous sommes placés ici très loin de la réalité, dans un plan métaphorique que nous comprenons parfaitement.

  C'est le drapé transparent et déchiré qui me fascine, avec cet effet de déshabillé ou de "tee shirt mouillé" étonnamment audacieux . S'il est, pour un peintre, une belle prouesse technique, cela doit être aussi un bel exploit pour un maître-verrier. Cacher en laissant voir, évoquer la violence faite au corps par la meurtrissure de l'étoffe, jouer de l'ambiguïté des plis, des fentes, ou des brèches , choisir une mousseline pour sa fragilité et pour sa manière de couvrir las chairs comme une caresse , qu'en penserait Gaétan Gatian de Clérambault?

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  Le socle en verre blanc traité en grisaille et jaune d'argent prolonge celui des panneaux A1 et C1 en alternant des colonnes cannelées au chapiteau centré par une rosette, avec des médaillons représentant de gras Amours au carquois bien remplis et aux cheveux paille hérissés comme des flammes, qui bandent leur arc. Seul sans-doute le hasard des reconstitutions de fragments vient placer ces petits archers sous l'effigie de leur saint patron.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Panneaux C1 et C2 : Sainte Marie-Madeleine présentant Marie Tromelin de Guengat :

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   S'il fallait désigner une homologue féminine à saint Sébastien, Sainte Marie-Madeleine serait une candidate à ne pas écarter, tant l'ancienne pécheresse est souvent figurée en Vénus repentie, tant les artistes se sont plus à la vêtir de peaux de bêtes ou de sa seule chevelure pour dévoiler ses formes, et tant Marie de Magdala devient, par son passé de courtisane et  sa proximité tendre avec le Christ à qui elle s'adressait en le nommant affectueusement Rabbi, une figure de la féminité et de la séduction : le renoncement à l'érotisme dans la pénitence et l'ascèse possède ses charmes secrets. 

   Mais ici, point de mélancolie évanescente (ce n'est pas encore l'age baroque), point de longs cheveux blonds ou roux à l'animalité sauvage (ce sera au XVIIIe), point de pose extatique au pied d'une croix ou d'une déposition, mais une sainte anonyme dont seul le vase de parfums nous révèle l'identité. Sans celui-ci, nous ne l'aurions pas reconnue derrière son déguisement de mère-la-pudeur tirée à quatre épingles, pas un cheveu qui ne soit soumis à la stricte discipline d'une guimpe austère, le regard triste, la mine rébarbative,  pâle frileuse abritée dans une grande cape verte.

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  Elle porte un surcot  de couleur or, damassé, à manches courtes au dessus  d'une robe bleu-sombre à motifs losangiques et à manches blanches à gigot. on voit le nœud d'une ceinture couleur  fuchsia. De la main gauche, elle place, sans vraiment le tenir, dans le dos de la donatrice un livre à fermoir curieusement entièrement bleu.

  Son grand manteau fait un pli curieux pour se placer dans le dos de la donatrice.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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La donatrice est agenouillée à son prie-Dieu, les mains jointes sur un missel. On remarque trois bagues, l'une sur la première phalange de l'annulaire, les deux autres sur la deuxième phalange de l'index et de l'auriculaire de la main gauche, la main droite échappant à notre curiosité. Au Moyen-Âge, lorsqu'un fiancé offrait une bague et que celle-ci restait bloquée à la deuxième phalange, ces dames y voyaient un signe que, en son ménage, la fiancée porterait la culotte. Mais il faut chercher ailleurs l'explication de ce détail. A l'époque gallo-romaine, les bagues se portaient à la phalangine ou P2. L'examen du célèbre tableau La Fornarina de Raphaël montre que la "fille du boulanger" porte un anneau d'or sur la deuxième phalange de l'annulaire, et un commentaire dans le Nouvel Observateur indique que c'était alors la mode de porter ainsi les alliances, et rappelle aussi cette croyance de la période Renaissance en l'existence d'une veine qui partait de l'annulaire pour se rendre au cœur. Les veuves portaient parfois une alliance de veuvage, et sur un portrait de Bernard Van Orley (1493-1542) Marguerite d'Autriche se trouve représentée avec un anneau émaillé de noir au second doigt de la main gauche. Je ne remarque aucun chaton, ce sont des anneaux simples dits à tige ou à simple jonc, à demi-roont c'est à dire plat dans sa partie interne et rond dans sa partie externe, lisse sans ornementation de filets ou de feuillage, sans niellure ni émail, sans monogramme ni inscription ; ils peuvent être en cuivre, en bronze, mais je gage qu'ils sont en or. Je vais m'en tenir à l'hypothèse suivante : les deux bagues  de phalangines sont des alliances de veuvage, la bague de la phalange de l'annulaire est l'alliance en rapport avec le mariage valide à la date du portrait.

  

Elle est coiffée d'un chaperon de velours noir à la bordure brodée d'or et ornée de perles. Ce chaperon semble fixé à une coiffe, un petit béguin de soie qui recouvre les cheveux tirés en arrière pour dégager le front. Un voilage recouvre le visage.

  Elle porte une chemise fine qu'on entrevoit à l'encolure, laquelle est arrondie, prés du cou, sans ornement, et aux poignets où elle s'orne de dentelle. Puis nous voyons un vêtement blanc au décolleté à peine marqué, arrondi et non carré selon la mode italienne récente, vêtement qui descend assez bas  et dont je ne sais dire s'il s'agit de la cotte (ou corset) ou de la robe. Des rangées de boutons dorés s'alignent sur le devant, sans paraître en assurer la fermeture. Au dessus, une très belle robe lie-de-vin très ouverte se pare de revers mauves et fait apparaître sa doublure de soie d'or par les grandes manches retroussées et pendantes. Les avant-bras sont couverts par une belle étoffe rouge représentant peut-être des manches attachées au coude. L'ensemble est luxueux mais reste, pour un néophyte, en dehors de la mode italienne du début du XVIe siècle.

  Outre les bagues, le seul bijou est une chaîne (d'argent) en collier.

  Répondant au chien qui bondit sur les armoiries, deux lévriers sont couchés au pied de leur maîtresse, dans des poses bien naturelles. 

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      Il s'agit de Marie de Tromelin, dame de Livinot et de Botbodern en Elliant, épouse en troisième noce d'Alain de Guengat qu'elle épousa en 1521 après un mariage avec N.du Perrier, sieur de Coatauton puis avec Fiacre de Trogoff. Elle est la fille de Jean de Tromelin (décédé en 1500) et d'Isabelle de Kervastard . Elle eut trois enfants d'Alain de Guengat : Jacques, René (décédé en 1587) et Claudine. Elle est décédée le 18 décembre 1547. Il ne faut pas la confondre avec Marie de Tromelin, dame du Bourouguel, veuve de Claude de Penmarc'h et épouse en 1588 d'Anne de Sansay, sans descendance.

  Elle porte, sans que l'on puisse affirmer que c'est une partie de son costume ou un élément surajouté, les armoiries des Guengat et des Tromelin en écartelé :  Guengat porte, nous l'avons vu, "d'azur aux trois mains dextres appaumées d'argent en pal", et Tromelin porte " d'azur au levrier passant d'argent". Ce blason est surmonté d'un autre, "d'argent à trois chevrons de sable", qui est Kervastar, seigneur de Kerengar en Elliant. Ces deux dernières armoiries se trouvent sur le tympan de la maîtresse-vitre de la chapelle de Kerdévot (Ergué-Gaberic), et les deux premières (Guengat-Tromelin) dans l'oculus de la même verrière.

  il ne faut pas confondre ces Tromelin issus de Mahalon (près de Pont-Croix en Cornouaille) avec les Tromelin du Léon, qui portent d"argent à 2 fasces de sable.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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      Il est consacré à une scène d'Adoration des mages que Jean-Pierre le Bihan intitule "fragments d'adoration des mages et d'un prophète".

  Tel qu'il se présente au visiteur contemporain, abstraction faite du travail de restauration à partir de "fragments", il forme une belle unité tant architecturale avec les trois loges en arcade surmontées de pots à feu que par la couleur rouge du ciel.

On lira dans mon article sur les verrières de Notre-Dame du Crann en Spézet les rapprochements qui s'imposent  entre  la baie 3, datant de 1546, et traitant d'une Adoration des Mages et des Bergers, et ce registre supérieur de Plogonnec.

http://www.lavieb-aile.com/2016/06/les-vitraux-de-notre-dame-du-crann-a-spezet-l-adoration-des-mages-et-des-bergers.html

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Panneau A4 : La Vierge à l'enfant :

 

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  La Vierge, la tête couverte d'un voile,vêtue comme il se doit d'un grand manteau bleu, au dessus d'une robe violette, tient l'Enfant-Jésus qui puise de la main droite dans une boite en or au couvercle évasé. J'y voyais une bonbonnière, mais vous seriez plus avisés peut-être d'y voir le précieux cadeau que le premier Roi Mage, qui s'est éclipsé, lui a offert  : de l'or, si c'est Melchior, ou de la myrrhe, si c'est Balthazar.

  Le galon du manteau porte une inscription, qui appartient au panneau A1 : l'aviez-vous remarquez ? En vous y reportant, vous déchiffrerez : VEORE.AV/SAMERORO  J'attends vos interprétations, mais la plupart du temps sur ces vitraux quimpérois de l'atelier Le Sodec, les inscriptions sont des séquences aléatoires de lettres à visée décoratives..

  Je remarque aussi la belle étoile des bergers, qui incite à ne pas voir une simple Vierge à l'Enfant, mais à l'inclure dans une Nativité.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Panneau B3 : fragment de Nativité, Roi mage.

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  Il met en scène un des trois Rois mages portant un récipient en or et argent doté d'un couvercle. Classiquement, le roi mage à barbe blanche, c'est  Melchior, qui offre l'or. Il est bien beau, avec sa barbe bien taillée, son collier d'or, sa robe rouge au camail bleu et son manteau vert. Mais les deux gamins qui se sont hissés sur le mur de la crèche lui volent la vedette, tant ils sont mignons. Ce sont des bergers, puisque l'un tient sa houlette.

   L'ange de nativité semblerait appartenir à ces pastoureaux stupéfaits si ses ailes vertes et le nuage bleu qui lui sert de tapis volant ne nous informaient qu'il appartient aux légions de séraphins messagers et autres chérubins. L'étole qui se croise sur son aube est décorée de croix et de losanges.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Panneau C3 : Fragment de Nativité : Roi Mage :

 

 

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C'est pour moi une scène analogue au panneau B3, avec un roi à grise mine (la sanguine a du s'effacer) et à la drôle de couronne de guingois. Il porte le même collier que le mage précédent, une robe rouge, un camail vert sur un vêtement richement ornè de broderies d'or. Sur le bord de ce dernier se lisent les lettres ORAPRON à droite (ora pro nobis, "priez pour nous") et VER à gauche.

  Un autre berger blond encapuchonné est le "ravi" de nos crèches de santon, avec ses bras levés en signe d'émerveillement et son sourire d'extase.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Le soubassement.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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Baie 5 de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile février 2020.

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LE TYMPAN

 

par Le Bihan.

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SOURCES ET LIENS.

 

 — BARRIÉ (Roger)  Etude sur le vitrail en Cornouaille au 16e siècle : Plogonnec et un groupe d'églises de l'ancien diocèse de Quimper / ; sous la direction d' André Mussat, 1979  Thèse de 3e cycle : Art et archéologie : Rennes 2 : 1979. Bibliogr. f. 9-32. 4 annexes (vol. 2)

— GATOUILLAT (Françoise) HEROLD (Michel), Les Vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum France recensement VII, Presses Universitaires de Rennes : Rennes 2005 pages 157-159.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), blog

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17041825.html

— LE BIHAN (Antoine), blog 21 mai 2007.

http://lebihanvitraux.over-blog.fr/article-10509681.html


 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 22:28

Le moulin de  Ronvarc'h à Telgruc-sur-Mer sur le ruisseau de l'Aber et son inscription en kersanton de 1802.

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— Voir :

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— Sur les inscriptions lapidaires de la Presqu'île de Crozon, voir :

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Et

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​​​​​​Remerciements à Jean-Yves Marchadour pour son accueil.

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Jean Marchadour, le dernier meunier du moulin à eau de Ronvarc'h à Telgruc, sur le cours du ruisseau de l'Aber,  a cessé son activité en 1959 puis l'étang de retenue du moulin a été comblé,  ses installations fonctionnelles ont été rasées (et enfouies sans doute pour le comblement) et  Jean-Yves Marchadour a créé une exploitation agricole de vaches laitières Holstein en 1981, avant de prendre sa retraite. 

Le promeneur découvre malgré tout encore, à coté des trois hangars et  étables désaffectées, à droite, et la maison d'habitation crépie au ciment (sans doute du XIXe ou XXe) à gauche, trois bâtiments en pierre : deux servent de dépendance (garages), mais le troisième, orienté obliquement par rapport à la route, attire le regard par l'appareillage en pierre de taille des ouvertures : c'est l'ancien moulin et les ruines de l'ancienne habitation.

Si, avec l'accord du propriétaire, il s'en approche, il découvre ceci :

 

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Photo Tanguy-Schröer Judith, copyright région Bretagne

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Le bâtiment principal (l'ancien moulin) possède encore sa jolie porte cintrée à encadrement en pierre jaune, et deux ouvertures également en pierre de taille. Mais les murs effondrés du premier plan correspondent à l'ancienne maison des meuniers, dont, au nord, la porte basse cintrée est encadrée de kersantite.  Le mur mitoyen avec le moulin conserve une vaste cheminée, au dessus de laquelle a été placée, en réemploi, une pièce de kersantite tranchant par sa couleur gris sombre avec les autres pierres. Elle était auparavant le linteau de la porte d'entrée sud de la maison d'habitation (une maison disposant jadis d'un grenier auquel on accédait par un escalier intérieur). La pierre de kersanton  porte une inscription.

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Photo Judith Tanguy-Schröer, copyright région Bretagne pour l'Inventaire général.

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Ce blog est complet comme l'indique son cartouche à moulures limitant deux lignes de lettres majuscules ; la première ligne est elle-même séparée en trois compartiments. Nous pouvons lire ceci:

 

FET PAR / JEAN MORE / ET (oiseau)/ FRANCOISSEGOVRVES 1802.

 et nous pouvons transcrire l'inscription ainsi : "Fait par Jean MORÉ et Françoise GOURVES en 1802."

Je note l'oiseau sculpté en fin de ligne, une ornementation qui n'est pas courante.

Les généalogistes nous donnent les renseignements nécessaires sur ce couple.

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-Jean MORÉ est né le 23 août 1742 à Kergoff-Portsalut (juste au dessus de Ronvarc'h) [ou à Saint-Nic] et est décédé au Moulin de Ronvarc'h le 21 juillet 1805.

Ses parents sont Yves MORÉ (baptisé  le 16 février 1704 à Kergoff-Tréboul,Crozon) et Marie RIOU (mariage le 28 juillet 1740 à Crozon) .

Sa tante paternelle Marie MORÉ (née à Kergoff-Portsalut le 17 octobre 1709 et mariée en 1730 à Jean LASTENNET) est décédée le 5 octobre 1779 à Pont Men (Crozon) le dernier moulin en aval sur la rivière de l'Aber. Au décès de Jean Lastennet, le moulin de Pont Mean est affermé à sa veuve Marie et à Etienne Lastennet  par bail du 13 septembre 1763 : ils doivent payer 150 livres en avril et pour la Saint-Michel (29 septembre), ce qui donne une idée des baux des moulins sous l'Ancien Régime.

Il avait un frère Yves (1741), une sœur Catherine (1747) et surtout une sœur Marie-Françoise née le 22 novembre 1752 à Kergoff-Port-Salut (témoins Jacques Riou et Marie Lastennet).  Elle épousa Hervé HORELLOU, meunier au moulin de Brenalen en Saint-Nic et y décéda le 17 novembre 1816. Son fils Jean et sa petite-fille Jeanne furent meunier de Brenalen.

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil2020%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=14532&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

 

Ses grands parents paternels étaient Budoc MORÉ (?v.1676, Trégarvan- 2 février 1734 à Kergoff-Portsalut, Crozon, couturier puis laboureur) et Marie THOMAS (mariée le 13 février 1702 à Argol, décédée le 4 avril 1740 à Kergoff Tréboul). Ce couple eut un autre fils Alain MORÉ (1707-1787). Quatre générations plus tard, Marie-Jeanne MORÉ son arrière-petite fille s'étant mariée avec Jean LE CORRE, leur fils Joseph Marie LE CORRE reprend le moulin de Ronvarc'h avec Marie Jeanne LE DOARÉ. 

On n'aura pas tout suivi de cet écheveau, mais on pourra retenir que les réseaux familiaux s'entrecroisent pour fournir des meuniers à divers moulins de la Presqu'île de Crozon.

 

Note : il faut sans doute assimiler Kergoff-Tréboul à Kergoff-Portsalut.

Enfin ,le grand-père paternel de Jean MORÉ est Simon MORÉ.

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-Françoise GOURVES (GOURVEZ) est née au moulin de Péran (également un moulin à eau sur l'Aber) le 12 avril 1749 et est décédée, au moulin de Ronvarc'h le 18 mai 1802, l'année même de cette inscription. Est-elle apparentée à Jean GOURVEST, meunier du moulin de Kérrédan, qui procéda en 1725 à l'expertise du moulin de Pont-Mean ?

Son père Jean GOURVEZ (Né ?, décédé le 10 mai 1775 au moulin de Péran, était donc meunier. Il était le fils de Jean GORVES (décédé en 1746) et de Marguerite LE GARREC. Sa mère était Françoise POUDOULLEC (1726?-1779) est décédée au moulin de Péran (comme ses deux parents Nicolas POUDOULLEC en 1751 et Catherine THOMAS en 1759).

 

-Le couple s'est marié le 26 novembre 1770 à Telgruc. Ils eurent (au moins) trois enfants, Pierre (né en 1772 et qui travaillera  comme meunier à  Ronvarc'h), Jean Budoc (né en 1778 et qui reprendra le moulin), et Marie-Françoise, née en 1780. J'y reviendrai.

Ils avaient acheté le moulin de Ronvarc'h le 30 mai 1791 ; j'ignore où ils demeuraient avant cette date, depuis leur mariage en 1770, et s'ils exerçaient le métier de meunier.

La date de pose de ce linteau ne correspond donc ni à l'achat du moulin, ni au mariage du couple, mais peut-être à une restauration de la maison d'habitation. Remarquons que les propriétaires-meuniers du moulin de Kereuzen, (à peine éloigné de 850 mètres en aval) avaient posé une inscription similaire en 1795. Une prospection plus large de ces inscriptions montrerait sans doute qu'elles répondent au désir des nouveaux propriétaires d'affirmer leur statut, après des siècles où les meuniers étaient assujettis aux baux consentis par la Noblesse et l'Eglise.

Avant de raconter ce que nous pouvons connaître de ce moulin aux XIXe et XXe siècle, je propose de détailler les éléments historiques qui le concernent depuis le XVIIe siècle.

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Données toponymiques : le toponyme RONVARCH.

Le moulin est certainement bien plus ancien que le XVIIe siècle, et une installation humaine doit remonter à l'époque médiévale (les premiers moulins à eau en Bretagne apparaissent au XIe siècle), mais la première attestation du toponyme date de 1636 (moulin de ronvarch) et de 1642 (moulin de ronarch). Albert Deshayes estime que c'est l'élément -marc'h, "cheval" qui s'y cache comme dans l'anthroponyme Ronarch (Quimper, 1699), l'incitant à envisager le nom ancien Roenmarch formé sur roen "royal" (ou "lignée, parentage, noblesse").

À proximité (2 km à l'est), on trouve le lieu-dit Brenvarc'h, peut-être de bren-, ancien breton brenn, "colline" (forme Brennevrac'h sur la Carte d'Etat-Major 1820-1866, Brenerarh sur la carte de Cassini).

À Saint-Nic, nous trouvons Coativrac'h.

Quand au moulin de Ronvarc'h, il est mentionné (symbole) mais n'est pas nommé sur la carte de Cassini, apparaît sous le nom de la chapelle de Port-Salut, ou sur la carte d'Etat-Major, où son symbole est en dessous du lieu-dit Kergoff-Portsalut. La carte du "Scan historique 1950" (synthèse de cartes antérieures) donne le nom de moulin de Rouvarch.

Curieusement, un autre nom est souvent cité, et il est même porté, peint à la main  sur une pancarte fléchant l'entrée, à coté du panneau officiel : "Meilh Gouarc'h". La sonorité finale est la même, mais gouarc'h renvoie au vieux-breton comarch "salut, exigence, défi" après son évolution en -convarch, couarch, gonvarch. Il se  qui se retrouve dans les anthroponymes HELGOUARC'H ou ARGOUARC'H, HARGOUARC'H (Argoarch Quimper 1628). Didier Cadiou rapporte l'usage de Meilh Gorré, un bulletin de l'AFM celui de Meil Gouar. Néanmoins, je ne les trouve ni sur les cartes, ni dans les archives et BMS.

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Une possession de l'abbaye de Landévennec.

Jusqu’à la révolution, posséder un moulin est un privilège seigneurial : les paysans sont contraints d’y venir moudre leur grain et payent une taxe en nature ou en argent (souvent les deux) contre ce « service ». « Dans un rayon d'une lieue [4.66 km], ils sont tenus de venir faire moudre leurs grains. Le meunier leur retient 1/16 de la mouture. Chacun attend normalement un jour et une nuit », Coutume de Bretagne art. 386.

Aussi ce moulin est une possession de l'abbaye de Landévennec, de la seigneurie de Landévennec, comme de nombreux lieux-dits de Telgruc, dont le nom Plebs Telchruc est cité en 1050 dans le Cartulaire de Landévennec. Les lieux-dits de Telgruc  dont il est fait mention dans les divers aveux et rentiers de Landevennec sont ceux de Brenvarch, Camran, Caon, Cozquérou, Douar an Abad, Goasglas, Guen- danet, Keranguéven, Keranpran, Kerbriant, Kerdrein, Kercoztylinec, Kerferman, Ker- goat, Kergoualch, Kergariou, Kergreiz, Kergustoc, Kerguiridic, Kerhuel, Kerian uhella et izella, Kerliver, Kerloch, Kernévez, Kernon, Kerouanguen, Kérrédan, Launay, Lescataouen, Lesdaffa, Lespiguet, Lyntan, , Mengleuff, Mesanplanguen, Pen An Coat, Pen ar guer, Pennarun, Péran, Porzlous, Quynyvel, Rabidan, Roskerloch, Rostégo, Rulan, Rumeing, Ty ar Han, et les trois moulins de Ronvarch, de Péran et du Yeun.

L'abbaye possédait  sept moulins, répartis sur les territoires de Landévennec, Telgruc, Argol et Trégarvan: Pen-ar-Poul, Bourg d'Argol, Trégarvan, Péran, Le Yeun, Ronvarc'h, Le Loch, auxquels viendront s'ajouter au XVe ou début XVIe le Moulin à mer (Le Folgoat, Landévennec).

 

Le moulin devait faire l'objet d'un bail à domaine congéable (ou bail à convenant) entre la seigneurie et les meuniers. Le meunier paye les rentes, cure l'étang et entretient le moulin.

À la Révolution, les moulins et les fermes seront déclarés Biens nationaux et vendus. Premier vendu, le moulin de Pen-ar-Poul (Argol) le 27 mai 1791 ; puis la ferme de Guernevez (Villeneuve) tenue par l'abbaye elle-même, et vendue le 30 mai 1791 ; puis le moulin de Caméros et le moulin neuf d'Argol, le 1er juillet ; puis le convenant des Le Roy à Caméros, le convenant Bideau à Lézargon, et ainsi de suite... Pour vaincre les réticences, la loi multipliait les conditions avantageuses, dont le paiement à l'achat réduit à 12%, le reste étant réparti en douze annuités égales.Rares étaient les surenchères, les acquéreurs éventuels ayant bien soin de se mettre d'accord au préalable. Un moment,  les ventes furent interrompues, pour ne reprendre qu'en floréal an VII (avril-mai 1799).

Roger Marzin (Une page de notre histoire en presqu'île de Crozon, 2003)  mentionne la vente du 30 mai 1791 des moulins nationaux de Ronvarch à Jean Moré, et de celui du Yeun à C. M. Le Monze, tandis que celui de Péran [celui où est née Françoise Gourvez] sera acquis le 11 messidor an 4e par C. M. Le Monze. Il signale aussi que pour la rente convenancière sur le village de Kérampran, les convenants Fertil et du Chesne au dit village provenant de l’ex-abbaye, "un seul enchérisseur, adjugé à Jean Moré de Moulin Ronvarch qui a porté le prix à 1889 livres 10 sols 10 deniers, lequel présent promet de payer la somme de 228 livres pour quinzaine et le surplus en 12 termes égaux d’année en année jusqu’à parfait paiement. Il est probable que Jean Moré a acheté pour Marie Anne Riou veuve Boussard."

 

"Un certain nombre de fermiers deviendront ainsi propriétaires des dépouilles de leurs anciens maîtres. Ils le deviendront d'ailleurs facilement, grâce à la dépréciation rapide des assignats. En effet, « par un contraste très naturel, l'assignat qui ruinait les villes enrichissait les campagnes. Les biens nationaux étaient payables en assignats et les acquéreurs avaient douze ans pour se libérer. Comme l'Etat reprenait son papier au pair, il suffisait d'attendre la baisse, pour profiter de la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle..
En 1796, un assignat de 100 livres, qui valait six sous, était accepté aux guichets officiels en paiement de 100 livres de bonne terre. Les paysans qui, en échange de leur blé ou de leur beurre, recevaient des quantités croissantes de vignettes, pouvaient avoir une ferme au prix d'un pigeonnier. Plus le mouvement de dégringolade s'accéléra, plus grand fut leur bénéfice... Les ruraux furent les grands profiteurs de l'affaire... »". (Corentin Parcheminou)

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Les meuniers de Ronvarc'h au XVIIIe siècle.

Nous connaissons le noms du meunier de Ronvarc'h au XVIIe siècle : Bernard JACOBY (1709-3 novembre 1741 à Ronvarc'h) est né de Jean JACOBY (décédé en 1718 au moulin de Poutren (?) à Crozon) et de Catherine DINCUF (1653-8 janvier 1742 à Ronvarc'h).

Bernard Jacoby épousa en 1728  Marguerite LE GARREC (1704-Ronvarc'h 29 janvier 1769), dont sept enfants tous nés à Ronvarc'h entre 1732 et 1741.

Ces mentions de lieux de naissance et de décès assurent que le moulin fut habité par la famille Jacoby au moins entre 1732 et 1741.

Ces enfants sont :

-Guillaume, Ronvarc'h 1732

-Claude, Ronvarc'h 22 juillet 1733 /28 avril1789 à Roscanvel, Du Lez)

-Anne, Ronvarc'h, 9 mars 1736

-Allain JACOBY, Ronvarc'h 1738- Kervenguy (Crozon)1820

-Yves, Ronvarc'h, 29 janvier 1740

-Petronille, Ronvarc'h 27 janvier 1741 qui épousa en 1759 Jacques Gélébard.  Ce couple reprit sans doute le  travail de meunier, puisque leur fille Anne GÉLÉBARD est née le 8 juillet 1772 à Ronvarc'h.

https://gw.geneanet.org/cheroll?lang=fr&pz=roland&nz=cheri+zecote&p=anne&n=gelebard

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?n=jacoby&oc=1&p=allain

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Une situation sur la Rivière de l'Aber.

La rivière de l'Aber, qui prend sa source à Argol, se dirige vers l'ouest en traversant Telgruc et se jette en baie de Douarnenez près de l'île de l'Aber à Crozon, a servi à faire tourner de nombreux moulins à eau. Ce sont les moulins de Kerenpren ou Moulin-Neuf à Argol, ceux de Kereuzen et de Pont-Men à Crozon, et, sur Telgruc, 8 moulins successifs. En 1845, A. Marteville et P. Varin mentionnent sur la commune  ceux  de Rouvac'h, de Launay, du Yeun, de Kerrédan, de Péran, de Kernon, de Rosmadec, du Lez . Il y en aurait eu jusqu'à quinze (AMF). Le cadastre de 1831 en montre dix , tandis le recensement de 1841 et celui de 1896   décrivent comme des lieux d'habitation ceux de Ronvarc'h, de Moulin Jeune (Meil jeun, moulin du Yun) et de Kerloc'h.

En 1951, on compte seulement 7 moulins à eau en activité : Rosmadec, Porzh-Lous, Kerloc'h (Meilh Fouest), Peran (près de Kerampran), Keredan, Meilh ar Yeun, Meilh Gouar (Moulin Ronvarc'h), mais ils ne servent plus qu'à moudre les céréales pour l'alimentation des animaux jusqu'à l'arrivée des moteurs à essence ou électriques dans les fermes.

http://moulinsdufinistere.free.fr/fichiers/2016/Echo%20des%20Moulins%2074.pdf

En résumé, je retiens la liste suivante sur la rivière de l'Aber depuis sa source jusqu'à l'embouchure :

-Moulin-Neuf (Argol

-Kerloc'h (Telgruc).

-Kernon (Telgruc).

-Péran  (Telgruc).

-Kérrédan  (Telgruc).

-Moulin Jeune ou Yeun  (Telgruc).

-Le Launay  (Telgruc).

-Ronvarc'h  (Telgruc).

-Kereuzen (Crozon)

-Pont-Men (Crozon).

A contrario, les moulins du Caon, de Rosmadec, de Rostegoff et/ou Porzh-Lous et de Cameros étaient alimentés par des cours d'eau se jetant sur les plages  de Telgruc, tout comme ceux de Bernal, de la chapelle Saint-Jean et de Keroland et de Kermarsilly (Kergoat , Fontaine de la chapelle-neuve) sur le ruisseau nord de la plage de Pentrez en Saint-Nic, ou ceux  de Kergustans, La Forêt (Moulin-l'Abbé), ou du Rible (Menezkob) sur le ruisseau sud.

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Situer le moulin de Ronvarc'h dans cet ensemble incite à une lecture du paysage sensibilisée à l'idée que l'activité meunière a été à l'origine d'une organisation spécifique des fonds de vallée et de leur anthropisation ; de la maîtrise du cours d'eau pour en assurer un débit optimal  et une qualité suffisante ; de la conjugaison de l'activité meunière avec une activité agricole d'appoint par la culture des parcelles périphériques ; du couplage (particulièrement manifeste à Ronvarc'h) avec les axes routiers, à la fois parce que les routes utilisent les trajets plats des cours d'eau, et à la fois parce que les habitants doivent amener facilement leur blé à moudre , mais aussi parce que les moulins sont souvent l'occasion de franchir la rivière par des ponts.

Situer le moulin de Ronvarc'h dans l'ensemble de l'aménagement d'une rivière, c'est aussi comprendre la nécessité de maîtriser son trajet par la construction pour chaque moulin de bief d'arrivée et d'un canal de fuite pour le retour de l'eau vers le cours naturel, d'un bief de décharge en cas de débit excessif, d'une retenue ou étang (avec ses rapports avec la pêche) et de l'installation et l'entretien de la vanne ouvrière et de la vanne de décharge.

Sur le plan humain, cela incite à imaginer les relations d'entente ou de tension entre meuniers, dépendants ou solidaires pour le débit de l'eau.

Situer le moulin de Ronvarc'h dans l'ensemble de l'aménagement d'une rivière, c'est comprendre que chaque moulin est un microcosme équivalent à un hameau, n'abritant pas qu'un meunier, mais une ou deux familles complètes de meuniers, des domestiques, des cultivateurs occupant des bâtiments proches. 

Enfin, les Bulletins de naissance, Mariages et Décès montrent que lors d'une déclaration en mairie, les voisins des fermes satellites sont présents comme témoins : pour Ronvarch, ce sera par exemple celles du village de Mengleuff.

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Approche topographique du moulin de Ronvarc'h.

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La rivière de l'Aber et ses moulins.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

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a. La carte de Cassini.

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Le moulin  Ronvarc'h à Telgruc.

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b. La carte d'Etat-Major 1820-1866.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

Comme sur la carte de Cassini, il est intéressant de visualiser le tracé de la route Quimper-Brest via Lanvéoc : un axe de grande circulation qui passe juste au sud du moulin.

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Quelques moulins sur la carte d'Etat-Major Geoportail.

Quelques moulins sur la carte d'Etat-Major Geoportail.

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c.Le réseau hydrographique de la rivière de l'Aber. Carte Geoportail.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

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Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

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Idem, centré.

En jaune, Ronvarc'h.

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Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

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Photo aérienne MAPS.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

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Photo aérienne MAPS.

En jaune, le bâtiment ancien.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

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Le plan cadastral de 1831.

Les bâtiments sont au bord de la route Quimper-Lanvéoc. 

Le ruisseau est dérivé une centaine de mètres en amont vers un bief d'abord perpendiculaire, et qui revient en aval du  moulin en formant un trapèze. Ce trajet est complété par un bief supplémentaire de décharge juste avant le moulin. Le ruisseau est élargi en étang de retenue n°842 puis passe sous la partie droite du moulin. On peut supposer une roue horizontale, une quasi exclusivité du Finistère.

Il y avaient en réalité (J.Y. Marchadour) deux roues horizontales à pales courbes en bois (dites à cuillères), dont l'axe vertical transmet directement le mouvement à  deux jeux de meules sur deux canaux traversant le moulin. L'une servait au blé, à l'orge et à l'avoine, tandis que l'autre était réservé au sarrasin, ou blé noir. La sortie de ces canaux sont encore visible aujourd'hui en partie arrière, tandis qu'ils sont comblés sur la face avant (c'est également le cas à Kerlédan).

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

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Plan cadastral de 1831, détail. Moulin Rouvarch.

Huit bâtiments sont représentés en rose. Ils portent les numéros 836, 840, 843, 844 (le moulin), et 845.

Les parcelles portent les numéros 839, 846.

L'état de section de 1832  (3P 282/2 Tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus : sections A-K. 15 mai 1832. ) indique :

838 : maison (occupée par) Luzen Veuve, Crozon, moulin Ronvarch

839 : courtil Liors an Ty. Jean Budoc MORÉ

840: maison, Jean Budoc MORÉ.

841 sol de maison et dépendance. Jean Budoc MORÉ

842 : canal.

843 : dépendance et courtil. Jean Budoc MORÉ

845 : moulin et sol de moulin, Jean Budoc MORÉ

846 :  courtil Liors an Ty. Jean Budoc MORÉ

847 : foennec ar pont. Jean Budoc MORÉ

848 : foennec ar falek. Jean Budoc MORÉ

849 : foennec lanee = lande

850 : foennec coste ar lann = pré

851 : foennec ar veil [prairie du moulin]. Jean Budoc MORÉ

866 : paturage. Jean Budoc MORÉ

867 : lande. Jean Budoc MORÉ

888 : pré. Jean Budoc MORÉ

895, pré ar raledan = lande.  Jean Budoc MORÉ

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Le recensement de 1841 (après le décès de Jean Budoc MORÉ en 1833)  indique pour le Moulin de Ronvarch :

-Jean MORÉ Meunier

Yves MORÉ Meunier, fils

Barbe MORÉ Meunier, fille,

-Pierre Marie MORÉ Meunier,

Marguerite FOUEST sa femme

Jean MORÉ son fils.

-Jacques ALIX domestique,

Malo MEVEL domestique

Marie-Jeanne LAOUENAN, domestique.

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L'axe oblique des bâtiments 838(?), 840 et 844 est bien celui des bâtiments anciens que nous connaissons . 

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Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

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Nous apprenons donc par ce cadastre et par le recensement que les deux fils du couple  Jean Budoc MORÉ-Barbe LE STUM, c'est-à dire Jean  et Pierre (ou Pierre-Marie), ont exercé la fonction de meuniers et se sont établis ensemble à Ronvarc'h.

Reprenons la généalogie. Le couple fondateur Jean MORÉ et Françoise GOURVEZ (GOURVES) ont eu 3 enfants :

Pierre MORÉ, né en 1772 et marié le 8 février 1792 à Marie-Marguerite RIOU (Telgruc 1765-). Ce couple exerça comme meuniers au moulin de Ronvarc'h comme en témoignent les actes de naissance de leurs enfants 1. Pierre, né le 27 septembre 1793 à Telgruc, Décédé le 29 janvier 1847 - Camaret-sur-mer, à l'âge de 53 ans marié le 29 janvier 1813 à Jeanne Sénéchal (née le 25 mai 1789 à Crozon), dont une fille Marie Perrine 1814-1886, 2. Jean-Claude 18 floréal an XII, né moulin de Ronvarc'h et 3. Marie-Claude 20 frimaire an XIV, (décembre 1805) née au moulin de Ronvarc'h.

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319376/27

https://gw.geneanet.org/guedec?lang=fr&pz=sosa&nz=xx&p=pierre&n=more

Jean Budoc MORÉ, né en 1778, décédé à Telgruc le 22 novembre 1833, marié à Barbe LE STUM (vivante en 1836), meunier à Ronvarch et dont les 5 enfants sont nés au moulin : à suivre.

Marie-Françoise MORÉ, née en 1780 et mariée le 18 janvier 1809 à Jean EUZEN.

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Parmi ces trois enfants, détaillons ce que nous savons de Jean Budoc MORÉ, mentionné sur l'état de section cadastral de 1831. Ses 6 enfants furent :

— Françoise, née le 2 floréal an XI (décédé jeune?)

— André, né le 17 ventôse an XIII  (décédé jeune?)

— Barbe, née le 3 juillet 1809

Mathurin meunier à Telgruc, épousé en 1836 Urbane Le Mignon (1816-1859), dont  4 enfants Emilie, Marie-Michèle Jean-Pierre et Jean-Guillaume qui épousa Marie-Olive Salaun.

Jean né le 5 mars 1807, marié le 12 juillet 1830 à Marie-Jeanne Gourmelen, dont deux enfants Yves né en 1832 et Barbe Perrine née en 1831 (lls sont notés au recensement  de 1841)

Pierre-Marie, né le 9 juillet 1811, marié le 11 septembre 1836 à Marguerite LE FOUEST (Telgruc, 3 décembre 1816), dont un fils Jean. (lls sont notés au recensement  de 1841)

 


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UN CHANGEMENT DE PROPRIÉTAIRE : LA FAMILLE LE DOARÉ/LATREILLE (vers1850) puis LE CORRE .

Je perds la trace des deux meuniers de 1841, Jean MORÉ et Pierre-Marie MORÉ, pour constater qu'au recensement de 1896, le meunier est alors Joseph Marie LE CORRE.

Selon Jean-Yves Marchadour, le moulin aurait été acquis par son aïeule Corentine LATREILLE dans les années 1850. Je vais explorer cette piste parmi les généalogies.

Corentine LATREILLE est née le 12 février 1833 à Saint-Nic de Hervé LATREILLE cultivateur décédé le 6 septembre 1850 à Saint-Nic et de Corentine LE DOARÉ, cultivatrice à Saint-Nic. Je vais détailler sa lignée du coté LATREILLE car son grand-père fut meunier à Pentrez (Saint-Nic) et domicilié à Kéréon, lieu-dit de Pentrez. Le moulin de Pentrez, dépendant du manoir de Pentrez appartenant alors à la famille de Brézal-Tinténiac, est peut-être celui de Brénéal. À la Révolution, Hervé Latreille, meunier de Kéréon (Pentrez) à Saint-Nic  (Kéréon 1776-Pentrez 1829) devint procureur de Saint-Nic pour le Conseil municipal.

"L'un des premiers soins de la nouvelle municipalité est d'exécuter les décrets contre les Emigrés. Leurs biens sont confisqués. Et un décret de la Convention, en date du 1er Février 1793, ordonne aux municipalités de dresser sans délai l'état des biens des Emigrés de leurs communes. Il y a certainement parmi eux de Moellien-Gouandour, propriétaire de Porzandour ; de Kergariou, propriétaire de Porzamborgne ; de Brézal-Tinténiac, propriétaire du manoir et du moulin de Pentrez ; de Bouteville, propriétaire du Petit-Launay, et enfin de Kersauzon." (Corentin Parcheminou)

Je pose l'hypothèse que Hervé Latreille a fait l'acquisition du manoir de Pentrez (ou / et de son moulin) puisque nous voyons qu'il y est décédé [et que ses enfants sont nés à Pentrez].

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=83962&lot_num=1&img_num=57

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=83774&lot_num=1&img_num=69

Naissance Hervé le 12 février 1825

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319355/19

Marie-Jeanne LE DOARÉ 

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319357/66

https://gw.geneanet.org/cleon29?n=latreille&oc=4&p=herve

 

1. Hervé LATREILLE I 

Né le 3 juin 1695 - Manoir de Pentrez - Saint Nic, Décédé le 23 juillet 1720 - Pentrez - Saint Nic, à l'âge de 25 ans, Marié le 17 février 1716, Saint Nic, , avec Marie LE DROFF 1698-1756 dont

  •  Thomas LATREILLE 1716-1780 (à suivre)

  •  Pasquier LATREILLE 1719-1767

1. Thomas LATREILLE, né le 21 décembre 1716 -  Saint-Nic décédé le 17 novembre 1780 Saint-Nic à l'âge de 63 ans; Marié le 19 avril 1743 , Saint-Nic  avec Marie LE DROFF, née le 5 août 1720 - Saint-Nic décédée le 13 février 1755 - Saint-Nic

2. Hervé LATREILLE II Né le 24 février 1748 à  Pentrez- Saint-Nic  Décédé le 31 octobre 1821 Saint-Nic à l'âge de 73 ans,  Marié le 28 juillet 1768 , ST-NIC, , avec Marie QUIRINEC 1746-1772 puis marié le 21 mars 1775 à Saint-Nic  avec Anne LASTENET, née le 10 décembre 1756 - Saint-Nic et décédée le 23 février 1818  - Saint-Nic à l'âge de 61 ans (Parents :  Jacques LASTENET 1712-1774 &   Louise CORREOCH 1724-1764) dont

  •  Hervé LATREILLE 1776-1829 Avec Marguerite MARCHADOUR 1770-1824 (à suivre)

  •  Anne LATREILLE 1783-1853/ Mariée le 26 novembre 1810 ), ST-NIC, avec Corentin ROIGNANT 1789-1853/

  •  Thomas LATREILLE 1786-

  • Marie (Kéréon 1792-Pors-en-Gall Saint-Nic 1840), marié à Corentin LAROUR né à Brenalen en Saint-Nic.

  • Yves LATREILLE 1797-1872  Marié le 1er octobre 1826 , Plomodiern, , avec Anne FERTIL 1799-1844 dont Marie Anne LATREILLE 1832-1862 Mariée le 5 janvier 1848  Plomodiern, , avec Nicolas SEZNEC 1828-1869 dont : Yves SEZNEC 1850-1884

3 Hervé LATREILLE III  né à Kéréon le 8 février 1776-décédé à Pentrez le 14 juin 1829 (Meunier à Saint-Nic) épousa  Marguerite MARHADOUR 1769-Pentrez 1824, dont

  •  Marguerite LATREILLE 1796

  •  Jeanne LATREILLE 1798

  •  Hervé LATREILLE 1800-1850 (à suivre)

  •  Marie Françoise LATREILLE 1803-1885  Mariée le 7 juillet 1829 (mardi), Saint Nic, avec Jean-Francois DAMOY 1801-1862 dont  9 enfants.

4. Hervé Latreille IV Né le 8 frimaire an IX (29 novembre 1800) - Kereon, Saint-Nic, et décédé le 6 septembre 1850  (décès : noyade accidentelle en mer)- Pentrez, Saint-Nic, à l'âge de 49 ans, Meunier à Pentrez, cultivateur à Pentrez​​​​​.Marié le 17 novembre 1822, à Saint-Nic avec Corentine DOARE 1799-1883 (Parents : Jean DOARE & Marie LASTENNET) dont

  •  Anne LATREILLE Pentrez, 1824-1875 Mariée le 25 février 1840, Saint-Nic,, avec Corentin DIDAILLER 

  •  Hervé LATREILLE Pentrez 1825-

  •  Marie LATREILLE 28 décembre 1826- (Témoin Hervé Latreille 50 ans cultivateur)

  •  Thomas LATREILLE Pentrez 1828-1849

  •  Françoise LATREILLE 1830-1920 Mariée le 5 octobre 1851, Saint-Nic,  avec Corentin BIDEAU 1829-1891

  •  Corentine LATREILLE Pentrez 1833-, à suivre.


 

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5. Corentine LATREILLE mariée le 3 octobre 1859 à Corentin LE DOARÉ, cultivateur à Saint-Nic, (né  à Saint-Nic le 5 novembre 1835 d'Yves LE DOARÉ et de Sophie Perrine DAMOY) dont :

  • Yves LE DOARE, marié à Marie-Perrine GOURMELEN née à Pen ar Guer

  • Marie-Jeanne LE DOARÉ, mariée le 5 août 1888 à Joseph Marie LE CORRE (à suivre)

Note : Sophie-Perrine DAMOY était la fille de Michel François DAMOY, né le 9 mars 1770 à Irreville (Eure) qui s'installa à Argol en 1797 puis à Saint-Nic où il devint maire de la commune du 1er vendémiaire an 9 à 1815. Il acquit l'ancien presbytère qu'il nomma Kerdamoy.  https://gw.geneanet.org/antoinelucas?lang=fr&pz=antoine+paul+marie+laurent&nz=lucas&p=michel+francois&n=damoy

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6. Joseph-Marie LE CORRE et Marie-Jeanne LE DOARÉ, dont :

  • Hervé, marié le 25 janvier 1890 à Marie-Anne THOMAS

  • Marie-Jeanne, 1894.

Remarque sur Joseph-Marie Le Corre : il est le fils de Jean et de Marie-Jeanne ... MORÉ, fille de Claude MORÉ né à Kergoff-Portsalut le 7 mars 1790 et de Marie Mérour. Son père Jean LE CORRE est le fils de Jean LE CORRE et de ... Marguerite JACOBY.

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LE RECENSEMENT DE 1896.

Il mentionne au moulin Ronvarc'h :

-LE CORRE Joseph, meunier, chef (de famille ou de l'exploitation), 39 ans

-DOARÉ Marie-Jeanne, ménagère, femme du précédent, 34 ans

-LE CORRE Marie-Jeanne, leur fille, 26 mois

-et KTHAL [??] Louis, "en pension", 54 ans.

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Le recensement de 1901 :

 

-LE CORRE Joseph, meunier, chef (de famille ou de l'exploitation), meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne, ménagère, femme du précédent, ménagère

-LE CORRE Marie-Jeanne, leur fille, 

-LE CORRE Jean Joseph Marie, leur fils

-LE CORRE Marie, fille

-LE CORRE Yves, leur fils

-LATREILLE Corentine, belle-mçre, cultivatrice,

-UTHAL ? , Louis, retraite de la marine

-PLOUZENNEC Jean-Emile, 9 ans, domestique, cultivateur.

-GUIVARCH Francine, 13 ans, domestique, cultivatrice

- RIOU Corentin, 41 ans, journalier

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Le recensement de 1906 :

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef, meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Jean Joseph, né en 1896 à Telgruc, fils, cultivateur.

-LE CORRE Marie-Jeanne, née en 1894, fille

-LE CORRE Jean Marie, né en 1902, fils

-LE FOUEST Philippe, né en 1849 à Landévennec, domestique cultivateur

-BONNEU Auguste, né en 1889 à Brest, domestique cultivateur.

 

 

Le recensement de 1911 :

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Yves, né en 1902 à Telgruc, fils, cultivateur.

-MARCHADOUR Hervé, né en 1888, "beau-fils"

-MARCHADOUR Marie-Jeanne son épouse

-MARCHADOUR  Marie née en 1914 leur fille.

-MARCHADOUR Jean, né en 1921, leur fils

 

 

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7. Marie Jeanne LE CORRE 

Marie Jeanne LE CORRE 1894-  s'est mariée le 9 novembre 1913, à Telgruc-sur-Mer,  avec Hervé Corentin Marie MARCHADOUR, cultivateur  (né le 26 décembre 1888 à Cosquérou, Telgruc de Magloire MARCHADOUR et Marie-Jeanne LE BOUSSARD) - dont

  •  Marie MARCHADOUR 1914  Mariée le 17 mai 1937 (lundi), Telgruc-sur-Mer, 29280, Finistère, Bretagne, France, avec Auguste Marie POSTIC marin d'Etat infirmier 1909-

  • Jean-Yves MARCHADOUR Telgruc 1921-Ronvarc'h 2015

  • Magloire MARCHADOUR Telgruc 1923

https://gw.geneanet.org/j438?lang=fr&p=herve+marie&n=marchadour

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Le recensement de 1921 ; Moulin Ronvarc'h

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef, meunier

-LE CORRE Marie-Jeanne née en 1860 à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Yves, né en 1902 à Telgruc, fils.

-MARCHADOUR Hervé-Marie, né en 1888 à Telgruc, beau-fils, cultivateur

-MARCHADOUR Marie-Jeanne, née en 1894, leur fille, cultivatrice,

-MARCHADOUR Marie née en 1914, petite-fille

-MARCHADOUR Jean, née en 1921, petit-fils.

 

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Le recensement de 1926 pour le Moulin Ronvarc'h.

 

-MARCHADOUR Hervé-Marie, né en 1888 à Telgruc, "chef", cultivateur

-LE CORRE Marie-Jeanne née en 1894 à Telgruc son épouse

-MARCHADOUR  Marie née en 1914 leur fille.

-MARCHADOUR Jean Yves Marie, né en 1921 à Telgruc, leur fils,

-MARCHADOUR Magloire, né à Telgruc en 1923, leur fils,

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, beau-père, meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à Saint-Nic, son épouse, meunière.

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Le recensement de 1931 est presque identique.

 

 

 

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8. Hervé MARCHADOUR Telgruc 1888) marié à Marie-Jeanne LE CORRE (Telgruc 1893). Ils apparaissent sur le recensement de 1921 et sont  mentionnés sur le recensement de 1936 pour le Moulin Ronvarc'h avec leur fille Marie, née en 1915, leur fils Jean-Yves, né en 1921, et leur fils Magloire, né en 1923, ainsi que Marie-Jeanne Veuve LE CORRE, "belle-mère" et cultivatrice.

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?label_geogname=Lieu&form_search_v2_geogname=Telgruc-sur-Mer&form_req_v2_geogname=%7B%3Ageogname%7D__VAL_&form_op_geogname=ET&label_unitdate=Date+%28ann%C3%A9e+uniquement%29&form_search_unitdate=&form_op_unitdate=ET&label_dao=Avec+document%28s%29+num%C3%A9ris%C3%A9%28s%29&form_search_dao=oui&form_search_v2_acache=recensement+de+population&form_req_v2_acache=%7B%3Asubject%7D__VAL_&form_search_v2_bcache=liste+nominative&form_req_v2_bcache=%7B%3Agenreform%7D__VAL_&btn_valid=Rechercher&action=search&id=recherche_recensement

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9. Jean [Yves?] MARCHADOUR ( 1921-3 mai 2015) fut le dernier meunier de Ronvarc'h jusqu'en 1959.

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RETOUR SUR LE SITE : DOSSIER PHOTOGRAPHIQUE.

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I. L'APPROCHE.

Il faudrait pouvoir avoir survolé la vallée de l'Aber comme le fait le Busard des roseaux pour bien voir ses deux pentes au damier des champs et de pâtures (vaches laitières, vaches allaitantes, chevaux) dans un maillage encore serré de haies de feuillus, pour suivre au ras de l'aile ses courbes douces, éviter son habitat, plus clairsemé sur les pentes sud, et constater la résistance des espaces naturels, ou du moins cultivés, face à l'urbanisation à partir de Talar Groas.

Il faudrait aussi avoir participé aux randonnées de découverte pour repérer les villages anciens, signaler l'existence d'une chapelle et d'un hameau à Kergoff Port-Salut (d'où vient Jean MORÉ) dont il ne reste rien, repérer les maison de Kerun, celles de Poraon et de Trélannec, sur la pente nord du vallon, ou celles de Mengleuff ou de Kersaniou, par exemple, sur la pente sud. Et, bien sûr, avoir marché sur les routes et les chemins pour y avoir senti la présence douce et fraternelle mais omniprésente des deux croupes du Menez Hom.

Que l'on vienne du moulin de Kereuzen ou, par la D887, de Telgruc ou de Crozon, on empruntera  la route bien modeste aujourd'hui qui passe en fond de vallée, mais dont il faut se rappeler qu'elle fut jadis la route Quimper Lanveoc (et, via le bac, Brest), et deviner le passage de la rivière par le moutonnement des arbustes, où prédominent des aulnes et des saules, tandis qu'au premier plan ce sont de belles prairies qui accueille le visiteur.

S'il vient de l'est, il sera passé devant le croisement où les panneaux indicateurs portent les noms de MENGLEUFF et de LESPIGUET, lui permettant de s'imprégner de la topoymie locale : ces noms  signalent les hameaux les plus accessibles au moulin de Ronvarch.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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II. VENIR DE L'EST EN SUIVANT LE COUR DE LA RIVIÈRE : LE MOULIN.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Ce moulin en rez-de-chaussée est construit en moellon de grès avec encadrement des baies en pierre de taille de granite (fenêtre) et de microdiorite quartzite (porte). Le toit à longs pans est couvert d'ardoise.  Un canal de dérivation de l'Aber alimentait une réserve d'eau ou "étang" aménagée devant le moulin. Un système de vannes à décharges et de canaux d'amenée permettait à l'eau de passer sous le bâtiment.  En jaune, l'arrivée présumée de l'eau sous le moulin. Le pignon ouest à chaînages en pierre de taille s'élève pour recevoir la maison d'habitation qui s'y adosse.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La porte en quasi plein cintre est encadrée par des pierres de taille en Pierre jaune de Logonna (microdiorite quartzique).

Cet encadrement, orné sur le claveau d'une fine arcade, est fréquent par exemple à Crozon et à Lanvéoc au XVIIe siècle.

 

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Un bloc du coté gauche porte une inscription, au dessus d'un autre blog également gravé.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Je ne parviens pas à lire l'inscription. Mon imagination me souffle les réponses LE CORRE DOARÉ, mais je ne peux raisonnablement les adopter. Je la soumets donc aux talents des internautes.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Un appentis plus bas, couvert de tôle, complète le bâtiment.

Nous allons le contourner pour observer l'élévation nord-ouest.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Les deux canaux de fuite de la façade nord-ouest.

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L'eau de chaque canal faisait tourner une roue à pirouette (horizontale, à pales courbes, en bois) dont l'axe vertical activait directement les deux paires de meules, l'une pour le sarrasin, l'autre pour l'avoine, l'orge et le blé. Exactement comme au moulin de Kereuzen.

L'usage de ces roues horizontales est répandu en Finistère (50% des moulins), ce en quoi le département fait exception avec le reste de la France du Nord où le modèle à roue verticale est largement majoritaire.

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Les moulins à eau en 1809 : en abscisse, moulins à roue horizontale . En ordonnée, moulins à roue verticale.

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Si je me réfère aux données générales sur les moulins à eau (ou, mieux, sur les moulins à eau de Bretagne), Les  meules (l'une dormante en dessous, l'autre mobile) étaient faites depuis les années 1820-1830 d'un assemblage de blocs de silex, cerclées d'acier comme une roue (auparavant elles étaient monolithiques).

Voir : La chapelle Sainte-Christine de Plougastel et son calvaire : avec la pierre de meule autour du cou.

Ces pierres étaient une spécialité de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), mais aussi, pour la Bretagne, de Cinq-Mars-la-Pile (Indre et Loire).

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/laferte.htm

La meule de Moulin Jeune (moulin à eau en amont de Ronvarc'h sur la rivière de l'Aber) est exposée au Moulin Luzoc : d'un poids de 2 tonnes, d'un diamètre de 1,50 m et d'une épaisseur de 35 cm, elle est en pierre meulière assemblée avec du mortier. Elle peut donner une idée de celles de Ronvarc'h.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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III. VENIR DE L'OUEST EN VENANT DU MOULIN DE KEREUZEN : LA MAISON DU MEUNIER.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La maison d'habitation a conservé son mur mitoyen du moulin et son mur nord-ouest avec sa porte cintrée, tandis qu le mur sud-est, qui était percé d'une porte rectangulaire et de fenêtres, n'existe plus. J'imagine que le sol était en terre battue et  a été dallé récemment pour former une courette. 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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L'inscription de kersanton.

Je n'y reviens pas. Elle a été placée ici lorsque Mr Prigent, maçon de Kereuzen, a restauré les lieux (vers 1970?).

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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L'inscription du mur de gauche.

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Elle est inscrite en réserve en lettres capitales romaines en français dans un cartouche rectangulaire de granite ceinturé par un cordon (donc, elle est entière). 

IESVMARIEJOSEPH--VEC

soit "Jésus Marie Joseph ---ec"

Les mots ne sont pas séparés entre eux. Les premières lettres de MARIE sont conjointes. Le plus curieux est le nom JOSEPH, où le O s'inscrit sur le jambage du J et où le H est conjoint à un petit P.

La partie peut-être la plus riche en information est sa finale, que je n'ai pas interprétée. Il ne semble pas que ce soit YVES.

Elle est un réemploi, mais vient-elle de ce moulin, ou de la chapelle de Portsalut?

Son texte a-t-il un rapport avec le prénom Joseph Marie du meunier LE CORRE ?

Autant de question qu'il faut léguer aux amateurs qui viendront s'y intéresser.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La porte nord et son encadrement de kersantite.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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CONCLUSION.

Au même titre que le moulin de Kereuzen, son voisin le moulin de Ronvarc'h méritait largement une étude spécifique, car même si les installations fonctionnelles ont disparu, les bâtiments en place, et surtout la belle et précise inscription de fondation de 1802 ont encore beaucoup de choses à raconter, surtout si on les confrontent aux archives de la commune. 

J'ai reconstitué une partie de la liste des meuniers qui y ont travaillé depuis le XVIIIe siècle, et cette liste complétée des données généalogiques fait apparaître  des lignées de meuniers prenant en charge les différents moulins à eau sur plusieurs paroisses puis communes (Crozon, Telgruc, Argol, Saint-Nic) sans se limiter à un seul réseau hydrographique (celui de l'Aber). D'autres recherches centrés sur les nombreux moulins de la Presqu'île de Crozon témoigneraient certainement davantage de cette communauté fluctuante et aux fortes capacités d'adaptation.

La date de 1802 témoigne dans la pierre d'un moment crucial dans l'exercice de cette profession, celui de la Révolution où ils cessèrent d'être bailleurs des abbayes et des familles nobles pour accéder à la propriété de leur outil de production. Si le travail est resté le même (compliqué par l'absence d'obligation pour les habitants de faire moudre sa farine dans le moulin de son seigneur), c'est bien la fierté qui est à l'origine de cette affirmation inscrite dans le kersanton: "fait par Jean Moré et Françoise Gourves".

Chacun apporte ses compétences et bute sur ses limites. Il est évident que mon travail n'est qu'une ébauche, et qu'un collectage des mémoires encore vives des familles, de même que l'exploitation d'autres registres d'archives, la recherche de documents photographiques, et surtout la mise en perspective avec les autres moulins de l'Aber doit permettre de mieux préciser la vie des meuniers, qui ont modelé de leur industrie le paysage qui est aujourd'hui le nôtre.

En un mot, il ne sort plus de farine du moulin de Ronvarc'h, mais il reste beaucoup de pain sur la planche.

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SOURCES ET LIENS.

(je n'ai pu consulter l'ensemble  des sources nécessitant l'accès aux bibliothèques encore fermées en ce mois de juin 2020).

TANGUY-SCHRÖER (JUDITH) :

Les moulins  de la commune de Crozon.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-de-la-commune-de-crozon/d6bfedd7-0a26-4800-af22-4a6456c63836

Les moulins sur la commune de Trégarvan.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-sur-la-commune-de-tregarvan/443d850d-fe90-41f2-8b56-8f1690fb47c1

Moulin de Kérédan (Telgruc). 1811 et 1905. Roue horizontale "à cuillers".

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/469c74d2-b72f-48c7-9fe5-c90a153265a7

Moulin de Rosmadec (Telgruc)

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/bc94c3fe-6e98-46df-b209-2506b9be7511

Moulin-mer au Folgoat (Landévennec):

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-maree-le-folgoat-landevennec/92ab4602-eb35-4e47-afad-5507516a46d1

LECUILLIER (Guillaume)

 Les moulins de Ploubezre.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-a-eau-sur-la-commune-de-ploubezre/d5b35403-adba-42c3-8361-549b1c52ec2f

Les moulins du Trégor

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-du-territoire-du-schema-de-coherence-territoriale-du-tregor-lannion-tregor-communaute/33cabc81-9054-4637-9505-d7d2ff445600

Les substrat géologique et les matériaux de construction de la presqu'ile de Crozon

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/le-substrat-geologique-et-les-materiaux-de-construction-de-la-communaute-de-communes-de-crozon/c839572c-5238-418c-9be2-48a75541dbcc

GARREC (Roger), 2001,  Moulins et meuniers de Plonévez-Porzay au XVIIIe siècle » in bulletin de la Société archéologique du Finistère.

—ROUDAUT (Fanch), 1989,  « Moulins et meuniers dans les cahiers de doléances de Bretagne » in « La Bretagne, une province à l'aube de la Révolution », CRBC, Société archéologique du Finistère, 1989.

KERDONCUFF, Didier. 1995, Moulins et meuniers dans la région d'Irvillac au XVIIIème siècle (Irvillac, Daoulas, Dirinon, Hanvec, Hôpital-Camfrout, Logonna, Rumengol, Saint-Eloy, Saint-Urbain, Trévarn), maîtrise d'histoire, 1995. Université de Bretagne Occidentale

CHASSAIN, (Maurice), 1993. Moulins de Bretagne. Keltia Graphics. Spézet, 1993.

CROGUENNEC (André), Moulin de Brezal, article numérique

http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal4.htm

DURAND-VAUGARON, 1969 "Technologie et terminologie du moulin à eau en Bretagne", Annales de Bretagne. Tome 76, numéro 2-3, 1969. pp. 285-353.

KERDONCUFF, (Didier), 2012. "Moulins à foulon du Pays de Landerneau-Daoulas". Les Cahiers de Dourdon, novembre 2012, n°6, pp.20-29.

LE BOULICAUT (Annick), 1993, Moulins et meuniers du Morbihan sous l'ancien régime, Vannes, Ed. Conseil général du Morbihan : Archives départementales, Coll. Connaissance du Morbihan, 1993, 238p

Bibliothèque de Rennes Métropole

—LEFRANC (Jean), s.d. Les Limbour, une dynastie de meuniers de Pont-Aven

http://www.adu-brest.fr/Les%20Limbour2.pdf

— POULIQUEN (Gilles), Moulins en Bretagne, Coop Breizh.

QUERREC (Loïc), 1998, « Être meunier dans la région quimpéroise au XVIIIe » mémoire de maîtrise, CRBC Brest.

RIVALS Claude, 2000, Le moulin histoire d'un patrimoine, Fédération française des Amis des moulins, Paris 2000 - Quatre Livres : Le moulin à vent, le moulin à eau, le moulin à marée, le moulin à nef.

LE MOULIN DE LA MOUSQUERE

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/sommaire.htm

Les meules en silex

https://fdmf.fr/la-mouture-du-ble-chapitre-2/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jacut-les-pins-56220/restauration-des-meules-du-moulin-de-la-vallee-4072524

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/autres-meules/meules-tella.htm

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/glossaire/glossaire-mn.htm

— BELMONT (Alain) Une industrie au service du pain : les carrières de meules de Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), au xviie siècle p. 47-66

https://journals.openedition.org/abpo/3141

— Les roues pirouettes.

Wikipédia Le moulin à Rodet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_%C3%A0_rodet

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/plouhinec/moulin-de-treouzien-decouverte-d-une-roue-pirouette-24-08-2013-2211437.php

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/roue-horizontale.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 22:52

La ponte de la Calopteryx vierge : une affaire mouvementée et très surveillée. Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758) ♀, ruisseau de Kerloc'h à Crozon.

 

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Voir :

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Cliquez sur l'image pour bénéficier du diaporama et éviter mes commentaires stupides.

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Un coin tranquille pour pondre.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Une rivale arrive juste sur la même tige. Elle veut pondre sur moi ou quoi?  Elle va me faire boire la tasse ! 

Allo le 15 ? Envoyez vos hélicos !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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C'est l'émoi chez mon mâle à moi (qui veut contrôler la ponte de SES œufs) et chez les mâles concurrents mais aucun pour me tirer de là.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Mais elle continue, la vache !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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J'en peux plus, j'abandonne, je me jette à l'eau.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Reste pas comme ça ! Lance-moi une corde ou envoie un pompier plongeur tout musclé !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Au secours ! La folle revient !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Les deux pondeuses.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Ça va mieux, on s'est trouvé des amies communes.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Elles ne vécurent pas très longtemps mais elles eurent beaucoup d'enfants.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Odonates. Crozon
5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 20:40

Le Kezako du Pr. Lavieb.

Il y aura trois épreuves. Des indices seront donnés au fur et à mesure. On ne gagne rien, sauf, au mieux, de se coucher moins bête.

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Cliquez sur l'image, ça sera plus fastoche.

Première épreuve.

 

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Trop facile ! Pas pour tout le monde ? Voici quelques couleurs pour vous aider.

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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L'indice de trop :

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Les berges de la mare de Tromel (Crozon) et ses Prêles décoratives !

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Deuxième épreuve, une seule question et pas d'indice.

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Réponse : l'Osmonde royale, autour de la même mare.

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Dernière épreuve, en Zoologie cette fois  pour embarrasser les férus de botanique.

L'indice, c'est que nous restons dans, ou autour, de cette mare de Tromel.

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Non, ce n'est ni une crevette, ni une langoustine. 

Voici la tête, ou plutôt le masque.

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Si je vous montre cela, autant vous donner la réponse :

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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Donc, tout le monde a trouvé qu'il s'agissait d'une exuvie de libellule (la dépouille larvaire d'une libellule qu'elle quitte au moment de l'émergence, passage de la vie aquatique à la vie aérienne). Le masque la transformation de la lèvre inférieure en un organe de préhension, doté de deux crochets, et qui se projette vers une proie grâce à une double articulation.

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Mais de quelle libellule ?

Je l'ignore, j'attends vos réponses. Examinez la forme du masque, et de la pyramide anale.

DOUCET (Guillaume), Exuvie des Odonates de France :

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-maine.org/userfiles/CleExuvieOdonatedebut.pdf

http://guillaume.doucet.free.fr/doc/planche_regions/planche_anisos_odonates_champagne-ardenne.png

Voir une belle vidéo de l'émergence d'une Libellule à quatre taches Libellula quadrimaculata :

https://vimeo.com/66407387

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Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

Photographie lavieb-aile 5 juin 2020.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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