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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 22:01

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Les couronnements de statues de la Vierge au XIXe siècle.

Les statues de Vierges sont couronnées depuis fort longtemps, comme en témoignent par exemple celles du Folgoët : la Vierge à l'Enfant offerte par Olivier du Chastel et sculptée entre 1423 et 1433 (niche du Porche des Apôtres), la Vierge à l'Enfant qui occupait jadis la Fontaine et qui est placée aujourd'hui dans le bas-coté sud (1423-1433), ou celle qui reçut le Couronnement représenté sur le vitrail, et qui est parfois nommée "la Vierge noire" (vers 1600), portent chacune une couronne. 

La cérémonie dite du couronnement d'une statue de la Vierge ne consiste donc pas à mettre une couronne sur  une statue qui en est dépourvue, mais d'y placer en grande pompe une nouvelle couronne,  en or ou matériau précieux, sur la tête de la représentation de la Reine des Cieux, et de son Fils, en signe de reconnaissance officielle et papale d'un lieu de culte (et de pèlerinage) local. 

 

Dès le XVIIe siècle, le Comte Alexandre Sforza, pour montrer sa piété envers la Mère de Dieu, envoyait à ses frais, des couronnes d’or aux Vierges les plus célèbres de son temps. Depuis 1631, date de cette initiative, plus de 400 couronnes ont été distribuées. Mais cette tradition prit une toute autre ampleur au XIXe siècle, dans le contexte du renouveau du culte marial. Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX promulgua le dogme de l’Immaculée Conception dans la bulle Ineffabilis Deus. Dès lors, de nombreux évêques français décidèrent, pour obtenir la reconnaissance officielle par l’église catholique romaine du renouveau des dévotions mariales,  de renouer avec l’ancienne pratique du couronnement des statues de la Vierge, dans les centres de pèlerinage mariaux, anciens ou nouveaux, après autorisation de Rome ; car c’est au Souverain Pontife ou au chapitre de Saint-Pierre qu’est réservé le droit de couronner les statues de la Mère de Dieu en  déléguant un dignitaire apostolique pour présider la cérémonie. Ainsi, entre 1853 et 1903, quatre-vingt statues de sanctuaires français font l’objet d’un couronnement solennel, la première Vierge couronnée en France étant celle de Notre-Dame-des-Victoires à Paris le 9 juillet 1853.

En Bretagne, la première statue  qui obtint ce privilège fut celle de Notre-Dame-de-Bon-Secours à Guingamp, en 1857. Puis ce fut le tour de  Notre-Dame de Rumengol le 30 mai 1858, de Notre-Dame du Roncier le 8 septembre 1868 à Josselin, avant le couronnement de Notre-Dame du Folgoët le 8 septembre 1888. Les Bretons obtinrent d'étendre cet honneur aux statues de Sainte Anne, d'abord à  Auray le 30 septembre 1868, puis à Sainte-Anne-La-Palud en 1913. Dans tous les cas, les cérémonies réunirent des foules immenses, des indulgences furent assurées aux pèlerins,  la renommée du pèlerinage s'en trouva accru, des cérémonies anniversaires furent célébrées, et des œuvres artistiques commémoratives furent crées. 

Le couronnement de la statue du Folgoët en 1888.

L'église du Folgoët, bâtie pour honorer la dévotion légendaire du pauvre Salaün ar Foll en ce lieu pour la Vierge Marie , et le miracle qui survint sur sa tombe à sa mort vers 1358, fut érigée en Collégiale (dotée d'un chapitre de chanoine) en 1422 par le duc Jean V puis élevée au rang de basilique mineure en 1427. Elle devint le lieu d'un pèlerinage marial renommé, le second en Finistère après  Notre-Dame du Rumengol dans les Monts d'Arrée. Presque désertée après un incendie en 1708, et ruinée à la Révolution, elle fut remise en état à partir de 1829. Les anciens vitraux d'Alain Cap (1578-1644) étant ruinés, Mgr Sergent, évêque de Quimper et du Léon, commanda au peintre parisien Émile Hirsch —qui avait peint son portrait en 1852 —  une première verrière pour la baie axiale en 1866 : Notre-Dame-du-Rosaire. Puis suivirent trois  commandes pour les autres baies du chevet, consacrées au Don du Scapulaire, à la Légende du Bienheureux Salaün, et , en 1870, à l'Institution du Dogme de l'Immaculée Conception. En 1868, Émile Hirsch, qui ne signait jusqu'alors que les cartons, ouvrit son propre atelier de vitraux rue Gauthey à Paris. Entre 1868 et 1875, il réalisa 20 verrières pour la cathédrale de Quimper, soit plus de la moitié des fenêtres basses : principalement des Vies de saints.

L'idée de demander pour Le Folgoët le bénéfice du Couronnement revient selon Guillermit au recteur La Haye (1859-1882), qui, dès 1860,  :

"pense faire couronner Notre-Dame : il charge Monsieur de Courcy de s'enquérir à Rome des démarches nécessaires pour obtenir du pape la faveur désirée. Il affilie son église à N. D. de Lorette. Il s'inquiète de savoir si les nombreuses indulgences accordées à la collégiale par les Souverains Pontifes ne sont pas périmées par suite des profanations de la Révolution. Les vicaires généraux le rassurent à ce sujet ; mais il ne s'en tient pas à le;ur appréciation, et pour être plus certain, il prie Monsieur de Courcy de provoquer une réponse de Rome.

En 1873, organise-t-il un grand pèlerinage de prières et d'actions de grâces au Folgoat. Quarante mille hommes, soixante-dix paroisses représentées par croix et bannières assistèrent à cette fête présidée par Monseigneur l'Evêque de Quimper et de Léon. C'est à cette occasion que fut composé par Monsieur Guillou, recteur de Penmarc'h, le beau cantique si entraînant et si émouvant que l'on chante encore : Patronez clous ar Folgoat. ". (Guillermit)

Les démarches furent reprisent par le recteur Couloigner et son évêque Mgr Lamarche, dont l'épiscopat débuta en 1887 :

"...Il fut remplacé par Monsieur Couloigner qui fut recteur de 1882 à 1892. Avec l'aide de Monseigneur Roull, protonotaire apostolique, curé-archiprêtre de Saint-Louis de Brest, qui était alors principal du collège de Lesneven, ils organisèrent en 1886 un grand pèlerinage et réunirent. aux pieds de Notre-Dame plus de 40.000 pèlerins et 80 processions. Deux ans après, le pape Léon XIII accorda à Monseigneur Lamarche l'autorisation de couronner la Vierge du Folgoat." (Guillermit)

C'est la statue en kersanton de grain très sombre représentant la Vierge à l'Enfant (aujourd'hui exposée au centre du chevet sous un dais) qui fut choisie pour cet honneur, plutôt que celle de la fontaine du pauvre Salaün. Elle fut qualifiée de "statue miraculeuse".

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La cérémonie du Couronnement fut un grand succès.

"La fête fut plus brillante encore que celle de 1886. On évalua à 60.000 le nombre des pèlerins qui y prirent part. Cinq évêques entouraient le cardinal Place, archevêque de Rennes, délégué par le pape pour couronner la Sainte-Vierge, et Monseigneur Lamarche, évêque de Quimper ; ce furent : Monseigneur Laouénan, archevêque de Pondichéry ; Monseigneur Freppel, évêque d'Angers, député de la circonscription ; Monseigneur Bougaud, évêque de Laval ; Monseigneur Bécel, évêque de Vannes ;  Monseigneur Trégaro, évêque de Séez." (Guillermit).

Le vitrail du Couronnement.

Dans le même temps, le nouvel évêque se montra résolu de poursuivre le programme de dotation de verrières si bien mis en œuvre par Mgr Sergent, et projeta de faire ouvrir l'ancienne baie sud de la chapelle dite de Coëtivy ; il exposa ce projet le jour même de la cérémonie de Couronnement. Il fallut démurer l'ouverture, puis consolider le pignon qui s'avéra affaissé "Les traces des meneaux dans tes appuis et les naissances des lobes de Ia rosace furent retrouvées, et servirent à l'établissement des pierres du vitrail et de ses divisions.". Émile Hirsch fut désigné tout naturellement pour faire le carton du nouveau vitrail, qui représenterait le moment fort des fêtes du Couronnement, d'autant plus qu'il y avait assisté. 

On remit à Émile Hirsch un certain nombre de photographies prises lors des festivités, afin qu'il représente fidèlement les assistants les plus honorifiques, les bannières les plus belles, et les fidèles venus en costume régional. 

 

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Cette verrière de sept mètres sur cinq comporte cinq lancettes consacrées à la cérémonie du Couronnement et une rose à seize rayons.

Elle peut devenir, pour les esprits curieux, le cadre d'un passionnant jeu de piste pour identifier les membres du milieu catholique breton de la seconde moitié du XIXe siècle.

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I. LES LANCETTES : LA CÉRÉMONIE DU COURONNEMENT.

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La verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

La verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Lancettes de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Lancettes de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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LA TROISIÈME LANCETTE.

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Au centre de la baie, la statue de la Vierge à l'Enfant, alors surnommée « la Vierge Noire », est sur un piédestal sur lequel se lit l'inscription en breton AVE MARIA SALAUN ZEBFRE BARA. "Ave Maria Salaün manger pain" (du verbe dibri, debret, "manger").

Ces derniers mots proviennent de l’histoire miraculeuse de Saläun ar Foll


"Vers le milieu du XIVè siècle vivait dans une clairière de la forêt lesnevienne, un homme nommé Salaün. Les habitants le nommaient familièrement "Le Fou du Bois" (Fol ar Coat).
Considéré comme un "innocent", Salaün mendiait son pain de ferme en ferme. Il demandait l'aumône, en répétant inlassablement :

"Ave Maria ! Salaün mangerait bien un morceau de pain ! » (Salaün a zebfre bara !)


Il aimait à se balancer sur la branche d'un arbre, au-dessus de la fontaine, et il chantait à pleine voix : "Ô Maria". En même temps, il se plongeait dans l'eau jusqu'aux épaules.

Sa mort survenue vers 1358 (à 48 ans) laissa les gens indifférents. Il fut enterré au village de Lannuchen qui occupe l'ancien emplacement du cimetière et de l'église d'Elestrec (ancienne paroisse du Folgoët), près du manoir de Kergoff. Aujourd'hui encore on peut voir le calvaire encadré des quatre pierres ovoïdes qui proviennent de son tombeau. Mais peu de temps après sa mort, on découvrit sur sa tombe, près du chêne où il se balançait et de la fontaine où il trempait son pain, un lys sur lequel on lisait ces mots écrits en lettres d'or : "AVE MARIA". En ouvrant la tombe, on constata que ce lys avait pris racine dans la bouche du défunt. Le miracle attira rapidement les foules et on voulut bâtir une chapelle sur la tombe de "l'innocent". (site de l'ensemble paroissial)

Cette inscription fondée sur une légende de Salaün faisant la part belle à la nature (Folgoët = Fol-coat = Fou du bois), à la puissance de l'eau (fontaine de guérison), à la puissance végétale (le lys fleurissant sur la tombe de Salaün) ou à celui de la Maternité (la Vierge à l'Enfant), mais aussi  liée à l'indigence et la faim, à la mendicité et au manque d'éducation (Salaün est analphabète),   placée juste en dessous des très coûteuses couronnes en or et pierres précieuses doit-elle être vue comme une récupération insolente et méprisante par les notables, le pouvoir politique et le clergé, de la foi populaire? Ce fut déjà le cas lorsque le duc Jean V fit du Folgoët un bastion de sa propagande par mécénat.

 Ou bien au contraire, ce piédestal est-il l'expression de la volonté de l'Église de s'ouvrir au catholicisme social, ouverture qui ne sera inaugurée que quatre ans après le Couronnement par l'encyclique Res Novarum de Léon XIII :

"S'inspirant des réflexions (notamment les travaux de l'Union de Fribourg) et de l'action des « chrétiens sociaux », l'encyclique, écrite face à la montée de la question sociale, condamne « la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière » tout autant que le « socialisme athée ». Elle dénonce également les excès du capitalisme et encourage de ce fait le syndicalisme chrétien et le catholicisme social." (wikipédia)

Les personnages qui figurent sur ce vitrail sont-ils des catholiques conservateurs ou monarchistes, ou des partisans de cette orientation qui s'illustrera  à la fin du XIXe siècle par le mouvement de christianisme démocratique et social du Sillon de Marc Sangnier ?

L'année même où fut posé ce vitrail, correspondait aussi à la [contre-]commémoration de la Révolution de 1789.

 

 

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Lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Au centre du soubassement, sous la signature E. HIRSCH 1889, un cartouche contient le texte suivant, qui est ponctué d'une hermine finale :

"Comment à la demande de Monseigneur Lamarche, évêque de Quimper & de Léon, sa Sainteté  Léon XIII fit couronner la statue miraculeuse de Notre-Dame du Folgoët par Son Eminence le cardinal Place, Archevêque de Rennes, le huitième jour de septembre 1888."

L'identification des deux personnages est maintenant un problème réglé.

Quel as ce détective !

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Inscription de la lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Inscription de la lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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A droite, le cardinal Place, archevêque de Rennes dépose la couronne sur la tête de la Vierge, accompagné à gauche de Monseigneur Lamarche, évêque de Quimper et de Léon. Approchons nous.

1°) Le cardinal Place.

 

Le cardinal Place porte la mitre, la cappa magna, le surplis au dessus d'une robe rouge et de chaussons rouges.
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Le cardinal Place, lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Le cardinal Place, lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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"Charles-Philippe Place, né le 14 février 1814 à Paris et mort le 5 mars 1893 à Rennes, fut homme d'Église, évêque, puis archevêque et cardinal français. Père conciliaire de Vatican I, Mgr Place fit partie de la minorité opposée au dogme de l'infaillibilité papale, cette prise de position lui valant de sérieuses difficultés dans son diocèse.

Promu archevêque de Rennes, le 15 juillet 1878, Mgr Place obtint le 13 février 1880 le rétablissement du titre de cathédrale au profit des églises Saint-Samson de Dol et Saint-Vincent de Saint-Malo, l'archidiocèse étant désormais celui de Rennes, Dol et Saint-Malo : il devint le premier prélat à porter le titre d'archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo.

Prélat énergique, voire autoritaire, Mgr Place se distingua tant par ses prises de position publiques sur les questions de l'enseignement (1879-1880), du service militaire pour les séminaristes (1881), que par son refus au cardinal Rampolla d'assumer l'annonce de la politique de ralliement des catholiques à la IIIème République. Mission qui sur la suggestion du cardinal Place, devait finalement échoir au cardinal Lavigerie, archevêque d'Alger et de Carthage, primat d'Afrique. Mgr Place s'expliqua de ce choix en souhaitant que cette annonce soit portée par un prélat plus jeune que lui, dont le charisme naturel, habitué des prises de position bien tranchées, imposerait à tous ce changement politique. D'autre part, dans ses échanges avec le cardinal Rampolla, Mgr Place expose l'avantage d'une annonce de ralliement prononcée hors de la Métropole, loin des soutiens monarchiques et surtout loin de la noblesse de son diocèse que le cardinal Place sait peu enclin à soutenir la République.

Dans son archidiocèse, Mgr Place institua le principe des visites canoniques annuelles des paroisses ainsi que celui des retraites presbytérales annuelles.

Le 7 juin 1886, il fut créé cardinal par Léon XIII.

Chevalier de la Légion d’honneur, grand-croix du Saint-Sépulcre, il devait s'éteindre à Rennes le 5 mars 1893." (Wikipédia)

Ses armoiries :

Coupé au premier parti d'azur à la Vierge de Notre-Dame de la Garde, couronnée et portant l'Enfant Jésus, le tout d'argent, et de gueules à l'agneau pascal des catacombes, au nimbe crucifère et portant une croix avec banderole, le tout d'argent; au second d'or, au château fort ou place d'armes de sable maçonné d'argent, ouvert et ajouré du champ; brochant sur le tout, une fasce d'hermines en divise.

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Nous pouvons retrouver son portrait photographique par Nadar (Gallica) sur un vitrail de l'église de Bédée (35) ou, accompagné de son auxiliaire, sur un vitrail de La Guerche-de-Bretagne.

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Portraits  et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q
Portraits  et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q
Portraits  et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q
Portraits  et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q
Portraits  et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q

Portraits et armoiries (travail de Chatsam) du cardinal Place, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Philippe_Place et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53098095q

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2°) Monseigneur Lamarche évêque de Quimper et du Léon.

 Jacques-Théodore Lamarche né le 15.03.1827 à Paris, évêque de Quimper en 1887 , décédé le 15.06.1892 à Quimper. Armes : d’azur à la croix d’or – au chef d’hermines. Devise : Ama et confide. Cri : Doué hag ar vro (Dieu et Patrie)

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_divers/blasons_cornouaille_quimper.pdf

Le portrait provient des collections numérisés du diocèse de Quimper ; il est de face, mais l'air de ressemblance avec le profil du vitrail s'impose néanmoins. J'ajoute les armoiries, vous allez comprendre pourquoi.

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Monseigneur Lamarche évêque de Quimper et du Léon, et ses armoiries.  http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/644/les-eveques-de-quimper-et-leon
Monseigneur Lamarche évêque de Quimper et du Léon, et ses armoiries.  http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/644/les-eveques-de-quimper-et-leon
Monseigneur Lamarche évêque de Quimper et du Léon, et ses armoiries.  http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/644/les-eveques-de-quimper-et-leon

Monseigneur Lamarche évêque de Quimper et du Léon, et ses armoiries. http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/644/les-eveques-de-quimper-et-leon

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Monseigneur Lamarche, lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Monseigneur Lamarche, lancette médiane de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Les armoiries des deux prélats sont réunis en sommité de la rosace de la baie 6.

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Armoiries épiscopales du cardinal Place et de monseigneur Lamarche, rose de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Armoiries épiscopales du cardinal Place et de monseigneur Lamarche, rose de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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PRENONS LA DIRECTION DE LA  PREMIÈRE LANCETTE.

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Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Parmi les nombreuses personnes représentées, sept semblent être des portraits. Deux personnages  en costume breton, deux chanoines, et deux ou trois civils. Mais comment m'y retrouver ? Voyons mes sources. Et elles m'indiquent que le paysan breton du premier plan est "un sénateur Monsieur Soubigou, maire de Lesneven " (Dantec). Je commence par lui.

[Louis Soubigou, maire de Lesneven,] ou François Soubigou, sénateur ?

— Louis Soubigou est un homme politique français né le 14 avril 1863 à Plounéventer (Finistère) et décédé le 21 octobre 1914 à Lesneven (Finistère). Neveu de François Soubigou , sénateur du Finistère, il est notaire à Lesneven en 1889, il est maire, puis conseiller général en 1897. Très proche des milieux catholiques, il est député du Finistère de 1912 à 1914, siégeant à droite. (Wikipédia) . Sa photographie sur le site de l'Assemblée Nationale avec une large moustache en pointe ne correspond pas à notre homme.

 

François  Soubigou est un homme politique français né le 11 février 1819 à Plounéventer (Finistère) et décédé le 17 février 1902 en la même commune. Propriétaire terrien, il est élu représentant de droite à l'assemblée constituante de 1848. Il n'est pas réélu à l'assemblée législative de 1849. Il réapparaît en politique aux débuts de la IIIe République en étant élu sénateur du Finistère de 1876 à 1894. Il siège à droite. Il était également conseiller général du canton de Landivisiau. (Wikipédia) Son portrait dessiné, sur le site du Sénat, offre de grande ressemblance avec notre homme en costume breton. 

 

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Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le sénateur François Soubigou (1819-1902) sur la lancette A de la baie 6, ou en dessin https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/soubigou_francois0789r3.html
Le sénateur François Soubigou (1819-1902) sur la lancette A de la baie 6, ou en dessin https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/soubigou_francois0789r3.html

Le sénateur François Soubigou (1819-1902) sur la lancette A de la baie 6, ou en dessin https://www.senat.fr/senateur-3eme-republique/soubigou_francois0789r3.html

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Mais quel est le personnage barbichu qui se tient à droite, à coté de François Soubigou ? Parions qu'il s'agit d'Émile de Kermenguy, député du Finistère de 1871 à 1893.

"Émile de Kermenguy est élu conseiller général du canton de Plouzévédé en 1842, puis maire de Saint-Pol-de-Léon en 1848. Il démissionne de son mandat de conseiller général en 1851 pour désapprouver le coup d'État du 2 décembre.

En 1869, sur l'insistance de ses amis, il accepte de se présenter aux élections au Corps législatif et obtient 10 000 voix contre 12000 au candidat officiel. En 1871, il reprend par l'élection son siège de conseiller général et est élu représentant monarchiste du Finistère pour la 2e circonscription (Morlaix) en février. Faisant partie des monarchistes majoritaires, mais, divisés, il siège à la droite de l'Assemblée nationale, et, après la fin de la Commune (juin 1871), il rallie les partisans d'Henri V, comte de Chambord, méfiants tant à l'égard des royalistes réalistes comme Adolphe Thiers que des royalistes catholiques ultramontains emmenés par Monseigneur Dupanloup,.
En 1875, il vote contre l'amendement Wallon qui confirme la République en ayant voté auparavant pour le prolongement du mandat de Mac Mahon et contre l'exil de la famille royale.

Réélu comme député du Finistère à la Chambre des députés en 1877, en 1881, en 1885, 1889 et en 1893, il se montre un opposant résolu aux lois sur l'enseignement et à la politique coloniale des gouvernements républicains. En 1885, il est réélu sur une liste monarchiste conservatrice qui est élue tout entière et votera contre le retour au scrutin d'arrondissement.

Il meurt trois mois après sa dernière réélection, le 27 novembre 1893 à Paris, en ayant siégé comme législateur pendant 22 ans." (Wikipédia)

 

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Le député Émile de Kermenguy, lancette A, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
Le député Émile de Kermenguy, lancette A, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Le député Émile de Kermenguy, lancette A, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La croix pectorale des chanoines de Quimper.

 

On remarquera que les deux ecclésiastiques portent une décoration en sautoir sur un large ruban bleu, qu'on retrouve sur six à sept autres ecclésiastiques du vitrail. Il s'agit selon toute vraisemblance de la croix pectorale des chanoines de la cathédrale de Quimper. Celle-ci est décrite ainsi :

 

Elle a été octroyée au diocèse par un bref de Rome du 18 novembre 1856. Elle est en forme de croix grecque, dont les branches blanches sont constituées d'hermines émaillées reliées par un nimbe à rayons en vermeil agrémenté de rinceaux. Au centre se détache sur fond bleu le buste de Pie IX entouré de l'inscription PVIS.PAPA.NOVUS.A.D.MDCCCVI. Au verso,se trouve le buste de saint Corentin, auréolé avec mitre et crosse avec son légendaire  poisson, et l'inscription SANCTE .CORENTINE . ORA. PRO. NOBIS. La croix est portée avec un large ruban moiré bleu céleste. Elle était fabriquée par l'orfèvre Ch. LE PAUL de Quimper, 17 place Terre-au-Duc. (en partie d'après Olivier Charles, Quimper, La Grâce d'une cathédrale).

Source image : http://www.massol-svv.com/html/fiche.jsp?id=1652796&np=1&lng=fr&npp=10000&ordre=1&aff=1&r=

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Croix pectorale des chanoines de Quimper, http://www.massol-svv.com/html/fiche.jsp?id=1652796&np=1&lng=fr&npp=10000&ordre=1&aff=1&r=

Croix pectorale des chanoines de Quimper, http://www.massol-svv.com/html/fiche.jsp?id=1652796&np=1&lng=fr&npp=10000&ordre=1&aff=1&r=

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Viennent donc ensuite deux chanoines de Quimper.

Les sept chanoines mentionnés par Kerbiriou   dans son récit de la cérémonie sont les suivants :

— le chanoine Lucien Rossi (Quimper 1844- 1920), fondateur de la Semaine Religieuse et chargé par l'évêque de tout ce qui touche au matériel.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e0557f9660f6ca14be25c1599ac8ab7a.pdf

Rossi http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e0557f9660f6ca14be25c1599ac8ab7a.pdf

" Né le 16‐10‐1844 à Quimper (Saint‐Corentin) ; 1870, prêtre (à Rome), vicaire à Loctudy ; 1873, sous‐principal de Lesneven ; 1875, aumônier de Kernisy, Quimper ; 1884, chanoine honoraire ; 1915, prêtre résidant à Saint‐Corentin ; décédé le 3‐01‐1920. Étude : Semaine religieuse de Quimper et Léon, 1920 p. 37‐39.

En Octobre 1886, transformant et développant le Bulletin de l’Enseignement, créé en 1882 pour combattre les lois Ferry, il fonde la Semaine religieuse et la dirige jusqu'en Mai 1892. Déjà, depuis quelques années, en collaboration avec M. de Penfeuntenyo, curé de la Cathédrale, il entraine vers la Grotte de Lourdes les premiers pèlerins dont le flot pieux, chaque année grossi, ne s'arrêtera que devant les impossibilités créées par la guerre. Il organise les fêtes du couronnement de N. D. du Folgoat et les réceptions dont elles sont l'occasion. Les graves problèmes de l'enseignement chrétien ne peuvent le laisser indifférent : s'il s'agit de fondations d'école, de constitution de sociétés civiles, il offre son nom, les avantages de sa situation indépendante, son temps, ses démarches personnelles et, mieux encore, ses ressources"

 

 Jean Favé (1828-1905) curé de Plouguerneau, chanoine honoraire depuis 1881.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4b3cbc0506fe8b277a4d36f3b2d414c1.pdf

Jean-François Belbéoch (1841-1910), supérieur du Petit Séminaire de Pont-Croix, chanoine honoraire en 1883; Sa photo est disponible ici : http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/be2d682df09b6a77a7c9e739d1db80e1.pdf

Peut-être n°7, lancette D

Les quatre curés de Brest :

Émile Fleiter, curé de Notre-Dame du Mont-Carmel, paroisse de Brest : Emile-Alain-Marie Fleiter, 1836-1913... en 1873, curé de N.-D.-du-Carmel à Brest en 1879, chanoine honoraire en 1884, Vicaire général de Mgr Lamarche en 1888, vicaire général capitulaire en 1891, protonotaire apostolique en 1911.

Noël Arhan (1835-1897), curé de Saint-Martin de Brest de 1882 à 1897, chanoine honoraire en 1888 http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8033740e464aa50ec3f4f9a609bcfa42.pdf

Joseph-Henri Bellec, curé de la paroisse de Moélan de 1874 à 1880 puis de Saint-Sauveur de Brest de 1880 à 1893

Hervé Cloarec (1816-1892), chanoine honoraire depuis 1864, archiprêtre de Saint-Louis depuis 1873, "Il devait avoir aussi son rôle dans la fête, puisqu’il prêchera après les vêpres, en langue bretonne" (Kerbiriou)

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1161946d6e4e6fa3d81a79b5e6344d4f.pdf

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Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Un chanoine du chapitre de Quimper, Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Un chanoine du chapitre de Quimper, Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Un chanoine du chapitre de Quimper, Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Un chanoine du chapitre de Quimper, Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Délaissons les chanoines et les sénateurs pour nous intéresser aux bannières représentées ; rien ne permet de les reconnaître précisément, mais elles appartiennent aux grands modèles en vogue : Crucifixion, Vierge, Saint Patron en évêque, Monogramme marial, etc..

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Première  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Première lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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PASSONS À LA DEUXIÈME LANCETTE.

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Deuxième  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Deuxième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Deuxième  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Deuxième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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J'identifie le personnage tête nue et en manteau bleu comme étant Mgr du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général de Quimper, en vertu de la description donnée par Kerbiriou  : "revêtu des insignes de sa dignité". Or, le protonotaire apostolique ont comme insignes la croix pectorale (bien visible), la barrette à pompon rouge (plus exactement "à houppe amarante") qui correspond à la tache cramoisi de la main droite, et il porte sur le rochet ou le surplis (en dentelle blanche) et sur la soutane violette une mantelleta violette. C'est ce dernier vêtement qui emporte ma conviction.

Je n'ai trouvé aucun portrait d'Auguste du Marhallac'h (Quimper1808-Plomelin1891),  cette personnalité singulière, nommée inspecteur des Monuments Historiques qui épousa en 1839 la britannique Mélanie Harrington et eut trois enfants. Il les perd rapidement, ce qui le motive sans-doute pour entrer au séminaire de Quimper, dont il sort prêtre en 1854. C'est précisément en 1888, l'année du Couronnement, qu'il reçut de Léon XIII le titre de protonotaire apostolique, la distinction du plus haut prélat romain après l'évêque.

Armoiries : d'or à trois pots à eau (ou orceaux) de gueules. Devise : Usque ad aras.

"Député du Finistère de février à octobre 1871, il démissionne pour devenir, à sa demande, recteur (curé) d'une paroisse rétablie dans l'archipel des Glénan, au large de Fouesnant où les conditions de séjour sont très rudes en hiver. Il y fait bâtir une église sur l'île du Loc'h.

En 1873, l'évêque de Quimper, Monseigneur Anselme Nouvel de la Flèche le rappelle pour le nommer vicaire général auprès de lui. Il se consacre particulièrement à l'ouverture d'écoles catholiques gérées par les Frères des écoles chrétiennes (80 sont créées dans le Finistère). En 1888, le pape Léon XIII lui confère la dignité de protonotaire apostolique, ce qui lui donne droit au titre de Monseigneur.

Lors de ses moments de repos, il recevait dans son château du Pérennou (en Plomelin) des personnalités religieuses, et dirigeait la fouille archéologique d'une villa gallo-romaine avec ses thermes du ier siècle découverts dans le parc par son père. Il fut vice-président pendant 17 ans de la Société archéologique du Finistère, dont il enrichit le musée par ses découvertes." (Wikipédia)

 

Notice sur Mgr du Marhallac'h https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1617d9f95b96e0a6453d5ef48a594318.pdf

J'ai placé en regard du détail du vitrail le portrait de Mgr Perrier, protonotaire apostolique également.

http://www.cstjean.qc.ca/public/65ea2bc4-166b-4136-a916-c2b8f639c6aa/bibliotheque/patrimoine/livres_patrimoine/mgr_perrier_web.jpg

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Mgr du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général de Quimper, comparé, pour sa tenue, à Mgr Perrier.
Mgr du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général de Quimper, comparé, pour sa tenue, à Mgr Perrier.

Mgr du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général de Quimper, comparé, pour sa tenue, à Mgr Perrier.

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J'identifie à l'extrême gauche de la lancette monseigneur Charles-Émile Freppel (1827-1891) évêque d'Angers et député du Finistère.

C'est lui qui prononça le discours inaugural du Couronnement :

"L'évêque d'Angers est un orateur prestigieux. Quelle page éloquente va donner à ses soixante mille auditeurs l'intrépide champion de l'Eglise, dont. la parole s'imposait à la Chambre, même aux adversaires les plus passionnés.  Aura-t-il le secret de dire des choses nouvelles après ses admirables panégyriques d'Urbain Il, de Gignion de Montfort et de Jean-Baptiste de la Salle ? Personne n'en doute, car il sait rajeunir ses thèmes. Le pèlerinage cinq fois séculaire du Folgoët lui inspira un discours impérissable, qui a fait connaître au pays tout entier la merveilleuse histoire de l' l'Innocent du Bois, "le sublime ignorant" et les motifs pour lesquels la Mère de Dieu a choisi, pour opérer le miracle du lys, la terre de Léon." (Kerbiriou)

"Charles-Émile Freppel, né à Obernai (Bas-Rhin) le 1er juin 1827 et mort à Angers le 23 décembre 1891, fut évêque d'Angers et député du Finistère à l'Assemblée nationale. Il est le fondateur de l'Université catholique de l'Ouest. Il fut réélu député du Finistère, le 14 octobre 1885,  Théologien consulteur au Concile Vatican I, il fut nommé le 27 décembre 1869 à l'évêché d'Angers, où il créa une université catholique en 1875.

Après une première tentative à Paris lors des élections législatives complémentaires du 2 juillet 1871 (sur la liste de l'Union parisienne de la presse), il fut élu député de Brest le 6 juin 1880. Il siégea à droite, dans le groupe monarchiste, et prit une part des plus actives aux débats parlementaires.

Il s'éleva notamment contre l'instruction laïque et étatique qu'il jugeait « inutile, inefficace, et tendant au socialisme d'État », et combattit le rétablissement du divorce. En 1884, les catholiques du diocèse d'Angers lui offrirent une crosse d'honneur, en témoignage de leur admiration pour le courage et l'éloquence avec lesquels il a constamment défendu les droits de l'Église.

Il fut réélu député du Finistère, le 14 octobre 1885, et il s'opposa notamment aux poursuites contre le général Boulanger.

Comme évêque, en 1876, il excommunia le comte de Falloux pour une question d'immeuble d'église. S'il a été cité comme l'une des sources du nationalisme intégral, il était dans les faits foncièrement opposé au nationalisme de son époque.

Économiste, il fut un défenseur du catholicisme social et influença fortement la rédaction de l'Encyclique sociale Rerum Novarum par le Pape Léon XIII." (Wikipédia)

Voir sa biographie politique sur le site de l'Assemblée Nationale. 

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Charles-Émile Freppel, évêque d'Angers  sur le vitrail du Folgoët et en photographie .
Charles-Émile Freppel, évêque d'Angers  sur le vitrail du Folgoët et en photographie .
Charles-Émile Freppel, évêque d'Angers  sur le vitrail du Folgoët et en photographie .

Charles-Émile Freppel, évêque d'Angers sur le vitrail du Folgoët et en photographie .

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Au total, le vitrail représente cinq évêques (porteurs de mitres) en plus de Mgr Lamarche. Il m'en reste donc quatre à identifier. Or mes sources m'indiquent que sur ce vitrail "Mgr. Bougaud paraît le premier : c’est l’évêque de Laval, l’auteur estimé d’ouvrages de spiritualité, qui ont fait les délices des communautés et de tant d’âmes d’élite dans le monde.  Puis viennent Mgr. Trégaro, évêque de Séez, un Breton et un marin ; Mgr. Bécel, évêque de Vannes, qui a voué sa vie à la gloire de sainte Anne "..." L'Archevêque de Pondichéry et Nos Seigneurs les Evêques de Vannes, d'Angers, de Séez, de Laval, avec Mgr du Marhallac'h revêtu des insignes de sa dignité, sont groupés autour de la statue."  Mgr Edouard Ribault [et non Ribaud], prélat de la Maison du Pape, grand vicaire du Cap Haïtien, était présent mais ne serait pas représenté.

 

Quel est l'évêque qui se penche avec un air gourmand vers l'oreille de Mgr Freppel ? Mgr Bécel évêque de Vannes ou Mgr Trégaro évêque de Séez ? 

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Deuxième  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Deuxième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Un coup d'œil sur les bannières de la lancette B.

On y reconnaît deux bannières du Sacré-Cœur-de-Jésus, et l'Assomption.

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Deuxième  lancette  de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Deuxième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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LA QUATRIÈME LANCETTE.

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Sept personnages ont ici leur portrait, dont trois évêques et trois chanoines.

 

 

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Évêques et chanoines de la quatrième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Évêques et chanoines de la quatrième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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L'archevêque de Pondichéry est facile à reconnaître à sa longue barbe : 

"Mgr. Laouénan, archevêque de Pondichéry et patriarche des Indes, imposant par la distinction de sa personne, la majesté de sa physionomie, que rehausse encore la longue barbe blanche qui le fait ressembler aux vieilles images des saints primitifs." (Semaine religieuse de Quimper)

https://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Jean-Marie_Laou%C3%ABnan

Mgr. Laouénan, archevêque de Pondichéry et patriarche des Indes, quatrième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889,  baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Mgr. Laouénan, archevêque de Pondichéry et patriarche des Indes, quatrième lancette de la verrière du Couronnement, Émile Hirsch 1889, baie 6 de la basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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A la cérémonie assistaient, nous le savons, quatre autres évêques, Mgr Bougaud évêque de Laval, Mgr Trégaro évêque de Séez,  et Mgr Jean-Marie Bécel évêque de Vannes.

Je propose de voir ici au centre Monseigneur Bougaud, évêque de Laval.

 

Monseigneur Émile Bougaud, évêque de Laval.

L'article de la Semaine religieuse écrivait : "Les pontifes portent tous les insignes de leur haute dignité. Mgr. Bougaud paraît le premier : c’est l’évêque de Laval, l’auteur estimé d’ouvrages de spiritualité, qui ont fait les délices des communautés et de tant d’âmes d’élite dans le monde. Puis viennent Mgr. Trégaro, évêque de Séez, un Breton et un marin ; ..."

"Louis Victor Emile Bougaud est né le 26 février 1824 à Dijon, en Côte-d'Or. Evêque de Laval pendant moins d'un an de 1887 à 1888. Il est décédé à Laval le 7 novembre 1888, il est inhumé dans sa Cathédrale. Tout comme son prédécesseur, Mgr Bougaud passa très peu de temps dans son diocèse : 9 mois. Prêtre du diocèse de Dijon, avant d'être nommé au siège de Laval, il fut vicaire général de Mgr Félix Dupanloup, évêque d'Orléans. " (Wikipédia) Source image https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bougaud#/media/File:Abbe-bougaud.jpg

Le deuxième portrait date précisément de 1888, date du Couronnement.

http://www.diocese-laval.fr/se-former-s-informer/archives-actualites/?articlePreview=4344

 

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Mgr Bougaud, évêque de Laval (?), lancette D de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
Mgr Bougaud, évêque de Laval (?), lancette D de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
Mgr Bougaud, évêque de Laval (?), lancette D de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Mgr Bougaud, évêque de Laval (?), lancette D de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Je n'ai pas clairement identifié :

a) Monseigneur François-Marie Trégaro (1824-1897), évêque de Séez  J'ai trouvé son portrait sur le lien http://www.peillac.fr/content/view/173/173/

Aumônier de Marine de 1852 à 1878, aumônier en chef de la Marine impériale en 1868, il s'opposa violemment à la loi sur la laïcité de Jules Ferry.

Monseigneur Trégaro évêque de Séez.

Monseigneur Trégaro évêque de Séez.

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b) Monseigneur Bécel, évêque de Vannes, malgré un portrait conservé à l'église Saint- Pierre de Beignon, sa paroisse natale. On peut aussi observer la statue de marbre de son tombeau dans la chapelle Sainte-Anne de la cathédrale de Vannes, ou bien la photographie en pied prise après 1861 disponible sur le site du Musée d'Orsay.

 

"Jean-Marie Bécel (Beignon le 1er août 1825, mort à Vannes le 6 novembre 1897), est un ecclésiastique qui fut évêque de Vannes de 1866 à 1897.

Jean-Marie Bécel originaire du département du Morbihan est le fils de modestes cultivateurs. Il fait ses études au petit puis au grand séminaire d'Auray. Vicaire de l'église de la Sainte-Trinité de Paris, il est un moment précepteur de l'héritier de la famille Saint-Bris à Tours avant de devenir curé archiprêtre de la cathédrale Saint-Pierre de Vannes. Il se fait apprécier d'une cousine de l'empereur Napoléon III la princesse Élisa Napoléone Baciocchi qui possède une résidence à Colpo et son « gallicanisme impérial » lui permet d'être nommé par décret évêque de Vannes début 1866. Il est confirmé le 22 juin. Pendant son long épiscopat de près de 32 ans il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 13 août 1867 et reçoit le pallium à titre personnel le 14 juillet 1871. Il fait également restaurer la basilique Sainte-Anne d'Auray. Il meurt à Vannes en 1897." (Wikipédia)

 

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Monseigneur Bécel,évêque de Vannes.

Monseigneur Bécel,évêque de Vannes.

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Les bannières de la quatrième lancette.

Les bannières de la quatrième lancette  de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Les bannières de la quatrième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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LA CINQUIÈME LANCETTE.

On y trouve huit portraits : ceux de deux chanoines, de deux ou trois laïcs, d'un clerc en calotte blanche, d'un breton porteur de bannière, et celui d'une femme en costume.

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Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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"Quatre vingt processions sont arrivées. Les « trésors » des églises ont sorti ce qu’ils contiennent de plus précieux : des croix de grand style, riches par les dimensions, par l’abondance des métaux rares, par l’ornementation des dorures ; des bannières aux fins dessins, aux somptueuses broderies. On admire la pittoresque polychromie des costumes, où se remarquent les coiffes étranges et les châles écossais du groupe nombreux des femmes de Plougastel ; la gracieuse coiffure à brides des Ouessantines à la longue chevelure, qui ont affronté les flots agités du Fromveur et du goulet de Brest.

Deux cents paroisses sont représentées. Cinq cents pèlerins de Saint-Pabu ont parcouru sept lieues et demie derrière leur croix et leur bannière : beaucoup sont venus à jeun, afin de pouvoir communier, et cette paroisse n’était pas une exception.

Le long cortège s’ébranle. Six cents prêtres défilent, précédés de la bannière de Saint-Corentin de Quimper, représentant ici l'Eglise-mère du diocèse, et de la croix de l’évêque. Quatre chanoines portent un brancard garni de soieries et surmonté d’un coussin de satin blanc : sur ce coussin reposent les deux couronnes d’or, avec leur parure de pierres précieuses. Précédant les évêques, s’avancent Mgr. Ribaud, prélat de la Maison du Pape, grand vicaire du Cap Haïtien et Mgr. du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général de Quimper." (Kerbiriou)

 

Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. VII. Les vitraux du XIXe siècle : le vitrail du Couronnement.

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On notera que cette femme porte autour de son cou le scapulaire.

Sur le scapulaire (remis par la Vierge à Simon Stock), voir le vitrail du Folgoët, ou mieux :

http://www.lavieb-aile.com/article-notre-dame-de-carmes-a-neulliac-et-le-scapulaire-109795239.html

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Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Cinquième lancette de la baie du Couronnement, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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LA ROSACE.

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"En réseau, le lys est présent dans les 12 principaux lobes de la rosace, les armes du saint Père figurent au centre de celle-ci, entourés de celles des prélats présents à la cérémonie. Dans les écoinçons sont représentées les armes des chapitres de Quimper et de Léon, l'hermine de Bretagne et la devise de la duchesse Anne. Une dimension nouvelle est ainsi donnée au pèlerinage." Dantec

 

"La rosace qui domine le sujet ne le cède en rien comme architecture aux plus belles rosaces connues. Sa coloration est d'une grande richesse, elle vient merveilleusement rayonner au sommet de la verrière. Son programme décoratif est le symbolisme d'une part et les souvenirs historiques de l'autre. C'est tout d'abord le lis, emblème de Marie Immaculée, qui domine dans tes douze principaux lobes de la rosace; il figure, au milieu des rinceaux multicolores qui l'entourent de leurs brillants ramages; L' Ave Maria que Salaün aimait chanter se retrouve dans ces mêmes panneaux, inscrit sur un philactère dont les enroulements répétés forment une couronne de louanges à la Reine du Ciel. Au centre, dans la rosace du milieu, les armes du Saint-Père, entourées des armes des prélats présents à la cérémonie. Aux deux côtés, sur les écoinçons qui relient la rosace à la partie rectangulaire du vitrail, sont placées les armes des Chapitres de Quimper et de Léon. Enfin, dans les festons de granit qui encadrent la rosace et en forment les derniers panneaux, on retrouve l'hermine de Bretagne avec la devise de la duchesse Anne : A ma vie." (Semaine religieuse 1889)

 

Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Autour des armes du pape Léon X placées au centre, sont disposées les armoiries des évêques présents : 

— Au centre : Léon XIII D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout

En haut à gauche : Cardinal PlaceCoupé au premier parti d'azur à la Vierge de Notre-Dame de la Garde, couronnée et portant l'Enfant Jésus, le tout d'argent, et de gueules à l'agneau pascal des catacombes, au nimbe crucifère et portant une croix avec banderole, le tout d'argent; au second d'or, au château fort ou place d'armes de sable maçonné d'argent, ouvert et ajouré du champ; brochant sur le tout, une fasce d'hermines en divise.

— En haut à droite : Mgr Lamarche, évêque de Quimper d’azur à la croix d’or – au chef d’hermines.

— à partir de là, dans le sens horaire : Mgr Laouénan, évêque de PondichéryEcartelé : au 1 d'azur à 3 oiseaux contournés d'argent ou d'or en pal ; au 2 d'argent au monogramme des M. E. de gueules; au 3 d'argent à un monde d'or (?) posé sur un roc(?) du même et sommé d'une croix de sable ; au 4 d'azur à l'agneau pascal couché d'argent. — Couronne ducale.

Mgr Bécel, évêque de Vannes : d'hermines à la croix d'azur.

Mgr Trégaro évêque de SéezD'azur à la bande d'argent chargée de 3 mouchetures d'hermine (Bretagne) accompagnée d'une étoile d'or en chef (devise du prélat) et d'une ancre d'argent en pointe (souvenir de la Marine). Devise : Stella Maris spes mea

Mgr du Marhallac'h, protonotaire apostolique : d'or à trois orceaux de gueules

Mgr Bougaud, évêque de Laval D'azur au Sacré Cœur d'or surmonté d'une croix haute, sommé d'une couronne et accosté de deux palmes d'or posées en rinceau

Mgr Freppel, évêque d'Angers : d'azur à l'abeille d'or

 

 

 

Cœur de la Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Cœur de la Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La devise des ducs de Bretagne A MA VIE inscrite sur un phylactère enroulé, traversé par une hermine passante colletée portant l'écharpe.

Voir : http://www.lavieb-aile.com/2017/04/la-collegiale-notre-dame-du-folgoet.iv.les-emblemes-devises-et-marques-des-ducs-de-bretagne-1423-1505.html

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Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Petite énigme.

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Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Rosace de la baie 6, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

https://books.google.fr/books?id=4udhAAAAcAAJ&dq=Dessins,+histoire+et+description+de+l%E2%80%99%C3%A9glise+de+Notre-Dame+du+Folg%C3%ABt&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

 

DANTEC (Dominique), 1986, La basilique de Notre-Dame-du-Folgoët : un programme classique de vitraux au XIXe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1986  Volume 93  Numéro 4  pp. 405-410

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1986_num_93_4_3237

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrès archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

— KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

 

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

 

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— PENNEC (R.P. Cyrille), 1634, réimpr. 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes, Vatar imp. 58 p. 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

 

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

— Semaine Religieuse de Quimper 1889

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_semaines-religieuses/SRQL_1889.pdf

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:15

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët VI : les crossettes du Doyenné (ou Presbytère).

 

Sur le Folgoët, voir :

Sur les crossettes, voir :

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Juste en face de la Collégiale du Folgoët, et à coté du Musée, s'élève la belle façade du Doyenné, qui fut restauré au XIXe pour être transformé en presbytère jusqu'à très récemment. 

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LE DOYENNÉ DU FOLGOËT.

Le Folgoët a été érigé en collégiale par le duc Jean V le 10 juillet 1422 ; or, une collégiale est une église qui possédait un chapitre, bien qu’elle ne fût pas dans la ville épiscopale. Et les chanoines de ce chapitre sont sous l'autorité du Doyen.  Le Doyenné est l'habitation de ce doyen ( le terme peut désigner aussi le territoire soumis à son autorité ; voir "le doyenné de Lesneven") .

 Le chapitre du Folgoët comptait à sa fondation quatre des chanoines-chapelains ; le doyen (nommé en 1427) était Jean de Kergoal. Le doyen exerçait sa souveraineté sur les habitants, les hôteliers, les aubergistes ; il avait puissance entière de justice et de police sur ces derniers, ainsi que sur les étrangers, les voyageurs et les pèlerins. Le sous-doyen remplissait les mêmes fonctions, en l’absence du doyen. 

 A  l' apogée de la Collégiale,  le clergé y comptait un doyen, un sous-doyen ou vice-gérant, trois prébendiers, un pénitencier, un théologal, un prédicateur, un grand chantre, un maître de psallette, un sacristain, un organiste, un trésorier, tous chanoines. Après ces dignités venaient les grands et petits choristes, les chantres et les bedeaux. Le doyen et les chanoines étaient nommés par le duc, du temps des ducs ; par le roi, du temps des rois. Les prébendiers, au contraire, recevaient leurs lettres de provisions, donc leur nomination, des fondateurs de prébendes.

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Par les bénéfices ecclésiastiques qu'elle générait, la situation de doyen du Folgoët était assez estimée et par conséquent recherchée. En 1665, Le doyenné de Folgoet valait "en argent porté, toutes charges payées, quatre mil livres de ferme, bénéfice simple possédé par le sieur neveu du Sr de Cohon, évesque de Nismes". 

Les principaux doyens du Folgoët furent :

 

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  • 1422. Jean de Kergoal, dune famille distinguée de Guissény, chef des quatre chapelains établis au Folgoët, lors de son érection en église collégiale, par Jean V, le 10 Juillet 1422. 
  • 1433. Geoffroy de Kerguen, doyen des chanoines.
  • 1472. Guy de Lesquelen, doyen de la collégiale.
  • 1508-1519. Gabriel Gouzillon, doyen, mourut en 1519.
  • 1528. Prigent Kerlezroux, doyen.
  • 1531. Gabriel Gouzillon, trésorier, chanoine doyen
  •  1535-1542. François du Fou, doyen. 1544.
  • Jean de Gouzillon, doyen. 1548-1564.
  • Jean Postel, pourvu en régale du doyenné, en 1548, aumônier d'Henri II.
  • 1591-1599. Alain de Poulpry, Sr de Lanvengat. conseiller en la Cour du Parlement de ce pays, chanoine et grand archidiacre de Léon, doyen du doyenné de l'église collégiale du Folgoët; le 8 Mars 1591, fonda deux nouveaux chanoines et un troisième en 1599, année de sa mort.
  • 1629-1650. Robert Cupif, nommé doyen en 1629; le ll Juillet 1635, il fournit aveu au Roi de sa collégiale, y prenait les titres de « prêtre grand archidiacre, chanoine official et vicaire général de Cornouaille, prieur commandataire de Lochrist, doyen et gouverneur du Folgoët; en 1625, fut reçu avocat et substitut du procureur général et du Parlement de Rennes ; quitta le doyenné du Folgoët en 1650 ; mourut à Dol en 1660.

Dès 1682 le doyenné du Folgoët avait été supprimé et donné aux Jésuites qui l'attachèrent au séminaire d'aumôniers de la marine qu'ils possédaient à Brest. Après l'incendie de 1708 ils se contentèrent de faire dire des messes par trois ou quatre recollets.

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Le Doyenné est décrit ainsi :

"Le premier doyen, dom Jean de Kergoal fit élever les bâtiments du doyenné et l'hôtel des pèlerins, appelé l'hôtel de la reine Anne depuis son passage en 1505. Cet hôtel sert aujourd'hui de presbytère. Par lettres patentes du duc Jean V datées du 7 décembre 1432,  cette maison était franche de toutes impositions, parce que les doyens devaient y tenir une hôtellerie pour y recevoir, nourrir et loger les pèlerins." (Guillermit 1922 / Coëtlogon 1851)

« Elle se compose d'un corps-de-logis dont les fenêtres du premier étage sont en accolade et à croisées de pierre. Celles du comble, surmontées d'un fronton aigu garni de crochets ou bouquets de feuillage, ont des monstres sculptés sur les impostes. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont simplement garnies de meneaux. L'archivolte de la porte principale est garnie de crochets ; la fenêtre de droite est surmontée des armes de Kergoal : d'azur à une main gantée d'argent mouvant du côté senestre, et supportant un épervier aussi d'argent. Ce bâtiment est flanqué, à gauche, d'une tour hexagonale unie à une tourelle ronde en cul-de-lampe ; à droite d'une tourelle carrée de construction récente, contrastant assez fortement avec l'élégance du reste. Dans la tourelle de gauche se trouve un très bel escalier en spirale, en belles pierres de taille, qui conduit à une chambre ronde. Suivant le Père Cyrille, tous les ducs de Bretagne depuis Jean IV ont honoré ces lieux de leur présence ; mais les voyages de Jean V et d'Anne au Folgoat sont les mieux constatés ». (De Courcy : description de l'église collégiale du Folgoat 1863).

 

La fourchette de datation de ce Doyenné va donc de 1427 (date de nomination du premier doyen) à 1432 (date de la franchise d'imposition). 

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Façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

 

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Façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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LES LUCARNES ET LEURS CROSSETTES.

Ces auteurs vous ont fait visiter le bâtiment. Il me revient de vous transporter près des combles, pour admirer les crossettes figurées qui ornent, en pierre d'amortissement, le gable des deux lucarnes. J'ignore si elles ont déjà fait l'objet d'une description, si leur datation dans la première moitié du XVe siècle est confirmée, si elles ont été attribuées à un atelier de sculpture (et notamment à l'Atelier ducal du Folgoët), mais elles se placent, par leur sujet et par leur style, dans une continuité avec les autres crossettes des bâtiments civils et religieux du XVIe siècle en Basse-Bretagne, ou même à leur origine.

 

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I. LA LUCARNE GAUCHE.

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Lucarne gauche, façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Lucarne gauche, façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La crossette de gauche : un acrobate.

Cet homme jeune, coiffé d'un bonnet sur de longs cheveux bouclés, adopte la posture acrobatique cambrée, les genoux fléchis et les talons ramenés vers la fesse. Dans un geste peu physiologique, le bras droit vient se saisir du genou pour étendre la hanche. 

Il est vêtu d'un pourpoint à manches plissées, de chausses, de chaussures soigneusement sculptées ; un phylactère, jadis peint sans-doute d'une inscription, est enroulée devant son ventre. Un dessin carré orne son plastron.

Le motif de l'acrobate, déjà fréquent sur les modillons de l'art roman se retrouve fréquemment dans les églises et chapelles du XVIe siècle :

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— à Dirinon

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— à Dirinon : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Acrobate, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Acrobate, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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A la base de la crossette, est sculptée une hermine passante, colletée,  tenant dans sa gueule une banderole enroulée autour de baguettes. C'est là un emblème des ducs de Bretagne 

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Hermine, base de la  crossette gauche de la lucarne gauche, façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Hermine, base de la crossette gauche de la lucarne gauche, façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Acrobate, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Acrobate, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La crossette de droite : un dragon ailé.

Il a  les babines retroussées sur des dents auxquelles il ne ferait pas bon de se frotter, des naseaux dilatés, des yeux proéminents, des  oreilles larges et arrondies, un corps écailleux, une aile aux pennes en éventail, une queue de serpent contorsionnée sur elle-même et dont l'extrémité répète en réduction la tête de la bête. Sa langue, si c'est bien elle, s'étale en deux pointes devant sa gorge. Ses pattes crochues (tous ces dragons n'en disposent que d'une seule paire) s'appuient sur le bord vertical du piédestal. 

Je ne suis pas parvenu à identifier le motif sculpté dans l'angle gauche, mais il est sans-doute important, s'il répond à l'hermine précédente.

Ce type de dragon ailé se retrouve aussi sur les crossettes de Pencran, de Dirinon, de Landivisiau, etc...

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Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de la lucarne gauche , façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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II. LA LUCARNE DROITE.

La lucarne coiffe une fenêtre à meneaux sommée d'une accolade, et  encadrée de deux belles colonnes engagées à motifs taillées en losanges ou pointes de diamant. Ses crossettes sont deux dragons ailés. 

Partie droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Partie droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La crossette de gauche. Dragon ailé.

Il a comme le précédent une gueule ouverte aux crocs pointus, des naseaux dilatés, des yeux proéminents, des  oreilles larges et pointues, un corps écailleux, une aile losangique et nervurée, une queue de serpent contorsionnée sur elle-même et dont l'extrémité forme une gueule de serpent. Sa particularité repose dans sa langue, pendue hors de la bouche, bifide, et tenue par les pattes antérieures. 

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Dragon ailé, crossette de gauche, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
Dragon ailé, crossette de gauche, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de gauche, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Dragon ailé, crossette de gauche, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de gauche, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La crossette de droite. Dragon ailé à queue de serpent.

Il a comme le précédent une gueule ouverte aux crocs pointus, des naseaux dilatés, des yeux proéminents, des  oreilles larges et pointues, un corps écailleux, une aile losangique et nervurée, une queue de serpent contorsionnée sur elle-même et dont l'extrémité forme une gueule de serpent. Les pattes repliées vers l'arrière prennent appui sur le mur.

 

Dragon ailé, crossette de droite, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Dragon ailé, crossette de droite, lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le fleuron de la lucarne : un musicien joueur d'instrument à vent.

Le fleuron sommital du gable à crochet est transformé en un musicien assis sur un banc délimité par les deux pétales latéraux. Il est coiffé d'un chapeau rond (sur des cheveux coupés mi-court, à la Charles VIII), est vêtu d'une veste sur des hauts de chausse, et il joue d'une flûte évasée mais sans pavillon : je laisse les organologistes débattre de son nom.

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Joueur de flûte, kersanton, XVe siècle,  sommet de la lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Joueur de flûte, kersanton, XVe siècle, sommet de la lucarne droite de la façade nord du Doyenné du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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III. QUELQUES SCULPTURES PLACÉES DEVANT LE DOYENNÉ.

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Armoiries Rohan / Léon entourées d'épis.

Armoiries Rohan / Léon entourées d'épis.

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët VI : les crossettes du Doyenné.
La Collégiale Notre-Dame du Folgoët VI : les crossettes du Doyenné.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

— COATIVY (Yves) 2006, La monnaie des ducs de Bretagne. Presses Universitaires de Rennes.

http://books.openedition.org/pur/25404

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

https://books.google.fr/books?id=4udhAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

— COURCY   Notice sur Notre-Dame du Folgoët, par Pol et Henri de Courcy. ln-12. Saint- Brieuc, Prud'homme; 1860

DANTEC (Dominique), 1986, La basilique de Notre-Dame-du-Folgoët : un programme classique de vitraux au XIXe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1986  Volume 93  Numéro 4  pp. 405-410

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1986_num_93_4_3237

FABRE (Martine) 2006. La symbolique des Du Chastel d’après les sceaux et les armoriaux.. Yves Coativy. Actes du colloque, Juin 2004, Trémazan, France. Centre de Recherche Bretonne et Celtique / Association SOS Château de Trémazan, pp.141-160, 2006.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00480136/document

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

 

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrés archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

— JONES (Michael ) , 2010, Les comptes d’Auffroy Guinot, trésorier et receveur général de Bretagne, 1430-1436. Édition et commentaire , Journal des savants  Année 2010  Volume 1  Numéro 1  pp. 17-109

http://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_2010_num_1_1_5900

— KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— PENNEC (Cyrille), 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

— THOMAS (chanoine A.M) , 1901, Le duc de Bretagne et le Folgoat; in A.Le Grand, La vie des saincts

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 21:56

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509), par l'atelier des Prigent (1527-1577), ou par Roland Doré (1618-1663).

 

Sur le Folgoët, voir :

 

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La Collégiale du Folgoët permet, tel un exceptionnel musée ouvert à tous, de découvrir  trois des plus grands ateliers de sculpture bretonne du XVe au XVIIe siècle, travaillant un matériau d'élection, la pierre de kersanton. 

L'auteur de référence est ici Emmanuelle le Seac'h, et je ferai des emprunts de citation à Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne p.76 à 81.

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LES STATUES DE L'EXTÉRIEUR.

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I. LA FAÇADE OCCIDENTALE.

1°) Saint-Michel archange terrassant le dragon à gauche du portail occidental. Kersanton, Atelier du Folgoët,  1423-1433

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Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vue générale.

"L'archange est placé sur une console feuillagée à gauche du portail. Revêtu de son armure, les jambières serrées sur les tibias, il est en équilibre sur le dragon, à la gueule plissée et aux naseaux  dilatés et dont la queue s'enroule entre les pattes. De son bras valide  muni d'un gantelet, saint Michel appuie sur son bouclier qui lui bloque la tête. Dans la lutte, il réussit à garder son manteau drapé sur l'épaule droite et conserve un visage impassible." (E. Le Seac'h)

Note : on distingue, derrière la tête du saint, la plaque portant l'inscription gothique de 1423 décrite dans mon article IV.

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Saint Michel terrassant le dragon, (kersanton, Atelier du Folgoët,  1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (kersanton, Atelier du Folgoët, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vue du coté droit .

Le bras droit a été descellé au niveau de l'épaule, mais on imagine qu'il s'élevait et tenait la hampe de la lance dont l'extrémité pénétrait dans la gueule du dragon.

La queue, selon un mode très fréquent chez cet animal, se termine en tête de serpent : elle est ainsi dotée d'une force autonome et, loin de s'avouer vaincue, elle tente encore d' atteindre de son venin son adversaire. La leçon qui se dégage est que le combat contre les forces du Mal se poursuit encore. Le dragon est terrassé mais non exterminé. C'est le même motif que l'on retrouve dans les Arbres de Jessé sculptés et les Vierges à la Démone, celle-ci, sous le pied de la Nouvelle Ève,  brandissant dans son poing crochu la pomme du Péché. Cf plus loin.

Voir aussi le dragon des crossettes de Landivisiau, ou de Guipavas, ou de Pencran.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint Michel vue de gauche.

L'écu portait des armoiries qui ont été martelées.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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"Ici aussi on reconnaît la main du premier Maître du Folgoët qui trace le nez dans la continuité parfaite du philtrum  puis de la fossette mentonnière. Les yeux sont dessinés en amande  et accentués par un croissant pour la paupière supérieure. La ligne des sourcils est symbolisée par un petit arc entre le front et cette paupière. Les cheveux, en mèches séparées et bouclées, sont copiés des angelots du tombeau de Gatien de Monceaux  à Quimper" (E. Le Seac'h)

Voir, à propos de ces angelots et de ce tombeau, l'article sur l'Autel des Anges. On reconnaîtra aussi l'amict dont le rabat forme un W ou oméga minuscule, caractéristique de cet Atelier.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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1°) suite. Le tympan du porche occidental.

Du porche ouest ruiné après l'incendie de 1708 ne subsiste que le tympan dont les sculptures sont très abîmées. L'intrados de l'arc représente de gauche à droite la Nativité, l'Adoration des Mages et l'Annonce aux Bergers.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La Nativité.

Voir mes articles sur le thème de la "Vierge couchée".

 

Comparer aussi ce tympan avec celui du porche sud de La Martyre, par le même atelier du Folgoët (image lavieb-aile), et voir mon article sur ce porche :

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Ici, saint Joseph, barbu, tête coiffée d'un bonnet, s'appuyant sur une canne, est accroupi au chevet de son épouse et tient le gland de l'oreiller du lit. Sur ce lit repose Marie, représentée juste après qu'elle ait donnée naissance à son Fils : il s'agit de la figure nommée "Vierge en gésine sur son lit d'accouchée" ou Maria im Wochenbett. Elle est tournée sur le coté droit et en appui maladroit sur le coude, alors qu'elle tient l'Enfant assis sur son ventre. Au dessus d'elle, l'âne et le bœuf sortent la tête d'une sorte de lucarne ronde.

L'Enfant est tourné vers le premier mage, Melchior, qui se penche, ôte sa couronne de la main droite et présente une cassette pleine d'or.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Adoration des Mages.

Derrière Melchior, Balthasar, imberbe, coiffé d'une toque, et vêtu d'une riche pelisse, tend l'index vers l'étoile à cinq branches (visible à l'aplomb de Jésus) qui les a guidé. Il tient un calice rempli de myrrhe. 

C'est le personnage le mieux conservé et nous pouvons découvrir certains détails : une chaîne aux maillons rectangulaire est passée en bandoulière ; cinq grelots ou clochettes y sont suspendues. La tunique est plissée, courte, aux manches évasées, mais roulée à gauche sur le poignet.

A droite, on imagine plutôt qu'on ne distingue Gaspard offrant l'encens.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le mage Balthasar, tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le mage Balthasar, tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Annonce aux bergers.

Sur le phylactère, seul reste lisible le mot EST, final de PUER NATUS EST, "un enfant est né".

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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2°) Le groupe de Saint Yves entre le Pauvre et le Riche. Kersanton, Bastien Prigent  (1527-1577). 

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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En  longeant par la droite la façade ouest jusqu'à l'angle sud-ouest de l'édifice, nous découvrons successivement  trois statues qui composent un ensemble, actuellement un peu dispersé, celui du groupe de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Et nous faisons un saut d'un siècle environ avec la statue de saint Michel, pour découvrir le talent de deux sculpteurs de Landerneau, Bastien Prigent et son frère Henri (1527-1577) 

Les trois statues sont de Bastien Prigent, le plus habile des deux. "Les visages aux formes rectangulaires et aux yeux en amande sont de toute beauté." (E. Le Seac'h p. 165)

Sur cet atelier, voir :

 

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Le groupe provient en fait de l'ancienne chapelle de Guicquelleau, ou de celle du château de Lesneven. Il a servi de modèle pour le groupe de La Roche-Maurice.

Sur saint Yves entre le Riche et le Pauvre, voir :

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Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) .

La première statue, qui occupe le contrefort droit du portail ouest, est celle de saint Yves, qui perd ainsi sa position centrale entre les deux plaideurs.

"Saint Yves est un saint très vénéré en Bretagne : on trouve sa statue clans la plupart églises. Il naquit à Tréguier en 1455. Après avoir étudié"les lettres, ·la théologie et le droit pendant quatorze ans, il se fit avocat. Il aimait à défendre la cause des petits et des pauvres devant les tribunaux, et il avait un tel souci de l'honnêteté, qu'on disait de lui : Sanctus Yvo, advocatus et non latro, res miranda populo : Saint Yves était avocat et point voleur, chose inouïe pour le peuple. Il évangélisa les campagnes du Trégor, prêchant toujours la justice et le droit et accomplissant de nombreux miracles. . Il est représenté ici vêtu d'un surplis à larges manches. Il est coiffé d'un bonnet carré recouvert par le capuce d'un camail qu'il porte sur les épaules. Remarquez l'élégance et la finesse du cul-de-lampe et du dais de cette niche." (Guiilermit)

"Le saint, vêtu d'une robe longue, la cotte, recouverte d'un surcot à longues manches , déroule un parchemin de la main droite. Sa tête est recouverte d'un capuchon, prolongement d'un camail qui recouvre ses épaules. " (Le Seac'h p.165)

Cette vêture perdure jusqu'au XVIIe siècle  ( Y-P. Castel).

http://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

 

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Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Contrefort droit du Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Contrefort droit du Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Groupe de saint Yves : Le Riche, kersanton,  Bastien Prigent (Landerneau 1527-1577) . Angle sud-ouest. 

"Il lève la main droite tout en s'accrochant à son escarcelle. Son habillement est recherché : un pourpoint long avec un col cassé est ceinturé à la taille. Un long manteau ouvert se termine en plis enroulés. La tenue est complétée par un grand chapeau au bord conique décoré d'une broche ronde. " (Le Seac'h p. 165)

Si on se réfère à d'autres œuvres, on peut penser que la main droite tient une pièce d'or, argument juridique qui prime sur tout autre argument pour la justice courante. Mais pas avec saint Yves. Certains auteurs (Guillermit) voit dans cette main une bourse.

 

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Groupe de saint Yves : Le Riche. Kersanton, Bastien  Prigent (1527-1577) .  Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : Le Riche. Kersanton, Bastien  Prigent (1527-1577) . Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton, atelier de Bastien et Henri Prigent (1527-1577) . Contrefort sud de l'angle sud-ouest.

"Le pauvre est sur l'autre contrefort de l'angle. Il est souvent appelé aussi Salaün ar Foll selon la légende du fou bienheureux [honoré ici]. Il est simplement vêtu ici d'une souquenille de paysan et les jambes gainées de houseaux, le pied gauche nu. Deux refouillement plus profonds de la pierre sur son coté droit simulent un trou dans ses haillons ainsi qu'au coude. Il marche avec un long bâton et tient son chapeau rond des deux mains. Il lève légèrement la tête probablement vers saint Yves qu'il devait regarder lorsque les statues étaient regroupées " (Le Seac'h p. 165)

Il faut décrire aussi le sac replié autour de l'avant-bras droit et qui contient ses placets : c'est celui que tient le Pauvre de  la gravure des Grandes Croniques de Bretaigne d'Alain Bouchard (1514) Source : http://fonds-saintyves.fr/Les-representations-de-saint-Yves

Sur la gravure, le sac porte l'étiquette "contenant le nom du demandeur, du défenseur, du Procureur, etc" (Dict. Académie Française 1694) ce qui l'apparente à un sac à procès.

Le poids et le volume de ce sac s'oppose  avec dérision à la pièce de monnaie du Riche. 

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Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) .  Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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3°) Saint Éloi.

"Entre ces deux statues, dans un renfoncement, nous apercevons celle de saint Eloi, le patron attitré de la race chevaline. Il est naturel qu'il figure dans cette galerie, car les foires de chevaux du Folgoët sont renommées de longue date. Dans les proches environs, à Ploudaniel, le saint a sa chapelle avec son pardon de chevaux fameux dans la région."

Les tenailles et le fer à cheval du support sont les attributs du saint patron des forgerons. Il est représenté en saint évêque, portant la mitre, bénissant de la main droite et tenant une crosse épiscopale (brisée) de la main gauche.

E. Le Seac'h ne précise pas quel est l'auteur de cette statue. Elle n'est pas très éloignée de la statue en kersanton de saint Eloi à la chapelle de Locmaria-Lan à Plabennec, attribuée à Bastien Prigent. Mais la chevelure de la tête (recollée) est compacte, crêpée, et non méchée, et les yeux en amande sont ourlés. Le saint porte une aube tombant sur le sol, une tunique fendue sur les cotés, et une chasuble à capuchon.

Voir ici :

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 Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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LA FAÇADE SUD. 

 

Après avoir contourné l'angle qui sépare la façade principale de la façade du midi,  nous nous trouvons devant une série d'admirables contreforts agrémentés de niches et de pinacles élancés. Certaines niches sont vides, d'autres sont occupées par des statues.

4°) Statue de saint François d'Assise.

"Plus à gauche, dans la niche d'un contrefort, Saint François d'Assise, reconnaissable au costume des religieux de son ordre : la robe de bure, le cordon à nœuds, et surtout à la plaie du côté que le sculpteur a naïvement figurée pour rappeler les stigmates." (Guillermit)

Le costume est franciscain, la posture des bras est bien celle de François d'Assise montrant ses stigmates, mais la tête (recollée) semble être féminine, avec un front épilé et le bas du visage arrondi. Mais le front est ridé, et ce qui me semblait un voile est la capuche de l'habit de bure. Je me laisse convertir à la proposition de Guillermit.
 

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Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'encadrement de la première baie de la façade sud.

La baie est encadrée par deux statues de Christ aux liens occupant les consoles sous les dais, dont la première paraît manifestement trop large et la seconde manifestement trop petite, témoignant des réagencements successifs.

"Sur les piédestaux de la façade méridionale, on a placé des statues qui ne leur étaient pas destinées.  Elles ont été recueillies pieusement par un recteur du Folgoat qui les a trouvées soit dans des chapelles en ruines, soit enfouies en terre ou abandonnées dans quelque coin, et les a placées sur ces supports pour les sauver de la destruction. De chaque côté de la fenêtre, à votre gauche, deux statues de Jésus flagellé : le Christ a les mains liées, la tête couronnée d'épines, le visage douloureux ; l'une des statues est encore recouverte de peintures. " (Guillermit)

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Deux statues de Christ aux liens, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Deux statues de Christ aux liens, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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5°) Christ aux liens à gauche de la baie. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577).

Vêtu d'un pagne et drapé d'un manteau, qui se fond avec le thorax dont les côtes ne sont pas soulignées mais porte le monogramme IHS.  il porte une couronne d'épines tressées sur la tête. Les longues mèches de cheveux sont décollés de la tête ; la barbe assez longue est peignée verticalement ; les yeux en amande sont ouverts.

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Christ aux liens, à gauche de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Christ aux liens, à gauche de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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6°) Christ aux liens de Roland Doré (1618-1663) à droite de la baie.

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Christ aux liens (Roland Doré), à droite de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Christ aux liens (Roland Doré), à droite de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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7°) Saint évêque à droite de la deuxième baie de la façade sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Il est  attribué par E. Le Seac'h à l' atelier du premier Maître du Folgoët : je note effectivement le rabat du col de la chasuble qui me sert d'indice. La mitre est rehaussée de pierreries.

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Saint évêque, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint évêque, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues de la façade sud : le portail sud.

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le portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

le portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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8°) Le saint évêque du contrefort gauche du portail sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

"Quatre évêques sur la façade sud du Folgoët sont aussi de la même main. Le premier est à droite de la deuxième fenêtre en partant de l'ouest [cf mon n°7], le second [ici, mon n°8] sur le contrefort gauche du portail sud. Le troisième, qui a un blason muet [sic] à ses pieds, est au trumeau du portail sud. Le dernier [mon n° 11] se trouve sur le contrefort droit du même portail, dans la niche gauche. Un autre évêque orne la niche droite, mais il est décapité, ce qui empêche de l'attribuer à un atelier."

"Ils portent tous une aube et une dalmatique fendue sur les cotés recouverte d'une chape, le col ou amict remontant haut sur leur cou. Leurs visages sont caractéristiques de l'atelier avec des pommettes hautes, une mandibule creusées et des yeux aux paupières ourlées. Ils rappellent les visages des rois mages de la façade ouest ou celui du duc Jean V à Quimperlé."

 "Ici, le détail le plus significatif est constitué par les grandes oreilles maladroites, presque rondes, comme une conque, avec l'hélix et l'anthélix renflés. Les quatre évêques sont dotés de la gestuelle particulière de l'atelier avec la chape relevée sur le bras droit et qui forme un plissé plus ou moins accentué selon les statues. La manière de les présenter – hiératiques et en position presque frontale – symbolise leur importance. (Ils étaient des instigateurs de styles nouveaux et des agents d'ouverture sur l'étranger en important en terre bretonne des influences extérieures)." (Le Seach' p. 78)

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Saint évêque, Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, contrefort gauche du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint évêque, Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, contrefort gauche du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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9°) L'évêque du trumeau du portail sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Même amict au rabat en V que les précédents, mêmes yeux en amande presque orientaux qui confèrent au visage l'impression de sagesse énigmatique d'un bouddha. Un blason martelé est visible à ses pieds. La main droite ne trace pas une bénédiction, mais tient un livre : la Règle d'un Monastère ?? Serait-ce un Père Abbé ? Saint Guénolé ?

Si je poursuis ma lecture de Sculpteurs sur pierre d'E. Le Seac'h, je lis page 78 :

" Ces quatre évêques sont à rapprocher du saint Guénolé du calvaire triangulaire de Kergoat en Quéménéven et qui est situé sur la table d'offrande de la face ouest. Il est habillé de la même manière avec une aube, une dalmatique et une chape et présente un visage identique aux leurs. Il porte dans sa main gauche un bâton et sa main droite est cachée sous les plis de la chape." (Le Seac'h p.78-79)

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Mais bien que Le Seac'h décrive cette statue comme celle d' un saint évêque,  Miorcec de Kerdanet (en 1837), le chanoine Abgrall puis l'abbé Guillermit voient ici la statue de l'évêque Alain :

"...le portail de l'évêque Alain, percé de deux portes en accolade, séparées par un trumeau portant dans une niche la statue du fondateur, Alain, évêque de Léon." (Abgrall)

Alain de la Rue (De Vico en latin) fut évêque du Léon de 1411 à 1419 puis évêque de Saint-Brieuc de 1419 à sa mort en 1424.

Cette identification reposerait sur la lecture du blason : "deux dauphins en chef, un croissant montant en pointe  et une billette en cœur. "

De Kerdanet signale aussi que l'évêque porte un baudrier auquel pendent des coquilles ; "ce qui indique qu'il a fait le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle" (Vie des Saints, p. 120). Dans le Porche des Apôtres, saint Jacques porte un baudrier semblable. Ce baudrier supporte ici  une besace marquée d'un chevron. Tous ces détails singuliers semblent attendre une interprétation cohérente.

Aiguillé par la lecture de Recherches héraldiques en Léon de Michel Mauguin, je comprends qu'il faut reconnaître dans les armoiries à demi effacées (plutôt que martelées) de l'écu les armes des DE LA RUE, famille de l'évêché de Nantes telles qu'elles sont données par Pol de Courcy dans son Nobiliaire et Armorial vol. 3 p. 180 : trois croissants, surmontés chacun d'une billette. La reconstitution de l'écu de notre statue par Michel Mauguin page 29 de son étude est parfaitement convaincante.

Il s'agit donc bien ici d'Alain de la Rue, ancien licencié en droit civil et en droit canon, puis docteur en droit civil de l'université d'Angers, dont il devint le recteur dix-sept ans plus tard, jusqu'en 1405 où il est nommé conseiller du duc Jean V. En 1408, pressenti pour devenir évêque de Quimper, il ne se présente pas aux délibérations, laissant la place à Gatien de Manceaux. Il est nommé évêque du Léon en 1411.  Après avoir résidé à la Curie de Jean XXIII à Pise, il est présent au Concile de Constance (1414-1418) où il préside la "nation française" ; il se rallie dès la première heure à Martin V. 

 

 

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L' évêque Alain de la Rue,  kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L' évêque Alain de la Rue, kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ecu de l'évêque De La Rue "à trois croissants, surmontés chacun d'une billette"

Ecu de l'évêque De La Rue "à trois croissants, surmontés chacun d'une billette"

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L' évêque Alain de la Rue,  kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L' évêque Alain de la Rue, kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le tympan du porche sud.

"Les accolades des deux portes se terminent par des fleurons qui servent de consoles à deux petites statues : ces statues entourent une gracieuse petite représentation de la Vierge portant l'enfant, placée au-dessus de l'évêque."(Guillermit)

10°) La Vierge à l'Enfant. Kersanton. 

Debout sur un croissant de lune comme une Vierge de l'Apocalypse, couronnée, les longs cheveux éparses sur les épaules, et vêtue, sur une robe serrée par une ceinture, d'un manteau dont elle tient le pan droit, elle porte l'Enfant –cheveux bouclés,  pieds nus– qui s'accroche à la chaîne du fermail et tient un globe dans la main gauche. Les visages sont particulièrement ronds. 

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Vierge de l'Apocalypse, tympan du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge de l'Apocalypse, tympan du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues de la façade sud (suite).

"Marchons vers la droite : à gauche du porche de l'évêque Alain, une statue d'évêque à l'air solennel, bien drapé dans ses vêtements sacerdotaux ; à droite, la Vierge de pitié, tenant sur ses genoux le cadavre de Jésus ; un peu plus loin, un autre évêque." (Guillermit)

La Vierge de Pitié, je ne l'ai pas trouvée.

Deux  évêques sur le contrefort droit du portail sud.

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Façade sud de la  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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11°) Le quatrième évêqueKersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

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Évêque du contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Évêque du contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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12°) Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Pour Le Seac'h qui se refuse à l'attribuer à l'atelier du Folgoët, il compte pour du beurre tant qu'il n'aura pas retrouver la face. Mais c'est oublier le col en W du rabat de l'amict. Et sa chape aux plis en V parfaitement semblables à ses collègues des autres niches.

Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433. contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433. contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues précédant le Porche des Apôtres ; la Vierge et sainte Marguerite. 

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

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13°) La Vierge à l'Enfant "à la Démone".

Elle m'intéresse tant que je lui ai consacré un article à part : "La Vierge à l'Enfant et à la Démone de la Collégiale du Folgoët". Puisque je lui rendais une nouvelle visite, je l'ai photographiée sous tous les angles. 

On la placera en parallèle de la statue de saint Michel terrassant le dragon : dans les deux cas, la créature démoniaque dresse une queue pleine d'arrogance le long de la robe du saint personnage.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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14°) Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433).

"La sainte se tient debout en équilibre sur un dragon. Seuls deux des quatre éléments sont représentés : la terre par les pattes griffues avec lesquelles il rampe et le feu qu'il crache par la gueule. Les plis souples de sa robe dessinent un éventail sur la cuisse gauche. Les cheveux se partagent en deux mèches ondulées et torsadées, signant l'une des manières de l'atelier. Le visage est éclairé d'un sourire subtil : les commissures des lèvres forment un léger creux. Une fine ceinture pareille à du cuir tombe jusqu'aux pieds. Elle souligne sa taille et le léger déhanché de son attitude. Sa robe retombe haut à la moitié du cou. Les yeux sont comme ceux décrits sur la statue de saint Michel. Ici, le menton est rond." (E. Le Seac'h p. 79)

 

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Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433),  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues du contrefort droit du Porche des Apôtres ; Saint Christophe et la Vierge à l'Enfant. 

 

 Niches des contreforts  du Porche des Apôtres,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Niches des contreforts du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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15°) Saint Christophe portant l'Enfant.

"Dans la niche de gauche du contrefort droit du porche du Folgoët, saint Christophe, en kersanton, tient l'Enfant-Jésus, dont la tête a été recollée, sur ses épaules. Le saint est vêtu d'une tunique courte, qui remonte sur la jambe gauche, la laissant à découvert, puisqu'il passe le gué, environné de poissons. Il tourne la tête vers le porche des Apôtres. On voit ainsi nettement ses pommettes saillantes, ses lèvres bien dessinées, le nez droit et les yeux aux doubles paupières et à l'arcade sourcilière marquée. La barbe est partagée en mèches frisées dans le bout. Les cheveux sont plats sur le crâne avec des méplats pour figurer les mèches. Ils sont relevés sur tout le pourtour de la tête formant comme une couronne. Les oreilles sont basses et le conduit auditif est visible." (E. Le Seac'h p. 76)

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—–Sur Saint Christophe, voir aussi :

— Saint Christophe en Bretagne :

— En Espagne :

— En France :

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Saint Christophe portant l'Enfant, kersanton, premier atelier du Folgoët (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Christophe portant l'Enfant, kersanton, premier atelier du Folgoët (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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16°) La Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offert par Olivier du Chastel.

"Dans la niche droite du contrefort droit du porche des Apôtres du Folgoët, une Vierge couronnée tient son  Enfant dans les bras. La tête de ce dernier a disparu. Habillée d'une tunique longue qui couvre ses pieds, il saisit la main de sa mère du bout des doigts. La Vierge prote une longue tunique, recouverte par un manteau ceinturée par une boucle à la taille, qui forme comme un tablier sur le devant avec des plis en U étagés et tombe en plis tuyautés sur le coté. Les drapés donnent une impression d'épaisseur au tissu et ne laissent pas deviner le corps. Seul le léger déhanchement visible sur la sainte Marguerite au dragon est ici également perceptible. Les bouts pointus des chaussures à la poulaine dépassent de la robe. Les cheveux sont séparés  en mèches étiques et ondulante. Sur le socle, une inscription en lettres gothiques désigne le donateur : OLIVIER SIRE DU CHASTEL" (Le Seac'h p. 81) .

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'inscription du socle :

Ma leçon de l'inscription est la suivante :

: OLLIVIER SIRE --N CHASTEL

La graphie Ollivier est celle de l'époque (XVe siècle). Le S qui précède le prénom est un deux-point,  relié, selon l'usage de l'époque, par un S en ouïe de violon.

Cette inscription se rapporte à Olivier I du Chastel, qui fut chambellan du duc de Bretagne : nous restons donc dans l'entourage du duc mécène de la Collégiale.

– Olivier I sire du Chastel, de Leslein, chevalier banneret, capitaine de Dinan et ensuite de Brest (1412), chambellan du duc de Bretagne et  sénéchal de Saintonge. Il mourut en 1455. Il épousa en 1408 Jeanne de Plœuc.

– Il eut comme fils François de Chastel qui épousa Jeanne de Kerman, qui eut lui-même comme fils Olivier II sire du Chastel, de Leslein, de Lezourny et de Lescoet, commissaire de la montre reçue à Lesneven, en 1467, avec Guillaume de Penhoat, Tanguy de Kermavan et Thomas de Kerazret.

– Olivier II sire du Chastel eut trois fils, Tanneguy, qui continua la branche aînée ; Gabriel ; et ...

– Olivier III du Chastel qui devint évêque évêque de Saint-Brieuc [1506-†1525] en succession de Christophe de Penmarc'h, (1478-1505).

Les armes de la famille du Chastel figuraient sur les vitraux du XVIIe siècle attribués à Aain Cap (1578-1644) :

"Les seigneurs du Châtel tiennent le côté de l'épître dans la grande vitre du chœur, armoyée de leurs armes, comme des premiers bienfaiteurs de ce temple ; et l'on y voit l'effigie d'un seigneur du châtel [Tanguy du Chastel avait épousé le 23 juin janvier 1501 Marie dame du Juch] armée de toutes pièces pièces, avec celle de sa compagne étant à genoux, ayant auprès d'elle un écusson mi-parti du Châtel et de Juch." (Cyrille Pennec, 1825,  p. 31-32)

Il est intéressant de noter les alliances entre cette famille et celle de Coëtivy lorsqu'on sait l'importance que pris le Cardinal de Coëtivy au Folgoët (il y a son autel, et sa statue au pied du calvaire) : en effet, la sœur d'Olivier I du Chastel, Catherine, est la mère d'Alain IV de Coëtivy, le "Cardinal d'Avignon" (1407-1474).

On peut souligner aussi, puisque cette statue de la Vierge est voisine de celle de saint Christophe, qu'un autre neveu d'Olivier I du Chastel, Christophe du Chastel, fut évêque de Tréguier de 1466 à 1479.

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Inscription du socle,  Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Inscription du socle, Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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LES STATUES DE L'INTÉRIEUR.

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1°) Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433). Niche semi-circulaire du mur ouest de la chapelle de Coëtivy. 

"Elle repose sur une console à feuillages. Elle se tient les mains jointes, en position de prière. Ses cheveux longs lui tombent dans le dos, symbole de pureté des jeunes filles ; a tête est ceinte d'un fin bandeau à motifs en losanges. Elle est vêtue d'une longue robe qui lui cache les pieds. Son corsage est collé contre son corps, quelques plis se forment sur les bras. À l'inverse, le bas de la robe tombe en un drapé élégant. Une ceinture nouée deux fois autour de sa taille est est fermée par une boucle, le passant tombant sur le devant. Des crans qui imitent le métal y sont disposés à écartement régulier tout comme la protection gainant l'extrémité pointue du cuir. Son doux visage est doté d'un léger double menton, preuve du réalisme du sculpteur qui a tenu compte du fait que la sainte inclinait la tête vers le bas.

"Ici, le dragon est d'une facture beaucoup plus aboutie [que la statue extérieure]. Les yeux, aux paupières doubles, sont ovales. Les plis de la gueule avec les deux canines aiguisées dépassent d'une dentition taillée en pointe dans une bouche aux babines retroussées. La sorte de crinière aux poils méchés et bouclés, la forme de l'aile déployée comme un éventail, donnent à l'animal un aspect maléfique. Il est porteur des quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, les ailes pour voler dans les airs, les écailles sur l'arête de son dos pour nager, les pattes griffues pour ramper sur la terre, la bouche ouverte pour cracher le feu. " (E. Le Seac'h p. 79-80)

Voir aussi :

La statue de sainte Marguerite à Dinéault, kersanton, par Henry Prigent (1527-1577)

 

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon (détail). Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon (détail). Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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2°) Sainte Catherine d'Alexandrie. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433). , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, 

La sainte est identifiée par ses attributs, la couronne,  la roue brisée aux lames acérées de son premier supplice qu'elle transforma en affirmation de la puissance de Dieu, et l'épée de sa décapitation. La robe plissée remontant haut et soulignant la rondeur du ventre, selon la mode de l'époque, contraste avec le caractère sobre du buste, aux seins discrets. Le voile qui couvre la longue chevelure méchée est attaché pour une part sous le menton par un fermail en quintefeuille, ce qui est un rappel des armoiries du donateur, retrouvées sur le socle. A l'arrière, il recouvre les épaules et le dos, jusqu'aux lombes.
 

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La très belle inscription du socle, en lettres gothiques minuscules, est encadrée par deux petits écussons, l'un à l’aigle bicéphale et l'autre, à droite, mi-parti à l'aigle et au quintefeuille.

Puis vient le deux-points avec ses points losangiques réunis par une ligne en S inversé, selon un procédé très habituel. Enfin, nous lisons distinctement : J : DRONIOU.

a) Jean Droniou fut trésorier et receveur général de Bretagne de 1420 à 1428. Il vint en 1420 au Folgoët porter la donation de Jean V. Pol de Courcy écrit dans son Nobiliaire que nous ne savons pas s'il appartenait à la famille Droniou, Sr de Trorozec, par. de Ploulec'h, évêché de Tréguier, de gueules, à six quintefeuilles d'or rangées 3, 2, 1 ou à celle de Droniou de Luzuron, par. de Camlez, évêché de Tréguier, d'argent à une fasce de sable, accompagnée de 3 oiseaux d'azur.

Yvon Droniou, chevalier, servit sous Jean de Penhouët, amiral de Bretagne, en 1420.

b) Les Droniou de Bodigneau.

Par ailleurs, le Nobiliaire ou Armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy indique aussi :

Botigneau (de), sr dudit lieu et de Kergoat, par. de Clohars-Fouesnant, — de Brunault, par. de Trébrivant. Réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Clohars, év. de Cornouaille.

D’azur à l’aigle éployée d’or. Devise : À l’adventure.

Le nom ancien de cette famille est Droniou ; Jean Droniou, épouse Louise du Vieux-Chatel, dame de Brunault, dont : Alain, marié en 1562 à Marie de Kergorlay, père et mère de Jeanne, fille unique héritière, épouse de François de Kerc’hoënt.

En 1426, le domaine de Botigneau est tenu par Jehan Droniou.

— Vers 1500, cette famille fit édifier les vitraux de l'église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant, avec leurs armes en supériorité, et Pierre de Bodigneau et Marie de Tréanna s'y font représenter en donateurs (Abgrall, Notice). Voir Iconographie de saint Christophe.

En 1424, lors de la construction de la façade occidentale de la cathédrale de Quimper, le blason du seigneur de Bodigneau est sculpté sur le tympan du portail, avec celle des trois autres nobles qui ont le privilège de porter le siège de l'évêque Bertrand de Rosmadec : les seigneurs de Nevet (Plogonnec), de Guengat et Du Quélennec (Le Faou). C'est dire qu'il s'agit alors d'une famille de tout premier plan en Cornouaille.

— Sur la baie 110 du chœur de la cathédrale de Quimper, un chevalier en armure porte sur son tabard une aigle éployée bicéphale très proche du blason de la statue du Folgoët : c'est un seigneur Droniou de Bodigneau

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Un rapprochement peut aussi être intéressant, avec l'église Saint-Jean-Baptiste de Plourac'h (22). En effet, non seulement le porche aux apôtres — comme celui, très proche, de Saint-Herbot — est attribué aux enfants du Maître du Folgoët vers 1458-1488, sur commande de François du Mené, chambellan du duc François II (nous restons donc dans le cadre du mécénat ducal), mais l'église conserve un reliquaire en argent aux armoiries en alliance de Jean Droniou et de Marguerite de Coatgourheden gravées sur le pied. Par ailleurs, le tympan de la verrière du chevet du bas-coté nord (baie 3, déposée en 1974 et conservée par Hubert de Sainte-Marie) montrait selon la description de René Couffon, " En haut, en supériorité, armes mi-parti France et Bretagne, armes de la duchesse Anne ; au second rang : armes pleines des Droniou, ramages de Glévédé, et mêmes armes écartelées Collin. Au troisième rang, écartelé Droniou et... puis Droniou écartelé de L'Estang, Droniou écartelé du Dresnay, armes de Michel Droniou et de sa femme Jeanne du Dresnay, fille de Jean et de Jeanne Bizien ; enfin, écartelé Droniou et Coatgourheden, armes de Jean Droniou et de Marguerite de Coatgourheden, fille d'Yvon et de Marguerite Martin, qui vivaient en 1500." Hélas, ces armoiries Droniou ne sont pas décrites. Et les armes de Coatgour[h]eden de gueules à la croix engrelée d'argent ne comportent pas de quintefeuille ...

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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3°) Saint Jean-Baptiste, kersanton, polychrome, probable atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy .

La statue occupe une niche semi-circulaire de la chapelle de Coëtivy.

"Le saint est vêtu d'un manteau ouvert par le milieu, ce qui laisse voir par endroits les poils dont est faite la tunique qu'il porte dessous. La polychromie écaillée permet d'apercevoir un bleu plus foncé sous le manteau. La peau  légèrement rosée est sous une couche inférieure plus jaune. Le saint porte dans la main un petit mouton couché sur un livre qui forme socle. Il lui caresse le dos du bout de l'index. Ses cheveux longs sont ramassés en mèches striées. Sa barbe fait les mêmes boucles mais le contour de la bouche est nu. La polychromie empêche de voir comment sont sculptés les yeux mais le style général  de la statue avec les plissés des vêtements et les cheveux bouclés le rapproche des œuvres du Maître du Folgoët." (E. Le Seac'h p. 76).

Comparer avec le bas-relief de Jean-Baptiste sur la voussure du porche de Saint-Herbot, par le second atelier du Folgoët (1498-1509) :photo lavieb-aile.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Plus précisément, la chevelure évoque celle du saint Jean (l'évangéliste) du calvaire de Rumengol (image infra, lavieb-aile), que E. Le Seac'h décrivait comme "un halo de petits macarons se dressant dans toutes les directions", ou celle du même personnage sur le calvaire de Plomodiern, décrit comme "des mèches bouclées se terminant en un halo hérissé autour de la tête". Ces rapprochements renforce l'attribution au Maître du Folgoët.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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4°) Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. 

Cette statue occupe une niche semi-circulaire dans la chapelle de Coëtivy, à droite du chœur.

"Jetons un rapide coup d'œil sur les vieilles statues de saint Jean-Baptiste, de sainte Catherine et de sainte Marguerite, accompagnées d'une autre statue de saint qui n'a pas d'attribut et qui a cependant un faux air de saint Jean l'Évangéliste, peut-être celui qui se trouvait autrefois sur le jubé. " (Abgrall)

"Le pan du manteau est drapé sur l'épaule droite et est ramené sur le coté gauche, formant comme un tablier. Le saint lève la main droite, les doigts ramassés dans un geste interrogatif. Il tourne la tête légèrement sur la gauche. Ses cheveux forment un bandeau strié comme sur les autres sculptures. Il s'agit peut-être en fait du saint Jean l'Évangéliste qui était posé sur les consoles formés par les fleurons de la façade principale du jubé". (E. Le Seac'h p. 76) .

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Il me semble intéressant de comparer cette statue au saint Jean du porche sud de Saint-Herbot, attribué au second atelier du Folgoët (1498-1509). D'une part pour suggérer que le saint de la statue du Folgoët tenait peut-être également la plume (aux allures de palme), attribut de l'évangéliste, et d'autre part pour se livrer à des parallèles stylistiques  concernant la chevelure rayonnante, les sourcils hauts et fins, le front dégagé ou le pli de la tunique sous le cou.

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Il est aussi possible de comparer ce saint Jean du Folgoët avec celui du porche de Rumengol (vers 1468), également en kersanton polychrome et également attribué à l'atelier du Folgoët : notez par exemple le petit repli du col. 

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621). Mur est du transept sud, entre l'autel en bois et l'autel des Anges, dans une niche  à dais gothique.
 

"Au-dessus de cet autel trône la Vierge couronnée portant l'Enfant Jésus, en granit [sic] de Kersanton. Chaque année, le 8 Septembre, on la porte en procession, et, pendant toute la journée les fidèles viennent baiser les pieds de la reine du Ciel. Cette représentation de la Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus est l'objet d'une particulière vénération chez les Bretons ; on la retrouve quatre fois au Folgoat. Les Bretons sont encore de ceux qui se font un titre de gloire de leurs familles nombreuses. Il est donc tout. naturel qu'ils sollicitent la protection de la Mère toute puissante de Dieu, qui, comme les mères bretonnes, a connu les angoisses et les responsabilités de la maternité. De tous temps Marie, mère de Dieu, a été spécialement l'objet de la dévotion du Folgoat : la reine Anne vint lui demander autrefois de lui accorder des enfants de Louis XII ; et c'est après s'être vouée .à Notre-Dame du Folgoat qu'Anne d'Autriche mit au monde celui que, vu les circonstances, on appela Dieudonné, et qui fut plus tard Louis XIV." (Guillermit)

 Cette Vierge à l'Enfant en kersanton est celle qui reçut l'honneur insigne du "couronnement" lors de la cérémonie du 8 septembre 1888, à la date de la fête la plus importante du Pèlerinage du Folgoët, pour la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.

On se rapportera à mon article sur le vitrail de 1889 représentant cette cérémonie.

J'admire ici la sérénité des visages, empreints d'une intériorité  spirituelle intense, la souplesse onctueuse de la pierre lorsqu'elle désigne les étoffes, la fluidité des plis harmonieux et variés, ou le détail tendre de l'Enfant tenant le pouce de  sa mère tandis que celle-ci soutient le petit pied de son fils. Les yeux sont en amande, les paupières sont ourlées. L'encolure de la robe de Marie est carrée, comme sur les portraits d'Anne de Bretagne, et le bustier est lisse, effaçant le volume de la poitrine (cf. statue de sainte Catherine ) ; la taille très haute est serrée par une ceinture qui  vient retenir le pan gauche du manteau. L'Enfant, aux cheveux mi-longs à peine bouclés à droite, est vêtu d'une robe qui fait un repli bouffant à la taille. Le détail du col, dont la fente médiane est fermé par un bouton en traçant une élégante sinuosité, retient facilement l'attention.

Ce chef d'œuvre est attribué par Emmanuelle Le Seac'h à l'atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), l'auteur du Calvaire de Plougastel. Mais je ne la suivrai pas lorsqu'elle écrit que l'Enfant "agite sa main" (alors qu'il trace une bénédiction), ou qu'il "tient le globe dans la main gauche". Elle rapproche cette statue d'une Vierge de l'église de Tréguennec, de la statue de la chapelle Saint-Adrien de Plougastel (ma photo infra) ou encore d'une Vierge du presbytère de Guipavas.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621)  ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621) ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621)  ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621) ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud.

 

"Notre-Dame de la Fontaine : figure délicieuse, traits délicats, bouche charmante, yeux de douceur , front calme; tête pieusement penchée; draperies d'un fini, d'un moelleux des plus rares. Tout nous dit que c'est la Mère aimable et la Mère admirable : Mater amabilis, Mater admirabilis!" (Miorcec de Kerdanet)

 

"Sous la rosace, un vaste bassin en pierre reçoit l' eau de la fontaine miraculeuse qui jaillit sous le maître-autel et dans laquelle Salaün se baignait. Il est surmonté d'une arcade élégante, ornée de guirlandes de feuilles, de chardons, et de crochets et supporté par huit colonnettes. Cette arcade encadre une ravissante statue représentant la Sainte Vierge assise et tenant l'enfant Jésus ( qui a été brisé). La Sainte Vierge est élégamment drapée ; l'expression de son visage est douce et tranquille." (Guillermit)

La Vierge à l'Enfant en kersanton  jadis placée au dessus de la fontaine de la façade est, est actuellement remplacée par une copie, et a été installée dans le bas-coté droit de la nef, sur le mur sud du jubé, sous une arcade, et devant des bancs réservé à l'adoration du Saint-Sacrement.

"La Vierge porte sur le genou gauche son Enfant qu'elle protège de la main, posée à plat sur le petit corps dont il ne reste plus que le bas. Elle est vêtue d'une robe ceinturée à la taille, avec des petits plis en forme de vague au dessus de la ceinture. Son vêtement, dont le bas forme un bouillonné d'étoffes complexe, avec des plis drapés en V, des plis à volutes et à godets cache ses pieds sauf le bout pointu de la chaussure droite. Le manteau est relevé au niveau des manches. Seul le plastron de la Vierge est presque lisse avec quelques plis verticaux. Le visage est du même style que les autres statues mais les plis des yeux sont davantage accentués et ses sourcils sont plus touffus. Les ailes du nez et les commissures des lèvres sont un peu plus creusé. Le modelé du visage est plus rond. Les cheveux ondulent  comme sur les autres statues féminines. On sent ici un rappel du gothique classique mais avec "des inflexions maniéristes" entre les plis verticaux de la robe et ceux du genou gauche qui forment de petites volutes affectées" (E. Le Seac'h p. 95)

"Pour Christiane Prigent, les apôtres du Folgoët relèvent du « style international » caractérisant la pensée artistique commune aux pays européens (une koïnè pourrait-on dire pour simplifier à l’extrême) autour des années 1400, un phénomène connu de longue date qui a été l’objet de réévaluations récentes. Les mécanismes conduisant à une relative homogénéisation sociale et culturelle d’une partie des acteurs de la création artistique des cours européennes contribuent à expliquer ces intenses circulations artistiques dont témoignent nombre d’œuvres de la fin du XIVe et des premières décennies du XVe siècle. [...]. Sans pouvoir vraiment affirmer une filiation directe, nous suivons volontiers Christiane Prigent lorsqu’elle évoque [Chr. Prigent, Les statues des Vierges à l’Enfant de tradition médiévale (XVe -XVIe siècle) dans l’ancien diocèse de Cornouaille, thèse de doctorat de 3ème cycle, dir. A. Mussat, Université de Haute-Bretagne, 1982, dactyl., p. 177. ] «une connaissance de la tradition artistique de André Beauneveu » de la part des sculpteurs du Folgoët. ...

..."La Vierge de la fontaine doit être indéniablement rattachée au contexte artistique qui vient d’être évoqué. Elle doit, en premier lieu, être rapprochée de la fameuse Vierge à l’Enfant ornant le tympan du portail sud de la façade de Saint-Corentin de Quimper. On y retrouve le même dispositif d’ensemble où la ceinture enserre le personnage au-dessus du ventre et sépare le buste, relativement sobre, de la partie inférieure où se déploient des drapés plus bouillonnant, entremêlés ou spiralés, formant de riches volutes sous le genou gauche. Le visage penché présente le même ovale au front bombé à l’intérieur duquel les yeux sont soulignés par des paupières nettement marquées. Le rapprochement est également établi avec d’autres œuvres plus proches telle la statue du saint Jacques de la fontaine Saint-Jacques de Tréméven, sans que l’on puisse clairement faire la part de ce qui ressortit, dans ce rapprochement, à la typologie et au style. La Vierge du Folgoët présente néanmoins une qualité d’exécution supérieure à la sculpture quimpéroise et témoigne, pour Christiane Prigent qui suit René Couffon et André Mussat, de l’activité d’ateliers « ducaux » de haut niveau à qui sont également attribuées les statues, mentionnées plus haut, de sainte Marguerite et sainte Catherine." (Guillouet p. 14)

 

 

 

 

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. 

... avec la copie de "Notre-Dame-de-la-Fontaine" à son emplacement initial.

La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La console de la statue de la Vierge représente un buste de personnage à longue barbe bifide déroulant un phylactère.

 

Console de la statue de la Vierge,  fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Console de la statue de la Vierge, fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621).

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La Pietà.

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Pietà,  intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Pietà, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Annonciation.

Ces deux statues encadrent la verrière éclairant le maître-autel, mais je l'ai photographié en plein contre-jour de cette verrière. Malgré tout, ces piètres images auront l'intérêt de pouvoir être comparer avec les groupes similaires de La Ferrière, de Pleyben, et de l'arc d'entrée de La Martyre.

 

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

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Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

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EN FLÂNANT.

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Diable tenant la tige du rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Diable tenant la tige du rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).
La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

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DANS LE JARDIN DU MUSÉE DES TRADITIONS BRETONNES. 

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Vierge de Pitié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vierge de Pitié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Saint Jean ?

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Saint Jean (?) jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Saint Jean (?) jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Christ crucifié.

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Christ crucifié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Christ crucifié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Christ crucifié. Kersanton, atelier de Bastien et Henri Prigent (1527-1577).

Couronne d'épines tressée en 8, visage incliné à droite, cheveux longs en mêches, barbe peignée courte,  yeux clos, thorax aux côtes horizontales, nombril en bouton,  pagne volant noué à gauche

 

Christ crucifié, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Christ crucifié, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Sainte Anne éducatrice.

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Anne éducatrice, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Anne éducatrice, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le cadran solaire de 1656. Ardoise gravée, peinture blanche. 12 lignes horaires de 6 h du matin à 6 h du soir.

Voir l'analyse de François Pineau :

http://cadrans-solaires.pagesperso-orange.fr/france/29/folgoet_musee/folgoet_musee.html

Inscription : 

: M : IAN . HVET :  1656 M : PAPIER 

Je n'ai trouvé aucun renseignement sur Jean Huet ni sur M. Papier au Folgoët. Notez le N rétrograde de IAN.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

COATIVY (Yves) 2006, La monnaie des ducs de Bretagne. Presses Universitaires de Rennes.

http://books.openedition.org/pur/25404

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

COURCY   Notice sur Notre-Dame du Folgoët, par Pol et Henri de Courcy. ln-12. Saint- Brieuc, Prud'homme; 1860

— DANTEC (Dominique), 1986, La basilique de Notre-Dame-du-Folgoët : un programme classique de vitraux au XIXe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1986  Volume 93  Numéro 4  pp. 405-410

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1986_num_93_4_3237

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrès archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

PENNEC (Cyrille), 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

THOMAS (chanoine A.M) , 1901, Le duc de Bretagne et le Folgoat; in A.Le Grand, La vie des saincts

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:33

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. IV. Les emblèmes, devises et marques des ducs de Bretagne 1423-1505  par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

 

Sur le Folgoët, voir :

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Cet article est le prolongement de l'article introductif  La Collégiale du Folgoët I. L'Autel des Anges  où j'ai présenté le mécénat de propagande débuté par Jean IV et poursuivi par Jean V. Il complète aussi l'étude de l'emploi de la devise A MA VIE sur les chantiers ducaux, étude débutée à propos du porche sud de saint-Herbot où l'on retrouve cette devise et les armoiries.

Les ducs de Bretagne ont marqué leurs réalisations (mais aussi leur monnaie, leur sceau et leurs actes) des signes suivants :

  • La qualification IOHANNES, DEI GRACIA BRITONVM DVX «Jean, duc des Bretons par la grâce de Dieu», apparue par intermittence sur les actes ducaux à partir de 1395, et qui devint systématique à compter des années 1417-1418. On la retrouve ici tronquée sur une inscription de fondation.
  • Leur portrait couronné, souvent agenouillé devant la Vierge, en peinture sur verre ou en statues en ronde-bosse.
  • Leurs armoiries aux mouchetures d'hermines plain, en sommité de la maîtresse-vitre, en bas-relief des façades ou (comme ici) à la voûte des porches. L'écu peut être timbré d'un heaume à deux cornes.
  • Leur devise A MA VIE, le plus souvent associée à leur animal emblématique,
  • L'hermine au naturel, passante, colletée, portant parfois une écharpe  d'hermines.
  • Les files d'hermines passantes enrubannés d'une banderole tourbillonant autour de leur tronc et portant la devise A MA VIE,
  • Le lion des Monfort.

Tout ou partie de ces emblèmes proviennent de l'Ordre de l'Hermine, fondé par Jean IV en 1381 après la bataille d'Auray, et plus précisément du collier de l'Ordre.

Le collier de l'Ordre de l'Hermine.

Selon Guillaume de Saint-André qui décrit l'ordre en 1381 « Qui lors portaient nouveaux colliers/ De moult bel port, de belle guise/ Et estoint nouvelle devise/ De doux roletz bruniz et beaux/ Couplez ensemble de doux fermaulx/ Et au dessoux estoit l’ermine/ En figure et en couleur fine/ En deux cedule avoit escript :/ A ma vie, comme j’ay dit. » »

Selon l'article Wikipédia, "le collier de l'Ordre se composait de deux chaînes d'or, formées elles-mêmes d'agrafes ornées d'hermines. Ces deux chaînes étaient attachées à leurs extrémités par une double couronne ducale où deux hermines émaillées étaient suspendues. Une banderole entourait les chaînes et portait la devise A ma vie. Il comprenait une banderole tourbillonnant autour d'une file d'hermines passantes (cette disposition se retrouve sur de nombreuses sablières, corniches, larmiers ou bandeaux courant autour des églises). À une couronne à hauts fleurons (dite alors « royalle ») était suspendue par une chaînette une autre hermine passante colletée, emblème personnel de Jean IV."

Au Folgoët :

  • L'inscription datée de 1423 et portant la mention du duc Jean est conservée.
  • La statue de Jean V agenouillée au porche ouest est décrite, mais perdue (ou transférée au Faouët ??)
  • Les armoiries des façades ont été martelées.
  • Les vitraux ont été perdus.
  • Les armoiries d'hermines plain et mi-parties avec les fleurs de lys du roi de France sont présentes à la voûte du porche des Apôtres.
  • Trois frises d'hermines passantes sont présentes, l'une à l'extérieure (façade sud), l'autre à l'intérieur d'un porche (Porche des Apôtres) le troisième sur le maître-autel.
  • La liste n'est pas exhaustive et pourrait s'enrichir lors d'une nouvelle visite....

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Ce qu'il reste de ce matériel héraldique et emblématique est suffisamment riche pour en rendre la découverte passionnante, surtout si on la place en comparaison des emblèmes des autres réalisations de mécénat ducal.

La châtellenie de Lesneven.

En 1423, date du début du chantier ducal au Folgoët, la châtellenie de Lesneven forme, avec la Cornouaille centrée par Quimper, une vaste corne nord-sud sur les diocèses de Quimper et de Léon, que le Premier atelier ducal de sculpture va enrichir de 1423 à 1468 de ses réalisations à Plouvien, Plougoulm, Sibiril, Saint-Pol-de-Léon (siège de l'évêché du Léon), Le Folgoët, La Martyre, Dirinon, Daoulas,  Rumengol, Plomodiern, Quéménéven, Locronan, Plogonnec, et Quimper : 

Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons : Des âges obscurs au règne de Louis XIV, Tome I, Le Seuil, 2008, P.297, in Wikipédia "Jean V"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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I. L'INSCRIPTION D'ÉRECTION EN COLLÉGIALE PAR JEAN V.

Aujourd'hui, c'est avec difficulté qu'on découvre à gauche du porche occidental, sous la tête de la statue de saint Michel terrassant le dragon, l'inscription en lettres gothiques en trois lignes circonscrites dans un cadre à rinceaux : 

IOHANNES ILLVSTRIS DVX B[R]ITONVM FVNDAVIT PRAESE[N]S C[OL]LEGIVM ANNO D[OMI]NI M. CCCC. XX III. 

" Jean, illustre duc des Bretons, a fondé la présente collégiale l'année du Seigneur 1423.".

Elle a été scellée un an après l'érection en collégiale du sanctuaire du Folgoët par le duc Jean V, le 10 juillet 1422. Jadis, elle accompagnait une statue du duc à genoux devant la Vierge :

"Au portail, sous les deux clochers, l'on voit la statue du très-illustre Prince, Jean, duc de· Bretagne, Ve du nom, étant à genoux, la couronne ducale en tête et l'épée nue en main, devant une très belle image de la Vierge, avec cette inscription latine gravée sur la pierre : Johannes illustris dux Britonum fundavit praesens collegium, anno Domini M. CCCC XX III. C'est-à-dire, "Jean l'illustre, duc des Bretons fonda la présente collégiale l'an du Seigneur 1423" : laquelle il avait pourtant fondée l'an précédent, y nommant quatre chanoines , et leur donnant 80 livres de rente sur la châtellenie de Lesneven et sur les dîmes de Plouneour-trez, de Plouider et d'Elestrec. Quatre ans après, il l'augmenta d'un doyen , de trois choristes et d'un secrétaire, leur assignant 40 livres sur la paroisse de Plestin ; lesquelles lettres furent confirmées par bulle du Pape du 3 juin 1426, sur le décret de Jean Coëtguon, Jean Miorcec, Hamon-Prigent de la Forêt, Jean Guernysac et Jean Saliou, chanoines de Léon" (Cyril Pennec).

 

La chapelle du Folgoët trouve son origine, on le sait, dans le miracle survenu en 1350 à la mort d'un pauvre fou vivant dans les bois, Salaun le Fol, qui ne savait répéter pour mendier que les deux mots Ave Maria : un lys blanc portant ces mots aurait fleuri sur sa tombe. A la suite d'un vœu, le duc Jean IV  voulu faire édifier une chapelle sur les lieux mêmes, au bois du fou ou Fol-coat. Les fondations de la chapelle débutèrent en 1350-1360, furent interrompues par les conflits avec notamment l'exil du duc en Angleterre de 1373 à 1379. La construction ne redémarre que sous Jean V en 1404, le gros-œuvre étant presque terminé en 1420 lors du voyage du duc au Folgoët en décembre de cette année.  Le chantier est achevé le 7 octobre 1419 avec la consécration par l'évêque Allain. En 1422, le duc donne au sanctuaire le statut de Collégiale, c'est à dire une église qui possédait, comme les cathédrales, un chapitre de chanoines ou chapelains chargés de chanter des messes et offices pour le salut de l'âme des donateurs. Cette érection suppose que l'église soit dotée de biens pour que les revenus permettent de régler les prébendes des chapelains, les salaires des choristes et les autres dépenses. "Celle du Folgoët était la plus ancienne du diocèse de Léon, puisque la collégiale de Sainte-Anne de Lesneven sera fondée seulement en 1477, et celle de Notre-Dame de Kersaint en 1518."

La fondation de la collégiale eut lieu  le 10 juillet 1422 : le duc étant à Vannes en son conseil, où se trouvaient l'évêque de Saint-Brieuc, l'abbé de Saint-Mahé, l'archidiacre de Rennes, les sénéchaux de Goello et Hennebont, et le trésorier général, fonda quatre chapelains en l'église Notre-Dame-du Folgoët, dont il se réserva, et à ses successeurs, la présentation ; ordonna qu'il y serait célébré deux messes, l'une à haute voix et l'autre basse, et qu'on dirait dans cette église toutes les heures canoniales ; assigna à don Jean Kergoat, prêtre, gouverneur de chapelle et de sa fabrique, l'un des postes de chanoine :

 Abgrall donne  le texte de l'acte de fondation du duc Jean V :

 « Vannes, 10 Juillet 1422. «Jehan..., à tous salut. Comme... en nostre duché y ait une notable et dévote chapelle vulgairement appelée N. D. du Folgoet au diocèse de Léon et pour ce, ayons volonté et désir de fonder et dotter un collège en la dite chapelle, scavoir faisons que nous voulons et ordonnons en ladite chapelle, perpétuellement par chascun jour, deux messes à estre célébrées, l'une à notte et lautre à basse voix en contant, de tel office comme il plaira aux chapelains qui les diront; et avec ce, par chacun jour.  - matines et toutes les autres heures du jour canoniaux à l'use de l'église cathédrale de Léon, à estre les dites messes, heures canoniaux et office divin dessus dit, célébrées et continuées par quatre chapelains ydoines et suffisans par la disposition et ordonnance de dom Jehan Kergoat, prestre, principal chapelain et gouverneur d icelle chapelle et de la fabrice dicelle dont il sera l'un. » Pour cette fondation, le Duc donne une rente de 80 livres : « et pour ce que ladite chapelle n'est encore mie suffisamment garnie de livres pour dire à notte les dites heures canoniaux, fumes content que les dites heures se disent sans nottes jusques à la fin d'un an, affin que entre deux, l'on puisse faire provision des livres ». (Abgrall)

 

1°) La musique sacrée des ducs de Bretagne.

Comme une cathédrale, une collégiale  possède un chapitre de chanoines. À ce collège de prêtres incombe de chanter quotidiennement l'office divin et d'accomplir les fonctions liturgiques plus solennelles dans l'église : le chant et la musique sacrée occupe donc une place centrale. 

L'acte de fondation atteste de l'existence de  messes chantées par plusieurs des quatre chapelains,  de livres de chœur, et en 1423, de trois choristes (soit un chœur de six à sept membres). Plus tard, la basilique comportera un grand chantre, un maître de psallette, un sacristain, un organiste, un trésorier, tous chanoines, les grands et petits choristes, et les chantres. Nous ne disposons pas d'informations abondantes sur la musique sacrée pratiquée en Bretagne au XVe et XVe siècle, mais il ne faudrait pas en sous-estimer l'importance. Je rappelle  l'existence de :

la psallette de la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon :   fondée le 9 Juillet 1455 par Guillaume Féron, évêque de Léon (1439-1472), peu d'années après la fondation de la psallette de la Cathédrale de Quimper. Elle était composée d'un maître de chant, d'un maître de grammaire et de six enfants et dotée d' une rente "de 10 livres de la monnaie usuelle de Bretagne, à charge pour la psallette de chanter tous les mercredis une messe à note en l'honneur de la Sainte-Vierge, pour les besoins spirituels du fondateur "

— la psallette de Quimper fondée entre 1417 et 1432  par l'évêque Bertrand de Rosmadec pour l'entretien d'un maître de musique et de six enfants de chœur, avec 150 livres de rentes. Mais un groupe de clercs attachés au service choral est signalé dès 1221, avec 4 enfants en 1287, dirigés par un maître des écoles de grammaire mentionné en 1260. Entre 1396 et 1527, les choristes sont désignés sous le terme de "massicots".

— les deux Psallettes à Nantes : pour la cathédrale et pour l'église Notre-Dame

— la psallette de Saint-Brieuc fondée en avril 1420 par l'évêque Alain de la Rue, celui-là même qui inaugura la chapelle du Folgoët en 1419 en tant qu'évêque du Léon.

La qualité de la musique peut être imaginée grâce aux peintures murales des Anges musiciens de Kernascleden datée de 1440 et reproduisant les notes d'une messe aragonaise à trois voix, source qu'il faut peut-être attribuée à Jeanne de Navarre (née à Pampelune en 1370, épouse de Jean IV et mère de Jean V)   ou aux prédication du dominicain espagnol Vincent Ferrier, que le duc avait fait venir en Bretagne et qui est enterré en la cathédrale de Vannes.

2°) Le titre "duc des bretons".

 

Au début de son règne, sans doute entre 1397 et 1416, Hervé Le Grant, un ancien secrétaire de Jean IV, compila pour lui la Chronique de Saint-Brieuc (Chronicon briocense), qui devait être le premier ouvrage consacré à l’histoire de la Bretagne. On y retrouve déjà tous les grands thèmes de la tradition patriotique du Moyen Âge breton. La Bretagne et la France y étaient présentées comme deux nations séparées et habitées par deux peuples antagonistes, les ducs se voyaient rattachés par une généalogie légendaire aux ancien souverains de Bretagne, le roi Arthur et Conan Mériadec, et l’on prétendait même qu’ils descendaient des Troyens par l’intermédiaire de Brutus, le fils d’Enée.

Afin de mieux marquer cette prise de distance vis-à-vis de la royauté française, Jean V prit d’ailleurs un ensemble de mesures extrêmement fortes sur le plan symbolique. D’une part, il cessa de répondre à partir de 1415 aux convocations du ban, et d’autre part il s’intitula officiellement «Jean, duc des Bretons par la grâce de Dieu» (IOHANNES, DEI GRACIA BRITONVM DVX). Cette mention, qui était déjà apparue par intermittence sur les actes ducaux à partir de 1395, devint systématique à compter des années 1417-1418." https://devirisillustribusblog.wordpress.com/

 

 

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Inscription de 1423 érigeant Le Folgoët en Collégiale, portail ouest, photographie lavieb-aile.

Inscription de 1423 érigeant Le Folgoët en Collégiale, portail ouest, photographie lavieb-aile.

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Inscription de 1423 érigeant Le Folgoët en Collégiale, portail ouest, photographie lavieb-aile.

Inscription de 1423 érigeant Le Folgoët en Collégiale, portail ouest, photographie lavieb-aile.

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II. LE PORCHE DES APÔTRES : FRISE "A MA VIE" ET ARMOIRIES DE LA VOÛTE.


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1°) La frise d'hermines passantes et la devise "À ma vie". Kersanton, vers 1423-1433, atelier du Folgoët.

Au fond du Porche des Apôtres, au dessus de la porte géminée et du trumeau occupé par une statue de saint Pierre, court une frise de six hermines passant entre les spires d'une banderole. 

Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.
Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.
Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Chaque hermine — avec quand même des variantes —  mord la partie de banderole portant les mots A MA (encadrés parfois du deux-points gothique en forme de S ou d'ouïe de violon), chaque hermine porte autour du cou un collier en mailles de chaîne, pose la patte antérieure et postérieure sur le rouleau, et chaque hermine a autour du ventre la partie de phylactère portant le mot VIE. 

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Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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On comparera cette frise avec celle des corniches de  l'église Notre-Dame-de-Quimperlé, (ville haute) datée par inscription de 1430 (photo lavieb-aile) ; et on verra plus loin un autre point commun, la présence d'une statue du duc en armure.

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Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines A MA VIE, Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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2°) Les armoiries présentées par des anges à la voûte du porche.

Les armoiries du fond du porche.

Elles sont présentées par trois anges, typiques du style de l'Atelier ducal du Folgoët comme en témoigne la chevelure méchée.

Elles ont été décrites, et interprétées, de manière contradictoire

 "Et voici que l'église a été bâtie par ces deux princes et leurs femmes, c'est-à-dire par Jean IV et Jeanne de Navarre, de 1386 à 1399, et par Jean V et Jeanne de France, de 1400 à 1418 , ainsi que le prouvent les clefs de voûte du céleste portique , autrement dit le Porche des Apôtres, où sont gravées  d'une part   les armoiries mi-parti de Bretagne et de Navarre, et, de l'autre, celles : Mi-parti de Bretagne et de France. " (Miorcec de Kerdanet 1853). Les armes de Navarre ne sont pas observées aujourd'hui.

 

"A la voûte, des arcades croisées aux nervures délicates se réunissent par des clefs : l'une porte un écusson aux armes réunies de France et de Bretagne ; l'autre porte un médaillon représentant l'Ordre de la Cordelière, dit Monsieur de Kerdanet. D'après lui, la Duchesse Anne, à qui nous devons cet admirable portique, avait institué cet ordre en l'honneur des cordes dont Notre-Seigneur avait été lié dans sa passion. Elle le donna aux principales dames de la cour,  "les admonestant, dit un historien, de vivre chastement, et d'avoir toujours en mémoire les cordes et les liens de Jésus-Christ." D'après Monsieur de Coëtlogon [lapsus pour Kerdanet ?], ce deuxième écu, le plus rapproché du fond du portique, paraît, quoique fort endommagé, avoir porté les armoiries mi-partie de Bretagne et de Navarre, celles de Jean IV et de Jeanne sa femme, fille de Charles Ier, roi de Navarre. Jean V, à qui il attribue la construction du portique, aurait probablement fait poser ces armoiries, pour rappeler qu'il accomplissait les recommandations paternelles au sujet de cette chapelle. Cette opinion va à l'encontre de la tradition, qui attribue la construction de ce porche à la reine Anne. Monsieur de Courcy, et, à sa suite, Monsieur de Coëtlogon, veulent voir dans cet écusson la preuve que Jean V, époux de Jeanne de France, fille de Charles V en serait l'auteur. En effet, disent-ils, dans l'écu, mi-partie les armes de France sont placées à sénestre, côté toujours réservé aux femmes, et ces armes se composent de fleurs de lis sans nombre, tandis que, au temps de la reine Anne, les fleurs de lys étaient depuis longtemps réduites à trois dans l'écu de France. Nous ne pensons pas que cet argument suffise pour écarter la tradition. A supposer même qu'il soit évident que l'écusson porte les armes de Jean IV ou de Jean V, ne pourrait-on pas supposer que la reine Anne les eût fait mettre là, pour commémorer le souvenir du premier fondateur? Ce qui nous porte à accepter leur opinion, malgré la tradition, c'est que, à l'époque de la Renaissance, qui est l'époque de la reine Anne, on manifestait une vive répugnance pour l'architecture ogivale : toute pierre qui ne se rattachait pas à l'architecture païenne était méprisée ; ce porche est d'un style gothique trop pur pour avoir été construit à cette date." (Guillermit)

L'écu du fond est tenu par deux anges dont la chevelure ébouriffée et l'amict à rabat en W sont typiques de l'atelier du Folgoët. Les armes sont d'hermines plain, avec onze mouchetures réparties 4-3-4. Au dessus de cet écu est bien visible un heaume, et un rapprochement avec l'image du heaume ducal à cornes permet de ici reconnaître le casque à lambrequins  malgré les dégâts subis.

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C'est le même écu qui timbre la voûte du chœur de la cathédrale de Quimper, devant les vitraux représentant le duc Jean V et la duchesse Jeanne (photo lavieb-aile) :

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Un rapprochement doit être fait aussi avec les sceaux armoriaux du duc Jean V, tels qu'ils ont été décrits par René Blanchard dans Lettres et mandements de Jean V, planche III. 

5. 1er sceau armorial du duc Jean V 1409-1411 ;

6 : 2ème sceau armorial 1410-1421 ;

7 : 3ème sceau armorial 1420-1425

8 : 4ème sceau armorial 1427-1437.

9. 5ème sceau armorial 1439-1442.

Le 3ème sceau, de 52 mm,  est gravé d'un écu penché, chargé de 10 hermines 4,3,2,1, timbré d'un heaume à cornes, sommé d'un lion.

 

 

 

 

 

 

https://archive.org/details/lettresetmandem00blangoog
https://archive.org/details/lettresetmandem00blangoog

https://archive.org/details/lettresetmandem00blangoog

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Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le second écu, plus proche de l'extérieur, est présenté par trois anges également ébouriffés.  Leur front épilé ponctué d'un tortillon de cheveux méchés, et les deux ou trois paquets de cheveux latéraux, évoquent les anges de l'Autel des Anges, un peu plus tardif (vers 1445).

L'écu est mi-parti de Bretagne et de France.

 

Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Diaporama, Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.
Diaporama, Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.
Diaporama, Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Diaporama, Voûte du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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III. AU DESSUS DU PORCHE : LA STATUE DU DUC EN CHEF DE GUERRE.

"Statue du duc Jean V, avec son armure défensive, sa couronne ducale, son manteau à fleurs de lys sans nombre, un sceptre dans une main, et dans l'autre un livre de fondateur ... ,. parce qu'il avait continué le temple commencé par son père , et fondé    la belle collégiale du Folgoët; le manteau semé de fleurs·de lys, au lieu d'hermines en mémoire de ceste  fleur miraculeuse, de ce beau lys musqué et fleurissant trouvé en la bouche du pauvre Salaün aprez sa mort...).Miorcec de Kerdanet  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Le duc est représenté en armure complète, plastron et genouillères, solerets aux pieds, portant une cape aux pans réunis par un fermail en losange. Les cheveux en mèches bouclées et les yeux en amande, aux paupières ourlées, sont dans le style de l'atelier du Folgoët. Cette statue est à comparer à celle de la niche centrale du porche nord de l'église Notre-Dame à Quimperlé, une statue de granite datée de 1420-1450 et attribuée aussi au même atelier ducal.

Là encore, il est intéressant de rapprocher cette statue du premier sceau en majesté du duc Jean V (premier sceau, 1405-1408) dont le contre-sceau correspond aux armoiries de la voûte du porche. (Blanchard, op. cité, pl. II). Le duc y est représenté couronné, en armure, tenant l'épée,  les solerets posés sur le lion des Monfort. L'inscription en latin est COMITIS MO[N]TISFORT ET RICH[EMONDI] / S [JOHANNIS :] DUCIS BRITANNIE. Ce premier sceau comporte deux hermines le long des pans du pavillon ; dans le deuxième sceau en majesté (1410-1441), les deux animaux tiennent la devise A MA VIE. L'inscription est en français COMTE DE  MONTTFORT ET RICHEMONT / S JEHAN DUC DE BRETAIGNE.

Description par Blanchard p. LXXVI

 

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 sceau en majesté du duc Jean V (premier sceau, 1405-1408 ; 2ème sceau 1410-1441)  https://archive.org/stream/lettresetmandem00blangoog#page/n276/mode/2up
 sceau en majesté du duc Jean V (premier sceau, 1405-1408 ; 2ème sceau 1410-1441)  https://archive.org/stream/lettresetmandem00blangoog#page/n276/mode/2up

 sceau en majesté du duc Jean V (premier sceau, 1405-1408 ; 2ème sceau 1410-1441) https://archive.org/stream/lettresetmandem00blangoog#page/n276/mode/2up

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Statue du duc Jean V, au dessus du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue du duc Jean V, au dessus du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue du duc Jean V, au dessus du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue du duc Jean V, au dessus du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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IV. LA FRISE D'HERMINES " À MA VIE" DE LA FAÇADE SUD.

Dix ou onze hermines reprennent ici leur chemin dans le tunnel emblématique déjà décrit sur le Porche des Apôtres.

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Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Frise d'hermines passantes enrubannées de la devise A MA VIE, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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III. LA FRISE D'HERMINES DE LA CORNICHE DU MAÎTRE-AUTEL.Kersanton, Atelier du Folgoët, 1423-1445.

Cinq autels sont alignés le long du chevet droit ; le maître-autel est le deuxième, et le plus grand.

"Le premier autel est celui du Rosaire. Taillé dans la pierre fine de Kersanton, il offre en façade huit arcatures subdivisées chacune en deux autres secondaires et séparées entre elles par de petits piliers carrés qui se terminent en clochetons. Une guirlande feuillagée, refouillée clans la pierre qui forme table les surmonte.  [...] Le maître-autel est composé exactement sur le même modèle, mais il est plus fini. Il mesure quatre mètres de long. et est orné de guirlandes de vigne avec quatorze petites arcades. Au milieu du feuillage, une hermine passante avec la devise : A ma vie. Des oiseaux égrènent le raisin, et chaque feuille se détache artistiquement de la tige à moitié cachée dans l'ombre." (Guillermit)

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Maître-autel (kersanton), Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Maître-autel (kersanton), Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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Jean V de Bretagne : avènement et politique intérieure

https://devirisillustribusblog.wordpress.com/2016/11/27/jean-v-de-bretagne-i-avenement-et-politique-exterieure/

ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

— BLANCHARD (René), 1895, Lettres et mandements de Jean V, duc de Bretagne : étude sur les sources du recueil publié par la Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne vol. 4 Planche III.

https://archive.org/details/lettresetmandem00blangoog

— COATIVY (Yves) 2006, La monnaie des ducs de Bretagne. Presses Universitaires de Rennes.

http://books.openedition.org/pur/25404

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LESNEVEN. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c07f91a4317a870c35de08f576183805.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

— COURCY   Notice sur Notre-Dame du Folgoët, par Pol et Henri de Courcy. ln-12. Saint- Brieuc, Prud'homme; 1860

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrés archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

— KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— PENNEC (Cyrille), 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

— THOMAS (chanoine A.M) , 1901, Le duc de Bretagne et le Folgoat; in A.Le Grand, La vie des saincts

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

 

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 09:43

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. III. Le Porche des Apôtres (vers 1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

 

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Sur le Premier atelier ducal du Folgoët, voir :

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Sur le second atelier ducal du Folgoët (1458-1509) voir :

—Sur les porches plus tardifs, voir :

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"Le portique des Apôtres. C'est ici le chef -d'œuvre des chefs-d'œuvre de notre église, le roi de ses portiques, Regina Apostolorum. C'est ici que sont réunis tous les genres de beautés. C'est ici que le pactole de l'art a semé ses paillettes les plus précieuses . Les mots nous manquent pour exprimer tant de magnificences. Que le voyageur les examine lui-même ; qu'il énumère ces prodiges; prodiges anciens, sans doute, mais· prodiges toujours nouveaux ; prodiges qu'on a vus et revus cent fois, et qu'on revoit encore avec un nouvel intérêt, tant sont grandes et humbles les œuvres du génie ! Que dire ensuite de ces arcades d'intérieur, de ces guirlandes à larges feuilles de vigne; évidemment tracées sur des feuilles naturelles, saisies dans leur printemps ? Que dire de ces niches des Apôtres, avec leurs dais à jour, d'un travail si varié, si délicat? Que dire de ces statues des Apôtres elles-mêmes, avec leurs longues figures, leurs costumes antiques, leurs robes à plis ondulés, d'un caractère si grave, si imposant? Que dire de cette statue du Sauveur, de cette tête adorable, si pleine de calme, de paix , de douceur ! Ce sont des œuvres dignes d'un grand maître, dignes d'un Michel-Ange." (Miorcec de Kerdanet 1853)

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I. LE PORCHE EXTÉRIEUR.

 "Le porche possède trois moulures à l'extérieur : une vigne serpente dans la première qui est soutenue par deux colonnes dont les chapiteaux sont formés de feuilles entrelacées ; dans la seconde, fort endommagée, circule une guirlande de feuilles de la même plante ; la dernière n'offre aucun ornement." (Guillermit)

« La sculpture a voulu y déployer ses merveilleux caprices. Chaque feuille se détache en plein relief et ne tient que par ses extrémités ; la main peut la saisir dans toutes ses parties, et, dans le creux que laisse la guirlande, la tige serpente gracieusement. Là se voient des anges, des dragons, des têtes grimaçantes, des insectes, un limaçon dont on suit la trace sur la feuille. » (de Coëtlogon) ...

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Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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La console de gauche. Vieillard se caressant la barbe.

Cette gestuelle qui se retrouve dans les modillons romans, et qui est reprise dans de nombreuses églises bretonnes du XVe et XVIe siècle est traditionnellement lubrique. Miorcec de Kerdanet y voyait une allusion au récit biblique de Suzanne et les vieillards, ce qui est une hypothèse intéressante mais non validée, d'autant que sa lecture de l'inscription de droite n'a pas fait école.

"Et ces deux vieillards à longues barbes  à l'entrée du portique, dont l'un celui de droite, tient une légende, portant cette inscription en caractères gothiques : "V~u . coier . v~ut", c'est-à-dire : « Vous coier veulent » en allusion à l'histoire de Suzanne et aux vieillards, dont le prophète Daniel a dit: Erant ambo vulnerati amore ejus ... volentes concumbere eâ Dan., c. 13, t. 10, 11, 20, etc." [Tous deux brûlaient de convoitise, mais ne se l’avouaient pas l’un à l’autre, car ils avaient honte d’avouer leur désir de s’unir à elle.]

"Dans les retombées de la première moulure, on remarque à gauche un vieillard qui caresse sa longue barbe ; à droite, un autre personnage tenant une légende en caractères gothiques. Monsieur de Kerdanet lit : Butoier Veur, et croit que ce sont les noms des architectes qui présidèrent à la construction de ce magnifique portique. Monsieur de Coëtlogon n'est pas de cet avis ; il fait remarquer que de petits traits placés sur certaines lettres semblent indiquer des abréviations et leur donner une autre signification. Monsieur de Courcy lit : Bn soiez çeuz, abréviation pour Bien soiez venuz, c'est-à-dire soyez les bienvenus, salut très accueillant aux pèlerins." (in Guillermit)

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Console au vieillard se caressant la barbe (kersanton, vers 1423-1433). Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Console au vieillard se caressant la barbe (kersanton, vers 1423-1433). Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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La console de droite. Petit personnage en aube.

Il tient un phylactère où a été déchiffré l'inscription B[IE]N SOIEZ VE[N]US.

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Console au personnage souhaitant la bienvenue (kersanton, vers 1423-1433). Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Console au personnage souhaitant la bienvenue (kersanton, vers 1423-1433). Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Piédroit droit  (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Piédroit droit (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Piédroit gauche  (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Piédroit gauche (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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II. L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

"Pénétrons dans l'intérieur du porche, et contemplons les douze belles statues des apôtres, reconnaissables chacun par son attribut traditionnel ou sa caractéristique. Figés dans une pose hiératique, magnifiquement drapés dans leurs vêtements aux larges plis, ils déroulent une banderole sur laquelle était peint un article du Credo. Les soubassements et les dais de couronnement très ornés et de dessins divers sont des chefs-d'œuvre de sculpture, (Abgrall) du travail le plus fin, le plus léger, le plus exquis (de Kerdanet) " (Guillermit).

"Le porche des Apôtres et le pignon de la sacristie forment un retour imposant et de grand style. Après avoir admiré les guirlandes refouillées, qui encadrent l'entrée du porche, pénétrons dans l'intérieur et contemplons cette série de statues placides, nobles, majestueuses, rangées des deux côtés et présidées par saint Pierre, qui s'adosse au trumeau séparant les deux portes du fond. Toutes les draperies sont variées et cependant du même genre, un peu collées sur le corps et formant dans les retombées des plis d'une belle élégance et d'une abondance presque exagérée. Chaque statue porte son attribut traditionnel ou sa caractéristique et tient en main une banderole où était peint autrefois un article du Credo. Le soubassement, les dais de couronnement sont des chefs-d'oeuvre de sculpture, surpassés encore par les encadrements des portes du fond et de l'entablement de feuillages et d'hermines passantes qui se trouve au-dessus de la tête de saint Pierre." Abgrall.

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A. LES DOUZE APÔTRES.

Présentation (d'après E. Le Seac'h).

Les douze apôtres alignés dans des niches au décor gothique flamboyant sont l'œuvre, comme les sculptures déjà examinées et comme les statues de saints (cf. article dédié) du Premier Atelier ducal du Folgoët et datent donc également de la période 1423-1433 qui suivit la fondation par le duc Jean V en 1423 (inscription du porche occidental). Mais ils ont été réalisés par un autre sculpteur de cet atelier qui se distingue par une grande finesse dans la réalisation des drapés. Les visages également très fins répondent à des variations des barbes et des cheveux  sur un stéréotype commun. 

Les têtes des apôtres ont toutes été décollées à la Révolution, avant d'être recollées, mais ces interventions ne s'opposent pas à l'étude stylistique de l'Atelier: les nez sont droits, les fronts sont bombés. Les barbes, séparées en mèches bouclées, forment un ensemble compact, à l'exception d'un apôtre gratifié d'une barbe bifide et en pointe.

On retrouve les yeux en amandes, aux paupières ourlées, et légèrement courbées qui caractérisent l'Atelier. Les cheveux et les barbes sont faites d'ondulations peignées.

Les drapés.

Chacun des personnages est  drapé dans une longue robe à la romaine, recouverte d'un manteau ouvert dont le pan gauche est ramené, dans la plupart des cas, sur le bras droit avant de retomber en un tablier sur le devant. Les plis en spirale des manteaux contrastent avec ceux, rectilignes, de la tunique. Les orteils dépassent de dessous le tissu.

Identification.

Comme c'est très souvent le cas, les apôtres ne sont pas tous identifiables. J'ai indiqué leur nom lorsque cela est possible. La  succession de leurs statues tenant chacun un phylactère rentre dans la tradition bien établie du Credo apostolique, où chacun présente au fidèle la lecture de l'article du Symbole des Apôtres qui lui est attribué (avec plus ou moins de régularité) par la Tradition, en débutant par saint Pierre et l'article "Je crois en Dieu le Père tout puissant Créateur du ciel et de la terre", et en s'achevant par Matthias et l'article "à la vie éternelle Amen". La peinture des inscriptions des articles s'est bien-sûr effacée avec le temps, ne permettant plus d'identifier les apôtres. Dans l'ordre établie, la série commence du coté droit du porche, et Pierre, qui détient les clefs, se tient le plus près de la porte d'entrée. Je vais suivre cet ordre, mais la hiérarchie des apôtres est désormais toute chamboulée, car saint Pierre est placé au centre du porche, entre les deux portes, tandis que saint Paul a été appelé à la rescousse pour constituer la série de douze statues sur les cotés. 

Au total, le porche abrite donc treize apôtres.

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Le coté droit (sud) du porche.

La première arcade ogivale : les trois premiers apôtres.

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Intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Paul.

Attribut : l'épée de son supplice. Citoyen romain, il a eu le privilège d'être décapité, et non crucifié comme Pierre ou André.

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Saint Paul, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Paul, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Philippe.

Attribut : La croix à longue hampe ; mais la hampe est bien courte ici.

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Saint Philippe, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Philippe, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°3.

Attribut : un livre.

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Apôtre n°3, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°3, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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La seconde arcade ogivale et ses trois apôtres.

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Apôtres n°3 à 6, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtres n°3 à 6, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°4.

Attribut : un livre.

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Apôtre n°4, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°4, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°5.

Attribut : un livre.

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Apôtre n°5, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°5, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°6.

Il tient, caché sous le pli de son manteau, un ouvrage pieux. Je ne parviens pas à m'expliquer comment Le Seac'h a reconnu ici "Jacques le Mineur et son bâton de foulon."

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Apôtre n°6, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°6, intérieur du Porche des Apôtres, coté sud (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le coté gauche (nord).

Depuis l'extérieur vers la porte.

Intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°7. Saint Jacques le Mineur et son bâton à foulon? Saint Matthieu ??

Emmanuelle Le Seac'h hésite à voir ici Matthieu avec sa hallebarde. Mais la hallebarde est plutôt l'attribut de Jude-Thaddée. D'autre part, il s'agit d'un morceau de bois écoté peu habituel pour le manche d'une arme. Le chapeau ne nous aide pas à trancher. Je propose de voir dans ce manche mal fagoté le bâton de foulon de Jacques le Mineur.

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Saint Matthieu ?, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Matthieu ?, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°8. 

Attribut : un livre, présenté tranche tournée vers nous, fermoir bouclé.

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Apôtre n°8, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°8, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°8, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°8, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°9. Saint Barthélémy et son couteau.

Ce couteau, attribut de saint Barthélémy, m'a d'abord échappé, tant il se confond avec les plis du drapé.

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Apôtre n°9, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°9, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°10.

attribut : un livre à fermoir.

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Apôtre n°10, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°10, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°10, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Apôtre n°10, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°11 : Saint Jacques le Majeur.

Le saint est facile à identifier par son bourdon, son chapeau, et par les coquilles fixées soit à ce chapeau, soit sur la sangle de sa besace en bandoulière.

 

Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Jacques le Majeur, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Apôtre n°12. André et sa croix en X.

Cette croix a la particularité de voir ses branches se ployer en arcs convexes pour mieux suivre les volumes de la statue et venir croiser le phylactère. Ceci se retrouve, par exemple, sur le gisant de sainte Nonne à Dirinon (vers 1450) par le même atelier.

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Saint André, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint André, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint André, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint André, intérieur du Porche des Apôtres, coté nord (kersanton, vers 1423-1433) , Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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B. LE PORCHE INTÉRIEUR.

"Dans la rainure gauche du portique circule une vigne entière avec ses branches, ses feuilles et ses fruits. «Avec la familiarité hardie des artistes de l'époque, le sculpteur s'est amusé à faire sortir le cep de la vigne du corps d'un gros petit chanoine qu'on y aperçoit dans une posture douloureuse bien que naturelle. ) (de Kerdanet).

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Porche intérieur (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche intérieur (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Piédroit du Porche intérieur (kersanton, vers 1423-1433) du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Piédroit du Porche intérieur (kersanton, vers 1423-1433) du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le chanoine accroupi au pied de la vigne.

Un chanoine ? Sans-doute car il porte une longue robe recouverte d'un scapulaire dont le capuchon lui cadre la face en pleine lune. Mais ses traits sont forts grossiers. Il évoque Jessé au pied de son Arbre, bien qu'il s'agisse ici de tout autre chose.

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Chanoine du piédroit  (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Chanoine du piédroit (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le dragon ailé crachant, non du feu, mais la tige de la vigne.

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Dragon du piédroit  (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Dragon du piédroit (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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C. LA STATUE DE SAINT PIERRE AU TRUMEAU.

 

"Les deux portes sont séparées par une colonne ciselée, dans l'épaisseur de laquelle on a creusé un bénitier en forme de corbeille à fruits. Ces portes ont aussi leur genre de beauté ; ce sont des moulures à petites vignes avec leurs feuilles, leurs bouquets, leurs grappes, sur lesquelles on voit circuler des limaçons et autres insectes assez friands de raisins" (Guillermit 1922)

Ce bénitier "en forme de corbeille à fruits" reprend le schéma des niches que j'ai décrit à propos de l'Autel des Anges et dont j'ai montré qu'il était copié du tombeau de Philippe le Hardi à Champmol. On y retrouve les piliers prismatiques doublées de colonnes à chapiteaux, les accolades couronnées de fleurons, alternant avec des pinacles à crochets, avec dans l'intervalle des lancettes ogivales et des roses.

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 Saint Pierre.

Il tient dans la main gauche, par un geste élégant entre pouce et index, un livre qu'il applique contre sa poitrine. Selon E. Le  Seac'h, il s'agit du Christ, dont  la main droite "saisit les plis de son manteau.". Le visage est barbu, légèrement tourné vers la gauche.  Les paupières des yeux sont ourlées, les pommettes saillantes, les mèches des cheveux sont dressées vers le haut ou écartées vers l'arrière à la façon des anges du Maître du Folgoët. 

En réalité, ce personnage a tout les traits d'un apôtre de la série des douze autres, alignés sur les cotés: les pieds nus, la barbe, la robe serrée à la taille par une ceinture, le manteau ruisselant en plis tourbillonnants sous la main gauche se retrouvent sous les niches latérales. De même, la tête légèrement baissée se retrouve dans ces statues qui dominent le visiteur. Mais c'est le livre qui est plus déterminant : bien qu'on le trouve parfois tenu par le Christ, il est un attribut bien plus constant de ses douze disciples.

Si on regarde bien la main droite, on constate qu'elle tient, "à l'évidence" ce qu'il reste d'une clef. 

Il s'agit donc de saint Pierre, qui préside ici à la théorie des douze autres apôtres. La tête tournée à gauche indique qu'il était peut-être jadis à sa place habituelle sur le coté droit de l'entrée.

On constatera que l'abbé Guillermit ne décrit pas cette statue.

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Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint Pierre (kersanton, vers 1423-1433) du porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie) 

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1dff008d90abab0badb8551ddb7a4c06.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Fologët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LESNEVEN. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c07f91a4317a870c35de08f576183805.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrés archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

 

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 16:47

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët.  II. Les anges des façades (kersanton, vers 1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

 

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Sur le Premier atelier ducal du Folgoët, voir :

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Sur le second atelier ducal du Folgoët (1458-1509) voir :

 

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J'ai décrit l'Autel des Anges et ses 16 anges porteurs d'écu et de phylactères pour illustrer le style de l'Atelier ducal du Folgoët (1423-1509), remarquable par les chevelures exubérantes des anges, soit en boule crêpée, soit en mèches irradiées, dont les boucles s'écartent comme sous l'effet d'un grand aimant céleste. Un autre indice se découvre dans les amicts, dont les rabats forment autour du col un dessin en W ou en Oméga minuscule.

J'ai aussi détaillé les  réalisations de cet atelier en Basse-Bretagne, toutes marquées par cette empreinte stylistique, et dont les chantiers suivent les projets de mécénat religieux des ducs de Bretagne depuis Jean IV. Enfin, j'en ai recherché les sources, dans les sculptures de Claus Sluter et de Claus de Werve réalisées pour le compte des ducs de Bourgogne.

Je renvois donc à cet article. 

Cet Autel des Anges de l'intérieur du chœur a été précédé une vingtaine d'année auparavant par les sculptures extérieures, et notamment par les niches à accolades gothiques, qui accueillaient les blasons des ducs, des évêques du Léon et des grands officiers ducaux, avant leur martèlement à la Révolution. Celles-ci sont (inconstamment) ornées, à la base de l'accolade, d'anges tenant un écu, et sous sa pointe, d'un ange déroulant une phylactère. 

Aussi faut-il étudier chaque façade, y trouver chaque niche (qui se repère par la couleur gris sombre de la  pierre de kersanton), y rechercher la présence (ou l'absence) d'anges et autres personnages. A vos jumelles !

Je décrirai cinq ensembles d'anges, sur la façade ouest, et les façades ouest puis sud de l'aile droite de la Collégiale. Une fois de plus, je puiserai dans  Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle  d'Emmanuelle Le Seac'h (2014).

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I. L'ANGE DE LA FAÇADE OCCIDENTALE.

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Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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On y déniche au dessus du porche (cercle rouge de gauche) un ensemble central de trois accolades à crochets et  fleurons et à pinacles à crochets, autour de panneaux martelés. Sous l'accolade en bas à droite ne se remarque qu'un phylactère isolé. C'est le seul motif particulier.

"Au bas de la fenêtre, dont les meneaux forment des cœurs, se trouve une petite plateforme qui reliait les deux galeries extérieures du nord et du sud a:u moyen des deux portes placées derrière les contreforts. Puis viennent trois écussons; aujourd'hui martelés; portant en supériorité les armoiries de la maison de Bretagne. Les autres écussons, figurés plus bas, sur les deux tours, présentaient celles, à ce que rapporte le Père Cyrille, de Philippe de Coëtquis, de Jean Prigent, de Guillaume de Ferron et de Jean de Carman, évêques de Léon dans l'intervalle de 1420 à 1514. Elles ont presque complètement disparu sous le marteau. La sculpture est exécutée sur la pierre de kersanton rapportée, qui se détache en noir sur le granit des murailles." (1922)

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Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.
Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'accolade de droite s'appuie sur deux culots à feuille d'acanthe, mais l'espace couvert par les deux arcades sert d'abri à un ange aux ailes étendues latéralement. Il tient un objet brisé , qui est peut-être la suite de la banderole qui se déroule à ses pieds. 

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Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange de la façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange de la façade occidentale de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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II. LA FAÇADE OUEST DE LA CHAPELLE SUD. LA PREMIÈRE TRAVÉE.

 

"L'édifice actuel est composé de deux bâtiments en équerre. Le premier comprend une nef obscure de cinq travées avec bas-côtés symétriques et un chœur avec bas-côtés de trois travées asymétriques ; le second, accolé au sud, comporte une chapelle en aile de deux travées, précédée d'un porche dit des Apôtres et d'une sacristie." (Couffon 1988)
La façade ouest de cette chapelle est ornée de neuf fenêtres aveugles : trois, à accolades gothiques, pour le fronton de la première travée, sous les rampants ajourés du gable, trois autres, alignées et à anse de panier  pour le fronton de la deuxième travée, et trois sur l'élévation de cette deuxième travée, entourant une fenêtre à meneaux.

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Façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les deux fenêtres borgnes basses de  la première travée de la façade ouest de la chapelle sud.

Elles comportent six anges puisque chaque fenêtre comporte deux anges tenant des écus sur les culots de son accolade,  et un ange sous l'angle de cette accolade. Les anges des culots ont les cheveux crêpés en boule du coté extérieur, et en boucles  méchées au centre.

On ne passera pas à coté d'un détail que l'on retrouve sur le Porche des Apôtres, et qui sera repris comme un leitmotiv dans chaque porche du Finistère, à Daoulas, La Martyre, Saint-Herbot, Landerneau, Landivisiau, etc. Il s'agit de l'animal monstrueux dont la gueule donne naissance à la tige du plant de vigne qui monte le long de chacun des quatre piédroits.

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Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de gauche : Ange n°1, à cheveux crépés, tenant un écu.

 

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de gauche : Ange n°2, cheveux méchés, tenant un écu.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de gauche. Ange supérieur n°3 bouclé tenant un phylactère.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de droite : Ange n°4, cheveux méchés, tenant un écu.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de droite : Ange n°5, cheveux en boule, tenant un écu.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre de droite, ange supérieur n°6, bouclés tenant un écu.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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La fenêtre borgne haute de la première travée : un seul ange conservé.

Seul, l'ange du culot gauche de l'accolade, aux cheveux crépés en boule, est conservé. Celui de droite est très érodé, et l'ange supérieur a été brisé.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes basses de la première travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'autre ange teneur d'écu, très érodé et couvert de lichens.

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët.  II. Les anges des façades.

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III. LA FAÇADE OUEST DE LA CHAPELLE SUD. LA DEUXIÈME TRAVÉE.

De ses six fausses fenêtres, seules la rangée des trois encadrements supérieurs – en anse de panier au centre, aux accolades très amorties sur le coté — nous intéresserons, puisque les trois niches inférieures ne comportent pas de culots à personnages.

Fenêtres borgnes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ces trois fausses fenêtres borgnes ne nous offriront qu'un seul ange, celui qui descend du ciel en vol piqué pour occuper sa place sous l'accolade de gauche. Mais les quatre culots sont réservés à de petits bonshommes accroupis, coiffés de chaperon, qui attendent patiemment, les yeux fermés, l'aumône de notre considération.

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Fenêtres borgnes hautes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes hautes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'ange de la fenêtre de gauche.

Visage rond, cheveux aux boucles tirées en arrière en six paquets spiralés ; mains tendues vers l'avant comme sous l'effet de l'impatience d'annoncer sa bonne nouvelle. Ailes repliées le long du corps sous l'effet du piqué. Aube gonflée à sa partie inférieure de tourbillons reprenant avec humour les tortillons des cheveux. Style typique du Maître du Folgoët.

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Ange de la fenêtre borgne gauche  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange de la fenêtre borgne gauche de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les personnages accroupis des culots.

Les deux personnages latéraux sont vus de trois-quart afin de refermer la scène. 

 

Fenêtres borgnes hautes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes hautes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes hautes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes hautes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes hautes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes hautes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtres borgnes hautes  de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtres borgnes hautes de la deuxième travée, façade ouest de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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IV. LA FAÇADE SUD DE LA CHAPELLE SUD.

Elle nous réserve deux fenêtres aveugles encadrant la rosace. A droite, la haute accolade gothique contient trois anges, selon le procédé habituel : deux anges aux culots et un ange sous l'angle de l'accolade.

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Façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange de gauche, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange de gauche, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange de droite, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange de droite, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'ange supérieur et médian aurait mérité un meilleur éclairage.

J'ai tenté sans succès de comprendre quel est la nature de l'objet que tous ces anges de l'ouvert des accolades tiennent au dessus du phylactère. 

Ange supérieur, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange supérieur, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange supérieur, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud,  Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Ange supérieur, fenêtre aveugle droite de la façade sud de la chapelle sud, Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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J'ai terminé ici ma course à la poursuite des anges échevelés des façades du Folgoët. J'aurai pu la poursuivre sur les façades est et nord, avec succès si j'en crois Augustin Guillermit : au nord, j'aurai découvert les deux anges de la petite porte jadis surmonté de l'écusson de la maison de Penmarc'h.  Une autre fois ? Après un peu de repos ?

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie) 

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1dff008d90abab0badb8551ddb7a4c06.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

 

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Fologët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LESNEVEN. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c07f91a4317a870c35de08f576183805.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrés archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France. Brest, 1896, p. 218-236.

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

 

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:42

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët.  I. L'Autel des anges (kersanton, vers 1445) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

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Sur le travail du Grand Atelier ducal à la Collégiale du Folgoët, voir : 

Sur le Premier atelier ducal du Folgoët, voir aussi:

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Sur le second atelier ducal du Folgoët (1458-1509) voir :

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Cet article est largement inspiré du chapitre de Sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne d'Emmanuelle Le Seac'h et en reprend textuellement de brèves citations : il se donne donc comme but d'en donner une diffusion et des illustrations photographiques en ligne.

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LE MÉCÉNAT DUCAL ET L'ATELIER DE SCULPTURE DU FOLGOËT.

Après une très nette baisse d'activité de la sculpture sur pierre bretonne au XIII et XIVe siècle, celle-ci reprend un remarquable essor au XVe siècle, sous l'impulsion du mécénat des ducs de Bretagne. Elle doit sa vigueur à la redécouverte d'une pierre  extraite principalement des confins orientaux de la rade de Brest, la kersantite ou kersanton, qui doit son nom au hameau de Kersanton en Loperhet, sur la Rivière de Daoulas. Il s'agit d'une roche éruptive filonienne, un lamprophyre de couleur sombre ou gris bleuté qui allie à une finesse de grain (pour les meilleurs faciès), une grande cohérence et une excellente résistance à la corrosion une aptitude à la taille lorsqu'elle vient d'être extraite et qu'elle est gorgée d'eau.

C'est à la fin de la Guerre de Succession (1341-1364) qui opposa Jean de Monfort au très pieux Charles de Blois, et vit la défaite de ce dernier à Auray en 1364, que le vainqueur, qui devint duc de Bretagne sous le nom de Jean IV, entreprit de fonder un état moderne. Il dut néanmoins attendre la fin de son conflit avec le roi de France et son retour d'exil en Angleterre, marqué par le Second Traité de Guérandes de 1381, pour pouvoir gouverner en paix, jusqu'à sa mort en 1399. Il appuya sa politique d'affirmation de son pouvoir par un mécénat qui s'illustra par la fondation de la collégiale de Saint-Michel-du-Champ près d'Auray (et de l'Ordre de l'Hermine), de l'église Saint-Léonard de Fougères, de la chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon et de son tombeau en la cathédrale de Nantes.

C'est surtout son fils, le duc Jean V (1399-1442) qui réaffirma son pouvoir sur de grands chantiers de mécénat, à l'égal du  duc de Bourgogne Philippe le Bon  (1419-1467) et ses conseillers — Hospice de Beaune 1443-1457) — , ou du roi Charles VII (1422-1461) et son Argentier Jacques Cœur.

Jean V multiplia les fondations, dès 1418 à Quimperlé, et dès 1420 au Folgoët, en 1424 à Saint-Herbot,  en 1431 à La Martyre. Le Grand Atelier de sculpteurs sur lequel il s'appuya pour tailler dans la pierre ses armoiries, sa devise, et ses emblèmes tout autant que son programme d'iconographie religieuse centré sur la Vierge et sa Nativité, les Apôtres et quelques grands saints intercesseurs s'installa au Folgoët, d'où il diffusa d'ouest en est, jusqu'à La Ferrière (22) et du nord au sud de Saint-Pol-de-Léon jusqu'à Quimper, Kernascleden, Quimperlé et Le Faouët. L'atelier ducal du Folgoët est intervenu partout où le duc Jean V et ses successeurs François Ier, Pierre II, Arthur III, François II puis Anne de Bretagne  ont fait des donations. On distingue le Premier atelier, celui des parents (1423-1468) et le Second atelier ou atelier des enfants (1458-1509).

Le  style de cet atelier se repère aux visages — ovales s'ils sont imberbes, carrés s'ils sont barbus— aux pommettes saillantes, et aux yeux en amande et aux paupières ourlées par un deuxième trait. Mais il se repère aussi par la chevelure très particulière des anges, de deux types, soit méchée en spirales excentriques, soit crépue en large boule comparable à une éponge . 

Ces deux types de coiffure révèlent en fait  deux manières de travailler. Dans  l'une où le coup de ciseau du sculpteur est complet, les mèches sont structurées en frisottis savamment orchestrés. Et l'autre où la grosse brioche de cheveu est martelée à la broche, instrument à percussion frappé par un ...percuteur. 

Les anges de l'atelier du Folgoët sont donc l'une de leur spécialités. Ils en mettent partout : celui qui, comme E. Le Seac'h,  en aurait la patience en compterait 42 sur le porche de La Martyre, 34 sur celui de Saint-Herbot, 33 sur ceux de la cathédrale de Quimper, 22 au Folgoët, 2 à Rumengol, 1 à La Ferrière, pour un total de 134 sur l'ensemble de leur production. Anges ou angelots, il mesurent quelques centimètres ou plus d'1,30 m à La Ferrière, sont ailés ou aptères, orants, thuriféraires, chanteurs, lecteurs, présentateurs de banderoles ou, bien-sûr, musiciens.

Au Folgoët, on les trouve sur la façade du porche des Apôtres du Folgoët. Le fronton, sous les rampants ajourés du galbe, est décoré de trois fenêtres aveugles qui étaient destinés à recevoir les armoiries du duc Jean V et de ses feudataires. Les accolades décorées de choux et sommées d'un fleuron se terminent par des culots figurés d'angelots tenant des blasons muets et qui ont les cheveux mousseux et crépus bien identifiables. On remarque aussi dans l'angle formé par l'accolade un ange tenant un phylactère. Enfin, et c'est le sujet de cet article, les anges donnent leur nom à l'Autel des Anges de l'intérieur du chœur.

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LE FOLGOËT.

L'importance de cette commune jouxtant Lesneven et aujourd'hui un peu excentrée, se comprend mieux si on la replace sur l'antique voie l'Aberwrac'h-Carhaix  reliant Plouguerneau à Lesneven, à Landerneau et au centre de la Bretagne. Cette  voie de communication jouait donc un rôle majeur au XVe et XVIe siècle. D'autre part, cette route permettait l'acheminement du kersanton, conduit par bateau jusqu'à Landerneau . 

 

"En 1364, pendant la guerre de Succession de Bretagne, Jean IV de Bretagne, dénommé aussi comme son père Jean de Montfort, fit le vœu, s'il l'emportait sur Charles de Blois, de faire construire un sanctuaire au Folgoët, là ou s'était produit le miracle de Salaün Ar Fol [constaté en 1358]. Tenant parole, la première pierre fut posée en 1365, mais les travaux traînèrent en longueur, en partie à cause des guerres incessantes, et Jean IV de Bretagne décéda en 1399. C'est son fils, le duc Jean V, qui acheva la chapelle en 1409 ; elle fut placée sous le vocable de Notre-Dame. Le sanctuaire, fut béni en 1419 et élevé au rang de collégiale en 1423 par l'évêque de Léon Alain de Kernazret, comme en témoigne une inscription en latin située sur le portail ouest de la chapelle. En 1427, le pape Martin V élève Notre-Dame-du-Folgoët au rang des basiliques mineures. Très vite le sanctuaire devint un important lieu de pèlerinage : la duchesse Anne de Bretagne y vint à quatre reprises en 1491, 1494, 1499 et 1505 et François Ier en 1518." (Wikipédia)

 

"Dès le début du XVe siècle, les dons qui affluent au nouveau sanctuaire attestent la piété des fidèles à son égard. Avant même que l'église ne fût achevée, paysans, bourgeois, seigneurs manifestèrent leur dévotion en lui offrant, l'es uns des vases ou ornements précieux, les autres des champs, des parcs, des prairies, d'autres enfin leur protection officielle .. Les Archives de l'Évêché conservent des documents authentiques de donation qui remontent à l'année 1410, et rien ne prouve qu'il n'y en eût pas d'autres antérieurs qui sont aujourd'hui perdus." (Guillermit)

"Les fondations sont posées vers 1350-1360, mais la construction ne démarre que sous Jean V en 1404. Le gros-œuvre est presque terminé lors du voyage du duc Jean V au Folgoët en décembre 1420 et achevé en 1420. Le duc la dota de 80 livres de rentes par an le 10 juillet 1422 et il l'élève en collégiale en 1423, à la suite d'un nouveau pèlerinage. Une inscription en lettres gothiques le confirme sur le portail ouest, derrière la statue de saint Michel : IOHANNES ILLVSTRISSIMVS DVX B[R]ITONNVM  FVUDAVIT PRAESE[N]S C[OL]LEGIVM ANNO D[OMI]NI M. CCCC . XX.III. : "Jean, illustrissime duc des Bretons, a fondé le présent collège l'année du Seigneur 1423". (Le Seac'h 2014)

A la mort de Jean V, l'édifice n'est pas achevé et sa construction de poursuit jusqu'en 1445 au moins grâce aux dons des ducs François Ier en 1442, Pierre II en 1445, puis Arthur III.

 

"Pierre fit un don perpétuel de trente écus d'or, moyennant une messe à notes (une messe chantée) tous les Samedis ; François confirma les lettres-patentes de 1432 pour l'exemption entière de l'impôt sur les boissons, les marchandises et autres denrées qui se vendaient au Folgoat ; Arthur augmenta la fondation de la collégiale de deux chanoines, auxquels il attribua 50 livres de rentes annuelles. L'église avait donc six chanoines, trois choristes et un sacristain : ce qui prouve encore le développement du culte de Notre-Dame du Folgoat." (Guillermit)

"En 1499, Anne y vint en pèlerinage pour demander à Dieu, par l'intercession de Notre-Dame, de lui accorder des enfants de Louis XII, roi de France, son second mari. A cette époque, elle fonda pour le mardi de chaque semaine une messe  chantée avec diacre et sous-diacre, à laquelle elle affecta une rente de 142 livres ; elle fit achever l'église et le dôme de la petite tour, et le porche des apôtres, qui porte encore dans sa voûte les armoiries d' Anne et de Louis XII ; elle consigna une rente pour l'entretien d'un sacristain et de trois enfants de chœur, de sorte que l'Eglise du Folgoat avait les six chanoines fondés par Jean V et Arthur, deux sacristains et six choristes. Dans la suite. elle envoyait tous les ans au sanctuaire des offrandes, des joyaux, des ornements en soie, en drap d'or et autres objets précieux. (ibid.)

"En 1505, Anne fit en Bretagne un nouveau voyage dont Alain Bouchard, un historien du temps, nous a laissé le récit. Elle y vint pour accomplir un vœu qu'elle avait fait à Notre-Dame du Folgoat. Cette fois encore, elle combla de dons son église de prédilection : elle offrit une magnifique croix d'argent et un calice en or ; elle chargea les Carmes de Saint-Pol de Léon d'y venir chanter tous les ans, au grand autel, une messe solennelle, le jour de l'Assomption, en présence du doyen, des chanoines et de tous les suppôts de la collégiale, pour tous les feus rois, reines, ducs, duchesses, princes, princesses, seigneurs, leurs et dames de sa famille. Sa fille, Claude de France, vint aussi au Folgoat et y conduisit son époux François ler. " (ibid.)

L'importance du mécénat ducal se lit à l'intérieur du porche où des hermines passantes présentent des phylactères marqués de la devise des ducs "A MA VIE". La devise se retrouve aussi à l'intérieur de la corniche du maître-autel et est disséminé à l'intérieur du monument. " (Le Seac'h 2014)

Durant la même période, le sanctuaire bénéficia des dons du cardinal de Coëtivy, qui en  fut l'un des principaux mécènes :

Né le 8 novembre 1407 au manoir de Coat-Lestrémeur, à Plounéventer,à quelques kilomètres du Folgoët,  il fut abbé de Redon et évêque de Dol, puis archévêque à Avignon en 1437, où il restaure à ses frais le palais épiscopal. En 1440, il est nommé conseiller du roi Charles VII, promu cardinal le 16 décembre 1446 avant de devenir en 1449 cardinal de Sainte-Praxède, à Rome. Le Pape Calixte III, dont il a favorisé l'élection, le charge de plusieurs missions en France, en qualité de légat  a latere du Saint-Siège en France et en Bretagne :entre 1454 et 1456, il effectue plusieurs voyages en Bretagne en vue de la canonisation de Vincent Ferrier.

Il est l'un des principaux mécènes de la collégiale Notre-Dame du Folgoët et y fait réaliser , sans-doute par l'atelier du Folgoët, vers 1443 le groupe placé au pied du calvaire, où il figure agenouillé à coté de saint Alain. Le Folgoët lui doit l'autel qui porte son nom, au sud ;  il fit faire aussi  une belle croix que l'on plaça près du porche ouest.

Il obtint aussi de Rome des reliques des Dix-mille Martyrs, placé dans un reliquaire en 1456 : doter un lieu de pèlerinage de reliques était alors l'un des plus grands bienfaits qu'on puisse lui apporter.

Voir aussi Couffon 1948, Guillermit 1922 et Guillouët 2009.
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L'AUTEL DES ANGES (vers 1445).

L'église du Folgoët comporte, à l'est, un choeur à chevet plat  avec bas-côtés de trois travées asymétriques, prolongé  au sud, du chevet  d'une chapelle en aile de deux travées, précédée d'un porche dit des Apôtres et d'une sacristie. Les deux chevets sont sur un même alignement. Ces deux chevets alignés sont dotés de cinq autels dont quatre sont en pierre de Kersanton, finement travaillée. On trouve  du nord au sud l'autel du Rosaire, le Maître-Autel, un autel plus récent en bois, l'autel des Anges, et l'autel du cardinal de Coëtivy.

L'Autel des Anges mesure 3,50 m de long sur 1,18 m de large. Il est entouré d'une frise de feuilles de vigne.  Dans les arcades frontales et latérales est représentée une série d'anges en robe longue et à la chevelure abondante et frisée tenant alternativement un écu, et une banderole. Le retour d'angle nord n'est pas photographiable par un visiteur, mais comporte  trois niches et deux anges. La façade aligne ses douze niches. Le retour d'angle sud est creusé de trois niches, mais le dernière est vide et accueille des cartons de cierge. Ce sont donc 14 des 16 anges qui peuvent être présentées par mes clichés. Cinq anges reposent sur des consoles intactes ; d'autres semblent avoir été martelés.

Les niches constituées de colonnes lisses séparées par des nervures droites terminées par des pinacles, sont couronnées d'accolades à crochets sommées d'un fleuron en forme de chou.

Dans le style typique de l'atelier du Folgoët, deux types de coiffure des anges se différencient : les anges aux cheveux crépus et les anges aux cheveux méchés et volumineux.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n°1.

C'est en réalité le n°3, et c'est un porteur de phylactère. Il servira de type de description. Vêtu d'une aube qui lui recouvre les pieds, il porte un amict autour du cou. Le col rabattu en V ou en oméga minuscule me sert  au premier coup d'œil de signal de reconnaissance  du style de l'Atelier du Folgoët et je ne me lasse pas d'en découvrir les variations. Ses ailes sont fines et verticales sous l'effet de l'étroitesse du cadre, leur bout arrondi dépassant de leur chevelure caractéristique. Ses cheveux ébouriffés sont divisés en neuf tortillons en tire-bouchons divergents, qui semblent attirés par une force centripète comme par un aimant : ce serait alors l'effet d'un magnétisme spirituel, d'une attirance céleste, d'un état d' exaltation, de transport hors de soi sous l'appel de la divinité ; au sens propre, l'enthousiasme.

Le front épilé, large et rond lui donne un air de Dr Folamour que dément le regard tranquille et surtout la sérénité du demi-sourire à peine esquissé. 

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n°2. Porteur d'écu.

Il aborde, sous les dix nids de spaghetti dont il se coiffe,  un air farceur. Le col de l'amict est croisé.

Il tient son héraldique pancarte avec la patience résolue de ces hommes sandwich postés à l'arrivée d'un train ou d'un avion, toute leur humanité dissoute au profit de leur fonction de messagers.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n°3, porteur de phylactère.

Sous l'effet de la ligne claire du sculpteur, l la bouille ronde de l'ange rappelle celle de Tintin, qui aurait troqué sa houppette pour les bigoudis de la Castafiore. Sa banderole bouscule le nœud de cravate en W vers la gauche.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n°4 porteur d'écu.

C'est un garçon sérieux, qui a soigneusement  arrangé ses cheveux-spaghetti d'un peigne sage avant de les nouer. Pas une once d'asymétrie, pas un brin de fantaisie : pas un marrant.

 

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n° 5.

Trop érodé pour mériter d'user ma pellicule. Il n'apparaîtra que sur la photo de classe.

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Anges n° 6 à 8. Les plus beaux.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Ange n° 6.

C'est le beau gosse. Il le sait, et adopte habilement une attitude hanchée. Il joue de la lumière pour creuser la fossette de ses commissures de lèvres, discrètement creuses. Lui-seul, il a obtenu le droit de discipliner ses ressorts capillaires, en en rabattant les scoubidous sur l'arrière pour laisser apercevoir le lobe tendre de son oreille. Il a un charme fou d'un jeune chantre pré-pubère des Maîtrises cathédrales, et rien ne m'interdit d'imaginer que le Maître du Folgoët a pris comme modèle un des six enfants attitrés du chœur de la Collégiale.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange n°7 porteur de phylactère.

C'est son double et rival, et, depuis une éternité,  ces deux angelots-là ne se quittent plus. Par mimétisme, il ploie le genou droit et se déhanche aussi.

 Ma photo me révèle un détail qui m'avait échappé : un cerceau rabat en serre-tête les cheveux et les rassemble vers l'avant : ce n'est qu'alors qu'ils s'échappent en vagues bouclées et tourbillonnantes.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange n°8.

Une impression de déjà-vu ? Il a le même coiffeur que ses frangins les n° 1, 2, 3, 4 et surtout n°12. Je le reconnais à ses deux bigoudis dont le tube est orienté vers nous.  

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Ange n°9. 

Ce philactérofère est mangé aux mites jusqu'à l'os. C'est curieux ces différences de résistance des anges pourtant taillés dans le même kersanton. Les autres auraient-ils été mieux protégés ? Ou restaurés ? 

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Ange n°10 porteur d'écu; cheveux crépés.

C'est le phénomène de la bande. Militant par anticipation de Black is Beautiful, il a choisi la boule afro qui, bien-sûr, attire les regards. De Lorme la qualifie de "chevelure énorme et frisée" et Lécureux d'énorme perruque". Il n'en a cure, il est aux anges.

En fait, c'est une coupe trilobée bien plus sophistiquée qu'il n'y paraît, bien plus à l'écart des grandes tendances des foules avides de marginalité. Il a ajouté à la houppette de Tintin deux volumineuses virgules, deux gouvernails latéraux vraisemblablement  fixés par une sorte de gubernaculum testi. Les japonaises nomment cela la coiffure "en pêche fendue", wareshimomo

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange n°12 porteur d'écu.

Il appartient à la fratrie des  n° 1, 2, 3, 4 et 8 : encore un qui "travaille du bigoudi". Mais je lui décerne le pompon, pour la disposition en tunnels superposés de ses cannelloni. Double photo pour lui.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le coté gauche. Trois niches, deux anges (n° 13 et 14).

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange n°13 porteur d'écu.

Ses cheveux sont si tirés en arrière que cet ange affiche un faciès lunaire. Comme les geishas, dont le chignon n'est fait, par un coiffeur très spécialisé, qu'une fois par semaine, et qui doivent entre-temps dormir sur un repose-nuque nommé takamakura, ou comme nos arrière-grand-pères, qui utilisaient un masque fixe-moustache,  il a du être confronté au difficile problème du conflit  entre sommeil et mise en pli. Il dort sur le dos, ses tortillons tenus bien droit par des élastiques, et son coiffeur vient donner le coup de peigne dès pôtron-minet.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ange n°14 porteur de phylactère.

Saurez-vous trouver sa particularité ? Sa face martelée ? Non, c'est un accident. Mais notez cela. Il est le seul à tenir sa banderole inclinée de la main gauche vers la main droite. San-doute parce qu'il vient clore notre kyrielle angélique.

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Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Origine des anges ébouriffés du Folgoët.

La coiffure de ces anges est précédée, au Folgoët, par celle des autres anges sculptés vers 1423-1433, sur les façades extérieurs (voir articles suivants). Mais où le Maître du Folgoët a-t-il pu trouver son inspiration ? 

a) Le tombeau de Gatien de Monceaux.

Pour Emmanuelle Le Seac'h, ces anges du Folgoët semblent être une imitation de ceux du tombeau de Gatien de Monceaux, conseiller des ducs Jean IV et Jean V et évêque de Quimper  de 1408 à 1416 : c'est sous son épiscopat que les voûtes de la cathédrale de Quimper, timbré des armoiries de la famille ducale et des siennes, furent réalisées. Le tombeau était situé initialement dans une chapelle de la cathédrale, la chapelle absidiale Saint-Corentin .  

"Comme il gênait la circulation. ce tombeau fut détruit, au XVIIe ou XVIIIe siècle. Les panneaux furent  déposés dans un enfeu , la table fut descendue au niveau du dallage et de la statue de l'évêque on fit un seuil de porte. La Société archéologique a recueilli récemment ces débris. " (Serret 1885)

Le gisant sculpté est maintenant placé dans la chapelle de la cathédrale qu'il occupait jadis (dans l'enfeu d'Alain Rivelen) et qui porte aujourd'hui le nom de Chapelle Notre-Dame-des-Victoires. 

Son tombeau était un superbe mausolée formé d'une longue pierre calcaire de 2m 70 sur 1m 12 de  large ; sous la corniche, était sculptée une guirlande de feuilles de vigne, d'un travail délicat. Cette table reposait sur des panneaux en même pierre, où étaient ses armes (d'azur à face  d'argent accompagnée de trois étriers d'or), tenus par des anges, placés sous des arcatures en accolade; sa statue était couchée sur la table de son tombeau, autour de laquelle on lisait son épitaphe

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Omnibus Urbanus de Moncellis Gacianus 
Presul Cornubie jacit hie servusque Marie, 
Sagax, facundus, de Nannetis oriundus; 
Ipse chori vostas fieri fecit pius altas; 
Rexit subjectos octo, cum mense, per annos. 

Post hec milleno bis et octo C quater anno, 
Octobris sextadecima migravit ad alta, 
Quisque Deum poscat, cum sanctis pace quiescat, 
Ac felix agmen sanctorum concinat. Amen 

 

  Trois petits panneaux faisant partie du pourtour du coffre du tombeau sont conservés au Musée Départemental Breton de Quimper. Sur deux d'entre eux, non exposés et donc non photographiables par le visiteur, figurent de petites arcades amorties en accolade sous lesquelles deux anges présentent le blason aux armes de Gatien de Monceaux . Les niches sont séparées, comme sur l'Autel des Anges, par des pinacles à crochets.

Ces anges, qui suscitent notre intérêt, ne sont pas souriants, mais leur cheveux coiffés en mèches souples et bouclés y sont déjà figurés. "Les ailes  plus allongées que larges ont des plumes qui s'agrandissent vers le bas alors qu'elles se superposent en forme de losanges dans le haut. Les plissés des aubes sont souples dans le bas du corps et tombent dans une grande abondance de tissu sur le sol. " (Tout ce paragraphe d'après Le Seac'h).

La photographie mise en ligne par le Musée date du temps où ces panneaux étaient assemblés à ceux de deux autres tombeaux, ceux d'Alain de Lespérez et de François du Chastel pour composer  un mausolée disparate. La chevelure et l'aube des anges sont peu distincts, mais on se fiera à la description d'E. le Seac'h.

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http://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/bei9zs3rlqc3i6bwq18hwzbh1eovmgbe5fgfhl3r3ec2l0adp2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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Le seul panneau exposé (75,5 cm de haut sur 88 cm de long) représente deux apôtres (dont saint Jean) tenant des phylactères. On y constate que les niches sont très voisines de celles de l'Autel des Anges, avec les mêmes colonnes lisses à chapiteau corinthien, le même pilier rectangulaire de séparation, les mêmes pinacles à crochet, les mêmes accolades, etc. De même, la chevelure des apôtres est soigneusement méchée, et la prise manuelle des phylactères par saint Jean est celle qui se retrouve chez les porteurs d'écus et de banderoles du Folgoët, avec 4 doigts de la main droite en haut, et le pouce gauche en bas.


 


 

 

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Panneau du coffre du tombeau de Gatien de Monceaux (calcaire, vers 1416),  Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Panneau du coffre du tombeau de Gatien de Monceaux (calcaire, vers 1416), Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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b) Le Tombeau d'Alain de Lespervez (vers 1451).

Il pourrait être proposé comme une source possible de cet Autel des Anges, s'il n'était légèrement postérieur à la date estimée de l'autel. Le Musée Départemental Breton de Quimper conserve les deux panneaux du coffre du tombeau en calcaire d'Alain de Lespervez, évêque de Cornouaille de 1444 à 1451, et décédé en 1451. Deux anges tiennent un écu aux armes de sable à trois jumelles d'or. Ce tombeau fut déposé à sa mort à la chapelle du couvent des Cordeliers, (aujourd'hui détruite) puisqu'Alain de Lesperez y était frère mineur.

​​​​​​On retrouve là les niches à accolades gothiques "de type Champmol", très proches de celles de l'Autel des Anges. 

"Les anges sont plus souriants et les plis des robes plus raides. Leurs ailes sont davantage déployées vers l'arrière et leurs cheveux s'élèvent en deux large boucles qui leur donnent un air mutin. Ils sont vêtus d'une aube et d'une chape à fermail avec un capuchon à pompon rond. Les yeux sont bridés et les commissures creusées en T. Le travail des ailes est très soigné, notamment les barbes qui sont gravées avec précision." (Le Seach, p. 61) 

 

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Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez,  Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez, Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez,  Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez, Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez,  Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Panneau venant du tombeau d'Alain de Lespervez, Musée Départemental Breton. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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c) La sculpture sur pierre des cours des ducs de Berry et de Bourgogne.

"Deux types d'anges se différencient : les anges aux cheveux crépus et les anges aux cheveux méchés et volumineux. Les conventions stylistiques des ailes des anges se retrouvent dans le Berry et en Bourgogne. La Bretagne pourrait avoir imité un modèle venu de l'est même si elle était en cette fin du Moyen-Âge particulièrement dynamique en matière de sculpture monumentale et décorative." (Le Seac'h 2014)

"Au vu de ces éléments, on peut considérer que le tombeau de Gatien de Monceaux a servi de modèle [aux anges ébouriffés du Maître du Folgoët]. Probablement importé, il daterait des années 1420 et il a été réalisé par un sculpteur important qui a copié les anges sculptés par André Beauneveu pour le duc de Berry. Taillé dans le calcaire de la Loire, il a contribué à la diffusion de l'art ligérien  en Bretagne. L'atelier du Folgoët s'est à son tour inspiré de ces anges, a intégré leur chevelure et en a fait une marque stylistique qui a été à son tour copiée sur le tombeau d'Alain de Lespervez par un sculpteur local." (Le Seac'h, p. 61)

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Les anges échevelés dans la sculpture de Bourgogne.

Cette remarque m'incite à m'intéresser à  la sculpture sur pierre à la cour du duc de Bourgogne et à découvrir une source possible des anges ébouriffés "aux cheveux irradiés" dans  les réalisations de  Claus Sluter (1355-1406) et de son neveu Claus de Werve (1380-1439) : le Puits de Moïse (1405) de la chartreuse de Champmol, et le gisant de Philippe le Hardi de la même Chartreuse, conservé au Musée des beaux-arts de Dijon.

1) Le Puits de Moïse de la Chartreuse de Champmol.

Ce pilier au six prophètes et aux six anges, était la base d’une Crucifixion aujourd’hui disparue. Sluter a sculpté en 1399 six anges deuillants hauts de 0,90 m, dont quatre ont des cheveux bouclés exubérants. (Jacques Baudoin 1996 pages 123-124)

2) Les deux anges du tombeau de Philippe le Hardi (1406-1410).

"Dès 1381, Philippe le Hardi commanda sa sépulture à son « imagier », Jean de Marville. Celui-ci en fournit le projet et mit en chantier les arcades qui devaient accueillir les pleurants. Claus Sluter lui succéda en 1389 et donna un souffle nouveau à la sculpture traitée désormais en ronde-bosse et avec réalisme.

 Il continua la réalisation des arcades et se procura la dalle de marbre noir et le marbre blanc pour le gisant reposant sur la partie supérieure. A sa mort en 1406, une grande partie des pleurants, le gisant, les anges  et le lion étaient encore à sculpter. C’est à Claus de Werve que le duc Jean sans Peur ordonna de terminer le tombeau de son père, ce qui fut fait en quatre ans. Cette sépulture éblouit les contemporains de l’époque et devint une référence et un modèle en matière de sculpture funéraire." "Les tombeaux des ducs de Bougogne, livret pdf"

 https://beaux-arts.dijon.fr/sites/default/files/Collections/pdf/les_tombeaux_des_ducs_de_bourgogne__livret.pdf

Ces anges sculptés par Claus de Werve portent le bassinet du défunt. Ils trouvent leurs modèles du Puits de Moïse. L'un d'eux porte une robe souple, un amict et de longs cheveux serrés par un bandeau (comme notre n°7) et l'autre une tunique à col brodé et des cheveux à boucles souples et gonflantes. (Jacques Baudoin page 130).

Quelques liens vers des images :

  •  https://beaux-arts.dijon.fr/sites/default/files/Collections/pdf/les_tombeaux_des_ducs_de_bourgogne_diaporama.pdf
  • http://4.bp.blogspot.com/-YCeyNVatK6Y/UmvJa0dJm8I/AAAAAAAAEZ0/40nzzdUYg9s/s1600/P1000773.JPG
  • http://1.bp.blogspot.com/-wWgekzQXXUg/UmvGitx98CI/AAAAAAAAEYY/4sSYq5gh2hQ/s1600/P1000758.JPG
  • https://www.flickr.com/photos/50260960@N06/10317484364/in/photostream/
  • https://www.flickr.com/photos/50260960@N06/10424600944/
  • https://www.flickr.com/photos/50260960@N06/10424516144/in/photostream/
  • https://www.flickr.com/photos/38490142@N05/32766207582/
  • http://www.christaldesaintmarc.com/le-puits-de-moise-au-musee-des-beaux-arts-de-dijon-a106757186
  • http://www.flickriver.com/photos/tags/puitsdemo%C3%AFse/interesting/

 

 

d) Les niches à arcatures et les dais des pleurants du tombeau de Philippe le Hardi.

"En 1384, Philippe le Hardi, premier des ducs de Valois, fonde aux portes de Dijon une Chartreuse au lieu-dit Champmol, destinée à servir de nécropole à la dynastie ducale. 
Le duc charge dès 1381 Jean de Marville de l'exécution de son tombeau : entre les moulurations d'un soubassement et la dalle destinée à recevoir la statue gisante du duc, les quatre faces du mausolée devaient être entourées d'architectures d'albâtre, composées de travées rectangulaires alternant avec des logettes triangulaires, les unes comme les autres voûtées et surmontées de dais ajourés. Cette galerie ainsi constituée devait abriter quarante statuettes de pleurants évoquant le cortège funèbre. 
Claus Sluter prend la tête de l'atelier ducal de la Chartreuse en 1389 ; il se fait aider par son neveu Claus de Werve, qui achève le tombeau en 1410. "

http://mba-collections.dijon.fr/ow4/mba/voir.xsp?id=00101-9299&qid=sdx_q0&n=3&e=

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Si on compare ces dais avec ceux de l'Autel des Anges (ci-après, le retour d'angle), on constate une quasi similitude qui renforce la conviction que les tombeaux et le calvaire de Champmol ont pu servir de modèles au Maître du Folgoët pour la réalisation de cet autel, soit directement, soit par l'intermédiaire des sculpteurs du tombeau de l'évêque Gatien de Monceaux.

 

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

Autel des anges (kersanton, vers 1445) par l'atelier ducal du Folgoët, collégiale Notre-Dame du Folgoët. Photographie lavieb-aile avril 2017.

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Je recherche aussi une documentation iconographique sur les anges sculptés par l'atelier d'André Beauneveu dans le Berry : ma récolte est pauvre.

Mehun-sur-Yèvre https://vicedi.com/mehun-sur-yevre/

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie) 

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1dff008d90abab0badb8551ddb7a4c06.pdf

ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

BADOIN (Jacques), 1996, La sculpture flamboyante en Bourgogne et Franche-Comté, Ed. Creer, 384 pages.

https://books.google.fr/books?id=BUYfRt3ePugC&dq=%22claus+de+Werve%22+anges&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Fologët, Brest, 1851

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LESNEVEN. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c07f91a4317a870c35de08f576183805.pdf

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrés archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

—KLEINCLAUSZ (Arthur Jean), , 1905, Claus Sluter et la sculpture bourguignonne au XVe siècle

https://archive.org/stream/claussluteretlas00klei#page/76/mode/2up/search/anges

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France. Brest, 1896, p. 218-236.

MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

— SERRET (A.),1885,  "Catalogue du Musée Archéologique Départemental et du Musée des Anciens Costumes Bretons", Société Archéologique du Finistère, A. Serret - Quimper, ville de Quimper, (1ère éd.)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/f141.vertical

INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 18:34

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— Datation : [1481 ou] 1498 - 1509.

Le porche sud de Saint-Herbot peut être daté grâce à deux inscriptions  placées à l'intérieur, dont l'une, principale, fixe clairement   le début des travaux à l'année 1498 : MESSIRE IEHAN DE LAVLNAY P[RE]B[T]RE GOVVERNEVR DE CEANS FIST FAIRE CEST PORTAL COMENCE[ME]NT LE PREMIER IOVR DE IVITET LAN MIL QVATRE CETS QVATRE VINTS DIX OVIT  "Messire Jean de Launay prêtre gouverneur de céans fit faire ce portail dont la construction commença le premier jour de juillet  de l'an 1498.". Mais la statue qui domine le trumeau, celle de  Saint-Herbot, porte la date de 1481 : S[anctus] HERBAUD LA[N] M CCCC IIII XX I : "Saint Herbaud l'an 1481".

La fin des travaux est estimée d'après la date figurant sur la banderole d'un des anges entourant la statue de Dieu-le-Père  : 1509 (non vérifié, cf. infra). C'est la date à laquelle Anne de Bretagne, par ses lettres patentes  du 15 février, prorogea sa précédente donation.

La construction du  portail ouest débuta peu après, en 1516. 

— Attribution : le Second Maître du Folgoët (1458-1509) ou l'Atelier des enfants du Maître du Folgoët.

Le porche sud de Saint-Herbot est attribué à l'atelier qui édifia aussi le porche — très similaire — de Plourac'h (1458-1488) en Côte d'Armor, atelier qu'Emmanuelle Le Seac'h nomme "le second atelier du Folgoët". En effet, celui-ci a poursuivi le style du Premier atelier ducal du Folgoët (1423-1468), et a perpétué l'esprit des bâtisseurs de porche de ses sculpteurs, dont nous avons examiné le travail sur kersanton à La Martyre (1450-1468), et à Rumengol (vers 1468).

De façon générale, le style des sculptures des "enfants est plus lourd et plus raide que celui des "parents", et on s'éloigne de la souplesse et de la grâce qui caractérisent le premier Maître du Folgoët  pour gagner plus de hiératisme. Les deux porches de ce second atelier ont aussi leurs particularités : ils sont voûtés d'ogives et sont exhaussés. On trouve à l'étage une chambre des archives de la fabrique, accessible par une tourelle d'escalier. Enfin les contreforts sont dotés de pinacles. Le granite est utilisé pour l'architecture alors que le kersanton est réservé aux sculptures des personnages.

Or, à Plourac'h, un registre de paroisse indique que le porche fut bâti par "les enfants du célèbre maître qui construisit la merveille du Folgoët" : les sculpteurs du second atelier sont donc de la même famille que le Maître du Folgoët.

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Porche sud ( (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

Porche sud ( (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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Au dessus des voussures du porche, à l'extrémité du fleuron couronnant l'accolade, et sous le gable à crochets, nous voyons deux bas-reliefs aux allures d'armoiries.

En haut, une banderole porte les mots A MA VIE, la devise des ducs de Bretagne depuis Jean IV en 1381. Elle domine  un motif dans lequel les armes ducales à neuf hermines (d'hermines plain) sont tenues par deux hermines au naturel.

La devise A MA VIE.

 

Voir la notice sur la devise et du mot A MA VIE sur la base Devise de l'Université de Poitiers par Laurent Hablot : http://base-devise.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=2073.  "A ma vie" a d'abord été la devise de l'Ordre de l’Hermine, un ordre de chevalerie fondé en 1381 par Jean IV, duc de Bretagne, à la suite de la bataille d'Auray, non loin duquel il avait son siège dans une chapelle à Saint-Michel-des-Champs. En 1448, cet Ordre est rattaché à l'Ordre de l'Épi pour devenir l'ordre de l'Hermine et de l'Épi, et tomber en désuétude sous le règne de la reine Anne au bénéfice de l'Ordre de la Cordelière.

Ci-après, le collier de l'Ordre, tel qu'il figure dans L'Histoire de Bretaigne de Bertrand d'Argentré (1588). Photo lavieb-aile.

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    Le mécénat des ducs de Bretagne.

    Comme au Folgoët, comme à Quimper et comme à Saint-Fiacre du Faouët, l'influence ducale est attestée à Saint-Herbot, puisque le duc Jean V y a fait des donations, faisant dire pour la somme de cinq livres et quatre sols des messes en 1424 à l'intention de sa fille Isabelle, reine de Sicile.  De même, Anne de Bretagne accorda une rente de dix louis pour deux messes par semaine lors de son mariage avec Charles VIII en 1491, prorogeant ce don en 1509. Ces dates de 1491 et 1509 sont à rapprocher de celles du porche.

    Les autres constructions des chantiers bénéficiant du mécénat ducal (et auxquelles l'atelier du Folgoët souvent a participé) portent cette devise et ces hermines ou une autre marque en effigie ; en voici quelques exemples :

    • On trouve le blason ducal en bordure du vitrail de la Passion de Saint-Alban (22), alternativement avec les armes de Castille, témoignant de l'intervention de Jean III et de Jeanne de Castille entre 1312 et 1328.
    • Le portrait de Jean IV en prière figure sur le vitrail des Dominicains de Guingamp.
    • La statue en ronde-bosse de Jean IV et de Jeanne Holland se trouve aux Dominicains de Rennes
    • Celle de Jean V est visible à Saint-Fiacre du Faouët
    • Le porche de la cathédrale de Quimper portait en supériorité l'écu losangique de la duchesse Jeanne de France (épouse de Jean V), décédée en 1433.
    • Le portrait de Jean V et de Jeanne de France en prière figurait sur les vitraux d'axe du chœur de la cathédrale de Quimper.
    • Les armoiries ducales figurent en supériorité dans la verrière d'axe de la cathédrale de Rennes.
    • Les armoiries de Jean V et la devise A MA VIE sont répétées deux fois sur la maîtresse-vitre de Runan.
    • Les armoiries d'hermine plain (duc François II) et la devise A MA VIE se trouvent pareillement sur la maîtresse-vitre de la collégiale Notre-Dame de Lantic

    Puisque  nous sommes ici face à un travail exécuté par le second atelier du Folgoët, il est important de mentionner qu'à la  Collégiale du Folgoët (1423), les hermines passantes et la devise A MA VIE se trouvent à trois endroits différents :  en haut de l'intérieur du porche sud ; en frise sur l'élévation sud ; sur l'autel de la chapelle nord. Le blason d'hermines plain se trouve deux fois sur la voûte du porche sud, et d'autres écu ont été martelés.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Le second ensemble est composé de deux épis de blé (sans-doute) et, au centre, d'un blason qui reste à déchiffrer.

     

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porté par deux anges pour qui c'est un jeu d'enfant, Dieu le Père s'est assis sous le pavillon formé par les deux courbes de  l'accolade sur un siège céleste, d'où il gouverne et bénit le monde — dont il tient une maquette dans la main gauche — en levant son auguste main droite. Décrire sa couronne à fleuron, sa barbe de Dieu-le-Père,  sa cape attachée par un fermail, ou les plis diagonaux et verticaux des pans de son manteau rabattus l'un sur l'autre,  nous ferait perdre un temps précieux. Mais ses yeux valent le coup d'œil : leurs paupières sont ourlées sur le mode typique de l'Atelier du Folgoët.

    Remarquez aussi les banderoles tenues par les deux anges : bien qu'elles ne portent aucune inscription, ils tiennent à nous les montrer.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographies lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographies lavieb-aile mars 2017.

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    Encadrant l'accolade, deux anges tenant des banderoles muettes volent —flottent — en position horizontale, comme sur le porche de La Martyre. Quelques différences néanmoins : la coiffure exubérante a été abandonnée ou assagie ; la tunique est bouffante à la taille, et s'épanouit en un nuage de frous-frous ; l'aile forme une boucle et se termine par barre rectiligne comme les bâtons de l'aile des hirondelles ou de celle des Machaons.  Le sourire à peine perceptible, mais réel néanmoins à La Martyre s'est évanoui à Saint-Herbot. 

    Ci-dessous : un des deux anges de La Martyre photo lavieb-aile :

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    En 1914, Charles Chaussepied  a lu  sur les phylactères (à droite ou à gauche ?) la date de 1609. Date improbable, mais Couffon lit plutôt 1509 "sur le phylactère de l'un des angelots" du porche : a priori sur ces phylactères-ci.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographies lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographies lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Dans le prolongement des pinacles  qui prolongent les piédroits et les voussures, une paire d'anges tiennent, de chaque coté, un blason muet.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    L'arcade extérieure du porche.

    Elle associe les piédroits (verticaux) aux voussures (en arc d'ogive).

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Les piédroits.

    Ils sont décorés de trois rangs de feuilles grasses distribués de manière très régulière par des pédoncules torsadés. Comme les porches précédents (Le Folgoët, Daoulas, La Martyre) et les porches suivants (Pencran, Guipavas, Landivisiau, Landerneau etc.), ces pédoncules sortent de la gueule d'animaux plus ou moins monstrueux, mais qui sont ici difficiles à distinguer. Quelques grappes de raisins se dissimulent sous les pampres.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    L'arc du porche est orné de trois voussures extérieures et deux voussures intérieures,  où prennent place 42 personnages :  26 anges et 16 saints. 

    LES TROIS VOUSSURES EXTÉRIEURES.

    Elles sont sculptées de seize anges (plus un)  et, au centre, de huit saints personnages, tous   installés dans des niches à dais gothiques. 

    Je retrouve ici les détails corporels et vestimentaires propres au style du Premier atelier du Folgoët, qui m'avaient intéressés lors de ma visite de La Martyre : les personnages sont vêtus de tuniques longues découvrant à peine les chaussures ; les anges portent  des amicts sur les épaules, dont les rabats forment un col en W ou en oméga, moins caricatural ici qu'à La Martyre, qu' à la cathédrale de Quimper ou qu'au Folgoët, qui relèvent du Premier atelier. Les anges sont imberbes, et leur chevelure forment deux masses en virgule sur le coté du visage. Les saints sont barbus, portent un bonnet phrygien ou un chaperon, et leur col est, pour ce qu'on en voit, souvent fourré et parfois en V. Saints (sauf un) et anges tiennent des phylactères, gardant encore parfois des traces d'inscriptions peintes en lettres gothiques noires. 

    Je suggère de voir dans les huit personnages, complétés par huit autres dans les voussures internes, quinze prophètes bibliques et le dernier (chronologiquement) d'entre eux, Jean Baptiste. Leur prophéties, portées par les phylactères, ont disparu, mais on peut penser qu'il s'agissait des versets mis en relation en typologie biblique avec le Nouveau Testament.

    Il y aurait donc ici les cinq grands prophètes Isaïe, Jérémie, Baruch, Ézéchiel et Daniel, et dix petits prophètes. Leur prophétie témoigneraient, dans une lecture de typologie biblique, de la naissance et du sacrifice d'un Rédempteur, au même titre que les prophètes du "Credo prophétique". Ils précéderaient, sur l'arche extérieure du porche, les douze apôtres et leur "Credo apostolique" alignés sous la voûte. On peut opposer à cette hypothèse la présence sur la face inférieur d'un personnage biblique couronné, sans-doute Salomon.

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    Le coté gauche.

    Les deux premiers anges ont un beau col en oméga.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Voussures : le coté droit.

     

    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Dans la voussure médiane de ce deuxième registre se trouve le seul saint identifiable. C'est aussi le seul qui soit nu-tête. L'agneau pascal qu'il tient sur l'avant-bras gauche en le désignant de l'index droit le désigne comme celui qui s'écria Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde (Jn 1,29). C'est donc Jean-Baptiste, le Précurseur, le Prophète installé dans le désert des rives du Jourdain, et on peut le reconnaître à un autre détail, la peau de chameau dont il est vêtu. La tête de l'animal tombe entre les jambes, tandis que le saint a noué les pattes en guise de ceinture.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Le dernier personnage de la voussure centrale est habillé comme un seigneur du XVe  siècle, avec une robe fourrée en bas et au niveau du col, et un chaperon très bien représenté.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    L'ange médian de la voussure interne.

    Sa banderole est presque déchiffrable. ---FELI CET --. Il suffirait sans-doute d'un peu de patience pour la lire.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    LES DEUX VOUSSURES INTÉRIEURES.

    Elle reprennent la même disposition que les voussures extérieures. La voussure externe comporte une succession de huit personnages bibliques (Prophètes ?) barbus et coiffés de superbes chaperons ou bonnets ou, dans un cas, d'une couronne, tenant un phylactère. Ils voisinent la succession de huit anges sur la voussure interne, tenant leur banderole en travers de leur robe très bouffante à la taille, et affichant un demi-sourire angélique.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    L'inscription lapidaire : 1616.

    M : MA 

    DERIEN : P.

    F : 1616

    Elle témoignerait du remontage au XVIIe siècle du chevet, qui a conservé l'ancien fenestrage du XVIème siècle. Les travaux auraient été commandités par un prêtre-fabricien (:P / F) dénommé Derien, au même titre que le portail sud commandité par De Launay, prêtre et gouverneur. 

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    Porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Le cadran solaire en schiste: 1587.

    15 rayons sont gravés autour d'une étoile à 8 branches centrale. Ces rayons pointent vers des chiffres arabes, de 1 à 7 et de 5 à 12. Le registre supérieur comporte le cartouche et son chronogramme 1587, entouré de fleurs. Sur le cercle extérieur, 11 loges cintrées.

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    Cadran solaire de 1587, porche sud  (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Cadran solaire de 1587, porche sud (1498-1509, Second atelier du Folgoët ) de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

    — COUFFON (René), 1953, L'église de Saint-Herbot , Bulletin Monumental Année 1953 Volume 111 Numéro 1 pp. 37-50

    http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

    — COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Plonévez-du-Faou,  Notice sur les paroisses du Diocèse de Quimper

    http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEVFA.pdf

      — LECLERC (Guy), 2000,  "Plonévez-du-Faou, Chapelle Saint-Herbot. La Vierge de pitié assistée d'angelots". Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. CXXIX page 68-71.

    — LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle,  1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm; Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395.  Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014. Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

    OPR : Notice sur Saint-Herbot.

    http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/29-Finistere/29175-Plonevez-du-Faou/138153-ChapelleSaint-Herbot

    — PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm. Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

    — Infobretagne "Enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou"

    http://www.infobretagne.com/enclos-saint-herbot.htm

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    Published by jean-yves cordier - dans Saint-Herbot
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    29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 21:59

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    En 1997, l'atelier de Gilbert Le Goël (actuellement Coreum) à Bieuzy-les-Eaux (56) a restauré une pietà qui avait été précédemment inscrit au à l'inventaire supplémentaire par Isabelle Gargadennec, conservateur des antiquités et objets d'art du Finistère.

    Ce fut une révélation, car le groupe sculpté avait été empâté, depuis sa réalisation, par au moins quatre couches de peinture ou d'enduit.

    L'attention des érudits s'est porté sur elle, et Guy Leclerc publia en 2000, dans le Bulletin de la Société d'archéologie du Finistère, une description qui en soulignait l'originalité. 

    Alors que la chapelle, lieu d'un important pèlerinage, avait fait appel à des sculpteurs de kersanton pour son porche (second atelier du Folgoët en 1498-1509) et pour son calvaire (Maître de Guimiliau 1575), c'est un blog de calcaire, du tuffeau d'Angers, qui a été importé pour cette Pietà. 

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    Description.

     

    Elle est signalée sous le nom de Vierge de Pitié dans un inventaire de 1716.

    Emplacement : troisième pilier de la nef coté sud. Elle occupait jadis  le deuxième pilier, près d'un autel qui lui était consacré.

    La Vierge est assise sur un rocher évoquant le Golgotha. Elle est vêtue d'une robe rouge à col en V au dessus d' une chemise, et d'un manteau bleu à large galon doré (les couleurs datent de la restauration). Sa tête n'est pas enserrée par une guimpe, et son voile, qui retombe en plis sinueux, laisse voir les ondulations de ses cheveux blonds. Son visage est rond, avec des sourcils fins légèrement froncés, des yeux lourds et tristes, un nez droit, une bouche étroite et un petit menton. Son genou droit, surélevé, soutient le corps mort de son fils sous l'aisselle droite, tandis qu'elle saisit le bras gauche et retient le bras droit, dans un geste enveloppant que Guy Leclerc qualifie de "très rare sinon unique dans le thème de la pietà".

    Le Christ, les yeux clos et la bouche entrouverte, est décharné, le ventre très creux sous un thorax dilaté à la plaie saignante. 
    Le pagne, de la même couleur et portant le même galon que sa mère, est flottant, ses bords formant des plis en vagues : cela contribue à donner l'impression que c'est le même vêtement qui couvre les deux personnages, selon un procédé régulièrement retrouvé dans les groupes d'Anne trinitaire entre Anne et sa fille. Et, comme dans ces groupes, seul un bout de chaussure ronde sort timidement de la robe. 

    Le thème de la Vierge tenant son fils mort sur ses genoux est apparu sans-doute dans l'Allemagne rhénane au début du XIVe siècle. La statue de Saint-Herbot est datée de la fin du XVe par Guy Leclerc, et du XVIe siècle par Emmanuelle Le Seac'h.

     

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    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Mais ce sont les deux angelots qui attirent l'attention.

    L'un, agenouillé à droite, tient délicatement le pied droit, transpercé par le clou de la crucifixion. L'autre, à gauche, tend la main vers la main transpercée du Christ et lève les yeux vers la plaie dans un regard empli de compassion, justement rapprochée par Guy Leclerc de "l'étonnement inquiète d'un enfant". 

    Emmanuelle Le Seac'h y voit un héritage de la gestuelle de l'ange visible sur le calvaire de Rumengol (Premier atelier du Folgoët, 1433-1457) puis sur le calvaire de Tronoën (Maître de Tronoën, vers 1470), soulevant tendrement le voile de la Vierge de la pietà, ou penché sur la tête du Christ crucifié, avant de se retrouver sur quatorze pietà produites par l'atelier de Tronoën à Châteauneuf-du-Faou (calvaire du Béron et calvaire du Moustoir),  Saint-Goazec, Collorec, Laz, Saint-Hernin, Plusquellec (22), Carhaix, Kergloff (1581, en calcaire). Le geste tendre est retrouvé par les suiveurs du Maître de Tronoën à Quéménéven, Mezaudren,  Guiscriff, Langonnet, Guengat.

    On pourrait y ajouter la pietà de Ploudiry (1520), où un ange caresse le visage du Christ. Ou celle de Locmélar

    Les anges de douceur se retrouvent dans la pietà de Saint-Herbot, mais aussi dans quatre autres pietà du Finistère du XVIe siècle en calcaire (celles de Plozévet, Penmarc'h, Névez, et Melgven –disparue– ), dans une pietà en granite de Saint-Sauveur au Faou, dans deux pietà du Morbihan en granite (Le Faouët et Meslan) et dans une Assomption de Quimerc'h.  

    Récapitulatif : les deux particularités sont 1) le matériau, du tuffeau angevin et 2) la présence des 2 angelots de compassion. Ces deux particularités sont retrouvées en Basse-Bretagne à Saint-Herbot, à Kergloff, à Plozévet, à Penmarc'h, et à la chapelle de Trémorvézen à Névez. Deux pietà en calcaire, sans angelots se trouvent dans le Morbihan à la chapelle Notre-Dame-la-Blanche à Theix, et de l'église Saint-Pierre-es-liens de Plescop. 

    La  concentration de ce thème dans l'ancien diocèse de Cornouaille ou dans ses confins contraste avec la rareté (a priori, l'absence) des pietà à angelots de compassion ailleurs, dans les grands foyers artistiques du XVe et XVIe siècle, notamment dans la région rhéno-mosane. Cela plaide pour une fabrication locale par des ateliers de sculpture de Basse-Bretagne inspirés par les anges de tendresse des calvaires de Rumengol et de Tronoën, et cela écarte l'hypothèse de l'importation d'œuvres déjà sculptés hors Bretagne. "On est ainsi conduit à penser que des ateliers de sculpture de Basse-Bretagne ont importé des pays de la Loire ou de Normandie, par voie fluviale ou par cabotage, des blocs de calcaire utilisés dans la statuaire comme dans l'art funéraire." (Guy Leclerc)
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    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Pietà aux deux anges de compassion (calcaire polychrome, XVIe siècle), chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    La pietà de l'église Saint-Demet à Plozévet présente la particularité d'être très ressemblante avec celle de Saint-Herbot, si bien qu'on peut affirmer qu'elle est du même sculpteur. Mais les deux anges sont placés à gauche, l'un tendant la main vers la joue du Christ.

    Je n'en proposerai que cette vilaine photo, en attendant mieux.

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    Pietà, XVe siècle, calcaire polychrome, église Saint-Demet, Plozévet. Photographie lavieb-aile.

    Pietà, XVe siècle, calcaire polychrome, église Saint-Demet, Plozévet. Photographie lavieb-aile.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

    — COUFFON (René), 1953, L'église de Saint-Herbot , Bulletin Monumental Année 1953 Volume 111 Numéro 1 pp. 37-50

    http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

    — COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Plonévez-du-Faou,  Notice sur les paroisses du Diocèse de Quimper

    http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEVFA.pdf

      — LECLERC (Guy), 2000,  "Plonévez-du-Faou, Chapelle Saint-Herbot. La Vierge de pitié assistée d'angelots". Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. CXXIX page 68-71.

    — LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle,  1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm; Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395.  Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014. Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

    PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm. Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

    Infobretagne "Enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou"

    http://www.infobretagne.com/enclos-saint-herbot.htm

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    Published by jean-yves cordier - dans Saint-Herbot
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    19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 22:30

    L'enclos paroissial de Saint-Herbot à Plonévez-du-Faou IV. Le porche sud (1498-1509) par le Second atelier du Folgoët : les Apôtres et le Credo apostolique.

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    — Sur la chapelle Saint-Herbot, voir :

     

    — Sur ce thème du Credo apostolique, voir :

     

    — Voir aussi d'autres porches du Finistère, dans l'ordre chronologique : 

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    INTRODUCTION.

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    —Datation du porche : 1498-1509.

    Le porche est parfaitement daté par l'inscription donnant à l'intérieur le début des travaux en 1498 : MESSIRE IEHAN DE LAVLNAY P[RE]B[T]RE GOVVERNEVR DE CEANS FIST FAIRE CEST PORTAL COMENCE[ME]NT LE PREMIER IOVR DE IVITET LAN MIL QVATRE CETS QVATRE VINTS DIX OVIT   "Messire Jean de Launay prêtre gouverneur de céans fit faire ce portail dont la construction commença le premier jour de juillet  de l'an 1498."

    — Datation des Apôtres : 1481.

    Les statues des Apôtres ont de même style que celle de Saint-Herbot, sur la console de la porte d'entrée, avec son inscription : S[anctus] HERBAUD LA[N] M CCCC IIII XX I : Saint Herbaud l'an 1481.

    Les statues de l'intérieur du porche seraient donc antérieures au porche lui-même. Surprenant, non ?

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    Statue de saint Herbot et plaque de fondation, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Statue de saint Herbot et plaque de fondation, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Statue de saint Herbot et plaque de fondation, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Statue de saint Herbot et plaque de fondation, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Statue en kersanton polychrome de Saint Herbaud. Trumeau de la porte géminée au fond du porche.

    Le saint protecteur des bêtes à cornes, dont la tête et la barbe sont encadrées par la capuche d'une longue pèlerine, a calé son bâton de marche, ou de pasteur d'âme, dans le creux de son bras pour présenter un livre saint ouvert à une page particulièrement intéressante qu'il désigne de son majeur. L'homme de peu de foi que je suis n'a rien su y lire, hélas.

    Ah, encore un détail : voyez-vous la petite houppe de son front, posée comme une petite pâtisserie insolite au sommet de ce phare de sainteté ? Nous allons la retrouver sur le chef de presque tous les apôtres, comme un bibelot de collectionneur monomaniaque posé sur chaque desserte, ou la signature tarabiscotée du sculpteur. 

    Herbot  est pied nus dans de grosses éponges bleues qui s'efforcent de ressembler à des feuillages.

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    Statue de saint Herbot (1481) , porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Statue de saint Herbot (1481) , porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Socle de la statue de saint Herbot, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Socle de la statue de saint Herbot, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Socle de la statue de saint Herbot, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Socle de la statue de saint Herbot, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Plaque de fondation de 1498, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Plaque de fondation de 1498, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    —Attribution : le Second Maître du Folgoët (1458-1509) ou Atelier des enfants du Maître du Folgoët.

    Le porche sud de Saint-Herbot est attribué à l'atelier qui édifia aussi le porche — très similaire — de Plourac'h (1458-1488) en Côte d'Armor, atelier qu'Emmanuelle Le Seac'h nomme "le second atelier du Folgoët". En effet, celui-ci s'est cantonné à reproduire le style du Premier atelier ducal du Folgoët (1423-1468), et à perpétuer l'esprit des bâtisseurs de porche de ses sculpteurs, dont nous avons examiné le travail sur kersanton à La Martyre (1450-1468), et à Rumengol (vers 1468).

    De façon générale, le style des sculptures des "enfants est plus lourd et plus raide que celui des "parents", et on s'éloigne de la souplesse et de la grâce qui caractérisent le premier Maître du Folgoët  pour gagner plus de raideur et d'hiératisme. Les deux porches de ce second atelier ont aussi leurs particularités : ils sont voûtés d'ogives et sont exhaussés. On trouve à l'étage une chambre des archives de la fabrique, accessible par une tourelle d'escalier. Enfin les contreforts sont dotés de pinacles. Le granite est utilisé pour l'architecture alors que le kersanton est réservé aux sculptures des Apôtres ou à la plaque de fondation.

    Or, à Plourac'h, un registre de paroisse indique que le porche fut bâti par "les enfants du célèbre maître qui construisit la merveille du Folgoët" : les sculpteurs du second atelier sont donc de la même famille que le Maître du Folgoët.

    Comme au Folgoët, comme à Quimper et comme à Saint-Fiacre du Faouët, l'influence ducale est attestée à Saint-Herbot, puisque le duc Jean V y a fait des donations, faisant dire pour la somme de cinq livres et quatre sols des messes en 1424 à l'intention de sa fille Isabelle, reine de Sicile.  De même, Anne de Bretagne accorda une rente de dix louis pour deux messes par semaine lors de son mariage avec Charles VIII en 1491, prorogeant ce don en 1509. Ces dates de 1491 et 1509 sont à rapprocher de celles du porche.

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    DESCRIPTION. 

     

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    Le porche intérieur de Saint-Herbot.

    Il réunit deux travées sur croisées d'ogives, et ses parois sont scandés par des nervures prismatiques. Les statues en kersanton des Apôtres sont disposés à l'intérieur du porche dans des niches à dais gothiques, en kersanton également. Elles sont posées sur des consoles à feuillage gras, surmontant une frise de niches aveugles surmontées d'accolade gothiques à crochets et fleuron.

     L'intérieur est profond de deux travées sur croisées d'ogives. Les niches abritent  sous leurs dais les statues des Apôtres, reconnaissables à leurs noms gravés et leurs attributs. Au-dessus de la porte d'entrée, la statue en pierre de saint Herbot, déjà présentée.

     

    Je suivrai ici, parfois très fidèlement, la description donnée par Emmanuelle Le Seac'h pages 96 à 98 de son ouvrage. Je débuterai par cette citation :

    "Ici aussi, les Apôtres sont caractéristiques du style du second atelier du Folgoët. Ils ne tiennent pas leur tête de la même façon ; ils l'inclinent d'un coté ou de l'autre. Les drapés des tuniques tombent à la verticale en forme de bec marqué au niveau des pieds. Des plis variés se dessinent pour les manteaux : en U étagés, en volutes. Pour certains, les manteaux ouverts laissent voir la tunique ceinturée à la taille et blousante. Les fronts sont larges et bombés. Les cheveux longs descendent sur les épaules. les barbes sont méchées en stries ondulantes et incurvées comme à Plourac'h. Une petite houppe sur le dessus termine quelques coiffures. Les barbes sont bifides et s'enroulent sur elles-mêmes à leur extrémité pour André, Jacques le Majeur, Thomas, Mathias. Certaines sont juste échancrées sur le milieu comme celles de Philippe, Barthélémy, Simon. Elles sont toutes pointées vers l'avant. Jean est imberbe, conformément à la tradition. Ses cheveux en mèches bouclés rappellent les anges du tombeau de Gatien de Monceau à Quimper. Le nez des Apôtres sont droits et les narines creusées. Le philtrum est bien net."

    Polychromie.

    Les statues conservent les traces des statues "peintes et dorées" observées par Mérimée en 1835. Cette dorure, dont on imagine la magnificence, est encore bien visible sur le manteau de saint Jean.

    Disposition. 

    Les Apôtres sont identifiables sans ambages par leur nom sculpté en caractère gothique sur le socle de leur statue, ce qui supprime une source très régulière d'hésitations et d'avis divergents dans les autres porches. Les attributs spécifiques ne sont portés que par quatre apôtres, puisqu'ils ne servent plus à l'identification.  De plus, le texte de leur phylactère, correspondant à l'article du Symbole des Apôtres qui leur correspond, est également sculpté, alors qu'il est souvent effacé ailleurs après avoir été peint. .  Nous disposons donc d'une série du Credo apostolique complète et d'une correspondance certaine entre titulaire et articles du Credo. 

    La séquence suivie est celle du Canon romain, Pierre-André-Jacques-Jean-Thomas-Jacques-Philippe- Barthélémy-Matthieu-Jude-Simon-Matthias, modifiée selon  l'ordre courant où  la même succession se termine par Simon-Jude-Matthias.


     

    Cet ordre, et l'attribution des articles du Credo, obéit à celui établit par le Sermon du Pseudo-Augustin : Sermo CCXLI De symbolo, P.L. 39 col; 2190 ; C'est aussi l'ordre du Speculum Theologiae ou Verger de Soulas du XIIIe siècle, Bnf Fr 9220 folio 13v ; des Grandes heures du duc de Berry (1409) folio 1r à 6v  ; du  Psautier de Jean de Berry, BNF latin 13091, dont les enluminures sont dues à André Beauneveu en  1380-1400 .

    Le texte des phylactères est celui du Symbole des Apôtres (Credo in Deum), qu'on ne confondra pas avec le Credo, ou Symbole de Nicée (Credo in unum Deum), récité lors de la messe.

     

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    1. Pierre. Clef. Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem celi et terre.

    2. André. Croix de saint-André. Et in Ihesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum

    3. Jacques le Majeur. Bourdon, chapeau, besace. qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine.

    4. Jean. Plume de l'évangéliste. passus sub pontio pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus.

    5. Thomas . descendit ad inferna, tertia die resurrexit a mortuis,

    6. Jacques le Mineur. ascendit ad celos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis.

    7. Philippe. inde venturus  iudicare vivos et mortuos.

    8. Barthélémy. Coutelas. Credo in Spiritum Sanctum

    9.Matthieu. sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem .

    10. Simon. remissionem peccatorum.

    11. Jude Thaddée. carnis resurrectionem

    12. Mathias. vitam eternam. Amen

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    Épigraphie lapidaire en latin.

    Cette épigraphie est l'un des intérêts majeurs de ce porche. Pour la mettre en valeur, j'ai utilisé le procédé de l'estampage humide suggéré par l'abbé Y-P. Castel et qui consiste à tamponner légèrement la surface de la lettre en relief avec une éponge humide.  Le corpus, sculpté en réserve,  en lettres gothiques,  se divise en deux ensembles, celui du texte du Credo sur les phylactères, et celui des noms des Apôtres sur les socles, en caractères plus petits, et probablement d'une autre main.

    Le premier ensemble abonde en signes abréviatifs imposés par la nécessité d'adapter la longueur variable des articles de la profession de foi à la taille réduite et fixe des banderoles. C'est le tilde (un simple tiret suscrit) qui est principalement utilisé, pour remplacer les lettres -n- et -m-, comme dans l'incipit Credo in deum omnipotentem qui devient "Credo i deu oipotete". Le tilde remplace parfois un groupe de lettres, comme dans patrem qui devient "p~trem".   L'autre procédé utilisé pour gagner de la place est celui des lettres conjointes (accolées) comme, pour le premier article, le -do- du Credo, le -de- de deum, .

    L'écriture de type textura se caractérise par :

    • l'absence de ponctuation de séparation des mots (sauf le deux-points encadrant "petrus")

    • des fûts droits, réguliers, épais, cassés en biais à 45° aux extrémités par des empâtements en losange (les apex)

    • l'absence de lettres capitales (mais des majuscules ornées, inconstantes, en début de nom ou d'article de foi) . Les majuscules étaient peut-être peintes en rouge vermillon, comme en calligraphie des manuscrits. Remarquer le S de l'apôtre Simon.

    • les jambages sont soit pattés (le -p ), soit prolongés d'une volute sinueuse rappelant la trompe d'éléphant ( elephantrüssel)

    • La lettre -s minuscule  comporte deux graphies (s et ſ) selon sa position de la lettre dans un mot. En fin de mot, le -s est élégamment barré  d'une diagonale formée par les deux barres de ses extrémités et se prolongeant très haut et très bas (cf "andreas"). Ces barres sont droites  (noms des apôtres) ou bouclées ("natus" du phylactère de Jacques M, par exemple). 

    • La graphie de Symon avec un point sur le Y se retrouve sur les Grandes Heures du duc de Berry . De même, les graphies celi ou terre au lieu de caeli et terrae sont attestées dans le Psautier et dans les Grandes Heures du duc de Berry, comme la graphie Ihesum 

    En 1481, l'utilisation de l'écriture gothique n'a rien d'anachronique. 

    Plaisir esthétique. 

    Dans sa préface à sa traduction de la Bible d'Amiens de Ruskin, Marcel Proust prétend ( en parfait démenti de sa vie et de son œuvre) que le plaisir d'érudition altère le plaisir esthétique et ajoute "Une sorte de retour sur soi-même est inévitable dans ces joies mêlées d'érudition et d'art où le plaisir esthétique peut devenir plus aigu, mais non rester aussi pur".

    Je suis persuadé (comme lui, au fond) du contraire, mais  je serais peiné si, dans ma présentation de ce porche, les données documentaires occultaient ("altéraient") l'intensité de mon admiration : c'est elle qui est ici première, c'est elle qui guide mon geste de photographe, c'est elle que je veux avant tout partager. Tout le baratin précédent n'aura qu'un rôle ancillaire et sera le caudataire de la Beauté  du travail du sculpteur. 

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    LES SIX APÔTRES DU COTÉ EST.

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    1. Saint PIERRE. PETRUS.  Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem celi et terre.

    — Attribut : la clef. La calvitie temporo-frontale respectant un toupet médian (qui n'a rien de spécifique ici).

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    Saint Pierre,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Pierre, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription. 1er article : CREDO IN DEUM PATREM OMNIPOTENTEM CREATOREM CELI ET TERRE  : "Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre."

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 10r .

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    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom :

    : PETRUS :

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 1r : S. PETRUS

     

     

     

    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Pierre, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    2. Saint ANDRÉ. ANDREAS. Et in Ihesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum.

    — Attribut : la croix en X où l'apôtre fut crucifiée.

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    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint André, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint André, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : ET IN IHESUM CHRISTUM FILIUM EIUS UNICUM DOMINICUM NOSTRUM : "Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur ".

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 10r

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    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint André, Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom :

    ANDREAS

    Voir Grandes Heures du duc de Berry folio 1v.

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    Andreas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Andreas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    3. Saint JACQUES LE MAJEUR. JACOBUS .  qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine.

    — Attribut : Bourdon (dont le nœud portait sans-doute la gourde calebasse aujourd'hui brisée), chapeau à coquille, besace à coquille, baudrier à coquilles.

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    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : QUI CONCEPTUS EST DE SPIRITUO SANCTO NATUS EX MARIA VIRGINE  : "qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie".

    Voir Psautier du duc de Berry folio 12r 

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    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Majeur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom :

    JACOBUS

    Voir Grandes Heures du duc de Berry folio 2r : S. iacobus maior.

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    Jacobus, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Jacobus, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    4. Saint JEAN. JOHANNES.  passus sub pontio pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus.

    — Attribut : plume [plutôt que palme] de l'évangéliste ; Visage imberbe ; Coiffure capillaire "solaire". Robe dorée.

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    Saint Jean,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jean, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : PASSUS SUB PONTIO PILATO CRUCIFIXUS MORTUUS ET SEPULTUS : "a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli".

    Psautier du duc de Berry folio 14r : on retrouve le y doté d'un point correspondant à la forme abrégée et resserrée de notre porche : p[on]tiopylato. 

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    Saint Jean,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jean, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Jean,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jean, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Jean,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jean, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom : JOHANNES

    Voir Grandes Heures du duc de Berry  folio 2v : "Sus IOHANES EVANG[el]I" Curieusement, dans cette enluminure, Jean est barbu.

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    Johannes,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Johannes, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    5. THOMAS. THOMAS . descendit ad inferna, tertia die resurrexit a mortuis,

    — Attribut non spécifique : le livre (fermé, à fermoir, tenu par la tranche de queue, tranche de gouttière tournée vers nous) .

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    Saint Thomas,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Thomas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Thomas,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Thomas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : DESCENDIT AD INFERNA TERTIA DIE RESURREXIT A MORTUIS :  "est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts".

    Comparer au folio 16r du Psautier du duc de Berry qui  emploie aussi la forme "ad inferna" « dans les enfers » (et non ad inferos, une « descente dans les sphères souterraines »). La situation basse, souterraine des Enfers, qu'implique le verbe descendus, relève de la conception hébraïque d'un monde à trois étages (ciel, terre, monde souterrain ou chéol en hébreu), différente de la conception helléniste où la terre se meut librement dans l'espace, entourée de la région sublunaire réservée aux esprits des hommes et des puissances démoniaques, et de la région supralunaire réservée aux dieux.  Voir Hans Küng. La même forme est retrouvée dans les Grandes Heures du duc de Berry.

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    Saint Thomas,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Thomas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom : THOMAS.

    Voir Grandes Heures du duc de Berry folio 3r

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    Saint Thomas,  porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Thomas, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    6. Saint JACQUES LE MINEUR. JACOBUS MINOR. ascendit ad celos, sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis.

    — Attribut non spécifique : le livre (fermé, tenu par le dos, fermoir rabattu sur le plat de devant).

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    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : ASCENDIT AD CELOS SEDET AD DEXTERAM DEI PATRIS  OMNIPOTENTIS   "est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant"  .

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 18r

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    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom :  JACOBUS MINOR

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 3v. Jacobus minor

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    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jacques le Mineur, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    LES SIX APÔTRES DU COTÉ OUEST.

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    . Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    . Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.
    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.
    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.
    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.
    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Diaporama : les six apôtres du coté ouest. Porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    7. Saint PHILIPPE. PHILIPPUS. inde venturus  iudicare vivos et mortuos.

    — Attribut : non spécifique : le livre, (tenu, par l'intermédiaire du manteau,  ouvert face au spectateur. La patte du fermoir est rabattue sur le coté et se pose sur le phylactère. On sent que le sculpteur s'amuse à ces variations sur un thème.)

    — Inscription du phylactère  : INDE VENTURUS  IUDICARE VIVOS ET MORTUOS   : "d'où il viendra pour juger les vivants et les morts."

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 20r. inde venturus est iudicare vivos et mortuos, avec la traduction en moyen français : "Il est avenir iugier les vis et les mors."

    — Inscription du nom : PHILIPPUS.

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 4r : Philippus.

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    L'apôtre Philippe, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    L'apôtre Philippe, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    L'apôtre Philippe, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    L'apôtre Philippe, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    8. Saint Barthélémy. BARTHOLOMEUS. Credo in spiritum sanctum.

    — Attribut : le coutelas qui servit à son supplice (il fut dépecée).

     

    — Inscription du nom : BARTHOLOMEUS.

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 4v : S. bartholomeus.

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    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : CREDO IN SPIRITUM SANCTUM  : "Je crois en l'Esprit-Saint".

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 22r : emploi dans les deux cas des lettres conjointes -do du Credo.

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    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Barthélémy, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    9. Saint MATTHIEU. MATHEUS. sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem.

    — Attribut non spécifique : le livre (ouvert à mi-volume, mais tenu dans le sens perpendiculaire de celui de la lecture. Le pouce est placé du coté de la tranche de queue, puisque la patte du fermoir, fixé sur le plat verso, pend vers le bas).

     

    — Inscription du nom : MATHEUS.

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 5r  : Matheus

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    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : SANCTAM ECCLESIAM CATHOLICAM SANCTORUM COMMUNIONEM   : "à la sainte Église catholique,  la communion des saints".

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 24r  ; comparer avec la forme abrégée ici par les lettres conjointes -ho de catholicam et l'abréviation radicale d'ecclesiam et de sanctorum. Le S initial est comparable dans les deux inscriptions.

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    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Matthieu, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    10. Saint SIMON. SYMON. remissionem peccatorum

    — Attribut non spécifique : le livre (fermé, tenu verticalement, tranche vers nous).

    — Inscription du phylactère : REMISSIONEM PECCATORUM : " la rémission des péchés".

    Voir le  Psautier du duc de Berry folio 26r.

     

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    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du nom : SYMON.

    Voir  les Grandes Heures du duc de Berry folio 5v utilisant la même graphie avec un Y surmonté d'un point.

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    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Simon, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    11. Saint JUDE-THADDÉE. JUDAS. carnis resurrectionem.

    — Attribut non spécifique : le livre (fermé, première de couverture face à nous).

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    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    — Inscription du phylactère : CARNIS RESURRECTIONEM : " la résurrection de la chair".

    Remarquez la barre verticale du C majuscule , et les volutes en diagonale du S de CARNIS.

    Voir le Psautier du duc de Berry folio 28r.

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    — Inscription du nom : JUDAS.

    Voir les Grandes Heures du duc de Berry folio 6r qui préfère la mention S. Thadeus.

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    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

    Saint Jude-Thaddée, porche sud de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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    12. Saint MATTHIAS. MATHIAS. vitam eternam. Amen

    — Attribut non spécifique : le livre (fermé, présenté tranche face à nous).

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