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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:33

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Je veux saluer d'abord les excellents clichés réalisés par Gilbert Le Moigne en 2009 , tant sur l'Atlas que sur Flickr

 

SITUATION.

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Ce calvaire est décrit dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère sous la référence Daoulas 403 n°3, Champ de Foire

La Place du Champ de Foire est nommée Place du Calvaire sur la carte IGN, entre la rue de Bel Air, et, en contre-bas,  la rue Pen ar Guer, qui va prendre le nom de Rue de l'église en remontant vers la chapelle Sainte-Anne et  l'ancienne abbatiale Notre-Dame. Le Pen ar Guer et la rue de l'église étaient au Moyen-âge l'axe principal de communication de Daoulas.

Le quartier de Penanguer ou Pen ar Guer ("le bout du village")  est superbement décrit par Jean-Luc Deuffic, qui y est né. 

La fonction "remonter le temps" du portail IGN permet de replacer son emplacement sur la carte de Cassini, et de constater qu'il surplombe l'endroit où la rivière de Lesuzan venant du nord, et de Dirinon, rejoint la Mignonne pour former la Rivière de Daoulas. Ce qui ne manque pas de m'émouvoir puisque j'ai exploré ce ruisseau, sur les terres des seigneurs de Lezuzan, (et notamment de Guy Maufuric de Lesuzan, abbé de Daoulas) lorsque j'a voulu découvrir la Fontaine Sainte-Nonne et la Fontaine Saint-Divy

La Place se situe au croisement de la rue Pen ar Guer avec la Venelle Saint-Nicolas, qui descend vers  le sud-est et témoigne de l'existence passée d'une chapelle Saint-Nicolas attestée depuis le XV ou XVI e siècle. Si on  s' engage dans cette venelle, on a la surprise de découvrir la Fontaine Saint-Nicolas, avec la statue en kersanton du saint.

Le nom de Champ de Foire figure sur le plan cadastral de 1825. Trois foires annuels  — dont les droits étaient perçus par les seigneurs de Tréanna, sénéchaux de Daoulas de 1420 à 1696 —  se tenaient depuis longtemps à Daoulas, comme celle de Saint-Nicolas, le 6 décembre. Mais ce nom de "Champ-de-Foire" a succédé au nom breton de Marc'hallac'h (Marhalla), toponyme qu'on retrouve à Lannion, ou à Morlaix et dont le nom issu de marc'had + lec'h  signifie "Place du marché" (marchadour = marchand ; marc'had = marché). 

(Je pense aussi à Monseigneur du Marhallac'h, d'une famille issu du hameau éponyme en Plonéis, et qui est représenté sur un vitrail du Couronnement au Folgoët)

 

Dans la rue de l'église se succèdent les maisons à lucarnes du XVIIe siècle comme l'Hostellerie de l'Abbaye, avec sa "chambre de l'évêque", la "maison de Jérusalem" et la "maison des pauvres". Voir l'une des crossettes que j'ai décrite ici

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DESCRIPTION.

 

Ce calvaire de 6 mètres de haut est en kersanton, une pierre remarquable pour son aptitude à la taille, et qui est extraite localement. Un socle à deux étages est posé sur deux degrés, et supporte le fût à pans. On y lit l'inscription "M. CLAVDE LANCHEC".

Il a perdu son orientation initiale, où le Crucifié fait face à l'ouest, reliant l'occident et le coucher du soleil avec la mort du Christ. Il est orienté aujourd'hui selon l'axe de la Place, vers le sud-ouest.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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LA FACE PRINCIPALE : LE CRUCIFIÉ, LA VIERGE ET SAINT JEAN.

Le regard se porte vers le croisillon à culots feuillagés portant la Vierge et saint Jean, constate que l'écu carré est muet, avant de  tenter de lire l'inscription. L'abbé Yves-Pascal Castel y a relevé 1590 (?) REDE / 1585. 

Je lis effectivement sur la branche gauche  REDE et sur la branche droite 1585. Cette date place cette réalisation après la période d'activité des frères Prigent (1527-1577), avant celle de Roland Doré, qui débute en 1618, et pendant celle du Maître de Plougastel (1570-1621). Mais ce calvaire n'a pas été attribué à ce dernier dans le catalogue dressé par E. Le Seac'h 2014.

Au dessus de l'écu, deux anges au calice recueillent le sang au pied de la croix.

 

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Le Crucifié.

La croix est à branches rondes aux extrémités à fleurons godronnés. Sous le titulus INRI, le Christ crucifié, bras en V, est vêtu d'un pagne croisé au centre, sous un abdomen très creusé, avec un dos très cambré qui s'écarte fortement de la croix. Le visage à la barbe courte et en pointe, peignée verticalement, est penché sur la droite. Les yeux sont clos, bien sûr. les cheveux tombent en deux mèches sur le devant du torse. La couronne est une torsade régulière.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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La Vierge.

Les statues de la Vierge et de saint Jean sont géminées, couplées respectivement sur la face opposée avec celles de Marie-Madeleine et de saint Pierre.

Marie est recouverte d'un voile-manteau ; elle a les bras croisés, et ses grands yeux ouverts expriment le désarroi.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Saint Jean.

L'évangéliste tient un livre dans la main gauche alors qu'il porte le bras droit vers sa gorge et qu'il tourne le regard et la tête vers le visage du Christ.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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LA VIERGE DE PITIÉ ENTRE SAINT PIERRE ET SAINTE MARIE-MADELEINE.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Saint Pierre tenant sa clef.

Le chef de l'Église est barbu, tient un livre et a les pieds nus, comme tous les apôtres. Il tient une grande clef, dont la poignée  formant un cœur est assez semblable à celle du saint Pierre des jardins de l'Abbaye. Son autre attribut est la calvitie.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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La Pietà.

Le bras droit du Christ tombe verticalement, montrant la plaie de la main droite et témoignant de la passivité du corps sans vie. Le bras gauche est horizontal, au contraire, et il est soutenu par Marie, qui retient aussi la nuque. Le corps du Christ suit le tracé de quatre lignes brisées successives, qui dramatisent la scène,  sous l'effet des deux points d'appui, le genou droit placé sous l'aisselle et le genou gauche abaissé sous le bassin. Ces deux positions des genoux, parfaitement traditionnelles dans les pietà, permettent un jeu de drapé qui contraste par son éloquence à la sobriété recueillie du buste et de la tête de la Mère, les yeux clos.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Sainte Marie-Madeleine tenant le flacon d'aromates.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

Calvaire du Champ de Foire à Daoulas, kersanton, 1585, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:38

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Mes remerciements à Marianne Dilasser et à Pierre Nédelec qui m'ont permis d'accéder à l'intérieur de l'oratoire. 

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Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine et Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Intérieur de l'oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Intérieur de l'oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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1. Le retable.

 

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L'autel en tombeau galbé peint en faux-marbre bleu est encadré par les statues de la Vierge à l'Enfant et de Jean-Baptiste. Une peinture de la Vierge dans les cieux ouvrant les bras vers les fidèles, est surmonté du monogramme AM (AVE MARIA). 

"A l'intérieur, aux deux côtés de l'autel, sont les statues de la Vierge-Mère et de saint Jean-Baptiste. Sur une paroi latérale est une jolie Vierge gothique, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus drapé. De l'autre côté on voit, en bas-relief, une petite sainte Anne couchée dans un lit à panneaux gothiques, provenant certainement d'un groupe de la Nativité de la sainte Vierge. Puis un petit saint Théleau en chape, mitre et crosse, à cheval sur un cerf. Presque en face est un tableau de saint Nicolas, à genoux devant la sainte Vierge, saint Joseph et l'Enfant Jésus ; à ses pieds il a les trois petits enfants qu'il vient de ressusciter. Les sablières, ou corniches sculptées sont couvertes de feuillages, griffons, masques, dans le style de la Renaissance et portent un blason avec les armes et la crosse d'un abbé" (Peyron et Abgrall, 1907)


 


 

 

Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Ce retable porte l'inscription suivante :

 

Mr LE MOVLIN P[R]ETRE 1738

CE RETABLE A ESTE FAIT  . FAIRE. PAR . TESTAMENT . DE. MR . DE

VILLENEUVE LE GVERMEVR ORIGINERE DE DAOVLAS . ET

MORT A LANDERNEAV . LE 4 DOCTOBRE . 1727 .

FAIT / PAINDR / ET DORE / DES DENIERS / DE LA FABRIQUE / PAR LE S - / DE IETAIG VY / FABRICQVE . 1738.

 

Jean-René DU MOULIN fut vicaire perpétuel de Daoulas de 1723 à 1752.

Jean-Luc Deuffic a retrouvé l'acte de décès à Landerneau le 4 octobre 1727 du "noble homme  Germain Gabriel du Guermeur", qui était né le 20 mars 1698 à Daoulas. 

"Il était fils de Tanguy Le Germeur, un marchand de la ville, "sindic perpétuel", décédé le 15 octobre 1710, et d'Urbanne Mauricette Du Moulin, fille du sr de Pennanguer (Daoulas), morte à Saint-Julien de Landerneau le 15 juin 1739, alors veuve de Jean Hacbec.

Son parrain fut Germain de La Fontaine, le sénéchal de la châtellenie, et sa marraine Catherine Gabrielle Le Par, membre d'une famille de gros marchands daoulasiens." (Jean-Luc Deuffic)

On remarque la similitude entre le nom du prêtre Jean-René Du Moulin, et celui de la mère de Germain Le Guermeur, Mauricette Du Moulin.

Comment expliquer la mention du nom DE VILLENEUVE ? Les généalogistes mentionnent Joseph de MARIGO, Sieur de Guermeur, né à Saint-Nic en 1681,  fils de Claude MARIGO, sieur du Guermeur, sieur de Villeneuve, et qui avait épousé à Landerneau en 1736 Marie-Gillette MARIN, et auparavant (1709) Marie-René de GUERNISAC. 


 

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Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Retable de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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2. L'inscription de restauration 1847 et 1885. 

Un médaillon de faux-marbre soutenu par trois chérubins bien portants contient cette inscription :

RESTAURÉE EN 1847  PAR LES SOINS DE MR  CHles LABBÉ OFFICIER GÉNAL  D'ARTILLERIE .

J'ignore tout de ce général Charles Labbé. 

Et on y a peint en dessous, sur fond bleu-cile frappé d'hermines, cette précision :

RESTAURÉE DE NOUVEAU EN 1885 AU MOYEN DE  DONS PARTICULIERS.

Merci à vous, les généreux aïeux  !


 

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L'inscription de restauration 1847 et 1885, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

L'inscription de restauration 1847 et 1885, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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3. Les armoiries et le buste de Jean LE PRÉDOUR, abbé de Daoulas de 1550 à 1573.

Le blason porte les armoiries de la famille Le Prédour, surmonté d'une crosse abbatiale.

Le Nobiliaire de Pol de Courcy indique :

"PRÉDOUR (LE), sr de la Ville-Ynizan, par. de Plourhan.

Réf. et montres de 1423 à 1469, par. de Plourhan et Lantic, év. de Saint-Brieuc et Lanvollon, év. de Dol.

De gueules au chevron d'argent, accomp. de trois étoiles de même.

Jean, abbé de Daoulas en 1552, 1573."

Est-ce lui qui a commandité cet oratoire, comme il a ordonné la construction du porche aux Apôtres de l'ancienne abbatiale de Daoulas en 1560 ou 1566?  Cela semble vraisemblable.

 

Armoiries de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Armoiries de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Le buste de l'abbé Jean Le Prédour .

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Buste de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Buste de l'abbé Jean Le Prédour, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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4. La statuette de saint Théleau sur son cerf. Bois polychrome, XIIIe siècle (?) Restauration très récente.

Le saint gallois du Ve siècle vénéré à Locronan et Plogonnec chevauche le cerf dont la course, en une nuit, devait délimiter le terrain de son futur monastère.

.Le saint porte  l'habit, la mitre et la crosse  d'un évêque. Est-il représenté comme abbé de Dol-de-Bretagne, comme abbé de  Llandeilo-Fawr (comté de Carmarthenshire, Pays de Galle) ou comme évêque de llandaf, aujourd'hui faubourg de Cardiff ?

La dernière fois que je l'ai rencontré, c'était sur les vitraux de l'église de Plogonnec. 


 

"Théleau est né dans le pays de Galles. Son père s'appelle Ensic et sa mère s'appelle Guenhaff. Théleau vient au monde vers l'année 485 (dans la partie méridionale de la Grande-Bretagne, près de la ville de Monmouth). Comme la peste désolait son pays, il se réfugia auprès de saint Samson, à Dol. Il devient si proche de saint Samson que celui-ci lui confie la gestion de son monastère de Dol-de-Bretagne pendant ses absences fréquentes et prolongées. Il serait resté 7 ans en Bretagne.

De retour en Cambrie, il fonde le monastère de Llandeilo-Fawr dans le Dyfed et aurait occupé le siège épiscopal de Llandaf, succédant à saint Dubrice. Il est mort vers 560 dans son monastère de Llandeilo." (Wikipédia) https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Th%C3%A9leau


 

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Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Saint Théleau chevauchant son cerf, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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5. La Vierge à l'Enfant. Restauration très récente.

Cette Vierge gothique est remarquable. Elle tient une pomme (comme la Vierge de la fontaine), alors que l'enfant tient un oiseau (une colombe). Ses cheveux blonds sont recouverts par un voile maintenu par un bandeau, et ce voile tombe sur un manteau bleu à revers rouge. La jambe gauche est posée sur un rocher vert qui la surélève, et, ainsi, le petit garçon est assis plus commodément sur la cuisse de sa maman . Le pan gauche du manteau dégringole en plis et replis au dessus de la chaussure noire. 

La robe blanche au décolleté rond et sage ourlé d'or est resserré à la taille par une fine ceinture dorée. 


 

 

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Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Vierge à l'Enfant, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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6. Les têtes sculptées.

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Un masque végétal à l'extrémité d'un blochet.

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Tête sculptée, bois,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Tête sculptée, bois, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Tête de saint (Jean-Baptiste ?) ou de Christ, blochet, bois.

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Tête sculptée, bois,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Tête sculptée, bois, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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7. Les "sablières". 

(terme entré dans les usages pour désigner les corniches placé devant les sablières).

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Premier exemple : succesivement :

  • un masque de profil tenant une tige dans la bouche
  • un motif végétal serpentiforme (ou inversement)
  • un pot à feu
  • un motif chimérique associant des feuillages, légumes ou fruits avec une queue de serpent.
  • un masque de face, à rubans en boucles d'oreille et palmettes
  • deux "dragons" affrontés à gueule de dauphins.
  • un masque de profil, dont la bouche libère une trompe.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Un "masque à palmettes" ?

Sophie Duhem (1998, p. 71, p. 183 et doc.33 p.355) a baptisé masques à palmettes "les mascarons attifés de couronnes décoratives, formant deux masses drapées sur les oreilles", et en répertorie une quarantaine d'exemples principalement localisés dans le Léon et en Haute-Cornouaille, sans doute par importation de modèles renaissants par voie maritime dans le cadre des relations de commerce avec l'Europe du Nord. Parmi la liste qu'elle donne, on trouve l'oratoire de Daoulas. Les autres exemples sont les sablières des églises de Le Tréhou, Pencran, Saint-Thomas de Landerneau, Bodilis, Dirinon, Guimiliau, Huelgoat, Lannedern, Treflenevez, des chapelles de Berven en Plouzévédé, N.D. des Cieux à Huelgoat, Lannelec à Pleyben, de l'ossuaire de Pencran et  de Sizun, ou encore dans les Côtes d'Armor de Treffin et de la chapelle du cimetière de Plougras. Elle remarque que toutes ces sablières ont été réalisées après 1550. 

L'illustration qu'elle donne page 183 (N.D. de Lannelec à Pleyben) me permet de reconnaître cette figure souvent vue et que je compare à un indien sioux avec sa coiffure de plumes radiantes (les "palmettes"). Cette coiffure est complétée en miroir par un collier de cinq ou six palmes radiantes, et par de longues boucles de rubans en parure d'oreilles. 

Les sablières de l'oratoire possèdent peut-être ce motif complet (coiffe + rubans d'oreilles + collier), mais je n'ai photographié que cet exemple, dépourvu de coiffe. La datation par S. Duhem de ce motif ornemental (après 1550) associée à d'autres éléments du vocabulaire Renaissance (cuir, volutes, mascarons animaux végétalisés) est cohérente avec l'attribution du décor à la commande de l'abbé Le Prédour. Cela permet aussi, si cela était nécessaire, d'intégrer le décor de l'oratoire au sein d'un corpus ornemental du Léon et de Haute-Cornouaille.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Un masque de face, aux tempes végétalisées, tenant dans la bouche les tiges de  deux feuillages.

Sur la frise : volutes liées.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Feuillage se terminant en tête animale (cheval). À droite, un cuir découpé issu du vocabulaire de la Seconde Renaissance inspiré de l'École de Fontainebleau. La découpe est très simple, sans enroulement, en bande "cloutée".

 

Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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suite : le cuir découpé, le cheval à corps végétalisé, des feuillages, un végétal à tête d'oie.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Une coquille.

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Sablières,  oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Sablières, oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

 

— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON (Chanoine Paul), 1907, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

https://archive.org/stream/bulletindiocsai00arcgoog#page/n118/mode/2up

— CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

 

— COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

— COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

 

— DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

— DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

— DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

http://daoulas.blogspot.fr/

DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

 

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ... Sophie Duhem ; préf. d'Alain Croix. Vue : ... Publication, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

— LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

 — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

— LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

— PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

— PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

 

— http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

— http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:10

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Itron-Varia-ar-Feunteunioù : Notre-Dame-des-Fontaines.

A l'extrémité boisée des jardins de l'abbaye  se voit  une petite fontaine,  citée dans un acte de 1456 sous le nom de Fontaine Notre-Dame, rénovée en 1550 par l'abbé Olivier du Chastel, et restaurée à nouveau vers 1875 par François de  Goësbriant. Elle voisine un oratoire qui a été remanié en 1880 et restauré en 1986 par le Conseil Général du Finistère.

Une belle description en est donnée par Jean-Luc Deuffic ici :

http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

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Oratoire et fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Oratoire et fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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"Le bassin de la fontaine est surmonté d'une sorte de petite chapelle gothique en pierre de Kersanton, couverte de deux rampants aigus avec clochetons aux quatre angles.

Un caniveau partant de la fontaine conduit l'eau dans trois petites auges creusées dans la même pierre et de là elle se déverse dans un grand bassin de 2 m. 10 sur 1 m. 80. L'ensemble est entouré d'une belle enceinte en pierres de taille formant un rectangle de 6 mètres sur 4 mètres, ayant soubassement et couronnement moulurés, avec bancs à l'intérieur et à l'extérieur pour l'usage des pèlerins." (Abgrall et Peyron 1907)

 

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Fontaine Notre-Dame, 1550, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, 1550, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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« L'eau de cette fontaine, nous écrit M. Galmiche, passe pour assurer la fécondité des femmes auxquelles il suffit, pour l'obtenir, d'y fixer une croix. Elle prédit aussi aux jeunes gens s'ils se marieront dans l'année ; ils mettent une épingle dans le creux de leur main qu'ils plongent dans la fontaine principale. Si l'épingle flotte et tombe dans l'un des bassins inférieurs, le mariage aura lieu ; dans le cas contraire, il faut attendre. Une petite source qui sort de dessous la fontaine même, opère la guérison des yeux, et la Vierge celle des enfants atteints de la toque ». (M. Peyron, 1905).

Irène-Georges Paquet témoigne de traditions analogues :  

"Dans le parc de l'abbaye de Daoulas sont disséminées des statues de saints. Si l'on veut savoir quelle sera pour soi la vie future, il faut fabriquer une croix de bois et la lancer sur un des saints placé dans le fond du parc. Si la croix reste au-dessus de la statue, on ira au Ciel. Si elle se place dans les bras du saint, on ira en Purgatoire. Si elle tombe dans l'eau, on ira en Enfer. Dans le même parc se trouve une source, et par devant plusieurs petits bassins de pierre. On pose une épingle dans le bassin : si l'épingle surnage, on se marie dans l'année." Irène-Georges Paquet, dans la Revue des traditions populaires, t. XV, 1900, p. 140.

Les trois bassins de cette fontaine rappelleront à certains la Sainte Trinité, et à d'autre le 3, chiffre sacré pour les Celtes.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Le bas-relief.

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"Au fond de la voûte en anse de panier est un bas-relief représentant Notre-Seigneur en croix ; à côté de lui sainte Catherine de Sienne, foulant aux pieds un dragon, montrant de la main droite la plaie du côté du Sauveur, et tenant un cœur de la main gauche. Elle est vêtue d'une robe serrée par une ceinture, d'un scapulaire et d'un manteau." (Abgrall et Peyron 1907)

Il n'est pas commun de voir sainte Catherine de Sienne sortant d'un dragon, et on a pu y voir aussi sainte Marguerite. Mais le thème de Sainte Catherine de Sienne, échangeant son cœur avec le Christ est attesté, par exemple dans un tableau de la Pinacothèque de Sienne par Guidoccio Cozzarelli daté vers 1500, mais auparavant par la prédelle du Retable des Pizzicaioli peinte par Giovanni di Paolo di Grazia (Sienne 1399 ou 1403-Sienne 1482) en  1447 et appartenant maintenant à une collection privée, Coll. Rudolf Heinemann, New-York. Fra Angelico, reliquaire, Florence, Museo San Marco, 1434.

Contrada de l'Oca, Catherine de Sienne, bois polychrome « Contrada dell'Oca », transformé en église entre 1465 et 1474, avec une statue en bois polychrome de la sainte par Neroccio di Landi (v. 1474). 

Sainte Catherine de Sienne est une tertiaire dominicaine mystique, docteur de l'église, morte en 1380. La tenue de moniale du personnage du bas-relief est cohérente avec cette hypothèse.

Selon son biographe Raymond de Capoue, qui transmit les confidences reçues de Catherine, le Seigneur Jésus lui apparut tenant dans ses saintes mains un cœur humain rouge resplendissant, lui ouvrit la poitrine, l'y introduisit et dit : « Ma très chère petite fille, de même qu'un jour j'ai pris le cœur que tu m'offrais, voici à présent que je te donne le mien, et désormais, il prendra la place qu'occupait le tien » (Raymond de Capoue, Sainte Catherine de Sienne, Legenda maior, )

Au total, nous avons donc ici une représentation très précieuse par son originalité et sa rareté en Bretagne, alors que la sainte est plus souvent peinte lors du Mariage mystique ou la réception des stigmates. 

Un parallèle peut-il être tracé avec la statue de saint Augustin tenant son cœur, visible sur l'ancien porche des Apôtres de l'église Notre-Dame ?

 

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Dans la niche du fronton se tient une statue de kersanton représentant la Vierge à l'Enfant. Elle tient une pomme, symbole de sa fécondité, ou du don qu'elle fait à son fils, mais aussi de son rôle de Nouvelle Ève dans le plan du Salut. Par sa forme, ce fruit répond au globe tenu des deux mains par l'Enfant en tant que Sauveur du Monde, tandis que celui-ci lève vers Marie un regard rempli de confiance.

Marie porte un voile, une robe serrée par une ceinture, et un manteau dont le pan droit est retenu à la taille sous le coude gauche. L'Enfant, tout nu, a les jambes croisées.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Au sommet du fronton sont sculptés, de part et d'autre d'un vase, deux anges tenant des banderoles. Ils passent facilement inaperçu, ce qui accroît la joie de les découvrir. 

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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L'inscription.

Si on a l'idée de contourner ce fronton, on découvre une très belle inscription, l'un de ces trésors d'épigraphie lapidaire en lettres gothiques qu'abrite encore le Finistère.

 

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Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Nous y déchiffrons ceci

: LE : Xe : IOUR : DE : IUNG :

: LAN : MIL V CENTZ : LTE :

: FUT . RENOVELLE CESTE FO[N]TEU[N]E :

: P[AR] M. O. DU CHATEL DOULAS ABBE :

"Le dixième jour de Juin, l'an mil cinq cent cinquante (1550) fut renouvelée cette fontaine par Messire Olivier du Chastel, abbé de Daoulas."

Olivier du Chastel, né en 1516, abbé de Daoulas entre 1536 et 1550, fils de Tanguy ou Tanneguy IV, sire du Chastel, et de  Marie du Juch,  mourut le 11 octobre 1550, l'année même de la rédaction de cette inscription. Il fut inhumé dans le chœur de l'église abbatiale, coté de l'Évangile, avec sa représentation en pierre. Ses armes, fascées d'or et de gueules de six pièces étaient sur son tombeau et sur la maîtresse-vitre.

On peut cette inscription comparer à celle, en bois, de la sablière nord de l'église de l'abbaye : elle date de 1529 et de l'abbé Jégou, prédécesseurs d'Olivier du Chastel.

Ou bien à celles-ci : 

 

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Ici, après estampage humide : 

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Préférerez-vous cette image sans estampage ?

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Inscription de rénovation de 1550, fontaine Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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L'oratoire Notre-Dame des Fontaines.

Ce simple oratoire, déjà cité par un acte de 1638, a été vendu à la Révolution ; en 1841, Il fut proposé qu'il soit rendu au culte : 

Le 20 Août 1841, M. Ollivier, curé de Daoulas, écrivait à son évêque :

« Vous savez qu'il y a, en dehors de l'enclos de l'ancienne abbaye de Daoulas, une toute petite chapelle dédiée à la Sainte-Vierge, sous la dénomination de N-D. des Fontaines, et qu'auprès se trouve une très belle fontaine en pierres de taille. Cette chapelle fut comprise dans la vente des biens de la communauté, et depuis elle n'a jamais été rendue au culte ; néanmoins, on l'a toujours laissée dans l'état où elle était, on ne l'a jamais employée à aucun usage profane, et elle n'a subi d'autres dégradations que celles du temps, que les divers propriétaires qu'elle a eus ont eu soin de réparer, si non par respect pour la chapelle, du moins par crainte des Daoulasiens qui, à les en croire, auraient fait un mauvais parti à celui qui l'aurait laissée tomber en ruines. M. le général Bonté, à qui elle appartient aujourd'hui, et qui est venu se fixer à l'abbaye, m'est venu prier d'y dire quelquefois la messe et d'y aller avec la procession, comme aux autres chapelles.

« Quand je lui ai observé que je ne pouvais acquiescer à sa demande sans recourir à Votre Grandeur, il m'a prié de lui en parler, s'engageant à tenir toujours la chapelle dans un état décent et à faire l'abandon de toutes les offrandes à la fabrique.

« Comme elle était jadis d'une très grande dévotion qui n'est pas encore entièrement éteinte, car bien des personnes d'assez loin ont conservé l'habitude de venir la visiter à toutes les fêtes de la Vierge, je pense que si l'on y disait la messe, cette dévotion se renouvellerait, et rapporterait quelque chose à notre fabrique, qui est, comme vous le savez, si pauvre. »

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Description :

"Tout à côté est un petit oratoire du XVIème siècle désigné sous le nom de chapelle de Notre-Dame-des-Fontaines. L'abside est en maçonnerie, les côtés sont vitrés et la façade est formée d'une claire-voie à balustres tournés. La partie basse de la porte est pleine et formée de deux panneaux d'ornements et bas-reliefs d'excellent style. Au-dessus, la toiture forme auvent et est ornée d'ardoises découpées en écailles et en losanges faisant une excellente décoration. "(Peyron et Abgrall, 1907)

 

"l'oratoire, est fait d’une partie du chancel des moines . On y voit deux anciennes stalles du choeur (siège à miséricorde ”) provenant de l’ancienne église gothique, une Vierge à l’enfant et un curieux Saint Théleau (ou Thélo), chevauchant le cerf dont la course, en une nuit, devait délimiter le terrain de son futur monastère." (site de la commune http://www.daoulas.bzh/decouvrir-daoulas/l-abbaye)

 

 

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La porte  de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

La porte de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Les panneaux sculptés de la porte, de style Renaissance : à droite, trois masques, et à gauche deux enfants (jumeaux ?) vêtus de peaux de bête avec une tête d'homme entre eux deux. 

 

Panneaux de porte  de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Panneaux de porte de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Intérieur de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Intérieur de l'Oratoire Notre-Dame, Musée de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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 SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON (Chanoine Paul), 1907, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

https://archive.org/stream/bulletindiocsai00arcgoog#page/n118/mode/2up

— CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère(125, p. 148-149)

CROGUENNEC (André) Le vitrail de l'église Saint-Yves à La Roche-Maurice http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/vitrail-lr.htm

CROGUENNEC (André), Le moulin de Brézal, 

http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm

— COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

— COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

 

— DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

— DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

http://daoulas.blogspot.fr/2014/12/oratoire-notre-dame-des-fontaines-un.html

— DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

http://daoulas.blogspot.fr/

DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

— LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

 — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

— LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

— PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

— PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

 

 — Le manoir de Kervern-Tréanna : l'inventaire de 1579

https://www.facebook.com/notes/notre-dame-de-daoulas-une-abbaye-entre-l%C3%A9on-et-cornouaille/le-manoir-de-kervern-tr%C3%A9anna-dirinon-inventaire-de-1579/1405650816166100

— http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

— http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 18:54
Crossette : un lion. Abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Crossette : un lion. Abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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I. LES STATUES.

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Les trois statues faites par l'Atelier ducal du Folgoët (1423-1468).

Dans son ouvrage Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne (2014), Emmanuelle Le Seac'h attribue trois statues des jardins du Musée de l'Abbaye de Daoulas au Grand Atelier ducal du Folgoët, atelier dont elle dresse le catalogue au Folgoët, sur les porches de la cathédrale de Quimper, de Rumengol et de La Martyre ou de Saint-Herbot, etc. Il s'agit du tout premier atelier connu de sculpture sur pierre dans notre région, et je m'attache à en retrouver chacune de ces sculptures pour en publier images et descriptions dans ce blog.

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1. Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). 

Cette statue est placée au pied de l'escalier menant au jardin des plantes médicinales, à l'ombre d'un arbre. Le martyr est représenté comme d'habitude les mains liées dans le dos à un tronc écoté, et, comme d'habitude également, c'est un éphèbe qui, avec son maillot moulé, fait concurrence à un maître nageur ou surveillant de baignade bien bronzé. Mais au lieu de la chevelure bouclée et dorée qui s'impose, il porte les cheveux taillés au bol et s'arrêtant sur le front un un épais rouleau. Il subit son martyre dans la belle indifférence des saints, et c'est même avec un sourire à demi-ironique qu'il regarde les archers qui le visent. Il a deux trous rouges au coté droit, ... deux autres à gauche, et un encore béant en plein sternum.

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Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Saint Sébastien, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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2. Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). 

Juste avant qu'il ne parvienne au cloître, le visiteur découvre une belle statue de saint André, identifié à sa croix en X dont il tient les traverses, comme le gouvernail d'un navire, devant lui. Il porte une tunique ceinturée à la taille et un manteau aux longues manches relevées. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Le visage à la belle barbe peignée est remarquable par la chevelure, faite de mèches bouclées rayonnantes, identique à celles de la statue de Jean-Baptiste dans l'église, mais identiques aussi aux cheveux de saint Jean l'évangéliste sur le calvaire de Rumengol, ou des anges de l'autel du Folgoët, tous  du même atelier.

Les yeux ressemblent à des amandes dont les fruits charnus apparaîtraient dans l'entrebâillement de deux coques bombées, formant les paupières. Ce trait stylistique est également retrouvé dans les deux autres statue de l'atelier du Folgoët.

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Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint André et sa croix. Kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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3. Un moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468). Sortie du  Cloître de l'abbaye.

Lorsque le visiteur sort du cloître vers  la Salle capitulaire par une porte voûtée en pierre, il passe entre deux statues, celle de saint Pierre à droite, et celle d'un moine à gauche.

Ce moine est remarquable par sa coupe de cheveu "au bol" ne laissant qu'une couronne. Ses yeux sont en amande ; ses oreilles sont larges. Ses pieds sont nus, et forment un angle ouvert. Il est vêtu d'une aube, d'une coule de bure sans ceinture, et un scapulaire au capuchon rabattu. 

Il tient dans la main gauche un étui en toile, oblong et  marqué d'une croix. Ce sac protège très certainement un livre, que le (saint) moine désigne d'un index sûr. 

L'abbaye de Daoulas était une assemblée de chanoines réguliers de saint Augustin.

 L'habit de chœur et la robe d'extérieur des moines augustins est de laine noir, avec de longues manches larges, une ceinture de cuir noir, et un capuchon long dont la pointe atteint la ceinture. La robe d'intérieur se compose d'un habit noir avec scapulaire.

 Voici une illustration de leur habit  (Wikipédia) :

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Comment l'identifier ? Faut-il y voir un abbé de Daoulas ou un chanoine régulier de Saint-Augustin ? Cela semble très peu vraisemblable. Saint Vincent Ferrier ? Saint Yves ?? Les théologiens augustins Hugues ou Richard de Saint-Victor ?

 

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Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Moine, kersanton, Grand atelier du Folgoët (entre 1423 et 1468), Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbaye de Daoulas IV : les jardins et le cloître du Musée.

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4. Saint Pierre. Kersanton. Sortie du  Cloître de l'abbaye. 

J'ai déjà signalé sa présence en vis à vis du moine, encadrant l'une des sorties du  cloître. J'ignore pourquoi Le Seac'h ne l'a pas attribué à l'atelier du Folgoët; mais je retrouve ici les yeux caractéristiques de ce dernier. A droite de la tête,  le paneton d'une clef particulièrement grande. Les cheveux sont bouclés, mais dégagent une vaste calvitie. 

Le saint est vêtu d'une tunique ceinturée à la taille et d'un manteau dont il récupère le pan droit par la main gauche. Un livre est accroché à la ceinture. La poignée de la clef est faite de la réunion en V de deux volutes.

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Saint Pierre, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Saint Pierre, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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5. Tête sur une console. Cloître de l'abbaye. 

On  trouve ce visage au sourire figé mais charmant en face des deux statues précédentes (moine et saint Pierre).

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Tête parmi les fleurs de millepertuis,  kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Tête parmi les fleurs de millepertuis, kersanton, cloitre de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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6. Un évêque.

Dans la pénombre des arbres, la statue d'un saint évêque accueille le visiteur dès le début de son circuit, avant d'accéder au saint Sébastien. C'est un évêque ou un abbé comme nous en voyons tant, mitré, tenant sa crosse, bénissant, vêtu d'une cape sur une tunique et une aube. 

 

Un évêque ou abbé, Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Un évêque ou abbé, Jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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7. Un drôle de bonhomme vert, kersanton. Devant la fontaine Notre-Dame.

Ce personnage résulte-t-il de la transformation d'une ancienne stèle ? Est-ce plutôt une crossette détachée de sa toiture ? Il n'a rien de très chrétien, et tout est bouffi chez lui : les yeux, le visage, ou le ventre. Sa teinte verdâtre lui vient de son séjour à l'ombre des futaies. Il est barbu, il a la bouche ouverte, les cheveux tirés en arrière par un double bandeau, et il cavale à califourchon sur son socle par l'intermédiaire de jambes démesurément courtes en comparaison des bras. Ses poignets sont ornés de bracelets. Mais de quel instrument joue-t-il, le bougre ? D'Un cervelas ?

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Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

Un homme vert et vicieux, ancienne crossette ?, kersanton, fontaine Notre-Dame, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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8. Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître. 

Il domine la statue du moine sur la clôture du cloître. C'est une Sortie du Tombeau conventionnelle, dans laquelle le Christ, nimbé, enjambe le bord de la tombe, traçant une bénédiction et tenant l'étendard de la Résurrection. Des trois soldats qui gardent le tombeau  l'un est assis, endormi le front sur sa lance, l'autre est  allongé, la main sous la tête, l'autre main tenant la lance et le troisième nous tourne le dos mais s'appuie aussi sur une lance . 

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Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître  de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Le Christ sortant du tombeau. Bas-relief. Mur du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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II. LES BLASONS ET PIERRES ARMORIÉES.

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Je vais tenter de suivre un ordre chronologique.

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1. Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay 1468-1502.

Les armoiries suivantes sont immédiatement visibles par le visiteur qui a franchi la billetterie du Musée et qui les découvre sur le pignon d'un bâtiment placé à la gauche de la cour, au sommet d'une arcade gothique en kersanton. Le blason est sommé d'une crosse, témoignant

On y voit un lion (avec ses griffes et sa langue), ce qui pourrait correspondre à Guillaume Le Lay, de gueules au lion d'or, abbé de Daoulas de  1468 à 1502.

" Guillaume Le Lay, mort le 23 juin (ou 22 mai) 1502. Ses armes, de gueules au lion d'or, étaient à la chapelle de la Trinité, à la seconde panelle de la chapelle du Rosaire, et à son tombeau placé dans l'église et sur lequel était une statue le représentant couché. Il fut enterré en une tombe de cuivre, au raz de terre, où il est représenté en abbé, tenant un calice en ses mains, mitre en tête et crosse entre son bras droit. Sur une plaque en cuivre émaillé se lisait cette inscription en lettres capitales gothiques : HIC : JACET : FRATER : GUILLELMUS : LE LAY. : ABBAS : HUJUS : MONASTERII : DE : DAOULAS. : QUI : REXIT : ILLUD : ANNOS : XXV : ET : RESTAURAVIT : AC : ACQUISIVIT : EI : PLURA : BONA : OBIIT : AUTEM : DIE : XXIII : MENSIS : JUNII : ANNO : DOMINI : M.CCCCCII. Il était de la famille Le Lay de Gouelettreff, en Plouider, et de Kerprovost, en Cléder.

Une note marginale du vieux nécrologe nous apprend qu'il avait acheté le manoir du Fresque, et fait reconstruire le monastère, auquel il avait ajouté une maison. Il avait ajouté la paroisse de Dirinon à la mense canoniale en vertu d'une bulle du pape Alexandre V, de 1497, qui permit d'y établir, sans avoir recours à l'ordinaire, un chanoine ou prêtre amovible ayant charge d'âmes et comptable envers l'abbaye. Il avait en outre fait réparer les autres édifices, transféré et rebâti en entier dans le cimetière la chapelle de la Trinité, acheté une mitre d'une grande richesse, beaucoup d'autres ornements, les calices en vermeil, les lits du dortoir, et assigné aux chanoines une rente annuelle de 40 sols pour les aider à s'acheter du bois de chauffage pendant l'hiver, à charge de dire pour lui, chaque matin, à perpétuité, un De profundis avec l'oraison des fidèles."

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Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 
Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries de l'abbé Guillaume Le Lay, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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En réalité, je sais parfaitement que mon diagnostic est faux, car j'ai passé sous silence un détail : ce lion est couronné. Ce qui ne correspond, sauf erreur,  à aucun blason des abbé de Daoulas.

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Armoiries d'un abbé, au lion  couronné, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries d'un abbé, au lion couronné, cour de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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2. Croix aux armes de Maufuric de Lezuzan. Granit, vers 1450.

Décrite sous le n° 400 dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère et datée vers 1450, c'est une croix à pans de 1,15 m de haut comportant sur la face exposée au public le Crucifix sous le titulus, et au verso une Vierge à l'Enfant sous un dais. À la base de ce coté de la croix se voit le blason des Maufuric,seigneur de Lezuzan à Dirinon, très vraisemblablement en relation avec une donation de Guy de Maufuric, abbé de Daoulas vers 1441-1468

"Guy de Manfuric de Lezuzan, licencié en droit canonique, qui portait pour armes d'azur au chevron d'argent accompagné de trois oiseaux de mer nommés pales. Ces armes se voyaient aux deux tombes de sa famille dans un caveau sous les marches de l'autel de la chapelle du Faou, à la grande vitre, aux chaises du choeur qu'il avait fait faire, à la grosse cloche fondue par ses soins et à beaucoup d'autres endroits de l'église. Il avait fait bâtir le clocher et avait obtenu du pape le droit de porter la mitre. Il avait fait des legs nombreux pour la nourriture et l'habillement des chanoines. Il mourut le 22 mai 1468. Il paraît qu'il s'était démis en 1452."

Les armoiries de Maufuric se voient toujours à Dirinon, d'une part au fronton des deux fontaines de Sainte-Nonne et de Saint-Divy, mais aussi sur le gisant de sainte Nonne, et sur son reliquaire gothique en vermeil, conservé dans l'église de Dirinon. A Daoulas, on trouve aussi les armes de l'abbé Maufuric sur l'une des clefs de la voûte lambrissée de l'ancienne abbatiale de Daoulas, mais nous n'avons plus la trace de celles qui ornaient son tombeau, la maîtresse-vitre et les stalles du chœur, ou "la grosse cloche" de jadis.

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Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Hélas, le Musée a préféré favoriser la botanique, et la vigoureuse branche d'un arbre occulte aujourd'hui le verso de cette croix. Un arbre ? Que dis-je ! Un Cephalotaxus harringtonia, un vénérable Pin japonais à queue de vache, ou en japonais, 犬榧 INUGAYA . Ni plus ni moins. 


Voici une photo de l'allée, avec à droite saint Sébastien, et à gauche le floride Cephalotaxus qui essaye de se cacher derrière le petit doigt d'un Palmier. La croix est visible, mais c'est parce que je vous ai mis une flèche, non ?

La croix de Maufuric à l'extrême gauche, caché par Cephalotaxus et par un palmier,  et saint Sébastien à droite,  jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

La croix de Maufuric à l'extrême gauche, caché par Cephalotaxus et par un palmier, et saint Sébastien à droite, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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En glissant mon appareil derrière la queue de vache de  ce boa à plumes vertes, voici ce que mon objectif a aperçu des armoiries. Pour ainsi dire que dalle.

Revers de la Croix, portant au pied les armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Revers de la Croix, portant au pied les armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Croix aux armes de Guy Maufuric, jardins de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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3. Blason de Jean de Kerguiziau, l'abbé de Daoulas de 1573 à 1581, kersanton.

Ouh là là, je me hasarde ! Car je ne vois sur ce blason ovale du mur séparant le cloître de la salle capitulaire qu'une mitre et ses fanons. À la rigueur une crosse abbatiale, pour ce point d'interrogation entre la mitre et le médaillon. 

En cherchant, je crois d'abord reconnaître la partie inférieure de trois hermines. Mais aucun des abbés de Daoulas ne porte des hermines sur ses armoiries. En cherchant encore, je réalise que le zig-zag que je prends pour la queue de l'hermine peut correspondre au déchiqueté de la tête d'aigle arrachée, un autre meuble héraldique. Or, en Bretagne, on trouve ce meuble sur les armoiries de la famille de Kerguiziau : d'azur aux trois têtes d'aigle (alias d'épervier) d'or arrachées.

A la longue, je finis par apercevoir les trois yeux, puis distinctement les trois  têtes.

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Or, Jean de Kerguiziau (originaire de manoir de Kerguiziau en Bohars) fut abbé de Daoulas de 1573 à 1581 à la suite de Jean Le Prédour.

" Jean de Kerguiziau lui succéda et mourut le 29 septembre 1581. De même que les abbés Jégou et Prédour, il fut nommé contrairement aux prescriptions canoniques par une bulle de Grégoire XIII de 1573. Mais comme cette bulle n'était expédiée qu'à titre provisoire, il y a lieu de croire que la situation de l'abbé de Kerguiziau fut régularisée par une élection. Il prit possession de l'abbaye l'année suivante, et prêta serment de fidélité au roi, à la chambre des comptes de Nantes, en 1576. Ses armes, d'azur à trois têtes d'aigle (alias d'épervier) arrachées d'or, se voyaient à son tombeau, à la fenêtre du porche de l'église abbatiale, construit par ses soins, et à l'enfeu de la maison de Tréanna. (Dom Pinson)

" Il fut inhumé au côté de l'Evangile du maître-autel ; sa tombe portait cette inscription : HIC. JACET. FRATER . JOHANNES . DE. KERGVIZIEAV. ABBAS . HVIVS . MONASTERI . DE . DOVLAS . QVI . REXIT . ILLVD . ANNIS . VIII . ET . RESTAVRAVIT . ET . ACQVISIVIT . El . PLVRA . BONA . OBIIT . AVTEM . DIE . DECIMA . MEN . SEPTEMBRIS . ANO . DNI . MVcLXXXI. (M. Abgrall, 1906)

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Finalement, je trouve confirmation de ma découverte dans le texte suivant : "Quelques pierres sculptées provenant des démolitions du choeur ont été recueillies dans le cloître : on y voyait les armes de l'abbé Jean de Kerguiziau (mort en 1581)."

Armoiries de l'abbé Jean de Kerguiziau (1573-1581), clôture du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries de l'abbé Jean de Kerguiziau (1573-1581), clôture du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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4. Quatre pierres datées de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666. 

L'une d'entre elles se trouve devant la croix aux armes de Maufuric, l'autre au bord d'une allée descendant vers la fontaine et l'oratoire, la troisième au dessus d'une porte donnant sur le cloître, la quatrième au dessus de l'entrée de la billetterie. 

Dom Pinson signale http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=30000002076390&I=571&M=tdm

que Charles Le Tellier "a partout arboré ses armes comme sur la porte de la grange (l'actuelle porte du Musée), au pignon de la cour, proche de la fontaine, au colombier et à quelques lieux dépendants de l'abbaye". Pourtant, il ne s'est sans-doute jamais rendu sur place, se contentant de percevoir les bénéfices de son titre : c'est ça, un abbé "commendataire" ! D'autant qu'il n'avait que neuf ans lorsqu'il fut pourvu de l'abbaye de Daoulas, en 1651 bénéficiant de la haute situation de son père Michel Le Tellier (1603-1685), qui fut secrétaire d'État français de la Guerre (1643-1677), puis chancelier de France (1677-1685). Son frère, qui   n'est autre que le célèbre marquis de Louvois, recevra de son père, à quinze ans, la charge de secrétaire d'État français de la Guerre (1662-1691),

Cet enfant né avec une cuillère d'argent dans la bouche,  ne se contentera pas d'être abbé au fin fond de la Basse-Bretagne. En 1666, Il remit l' abbaye entre les mains du roi en 1666, après en avoir joui pendant quinze ans, puis deviendra Pair de France,  maître de la chapelle de musique du roi, puis archevêque-duc de Reims de 1671 à sa mort.

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Les armoiries de la famille Le Tellier se blasonnent  d'azur aux trois lézards d'argent posés en pal, au chef cousu de gueules à trois étoiles d'or.

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Par SanglierT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25032533

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les armoiries sont entourées de deux palmes, sont  complétées ici du chronogramme 1660, de la crosse abbatiale et de la mitre, et, curieusement, sommées d'une couronne de comte. La couronne royale appartient bien aux armoiries épiscopales des archevêques de Reims,par privilège, mais en 1660, Le Tellier n'est pas encore à ce poste. 

 

 

Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Pierre datée de 1660 portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Troisième et quatrième exemples des armoiries de Le Tellier.

 

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Pierre du cloître portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Pierre du cloître portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Pierre au dessus de l'entrée du Musée, portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Pierre au dessus de l'entrée du Musée, portant les armoiries  de Charles Maurice Le Tellier, abbé commendataire de l'abbaye de Daoulas de 1651 à 1666, jardin de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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5. Les Armoiries de Rohan-Chabot. XVIIe siècle ?

Ces armoiries, qui se blasonnent Écartelé : de gueules à neuf macles d'or, posées 3, 3, 3 (qui est de Rohan), et d'or à trois chabots de gueules, 2 et 1 (qui est de Chabot) ont été celles de Louis de Rohan-Chabot, prince de Léon puis duc de Rohan (1652-1727). 

Dans un aveu de 1641, la mère de ce dernier, Marguerite de Rohan mentionne dans la description de la principauté du Léon La « Terre, seigneurie, chatellenie et vicompté de Daoulas, membre et faisant aussy partye de ladicte principaulté. Et premier : Le vieu chasteau à présant ruyné et démoly, avecq le droict de guet sur les vassaux..." Patrick Kernévez et Robert Le Roy, "La seigneurie de Léon au XVe et XVIe siècle",  Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 299-319

 

"Le site de Daoulas était comparable à celui de Landerneau : le premier point de passage au fond d’une ria, c'est-à-dire ce que l’on a parfois qualifié de cité « fluvio-maritime ». La faible superficie de la paroisse est, en outre, caractéristique d’une origine castrale. Ce château est attesté dès 1163, lors des guerres entre les vicomtes de Léon et du Faou : le vicomte de Léon y fit enfermer celui du Faou qui y mourut de faim et de soif. C’est peu après que Guyomarch de Léon y fonda un monastère en faveur des chanoines de saint Augustin. Cette abbaye devait devenir la nécropole des seigneurs de Léon : dans leur testament, Hervé VII et Hervé VIII de Léon demandèrent à y être inhumés, comme leurs ancêtres. Le château de Daoulas était une motte que jouxtait un probable château de pierre. Les deux ouvrages étaient implantés sur des îlots, au milieu du cours d’eau, à proximité du pont que franchissait une ancienne voie romaine permettant de relier Châteaulin à Brest, via Le Passage en Plougastel-Daoulas.  Dans son mémoire de 1479, Jean de Rohan indiquait que le château était en ruine, suite à sa démolition par les Anglais, vraisemblablement vers le milieu du XIVe siècle."

"L’abbaye profita des libéralités des seigneurs de Léon qui lui abandonnèrent à plusieurs reprises divers droits et même jusqu’à cent livres de revenus annuels octroyés par Hervé VIII dans son testament, en 1363. Une petite forêt s’étendait au nord de la cité ; les seigneurs de Léon disposaient en outre d’un manoir de plaisance au Rosier, à 7,4 kilomètres de Daoulas et 1,3 kilomètre au sud du bourg de Plougastel-Daoulas. Il constitua une partie du douaire de Jeanne de Montmorency, en 1337-1339. Après la ruine du château de Daoulas, les prisonniers de cette juridiction devaient être conduits aux geôles de La Roche-Maurice, pratique encore attestée en 1678. La seigneurie de Daoulas fut affermée par Jacques de Rohan à Jean de Kérérault moyennant 400 livres par an en 1526 mais fut récupérée peu de temps après par ses héritiers." Patrick Kernévez et Robert Le Roy, "La seigneurie de Léon au XVe et XVIe siècle", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 299-319. 

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 Mais Jean-Luc Deuffic signale que Louis-François-Auguste de Rohan-Chabot (1788-1833), Prince de Léon duc de Rohan possédait en 1825 une maison à Daoulas, dans le quartier de Penanguer. Les armoiries datent-elles du XIXe siècle ?

Aubisse, travail personnel sur Wikipédia.

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Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 
Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

Armoiries des Rohan-Chabot, cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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III. LE CLOÎTRE (XIIe SIÈCLE) ET SA VASQUE OCTOGONALE (XIVe ?).

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Le cloître actuel est ce qui reste du celui du XIIe siècle, construit lors de la création ou reconstruction de l'abbaye entre 1173 (charte de fondation par Guyomard IV vicomte de Léon) et 1232 (consécration en présence des évêques de Quimper et de Vannes). Les bâtiments furent vendus en 1792 à François Guiastrannec ;  les deux ailes sud et nord furent presque aussitôt après démolies, ainsi que la charpente et la couverture du cloître.  Puis la propriété passa aux mains de l'ingénieur de la marine Barbé. Vers 1800 sont construits les bâtiments administratifs actuels. Dans les deux premiers tiers du XIXe siècle : les héritiers du général Barbé abattent le corps principal des bâtiments monastiques, puis Mlle de Berdoaré, nouvelle propriétaire, vend des pierres des diverses constructions de l'abbaye, y compris du cloître, à tous ceux qui ont des constructions à faire. 

"D'autres ventes des biens de l'abbaye avaient eu lieu antérieurement, notamment celle de l'abbaye proprement dite, du cloître, des jardins, vergers et autres dépendances, adjugés le 12 juillet 1792, pour une somme de 13,200 liv., à M. François Guiastrennec, de Brest, qui les revendit plus tard à M. Barbé, ingénieur de la marine, lequel vint habiter Daoulas et y mourut. Quand son fils, commissaire de la marine, prit sa retraite, il vint se fixer à Daoulas, abattit le corps principal des anciens bâtiments monastiques faisant face au S. S. O., les reconstruisit dans un style simple et moderne, et en signe caractéristique de son ancien grade, il fit placer sur la porte d'entrée, un écusson renfermant une ancre enroulée d'un câble. Il l'habita jusqu'à sa mort. Alors son frère, général d'artillerie, le remplaça et se complut à rassembler toutes les sculptures antiques et autres objets qu'il put trouver dans l'abbaye. De ce nombre, nous dit M. Galmiche, sont l'écusson placé au-dessus de la porte communiquant du cloître avec les jardins, et une très-ancienne pierre représentant la résurrection de Jésus-Christ, que l'on voit sortant du tombeau, tenant sa croix d'une main et posant un pied à terre devant ses gardes endormis. Des fouilles opérées par les soins du général Barbé, firent découvrir la vasque du cloître, de 1m 50 de diamètre, et brisée, quoique ronde, en deux parties offrant à l'extérieur six dessins différents. A l'origine, elle devait contenir une fontaine monumentale, car elle est percée de six trous destinés à l'échappement de l'eau.

En 1835, le chevalier de Fréminville écrit dans Antiquités de la Bretagne : Finistère : 

"Le cloître, que je n'avais pas pu voir lors de mon précédent voyage en ce lieu, parce qu'il est devenu une propriété particulière dont l'entrée est interdite au public, le cloître est incontestablement le plus joli monument gothique lombard qui existe dans le Finistère. Il est d'autant plus remarquable qu'il date des derniers monuments où ce genre d'architecture fut usité en France, et qu'on peut le considérer comme un exemple de ce style parvenu à son apogée. Son enceinte, qui figure un carré long, se compose d'arcades à cintres pleins supportées par de petites colonnes tantôt simple, tantôt doubles, et toutes surmontées de chapiteaux décorés d'ornements fort bien conçus et soigneusement exécutée. Il n'y a en vérité aucun ordre, aucune symétrie dans l'ensemble de ces ornements ; chacun des chapiteaux en a de particuliers, et il n'y en a pas deux semblables, mais ils sont dans un genre dont l'élégance ferait honneur aux belles époques de l'art architectural. Ils consistent généralement en feuilles ou volutes et en palmettes disposées avec autant de goût que d'intelligence. Il y a onze arcades sur chacun des grands cotés de l'enceinte de ce cloître, et sept sur chacun des petits cotés (*).

 il est bien à désirer que le propriétaire de cette portion du monastère de Daoulas n'en achève pas la destruction : sa construction, comme je viens de le faire sentir, est aussi importante sur le plan des arts que sous celui de l'archéologie"

(*)  Le nombre des arcades n'est pas exact ; Fréminville n'en a compté que onze d'un côté au lieu de douze et sept de l'autre au lieu de dix.

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On trouve en ligne chez Collin-estampes cette lithographie de Louis-Julien Jaccotet  donnée comme extraite du "voyage pittoresque et romantique dans l'ancienne France du Baron Isodore Taylor et Charles Nodier" imprimée par Thierry frères. Mais je n'ai pu retrouver celle-ci dans les Voyages pittoresques publiés en 1854-46

 

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http://www.collin-estampes.fr/?idp=8057&idr=49&lang=fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un nouveau propriétaire,  François de Goësbriand, met un terme à ces destructions. En 1875, la vasque monolithe est retrouvée et placée au centre du cloître, qui sera reconstitué par l'architecte diocésain Joseph Bigot en 1876-1877, beau-père du propriétaire M. Danguy des Déserts. Voici la description de Joseph Bigot :

"Il ne restait plus alors qu'un côté et demi resté debout, encore était-il ébranlé et prêt à tomber par la violence du vent. Je le fis étançonner d'abord pour prévenir sa chute. A l'aide des vestiges recueillis, de la recherche de quelques autres et d'une certaine quantité de pierres manquantes que je fis extraire de la même carrière, en Logonna, j'ai pu reconstruire trois des quatre côtés. Mais, pour compléter le dernier de ceux-ci, j'ai le regret de ne pouvoir l'entreprendre à cause de la dépense qui en résulterait. Ce que j'ai fait suffira, d'ailleurs pour en faire apprécier la beauté et en perpétuer le souvenir. On sait que la fondation de l'abbaye de Daoulas date de 1173. L'église fut commencée en 1167 et terminée en 1173." (Joseph Bigot, architecte diocésain).

 

 

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Parmi 24 photographies offertes en 1889 par Mme Vickers, on en trouve une qui  représente le cloître :

 

 

 

 

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    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85538130/f4.item.r=%22daoulas%22

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85538130/f4.item.r=%22daoulas%22

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    Description .

    Le cloître a été restauré sur trois de ses cotés et mesure près de 15 m sur 13. Le coté oriental reste ouvert sur le mur dont la porte à arcade donne accès à d'anciennes salles.  Les côtés de  l'est et de l'ouest sont percés par douze baies ; ceux opposés n'en contiennent que dix.

     

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    Le coté sud.

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    Le coté sud du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Le coté sud du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Le coté ouest.

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    Le coté ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Le coté ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    L'angle nord-ouest.

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    L'angle nord-ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    L'angle nord-ouest du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Le coté nord.

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     Coté nord du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Coté nord du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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     Cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Déambulation autour du cloître : les arcades.

    Ses arcades simples,  où la pierre de Logonna a été employée, reposent alternativement sur des colonnes simples et accouplées. Les angles  sont formés d'un faisceau de quatre colonnettes.

     

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    Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Autour  du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Autour du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Les chapiteaux.

    Les chapiteaux ont une partie inférieure aux motifs végétaux tous différents (feuilles recourbées et lancéolées, crossettes, volutes)  recouverte par de larges tailloirs presque tous ciselés présentant des dents de scie, des damiers des étoiles ou des enroulements en losange.

     

     

     

    Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Chapiteau du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Chapiteau du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    La vasque claustrale octogonale (VIIe-IXe siècle). 

    Cette vasque à huit pans a été retrouvée au XIXe siècle et  fut d'abord placée au centre du cloître, avant d'occuper son angle nord-ouest. Comme lavatorium, elle servait aux ablutions des chanoines et l'eau s'écoulait par la bouche de dix masques périphériques : elle est à nouveau rééquipée d'une alimentation en eau avec un jet central. 

    Le Vot affirmait qu'elle a été faite au temps de l'abbé Guérault, 1352-1398, mais on pense aujourd'hui qu'elle daterait du VIIème ou du IXème siècle et serait d’inspiration irlandaise.

    Entre les dix masques, chacun des huit pans offre une ornementation différente, avec un décor d'étoiles, de losanges, de cercles et de vannerie.

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Loup dévorant un âne (?)

    Ce pan est le seul à recevoir une scène figurée, sous la forme d'un animal qui menace de sa gueule un autre. On a proposé de reconnaître ici un loup dévorant un âne. L'agresseur possède de grandes oreilles et une large mâchoire alors que sa queue est courte. L'agressé a au contraire une longue queue ; sa tête disparaît sous les algues vertes. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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    Vasque du  cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

    Vasque du cloître de l'abbaye de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017. 

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     SOURCES ET LIENS.

     

    — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, “Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

    https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

     

    — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

    — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

     

    — DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

    — DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

    https://fr-fr.facebook.com/Notre-Dame-de-Daoulas-une-abbaye-entre-L%C3%A9on-et-Cornouaille-824697447594776/

    — DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

    http://daoulas.blogspot.fr/

    DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

    — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

     — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

    http://ns2014576.ovh.net/files/original/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.pdf

     

    — LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

    — LEVOT (P.), 1876, "Daoulas et son abbaye", Brest  sur Google book

    — PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

    — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    TAYLOR, Justin NODIER (Charles) 1845-1846, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Bretagne.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84521739/f209.item.r=FOL-UB-24

     

    — Chemins du patrimoine http://www.cdp29.fr/fr/presentation-daoulas

    — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

    — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

    — http://arrosoirs-secateurs.com/Jardin-de-l-Abbaye-de-Daoulas

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    Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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    13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 21:31

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    LA VOÛTE LAMBRISSÉE DE LA NEF DE L'ANCIENNE ABBATIALE NOTRE-DAME.

     De l'édifice primitif, commencé en 1167 et consacré le 12 septembre 1232, il ne subsiste que la nef et le collatéral nord, puisque le chœur et le transept, qui avaient été reconstruits au XVIe siècle, sous l'abbatiat de Charles Jégou, furent démolis vers 1830 et le vaisseau alors fermé par un mur de fond.

    La nef, qui nous occupe dans cet article, est donc "ancienne" (restons flou). 

     Elle comprend sept travées avec bas-côtés. Sauf dans la première travée, aveugle, la nef est éclairée par des fenêtres étroites et très ébrasées percées au-dessus de chacune des arcades.

    La voûte en arc de cercle est habillée de planches de bois nommés merrains (je crois qu'ils sont en châtaignier, mais ils étaient en chêne)  séparés par 25 nervures : c'est une voûte lambrissée à bois nu.  Ce lambris cache la succession des fermes, composées d'un entrait horizontal, de deux arbalétriers en V renversé, et, pour transformer le triangle du V en un demi-cercle,  de faux-entraits, d'un poinçon et de jambe de force. Voir Corentin OLIVIER, La Charpente armoricaine en Ille-et-Vilaine 2014. Cet habillage est toujours secondaire, et au départ le squelette de la charpente était apparent.

    Je compte huit entraits (les poutres transversales), non sculptées, sauf la huitième (je les numérote en allant vers le chœur) qui est ornée d'une ligne torsadée, et qui est engoulée : ses extrémités semblent avalées par la gueule de dragons, ou engoulants. Chaque espace entre les entraits comporte trois alignements de merrains, entre quatre nervures.

    La charpente s'appuie sur les murs par des pièces de bois horizontales nommées sablières. Celles-ci ne sont pas visibles, et c'est par un abus de langage passé dans les mœurs que nous nommons "sablières" les planches d'habillage qu'il faut nommer "corniches". Sur la longueur de la nef, on peut compter de chaque coté neuf corniches. Seules celles du coté nord sont sculptées. J'ai donc neuf corniches à décrire, numérotées de 1 à ...9, mais cinq d'entre elles sont très ressemblantes.

    Je reprendrai le terme de "sablière" communément utilisé y compris dans les travaux universitaires :  

    Voir : Sophie Duhem. Les sablières sculptées en Bretagne. Images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe siècles).. Presses Universitaires de Rennes. PUR, pp.385, 1997. Issu d'une thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix.

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    Au sommet de la voûte court du pignon jusqu'au chœur, parallèlement à la panne faîtière, une succession de traverses de bois qui croise chaque nervure. Le point de croisement est marqué par une pièce quadrangulaire (est-ce l'extrémité du poinçon ?) formant ce qu'on peut nommer une clef de voûte, comme les clefs pendantes des voûte de pierre. Chacune de ces clefs est sculptée, soit de simples motifs floraux, soit d'anges portant des blasons armoriés. Si j'ai bien compté, vous aurez droit à la description de 27 clefs sculptées (on sent bien que je ne suis pas sûr de mon terme technique ...) dont deux particulièrement croquignolettes, quoique sans doute piquées des vers (ou de la vrillette). 

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    I. LES NEUF SABLIÈRES NORD.

    Nous trouverons de l'ouest vers l'est :

    • N° 1 à 3 : couples de porteurs de phylactères.
    • N° 4 : Une inscription de fondation de 1529.
    • N° 5 : Un groupe d'animaux et deux anges présentant un blason.
    • N° 6  à nouveau les porteurs de phylactères.
    • N° 7 : blason tenu par deux léopards.
    • N° 8 : sablière non sculptée. 
    • N°9 : Le renard et le lion entre des ailes nervurées.

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    Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.
    Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

    Sablières nord, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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    A. Les porteurs de phylactères. Sablières n° 1, 2,  3, 6.

    Sur la sablière n°1, un homme déroule une banderole : le sculpteur n'a pas représenté son voisin, et il n'existe que l'épure de son emplacement.

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    Sablière n° 1, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

    Sablière n° 1, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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    Sur les sablières n°2 et 3, deux anges déroulent leur banderole. Leurs cheveux bouclés en gros macarons successifs sont resserrés par un bandeau frontal à perles. J'imagine que, lorsque ces décors étaient peints, des textes religieux ou honorant les abbés de Daoulas étaient inscrits sur ces phylactères.

     

     

    Sablière n° 2, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

    Sablière n° 2, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile.

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    Sablière n° 3, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 3, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sur la sablière n° 6, ce ne sont plus des anges, mais des hommes en costume du XVIe siècle qui offrent leur texte à la lecture des fidèles. Et, à la différence de la sablière n°1, ils sont barbus, leur bandeau est torsadé, et ils portent une sorte de béret ou de bonnet. Ils sont encadrés par des extrémités d'ailes nervurées.

     

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    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 6, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    B. La sablière n° 4 : l'inscription de fondation de la charpente en 1529.

    Deux anges déroulent une banderole portant deux lignes d'une inscription en caractères gothiques. Le bois de ce legs très précieux de l'épigraphie locale est rongé par les vers, notamment dans sa partie supérieure : il est temps de le photographier, et d'aller l'admirer : o tempora, o mores !

    On verra ainsi la dilatation en losange aéré d'un cercle qui orne le corps ou la hampe de nombreuses lettres. On note aussi l'absence de ponctuation et d'espace de séparation entre les mots.

    L'inscription est lue ainsi :

    "LABBE CHARLES FIT EN SON TEMPS CE BOIS DE CEANS LAN MIL V CENTS AVECQ[UE] XX COMPRINS IX ANS PAR O GARIC ET SES AIDANS. "

    "L'abbé Charles [Jégou] fit en son temps ce bois de céans l'an 1529 par O[livier] Garic et ses aidants".

    J'ai évoqué l'abbé Charles Jégou en présentant sa plaque tombale, exposée dans l'église, une vingtaine de mètres plus bas que cette sablière. Son abbatiat dura de 1519 à 1535, fut marquée par la réalisation de la maîtresse-vitre aujourd'hui détruite ; cette inscription incite aussi à lui imputer la reconstruction de toute ou partie de la charpente (ou de la pose du lambris ?). 

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    Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    On peut discuter cette lecture, car l'attaque du bois a effacé  le mot qui suit CHARLES, hormis la première lettre qui est une majuscule, compatible avec Le I de IEGOU.

    Il faut surtout s'étonner de l'étrange façon d'écrire la date de 1529 (si on la valide) par 'L'an mil cinq cents avec vingt comprins neuf ans". Certes, la forme "comprins" est attestée, par exemple en 1550 dans des titres d'ouvrage avec l'expression "où est comprins" , ou dans des locutions "y comprins", et Godefroy mentionne le sujet féminin Comprinse avec le sens "ce qu'une chose comprend". 

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    Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Quant au personnage mentionné par "O. GARIC ET SES AIDANS", on y a reconnu Olivier Garric, qui fut chargé de construire le moulin et l'étang de Brézal à Plounéventer, en raison de l'inscription qui s'y trouve, relevée par André Croguennec :

    LAN : MIL CINQCC : XX : GUILLE[M] : DE : BRESAL

    ET : MARGARITE : LE : SENECHAL : SR : ET : DA[ME] : DE

    BRESAL : FIRE[N]T : FAIRE : CEST : ESTA[N]C : ET : MOULI[N] :

    AU : DYVYS : DE : OLIVIER : GARRIC :

    "L'an mil cinq cent vingt, Guillaume de Bresal et Marguerite Le Senechal, seigneur et dame de Bresal, firent faire cet estanc et moulin au dyvys d'Olivier Garric."

    Note : dyvys : Godefroy donne pour DEVIS  la forme dyvis, avec les sens "Séparation, division", mais aussi "Intention, désir, volonté, souhait."

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    Inscription de la sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Inscription de la sablière n° 4, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La sablière n° 5 : Scène animalière et blason Tréanna-Kerguern.

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    La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    La sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    a) le groupe de gauche : un animal fantastique à ailes de chauve-souris, fait danser deux singes.

    La cinquième corniche  nous réserve l'une de ces truculentes et osées scénettes animales dont les sablières ont le secret. A droite, une chimère associant des ailes de chauve-souris, des pattes de chien et un corps formé du sac ventru d'une cornemuse (le biniou !) dirige le son  — et l'air — de son hautbois  vers les fesses d'un singe. Ce hautbois, qui forme l'appendice nasal de l'étrange créature, est doté d'un pavillon, et de trous, actionnés par la patte droite. Un tuyau s'élève vers la droite sur l'épaule de la bestiole, correspondant à un bourdon (ou au porte-vent). 

    Bien entendu, cela n'a pas échappé à Jean-Luc Matte, qui l'a enregistré dans son encyclopédie de la cornemuse : http://jeanluc.matte.free.fr/fichdk/daoulas.htm

    Et ce qui ne vous échappera peut-être pas, c'est le sexe en érection que l'ymagier s'est bien gardé de sous-estimer. Car l'animal est vu de face, pattes écartées, et non de dos comme je l'ai cru un moment, interprétant cet étui comme une queue.

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    Cornemuse-chauve-souris, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Cornemuse-chauve-souris, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Dans la partie gauche, deux singes se tiennent par les mains, enfin, les pattes, en se penchant en avant. Leur face est fendue par un grand sourire, bien visible chez celui des deux qui se tourne vers nous. Je crois l'entendre : "Hé hé hé, hé hé hé ..."

    Les deux comparses ont une queue qui se glisse dans l'entrecuisse, contourne le flanc et se dresse vers l'arrière. Voilà un accessoire caudal bien ambigu.

    La scène complète peut être vue comme une allégorie du Vice, de l'animalité de l'homme peccamineux, un miroir tendu au fidèle pour l'inciter à la contrition et à la conversion vers la conduite chrétienne. Et plus précisément comme une représentation de la Luxure, cette sexualité désordonnée et incontrôlée qui est le propre des "pécheurs charnels, qui soumettent la raison aux appétits" (Dante) destinés aux tourments de l'Enfer.

    C'est aussi une dénonciation de la nature diabolique de la musique vulgaire, celle qui fait danser ; la cornemuse étant, avec la bombarde, le plus diabolique parmi tous les instruments. Et il est bien connu que c'est le Diable lui-même qui mène le bal. Cette scène daoulasienne est à relier avec celle des sablières de la chapelle Saint-Sébastien du Faouët (vers 1598).

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    Mais parmi les nombreux modes de la Luxure, ce n'est ni la fornication, ni l'adultère, ni l'inceste, ni la masturbation, ni le stupre, ni le rapt, ni le sacrilège qui sont visés, mais plutôt la sodomie. 

    Il n'est donc pas contournable, devant cet usage du hautbois,  d'évoquer ici les emplois ambigus des termes pipeau et piperie (*) chez Rabelais, tels que je les ai évoqués dans mon article sur la Chevêche et la pipée du Cinquième Livre.  Ou d'aller lire les interprétations contestées de Thierry Martin sur l'argot en vogue chez Villon et Rabelais, le jobelin.

    (*)  bag-pipe ou sac-tuyau est le nom de la cornemuse écossaise.

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    Deux singes et une chauve-souris/cornemuse,  sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Deux singes et une chauve-souris/cornemuse, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

     

     

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    b) à droite : deux anges tiennent un blason de Tréanna-Kerguern.

    Ces anges, aux cheveux bouclés en coques tiennent un blason divisé en quatre parties. On s'attendrait à trouver les armoiries de l'abbé Jégou, mais non. En 1 et 4, nous avons la macle que j'attribue bêtement aux Rohan. En 2 et 3, nous trouvons trois annelets. Devinette : à qui sont ces annelets ? Sont-ce ceux de Buzic, sr de Kerdaoulas sur la trève de Saint-Urbain, paroisse de Dirinon  : Pol de Courcy signale ancienne extinction, fondu dans Goëbriand. Ecartelé aux 1,4 d'or au léopard de gueules qui est Névet, au 2,3 de gueules à six annelets d'argent, qui est Buzic. Voir Tudchentil.

    Je trouve mieux avec les  Kerguern , sr dudit lieu, paroisse de Dirinon, évêché de Cornouailles. D'azur à trois annelets d'argent. (Guy le Borgne.) Fondu au XVe siècle dans Lanvilliau, puis Tréanna. Or, quelles sont les armoiries de Tréanna ? D'argent, à la macle d'azur. Ah ah !

    J'ai rencontré jadis un Yves de Tréanna, lors de ma visite des vitraux de la cathédrale de Quimper : il résidait en baie 106  et m'avait raconté qu'il avait été sénéchal de Daoulas, seigneur de Kervern et époux d' Amou (ou Amice) de Kerbescat vers 1420. Il vivait  au manoir de Tréanna-Kervern, en Dirinon, lequel sera  la résidence des Sénéchaux de Daoulas  jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Par exemple, son descendant Guyaumarch de Tréanna, seigneur de Kervern, sénéchal de Daoulas y vivait en 1529. Voir la Réformation de 1668 sur Tudchentil  et le document de 1535:

    "ladite terre de Kervern a le droit prohibitif et que le proprietaire d’icelle etoit senechal feodé de ladite juridiction de Daoulas, et que ce droit avoit eté autrefois concedé au seigneur proprietaire de ladite maison de Kervern, par le seigneur comte de Leon, lors seigneur de ladite juridiction de Daoulas, il y a 400 ans ou environ, et que cette maison et terre de Kervern etoit venue à la famille de Treanna par le mariage de dame Amou de Kerbescat, heritiere de ladite terre de Kervern, avec messire Yves de Treanna, qui etoit le bisayeul dudit Guillaume ; ladite information en date du dernier Decembre 1535, signee et garantie par original".

    La lignée depuis cet Yves de Tréanna fut :

    • Olivier de Tréanna / Catherine de Guisiau
    • Guyomar de Tréanna / Alice du Louet.
    • Guillaume de Tréanna /1502 Catherine de Lanvilliau
    • Yves de Tréanna vivant en 1544/ Jeanne de Coatnezre : cet  Yves de Tréanna me reçut en baie 112 de la cathédrale.
    • Jacques de Tréanna / Péronnelle Simon
    • Guillaume de Tréanna / Bonaventure de Saluden
    • Guillaume de Tréanna / 1622 Françoise de Visdelou de la Gourblay.
     

    Au total, ce blason datant de 1529  ne date  pas de l'alliance Yves de Tréanna/ Amou de Kerbescat mais honorerait cette alliance et témoignerait de droits ou d'une donation de Guillaume de Tréanna, seigneur de Kerguern et sénéchal féodé de Daoulas. Ou de son fils.

     

     

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    Blason Tréanna/ Kerguern, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Blason Tréanna/ Kerguern, sablière n°5, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La sablière n° 7. Armoiries de Guy  Maufuric tenues par deux léopards à queue trifide.

    Les deux léopards (en terme d'héraldique) tiennent un blason dans lequel un chevron séparent trois oiseaux ressemblant peu ou prou à des hirondelles. On y reconnaît les armoiries au chevron d'argent accompagné de trois oiseaux de mer de même, celle de Guyomarc'h  Maufuric, qui fut abbé de Daoulas de 1441 à 1467, date où il résigna sa charge avant sa mort en 1468. Le blason est surmonté d'une crosse (ou d'une mitre ?)

    Le Nobiliaire de Pol de Courcy indique :

    MAUFURIC , sr de Lezuzan et de Keramborgne, par. de Dirinon. Réf. et montres de 1426 à 1481, dite par., év. de Cornouailles. D'azur au chevron d'argent, accomp. de trois huppes ou palles (oiseaux de mer) de même. Guy, abbé de Daoulas, t 1468.

    La graphie MAUFURIC est attestée dans un document en latin cité par P-H Morice, la Fondation des Cordeliers de Landerneau de 1488 par Jean II de Rohan. Mais dans la même Histoire ecclésiastique de P-H. Morice, on lit aussi MANFURIC.

    J'ai rencontré ces armes :

    Jean-Luc Deuffic les signale ailleurs sur la charpente de l'église, où je vais bientôt les découvrir. Selon cet auteur,

    "...l'abbé Guyomarc'h Maufuric, issu d'une importante famille locale, attestée anciennement à Lezuzan (Dirinon), était licencié en droit canon. Il fut chargé en 1450 de défendre les biens du cardinal Alain de Coëtivy, évêque d'Avignon, dans la province de Tours. Pour ces services le cardinal lui accorda, le 12 avril 1456, le droit et la faculté de porter la mitre et les ornements pontificaux. "

     

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    Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Maufuric, Sablière n° 10,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Maufuric, Sablière n° 10, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La sablière n° 9. Un renard volant une poule face à un lion.

    Le renard emportant une poule est un grand classique des sablières.

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    Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Renard emportant une poule, face à un lion. Sablière n° 9, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

     

     

    Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Manfuric, Sablière n° 10,  1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de l'abbé Guyomarc'h Manfuric, Sablière n° 10, 1529, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    II. LES CLEFS DE LA VOÛTE.

    Dans ma présentation, j'ai dis que la voûte lambrissée à 8 entraits comptait 27 clefs de voûte , dont certaines armoriées. Dans la description que donne Dom Pinson au XVIIe siècle, on lit page 328 de la transcription de Peyron:

     

    "A la voûte du sanctuaire, il faut encore considérer plusieurs armes considérables et premièrement celles de Bretagne, parti de Bretagne et de France, parti de Rohan et de Bretagne, de Léon, de Vitré, de Rosnivinen, de Tréanna, de Kerverne, parti de Kervern et Tréanna, parti de Tréanna et de Kerverne, de Rosmadec surmonté de la crosse abbatiale. ..."Autre écu surmonté de la crosse abbatiale je crois de Léon, de gueules à six besants d'argent 3, 2, 1, qui est Buzic, Kerdaoulas et les armes de l'abbé de Manfuric surmontées de la crosse." (Dom Pinson)"(Dom Pinson)

    • Bretagne : d'hermines plain
    • France : d'azur à trois fleurs de lis d'or
    • parti de Bretagne et de France : en 1, d'hermines plain ; en 2 d'azur à trois fleurs de lis d'or : Jeanne de France épousa en 1396 le duc Jean V. Peut se référer à Anne de Bretagne.
    • parti de Rohan et de Bretagne : en 1, de gueules à neuf macles d'or et en 2, d'hermines plain. Armes d'Alain IX, vicomte de Rohan et de Léon, décédé à 80 ans le 20 mars 1462, et de Marguerite de Bretagne, dame de Guillac, fille du duc Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre, morte en avril 1428, .
    • Léon : d'or au lion morné de sable
    • Vitré : de gueules au lion d'argent
    • Rosnivinen : d'or à la hure de sanglier de sable arachée, et armée de gueule bordée, et engrellée de mesme
    • de Tréanna : d'argent à une macle d'azur.
    • De Kerverne ou Kerguern : d'azur aux trois annelets d'argent
    • Parti de Kervern et de Tréanna : en 1, d'azur aux trois annelets d'argent et en 2 d'argent à une macle d'azur.
    • Rosmadec : palé d'argent et d'azur de six pièces. Surmonté d'une crosse ("abbatiale" ??), il renvoie à Bertrand de Rosmadec, évêque de Cornouailles de 1416 à 1444. 

     

     

    Pour nous aider, nous pouvons aussi tenir compte des armoiries de la maîtresse-vitre : elles comportaient selon don Minson les armes "de France-Bretagne, Bretagne-Pont-l’Abbé, de Rohan, de Vitré, de Rohan-Bretagne, de Rohan-Vitré, de Léon, de Léon-d’Avaugour, de Léon-de Rohan, de du Chastel, de Manfuric-Lezuzan surmonté de la crosse de l’abbé Manfuric, de l’abbé Jégou, de Lezuzan-Guarlot Rosmadec, de Rosniven, Manfuric Lezuzan-du Chastel, de l’abbé Guerrault, de Manfuric Lezuzan-Kergouarn, de Manfuric Lezuzan-Huon, Manfuric Lezuzan-Rosmadec, de l’abbé Petit, de Kervain, de Trefilis, de Rouazle, de Keroullé, de Guerrault, soit trente armoiries."

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    Je les numéroterai cette fois-ci du chœur vers le fond de la nef :

    1 : ange ? présentant un phylactère. Contre le mur diaphragme.

    2. Ange portant la couronne d'épines.

    3. Ange présentant les armes des Rohan.

    4. Fleuron.

    5. Ange présentant les armoiries épiscopales de Claude de Rohan.

    6. Homme sauvage présentant les armoiries avec un lion.

    7. Deux anges présentant les armoiries abbatiales (mitre et crosse) avec un lion.

    8. Fleuron à "pomme de pin"

    9. Ange présentant les armoiries écartelées 

    10. Ange présentant les armoiries abbatiales de Guy Maufuric.

    11. Homme sauvage soulevant sa tunique comme une banderole.

    12. Fleuron.

    13. Ange présentant un phylactère.

    14. Fleuron.

    15. Fleuron.

    16. Ange présentant un phylactère.

    17. Fleuron.

    18. Fleuron "pomme de pin".

    19. Ange présentant un phylactère.

    20. Fleuron.

    21. Fleuron à huit pétales.

    22. Fleuron au centre carré.

    23. Ange présentant un phylactère.

    24. Homme sauvage relevant sa tunique et laissant pendre un objet.

    25. Fleuron "pomme de pin".

    26. Fleuron carré.

    27. Visage. 

     

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    La voûte lambrissée de la nef,  ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    La voûte lambrissée de la nef, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

     

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    2. Ange tenant la couronne d'épines.

    Ange à la chevelure crêpée soigneusement peignée en deux masses latérales, habillé d'une tunique plissée, bouffante au dessus de la ceinture (cette tunique apparaissant à travers la couronne). Longues ailes bien visibles. 

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    Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant la couronne d'épines, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    3. Ange présentant les armes des Rohan à neuf macles.

    L' ange (ou du moins le jeune homme aux allures de page ou la jeune femme au décolleté arrondi), aux cheveux bouclés, a la tête posée sur un coussin orné de macles. 

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    Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries des Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    5. Ange aptère ou jeune homme présentant un blason aux armes aux neuf macles des Rohan surmonté d'une crosse et d'une mitre.

    On peut l'attribuer à Claude de Rohan, évêque de Quimper de 1501 à 1540 et abbé de Daoulas, mais dont la simplicité d'esprit imposa qu'il fut remplacé dans ses fonctions d'évêque et d'abbé par Jean du Largez

    : Jean du Largez, abbé de Daoulas 1502 - 1519, était originaire de Botlézan, évêché de Tréguier. En 1505, il est aussi nommé évêque suffragant de Quimper (administrant le diocèse à la place de Claude de Rohan, l'évêque titulaire évêque de Cornouaille de 1501 à sa mort en 1540. , simple d'esprit) et en 1515 évêque de Vannes. Il démissionne en 1519 et meurt à l'abbaye de Daoulas le 5 juin 1533. Le 8 juin 1505, il est nommé avec une pension de 200 livres « évêque suffragant » de Cornouaille afin d'exercer les fonctions épiscopales pour le compte de Claude de Rohan, l'évêque en titre depuis 1501, qui, du fait de son incapacité, ne sera sacré que le 6 avril 1510 et ne prendra officiellement possession de son siège que le 6 juin 1518.

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    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Claude de Rohan, évêque de Quimper et abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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     6. Le lion morné.  Blason tenu par les deux bras d'un homme sauvage barbu.

    Le lion n'a ni langue, ni griffe ni sexe : il est morné. C'est le lion des seigneurs de Léon, et non celui de Vitré ou de Pont-l'Abbé.

    La présentation d'armoiries par un couple d'hommes sauvages est ancienne.

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    Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Homme sauvage présentant les armoiries des seigneurs du Léon. clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    7 .  Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné .

    La tête de ce lion se détache sur une bande horizontale. 

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    Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Deux anges présentant un blason abbatial (mitre et crosse) au  lion morné ; clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    9. Jeune homme présentant un blason écartelé aux léopards, aux hermines et fleurs de lis.

    On peut le blasonner approximativement  comme écartelé en 1 et 4 au léopard, en 2 et 3 à six hermines, au chef chargé de trois fleur de lis : 

    Je retrouve le léopard à queue fourchue de la sablière 9 : faut-il y voir les armes des  Vicomtes du Faou d'azur au léopard d'or ? Certesle territoire qui forme aujourd'hui la commune de Daoulas appartenait aux seigneurs du Faou .

    Mes recherches me conduisent aussi aux armoiries de Quellenec de Colledo "d'argent, à six hermines de sable; au chef de gueules, chargé de trois fleurs de lis d'or" http://marikavel.com/blasons/fleur-de-lys.htm

     

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    Clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    10. Ange présentant les armoiries de l'abbé Guy Maufuric de Lezuzan

    Au niveau du septième entrait, avant la sablière n°7 qui porte aussi les armes de cet abbé. Cf supra.

    Comme l'ange s'enroule autour de la clef et que la septième poutre gêne le spectateur, il faut deux clichés pour voir d'une part la tête de l'ange et ses mains, la mitre, la crosse et la partie supérieure du blason, d'autre part le blason en entier, au chevron et aux trois oiseaux. 

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    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Armoiries de Guy Maufuric abbé de Daoulas, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    11. Un homme sauvage seulement drapé par une banderole  révèle sans pudeur son anatomie. Ou : sauvage pissant sur les fidèles. 

    Heureusement, la voûte est haute et, jadis, les projecteurs actuels n'étaient pas installés. Heureusement aussi, personne ne remarque ce détail riquiqui. 

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    Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Homme sauvage se cachant mal derrière son phylactère, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Un ange bien déchu,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Un ange bien déchu, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

     

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    13. Ange tenant un phylactère muet.

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    Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    16. Ange tenant un phylactère muet.

     

    Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    18 Fleuron en  "pomme de pin".

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     clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Un autre motif floral.

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     clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    19. Ange tenant un phylactère.

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    Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant un phylactère muet,  clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Ange tenant un phylactère muet, clef de la voûte de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    24. Homme déféquant.

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    Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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    27. Visage.

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    Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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    AUTRES SCULPTURES DE L'ÉGLISE.

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    LE CRUCIFIX.

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    Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Crucifix du coté sud de la nef de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Sébastien.

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    Les sablières de l'ancienne abbatiale de Daoulas : inscription de 1529, blasons armoriés et scènes animalières

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    Saint Laurent.

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    Statue de saint Laurent, coté sud  du chœur de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de saint Laurent, coté sud du chœur de l'ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La Vierge à l'Enfant.

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    Vierge à l'Enfant, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Vierge à l'Enfant, ancienne abbatiale Notre-Dame, Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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     SOURCES ET LIENS.

     

    — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

    https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

    — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

    — CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère(125, p. 148-149)

    — CROGUENNEC (André) Le vitrail de l'église Saint-Yves à La Roche-Maurice http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/vitrail-lr.htm

    — CROGUENNEC (André), Le moulin de Brézal, 

    http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm

    — COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

    — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

     

    DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

    DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

    https://fr-fr.facebook.com/Notre-Dame-de-Daoulas-une-abbaye-entre-L%C3%A9on-et-Cornouaille-824697447594776/

    DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

    http://daoulas.blogspot.fr/

    DEUFFIC (Jean-Luc)  2011, Enquête sur les sénéchaux féodés de Daoulas (1535-1536), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère pages 307-333.

    — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

     — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

    http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

    LEVOT (P.), "Daoulas et son abbaye", dans B.S.A.B., 1875-76,p.113-190.

    PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

    — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897,"L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 319-350 et 425-440.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f443.vertical.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

     

     — Le manoir de Kervern-Tréanna : l'inventaire de 1579

    https://www.facebook.com/notes/notre-dame-de-daoulas-une-abbaye-entre-l%C3%A9on-et-cornouaille/le-manoir-de-kervern-tr%C3%A9anna-dirinon-inventaire-de-1579/1405650816166100

    — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

    — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

     

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    Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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    11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 14:51

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    I. Gargouille du cimetière : homme vomissant.

    Il pourrait servir de mascotte à l'abbaye et saluer les visiteurs, s'il ne passait pas si facilement inaperçu, menacé par un lierre envahissant dont il m'a fallu le déshabiller. 

    Vu de profil, dans sa tenue camouflée de lichens incrustants grisâtres, nous ne l'identifions pas ; et c'est de face  que nous le saluerons.

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    Gargouille du cimetière de  l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant.  Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Gargouille du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Môssieur Bourses Garnies.Dans cette vue en contre-plongée à laquelle les gouttières sont vouées, nous découvrons un homme à genoux, penché en avant et élargissant sa bouche dans les hoquets des  vomissements. Ainsi sommes-nous mis en garde contre les désagréments de l'Intempérance, des excès de boisson et de la bonne chère. Ses yeux globuleux montrent aussi sa tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre, bien que, coté ventre ou plutôt bas-ventre, il ne répugne pas à exhiber ses avantages. Et il ne manque pas tout à fait de jugeote, puisqu'il a pris la précaution de ceindre ses reins d'une solide corde afin de ne pas "se faire péter la sous-ventrière".

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    Gargouille du cimetière de  l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant.  Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Gargouille du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Gargouille du cimetière de  l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant.  Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Gargouille du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Cette ceinture lui sert aussi à maintenir, au dessus de sa poche droite, sa gourde en forme de coloquinte, et à gauche, un étui oblong contenant sans-doute son couteau (cercle rouge sur l'image) : à boire et à manger . 

    Je ne décrirai pas sa chupenn aux quatre boutons ronds, et ne dirai mot de ses brais.

     

    Gargouille du cimetière de  l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant : détail de la gourde.  Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Gargouille du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant : détail de la gourde. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Gargouille du cimetière de  l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant : détail de l'étui de couteau.  Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Gargouille du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas : homme vomissant : détail de l'étui de couteau. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    RENTRONS DANS L'ÉGLISE.

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    II. STATUE DE SAINT JEAN-BAPTISTE. Kersanton, Maître du Folgoët (1423-1468). Traces de polychromie ocre.

    Cette statue occupe l'angle nord-ouest de l'église, derrière les fonts baptismaux, dans un emplacement assez obscure et peu accessible (derrière la clôture des fonds par une balustrade), à coté d'une autre statue posée au sol. Provenant de la chapelle Sainte-Pétronille du manoir de Kervern-Tréanna, ancienne demeure des sénéchaux de Daoulas, elle a été donnée à l'ancienne abbatiale en 1957. Elle a été attribuée par Emmanuelle Le Seac'h au Maître de l'atelier ducal du Folgoët (1423-1468), et elle peut être rapprochée de la statue de Jean-Baptiste que j'ai décrite dans mon article sur les sculptures de la Basilique du Folgoët. Son ancienneté, son intérêt dans la connaissance de la stylistique du premier atelier de sculpture du kersanton en Basse-Bretagne, aurait pu inciter les décideurs à lui réserver un meilleur sort, mais c'est telle que je l'ai découverte, et avec sa poussière, que je l'ai photographiée. L'emplacement dans la clôture des fonts baptismaux est par contre, parfaitement logique pour celui qui a baptisé le Christ.

     

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    Les fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Les fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La tête inclinée sur la gauche (comme au Folgoët), il désigne de l'index l'agneau qu'il tient sur le bras gauche, mettant ainsi en scène la phrase fameuse de l'évangile de Jean : Altera die videt Iohannes Iesum venientem ad se et ait Ecce agnus dei, qui tollit peccatum mundi  , "Le lendemain, Jean vit Jésus venant à lui, et il dit : —Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde— ".

    Au Folgoët, Jean-Baptiste tenait l'agneau sur un livre ; et ici, c'est peut-être le cas aussi, si on imagine que le support placé sous le manteau n'est pas le bras du saint, mais un livre.

    Comparez avec son homologue du Folgoët :

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    Selon Le Seac'h, à Daoulas, le saint est vêtu d'une tunique qui découvre les jambes nues, et d'un manteau drapé sur les épaules, dont la manche du pan droit est rabattue. Mais je ne devine cette tunique de poils de chameaux (Matthieu 3:4  vestimentum de pilis camelorum) que dans l'entrebaillement du manteau, sous la barbe. Par contre, les plis en  tuyau, en accordéon ou en pyramide descendant sous le bras gauche avant de s'épanouir en un méandre de volutes sont ceux qui se rencontrent de façon presque caractéristique au Folgoët, soit dans la statue de Jean l'évangéliste de la chapelle de Coëtivy, soit dans celle des apôtres du Porche.  

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    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Les cheveux sont longs, disposés en trois mèches redressées en houppe sur le haut du large front, et s'étalant en mèches ondulantes sur les épaules. La barbe déploie, à partir des narines et des joues, d'épaisses mèches bouclées. 

    Son visage est semblable à la grande statuaire du Folgoët. Le sillon naso-génien est marqué. Les deux paupières des yeux en amande sont soigneusement sculptés. L'ovale du visage est creusé au niveau des joues, manière du premier Maître du Folgoët de 1423 comme pour les Mages de l'Adoration ou pour le duc Jean V de Quimperlé. (d'après Le Seac'h p. 77)

     

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Notez la polychromie, avec des ocres jaunes et rouges, mais aussi de minuscules parcelles dorées (flèches) , qui font rêver de la splendeur perdue.

     

    Traces de polychromie, Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Traces de polychromie, Statue de Jean-Baptiste, kersanton, vers 1423-1468, Maître du Folgoët, angle nord-ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    III. Statue d'un évêque ou d'un abbé. Kersanton. Non daté.

    La crosse et le bras droit sont brisés. Le personnage porte la tonsure en couronne. Sa mitre est particulière, Elle est droite ou très peu évasée, presque cylindrique, sans ornementation de broderie ou de pierreries, et ses cornes en bec sont très hautes et peu profondes. Les fanons ne sont pas visibles. On la comparera à la mitre de l'abbé Jégou, à suivre. 

    Il est vêtu d'une cotte longue, d'un surplis (surcot) et d'une chasuble. Le cou est protégé par l'amict fendu par devant. 

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    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest  des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest  des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    On notera la présence du sudarium, le tissu par lequel l'abbé tient la crosse pour ne pas l'abîmer par sa transpiration.

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    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest  des  fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue d'un évêque ou d'un abbé, kersanton, mur ouest des fonts baptismaux, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    La plaque tombale de Charles Jégou, abbé de 1520 à 1535.

    Elle occupe le fond de l'église, à droite (angle sud-ouest), et a été fixée au mur du pignon avec une traduction de  son inscription " Ci-gît le frère Charles Jégou, abbé de ce monastère de Daoulas. Il acquit des biens assez nombreux et fit faire beaucoup de constructions. Il dirigea le monastère selon les lois de l'Eglise pendant 15 ans. Il mourut le 10ème jour du mois de janvier de l'année du Seigneur 1535 ".

    Charles Jégou, originaire, sans doute, de Quimper, où il possédait plusieurs maisons, rue de la Vigne, et des propriétés en Kerfeunteun, fut  recteur en 1498 de Tréoultré-Penmarch  dont il fit reconstruire la tour, puis il fut le dix-neuvième abbé de l'abbatiale Notre-Dame Daoulas (1520-1535) depuis Rivallon en 1130. Il fit reconstruire entièrement le chœur et le transept  et fit d'importantes restaurations au niveau de la charpente. A cet effet, il renouvela, en 1529, la sablière, en faisant appel à un sculpteur, probablement léonard, nommé Olivier Garic (ou Garric) que nous fait connaître cette inscription : "L’abbe Charles fit en son temps ce bois de ceans lan mil V cents avecq(ue) XX comprins IX ans par O Garic et ses aidans". (voir l'article suivant décrivant les sablières).
    Cet  artisan a également laissé son nom  
    à Pont-Christ, Plouvénenter,  sur une belle pierre de kersanton du moulin de Brezal,  qu'il sculpta en 1520. (d'après le site facebook de Jean-Luc Deuffic).

    A Penmarc'h, l'abbé Jégou, alors recteur, fit inscrire en 1508 sur le porche sud de son église de Tréoultré ces mots : 

    Ce jour sainct rené, l'an mil CCCC VIII fut fondé ceste église et la tour e[n] lan Mvc neuff dõt estoit recteur K[arioluos] Iegou.

    Il fut aussi chanoine de la collégiale Saint-Trémeur à Carhaix-Plouguer et recteur de Plouguer en Carhaix (en cumul avec Tréoultré)

     

    L'ancienne église abbatiale de Notre-Dame de Daoulas possédait un superbe chœur gothique  qui a été démoli au XIXe siècle. L'église a ainsi perdu sa maîtresse vitre, (l'un des plus beaux vitraux de Basse-Bretagne, dont il ne nous reste que la description), et une quarantaine de tombes armoriées ; gisants en bronze, en pierre; tables de cuivre ou en Kersanton.

    "Les tombeaux de plusieurs d'entre eux se voyaient dans l'église avant les dévastations de 1793. Les principaux étaient:

    1° Celui de Guillaume le Lay, mort en I502; il se trouvait dans le chœur et était surmonté de la statue couchée et en cuivre émaillé de cet abbé. On y lisait cette inscription en lettres capitales gothiques:

    Hic :jacet : frater : Guillelmus : le Lay : abbas: hujus : monasterii : de : Daoulas : qui : rexit : illud: annis : XXXV: et : restauravit: ac : acquisivit : ei: plura : bona : obiit: autem : die : XXIII: rnensis: junii: anno : Domini 1502.

    2°) Celui de Charles Jegou : cf.

    3° La tombe plate de Jean du Largez ( famille encore existante ) était aussi devant le maître-autel, avec cette épitaphe en lettres gothiques carrées:

    Hic jacet. frater. Joannes. du. Largez. Episcopus. avennensis et abbas hujus rnonasterii. eidem. multa. acquirens. bona honorificè illud rexit XX annos. obiit sextaluce novembris. anno M. CCCCC. XXXIII. anima, ejus. requiescat, in. pace. Amen.

    4° La sépulture de René du Louet, encore devant le maître-autel, était un sarcophage élevé orné de la statue de cet abbé, mort en 1598. On y lisait cette inscription en lettres majuscules romaines:

    Hic jacet frater Renatvs dv Lovet, abbas hvjvs cœnobii de Daovlas, qvi qvidem acqvisivit ei Silvam de Daovlas et plvra alla bona, et rexit Ulvd annis sex decim. obiit avtem 12 jvlii anno 1598 cvjvs animi pace frvatvr." (Chevalier de Fréminville, 1835)

    Seule ne subsiste aujourd'hui que la pierre tombale de l'abbé Charles Jégou, qui se trouvait jadis entre la clôture du chœur et la première marche de l'autel.

    Papillons.

    Je regrette, après avoir écrit tant d'articles sur la zoonymie et la symbolique des papillons, de ne pas pouvoir admirer ici  le blason de la famille Jégou. De gueules, au chevron d'argent accompagné de trois papillons de même !  Voilà qui a de la gueule !  Je l'ai omis dans mon article Les papillons dans l'héraldique. Dans le Dictionnaire héraldique de Bretagne, Pol de Courcy donne 9 familles bretonnes qui portent un ou plusieurs papillons dans leurs armes : Barrin à trois papillons d'or ; Cassart, deux p. de sable, surmontant ; Chemillé, papelloné d'or et de gueules ; Coëtriou, un p. de gueules, accompagnant ;  Drouallen, trois p. de sable ; Gillot, trois p. d'azur, alias d'or ; Jégou ; Mauvy, papeloné de gueules et d'hermines ; et Menez, aux trois papillons d'argent.

    Dans son Nobiliaire de Bretagne, le même Pol de Courcy ne fournit, pour cette famille Jégou, que le seul exemple de Charles, abbé de Daoulas. Mais étaient-ce des armes familiales ? 

    J'en trouve une illustration sur le site de l'encyclopédie Marikavel : 

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    Sur la plaque tombale, je finis par discerner assez nettement le chevron. 

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    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Plaque tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Plaque tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    L'inscription.

    Elle a été déchiffrée par différents auteurs. Ma leçon est la suivante (en tenant compte des tildes):

    HIC : IACET : FRATER : CHAROLUS : IEGOU : ABBAS :  HUIUS MONASTERII: DEDOULAS : ET ACQUISIVIT : PLURA : BONA : ET FECIT MULTA : EDIFICIA : ET REXIT CàP[ER] XV. ANNOS. OBIIT. DIE DECIMA MENSIS JANUARII : A : D : M. Vc. XXXV

    Si on compare ce texte à celui des plaques des autres abbés (supra), on constate que sa rédaction est stéréotypée et obéit à un modèle, une épitaphe gravée sur la bordure, avec  son incipit Hic jacet Frater, et sa finale obiit anno domino .... C'est celle des tombes des moines de diverses abbatiales, comme celle de ce bénédictin, Jean de Corrobert, à Saint-Claude (Jura) en 1400. Ce modèle est attesté dès le XIVe siècle (en 1318 à l'abbaye de Maillezais

    Le premier auteur qui recopia cette inscription en 1696 fut Louis Pinson, chanoine de Daoulas, qui est cité dans le texte suivant, du chanoine Peyron (1897) : 

    "[Charles Jégou] fut enterré devant le maître autel sous « une grande pierre de cinq pieds de long sur deux et demy de large, sur laquelle, est représenté au milieu un écusson de gueullle au chevron d'argent aux trois papillons de même, l'écu surmonté de la mitre et la crosse passant derrière l'écu tout du long de la pierre et autour est écrit : Hic jacet frater Carolus Jegou, abbas hujus monasterii de Daoulas et acquisivit ei plura bona et ei fecit multa aedificia et rexit per 15 annos obbiit die decima januari 1535 ".

    "Cette tombe existe encore telle qu'elle est décrite ci-dessus par l'historien de l'abbaye [Pinson], sauf que l'écusson est martelé, et qu'au lieu d'être dans l'église elle est dans la partie du cimetière, occupée autrefois par le chevet de l'église, mais non cependant dans sa place primitive au milieu du chœur. Voici exactement l'inscription qui se lit autour de la pierre :

    HIC : JACET : FRATER : CHAROLVS : JEGOV : ABBAS : HVIVS : MONASTERII : DE DAVLAS : ET ACQVISIVIT : PLVRA : BONA : ET FECIT : MVLTA EDIFICIA : ET REXIT : Cà P XV ANOS : OBIITT DIE DECIA MEN JANVARII : A : D : MVcXXXV :

    "Comme on peut le voir, la lecture de l'inscription est assez facile si ce n'est peut-être pour les deux lettres CÃ [les lettres CA sont surlignées par un trait horizontal] qui suivent le mot rexit, notre auteur tranche la difficulté en ne le traduisant pas, l'abbé Trévaux lit eam, mais outre que le C est très bien formé, on ne voit guère à quel mot se rapporterait ce pronom féminin car plus haut il est question non de l'abbaye, mais du monastère, aussi les notaires lisent dans leur procès-verbal de 1645 « rexit monasterium quindecim annis ». Pour être logique, cette lecture n'en est pas plus exacte, car le CÃ surmonté d'une abbréviation est parfaitement lisible, aussi nous rangeons-nous facilement à la lecture proposée par M. de Courcy, qui lit canonice, sauf à y voir une sorte de protestation discrète contre les soupçons d'irrégularité qui avaient entaché l'élection à la dignité abbatiale."

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f290.image.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    Malgré ce souci de rigueur, Paul Peyron commet une erreur en lisant DEDAVLAS  au lieu de DEDOULAS, et en plaçant des V pour transcrire les U minuscules. D'autre part, il lit  MEN au lieu de ME~SIS que je transcris comme MENSIS, "mois".

    La transcription de Dom Pinson a été  Dom Taillandier en 1756, puis par le chevalier de Fréminville en 1835. 

    Le chanoine Abgrall, le premier auteur à dresser un relevé épigraphique du Finistère, en donne un texte qui comporte à nouveau la leçon DE DAVLAS au lieu de DEDOULAS

    La leçon de Jean-Luc Deuffic est la plus fidèle :  « hic : iacet : frater : charolus : iegou : abbas : huius : monasterii : de doulas : et acquisivit : plura : bona : et : fecit multa edificia : et rexit : ca (=eam) p(er) xv an(n)os obiit die decimo mensis ianuarii a. d. m. v. xxxv.».

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    Mais l'essentiel est aussi d'admirer la beauté de l'épigraphie en lettres minuscules gothiques, et de la comparer aux autres inscriptions lapidaires du Finistère relevées dans ce blog dont voici un petit échantillon:

     

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    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Plaque tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Plaque tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pierre tombale de Charles Jégou, abbé de Daoulas de 1520 à 1535. Angle sud-ouest de l'ancienne abbatiale, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    L'ossuaire.

    a) La porte Renaissance de la façade avec son inscription, et les armoiries martelées de l'abbé René du Louët (1581-1598).

    MEMENTO : LAN : 1589 : MORI : RS : FI:

    Il faut lire ici : "Memento Mori / Respice Finem l'an 1589" (Souvenez-vous des morts / Considérez la fin dernière /   en l'an 1589).

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    Porte de l'ossuaire de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Porte de l'ossuaire de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Chapiteau sculpté d'une tête et d'une feuille, ossuaire de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Chapiteau sculpté d'une tête et d'une feuille, ossuaire de Daoulas. Photographie lavieb-aile juin 2017.

    Maison ancienne, Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Maison ancienne, Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Crossette sur une maison ancienne, Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Crossette sur une maison ancienne, Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    LA PORTE DE LA CHAPELLE SAINTE-ANNE (1667).

    Voir mon article de 2012 La chapelle Sainte-Anne à Daoulas, et le retable de Sainte Anne trinitaire.

    "La porte, de style classique et datée 1667, est encadrée de quatre colonnes corinthiennes soutenant un entablement surmonté d'un grand gable orné d'une niche. Celle-ci abrite une statue de sainte Anne ; les niches entre les colonnes renferment, elles, les statues, également en kersanton, de saint Joseph et de saint Joachim." (R. Couffon 1988)

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    Chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Sainte Anne éducatrice. Kersanton, 1667.

     

    Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbatiale de Daoulas. III. Quelques œuvres de l'église, de l'ossuaire ou de la chapelle Sainte-Anne.

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    Chérubin de gauche. 

     

    Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbatiale de Daoulas. III. Quelques œuvres de l'église, de l'ossuaire ou de la chapelle Sainte-Anne.

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    Chérubin de droite. 

    Chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Joseph et son bâton fleuri.

    La floraison de cette baguette est le signe de son élection miraculeuse comme époux de la Vierge, selon l'apocryphe de Jean ou la Légende Dorée du XIIIe siècle. 

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    Saint Joseph, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Joseph, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Joseph, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Joseph, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Joachim, mari de sainte Anne et père de la Vierge.

    Il est représenté tenant son bâton, signe de son âge, ou de sa vie de propriétaire de troupeau, et qui répond symétriquement à la verge de Joseph. Et il est coiffé d'un bonnet rond portant au dessus du front un bijou à quadrilobe : cette coiffure cherche peut-être à souligner que Joachim est un notable Juif.

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    Saint Joachim, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Joachim, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Joachim, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Saint Joachim, chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Chronogramme 1621 sur le clocher.

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    Clocher de la chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

    Clocher de la chapelle Sainte-Anne de Daoulas , photographie lavieb-aile juin 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

     

    ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

    https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1913.pdf

     — BAULIEU (Michèle), BAYLÉ ((Jeanne), 1973," La mitre épiscopale en France : des origines à la fin du XVe siècle", extrait de Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques. Fasc. A,  1 vol. (p.[41]-97) ; 26 cm. 

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62529335/f101.image.r=mitre%20%C3%A9piscopale

    CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

    CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère(125, p. 148-149)

    COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

    COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

     

    — DEUFFIC (Jean-Luc), « Les documents nécrologiques de l’abbaye Notre-Dame de Daoulas », dans Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. 106, 1978, p. 83-102 ; 107, 1979, p. 103-148.

    — DEUFFIC (Jean-Luc), site facebook Notre-Dame de Daoulas une abbaye entre Léon et Cornouaille 

    https://fr-fr.facebook.com/Notre-Dame-de-Daoulas-une-abbaye-entre-L%C3%A9on-et-Cornouaille-824697447594776/

    — DEUFFIC (Jean-Luc) Daoulas entre Léon et Cornouaille 

    http://daoulas.blogspot.fr/

    LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

     

    — LEON (Anne), 1995, Etude documentaire, in Michel Baillieu,  Les Fouilles de l'abbaye de Daoulas, DRAC Bretagne RAPO1289

    http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/pdf/fichiers/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b/958389ee9e1c8cab5618a25606fa814b.html?search=

    — LEVOT (P.), "Daoulas et son abbaye", dans B.S.A.B., 1875-76,p.113-190.

    — PEYRON (P.), "L'abbaye de Daoulas d'après 1es mémoires de dom Louis Pinson", dans B.S.A.F., 1897, p.49-50.

    PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine P. ) 1897, "L'abbaye de Daoulas d'après les mémoires de dom Louis Pinson", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 et 425-440.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f156.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.image.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f283.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

    — FAVREAU (Robert), 2005,  Les inscriptions médiévales de Maillezais in L'Abbaye de Maillezais, des moines du marais aux soldats  huguenots, Presses Universitaires de Rennes, p. 121-134

    http://books.openedition.org/pur/18520?lang=fr

    — 

     

    http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

    http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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    6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 21:11

    Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbatiale de Daoulas. II. Le calvaire du cimetière (XVe siècle).

     

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    Voir : 

     

     

     

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    Ce calvaire du XVe siècle, haut de 7,50 m,  est sculpté dans la pierre de kersanton, au dessus d'une base architecturée à pilastres. De bas en haut, nous trouvons le socle à pans coupés, puis le long  fût à pans, portant un croisillon à deux personnages (La Vierge et saint Jean) et enfin  le Crucifix.   Il est décrit par Yves-Pascal Castel dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère sous le numéro 401. 

    http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=daoulas

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    LA FACE OCCIDENTALE.

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Deux anges bouclés et  tenant des phylactères soutiennent les consoles polygonales du  croisillon. La banderole passe de l'un à l'autre en formant au centre un savant entrecroisement de plis. Je peux y voir des anges chanteurs qui lisent leur partition, ou bien imaginer que les phylactères portaient jadis une inscription peinte.

    Entre les deux consoles, un rectangle ne semble pas avoir été martelé ; sans-doute n'a-t-il jamais porté de motifs sculptés.

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Entre la Vierge et saint Jean, deux anges tiennent un calice recueillant le sang des plaies des pieds du Christ, selon un motif très courant sur nos calvaires. Ces anges en aube et amict semblent arriver tout droit des Cieux, le corps horizontal, les reins cambrés, l'aube flottant derrière eux.  

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La Vierge porte un manteau qui lui voile la tête, une guimpe, et une robe plissée. Ses mains sont jointes.

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Saint Jean est reconnaissable à son visage imberbe encadré par des cheveux bouclés, et ses pieds nus comme tout apôtre. Il est vêtu d'une robe aux plis cannelés, serrée par une ceinture, et d'un manteau dont le pan droit croise pour se fixer sous le bras gauche. Il tend la paume droite, et tient un livre, attribut commun aux apôtres, ou propre à l'évangéliste et auteur du Livre de l'Apocalypse. 

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    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    L'ange qui descend des Cieux en tenant le titulus (panneau où sont inscrites les lettres INRI) s'apparente aux anges de sollicitude qui se penchent sur la tête du Crucifié. Comme par exemple sur le calvaire du bourg à Dirinon.

     

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    II. LA FACE ORIENTALE. LA PIETÀ.

    Il s'agit d'une Pietà à quatre personnages, la Vierge tenant le corps de son fils étant encadré par saint Jean et par Marie-Madeleine.

    On la comparera d'abord à la Pietà à deux personnages du Porche des Apôtres.

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    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, “Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

     

    — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

    — CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (125, p. 148-149)

    — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

     

    COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

    — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

    — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine) 1897 Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 et 425-440.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.image.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f283.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

    — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

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    Published by jean-yves cordier - dans Daoulas Calvaires
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    4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 20:20

    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas.  I. Le Porche aux Apôtres (vers 1560-1566).

     

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    Voir sur Daoulas :

     

     

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    Voir les porches du Finistère du XV au XVIIe siècle : 

     

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    PRÉSENTATION.

    Un pêle-mêle de copier-coller.

    L'église abbatiale Notre-Dame (1167) a été restaurée aux XVIe et XIXe siècles. L'édifice primitif a été commencé en 1167 et consacré le 12 septembre 1232. L'église a connu par la suite plusieurs transformations, notamment la reconstruction, entre 1520 et 1535, sous l'abbatiat de Charles Jégou, du transept, d'un clocher et d'un choeur détruits vers 1830. L'église actuelle n'est donc qu'une partie de l'ancien édifice, dont on a supprimé le chœur et le transept sud. Une importante campagne de travaux a été menée jusqu'en 1880 par l'architecte Bigot . Seuls la façade occidentale avec son porche roman, le mur nord et l'intérieur de la nef à sept travées avec bas-côtés subsistent de l'édifice primitif (1167-1173).

    Le porche aux apôtres, édifié pour l'abbé Jean Le Prédour près de transept coté sud, date de 1560 : il a été déplacé en 1880 par l'architecte Bigot à une des extrémité du cimetière, où il sert à la fois d'arc de triomphe et de campanile. A l'intérieur, de chaque côté du porche, sont des niches (séparées par des pilastres et décorées de coquilles et galons plats) contenant les statues des douze Apôtres (la statue de saint Pierre porte la date de 1560). Les arcades datent de 1173-1881. Au revers du porche, se trouvent quelques statues anciennes en kersanton dont saint Riec (1447), la Vierge-Mère, saint Augustin, Annonciation et une Pietà. A noter que saint Riec, fils d'Elorn, seigneur de la Roche-Maurice, fut à Landévennec un des disciples de saint Guénolé.

    En 1867, avant l'intervention de Bigot, Pol de Courcy décrivait ce porche ainsi :

    « Un joli porche de la Renaissance a été ajouté le long du collatéral sud. Son arcade, en anse de panier, est surmontée des armes timbrées d'une crosse de l'abbé Jean Prédour, abbé en 1550 et mort en 1573 ; la Vierge, saint Augustin, un cœur à la main, et deux anges, agenouillés sur des consoles, ornent l'extérieur de ce porche dont les parois intérieures sont garnies de niches contenant les statues des apôtres avec la date de 1566. Les voussures des portes du fond sont remplies de feuilles de vigne ; les colonnes sont cannelées en spirale, et la scène de la Nativité remplit le tympan de l'ogive. Tous ces charmants détails sont exécutés en kersanton»

     

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    I. LA FAÇADE OCCIDENTALE. 

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    La façade ouest est celle qui se présente au visiteur venant de l'extérieur. Celui-ci découvre la grande arcade surbaissée sous laquelle il devra passer, alors que se détache dans l'obscurité du porche les deux portes en anse de panier qui donnent accès au cimetière, mais qui, jadis, ouvraient sur le bas-coté sud de l'église.

    Cette arcade est encadrée successivement, de dedans en dehors,  par des piédroits dépourvus d'ornementation, puis rythmé par deux colonnes jumelles torsadées, par des contreforts accueillant les deux statues d'un groupe de l'Annonciation. Sur les cotés de ces contreforts, il devine deux autres statues placées dans des niches.

    Les piédroits se prolongent par trois voussures où six anges se sont posés, et cette arcade ogivale encadre, dans le  tympan, une Nativité disposée sur trois consoles.

    J'ai ainsi déroulé le programme des sculptures qu'il nous reste à découvrir, en nous rapprochant.  

     

     

    Façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    A. LE TYMPAN.

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    La Nativité.

    Comparer aussi ce tympan avec celui de la Basilique du Folgoët (1423-1433), du  porche sud de La Martyre (1450-1468), par l'atelier du  Folgoët (image lavieb-aile),  et avec celui de Pencran. Le plus petit dénominateur commun de ces Nativités est bien le groupe de l'âne et du bœuf, représentés frontalement, comme s'ils transperçaient la muraille. 

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    Tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Saint Joseph à droite de la crèche.

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    Ce Joseph de Daoulas, assis bien droit, est remarquable par son aspect de riche bourgeois de la seconde moitié du XVIe siècle, avec ses cheveux peignés, sa barbe soignée, son chapeau de feutre typique des années 1560-1580, son manteau soigneusement fermé par une série de boutons, ses manches bouffantes, et le hiératisme de sa posture ou de ses traits. Curieusement (c'est inhabituel pour l'époux de Marie), il tient un livre dans la main gauche. Le bâton tenu dans la main droite est par contre l'un des éléments d'identification. Notez les yeux aux paupières ourlées.

     

    Comparez au Joseph très différent de la Nativité de La Martyre :

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    Saint Joseph, kersanton, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Saint Joseph, kersanton, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Marie est agenouillée devant son enfant.

     

    La Vierge, kersanton,  tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La Vierge, kersanton, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    L'Enfant-Jésus, l'âne et le bœuf.

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    L'Enfant entre deux anges, l'âne et le bœuf, kersanton, vers 1560,  tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    L'Enfant entre deux anges, l'âne et le bœuf, kersanton, vers 1560, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Un examen attentif montre que l'Enfant-Jésus tient dans sa main une sphère (globe terrestre) alors qu'il lève la main droite dans un geste de bénédiction. Il est couché sur la paille, au centre de rayons lumineux stylisés par des lignes triangulaires. Cette représentation n'est pas éloignée de celle de la Nativité du Calvaire monumental de Plougonven sculpté par Bastien et Henry Prigent en 1554, guère plus de dix ans avant ce porche.

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    L'Enfant entre deux anges, kersanton, vers 1560,  tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    L'Enfant entre deux anges, kersanton, vers 1560, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    L'âne et le bœuf sont reliés ensemble par une corde. L'âne porte un licol complet, avec sa têtière derrière les oreilles,  sa frontale ... sur le front, et sa muserolle sur le chanfrein du ... museau. La longe ...longe le coté droit de la tête. Le bœuf ne semble pas avoir besoin de la muserolle.

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    L'âne et le bœuf, kersanton, vers 1560,  tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    L'âne et le bœuf, kersanton, vers 1560, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Console de la crèche de la Nativité.

    Selon Couffon, il s'agit d' "Adam chassé du Paradis". Mais en toute logique, ce sont des anges qui devraient alors se charger de cette sanction, armés de glaives. Ici, nous voyons deux hommes nus, armés de gourdins ; l'homme de gauche nous tire la langue. Quand au personnage central, nu également, barbu, il a la bouche ouverte, sous l'effet du plaisir qu'il se donne. Malgré tout le respect que je dois au lecteur, nous sommes ici dans l'obscène, dans le registre marginal qui est loin d'être rare sur les corniches, les culots, les gargouilles et les crossettes ou sur les miséricordes des stalles, en contrepoint des représentations sacrées. Mais, comme dans La Lettre volée, ce qui devrait nous crever les yeux est escamoté par les parti-pris de notre regard.

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     "Adam chassé du Paradis", kersanton, Console de la crèche de la Nativité,  tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    "Adam chassé du Paradis", kersanton, Console de la crèche de la Nativité, tympan de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    B. LES ANGES DES VOUSSURES DE L'ARCADE.

     

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    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Ange thuriféraire, kersanton,  arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange thuriféraire, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Ange thuriféraire, kersanton,  arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange thuriféraire, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Ange orant, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Anges orants, kersanton,  arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Anges orants, kersanton, arcade ogivale de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    C. LES STATUES DES CONTREFORTS.

    1°) L'ANNONCIATION.

    Ces Annonciations en deux éléments en ronde-bosse, la Vierge d'un coté agenouillée en prière devant un lutrin, avec un lys devant elle, et l'ange Gabriel  , souvent disposés de part et d'autre d'une ouverture, se retrouvent fréquemment dans le Finistère :

    Sur le tympan intérieur du porche de Rumengol.

    Sur l'arc triomphal  de La Martyre 

    De chaque coté de la baie de l'église du Folgoët

    Ici, le même bloc de pierre est taillé pour représenter la Vierge, son lutrin, et le vase avec son lys. La main droite fait un geste de salutation ou d'acceptation, la main gauche tient le livre de prière. Ces parties, comme le buste, la robe et sa ceinture, sont assez grossièrement réalisées. Le visage, carré, est plus fin, avec son front épilé, ses sourcils bien marqués, ses yeux aux paupières ourlées, le nez fin, les lèvres charnues et le petit menton.

    Les cheveux descendent en torsades bouclées de chaque coté avant d'être rassemblées par un bandeau qui passe derrière la nuque, selon cette mode caractéristique dont j'ai mainte fois relevé la présence dans ce blog, sous le quolibet de "chouchou". C'est lui que nous avons déjà remarqué en la Vierge de la Nativité, et que nous retrouverons sur la Vierge à l'Enfant du contrefort droit.

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    La Vierge, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La Vierge, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La Vierge, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La Vierge, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La Vierge,kersanton,  groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La Vierge,kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    L'ange Gabriel, kersanton. 

    Il tient un objet (fleur, phylactère) brisé dans la main gauche. Les caractères stylistiques de l'auteur de la Vierge se retrouvent ici, avec le contraste entre la main droite potelée et la finesse du visage rond, aux narines puissantes, à la bouche charnue, et au regard franc et calme.

    L'ange Gabriel, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    L'ange Gabriel, kersanton, groupe de l'Annonciation, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Culot de la statue précédente, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Culot de la statue précédente, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    2°) LES STATUES LATÉRALES DES CONTREFORTS.

     

    "les contreforts sont ornés de niches aux coquilles Renaissance et gallons enroulés ainsi qu'à Landivisiau." (Couffon)

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    Contrefort gauche : un évêque. Saint Augustin tenant son cœur ? 

    Cette identification est fondée d'une part sur la représentation habituelle d'Augustin, évêque d'Hippone, tenant son cœur enflammé, et d'autre part  sur le fait que le monastère initial de Daoulas a laissé place à  une abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin, fondée vers 1167-1173. 

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    Saint Augustin tenant son cœur, kersanton, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Saint Augustin tenant son cœur, kersanton, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Saint évêque, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Saint évêque, contrefort gauche de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Contrefort droit : la Vierge à l'Enfant.

    La Vierge est couronnée, elle porte le même bandeau de cheveu derrière la nuque que sur les autres statues, elle fait de la main droite un geste bienveillant. La robe, serrée par une ceinture, fait retour sur le bras gauche.

    L'Enfant, assis de profil sur le bras gauche, est représenté en Sauveur, bénissant et tenant un globe. 

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    Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La console : vieillard caressant sa barbe.

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    Vieillard caressant sa barbe, console de la Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Vieillard caressant sa barbe, console de la Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Vieillard caressant sa barbe, console de la Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Vieillard caressant sa barbe, console de la Vierge à l'Enfant, kersanton, contrefort droit de la façade occidentale du Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    II. L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

    Sous le porche, tout est englobé dans une atmosphère grisâtre ou verdâtre, aux formes diluées par l'obscurité : d'où ces photographies approximatives.

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    A. LES APÔTRES.

    Ils tiennent tous un livre (cf le Livre des Apôtres), un phylactère (où était peint l'article du Symbole des Apôtres qui leur est propre), et un attribut. Les statues prennent place dans des niches à coquilles, globalement identiques, au dessus de culots sculptés de motifs floraux, de masques, de personnages, ou d'un ange. Six d'entre elles portent à leur base  un écu, muet. 

    Les six apôtres de droite.

    De gauche à droite : Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Jude Thaddée (lance), ? (bâton de foulon ? hampe ?).

     

     

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    Les six apôtres de droite, Porche des Apôtres, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Les six apôtres de droite, Porche des Apôtres, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Pierre et sa clef. 

    Le chronogramme 1566 est inscrit sur sa base.

    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint André et sa croix en X.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Jacques le Majeur en tenue de pèlerin de Compostelle.

     Notez le baudrier à coquilles, comme au Folgoët.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Jean et la coupe de poison.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Un apôtre tenant une lance : Jude Thaddée ?

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    cinquième apôtre, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    cinquième apôtre, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Un apôtre tenant la hampe d'un attribut. Saint Philippe tenant la croix ?

    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Les six apôtres du coté gauche.

    De gauche à droite :

    Barthélémy (coutelas), Matthieu (balance), Philippe ou Jacques le Mineur (hampe de la croix, ou bâton de foulon), Mathias ou Jude (couteau), Simon (scie), Thomas (équerre). 

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    Les six apôtres de gauche, Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les six apôtres de gauche, Porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Diaporama des six apôtres.

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    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.
    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.
    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.
    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.
    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.
    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Les six apôtres de la gauche du porche, ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Saint Barthélémy avec son coutelas de dépeçage (?).

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Matthieu et sa balance de percepteur d'impôts.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Philippe et sa croix à grande hampe ? Ou saint Jacques le mineur avec son bâton de foulon ?

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Mathias tenant un glaive.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Simon avec sa scie.

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    Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).

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    Saint Thomas et son équerre.

     

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    Saint Thomas.

    Saint Thomas.

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    Le Christ Sauveur. 

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    Dans une niche à coquille exactement semblable à ceux des Apôtres, et sous un dais à fleurons identique mais coiffé d'un écu et et d'une mitre (?), se trouve la statue d'un personnage barbu, la main droite traçant une bénédiction, et la main gauche portant le globe terrestre. Ses pieds sont nus, son genou gauche légèrement fléchi. Comme ses Apôtres, il est vêtu d'une tunique longue, bouffante à la taille, plissée aux manches et sous la ceinture, avec une courte fente sous le col, fermée par un bouton. Son emplacement qui domine les 12 Apôtres, et ses caractéristiques font de lui un Christ Sauveur du Monde.

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    Christ Sauveur, kersanton, v.1560, Porche des Apôtres,Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Christ Sauveur, kersanton, v.1560, Porche des Apôtres,Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    B. Les consoles des statues d'apôtres.

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    L'une des consoles : personnage lissant sa barbe, ou désignant de l'index gauche.

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    Console du porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Console du porche des Apôtres, Abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Autres consoles : masques.

    Notez les paupières ourlées. Le nez est pyramidal, car les ailes narinaires sont généreuses ; les vestibules sont très apparents, comme vus en contre-plongée (dans l'idéal, l'orifice des narines doit être finement visible "à la manière d'une aile de mouette en vol"). 

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    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Ange orant.

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    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Console du porche des Apôtres, ancienne Abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    C. Les piédroits et voussures du porche intérieur.

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    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les animaux de la base des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La vigne  des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La vigne des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La vigne  des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La vigne des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La vigne  des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    La vigne des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les petits vignerons   des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les petits vignerons des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les petits vignerons   des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les petits vignerons des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les petits vignerons   des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Les petits vignerons des piédroits du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Les personnages des sommets des arcs d'ogive.

    Pas faciles à photographier dans l'obscurité, et à contre-jour ! On en trouve trois exemples. Ils ont le visage poupins de jeunes garçons, et tiennent les tiges des rinceaux de vigne, à feuilles trifides. Les sourcils sont marqués, soulignant le volume des paupières aux contours ourlés. Les yeux sont en amande. Les cheveux sont soit bouclés, soit peignés en deux mêches latérales. 

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    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Personnage du sommet des voussures du porche intérieur de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    C. Le bénitier du trumeau. Kersanton.

    Sa cuve à godrons, surmontée d'une partie concave décorée d'une frise de feuilles, ne manque pas de ressemblance avec celle du bénitier du porche de Landivisiau, ou même avec celle du bénitier du porche de La Martyre,par le Maître de Plougastel, ou encore du bénitier de Lampaul-Guimiliau.

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    Porche de landivisiau :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le bénitier (vers 1560) du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Le bénitier (vers 1560) du porche intérieur de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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     III. LA FAÇADE ORIENTALE. 

    Le mur de pierre du XIXe qui forme le revers du porche-clocher est orné de trois sculptures en kersanton posées sur des consoles. .

     

     

     

    Revers  du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Revers du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    La Pietà. Kersanton. 

    C'est à mon sens la plus belle pièce de ce porche.

    Le thème est bien-sûr très fréquent depuis le XIVe siècle dans la sculpture de Basse-Bretagne et le l'ai décrit  :

    Au Folgoët à l'intérieur de la Basilique

    Au Folgoët sur le Calvaire, atelier Prigent, kersanton polychrome, 

    Au Folgoët dans le jardin du Musée,

    A Rumengol, avec saint Jean.

    A Saint-Nic, intérieur de l'église, atelier Prigent, kersanton polychrome, groupe de cinq personnages.

    A Dinéault, sur le Calvaire, atelier Prigent

    A Sizun, sur le pelouse du placître : il s'agit alors d'une Déploration. par G. Palut 1532,

    à Plougonven

    à Saint-Herbot, en tuffeau, avec deux anges

    dans la chapelle Sainte-Anne de Daoulas,

    etc, etc.

    Mais Yves-Pascal Castel en a dressé un inventaire de 200 exemples dans un article mis en ligne sur le site de la Société Archéologique du Finistère : http://patrimoine.dufinistere.org/art2/index.php?art=ypc_pieta

    La Pietà du porche de Daoulas est particulièrement remarquable, mais je n'ai pu en trouver nulle part une description, et elle est absente du remarquable ouvrage d'E. Le Seac'h sur la Sculpture sur pierre en Basse-Bretagne. On ne peut l'attribuer aux deux frères Prigent (pas de larmes visibles), ni à Roland Doré.

    Parmi les Pietà à deux personnages, en kersanton, (ce qui limite considérablement la liste des 200 Piétà finistériennes de Castel), elle se distingue par le voile dessinant un trapèze autour du sommet de la tête, et qui recouvre une petite coiffe, et par l'absence de guimpe, puisque la gorge est nue au dessus d'une encolure arrondie. Le visage grave, hiératique, les yeux en amande mais non ourlés, le nez fin ne s'évasant que pour dessiner la pyramide adoucie des narines pourraient évoquer le style du Maître de Plougastel, actif de 1570 à 1621, mais E. Le Seac'h, qui en a dressé le catalogue, n'en parle pas. Le buste est lisse, le volume de la poitrine est très discret, alors que les manches s'animent de plis ronds et d'un revers sur le poignet, dévoilant — très sagement —une chemise de dentelle. On ne voit pas l'éventuelle ceinture ; la robe va suivre, essentiellement, les volumes des deux genoux, dont le rôle est essentiel puisque ce sont eux qui soutiennent le corps du Christ. Le genou droit est fléchi à angle droit (la Vierge est assise), laissant apparaître la chaussure ; c'est lui qui soutient le tronc et les épaules.  Le genou gauche, reculé et écarté, et donc plus bas, soutient les cuisses. Ainsi, le plissé forme un grand mouvement d'étoffe oblique qui descend vers  les pieds du Fils pour les isoler du sol.

    Le corps du Christ, — visage calme, barbe peignée, moustache bouclée, côtes droites, pagne court noué, plaies peu visibles — forme un arc concave harmonieux, ce qui participe à conférer à la scène une douceur recueillie dépourvue de tout expressionnisme. La Mère tient son fils sous l'épaule droite, alors qu'elle a posé sa main gauche sur l'abdomen.

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    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Pietà, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de saint CLER. Kersanton. 
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    Saint Clair, Confesseur du IVe siècle, aurait été le premier évêque de Nantes à qui il aurait apporté de Rome le clou du crucifiement de saint Pierre. A cause de son nom, il passait pour guérir les maladies des yeux. 

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    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Cette statue porte deux inscriptions : sur le mor de chape :"S : CLER", et sur le socle, selon Y-P. Castel citant L. Pinson " A°:D : 1542 "(Anno Domini 1542) .

    Dans sa description de 1696, le chanoine Louis Pinson mentionne la présence de cette statue et de la Pietà dans la "chapelle de Notre-Dame-de-Pitié" de l'abbatiale et il en relève l'inscription : "Il y a de plus, aussy en pierre, une Notre-Dame-de Pitié et un saint Clair en habits pontificaux ; au bas de la figure de saint Clair est gravé : anno d. 1542."

    Pour ma part, je lis, en lettres minuscules : Æ : O : IH47, ou bien 1H43 ou IH42.

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    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

    Statue de saint Cler, kersanton, XVIe, revers du porche-clocher de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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    Évêque ou Père Abbé. Kersanton.

    Mitré, tenant le bâton pastoral dont la crosse est tournée vers l'extérieur dans la main droite, et un livre. Le crosseron est feuillagé en quatre volutes. 

    Notez les paupières ourlées, et les pupilles percées (comme chez Roland Doré).

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    Statue d'évêque, kersanton,  revers du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

    Statue d'évêque, kersanton, revers du porche-clocher de l'abbaye de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, “Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

    "A la fin du XVe siècle, on construisit un porche près du transept côté du Midi, non loin duquel se trouvaient les fonts baptismaux. Lors de la réparation de cette partie de l'église, ce porche fut reconstruit à une des extrémité du cimetière, où il sert à la fois d'arc de triomphe et de campanile. Il s'ouvre sur un côté par une arcade surbaissée surmontée d'un tympan qu'encadre une arcade ogivale L'autre côté est percé de deux portes jumelles en anse de panier. C'est un travail de la Renaissance, correspondant aux porches de Pencran et de Landivisiau, à la porte latérale de la Roche et au portail Ouest de Rumengol. Le socle de la statue de saint Pierre porte la date de 1566, mais le porche lui-même pourrait être antérieur de quelques années. La grande arcade d'entrée et les deux portes intérieures ont conservé dans leur encadrement tous les détails de la période flamboyante ; mais en dehors de là la plupart des motifs d'ornementation rappellent la Renaissance, particulièrement dans le bénitier, les niches des Apôtres et le couronnement des portes jumelles. Le tympan de l'entrée reproduit la scène de la Nativité de l'Enfant Jésus, sujet traité avec tant de grâce et de naïveté dans les porches de Pencran et de La Martyre."

     

    — CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

    — CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler",  Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (125, p. 148-149)

    — COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

    "Dans l'enclos, ancien porche. Il date du XVe siècle Il a gardé d'un côté les deux portes jumelles en anse de panier et, de l'autre, la porte extérieure dont l'arcade surbaissée est surmontée d'un tympan. Dans ce tympan, groupe de la Nativité en haut-relief ; dessous, Adam chassé du paradis ; au contrefort d'angle groupe de l'Annonciation, la vierge à gauche, l'ange à droite. Contre ces contreforts deux autres statues en kersanton : Vierge à l'enfant et saint Augustin tenant son coeur. Les voussures, à bases prismatiques, de l'arcade, sont profondément moulurées et décorées d'anges thuriféraires. Les colonnes extérieures sont torses ; les contreforts sont ornés de niches aux coquilles Renaissance et gallons enroulés ainsi qu'à Landivisiau.  A l'intérieur, les niches abritant les statues des Apôtres sont séparées par des pilastres et décorées de coquilles et gallons plats. La statue de saint Pierre porte la date de 1566. Au-dessus du trumeau à bénitier, statue en pierre du Christ Sauveur. Au revers, côté cimetière, on a placé des statues anciennes en kersanton : Pietà, saint Augustin (?), et saint portant l'inscription : "S. RIEC" et la date de 1447.

     

    COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

    — LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

    — PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine) 1897 Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 et 425-440.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.image.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f283.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

    — http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

    — http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

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    Published by jean-yves cordier - dans Daoulas
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    4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 20:00

    Pollicipes pollicipes, Ave !

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    En guise de détente pour le rédacteur, et pour le lecteur.

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    Policipes policipes Gmelin, 1789. Photographie lavieb-aile.

    Policipes policipes Gmelin, 1789. Photographie lavieb-aile.

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    Policipes policipes Gmelin, 1789. Photographie lavieb-aile.

    Policipes policipes Gmelin, 1789. Photographie lavieb-aile.

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    2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 11:09

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    LA CHEVÊCHE ET LA PIPÉE DANS LA LITTÉRATURE.

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    Alors que l'un des points de départ de ma recherche iconographique est, dans le n° 105 de sa revue La Hulotte, la description par Pierre Deom de la façon dont la Chevêche, de mœurs partiellement diurnes, est houspillée par les passereaux lorsqu'elle se pose sur un poteau ou une branche, et de la manière dont les chasseurs ont profité de cette antipathie des oiseaux diurnes envers ce rapace pour le placer en appât et les attraper grâce à de grandes pinces à linges nommées brais ou breulles ou surtout à la pipée (avec appeaux et gluaux), néanmoins,  les textes anciens que j'ai explorés parlent de l'utilisation d'une chouette ou d'un chat huant, sans que le nom spécifique de Chevêche ne soit cité. Car on trouve plutôt les termes de chouette, chuette, chat-huant, chahuan. 

    Certes, Noël Chomel dans la description de la chasse à la pipée de son Dictionnaire oeconomique de 1709 (cf ma troisième partie), et particulièrement de l'utilisation de la feuille de gramen pour piper, écrit : "le bruit qui se fait de cette manière contrefait le cri de la cheveche qui est la femelle du hibou". 

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    On peut reculer la date de l'apparition de cette mention de la chevêche lors de la chasse lorsqu'on découvre que Noël Chomel a en réalité copié les Ruses Innocentes dans lesquelles se voit comment on prend les oiseaux.  page 110  de François Fortin, paru en 1688 : Instruction pour une chasse divertissante qu'on appelle  la pipée Ce qui ne change pas radicalement les choses, mais, accessoirement, qui nous donne accès à la description de la feuille d'herbe  de  la Planche 10 figure 9 . "Il faut prendre une fueille, et la tenir avec le pouce, et le premier doigt de chaque main par les deux bouts, a, b, et mettre le bord c entre les deux lèvres jusqu'à la moitié de la largeur, puis en pressant les lèvres l'une contre l'autre, souffler délicatement et contrefaire le cri de la cheveche, qui est la femelle du hibou". On trouvera dans la figure 26 de la Planche 9 le dessin de la feuille de lierre pliée et percée. 

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    Pour trouver mention plus précoce dans notre littérature du nom Chevêche, il faut plutôt rechercher la graphie  CHEUECHE. 

    Le nom Cheueve [Cheveche] est cité par Robert Estienne dans son Dictionarium cum gallica fere interpretatione de 1531 en traduction du nom VLVLA , puis inversement, il est cité dans son Dictionnaire françois-latin de 1539 page 88 :

    CHEUECHE : Une Cheueche, Vlula. Une cheueche ou fresaye, ou selon aucuns ung hibou, Strix.  

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    En 1546, ce nom est employé par Clément Marot pour désigner l'animal emblématique de Minerve Athéna :

    De Minerua la garde reculee / Et pour auoir este mal taciturne / Va deuant moy la Cheueve nocturne,

    et, plus loin

     Quand Nycthimène estant par son gref vice faicte cheueche a eu tant de bonheur / Qu'elle succède à mon premier honneur.. (Livre II, De la métamorphose d'Ovide, Fable VIII.)

    Dans ce passage, la corneille (cornix) raconte son histoire : fille du roi Coroneus de Phocide, elle inspira à Neptune une violente passion ; mais pour lui permettre d'échapper à la poursuite du dieu, Minerve la métamorphosa en corneille et fit d'elle sa fidèle suivante ; elle fut pourtant détrônée par Nyctimène. Voir Ovide 2, 566-597.

    C'est cette Nyctimène qui concerne ma recherche, puis que dans la mythologie grecque, et pour Ovide, elle est la fille du roi de Lesbos qui la viola. Elle alla se cacher dans une forêt où elle fut prise en pitié par Athéna, qui la transforma en chouette. Autrement dit, Nycthimène, c'est la Chevêche d'Athéna :

    "N'as-tu donc pas entendu cette histoire, connue de tout Lesbos, disant que Nyctimène a souillé la couche paternelle ? Elle est oiseau sans doute, mais consciente de sa faute, elle fuit les regards et la lumière, dans les ténèbres, elle cache sa honte, chassée par tous du royaume de l'éther." (Ovide II 591-595)

    La dernière partie de la phrase témoigne de l'hostilité des oiseaux diurnes pour la chouette : en latin  et a cunctis expellitur aethere toto. Et Clément Marot est plus explicite en traduisant : 

    Ou s'on la voit, tous les autres l'agassent,

    Et hors de l'air de tous costés la chassent.

    Rabelais cite Nyctimène dans le début de l'Isle Sonnante parmi les oiseaux issus de métamorphose d'héroïnes ou héros, avec  Procné (rossignol ou hirondelle), Ithys (chardonneret, ou ramier),  Antigone (en cigogne) Alcmène (pour Alcyone, transformé en alcyon, Téreus ( huppe), comme autant d'exemples rendant parfaitement plausible l'existence, sur l'Ile Sonnante, d'oiseaux qui étaient jadis des Siticines, ces chanteurs et joueurs d'instruments sur le tombeau des morts. . 

    La Chevêche est décrite en 1555 par Pierre Belon du Mans dans son Histoire de la nature des oiseaux chapitre XXXIII : Des deux manières de Chevêches (Des deux maniëres de cheueuche). Mais il ne mentionne pas la chasse qu'elle autorise, ni l'animosité des oiseaux à son égard.

     

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    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8608302w/f175.item.zoom

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8608302w/f175.item.zoom

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    L'ISLE SONNANTE DE RABELAIS (1562).

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    Dès 1534 puis dans l'édition de 1542  Rabelais, dans son Gargantua, avait cité dans sa fameuse liste des 215 jeux comment le géant joue  "au hibou", puis "à la chevêche" ou plus exactement "au hybou" et "a la cheueche". Voir sur Gallica RES-Y2-2126 folio 80 pour l'édition de 1534, RES-Y2-2130 pour l'édition de 1535 chez  Juste, etc. 

    Pour trouver une allusion à la chasse à la pipée associée au nom de la Chevêche, il faut ouvrir le Quint Livre, ou le Cinquième Livre  attribué à François Rabelais et paru en 1564.  Et plus précisément sa première partie, intitulée L'Isle Sonnante. L'ouvrage a pu être conçu en 1550, et l'Isle Sonante est paru en 1562 sous ce titre dans une brochure sans nom de lieu  in-8° de 32 feuillets imprimée à quelques exemplaires. 

    A partir de copies souvent fautives de brouillons rédigés lors de l'écriture du Quart Livre, et   rassemblés par des éditeurs après la mort de Rabelais en 1553, nous disposons de trois états de ce texte : L'Isle Sonnante de 1562, le Cinquiesme et dernier  Livre de 1564, et un Manuscrit non autographe (donc rédigé par un copiste) découvert dans la bibliothèque du roi en 1840 et étudié par Paul Lacroix. Dans les trois cas, la Chevêche est mentionnée dans le chapitre VIII intitulé Comment nous fut montré Papegaut à grande difficulté. L'Université de Tours en propose la lecture en ligne.

     

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    Voici donc ce bref passage dans les deux versions imprimées :

     

     

    "Panurge r'estoit en vehemente contemplation de ce Papegault & de sa compaignie, quand il apperceut au dessoubs une cheuesche, ado[n]c il s’escria en disant: Par la vertu Dieu nous sommes icy pippez a pleines pippes, malequippez. Il y a par Dieu de la pipperie, ripperie, & fripperie tant & plus en ce manoir : regardez là ceste cheuesche. Nous sommes par Dieu assessinez. Parlez bas, dist Editus. Par Dieu ce n’est mye une Cheuesche, c’est un noble cheuecier." (1562)

    "Panurge restoit en contemplation vehemente de Papegaut et de sa compagnie, quand il apperceut au dessouz de sa cage une cheueche : adonc se escria, disant : « Par la vertu Dieu, nous sommes icy bien pippez à plaines pippes, et mal equippez. Il y a, par Dieu, de la pipperie, fripperie et ripperie tant et plus en ce manoir. Regardez-là ceste cheueche : nous sommes, par Dieu, assassinez. - Parlez bas de par Dieu, dist Aeditue; ce n'est mie une cheueche ; il est masle : c'est un noble cheuecier." (1564)

     

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    Commentaire.

    1. Présentation.

    Je débute par un rappel de l'argument de ce Cinquième Livre : Les navigateurs abordent d'abord dans l'île Sonnante (ainsi nommée en raison des cloches qu'on y sonne) et leur guide leur explique que l'île est habitée par des oiseaux en cages :

    "Les cages estoient grandes, riches, somptueuses, & faictes par merveilleuse architecture.

    Les oiseaux estoient grands, beaux &polis à l'avenant, bien resemblans les hommes de ma patrie, beuvoient & mangeoient comme hommes, esmoutissoient comme hommes, pedoient & dormoient & roussinoient comme hommes, brief à les veoir de prime face eussiez dit que fussent hommes, toutesfois ne l'estoient mie, selon l'instruction de maistre Aeditue: mais protestant qu'ils n'estoient ny seculiers ny mondains. Aussi leur pennage nous mettoit en resverie, lequel aucuns avoient tout blanc, autres tout noir, autres tout gris, autres miparti de blanc & noir, autres tout rouge, autres partis de blanc & bleu, c'estoit belle chose de les veoir. Les masles il nommoit Clergaux, Monagaux, Prestregaux, Abbegaux, Evesgaux, Cardingaux, et Papegaut, qui est unique en son espece. Les femelles il nommoit Clergesses, Monagesses, Prestregesses, Abbegesses, Evesgesses, Cardingesses, Papegesses. "

     

     

     

    Nous comprenons que l'Île est une métaphore de l'Église, que les oiseaux en cage figurent les membres du clergé en leur églises, couvents ou palais, et que leurs titres sont construits en ajoutant le suffixe -gaut (féminin -gesse) aux noms français de clerc, moine, prêtre  ou abbé, etc..

    Cette construction trouve sans-doute son origine sur le jeu de mot rapprochant les mots Pape avec celui de Papegaut, (ou Papegault, Papegai ), un  nom désignant en moyen français soit un perroquet, soit un oiseau en carton servant de cible aux tireurs dans le jeu du même nom, soit une girouette. Voir  Godefroy.

    Mais le nom renvoie aussi à Papelart, "faux dévot, hypocrite ", à l'adjectif Papelard,  à Papelardise et à Papelarder, "faire l'hypocrite d'une façon doucereuse". Cette assimilation des prêtres à des oiseaux et ces néologismes créés par Rabelais trouvent donc leur source dans le vocabulaire courant de ses contemporains, mais renvoie immédiatement à l'idée de duplicité : pour l'auteur, le Pape est un perroquet, mais aussi un papelart, qui joue un double jeu. Par le suffixe -gaut accolé aux autres termes, c'est l'ensemble du clergé, c'est l'Église qui est accusée de fausseté.

    La métaphore des oiseaux s'étend avec le parallèle entre leur plumage, et les habits ecclésiastiques , puis entre leur chant, et les chants des moines commandés par les cloches. La colonisation de l'île par les volatiles est comparée à l'entrée en religion, causée selon Rabelais par la famine ("Joursanspain") et la surpopulation ("tropditieux" pour "trop d'iceulx enfants").

    Le suffixe -gaut renvoie à d'autres résonances. La première est, un peu plus loin dans le texte, la description d'un got, dont il se trouve (pour le sujet qui  nous concerne) qu'il s'agit d'un oiseau de proie :

     "Icy pres de vous est cestuy pour veoir si parmy vous recognoistra une magnifique espece de gots, oiseaux de proye terribles, non toutesfois venans au leurre, ne recognoissans le gand, lesquels ils disent estre en vostre monde. Et d'iceux les uns porter jects aux jambes bien beaux & precieux, avec inscription aux vervelles, par laquelle qui mal y pensera, est condamné d'estre soudain conchié".

     D'autre part, Michèle Huchon y lit une allusion aux margaux et aux godets, des oiseaux décrits par Jacques Cartier dans la relation de son voyage de 1534 : "Tout le jeu onomastique de l'Isle Sonante, fondé sur got et gau, proviennent de ces godets et margaux. (Rabelais, Oeuvres complètes, ed. Pléiade, page 1602 et 1627).

    Retenons ceci: le principe de duplicité concerne autant le sens que la forme (les mots), et il faudra s'en souvenir pour interpréter le passage mentionnant la Chevêche.

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    2. La chevêche et la pipée dans l'Isle Sonante.

    Dans les quatre phrases de notre passage, l'auteur montre Panurge qui aperçoit, sous  la cage du Papegaut (en soubassement du palais du Pape, le Vatican), une chevêche. Sa réaction immédiate est de voir cette chouette dans le rôle qu'elle joue dans la chasse à la pipée : celui d'appât et donc de piège. "Panurge restoit en contemplation vehemente de Papegaut et de sa compagnie, quand il apperceut au dessouz de sa cage une cheueche : adonc se escria, disant : « Par la vertu Dieu, nous sommes icy bien pippez à plaines pippes, et mal equippez.  Dans ce premier degré de lecture, Panurge et ses amis s'assimilent à des oiseaux séduits par l'attirance exercé par la chevêche (Panurge restoit en contemplation vehemente de Papegaut et de sa compagnie") et ils réalisent qu'ils sont — ou risquent  d'être — pris par les filets et gluaux de cette séduction papelarde. La métaphore est, à ce niveau, purement cynégétique.

    Mais Panurge enchaîne trois expressions qui procèdent par glissement de sens : "Pippez" / "à pleine pippes" / et malequippez.

    — Le verbe piper est polysémique : il signifie, dans le contexte de la mention de la Chevêche, "Imiter le cri de la chouette", et "Chasser à la pipée (en particulier en imitant le cri de la chouette ou en plaçant celle-ci en appât)", mais aussi "Jouer de la pipe, du pipeau" (avec le double sens sexuel de la pipe et du pipeau, en général, et chez Rabelais), et, au figuré, "Tromper, duper en séduisant". Voir CNRTL, ou Godefroy Complément.

    — "A plaines pippes"  fait glisser le sens, de la chasse à la pipée vers celui de pippe, "tuyau" (du latin médiéval pipa, même sens, et piparius, "celui qui joue de la flûte". "À pleines pipes" signifie ici "à pleins tuyaux", "à fond", mais renforce le sens de grand flux de liquide puisque pipe désigne aussi un tonneau : 

    Nicot 1606 "Pipe, f. Est un petit instrument de bois que l'oiseleur met en sa bouche pour contrefaire le pippis des oiseaux qu'il veut prendre. Pipe aussi est une espece de tonneau à vin, dont on use en Anjou et ailleurs. Et certaine mesure de bled, estant ce mot commun à vin et à bled, tout ainsi que cet autre muyd, duquel on dit muyd de vin, muyd de ble". 

    En un mot, la polysémie se renforce, avec son ambiguïté entre la chasse, le jeu de séduction, la tromperie et le piège, et le fait de souffler dans un tuyau (ou, dans la phrase nous sommes bien ici pippez à pleines pippes, le fait d'être l'objet de ce jeu de tuyau). Voir Gargantua XI que le mau de pipe vous byre, tournure gasconne poliment interprétée comme "que le mal du tonneau (ivresse) vous retourne", mais le sens sexuel est évident si la lecture se poursuit : Et sabez quey hillotz, que le mau de pipe vous byre, ce petit paillard tousjours tastonoit cen dessus dessoubz, cen devant derriere , harry bourriquet : et desjà commencoyt exercer sa braguette."

    — Mal equippez, qui n'a pas de sens objectif dans cette phrase,  relève du jeu d'écriture, de la paronomase  quippez / pippez, précédé de mal qui peut être lu comme mâle. 

    Au total, nous avons affaire à une belle allitération en -pi et -pe, et je ne vais pas vous ôter le plaisir de l'interpréter vous-même.

    Poursuivons notre texte : Il y a par Dieu de la pipperie, ripperie, & fripperie tant & plus en ce manoir : regardez là ceste cheuesche. 1562 Ou bien ... de la pipperie, fripperie et ripperie en 1564 (inversion des deux derniers noms) 

    L'accusation de tromperie dénoncée par Panurge face à la demeure (la cage, le "manoir") du Papegaut, alias le Saint-Siège, est ici reprise, et le sens de pipperie devient clair : mais cette clarté est immédiatement flouée ou froutée par la dérive des mots dans la rime paronomastique pipperie / fripperie. Ce dernier nom désigne a) un ensemble d'habits, de tissus, d'objets usagés et de peu de valeur, b) un commerce de vieilles fripes, puis par métaphore des vieilleries. Voir CNRTL , Godefroy . Dés lors, la Papauté est dénoncée comme se livrant au commerce de notions et de pratiques d'un autre âge, et qu'il faudrait réformer.

    Puis vient la paronomase pipperie, fripperie et ripperie, qui relève surtout de la surenchère sonore puisque le mot est une création de l'auteur. On peut éventuellement le relier au verbe riper, "gratter étriller", mais surtout au terme rippeu, rippeulx "galleux, teigneux" qui accentue la charge sur le Pape.

    De Ripe, rippe : ulcère, gale 

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    La suite.

     

    Regardez-là ceste cheueche : Nous sommes par Dieu assessinez (1562) / nous sommes, par Dieu, assassinez (1564)

    On peut comprendre : "nous avons été piégés, nous sommes faits, nous sommes morts", mais dans la duplicité des sens des graphies et des sons, j'entends aussi  "Nous sommes assez sinés",  du verbe segnier, siner "faire une marque, marquer", ou bien "nous sommes assez saignés". 

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    Nous terminons par la chute de cette minuscule histoire :

    Parlez bas, dist Editus. Par Dieu ce n’est mye une Cheuesche, c’est un noble cheuecier." (1562)

    "Parlez bas de par Dieu, dist Aeditue, ce n'est mie une cheveche, il est masle, c'est un noble chevecier ." (1564)

     

    "Parlés bas (dist Editus)  de par dieu. Ce n'est mye une cheveche. Il est masle. C'est un noble chevecier." (Manuscrit)

     

    Un chevecier, c'est un titre de dignité ecclésiastique  donné au chanoine qui avait autrefois la charge de l'entretien du chevet, du luminaire et de veiller sur le trésor d'une église.  Dérivé de chevez, ancienne forme de chevet, avec le  suffixe -ier : du  latin. médiév. capitiarius « id. » . On trouve aussi : Italien capicerio ; bas-latin capicerius et capitiarius qui est la vraie orthographe, du bas-latin capitium, chevet d'église, de caput, tête. Godefroy.

    En tant que maître du chœur, le chevecier est à la tête de la hiérarchie, et on comprend que ce chevecier/chevêche placé immédiatement au dessous du Pape soit redoutable pour ceux qui peuvent être accusés d'hérésie et être excommuniés voire brûlés.

    Le terme n'est pas dénué d'ambiguïté, puis qu'il désigne aussi celui qui est digne d'être pendu à une corde de chanvre.  Chevechier, du Cange.

    Chevêche et chevechier jouent aussi avec la sonorité du mot archevêque.

    Surtout, il ne faut pas oublier le "il est masle". Au sens littéral, celui de la fiction, lorsqu' Editus dit : ce n'est pas une chevêche, c'est un mâle, c'est un chevecier", ses interlocuteurs, qui ne sont pas censés connaître les arcanes du vocabulaire de la hiérarchie des chanoines des chapitres cathédrales, ont toutes les raisons de penser que chevecier est le masculin de chevêche. Après tout, n'ai-je pas souligné que jusqu'au XVII ou XVIIIe, on pensait que la chevêche était "la femelle du hibou" ? 

    D'ailleurs, si, sous l'effet des notes de bas de page, nous comprenons de manière trop savante les mots chevêche et chevecier, nous brisons le cadre fictionnel de la fable, où les oiseaux de l'Isle ne sont des hommes d'église que par allusion et allégorie, en clin d'œil de l'auteur, en soulevant le coin du déguisement dont les clercs sont affublés, mais surtout pas de manière explicite. Dans une première lecture, pour que le charme opère, nous devons tomber dans le piège tendu par Rabelais, et considérer que le chevecier est le mâle de la chevêche. Puis, mais seulement dans un deuxième temps, le contexte allégorique et satirique peut nous amener à découvrir le sens réel de chevecier , à mieux goûter à la façon dont nous avons été pipés par Rabelais, et à nous écrier : "Bien joué !". Les éditions modernes nous privent de cette jubilation et nous détournent de la lecture juste.

    Le mot chevecier est accouplé par sonorité à celui de chevesche, et ce n'est pas innocent. Chevecier va être contaminé par chevesche, et les éditions du XVIIIe (Le Durlat) vont employer la graphie chevechier. Et mettre alors en évidence le jeu de mot scatologique sous-jacent à cette historiette. Le verbe chier est propre (si je puis dire) au vocabulaire rabelaisien (Gargantua, XIII), et l'auteur aurait autant de mal à nous convaincre de son innocence dans ces alliances de sonorité en -che et -cier que dans ses allusions aux pipes et aux pipeaux.  C'est lourd, certes, mais c'est signé.

     

     

     

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    LA LECTURE DE LA "CHEVÊCHE" DE RABELAIS : UN EXERCICE COMPLIQUÉ MAIS INSTRUCTIF.

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    Bien qu'il soit très bref, ce passage de l'Isle Sonante m'a amené  à mieux appréhender ma lecture de l'œuvre de Rabelais en discernant divers niveaux de réception du texte.

    A)  Texte originel ou texte annoté ?

    Aujourd'hui, et dès le XVIIIe siècle, le texte est inséparable de son appareil critique de notes en bas de pages, ou d'un renvoi éventuel à un glossaire. Il est donc nécessaire de faire la différence entre un lecteur "naïf" du texte tel qu'il fut publié au XVIe siècle, et un lecteur assisté par ces notes. Pour lequel Rabelais a-t-il écrit ? Les notes de bas de page explicitent le texte, mais cela ne gène-t-il pas l'effet recherché par l'écrivain ?  Si je compare ses écrits à des farces jouées sur des tréteaux, faut-il qu'un directeur de théâtre viennent dévoiler ce que cachent les déguisements,  et rendre le spectateur certes moins dupe, mais aussi moins apte à jouir des surprises du jeu ?

    Ces annotations donnent le sens des mots chevêche et chevecier, ce qui montre qu'il ne sont pas  compris par le lecteur moyen. En effet, le DVLF indique pour chevêche une utilisation infime (non mesurable) avant 1700 (sous cette graphie), une occurrence de 0,8 par million de mots de 1700 à 1800, un pic à 0,45 par million en 1900 avant un effondrement vers 1950. Tout le monde n'est pas lecteur de la revue naturaliste La Hulotte !

    De même, pour chevecier, le DVLF indique une utilisation de 0,15 occurrences en 1650, et une extinction de son emploi depuis 1700. 

    A l'époque de Rabelais comme à la notre, les lecteurs cultivés ne pouvaient, hormis quelques philologues, comprendre ces mots. 

    Je me pose donc la question suivante : Rabelais écrivit-il en misant sur l'utilisation future d'un  dictionnaire en guise d'ouvre-boite donnant accès à la substantifique moelle de son texte, ou bien au contraire comptait-il sur une compréhension à mi-mots et surtout sur les jeux d'intrication du sens et de l'effet sonore?

    D'autant que ces doctes commentaires sont souvent envahis par des citations peu appropriées, comme pour masquer l'incompréhension du mot étudié en faisant appel à une occurrence fort opaque dans un auteur de référence. 

     

    1°) La première édition commentée fut celle de Jacob Le Duchat  en 1711 (puis 1732 et 1741) :

    • En 1711 fut faite la première édition critique des œuvres de Rabelais, due aux soins de le Duchat et de la Monnoye. Œuvres de Maitre François Rabelais: pub. sous le titre de Faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel, avec La prognostication Pantagrueline, L'epître du Limosin, La crême philosophale, et Deux epîtres à deux vieilles de mœours & d'hummeurs differentes, Volumes 5 à 6.  H. Bordesius, 1711 : Voir page 35.

    •  Une nouvelle édition avec le commentaire de le Duchat parut en 1732, chez Praut, puis en 1741, en trois volume in-4. Oeuvres de maitre François Rabelais: pub. sous le titre de Faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel, avec La prognostication Pantagrueline, L'ei̊tre du Limosin, La crème philosophale, Deux epi̇tres à deux vieilles de moeurs & dʾhumeurs differentes, & des remarques historiques & critiques de monsieur Le Duchat, sur tout l'ouvrage. Nouvelle ed. Augmentée de quelques remarques nouvelles … P. Prault, 1732.

    Cet auteur annote 3 noms ou expressions : 

    Les commentaires des critiques (1711, 1741) : Le Duchat : 

    7. Une Chevesche. "Marot, dans son Epître à un qui calomnia celle qu'il avoit intitulée : Au Roy, pour avoir esté desrobé. Quel qu'il soit, il n'est point Poëte Mais fils ainé d'une Chouette Ou aussi larron pour le moins. A la vue de cette prétendue Chevêche ou Chouette, qui est un Oiseau naturellement larron, Panurge se demène, comme s'il se voyoit déja livré aux Sangsues de la Cour de Rome."

    8 Pippez à pleines pippes  "Enjollez, ou endormis, comme au son du pipeau, & ensuite pillez à l'aise, & comme réduits à la besace. Marot, dans son Epitre au Roi pour le délivrer de prison, parle ainsi de son Procureur qui n'avoit tenu compte d'une Becasse dont il lui avoit fait present : Encor je croy, si j'en envoyois plus, Qu'il le prendroit; car ils ont tant de glus Dedans leurs mains, ces faiseurs de pippée, Que toute chose où touchent est grippée. On voit dans les Mémoires de l'Etat de France sous Charles IX. Tom 2. au feuil. 12.a. de l'Edit. de 1579. que la Chevêche sert à une espèce de pipée."

    9 . Chevechier. "Les nouvelles éditions, & même celles de  Lyon 1573, 1584 & 1600 ont Chevalier, mais on doit  lire chevechier conformément à celle de Nierg 1573 & à celle d'Estiart 1596, ou chevecier, comme dans celle de 1626. Entre chevèche & chevechier il y a ici une allusion qui consiste en ce que chevèche c'est une chouette, et que le chevechier d'une église ou comme on parle aujourd'hui le chevecier est l'officier qui a soin du chevet de son église, c'est à dire l'endroit où la clôture tourne en rond. Le mot de chevecier vient de cavicerius, qu'on a dit pour Primicerius, ou comme Caput in cera, ou Primus in catalogo, de cet officier, qui est le premier dans l'Église après l'Évêque. Voyez l'Anti-Baillet chap. 39"

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    2°) En 1823, l'édition dite variorum, reprend les annotations des auteurs qui l'ont précédés et les complète :  Œuvres de François Rabelais, édition variorum, augmentée de pièces inédites, des songes drolatiques de Pantagruel (ouvrage posthume), avec l'explication en regard ; des remarques de Le Duchat, de Bernier, de Le Motteux, de l'abbé de Marsy, de Voltaire, de Ginguené, etc. ; et d'un nouveau commentaire historique et philosophique par Esmangart et Éloi Johaneau, Paris, Dalibon, 1823, 9 volumes in-8.

    Pour notre passage, quatre mots ou expressions sont annotés : Chevesche 12, pippez a pleines pippes 13, / ripperie 14, / cheveschier 15.

     

    12 Chevesche "Marot, dans son Épître à un qui calomnia celle qu'il avoit intitulée : Au roy, pour avoir esté desrobé:

    Quel qu'il soit il n'est point poète,
    Mais filz aisné d'une chouette,
    Ou aussi larron pour le moins.

    A la vue de cette prétendue chevêche ou chouette, qui est un oiseau naturellement larron, Panurge se démène comme s'il se voyoit déja livré aux sangsues de la cour de Rome. Au reste, cette chevêche , qui fit tant de peur à Panurge, pourroit bien faire allusion au hibou qui vint, dit-on, deux jours de suite, se percher au-dessus de la tête de Balthasar Cossa, connu sous le nom de Jean XXII ou XXIII, en un concile que ce pape célébroit à Rome. Nicolas de Clemangis parle de ce fait dans quelqu'une de ses lettres, et Balœus, qui le rapporte aussi dans la Vie de ce pontife, en donne pour garant ce fameux écrivain. (L. ) — La chevesche est la première dame de compagnie du papegaut, comme le cheveschier ou chévecier est le premier homme d'église, le chef après l'évêque. Voyez Roquefort au mot Chévacerie. Cette chevesche ou chouette est au propre un oiseau de nuit et de mauvais augure, qui prend les oiseaux à la pipée; au figuré, c'est la maîtresse ou le mignon, le concubin du pape, comme Ganyméde, pipé, enlevé par un aigle, l'étoit de Jupiter. Voyez le commentaire historique."

     

    13 pippez a pleines pippes :  "Enjollés ou endormis, comme au son du pipeau, et ensuite pillez à l'aise, et comme réduits à la besace. Marot, dans son Epitre au roi, pour le délivrer de prison, parle ainsi de son procureur, qui n'avoit tenu compte d'une bécasse dont il lui avoit fait présent:

    Encor je crey, si j'en envoyois plus,
    Qu'il le prendroit; car ils ont tant de glus
    Dedans leurs mains, ces faiseurs depippée,
    Que toute chose où touchent est grippée.

    On voit dans les mémoires de l'État de France, sous Charles IX, tome II, au feuillet 12 a, de l'édition de 1579, que la chevêche sert à une espèce de pipée. (L. )"

    14 Ripperie : "Volerie. Ce mot a la même origine que rober et dérober comme les gens de robe, parce qu'il est en effet facile de cacher ce qu'on vole sous une robe."

    15 Cheveschier "Les nouvelles éditions, et même celles de Lyon 1573, 1584 et 1600, ont chevalier, mais on doit lire cheveschier, conformément à celle de Nierg, 1673, et à celle d'Estiart, 1596, ou chevecier, comme dans celle de 1626. Entre chevesche et chevechier il y a ici une allusion qui consiste en ce que chevêche est une chouette, et que le cheveschier d'une église, ou, comme on parle aujourd'hui, le chevecier, est l'officier qui a soin du chevet de cette église, c'està-dire du fonds de l'église , depuis l'endroit où la cloture tourne en rond. Le mot de chevecier vient de capicerius, qu'on a dit pour primicerius, comme caput in cera, ou primus in catalogo, de cet officier qui est le premier dans l'église après l'évêque. Voyez l'AntiBaillet, chapitre xxxix. (L.)— Le même officier a soin des chapes, de la cire, etc. Ce jeu de mot de chevesche et de cheveschier, dit Ginguené [*], n'est ni de bon goût, ni de beaucoup de sel; mais il sert à amener cette petite sortie: nous sommes icy bien pipés, etc.; et nous devons le pardonner à Rabelais, nous qui ne sommes plus pipés, et qui commençons même à n'être pas mal équipés."

    [*] bel exemple de fausse piste, puisque dérober ne tire pas son origine de robe, et que le passage de ripperie à rober n'est pas licite.

    [**]Pierre-Louis Guinguené , De l'autorité de Rabelais dans la Révolution, 1791... p. 119

    Et voici le même passage annoté par Paul Lacroix dans son édition Charpentier 1840 : voyez page 472 de ce lien.

    https://books.google.fr/books?id=iXwJOltKLJQC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=papegaut&f=false

    .

    .

     

    SOURCES ET LIENS.

    http://jcraymond.free.fr/Celebrites/R/Rabelais/Mediagraphie/Mediagraphie.php

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    • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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