Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 08:43

Le calvaire (kersanton, seconde moitié du XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin.

.

 

 

.

Voir sur cette église :

 

Voir sur Châteaulin  :
 

.

Voir sur le calvaire d'Argol :

 

 

POURQUOI CE CALVAIRE M'INTÉRESSE-T-IL ?

 1. C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

2. Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

3. Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

4. Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

5. Il  est en kersantite.

6. Il permet de découvrir l'ancienne chapelle Notre-Dame, dont les plus anciennes parties dateraient du 13e ou 14e siècle et qui porte les dates de 1722 et 1753.

.

 C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

Après ceux de 

.

.

 Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

Le Christ ressuscité lève les bras et montre les plaies de ses paumes. Il est assis sur un arc-en-ciel  ; ses pieds reposent sur le globe terrestre. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompe du Jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre : deux hommes au centre, une femme à droite.

.

.

Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

Le calvaire d'Argol résulte dans son état actuel de plusieurs restaurations successives puisqu'il porte les dates de 1593, de 1617, et le blason de Jean Briant abbé de Landevénnec de 1608. à 1632. À son revers, le Christ du Jugement Dernier est assis sur un arc-en-ciel (en forme de  trapèze), présentant  les paumes de ses mains,  les pieds reposant sur la boule terrestre, tandis qu'un ange aptère joue du cor  et qu'à sa gauche une femme lève les mains devant la poitrine. 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/Calvaire/8ec861c2-6392-403d-bd43-6de18e724bad

.

 

Calvaire de l'église d'Argol. Photo lavieb-aile

.

 Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

.

La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher du texte de la banderole du calvaire d'Argol qu'il comprend comme : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

Si nous préférons la leçon SELON à celle LEROI, cette hypothèse ne tient pas.

.

.

Il est en kersantite, ou pierre de kersanton, un matériau remarquable par son grain serré, sa teinte gris sombre et sa résistance à l'altération. Elle doit son nom à l'un de ses sites d'extraction en rade de Brest. Les principaux ateliers qui l'ont sculptée étaient installés à Landerneau.

.

.

PRÉSENTATION.

.

 

Au Xeme siècle, les seigneurs de Châteaulin érigèrent un château fort sur la butte dominant de 35 mètres les premiers gués sur l'Aulne et le Hent Haès, le chemin menant de Carhaix à Camaret, dont ils contrôlaient l'accès.

Une impressionnante forteresse de schiste était entourée d'une enceinte de 544 mètres par des murs atteignant 2 mètres d'épaisseur.

L'église Notre-Dame, construite à flanc de coteau sur la face sud-ouest de la butte,  doit son origine, comme chapelle seigneuriale, à la construction de ce château fortifié au sommet de la butte et à l'établissement d'une bourgade au lieu-dit Le Vieux-Bourg.

.

.

.

.

Sur cette photo satellite, la croix rouge correspond à l'église (cliquez).

Photo satellite de Châteaulin.

.

.

Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

La chapelle fut l'église de Châteaulin jusqu'au début du XVIIIe siècle en concurrence avec l'église prieurale de Saint-Idunet, située sur l'autre rive de l'Aulne, et dépendant du prieuré de Landévennec.

Au XIXe siècle, on pénétrait dans l'enclos après avoir gravi un grand escalier, qui fut détruit pour aménager une route. Il laissait à gauche  la porte monumentale, (Pors ar Maro, la Porte des morts) datant — comme le calvaire —  de la seconde moitié du XVe siècle. Sa grille ne s'ouvrait que pour laisser passer le convoi funéraire.

.

.

 

 

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

 

.

Le calvaire de  6 mètres de haut, placé entre la porte monumentale et le porche sud , date de la seconde moitié du XVe siècle. Le fût à pans, posé sur les trois degrés en granite (le premier à large corniche moulurée) et le socle à griffes feuillagées, porte un croisillon à nœud tronçonique.

.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

LA FACE OCCIDENTALE.

 On y voit  la croix des larrons et au centre le crucifix sous un dais et le titulus, la Vierge et Jean. 

.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

.

.

LA FACE ORIENTALE : LE JUGEMENT DERNIER.

.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Christ   (cheveux courts, visage imberbe) est torse nu dans le manteau de gloire : c'est le Christ de la Résurrection, qui présente au monde les plaies de ses mains.  Il est assis sur un arc-en-ciel , et ses pieds reposent sur le globe terrestre.

À sa gauche, la Vierge, mains croisées, la tête recouverte de son manteau-voile qui forme un large auvent, semble  implorer le Sauveur. Elle n'est guère différente des Vierges des calvaires, mais saint Jean est remplacé ici par un ange (sans ailes) qui sonne de la trompe et annonce ainsi le Jugement et la Résurrection des morts. 

Trois petits personnages nus  se dressent et lèvent leurs bras vers le Ressuscité : deux hommes au centre, une femme à droite.

Il illustre la doctrine exposée par Paul dans la première épître aux Thessaloniciens :

"Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance.

Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles." (1 Thess 4:13-18)

.

Le thème est rare sur nos calvaires, mais il est très répandu en peinture, en enluminure et en sculpture de retable. Je pourrais donc multiplier les exemples, mais en voici cinq, dont deux en Bretagne.

.

Sous les lys le texte écrit en blanc : « venite benedicti Patris mei possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi » (venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ")

Rogier van der Weyden, Polyptyque du Jugement Dernier (1445_1450), panneau 4, Hospices de Beaune, photographie lavieb-aile.

.

Le retable d'Hagueneau (1496), photo André Wagner.

.

Missel à l'usage d'Amiens, BM Amiens ms 0163 f.156, avant 1481, par le Maître d'Antoine Clabault

.

Jugement Dernier, début XIVe, chapelle de Locmaria er Hoët, Landévant. Photographie lavieb-aile.

.

Baie 2, du Jugement dernier ( vers 1500) de l'église de Plogonnec. Photo lavieb-aile.

.

Voir également : 

sur le site de l'IRHT

Paris, Bibl. Mazarine, 0391 f. 004v

Paris, Bibl. Mazarine, 0870, f. 000A-191 f. 044v

Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 0246 Cité de Dieu (vers 1475) f. 371v Inscriptions "Surgite mortui. Venite ad judicium""Nolumus vos ignorare de dormientibus""Mortui resurgent et qui in sepulcris erunt suscitabuntur" "Ecce dominus noster omnipotens veniet, et quis sustinebit diem adventus ejus". 

et sur le site Mandragore :

  • Arsenal 593 [ff. 1-42], fol. 34, 
  • Arsenal 1186, fol. 170,
  • Arsenal 3516, fol. 154v
  • Français 19, fol. 190
  • Français 179, fol. 236
  • Français 403, fol. 40v
  • Latin 511, fol. 40v
  • Latin 688, fol. 44
  • Nouvelle acquisition française 16251, fol. 52
  • Nouvelle acquisition latine 3226, fol. 48

.

Le texte du phylactère est parfaitement agaçant ; il y a d'abord, il y a surtout ces lichens qui prospèrent ici comme les vrillettes sur un vieux mobilier. L'œuvre n'est-elle pas classée ? N'est-ce pas une relique du passé ? Ne mérite-t-elle pas d'être protégée et restaurée ? Ne mérite-t-elle pas d'être étudiée, afin d'en élucider le message ?

Je compare les photos prises par E. Le Seac'h, celles que j'ai prises en 2012 et celles que j'ai prises en 2019. L'attaque par les lichens s'aggrave d'année en année.

Malgré tout le phylactère est en trois parties. La partie en bas à droite, qui se termine en rouleau serpentin, semble la plus facile; mais elle résiste à ma lecture : MRLT ? MRDT ? Elle n'a pas été incluse dans les lectures des auteurs précédents.

Au dessus, la bande horizontale n'est pas moins aisée. Au dessus de la tête, on peut lire FERATELORE, qui peut être agencé comme FERA SELON (avec un N abrégé). 

La partie en bas à gauche résiste également. Ne se termine-t-elle pas par un N ?

Au total, je reprendrai volontiers la leçon de Y.-P. Castel GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA, si les lectures de cet auteur n'avaient jamais été prises à défaut (mais qui, parmi les meilleurs épigraphistes,  pourrait avoir cette prétention ?), si il avait indiquer sur un schéma la correspondance avec les trois parties de la banderole, si cette inscription avait un sens, et mieux, si elle renvoyait à un texte contemporain similaire. Ce n'est pas le cas.

En examinant les Jugements derniers des enluminures et autres supports peints, (site Mandragore, site Enluminure de l'IRHT, etc), je ne retrouve aucune inscription ressemblant à celle-ci.

On attendrait plutôt SURGITE MORTUI/ VENITE AD JUDICUM.

.

 

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Les saints personnages.

.

 

 

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Les morts sortant de leur tombeau.

.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

LES INSCRIPTIONS ET ÉLÉMENTS REMARQUABLES DE L'EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE.

.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le porche méridional porte une inscription dont la première partie se trouve à gauche du gable :

"CE. TEMPLE. QVA/SI. RVINE. E. RED/

[RESSÉ] LAN. 1720."

"Ce temple quasi ruiné est redressé l'an 1720" (date d'une restauration).

.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Du coté droit du gable : 

LESRIJ :

 IAMET. F.

En 1720, il doit s'agir de Louis JAMET (ca 1695-1760), fils de Guillaume (1672-1705), lui-même fils de Louis, un marchand poillier né à Saint-Fleury-sur Coutances (à l'ouest de Villedieu-les-Poêles, grand centre dinandier) et venu s'établir à Châteaulin où il épousa le 10 janvier 1763 Gabrielle LE VILLAIN. Ce grand-père est décédé le 10 octobre 1665 ; il s'est marié et fut inhumé à Saint-Idunet.

Louis JAMET, le petit-fils du marchand de poêle, fut inhumé au cimetière Notre-Dame : il appartenait donc bien à cette paroisse. Il épousa le 24 février 1721 Yvonne SALAUN.

https://gw.geneanet.org/jmignon2?lang=fr&p=louis&n=jamet&oc=1

Bien que la ligne supérieure LESRIJ: ne soit pas facile à comprendre, la proximité de la date de ce mariage avec celle de sa fonction de fabricien plaide en faveur de cette hypothèse.

.

 

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

La face sud de la tour du clocher.

.

MRE JEANLECARRER (*)

ME ALLAIN SANQVER

FAB LAN 17-3

(*) fleur de lys

Pour Couffon : "Mre IEAN LE CARRE. R/Me ALLAIN SANQVER/FAB. LAN. 1753".

Soit "Messire Jean Le CARRE recteur, Maître Alain Sanquer fabricien l'an 1753".

Jean Le Carré est donné comme recteur de Châteaulin de 1757 à 1761.

Pour le fabricien, je suggère  Alain Le SANQUER, cultivateur Kergudon 1708-1774

https://gw.geneanet.org/charlieu?n=le+sanquer&oc=&p=alain

.

 

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le clocheton à dôme et ses masques.

.

 

 

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

Les cloches.

Elles portent les inscription :

LES SOINS DE MM LES [TRESORIERS

IN : DURAND CURE DU REST

JEAN FONDEUR A QUIMPER

 

PAULINE-HENRIETTE

APPARTENANT A LA FABRIQUE DE CHATEAULIN

EN 1885 PAR VIEL-TETREL ---

ET
NOMMEE

PAR MR HENRI GASSIS

ET MME PAULINE COTTES.

 

Henri GASSIS (1868-1929) était avoué licencié à Châteaulin, directeur du Crédit-Agricole du Finistère, fils d'Armand-Gabriel-Marie Gassis, architecte et maire de Châteaulin, époux de Marie-Louise-Amélie DOUGUEDROIT

https://gw.geneanet.org/alaing44?n=gassis&oc=&p=henri+joseph+marie

.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON (Paul), 1905,  "[Notices sur les paroisses] Châteaulin",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie , Quimper, 5e année, 1905, p. 132-144, p. 153-167.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3d4ddc200b55b91a631b1dee087ef917.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas de croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/chateaulin.html

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Paroisse de Châteaulin, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

 

.

— VILLE DE CHÂTEAULIN. "La chapelle Notre-Dame"

https://www.chateaulin.fr/chateaulin/principal/histoire/memoire-de-lieux/les-edifices-religieux/leglise-notre-dame

— WIKIPEDIA

"Taillé dans la pierre noire de Kersanton, le calvaire une œuvre curieuse et rare. Sur la face ouest, le Christ en croix est entouré de saint Jean et de la Vierge. De part et d’autre, les deux larrons en croix complètent la scène.

La face exposée à l’est est plus étonnante. La scène représentée est le jugement dernier. Le Dieu du jugement lève les bras dans un signe d’apaisement. Il est assis sur un arc-en-ciel qui sort d’un nuage ; ses pieds reposent sur une boule qui représente le Monde. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompette du jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre. Deux hommes au centre, une femme à droite. La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher au texte de la banderole du calvaire d'Argol : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

 

 

.

.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 21:19

C'est ma nature. Crozon, avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Scrophularia nodosa. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Scrophularia nodosa. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Graphosoma lineatum ou Punaise arlequin. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Graphosoma lineatum ou Punaise arlequin. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Calopteryx sp femelle. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Calopteryx sp femelle. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

 Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Crozon
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 21:13

.

 

Voir aussi  :

Le moulin de Kereuzen (Crozon) et son inscription de 1795.

Liste de mes 150 articles sur la presqu'île de Crozon.

 

.

.

Qui est Eugène Andrieux, de Trélannec (Crozon) ? Le linteau de l'élévation nord d'une longère appartenant à une exploitation agricole de Trélannec porte l'inscription :

FAIT FAIRE PAR 

EUGENE ANDRIEUX 1867.

 

.

Inscription lapidaire  de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire  de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

Le généalogiste Patrick Voirin  consacre une fiche à Eugène Henri ANDRIEUX , né le 29 juin 1814 à Crozon et décédé le 5 novembre 1890 à Crozon à 76 ans. Il avait épousé Marie Anne LE CORRE le 3 octobre 1842. Il en eut trois filles, Jeanne Louise en 1843, Henriette Marie en 1852 et Rosalie Marie en  1863.

Il était le fils de Antoine Aubin ANDRIEUX 1775-1858 Lieutenant des douanes retraité, et de Marie-Henriette Le SENECHAL 1781-1861 ; il était le 6ème de leurs dix enfants.

Son épouse Marie Anne LE CORRE était la fille de Jean Marie et de Marie Claudine LASTENNET

La généalogie de Nathalie Bervas indique que la jeune fille était mineure, née le 12 novembre 1824 et âgée de 18 ans. À leur mariage, l'époux (notre Eugène Henri) habitait, comme ses parents,  Kerarstrobel (le village voisin) et était cultivateur; 

.

La fille aînée, Jeanne Louise ANDRIEUX.

Elle est née le 7 octobre 1843 à Trélannec. Elle était domicilée à Trélannec lorsqu'elle épousa le 16 février  1867 à Crozon Jean Marie HERJEAN, né en 1843, cultivateur, né à Kerbasguen.

 

https://gw.geneanet.org/nbervas?lang=fr&pz=nathalie+catherine&nz=bervas&p=marie+anne&n=le+corre&oc=1

.

.

J'en déduis que Eugène Henri a quitté son domicile de Kerarstrobel pour s'installer dans le village de son épouse, dès son mariage. À son tour, Jean Marie Herjean, lorsqu'il a épousé la fille aînée Jeanne Louise, est venue s'installer dans le village de celle-ci.

C'est à Trélannec que le registre de recensement de 1896 les recense (page 124) : Jean Marie Herjean cultivateur, Jeanne Louise Andrieux femme, et leurs quatre filles  Henriette, Marie, Marie et Claudine.

.

Nous pouvons penser que Eugène Henri a fait construire le corps de ferme de 1867 sur laquelle il fait porter l'inscription, en raison de l'agrandissement de la famille liée à l'installation de son gendre. Ses deux autres filles (et leur époux Jean-Claude  Danielou et Jean François POSTIC) ne sont pas mentionnées à Trélannec en 1896.

http://www.notrepresquile.com/population/recensement/crozon/1896.php

.

Aujourd'hui, l'exploitation, sauf erreur,  est celle d'Hervé Le Roux, en élevage laitier.

.

Le contexte.

Selon l'enquête de Christel Douard, de Florent Maillard et Judith Tanguy-Schroër en 2010 pour l'Inventaire général :

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-maisons-rurales-fermes-et-hameaux-de-la-commune-de-crozon/812a1d79-aefa-46d4-87a9-42a74ec7c508

"Des résultats observés et plus particulièrement des chronogrammes relevés sur le bâti, se dégagent plusieurs tendances situant le corpus des constructions rurales dans une chronologie allant de la fin du 16e siècle aux années 1930. Les dates inscrites sur les bâtiments vont de 1580 à 1934, elles sont majoritairement gravées ou sculptées sur les linteaux de porte, rarement sur les souches ou les linteaux de cheminées. Le grès local étant très difficile à tailler, seul 14, 3 % du bâti rural est daté : 146 chonogrammes ont été relevés sur 1020 maisons rurales recensées. Les dates figurent sur des pierres importées, plus propices à la taille (microdiorite quartzique, granite, kersantite), parfois sur une ardoise incluse dans la maçonnerie. Deux dates gravées dans du grès armoricain ont été relevées : 1785 sur une maison de Ménesguen et 1854 sur une maison du Bouis.

En l'absence de chronogrammes, il est parfois délicat de dater avec précision des maisons construites entre la deuxième moitié du 18e siècle et la première moitié du 19e siècle car les proportions sont quasiment identiques durant un siècle et les baies sont dépourvues de décors. Les baies des maisons construites entre la fin du 16e siècle et le début du 18e siècle font souvent l'objet d'une ornementation sculptée sur des pierres importées (accolades, chanfreins, moulures, volutes et coeurs sur les linteaux, griffes, sifflets et amortissements à la base des piédroits).

LES COMMANDITAIRES

Quelques inscriptions ou monogrammes relevés sur des logis révèlent le nom des bâtisseurs : DV : PRE : 1590 : GVILLAUME CO : KANDRIN (Porte provenant de Kerandrin remployée à Morgat) ; RENE HERIAN 1626 (Le Bouis) ; F : M : 1627 (Kergonan) ; A L : STEHAN 1663 JC (Dinan) ; H : H : MICHEL LE : DV 1696 (Saint-Jean-Leïdez) ; FAIT FAIRE PAR EUGENE ANDRIEUX 1867 ; A : P : 1745 (Dinan) D V 1855 J (Penfrat) ; E 1927 R (Poraon). Deux beaux puits moulurés du 17e siècle sont également signés et datés, ils témoignent de l'aisance des constructeurs et d'une certaine fierté paysanne : JEAN CANVET 1644 (Tromel) ; Y. CARN 1646 (Kerellot-Tremet). Trois anciennes maisons d'artisan affichent les attributs professionnels de leurs propriétaires : à Kervezennec, la maison d'un tailleur de pierre se signale par une équerre et un marteau sculptés en relief sur le linteau de porte avec son nom YVON et la date 1688 ; à Kerigou, la porte d'un logis de maréchal-ferrant du 17e siècle conserve la pince, le marteau et l'enclume sculptés dans la microdiorite quartzique ; à Trébéron une tenaille et un marteau sont gravés à côté de la date et des initiales du maréchal-ferrant (H : D 1814) ; à Kernaou le linteau du puits est orné d'une navette de tisserand."

.

L'inscription du moulin de Kereuzen, que je viens de relever (article précédent) employait déjà en 1795 la formule "fait faire par", mais par abréviation F F P.

La rareté relative de ces inscriptions justifie mon souci d'en rendre compte en ligne et de tenter de préciser, derrière les texte, le contexte anthropologique.

.

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Crozon Inscriptions
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 23:28

Le moulin de Kereuzen à Crozon, et son inscription de 1795.

.

Voir aussi :

.

.

Sur les inscriptions lapidaires de la Presqu'île de Crozon, voir :

 

Et

 

.

Mes remerciements à Mr Joseph Pigent pour son accueil.

.

Je passe souvent, dans mes promenades autour de la Réserve naturelle de l'Aber, devant cet ancien moulin. 

Le moulin à eau de Kereuzen, sur la rivière de l'Aber à Crozon, est connu depuis le XVIIIe. Il figure, sous le nom de Moulin Colin, sur la carte de Cassini de 1783, et sous celui de Kereuzen, sur le cadastre de 1831. Il a été fermé en 1961.

 

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

Toponymie.

Disons d'abord que ce nom de lieu Kereuzen est rare. Je le trouve attesté à Elliant sur un aveu de 1663.

(le village de Kereuzen ô ses issues & apartenances & autres terres non icy spéciffiées sont sittuées en la Trêve nommée Treffnevez en laditte paroisse d'Eslyan).

Comme l'a remarqué M. Guilcher (12), le déterminatif de la plupart des villages en Ker— est un nom d'homme. Il s'agirait de Ker -Euzen, le village d'Euzen ou Eusen. Albert Deshayes signale pour ce nom Euzen 1446, Ploemeur ; 1513, Remungol ; 1644, Quimper, etc. Il dériverait du vieux breton Eudon , "bon talent", et se diffuse sous les formes Abeozen, Euzenat, Euzénou, Euzénès . Aucune de ces formes n'est attesté à Crozon avant le XVIIe siècle (sauf Guillaume EUSEN 1678).

Si le toponyme KEREUZEN est rare, l'anthroponyme correspondant ne l'est pas moins. À Lannion ,   Jean LE GUALLES, écuyer, sieur de Kereuzen, Ledict sieur de KERYVON, se fait connaître en 1600 par ses prééminences en l'église de Baly. Un Kereuzen représente Plonéour à la  montre de 1481. On trouve un Kereuzen-Brelivet en Châteauneuf-du-Faou ; un Jehan Nouvell Kereuzen à Plougasnou ; à Plouezoc'h en 1545-1550  une Françoise de Kereuzen puis en 1578-1608 Maria de Kereuzen ou Marie de Kereuzen de Kerjean. Et enfin à Bieuzy (56) Françoise Le RUYET DE KEREUZEN 1580-1611, Jan Le RUYET DE KEREUZEN son frère, Yvonnette Le RUYET DE KEREUZEN sa soeur.

.

Pour en revenir au toponyme, Pierre Trépos note en 1953  : "Quant à Kerezen et Petit- Kerezen, j'ai d'abord hésité à les classer avec les toponymes en « Vrins » : M. Buffet a interprété le Kerezen de Port-Louis par Ker-Euzen ; mais deux formes relativement anciennes de ce toponyme morbihannais, avec 2 r, (en Hello Querrezen } Besquellec Querrezen , 1080) me font penser que l'hypothèse Kezen, au lieu de Euzen peut au moins se discuter — avant qu'elle cède peut-être la place à une troisième : Kerezen, cerisier."

Henri-François Buffet, étudiant  la toponymie du canton de Port-Louis  suggère de rattacher à Ker-Euzen les lieux-dits Querezen, 1640, et Kerzine.

Quoiqu'il en soit, ce toponyme en ker- est très ancien, vers le Xe siècle :

"Les Bretons venant de l’île de Bretagne apportent en Armorique leur système toponymique. Aux nobles, l’on doit les noms formés sur Lez (qui désigne une cour et résidence seigneuriales). Aux prêtres, les différents Lann (lieu consacré), remplacés par Log après le Xe siècle ; aux paysans, les noms en Trev (lieu habité et cultivé), puis en Kêr. Ce dernier désignait d’abord un lieu défensif, comme c’est toujours le cas en gallois (cf. Car dans Cardiff). Mais c’est à partir du Xe siècle que fleurissent partout les noms en Kêr, lorsque le terme prend le sens d'exploitation rurale et d’endroit habité."  (Office Public de la langue bretonne)

http://www.fr.brezhoneg.bzh/7-noms-de-lieux.htm#par889

.

Il signale peut-être une seigneurie disparue, puisque de nombreux moulins à eau dépendaient des manoirs  de seigneurs, qui les affermaient à des meuniers.

.


 

 

 

 

.

.

Je découvre pour la première fois aujourd'hui qu'une pierre a été conservée de l'ancien moulin, détruit au XXe siècle pour construire une exploitation agricole. Ce bloc de kersantite porte la date de 1795 et le nom du meunier d'alors, Isidore KERAUDREN. Les inscriptions, c'est ma passion. Surtout lorsque j'apprends que plusieurs ne sont pas parvenus à déchiffrer celle-ci. Un défi ?

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

L'inscription se déchiffre ainsi :

F : F : P : IIOSSE KINEC

ISIDOR KAUDREN 1795.

Soit "fait faire par [Joseph] Kerinec. Isidore Keraudren 1795".

Les lettres IIOSSE me tracassent un peu. On connait l'habitude d'abréger les noms en Ker- par la seule lettre K, aussi il n'est pas difficile de transcrire KINEC par KERINEC et KAVDREN par KERAUDREN. La date ne prête pas à discussion, lorsqu'on connait la façon d'écrire le 5 en forme de S.

Ma lecture va se trouver validée dès que je vais interroger les données généalogiques.

.

.

 

.

.

Une deuxième inscription, en pierre de Logonna cette fois, est sculptée dans une pierre de réemploi de la façade ouest du logis : On y lit en réserve dans un cartouche :

ANNE / COLIN.

 

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

On trouvera aussi sur le mur est de la grange rénovée qui lui fait face le chronogramme 1831 : une inscription plus tardive donc.

.

 

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

Les deux premières inscriptions prennent tout leur sens lorsque l'on sait qu'Isidore KERAUDREN a été le meunier  de Kereuzen au XIVIIIe siècle, qu'il avait épousé Anne COLIN, et que sa mère était Marguerite KERINEC.

 

Les données généalogiques sont bien documentées.

.

.

Un peu de généalogie.

.

https://gw.geneanet.org/gabrielle5?n=keraudren&oc=&p=isidore

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?n=keraudren&oc=&p=isidore

https://gw.geneanet.org/aperson?lang=fr&iz=10684&p=marie&n=keraudren&oc=10

Isidore KERAUDREN est né le 12 octobre 1741 à Kerdaniou – Crozon ; il faut assimiler le toponyme à celui de Kersaniou , noté Kerdaniou sur la carte de Cassini. Le lieu-dit Kersaniou se trouve sur le flanc sud de la vallée de l'Aber, à 1,2 km du moulin. Isidore a été baptisé le lendemain de sa naissance,  à Kerdaniou.

.

Il est né de Jacques KERAUDREN, décédé avant 16 février 1813, et de Marguerite KERINEC, décédée avant 16 février 1813.

  • Jacques KERAUDREN, né le 17 décembre 1721 à Kerdaniou, Crozon, est décédé le 18 octobre 1787 à Moulin Rhun, Crozon à l'âge de 65 ans.  Il se maria le 21 novembre 1740 à Crozon, avec

  • Marguerite KERINEC, née le 20 avril 1715 à  Kerglintin Tréboul - Crozon, et décédée le 6 août 1779 à Kerglintin Tréboul - à l'âge de 64 ans. Elle était la fille de Jean KERINEC, né en 1692 à Ranvédan (au dessus de Postolonnec)  et  décédé le 20 janvier 1716 à Kerglintin Tréboul  à l'âge de 24 ans  . Marié le 5 juillet 1714 avec Jeanne SENECHAL, née en 1683, et décédée le 14 mai 1771 à Kerglintin Tréboul  : veuve à 31 ans, elle épousa Jean KERAVEL, d'où 6 enfants. Marguerite KERINEC avait un frère Jean, né en septembre 1716-  (contradiction avec le décès du père) ; j'y reviens.

Quel est ce "Moulin Rhun" de Crozon où décéda Jacques Keraudren ? Était-il lui-même meunier ? La carte de Cassini indique, en aval du moulin Colin, le moulin Kerune.

Isidore a donc un oncle maternel, Jean KERINEC (Kerglintin 1716-Kerdaniou1782), qui épousa Gilette KERAUDREN, 1718-1776,  née à Kerdaniou (comme Isidore lui-même, et comme son père) et décédée à Kerdaniou, où le couple s'était semble-t-il installé. Enfin, il faut remarquer parmi les 8 enfants de ce couple Joseph KERVINEC, né à Kerglintin en 1749, et dont la date de décès est ignorée. Je le rapproche du IOSSE KERINEC de l'inscription de kersanton.

.

Isidore est l'aîné de 5 garçons, Jean (ca 1744-1747), Corentin (1749-1750), Allain (1752 -?), marié en 1775 avec Anne BOUSART, et Joseph, marié en 1767 avec Marie BOZENEC.

 

Isidore épousa le 8 juillet 1761, à Crozon,  Anne COLIN, décédée avant le16 février 1813. Elle était la fille d'Yves et de Marguerite LE ROUX. Le couple eut 7 enfants.

  •  Yves KERAUDREN ca 1767-1799

  •  Joseph KERAUDREN 1767-1841 marié Avec Marie Françoise ROLLAND /1777

  •  Marie KERAUDREN 1770-  Mariée le 23 juillet 1788 avec Henry LE BOUSSARD. Leur fille Anne Marguerite épousera en 1811 à Telgruc Louis Maurice LE MONZE (Telgruc 1789-Crozon 1857) . Ils eurent trois enfants, Louis-Maurice (Telgruc 1816-Crozon 1878), Jean-Pierre (Crozon 1817 -Crozon 1853) qui épousa en 1850 Marie Perrine LE CAP, et Corentin (Crozon 1820-Crozon 1889) qui épousa en 1844 Marie HERJEAN.

  •  Julien KERAUDREN 1772-1808  Marié le 16 février 1802 à Crozon, avec Marie LE CORRE/1785

  •  Anne KERAUDREN 1776-1844  Mariée le 18 juillet 1799 à Crozon avec Pierre LE MIGNON ca 1771-

  •  Marie Anne KERAUDREN ca 1780-1781

  • Jeanne KERAUDREN 1783-1859  Mariée le 16 février 1802 à Crozon, avec Pierre Marie GOURMELEN 1777-1808 dont un fils Pierre Marie GOURMELEN 1805-1863, qui se maria  le 15 juin 1829, Crozon, avec Marie Jeanne POSTIC 1810-1850. Jeanne KERAUDREN 1783-1859  se remaria le 7 novembre 1810, Crozon, avec Yves QUEMENER

Pour ces sept enfants, nous disposons pour la plupart du lieu de leur baptême, à Kerglintin-Tréboul, près du Véniec, à près de 3 km du moulin. C'est a priori leur lieu de naissance. Anne Colin venait donc accoucher à Kerglintin ? C'était la maison d'origine de sa belle-mère (le domicile de ses beaux-parents ?) et certainement un lieu de convergence familiale.  La petite Marie-Anne y fut inhumée le 21 novembre 1781.

- J'ai surligné en gras les enfants du couple Marie KERAUDREN/Henry LE BOUSSARD, car les naissances montrent que ce couple est venu s'installer à Crozon en 1817. Or, les noms de Louis LE MONZE et de Corentin  LE CAP figurent au cadastre de 1831 pour les moulins de Pont-Men et de Kereuzen.

- J'ai surligné en gras le nom de Jeanne KERAUDREN, car c'est apparemment elle et son mari Pierre-Marie GOURMELEN I (déclaré meunier à leur mariage en 1802 et à son décès en 1808) qui reprirent le moulin. Elle est déclarée cultivatrice. Jeanne Keraudren est décédée à Kereuzen à 76 ans le 4 juin 1859. Son fils Pierre-Marie II Gourmelen est qualifié à son décès à Kereuzen de "forgeron cultivateur meunier".

.

Isidore KERAUDREN est décédé le 13 février 1813 à Kerdaniou. Il était alors veuf de son épouse Anne Colin.

.

généalogie Madeleine Harmegnies

 

.

 

Je note incidemment  en 1838 un Philippe KERAUDERN demeurant à Trébéron et  un Bernard KERAUDREN père et fils demeurant au Véniec.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

.

.

Une pierre d'une forme particulière.

Le bloc de kersantite, actuellement déposé et présenté sur un muret fleuri devant la cour,  n'est pas rectangulaire, mais le biseau du coté droit est sans doute intentionnel, puisqu'il est souligné par une moulure. Il est creusé de deux cavités de 4 cm de diamètre environ, et entaillé en sa partie basse par un onglet biaisé.

Ce n'est pas un linteau habituel, et il devait assurer un emploi précis dans le moulin.

Si on réfléchit au sens de l'inscription Fait faire par Joseph KERINEC / Isidore KERAUDREN 1795, nous pouvons penser que l'oncle et son neveu maternel ont fait exécuter des travaux suffisamment importants pour justifier la commande d'un tel travail de sculpture.

La date de 1795 ne correspond à aucun événement familial connu. Isidore KERAUDREN avait alors 54 ans.

.

.

.

Ce que nous savons du Moulin de Kereuzen.

Aujourd'hui, le moulin a été rasé, les pierres et les meules ont été enfouis par les bulldozer pour permettre la création des bâtiments actuels, qui reprennent des parties anciennes. C'est aujourd'hui une exploitation agricole (Joseph et Laurent Prigent ?)  consacrée à l'élevage de vaches allaitantes (Charolais et Blonde d'Aquitaine).

Deux vestiges en pierre sont conservés, qui portent la marque de leur adaptation au fonctionnement du moulin.

 

.

 

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

.

.

Des fragments de la meule en silex.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

.

.

Qu'apportent les cartes et photos aériennes ?

.

Allons du présent vers le passé. Cliquez sur les photos pour les agrandir. Source Geoportail Remonterletemps

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.405460&y=48.235703&z=16&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

.

La carte IGN.

La station de distribution d'eau potable de Poraon et son bassin de stockage de 3000 m3, qui remplace le moulin de Pont-Men, n'est pas encore indiquée. Elle assure 20% de la consommation d'eau potable de la commune.

 

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

La photo aérienne 2015.

L'usine de Poraon y est bien visible, de même que les bâtiments agricoles et d'habitation de Kereuzen et le petit pont.

Le trajet de la rivière peut se deviner par les hésitations de sa ceinture d'arbres, contrastant avec la rectitude des haies.

On lit aussi  la persistance partielle de l'ancien maillage (jadis bien plus serré) des parcelles (mez, mezou) lanières orientés dans le sens de la pente. 

En 1957, Pierre Flatrès, étudiant la structure rurale du Sud-Finistère d'après les anciens cadastres , écrivait : "Les parcelles des méjous bretons étaient de dimensions et de formes très diverses. On pouvait rencontrer des parcelles de dimensions très variables, depuis les parcelles minuscules des courtils, jusqu'aux lanières de certains terroirs de Crozon qui atteignaient 400 m de long. Dans cette commune, certaines parcelles étaient particulièrement étirées. Nous avons noté, près du Moulin Kereuzen (environs de l'Aber), une parcelle de 394 m x 3,2 m. Toutefois, sur la plupart des terroirs, les dimensions moyennes (100 à 150 m x 10 à 20) prédominaient. La forme des parcelles était aussi variable que leurs dimensions. La plupart, comme il est naturel, étaient longues et étroites, laniérées, mais certaines étaient rectilignes, d'autres incurvées, sans qu'on puisse en donner immédiatement une raison. "

.

 

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Photo aérienne 2005.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Photo aérienne ancienne 1950-1976.

Deux remarques :

-le maillage plus étroit des champs-lanières

-la meilleure lisibilité du cours d'eau, qui se dédouble après Kereuzen .

.

 

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Scan50 historique des années  1950.

.

Entre les villages de Poraon et Kerun au nord et de Kersaniou au sud, la rivière passe par Kerenzen (4 bâtiments, dont un sur la rivière), et Moulin de Pont-Men (symbole en roue dentée pour "moulin"). La rivière se dédouble entre les deux lieux en deux bras, forment une retenue apparente.

La graphie Kerenzen est étonnante pour la date de 1959.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Carte d'Etat-Major 1820-1866.

.

Même constatation, mais "Kerenzen" est précédé de la mention "Moulin". Un chemin descend de Kersaniou à Pont-Men , traversant la rivière en ce point pour regagner Trelannec ; un autre long la rivière au sud entre la route Quimper-Lanvéoc et Le Véniec et Kerglintin.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Cadastre de 1831, vue générale.

Le plan montre mieux la rivière se dédoublant en deux bras distincts entre Moulin de Kereuzen et Moulin de Pont-Men. Le bras nord, formant bief, est barré par le bâtiment de Pont-Men. Le moulin de Kereuzen semble avoir aussi un usage de ferme, car les trois bâtiments sont sur le chemin, et non sur la rivière. Il pourrait , comme un petit hameau, rassembler plusieurs familles qui ne travaillent pas en meunerie.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

La carte de Cassini (1783).

Les feuilles du Finistère ont été levées vers 1783 et publiées entre 1789 et 1815. Les informations qu'elles comportent datent donc de 1783.

"Les formes des toponymes proviennent des usages locaux. En effet, les ingénieurs ont reçu pour mission de travailler, pour leur collecte, avec les habitants — le plus souvent, les curés et les seigneurs — des lieux cartographiés."

http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/7_cassini.htm 

La feuille Carhaix-Plouher n° 171  dressée les ingénieurs Langelay, Fessard et C. Aldring sous la direction de de César-François de Thury de Cassini (1714-1784) est divisée en 21 rectangles. Celui le plus occidental nous concerne. La route Quimper-Lanvéoc y rejoint la route Le Faou-Crozon au dessus de la chapelle Saint-Laurent, en un carrefour qui deviendra Tal-ar-Groas "croisement des routes"

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom

 

 

Nous y voyons l'Ance de l'Aber ,  la Rivière de l'Aber dominée au nord par Trébéron et Trellanec puis Porraon et au sud par Ruguenes [Raguenes]la Presqu'ile de Rozan et Kerdaniou [Kersaniou]. Lorsque l'estuaire se referme en un trait noir, le tracé de la rivière, les moulins apparaissent, signalé par une roue dentée : celui de Kerune, et celui de Colin. Ce dernier est accompagné du symbole indiquant un hameau. Plus loin, après la chapelle de Port-Salut (Porzh-Salo) un moulin n'est pas nommé : c'est celui de Ronvarc'h.

Nous constatons que le moulin Kereuzen a été nommé "moulin Colin" en 1783, du nom d'Anne Colin, la propriétaire (ou locataire), et non de celui de son mari Isidore Keraudren. Rappelons qu'Yves Colin, père d'Anne, y était décédé en 1766, tout comme sa mère Marie LE ROUX en 1779, et son frère Corentin COLIN en 1783 à 36 ans, alors que cette famille COLIN était passé par Landévennec (lieu de naissance d'Anne), Plogonnec ou Lennon, et Telgruc. Anne est venue à Kereuzen accompagnée dès 1766 (et vraisemblablement dès son mariage en 1761) de ses parents et de son frère.

Il n'est pas possible de préciser pourquoi le moulin n'est pas nommé KERAUDREN, alors qu'Isidore n'était pas décédé en 1783 et qu'il a inscrit son nom en 1795.

.

 

 

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Qu'apportent les plans du cadastre de 1831 ?

.

https://kartenn.region-bretagne.fr/sviewer/?&x=-300998&y=6138966&z=9&lb=0&layers=rb%3Aassemblage_cadastre_napoleonien&title=Acc%C3%A9der%20aux%20feuilles%20du%20cadastre%20napol%C3%A9onien

 

La limite entre Telgruc et Crozon passe par la rivière : le moulin de Kereuzen est décrit sur le cadastre de Telgruc, ainsi que les terrains du sud de la rivière

 

Plan cadastral 3P45/2/54 section 24-5.

Etat de section 3P 45/6 volume 4 sections  24-29. Section 24 de Saint-Laurent.

Treboul 3P 45/1/44  section 23-1. Les états de section ne sont pas disponibles (un seul volume, 3P 282/2-3)

.

1. Telgruc, section 23-1.

Le dédoublement des bras, et donc le creusement d'un bief vers Pont-Men n'apparaît pas : il aurait été construit après 1831. Au contraire, c'est en amont de Kereuzen qu'un bief, rectiligne, suit, le long du chemin,  le tracé serpentin de la rivière.

Les champs lanières qui descendent de Kersaniou sont orientés soit nord-sud, soit est-ouest.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

2. Cadastre de Telgruc, section 23-1. Le moulin de K[er]euzen.

.

Parmi les bâtiments 12, 14 (en pointillé) 15, 18, 22 , le moulin correspond à 15, avec le symbole d'une roue : l'eau venant du bief et de la retenue 19 passe sous l'arche du bâtiment 15. Une autre roue est symbolisée près de 14, correspondant à un trajet accessoire de l'eau dessiné au crayon bleu. L'eau regagne le ruisseau juste après un pont.

Ce plan indique donc une roue horizontale sous le bâtiment, comme au moulin de Rosmadec à Telgruc, avant qu'une roue verticale y soit installée après 1831.

Cette roue à pirouette était sans doute mieux adaptée à un cours d'eau à faible débit et faible dénivelé : l'altitude passe de 23 m environ à Kerledan à 12 m à Kerezeun, 3 km en aval. On la retrouve à Pont-Men.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Le plan cadastral de Crozon.

.

Le moulin de Kereuzen n'y est pas représenté, hormis le "Pont du moulin de Kereuzen".  Il correspond à une zone déchirée. Bizarrement (le plan est-il plus tardif ?), juste après ce pont, un bief est figuré, au nord du ruisseau, se dirigeant vers l'étang 2173 puis le moulin avec sa roue. Là encore, une deuxième roue occupe le bâtiment 2175.

Après les parcelles 2423 à 2425, la parcelle 2426, nommée foennec vras ar pont (grand pré du pont)  est attribuée sur l'état de section à "Le Cap Corentin, meunier moulin de Kereuzen".

La parcelle 2299 appartenant à Pierre Le Corre est nommée foennec pont ar veil, "pré du pont du moulin".

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Entre le bief et la rivière, les parcelles 2175 à 2178  et 2294 à 2297 portent le nom de Tré an daou dour, "pâture entre deux eaux". 

Sur la pente nord, les parcelles en lanières 2179 (foennec vras), 2180 (foennec voan) et 2181 (foennec arguyoarch), et suivantes sont soit des landes, soit des près.

.

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

Le moulin de Pont Men.

Il est intéressant à étudier pour nous documenter sur celui de Kereuzen. L'état de section indique :

2167 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men  : Pratiz ar veil ("la pâture du moulin")

2168 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men . [Soldiv ?] à eau et courtil.

2173 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men ; étang : al len ("la mare")

2174 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men ; ar veil hir du [le long moulin noir]; Moulin à eau [Soldiv ?] à eau et courtil.

Didier Cadou a lu ar rodo goll : "canal de décharge". Il précise comment Louis Maurice Le Monze, cultivateur, demeurant à Kerdaniou,  a acquis le 15 septembre 1825 le moulin à Louis, René et Adélaïde Visdelou de Bedée, héritiers de leur père Charles-François Hyacinthe-Claude marquis de Bedée, et de leur mère Bonne du Han, décédée en 1816.

.

.

Le bief aboutit à l'étang de retenue 2173 qui se déverse sous le moulin 2168 avec sa roue placée au milieu (et non latéralement) : une roue à pirouette ? Puis elle traverse la pâture 2167 pour rejoindre la rivière.

L'étang peut être dérivée directement dans la rivière par un canal, auquel se rattache un bâtiment comportant un roue de moulin : 2174, qui est décrit de la même façon que le moulin 2168.

Dans les deux moulins, l'eau passe sous le moulin et non à coté.

Le moulin de Pont-Men, mentionné dès 1725, sera définitivement fermé en 1956 par Alain LE CORRE.

..

 

Le moulin de Kereuzen à Crozon.

.

.

 

 

L'apparition de Corentin LE CAP, Meunier à Kereuzen entre (au moins) 1831 et (au moins) 1859.

.

1°) Le nom de Corentin Le Cap avec le qualificatif de meunier au Moulin de Kereuzen apparaît dans l'état de section du cadastre de Crozon pour la parcelle 2426 Foennec vras ar pont

Il est possible ou vraisemblable que nous aurions retrouvé ce nom pour les parcelles du cadastre de Telgruc correspondant au moulin de Kereuzen, mais l'état de section n'est pas disponible.

2°) Il apparaît comme déclarant sur l'acte de décès de Jeanne Keraudren, cultivatrice, 78 ans, le 5 juin 1859 au moulin de Kereuzen. L'acte précise l'âge de Corentin LE CAP, 65 ans, sa profession, meunier, et son domicile, Moulin de Kereuzen.. Il était donc né en 1794. Il est accompagné d'un deuxième déclarant, Michel LE CAP,  cultivateur, 29 ans, Moulin de Kereuzen. 

 

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=jeanne&n=keraudren&oc=1

3°) Un généalogiste, François HARMEGNIES, signale son décès un an plus tard,  le 27 décembre 1860, au Moulin de Kereuzen.Il indique les identités de son père, Jean LE CAP, né vers 1768, décédé le 4 août 1814 à Kerazoret - Crozon (au nord de Kergoff-Port-Salut), cultivateur,  marié le 10 février 1790 avec Anne Le Corre (16 août 1765, Penanhoat en Crozon - 30 novembre 1844 à Crozon, cultivatrice)

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=en&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=corentin&n=le+cap&oc=2

4°) Un autre généalogiste, Jocelyn Person indique sa date de naissance le 12 Octobre 1794 et son décès le 27 décembre 1860, ainsi que son mariage avec Jeanne KERMARREC (12 janvier 1802-17 avril 1885 à Kerbastum, Crozon), fille de André KERMAEC et de Jeanne GOURMELEN. 

La même source indique les neuf  enfants de Corentin LE CAP :

https://gw.geneanet.org/j438?lang=en&p=corentin&n=le+cap&oc=2

  • 1.  Anne Perrine LE CAP 1822-1845  Mariée le 23 Juillet 1844 avec Jean Marie KERAUDREN 1818, d'où :

    •  Marie Perrine KERAUDREN 1845-1884 Mariée le 18 juillet 1865 avec Joseph Marie GRAVERAN 1835-1869 

  • 2.  Marie Anne LE CAP 1824-1846  Mariée le 23 Juillet 1844 à Crozon (la même date que sa soeur),  avec Jean Pierre LE MONZE 1817-1853 d'où

    •  Louis Marie LE MONZE 1846-1856

  • 3.  Marie Perrine LE CAP 1827  Mariée le 6 février 1850  à Crozon , avec Jean Pierre LE MONZE 1817-1853 , d'où

    •  Jean Michel LE MONZE 1851-1851

    •  Anne Perrine LE MONZE 1852 x 4 Juillet 1868 à Alain DERRIEN 1846 

     Puis cette Marie Perrine LE CAP épousa le 14 février 1857 à Crozon Jean Marie BILLANT 1828 d'où 3 enfants

  • 4.  Marie Michelle LE CAP 1829-1829

  •  5. Jean Michel LE CAP 1830  Marié le 12 Janvier 1856 à Crozon avec  Barbe LE SENECHAL 1838  d'où 

    •  Jean Pierre LE CAP 1859-1889 

    •  Marie Yvonne LE CAP 1865 Mariée le 6 Janvier 1886 à  Crozon  avec Alain BOUSSARD 1861 

    •  Marie Claude LE CAP 1870-1930 x 29 January 1893 à Jean-Claude LE CORRE 1864  :

  • 6. Pierre Marie LE CAP 1832-1883  x Marie DERRIEN †1897 

  • 7. François LE CAP 1835-1899 x 11 Janvier 1864 à Marie Anne BODENAN 1836-1873

  • 8.  Corentin LE CAP 1838-1838

  • 9. Jean Claude LE CAP 1839-1840 x  Anne Perrine KERAUDREN, décédée 14 February 1820

 

.

 

 

.

.

Pierre-Marie Gourmelen, meuniers à Kereuzen.

.

1. Pierre-Marie GOURMELEN , (Crozon 1777 -Crozon 1808), meunier 1802-1808.

Sa profession de meunier est indiquée sur l'acte de mariage du 16 février  1802 avec Jeanne KERAUDREN, sur l' acte de naissance de son fils Pierre-Marie en 1805, et sur son acte de décès à 36 ans.

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=pierre+marie&n=gourmelen

 

2. Jean Pierre-Marie GOURMELEN , (Crozon 1805-Kereuzen Crozon 1863), forgeron cultivateur meunier .

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=jean+pierre+marie&n=gourmelen

Sa profession de meunier apparaît sur  un acte de 1849. Cette année, (sans doute en renouvellement d'un bail de 1840), Pierre Gourmelen, "meunier et cultivateur", loue pour neuf ans l'île de Rozan à son propriétaire, Louis-Victor Bourassin.  (J.J. Kerdreux, Avel Kornog  n°24 p. 53).

Elle apparaît aussi en 1861, 1862, 1863, 1863 et 1865 sur l'acte de naissance de ses enfants Anne, Jean-Pierre, François-Mathurin, et Catherine.

.

.

.

.

Enfin, les actes d'état-civil mentionnent deux femmes  :

a) Marie-Anne Kerspern, cultivatrice à Kereuzen en Crozon en 1935

b) Marie-Berbiline RITA, cultivatrice, demeurant Moulin de Kereuzen où elle décéda le 12 avril 1953

https://gw.geneanet.org/ritap?n=rita&oc=&p=marie+berbiline

.

La population de Kereuzen en 1841.

Registre de recensement Crozon 6M241.

Ce registre décrit deux lieux-dits "Moulin de Pont-Neuf": le second doit être assimilé à Kereuzen.

a) Moulin de Pont-Men n° 7863 à 7872. 8 personnes.

Louis LE MONZE, meunier.

Jean-Pierre LE MONZE, son fils, meunier.

Corentin LE MONZE, charpentier

Louis Maurice LE MONZE,, cultivateur,

Marie-Jeanne KERAUDREN, cultivatrice.

Marie-Claude LE BOUSSARD, domestique,

Alain LASTENNET, domestique.

b) Moulin de Pont-Men n° 8098-8118. 22 personnes (moulin de Kereuzen)

Corentin LE CAP, cultivateur

Marie-Jeanne KERMARREC, son épouse,

Anne, Marie-Anne, Perrine, Michel, Pierre, et François LE CAP cultivateurs

Jeanne Cor---ff, domestique, enfant trouvé

Pierre THIEC, domestique.

Pierre GOURMELEN, meunier et Marie-Jeanne POSTIC son épouse,

Jean-Pierre Marie, fils, , Isidore, Anne, Marie Corentine, et Joseph GOURMELEN, cultivateurs,

Anne KERAUDREN cultivatrice

Etienne KERAUDREN, Henry RIOU et Anne Alix, domestiques

.

La population de Kereuzen en 1911.

Le registre de recensement (où Pont-Men ne figure pas) comptabilise trente personnes appartenant à cinq familles : celle de Yves KERSPERN, Pierre LE CORRE, Corentin DERRIEN, Joseph LE CORRE et Alain DERRIEN. Les chefs de famille sont qualifiés de cultivateur, et aucun de meunier. Ainsi :

Yves KERSPERN (né en 1868), "cultivateur", "chef, patron"

Marie-Yvonne (1874), son épouse

Marie (1901), Jeanne (1902), Anna-Perrine (1903?), Marie-Anne (1907) et Joseph-Marie (1911), leurs enfants

Marie-Anne LASTENNET (1834), "mère" (de Marie-Yvonne ?)

Eugène (Kerspern?), domestique, cultivateur

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts/mnesys_cg29/datas/ir/serie_m/FRAD029_00000006M.xml&page_ref=20449&lot_num=3&img_num=1&index_in_visu=

 

.

Pour évaluer la valeur de ces chiffres de nombre d'habitants au moulin de Kereuzen, je peux me baser sur le registre du recensement de Telgruc en 1841  — page 11— pour le moulin de Ronvarc'h, immédiatement en amont de Kereuzen, avec ses 9 habitants : outre les deux  meuniers Jean MORÉ, veuf, ( et ses enfants Yves et Barbe), et Pierre-Marie MORÉ   (et son épouse Marguerite FOUEST et leur fils Jean), 3 domestiques sont employés.  http://www.notrepresquile.com/population/recensement/telgruc/1841.php

Au moulin de Kerloc'h, toujours sur Telgruc, le meunier Yves FOUEST habite avec sa femme Marie-Jeanne QUEMENER, leurs fils Nicolas et Pierre et leur fille Anne.

.

CONCLUSION.

J'ai abordé ce sujet en simple curieux, sans connaissances locales ni compétences   ; mon enquête sur place m'a appris que d'autres m'avaient précédés, mais je n'ai pas trouvé de publication ni de documents : je souhaite que cet article incite les auteurs plus qualifiés que moi à approfondir la connaissance sur ce moulin, et à corriger mes erreurs.

 

 

.

.

LES AUTRES MOULINS À EAU DE LA PRESQU'ÎLE.

La carte de Cassini en montre :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095237v/f1.item.zoom

— 6 sur la rivière de l'Aber, Kerune, Colin, [Ronvarc'h], puis sur Telgruc  Kerspern, Kerledan et sur Argol Kerenpren.

—2 à Telgruc sur le ruisseau alimentant le Port de Goat : ceux de  Kergreac'h (Port du Craon) et Kerstaigoff [Rostégoff]

— 1 sur Roscanvel, "Pointe du Diable" (sur le ruisseau Ragadal IGN).

Cette quantité est sans doute sous-estimée, mais la recherche est rendue plus difficile sur les cartes postérieures. On signale aujourd'hui que plusieurs dizaines de moulins à eau existaient  sur la Presqu'île.

Didier Cadiou en compte 10 sur le cours de la rivière de l'Aber : Pont-Men, Kereuzen, Ronvarc'h (ou Meil Gorré), Le Launay, Meil Jeun, Keredan, Peran, Kernon, Kerloc'h, et Moulin-Neuf sur Argol.

Parmi ceux de Telgruc, le Moulin de Kerledan a été restauré et remis en fonctionnement.

Sur la presqu'île de Crozon, il signale en outre ceux de Lostmarc'h, Tromel, Penfond (ou Penfont, sur la rivière de Kerloc'h), La Fraternité (Roscanvel), Poulmic (Lanvéoc), et Rosmadec (Telgruc).

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/lanveoc/manoir-de-poulmic-001.php

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/bc94c3fe-6e98-46df-b209-2506b9be7511

" Le moulin de Rosmadec est lié au manoir disparu du même nom. La porte du 16e siècle semble être le seul vestige du moulin primitif. Le cadastre ancien figure un moulin à roue horizontale alimenté par un canal qui mène l'eau sous le bâtiment. Le moulin actuel semble avoir été partiellement reconstruit après 1831selon un autre système de fonctionnement. "

Moulin à eau de Roscanvel. https://www.presqu-ile-de-crozon.com/roscanvel/moulin-a-eau-roscanvel-001.php

Les moulins à eau les plus nombreux se trouvaient sur les ruisseaux se jetant dans l'Aulne, à Trégarvan (n=4) et à Dinéault (n=16).

À Trégarvan, : "Des quatre moulins figurant sur le cadastre de 1831 (moulin de Garvan, deux petits moulins au Cosquer, moulin de Kerfréval), seul celui du Garvan subsiste en partie en élévation. Les trois autres, situés sur le Stêr ar Pont Men, un affluent de l'Aulne séparant Trégarvan d'Argol, à l'ouest de la commune, ont disparu. Envisagé en 1837, le projet d´installer un haut fourneau près du moulin du Garvan n'a pas été réalisé."

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-sur-la-commune-de-tregarvan/443d850d-fe90-41f2-8b56-8f1690fb47c1

À Dinéault , il en existait 16 en 1848, dont 9 ont disparu. Il persiste les vestiges des moulins de Coz Veil, Kergoat, de Rouinstin et du Veyer. Le "Moulin d'Eau" dépendait du manoir de Trévoazec (Trefgoazec en 1536). Le Moulin de Rozarnou dépendait du manoir de Rozarnou.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-d-eau-dineault/6fbc1207-1856-4c17-b9b5-0e08807b87bf

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-de-lezaff-dineault/7a464384-31f8-40d8-8332-43abd0ef8c4c

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-d-eau-dineault/6fbc1207-1856-4c17-b9b5-0e08807b87bf

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-rozarnou-dineault/24b97466-8340-4ae2-b701-bcd9b77d1858

"Pour la plupart déjà présents sur la carte de Cassini (vers 1770), les moulins à eau de Dinéault étaient particulièrement nombreux. Parmi les seize sites localisés sur le cadastre de 1848, douze figurent sur le Garvan, un affluent de l´Aulne (Cosquer, Kerveur, Veyer, Lézaff, Treffiec, Ty Voënnec, le Stir, Kernevez, Kergoat, Roscoat, Coz Milin, Rouistin), un sur un affluent du Garvan (moulin de Dourvénez), un sur un affluent de l´Aulne (Roudouhir) et deux sur des affluents de la rivière de l´Aulne (Moulin d´Eau, Rozarnou). Les édifices, pour l'essentiel bâtis aux 17e et 18e siècles, s'ils n'ont pas disparu, ont connu des remaniements successifs ou des reconstructions entières. En 1799, le moulin de Veyer, tenu à titre de domaine congéable depuis 1766 par un nommé Le Pennec, était couvert de chaume. A l'état de vestiges en 1968, le rez-de-chaussée était divisé en deux parties abritant les mécanismes d'un côtés (deux roues horizontales) et la salle commune de l'autre. Le moulin de Coz Veil, remanié, porte la date de 1799. Le moulin de Kergoat (Ty Coz) abritait en 1970 les vestiges de meules. Plusieurs moulins, dont deux dans un état de conservation critique (Rozarnou, Moulin d'Eau), conservaient encore une partie de leurs mécanismes lors de l'enquête de 1968-1970. Ils font, tout comme le moulin de Lézaff, l'objet de dossiers individuels."

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-rozarnou-dineault/24b97466-8340-4ae2-b701-bcd9b77d1858

Moulin de Lézaff sur le Garvan

Le moulin était alimenté par plusieurs cours d'eau dérivés du ruisseau du Garvan. Il dépendait à l'origine du manoir éponyme situé à quelques centaines de mètres au sud. En 1719, il fait toujours partie du domaine noble de Lézaff. Le bâtiment actuel, qui abritait à la fois les mécanismes et le logis du meunier, porte la date de 1792. L'activité s'est arrêtée dans les années 1950. Parmi les deux meules en place en 1968, une seule subsiste aujourd'hui. Le cadastre de 1848 fait état d'un système hydraulique complexe, encore en grande partie identifiable (retenue, canaux d'amenée) alors que le four à pain situé au milieu de la cour a disparu. D'une ferme au sud subsistent le logis et les dépendances (transformées).

Le site a gardé l'empreinte de son usage ancien. Le moulin de Lézaff est le seul moulin de Dinéault qui conserve encore une de ces meules en pierre calcaire concassé et cerclé.

 le Moulin d'Eau (Dinéault)

Le moulin dépendait du manoir de Trévoazec (Trezfgoazec en 1536). Le cadastre de 1848 fait état de deux parties ; les bâtiments au nord correspondent au logis (18e siècle remanié au 19e siècle) et à un four à pain, les deux bâtiments au sud dont un portait la date de 1694 abritaient respectivement les mécanismes d'un moulin à pirouettes avec une roue horizontale et une remise surmontée d'un grenier, à l'origine également un moulin comme le montre le cadastre se 1848. Ces deux corps de bâtiments étaient traversés par un petit ruisseau, affluent de l'Aulne. L'ensemble était en ruine avant 1970. Le logis et le four à pain sont en cours de réhabilitation.

Le Moulin de Rozarnou

Le moulin dépendait du lieu noble de Rozarnou, propriété des Kersauson en 1536. Situé dans l'ancien bois seigneurial et alimenté par un affluent de l'Aulne, il a été reconstruit au 19e siècle. En 1968, la structure du bâtiment et les mécanismes, bien que désaffectés, étaient intacts et le bâtiment était partiellement couvert de chaume. Un nouveau logis a été récemment construit à côté du moulin ruiné. Le site, inaccessible lors de l'enquête, a été profondément restructuré à l'époque contemporaine, avec, notamment, la création d'un étang au nord.

Je signale en Finistère les moulins à eau conservés :

Moulin du Pont à Daoulas (écomusée)

Moulin de Keriolet à Beuzec-Cap-Sizun

Musée de la Rivière à Sizun (Parc d'Armorique)

.

Plans cadastraux de quelques moulins.

.

 

 

Plan cadastral du moulin de Ronvarch (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Ronvarch (Telgruc) 1831

Plan cadastral 1831 du moulin de Launay (Telgruc)

Plan cadastral 1831 du moulin de Launay (Telgruc)

Plan cadastral du moulin de Kerledan (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Kerledan (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Penfont (Crozon) 1831

Plan cadastral du moulin de Penfont (Crozon) 1831

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— BUFFET (Henri-François), 1952, La toponymie du canton de Port-Louis  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1952  59-2  pp. 313-336

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1952_num_59_2_4403

— CADIOU (Didier), KERDREUX (Jean-Jacques), 2015, Toponymie de Tal-ar-Goas, Avel-Gornog n°24 pages 73-79.

— CADIOU (Didier), 1994, Le moulin de Pont-Men, Echo des Moulins, 2 pages.

— FLATRÈS ( Pierre), 1957,  La structure rurale du Sud-Finistère d'après les anciens cadastres . In: Norois, n°16, Octobre-Décembre 1957. pp. 425-453; doi : https://doi.org/10.3406/noroi.1957.1191 https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1957_num_16_1_1191

https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1957_num_16_1_1191

— TRÉPOS (Pierre), 1953  La notation des toponymes bretons Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1953  60-1  pp. 200-212

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1953_num_60_1_1927

.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Crozon Inscriptions
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 12:25

Les sourires de la pluie à Crozon.

Un défilé "Tee shirt mouillé" dans mon jardin.

.

Voir :

.

Cliquez sur l'image pour le diaporama.

.

Le Trèfle des près Trifolium pratense L.

 

.

 

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

Le Pavot de Californie Eschscholtzia californica Cham. 1820.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

.

L'Iris de jardin, Iris barbu.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

.

La Pensée sauvage Viola tricolor.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

.

La Marguerite des près.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

.

La Monnaie du pape Lunaria annua L. 1753.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

.

La Tulipe.

.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Crozon Nature
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 22:10

Le porche sud (kersantite et microdiorite quartzique, 1665, Jean Le Bescont) de l'église de Ploudiry.

.

Sur cet enclos paroissial, voir :

.

 

 

.

La source principale de mon article sera l'ouvrage de E. Le Seac'h 2014, auquel je ferai de nombreux emprunts.

.

PRÉSENTATION.

.

Le porche sud, qui a été conservé lors de la reconstruction de l'église par Le Bigot en 1856, est attribué à l'architecte-sculpteur Jean Le Bescont, actif vers 1650-1682 et qui aurait pu se former auprès de Roland Doré dont l'activité s'achève en 1663. Outre un atelier à Landerneau, comme les ateliers précédents pour l'approvisionnement en pierre par l'Élorn, il en aurait eu un autre à Carhaix où il est maître-architecte, entrepreneur et picoteur (sculpteur sur pierre).

Jean le Bescont est connu par des archives (Castel et Thomas ; Couffon 1961)  qui le désignent comme architecte sur l'église de Saint-Thégonnec (chapelles latérales en 1650, associé  avec G. Le Tauq)  et sur celle de Locmélar. En 1678, il refait le quai de Cornouailles à Landerneau. 

A Ploudiry, en 1679, il travaille avec Jean Le Roy, de Landerneau, et quelques autres picoteurs: perçoivent 157 livres 2 sols "pour toutes les journées qu'ils ont employées à tailler les deux battelées de pierre de Logonna qui sont dans le cimetière pour commencer un jour (dieu aydant) à rebâtir l'église".

 En 1684, avec le maître-architecte Yvon Le Bescont (son fils ?), il prend en charge le chantier de dépose des pierres de la "pyramide" du clocher de Ploudiry.

Une activité de sculpteur.

En 1681, Jean Le Bescont assisté de Guillaume Abgrall, maître-maçon, construit le chevet sur l'église de Locmélar. Il y aurait sculpté le Apôtres du porche, lequel est daté de 1664. Il sculpta aussi les Apôtres de Goulven et de Dirinon.

.

Il a réalisé aussi les deux termes gainés, commandés en 1679-1680 par la fabrique,  de l'ossuaire de Saint-Thégonnec, dont il est l'auteur de 1676 à 1682 .

Enfin, il  a sculpté le bénitier de 1681 de La Martyre, et celui de 1680 de Ploudiry.

Toutes ces œuvres permettent de définir ses caractères stylistiques.

"La particularité de Jean Le Bescont est de donner à ses personnages des orbites très rondes avec un fin contour et une arcade sourcilière marquée. Les visages sont compris dans un rectangle aux angles adoucis agrémentés d'une barbe méchée, finement peignée. Le hiératisme des Apôtres est rendu par le dessin des lèvres fines et serrées, dont la commissure sont à peine tirées vers le bas. Les sourcils sont dessinés par la jointure entre la paupière supérieure et le bas du front. Les mains longues et fines ont été sculptées avec un soin particulier. Elles occupent une position centrale en tenant les attributs qui permettent de reconnaître les Apôtres.. Les pommettes sont hautes et peu saillantes. les paupières sont plus accentuées pour donner du relief au modelé. La barbe est stylisée en longues mèches bouclées avec des lignes serrées qui suivent le mouvement ondulé des boucles. L'œil taillé en amande au modelé convexe est enfoncé dans le globe oculaire. La taille des yeux est presque disproportionnée par rapport au visage et donne une force hiératique aux personnages. Les volumes sont fermés et compacts dans une facture compassée et sèche" (Le Seac'h p. 294)

.

Datation.

Elle s'appuie sur le cartouche intérieur mentionnant la date de 1665 après le nom de deux fabriciens. Le portail extérieur n'est pas daté, mais ses contreforts portent les noms de 4 fabriciens différents de l'intérieur : ce qui suppose une ou deux autres années d'exercice des commandes de la fabrique.

.

La structure du porche.

Le porche de style Renaissance 'est pas achevé. Couronné par un toit à quatre pans, il est inspiré par le porche de Saint-Houardon de Landerneau, qui est daté de 1604. Il est en pierre jaune de Logonna (microdiorite quartzique, comme l'ossuaire) et en kersantite pierre gris sombre au grain fin pour les éléments sculptés. Ce sont à l'intérieur les dais à lanternon et à dômes, les colonnes et la frise inférieure à griffons , et à l'extérieur l'arc d'entrée, l'entablement et la partie supérieure des contreforts.

Le porche est formé d'une grande arcade au bord décoré d'une guirlande de boules et de feuillages. Elle est encadrée de colonnes baguées à la Philibert Delorme (dont on sait l'influence sur le château de Kerjean à Saint-Vougay près d'un siècle auparavant).

Piédroits et voussures sont sculptés de petits personnages inspirés de la même thématique de l'Ancien Testament que les ateliers des Prigent à Pencran ( 1553) et Landivisiau (1554-1565)  et celui du Maître de Plougastel à Guimiliau (1606-1617), sans que nous sachions si cette inspiration proche de l'imitation relève d'un choix du sculpteur ou d'un souhait de la fabrique.

 

 

Voir :

Voir aussi d'autres porches ou portails : 

.

 

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

I. L'ENTABLEMENT ; LES CONTREFORTS ; LES COLONNES .

.

Un entablement est posé sur des colonnes cannelées au chapiteau corinthien en kersanton; La frise est décorée d'arabesques, et de rinceaux entourant deux chimères ailées tenant les fleurs d'un vase. Le bas du corps de ces êtres à visage et buste humains se transforme en une queue écaillée de feuilles, s'achevant en plumes.

.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

 

Les contreforts en pierre de Logonna et leurs inscriptions.

Le contraste entre le jaune veiné de la pierre de Logonna et le gris du kersanton est exploité sur nos plus beaux monuments  (chapelle de Rocamadour à Camaret), où le soleil breton se plaît à y créer ses jeux de lumière.

"Des contreforts de biais flanquent les angles du porche. Leurs niches sont surmontées de dais à dômes. La partie inférieure est décorée de têtes de lion sur la face centrale et de masques crachant des tiges de feuillages sur les deux autres faces.  Dessous, les motifs ovales entourés de galons plats se répètent. Le sculpteur, faisant preuve d'une grande originalité, est allé jusqu'à placer des ornements sur le haut des cotés ouest et est du porche : ce sont des cercles concentriques alternant avec des denticules. Le vocabulaire de la renaissance et de ses ornements -masques, volutes et arabesques -ponctue les différents niveaux. Il est parfaitement maîtrisé par Jean Le Bescont" (Le Seac'h)

Mais nous pouvons nous étonner de ce recours anachronique au style Renaissance en pleine apogée du classicisme.

Les inscriptions occupent les deux cotés :

F: K : G/OAT : F / H : NICO/LAS : F

Ce sont les noms des fabriciens : F.K. LE GOAT, fabrique H. NICOLAS, fabrique.

Une famille LE GOAS est attestée. Le deuxième fabricien pourrait être Hervé NICOLAS, qui  eut de Françoise KERBRAT 5 enfants entre 1650 et 1655

.

 

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Les colonnes en kersanton.

.

Le bas des colonne est orné de masques aux yeux globuleux  desquels partent des losanges de linges qui s'entrelacent, accueillant dans leur balançoire des grappes de raisins picorées par des couples d'oiseaux.

 

.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Les colonnes reposent sur des stylobates avec en médaillon les apôtres Pierre à gauche et Paul à droite.

 

Porche sud  (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (1665, kersanton et pierre de Logonna, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

La statue de saint Sébastien (kersantite).

.

On  a vu que les personnages bibliques des  moulures des piédroits et voussures (que nous allons découvrir) sont scrupuleusement imités des porches sculptés par Bastien et Henry Prigent à Pencran et Landivisiau. Mais cette statue de saint Sébastien est attribuée, pour le coup, à Bastien Prigent par Emmanuelle Le Seac'h qui écrit :

"Le martyr se tient droit, fièrement, les mains liées par des cordes à un arbre touffu à la houppe ronde et aux feuilles en écaille. La trace des flèches sont représentées par des petits trous dans la pierre. Le corps maigre possède les mêmes épaules aux articulations souples qu'à Trémaouezan [ contrefort de droite du porche sud : Dieu le Père portant le corps de son Fils sur ses genoux]. On voit sur ces deux statues le point faible su sculpteur Prigent : il est peu à l'aise pour représenter la nudité. Les pieds et les mains des personnages sont souvent disproportionnés par  rapport au reste du corps et les articulations manquent de rondeur. Par contre, le visage à l'ovale parfait, encadré d'une chevelure bouclée, est d'une grande maîtrise."

Ces réserves, qui ne parviennent pas à tempérer mon enthousiasme pour cette œuvre, n'ont pas empêché l'auteure, ou ses éditeurs, de la choisir pour la photo  de la couverture de Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne".

.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du  porche sud  de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du  porche sud  de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du  porche sud  de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du  porche sud  de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du  porche sud  de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Saint Sébastien, (XVIe siècle, kersanton, Bastien Prigent) niche du contrefort droit du Piédroits du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LES PIÉDROITS ET VOUSSURES DU PORCHE.

.

Les saynètes des piédroits et voussures reprennent le même schéma qu'à Pencran, Landivisiau ou Guimiliau dans un déroulé sur deux moulures qui culminent sur une agrafe centrale.  Il faut les lire par niveaux horizontaux, à gauche puis à droite, puis monter d'un cran et lire à nouveau la saynète de gauche, puis de droite. 

 

.

 

Les piédroits : 3 étages de 2 niches de chaque coté.

1. À gauche. La Tentation d'Adam et Ève .

2. À droite : Adam et Ève expulsés du Paradis par un ange .

3. À droite : Adam et Ève après l'expulsion : maternité et travail de la terre.

4. À droite : les sacrifices de Caïn et Abel .

5. À gauche. Le meurtre d'Abel par Caïn (surmontée de deux enfants sur les dais).

6. À droite. L'ivresse de Noé (surmontée de deux enfants sur les dais).

Transition : 2 petits personnages de chaque coté sur les dais.

Les voussures. 6 étages de 2 niches de chaque coté.

7. À gauche : Deux prophètes bibliques .

8. À droite : Deux prophètes bibliques .

9. À gauche : Deux personnages bibliques dont David et sa harpe .

10. À droite : Deux prophètes bibliques .

11. À gauche : saint Augustin et saint Jérôme.

12. À droite : saint Grégoire en pape et saint Amboise de Milan en évêque.

13. À gauche : Les porteurs des instruments de la Passion : le Fouet de la Flagellation et la colonne ; la croix et les clous.

14. À droite : Les porteurs des instruments de la Passion : l'oreille de Malchus sur le glaive de saint Pierre ; la lanterne de l'Arrestation ; la Couronne d'épines et le roseau de l'Ecce Homo.

15. À gauche : Les porteurs des instruments de la Passion : les dés et la tunique du tirage au sort ; la cruche et le bassin du lavement des mains de Pilate.

16. Les porteurs des instruments de la Passion : l'échelle et la tenaille de la Descente de croix, et le Voile de Véronique .

17. À gauche :  Les porteurs des instruments de la Passion : la lance de la Transfixion par Longin et le marteau ; le flacon d'aromates ; (?) les trente deniers de Judas portés en bandoulière dans une besace .

18. À droite : Les porteurs des instruments de la Passion : un bâton et une lance. La lance avec l'éponge.

.

 

Nous avons donc au total 40 personnages. Bizarrement, E. le Seac'h et l'APEVE décrivent Jean Chrysostome et sa lyre traduisant son éloquence,  Grégoire de Naziance en tenue de moine pour signifier la fin de vie érémitique, saint Athanase le Grand d'Alexandrie défendant le mystère de la Trinité qu'il compte sur ses doigts, et saint Basile "levant la main gauche pour dicter la règle des moines basiliens".  Je n'ai pu  découvrir aucun de ces quatre docteurs d'Orient.

.

 

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

DESCRIPTION en passant de gauche à droite tout en montant.

.

Les piédroits.

Il faut les comparer à ceux de Landivisiau pour mesurer la ressemblance :

.

Bastien Prigent, coté gauche de l'arc extérieur du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

1. À gauche. La Tentation d'Adam et Ève .

.

Ève, une main sur la feuille de vigne cachant son sexe,  tend la main vers le fruit défendu que lui propose un serpent dont le buste à tête humaine et à la poitrine féminine nue, véritable sosie d'Ève, se prolonge par un ventre écaillé disparaissant parmi les feuilles de l'Arbre et enfin par une queue parallèle au pilier central.

Je renvois à mon article sur le porche de Landivisiau (cliquer sur l'image infra) et les liens avec les enluminures, notamment des Heures dites de Henri IV.

Notez aussi les arcades jumelles du dais  liées par un anneau : du pur Prigent !

.

Bastien Prigent, la Tentation d'Éve, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

2. À droite : Adam et Ève expulsés du Paradis par un ange .

.

Nos deux ancêtres paradigmatiques sont bien embarrassés par les conséquences de leur addiction pour les fruits défendus ; Ève se cache la poitrine et envisage d'inventer le soutien-gorge tandis qu'Adam se caresse le menton d'un air songeur : dire qu'il va falloir travailler !

L'ange qui les expulse manu militari, brandissant le glaive, est placé en haut à droite, à la différence de son collègue plus paisible de  Landivisiau.

.

Bastien Prigent, Expulsion du Paradis, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

 

.

 

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

3. À droite : Adam et Ève après l'expulsion : maternité et travail de la terre.

.

Eh oui, il aurait fallu y penser. Votre Père vous l'avait bien dit. 

Ève tient Caïn emmailloté dans ses bras : il ne tient pas en place. Son frère cadet , qui vient de naître, est au berceau. —Appelle le Abel ! dit Adam en regardant sa pelle. — Je l'sens mal, se dit Ève.

.

.

 

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

.

 

.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

4. À droite : les sacrifices de Caïn et Abel .

.

Les deux frères font leurs offrandes à Yahvé. Abel le berger offre un agneau premier-né et la graisse animale.  Caïn, le cultivateur offre des fruits. Les repas Vegan, ça plait ou ça plait pas. Dieu laisse monter vers lui le parfum de barbecue qui lui est agréable et rabat la fumée de boulgour grillé vers le cuisinier mal inspiré. Caïn, enfumé, le corps de trois-quart, fait le geste de se protéger les yeux tandis que son frère, en position frontale, à genoux, se tient droit, les mains jointes, fier comme un pharisien au premier rang du Temple.

Caïn est vert. Plus précisément, iratusque est Cain vehementer, et concidit vultus ejus. Il est très irrité, furieux, et son visage est abattu.

.

Bastien Prigent, sacrifice de Caïn et d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

 

.

 

 

 

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

5. À gauche. Le meurtre d'Abel par Caïn (surmonté de deux enfants sur les dais).

.

Abel, qui vient de recevoir un mauvais coup de bêche, accuse le coup ; il fléchit le genou ; il s'écroule ; il est mort.

Caïn entend alors Yahvé lui demander : Où est ton frère Abel ? , et il répond : Suis-je le gardien de mon frère ?

Dieu, tenant le globe terrestre qu'il a créé jadis, lui fait les gros yeux.

.

Bastien Prigent, le meurtre d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

.

.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

.

6. À droite. L'ivresse de Noé (surmontée de deux enfants sur les dais).

.

Noé, qui s'est remis du Déluge, a planté une vigne dont il récolte les grappes, en les portant dans les plis de son manteau.

Un peu plus tard (moulure de droite), le vin lui monte à la tête et il chancelle. Les plis de son manteau s'écartent, exposant ses organes génitaux. La Genèse dit qu'il se retira dans sa tente (tabernaculus) et qu'il se mis à nu : et nudatus in tabernaculo suo.

 Noé a trois fils, Sem, Japhet et Cham. Cham, placé en arrière sur la sculpture, écarte un peu plus les pans du manteau (de la tente, si on veut) et rend visible ce qui doit rester caché. Son frère lui repousse le bras et arrête son geste inconvenant.

Quand Noé va se réveiller, et apprendre cette histoire, il va maudire Cham, ainsi que la terre de Canaan. Genèse 9:20-24.

 

.

Bastien Prigent, l'ivresse de Noé, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

.

 

 

.

.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Piédroits du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

.

.

Les voussures.

Le sculpteur fait enfin preuve d'innovation. Au lieu des anges de Pencran, Landivisiau et Guimiliau, il place quatre prophètes vétérotestamentaires,, quatre Pères de l'Eglise, et 12 porteurs des Instruments de la Passion.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

7. À gauche : Deux prophètes bibliques .

.

Pour E. Le Seac'h, il s'agit de Daniel barbu levant la main droite et d'Isaïe énonçant ses trois prophéties en argumentant, index posé sur le pouce. 

Ces éléments d'identification ne me paraissent pas spécifiques, mais le sculpteur reprend les habitudes codifiés des enlumineurs, peintre-verriers et sculpteurs pour tracer le portrait du prophète biblique en les dotant, tantôt l'un tantôt l'autre, des barbes longues ou des cheveux longs, des chapeaux coniques, des turbans orientalisant, des gestes d'argumentation, des camails à glands 

.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

8. À droite : Deux prophètes bibliques .

"Jérémie le malchanceux lève le bras en signe de défense et Ézéchiel tire sur sa barbe pour la couper et la peser". (Le Seac'h)

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

9. À gauche : Deux personnages bibliques dont David et sa lyre .

.

Bizarrement, E. le Seac'h et l'APEVE décrivent Jean Chrysostome et sa lyre traduisant son éloquence, et  Grégoire de Naziance en tenue de moine pour signifier la fin de vie érémitique. Les traits propres à l'iconographie du Juif vétérotestamentaire s'opposent, à mon sens , à cette interprétation.

 

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Inscription d'un fabricien.

N : OMNES : F.

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

10. À droite : Deux prophètes bibliques .

.

De même E. Le Seac'h voit ici , "saint Athanase le Grand d'Alexandrie défendant le mystère de la Trinité qu'il compte sur ses doigts, et saint Basile levant la main gauche pour dicter la règle des moines basiliens".  

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Inscription d'un fabricien.

G : LE COULM : F.

Il s'agit probablement de Guillaume (Le) COULM, , né le 6 octobre  1625 à Ploudiry et père de 7 enfants.  https://gw.geneanet.org/oberthele?n=coulm&oc=&p=guillaume

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

.

.

11. À gauche : saint Augustin et saint Jérôme.

.

Saint Augustin, évêque d'Hippone, se reconnaît facilement au cœur  tenu sur la poitrine. L'homme agenouillé serait un pénitent.

Saint Jérôme porte le galero cardinalice alors que son lion est à ses pieds.

 

 

.

.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

12. À droite : saint Grégoire en pape et saint Amboise de Milan en évêque.

.

Saint Grégoire porte la tiare et la croix pontificale à triple traverse ; saint Amboise de Milan est en évêque et tient un livre. Devant son pied droit, une ruche tressée rappelle qu'il est le patron des apiculteurs.

.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

13. À gauche : Les porteurs des instruments de la Passion : le Fouet de la Flagellation et la colonne ; la croix et les clous.

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

14. À droite : Les porteurs des instruments de la Passion : l'oreille de Malchus sur le glaive de saint Pierre ; la lanterne de l'Arrestation ; la Couronne d'épines et le roseau de l'Ecce Homo.

 

.

 

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

15. À gauche : Les porteurs des instruments de la Passion : les dés et la tunique du tirage au sort ; la cruche et le bassin du lavement des mains de Pilate.

 

.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

16. Les porteurs des instruments de la Passion : l'échelle et la tenaille de la Descente de croix, et le Voile de Véronique .

 

.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Voussures du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

17. À gauche :  Les porteurs des instruments de la Passion : la lance de la Transfixion par Longin et le marteau ; le flacon d'aromates ; (?) les trente deniers de Judas portés en bandoulière dans une besace .

 

.

Pourtour du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Pourtour du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

18. À droite : Les porteurs des instruments de la Passion : un bâton et une lance. La lance avec l'éponge.

 

.

Pourtour du  porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Pourtour du porche sud (1665, kersanton, Jean le Bescont) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

L'INTÉRIEUR DU PORCHE (1665).

.

En dessous de la série de niches vides des statues d'apôtres qu'elles devaient accueillir court de chaque coté une frise débutant par des cuirs à enroulements qui entourent des sphinx et des  griffons gardant un vase.

 

Les cartouches contiennent l'inscription suivante ; à droite :

G : / SANCQVER / 1665.

Et à gauche :

M : LE /  ROVX : F

Soit "M. Le Roux fabrique G. Sancquer (fabrique)  1665".

Le prénom de Sancquer pourrait être Guillaume, Gabriel ou Goulven. Un bon candidat pourrait être Guillaume Le SANCQUER, Honorable marchand décédé en 1685, mais il est décédé à Le Tréhou. 

Un autre Guillaume SANCQUER est né à La Martyre  (trève de Ploudiry, très proche) le 22 novembre  1631, est décédé le 28 octobre 1676 à Ploudiry. Et sa fille aînée Catherine est née en 1662 à Ploudiry, où elle s'est mariée en 1681. 

https://gw.geneanet.org/bperramant?n=sancquer&oc=&p=guillaume

Hervé SANQUER (Logonna v.1605-La Martyre 1669) a épousé en 1625 à Ploudiry Marie LE ROUX : leur fils aîné, Guillaume, est né en 1625. Le témoin à leur mariage se nommait ... Michel LE ROUX.

https://gw.geneanet.org/jelisabeth2?lang=en&pz=saskia+louise+lune&nz=jean&p=herve&n=sanquer

.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Intérieur du porche sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

La deuxième porte sud. Microdiorite quartzique.

Elle est semblable à celle de l'ossuaire de La Roche-Maurice.

.

Porte sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Pierre de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

 

APEVE.

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=9&id_article=186

"Au-dessus de ces scènes de l’Ancien Testament deux petits personnages assis les mains sur les genoux servent de transition de chaque côté. À partir de là, nous avons de part et d’autre douze personnages de taille plus importante qui se déploient dans les voussures, suivant l’arcade en plein cintre du porche, jusqu’à la clé de voûte.
Chaque personnage possède un attribut bien spécifique.
On a le plus souvent interprété les trois premiers niveaux comme étant quatre prophètes : Daniel, Jérémie. Isaïe et Ezéchiel.
Et les quatre docteurs de l’Église orientale : Jean Chrysostome, Grégoire de Naziance, Athanase et Basile.
Et les quatre docteurs de l’Eglise occidentale : saint Augustin, saint Jérôme, saint Grégoire et saint Ambroise.
Peut-être peut-on y voir encore les évangélistes, le pape et les évêques."

CASTEL (Yves P. ), THOMAS (Georges-Michel) 1987. Artistes en Bretagne: Dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime.

https://books.google.fr/books?id=E_fpAAAAMAAJ&q=%22Jean+le+Bescont%22&dq=%22Jean+le+Bescont%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjCj8GcuIDpAhVMxoUKHYK8AagQ6AEIOTAC

— COUFFON, (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Ploudiy", 

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf

 

"Le porche, placé au droit de la deuxième travée, est inspiré de celui de Landerneau ; mais la frise est ornée d'arabesques au lieu d'avoir une inscription, le fronton est incomplet et l'ornementation est particulière dans les piédestaux (images des saints Pierre et Paul) et le bas des colonnes. A l'intérieur, inscriptions : "M. LE. ROVX. F." et "G. SANQVER. 1665." Sur les contreforts et les voussures, les noms des fabriques : "F. KGOAT. F. /M (ou N). OMNES. F. /G. LE. COVLM. F. /H. NICOLAS. F." Pas d'Apôtres dans les niches à dais Renaissance ; Christ aux liens dans la niche classique dominant les portes géminées ; et, dans une niche de contrefort, statue en kersanton de saint Sébastien."

 

— COUFFON, (René) 1961, L'Evolution de la statuaire en Kersanton  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 89   

— LE GUENNEC (Louis), 1981 Le Finistère monumental II, Brest et sa région. Ed. de la Société des Amis de Louis Le Guennec (Quimper), 591 p.  Louis Le Guennec (1878-1935) érudit finistérien  a publié de nombreux articles, réunis dans les trois tomes du Finistère monumental par ses Amis. Page 493-494

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle, ed. Presses Universitaires de Rennes page 294-297

.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Porches Kersanton
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 22:16

Calopteryx sp. femelle. Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Calopteryx sp. femelle. Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Photo lavieb-aile 22 avril 2020.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 22:00

L'ossuaire (microdiorite quartzique et kersantite, 1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry.

 

 

.

Sur cet enclos paroissial, voir :

.

 

Sur les ossuaires, voir :

 

 

 

 

 

.

 

PRÉSENTATION.

"L'ossuaire de Ploudiry, dédié à saint Joseph, date de 1635. Il est antérieur de quatre ans à celui de la Roche-Maurice auquel il a pu servir de modèle. La porte en plein cintre, encadrée de deux colonnes cannelées aux chapiteaux d'ordre corinthien, est surmontée d'un fronton grec dans le tympan duquel est un buste de saint Pierre, coiffé de la tiare. Cinq baies en plein cintre, séparées par des pilastres en gaînes d'ordre dorique, sont couronnées de personnages d'une danse macabre : le laboureur, la noble dame, le juge et le guerrier que conduit la Mort, tenant un dard. A l'angle du contrefort, un ange au-dessus du bénitier tient une banderole portant : BONES: GENTZ: QVI: PAR: ICY: PASSEZ: PRIEZ: DIEU: POUR LES: TREPASSEZ: 1635. 
Sur les chapiteaux des gaînes : G. GOVLX: Y: BOSEC: FABRIQVES: LAN: 1635." (L. Le Guennec)

"Pénétrant dans le cimetière, nous nous arrêtons devant l'ossuaire: antérieur de 4 ans à celui de La Roche (1639), il est moins riche mais il offre avec ce dernier une certaine ressemblance .. Au lieu de colonnes pour séparer les fenêtres, il n'y a que des pilastres ou gaines, et  les petits personnages qui se trouvent dans les soubassements à La Roche, sont sculptés ici dans des caissons plus haut que la rangée des baies, avec la reproduction des mêmes types représentant les diverses classes de l'ordre social. Au-dessus du bénitier d'angle, un ange tient une banderolle avec ce texte: Bonnes: gentz: qui: par: icy : passez: priez: Dieu: pour: les: trépassez : 1635." (A. Favé)

"le kersanton sombre, trop nerveux, trop gothique, encore obligé pour la sculpture figurative, est employé avec retenue, comme une matière semi-précieuse, pour introduire un hiatus coloré à la façade de l'ossuaire de Ploudiry ."

"Un ossuaire, reconstruit en 1731, par le réemploi de deux monuments plus anciens, présente une frise de 5 personnages : l’ankou, le laboureur, la noble dame, le juge et le guerrier, symbolique de l’égalité de tous devant la mort. Cet édifice, classé monument historique dès 1916, complète l’enclos paroissial."

"Ossuaire, dit jadis chapelle Saint-Joseph (C.). Edifice de plan rectangulaire ayant la même disposition qu'à Pencran et à Sizun. La partie inférieure est percée de baies séparées par des pilastres gainés ; mais au-dessus, au lieu de niches des Apôtres, une haute frise représente des personnages de divers états, émergeant en buste de cartouches et symbolisant, comme les cariatides de Landivisiau et de Sizun, l'égalité de tous devant l'Ankou. Porte classique : arcade en plein cintre avec clef en console et entablement à fronton. L'ossuaire est daté 1635. Un ange, au-dessus du bénitier, tient une banderole portant l'inscription : "BONNES. GENTZ. QVI. PAR. ICY. PASSEZ / PRIEZ. DIEV. POVR. LES. TREPASSEZ / 1635." Sur les chapiteaux des gaines : "G. COVLM /Y. BOSEC / FABRIC/ QVES / EN. LAN /1635." Sur la porte, date de 1731, et, sur le clocheton, inscription : "CE. RELIQUAIRE. A. ETE. REBATI. LORS / FABRIQVES. D. M. H. LE GVEN . V / INISAN. 1731." (Couffon)

 

.

 

.

.

PRÉSENTATION PHOTOGRAPHIQUE.

.

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le clocheton et son inscription.

.

Inscription sur microdiorite quartzique :

CE : RELIQVAIRE : A

ETE REBATI : LORS

FABRIQVES ---

E :LE GVEN

INIZAN 

1731

.

Selon Monumentum, "L'ossuaire, daté de 1635, a été ruiné en 1700, reconstruit en 1713, puis déplacé et rebâti à l'identique en 1731."

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

L'ange du bénitier  en kersantite à l'angle du contrefort.

et son phylactère  BONES: GENTZ: QVI: PAR: ICY: PA /SSEZ: PRIEZ: DIEU: POUR LES: TREPASSEZ: 1635.

On trouve ce distique rimé  exhortant les fidèles en Midi-Pyrénées, à La Couvertoirade, vers 1500, mais en occitan (Bonas gens que per aissi passatz, Pregatz Dieu per los trespassatz). 

On le trouve à Paris sur une pierre du cimetière de la porte  Saint-Séverin. Ou bien on signale: "Bonnes gens qui par ici passez, Priez Dieu pour les trépassés Et pour le Maître Grégoire Qui ne mourut que de trop boire."

La formule était donc courante.

 

.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 Les cinq baies en plein cintre, séparées par des pilastres en gaînes d'ordre dorique, contrastent par la couleur grise du kersanton avec le jaune de la pierre de Logonna. C'est cette dernière qui est sculptée  des personnages d'une danse macabre.

.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

La Mort, ou Ankou, armée d'une flèche.

.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Paysan.

.

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

La Femme tenant une fleur. Une femme de la noblesse, ou une courtisane.

.

 

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Juge coiffé du bonnet carré, tenant une pièce de procès, et un gant.

.

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Roi, couronné, tenant un sceptre.

.

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

L'inscription des chapiteaux des gaînes : 

"G. COVLM /Y. BOSEC / FABRIC/ QVES / EN. LAN /1635." 

L'inscription du clocheton, celle-ci et une placée sur l'église indiquent que la fabrique de Ploudiry était alors composée de deux fabriciens par année.

Un Guillaume COULM ou LE COULM est né à Ploudiry en 1625, fils d'Yves, et de Marguerite CREN. Il aurait 10 ans, trop tôt pour faire un bon fabricien. Il décéda le 6 mars 1676, ou le 29 janvier 1676, après avoir eut  onze enfants de son épouse Catherine MOBIANT .  C'est quand même un indice. D'autant qu'en 1665, un G. LE COULM est mentionné comme fabricien sur le porche sud (avec 3 autres noms).

https://gw.geneanet.org/oberthele?n=coulm&oc=&p=guillaume

Un Guillaume COULM épousa Marie KERUZORE dont il eut Alain, né en 1618 à Traon, Ploudiry. Si ce Guillaume avait 20 ans lors de cette naissance, c'est un candidat plausible pour notre fabricien. 

https://gw.geneanet.org/jcardiles?lang=en&p=guillaume&n=coulm

Les généalogistes connaissent un Yves BOZEC, né vers 1612 et décédé en 1682 à Kernévez, Ploudiry.

.

 

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

La porte en plein cintre et son fronton au buste de saint Pierre (kersantite).

Comparez avec les portes de l'ossuaire de La Roche-Maurice. 

Sur l'architrave, entre un ange et la Mort , un blason a été martelé

L'atelier Le Ber de Sizun a réalisé deux très belles portes en if pour cette entrée.

.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire (1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— APEVE.

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=9&id_article=184

— COUFFON, (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Ploudiy", 

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf

— FAVÉ (Abbé Antoine), 1899, Au retour d'une excursion (Landerneau-Châteaulin), Bulletin de la Société archéologique du Finistère 

— LE GUENNEC (Louis), 1981 Le Finistère monumental II, Brest et sa région. Ed. de la Société des Amis de Louis Le Guennec (Quimper), 591 p.  Louis Le Guennec (1878-1935) érudit finistérien  a publié de nombreux articles, réunis das les trois tomes du Finistère monumental par ses Amis. Page 493-494

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf

— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ploudiry

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Ossuaire Chapelles bretonnes.
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 10:57

La Crucifixion et 3 autres scènes d'une Passion (3ème quart du XVIe siècle) de la maîtresse-vitre de l'église de Ploudiry.

.

Voir aussi sur Ploudiry :

.

 

PRÉSENTATION : LES 28 PASSIONS FINISTÉRIENNES.

À la fin du XVe et surtout au XVIe siècle, les paroisses du Finistère choisirent, pour leurs églises qui, souvent, étaient en pleine reconstruction, une baie d'axiale consacrée à la Passion du Christ. On en estime le nombre à une cinquantaine, dont 27 sont conservées, complètes ou par vestiges.  Beaucoup d'entre elles sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper et partagent des caractères stylistiques communs, ou parfois même des cartons identiques. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie .

Dans les verrières les plus anciennes,  les lancettes sont découpées par registres en une douzaine de scènes successives de la Passion (Locronan, 18 scènes ; Lanvénégen ; Ergué-Gabéric; Braspart) . Cette répartition en damier ne sera pas abandonnée.

D'autres, plus tardivement au milieu du XVIe siècle, placent la Crucifixion dans un grand tableau central de 3 lancettes, tandis que les épisodes qui la précèdent (Cène, Lavement des pieds, Agonie, Arrestation, Comparutions, Flagellation, Couronnement d'épines,) ou la suivent (Déposition, Mise au Tombeau, Sortie du Tombeau) sont de nombre réduit, et repoussés en position périphérique.  C'est le cas à Saint-Mathieu de Quimper dès 1535, puis à La Roche-Maurice (1539), La Martyre (1540) et Ploudiry (ces trois églises voisines appartenant alors à la même paroisse de Ploudiry) ou à Tourc'h. C'est aussi le cas à Gouezec  (v. 1550) où trois lancettes entières montrent la Crucifixion et une la Déposition, et à Guengat (1550) avec trois lancettes pour la Crucifixion, une pour la Passion préalable, une pour la Déposition et une pour la Résurrection.

Enfin, d'autres paroisses choisissent de consacrer toute la verrière à la Crucifixion.

Dans ce groupe à grande Crucifixion centrale, certaines ressemblances montrent la reprise des mêmes cartons. C'est le cas pour Ploudiry et ses trèves de La Roche-Maurice et de La Martyre (*). Un quart de siècle plus tard, ces poncifs sont repris à l'église Saint-Ouen de Quéménéven, en nord de Cornouaille. C'est ce regroupement, ce sont ces comparaisons iconographiques et cette compréhension d'une évolution dans la composition de l'espace et de la structuration du récit de la Passion  qui rendent la découverte d'une nouvelle verrière si passionnante malgré la répétition des séquences.

(*) Une autre trève, Tréflévénez, possède les restes d'une maîtresse-vitre de la Passion de 1560-1570, mais ne provenant pas de l'atelier quimpérois.

.

 

 

et dans le Morbihan :

 

.

On attribue aussi à l 'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :

 

.

.

DESCRIPTION.

La baie 0, en un simple arc brisé, mesure 2,60 m de haut et 1,60 m de large et son décor s'organise en deux registres. La partie la plus basse est cachée par le dais du retable d'autel.

Cette Crucifixion est le reste d'une grande Passion du 3ème quart du XVIe siècle, postérieure à celle de La Martyre (v. 1540) et celle de la Roche-Maurice (1539). Elle résulte du remontage des panneaux de l'ancienne maîtresse-vitre de la Passion lorsque le chevet et le collatéral sud furent reconstruits en 1700. Par contre, lorsque l'église actuelle fut construite sur les plans de l'architecte Le Bigot entre 1854 et 1856, en conservant l'abside et le porche de l'ancien édifice, les baies latérales furent supprimées, mais la baie 0 est demeurée.

Elle bénéficia d'une importante restauration au XIXe siècle, puis en 1923 et 1934 par Labouret, puis en 1990 par Jean-Pierre Le Bihan de Quimper. Les deux scènes latérales du registre inférieur ont été interverties lors de l'une de ces interventions.

Louis le Guennec y signalait l'effigie d'un seigneur de Rohan du XVIe siècle (comme à La Martyre où il s'agit de René Ier de Rohan).

En résumé, ce que nous voyons ne reflète pas fidèlement l'aspect de la maîtresse-vitre initiale, ce qui tempère la valeur des comparaisons avec les autres verrières, elles-mêmes souvent recomposées.

Selon Le Bihan 1991, la date de 1567 figurait sur l'une des vitres. Il cite en référence Cyrille Pennec et son "Dévot Pèlerinage du Folgoët", mais l'examen de cette source ne confirme pas cette donnée. Par contre, Miorcec de   Kerdanet, éditeur de ce dernier ouvrage, signale la date de 1567 dans la paroisse de Ploudiry, mais sur l'une des verrières de La Martyre, alors une trève de Ploudiry , "au dessous du Père Eternel", dans son édition annote de la Vie des saints d'Albert le Grand.

Jean-Pierre Le Bihan ne reprend pas cette information dans les articles des années 2010 de son blog consacrée à cette Crucifixion de Ploudiry, mais l'estime postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice, donc postérieure à 1540.

Je ne  valide donc pas cette date de 1567 et je m'en tiens à l'estimation de Gatouillat et Hérold : "Troisième tiers du XVIe siècle".

En 1957, Léa et Job Guével réalisèrent les verrières des baies latérales 1 et 2.

.

VUE GÉNÉRALE.

.

On remarquera :

— sur le plan stylistique, l'emploi de verres rouges (et bleus) doublés et gravés à l'outil. La vue des remparts de Jérusalem, en grisaille sur verre bleu. Le motif du damassé à quatre couronnes autour d'un point, leitmotiv de l'atelier Le Sodec tout autant que les chevaux hilares. L'absence d'inscriptions sur les galons des vêtements.

Le verre gravé relie cette verrière à d'autres dans le Léon (auquel s'ajoute Pont-Croix en Cornouaille) : "Ce groupe serait donc composé de : Cuburien, La Roche-Maurice, Ploudiry, La Martyre (Jessé), Pont-Croix et de Lannédern." (R. Barrié).

— sur le plan documentaire, les vêtements des larrons à crevés ou taillades, comme à La Roche-Maurice, relevant d'une mode en usage sous François Ier voire Henri II.

— sur le plan technique, le travail du verrier Le Bihan, qui a remplacé les plombs de casse par un collage bout à bout des verres brisés.

Je procéderai à plusieurs comparaisons avec le groupe St-Mathieu de Quimper/La Roche-Maurice/La Martyre/Quéménéven, mais je laisserai le lecteur prolonger cette démarche grâce à ces liens :

 

http://www.lavieb-aile.com/2020/03/la-maitresse-vitre-de-saint-mathieu-a-quimper.html

http://www.lavieb-aile.com/2017/09/la-maitresse-vitre-de-l-eglise-saint-yves-de-la-roche-maurice.html

http://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre-vii.les-vitraux-du-choeur.html

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre-vii-les-vitraux-du-choeur.la-baie-0.html

.

 

 

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

 

LA GRANDE CRUCIFIXION SUR TROIS LANCETTES. 18 PERSONNAGES, 5 CHEVAUX ET 1 CHIEN.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LE CHRIST EN CROIX ENTRE LES LARRONS.

.

 

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Christ en croix.

.

Verre rouge gravé pour le nimbe.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Comparaison :

Par rapport à La Roche-Maurice et La Martyre, je remarque la disparition des plaies de la Flagellation sur le torse, sans doute par suite des restaurations, et le pâlissement de l'écoulement du sang le long des avant-bras, tandis que celui des pieds le long de la croix a complètement disparu. Le casque à ouverture en hublot des soldats, si particulier, n'est plus apparent. L'encadrement par les deux chevaux, les étendards et la lance de Longin se retrouve, sauf le jeu des diagonales en croix du coté droit. À Quéménéven, le schéma est conservé malgré quelques différences.

.

 

La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

.

Passion, baie 0, chœur de l'église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

.

Passion (3ème quart XVIe) de l'église Saint-Ouen de Quéménéven. Photo lavieb-aile.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Bon Larron, dont l'âme est emportée par un ange vers les Cieux.

Tête et ange restaurés.

La comparaison avec les verrières de Saint-Mathieu (1896, qui serait une copie de Tourc'h 1550), de La Roche-Maurice est de celle de La Martyre est éloquente : les couleurs des vêtements ou leurs taillades ainsi que la posture jambe fléchie sont reprises à l'identique. Malgré l'importance de la restauration, on retrouve à Quéménéven la culotte verte à taillade, et la jambe gauche brisée par les soldats.

.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

.

 

 

Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

.

Le bon larron, lancette A, baie 0, chœur de l'église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

.

Passion (3ème quart XVIe) de l'église de Quéménéven. Photo lavieb-aile.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Mauvais Larron, dont l'âme est emportée par un démon gris.

.

 

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Comparaisons :

 

Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

.

Le mauvais larron, lancette C, baie 0, chœur de l'église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

.

Passion (3ème quart XVIe) de l'église de Quéménéven. Photo lavieb-aile.

.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le verre rouge gravé à la molette en lignes et olives , repeintes au jaune d'argent, de la culotte du larron.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LES CAVALIERS ; LA VIERGE ENTOURÉE DE JEAN ET DES SAINTES FEMMES; MARIE-MADELEINE.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Marie éplorée soutenue par Jean et une sainte femme.

Les silhouettes élancées, les traits des visages et les plis cassés des voiles semblent sortir d'un dessin à la pierre noire ou d'une gravure  rhénane.

Motif en fleur ou étoile à 4 couronnes du damassé.

Beau tapis de fleurs, peint au jaune d'argent sur verre bleu (gravé ? non signalé par Roger Barrié).

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Longin transperçant de sa lance le flanc du Christ.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Marie-Madeleine agenouillée au pied de la croix.

C'est presque le point crucial de la Crucifixion, puisque Marie-Madeleine, bras écartés paumes vers le haut en extase douloureuse devant le sang qui s'écoule le long de la croix est celle qui est proposée comme modèle de participation mystique aux souffrances du Rédempteur à chaque fidèle. 

Sa robe rouge est remarquable par le verre rouge gravé des petits quadrilobes habituels qui sont  peints au jaune d'argent. 

"La coloration jaune des gravures est obtenue par l'application locale, à l'extérieur, de sulfure d'argent qui pénètre le verre à la cuisson ; mais les exemples ne manquent pas où cette teinture n'a pas pris. Le jaune d'argent possède un rayonnement qui respecte les limites de l'écran rouge qui le circonscrit : ainsi l'effet somptueux gagne en netteté. A la dextérité du graveur s'ajoute un maniement habile du jaune d'argent." (R. Barrié)

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Le Centenier converti.

.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Grande Crucifixion. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LE REGISTRE INFÉRIEUR.

.

.

1. L'Agonie du Christ au Mont des Oliviers. Panneau A1.

Nimbe en verre rouge gravé. Têtes du Christ et de l'apôtre de gauche restaurées.

.

Agonie de Jésus. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Agonie de Jésus. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Agonie de Jésus. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Agonie de Jésus. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

2. La Cène. Panneau B1.

Le moment représenté est celui où Jésus désigne Judas comme devant bientôt le trahir :   c'est celui à qui il va donner à manger. Jésus se tourne vers Pierre pour lui parler à voix basse tandis qu'il tend un morceau de pain vers la bouche de Judas. Saint Jean, allongé contre Jésus, a tendu le bras vers le plat contenant l'agneau de la fête de pâques

Très restauré à gauche (les verres les plus blancs).

.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

Comparaison.

.

La Cène, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

.

Fragment de Cène, Baie 1, chœur de l'église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

.

Passion de l'église de Quéménéven. Photo lavieb-aile.

.

.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

La Cène. Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 0 (vers 1550-1575) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LA REMISE DES CLEFS À SAINT PIERRE EN BAIE 1 PAR LÉA ET JOB GUÉVEL  EN 1957.

.

Ces verrières me permettent de découvrir cet atelier de Pont-Aven grâce à un article du Télégramme de 2014. Job Guével était Léonard d'origine.

 

"Michel Guével sera l'invité de l'association des Amis du Musée de Pont-Aven, samedi 31 mai 2014. Il commentera l'oeuvre de son père, le maître verrier Job Guével, dans l'église de Nizon.

La conférence se déroulera dans ce lieu, qui abrite de magnifiques vitraux de cet artiste familier du paysage pontaveniste. Elle promet d'être d'autant plus intéressante que Michel a longtemps accompagné la démarche artistique de son père.

Chez les Guével, l'art du verre est une affaire de famille. Job Guével (1911-2000) est né à Pleyber-Christ dans une famille de négociants en vin. De vocation artistique précoce, il intègre l'École nationale des Beaux-Arts de Paris. Sa rencontre avec Léa Hette, issue d'une lignée de souffleurs de verre de Bohême, est déterminante. Il a réalisé de nombreuses oeuvres d'art sacré. On dénombre 300 vitraux de ce « sculpteur de lumière » en Bretagne. Les édifices de Pont-Aven et de Nizon n'ont pas été oubliés. Novateur dans la technique, le style et la recherche de la couleur, son travail introduit de la modernité dans un art resté un peu conventionnel.

Installés à Pont-Aven durant la Guerre, les Guével font bâtir en 1947 la maison-atelier aux hautes verrières, derrière le square Botrel.

Sur les pas de son père, Michel, maître verrier de talent, développe une oeuvre originale dans son atelier du moulin de Valmondois. Fidèle à la ville de sa jeunesse, il y a gardé un pied-à-terre et de nombreux amis.

Le rond-point Job Guével, nommé ainsi sur proposition des Amis du musée, sera officiellement inauguré ce même jour. Trois oeuvres de l'artiste, offertes à la ville, y sont dressées. Elles rappellent ainsi aux visiteurs qu'ils entrent dans la Cité des Arts."

Voir aussi https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-aven-29930/une-conference-consacree-aux-vitraux-de-job-guevel-2577869

 

Un autre article mentionne une installation à l'Haÿ-les-Roses, où il réalise les vitraux de l'église Saint-Léonard, et son décès dans cette ville en 2000.

.

Baie 1 (1957) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 1 (1957) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

LE COURONNEMENT DE LA VIERGE EN BAIE 2 PAR LÉA ET JOB GUÉVEL  EN 1957.

.

 

Baie 2 (1957) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

Baie 2 (1957) de l'église de Ploudiry. Photographie lavieb-aile.

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

BARRIÉ (Roger), "Les verres gravés et l'art du vitrail au XVIe siècle en Bretagne occidentale" , Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1976  83-1  pp. 35-44

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1976_num_83_1_2796

COUFFON, 1945

.

COUFFON, (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Ploudiy", 

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf

"Vitraux : maîtresse vitre provenant de l'ancienne église (C.). Elle comprend à la partie supérieure une grande Crucifixion inspirée de celle de La Martyre mais plus tardive et affaiblie (XVIIe siècle). On sent le calque, car il n'y a pas de modelé et le dessin du centurion est même très mauvais. L'artiste a de plus alourdi la composition en ajoutant des personnages et en supprimant à gauche des chevaux qui l'équilibraient. Au-dessous, Notre Seigneur au Jardin des Oliviers, la Cène, l'Arrestation. Dans les deux autres fenêtres du chevet, vitraux de Job Guével représentant l'Assomption et les Clés de saint Pierre. "

GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les Vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes, page 162.

FAVÉ (Abbé Antoine), 1899, Au retour d'une excursion (Landerneau-Châteaulin), Bulletin de la Société archéologique du Finistère 

 

LE BIHAN (Jean-Pierre), 1991, La maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Ploudiry, Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 189 à 202.

LE BIHAN (Jean-Pierre), 2008, Ploudiry, une Crucifixion du XVIe, blog du 28 février 2008

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17156286.html

"PLOUDIRY Eglise Saint-Pierre.    Edifice reconstruit en 1856-1857.
« Dans le devis de la construction de l‘église actuelle en 1700, il était prévu que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle. Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan. La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry.
La verrière du chevet, qui est une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice. Restaurée en 1990 par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan de Quimper, photo avant restauration avec la résille de plombs de casse; Le Guennec, historien, 1878-1935, y signale le duc de Rohan en donateur.
En 1700, il y a 3 vitraux derrière le grand autel, et  le chanoineAbgrall, au début du XX° siècle,dans ses notes manuscrites, voit 2 fenêtres figuratives dont le Couronnement de la Vierge du côté de l’épître et Jésus remettant à saint Pierre les clefs, du côté de l’évangile.

Verrières probablement disparues entre le relevé d’Abgrall et la pose de vitraux neuf en 1957, par l'atelier Guèvel de Pont-Aven. ce dernier a quasiment repris les mêmes sujets, Assomption et Clés de saint Pierre.

-1677. Kerautret, maître peintre et vitrier, met des vitres aux lucarnes de l’église et accommode toutes les autres vitres.

-1690, Alain Bourriquen, sieur du Jardin, peintre vitrier, accommode les vitres pour 6 livres et 4 sols.

-1700, église rebâtie.

-1708-1712. Jacques de Kergrach, maître vitrier, fournit des vitrages. Est dit de Landerneau.

-1755, François Michelot, maître vitrier, 90 livres.

-1856-1857. reconstruction sous Bigot.

 

LE BIHAN (Jean-Pierre), 2010, Des gravures repères de l'église de Ploudiry , article de blog du 10 février 2010.

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-des-gravures-reperes-de-caudan-sa-chapelle-et-ploudiry-son-eglise-44669961.html

"PLOUDIRY La Crucifixion du XVI° est beaucoup remaniée à la suite de nombreuses restaurations d'un même atelier et probablement d'un même peintre. Elle comprend quinze panneaux dont  trois panneaux du bas, A2,  A3  et A4 de la lancette de gauche, possèdent des gravures, une par panneau,un A pour 3 La
 La gravure de repère du panneau avec anges a deux gravures 1 rouge,  Le panneau  avec Jésus Christ a deux gravures 2 rouge. Le panneau avec Saint Jean a une gravure, 3rouge.
Une Crucifixion du XVI° qui est  très remaniée à la suite de nombreuses restaurations d’un même atelier et probablement d’un même peintre, comprenant 15 PANNEAUX dont les 3 supérieures ont le X et les 3 inférieurs proviennent d’une grande Passion
La première lancette de gauche a une gravure A2rouge sur le second panneau, ainsi que lsur les troisième A3 rouge et quatrième A4 rouge
La seconde lancette a une gravure sur B4 rouge le quatrième panneau
La troisième lancette a une gravure en C3 .rouge.
 Il s’agit ici d’un enlevé au bois sur le dépoli de la face extérieure, le verre n’étant plus protégé, la marque est plus visible étant plus attaquée.
Pour les panneaux A2 et A3 l’explication de l’utilité de la gravure a un sens. La lettre est seule au milieu du panneau de vitrail. Il s’agit ici d’une numérotation un peu semblable à aux  nôtres."

LE BIHAN (Jean-Pierre), 2011, "Eglise Saint-Pierre ;1856-1857 Dossier Vitraux XV et XVIe Photos baies nef, sur papier dans dossier." Article du 3 avril 2011 

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-ploudiry-70914249.html

 

« dans le devis de la construction de l‘église actuelle en 1700, il était prévu que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle. Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry.  La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle.

Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry. La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice. Le Guennec y signale le duc de Rohan en donateur.

En 1700, il y a 3 vitraux derrière le grand autel, et Abgrall, dans ses notes manuscrites, voit 2 fenêtres figuratives dont le Couronnement de la Vierge du côté de l’épître et Jésus remettant à saint Pierre les clefs, du côté de l’évangile. Verrières probablement disparues entre le relevé d’Abgrall et la pose de vitraux neufs par Guével qui a quasiment repris les mêmes sujets, Assomption et Clés de saint Pierre.

-1677. Kerautret, maître peintre et vitrier, met des vitres aux lucarnes de l’église et accommode toutes les autres vitres.

-1690, Alain Bourriquen, sieur du Jardin, peintre vitrier, accommode les vitres pour 6 livres et 4 sols.

-1700, église rebâtie.

-1708-1712. Jacques de Kergrach, maître vitrier, fournit des vitrages. Est dit de Landerneau.

-1755, François Michelot, maître vitrier, 90 livres.

-1856-1857. reconstruction sous Bigot.

Abgrall, fonds Bibliothèque Quimper. Description de la baie du chevet et signale un Couronnement de la Vierge du côté de l’Epître et côté Evangile la remise des clés ."

.

LE BIHAN (Jean-Pierre), 2006, Des diverses poses de la Madeleine, article du 10 octobre 2006.

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-4114062.html

Les diverses poses des Marie-Madeleine au pied de la Croix, dans les  Passions et Crucifixions du XVI° siècle  en Bretagne.  Iconographie de Marie-Madeleine.
Elle porte la chevelure dénouée et flottante, à cause de sa vie déréglée et parce qu'elle essuya les pieds du Seigneur. Elle  se pare d'un  collier de perles, souvenir de sa vie mondaine .Les larmes, le vase de parfums, d'onguent, les cheveux libres depuis le XIVe siècle, sont le signe de la pécheresse et de l?amante. Elle est vêtue de beaux  et riches atours 

-Bieuzy les Eaux, 56,
  Eglise,           Vitrail milieu XVI°  Du côté droit de la Croix,  La main droite enserrant, par derrière, la Croix . La main gauche plus bas.A genoux Robe bleue à manches vertes. Manteau rouge à damas en enlevés jaunes. L'église offre plusieurs baies sur la vie de Marie Madeleine

-Douarnenez, 29 Chapelle Sainte-Hélène Vitrail fin XVI°  Entièrement à droite de la Croix A genoux Mains jointes à la hauteur des pieds du Christ
Genou gauche à terre et sur le devant. Robe bleue à manche Manteau rouge.Pas de nimbe, le Christ non plus.Cheveux pris par un foulard long sur le dos ;
-Le Faouët, 56 Chapelle Saint-Fiacre, Vitrail seconde moitié XVI°A droite de la Croix Penchée vers Marie en Pâmoison Robe rouge à damas. Foulard blanc
 Nimbe verticale jaune.
Cheveux libres mais serrés
-Gouézec ,29 Chapelle N.D de Tréguron, Vitrail seconde moitié XVI°
                    Du côté droit
                    Derrière la Croix.
                    Mains et bras écartés
                    Robe verte
                     Manteau rouge
                    Chemisier blanc
                    Pas de nimbe
               Cheveux longs dans le dos, en boucles sur                         visage
                    Coiffure avec rangée de perles.
                    Vase à parfum sur la droite
Guengat , 29 Eglise Saint-Fiacre    Vitrail 1571   
                    Du côté droit
                    Mains jointes
                    Bras enserrant la croix.
                    Robe verte avec manches
                    Manteau rouge.   
                    Foulard blanc.
                    Nimbe vertical jaune.
                    Cheveux serrés par  deux cordelettes
-Guimiliau, 29 Eglise Saint-Miliau, Vitrail seconde moitié  XVI°,
                     A droite, en arrière ;
                     Mains jointes et bras enserrant la Croix.
                      Genou
                    Robe bleu à manches vertes à crevés
                    Manteau rouge.
                    Collet blanc
                    Pas de bonnet
                    Nimbe
-Langast, 22     Eglise            Crucifixion seconde moitié XVI°,
                    Seule au pied de la Croix
                    Marie et Jean dans autres panneaux
                    Assis sur talons
                    Bras enserrant la Croix sous les pieds
                    Robe verte à manches rouges
                    Manteau rouge doublée bleu
                    Foulard serrée autour du cou
                    Cheveux en queue dans le dos.
              Nimbe rouge soucoupe à étoile et filet jaunes                     en gravure.

-Locarn. 22        Vitrail XVI° Eglise   très restauré
                    A gauche de la Croix
                    Vue de dos
                    Cheveux longs jusqu'a là ceinture
         Robe tons chauds, bas, larmes faites avec des  enlevés blancs                     sur rouge.

-La Martyre.29   Eglise Saint-Salomon, Vitrail 1535 ,
                      Derrière, visage à droite de face
                       Mains écartées, celle de droite touche la                            Croix.
                       Genou gauche relevé à droite
                       Robe bleu à crevés et poignets verts
                       Elément de tissus vert partant des                                     poignées le long de la Croix.
                        Chemisier blanc
                        Manteau rouge
                        Pas de nimbe
                        Coiffure bonnet à rangées de perles
                        Cheveux en mèches à droite et gauche du                         visage
                        Vase de parfum à droite.
-Plemet,56      
Eglise        Crucifixion. Ne reste que le haut.
                        A droite de la Croix.
                        Tête à hauteur des genoux du Christ
                        Main droite prenant la jambe droite du                             Christ
                        Main gauche prenant la croix à hauteur                             des   pieds
                        Robe jaune d?argent
                         Chemisier blanc
                        Foulard blanc sur cheveux   
Pleyben , 29          Eglise Saint-Germain Vitrail fin XVI° Très restauré
                A droite, au pied de la Croix.
                Les mains et les bras enlacent la Croix
                Bien au-dessous des pieds du Christ.
                Genou gauche relevé du côté gauche
                Robe jaune à manches et feston rouges
                Chemisier ou collet blanc
                Chevelure ondulée
                Pas de nimbe
                Vase à onguent du côté gauche.
           
Ploëven, 29.  Chapelle Sainte-Barbe Vitrail fin XVI°
                A genoux à droite, de profil
                Le visage levée vers le Christ
                Mains levés le long de la Croix
                Robe jaune, haut blanc
-Ploudiry.29    Eglise Saint-Pierre  Vitrail fin XVI°
Du côté droit, derrière la Croix.
Mains et bras écartés
Robe verte et bleu
 Manteau rouge avec damas en enlevés.
Nimbe jaune horizontal
Cheveux serré par turban
Vase de parfum, côté droit de la Croix
-Plouvorn Chapelle Saint-Trémeur    Vitrail XVI°   
            seule une tête de Marie-Madeleine
            Provenance église
            Visage tournée vers la droite
            Mèches à droite et à gauche du visage
            Bonnet blanc
-Pouldreuzic, Chapelle N.D. de Lababan. Vitrail 1573       
            Côté droit
            Main  et bras droit enserrant la Croix
            Main gauche accrochée à la Croix.
            Jambe gauche en avant ;
            Robe
            Manteau
            Bonnet à double rangée de perles
             Cheveux tombant dans le dos
             Pas de nimbe
Quéménéven        Eglise Saint-Ouen    Vitrail seconde moitié XVI°
            côté droit
            Mains jointes enserrant la Croix
            Robe bleue
            Décolleté et bustier jaune
            Manteau rouge
            Bonnet noir a deux rangées de perles et étoiles                 blanches
            Nimbe entourant la tête ;

-Quimper, musée Breton Passion Vitrail seconde moitié XVI°   
            Du côté droit, derrière
            Jambes écartées enserrant la Croix
            Mains et bras croisés sur la Croix.
            Genou droit relevé
            Robe verte avec manches et crevés
            Chemise blanche ;
            Manteau rouge.
            Collet blanc
            Pas de nimbe.
            Cheveux dans coiffe noire à filet de perles
            Vase à onguent à gauche

-La Roche-Maurice    Eglise Saint-Maurice Vitrail seconde moitié XVI°
            Visage de face levé vers le Christ  du côté droit
            Corps derrière
            Mains écartés et levés, la droite touchant la Croix
            Robe bleu violet à poignée vert
            Manteau rouge
            Pas de nimbe
            Deux mèches de cheveux à droite et à gauche duvisage serré par bonnet blanc à rangée de perles             et lacets
            Vase de parfum en bas à droite.
-Saint-Goazec.    Eglise Saint-Pierre    1573 Crucifixion
            A genoux, de profil prostrée du côté droit
            Genou gauche en avant du à position
            Mains jointes
            Tête penchée
            Robe bleu
            Manteau blanc à pois jaunes d?argent
            Cheveux au vent en boucles sur visage
            Nimbe entourant la tête.
            Pas de pot de parfum
-Saint-Nic Eglise Saint-Nicaise, seconde moitié du XVI°
  Vitrail très restauré
            Côté droit, affalée par terre
            Bras et mains enserrant la Croix.
            Robe bleu à crevés
            Manteau rouge
            Petit nimbe
            Cheveux roux longs, en mèches sur le corps.
-Spézet Eglise Saint-Pierre    Vitrail seconde moitié XVI°   
            A droite de la croix
            Fait pendant à Vierge en pâmoison
            A genoux
            Mains levées, hauteur mi-corps du Christ.
            Robe bleu à crevés
            Manteau rouge
            Cheveux dans le dos
            Nimbe horizontal.
- Pontivy, Eglise de Stival, 56    Crucifixion
            Devant la Croix, avachie
            Tête levée vers le Christ.
       
-Tourc'h. 29 Eglise Saint-Cornély Vitrail seconde moitié XVI°       

Derrière la Croix. Mains et bras écartés
Genou gauche levé
Robe bleu, manches à crevés blanc.
Manteau rouge
Bonnet à deux rangées de perles.
Nimbe jaune soucoupe.

-Tréflevénez.    Eglise Saint-Pierre  seconde moitié XVI°   
.   Vitrail très restauré. Affalé du côté droit derrière contre la Croix. Bras et main gauche enserrant la Croix et pendants . Genou droit levé.Robe rouge. Manteau.  Vase de parfum au pied  de la Croix.
           
-Tréguennec.29 Eglise Notre-Dame    Vitrail Très peu d?informations car vitrail très mal restauré. Par contre tête  dans baie 1 pouvant être celle de Marie-Madeleine. Cheveux longs non peignés Décolleté.

 

LE GUENNEC (Louis), 1981 Le Finistère monumental II, Brest et sa région. Ed. de la Société des Amis de Louis Le Guennec (Quimper), 591 p.  Louis Le Guennec (1878-1935) érudit finistérien  a publié de nombreux articles, réunis das les trois tomes du Finistère monumental par ses Amis. Page 493-494

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf


 

— NDODUC

http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm1/eg_StPierre@Ploudiry.htm

—PENNEC (Cyrille) 1634, Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët. Edité en 1888 par Daniel Miorcec de Kerdanet chez J.-B. Lefournier (Brest).

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0a34d3c4989512e9f444662b79e57a7b.pdf

— MIORCEC DE KERDANET (Daniel-Louis), 1837,  La Vie des saints d'Albert le Grand annoté par ...

https://books.google.fr/books?id=YSvBi_0z3gsC&pg=PA505&lpg=PA505&dq=%221567%22+ploudiry&source=bl&ots=H2nmQl0aMI&sig=ACfU3U0hfjQz5LWD0qzFkeHJ966udXcDQQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjX8siJkffoAhV4A2MBHcbGAqoQ6AEwBHoECAsQLA#v=onepage&q=%221567%22%20ploudiry&f=false

 
 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 13:28

Description.

Ces fonts baptismaux  portent deux inscriptions à deux dates différentes, mais qui impliquent à chaque fois le même personnage, un prêtre du nom d'YVON [LE] PAPE.

 

La première, en français,  est inscrit sur le tour de la vasque, en deux lignes, la première en lettres majuscule en réserve et deuxième en creux et d'un style moins soigné :

CETTE / PISCINE : A : ESTE : FAICT : FAIRE : PAR : M : Y : PAPE : P : EN : SA :

VIE : LAN 1675

On trouve aussi un calice (placé habituellement comme blason par les prêtres) entouré des quatres lettres M / V [ou Y] et P / P .

Je transcris cela ainsi : "Cette piscine a été faict faire par M[essire] Y[von] Pape en sa vie l'an 1675." et autour du calice "Messire Yvon Pape Prêtre."

La seconde, en latin, et en lettres majuscules en réserve,  court en cercle sur la marge supérieure de la vasque  :

HIC : IACET : M : YVO : PAPE : P : MORTVVS : ANNO : 1715

"Ici repose  M Yvon Pape prêtre mort en l'année 1715."

Les généalogistes mentionnent à Ploudiry un Yves le Pape (1613-1683), père de Hervé LE PAPE (1638 -1710), qui épousa en 1691 Catherine LE GOFF. 

https://gw.geneanet.org/kermar?n=pape&oc=&p=yvon

.

Sur le coté, le Christ en croix est sculpté sous le titulus INRI.

Cette vasque, dont le contenant intérieur est bien plus petit qu'on pouvait le penser auraient donc la double fonction de bénitier, et de dalle funéraire. Il est probable de penser que le prêtre obtint le droit d'être enterré dans son église, et sous cette "piscine" dont il avait été commanditaire, dans une rare mais très belle symbolique réunissant le rappel du baptême par l'onction, et la foi dans la résurrection.

.

Le sculpteur n'est pas connu ; néanmoins, un bon candidat semble être l'architecte -sculpteur Jean Le Bescont, à qui est attribué le porche de Ploudiry en 1665, et qui a réalisé en 1680 (document d'archive du règlement) la "cuve de l'eau lustrale de la paroisse" portant l'inscription "LABRVM : PAROAE : AQVAE : LVSTRALIS :1680.". On versait chaque dimanche dans ce grand récipient qualifié de  "piscine" l'eau lustrale qui était ensuite versée dans des bénitiers plus petits.  Jean Le Bescond est l'auteur du bénitier de 1681 de La Martyre. Il est également l'auteur  de l'ossuaire de Saint-Thégonnec (1676-1682), après avoir effectué ou supervisé sur l'église divers travaux de 1651 à 1656 (bas-coté sud). Voir Le Seac'h p. 294-299.

.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

Fonts baptismaux (kersantite, 1675-1715) de l'église de Ploudiry. Photo lavieb-aile.

.

.

J'ai omis de prendre la photo du Crucifix de face.

.

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. 1988, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 269

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf

—LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne , Presses Universitaires de Rennes.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/ploudiry/ploudiry.html

http://infobretagne.com/enclos-ploudiry.htm

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre-rue-de-l-enclos-ploudiry/23b754e3-31b8-4db6-89a8-9457f6106b12

 

 

 

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article187

.

Partager cet article

Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Fonts baptismaux. Ploudiry. Sculpture

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

Recherche