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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 11:18

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L'atelier de sculpture sur pierre de Bastien et Henry Prigent, installé à Landerneau, fut actif de 1527 à 1577 dans cinquante paroisses des diocèses de Cornouaille et de Léon, et à Plougonven dans l'ouest du Trégor. Leur style, étudié par Emmanuelle Le Seac'h dans un ouvrage majeur, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne (2014), est marqué par le réalisme. Bastien a le ciseau le plus fin : "les yeux sont taillés en un petit losange horizontal. Les drapés sont fluides." Son style plus souple produit un effet plus expressionniste, voire réaliste, qui contraste avec le hiératisme, la raideur de Henry. Leur trait commun, trois larmes en relief sur les joues de leurs Vierges éplorées, de Jean ou de Marie-Madeleine, n'est pas observable à Landivisiau, mais ils partagent aussi les arcades sourcilières nettes et les visages pointus et, dans les sculptures du porche, "un nez droit et franc, des yeux rétrécis et un visage ovale" (op. cit. p.154). Se désignant sur les inscriptions comme "ymageurs", ils sont les auteurs de deux calvaires monumentaux à Plougonven (1554) et Pleyben (1555), de quatre porches à Pencran (1553), Landivisiau (1554-1565), Guipavas (1563), haut de Lampaul-Guimiliau (1533), et de nombreuses statues isolées,  de diverses croix et  calvaires de série.

Leur matériau de prédilection est le kersanton, ou kersantite, qui doit son nom à un hameau de la Rivière de Daoulas, en rade de Brest. Ce lamprophyre, une roche éruptive, peut être qualifié de "marbre breton", mais marbre sombre puisque sa teinte est grise, plus ou moins foncée selon le faciès. La réputation des enclos paroissiaux lui doit beaucoup.  Louis Chauris est l'auteur de la publication de référence à son sujet.

Un auteur a consacré sur Wikipédia (en anglais!!) un riche article au travail de cet atelier, reprenant les descriptions de Le Seac'h en les accompagnant de photographies personnelles. List of the works of Bastien and Henry Prigent.

Ma description s'inspire de celle des auteurs cités en sources (Jean-Marie Abgrall et Emmanuelle Le Seac'h).

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porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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I. LES MOULURES DE L'ARCADE.

Le porche intérieur est encadré de trois moulures prismatiques, la plus interne suivant le dessin des deux arcs de la porte géminée et du trumeau.

Les gorges de deux moulures intérieures  reçoivent  des guirlandes de feuilles d'acanthe et de pampres de vigne, d'un travail très fouillé, semblable aux moulures  de l'arcature extérieure du porche et abritant comme elle des petits animaux et personnages. Comme elles, elles débutent par un animal fantastique qui cherche à atteindre les tiges fructifères : un dragon ailé à queue nouée et un renard à gauche, un lion et un dragon (ou phoque à queue bifide, tourné vers nous) à droite.

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porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Au sommet de l'arc d'ogive, un homme en buste réunit les extrémités des plants de vigne, là encore comme sur l'arcade extérieure.

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porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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La moulure la plus extérieure est  sculptée d'une série de statuettes dans de petites niches aux dais couronnés de pinacles à crochets. Les saints représentés sont repris pour beaucoup à Landerneau pour le porche de Saint-Houardon (1604) : saint Yves, Saint Salomon, saints Côme et Damien, saint Pierre, les saints évêques ou abbés. 

1°) A GAUCHE.

 

1. Saint Yves, tenant dans la main droite un rouleau de parchemin ou une liasse de papiers. Il est revêtu d'une robe longue et d'une sorte de cotte à manches larges qui descend jusqu'à la ceinture. Sur ses épaules est un camail garni d'hermines héraldiques, en relief, avec un capuchon qui vient recouvrir la barrette ou bonnet carré dont il est coiffé.

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Saint Yves, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Yves, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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3. Saint Salomon, roi légendaire de Bretagne, portant l'armure de chevalier, l'épée et la couronne royale.

C'est le patron de l'église Saint-Salomon de La Martyre, à 13 km au NO de Landivisiau.

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Saint Salomon, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Salomon, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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5. Saint Thivisiau, ou Thuriau, patron de la paroisse vêtu de la chasuble et coiffé de la mitre. Il bénit de la main droite et tient de la gauche la croix archiépiscopale.

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Saint Thivisiau, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Thivisiau, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Le  porche de l'église de Landivisiau VII. L'arcade intérieure et son tympan.

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7. Saint Côme, martyr à Alep sous Dioclétien, tenant une boîte à onguent.

Son frère Damien, est représenté à la même hauteur à droite.  Patrons des médecins, des chirurgiens et des pharmaciens, ils étaient tenus au Moyen-Âge comme les inventeurs d'un remède contenant 65 éléments, l'opopira, une panacée guérissant les yeux et la bouche, les mains et les pieds. A Saint-Nic (29), sur le calvaire de la chapelle Saint-Côme-et Saint-Damien,  la statue de Côme le représente tenant le mortier et le pilon. Traditionnellement, l'un tient une boite d'onguent et l'autre un urinal pour mirer les urines. La Légende Dorée de Jacques de Voragine fait d'eux des jumeaux, et le nom Côme viendrait de cosmos, "ordre, bon ordre, parure" d'où "univers" .

Côme porte une tunique courte, plissée et à boutons (très fréquente sous le ciseau des Prigent) et un manteau dont il tient le pan de la main gauche, mais c'est sa coiffure, le bonnet des docteurs, qui est caractéristique.

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Saint Côme, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Côme, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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9. Un père-abbé (tonsure) tenant une crosse et un livre.

Saint Guénolé, abbé fondateur de Landevennec au Ve siècle ? La crosse est tournée crosseron vers l'intérieur, selon la règle que le pouvoir d'un abbé est limité à l'intérieur de son abbaye, alors que celui de son évêque s'étend à l'ensemble de son diocèse. Les autres insignes épiscopaux sont présents, comme la chape à fermail et l'anneau dûment porté à l'annulaire de la main gauche.

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Père abbé, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Père abbé, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Père abbé, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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11. Ange, les mains jointes.

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Ange,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Ange, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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2°) A DROITE.

2. Saint Pierre, le front chauve, vêtu d'une chasuble, tenant un livre et une clef.

Dans la moulure intérieure, petit personnage dans les pampres.

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Saint Pierre,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Pierre, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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4. Saint Denis, ou plus probablement saint Miliau, décapité et portant sa tête dans ses mains.


 

Saint céphalophore,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint céphalophore, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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6. Évêque bénissant ; peut-être saint Pol-Aurélien.

 

 

Évêque,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Évêque, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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8. Saint Damien, portant une ampoule.

 Il semblerait que leur culte fût populaire dans notre pays, car on les trouve représentés de la même manière dans le porche de Landerneau, et ils ont aussi leurs statues sur l'autel du bas-côté Sud dans l'église de Lambour, à Pont-l'Abbé. Voir leur chapelle à Saint-Nic.


 

Saint Damien,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Saint Damien,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Damien, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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10. Un évêque bénissant .

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Évêque,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Évêque, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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12. Ange, les mains jointes.

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Ange orant,  porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Ange orant, porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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II. LE TYMPAN.

Le tympan est organisé selon un axe de symétrie constitué par la statue du Christ, dans sa niche, sur son culot et sous son dais. De chaque coté, viennent ensuite quatre anges échelonnés verticalement et présentant trois courtes banderoles, puis sur un culot et sous une coquille, une statue d'ange porteur d'un calice. Enfin, deux anges tenant un cartouche avec une inscription. On compte au total neuf inscriptions.

A. LE CENTRE.

Dans le milieu du tympan, est placée une statue, à laquelle on a rapporté une tête coiffée de la tiare et qui a dû appartenir à un Père-Eternel (probable inversion avec la tête d'une statue de pape du lanternon pour E. Le Seac'h). Le nez de cette tête est également rapporté. 

On considère que la statue, aux pieds nus, au corps vêtu d'une robe longue et sans ceinture, au genou gauche fléchi, et aux deux mains brisées au sortir de manches plissées, était celle d'un Christ Sauveur.  Au bas de la robe  est placée une banderole avec cette inscription en caractères gothiques :

M. BIZIAN. TANGVY. RECT.

A . FAICT. FABRIQUE. H. A MARTIN.

"Messire Tanguy Bizien recteur a fait / fabrique H.A Martin." ( E. Le Seac'h a lu, à la place de "H.A. MARTIN, "H. LIOGAN". Mais celle lecture pose problème car le patronyme Liogan n'est pas attesté, notamment à Landivisiau, tandis que celui de Martin est courant parmi les marchands de toile du Léon).

Tanguy Bizian est le Premier Chapelain de la chapellenie de sept prêtres,  fondée par François de Tournemine et Renée de Saint Amadour et chargée de célébrer deux messes quotidiennes, dont l'une à voix basse.  A son décès, il fut remplacé en 1560 par Goulven Floch. Voir Pierre Hévin 1734 qui donne néanmoins la graphie "Tanguy Bizien".

 

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Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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B. PARTIE GAUCHE.

 

 

Tout à fait au haut, deux anges sont en prière ; des deux côtés, trois anges tiennent trois banderoles avec des  inscriptions, dont l'une est ainsi conçue :

MEMENTO . MEI

 0 . MATER . DEI

 PAX VOBIS.

"Cette invocation : « Memento mei, o mater Dei, Souvenez-vous de moi, ô mère de Dieu, » était, semble-t-il, en usage à cette époque, car nous la trouvons aussi sur la porte latérale Nord de la chapelle de la Mère - de - Dieu, en Kerfeunteun, près de Quimper, avec la date de 1578, ainsi que sur une sonnette, n° 148 de la collection Revoil au musée du Louvre, et qui porte la date de 1544." (J-M. Abgrall)

La formule était gravée sur l'épée de Ferdinand V le Catholique. La formule inversée (O mater Dei, memento mei) conclut le motet  Ave Maria...Serena Virgo composé par Josquin des Prez vers 1485 et qui fut extrêmement populaire au XVIe siècle.

Écriture en minuscules gothiques. 

 

 

Diorama, Inscriptions de gauche, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Diorama, Inscriptions de gauche, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Diorama, Inscriptions de gauche, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Diorama, Inscriptions de gauche, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Diorama, Inscriptions de gauche, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Toujours à gauche, une autre inscription porte sur un cuir tenu par deux anges :

ANNO : DOMINI :  1554.

"Année du Seigneur 1554".

ANNO : DOMINI :  1554, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

ANNO : DOMINI :  1554, Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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C. LA PARTIE DE DROITE.

Les trois anges porteurs de phylactère annoncent de haut en bas : 

DOMVS : MEA

SALVATOR : MVNDI

LETVS : MARIA

 "Ma maison, Sauveur du monde, Joie de Marie".

La séquence Domus mea Salvator mundi letus Maria n'a aucun sens. Domus mea, et Salvator mundi  sont des titres possibles de cantiques grégoriens. Surtout, Salvator Mundi est le nom donné aux représentations du Christ portant un orbe dans sa main gauche tout en utilisant sa main droite pour bénir. C'est sans doute ainsi que se présentait la statue centrale avant que les mains ne soient brisées. Les trois banderoles correspondraient donc à trois qualificatif du Christ.

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A droite, tout près du bord, au-dessus de la porte , deux petits anges tiennent un cartouche avec l'inscription en lettres gothiques

LAN . MIL . Vccc LIIII . FVST . FONDÉ . CESTE . PORTAL . ET . ESTOIENT . LORS . FABRIQVE . Y. MARTIN . J . ABGRALL.

"L'an 1554 fut fondé ce porche. Les fabriques étaient alors Y[ves] Martin et J. Abgrall".

Avec la précédente, cette inscription fournit la date la plus précoce de tout le porche.

Nous retrouvons le patronyme "Martin" qui était déjà celui d'un fabrique sur l' inscription du socle de la statue. De même le patronyme Abgrall figure sur le socle d'une statue d'apôtre du porche. 

 

"Sous l’Ancien Régime, chaque paroisse est administrée par un organisme composé de douze membres et appelé corps politique, fabrique ou général. Cet organisme exerce une fonction primordiale qui consiste à pourvoir aux besoins du culte, à entretenir l’église, à faire procéder à des travaux d’agrandissement ou de reconstruction de l’enclos paroissial, (église, ossuaire, calvaire...) Il nomme, par ailleurs, les collecteurs d’impôts, subvient aux besoins des enfants abandonnés et, quelquefois, des paroissiens plus pauvres, salarie, le cas échéant, le ou les maîtres d’école. Il désigne, chaque année, deux « fabriques » ou trésoriers qui sont chargés de gérer le budget de la paroisse." Louis Elegoët, Les Juloded. Grandeur et décadence d'une caste paysanne en Basse-Bretagne, Presses universitaires de Rennes. Rennes, 1996. Chapitre VI. Place des Juloded dans leur société paroissiale. p. 165-211. http://books.openedition.org/pur/11559

"Un julod  (au pluriel juloded ) est un terme de la langue bretonne qui désigne des paysans riches, généralement aussi fabricants et (ou) marchands de toiles, parfois tanneurs du Haut-Léon, centrés sur le Pays Chelgen, entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, et qui ont constitué une véritable caste aristocratique rurale, à l'origine de la création des enclos paroissiaux et dont les descendants sont parfois devenus des responsables politiques. Les marchands toiliers constituent alors l’élite sociale de la région . Implantés uniquement dans le Léon méridional ou Haut-Léon, proche des Monts d'Arrée, cette aristocratie paysanne, pratiquaient une véritable caste à très forte endogamie et jouèrent un rôle important lors de la « Renaissance bretonne », construisant églises avec un riche mobilier, calvaires et enclos paroissiaux . Ce sont ces juloded enrichis qui ont financé la construction et la réalisation des enclos paroissiaux du Léon, manifestation la plus visible de leur prospérité."(d'après Wikipédia "Julod").

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Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les sculptures méplates qui forment comme une tapisserie sur le fond de ce tympan, donnent leur place à tout le vocabulaire de la Renaissance : feuilles d'acanthe, mascarons, coquilles Saint-Jacques, rubans accolés, galons plats décorés de rosettes. Nous les retrouvons, avec les mêmes caractères, au fond du porche de Landerneau.

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Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LA VOÛTE ET SES ARMOIRIES.

"L'intérieur est voûté en croisée d'ogives avec une clé de voûte qui témoigne du remontage du porche en 1728. Elle est décorée du blason des Danycan, d'azur au monde d'or, surmontée d'une étoile d'argent et soutenu du vol de même.Le richissime armateur malouin Noël Danycan de l'Épine (1651-1731)  avait acheté en 1702 la seigneurie de Coatmeur en Landivisiau." (E. Le Seac'h 2014 p.153)

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Clé de voûte du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Clé de voûte du porche intérieur de l'église Saint-Thuriau de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

CASTEL (Yves-Pascal), 1997, Le porche méconnu de Landivisiau, 3 parties, Le Progrès de Cornouaille-Courrier du Léon samedi 1er février, 8 février et 15 février 1997 page 23. “1290 Le porche de Landivisiau (3ème et dernière partie)... 150.02.97.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2806.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/101918beed0220579dab324c65112b94.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2a2657bd8d664f2a53afe62d4c5b64af.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9ad6a25f74c98674d09e6aef3ad92a6e.jpg

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1979, "Un porche remarquable : Landivisiau", Les Cahiers de l' Iroise, 1979, n°2.

— CHAURIS (Louis), 2010, Le kersanton, une pierre bretonne, Presses Universitaires de Rennes.

COUFFON (René), LE BARS ( Alfred) « Landivisiau », Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes,  Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

— WIKIPEDIA 2017 : List of the works of Bastien and Henry Prigent

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_works_of_Bastien_and_Henry_Prigent

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Published by jean-yves cordier - dans Landivisiau
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:42

D'après le site de la commune : http://www.landivisiau.fr/fr/information/61960/le-patrimoine-landivisien

"FONTAINE ST THIVISIAU - 

L’origine de cette fontaine remonte à l’âge du fer ( -700 à l’an 0) puisque des fouilles archéologiques réalisées en 1985 ont mis à jour sur le site l’existence d’un Lech, stèle tronconique, qui dans les temps anciens signalait la présence d’un lieu sacré. Cette fontaine était donc probablement votive lors de la préhistoire. Avec l’apparition du christianisme cette fontaine est devenue celle de Saint Thiviziau, moine qui, au Ve siècle, est venu s'installer sur ces terres et y fonder un monastère, Lann en breton, donnant ainsi le nom de la ville, Lann Thivisiau. La fontaine a ensuite été transformée en lavoir. 

Elle se présente aujourd’hui sous forme de panneaux de Kersantite de style flamboyant ornant sa partie supérieure. On peut notamment y distinguer : plusieurs religieux en prière, un ange portant la couronne d’épine, la Sainte Trinité et un ange portant un écusson.

Ces panneaux ornaient à l’origine les parties latérales d’un gisant aujourd’hui démantelé qui se trouvait dans le chœur de l’ancienne église paroissiale détruite et reconstruite au XIXème siècle : le gisant du seigneur [François] de Tournemine, Sieur de Coat-Meur, commanditaire en 1554 de la première église de Landivisiau.

Ce sont ces panneaux du gisant de François de Tournemine que je veux observer de près, afin de tenter d'identifier la moitié de l'écu de Tournemine, énigme que Yves-Pascal Castel n'a pas résolu en 1983. 

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les panneaux de kersanton sont au nombre de dix (et demi). Ils sont détaillés sur ce site

http://trainjoel.canalblog.com/archives/2014/05/08/29829075.html 

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Je montrerai d'abord deux panneaux :

1°) La Trinité souffrante (ou Trône de Grâce, Gnadenstuhl ).

Dieu-le-Père est représenté en majesté, assis, coiffé de la tiare, le visage grave. Il soutient le corps du Christ crucifié, nu, portant la couronne d'épine, les reins ceints du perizonium, la main sur la plaie du thorax. La colombe ou Saint- Esprit, troisième terme de la Trinité, vient se poser sur la tête du Christ. 

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2°) L'ange en chevalier servant, portant les armoiries.

Les armoiries du seigneur de Tournemine, sieur de Coat-Meur sont écartelées d'or et d'azur. On ne note pas de lambel, à la différence des armoiries de la façade de l'église.La moitié droite n'a pas été identifiée, mais puisque l'épouse du défunt était Renée de Saint-Amadour, je peux suggérer d'y voir deux têtes de loup, comme sur les armoiries de sa famille de gueules, à trois têtes de loup d'argent

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_Famille_Saint-Amadour.svg

Cela me permet de constater que Jean de Tournemine était grand veneur du duc Pierre II de 1457 à 1477, alors que Jean de Saint-Amadour fut grand veneur d'Anne de Bretagne en 1508.

Rappel généalogique : Jean de Saint-Amadour (1463-1538) qui fut fait chevalier par Charles VIII à Fornoue,  et Marguerite de Lebiest eurent une fille, Renée de Saint-Amadour, qui épousa François de Tournemine fils d'Alain de Tournemine Ier et de Marguerite du Chastel : d'où Jacques de Tournemine, marquis de Coëtmeur, qui épousa Lucrèce de Rohan-Guéméné et décéda de ses blessures sans postérité après avoir tué en 1584 dans une querelle à Rennes les deux frères de Carman.

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Ange présentant l'écu mi-parti au 1 écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE et au 2 de gueules à trois têtes de loup d'argent, qui est de SAINT-AMADOUR, fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange présentant l'écu mi-parti au 1 écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE et au 2 de gueules à trois têtes de loup d'argent, qui est de SAINT-AMADOUR, fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Le même panneau après estampage humide des meubles de l'écu.

Ange présentant l'écu mi-parti au 1 écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE et au 2 de gueules à trois têtes de loup d'argent, qui est de SAINT-AMADOUR, fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange présentant l'écu mi-parti au 1 écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE et au 2 de gueules à trois têtes de loup d'argent, qui est de SAINT-AMADOUR, fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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RAPPEL : LE GISANT DE FRANCOIS DE TOURNEMINE .

D'après : http://cities.reseaudesvilles.fr/cities/17/documents/xim11s51qqflix.pdf

Ces panneaux proviennent de la partie basse de l’ensemble tumulaire du tombeau de François de Tournemine, seigneur de Coatmeur au XVIème siècle, qui est notamment à l’origine de la création l’église paroissiale de Landivisiau en 1554.

A sa mort il est donc tout naturellement enterré dans le chœur de l’église qu’il a contribué à créer en tant que commanditaire. Le gisant associe à son origine une représentation anthropomorphe  (statue en armure)  placée sur un socle dont les panneaux latéraux étaient ornés de bas reliefs qui ne sont autre que ceux que l’on peut actuellement voir sur la fontaine St Thivisiau.

Suite aux événements révolutionnaires elle est déplacée et en 1835, le Chevalier de Fréminville de passage à Landivisiau en fait une description précise et indique l’emplacement de sa nouvelle demeure.

« Parmi les décombres amoncelés près d’une fontaine voisine, je retrouvai la tombe d’un chevalier, provenant originairement de l’église de Landivisiau, d’où on l’avait retirée en 1793. Cette tombe ornée de la statue couchée d’un guerrier armé de toutes pièces, excepté la tête, qui est nue, et qui repose sur une oreiller soutenu par deux figures d’ange. La forme de son armure présente quelques particularités ; une partie des brassards et des épaulières sont en mailles ; à droite de la cuirasse, on remarque la douille où, se vissait l’arrêt de lance ; les tassettes sont fort longues, et par dessous on voit une chemisette de maille qui tombe jusqu’à la moitié des cuissards. L’épée est suspendue au côté gauche du ceinturon. A la droite de la statue est une longue banderole déployée, sur laquelle on lit , en lettres gothiques, les mots «aultre n’auray » , devise de la maison Tournemine Coatmeur. » Le chevalier de Fréminville, Antiquités du Finistère, Brest, 1835, T II page 271

En 1906, un autre voyageur nommée G. Toscer (Le Finistère pittoresque) passe par Landivisiau et mentionne lui aussi le gisant. Mais, cette fois ci, il a quitté le centre ville pour une destination plus lointaine : Saint-Pol de Léon. C’est ainsi qu’une carte postale du début du XXème siècle, nous montre le Sieur de Tournemine rebaptisé Saint Bidouzin, installé à la verticale sur l’îlot Sainte Anne. Scellé dans le sol, le gisant est, selon les commentaires d'une carte postale, assimilé à une statue…antique ! C’est à cette période que le folklore de la statue se met en place, puisqu’au fil du temps lui sont prêté de multiples vertus thérapeutiques. Ainsi Saint Bidouzin aurait le pouvoir de guérir les malades atteints de troubles gastro-intestinaux. Ceux-ci, par simple contact de leur ventre sur celui du saint, verraient leurs maux disparaîtrent. Mais, c’est le pouvoir de Saint Bidouzin contre la stérilité qui lui valut ses plus fréquentes visites de badauds sur l’îlot Sainte Anne. L’histoire ne nous dit pas comment mais la statue qui avait disparu de l’îlot fut retrouvée en 1987, toujours sur la commune de Saint-Pol. De nouveau couché le Sieur de Tournemine reposait au pied d’un château… d’eau cette fois-ci.

Ce n’est qu’en 1990, qu’il retrouve un emplacement approprié à son statut de vestige du patrimoine léonard puisqu’il orne la cour de la maison prébendale de Saint-Pol. Mais la ville de Landivisiau en possède néanmoins un moulage, placé dans la salle de spectacle "François de Tournemine" !

Voir aussi l'article de Yves-Pascal Castel 1983.

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Quelques autres panneaux du gisant.

 

Homme barbu tenant un bâton et un chapelet.

Pèlerin ? Saint Antoine ?

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Religieux la tête recouverte du scapulaire, ou femme sous son scapulaire.

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Ange présentant un écu martelé.

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Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Fontaine Saint-Thivisiau, Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Pèlerin ou religieux tenant un objet martelé et ange tenant un écu également martelé.

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L'église de Landivisiau VI. La fontaine Saint-Thivisiau .

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  "De Saint-Pol à Landivisiau: à la recherche des sieurs de Tournemine", Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon samedi 14 mai 1983. 

0135 de St-Pol-de-Léon à Landivisiau, à la recherche des sieurs de Tournemine. 14.05.83,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1616.  

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/408be039e7a310691325124ca16674fa.jpg

COUFFON (René), Le BARS (Alfred), 1988, Nouveau répertoire 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

— http://www.monumentum.fr/fontaine-saint-thivisiau-pa00090044.html

— Site Topic-topos :

http://fr.topic-topos.com/fontaine-saint-thiviziau-landivisiau

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:03

L'église de Landivisiau V : la bannière.

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Voir aussi :

​​​​​​​Pour les nombreux articles sur les bannières, activer la fonction "rechercher".

 

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je ne la trouve pas décrite par Christine Guillou dans son ouvrage récent (2016) et je ne trouve aucune information en ligne la concernant. Lors de ma visite de l'église, la face exposée était celle de saint Michel, mais la face principale serait celle dédiée au saint patron de l'église, saint Thuriau ou Thivisiau. Faut-il la voir comme la "banniel braz", grande bannière de procession de la paroisse, ou bien une bannière de confrérie ? 

 

C'est un rectangle de velours rouge, brodé au fil d'or d'un encadrement de rinceaux (lys et chrysanthème) autour du motif principal, saint Michel terrassant le dragon de sa lance. Au dessus, un crucifix, une balance et le monogramme SM renvoient à Saint Michel dans son rôle de peseur des âmes lors du Jugement. On se souviendra que la statue de saint Michel terrassant le dragon est présente depuis le XVIe siècle sur la façade sud de l'église.

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Bannière de la paroisse de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Datation : cette bannière date de la période 1903-1908. 

— A gauche, les armoiries épiscopales sont celles de Mgr Dubillard (1900-1908)

Les armoiries aux trois épis de blé avec la devise DEUS ADJUVA ME sont celles de Monseigneur François Dubillard "d"azur à trois épis de blés d'or, tigés et à la feuille ployée d'argent" . Son épiscopat sur le diocèse de Quimper et du Léon s'étend de 1900 à 1908. 

— A droite, les armoiries papales sont celles  de Pie X (1903-1914):

Pie X (Giuseppe Sarto), pape de 1903 à 1914 :

D'azur à l'ancre de sable posée sur une mer d'argent et d'azur accompagnée en chef d'une étoile d'or, au chef d'argent au lion d'or léopardé et ailé, tenant un évangile ouvert de même portant le texte "PAX TIBI MARCE EVANGELISTA MEUS" en lettres de sable

La devise instaurare omnia in Christo est remplacée par le nom du pape : PIUS P P X. 

En 1910, lors d'un inventaire des bannières du diocèse parue dans le premier numéro du BDHA, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie créé à l'initiative de Mgr Dubillard, 20 bannières sont recensées, mais Landivisiau ne figure pas dans cette liste. On peut penser que c'est ce constat de carence qui a incité la paroisse à y pourvoir, et à commander une bannière conforme au modèle-type décrit par le chanoine Abgrall :

« Toutes ont la même physionomie générale, portant sur les deux côtés les images des saints patrons de l'église ou de la confrérie à laquelle elles appartiennent, brodées en fil de soie, d'or et d'argent, entourées de bordures en arabesques, semis de bouquets, fleurons et rosaces ; à chaque extrémité de la traverse du haut est une boule massive, sculptée et dorée ou couverte d'une riche étoffe, et le bas est découpé en lambrequins d'où pendent des glands en franges dorées, où sont cachées des clochettes qui font entendre leurs joyeux tintements." Chanoine Jean-Marie Abgrall, Bannières, BDHA, 1904, pp 5-9

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Bannière de la paroisse de Landivisiau (1903-1908). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Landivisiau (1903-1908). Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— GUILLOU HERMELIN (Christiane), 2016,  "Les bannières de Basse-Bretagne. Société des Amis de Louis Le Guennec, Quimper. 199 pages 

— GUILLOU (Christiane), Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les "vieilles" bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte

http://hal.univ-brest.fr/hal-00546728v2/document

 

— GUILLOU HERMELIN (Christiane), 2013, Les bannières religieuses : une approche du catholicisme bas-breton : 1805-2012. Thèse de doctorat en Histoire soutenue le 18 / 12 / 2013 à l'UBO de Brest sous la direction de Fabrice Bouthillon.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01231402

Résumé : "La thèse traite du catholicisme en Basse-Bretagne, du début du 19è siècle à nos jours, à travers l'étude des bannières de procession présentes dans les églises du diocèse de Quimper et Léon , soit le département du Finistère. Les quatre parties s'organisent autour de la production des bannières, de leur comptage à partir des différents types d'inventaires disponibles, des piétés qu'elles mettent en évidence, voire des évolutions sociales dont elles témoignent. L'approche est quantitative et qualitative. Cela implique une visite systématique des églises et la conservation de traces photographiques de toutes leurs bannières. Il est fait appel aux sources classiques que sont les rapports des visites canoniques et à d'autres qui le sont moins, comme les inventaires de 1906. L'étude de la vie de deux paroisses, un doyenné datant du concordat et une anciennne ville épiscopale, a permis de mettre en évidence les mobiles générateurs de l'acquisition de bannières. Si les bannières paroissiales sont de règle, les bannières de congrégations témoignent du dynamisme des groupes de piété et de leur évolution au fil des siècles. Des approches quantitatives permettent de proposer une hypothèse de riposte, par bannières interposées, à la politique des lois laïques, parallèlement aux évolutions sociales.Si l'iconographie montre une influence lointaine des arts, c'est surtout l'importance du négoce qui apparaît, laissant cependant des possibilités d'expression d'une créativité, voire d'une spiritualité différente. Le chapitre final est consacré aux bannières réalisées à l'occasion de la Mission 2012."

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:25

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Aujourd'hui, pas question de piquer un roupillon, d'écouter mes microsillons ou de classer ma collection de papillons, d'agrions et de ténébrions, car sous l'aiguillon tatillon de la curiosité, je pars  à la chasse au goupillon :

"Au trumeau, bénitier orné d'un ange tenant un goupillon, sous un dais Renaissance à quatre mascarons" (Couffon).

"Au trumeau qui sépare les deux portes, est fixé un bénitier, au-dessus duquel est un ange tenant un goupillon et, plus haut, un dais richement sculpté, genre Renaissance, d'où sortent quatre têtes saillantes ou mascarons, deux hommes et deux femmes."  (J-M. Abgrall)

Après avoir gravi dans un tourbillon le fort raidillon de l'escalier du porche et sans passer par le portillon, j'atteins, rouge vermillon, mon but au moment précis où, du clocher, me parvient un joyeux....carillon : prions !

Vue générale de la porte d'entrée géminée et du trumeau avec son bénitier.

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le bénitier. 

La vasque, actuellement sans pied, est ornée de godrons, d'entrelacs en accolades liées et de frises d'oves et de feuillages. Sa margelle est usée par le geste répété des paroissiens y puisant l'eau bénite pour de signer. 

Les cartes postales anciennes montrent un piétement par une colonne.  Voir carte postale Delcampe ND 137 F

Carte postale Delcampe

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Je m'approche par le septentrion :

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Je modifie sans ostentation mon orientation :

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le dais témoigne de traces de polychromie (ocre...Roussillon). Son tambour est rythmé par quatre pilastres rectangulaires, avec soit un petit personnage soit un animal au sommet. Quatre têtes en haut relief (deux féminines, deux masculines) surgissent pour observer les passants. Au dessus et au dessous d'eux court une frise de rinceaux et d'oies attachées deux à deux par le cou (même motif que sur le piédroit droit du porche, au dessus d'Abel).

photo lavieb-aile

 

 

 

 

 

 

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Au dessus, ce sont des coquilles et des feuilles d'acanthe, des fleurs en bourgeons ou pots à feu, autour d'un lotus (pot à feu) central.

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Bénitier du porche (1554-1565) de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche (1554-1565) de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Bénitier du porche (1554-1565) de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche (1554-1565) de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Nous avons ici une belle tête coiffée d'une toque à plume style Henri II ou François II, ou Charles IX, le roi en titre à l'époque où fut construit le porche (débuté en 1554 et achevé vers 1565), ou Henri III en 1570 avant son accession au trône. On devine une amorce de fraise autour du cou. Mais l'effet comique vient du coup de vent qui emporte la barbe du même coté que la plume, dans un jeu d'imitation ridicule. Exactement comme au dessus de la porte nord de l'église de La Martyre (par exemple) :

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photo lavieb-aile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les masques sont groupés par couple tournés l'un vers l'autre. Si la femme de gauche a les cheveux dénoués, ceux de sa collègue de droite sont couverts, sur le vertex, d'un bandeau qui vient s'enrouler en spires autour des nattes qui s'échappent sur le coté. 

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Ce dais Renaissance coiffe d'une coquille un ange tenant un goupillon dans la main droite et posant, comme un acolyte rompu aux usages liturgiques, la main sur la poitrine lorsqu'il ne tient pas le bénitier.

Voir Cérémonial de l'église cathédrale du Mans 1789

  • aspersion des pénitents le Jeudi Saint par le Grand Pénitencier p. 104 et 105
  • aspersion des Fêtes annuelles p. 8.
  • aspersion dominicale et antienne Asperges me p.73
  • aspersion des Vêpres des Morts p.222 à 224.

 

La signification de l'aspersion, associée à celle de la bénédiction, est double : génération par rappel de l'infusion baptismale (aspersion dominicale ou de la Vigile pascale), conférant le principe vital de la grâce divine . Et valeur pénitentielle ou purificatrice de libération du mal et de protection  de toute contagion du mal. C'est alors une protection contre L'Ange exterminateur et donc contre la Mort (celle de l'âme) par référence à la Pâque Juive et au passage d'Exode 12 dans lequel les Hébreux marquèrent du sang de l'agneau du sacrifice le linteau et le seuil de leur maison. Cette signification est majeure ici, puisque le trumeau marque le seuil et le passage initiatique du franchissement du porche.

  Cette utilisation liturgique de l'aspersoir étant distincte du signe de croix tracé par le paroissien à l'entrée dans l'église, il faut y voir un rappel fait à ces paroissiens d'une part de la nécessité de prier pour les défunts, d'autre part de se préoccuper du salut de leur âme. 

Cet ange au goupillon va se retrouver ensuite repris à La Martyre (à l'intérieur de l'église, mais juste après le passage du porche) en 1601 : photographie lavieb-aile :

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...puis à Landerneau, sur le trumeau du porche de l'église Saint-Houardon (1604), sur un bénitier qui est très similaire à celui de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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...puis à Guimiliau, pour le bénitier placé dans la même situation qu'à Landivisiau sur le trumeau du porche de 1606 (photo lavieb-aile, article à paraître).

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Mais dans ces trois derniers cas, l'ange tient deux goupillons, l'un de la main droite (faste) et vers le haut, l'autre de la main gauche (funeste) et vers le bas, dans un approfondissement du thème illustrant à merveille la double valence positive vitale / négative liée à la Mort, de l'aspersion.

Dans le cas de l'ange de Landivisiau, sa posture n'est pas sans rappeler celle de l'ange de l'Annonciation tenant un lys.

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Bénitier du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

CASTEL (Yves-Pascal), 1997, Le porche méconnu de Landivisiau, 3 parties, Le Progrès de Cornouaille-Courrier du Léon samedi 1er février, 8 février et 15 février 1997 page 23.  “1290 Le porche de Landivisiau (3ème et dernière partie)... 150.02.97.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2806.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/101918beed0220579dab324c65112b94.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2a2657bd8d664f2a53afe62d4c5b64af.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9ad6a25f74c98674d09e6aef3ad92a6e.jpg

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1979, "Un porche remarquable : Landivisiau",, Les Cahiers de l' Iroise, 1979, n°2.

COUFFON (René), LE BARS ( Alfred) « Landivisiau », Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014,  Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395  Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

— WIKIPEDIA : List of the works of Bastien and Henry Prigent. Consulté le 30 janvier 2017.

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_works_of_Bastien_and_Henry_Prigent

 Dans cet article : Bénitier de Landivisiau.

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 19:56

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L'intérieur du porche de Landivisiau est décrit ainsi par le chanoine Abgrall : 

"A l'intérieur du porche, les statues des douze Apôtres sont logées dans des niches moitié gothique, moitié Renaissance.

Dans les culs-de-lampe, on remarque deux sujets assez singuliers : deux lions mettent leurs griffes dans la bouche d'une jeune fille ; trois sortes de lansquenets, à moitié ivres, entraînent deux jeunes filles, dont une tient un miroir et l'autre un sceptre ; puis vient une bête, sorte de lévrier, qui joue du biniou. Les dais qui couronnent les niches sont surmontés d'anges portant les instruments de la Passion."

Couffon et Le Bars ajoutent :

"A l'intérieur, dans des niches mi-gothiques mi-Renaissance, statues des douze Apôtres, en pierre (C.). Au-dessus des dais, anges portant les instruments de la Passion, et sous les niches, culs-de-lampe ornés de sujets singuliers."

Afin de compléter cette description, je présenterai mes photos, en m'aidant du commentaire d'Emmanuelle Le Seac'h (2014) ou d'Yves-Pascal Castel (1997), qui souligne par exemple "la diversité avec laquelle les manteaux couvrent les tuniques et la variété avec laquelle, avec ou sans agrafes, ils sont maintenus à l'épaule" ou les qualités des visages et des barbes. C'est l'abbé Castel qui attribuera clairement ces sculptures à l'atelier de Bastien et Henry Prigent de Landerneau qui exécute dans les mêmes années le porche de Pencran (1553) et la statue, signée de Sainte Apolline (1555), le grand calvaire de Plougonven signé par Henri et Bastien, et les statues de Pleyben (1555). E. Le Seac'h ajoutera la précision suivante : les apôtres du porche de Landivisiau relèvent de la main d'Henry Prigent.

Plan :

  • Les douze apôtres.
  • Les culots.
  • Les dais.
  • Les armoiries timbrant la voûte.

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LES DOUZE APÔTRES

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I. LE COTÉ DROIT.

Comme c'est la règle, la série des 12 apôtres débute à droite de la porte intérieure, par saint Pierre. Nous voyons déjà la disposition générale : sur des culots très travaillés, dans des niches et sous de hauts dais, les six apôtres de droite sculptés dans la pierre de kersantite tiennent chacun une banderole dans la main droite et un livre (sauf exception) dans la main gauche. Sur la banderole était sans-doute peint   jadis l'un des douze articles du Credo apostolique, ou Symbole des Apôtres : chacun le sien ! 

La difficulté d'identification, assez constante dans ces séries, est accrue car les attributs ont été martelés à la Révolution sans-doute, et les têtes ont été décapitées, puis re-scellées au ciment. On ne peut, non plus, tenir compte de leur position (qui devrait suivre la succession des articles du Credo), les statues ayant pu être déplacées.

Les niches mi-gothique , mi-Renaissance sont séparées en alternance par des colonnettes en nid d'abeille et par des pilastres lisses.

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Les apôtres de droite, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres de droite, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

1. Saint Pierre.

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L'apôtre Pierre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

L'apôtre Pierre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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2. Apôtre.

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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3. Saint Jacques le Majeur.

En habit de pèlerin de Compostelle, avec chapeau large timbré d'une coquille, besace, baudrier aux coquilles cousues, et bourdon (brisé).

 

L' apôtre Jacques le Majeur, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

L' apôtre Jacques le Majeur, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

L' apôtre Jacques le Majeur, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

L' apôtre Jacques le Majeur, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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4. Apôtre. Saint Jacques le Mineur ? Saint Philippe ?

L'extrémité d'un bâton est visible, identifiant Jacques le Mineur si on y voit un bâton de foulon (le plus souvent dilaté à cette extrémité), ou Philippe si on y voit la hampe d'une croix. 

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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5. Saint Jean.

Imberbe et tenant le calice de poison qui le qualifie.

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L' apôtre Jean, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

L' apôtre Jean, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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6. Apôtre.

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le groupe des six apôtres de gauche.

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Les apôtres de gauche,  Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres de gauche, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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7. Apôtre.

8. Apôtre.

 

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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9. Apôtre.

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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10. Apôtre.

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Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Un apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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11. Saint André.

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Saint André, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint André, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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12. Apôtre.

 

Dernier apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dernier apôtre, Henry Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LES CULOTS.

Les ornemanistes ont puisé dans le répertoire Renaissance pour sculpter les culots de masques, de feuillages, de pampres et de godrons, mais, du coté gauche, nous trouvons aussi des scènes habituelles aux sablières ou aux crossettes, à visée moralisatrice malgré leur aspect cocasse.

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Chien joueur de cornemuse.

coté gauche, près du portail.

 

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Chien joueur de cornemuse.  coté gauche du porche, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Chien joueur de cornemuse. coté gauche du porche, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Culot n°7.

Masque à collerette et aux feuillages.

 

Culot n°7, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Culot n°7, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Culot n° 9.

Remarquons d'abord l'inscription de la base de la statue :

A : AB : GRALL. La première lettre est douteuse. Le patronyme Abgrall apparaît aussi au dessus de la porte droite du porche, indiquant le nom d'un fabricien.

Sur le culot apparaît une tête tenue de chaque coté par deux lions. Ces deux animaux ont tous les caractères des lions de crossettes du Finistère, chargés d'emporter les âmes des vivants pour le compte de la Mort. 

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Culot n°9, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Culot n°9, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Culot n° 11 : Gavotte menée par deux femmes.

Trois hommes se tiennent étroitement par le bras de manière caractéristique des danseurs  de dans-tro, les jambes emportées par le rythme des pas. A la différence de la sablière de Saint-Sébastien du Faouët, ce n'est pas le diable musicien qui mène la danse et entraîne les paroissiens dans la voie dévoyée des plaisirs, mais deux femmes dont l'une tient un miroir et l'autre un flambeau. La première est une allégorie de la Coquette. Cette scène relève donc de la même logique que le culot n°9 : mettre en garde contre l'oubli de la Mort, et rappeler la nécessité de sauver son existence par une vie chrétienne éloignée des bals et des cabarets !

Yves-Pascal Castel voit dans les hommes trois ivrognes, et dans ces deux femmes des allégories de la Tempérance, qui tient le miroir, et de la Prudence, qui tient la torche ; mais on comprend mal alors le rôle de ces Vertus.

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Culot n°11, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Culot n°11, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Culot n° 12.

Autour d'une composition de feuillages à larges digitations rondes, deux masques surgissent comme par métamorphose d'une de ces feuilles : à droite, un visage rond, jeune et féminin au dessus d'un lotus, et à gauche un visage barbu et âgé. "Mignonne allons voir si la rose"...

A l'extrême droite, pour clore ce discours sur le vice, et ses périls, un personnage (féminin ?) accroupi pose une main sur le pubis et l'autre sur la poitrine.

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Culot n°12, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Culot n°12, atelier des Prigent 1554-1565, intérieur du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LES DAIS.

Pour peu que nous ne passions sans les voir, ils vont provoquer notre enthousiasme esthétique et susciter par le fourmillement de détails notre curiosité. La variété d'inspiration, la qualité d'exécution, la maîtrise à la perfection du vocabulaire gothique et des masques Renaissance, font de ces dais des chefs d'œuvre. Ils résument toute la sculpture de l'atelier des Prigent, voire de toute la sculpture des enclos, par l'association d'une pieuse représentation des thèmes chrétiens (anges tenant les instruments de la Passion) et d'une reprise débridée de l'ironie baroque.

Dais des apôtres de droite du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres de droite du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres de gauche du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres de gauche du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le "chapeau" des dais. Les instruments de la Passion. 

Désolé pour la qualité des images.

 

 

 

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Sainte Véronique présentant la Sainte Face.

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Sainte Véronique présentant la Sainte Face. Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Sainte Véronique présentant la Sainte Face. Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les dais eux-mêmes.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Ce dais associe une base gothique à pinacles, accolades et fleurs de lys, et une lanterne (identique au lanternon qui coiffe le porche lui-même)  à cariatides (plutôt "termes féminins") aux seins provoquants, à vieillard barbu, à petits personnages qu'il faudrait détailler un par un, comme celui qui est saisi par l'épaule par un bras venu du haut...

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.
Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Ce dais associe une scène de chasse dans la balustrade (lion et sonneur de trompe), des atlantes (jambe croisée ou non) alternant avec des masques.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau, coté gauche. Photographie lavieb-aile 2017.

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Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dais des apôtres du porche de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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ARMOIRIES TIMBRANT LA VOÛTE.

"L'intérieur est voûté en croisée d'ogives avec une clé de voûte qui témoigne du remontage du porche en 1728. Elle est décorée du blason des Danycan, d'azur au monde d'or, surmonté d'une étoile d'argent et soutenu d'un vol de même. Le richissime armateur malouin Noël Danycan de l'Épine (1651-1731)  avait acheté en 1702 la seigneurie de Coatmeur en Landivisiau." (E. Le Seac'h 2014 p.153)

Selon le Nobiliaire et Armorial de Bretagne :

"Danycan (orig. de Normandie), sr de l’Epine, — d’Annebaud, — de la Thébaudaye, — de Launay-Quinard, — de Daoudour, de Coëtmeur et de Landiviziau, par. de Plougourvest, — de Kermilin, par. de Trefflaouénan, — de Lanuzouarn, de Penanec’h et de Pontéou, par. de Plouénan.

D’azur au monde d’or, surmonté d’une étoile et soutenu d’un vol de même.

Noêi, s’établit à Saint-Malo en 1650 et épousa Jacquemine Corbin ; Noël, son fils, armateur à Saint-Malo, secrétaire du Roi en 1695, chevalier de Saint-Michel en 1700, marié à Marguerite Chantoiseau, fréta deux vaisseaux commandés par ses frères, qui sous la direction de du Guay-Trouin s’emparèrent de Rio-Janeiro en 1711 ; deux maîtres des comptes depuis 1723 ; un brigadier de dragons en 1756 ; un volontaire blessé au combat de Saint-Cast en 1758."

 

Ce blason présenté par deux personnages est couronné, comme c'est aussi le cas sur les armes qui ornent deux assiettes récemment achetées aux enchères (en 2013) par le Musée de Saint-Malo. La meilleure image sur ce lien des Musées de la Marine : http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/record/9847

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On peut penser que cette couronne et les deux personnages sont empruntés aux armes de la Compagnie des Indes orientales (image Wikipédia ). Fondée par Colbert en 1664, avec Port-Louis comme port d'attache, celle-ci subit les effets de la guerre de Hollande, de la ligue d'Augsbourg et de certaines opérations commerciales désastreuses, qui  entrainent sa ruine. Elle  doit louer ses privilèges à des négociants connus « comme étant les plus considérables du Royaume : les Messieurs de Saint Malo », parmi lesquels  Danycan, qui reprend le commerce avec le Pérou pour sa « Compagnie des mers du sud ».

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Armes de Noël Danycan, voûte du porche de l'église de  Landivisiau.  Photographie lavieb-aile 2017.

Armes de Noël Danycan, voûte du porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile 2017.

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

CASTEL (Yves-Pascal), 1997, Le porche méconnu de Landivisiau, 3 parties, Le Progrès de Cornouaille-Courrier du Léon samedi 1er février, 8 février et 15 février 1997 page 23.  “1290 Le porche de Landivisiau (3ème et dernière partie)... 150.02.97.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2806.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/101918beed0220579dab324c65112b94.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2a2657bd8d664f2a53afe62d4c5b64af.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9ad6a25f74c98674d09e6aef3ad92a6e.jpg

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1979, "Un porche remarquable : Landivisiau", Les Cahiers de l' Iroise, 1979, n°2.

CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  "De Saint-Pol à Landivisiau: à la recherche des sieurs de Tournemine", Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon samedi 14 mai 1983. 

0135 de St-Pol-de-Léon à Landivisiau, à la recherche des sieurs de Tournemine. 14.05.83,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1616.  

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/408be039e7a310691325124ca16674fa.jpg

 

COUFFON (René), LE BARS ( Alfred) « Landivisiau », Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n.,  2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014,  Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395  Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

 

Site Topic-topos :

http://fr.topic-topos.com/porche-sud-landivisiau

Site de la mairie :

http://www.landivisiau.fr/fr/information/61960/le-patrimoine-landivisien

GUEGANTON (Olivier ), 2009, "Landivisiau"  :

http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Landivisiau.htm

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Landivisiau
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 20:46

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Les porches sculptés du Finistère reprennent une tradition initiée par le premier Maître du Folgoët à La Martyre (1450-1468), poursuivie à Daoulas (XVe siècle), puis par l'atelier landernéen de Bastien et Henry Prigent à Pencran en 1553, à Landivisiau en 1554-1565, à Guipavas (1563) et dans la partie haute du porche de Lampaul-Guimiliau. La tradition se poursuivra à Guimiliau (1606-1617) et à Ploudiry (1665). 

L'arcature d'entrée de Landivisiau est de plein cintre, sans tympan (différent d'un porche en anse de panier sous un tympan consacré à la Nativité). 

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Bastien Prigent,  porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, coté gauche de l'arc extérieur du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, coté gauche de l'arc extérieur du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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"Entre les riches moulures et les guirlandes qui ornent les côtés et le pourtour de la grande entrée, nous trouvons un genre de sculpture qu'on avait inauguré en 1553 dans le porche de Pencran, et que l'on développera davantage plus tard à Guimiliau : ce sont des scènes de l'Ancien Testament ; on les trouve absolument dans le même ordre à Pencran et à Landivisiau" (J-M. Abgrall).

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A. LES PIÉDROITS.

Les piédroits (éléments verticaux qui portent la naissance de l'arcade) comprennent de l'intérieur vers l'extérieur une frise de pampre, deux moulures organisées en quatre registres horizontaux de scènes de la Genèse et séparées par une moulure vide, et enfin une colonne torsadée couronnée par un chapiteau prismatique. 

 

 

I. LA MOULURE INTÉRIEURE.

C'est (comme à Pencran, à Saint-Houardon de Landerneau, etc..), une frise très fouillée alternant ceps de vigne et grappes de raisins, abritant des animaux (oiseaux, chiens, lions) et petits personnages, tandis qu'au pied, un dragon et un chien tentent en vain de les atteindre pour les dévorer. Les deux rinceaux droit et gauches sont tenus et réunis au point culminant par un personnage coiffé de son chapeau.

En bas et à gauche, nous trouvons un dragon à queue nouée représenté de profil (exception pour cette figure toujours vue ailleurs de dos, pattes écartées sur la moulure). Il donne naissance, ou tente de saisir, le pied de vigne. 

Au dessus de lui, les premières tiges, les premières grappes, et un petit homme gourmand et nu.

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Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Le dragon, détail.

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Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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En bas à droite, c'est un chien qui cherche à grimper vers la vigne et que Bastien Prigent a sculpté, selon son habitude et non sans humour, de dos, comme écrasé pattes écartées sur la pierre. 

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Lion mordant un cep.

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Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Nain goûtant un raisin.

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Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Au sommet de la moulure : Tête d'homme

coiffé d'un bonnet réunissant près de ses lèvres les deux extrémités de la pampre.

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Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, moulure intérieure de l'arc en plein cintre du porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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B. LES SCÈNES BIBLIQUES.

Les trois registres horizontaux doivent être décrits en passant alternativement du coté gauche au coté droit.

1. à gauche : Adam et Ève et la Tentation.

Genèse 3:1-7

 Le serpent est enroulé autour de l'arbre du bien et du mal et offre à Ève le fruit défendu. Mais, dans une transgression du contrat de représentation liant l'artiste et le spectateur, qui suppose que l'encadrement du décor en pierre ne participe pas de la représentation fictionnelle, ce serpent traverse l'arête séparant les moulures, et fait apparition dans la niche d'Ève dans un face à face de la séduction. En outre, le serpent se métamorphose en un double de la première femme, avec la même coiffure, les mêmes joues rebondies, la même poitrine et le même ventre, comme pour décliner le thème de la malignité d'Ève. Ainsi, ce face à face d'Ève et du démon  est mis en parallèle et en opposition complémentaire avec l'Annonciation, comme dans l'inversion spéculaire EVA / AVE : 

 Tertullien avait fait remarquer qu'"on se sert des mêmes remèdes pour nous guérir, que le diable s'était servi pour nous perdre : une Vierge répare les désordres d'une autre vierge. Ève, par sa trop grande facilité à écouter le démon, fait entrer le péché dans le monde ; & Marie, en donnant son consentement aux paroles de l'Ange, y fait régner la Grace, puisqu'elle en conçoit l'Auteur. Mais il semble que la parole du démon, qui corrompit l'esprit d'Ève, porta sa malignité encore plus loin, ce fut un poison qui infesta non seulement son cœur et sa volonté, mais même son sein et ses entrailles, puisque l'enfant qu'elle conçut peu de temps après [Caïn] fut tout pénétré par son poison et qu'il parut par son dérèglement et la malice de sa volonté, que si Adam avait contribué à la formation de son corps, le démon avait lui-même formé sa volonté. Il fit assez connaître en donnant la mort à son frère ce que le démon faisait sur la terre". (Sermons sur les mystères de la Sainte Vierge par l'aveugle, 1712)

Ce sermon montre quel est le discours théologique sous jacent à ces scènes biblique d'Adam et Ève et de Caïn et Abel.

 

Le même motif s'observe sur les porches de Pencran (1553), de Guimiliau (1606-1617) et de Ploudiry (1665), mais c'est à Landivisiau qu'il est le mieux conservé. Hiroko Amemiya, (Vierge ou Démone, 2005, pages 191-201) le retrouve aussi sous une forme proche sur une peinture d'un lambris de la chapelle Notre-Dame-du-Terte de Chatelaudren (1460-1485) et sur un panneau en bois (XVIe) de l'église de Mauron, dans le Morbihan.

 

On rapprochera aussi avec intérêt cette représentation de l'enluminure 20v des Heures dites de Henri IV et qui sont postérieures à 1476 :

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8455949b/f42.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8455949b/f42.image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans ce dernier cas, le serpent est doté d'un visage et des seins nus d'une femme, mais il est tourné vers Adam, tandis qu'Ève, par honte et culpabilité, se détourne.

 

 

 

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On trouvait déjà cette image dans l'enluminure du folio 1r du Bréviaire dominicain à destination royale de Louis X le Hutin (1300-1325)  (Copyright Bnf ; source Gallica)

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 folio 1r du Bréviaire dominicain à destination royale de Louis X le Hutin (1300-1325) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10542305b/f9.item.zoom

folio 1r du Bréviaire dominicain à destination royale de Louis X le Hutin (1300-1325) http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10542305b/f9.item.zoom

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A Landivisiau, cette féminisation du serpent de la Genèse traverse l'arête de la moulure pour rejoindre Ève dont elle devient un double spéculaire, avec la même chevelure, les rondeurs mammaires de l'une se reflétant dans l'aspect rebondi du fruit de l'autre, la feuille de figuier sur le sexe de l'une répondant avec le feuillage de l'arbre de l'autre, laissant entendre que leur nature maligne est foncièrement partagée.

 

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Bastien Prigent, registre inférieur gauche, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, registre inférieur gauche, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent,  la Tentation d'Éve, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, la Tentation d'Éve, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent,  la Tentation d'Éve, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, la Tentation d'Éve, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2. à droite : Adam et Ève chassés du Paradis terrestre par l'ange armé de son glaive de feu.

Le Paradis est symbolisé par une houppe de feuillage dont le tronc se confond avec les moulures du piédroit. 

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Bastien Prigent,  Expulsion du Paradis, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, Expulsion du Paradis, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent,  Expulsion du Paradis, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, Expulsion du Paradis, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les dais.

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Bastien Prigent,  dais de droite, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, dais de droite, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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3. Deuxième registre à gauche : Adam labourant la terre et Ève portant Abel emmailloté, avec Caïn au berceau à ses pieds.

Genèse 4:1-2 : "Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. "

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Bastien Prigent, enfance de Caïn et d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, enfance de Caïn et d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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4. A gauche encore : Sacrifice de Caïn et d'Abel.

Genèse 4: 3-7 :

"Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre;  et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu?  Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui."

A gauche, Caïn le laboureur, debout,  fait brûler en vain ses plus belles gerbes de blé en offrande à Dieu. Le feu rabattu vers le sol lui ramène la fumée dans les yeux, qu'il protège de la main. En revanche, les belles bûches de son frère font monter de hautes flammes qui s'élèvent vers le ciel, devant Abel à genoux. Parmi les flammes, on ne distingue plus rien des agneaux de son troupeau. 

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Bastien Prigent, sacrifice de Caïn et d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, sacrifice de Caïn et d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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5. Deuxième registre à droite : Meurtre d'Abel par Caïn.

Genèse 4:8-16 :

 

"Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L'Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Et Dieu dit: Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. Caïn dit à l'Éternel: Mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici, tu me chasses aujourd'hui de cette terre; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. L'Éternel lui dit: Si quelqu'un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l'Éternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point. Puis, Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Éden."

Le deuxième registre de droite comporte trois scènes, dont une occupe la moulure centrale qui restera ensuite vide dans les registres supérieurs. Deux scènes poursuivent l'histoire de Caïn et Abel débutée à gauche.  Sur la rainure du milieu, Abel s'est écroulé, frappé sur le haut du crâne qui est fendu. A gauche, Caïn se tient debout, une bêche (ou un autre outil contondant) à la main, mais il vacille sur le coté, devant la masse  d'un nuage dans lequel se tient probablement Yahvé. 

Comme à Pencran, dans cette scène, les deux frères sont vêtus de pourpoints courts ceinturés à la taille et  de houseaux en accordéon qui leur recouvrent les mollets, alors qu'ils portaient des tuniques longues dans la scène des offrandes.

Au dessus d'Abel, deux canards sont réunis, tant au cou par le même collier que par les pattes. 

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Bastien Prigent, le meurtre d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, le meurtre d'Abel, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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6. A droite, même registre : l'Arche de Noé.

Genèse 6 :1-22.

L'arche contient des ovins à gauche, des bovins à droite, Noé et sa famille au centre, et des oiseaux sur le pont.

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7°) A droite, troisième registre : L'ivresse de Noé. La dérision et le péché de Cham.

 

 

Genèse 9 : 20-27. "Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.

 Il but du vin, s'enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.

 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.

 Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.  Et il dit: Maudit soit Canaan! qu'il soit l'esclave des esclaves de ses frères! Il dit encore: Béni soit l'Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave! Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave!"

Dans la moulure de droite, Noé vendange sa première vigne, portant à sa bouche les grappes ou accumulant celles-ci dans son manteau retroussé en tablier de façon impudique. Un cep pousse son feuillage au dessus du bonnet du patriarche comme si la vigne lui montait à la tête.

A gauche est représenté la scène de la dérision : Noé est endormi sur le dos, sexe bien en évidence (mais martelé par une main prude). Ses fils sont derrière lui, et, puisqu'aucun d'eux ne rie, c'est qu'il s'agit des bons et respectueux Sem et Japhet. L'artiste nous attribue la place, et le point de vue du mauvais fils, Cham !

Dans une lecture typologique, l'invention du vin par Noé avec qui Dieu vient de conclure une Alliance nouvelle préfigure l'institution de l’eucharistie par le Christ tandis que  les moqueries de Cham préfigurent  les  outrages des soldats romains lors de la Passion. Cette lecture est manifeste dans le Speculum humanae salvatoris.

Voir une enluminure de 1463

 

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Bastien Prigent, l'ivresse de Noé, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, l'ivresse de Noé, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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C. LES ÉVANGÉLISTES.

Ils sont barbus (sauf Jean), pieds nus, vêtus d'un manteau dont un pan fait retour vers la main opposée sur une robe serrée par une ceinture. Les quatre rédacteurs des évangiles sont accompagnés de l'animal issu du Tétramorphe, et c'est cet  animal qui tient leur encrier et leur boîte à calames. Ils se tiennent debout, excepté Matthieu qui est assis.

1°) A gauche : saint Luc et saint Jean.

Saint Jean, imberbe, portant un manteau, est accompagné de son aigle qui tient l'encrier et le plumier dans son bec. Il rédige son texte saint sur une banderole. 

Saint Luc, dont l'animal-attribut est le taureau ailé, écrit son évangile sur un livre.

Notez les dais Renaissance, celui de saint Luc avec son couple de curieux qui se penche de part et d'autre de l'accolade perlée, et celui de Jean transformé en buste d'homme coiffé d'un chapeau à calotte cylindrique.

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Bastien Prigent, les évangélistes Jean et Luc, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, les évangélistes Jean et Luc, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2°) A droite : saint Mathieu et saint Marc.

Matthieu est accompagné de l'ange, petit personnage aux allures de marionnette, identique à celui des contreforts du porche.

Le lion de Marc tient le matériel de l'écrivain dans sa patte.

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Bastien Prigent, les évangélistes Matthieu et Marc, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, les évangélistes Matthieu et Marc, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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B. LES VOUSSURES.

Les voussures qui forment l'arc de plein cintre sont formés de huit à neuf blocs de pierre. La voussure extérieure qui poursuit les colonnes torsadées reprend le motif de la vigne, sous une forme plus simple que la voussure intérieure. Au centre, deux voussures accueillent les trente-et-un anges d'un  concert céleste. Il faut signaler aussi deux masques dans la moulure "vide" intérieure.

 

Bastien Prigent, anges du concert céleste, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, anges du concert céleste, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Premier registre coté gauche.

L'ange extérieur joue d'un instrument à vent terminé par un pavillon désigné par les auteurs (Y-P. Castel et E. Le Seac'h) comme une sacqueboute, "sorte de trombone sans coulisse" selon Le Seac'h. Or, le nom de cet instrument est tiré des verbes saquer et bouter et signifie "tire! -pousse!", précisément parce qu'il est équipé d'une coulisse : en 1466, Pierre Michaut le définissait déjà comme "une trompette grave à pompe mobile". Puisque l'instrument qui est figuré à Landivisiau ne montre pas de coulisse, je propose donc de le désigner sous le terme de "trompette baroque" ou "trompette naturelle" ou "trompette repliée". De toute façon, la sculpture ne peut prétendre ici à une exactitude musicologique, car l'instrument ne peut être tenu le long du corps, et encore moins d'une seule main : l'embouchure doit être tenue contre la bouche comme le montre le retable de Memling

A sa droite se tient un ange thuriféraire, la main gauche dûment placée sur la poitrine. Et plus à droite encore, nous voyons le masque, une tête de clerc sous son capuchon.

Au dessus d'eux, deux anges orants.

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Ange musicien, thuriféraire et orant, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange musicien, thuriféraire et orant, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Le premier registre, à droite.

Il répond de façon grossièrement symétrique au précédent. 

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Ange jouant de la trompette et anges orants, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange jouant de la trompette et anges orants, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Registres médians, coté droits.

Nous y voyons parmi les musiciens un joueur de flûte traversière, de hautbois, de vièle à archet (voir photo suivante) ; du coté gauche se trouve un joueur de flûte à bec.

 

Ange du concert céleste, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange du concert céleste, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange joueur de vièle à archet, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Ange joueur de vièle à archet, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les deux anges affrontés.

Anges affrontés, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Anges affrontés, kersanton, Porche sud ( 1550-1565) de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

CASTEL (Yves-Pascal), 1997, Le porche méconnu de Landivisiau, 3 parties, Le Progrès de Cornouaille-Courrier du Léon samedi 1er février, 8 février et 15 février 1997 page 23. “1290 Le porche de Landivisiau (3ème et dernière partie)... 150.02.97.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2806.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/101918beed0220579dab324c65112b94.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2a2657bd8d664f2a53afe62d4c5b64af.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9ad6a25f74c98674d09e6aef3ad92a6e.jpg

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1979, "Un porche remarquable : Landivisiau", Les Cahiers de l' Iroise, 1979, n°2.

CASTEL (Yves-Pascal), 1983, "De Saint-Pol à Landivisiau: à la recherche des sieurs de Tournemine", Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon samedi 14 mai 1983.

0135 de St-Pol-de-Léon à Landivisiau, à la recherche des sieurs de Tournemine. 14.05.83,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1616.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/408be039e7a310691325124ca16674fa.jpg

COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988, Landivisiau, in Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper. 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n., 2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014,  Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395  Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

 

Site Topic-topos :

http://fr.topic-topos.com/porche-sud-landivisiau

Site de la mairie :

http://www.landivisiau.fr/fr/information/61960/le-patrimoine-landivisien

GUEGANTON (Olivier ), 2009, "Landivisiau" :

http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Landivisiau.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Landivisiau
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 09:18

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"L'église actuelle de Landivisiau, construite dans le cours des années 1864 et 1865, a remplacé un édifice du XVIe siècle qui était arrivé à menacer ruine par suite de la suppression des tirants de la charpente. Du corps principal de l'ancienne église on n'a rien gardé, si ce n'est les clochetons ou lanternes à dômes qui couronnent les contreforts ; mais, du moins, nous avons la bonne fortune de voir conservés le clocher et le porche qui sont deux ouvrages remarquables et du plus grand intérêt." (J-M. Abgrall)

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L'ancien enclos paroissial est néanmoins visible sur une lithographie de Thierry Frères d'après une   figure  d'A. Bayot gravée par A. Guesdon accompagnant la description de Landivisiau dans les Voyages romantiques et pittoresques dans l'Ancienne France du baron Taylor et Charles Nodier, parus en 1845-1846. Elle porte le titre d' Eglise et ossuaire de Landivisiau . Source : Bnf Gallica)

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Dans les rues tendues de drap, au terme d'un parcours fleuri agrémenté de halte devant les reposoirs,  la procession de la Fête-Dieu fait se succéder le dais tout emplumé, la bannière paroissiale dédiée à la Vierge à l'Enfant, des prêtres et chanoines en chape et calotte (noire), des femmes en coiffe tenant leur missel, les jeunes filles en blanc et peut-être bleu brandissant la petite bannière de leur confrérie mariale, des enfants de chœur thuriféraires, tout ce monde arrivant devant le recteur qui les accueille devant l'entrée du placître, tandis qu'un garde suisse se tient devant un mendiant, et des bas-bretons sceptiques.

La foule va s'engager devant l'ossuaire (qui fut déplacé dans l'actuel cimetière vers 1865 lors de la reconstruction de l'église), dont nous reconnaissons les statues (termes masculins et féminins), mais dont les baies ne sont pas vitrées et laissent voir un amoncellement de crânes.

A gauche, une construction oblongue où est sculpté un quatre-feuilles indique qu'à défaut d'arc triomphal, le terre-plein était délimité par une enceinte. Au sommet de quatre marches, une large pierre posée sur champ, un échalier, barre transversalement l''entrée du cimetière afin d' interdire l'accès aux animaux errants.

En arrière-plan, le porche, la tour-clocher et une lucarne (dont le pignon porte la statue de saint Michel) sont dessinés avec minutie et exactitude, fournissant ainsi une base documentaire précieuse. Nous allons constater que le porche actuel n'est guère différent de celui de 1845, même si, après la suppression du cimetière, un emmarchement à deux volées de cinq et sept marches a du être créé, donnant directement sur une rue très fréquentée par les automobiles. 

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I. L'EXTÉRIEUR DU PORCHE.

 

"Le porche est d'autant plus intéressant à étudier qu'il est comme le trait d'union entre les porches gothiques et ceux de la Renaissance. Il ne faut pas dire, avec quelques archéologues, que le mouvement artistique était en retard dans notre pays, mais les traditions gothiques se sont conservées longtemps ; les sculpteurs avaient de la peine à s'en détacher, et, pendant tout le cours du XVIème siècle, nous les voyons mélanger et combiner les formes et la flore du gothique flamboyant avec l'ornementation de la Renaissance. De là résulte une architecture absolument ingénieuse et originale, parfois d'un très heureux effet, dénotant une riche imagination, une grande habileté dans la science du trait et une adresse admirable chez les ouvriers tailleurs de pierre.

On peut voir des spécimens curieux de ce style mixte au fronton du porche de Lampaul-Guimiliau, 1533 ; aux portails Ouest de l'Hôpital-Camfrout et de Rumengol, 1537 ; aux porches de Daoulas, 1566, et de Brasparts, 1589 ; mais nulle part peut-être ce mélange n'est plus frappant que dans le porche de Landivisiau. L'édifice est encore gothique, et cependant il porte, à l'intérieur, la date de 1554, et, à l'extérieur, celle de 1559 ; ce sont encore les moulures prismatiques, les colonnettes tordues en spirale avec semis d'hermines et de fleurs de lis, les guirlandes de feuillages découpées à jour garnissant les gorges profondes ; mais, au milieu de cette ornementation du siècle précédent, vous trouvez, conçus dans le style de François Ier et de Henri II, les culs-de-lampe des grandes niches et une partie de leurs couronnements, le bénitier avec le dais qui le surmonte, ainsi que la plupart des décorations qui tapissent le tympan antérieur." (J-M. Abgrall)

Depuis la publication de E. Le Seac'h (2014), ce porche et ses sculptures sont attribuées à l'atelier landernéen de Bastien et Henry Prigent (1527-1577), qui avait réalisé le porche de Pencran en 1533, et qui reprend ici la même disposition : "Toutes ces statues sont de Bastien Prigent" (Le Seac'h p. 152)

Le porche a été démonté et remonté en 1728 par Jean Perrot et Sébastien Roussel, entrepreneurs ; ils remarquent qu'ils ont trouvé « les figures de geneze qui font la face du dit portique bien arrangées, ainsi que les figures des 12 apôtres » (G. 240 in Archives du diocèse de Quimper et Léon, cité in BDHA 1917).

Je le décrirai du haut vers le bas et de la périphérie vers l'arcade centrale.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Le lanternon (vers 1570) .

Ses colonnes cannelées, ses chapiteaux ioniques  ou composites, ses coquilles Saint-Jacques, ses cuirs  et  ses masques affirment son style Renaissance, mais son pinacle  gothique fait exception. Trois faces reçoivent des niches abritant des statues, celles de saint Thuriau (ou Thivisiau), d'un saint évêque et d'un autre saint. Le dais de la niche de saint Thivisiau est sculpté de blasons et de masques. 

 

 

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Deux blasons et des masques.

 

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les trois masques : une tête d' homme, une tête de femme et un grotesque.

 

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Niche de saint Thivisiau.

Le saint porte une mitre précieuse, une crosse (crosseron brisée) tenue par un linge, le sudarium, des chirothèques, et des bagues, dont l'anneau épiscopal. La chape pluviale, dont le fermail est orné d' un médaillon, est remarquable par ses orfrois, successions de carrés et de cercles par le biais d'entrelacs.

Devant le bas de sa dalmatique, une inscription est de lecture délicate, car rongée par les lichens. Une lettre G se distingue, soit : J : G----. Peut-être J : GAUDIC (P-Y. Castel, E. Le Seac'h)). Le patronyme est attesté sous cette forme un peu plus tard à Lampaul-Guimiliau par les généalogistes. Peut-être une graphie de (Le) Gaudec ou Godec attesté par A.  Deshayes. Mais je lirai plutôt GAUDIN cf forum ici.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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A la pointe du faux gable gothique, un écu bûché présenté par deux lions.

Ces lions tournent leur face vers le spectateur (lions rampant léopardisés en termes héraldiques). L'écu est losangique, comme celui des demoiselles. Il est coiffé par un dais sous une couronne. Les armes ne sont plus lisibles. Sur la lithographie de 1845, on devine peut-être les macles des Rohan.

Au même endroit, Y-P. Castel  décrit des armoires  présentées par deux anges,  dans lesquelles il y a deviné celles, écartelé d'or et d'azur, de François de Tournemine, seigneur de Coatmeur, de Kermelin en Tréfflaouénan et de Liscoat, époux de Renée de Saint-Amadour. Commanditaire du porche en 1554, son gisant se trouvait dans le chœur de l'ancienne église. Les panneaux de kersanton de ce gisant ornent aujourd'hui la fontaine Saint-Thivisiau, la statue de saint Michel est placée sur la façade sud de l'église (cf. infra) tandis que la partie supérieure du gisant se trouve à la mairie de Saint-Pol-de-Léon, après avoir été, sous le nom de saint Bidouzen, dans la cour  de la chapelle de l'îlot Sainte-Anne de cette ville. Jadis, les jeunes filles allaient interroger cette statue de saint Bidouzen : si l’aiguille qu’on lui plantait dans le nez restait en place, c’était de bon augure pour un mariage en cours d’année.

"Hévin, dans ses Consultations sur la Coutume de Bretagne, nous dit que, le 4 Décembre 1554, François de Tournemine, Sgr. de Coetmeur, de Kermelin et du Liscoet, et dame Renée de Saint-Amadour, fondèrent « une chapellenie, dans l'église tréviale de Landivisiau, de deux messes à chaque jour, l'une à haute, l'autre à basse voix, et autres offices, pour être célébrés par le nombre de sept prêtres chapelains, desquels les dits seigneur et dame se sont réservé la nomination pour eux et leurs descendants, à perpétuité, pour l'entretien de laquelle ils affectent les droits qu'ils avaient en la paroisse de Pommelvez, dans la commanderie de ce nom ». Cette fondation fut autorisée par l'Evêque de Léon, le 4 Janvier 1555, et ensuite le dit Sgr. de Tournemine nomma premier chapelain Missire Bizien Tanguy, prêtre ; et celui-ci étant décédé, il nomma Missire Goulven Floc'h, le 24 Avril 1560. En 1621, étaient chapelains : Jean Abgrall, François Muzellec, Yves Abgrall, Maurice L'Espagnol et Jean Bellec."

http://fr.topic-topos.com/gisant-de-saint-jacques-de-tournemine-treflaouenan

Le premier recteur, "missire Bizien Tanguy" fera sculpter son nom sur le socle de la statue placée dans le tympan intérieur (article suivant).

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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On retrouve ces armes, intactes,  sur la façade du bras sud du transept de l'église ; mais elles comportent un lambel indiquant une branche cadette. Elles sont semblables à celles d'Alain de Tournemine à Tréflaouénan.  La devise serait, selon Y-P. Castel, AULTRE NE VUEIL (que je retrouve attribuée à la famille de Plusquellec).

http://callac.joseph.lohou.fr/armoiries.html

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église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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 Face est de la tour. Saint évêque.

 

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Lanternon sommital, niche est. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Lanternon sommital, niche est. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Face nord de la tour : un autre saint évêque (sans mitre).

En réalité, cette statue n'a pas sa tête d'origine et E. Le Seac'h suggère une interversion : la tête de ce saint, qui serait un pape coiffé d'une tiare, aurait été placé sur la statue du Christ sauveur de l'intérieur du porche, et inversement, la tête barbue du Christ aurait été placée ici. Je ne suis pas entièrement convaincu, car je vois ici un saint évêque tenant sa crosse et bénissant, et car la tête aux cheveux frisés et à la calvitie frontale n'est guère christique.

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Lanternon sommital, niche nord. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Lanternon sommital, niche nord. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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"Le porche est de conception encore toute gothique. Sa grande arcade extérieure, contrebutée aux angles par de puissants contreforts, est surmontée d'une accolade avec contre-courbe et d'un faux gable décoré de choux frisés puis d'un tympan couronné d'une niche monumentale." 

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Puis vient, posée sur le fleuron sommital, une statue de sainte femme, la tête et le corps couverts d'un grand voile de deuil, portant la guimpe, les mains croisées sur la poitrine en signe d'affliction. Le très long passant d'une ceinture descend devant la robe. Y-P. Castel y voyait une Vierge issue d'un Calvaire.

 

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Dans l'espace laissé entre l'archivolte et l'accolade, la sainte aux longs cheveux défaits, et qui tient un livre, pourrait être sainte Marie-Madeleine (le livre serait inhabituel), ou bien sainte Barbe (mais sans sa tour) ou sainte Suzanne (comme celle sculptée à Pencran par Bastien Prigent) une autre Vierge et Martyre. Devant ses pieds un écu porte les initiales M.J.A.P. entourant un calice. Ce dernier indique que le donateur est un prêtre, incitant à lire : "Messire J. A, Prêtre". 

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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LES CROSSETTES (vers 1560).

Elles amortissent l'assise des rampants du pignon.

 

1. Le lion de droite.

Il a tous les caractères des lions des multiples crossettes du Finistère et en forme même l'archétype : 

E. Le Seac'h, qui a examiné les gargouilles et les crossettes des quatre cantons de Ploudiry, Landivisiau, Landerneau et Sizun   a compté 49 lions (sur un total de 381 sculptures). Ils diffèrent des dragons par leur crinière soigneusement peignée couvrant la moitié antérieure du corps, par l'aspect lisse et svelte de la partie postérieure, par le caractère trifide de l'extrémité de la queue (correspondant au pinceau de poils noirs et à l'ergot de l'animal sauvage), par leurs petites oreilles, par le front ondulé comme celui d'un mouton, par les yeux globuleux, par la gueule qui montre non pas des dents pointues, mais une langue protruse.  Dans la plupart des cas, l'animal resserre ses griffes antérieures sur un os, dont les condyles sont parfois brisés rendant l'identification malaisée ; mais parfois il prend appui sur la tête d'un être humain qu'il emmène, ou sur un rouleau, ou sur une sorte de patère, sur un écu, ou une banderole. L'artiste manque rarement de souligner les mèches de la toison  du tarse des pattes postérieures. Ici, les sabots s'apparentent à ceux d'un bouc, en faisant un animal chimérique. Mais la caractéristique la plus frappante est la manière dont la queue passe comme une corde entre les pattes, s'enroule autour de l'arrière-train, revient sur le dos et s'y divise en trident. On en voit d'autres beaux exemples à Landerneau, Pencran, Guimiliau, ou Sizun,

Puisqu'on le voit si souvent exerçant sa vigilance sur le fémur (humain) qu'il détient, ou sur un crâne, un petit être qui n'en mène pas large, il est pour moi l'équivalent animal de l'Ankou, c'est à dire celui qui vient prendre possession des vivants au nom de la Mort ; mais à la différence du squelette armé d'une lance ou d'une flèche désigné par le terme d'ankou, sa force et sa rapidité à la course lui suffissent pour effectuer cette mission.

 

Bastien Prigent, crossette en lion, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, crossette en lion, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2. Le dragon.

http://ns230684.ovh.net/dragon-sculpte-landivisiau

Comme le lion, le dragon de Landivisiau peut revendiquer le titre d'archétype des dragons de crossette par ses longues oreilles et ses ailes nervurées l'apparentant aux chauves-souris, par sa peau boursouflée (front, gorge), par ses yeux dilatés, par sa gueule hilare, jamais vraiment terrifiante, et par sa denture acérée. Nous notons aussi ses pattes crochues, et ses narines tubulaires comme des lance-flammes. Mais l'attribut dont il est le plus fier est sa queue dentelée et verruqueuse, qui forme une boucle avant de revenir contourner en collier sa poitrine. Elle est si longue que nous nous perdons dans ses sinuosités et ne comprenons pas toujours tout de suite que c'est à elle qu'il s'agrippe énergiquement comme à un hochet ou un anneau magique. Il faut se placer sur son coté droit pour découvrir que cette queue, loin de n'avoir ni queue ni tête, s'achève par un petit renflement céphalique dotée, microcosme ou inversion en abyme, de deux yeux, deux narines et d'une gueule parfaitement fonctionnels.

On pourrait y voir une figure de la coincidentia oppositorum, de l'unité des contraires qui est bien le propre, quoiqu'il en soit, des dragons. Comme la salamandre, ce sont des bêtes réunissant le froid et l'humide de leur nature reptilienne et chtonienne avec le chaud du feu destructeur de leur souffle nauséabond, et avec leur nature aérienne d'êtres volants. 

Comme les sphinx égyptiens veillant sur les nécropoles, cette dualité d'opposés font d'eux des énigmes, des figures de l'inconcevable.

Comme le lion avec lequel il est associé, il est un rappel de la puissance de la Mort sur nos frêles et éphémères existences. 

Et ça le fait rire.

 

 

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Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560 Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560 Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Le couple de "naturels" (ou "satyres").

Au pied du premier rampant, au départ des pinacles, se voient deux personnages :

1. à droite un homme sauvage, (homme des bois, "sylvain") au nez épaté, aux oreilles larges, coiffé d'un bonnet,  dont tout le corps est velu et qui se caressait la barbe, avant que le bras droit et la pointe de cette barbe ne se brisent. Sa main gauche tient une massue. Il est à demi accroupi (posture du "chevalier-servant"). Il symbolise pour moi, comme les nains forestiers ou mineurs germaniques les forces chtonienne, comme les nains, les gnomes, ou les lutins des croyances médiévales .

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Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560 Nain sauvage caressant sa barbe, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, crossette en dragon, v. 1560 Nain sauvage caressant sa barbe, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1560. Nain sauvage caressant sa barbe, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1560. Nain sauvage caressant sa barbe, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2. Du coté gauche, une femme nue accroupie.

Elle forme, par son emplacement et par sa posture accroupie, un couple avec le satyre précédent, et, d'ailleurs, son nez est épaté et ses oreilles de grande taille, bien que ces caractéristiques ne soient pas exagérés et ne lui ôtent pas un charme certain.

Comme dans le cas des femmes-serpents, des sirènes et des Démones recensées par Hiroko Amemiya dans Vierge ou Démone. Exemple dans la statuaire bretonne, sa féminité, accentuée par la longueur considérable de sa chevelure et par l'importance de sa poitrine, est élevée à la dimension d'une Allégorie, tandis que sa main droite placée sur le pubis indique que cette allégorie est indissociable de celle de la Sexualité, du Désir, ou, pour saint Augustin et après lui pour l'Église, de la "Concupiscence" qui en forme le versant peccamineux.

Aussi ce couple pourrait représenter la figure animale de l'humanité, avant la Rédemption. 

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Bastien Prigent, v. 1560. Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1560. Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1560. Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1560. Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1560. Dragon et Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1560. Dragon et Femme sauvage, porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les niches couronés de dais gothiques qui décorent les deux contreforts d'angle abritent les statues assises des quatre Evangélistes avec leurs attributs, celle de la Sainte-Vierge provenant d'un ancien groupe de l'Annonciation, et enfin la statue de sainte Anne.

Les quatre évangélistes, la Vierge et sainte Anne.

1) le groupe de droite. Matthieu et Luc, sainte Anne éducatrice.

 

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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a) sainte Anne éducatrice.

A l'extrême droite, tournée vers l'est, Anne tête couverte d'un voile, est assise et tient sur ses genoux un livre. A son coté droit, la jeune Marie, sa fille, les cheveux dénoués et la tête découverte, apprend  à lire, et à déchiffrer les Écritures. On admirera la manière dont les deux femmes se tiennent la main, les doigts entrecroisés.

Un objet était tenu dans la main gauche de la sainte. 

Sur le pan plissé de la robe, un panneau porte les mots : MES: J FLOCH P. (ou IA ou IM J FLOCH P(rêtre)

Voir infra la statue de Jean-Baptiste, à l'ouest, avec l'inscription MI : J. FLOCH .

Voir la statue d'Anne éducatrice à Pencran (1553) par le même atelier des Prigent, placé également sur le contrefort de droite du porche.

 

 

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Bastien Prigent, v. 1560. Anne éducatrice. Kersanton. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1560. Anne éducatrice. Kersanton. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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b) Saint Matthieu et l'ange.

On sait que selon la tradition, chaque évangéliste est associé à l'un des quatre termes du Tétramorphe de l'Apocalypse : L'Homme ou Ange pour Matthieu, le Lion pour Marc, le Bœuf pour Luc et l'Aigle pour Jean. A Landivisiau comme ailleurs (Retable de l'Arbre de Jessé  à Burgos), les   évangélistes sont représentés à leur pupitre, comme un moine copiste médiéval, et, là comme ailleurs (porche de Pencran, etc.), ils disposent de leur encrier (rond) et de leur étui (allongé) destiné aux roseaux. Il ne manque que le canif nécessaire à la taille de ces calames.

Matthieu semble chercher la divine inspiration en levant les yeux vers les Cieux, alors qu'un charmant angelot tient son matériel d'écriture. Le pupitre est marqué par l'influence Renaissance, avec un terme dont le menton se prolonge en un bâton. En fait de terme, c'est en réalité un drôle qui passe sa tête à travers un pan d'étoffe – ou un "cuir"–, mais dont on voit les mains, et, si on se place de coté, le corps nu.

Les amateurs de gauloiseries qui égayent notre art sacré, ne manqueront pas de noter qu'un gamin montre ses fesses aux passants, sous le culot qui reçoit l'ange.

Mêmes motifs sur le grand Calvaire de Guimiliau (1581-1588).

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Kersanton. Saint Matthieu.Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.
Bastien Prigent, v. 1554-1565. Kersanton. Saint Matthieu.Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Kersanton. Saint Matthieu.Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Polisson, pierre de kersanton . Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Polisson, pierre de kersanton . Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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c) Luc et le bœuf.

Sa console est supporté par un ange qui tenait un phylactère, muet.

Il tient sa plume de la main droite et son matériel d'écriture dans la main gauche. Son bœuf (très érodé) est à sa droite. Son pupitre est soutenu par un homme nu qui croise les jambes. Même motif sur le grand calvaire de Guimiliau (1581-1588).

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Luc. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Luc. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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2) Le groupe de gauche. Saint Marc, saint Jean,   et la Vierge. 

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Bastien Prigent, v. 1554-1565 . Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565 . Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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a) Saint Marc et son lion.

Il est supporté par un ange, bras ouverts.

Il se tient à son pupitre, tenant une sorte de crayon, son plumier suspendu sur le coté gauche. Le lion se tient comme il le peut entre la colonne de l'écritoire et les pieds de l'apôtre. Tout cela est bien sage ... sauf lorsqu'on découvre de coté, derrière le dossier du saint, le buste nu d'une femme aux seins en spirale, et un autre terme masculin servant de piétement au fauteuil.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Marc. Kersanton. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Marc. Kersanton. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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b) Saint Jean et son aigle.

L'apôtre préféré du Christ, imberbe, vêtu du manteau qui lui est familier au dessus d'une tunique boutonnée sur le devant, lève, peut-être avec circonspection, les yeux vers le ciel breton. Son stylo s'apprête à écrire un nouveau verset. Son aigle semble avoir enfoui sa tête (brisée) sur les jambes de son maître, faisant voltiger l'encrier. 

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Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Jean. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Saint Jean. Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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c) La Vierge de l'Annonciation.

Elle est agenouillée devant son prie-dieu, mais elle a déjà entendu le message de l'ange puisqu'elle fait de la main droite le geste d'acceptation du Fiat  et se déclare la servante du Seigneur, ancilla Domini.

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Bastien Prigent, v. 1554-1565.  Vierge de l'Annonciation, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bastien Prigent, v. 1554-1565. Vierge de l'Annonciation, Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Complément : les têtes sculptées sous les évangélistes.

Les stylobates de granite servant de support à ces groupes sont décorés de médaillons en forme de disques avec des masques en bas-relief et des angelots très érodés.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions lapidaires extérieures.

Ce porche n’a pas été construit d’un seul tenant. En effet, on peut distinguer 4 campagnes de travaux :
— 1554 : portail en plein air, sous la direction des fabriciens Y. Martin et J. Abgral.
—  1554/1559 : piles latérales de la grande arcade. En 1559, les fabriciens étaient Tanguy Laboucz et Hervé Coulignir. En 1557, J. Floch, prêtre, fait don de la statue de son saint patron Jean-Baptiste. 

— 1559/1565 : voûte et murs latéraux, 
—  Lors d'une phase d’achèvement non datée (évaluée jusqu'en 1570 environ)  se construisent le pignon et le lanternon. 

Y-P. Castel a comptabilisé onze inscriptions lapidaires au total. J'ai photographié à l'extérieur de l'église trois pierres de fondation, celles de 1559, 1565 et (hors du portail) de 1718. On peut y ajouter celle des statues de Saint Thivisiau, de sainte "Madeleine", de sainte Anne, et de saint Jean-Baptiste (1557). Elles sont toutes écrites en lettres romaines (minuscules ou majuscules), les chiffres étant romains. 

Cet abandon de l'écriture gothique est récent : en 1536, la pierre de fondation de Rumengol utilise les lettres gothiques, comme celle de 1526 de la chapelle Rocamadour de Camaret, comme celles de 1526, 1544, mais aussi 1593 de l'église du Faou, ou celle de 1562 de l'église de Rosnoën (qui tend vers le romain).

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1. Sur la joue Ouest du contrefort de l'angle S.-0. un petit soldat, en costume du temps, indique l'inscription suivante  en lettres romaines capitales avec une ponctuation de séparation par trois points  :

LAN : 1559* ESTOINT  [* les deux derniers chiffres sont effacés] [second N rétrograde]

LORS : FABRIQVES :

TANGVY : LABOVCEZ

ET : HERVE : COVLOVGNIR [N rétrograde]

"En l'an 1559 étaient alors fabriciens Tanguy Labous et Hervé Couloigner."

n.b : En 1666, un Tanguy Labous ou Labouce sera curé de Landivisiau.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.
Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Sur le côté droit de la façade on lit en lettres minuscules romaines l'inscription (en partie brisée à droite ?)  :

1565 : ESTOI / LORS : FABRI/  0 ; PERRO / N : CONLOU : "1565 étaient alors fabriques O. Perrot et  N. Conlou [ ou : "O. Perrot et N.  Couloignier" ]. Voir aussi la lecture de Fréminville, et celle de Castel.

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Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Porche de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Abgrall signale aussi sur la façade est l'inscription: POVR . LORS : FABRICQVES : 0 ; PEYRON Y. JONGOVR".

Hors sujet en ce qui concerne le porche, on peut signaler encore, sur le côté Est de la sacristie, l'inscription plus tardive  : JEAN : TANGUY : ET IACQVE : ABGRALL / FA : LAN : 1718. "Jean Tanguy et Jacques Abgrall Fabriques l'an 1718"

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Sacristie de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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La statue de Saint Michel terrassant le dragon ; les trois angelots.

Cette statue de l'archange terrassant un dragon a perdu son épée ou sa lance ; elle provient du gisant de François de Tournemine et de son épouse.

http://ns230684.ovh.net/saint-michel-landivisiau

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Saint Michel, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Michel, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Michel, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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La statue de saint Jean-Baptiste, sur la base de la tour, au nord.

Kersanton. 1,60 m. .

" Le Précurseur est vêtu d'une tunique en peau de chameau ; la tête de l'animal retombe par devant, entre ses deux pieds. Par-dessus, il porte un manteau en étoffe. Le Saint tient de la main gauche un livre surmonté d'un petit agneau qu'il montre de la droite."

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Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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"Sur le pan du manteau, on lit la date de 1557, et sur le socle, en lettres gothiques : M. J. FLOCH . Un calice sculpté au milieu de cette inscription indique que le donateur, missire Jean Floc'h, était un prêtre." (J-M. Abgrall)

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Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Saint Jean-Baptiste, église de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Porche, clocher, chapelle et fontaine de Landivisiau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 259-268.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f335.image

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, Le porche méconnu de Landivisiau, 3 parties, Le Progrès de Cornouaille-Courrier du Léon samedi 1er février, 8 février et 15 février 1997 page 23.  “1290 Le porche de Landivisiau (3ème et dernière partie)... 150.02.97.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2806.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/101918beed0220579dab324c65112b94.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/2a2657bd8d664f2a53afe62d4c5b64af.jpg

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9ad6a25f74c98674d09e6aef3ad92a6e.jpg

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1979, "Un porche remarquable : Landivisiau",, Les Cahiers de l' Iroise, 1979, n°2.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1991, Le porche de Landivisiau, fondé en 1554. Actes des conférences 1991. : .Éditeur: Pays d'accueil des enclos et des Monts d'Arrée, 1992 . p. 59-76 : ill. ; 21 cm

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  "De Saint-Pol à Landivisiau: à la recherche des sieurs de Tournemine", Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon samedi 14 mai 1983. 

“0135 de St-Pol-de-Léon à Landivisiau, à la recherche des sieurs de Tournemine. 14.05.83,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2017, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1616.  

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/408be039e7a310691325124ca16674fa.jpg

— COUFFON

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/494edd1782a578c953b613ec4d2b371e.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n.,  2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

—TAYLOR, Justin NODIER (Charles) 1845-1846, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Bretagne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84521739/f209.item.r=FOL-UB-24

 

—Site Topic-topos :

http://fr.topic-topos.com/porche-sud-landivisiau

— Site de la mairie :

http://www.landivisiau.fr/fr/information/61960/le-patrimoine-landivisien

— GUEGANTON (Olivier ), 2009, "Landivisiau"  :

http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Landivisiau.htm

— WIKIPEDIA consulté le 30/01/2017 : List of the works of Bastien and Henry Prigent https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_works_of_Bastien_and_Henry_Prigent

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 19:22

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Sur le rampant sud-ouest du pignon ouest, la crossette qui participe à l'amortissement est une sirène en pierre de Logonna.  

 

Vue de l'angle sud-ouest de l'église de Saint-Urbain, avec un repère sur la crossette. Photographie lavieb-aile.

Vue de l'angle sud-ouest de l'église de Saint-Urbain, avec un repère sur la crossette. Photographie lavieb-aile.

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On admirera la belle idée de celui qui choisit de sceller ici un projecteur et de laisser courir le câble noir en une élégante sinuosité, spéculaire du corps de la femme-poisson.

 

La sirène et le projecteur de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

La sirène et le projecteur de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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La sirène de Saint-Urbain appartient au groupe des 13 "ornements extérieur (en pierre) du type sirène", décrits par Hiroko Amemiya, dont 8 dans le Finistère, à Landerneau, Bodilis, Lampaul-Guimiliau, Ploudaniel, Sizun, Landévennec et Quimperlé. Couchée sur le ventre, elle redresse le buste et la tête. Sa longue chevelure épaisse et séparée en mèches encadre son visage doux et rond. La partie inférieure du corps a la forme d'une queue de poisson à écailles en relief. Elle brandit  dans sa main droite tendue en arrière au dessus d'elle un peigne, alors que sa main gauche est placée sur le pubis, chastement et pudiquement selon les uns, lubriquement selon d'autres. A Landerneau, Bodilis et Lampau-Guimiliau ou encore Sizun, ses sœurs tiennent un miroir carré.

La signification de ces figures n'est pas univoque. Sur le plan de la morale chrétienne, c'est une dénonciation des dangers de la coquetterie, mais surtout de la séduction féminine, et donc de la concupiscence, en phase avec les prédications des recteurs, mais si, avec sa cousine la femme-serpent, elle a connu un tel succès dans les crossettes des églises, chapelles, ossuaires et demeures (Landerneau), c'est sans-doute qu'elle permet aux paroissiens, par un renversement carnavalesque des valeurs, d'afficher ostensiblement ses charmes d'autant plus attirants qu'ils seraient venimeux.

On peut y voir aussi un rapport avec des créatures fées, et avec le légendaire celtique.  

La sirène de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

La sirène de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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La sirène de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

La sirène de l'église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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Datation.

Elle se base sur les inscriptions lapidaires :

L'édifice date du XVIIe siècle. La tour, à deux chambres de cloches, deux galeries et une flèche octogonale, porte des inscriptions :

sur les contreforts du côté ouest,

 


 M : IACQVES/GVILLERM/CVRE : 1677. " M. Jacques Guillerm, curé, 1677."

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Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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 et

 GVILLAVME DENIEL/LOVIS VERVEVR/FABRIQVES. 1677. "  Guillaume Deniel Louis Verveur Fabriques 1677."

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Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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sur l'aile sud,

 M. IACQVES/GVILLERM. CVRE/M. IAN. LE. GALL. FA : /G : DERRIEN : 1682 "M. Jacques Guillerm Curé. Jean Le Gall Fabrique G Derrien : 1682"

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Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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Sur l'aile nord,

 Y : GALL : FA : 1686/Y : QVIDELLER - O : CARET/FA : 1687. "Y[ves] Gall Fabrique 1686. Y[ves] Quideller O. Caret Fabriques."

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Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

Inscription lapidaire, église de Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

 — AMEMIYA (Hiroko) 2005, Vierge ou démone, exemple dans la statuaire bretonne, Keltia éditeur, Spézet. 269 p. page 208.

— COUFFON (Renée), 1988, Couffon, Répertoire des églises : paroisse de SAINT-URBAIN,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 10 janvier 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/1043.

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Published by jean-yves cordier
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 23:24

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I. LE PORCHE SUD, 1604. 

 

je décrirai le porche de haut en bas, en citant (entre guillemets) la description du chanoine Abgrall. 

"Le porche méridional n'est pas, peut-être, le plus riche des porches de la Renaissance, mais il est le plus beau et le plus parfait de ceux que cette école de la Renaissance a construits chez nous et dont on trouve des exemplaires nombreux dans le cours du XVIe siècle et presque jusqu'au dernier quart du XVIIème. Ce porche de Landerneau, qui porte la date de 1604, a un aspect très saisissant de parenté avec ceux de Bodilis, 1570, Pleyben, 1588, Goulven, 1593, Saint-Thégonnec, 1599, Guimiliau, 1606, Trémaouézan, 1610-1623, Goueznou, 1642, Commanna, 1645, Ploudiry, 1665. Trémaouézan et Ploudiry semblent tout spécialement inspirés de ce modèle et doivent sortir du même atelier. Celui de Ploudiry, resté inachevé comme couronnement, le reproduit exactement avec quelques modifications de détail.

Il semble donc légitime de conclure qu'il y a eu une école, qu'il a existé un ou des ateliers, dont le siège devait être à Landerneau. Landerneau semblait désigné pour être le siège de ces ateliers. L'approvisionnement des pierres de Kersanton, provenant des carrières de l'Hôpital-Camfrout et Logonna, s'y fait facilement par gabarres et chalands."

 

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"La façade est une grande page magistrale, toute en pierre fine de Kersanton ; les lignes et tous les éléments qui la composent sont combinés avec une science parfaite de l'harmonie et de l'esthétique, de l'équilibre des pleins et des vides, du mélange des surfaces planes et des membres saillants, du jeu des ombres et des clairs."

"Les angles de cette façade sont appuyés par deux massifs contreforts ornés de niches, de corniches, de pilastres, et couronnés par de beaux clochetons. Sur tout cet ensemble, façade, joues des contreforts et frises des clochetons, on remarque dix-sept masques ou figures saillantes, dont quelques-unes pourraient être des portraits."

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Vue générale du porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Vue générale du porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"Un très puissant clocheton, d'une hauteur presque exagérée, couronne cet ensemble. Au premier étage, il est carré et passe ensuite à la forme cylindrique pour former le lanternon qui se compose de deux petits dômes superposés."

 

 

Clocheton du porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Clocheton du porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Un ange tient la croix, les clous et la couronne d'épines, trois "instruments de la Passion".

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"Plus haut, se dresse un second fronton plus aigu à courbe rentrante, encadré par une galerie rampante ajourée de compartiments flamboyants. Au milieu, une niche accotée de deux cariatides à gaines abritait autrefois la statue du saint Patron, car au bas on lit : S . HOARDONE."

Comme J.M. Abgrall, René Couffon a lu également "S. HOARDONE." alors que l'on déchiffrerait trop rapidement aujourd'hui S.HOARZOIE, le N n'ayant conservé que son fût initial.

Je lis les renseignements suivants :

 

"Patron de l'une des paroisses de Landerneau, honoré à La Feuillée et à Camlez, saint Houardon est cité dans d'anciennes litanies bretonnes du Xe siècle, où son nom est noté Hoieardone , ainsi que dans une notice du Cartulaire de Landévennec, compilé au Xle siècle. Cet acte mentionne le "cloître saint Houardon" (claustrum sancti Huardon) comme étant voisin du monastère de saint Conogan, situé à Beuzit. Houardon est une forme savante. Le Bréviaire de Léon en 1516 indique la forme Hoarzonus, , transcrite fautivement Hoarzoie sous la niche du porche de l'église de Landerneau où se trouvait sa statue" (Tanguy 1990)

A Landerneau, la paroisse de Saint-Houardon (Claustrum S. Huardon au XIe siècle, et Houardeno en 1516) est d'origine monastique. Ce nom rappelle le souvenir de Sanctus Hoarzonus, évêque de Léon et successeur de saint Ténénan.

"Futur évêque de Léon, Houardon, moine venu de Bretagne insulaire, aurait abordé en Armorique, au nord de l’actuelle paroisse de Plouescat. Il aurait établi son premier ermitage à Landerne-Vihan en Plouescat, puis passant par la cité gallo-romaine de Vorganium située à Kérilien dans la paroisse actuelle de Plounéventer, il descend vers le passage de l’Aulne, là où se développera la partie léonarde de la ville de Landerneau dont il deviendra le saint patron. Il installe un établissement monastique non loin de l’ermitage de Conogan. C’est lui qui ordonnera Hervé, avec qui il participera au synode du Méné-Bré, où sera condamné Conomor. Comme Hervé, Houardon est réputé pour l’intensité de ses prières qui le conduisent à des visions célestes. Représenté à Landerneau voguant dans une auge de pierre, il est notamment prié par les marins. Il est titulaire de la chapelle de Lanhouardon à Plabennec, et le saint patron de la paroisse de La Feuillée. " (Wikipédia)

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Voir les 12 planches de Termes et cariatides d'Androuet du Cerceau.

Comparer surtout avec les termes gainés de l'ossuaire de La Martyre (1619) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"La corniche de cette frise est supportée par des modillons richement sculptés et feuillagés. Au-dessus règne une arcature originale et ayant grand caractère, formée de trois niches rondes à coquilles et de quatre caissons rectangulaires, le tout surmonté d'un fronton obtus dessiné pour des corniches très savamment profilées. "

 

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"De chaque côté de l'entrée, deux colonnes cannelées, couronnées de chapiteaux corinthiens supportent une frise ornée d'une  inscription".

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription.

 l'inscription en lettres capitales romaines dit ceci :

"DOMVM. TVAM. DOMINE. DECET. SANCTITVDO. IN. LONGITVDINE DIERVM. 1604."

 La sainteté convient à ta maison, O Éternel! pour toute la durée des temps.  

Cette Antienne chantée issue du Psaume 93:5 (92)  appartient à la liturgie des Vêpres du commun de la dédicace d'une église du Bréviaire Romain. Elle renvoie donc indirectement à la cérémonie de dédicace de l'église Saint-Houardon.

On la retrouve aussi inscrite, sous une forme plus complète, à l'intérieur du porche de l'église de Gouesnou, avec la date de 1640.

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription est encadrée par deux monogrammes. Le premier de la frise "M.A.", MARIA, honore la Vierge.

Monogramme MA, inscription de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Monogramme MA, inscription de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Le second monogramme IHS est celui de IHESUS, le Christ.

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Monogramme IHS, inscription de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Monogramme IHS, inscription de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Chapiteau et panneau d'entrelacs.

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"L'entrée consiste en une grande arcade ayant comme pieds-droits deux colonnes engagées, composées de quatre tambours cannelés séparés par des bagues feuillagées, modèle commun à presque tous nos porches de cette époque et inauguré par Philibert Delorme dans la construction du Palais des Tuileries. Le cintre qui surmonte ces colonnes est formé d'un gros tore orné d'oves et de feuillages ; à la clef, on lit la date de 1604.

Les ébrasements de l'extérieur et de l'intérieur se composent de différentes moulures, boudins, gorges, talons, doucines qui, tout en étant parfaitement de la Renaissance, se ressentent encore de l'influence de la dernière période du style ogival. Au sommet de l'arcade, une belle volute avec grande feuille d'acanthe forme une clef de voûte très décorative."

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Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Houardon, Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE MÉRIDIONAL.

" l'intérieur, les parois latérales sont couvertes par douze niches séparées par des colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens. Dans le bas des dais il y a, de même qu'à Landivisiau, un ressouvenir des petites pyramides gothiques, mais le reste est composé de colonnettes, de pilastres, urnes et croissants, absolument dans le genre Henri III et Henri IV. La voûte, découpée par des arcs-ogives et des liernes, a dans son milieu une belle clef pendante avec rosace sculptée.

Le fond, percé de deux portes qui donnent accès dans l'église, doit être antérieur d'environ un demi-siècle à ce que nous avons décrit jusqu'ici. On y trouve les mêmes caractères qu'au fond du porche de Landivisiau : moulures prismatiques et gorges profondes tapissées de feuillages découpés. "

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1°) Le bénitier.

 

Ce beau bénitier occupe le trumeau. La vasque à godrons et frises florales  repose sur une colonnette ornée de losanges évidés rappelant les macles des Rohan ; cette vasque comporte deux supports servant de bougeoirs pour des cierges.   Au-dessus, entre deux rinceaux, un ange à tête mutilée tient deux goupillons, l'un tourné vers le haut, l'autre vers le bas.  Cet ensemble est couronné par  un très joli dais, d'où l'on voit saillir trois fines têtes coiffées de toques et plumets (une femme, un homme barbu, ...), caractéristiques du style Renaissance. Un dôme comporte encore des masques.

Il existe autour de Landerneau trois autres bénitiers analogues :

– Église Saint-Salomon de La Martyre, daté de 1601 : http://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.iii.les-benitiers.html

– Église Saint-Miliau de Guimiliau : Au trumeau est adossé un joli bénitier porté sur une colonnette cannelée. Au-dessus du bénitier, un ange à genoux tient deux goupillons ; il est surmonté d'un dais orné de pilastres, gaines, cariatides, petites niches, etc..

– Landivisiau : Au trumeau qui sépare les deux portes, est fixé un bénitier, au-dessus duquel est un ange tenant un goupillon et, plus haut, un dais richement sculpté, genre Renaissance, d'où sortent quatre têtes saillantes ou mascarons, deux hommes et deux femmes.

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Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Bénitier du trumeau du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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"Les moulures et guirlandes qui encadrent les portes, se répètent pour former la grande arcade entourant le tympan, et dans la dernière gorge sont nichées des statuettes de Saints, comme on en trouve à Landivisiau, Guimiliau, etc. Elles seront décrites en partant du bas, du côté gauche, en montant pour faire le tour avant de descendre du côté droit :"

 

NB : les photos ont été prises de derrière la grille qui ferme le porche, sans soleil et sans lumière : j'ai fait ce que j'ai pu, en attendant mieux.

 

 

 

 

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Le piédroit de droite.

A la base, deux animaux (chien et lion ?)  plaqués contre le mur tentent en vain d'atteindre les pieds de vigne qui montent en deux rangs à l'extérieur du piédroit. (même motif sur le porche de Pencran).

 

 

 

Piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Yves.

Saint Yves, vêtu de l'aumusse mouchetée d'hermines héraldiques, capuchon et bonnet carré ; il tient un sac à procès ou un livre suspendu dans un sachet, puis une liasse de parchemin ;

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Saint Yves, Piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Yves, Piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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2° Saint Côme, médecin, frère de saint Damien, qui lui fait pendant l'autre côté ; il tient de la main droite une ampoule de médicaments ;

Saint Côme, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Côme, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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3° Un évêque bénissant de la main droite, ayant chape, mitre et crosse .

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Un évêque, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Un évêque, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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4° Saint Salomon, roi de Bretagne, couronne en tête, vêtu de la cuirasse et autres pièces d'armure, tenant une lance de la main droite et de la gauche une épée, signe de son martyre ;

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5° Évêque revêtu de la chasuble et coiffé de la mître ;

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6° Ecce Homo.

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Ecce homo, iédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Ecce homo, iédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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7° Anges, les mains jointes ;

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8° Saint Fiacre, vêtu en moine et tenant une bêche ;

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9° Evêque bénissant, chape, mître et crosse ;

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10° Père Eternel, coiffé de la tiare, bénissant de la main droite et tenant de la gauche le globe du monde ;

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11° Saint Roch, chapeau à bord relevé, bourdon de pèlerin, ange.

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Saint Roch, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Roch, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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12° Saint Christophe, portant l'Enfant-Jésus.

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Saint Christophe, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Christophe, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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13° Saint François d'Assise, montrant ses stigmates .

 

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Saint François, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint François, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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14° Saint Jean-Baptiste, vêtu d'une peau de chameau et portant un agneau sur un livre.

 

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Sain Jean-Baptiste, piédroit droit du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Sain Jean-Baptiste, piédroit droit du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Piédroit de gauche.

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Piédroit gauche du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Piédroit gauche du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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15° Saint Damien,

médecin comme son frère saint Côme, coiffé d'un bonnet rond ou calotte, portant un vase cannelé, pot à onguent ;

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Saint Damien, piédroit gauche du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Damien, piédroit gauche du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

 

16° Saint Pierre, tenant sa clef.

 

Saint Pierre, piédroit gauche du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Saint Pierre, piédroit gauche du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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17°) Deux chiens.

Dans la même posture que leurs homologues du coté droit.

 

Deux chiens, piédroit gauche du  porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Deux chiens, piédroit gauche du porche méridional de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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II. LA PORTE SUD   (1524 - 1604?)

 

"Du même côté Midi, plus loin que le porche, tout près de la branche du transept, est une porte ornée, provenant aussi de l'ancienne église, ayant ses ébrasements tapissés de moulures prismatiques, et surmontée d'une contre-courbe agrémentée de crochets ou feuilles grasses retournées, ressouvenir du gothique, mais annonçant la sculp­ture de la Renaissance."

"L'église de Saint-Houardon fut reconstruite en 1524, mais le clocher ne fut commencé qu'en 1589, et ce n'est qu'en 1604 que le porche fut terminé."

Cette porte en pierre de kersanton  possède une particularité remarquable, sous la forme de deux groupes de personnages sculptés en haut relief mais de petite taille (environ centimètres) à la base des deux pinacles. Ce sont eux qui seront présentés ici .

 

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Du coté gauche, nous voyons d'abord un couple de musiciens. 

 

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Le musicien de gauche semble jouer  d'une vièle avec archet, à manche court. L'instrument tenu verticalement prend appui sur la hanche gauche ; l'archet est tenu main en pronation.

Il est coiffé d'un chapeau rond sur des cheveux taillés à la mode de la 1ère moitié du XVIe siècle ; les pans de son manteau s'ouvrent sur une braguette rembourrée, en vogue jusqu'en 1580. Il frappe la mesure de son pied gauche.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Son compagnon est un sonneur, qui joue de la cornemuse. Il a été recensé sur le site de Jean-Claude Matte, à qui rien n'échappe :

http://jeanluc.matte.free.fr/fichio/landerneau1.htm

Il le décrit ainsi : "bourdon d'épaule à pavillon évasé sur l'épaule gauche, poche tenue sous le bras gauche, main gauche en bas du hautbois, main droite en haut, porte-vent."

Son chapeau en casque, sa coiffure, sa tunique serrée par une ceinture sont semblables à ceux du joueur de vièle. Il est chaussé de sabots, et il bat la mesure du pied droit. La braguette est également ostensible.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Derrière le sonneur, nous entrapercevons un homme dont il est difficile de décrire autre chose que le visage assez lourd et le nez épaté, la coiffure et le chapeau identiques à ceux des musiciens. L'effet comique est ici délibérément recherché pour suggérer un tiers curieux, attiré par la musique et pointant son nez.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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A l'opposé, sur la face la plus externe du montant, nous finissons par découvrir un quatrième personnage. J'y vois un paysan muni de sa houe. Je n'ai pu le débarrasser des toiles d'araignées et débris végétaux.

En somme, nous avons affaire ici à une scène de bal en milieu rural.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Sous le pinacle de droite, deux personnages sont bien visibles : un seigneur, et son veneur.

C'est donc une scène de chasse, sans-doute dans la petite noblesse.

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Scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Le chasseur, les mains sur les hanches, est coiffé d'un chapeau rond à plumet. Cheveux mi-longs ramassés en deux épaisses masses latérales, tunique cintrée plissée dans sa partie basse, sans ceinture, et hauts-de-chausses. 

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Scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Un homme sonne dans une trompe de chasse et tient un épieu : c'est le veneur du jeune seigneur, ou l'un de ses piqueurs. L'épieu sert à la chasse au gros gibier : sanglier, cerf ou ours. La tenue vestimentaire et la coiffure sont semblables à celles de son voisin, plumet en moins.

Voir Le Livre de la chasse de Gaston Phébus Bnf fr. 616 (XVe siècle) folio 75r (détail)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52505055c/f173.item

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le veneur, scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Le veneur, scène de chasse, porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Dans le dos du piqueur, nous découvrons (cela échappe au premier coup d'œil) un animal debout sur ses pattes arrières. Ours ou chien ? je penche pour la première solution, parce que c'est plus drôle, et parce que l'on ne voit pas de collier.

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Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Ici aussi, un manant se dissimule dans l'écoinçon : voyez comme ce  drôle fait son curieux et veut mettre son grain de sel !

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (chanoine Jean-Marie), PEYRON (chanoine Paul), 1916, "[Notices sur les paroisses] Landerneau", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 16e année 1916, Quimper, 17e année 1917, p. 321-332, 353-361, 5-12, 33-47, 65-76, 97-106.

http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/1166/notices-sur-les-paroisses

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, , Répertoire des églises : paroisse de Landerneau, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3c21ef2b4d254c026109041eadd62299.pdf

—TANGUY (Bernard), 1990, St Hervé Vie et culte -Minihi Levenez

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9dc60e8b347fb5c7b31fb43e83345b9e.pdf

— INFOBRETAGNE;

http://www.infobretagne.com/landerneau-saint-houardon.htm

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 23:22

L'inscription de fondation de l'hôpital Saint-Julien de Landerneau (1521).

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Outre sa beauté graphique, l'un des principaux intérêts de cette inscription est de pouvoir être comparée avec une autre inscription de fondation d'un édifice civil, dans la même ville de Landerneau et à une époque proche :

On l'a placera aussi en parallèle avec d'autres exemples épigraphiques de Basse-Bretagne, souvent lors de fondation d' édifices religieux :

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Les inscriptions qui nous préoccupent aujourd'hui proviennent du portail de l'ancienne église Saint-Julien. Les deux pierres de kersanton  ont été déplacées lors de la destruction de cet édifice et intégrées en 1960 à l'Oratoire de la Fontaine Blanche créé en saillie du mur extérieur du cimetière de la ville,  rue du Cimetière, de l'autre coté de la voie ferrée par rapport au Centre-ville. L'une d'elles évoque la fondation du portail de l'église Saint-Julien, l'autre permet de savoir que l'église était dédiée à saint Julien l'Hospitalier. L'homogénéité de leur style permet de s'assurer qu'elles appartenaient au même ensemble, d'autant qu'elles forment deux quatrains d'octosyllabes rimés AABB CCDD. Elles sont en français, comme c'est très largement le cas alors en Bretagne sans attendre l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539). 

Commençons par les découvrir, avant d'approfondir nos connaissances sur cette ancienne église landernéenne. Une première photographie a été prise au naturel :


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Inscription de fondation de l'hôpital Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation de l'hôpital Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions lapidaires peuvent être mieux lisibles en lumière rasante, lorsqu'elles sont placées, comme ce n'est pas le cas ici, sur des façades exposées au soleil. En épigraphie, les chercheurs utilisent, pour obtenir une copie exacte,  le long procédé de l'estampage, en appliquant une feuille de papier spécial, mouillée puis tamponnée sur le motif. L'abbé Yves-Pascal Castel, à qui on doit l'un des premiers relevés (après celui du chanoine Abgrall en 1916), signale qu'il a pratiqué "l'humectage des reliefs avec l'eau qui coule tout près", dans le bassin qui précède cet oratoire. C'est le procédé que j'ai employé.

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Inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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1°) La plaque supérieure.

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Première inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Première inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Transcription :

EN : LAN MIL CINCQ CENTZ VI[N]GT ET UNG

ET LE LU[N]DI . TIERS JOUR : DE JUIGN :

FUT : AU . PORTAL DE CEST : EGLISE :

LA : PRIMIERE : PIERRE : MISE

"En l'an 1521 et le lundi troisième jour de juin fut au portail de cette église la première pierre mise."

Cette première pierre fut donc posée le lundi 3 juin 1521. Le lundi se vérifie selon le calendrier perpétuel de Morel. La date n'est pas en relation avec la fête du saint le 12 février. 

L'orthographe de la date "lan mil cincq cents vingt et ung" se retrouve exactement sur un manuscrit des Archives du Finistère 1E1236 ( contrat avec Guymarch de Treanna). C'est bien la forme notariée de l'époque.

 – Le mot "portal" est une forme précoce attestée de "portail", et on lit dans le Trésor de la Langue Française pour "portail" :

" Étymologie et Histoire. 1. Ca 1165 portal «grand panneau de bois servant de porte» (Benoit, Troie, 22884 ds T.-L.); id. subst. plur. portaus (Id., ibid., 16003, ibid.); début xiiies. portail (Floire et Blancheflor, éd. M. Pelan, 2551);

 2. 1606 «façade d'une église où est la porte principale» (Crespin); 1688 «grande porte d'une église ou d'un temple» (Rich. t.2). Dérive de porte1*; portail s'est substitué à portal par suite d'une confusion partie du pluriel portaux dont la terminaison -aux correspond à la fois à -al et -ail du singulier."

On peut penser qu'il désigne ici le porche de l'église.

La graphie "primière" est attestée au XVIe siècle, elle témoigne de  la forme initiale "primers" de l'adjectif en ancien français. Voir Cnrtl et Godefroy

L'inscription utilise des lettres en minuscule gothique, avec des mots séparés par des points, des deux-points et des deux-points réunis par une ligne en S. On note l'utilisation du tilde abréviatif remplaçant certains -n (vingt, lundi). La très belle lettre majuscule E initiale est à la fois perlée et fleurie. Le jambage de nombreuses lettres est orné de crochets par fois perlés (-z de centz, -s et -j de tiers jour, -j de juign, etc.).   Une vue de détail de la partie droite permet d'admirer les rinceaux qui occupent l'espace libre laissé par les lignes, à la place des bouts-de-ligne des manuscrits médiévaux. Elle permet aussi d'admirer les deux-points, aux points losangiques. 

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Inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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2°) La plaque inférieure.

A LHON[NEU]R DE DIEU FILZ . ET . PERE 

: LE : SAINCT : ESPERIT : ET : SA : MERE.

CEST LOSPITAL : DE : CESTE . VILLE :

ET : A. SAINCT : JULIEN : DOMICILLE :

"A l'honneur de Dieu Fils et Père le Saint--Esprit et sa Mère cet hôpital de cette ville et à Saint Julien domicile. "

Là encore, les graphies "esperit" (j'occulte le tilde indéniable mas embarrassant) et "domicille" sont bien attestées, quoique peut-être archaïques en 1521.

Après la mention de l'église sur la plaque précédente, voici celle de l'hôpital et son patronage à la Sainte Trinité et à saint Julien. 

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Deuxième inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Deuxième inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

Deuxième inscription de fondation de l'église Saint-Julien (1521), cimetière de Landerneau. Photographie lavieb-aile.

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Sur ce détail du début de l'inscription, on peut admirer le A majuscule orné et perlé comme un bonnet de fou. 

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COMMENTAIRES.

Je me baserai surtout sur la Notice du chanoine Abgrall, en 1916-1917.

La date de 1521 correspond au règne de François Ier et, pour la vicomté de Rohan dont dépend Landerneau, de Jacques Ier de Rohan, 16ème vicomte de sa lignée de 1516 à 1527 en succession de Jehan II de Rohan (en titre de 1562 à 1516), qui avait fait apposer la plaque de fondation du Pont de Rohan en 1510.

 

L’Elorn est un petit fleuve côtier qui traverse la partie nord du Finistère, selon une direction générale Est-Ouest . Il prend sa source dans les tourbières des Monts d’Arrée, à un peu plus de 300 m d’altitude, juste entre les deux plus hauts sommets de Bretagne, puis, après avoir traversé Sizun, Landivisiau et Landerneau, il rejoint la mer au niveau de la rade de Brest, où il se mêle aux eaux de la Penfeld, de l’Aulne, et de la Mignonne. Par son trajet, il sépare le Léon au nord et la Cornouaille au sud. Landerneau est la limite de remontée de la marée, et donc, pendant longtemps, le point le plus distal pour établir un pont, et donc une ville-pont ( traditionnellement, le dernier pont avant l'embouchure se trouvait  à la limite de la zone de remontée de la marée, provoquant l'essor d'une « ville-pont ». Plus en aval, seuls des bacs et des passeurs permettaient de franchir l'estuaire. Voir Châteaulin, Morlaix, Pont-L'Abbé, Pont-Aven, etc.)

Pour cette raison, le gué, puis le pont de bois, puis le pont de pierre que Jehan II de Rohan édifia en 1510 étaient d'une importance géo-politique considérable, contrôlant le commerce fluvial est-ouest, et les voies de communication Léon-Cornouaille dans le sens nord-sud pour des motifs commerciaux ou cultuels (pèlerinages). Comme tous les ponts, lieux de transition donc de dangers, il dut être placé sous la protection d'un saint protecteur. Il pouvait s'agir ailleurs  de saint Jean Népomucène, de saint Nicolas, de saint Christophe, mais c'est un oratoire en l'honneur de saint Julien l'Hospitalier qui fut probablement construit à l'entrée du pont. C'est aussi le cas en Bretagne à Poulgoazec, Plouhinec (église Saint-Julien-le-Passeur), ou à Acigné sur la Vilaine. Saint Julien est le patron des passeurs et des hôpitaux placés sur la rive d'un pont pour recevoir les pèlerins en raison de ce passage de sa légende, très proche de celle de saint Christophe : 

 

"Ainsi, s’enfuyant ensemble, ils allèrent demeurer au bord d’un grand fleuve dont la traversée était pleine de périls ; et là, tout en faisant pénitence, ils transportaient d’une rive à l’autre ceux qui voulaient traverser le fleuve. Et ils les recueillaient dans un hôpital qu’ils avaient construit. Et, longtemps après, par une nuit glaciale, Julien, qui s’était couché accablé de fatigue, entendit la voix plaintive d’un étranger qui lui demandait de lui faire traverser le fleuve. Aussitôt, se levant, il courut vers l’étranger, à demi mort de froid ; et il l’emporta dans sa maison, et alluma un grand feu pour le réchauffer. Puis, le voyant toujours glacé, il le porta dans son lit et le couvrit avec soin. Or voici que cet étranger, qui était rongé de lèpre et répugnant à voir, se transforma en un ange éclatant de lumière. Et tout en s’élevant dans les airs il dit à son hôte : « Julien, le Seigneur m’a envoyé vers toi pour t’apprendre que ton repentir a été agréé, et que ta femme et toi pourrez bientôt vous reposer en Dieu. » Et l’ange disparut, et, peu de temps après, Julien et sa femme s’endormirent dans le Seigneur, pleins d’aumônes et de bonnes œuvres." Jacques de Voragine, Légende Dorée, Traduction par T. de Wyzewa .Perrin et Cie, 1910 (pp. 114-120).

 1°) L'hôpital Saint-Julien, 1336.

Ce ne fut qu'au commencement du XIVème siècle, qu'un hôpital fut établi sur le pont, grâce à la libéralité d'Hervé de Léon, qui en organisa le service et le dota d'un chapelain. Dom Morice nous a conservé l'acte de cette fondation, dans le premier volume de ses Preuves, col. 1.376 ; il est daté du vendredi après la Quasimodo 1336. 

En voici une analyse assez complète : 

« Sachez que nous, Hervé de Léon, chevalier, seigneur de Noyon, que nous avons donné ce qui suit à l'hôpital que nous avons fondé pour le soulagement des infirmes, et établi à la tête du pont de Landerneau, en la paroisse de Ploudiry, en l'honneur de Dieu et des Saints, spécialement de saint Georges, martyr, et saint Julien, confesseur. D'abord, pour l'entretien d'un prêtre qui dira trois messes au dit hôpital, chaque semaine, 10 livres de monnaie courante à prendre sur nos droits sur le vin, à Landerneau. De même, pour l'entretien des infirmes et de ceux qui en prendront soin, 50 mesures rases de froment, dont 25 à prendre sur nos dîmes de Ploudaniel et 25 sur notre droit de minage (droit sur les poids et mesures) de Landerneau. De plus, 8 livres de cire pour la messe, sur la ferme de nos moulins du Bourg-Blanc. Item, 100 sols pour la pitance des malades et 16 sols pour une paire de vêtements à celui qui sera, par nous ou nos héritiers, préposé à la garde et visite des dits malades ; ces 116 sols seront perçus sur notre taille en Ploudaniel. Item, donnons au dit hôpital 12 lits bien garnis, ayant chacun une coëte et un traversin de plume et deux paires de linceuls, que nies héritiers devront entretenir en bon état. Ordonnons que le prêtre chargé du service divin, et les gardiens de l'hôpital, homme ou femme, soient tenus à rendre compte de leur administration, tous les deux mois. Voulons que l'appenti qui sera construit près l'hôpital ait un foyer, et qu'on y établisse des lieux d'aisance. De plus, nous lui adjoignons un jardin, situé sur la paroisse de Ploudiry, près du bourg, appelé Ruploudiry ».

Cet hôpital était bien situé, à la tête de ce pont, d'une importance majeure pour assurer les communications de Cornouailles avec le Léon et faciliter le passage considérable de pèlerins se rendant soit à l'abbaye de Saint-Mathieu fin de la terre, soit à Saint-Michel du mont Gargan, qui ne devait être autre que Saint-Michel de Lesneven ; car pour se rendre de Cornouaille à Saint-Michel in periculo maris, il n'était pas nécessaire de passer par Landerneau. Or, ce pont ayant été ruiné, et l'hôpital Saint-Julien dévasté, par suite des guerres de Succession, sur les instances de Jean de Kéroulas, maître en théologie, Grégoire XI, par lettres données à Avignon, le 2 Août 1372, accordait des indulgences à ceux qui, par leurs aumônes, contribueraient à leur restauration [Note : Acte du Saint-Siège : « Hospitale St Juliani situm in capite pontis de Landerneau ubi magnus concursus est perigrinorum euntium ad ecclesias Beatorum Michaelis in monte Gargano et Mathei in finibus terrarum, pauperes que recipiuntur et reficiuntur, frementibus guerris jam est pene destructum.... »].

En 1511, le 28 Janvier, Jean, vicomte de Léon, confirmant la première fondation, constate qu'il y a quelque temps qu'on a négligé de dire les trois messes requises ; les pauvres ne sont plus bien entretenus, car l'hôpital ne jouit plus en leur intégrité des revenus de la fondation primitive ; par conséquent, le vicomte de Léon, outre les dîmes de Ploudaniel, et le bois de chauffage de ses bois de Ploeavaz (Guipavas), donne 17 livres à partager entre le chapelain de son église de La Roche-Morice, et celui de l'hôpital ; et 25 livres pour les gardiens des pauvres. Missire Hervé Gouzien est chapelain de l'hôpital ; missire Olivier Nicolas, chapelain de la Roche-Morice ; et Jean Le Guirieuc, gouverneur de l'hôpital. (J-M. Abgrall, 1916-1917).

La  fameuse statue du "Pauvre petit bonhomme Landerneau", présent sur la façade de l’hôpital, représente en fait Saint-Julien le Pauvre et l’entrée dans la paroisse du même nom.

 

2°) L'église de Saint-Julien (1521-1532)

l'ancienne église Saint-Julien est aujourd'hui détruite. Commencée le 3 juin 1531, elle avait été terminée en 1532, puis érigée en trève de Ploudiry le 18 mai 1619. Elle a été rasée en 1823.

CONCLUSION.

Autant la plaque de fondation du Pont de Landerneau par Jehan II de Rohan en 1510 est bien mise en valeur aujourd'hui à l'amorce du pont, coté Léon, accessible à l'admiration de  tous les touristes et amateurs, autant ces deux plaques de fondation de l'église de l'hôpital Saint-Julien sont, certes sous l'effet d'un désir indéniable de bien faire, remisées dans un endroit à l'écart de la ville, son Cimetière, sans aucun rapport avec leur vocation et leur  lieu géographique d'origine. Il semblerait plus opportun de les présenter au public sur le coté Cornouaille du Pont de Rohan, à proximité de la statue du Pauvre Petit Bonhomme. Elles offrent un intérêt historique, et un plaisir esthétique évidents, et sont un témoin précieux de notre langue (versification en moyen français) et de notre écriture (minuscule gothique). 

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie ), 1916 et 1917,  Landerneau, Notice sur les paroisses, Bulletin diocésain d'histoire et d'archélogie, diocèse de Quimper. Quimper, 16e année 1916, Quimper, 17e année 1917,  p. 321-332, 353-361, 5-12, 33-47, 65-76, 97-106.

http://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/1166/notices-sur-les-paroisses

— CASTEL (Yves-Pascal), Saint-Julien au passage de l'Elorn. article du Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon 0819 Landerneau,  28.03.92.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 9 janvier 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2318.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6f9b56591e766cf76a074eab4506ddb1.jpg

— Site Topic-topos

http://fr.topic-topos.com/oratoire-de-la-fontaine-blanche-landerneau

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