Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:19

Zoonymie du papillon Le Blanc-de-lait ou la Piéride du Lotier Leptidea sinapis (Linnaeus, 1758).

 

   La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, "animal" et ónomaὄνομα, "nom") est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom. 

 

Résumé.

 — Leptidea Billberg, 1820 formé sur le grec leptos, "mince" complété par le suffixe -idea, il qualifie l'étroitesse des ailes et la minceur de l'abdomen  de l'espèce-type (L. sinapis) ; mais d'autres auteurs traduisent ce nom composé par "d'apparence délicate". L'antériorité de nom de genre sur celui de Leucophrasia Scudder 1819 n'a été remarquée par Scudder qu'en 1875, mais sous la forme erronée de leptidia, attestée jusqu'au début du XXe siècle.

sinapis (Linné, 1758) du latin signifiant "moutarde", bien que cette espèce, fréquentant les bois, se nourrisse de Fabacées comme le Lotier et non, comme le croyait Linné, de " Brassica et affinibus", Choux et apparentés. 

— "La Piéride du Lotier", nom créé par G. C. Luquet en 1986, remplace l'absurde "Piéride de la Moutarde" de Godart (1821), auteur qui savait parfaitement pourtant, comme tous les naturalistes alors, que cette espèce n'était pas inféodée à la Moutarde ou aux Brassicacées, mais qui ne sut se dégager pour le nom vernaculaire de son allégeance au nom scientifique, pourtant baser sur des règles (antériorité) différentes. Engramelle avait créé en 1779 le charmant " Blanc-de-lait", qui reste utilisable et décrit bien l'espèce tout en préservant l'usage d'un nom de couleur désuet. Avant lui, Charles de Geer avait créé en 1771 le nom de "Papillon-tout-blanc". 


 

 


               I. Nom scientifique.

 

 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Pieridae, Swainson, 1820, ou Piérides.

Je n'ai pas trouvé la publication originale ; sans-doute The Zoological Illustrations

(BHL libr)

Elle comporte, en France, les sous-familles

  • des  Dismorphiinae Schatz, 1888, ou Dismorphiines (avec le genre Leptidea)
  • des Coliadinae Swainson, 1827 ou Coliadines (rassemblant les Coliades et les Citrons) 
  • et celle des Pierinae Duponchel, 1835, ou Piérines.

  

 

b) Sous-famille des Dismorphiinae Schatz, 1888 : Dysmorphiines.

Cette sous-famille doit son nom au genre Dismorphia de Hübner, 1816 : selon Emmet (1991), "du grec dis, 'double" et morphé, "forme", pour la similarité des formes des ailes antérieures et postérieures, qui est plus marquée que chez la plupart des papillons, la même forme apparaissant dupliquée".

Selon Fauna Europaea, elle comporte une tribu (Leptideini) et un genre (Leptidea). Selon Wikipédia qui reprend Tree of Life, Leptidea est le seul genre paléartique mais la sous-famille comporte aussi les genres néartiques Dismorphia Hübner, 1816 ; Enantia Hübner, 1819 ; Lieinix Gray, 1832 ; Moschoneura Butler ; 1870, Patia Klots, 1933 et Pseudopieris Godman et Salvin, 1890.

Elle a été formée à partir du Groupe Dismorphiden créé par l' entomologiste allemand Ernst Schatz :  [1886]. (In: Staudinger, O. * Schatz, E., Exotische Schmetterlinge 2(2):57), type-genus: Dismorphia Hübner, [1816] en réunissant le genre paléartique Leucophasia de Stephens et le genre sud-américain Dismorphia de Hübner.

Synonymes : 
‘Dismorphina’ Godman, F. D. & O. Salvin, [1889] (Biologia Centrali-Americana. Insecta. Lepidoptera-Rhopalocera 2: 173); type-genus: Dismorphia Hübner, [1816].

‘Dismorphinae’ Kirby, W. F., 1896 (A Hand-Book to the Order Lepidoptera 2: 177); type-genus:Dismorphia Hübner, [1816].

‘Dismorphiadae’ Grote, A. R., 1900 (The descent of the Pieridae. — Proc. amer. phil. Soc. 39: 13); type-genus: Dismorphia Hübner, [1816]

 

 

2. Nom de genre :  Leptidea Billberg, 1820

 

 a) publication originale.

Billberg, Gustav John : Enumeratio insectorum in Museo Gust. Joh. Billberg ,[Stockholm] :Typis Gadelianis, 138 p. page  76.  

Cette publication indique ceci : "Leptidea Eg*. Pontia Fabr[icius] Lat[reille] etc. Sinapis. Svec. Linn[aeus]"

*Eg  Author hujus operis : nom formé par l'auteur.

b) caractéristiques.

Les espèces de ce genre se reconnaissent à leurs ailes allongées mais arrondies, et au long abdomen fin, qui leur confèrent une allure générale fluette. Une autre caractéristique est que les chenilles se nourrissent de Légumineuses et non, comme le genre Piéris, de Brassicacées.

                              

Ainsi Oberthür et Houlbert (1912-21 page 62)  écrivent "Les espèces de ce type faisaient autrefois partie des Piérides de Latreille, mais la forme allongée des ailes et la faible étendue de la cellule discoïdale engagèrent Billberg à les en séparer en 1820". On a vu que Billberg les en sépara plutôt du genre Pontia de Fabricius.

— Type spécifique :  Leptidea sinapis.

 — Il comporte en France 4 espèces :

 Leptidea duponcheli (Staudinger, 1871). Piéride du Sainfoin ou Piéride de Duponchel.

- Leptidea juvernica Williams, 1946. Piéride irlandaise.

- Leptidea reali Reissinger, 1990. Piéride de Réal.

 -Leptidea sinapis (Linnaeus, 1758). Piéride du Lotier. 

 

 

c) étymologie.

   Du grec ancien λεπτός, leptós, "mince, allongé, ténu" et du suffixe -idea, choisi arbitrairement comme finale, sans posséder la signification de -oidea. Hans A. Hürter signale aussi le latin lepidus, a, um, "charmant, gracieux, agréable", mais le renoncement au -t dans l'interprétation étymologique est peu rigoureux. Cet auteur explique ce nom de genre par le fait qu'il rassemble des espèces délicates.

 Le CNRTL donne pour l'élément formant leptos- une quinzaine de noms scientifiques, qui impliquent tous la notion de minceur, et non de "délicatesse".

En 1849, Duponchel écrivait :  "cette espèce [L. sinapis], par ses ailes très oblongues, son corps linéaire, et la forme particulière de sa chrysalide, mériterait peut-être de faire le type d'un genre parmi les Diurnes d'Europe" (Iconographie et histoire naturelle ds chenilles p. 56), ce qui montre que la minceur est un caractère remarquable de l'espèce. Il ignorait que Billberg avait déjà nommé ce genre.

  A. M. Emmet (1991) : "leptos, "mince, délicat" ; eidos, "forme, apparence"; vient de la minceur de l'abdomen et de la structure "delicate" gracile en général des membres de ce genre."

 —Arnold Spuler page 11 : Von leptos, "dünn, zart",  : de leptos, "mince, délicat".

—  Perrein et al. 2012 : " Du grec leptos "mince" et eidos "apparence", évoquant l'aspect gracile des espèces du genre".

 

En conclusion, ce nom générique construit sur l'adjectif grec leptos, "mince" décrit donc l'aspect général fluet caractéristique, auquel participe l'abdomen long et étroit aussi bien que les ailes allongées des espèces qui constituent ce genre.

 

Réception et oubli du genre Leptidea ; les genres Leucophasia et Leptoria.

Ce genre leptidea n'eut sans doute pas beaucoup de publicité ; son auteur le suédois Gustaf Johan Billberg 1772-1844 était juriste de formation et il poursuivit une carrière dans cette voie tout en s'intéressant aux sciences naturelles ce qui lui valut une réputation de dilettante comme zoologiste et botaniste.

 Il était pourtant fondateur de la société linnéenne de Stockholm, et membre de diverses académies, dont l'académie des sciences de Russie.

Billberg est l’auteur de Monographia mylabridum (1813) Svensk zoologi (1806–1809), Ekonomisk botanik (1815-1816),  et Synopsis Faunae Scandinaviae (1827). Son ouvrage Enumeratio insectorum in museo (1820) est-il la description de sa collection personnelle ?

  Toujours est-il qu'en 1829, Stephens ignorait sa publication et créa son propre genre, nommé Leucophasia  dans Illustrations of British entomology, Haustellata vol. I, Lepidoptera, London 1828 page 24.

L'étymologie de Leucophasia est donnée par Stephens en note de bas de page :  de leucos "blanc" et phasia, "apparition", apparence.

 

En 1841, Westwood crée à son tour son propre genre nommé Leptoria dans British Butterflies  page 32 (espèce Leptoria candidi = sinapis). L'étymologie semble dériver de leptos,"mince" comme le genre Leptidea. Westwood donne en référence Leptoria sinapis Hübner 1816, Verzeichniss page 95, mais Hübner a écrit en réalité Leptosia. (!)

 

Il est significatif qu'aucune mention de Leptidea sinapis  n'est relevée avant 1900 dans les publications en ligne. Car le genre de Billberg fut remis dans ses droits d'antériorité par Scudder en 1875, mais... sous le nom erroné de Leptidia (page 204). Scudder note "never since used, but should certainly be restored. See Leptoria and Leucophrasia." (jamais utilisé, mais devrait certainement être restauré). On voit alors des publications concernant, de 1876 à 1901, "Leptidia sinapis", mais aucune Leptidea sinapis.

En 1896, W.F. Kirby (a Hand-book to the order Lepidoptera, vol.2) utilise encore la forme erronée Leptidia, Billberg 1820.

Cette forme erronée eut la vie longue. Oberthür et Houlbert l'emploient en 1912-21.



 

3. Nom d'espèce :  Leptidea sinapis (Linnaeus, 1758)

 

a) la publication originale.

       Protonyme :P[apilio] D[anaus] sinapis n° 61 , Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. page 468 . 

— Localité-type: Localité-type : Suède, désignée par Honey & Scoble (2001).Cette espèce présente une répartition eurasiatique s’étendant de l’ouest de l’Europe au Japon. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses Fabaceae.

 —Habitat in brassica et affinibus

— Description : P.D. alis integerrimis rotundatis albis immaculatis : apicibus fuscescentibus

— Référence : Fauna suecica 1746 n° 800 page 245. Dans celle-ci, on lit la même description attribuée à de Geer,  et une référence à Petiver, musei p. 33 n° 303 papilio albus minor. "Habitat in sylvis".

 

Ce papillon appartient à la Phalange linnéenne des Danai, contingent des Candidi : 19 espèces qui reçoivent soit le nom de la plante-hôte (anacardii, crataegi, brassicae, napi, sinapis, rapae, cardamines, sennae, rhamni) soit celui d'une des 50 Danaïdes. Voir  Noms des Papillons diurnes (rhopalocères) créés par Linné dans le Systema Naturae de 1758. Papilio sinapis fait donc partie de celles qui sont baptisées par la plante à laquelle Linné pense qu'elle est inféodée.

 

 

b) Synonymes et sous espèces.

  • Leptidea sinapis corsica (Verity, 1911) 
  • Leptidea sinapis diniensis (Boisduval, 1840) 
  • Leptidea sinapis sinapis (Linnaeus, 1758) 
  • Leucophasia sinapis diniensis Boisduval, 1840 
  • Leucophasia sinapis (Linnaeus, 1758) 
  • Papilio sinapis Linnaeus, 1758

LERAUT retient la présence de trois sous-espèces en France :

- sinapis Linnaeus, 1758. 

- diniensis Boisduval, 1840. Localité-type : Digne, Alpes de Haute-Provence. Ce taxon est présent dans le sud de la France et le nord de l’Italie.

- corsica Verity, 1911. Localité-type : Corse.

 

 

c) étymologie.

Du latin sĭnāpe, is, n. (sĭnāpis, is, f.) ou sinapi, indécl. : "sénevé (graine de moutarde)".- grec σίναπι. 

Les Moutardes appartiennent aux brassicaires : moutarde des champs Sinapis arvensis L., 1753 (une mauvaise herbe), moutarde blanche sinapis alba L., 1753 servant de condiment, ou  moutarde noire Brassica nigra (le "sénévé" biblique).

Le nom français est dérivé de « moût » (de raisin), mustus en latin et most en ancien français, le mot ardor en latin signifiant « ardeur, chaleur » (même étymologie que le verbe arder ou que l'adjectif ardent). C'est donc un « moût ardent ». (Wikipédia).      

      Linné décrivit dans le Species plantarum de 1753 (2, page 668) cinq espèces de Sinapis, désignées par une "phrase spécifique" ; trois sont décrites dans le Pinax de Bauhin pages 95 et 99, et elles recevront plus tard un nom spécifique. Les plantes nommées sinapi sont connues depuis Théophraste, Dioscoride et Hippocrate, qui ne décrivaient néanmoins qu'une seule espèce. Pline en décrit trois, ce qui permet les correspondances suivantes :

 1. Sinapis arvensis de Linné = Rapistrum flore luteo de Bauhin = Moutarde des champs (adventice)

2. Sinapis alba = sinapi apii folio sive album de Bauhin = Sinapis gracile de Pline = Moutarde blanche. 

  3. Sinapis nigra Linné = sinapi rapi folio de Bauhin =  Sinapis rapis foliis de Pline  = Moutarde noire.

10 Sinapis erucoides = Sinapis erucae foliis de Pline =  Sinapi erucae folio  de Bauhin = la moutarde à feuilles de roquettes.

Selon la théorie des humeurs, la plante est évaluée par Schroder comme chaude et sèche au 4ème degré.

    Elle était utilisée en pharmacopée pour réaliser des sinapismes ou cataplasmes afin de profiter des propriétés rubéfiantes de la farine de graine de moutarde appliquée sur la peau. Antoine Furetière les définissait en 1727 comme un " Médicament externe en forme de cataplasme  composé de semence de moutarde pulvérisée & broyée avec de la pulpe de figues. Le sinapisme excite de la rongeur & quelquefois des vessies fur la partie où on l'applique." "Si vous jugez qu'il soit nécessaire que le Sinapisme soit un peu violent , vous le composerez de deux parties de Moutarde, et d'une de Figues ; s'il est besoin qu'il soit médiocre, vous y mettez autant de l'une que de l'autre".

La recette est précisée par de Meuve en 1695

"Outre la semence de moutarde broyée avec les figues, les plus doux sont composés de semence d'ortie, de staphysagre, de squille, de poivre, de bryoine, de ranuncule, de tithymale, de sel, de semence de cresson alenois, et de thlaspi, de lait de figuier, de pyrethre, d'hydropiper, d'elleborre, de fiente de chèvre,et de celle de pigeon ; e tartre brûlé, d'anacardes et de cantarides". Dictionnaire pharmaceutique ou apparat de médecine, pharmacie Volume 2.

Pour réaliser un cataplasme, il faut mélanger la farine de moutarde (50g) avec la graine de lin (200g) et de l'eau tiède.


 3. Le choix des auteurs :

 

— Arnold Spuler 1 (1908) page 11 "Sinapis, la Moutarde"

— Doux et Gibeaux (2007) : "ambiguïté due à Linné, qui a baptisé le papillon sinapis", etc..

— Perreien et al, 2012 : ""du latin emprunté au grec sinapi désignant différentes Crucifères très proches des Moutardes, hôtes présumées par Linné, aujourd'hui invalidé"

 

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

Le "Papillon tout blanc", de Geer, 1771 ; Le "Papillon Blanc de lait", Engramelle, 1779 ; la "Piéride de la Moutarde", Godart, 1819 ; La Piéride du Lotier", Luquet, 1986.

 

0. Avant l'Âge des Noms Français : les auteurs étrangers .

  — Le premier nom vernaculaire attesté date de 1699 : c'est  celui de "Small White Butterfly", "petit Papillon Blanc" suivi de "The small white ": John Ray, 1710, "The Small White Wood Butterfly male" : Petiver, 1717 et de "The White Small Tipped Butterfly". 

— Le nom allemand "Senzweißling" (Le Blanc de la Moutarde) est attesté chez Fuessly en 1775 : il survient à peu près en même temps que le premier nom français (1771 ou 1779).


1. Auteurs anglais :

 —John  Ray 1710, Hist. insect p. 116 n°8 papilio alba minor, alis exterioribus macula nigra ad angulum extremum .... Petiver musei 303 Small White butterfly

— James Petiver, 1717 Opera t. II Pap. Brittan. tab.1 fig. 21-22. Papilio alba minor apice nigricante. White smal tipt butterfly Ray 116 8. Fig. 23-24. Pap. alba major mas. Small white wood butterfly.

— Lewin 1795 The papilios of Great-Brittain  page 63 tab. 29 fig. 4-5 "Le Blanc des bois" (en français).

— Harris 1766 ? tab. 19 fig. t.  (Aurelians 1811 page 50 : "the smallest of the Bristish white butterflies, easily distinguished from all the rest by its narrower wings and long narrow body").

— Westwood , Humphreys (J.N) 1841 British Butterflies and their transformations page 32 Planche VI, fig. 11-13.

— W. Dale 1890 The History of our British Butterflies page 23.

2. Auteurs germaniques ou suisses :

—  Scopoli 1763  Entomol. carn. page 171 n°452. 

—Fabricius, 1775 Papilio D.C.sinapis, Systema Entomol; p 470 n°114. 

—Fabricius, Species Ins., II, page 40 n°164

—Fabricius 1787  Mantissa Insectorum II page 18 n°186.
—Fabricius 1793 Entomologia Systema emendata tome III pars 1, page

—Hübner 1779 : Sammlung Europaïscher Schmetterlinge 82 n°410-411

—Esper, (de 1776 à 1807, [1829]) I, page 60  tab.3 fig.4. Der Kohlweißling ohne flecken, Papillon tout blanc, Small white wood butterfly

—Schaeffer (Jacob-Christian) 1766, Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum, Ratisbonne 1766, 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées ; Tab. 97 fig. 8-11.

—Fuesli ou Füslli (Jean Gaspard) , 1775, Verzeichnis der ihm bekannten Schweitzerischen Inseckten  page 28 n° 550 Der Senzweißling.

— D.H. Schneider  Systematische Beschreibung der europaïschen Schmetterlinge I page 76 n°21 Senzweißling 

—Ochsenheimer 1808 in  Die Schmetterlinge I pars 2 page 169

— Müller : Zool. Dan. 113 n° 1316. System. nat. tome 5 page 558.

 Les autres auteurs sont Hüfnagel, Panzer, Borckhausen, Brahm, Illiger, Rossi, Lang, 

 

 

Esper, tab.III fig. 4 BHL.

            n14_w439

 

 

 0. Le Papillon tout blanc, Charles de Geer, 1771

  Dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes tome II (1), page 183 le suédois Charles de Geer écrit —en français— :

"J'ai trouvé dans les bois un papillon tout blanc, de grandeur médiocre (Planche 1 fig.1) que je nomme : 4. Papillon tout blanc. Papillon à ailes ovales toutes blanches avec une tache noirâtre au bout des supérieures dans quelques individus. Les ailes sont ovales et arrondies au bout de sorte qu'elles n'y forment point d'angles : elles sont toutes blanches et sans taches, on voit seulement dans quelques individus une tache arrondie d'un noir pâle au bout des ailes supérieures en dessus. La tête et le corps sont noirâtres. Je ne connais point sa chenille".

Comme il donne en référence la 12ème édition du Systema naturae de Linné, il écrit après 1768.

obis. Le Papillon tout blanc Esper, c1776. 

 Esper utilise ce nom dans son article en allemand. Il cite, à priori, le nom publié par de Geer. Esper est cité par Engramelle, qu'il a influencé.

 

 1. Le Papillon Blanc de lait, Engramelle 1779.

  Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 215 Planche 50   par J.J. Ernst,  1779. 

  "Ce papillon est beaucoup plus petit que les précédents. Ses quatre ailes en dessus sont blanches, et l'extrémité des supérieures est noirâtre. Cette partie est verdâtre en dessous. De ce coté le fond blanc des ailes supérieures est entremêlé de gris le long du bord d'en haut, et les  inférieures sont pointillées de gris et couvertes d'une très légère teinte verdâtre."

 

 Engramelle introduit, dans le vocabulaire assez riche des couleurs des ailes, la couleur "blanc-de-lait" Celle-ci, lorsqu'elle qualifie des pétales de fleur, sucite l'adjectif "lactéflore". En lessive, c'est le "blanc superfin" (parfois obtenu par un passage d'eau de chaux vive diluée, précisément appelée "le blanc de lait"). En anglais Milk-white. Qualifie l'albâtre gypseux, certains feldspaths.

Parfois employé pour décrire une toilette : ces dames portent dans leurs soirées "des robes de foulard de Chine blanc de lait garnies de volants et de berthes de dentelle noire, auxquelles on ajoute des nœuds de ruban ou des fleurs de couleur tranchées : ces robes sont d'une suprême distinction" (Le Moniteur de la Mode, 1863). Ou encore : "Schall de cachemire en sautoir, bas de couleur de chair ou blanc de lait. Costume de petite maîtresse en négligé du matin" (Journal de Paris, 1804)

 Bref, un "beau blanc".

On le retrouve dans la description que donne Stephens de sinapis, l'espèce-type de son genre Leucophrasia en 1829 (Illustrations of British entomology, page 25) " Wings above milk-white".


 2. Papilio sinapis (de la Moutarde) De Villers 1789

 Charles de Villers, Caroli Linnaei Entomologia page 11.

Simple traduction du nom latin.

 

 3. Pieride de la Moutarde Pieris sinapis, Latreille et Godart 1819.

   Latreille (P.A) Godart (J.B), Encyclopédie méthodique. Histoire Naturelle. Entomologie, ou histoire naturelle des crustacés, des arachnides et des insectes. Vol. 9. Paris : Vve Agasse,1819 828 pp,  page 163 n°148 . 


4. Piéride de la Moutarde. Godart 1821.

Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823 Tableau Méthodique page 14 ; page 48-11 n°X  planche IItert. fig. 4 peinte par C. Vauthier et gravée par Lanvin.

  "Ses ailes son minces, d'un blanc-de-lait en dessus, avec une tache noirâtre et arrondie au sommet des supérieures".

 Loin de justifier le choix du nom vernaculaire (qui n'est en réalité qu'une traduction du nom scientifique Pieris sinapis), Godart précise que la chenille "vit sur le lotier (lotus corniculatus), la gesse des près (lathyrus pratensis). Godart se soumet à une allégeance vis à vis de la dénomination scientifique telle qu'il en devient aveugle à la réalité. En effet, cette espèce se nourrit sur les Fabacées, et jamais sur la Moutarde ou autres Brassicacées.

 

Planche 2tert fig. 4 : l'aspect gracile et allongé, "mince" de l'abdomen de Leptidea sinapis est bien apparent lorsqu'on le compare aux abdomens des Piérides du Chou (1), de la Rave (2) et du Navet (3) ; les ailes sont aussi plus allongées et arrondies :

             n74_w357


    Ce nom a été repris par J.V. Audouin 1823 ; Bory de Saint-Vincent 1823 ; Boisduval, Rambur et Graslin 1832 ; Hippolyte Lucas 1834 ; P.A. Duponchel en 1849 ; A. Dupuis 1863 

 

Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau Systématique des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) page 165, utilise aussi le nom de Piéride de la moutarde.


 La Chenille.

 

 La Piéride de la moutarde  (Duponchel, 1849).

  Philogène Auguste Joseph Duponchel,  Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir de complément à l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de MM. Godart et Duponchel Paris :1849 page 56 Planche 4 fig.12 Dumenil. BHL

 

      n68_w289

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose et crée pour la circonstance "La Piéride du Lotier", qu'il accompagne de ce commentaire :

 " Bien que consacré par l'usage, le nom de "Piéride de la Moutarde" (simple transcription du nom latin Leptidea sinapis) est inexact, car la chenille de cette espèce vit sur les Légumineuses Papilionacées, et nullement sur les Crucifères. Peut-être ce nom vernaculaire, de même que le nom latin dont il est issu, fait-il allusion aux plantes butinées par l'adulte. Afin d'écarter toute ambiguïté, j'ai néanmoins préféré remplacer ce nom par celui de "Piéride du Lotier".

  Puis G.C. Luquet cite le nom d'Engramelle, auquel il ajoute des tirets : "Le Blanc-de-lait".


7. Noms vernaculaires contemporains :

— Oberthür et Houlbert dans la Faune armoricaine (1912-21) utilisent les noms  scientifiques erronés Leptidia Bilb et Leptidia sinapis L., mais emploient comme légende de leur illustration le terme "Le Papillon blanc de lait de Ernst* " (page 63) .

* dessinateur et co-auteur des Papillons d'Europe d'Engramelle. 

 


— Bellmann / Luquet 2008 : "Le Piéride du Lotier". 

— Blab / Luquet 1988 : ?

— Chinery / Luquet  2012 : non cité

— Doux & Gibeaux 2007 : "La Piéride de la Moutarde " .

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : " Piéride de la Moutarde, Piéride du Lotier ".

— Lafranchis, 2000 : "La Piéride de la moutarde, la Piéride du lotier" .

— Perrein, 1012 : " Piéride du Lotier".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Piéride de la Moutarde" .

— Wikipédia : "Piéride de la Moutarde ou Piéride du Lotier  ".

 

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.


  • "Senfweißling " en allemand. "Le Blanc de la Moutarde".
  •  "Virnaperhone" en finnois
  • "Pieride della senape" en italien : "Piéride de la Moutarde".
  • "Frfotavček" en slovéne
  • "Boswitje" en néerlandais : "le Blanc des bois".
  • "Blanca esbelta " en espagnol : "le blanc mince"
  • "Bělásek hrachorový" en tchèque
  • "Skoghvitving" en norvégien "le papillon blanc des bois".
  • "Skogsvitvinge" en suédois : "le papillon blanc des bois".
  • "Skovhvidvinge" en danois: "le papillon blanc des bois".
  • "Mustárlepke" en hongrois : "Papillon de la moutarde"
  • "Wietek gorycznik" en polonais 
  • "Narinormanbeyazı" en turc : Blanc..."
  • "Harilik sinepiliblikas" en estonien 
  • "Mlynárik hrachorový"  en slovaque
  • "Boskwytflinterke" en frison : "le papillon blanc des bois"
  • "Paprastoji garstytė" en lituanien.
  • Белянка горошковая en russe.

                                                 16375815-australie--circa-1983-un-timbre

 

Les noms en allemands.

Der Senfweißling, ou Tintenfleck-Weißling ou Leguminosen-Weißling, "Le Blanc de la Moutarde, Le Blanc tache d'encre, le Blanc des Légumineuses (Fabacées).

 

 

Les noms en langues celtiques.

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • en irlandais

  • en mannois.
  •  en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton avant 2014 ; 

  • Gwyn y coed en gallois. 

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 

 Voir aussi : http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

 

Première mention : Merret 1666

  • "Papilio albus minor" [the small white Butterfly] : Petiver, 1699.
  • "The small white ": John Ray, 1710
  • "The Small White Wood Butterfly male" : Petiver, 1717.
  • "The White Small Tipped Butterfly, female" : Petiver, 1717.
  • "The Wood White" : Harris, 1766 ; Donovan, 1799 ; Jermyn, 1824 ; Morris, 1853.
  • "The Wood Lady" : Donovan 1799.
  • "The White Wood" : Wood, 1852.

 

 

 


 

      Bibliographie, liens et Sources.

— Funet : Leptidea .

 — Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Leptidea sinapis


— UK Butterflies : leptidea sinapis

— lepiforum : leptidea sinapis

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

— FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

— HARRIS  (Moses) 1775 : The English Lepidoptera: or, The Aurelian's Pocket Companion, xv, 66p. 1 pl. color. London : J. Robson 1775.

 — HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

 HÜBNER, J. 1779: Sammlung europäischer Schmetterlinge. 1779. BHL 

 HÜBNER, (Jacob), 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books
— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org
— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.
 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 
— Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël), British butterflies and their transformations, William Smith : London 1841. BHL

— WILKES (Benjamin) One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin White 1773  Books.google.

— WILKES (Benjamin), The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author 1747-49 Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:18

            Zoonymie du papillon la Piéride du Chou

      Pieris brassicae (Linnaeus, 1758).

 

   La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, "animal" et ónomaὄνομα, "nom") est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom. 

 

       Voir aussi :  Une Pieride: "l'été n'abdique pas", ou Victor Hugo et le papillon blanc

Résumé.

— L'origine du nom de genre Pieris Schrank 1801 est le grec pieris, nom des Muses lorsqu'elles vivent sur le Mont Pierus, près de l'Olympe, ou de leurs concurrentes transformées en pies après un concours de chant.

— L'épithète brassicae, génitif du latin brassica, désigne le genre auquel appartient les divers choux dont se nourrit la chenille, bien que celle-ci se plaise aussi sur la Grande Capucine, et d'autres crucifères.


— Geoffroy lui donna en 1762 son premier nom "Le Grand papillon blanc du chou", qui traduit le nom anglais donné en 1703 par Petiver, "The Greater White Cabbage Butterfly". Engramelle en 1779 le simplifia en "Le Grand papillon du chou", puis Godart en 1821 en fit son "Piéride du chou". G. C. Luquet reprend en 1986 "La Piéride du Chou" (avec les majuscules) comme nom principal, lequel s'est désormais imposé. 

 

 

               I. Nom scientifique.

 

 


 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Pieridae, Swainson, 1820 ou Piérides.

Je n'ai pas trouvé la publication originale ; sans-doute The Zoological Illustrations

(BHL libr)

Elle comporte, en France, les sous-familles

  • des  Dismorphiinae Schatz, 1888, ou Dismorphiines (avec le genre Leptidea)
  • des Coliadinae Swainson, 1827 ou Coliadines (rassemblant les Coliades et les Citrons) 
  • et celle des Pierinae Duponchel, 1835, ou Piérines.

 

b) Sous-famille des Pierinae, Duponchel, 1835. Les Piérines : Piérides et Aurores.

Cette sous-famille correspond à la Tribu III des Piérides  décrite par Philogéne Auguste Duponchel à la page 381 du Catalogue méthodique des lépidoptères d'Europe avec l'indication des époques et des contrées où on les trouve, publié dans Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons d'Europe, à la fin des volumes I, II et Supplément, consacrés aux Diurnes.

L'auteur s'explique sur ce Catalogue page 373. Appelé, après la mort de J.B. Godart, à poursuivre l'Histoire naturelle des Lépidoptères, qui s'était modestement limitée initialement aux espèces "des environs de Paris", mais qui s'était étendue ensuite avec Godart à la France, puis, dans un Supplément, à l'Europe, pendant que, concomitamment, de nouvelles espèces ne cessaient d'être découvertes, Philogène se voit contraint de remettre à jour le Tableau méthodique publié par Godart 12 ans auparavant, en 1823  (Godart, J. B. 1823. Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France indiquant les localités et les époques on ils se trouvent. Diurnes. Crevot, Paris. 64 pp.).

Godart avait réparti ses diurnes sur treize genres : Duponchel en déploie 32.

—Première famille : Diurnes Latreille

Première division : six pattes ambulatoires.

- Tribu I. Papillonides.

- Tribu II : Parnassides.

-Tribu III : Piérides.

  • Genre Piéride Latreille
  • Genre Anthocaris Boisduval.
  • Genre Leucophasie Stephens.

-Tribu IV ; Rhodocérides

Etc...

Actuellement, cette sous-famille des Pierinae comporte en France deux tribus, celle des Anthocharini Scudder, 1889 et celle  des Pierini Duponchel, 1835

 

c) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

Elle comporte deux sous-tribus celle des  Pierina Duponchel, 1835 et celle des des Aporiina Chapman, 1895 qui contient aporia crataegi.

 

 

 

d) Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835

  Cette sous-tribu contient les genres Pontia Fabricius 1807 avec deux espèces, et Pieris Schranck 1801 avec 8 espèces.

 

 

2. Nom de genre : Pieris, Schrank, 1801.

 

a) publication originale.

Franz von Paula Schrank, Fauna boica : durchgedachte Geschichte der in Baiern einheimschen und zahmen Thiere, Ingolstadt : Johann Wilhelm Krüll, 1789-1802, 2(1) page 152 et 161.

Page 152, Schrank présente les cinq groupes  où il répartit les papillons de jour (Dickfalter ou Erynnis, Edelfalter ou Pieris, Stuzfalter ou Maniola, Dornfalter ou Papilio, Schildfalter ou Cupido.

 


 Le groupe (j'évite à dessein le terme "genre") des Pieris de Schrank, ou Edelfalter (Papillons nobles) rassemble les Equites de Linné, nos Papilio avec, en tête, l'Apollon, puis les grands porteurs de queue comme le Machaon et le Flambé, mais aussi les Blancs (et donc, dans la hiérarchie des valeurs de l'époque, les Nobles), c'est-à-dire ceux dont les ailes vont du blanc à l'orange, et sont globalement de couleur uniforme. En 1804, Latreille plaça les "grands porteurs de queue" dans le groupe Papilio, et n'inclut dans le groupe Pieris que les Blancs, les Jaunes et les Oranges, soit nos Pieridae.

Type spécifique : Pieris brassicae (selon Latreille1810).

Ce genre est désigné par les anglo-saxons comme the Whites.

Il comporte en France six espèces :

  • Pieris brassicae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris rapae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris mannii (Mayer, 1851) 
  • Pieris ergane (Geyer, [1828])
  • Pieris bryoniae (Hübner, [1800]) 
  • Pieris napi (Linnaeus, 1758)


 

b) Étymologie du nom de genre.

  A.M. Emmet 1991 explique que Pieris est l'une des Muses, (Piérides) qui étaient supposées vivre sur le mont Pierus, près du mont Olympe. Or les muses étant placées sous la direction d'Apollon,  Schrank a nommé son groupe en fonction de son premier papillon, Pieris Apollo

  La difficulté vient du fait que, dans la mythologie, les neuf Piérides, filles du roi de Macédoine Pieros et de sa femme Evippé , n'étaient pas des Muses, mais leurs concurrentes trop imbues d'elles-mêmes, qui eurent l'impudence de les défier pour un concours de chant. Calliope (Muse de l'éloquence et de la poésie épique) défendit la réputation des neuf filles de Zeus et de Mnémosyne, et triompha. Les Piérides furent transformées en pies selon Ovide (Métamorphoses, V, 250-678), ou en neuf oiseaux différents.

Les Piérides, originaires de Thrace, étaient les neuf filles de Piéros, roi de Macédoine, et de sa femme, Evippé*.  Elles engagèrent un concours de chant avec les Muses du mont Hélicon. Elles s'y affrontèrent sous l'œil attentif de Dionysos, Apollon et Minerve. Mais elles perdirent. Pour les punir de leur audace, les muses les transformèrent en oiseaux.

*[Linné avait nommé Papilio piera et P. euippe parmi sa phalange des Heliconii, à coté des papilio apollo, mnemosyne, terpsicore, caliope, polymnia, thalia, urania, euterpe, clio, erato et melpomène, soit les 9 Muses, leur mère Mélpomène et leur père].

  Dans le tableau de Rosso Fiorentino (Florence, 1494 - Fontainebleau, 1540) Le Défi des Piérides, au musée du Louvre, on voit au centre, Apollon, avec à sa gauche Athéna, ordonner la métamorphose des Piérides en oiseaux. A droite d'Apollon, Dionysos, vaincu, est représenté de dos. 

le-defi-des-pierides.png

 

conantesque loqui et magno clamore proteruas
intentare manus, pennas exire per ungues
adspexere suos, operiri bracchia plumis,
alteraque alterius rigido concrescere rostro
ora uidet uolucresque nouas accedere siluis.

Tandis qu'elles cherchent à parler et à tendre effrontément les mains,
en poussant de grands cris, elles aperçoivent que des plumes
sortent de leurs ongles, et que leurs bras aussi se couvrent de plumes ;
l'une voit le visage de sa compagne s'accroître d'un bec rigide
et des oiseaux d'un genre nouveau se diriger vers les forêts.

   Métamorphoses d'Ovide (5, 662-678).

 

 La confusion entre les Muses et les Piérides semble donc condamnable : que répondrait l'accusé A. M. Emmet pour sa défense ?

 Prenant sa place, j'appelle nul autre que Lucrèce, l'homme qui nous délivra de la peur des dieux et de la peur de la mort par son De Natura Rerum (De la nature des choses). Connaissez vous autre chose de lui que son fameux Suave mari magno ? Oui, cet autre passage tout aussi fameux où il compare la forme poétique dont il pare son initiation à l'épicurisme pour le rendre plaisant, au miel dont le médecin enrobe l'amère breuvage de son traitement ? Eh bien, c'est, précisément dans ce passage que Lucrèce assimile les Piérides aux Muses au langage mélodieux :

   "Maintenant, ô Memmius, écoute et apprends ce qui te reste à connaître. Je sais combien ces matières sont obscures; mais de glorieuses espérances ont frappé mon âme du plus vif enthousiasme, et lui ont imprimé le doux amour des Muses. Animé de leur feu, soutenu par mon génie, je parcours des sentiers du Piérus qui ne sont point encore battus; et que nul pied ne foule. J'aime à m'approcher des sources vierges, et à y boire; j'aime à cueillir des fleurs nouvelles, et à me tresser une couronne brillante là où jamais une Muse ne couronna un front humain: [1,930] d'abord, parce que mes enseignements touchent à de grandes choses, et que je vais affranchissant les cœurs du joug étroit de la superstition; ensuite, parce que je fais étinceler un vers lumineux sur des matières obscures, et que je revêts toute chose des grâces poétiques. Et ce n'est pas sans raison. Le médecin veut-il faire boire aux enfants l'absinthe amère; il commence par enduire les bords du vase d'un miel pur et doré, afin que leur âge imprévoyant se laisse prendre [1,940] à cette illusion des lèvres, et qu'ils avalent le noir breuvage. Jouets plutôt que victimes du mensonge, car ils recouvrent ainsi les forces et la santé. De même, comme nos enseignements paraissent amers à ceux qui ne les ont point encore savourés, et que la foule les rejette, j'ai voulu t'exposer ce système dans la langue mélodieuse des Piérides*, et le dorer, en quelque sorte, du miel de la poésie; espérant retenir ton âme suspendue à mes vers, tandis que je te ferais [1,950] voir toute la nature des choses avec son ajustement harmonieux et sa forme."      *volui tibi suaviloquenti carmine Pierio rationem exponere nostram et quasi musaeo

 dulci contingere melle

De Natura Rerum, Livre I, 920-950, Trad. Nisard.

 Comment concilier ces deux versions ? Il faut admettre qu'il existait deux groupes de Muses, celles de Thrace, les Piérides, sur la montagne appelée Pimpla, et celles de Béotie, les Thespiades  ou... Héliconides (voir la phalange des Heliconii des papillons de Linné) , c'est à dire deux strates mythiques anciennes, dont l'une l'emporta sur l'autre. Les Piérides sont liées au mythe d'Orphée et au culte de Dionysos, qui avait atteint la Thrace (nord-est de la Grèce), et elles possèdent leur mont sanctuaire (Pieros, transformé en roi-mont paternel) et leur source sacrée, la Piéra. Les Muses sont liées au dieu Apollon, qui, grâce aux eaux de la fontaine d'Hippocrène sur le Mont Hélicon fait jaillir l'inspiration poétique. L'ancien culte, l'ancienne tradition musicale d'invocation macédonienne doit céder le pas et est phagocité par le culte béotien dominant, comme en témoigne le fait qu'Apollon donne aux Muses le nom des Piérides.

 Il est tout à fait connu que le culte des Muses trouve son origine en Thrace autour de l'actuelle région de Piéria, au pied du Mont Olympe. Elle avait été occupée par la tribu thrace des Pieres avant d'être expulsé par les Macédoniens au VIIIe siècle, et ont fondé une nouvelle colonie plus à l'est. La région est mentionnée dans les poèmes homériques sous le nom de Pieria (en grec ancien  "Πιερία") ou de Pieris ("Πιερίς") comme étant, selon la légende, le lieu de naissance des Muses, et de Orphée, le père du Chant lyrique. Lorsque le culte fut transféré en Béotie, le nom des montagnes, des grottes et des sources de l'ancienne religion fut transféré du nord au sud.

Selon Pausanias livre IX chap. 29  c'est près du mont Hélicon, Ephialtes et Otus auraient offert les premiers sacrifices pour les Muses et au même endroit il y avait un sanctuaire dédié à Euphémé leur nourrice. "Piéros le Macédonien, qui a donné son nom à une montagne de la Macédoine, étant venu à Thespie, établit le culte des neuf Muses, et changea leurs noms en ceux qu'elles portent maintenant, soit parce que cela lui parut mieux ainsi, ou qu'il eût été inspiré par quelque oracle, soit enfin qu'il l'eût appris de quelque Thrace ; car les Thraces paraissent, à divers égards, avoir été anciennement bien plus habiles que les Macédoniens, et plus soigneux de tout ce qui concerne les choses divines. [4] Il y en a qui prétendent que Piéros avait neuf filles à qui il avait donné les mêmes noms qu'aux neuf Muses, et c'est à elles, selon eux, que devaient le jour tous ceux que les Grecs disent fils des Muses".

 

Une perspective captivante pour les zoologistes est la lecture que fait José Carlos Bermejo Barrera dans son article "Musas contra Pierides ; insectos contra pajarosGallaecia, 6, 1980, p. 121-133 où cet affrontement des Muses contre les Piérides transformées en neuf sortes d'oiseaux doit être vu comme celui des Insectes chanteurs comme les cigales par exemple, —  féconds, proches de Zeus, favorables à l'ordre divin, social et humain, ou aux capacités de devin et de poète des hommes — contre les Oiseaux insectivores (les Piérides). 

 En effet, le poète ou écrivain Nicandre de Colophon nous donne, par l'intermédiaire d'Antoninus Liberalis livre 9, le nom des Piérides (du temps où elles n'étaient que sept) :  Colymbas, lyngx, Cenchris, Cissa, Chloris, Acalanthis, Nessa, Pipo, et Dracontis. Ces noms correspondent à des  noms réels d' oiseaux en grec ancien , comme le torcol, le faucon, le geai, le  canard, le chardonneret, et quatre autres sans équivalents modernes reconnaissables (wikipédia). D'autres (Epicharmis, Tzetzes in Hes. 23) donnent les noms de Neilo (Νειλώ), Tritone (Τριτώνη), Asopo (Ἀσωπώ), Heptapora (Ἑπτάπορα), Achelois, Tipoplo (Τιποπλώ), noms qui peuvent correspondre à sept rivières et donc à des divinités aquatiques.

 

 

 

 

Les autres entomo-étymologistes :

 

1. W. Dale (1870) page 11 : "Pieris, one of the daughter of Piêrus, fabled to have been metamorphosed into magpies, to challenging the Muses to sing better than themselves.—Ovid."

2. Arnold Spuler (1908) page 5 : "Name einer Landschaft Griechenlands" ("Nom d'une région de Grèce")

3. Janssen, (1980) page 38 : " de muzen werden ook Pieriden genoemd, naam afkomstig van de berg Pieros in Thessalië, hun geboorteplaats" ("Les Muses, aussi appelées les Piérides, du nom de la montagne Pieros en Thessalie, leur lieu natal").

4. Ramann, (1870) page 12 : "Pieriden, ein zweiter name der Musen". ("Piéride, deuxième nom des Muses")

5. Glaser, (1887) page 115 : "Pierostochter", "Pierosbewohnerin", "Pieriën", oder "Pierinnen, Zuname der Musen" (" Filles de Pieros, habitantes de Pieros, les "Piériennes, ou Piérinéennes", surnom des Muses")

6. Anton Spannert (1888)  page 18 : "Pieris, ein Muse, Tochter des Königs Pierus zu Emathia im alten Griechenland". ( "Pieris, une Muse, fille du roi Pierus à Emathia en Grèce ancienne")

7. H.A. Hürter (1988) page 26 : "...nach einer Gruppe der griechischen mythologie, den Musen oder Pieriden, benannt". (" d'après un groupe de la mythologie grecque, nommé les Muses ou Piérides")

8. Perrein et al. (2012) p. 145: "Du nom d'une région voisine de Macédoine, la Pièrie, voisine du mont Olympe, qui aurait été le séjour des Muses et dont celles-ci prirent le nom : les Piérides".

9. Doux et Gibeaux (2007) ; Piéride, Pieris : nom de l'une des Muses,  (les Muses portent en grec le nom de "Piérides"), sensées vivre sur le mont Piérus, proche de l'Olympe".

 

Mes conclusions.

      On ne me fera pas choisir entre Ovide et Lucrèce, entre le merveilleux et la lucidité. Mais la version d'Ovide donne des ailes plus grandes à mon imagination, qui transforme les papillons blancs en avatars des belles chanteuses effrontées défiant ces dames les Muses éternelles. La vaine tentative de l'éphémère pour échapper à son destin reçoit ici mon suffrage.

         

3. Nom d'espèce : Pieris brassicae (Linnaeus, 1758)

 

a) la publication originale.

       Protonyme :P[apilio] D[anaus] , Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. page 467  

— Localité-type : : Suède, lectotype désigné par Honey& Scoble (2001)]

Cette espèce a une répartition paléarctique. Elle est présente dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses Brassicaceae.

 —Habitat in brassica. "[la chenillle] fréquente les choux"

— Description : P.D alis integerrimis rotundatis: primoribus maculis duabus apicibusque nigris, major. "Papillon Danaus, aux ailes entièrement arrondies ; le plus grand, les ailes antérieures portant deux taches noires et l'extrémité noire."

 

 — Références (mentions bibliogr. complétées si besoin notamment par celles du Fauna suecica) :

Fauna suecica  1746 n° 799

- Mouffet Ins, 189 f.1.

- Goedart Ins. I; t.11

- Lister Goedart page 16, f.7

- Blank Ins.  edit. belg. 24, t.4 f. A-D. / edit. germ p. 19 t.4.

- John Ray, cantabrig. p. 134 papilio brassicaria alba major vulgatissima 

-John Ray, Historia insectorum I page 13 n°1  .

-John Ray Ins, p. 348 n°19 Eruca brassicaria maxime vulgaris,nigro, luteo et caerulo coloribus variegata

- James Petiver, musei, p. 85 n° 825 papilio albus vulgaris major.

- James Petiver gazophylacii, t.62 f.3 papilio alba major apicibus nigris

- Vallisn nat. I t.1.

- Swamm. bibl. nat. t.37.96. et in-quart. p. 102 t.13 f.6

- Réaumur ins. I t.29 f.1 et t. 10 f.7.

- Roesel  Ins. I. pap. 2 

-Albin, p.1, t.1 page 14 

- Wilkes Pap. 49 t.2 a 2

— Dans la Fauna Suecica 1746 page 244 n° 799:

Linné  fait figurer un nom vulgaire (indiqué "vulgo") : "Brassicaria vulgaris", "le [papillon] commun du chou".

 

 

b) Synonymes (INPN, Muséum) et sous-espèces.

  • Papilio brassicae Linnaeus, 1758 
  • Pieris brassicae brassicae (Linnaeus, 1758)  
  • Pieris brassicae wollastoni* (Butler, 1886)  

*Thomas Vernon Wollaston  est un malacologiste et un entomologiste britannique,  (1822  -1878)  membre de la Linnean Society of London et qui fit durant l’année 1855 quatre longs voyages à Madère.

 

Tshikolovets retient trois sous-espèces en Europe et dans le bassin méditerranéen :

- brassicae Linnaeus, 1758 ;

- wollastoni Butler, 1886. Localité-type : Madère. Ce taxon est considéré comme une espèce à part entière par Fauna Europaea.

- azorensis Rebel, 1917. Localité-type : les Açores.

 

c) étymologie.

 Brassicae : (Linnaeus, 1758) désigne le genre de la plante-hôte, Brassica, genre qui a d'ailleurs été nommé par Linné lui-même en se contentant d'utiliser le nom latin brassica, ae, f, "chou". Voir Linné, 1753, Species plantarum p. 466.

  C'est le Chou potager Brassica oleracea qui est la plante hôte, avec le Colza Brassica napus, la Ravenelle Raphanus raphanistrum, et la Grande capucine Tropaeolum majus. L'épithète oleracea vient selon le Gaffiot du latin (h)olus, oleris signifie " légume, herbe potagère" comme dans la 4eme  Géorgique de Virgile, v. 130. La traduction par "chou potager" est donc littérale.

Parmi les neuf espèces du genre botanique Brassica de Linné, le huitième porte le nom de eruca, nom latin désignant la roquette...mais aussi par homonymie "la chenille".

d) étymologie autour du Chou.

— Le nom brassica était utilisé en latin classique pour désigner le chou (Pline, 19, 136) et vient du grec prasike signifiant "légume", le chou passant dans l'Antiquité comme le légume par excellence; 

— le nom français -chou (1175) est issu du latin caulis, "tige des plantes" (caulis brassicae, Caton, R. R. 157, 2). La racine indo-européenne *kaul- se rapportait à l'idée de creux, et se retrouve dans le grec ancien καυλός, kaulos, "tige d'une plante, chou, tige creuse". La même racine a donné (Littré) le wallon, cau ; bourguignon chô ; le picard, caulet, colet ; le provençal caul ; l'espagnol col ; le portugais couve ; l'italien cavolo.  Littré pouvait ajouter l'allemand kohl et le néerlandais kool. C'est d'ailleurs le néerlandais koolzaad "graine de chou" qui a donné notre "colza".

Dans le vieux français,(Littré toujours) au singulier, nominatif li chols ou chos ou chous, régime le chol ; au pluriel, nominatif li chol, régime les chols ou chos ou chous

On pense que le pluriel en -x des choux est lié aux séquelles d'une forme abréviative médiévale remplaçant la finale -us par un -x "pour économiser le parchemin" (MDR), ou selon Nina Catach car  "la présence ancienne du l final (1606 choul) a également favorisé le maintien du x final au pluriel (cf. ciel / cieux)".

— L'anglais cabbage provient du moyen-anglais caboge, lui-même issu du moyen-français  caboche "tête", de l'ancien français caboce, diminutif du latin caput.   

 

Hübner, das kleine Schmettelingsbuch, planche 16, fig.1, 2, 3 :  Kohlweißling :

          n19_w372

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

      Le premier nom fut anglais et fut attribué par James Petiver en 1703 : "The Greater White Cabbage Butterfly". Ce nom fut repris par Geoffroy en 1762 en français sous la forme "Le grand papillon blanc du chou", simplifié par Engramelle en 1779 par "le grand papillon du chou", placé dans le genre Piéride par Godart en 1721 en "La Piéride du chou", et ce dernier nom fut confirmé en 1986 comme nom vernaculaire principal par G.C. Luquet. En 1771, Walckenaer avait créé le joli nom de "Papillon Brassicaire", mais qui n'était qu'une transcription de Papilio brassicae.

 


0. Avant l'Âge des Noms Français : les auteurs étrangers .

Le premier nom scientifique de 1758, et le premier nom en français de 1762, ont été précédés par des noms donnés par les auteurs de langue anglaise, à commencer par James Petiver en 1695.

 Les auteurs étrangers qui ont précédé Linné (1758) sont :

 a) Thomas  Mouffet 1634 Ins, 189 f.1 : la chenille. In brassica eruca  oritur capite cyaneo, corpore flavis...

 b) Jan Goedart 1662-1667  Ins. I; t.11   et Lister Goedart 1685 16f.7

c) James Petiver 1703 gazophylacii naturae  t.62 f.3 : "papilio alba major apicibus nigris"

c') James Petiver, 1695-1703 musei  p. 85 n° 825 "papilio albus vulgaris major. The greater white Cabbage Butterfly. Thus and the next produces Catterpillars which feeds on the cabbage"

d) John Ray 1710 Historia insectorum p. 348 n°19 : "Eruca brassicaria maxime vulgaris,nigro, luteo et caerulo coloribus variegata"  et I page 13 n°1 

 - John Ray, cantabrigriens. p. 134 : "papilio brassicaria alba major vulgatissima" 

John Ray n'indique pas de nom, mais donne une "phrase spécifique" en latin d'une vingtaine de mots, précédant la description, et qui sert de dénomination. 

e) Eleazar Albin, 1720, A national history of english insects, Planche I  p.15 . Albin donne la description, avant Réaumur, des Ichneumons qui parasitent les chenilles.

 fBlank Ins.  edit. belg. 24, t.4 f. A-D. / edit. germ p. 19 t.4.

 g)  Antonio Vallisneri c1733 nat. I t.1.

 h)  Réaumur 1734  Mémoires ins. I t.29 f.1 et t. 10 f.7.

 i)  Jan Swammerdam 1737 bibl. nat. t.37.96.

i') Jan Swammerdam,  in-quart. p. 102 t.13 f.6

j) Roesel 1746 Ins. I. pap. 2 tabl.4

k) Benjamin Wilkes 1747-49  English moths and butterflies, p.49 t.2 a 2

      (voir aussi B. Wilkes, One hundred copper plates )


[Auteurs plus tardifs : 

-Esper, [1829] I, tab.II fig. 1. page 52. Danaus Brassicaria, der große Kohlweißling

-Schaeffer (Jacob-Christian) 1766, Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum, Ratisbonne 1766, 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées . Tab. XI fig.3 et 4, et tab. CXL fig. 3-4

-Jean Gaspard Fuesli ou Füslli), 1775 Verzeichnis der ihm bekannten Schweitzerischen Inseckten  N° 547. Der Rohveißling

-Sepp. Nethderland. Ins. Tab. II.

-Mullers, Syst. Nat. Tom. 5 page 588 sp. 75.]

                                       

 


o') Avant l'Âge des Noms Français : Réaumur.

 René-Antoine Ferchault de Réaumur, 1734  Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, Tome 1. 

 Réaumur s'intéresse aux secrets des métamorphoses des chenilles et des chrysalides. Il ne porte aucun intérêt à la taxonomie, et encore moins aux noms des animaux, mais à leurs fonctionnements. Pour désigner notre papillon, il parle de "belle chenille du chou" :

—Huitième Mémoire : Des chrysalides en général, et à quoi de réel se réduisent les transformations apparentes des chenilles en chrysalides, et des chrysalides en papillons.

- Planche XXII, fig. 1 page 382. "..une chrysalide angulaire dont la tête se termine par une pointe, en proue de galère ; elle vient de la belle chenille du chou"

—Onzième Mémoire  De l'industrie des chenilles qui, pour se métamorphoser, se suspendent par un lien qui leur embrasse le dessus du corps, et des crysalides qui sont suspendues par le même lien.

- Planche XXVIII fig.8 "est celle d'une chenille que nous avons nommé la plus belle de celles du chou".

- page 486 planche XXIX fig. 1 et 2 "Papillon de la plus belle des chenilles du chou" 

- Planche XXXIII fig.2 : chenille parasitée par l'ichneumon

- Planche XXXIV, fig.2 : id

 Ce que nous perdons en terme de zoonymie nous est rendu au centuple en termes de précisions d'observation de la façon dont la chenille tisse les fils et se transforme en chrysalides. Ces détails n'avaient jamais été décrits avec tant de minutie et de clarté ; tout simplement, Réaumur est le premier à les décrire.


1. Le grand papillon blanc du chou, Geoffroy, 1762.

 Le grand papillon blanc du chou, Etienne Louis Geoffroy, Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, tome II, p. 68-69, 1762 qui cite 17 auteurs Linné 1758, Moffet, Réaumur, etc. Geoffroy a inversé mâle et femelle, attribuant les points noirs de l'une à son conjoint, ce dont chacun se goberge. C'est mesquin. Seule la femelle présente des points noirs sur le dessus des ailes antérieures.

Geoofroy décrit ces espèces dans son Cinquième et dernier chapitre avant les Sphinx et les Nocturnes sous le titre général de Les papillons du chou, ou Brassicaires.

 

2. Le grand papillon du chou, Engramelle  1779.

Curieusement, ce papillon si commun n'apparaît que dans le volume II.

    Le grand papillon du chou, Jacques Louis Engramelle 1779, Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 2 page 207, n°49, fig. 102.

 On y lit une bonne description du développement des chenilles  link

 

   Les œufs ayant été pondus sur les feuilles de chou, les chenilles "éclosent au bout de quinze jours, et vivent en société jusqu'à leur transformation. Leur corps est traversé par des rayes de diverses  couleurs. Il y en a trois jaunes, une sur le dos, et une de chaque coté du ventre. L'intervalle entre ces rayes est rempli par d'autres d'un fond bleuâtre. Elles sont chargées de taches ou de points noirs formé par des tubercules, du centre de chacun desquels il part un poil. Elles ont seize pattes. La voracité de ces chenilles est extrême, et chaque jour elles mangent plus du double de leur poids. Elles préfèrent les choux à toute autre nourriture, mais vivent aussi, comme toutes celles de leur famille, sur les autres plantes crucifères. Elle ne touchent jamais aux feuilles des arbres, et mourraient plutôt de faim.

   "Leur démarche  est lente. Trois semaines leur suffisent ordinairement pour prendre leur entier accroissement. Lorsqu'elles y sont parvenues, c'est-à-dire au commencement de Septembre pour les plus hâtives, et au mois de décembre pour les plus tardives, elles vont à d'assez grandes distances chercher quelques murs pour s'y transformer. Plusieurs s'y attachent à plat la tête en haut ou un peu incliné ; mais la plupart cherchent le dessous des corniches, et rentrent même dans l'intérieur des bâtiments.

   " Avant de se transformer en chrysalides, elle tapissent de leur soie la place où elles veulent se fixer, et s'y attachent avec un lien entre le cinquième et le sixième anneau."

 

  On sait depuis Réaumur (1734) combien ces chenilles sont fréquemment la proie "des vermisseaux de mouches ichneumones" qui filent des cocons de soie jaune : Réaumur l'ingénieux avait songé à en exploiter le fil. Il s'agit d'Apantales glomerulus et de Microgaster granulatus. En Australie, le parasite Cotesia glomeratus l'a éradiqueé de ce continent.


 

3. P.C. (du chou)  , Charles de Villers, 1789.

C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 8 .

Simple traduction entre parenthèse du nom scientifique.

 

 

4.  P[apillon] Brassicaire  Walckenaer 1802.

Papillon Brassicaire, Walckenaer Faune parisienne 1802 page 267 n°18 .

.

 5. Le genre Piéris  Latreille, 1804.

: Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés..vol. 14  page  

 Le nom français de Piéris a été créé en 1804 comme un genre par P.A. Latreille dans ses tableaux Méthodiques. Ce genre inclut les danaïdes blanches, c'est-à-dire les papillons que Linné a classé, dans son Systema naturae p. 468, sous le titre Danai Candidi, aux numéros 56 à 74. Latreille reprend ce Genre Piéris en 1810 dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des insectes page 351.

Le nom français de Piéride a été créé par plus tard Godart, collaborateur de Latreille, en 1819 en séparant ce genre Piéris de Latreille en deux nouveaux genres, Coliades (les jaunes) et Piérides (les blancs). Monta-t-il ses Piérides en neige ?

 

 

6. Piéride du chou, Godart et Latreille, 1819.

 LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9, 1819, page 158 n° 138.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 


7. Piéride du chou Godart 1821.

La Piéride du chou, Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des Lépidoptères tome 1, Paris :Crevot, 1823 p. 48-4  n° VI, Illustration (femelle) planche 2 ter fig.1 par Vauthier (Peinture et dessin) et Lanvin, graveur.

 Ce nom  a  été repris par tous les auteurs : par Hippolyte Lucas (1834), toujours fidèle à Godart, P.A. Duponchel en 1849 page 53, etc

      De même Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau Systématique des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) page 165, utilise ce nom de "Piéride du chou" avec les initiales c., " commun".

 

 

 

La Chenille.

1. Pieris in Boisduval, 1833.

 J.A. Boisduval, P. Rambur, A. Graslin 1832, Collection historique et iconographiques des chenilles Papillonides Pl. 4 fig 1, 2, et 3. image BHL

      n494_w313

2. La Piéride du chou (Duponchel, 1849).

 

 Philogène Auguste Joseph Duponchel,  Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir de complément à l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de MM. Godart et Duponchel Paris :1849. page 50 n° 7 Planche III fig.7 a-b.

 

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom de "La Piéride du Chou" comme nom principal. Il rejette "Le Papillon du Chou" comme "nom équivoque pouvant prêter à confusion avec d'autres espèces" et qu'avait employé l'auteur suisse P-A. Robert, mais il tolère "La Grande Piéride du Chou", trouvé dans un ouvrage allemand de Danesh et Dierl adapté en français en 1967, et dont il constate pourtant qu'il n'est qu'une traduction littérale de "großer Kohlweißling". Il oublie que ce nom rappelle (ou traduit) lui-même celui de "Grand papillon blanc du chou" créé par Geoffroy (1762), certes un peu long, mais respectable pour des raisons historiques.

  "La Piéride du Chou" rejoint ainsi, parmi les Pieridae, une série de vingt-deux espèces dont le nom est construit sur le schéma "Piéride + qualificatif", et dont dix-neuf ont été créés par G. Chr. Luquet.

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Pieris brassicae pour présenter ce papillon dans les titres , alors que le nom vernaculaire "Le grand Papillon du Chou de Geoffroy" n'est utilisé que pour la légende de l'illustration (page 52). 

 

 


      Une belle unanimité...mais faut-il mettre la majuscule à Chou ?

—Bellmann / Luquet 2008 : "La Piéride du Chou".

— Chinery / Luquet 2012  : "La Piéride du Chou"

— Doux & Gibeaux 2007 : " La Piéride du Chou ".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "La Piéride du Chou ". 

— Lafranchis, 2000 : " La Piéride du chou " .

— Perrein et al., 2012 :  "Piéride du Chou" .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Piéride du chou".

— Wikipédia : "La Piéride du chou"

 

 

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  •  Grosser Kohlweissling en allemand
  • Suur-kapsaliblikas en estonien
  • Kålfjäril en suédois
  • Kaaliperhonen en finnois
  • Lagarta da couve en portuguais
  • Kopūstinis baltukas en lithuanien
  • Mlynárik kapustový en slovaque
  • Bělásek zelný en tchèque
  • Groot koolwitje en néerlandais
  • Kapusov belin en slovène
  • Stor kålsommerfugl en norvégien.
  • Káposztalepke en hongrois
  • Kələm kəpənəyi en azerbaïdjan
  • Groosse Wiislig en dialecte alémanique
  • Grutte Wite Koalflinter en frison
  • Bjełůnek en silésien
  • Kabespäipel en luxembourgeois
  • La Cavolaia maggiore en italien
  • mariposa de la col/ mariposa común en espagnol
  • Blanqueta de la col en catalan
  • Büyük Beyazmelek Lahanakelebeği en turc
  • Білан капустяний en ukrainien
  • Зелева пеперуда en bulgare
  • Bielinek kapustnik en polonais

 

 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • Bolb cabáiste en irlandais

  • Baneag vooar en mannois.
  •  dealain-dè mhòra gheala dealan-dè mòr geal, leòmainn a' chàil  en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton avant 2014 ; 

  •  Gwyn mawr en gallois. 

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

  Le nom proposé par Geoffroy est en réalité emprunté par traduction aux auteurs anglais qui ont été les premiers à nommer ce papillon décrit par Moffet en 1634. C'est Michaël.A. Salmon  (The Aurelian Legacy, 2000) qui a colligé toutes les publications nécessaires, jusqu'à éplucher la moindre feuille de chou, pour donner la liste suivante : 

  • The Greater White Cabbage-Butterfly:  (Petiver, 1703), soit "le plus grand des papillons blancs du chou".
  • the Great Female Cabbage-Butterfly : (Petiver, 1717)
  • The Great White Butterfly :  (Albin, 1720)
  • The Large White Garden Butterfly , ou The Large Garden White Butterfly : (Wilkes, 1747-49 ; Lewin, 1795; Donotan, 1808 ; Humphreys & Westwood, 1841 ; Wood, 1853 ; W.E. Kirby (1), 1906 ; Newman & Leeds (3), 1913 ; Heslop, 1959)
  • The Great White Cabbage Butterfly : ( Berkenhout, 1769 ; Stepnes, 1856)
  • The Large White :  (Haworth, 1803 ; Jermyn, 1824 ; Morris, 1853 ; South, 1906 ; Newman & Leeds (1), 1913)
  • The Large Cabbage : (Samouelle, 1819)
  • The Large White Cabbage Butterfly : Brown, 1832 ; Newman & Leeds (2), 1913
  • The Cabbage (Rennie, 1832)
  • The Great White (var.) : (Wood, 1852)
  • The Large Cabbage White Butterfly : ( W. f. Kirby, 1896 ; W. E. Kirby (2), 1906)

  On voit avec quel sérieux et quelle minutie Salmon a su se consacrer à la zoonymie vernaculaire anglo-saxonne, et le travail qu'il nous reste à accomplir.

 

 

                            ILLUSTRATIONS.

 

Albin, 1720 pl.I GDZ

00000015.jpg

 

Roesel 1746 planche IV page 91

 

                        n168_w438

 

 

 

 

 

 


 

      Bibliographie, liens et Sources.

— Funet : Pieris

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) :Pieris brassicae

— UK Butterflies :Pieris brassicae 

— lepiforum :http://www.lepiforum.de/lepiwiki.pl?Pieris_Brassicae

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

— HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books
— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org
— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.
 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 
— Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël), British butterflies and their transformations, William Smith : London 1841. BHL

— WILKES (Benjamin) One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin White 1773  Books.google.

— WILKES (Benjamin), The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author 1747-49 Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

  — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:16

   Zoonymie du papillon la Piéride du navet

      Pieris napi (Linnaeus, 1758).

 

   La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, "animal" et ónomaὄνομα, "nom") est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom. 

 

 

 

Résumé.

— L'origine du nom de genre Pieris Schrank 1801 est le grec pieris, nom des Muses lorsqu'elles vivent sur le Mont Pierus, près de l'Olympe, ou de leurs concurrentes transformées en pies après un concours de chant.

— L'épithète napi, génitif du latin napus, se traduit "du navet" et désigne pour Linné une des plantes hôtes.  Linné avait nommé l'espèce en 1746  Brassicaria latis venis " (papillon) du chou à veines larges", en reprenant ce qualificatif de James Petiver qui en donna la première description en 1699. Le "navet" de Linné ne correspond pas à notre légume (Brassica rapa), mais à un navet sauvage (sylvestris) désormais impossible à identifier. 

 — Les noms vernaculaires ont été successivement "Le Papillon blanc veiné de vert" (Geoffroy 1762) puis (Engramelle, 1779), le Papillon napicole (Walckenaer 1802) la "Piéris du navet" (Latreille, 1804), la "Piéride du navet" (Godart, 1821). Le premier nom, trop long, est emprunté à Wilkes, et signale que l'espèce se reconnaît par les nervures des ailes, soulignées de verdâtre au verso. Les seconds rappellent le genre Piéris de Latreille, devenu la famille des Pieridae, et font croire à tort au jardinier que ce papillon menace ses navets. Faux, la chenille ne fréquente pas les jardins et se nourrit de plantes sauvages. En 1986, G.C. Luquet choisi "La Piéride du Navet", qui s'impose vite.

 


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Pieridae, Swainson, 1820.

Je n'ai pas trouvé la publication originale ; sans-doute The Zoological Illustrations

(BHL libr)

Elle comporte, en France, les sous-familles des  Dismorphiinae Schatz, 1888 , des Coliadinae Swainson, 1827 et des Pierinae Duponchel, 1835

 

b) Sous-famille des Pierinae, Duponchel, 1835.

Cette sous-famille correspond à la Tribu III des Piérides  décrite par Philogéne Auguste Duponchel à la page 381 du Catalogue méthodique des lépidoptères d'Europe avec l'indication des époques et des contrées où on les trouve, publié dans Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons d'Europe, à la fin des volumes I, II et Supplément, consacrés aux Diurnes.

L'auteur s'explique sur ce Catalogue page 373. Appelé, après la mort de J.B. Godart, à poursuivre l'Histoire naturelle des Lépidoptères, qui s'était modestement limitée initialement aux espèces "des environs de Paris", mais qui s'était étendue ensuite avec Godart à la France, puis, dans un Supplément, à l'Europe, pendant que, concomitamment, de nouvelles espèces ne cessaient d'être découvertes, Philogéne se voit contraint de remettre à jour le Tableau méthodique publié par Godart 12 ans auparavant, en 1823  (Godart, J. B. 1823. Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France indiquant les localités et les époques on ils se trouvent. Diurnes. Crevot, Paris. 64 pp.).

Godart avait réparti ses diurnes sur treize genres : Duponchel en déploie 32.

—Première famille : Diurnes Latreille

Première division : six pattes ambulatoires.

- Tribu I. Papillonides.

- Tribu II : Parnassides.

-Tribu III : Piérides.

  •  
    • Genre Piéride latreille
    • Genre Anthocaris Boisduval.
    • Genre Leucophasie Stephens.

-Tribu IV ; Rhodocérides

Etc...

 

c) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

d) Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835

  Cette sous-tribu contient les genres Pontia Fabricius 1807 et Pieris Schranck 1801.

 

 

 

2. Nom de genre :

 

Nom de genre. Pieris, Schrank, 1801.

a) publication originale.

Franz von Paula Schrank, Fauna boica : durchgedachte Geschichte der in Baiern einheimschen und zahmen Thiere 2 (1) page 152 et 161.

Page 152, Schrank présente les cinq groupes  où il répartit les papillons de jour (Dickfalter ou Erynnis, Edelfalter ou Pieris, Stuzfalter ou Maniola, Dornfalter ou Papilio, Schildfalter ou Cupido.

 Le groupe (j'évite à dessein le terme "genre") des Pieris de Schrank, ou Edelfalter (Papillons nobles) rassemble les Equites de Linné, nos Papilio avec, en tête, l'Apollon, puis les grands porteurs de queue comme le Machaon et le Flambé, mais aussi les Blancs (et donc, dans la hiérarchie des valeurs de l'époque, les Nobles), c'est-à-dire ceux dont les ailes vont du blanc à l'orange, et sont globalement de couleur uniforme. En 1804, Latreille plaça les grands porteurs de queue dans le groupe Papilio, et n'inclut dans le groupe Pieris que les blancs, les jaunes et les oranges, soit nos Pieridae.

Ce genre est désigné par les anglo-saxons comme the Whites.

Il comporte en France six espèces :

  • Pieris brassicae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris rapae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris mannii (Mayer, 1851) 
  • Pieris ergane (Geyer, [1828])
  • Pieris bryoniae (Hübner, [1800]) 
  • Pieris napi (Linnaeus, 1758)


 

b) Étymologie du nom de genre.

  A.M. Emmet 1991 explique que Pieris est l'une des Muses, (Piérides) qui étaient supposées vivre sur le mont Pierus, près du mont Olympe. Or les muses étant placées sous la direction d'Apollon,  Schrank a nommé son groupe en fonction de son premier papillon, Pieris Apollo

  La difficulté vient du fait que, dans la mythologie, les neuf Piérides, filles du roi de Macédoine Pieros, n'étaient pas des Muses, mais leurs concurrentes trop imbues d'elles-mêmes, qui eurent l'impudence de les défier pour un concours de chant. Calliope (Muse de l'éloquence et de la poésie épique) défendit la réputation des neuf filles de Zeus et de Mnémosyne, et triompha. Les Piérides furent transformées en pies selon Ovide (Métamorphoses, V, 250-678), ou en neuf oiseaux différents.

 Certes, la confusion entre les Muses et les Piérides semble condamnable : que répondrait l'accusé A. M. Emmet pour sa défense ?

 Prenant sa place, j'appelle nul autre que Lucrèce, l'homme qui nous délivra de la peur des dieux et de la peur de la mort par son De Natura Rerum (De la nature des choses). Connaissez vous autre chose de lui que son fameux Suave mari magno ? Oui, cet autre passage tout aussi fameux où il compare la forme poétique dont il pare son initiation à l'épicurisme pour le rendre plaisant, au miel dont le médecin enrobe l'amère breuvage de son traitement ? Eh bien, c'est, précisément dans ce passage que Lucrèce assimile les Piérides aux Muses au langage mélodieux :

   "Maintenant, ô Memmius, écoute et apprends ce qui te reste à connaître. Je sais combien ces matières sont obscures; mais de glorieuses espérances ont frappé mon âme du plus vif enthousiasme, et lui ont imprimé le doux amour des Muses. Animé de leur feu, soutenu par mon génie, je parcours des sentiers du Piérus qui ne sont point encore battus; et que nul pied ne foule. J'aime à m'approcher des sources vierges, et à y boire; j'aime à cueillir des fleurs nouvelles, et à me tresser une couronne brillante là où jamais une Muse ne couronna un front humain: [1,930] d'abord, parce que mes enseignements touchent à de grandes choses, et que je vais affranchissant les cœurs du joug étroit de la superstition; ensuite, parce que je fais étinceler un vers lumineux sur des matières obscures, et que je revêts toute chose des grâces poétiques. Et ce n'est pas sans raison. Le médecin veut-il faire boire aux enfants l'absinthe amère; il commence par enduire les bords du vase d'un miel pur et doré, afin que leur âge imprévoyant se laisse prendre [1,940] à cette illusion des lèvres, et qu'ils avalent le noir breuvage. Jouets plutôt que victimes du mensonge, car ils recouvrent ainsi les forces et la santé. De même, comme nos enseignements paraissent amers à ceux qui ne les ont point encore savourés, et que la foule les rejette, j'ai voulu t'exposer ce système dans la langue mélodieuse des Piérides*, et le dorer, en quelque sorte, du miel de la poésie; espérant retenir ton âme suspendue à mes vers, tandis que je te ferais [1,950] voir toute la nature des choses avec son ajustement harmonieux et sa forme."      *volui tibi suaviloquenti carmine Pierio rationem exponere nostram et quasi musaeo

 dulci contingere melle

De Natura Rerum, Livre I, 920-950, Trad. Nisard.

 

 

Les autres entomo-étymologistes

 

1. W. Dale page 11 : "Pieris, one of the daughter of Piêrus, fabled to have been metamorphosed into magpies, to challenging the Muses to sing better than themselves.—Ovid."

2. Arnold Spuler (1908) page 5 : "Name einer Landschaft Griechenlands" ("Nom d'une région de Grèce")

3. Janssen, page 38 : " de muzen werden ook Pieriden genoemd, naam afkomstig van de berg Pieros in Thessalië, hun geboorteplaats" ("Les Muses, aussi appelées les Piérides, du nom de la montagne Pieros en Thessalie, leur lieu natal").

4. Ramann, page 12 : "Pieriden, ein zweiter name der Musen". ("Piéride, deuxième nom des Muses")

5. Glaser, page 115 : "Pierostochter", "Pierosbewohnerin", "Pieriën", oder "Pierinnen, Zuname der Musen" (" Filles de Pieros, habitantes de Pieros, les Piériennes, ou Piérinéennes, surnom des Muses")

6. Anton Spannert page 18 : "Pieris, ein Muse, Tochter des Königs Pierus zu Emathia im alten Griechenland". ( Pieris, une Muse, fille du roi Pierus à Emathia en Grèce ancienne")

7. H.A. Hürter page 26 : "...nach einer Gruppe der griechischen mythologie, den Musen oder Pieriden, benannt". (" d'après un groupe de la mythologie grecque, nommé les Muses ou Piérides")

8. Perrein et al. 2012 : "Du nom d'une région voisine de Macédoine, la Pièrie, voisine du mont Olympe, qui aurait été le séjour des Muses et dont celles-ci prirent le nom : les Piérides".

 

 

.    

 

Mes conclusions.

      On ne me fera pas choisir entre Ovide et Lucrèce, entre le merveilleux et la lucidité. Mais la version d'Ovide donne des ailes plus grandes à mon imagination, qui transforme les papillons blancs en avatars des belles chanteuses effrontées défiant ces dames les Muses éternelles. La vaine tentative de l'éphémère pour échapper à son destin reçoit ici mon suffrage.

        

3. Nom d'espèce : Pieris napi (Linnaeus, 1758)

 

a) la publication originale.

 

 Protonyme :P[apilio] D[anaus] napi , Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. page  468 n° 60 . 

 

— Localité-type :  Suède, lectotype désigné par Honey & Scoble (2001)]. Cette espèce a une répartition ouest-paléarctique. Elle est présente dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses Brassicaceae. 

H. Beilmann (2003) écrit : « Les plantes hôtes de la chenille sont des Brassicacées comme l'Alliaire officinale (Alliaria petiolata) et la Cardamine des prés (Cardamine pratensis). Contrairement à la piéride du chou, la piéride du navet n'est nullement nuisible pour les cultures car sa chenille se nourrit de crucifères sauvages et sa présence n'a jamais été attestée sur le navet ». Comme on le constate aussi pour la Piéride de la rave P. rapae, ces dénominations sont de faux amis, et les plantes Brassica napus (colza, chou frisé et rutabaga) ne sont ni des navets, ni les plantes hôtes de Pieris napi



 Habitat in brassica et affinibus.

— Description : alis integerrimis rotundatis albis ; subtus venis dilatato virescentibus.

 — Références :

- Fauna suecica  n° 797. Cf infra.

- John Ray, Historia insectorum page 114 n°4.

- James Petiver, gazophylacii, t.62 f. 4

- Merian Eur.2. page 77 t. 39

- Alb. t.52 f. F.G.

- Wilk. Pap. 50. t.2 a 4.

 

— Dans la Fauna Suecica 1746 page 243 n° 797:

Linné y fait figurer un nom vulgaire (indiqué "vulgo") : Brassicaria latis venis. "(papillon) du chou à veines larges". Ce nom est emprunté à la description de J. Petiver.

Une référence supplémentaire y figure : Petiver, musei page 33 n°302. Papilio albus medius : venis latis, subtus nigricantibus.

 


 

 

b) Synonymes (INPN, Muséum) et sous-espèces.

  • Artogeia napi napi (Linnaeus, 1758) 
  • Artogeia napi segonzaci (Le Cerf, 1923)
  • Artogeia napi (Linnaeus, 1758)
  • Papilio napi Linnaeus, 1758
  • Pieris adalwinda Fruhstorfer, 1909
  • Pieris arctica Verity, 1911
  • Pieris canidiaformis Drenowsky, 1910
  • Pieris dubiosa Röber, 1907
  • Pieris flavescens Wagner, 1903
  • Pieris meridionalis Heyne, 1895
  • Pieris napi napi (Linnaeus, 1758)   

 

    Selon Dupont et al. 2013,  Tshikolovets retient six sous-espèces en Europe et dans le bassin méditerranéen :

napi Linnaeus, 1758.

- adalwinna Fruhstorfer, 1909. Localité-type : Laponie, Suède.

- flavescens Müller, 1933. Localité-type : Mödling, Autriche.

- meridionalis Heyne, [1895]. Localité-type : Italie.

- maura Verity, 1911. Localité-type : Blida, Algérie.

- atlantis Oberthür, 1925. Localité-type : Tioumliline, Maroc.


Dupont et al. 2013 décrivent trois lignées génétiques .

 

c) étymologie.

   L'origine de l'épithète spécifique napi est si simple qu'un commentaire semble superflu. Napi est le génitif du nom latin napus,i, m. "navet" (Gaffiot) : il se traduit donc "du navet". Le nom vernaculaire La Piéride du Navet s'accorde à cette traduction, tout le monde est content et se congratule de cette belle unanimité.

  J'avais déjà été confronté, en étudiant la Piéride de la Rave, à l'impossibilité de fixer le nom de plante "rave" avec une épingle pour lui accoler, à l'encre violette, l'étiquette de son sens. Cela recommence pour le Navet. Dans le Potager Linguistique, les noms de légumes, au lieu de se ranger dans la discipline des dictionnaires, vous entraînent dans un labyrinthe infernal où ils se dissimulent en changeant constamment de costume et vous échappent en riant. Tant-pis, tel un Thésée audacieux, j'y pénètre.

 1. Linné savait pourtant de quoi il voulait parler puisque c'est lui qui a créé le nom Brassica napus en 1753 dans son Species Plantarum : je le tiens, immobile depuis 260 ans, avec 8 autres Brassicaires, page 666 : B. orientalis, campestris, rapa, oleracea, violacea, erucastrum, eruca et vesicaria

 B. Napus : radice caulescente fusiformis..."racine fusiforme poussant en tige" ; parmi les 5 réferences, celle du Pinax de Bauhin page 95, et celle de la Matière médicale. Deux variétés (Bauhin) : la sylvestris (sauvage) et la sativa (sativa = "cultivée").

2. Bauhin et son Pinax de 1596 :

  NAPUS m'y attends en lettres capitales page 95 mais les mots commencent à danser : Napus se transformant en Rapum et en Bunias au gré des références d'auteur ou chez un même auteur, ou portant les deux costumes en même temps : napus sive brunias, napus bunias, napus sylvestris / rapum sylvestris, etc...

3. la Matière médicale.

  Cela peut nous étonner, mais les légumes avaient au XVI et XVIIe un statut proche du remède médical, et figuraient dans ces pharmacopées nommées Matière médicale. Les plus fameuses en France furent celles de Nicolas Lémery, et celle, posthume, du père de notre Geoffroy entomologiste, Étienne-François Geoffroy.

3a. Dans le Traité des drogues simples de Nicolas Lémery (1698), page 523 le NAVET est présenté I.dans sa forme potagère et II. dans sa forme sauvage, celle qui nous intéresse puisqu'elle renvoie à napus sylvestris de Bauhin. "En français, Navet sauvage". Sa racine est plus petite que le navet domestique, sa fleur est jaune, elle pousse entre les blés, et sa semence, qu'on emploie dans la Thériaque, est épatante contre la toux invétérée, l'asthme et la phtysie, ou, rapée, en cataplasme pour apaiser les douleurs.

3b. La Matière médicale de Geoffroy date de 1750, très proche donc du Species Plantarum de Linné. Tout est bien expliqué page 125 : "On distingue en Botanique et dans les boutique deux sortes de Navet : le sauvage et le cultivé". Le Naveau du jardinier (napus off., napus sativa, etc.) y est distingué de la Rave, plus grosse, mais "Galien ne fait aucune différence entre la Rave et le Navet ". Le Navet sauvage est le napus sylvestris : très proche du domestique, il est plus petit, sa fleur est jaune (napus flore luteo) et il est "d'un goût âcre qui sent le sauvageon". Dans la Thériaque, il porte le nom de semen Buniados.

  Il me semble qu'à la suite de cette solide argumentation, je peux affirmer que lorsque Linné donne à son papillon l'épithète de napi, il se réfère à son Brassica napus, qui est Napus sylvestris, donc le Navet sauvage. Au contraire, lorsqu'il baptise le papillon voisin rapae, il renvoie au Pinax de Bauhin page 89 Rapa sativa, la Rave du potager. Il n'est donc pas en contradiction avec les observations modernes, qui montrent qu'à la différence des Piérides du Chou Pieris brassicae et de la Rave P. rapae, ravageuses des potagers, cette Piéride du Navet P. napi ne nourrit sa chenille qu'en milieu sauvage. 

4. Il resterait à savoir à quelle plante rattacher aujourd'hui ce Navet sauvage. 

C'est une autre paire de manche.

Le terme « navet » est apparu au XIIIe siècle d'abord sous la forme « naviet »; il vient de l'ancien français « nef », substantif masculin hérité du latin napus, et dont l' usage en a été abandonné afin d'éviter la confusion avec « nef », substantif féminin signifiant « navire ».

 Le genre Brassica comporte plus de 50 espèces dont 4 espèces cultivées principales :

  • B. oleacera, ou choux potagers, à 9 chromosomes ;
  • B. rapa, plante potagère ou fourragère : c'est le Navet, le chou chinois ; 10 chromosomes. A partir de taxons d'origine comme Brassica rapa sylvestris pour le groupe européen et campestris pour le groupe asiatique, la sélection a développé soit la racine (navet potager, rave), soit la feuille (navet fourrager, soit l'inflorescence (cyme de rave), soit la graine (navette oléagineuse).
  • B. napus, résultant du croisement des deux et ayant donc 10+9 chromosomes :  
     ce sont le colza, le rutabaga (du suédois rottabaggar, qui signifie « chou-navet ») et le chou frisé sibérien.
  • B. nigra, ou moutarde noire. 

Actuellement, le "navet sauvage" serait plutôt désigné comme Brassica rapa subsp. campestris (L.) Clapham, 1952. ou W.D.J. Koch, 1844 . 

 

 

En conclusion, il faut se préserver de l'équation fausse "Napus = navet et rapa = rave", entretenue hélas par la traduction des entomologistes français du nom Pieris napi en Piéride du Navet. Cette erreur est fondée sur les données des Matières médicales du...XVIIe siècle. Retenons que Rapa = navet , Napus = colza + rutabaga, et que P. Napi = Brassicacées sauvages.

Tout savoir sur le Navet ?  Lire : Michel Pitrat, Claude Foury  Histoires de légumes: des origines à l'orée du XXIe siècle INRA Ed. page 138 books.google.fr/books?isbn=2738010660 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

 

 


0. Avant l'Âge des Noms Français .

Le premier nom scientifique de 1758, et le premier nom en français de 1762, ont été précédés par des noms donnés par les auteurs de langue anglaise, à commencer par James Petiver en 1695.

 Les auteurs étrangers qui ont précédé Linné (1758) sont :

a) Maria Sibylla Merian, 1696, Die raupen wundenbare tabl. XXXIX page 77. (trad. n°45)

"Choux verd fleuri ; Brassica viridis [ces noms s'appliquent à la plante dessinée]

    Cette espèce de chenille jaune tachetée de vert et noir s'engendre sur le chou, elle ronge les feuilles et n'y laisse que les côtes : quand elles se changent de bonne heure, il en sort au bout de quatorze jours des papillons, que les Hollandais nomment Witjes ; mais lorsqu'elles sont tardives, elle restent tout l'hiver en un état de nymphes, et n'en sortent qu'au mois de mai. J'ai nourri ces chenilles, et remarqué que quelques unes se disposèrent au changement et restèrent comme mortes : alors plusieurs mites sortirent de leurs corps , qui se transformèrent en nymphes : la mère chenille les ayant attachées ensemble mourut ensuite ; mais douze jours après il sortit une mouche de chaque nymphe."

 

b) James Petiver 1703 gazophylacii naturae t.62 f.4 

b') James Petiver, 1695-1703 musei page 33 n°302.

  Papilio albus medius : venis latis, subtus nigricantibus. The Common white veined butterfly.  

c) John Ray 1710 Historia insectorum page 114 n° 4.

John Ray n'indique pas de nom, mais donne une "phrase spécifique" en latin d'une vingtaine de mots, précédant la description, et qui sert de dénomination. 

d) Eleazar Albin, 1720, A national history of english insects, tableau LII f et g. The Green vein'd Butterfly.

e) Benjamin Wilkes 1747-49  English moths and butterflies, page 50 IV : The White Butterfly with green veins.

      (voir aussi B. Wilkes, One hundred copper plates ...p.98.)

1. Le papillon blanc veiné de vert, Geoffroy, 1762.

- Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 70 n°42  .

   Notre premier nom français de cette espèce est une traduction de l'anglais "The white butterfly with green veins" de Wilkes, qui est pourtant le seul auteur de la liste précédente à ne pas être cité par Geoffroy. Trop long, trop bêtement descriptif, il n'a pas le charme des noms que Geoffroy avait su créer pour ses 36 premiers numéros. 


2. Le papillon blanc veiné de verd, Engramelle 1779 

    Le papillon blanc veiné de verd, Jacques Louis Engramelle 1779, Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 2 page 214 planche L n°104 bis par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet (?).

 

3. P.C. napi (du navet)  , Charles de Villers, 1789.

C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 10  n° 9.

Simple traduction entre parenthèse du nom scientifique.

 

 

4.  P[apillon] Napicole Walckenaer 1802.

Papillon Napicole (P. napi), Walckenaer Faune parisienne 1802 page 267 n°20 .

 Amusante variation sur le nom scientifique.

 5. La Piéride du navet    Latreille, 1804.

: Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés..vol. 14  page 163 

 Le nom français de Piéris a été créé en 1804 comme un genre par P.A. Latreille dans ses tableaux Méthodiques. Ce genre inclut les danaïdes blanches, c'est-à-dire les papillons que Linné a classé, dans son Systema naturae p. 468, sous le titre Danai Candidi, aux numéros 56 à 74. Latreille reprend ce Genre Piéris en 1810 dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des insectes page 351.

Le nom français de Piéride a été créé par plus tard Godart, collaborateur de Latreille, en 1819 en séparant ce genre Piéris de Latreille en deux nouveaux genres, Coliades (les jaunes) et Piérides (les blancs).

 

 

6. Piéride du navet, Godart et Latreille, 1819.

 LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9, 1819, page  et page 161 n° 145.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notammant par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 


7. Piéride du navet Godart 1821.

 : Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823, page 17 et page 48-7 Planche 2 tiers fig. 3 et Planche 2 quart  fig. 3 peintes par C. Vauthier et gravées par Lanvin. 

L'auteur justifie le nom en écrivant " elle vit sur le navet (Brassica napus), sur plusieurs résédas, sur la tourette glabre ou arabette perfoliée".

      n78_w468

 

       Ce nom  a  été repris par tous les auteurs : par Hippolyte Lucas (1834), toujours fidèle à Godart, P.A. Duponchel en 1849 page 53, par H. Milne-Edward en 1835, Aristide Dupuis 1865 , etc...  ...

      De même Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau Systématique des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) page 165, utilise ce nom de Piéride du navet  avec les initiales c., " commun".

 

 

 

La Chenille.

1. Pieris napi in Boisduval, 1833.

 Boisduval, Graslin, Rambur.1833 Collection iconographique et historique des chenilles page 24 Planche 5 fig. 3, 4, 5. (BHL Library).

 

      n496_w356

 

 

2. La Piéride du navet (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles page 53 et Planche III fig. 9 .  (B.H.L. Libr)

                  

      n60_w330


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom de La Piéride du Navet de Latreille et Godart et d'écarter comme "nom trop long, d'un usage peu pratique le "Papillon blanc veiné de vert" de Geoffroy et Engramelle, ce qui est judicieux. 

  P. napi rejoint ainsi, parmi les Pieridae, une série de vingt-deux espèces dont le nom est construit sur le schéma "Piéride + qualificatif", et dont dix-neuf ont été créés par G. Chr. Luquet.

 

        On peut regretter que Luquet n'ait pas profité du grand ménage réalisé dans les noms vernaculaires pour se débarrasser de l'ancien "Navet", qui affuble cette espèce d'un légume peu élogieux, au profit du nom de Pièride de l'Alliaire. Cela aurait indiqué à l'amateur les mœurs sauvages, rudérales de la chenille, et rappelé cette phrase du livre de H. Bellmann (2003) : "la meilleure façon de découvrir la chenille est d'inspecter les pieds isolés d'Alliaire officinale, en bordure des chemins forestiers".

 

 


7. Noms vernaculaires contemporains :

  L'usage des noms vernaculaires eut assez mauvaise presse entre la seconde moitié du XIXe siècle et la publication de Gérard Chr. Luquet en 1986. 

    Pourtant, W.J. Griffith, qui n'emploie que les noms scientifiques dans son Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne, cite des noms vernaculaires dans son article de 1879 "Sur quelques lépidoptères nuisibles" donné à la Société Polymathique du Morbihan. Or, surprise, ce sont les noms presque désuets de Geoffroy qui y sont utilisés, et, notamment, page 5, "Le Papillon blanc veiné de vert".

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Pieris napi pour présenter ce papillon dans les titres , alors qu'ils adoptent, dans le corps du texte, son petit nom de napi : "En Bretagne, napi vole dès le premier printemps" ; le nom vernaculaire, Le Papillon blanc veiné de vert, est cité en italique comme une curiosité (" ainsi que le nomme Geoffroy") ou placé en légende de l'illustration. Charles Oberthür connaît bien-sûr l'autre nom vernaculaire Piéride du navet, qu'il utilise en 1904 dans ses Études de Lépidopterologie comparée.


—Bellmann / Luquet 2008 : " La Piéride du navet ".

— Chinery / Luquet 2012  :"Piéride du navet".

— Doux & Gibeaux 2007 : " La Piéride du Navet".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "". 

— Lafranchis, 2000 : " La Piéride du navet" .

— Perrein et al. 2012 : "Piéride du Navet " .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : " Piéride du navet".

— Wikipédia : " Piéride du navet".

 


      Hübner, planche 14, 1, 2, 3 : 

      n17_w384

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

Les deux éléments de la dénomination sont la plante hôte, et la couleur blanche veinée de vert.

  • Rapsweißlingen allemand ("Pieris de la rave")

  • blanca verdinervada en espagnol. ("Blanc veiné de vert")

  • Pieride del navone en italien ("Piéride du navet ou rutabaga")

  • Брюквенница en russe

  • Bielinek bytomkowiec en polonais ("Papillon ? du chou")

  • Rapsfjäril en suédois ("Papillon de la rave")

  • Mlynárik repkový en slovaque ("de la rave")

  • Grønåret Kålsommerfugl en danois ("Papillon vert du chou ?")

  • Rapssommerfugl en norvégien ("Papillon [oiseau d'été] de la rave"]

  • Griežtinis baltukas en lithuanien

  • Lytse Swartstreek Wytflinter en frison

  • Lanttuperhonen en finnois ("papillon du rutabaga, de la rave")

  • Repcelepke en hongrois ("Papillon de la rave")

  • Klein geaderd witje en néerlandais ("Petit veiné blanc")

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  • Baneag gheayney en mannois.
  •  dealain-dè nan ceusadairean* / dealain-dè na gairleach callaid* en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Gwyn gwythiennau gwyrddion en gallois. (gwyn gwythïen werdd* /  gwynion gwythïen werdd*)

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

 

  • The Common white veined-Butterfly : Petiver, 1699.
  • The lesser, white, veined Butterfly :Petiver, 1717.
  • The common white veined Butterfly with double spots : Petiver, 1717.
  • The Green-veined Butterfly : Albin, 1720.
  • The White Butterfly with Green Veins : Wilkes, 1747 ; Berkenhout, 1769.
  • The Green-veined White : Lewin, 1795, et la plupart des auteurs suivants.
  • The Navew : Rennie, 1832.
  • The Colewort (subsp. sabellicae) : Rennie, 1832.
  • The Early Green-veined White (subsp. sabellicae) : Wood, 1852.
  • The Dusky-veined White (subsp? sabellicae) : Newman & Leeds, 1913.

 

Lewin, 1795 Pl. XXVII (BHL libr) "Le Blanc veiné de verd".

                   n118_w428

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

— Funet : Pieris

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Pieris napi.

— UK Butterflies : Pieris napi.

— lepiforum : http://www.lepiforum.de/lepiwiki_vgl.pl?Melitaea_Cinxia

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner:Planche 14 .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up 


                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler :Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

 

 https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980 , "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 

— KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres 1959.

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 

— SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 

—SPULER  (Dr Arnold), Die Europas Schmetterlinge, 1901-1908. Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, 1771.Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait du Bulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

— HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 

="http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false">184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 

— MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

 

PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

 

— PERREIN (Christian) 2012 , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 
— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org
— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.
 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem,By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

— WILKES (Benjamin) One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin White 1773  Books.google.

— WILKES (Benjamin), The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author 1747-49 Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

 Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Rayhttp://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n12/mode/1up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

  — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:15

    Zoonymie du papillon Le Gazé Aporia crataegi (Linnaeus, 1758) :

                 un vitrail de soie.


   La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, "animal" et ónomaὄνομα, "nom") est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom. 

 

 

 

 

 

Voir : http://www.lavieb-aile.com/article-epithalame-pour-aporia-crataegi-74625431.html

 

 

                               199c

 

 

Zoonymie vernaculaire et rêveries sur le nom du Gazé. 

 

Nommé Blanqueta de l'espinaler (le blanc de l'aubépine) en catalan, Der Baum-Weißling  (le blanc-veiné) en allemand,  the Black-veined White en anglais, La Pieride del biancospino  en italien, La blanca del majuelo (le blanc de l'aubépine) en espagnol, Het groot geaderd witje (le blanc veiné) en neerlandais, Hagtornsfjäril en suédois, il est désigné dans toutes les langues par sa plante-hôte, l'aubépine, ou par sa couleur blanc-veiné. 

  Toutes les langues ? Non. En France, grâce à un médecin parisien passionné de collections d'histoire naturelle de la seconde moitié du XVIIIe siècle, nous appelons les papillons de noms désuets, ou charmants, qui nous font rentrer dans le monde imaginaire, coloré et merveilleux de la poésie et du rêve. 

 En effet, si nous consultons le tome second de l' Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, 1762, d' Etienne-Louis Geoffroy (rien n'est plus simple, on le trouve en ligne) page 72, nous lisons :

"n°43.— Le Gazé : Cette espèce est blanche, tant en dessus qu'en dessous ; les nervures seules sont noires et s'élargissent un peu au bord des ailes supérieures. ces nervures noires sur fond blanc, font ressembler ce papillon à une gase (sic)". 

  Sous Louis XVI, la gase, ou gaze n'est pas encore ce tissu de coton maillé et aéré qui servit de pansement, cette gaze chirurgicale phréniquée ou iodoformée qui nous impose aussitôt, en entendant ce mot, des images de bandes Velpeau et d'ouate hydrophile, des odeurs de chloroforme ou d'antiseptique et la blancheur des blouses d'infirmières. Non, pas du tout.

   Imaginez plutôt une robe de bal rose, blanche ou bleue dont la gaze de Chambéry se double entièrement de percaline blanche : les manches sont courtes et plates, garnies d'une double ruche de tulle de soie blanche. La jupe est garnie de trois biais de gaze de Chambéry, décidément très à la mode. Sur la tête, une couronne de roses blanches formant diadème. Ou bien une mousseline de laine, garnie de dentelle de point-de-Paris cousue à plat. Des manteaux de taffetas, des jupons d'organdi ; d'autres robes de gaze-citron, à lignes satinées, ou de gaze d'argent, ondée, relevée de rubis ; et Jenny, la bouquetière de la Duchesse, qui rit de vous voir si belle.

  Entrez parmi ces cortèges de toilettes féminines, succombez sous le charme de vous faire écoutez par ces yeux violettes des bois perlées de rosée qui ont de si jolies épaules...suivez de loin Mademoiselle M. "un mois de mai dans une robe rose bordée d'un cygne blanc léger comme un nuage —ses épaules sont lumineuses et ses cheveux feuilles mortes — ...retrouvez le souvenir de Madame Swann "dans une robe de chambre de crêpe de chine, blanche comme une première neige, parfois aussi dans un de ces longs tuyautages de mousseline de soie qui ne semblent qu'une jonchée de pétales roses ou blancs", étoffes légères et couleurs tendres cachant —si peu—l'incarnat de nudités émues.

  Lorsque en 1709 Dacier  traduisit en français les vers de la Satire d'Horace (Liv.I, Sat.2) décrivant une courtisane  Cois tibi pene videre est ut nudam, il proposa "Au travers de ses habits de gaze de Cos, vous la voyez comme si elle était nue", en expliquant que la gase qu'une femme nommée  Pamphila fabriquait sur l'île de Cos était si fine et si transparente qu'elle laissait voir les femmes comme nues : c'était là des habits de vent, une nuée de lin ou des toges de verre (ventum textilem, nebulam lineam, vitreas togas).


 Vous y êtes ? Voilà la gaze à laquelle pense Étienne-Louis Geoffroy en regardant, sur l'inflorescence rose d'une carotte sauvage, six de ces papillons veinés posés comme des demoiselles encore timides dans un salon parisien.

192c

 

 Consultons le dictionnaire (CNRTL):

GAZE : Tissu très fin et très léger, de coton, de soie ou de lin, à l'aspect presque transparent, dont les fils de trame sont fortement liés à la chaîne. Gaze de Chambéry, d'Italie; gaze légère. Les voluptueux esclaves laissent couler des arômes, les essences qui ravissent, on tend les rideaux de gaze rose, on allonge les sofas où le cœur de l'homme s'amollit et se pâme sous les baisers (Flaub., Souv.,1841, p. 76). Nous vîmes s'avancer tout à coup une personne vêtue d'une tunique traînante en gaze vert d'eau, avec de longs cheveux noirs soigneusement nattés (Loti, Mariage,1882, p. 47) :

1. Ses petits seins et tout son corps se dessinaient sous une tunique d'azur et de cramoisi, dans un gilet d'or, boutonné par de grosses perles, au-dessus d'une ceinture de gaze, et de larges pantalons de soie orange serraient sa cheville où jouait un anneau d'or. Barrès, Jardin Oronte,1922, p. 35.

L'origine du mot viendrait de l'arabe, lui-même emprunté au persan, pour désigner la bourre de soie. Mais le mot gazelle, qui n'a rien à voir avec celui de gaze, participe à lui rendre la légèreté et la féminité qu'il a perdu. 

L'abbé Engramelle repris en 1779 le nom de Geoffroy  dans ses Papillons d'Europe peints d'après nature, tome I p. 203 planche 48.

Pierre-André Latreille le cita à son tour.

En 1823, Jean-Baptiste Godart proposa La Piéride gazée. Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons de France .

Quand à Linné, moins poétique, il nomme le papillon Papilio phalaena crataegi et  surnomma sa chenille hortorum pestis, la peste des jardins ! 

 

  Selon l'Encyclopédie méthodique, Latreille écrit : "Vers le coucher du soleil, elle se fixe sur les fleurs et sur les épis où on peut la prendre avec la main. Pendant le jour au contraire elle est assez difficile à saisir".

                         215cc

 


  Pour une zoonymie plus formelle:

 

      Résumé.

 — Aporia Hübner, [1819] vient du grec poros "ressource" précédé d'un -a privatif, pour signifier que la caractéristique principale du genre est l'absence presque totale d'écailles sur les ailes : leur belle transparence opaline est due à cette pénurie.

crataegi (Linné, 1758) : en latin, "du crataegus, de l'aubépine", l'une des plantes hôtes.

—Noms vernaculaires : "Le Gazé(Geoffroy, 1762) est justifié par cet auteur "car les nervures noires sur fond blanc font ressembler ce papillon à une gase", c'est-à dire un tissu si transparent qu'il révèle la nudité de la femme qui s'en pare. Engramelle, (1779) reprit ce nom, Godart (1821) créa "la Piéride gazée" (Godart, 1821) puis G.C. Luquet( 1986) imposa "Le Gazé" que chacun reprit à son compte. Les autres noms indiquent la plante-hôte ; la "Piéride de l'Aube-épine" (Latreille et Godart, 1819) ou la "Piéride de l'Alisier" (de Villers, 1789). 

 

 

 

               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Pieridae, Swainson, 1820.

Je n'ai pas trouvé la publication originale ; sans-doute The Zoological Illustrations

(BHL libr)

Elle comporte, en France, les sous-familles des  Dismorphiinae Schatz, 1888 , des Coliadinae Swainson, 1827 et des Pierinae Duponchel, 1835

 

b) Sous-famille des Pierinae, Duponchel, 1835.

Cette sous-famille correspond à la Tribu III des Piérides  décrite par Philogéne Auguste Duponchel à la page 381 du Catalogue méthodique des lépidoptères d'Europe avec l'indication des époques et des contrées où on les trouve, publié dans Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons d'Europe, à la fin des volumes I, II et Supplément, consacrés aux Diurnes.

L'auteur s'explique sur ce Catalogue page 373. Appelé, après la mort de J.B. Godart, à poursuivre l'Histoire naturelle des Lépidoptères, qui s'était modestement limitée initialement aux espèces "des environs de Paris", mais qui s'était étendue ensuite avec Godart à la France, puis, dans un Supplément, à l'Europe, pendant que, concomitamment, de nouvelles espèces ne cessaient d'être découvertes, Philogène se voit contraint de remettre à jour le Tableau méthodique publié par Godart 12 ans auparavant, en 1823  (Godart, J. B. 1823. Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France indiquant les localités et les époques on ils se trouvent. Diurnes. Crevot, Paris. 64 pp.).

Godart avait réparti ses diurnes sur treize genres : Duponchel en déploie 32.

—Première famille : Diurnes Latreille

Première division : six pattes ambulatoires.

- Tribu I. Papillonides.

- Tribu II : Parnassides.

-Tribu III : Piérides.

  •  Genre Piéride Latreille
  • Genre Anthocaris Boisduval.
  • Genre Leucophasie Stephens.

-Tribu IV ; Rhodocérides

Etc...

 

c) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

Elle comporte deux sous-tribus en France :

  • Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835
  • Sous-tribu des Aporiina Chapman, 1895

d) Sous-tribu des Aporiina Chapman, 1895.

Thomas Algernon Chapman, "Notes on Butterfly ¨Pupae, with some remarks on the phylogenesis of Rhopalocera",  Entomologist Record and Journal of variation 6(6): 127 (as “Aporiini”).  Description :Chapman (1895), Entomol. Rec. 6(7): 151.

Genre-type: Aporia Hübner, [1819]    

Un seul genre en France : Genre Aporia Hübner, [1819]

 

 

 

2. Nom de genre : Aporia, Hübner, 1819.

 

Nom de genre. 

a) publication originale.

Aporia, Hübner, [1819]; Anzeiger der im Verzeichnisse bekannter Schmetterlinge Angenommenen benennungen ihrer Horden, Rotten, Stämme, Familien, Vereine und Gattungen : p. 1-72

 (6) page 90, Augsburg, Verfasser 1816-1826.Type spécifique : Papilio crataegi Linnaeus.

Jacob Hübner classe ses papillons en Phalanges (Papilio, Sphinges, Phalaena).

—Les Phalanges sont divisés en Tribus, et les Papilios ont deux Tribus, celles  des Nymphales, des Gentiles.

— Les Tribus sont divisées en  Stirps. La tribu des Gentiles est divisée en six Stirps : Agrodiates, Argontes, Andropoda, Hypati, Telchines, Astici. 

— Chaque Stirps est divisée en Familles :

— La première Famille de la Stirps Andropoda est celle des Voraces. Puis viennent celle des Frugalia, Fugacia, Fidelia. 

— Les Familles sont divisés en Verein ou Coitus (du latin coeo, "aller ensemble"). Dans la Famille des Voraces, le premier genre se nomme Aporien, Aporia.

Aporia est défini ainsi : "Flügel fast durchsichtig ; schwarzsenig" : "Ailes presque transparentes ; veiné de noir".

 

 

b) Étymologie du nom de genre.

 

—Arthur Maitland Emmet (1991) fait le tour de la question :

 "ἀ  alpha privatif ; πορος (poros)  "passage étroit", d'où πορορια, (aporia) difficulté en passant dans un passage étroit, embarras, perplexité en général : peut-être en raison du problème inexpliqué de la fluctuation des effectifs (Macleod), A. crataegi étant la seule espèce du genre. Outre la signification de "difficulté", aporia peut aussi avoir celle de "manque" (cf. l'anglais "to be in difficulties" pour "être dans le besoin"), et Westwood (1855) et Spuler avec autant de probabilités  traduisent par "pénuri", en référence à la pauvreté d'écailles sur les ailes. Une autre "pénurie" peut être celle de leur nombre, cette espèce étant rare. Une meilleure connaissance du statut de A crataegi dans le seconde décade du 19ème siècle pourrait permettre de statuer définitivement sur l'une de ces interprétations."

 

—Arnold  Spuler (1908), Die Schmetterlinge europea p.5  :

 "aporia : der Mangel, wohl wegen der spärlichen Beschuppung der Flügel": "aporia, "insuffisance", probablement en raison du caractère clairsemé des écailles des ailes".

— Glaser (1889) page 276 : "pauvre en écaille".

— Janssen (1988) : idem

— H.A. Hürter (1998) : "les explications de Spuler, Janssen et Glaser sont acceptables".

— Doux et Gibeaux (2000) : 

 "de a privatif, et du grec poria, "passage étroit", "difficulté", "perplexité", "manque", "besoin", "indigence"...Allusion à sa faible écaillure ? Ou à la fluctuation annuelle de ses effectifs ?".

— Perrein et al. (2012) :

"peut-être du grec a privatif et poros "passage étroit" ; les explications sont controversées pour un genre surtout remarquable par l'absence de dessins et le faible nombre d'écailles de ses ailes."

— William Dale 1890 page 7  :

"Aporia : a figure in rhetoric, when the orator doubt what to do or say. Ciceron, Att. 6, 7-20."

 

Ma conclusion.

  J'ai été d'abord trop influencé par le sens  français du mot "aporie, défini par le Trésor de la Langue Française comme "une contradiction insoluble dans le raisonnement" . Une aporie est, en philosophie depuis Socrate qui y menait ses interlocuteurs, une impasse, une difficulté impossible à résoudre.

  Pourtant, en bon lecteur de Platon —son Banquet est sur ma table de chevet, n'en doutez point—, je connaissais le mythe d'Eros, fils de Poros et de Penia, ou Poros (chemin, passage, mais aussi ressource, expédients pόroi) s'oppose dialectiquement à Penia, la pénurie, le manque : car qu'est-ce que l'Amour sans désir, et le désir —comment dirais-je ?— sans manque ?

 Le mot a(privatif) poros m'apparaît donc dans son sens de "dépourvu de ressources", d'expédients, de finances, de pépètes : sans un sou en poche, sans un radis, fauché.

 Il me suffit de me rapporter à la description de Hübner page 90Flügel fast durchsichtig, " les ailes presque transparentes", et à ce mot durchsichstig (litteralement "réduit à soi-même, comme dans durch sich selbst, "par soi-même") pour que l'étymologie du nom générique Aporia se révèle transparente : "dépourvue (d'écailles)" : l'équivalent chez les papillons de notre "à poil".

  On remarquera que cette indigence est, pour cette espèce, une sorte d'ascèse comparable, chez Homo sapiens, ssp.septimodecimus, à la recherche de la blancheur du teint (qui s'inverse dans la ssp. vigesimus en une recherche du "bronzage"), asservissement volontaire des femelles qui les exhorte à se dépouiller encore d'avantage de leurs écailles par un comportement de frottement rythmique des ailes l'une contre l'autre. Ah, les habiles courtisanes, les prêtresses d'Eros, elles ne sont pas dénuées de Poros dans cette quête de transparence rouée, d'ingénuité et de candeur très travaillée qui attirera comme dans un miroir les alouettes mâles !

  

 

 

 

3. Nom d'espèce : Aporia crataegi (Linnaeus, 1758)

 

a) la publication originale.

  A. crataegi, Linné Protonyme P(apilio) D(anaus candidi) crataegi Linnaeus, 1758; Systema Naturae Per regna Tria Naturae secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis (10ème Edition) Holmiae [Stockholm] Laurentii Salvii 1 page 467.

 

— Localité-type : Suède, lectotype, désigné par Honey et Scoble (2001)

Cette espèce a une répartition paléarctique. Elle est présente dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur des Rosacées arbustives

 Habitat in Crataego, pruno et sorbo

— Description : P.D. alis integerrimis rotundatis albis venis nigris. "Papilio Danaus aux ailes unies arrondies blanches veinées de noir".

 — Références :

Fauna suecica  n° 796. Cf infra.

- Aldrovandi, Ins. 246 f.6

- Mouffet Ins. page 103

- James Petiver, musei, p.33 n°301.

- John Ray, Historia insectorum page 115 n°5.

 - Albin, Ins. 2 t.2.

- It. gotland, 182

- Merian Eur. 2. page  t.35

- Réaumur Ins. 2 t 2 f. 9, 10.

- De Geer, Ins. I. t.14 f. 19-20.

- Roesel Ins. I p.2 t.3

 - Wilk. Pap. 49 t 2 a 1.

 

 

 

Dans la classification des Lépidoptères de Linné, les Danai sont les papilio alis integerrimis, aux ailes unies, et parmi les Danai les Candidi sont ceux qui ont les ailes blanches. Plus de la moitié de ces Danai reçoivent les noms des Danaïdes, les 50 filles de Danaos, mais d'autres — comme A. crataegi— sont nommées du nom de la plante-hôte (anacardii, brassica, rapae, napi, sinapis, sennae, cardamines). Voir  Noms des Papillons diurnes (rhopalocères) créés par Linné dans le Systema Naturae de 1758.


— Dans la Fauna Suecica 1746 page 242, on constate que Linné donnait à ce papillon un nom "vulgaire" : Papilio hyemalis.

 Ce zoonyme P. hyemalis est une nouvelle énigme à résoudre, car hyemalis signifie "d'hiver, hivernal". C'est bien justifié pour l'hellébore d'hiver, Eranthis hyemalis (Linné Species Plantarum), mais en quoi ce papillon est-il hivernal ? Je me hasarde à proposer que ses ailes sont, comme les montagnes hiémales, comme recouvertes de glace. Mais je découvre plus tard que Geoffroy, puis Godart renvoie pour cette espèce à la description de Frisch, qu'ils traduisent en latin "eruca hiemalis luteo alboque  striata", alors que le texte initial est von der gelb und weiß streissigen Winter Raupe, und dem Papilion, so daraus wird. C'est la chenille qui est qualifiée de Winter-Raupe, de Chenille d'hiver. Linné sembla avoir fait un contre-sens.

 cf.FRISCH  Insecten (1730) p.16 n° V.

Linné indique aussi en note que ce papillon correspond peut-être aux descriptions de J. Ray ou de "It oenland":

Forte & hujus speciei fit, Papilio ex eruca gregaria majore proveniens sordide albicans venis nigricantibus Raj. hist. 17 et Larva labyrinthiformis it. oeland 62.

 

— Les deux références It gotl. et It oeland renvoient à la même publication rédigée par Linné à la suite de son voyage en 1741 aux îles situées au sud-est de la Suède, Gotland et Öland, au cours duquel il s'intéressa aux runes et à l'archéologie, mais aussi —bien-sûr—à l' histoire naturelle. Il en publia le compte-rendu en 1745 :

Carl Linnaei, Oländska och Gothländska Resa, pa Riksens högloflige Ständers befallning förrätted Ahr 1741med anmärkningar uti oeconomien, Natural Historien, Antiquiter . Kiesewetter : Stockholm, 1745, 8°., fig.

Publication en allemand : Reise durch Oeland und Gothland. Halle, 1764


                               Högupplöst bild, öppnas i nytt fönster

 

  Cette référence est d'autant plus intéressante qu'il semble que c'est lors de ce voyage que Linné observa et récolta le spécimen de papilio crataegi de sa collection : En effet, Honey et Scoble (2001) écrivent dans leur désignation du Lectotype. «Remarques. Parmi les illustrations cités dans la description originale, Linné fait référence à une figure de Geer. Il existe un spécimen ( marqué craetegi et non Crataegi) dans la collection De Geer, que nous considérons comme syntypique. Nous avons sélectionné l'échantillon LSL [Linnean Society of London] comme lectotype car il porte l'étiquette de Linné. Il est probable que c'est Linné lui-même qui recueillit ces spécimens puisqu'il fait référence à cette espèce dans son travail de 1745 - Öländska och Gothländska Resa, qui a également été citée comme une référence dans la description originale. La localité de collecte a été enregistré comme Hangvar et la date de la collecte de 26 Juin 1741.  ("Type species of Aporia Hübner.", Honey & Scoble 2001: 314)

 

 

 

b) étymologie.

 

Le crataegus C. monogyna est  le nom de l'aubépine, qui est l'une des plantes-hôtes de cette espèce des haies bocagères et prairies. Ce nom grec viendrait lui-même de kratos, "force" (comme dans démo-cratie), en rapport avec la dureté du bois, dont on faisait les billots.. 

Perrein et al., 2012 : "Du nom scientifique latin de l'aubépine Crataegus - du grec Krataigos "azerolier", de kratos, "force" et aigos, chèvre", "de l'aubépine" pour Linné".


      C'est Linné qui a créé ce nom botanique dans le Species plantarum de 1753 page 476 : c'est un nom générique comportant 9 espèces, dont 1. aria et suecica, 2. torminalis, 8. oxyacantha et 9. azarolus. (Aubépine à un style : monogyna ; Aubépine à deux styles ou épine blanche: laevigata ("lisse") ex-oxyacantha ("aux épines aigues") ; Azérolier).

Linné l'a lui-même emprunté à Théophraste, lequel décrit sous ce nom de κράταιγος / κραταιγών (ὁ), l'alisier, Sorbus torminalis (L.) Crantz,  une sorte de néflier sauvage, (Théophraste III 15, 6). Source)

Théophraste emploie aussi les termes de Mespilos Mespilus cotoneaster et de Mespilos anthedon Crataegus torminalis.

 Bauhin dans son Pinax page 453 le nomme Mespilus  et se réfère à Pline L15 c.20, Dioscoride et Théophraste 3 hist.12.


Dioscoride (1er siècle) le nommait krataios.

Théophraste, un élève d’Aristote, appelait l'aubépine  kunosbatos ; d'où son nom de Cynosbatus Theophrasti dans les livres du Moyen Age.

 

L' Azerolier proviendrait de l'arabe za'rûr italianisé en azerolo. Il serait en fait un emprunt à l'ancien espagnol azarolla, en 1365, emprunté effectivement à l'arabe 'az-za'rwra, désignant le fruit. 

  

              II. Noms vernaculaires.


Le Gazé (Geoffroy, 1762 ; Engramelle, 1779 ; G.C. Luquet, 1986) ; la Piéride de l'Aubépine (Latreille et Godart, 1819) ; la Piéride gazée (Godart, 1821), Piéride de l'Alisier (de Villers, 1789). 

 

I. Avant l'Âge des noms (français).

Réaumur, Mémoires II : vignette de la page de titre, dessin et gravure sur métal par Philippe Simmoneau 1685-1753:

memoires-reaumur.png

 

 

1°) En France : Réaumur 1736.

   La toute première description du Gazé en France est celle que donne le directeur de l'Académie des Sciences Ferchault de Réaumur en 1736 dans le second tome des Mémoires pour servir à l'histoire des insectes. Quoique James Petiver ait donné un nom à cette espèce en 1699 ("the White Butterfly with blacks veins"), quoique l'Académie des Sciences soit en relation avec la Royal Society par l'intermédiaire du médecin, botaniste et chimiste Étienne-François Geoffroy, et quoique la Royal Society soit alors présidée par le collectionneur Hans Sloane, quoiqu'il fut membre lui-même de la Royal Society, Réaumur ne donne aucun nom à ses papillons, et ne s'intéresse qu'aux mystères de leurs métamorphoses et de leurs mœurs. À défaut de nommer, il utilise le Montrer, et ses Mémoires (au masculin) sont appuyés sur les planches par un système de renvois en marge et de descriptions. "Ceux dont je parle", voilà leurs noms chez Réaumur.

  Ce n'est pas là l'œuvre d'un homme de cabinet et de collection (bien qu'il posséda l'un des plus beaux Cabinets d'Histoire naturelle), c'est, avec l'âme émerveillée d'un enfant, un homme de terrain, à plat ventre dans les herbes pour dessiner deux papillons accouplés ! Et si Réaumur ne crée pas de nom, sa description qui date de quarante années après celle de Petiver possède une fraîcheur, une liberté familière dans le ton, une désinvolture de bon aloi qui lui confère une modernité étonnante.

  Deux ans après cette description, Réaumur rencontra Linné de voyage à Paris et lui présenta ses collections. En 1754, il écrivit à Linné une lettre pour le remercier d'un envoi d'œufs de Papilio Apollon, que Réaumur rêve déjà d'acclimater à Paris ! Incidemment, nous apprenons dans ce courrier que Réaumur serait incapable d'écrire une lettre en latin, ne l'ayant pas pratiqué depuis quarante ans : il se situe en marge des savants latinisants de son époque. Comme nous sommes loin de la "phrase descriptive" en latin !

 


2870

 

Buste de René-Antoine Ferchault de Réaumur par Jean-Baptiste II Lemoyne terre cuite, 1751
Paris, musée du Louvre © RMN/René-Gabriel Ojéda  Archives de France

Ce qui concerne le beau Gazé correspond à la référence suivante :

René-Antoine  Ferchault de  Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes tome II Planche 2 fig. 5 à 9, et texte page 72 et 111.

      Je commencerai par la Planche : 

Illustration et gravure par Philippe Simonneau (1685-1753?), fils de Charles Simmoneau (1645-1728).



le-gaze-reaumur.png

 

                          085c

 

                      gaze 2887ccc


 Voici la description qu'en donne Réaumur (page 111) : 

   "La figure 5 est celle d'une chenille qui vit des feuilles d'aubépine, et de celles du prunier. La figure 6 est celle de sa chrysalide, vue du coté du ventre. La figure 7 est celle de la même chrysalide, vue de coté et attachée en l par un lien, contre une petite branche d'aubépine. La figure 8 est fait voir accouplés et cramponnés sur une tige de gramen, deux papillons venus de chenilles de l'espèce de celle de la figure 5. m est le mâle ; j'ai tiré du corps de la femelle un œuf semblable à ceux du papillon du chou. La figure 9 représente un de ces papillons, le femelle, vue par dessus ayant les ailes étendues."

Et voici le texte du Mémoire :

      « D'autres papillons sont tout autrement placés que les précédents pendant l'accouplement ; ils ne sont encore accrochés l'un à l'autre que par le bout du derrière ; et c'est le seul endroit où ils se touchent. Mais le ventre de l'un est placé face au ventre de l'autre (Pl.2, fig.8) ; les deux têtes sont posées l'une vis-à-vis l'autre et à même hauteur, comme elles le seraient, si le plaisir de ce voir étaient connus de ces papillons. Ils sont l'un et l'autre leurs jambes cramponnées contre une même tige de gramen, ou de quelque autre plante, ou sur les feuilles qui en sortent. Mais l'un est d'un coté de la tige, et l'autre est de l'autre coté. Leurs têtes sont en haut, et leurs derrières en bas. Au reste j'en ai trouvé de si tranquilles dans cette attitude, qu'ils ne furent nullement troublés par la personne qui les dessina. , quoiqu'il fallût quelquefois incliner les branches, ou la tige de la plante sur laquelle ils étaient cramponnés. Après que le dessein fut esquissé, je les pris, je les mis dans une boite où ils restèrent pendant quelques heures sans se séparer.

Ceux dont je parle, sont d'un des genres de la première classe des diurnes. Le fond de la couleur de leurs ailes est blanc, divers traits noirs sont tirés sur ce fond, et semblent disposés de la même manière que le seraient des traits noirs, avec lesquels on aurait voulu marquer toutes les nervures d'une aile blanche. . Les traits noirs de l'aile du mâle sont plus noirs que ceux de l'aile de la femelle. Ces papillons viennent d'une chenille à seize jambe qui vit sur l'églantine et sur le prunier (pl. 2 fig.5) ; elle a trois rayes d'un brun presque noir, dont l'une règne tout du long du dos, et qui est séparée de chaque coté d'une des autres raies noires par une raie d'un feuille-morte foncé. Ce qui suit la dernière raie noire, et tout le ventre de la chenille est d'un blanchâtre qui tire sur le gris de perle. La partie blanchâtre a des poils blancs médiocrement longs, et très fins : les raie brunes en ont de bruns. Ces poils partent immédiatement de la peau, je veux dire qu'ils ne sont point soutenus par des tubercules, et qu'ils ne font point d'aigrettes.

Ces chenilles sont de celles, qui pour se transformer, se mettent une ceinture de soie. Le fond de la couleur des chrysalides (Pl. 2 fig. 6 et 7) dans lesquelles elles se métamorphosent, est d'un jaune citron ; des points d'un beau noir sont jetés sur ce fond jaune. Par dessous (fig.6), elles sont depuis la tête jusqu'au derrière une bande d'un beau noir. Le bout de leur tête a une seule pointe courte, et dont les extrémités est arrondie. J'ai eu de ces chrysalides vers le 15 de mai, d'où les papillons sont sortis au bout de vingt et quelques jours.  



2°) Avant les noms français : les publications étrangères (1634-1762).

Le premier nom scientifique de 1758, et le premier nom en français de 1762, ont été précédés par des noms donnés par les auteurs de langue anglaise, à commencer par James Petiver en 1699.

 Les auteurs étrangers qui ont précédé Linné (1758) sont :

 a) Aldrovandi, 1602 Ins. 246 f.6. Pas de nom propre.

sextus totus est candibus corpore scilicet, ac alis, que venas habent nigras, nigros item pedes, et antennas. "Le sixième est tout blanc de corps, et des ailes, lesquelles sont veinées de noir ; noirs aussi sont les pattes, et les antennes."

 b) Thomas Mouffet 1634 Ins. page  103 ; Pas de nom propre :

   Sexta: dum adversas alas expandit , arenosum aemulatur splendentem , nigricantibus maculis modo Dracontii varium : corpus item , si dorsum videas , aquilinae nigredinis videtur ; venter nonnihil fuscidior, oculus niger, albida, vel potius candidata puplilla clarus ; antennae coracinae ; alae aversae ingrati baetici coloris, et obioletioris mustellini.

c) Hoefnagel tableau 10 fig. 14 (référence par Petiver, non consultée)

d) Graff vol. 2 tableau 35 page 69. (référence par Petiver, non consultée.)

e) Maria Sybilla Merian 1696  Eur. 2. planche.35 :

Merian, numérisé par l'Université d'Heidelberg : 

le-gaze-Merian.png


 g)  James Petiver, 1695-1703 musei page 33 n° 301.

  Papilio albus venis nigris. The White Butterfly with black Veins. This I once observed in a garden.

 h)  John Ray, Historia insectorum page 115 n°5.

John Ray n'indique pas de nom, mais donne une "phrase spécifique" en latin d'une vingtaine de mots, précédant la description, et qui sert de dénomination.

  Papilio alba, nervis alarum nigris, Brassacariae majoris figura et magnitudine. Papilio alba venis nigris. Mus. Pet. 301.

 i)  Eleazar Albin, 1720, A national history of english insects, page 17 tableau II fig.2 .

The White Butter-fly with black veins

Numérisé par GDZ Göttingen

le-gaze-albin-planche-2.png

 

 j)  Roesel von Rosenhof [1746-48] Ins. I Classe.2 Pl.3

                                               n160_w424

 


  k) Benjamin Wilkes 1747-49  English moths and butterflies, page 49 t 2 a 1.      (voir aussi B. Wilkes, One hundred copper plates The White Butterfly with black veins...pl. XCV )

  l) Charles de Geer, [1752], Insectes. I. Pl. 14 f. 19-20.

Au total, avant que Linné ne publie son Fauna suecica (avec le nom de "Papilio hyemalis") ou son Systema Naturae de 1758 (avec le nom de Papilio crataegi), un seul nom vernaculaire avait été proposé, en 1699, celui de "White Butterfly with black Veins", le Papillon blanc à nervures noires. Que vont imaginer les Français ?       

 

II. Les Noms français. 

 


1. le Gasé, Geoffroy, 1762.

 Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris,Volume 2 page 71 n° 43, 1762.

 

   "Cette espèce est blanche, tant en dessus qu'en dessous, les nervures seules sont noires et s'élargissent un peu au bord des ailes supérieures. Ces nervures noires sur un fond blanc font ressembler ce papillon à une gase. Sa chenille est velue, noire, chargée de polis courts qui partent immédiatement de son corps. Ces poils blancs et jaunes, forment de chaque coté du corps une espèce de bande de la même couleur. Elle vit en société sur l'aube-épine, le prunier sauvage et le bois de sainte lucie (padus)."


2. Papillon blanc à nervures noires, De Geer, 1771

Histoire pour servir à l'histoire des insectes II page 182

"Papillon à antennes à bouton, et à six jambes, blanc, dont les nervures sont noires."


2. Le Gazé, Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 Planche 48 a-f  par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet, n° 101 page 203,  1779.  

 

 

3.  de l'Alisier, de Villers 1789.

"Crataegi 6. Papilio Heliconii (de l'alisier)" : Caroli Linnaei entomologia page 7.

Charles de Villers cite parmi les plantes hôtes : pruno, crataego, sorbo, pyro variisque arboribus.  L'Alisier ou Sorbus qui est une rosacée, comme les autres plantes hôtes du Gazé (Prunier, Cerisier, Poirier),  peut désigner l'Alisier blanc et l'alisier torminal, mais c'est le Sorbier des oiseleurs qui est signalé comme plante hôte.


3'. Piéride de l'alisier,  Nom repris par d'Orbigny 1847, A. Dupuis 1863, K.C. Vogt 1867, puis divers auteurs de 1860 à 1911.

Dictionnaire universel de Charles Dessalines d'Orbigny, 1847 page 159.


4.  P[apillon] Gazé, Walckenaer 1802.

Papillon Gazé, Walckenaer Faune parisienne 1802 page 266 n°17 .

 

 

 5.  "Piéride", Latreille, 1804.

: Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés..vol. 14  page 163 

 Le nom français de  a été créé en 1804 comme un genre par P.A. Latreille dans ses tableaux Méthodiques. Ce genre inclut les danaïdes blanches, c'est-à-dire les papillons que Linné a classé, dans son Systema naturae p. 468, sous le titre Danai Candidi, aux numéros 56 à 74. Latreille reprend ce Genre Piéris en 1810 dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des insectes page 351.

 

Le nom français de Piéride a été créé par plus tard Godart, collaborateur de Latreille, en 1819 en séparant ce genre Piéris de Latreille en deux nouveaux genres, Coliades (les jaunes) et Piérides (les blancs).


5. Piéride de l'aube-épine, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, 1819,vol.116 page 155 1819 : "Piéride de l'aube-épine".

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notammant par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

Nom repris par Deschamps 1835 ; Pierre Hippolyte Lucas 1838 ; Leborgne de Kermorvan in Emile Souvestre 1836 ;  Boisduval 1867. G.C Luquet in Higgins et Riley 1988 ou in Bellmann 2008. 

Bernard Deschamps, Annales de Sciences naturelles, 1835, page 136.

 

Jean Alphonse Boisduval, Essai sur l'entomologie agricole, 1867  page 436.

 

 

6. La Piéride gazée, Godart 1821,

Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe,

 Paris : Crevot 1821/1823,  n°9   Planche peinte par C. Vauthier et gravées par Lanvin. 

 

 Ce nom  a  été repris par tous les auteurs : par Hippolyte Lucas (1834), toujours fidèle à Godart, P.A. Duponchel  Guenée 1849 en 1849 page 53, par H. Milne-Edward en 1835, Aristide Dupuis 1865 , etc...  ...

 

 

5. Piéride de l'aubergine. 1983 !

 : P. André, revue Alexanor,1983, qui redresse l'erreur.

Ce curieux nom, dûment mentionné par l'INPM du Muséum (et dans les publications qui pratiquent le copié-collé) apparaît en 1961 dans un article russe de G.M. Strogaya du Journ. Zool. Acad. Sci. URSS 81,92-100; c'est une erreur manifeste de transcription/traduction de "pièride de l'aubépine", un de ces virus de langage qui peuvent être extrêmement contaminants. Je découvre après coup que Gérard Christian Luquet, après avoir trouvé ce nom dans le Grand Dictionnaire Larousse en dix volumes 1982-85, vol.8, Paris, est l'auteur d'une mise au point en 1984 dans la revue Alexanor 14 (3) : 139-140 : Parmi les perles du "Grand Larousse" .

L'aubergine Solanum melongena n'est pas une plante hôte du beau Gazé, et les jardiniers peuvent l'épargner.

 

 

La Chenille.

1. Pieris crataegi in Boisduval, 1833.

 Boisduval, Graslin, Rambur.1833 Collection iconographique et historique des chenilles . (BHL Library). volume 1 Planche 4 fig.1, 2, 3, 1832.


 

2. (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles  planche II fig.6 page 48 .  (B.H.L. Libr)

      n54_w289           

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "Le Gazé", comme nom accessoire La Piéride de l'Aubépine ; "la Piéride gazée*", la "Piéride de l'Alisier**", et il réfute heureusement la fautive "Pièride de l'Aubergine".

* G.C. Luquet signale avoir trouvé ce nom de "Piéride gazée" dans le livre de Jean-Pierre Vanden Eeckhoudt Papillons de jour, L'Ecole des Loisirs, Paris, 1965, et omet de citer Godart 1821.


7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Aporia crataegi  pour présenter ce papillon mais signale "d'où le nom de gazé donné par Geoffroy  à ce joli papillon".


—Bellmann / Luquet 2008 : " Le Gazé, La Piéride de l'Aubépine ".

— Chinery / Luquet 2012  :"Le Gazé".

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Gazé".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "". 

— Lafranchis, 2000 : "Le gazé, la Piéride de l'aubépine" .

— Perrein, 1012 : "Gazé" .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Gazé".

— Wikipédia : "Le Gazé ou la Piéride de l'Aubépine".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  • "Mlynárik ovocný" en slovaque ("Fruits ..")

  • "Gudobelinis baltukas" en lithuanien (Papillon blanc ...)
  • "Glogov belin" en slovène  ("Papillon blanc ..")
  • "Bělásek ovocný" en tchèque ("Fruits...")
  • "Groot geaderd witje" en néerlandais ("Le Blanc veiné de noir")
  • "Sortåret hvidvinge" en danois ("Le Blanc veiné de noir")
  • "Galagonyalepke" en hongrois.
  • "Hagtornsommerfugl" en norvégien ("Papillon de l'aubépine")
  • "Põualiblikas" en estonien  ("papillon ..de la sécheresse ?")
  • "Alıçbeyazı" en turc. ("Blanc de l'Aubépine")
  • "Pihlajaperhonen" en finnois
  • "Hagtornsfjäril" en suédois ("Papillon de l'Aubépine")
  • "Niestrzęp głogowiec" en polonais
  • "Pieride del biancospino" en italien   ("Piéride de l'Aubépine")
  • "Blanca del Majuelo" en espagnol ("Papillon de l'Aubépine")
  • "Baumweißling" en allemand ("Papillon de l''arbre blanc/ Blanc de l'Arbre")

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  •  en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "Gwyn gwythiennau duon" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

Les autres publications jusqu'en 1819.

Esper, I, tab.2 fig.3

Muller, Zoolo. Dana. p. 113 n°1312

Scopoli Ent. Carn. p. 169 n° 448.

Schoeffer, Icon. Tab. 140 fig. 2,3.

Herbst, pap. Tab. 85 fig. 6-7.

Lewin, Ins. Tab. 24. fig.1-4.

Bork. Pap. Europ. Part I p. 131 et 262 n° 21.

Rossi, Fauna Etr. Tom. 2. p. 142 n° 989.

Panz. Faun. Germ. 76.22.

Fuessli, Suiss. Ins. p.28 n° 546.

Schrank, Faun. Boic. Tom. 2. page 164. n° 1287.

Schneider Syst. Beschr. p. 71 n° 17.

Hübner, pap. Tab. 79 fig. 399-400.

Wien. Verz. p. 163. fam. D. n°1.

Illiger Magazin tom.3 p.191.

 

Ochsenheimer, Pap. Eur. Tom. I. part.2 p. 142.

 

 

 

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 


  Le "Black-Veined White"  a disparu des îles britanniques vers 1925 avec son dernier bastion dans le sud- est de l'Angleterre (Kent , Hampshire , Gloucestershire et Sussex).

 Cette espèce a toujours été considéré comme une rareté dans les îles britanniques par les premiers entomologistes , alors qu'elle est  courante sur le continent .

 Elles formaient des colonies discrètes qui variaient grandement en nombre, bien que la cause de la disparition définitive de cette espèce dans les îles britanniques reste un mystère puisque ses plantes hôtes peuvent être trouvés en abondance dans l'ensemble de ses anciens sites . Les maladies ( favorisé par le mauvais temps de l'automne), des hivers relativement doux - et l'augmentation de la prédation par les oiseaux ont tous été suggérées comme les causes possibles de cette disparition; (U.K Butterflies)

 Première description par un auteur britannique : Moffet 1634 (qui reprend Gessner et autres auteurs).

 Première mention comme espèce britannique : Merret, Pinax rerum 1666.

  • The White Butterfly with black Veins : Petiver 1699 ; Wilkes 1747-1749 : Berkenhout,1769.
  • The Black-veined White : Harris,1766 ; Jermyn,1824 ; Coleman, 1860 ; South,1906 ; et les auteurs qui suivront.
  • The Hawthorn : Rennie, 1832 ; Coleman,1860.

 

 — Harris Aurelians t.9

—Haworth 1903 Lepidoptera Brittanica page 6 

 — W. Dale 1890: page 8-10. 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : aporia

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Aporia crataegi .

— UK Butterflies : aporia crataegi .

— lepiforum : http://www.lepiforum.de/lepiwiki.pl?Aporia_Crataegi

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner . (Le Gazé n'y figure pas)

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  ream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena">https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

— FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

FRISCH (Johann Leonhard.) 1730 . Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land : nebst nützlichen Anmerckungen und nöthigen Abbildungen von diesem kriechenden und fliegenden inländischen Gewürme : zur Bestätigung und Fortsetzung der gründlichen Entdeckung : so einige von der Natur dieser Creaturen herausgegeben : und zur Ergäntzung und Verbesserung der andern (1730)  Berlin : Verlegts Christ. Gottl. Nicolai  https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

 — HARRIS  (Moses) 1775 : The English Lepidoptera: or, The Aurelian's Pocket Companion, xv, 66p. 1 pl. color. London : J. Robson 1775.

 — HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

— HONEY, M. R. & SCOBLE, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399.

  HÜBNER, J. 1779: Sammlung europäischer Schmetterlinge. 1779. BHL 

 HÜBNER, (Jacob), 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books

— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 
— Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël),1841. British butterflies and their transformations, William Smith : London  BHL

— WILKES (Benjamin) 1773 One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin Wilkes   Books.google.

— WILKES (Benjamin), 1747-49 The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author  Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) 2012 A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Rééfrences Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:07

Zoonymie (histoire du nom) du papillon Le Petit Mars changeant, Apatura ilia ([Denis et Schiffermüller], 1775).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónomaὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

— Apatura : Fabricius, 1807 : selon la règle qu'il s'est donnée pour ses noms de genre de papillons diurnes, Fabricius choisit celui-ci dans la liste des épithètes de Vénus. Selon Strabon, Aphrodite (Vénus) était vénérée dans son temple de la ville du Bosphore Phanagoria sous ce nom d'Apatura, du grec απατη apates, "tromperie, ruse". En effet, la légende voulait que, assaillie par des Géants, la déesse les invita à la rejoindre, un par un, dans une grotte. Alliant à ses appâts la rouerie, la coquine avait d'abord caché Hercule dans la grotte, lequel les tuait chacun leur tour. 

A. Ilia ([Denis et Schiffermüller], 1775) a été choisi en imitation/hommage du nom d'Apatura Iris de Linné : même initiale, même nombre de lettres, même référence à la mythologie, mais il s'agit ici du surnom de la mère des jumeaux fondateurs de Rome, Romulus et Remus : Rhea Silvia était surnommée Ilia du nom de la ville de Troie ou Ilion, car elle était la fille de Énée, prince de Troie. Vouée par son oncle à la virginité pour l'écarter du trône, la vestale Ilia s'unit, dans un bois de saules, au dieu Mars, et son rêve prémonitoire, "le Songe d'Ilia" d'Ennius, est célèbre pour avoir été transcrit par Cicéron. Mars est le nom français du papillon, et le saule est sa plante-hôte : hasard ?

— Dans la forme clytie, décrite par Denis et Schiffermüller en 1775 dans leur Supplément puis par Hübner en 1779 comme une espèce propre, les ailes sont largement envahies de jaune orangé. Clytie est, dans les Métamorphoses d'Ovide, une nymphe séduite par Hélios, le soleil, puis délaissée pour une rivale. Elle fut transformée en tournesol. 

 

—Les noms vernaculaires français ont été successivement "Le Changeant" (1743) et "Le Mars" (Geoffroy, 1762), lorsque les espèces Iris et Ilia n'étaient pas distinguées, puis "Le Petit Mars changeant" (Engramelle 1779) et "Le Petit Mars orangé" ou "Le Grand Mars orangé" (Engramelle, 1779) pour la forme clytie. Avec Godart (1819), le papillon prend le nom de "Nymphale Petit-Mars". En 1986, Gérard Chr Luquet choisit "Le Petit Mars changeant" pour la forme ilia ilia, et "Le Mars orangé" pour la forme ilia clytie

— Décrit d'emblée par Denis et Schiffermüller en 1775 avec ses deux formes ilia et clytie, sa chenille et l'une de ses plantes-hôte, Apatura ilia connut ensuite ses premières illustrations par Hübner et par Engramelle. 

 

 

 

 

         I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

Nymphalidae, Apaturinae.

a) la Famille des Nymphalidae Rafinesque 1815. (fr. Les Nymphalides, angl. Brush-footed Butterflies).

 Rafinesque, C.S. 1815: Analyse de la nature, ou tableau de l'univers et des corps organisés. Palerme. L'Imprimerie de Jean Barravecchia. en français, 224 pp page 127. "Les Nymphales, quatre pattes droites, quatre pattes ambulatoires". Les Nymphales sont, pour Rafinesque, une Sous-famille de la famille Ropalocera ; elle comporte alors 23 "genres".

  Constantine Samuel Rafinesque-Schmaltz (1783-1840) est un naturaliste et un archéologue américain d'origine franco-germano-italienne, qui a passé son enfance à Marseille avant de s'installer à Palerme comme herboriste. puis à Philadelphie. 

  Ce grand collectionneur en histoire naturelle s'intéresse à la zoologie, la botanique, la malacologie, la météorologie et la littérature ainsi qu'à la théorie de l'évolution. Grand admirateur de Linné, nom dont il prénomme son fils, il débute son Analyse de la nature par cette dédicace : "La nature est mon guide, et Linnaeus mon maître".

  Cette famille comporte actuellement 13 sous-familles.

 Son nom vient de Nymphales, nom de la quatrième phalange de la nomenclature de Linné, aux ailes dentelées (alis denticulatis) et divisée en gemmati (ailes ocellées) et phalerati (ailes ornées). Le nom est dérivé du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille » et désigne dans la mythologie grecque les divinités féminines de la nature, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, remarquablement belles, et qui peuplaient la plupart des lieux naturels: forêts et bois, vallées fertiles et bocages, sources et rivières, montagnes et grottes…   

 

 b) Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840. Les Apaturines, les Mars.

— Jean-Alphonse Boisduval, Genera et index methodicus Europaeorum lepidopterorum, Roret ; Paris, 1840, page 24 :  VIII. Tribu Apaturides.  Deux genres, Charaxes (C. Jasius) et Apatura (A. Iris et A. Ilia).


Larvae inermes, postice sensim attenuatae, capite tantum spinoso, ano atenuatae. Chrysalides sub-angulato-compressae vel angulato-rotundatae. Pedes quatuor gressorii. Areola alarum posticarum aperta. Volatus nobilis, velificans.

Cette sous-famille ne renferme aujourd'hui qu'un seul genre en Europe (Funet, Fauna Europaea), le genre Apatura. Ce genre était décrit ainsi par Boisduval :

Larvae capite-bi-spinoso, ano bi-mucronato. Chrysalides lateraliter compressae, dorso-carinato, capite bifido. — Antennae in clavam fusiformem sensim crescentes. Palpi conniventes, basi sub-distanres, capite longiores, piloso-squamati ; articulo ultimo acuto, sub-inflexo. Alae postica subtus ad angulum ani ocellatae. Statura major, robustior.

W. Dale explique que ce groupe [il en fait une famille] a été distingué, parmi les Nymphalidés, pour leurs chenilles qui sont sans épines et ressemblent à des limaces.

 

 

 

2. Nom de genre : Apatura Fabricius, 1807 .

    Les Mars ; The Emperors  ; Schillerfalter ; Haïveperhoset .

a) Description originale : 

  Apatura, Fabricius, 1807; "Systema Glossatorum", in Illiger K, Die neueste Gattungs,     "Einstheilung der Schmetterlinge[...]",   Magazin für Insektenkunde  Braunschweig [Brunswick] 6 page 280.  

— Type spécifique du genre :    Papilio iris Linnaeus sélectionnée par Curtis, 1831.

— Description par Fabricius : classification basée sur les pièces buccales

 

Taster zwei, mittelmässig, zottig, dreigliedrig : zweites Glied sehr lang, vor der Spitze mit einm Haarbüschel, dritter, kegelförmig, flach gedrükkt. Fühler geknopft, Kolbe fein walzenförmig. (Putzfüsse)  Pap. Iris, Bolina, Alimena. 14 Art . 

 

 — caractères du genre :

      "Grands et beaux papillons dont les mâles montrent de forts reflets bleus ou violets dus à la structure des écailles couvrant le dessus des ailes. Les femelles sont dépourvues de reflets et ont des taches blanches ou orange plus étendues. Les mâles viennent boire sur le sol humide le matin et passent le reste de la journée autour des frondaisons des arbres. Les œufs sont déposés isolément sur le bord des feuilles de saules ou de peupliers. Les chenilles nées en fin d’été hibernent quand elles sont encore très petites sur un rameau, sans aucune protection" (Papillons d'Europe Tristan Lafranchis)

 

 

Ce genre Aricia comporte en France 2 espèces (Dupont et al. 2013):

  • Apatura iris (Linnaeus, 1758). "Grand Mars changeant".
  •  Apatura ilia ([Denis & Schiffermüller], 1775). "Petit Mars changeant".  

Gérard Luquet en 1986  y ajoutait Apatura metis, Freyer 1829 ou "Mars Danubien" et la sous-espèce A. Ilia f.i. clytie D & S., "le Mars orangé".

 

 

— Origine et signification du nom Apatura.

 

1. Selon les étymologistes en entomologie :    

  —  A.M. Emmet (1991) page 150 :

The name are puzzled authors and may be another of Fabricius' trick name like Zygaena, Lycaena, etc. It was set up as a family name for all the emperors, but the new species is the one most likely to have influenced its derivation. Spuler is probably right in supposing that the main source  is απαταω (apatao), "to deceive", from the deceptive structural colour of the male upperside ; to account for the terminaison -ura, he suggest that it is compounded with ουρα , (oura), a tail, from the slightly elongate, but no fully tailed, tornus of the hindwing. Pickard et al. followed by Macleod, consider that it is an adaptation of Aπατουρια (Apatouria) "a surname of Venus which she obtained from a trick (απατη, apaté) that she played on some Giants". Apaturia was also a tittle of Athena  and a three-day festival celebrated annually in her honour at Athenes was called the Apaturia. Several of these ideas may have been in Fabricius' mind, but the dominant theme seems to be that of deception".

 -Trad. ce nom a rendu les auteurs perplexes et il est peut-être l'un des noms farceurs de Fabricius comme Zygaena et Lycaena, etc. Il avait été établi comme le nom d'une famille pour tous les Empereurs,  mais la nouvelle espèce est la plus susceptible d'avoir influencé sa dérivation (?). Spuler a probablement raison de supposer que la source principale est απαταω ( apatao ) , " tromper " , en relation avec le caractère trompeur de la couleur de la face supérieure mâle ; pour rendre compte de la terminaison -ura , il suggère qu'il est dérivé de ουρα , ( oura ) , "une queue", pour l'aspect un peu allongé , mais pas entièrement caudé, du tornus de l'aile postérieure. Pickard et al. suivi par Macleod , considèrent qu'il s'agit d'une adaptation de Aπατουρια ( Apatouria ) " surnom de Vénus qui elle a obtenu d'un tour ( απατη , Apate) qu'elle a joué à des Géants " . Apaturia était aussi un titre d'Athéna, et une fête de trois jours célébrée chaque année en son honneur à Athènes a été appelé l'Apaturia. Plusieurs de ces idées ont peut-être pu exister dans l'esprit de Fabricius , mais le thème dominant semble être celui de la tromperie" 

— Spuler (1903-1910) page 13 :

Von απαταω und αονρα einen Schwanz vortäuschend, wegen der geringen Hervorragung an den Hinterflügeln ? Oder von  απαταω täusche, wegen der je nach der Beleuchtung wechselnden Färbung [Schiller]?

  -Trad. De απαταω et  αονρα  "un semblant de queue"  en raison de la petite protubérance sur les ailes arrières? Ou de απαταω, "trompé" en raison des variations de coloration  en fonction de l'éclairage  [Chatoyer]?

— Janssen (1980) page 39 :

apatein, bedriegen, nl. de kleuren.

  -Trad. : Du verbe grec apatein "tricher, tromper" par allusion aux couleurs.

— Ramann (1870-1876) page 48 :

Apaturidae : Apaturos war eine Stadt und in derselben ein Tempel des Venus, also sind apaturiden der Venus geweihte Falter.

Apatura : Dieses Geschlecht Apatura sind also der Venus geweihte Schmetterlinge und wenn die Dame wie im grauen Alterthum, und wenn auch, wie beim Aeneas, in einen Nebelschleier gehüllt zu uns aus ihren himmlischen Räumen herabsteigen wollte, würde sie diese Weihegabe der Apaturen, der Schillerfalter, gewiss mit graziösem Lächeln entgegennehmen.

  -Trad. : Apaturidae: Apaturos était une ville et, dans celle-ci un temple de Vénus, donc les Apaturidés sont des papillons  consacrée à Vénus. 

   Apatura Ce genre Apatura est, de même, dédié à Vénus et quand la Dame [?? qui dans la haute antiquité, et même si, comme dans Enée, voudrait descendre de ses espaces célestes pour nous envelopper dans un voile de brume, serait ce oblation de Apaturen, l'empereur pourpre , certainement accepter avec le sourire gracieux.]

 

— Sodoffsky (1837) p. 81:

Richtiger Apaturia, ein Beiname des Venus, die Listige. Von απατη, List, die sie anwandte, um einige Giganten in die Gewalt des Hercules zu bringen.

    -Trad.  Plus exactement Apaturia, une épithète de Vénus, la Rusée. De απατη, "la ruse" qu'elle utilisa pour triompher de quelques géants de la puissance d'Hercule.

 

— Glaser (1887) page 121 :

Von απαταω, täusche u. οὑρἁ Leunis, nach diesem, sowie Sodoffsky und Krafft : statt Apaturia, die "Listige", Beiname der Venus, von απαταω,  aber auch Oktoberfest der Athener zu Ehren des Hephästos !.

 -Trad. De απαταω, "tromper" et οὑρἁ Leunis, d'après ce dernier, ainsi que Sodoffsky et Krafft: à la place de Apaturia, la "rusée", épithète de Vénus, de απαταω, mais aussi fête d'Octobre des Athéniens en l'honneur d'Héphaïstos!.

  — Dale (1890) page 119 :

Apatura, a surname of Vénus, which she obtained from a trick she played on some giants. Strabo, XI, 757.

Apatura, surnom de Vénus, qu'elle obtint d'un tour qu'elle joua à quelques géants. Strabon, XI, (page) 757.

— Spannert (1888) page 31 :

πατος patos Weg. aber auch thierischer Koth. In dieser Bedeutung bei Nicander Alexipharmaca ; ούρέω uréo bewache οὖρϛ uros Wächter, das vorgesetzte α ἐπιτατικὀν epitaticon, auch intensivum genannt, welches also den Sinn des Wortes verstärkt. Die Sucht der gattung nach dem genusse des thierischen Kothes ist bekannt ; man kann leicht eine größere Anzahl der Falter zugleich mit einem Netzschlage überdecken, wenn die sonst so scheuen und gewandten Flieger an ihrer bevorzugten Speise saugen. Leunis hat abgeleitet  απαταω täusche, oder οὐρά Schwanz.

  -Trad. : "patos πατος façon. mais également "excrément des animaux". Nicandre*  l'emploie dans ce sens dans son Alexipharmaca : ούρέω uréo "qui gardaient" οὖρς uros, "gardes"  [, le supérieur α ἐπιτατικὀν epitaticón, aussi appelés intensivum**, de sorte que renforce le sens du mot]. L'attirance de l'espèce envers les excréments d'animaux est connue, qui peut facilement observer ensemble un grand nombre de papillons habituellement très timides, en train d'aspirer leur nourriture préférée. Leunis donne απαταω "tromper"  ou οὐρά "queue"."

* Nicandre de Colophon, 2e siècle av. J.C., dont l'Alexipharmaca peut se lire en ligne. Ses 630 héxamètres traitent des poisons et de leurs antidotes.

**intensivum : particules grecques appelées "prépositions" servant, comme dans le -'a- grec, à augmenter la signification du mot au début duquel elles sont placées.

 

 

— Hans A. Hürter (1998) page 188-190 : je ne donnerai que la conclusion.

Deutung : Der Erstbeschreiber dieser Gattung heißt bei F.W II und bei Hemming Fabricius, bei Spuler Ochsenheimer. Beide hatten ihrem damaligen Bildungsstand gemäß gute Kenntnisse der Antike. Sie haben zwar nicht hinterlassen, was sie zu der Namensgebung beflügelte, aber es darf durchaus angenommen werden, daß auch in diesem Falle die Namenwahl willkürlich war, unabhängig vom Aussehen oder verhalten der tiere dieser Gattung. Es ist unwarscheinlich, daß Fabricius oder Ochsenheimer auf so undeutliche Weise wie Apatura den Begriff "einen Schwanz vortäuschend" ausdrücken wollte, vielmehr darf vermutet werden, daß der Beiname der Athene bzw. Aphrodite Apaturia maßgebend war und das i entweder mit Absicht oder durch Übertragungsfehler entfiel. Demzufolge ist weder die Erklärung Spulers noch die Janssens einleuchtend : die Auslegung Ramann is zwar romantisch schön, aber nicht treffend. Da erscheint Glaser mit dem Beinamen der Venus/Aphrodite schon eher glaubhaft, nur weiß man über das "Oktoberfest zu Ehren des Hephästos" recht wenig. Bei Pauly heißt es lediglich : "pflegten die Athener am Apaturienfeste Fackeln am Herde anzuzünden und in Prachtgewändern dem Hepaistosopfer mit einem bestimmten Festtage der Apaturien in Verbindung zu bringen" (Pauly 2. Halbbd. 1894.S.2678). Spannert unternimmt den untauglichen Versuch, den Namen mit dem Verhalten der Tiere dieser Gattung in Verbindung zu bringen ; das Ergebnis ist entsprechend. Sodoffsky hingegen ist auf der richtigen Fährte, nur seine Übersetzung "die Listige" kann  so wörtlich nicht hingenommen werden. Mit größter Wahrscheinlichkeit ist mit Apatura der Beiname der Aphrodite (oder Athene) gemeint.


Trad/charabia : Le premier à décrire ce genre est , en FW II et Hemming Fabricius dans Spuler Ochsenheimer . Tous deux avaient leur ancien niveau de l'éducation , conformément à une bonne connaissance de l'antiquité . Bien que vous n'avez pas quitté ce qu'ils s'inspirent de l'appellation , mais il peut très bien supposer que le choix du nom était arbitraire dans ce cas , quelle que soit l'apparence ou le comportement des animaux de ce genre . Il est improbable que Fabricius ou Ochsenheimer aient voulu exprimer cette piste si vague que Apatura le terme « une queue semblant " a  , mais on peut supposer que l'épithète d'Athéna ou Aphrodite Apaturia a été décisive et que la lettre -i- soit absente  soit à dessein ou par des erreurs de transcription . L'interprétation de Ramann est en effet romantique, mais pas au point: En conséquence, ni l'interprétation de Spuler ni celle de  Janssens ne sont claires.  Glaser apparaît déjà plus crédible avec le surnom de Vénus / Aphrodite, mais  ce que nous savons à propos de l' "Oktoberfest en l'honneur d'Héphaïstos" rend cela beaucoup mooins crédible. Pauly indique simplement que «les Athéniens avaient coutume  lors des fêtes des Apaturies d'utiliser des torches pour allumer le foyer et d'apporter la splendeur des robes du Hepaistosopfer avec certains jours fixes de Apaturien dans le cadre" (Pauly 2 Halbbd 1894.S.2678.). Spannert entreprend la vaine tentative  de rapprocher le nom  avec le comportement des animaux de ce genre, et le résultat est similaire. Sodoffsky est en effet sur ​​la bonne voie, bien que sa traduction de "List" ne peut pas être pris si littéralement. Très probablement, on entend par Apatura l'épithète d'Aphrodite (ou Athéna).

 

—Doux et Gibeaux (2007) : 

Apatura : probablement dérivé du grec apatao, "décevoir", "tromper", par allusion au reflet bleu évanescent des ailes supérieures du mâle : le suffixe -ura (du grec oura, "queue") ferait allusion à l'aspect "caudé" de l'angle anal des ailes postérieures (selon Spuler,1903-1910). D'après d'autres auteurs (Pickard & al., puis Macleod), Apatura pourrait être une transcription d'Apatouria, une épithète que Vénus avait reçue pour avoir joué un tour (en grec apate) à quelques géants.

 

— Perrein et al. (2012). 

      Étymologie obscure, comme plusieurs noms donnés par Fabricius (Colias, Lycaena, Zygaena), qui aime les jeux de mots. Apatouria, du grec apataô, "tromper, décevoir", etoura, "queue" est une épithète de Vénus lorsqu'elle joue aussi un tour -apatê- aux Géants, allusion aux reflets bleu-violet trompeur du mâle? Apaturia est également un titre d'Athéna, la fille de Zeus et de Métis, ainsi que le nom des festivités données en l'honneur de la déesse guerrière et protectrice.

 

Discussion étymologique.

      Remarques préalables.

a) Emmet (1991) éprouve souvent des difficultés avec les noms de genre de Fabricius, qu'il soupçonne toujours a priori d'être un farceur, ce qui complique son interprétation.

b) Les auteurs français Doux et Gibeaux (2007) et Perrein (2013) reprennent, presque littéralement, l'analyse d'Arthur-Maitland Emmet (1991) , mais Gibeaux ne méprend sur le sens du verbe anglais to deceive qu'ils traduit par "décevoir" alors que ce faux-ami signifie "tromper, illusionner". [Wiktionnaire :"Du moyen anglais deceyven, issu de l’ancien français deceivre (« tromper, trahir »), lui-même issu su latin decipere (« tromper, duper »)] .

 

L'origine de ce nom semble sans-doute plus simple aujourd'hui, et, avec l'appui des moteurs de recherche , et des déclarations de Fabricius sur ses noms de genre, il est possible d'affirmer qu'il désigne une épithète de Vénus, et que les autres pistes peuvent être abandonnées.

  En effet, comme je l'ai signalé à chaque fois que la zoonymie amène à étudier un nom de genre créé par Fabricius, nous savons que ce dernier a chercher à décerner (dans la majorité des cas) une épithète de la déesse Vénus/Aphrodite aux genres des papillons diurnes, et une épithète de Diane/Artémis aux genres de papillons nocturne. C'est donc un postulat de départ, face à un genre de rhopalocère créé par Fabricius, de le comparer à la liste des épithètes (plus justement des épiclèses) de la déesse de l'amour. Or, on la trouve chez Strabon, Géographie Livre XI, 2,10 :

En grec : §10 Ἔστι δὲ καὶ ἐν τῇ Φαναγορείᾳ τῆς Ἀφροδίτης ἱερὸν ἐπίσημον τῆςἈπατούρου· ἐτυμολογοῦσι δὲ τὸ ἐπίθετον τῆς θεοῦ μῦθόν τινα προστησάμενοι, ὡς ἐπιθεμένων ἐνταῦθα τῇ θεῷ τῶν γιγάντων ἐπικαλεσαμένη τὸν Ἡρακλέα κρύψειεν ἐν κευθμῶνί τινι, εἶτα τῶν γιγάντων ἕκαστον δεχομένη καθ' ἕνα τῷ Ἡρακλεῖ παραδιδοίη δολοφονεῖν ἐξ ἀπάτης.

[Je surligne Aphrodite et Apatouros ; il s'agit bien-sûr ici d'Aphrodite grecque et non de Vénus latine]

Traduction : §10. Mais pénétrons dans le Corocondamitis, nous y rencontrons successivement Phanagorée, ville de grande importance, Cépi, Hermonasse, et le temple d'Apaturum consacré à Vénus. De ces différentes localités, il en est deux, Phanagorée et Cépi, qui sont situées dans l'île dont nous venons de parler tout de suite à gauche de l'entrée du Corocondamitis ; les autres sont à droite, au delà de l'Hypanis, dans la Sindiké où se trouvent aussi, sans parler de la résidence du roi des Sindi située tout près de la mer, Gorgipia et Aboracé. Comme les habitants de ces localités sont soumis aux rois du Bosphore, on leur donne à tous le nom de Bosporani. Mais les Bosporani d'Europe ont Panticapée pour capitale et ceux d'Asie [Phanagoria ou] Phanagorium (ce nom a les deux formes). Phanagoria paraît être l'emporium ou marché des denrées apportées du Palus Maeotis et des pays barbares situés au-dessus, comme Panticapée est celui des marchandises qui arrivent du côté de la mer. Phanagoria possède aussi un temple célèbre de Vénus Apaturos. Voici comment on explique l'épithète Apaturos jointe au nom de la déesse : on prétend d'après je ne sais quel récit des mythographes que Vénus, se voyant assaillie en ces lieux par les Géants, aurait appelé Hercule à son aide, l'aurait caché au fond d'une caverne, puis, donnant accès à chacun des géants l'un après l'autre, les aurait tous ainsi au fur et à mesure livrés par traîtrise (ex apatês) aux coups d'Hercule (http://remacle.org/bloodwolf/erudits/strabon/livre112.htm trad. Amédée Tardieu, 1867, Hachette). Texte en grec et latin ici page 424.

 Il est inutile d'aller plus loin : l'épithète est bien attestée pour la déesse Vénus, par un auteur grec de référence. 

Si on souhaite néanmoins pousser d'avantage l'analyse, il ne sera pas difficile de montrer que cette information était  disponible pour Fabricius au début du XIXe siècle, et que l'une des formes employées étaient bien Apatura. En effet, le moteur de recherche interrogé avec les mots Vénus-apatura dans le fenêtre de dates 1700-1805 indique de nombreux auteurs faisant mention de cette "Vénus apatura". La principale, car elle est rééditée sous différents titres et différentes langues (français/allemand/néerlandais/anglais) ce qui témoigne de sa diffusion, et donc de son accessibilité pour le danois Fabricius, est une  Histoire universelle  dont le premier exemple trouvé, le Notitia orbis antiqui, sive Geographia plenior, ab ortu rerumpublicarum date de 1706 par l'allemand Christoph Cellarius page 217. On y lit :

 

Apud hanc urbem est fanum Veneris Apatura [Apaturæ] , id est dolosæ , ab [лжлтц] apate quia dolo ibi gigantes auxilio Herculis fingitur occidisse. Plinius Phanagoria , et pane defertum Apaturos Idem inter Cepos & Phanagoriam interponit  Stratocleam ad Bofporum

Les auteurs ont repris ce passage textuellement, et c'est celui qui se retrouve encore sous les plumes des étymologistes cités précédemment. Il est en français dans Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent Royaumes du Bosphore II, 33 1745 page 733 :

     Les villes les plus remarquables du Bosphore asiatique étaient anciennement Phanagoria, que quelques géographes placent sur les bords du Pont Euxin, mais d'autres sur ceux du Palus Méotide ; mais que Pline et Méla mettent dans une presqu'île voisine, qu'ils appellent Corocondama.

II y avait autrefois près de cette Ville un fameux Temple, dédié a Vénus Apatura, ainsi nommée d'après Apaté , mot Grec qui veut dire "Tromperie", par allusion à un stratagème qu' Hercule lui suggéra, & par le moyen duquel elle vainquit les Géants. Cette ville était, suivant Strabon, la capitale du Bosphore en Asie.

On retrouve aussi cette citation dans l'édition du Notita orbis de Cellarius de 1732 page 302, dans l' Antiquitates asiaticae par Edmund Chishull 1728 page 10, en néerlandais : Algemeene histori Volume 8 par Kornelis Westerbaen page 859, ou en allemand dans Uebersetzung der Algemeinen Welthistorie  Volume 8 par Baumgarten, 1749.

 Fabricius aurait aussi très bien pu consulter, dans un de ces dictionnaires mythologiques très courant, une liste des épithètes de Vénus : par exemple celle de Bernard de Montfaucon 1722, L'Antiquite expliquee et representee en figures, Volume 1 :

"On l'appelait Apatura , Argynnis, Calva, Callipygos, Capitolina, Colias, Cloacina,ErycinaEuplœaLibitina, Mehcnis , Myrtea , Paphia, Peribaiîa, Phila, Pythonica , Tymborychos, Urania, qui est la même que Venus celeste".

En 1801, Il pouvait trouver cette liste des surnoms de Vénus:

"Acidalia, Acraea, Aenéis, Amathuntia, Amathusia, Amica, Anadyomène, Anosia,Apaturia, Aphacitis, Aphrodite, Apostrophia, Appias, Arginussa, Armata, Barbata, Boeotis, Basilis, Byblia, Callipyga, Calva, Cloacina, Cnidia, Coa, Coelestis, Colias, Colotis, Cypria, Cythéréa, Dia, Dione, Epistrophia,Erycina, Euploea, Felix, Genitrix, Hecaerge, Hélaera, Hospita, Idalia, Marina, Mascula, Mechanitis, Mélanis, Mélinaea, Migonitis, Morpho, Murtia, Naxia, Pandemos, PaphiaPontia, Praxis, Schoenis, Sicyonia, Sponsa, Symmachia, Syria, Verticordia, Zérène, Zérinthia." (P. Chompré, Dict. port. de la fable, (2) p. 978)

  D'autres auteurs du XVIIIe et début XIXe siècle ont utilisé la forme Apaturia, mais Bernard de Monfaucon, que je viens de citer, réserve ce nom page 198 aux Apaturies, fêtes de famille da la Grèce antique, notamment à Athènes. Dans Pausanias, Corynthie chap. XXIII, Apaturia est une épithète de Minerve/Athéna. Mais dans son Dictionnaire portatif de la fable (un livre de référence depuis 1727) dans l'édition de 1801 page 114, Pierre Chompré donne indifféremment pour Apaturiales deux sens, de "surnom de Vénus" et de "Surnom de Pallas" c'est-à-dire Athéna.

[Apaturia est l'épithète spécifique d'une espèce marine, Marcia apaturia Römer,1864., qui appartient aux Veneridae, mollusques bivalves dont le genre principal créé par Linné en 1758 pour la praire commune se nomme...Venus]

 

Annexe de ce paragraphe :

 

 Dans sa publication, Fabricius divise l'ensemble de ses Papilio (papillons "de jour") en 49 "genres", dans lesquels il englobait les Sphinx (n°43), les Sesia (n°44) les Zygaena (n°47), sans distinction, alors que Latreille (dont la classification de 1804 est présentée dans la partie B du même article page 90) crée des Sections (Diurnes-Crépusculaires-) divisées en familles (Papillionides et Sphingides), elles-mêmes divisées en quatre sous-groupes. Il a donc du créer autant de noms de genre.

  Le danois Johannes Christian Fabricius (1745-1808)  a séjourné en Écosse puis à Londres lors d'un voyage de 1766 qui le mena ensuite en Italie pour examiner les collections d'Aldrovandi. Puis, de 1772 à 1775, il passe ses étés à Londres où il étudie notamment les insectes rapportés par Solander et Banks de leur voyage. Mais à partir de 1790, il séjourne tous les étés à Paris, étudiant cette fois la collection entomologique d'Olivier et devient ainsi l'ami de Pierre André Latreille (1762-1833), l'auteur du genre Vanesse. Il a donc eu accès, pour les sources de ses noms de genre, aux bibliothèques de Paris ou de Londres.

 

En outre, Fabricius a confié qu'il avait puisé les noms de genre qu'il a créé pour ses papillons diurnes dans le (vaste) répertoire des épithètes de Vénus (ou Aphrodite pour les grecs) alors que ses genres de papillons de nuit recevaient les surnoms de Diane/Artémis, déesse lunaire:

  Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum ( in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses règles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

Les noms de genre de Fabricius sont donc liés au nom de Vénus, car ils reprennent les épithètes de la déesse en ses différentes attributions (Limenitis protectrice des ports ; Pontia protectrice de la mer ; Acraea protectrice des lieux élevés ; Euploea de la navigation ; Nymphidium protectrice des mariages ; Melanitis de la nuit ) et en ses différents sanctuaires (à Colias, à Paphios, à Amathus en Chypre, sur le mont Kastion, sur le mont Erix, en Cnide —doritis la bienfaitrice—) ou selon le nom de ses courtisanes (Thaïs, Argennus, Neptis sa petite-fille, voire même Vanessa de Swift) ou selon ses qualités (Urania la céleste, Morpho aux belles formes ou aux formes changeantes, Apatura la trompeuse, Mechanitis l'ingénieuse à ourdir des ruses).

 

 

 3.  Nom d'espèce : Apatura ilia ([Denis et Schiffermüller], 1775).

 

a) Description originale

      Papilio ilia, [Denis, J. N. C. M. & Schiffermüller, I.] 1775. Ankündung eines systematischen Werkes von den Schmetterlingen der Wienergegend, herausgegeben von einigen Lehrern am k. k. Theresianum.. Vienne. 322 pp. page 272.

Dans leur ouvrage bilingue latin-allemand, ce papillon est présenté, à la suite du Papilio iris (Linné) comme suit :

    Bandweidens Raupen (Salix viminalis). Bandweidens — — P. ilia

Les auteurs le classent dans leur groupe H intitulé,  Hörnerraupen* Larvae cornutae. Schielende Falter**. Papiliones versicolores. Les Changeants (Mus. Richt.). 

* Chenille à corne. ** Papillon qui louche ?? J'ai été amené à penser que, dans la langue de l'époque, "schielende"  peut se traduire par "miroitant" peut-être par le sens "qui fait cligner les yeux" ?

 

 

— Description commune des trois espèces Iris, Ilia et Jole : 

Der Leib dieser Raupen  hat fast eben die gestalt, wie der vorhergehenden ; zeigt einige blaßgelben Querstriche, und endet sich in zwo kleine Spitzen ; der Kopf ist vorne platt abgeschnitten, oben mit zwei langen, geraden, am Ende doch stumpfen oder zweitheiligen Hörnern verschen. Die Verwandlung geschieht in eine grüne, zusammengedrückte Pupe, die nur mit dem hinterleibe angehäftet, mit dem in zwo Spitzen auslaufenden Kopfe senkrecht hängt. Die Falter haben nur 4 Füsse, auf denen sie stehen ; die Flügel sind ein wenig ausgeschweifet und gezähnet ; ändern meistens nach verschiedener Wendung die dunkelbraunen farben ins Blaue ; die untern haben nahe am Innenwinkel ein Aeugchen.(*)

 (*) Die erste und zweite Art haben auch an den Oberflügeln eine Augenmackel ; doch seine zeigt sie insgemein (sans exception) nur auf der Unterseite deutlich, diese jedesmal auch auf des Oberseite. An der Unterseite der Unterflügel hat die zweite Arte immer ein sehr vollkommenes Aeugchen mit einem blaulichten Sterne und ockergelben Außenringe, daneben noch ein oder mehr blasse, verwischten Aeugchen ähnliche Fleckchen : Die erste Arte entgegen hat daselbst in dem rothbraunen das schneeweiße Querband beschränkenden Streite allein eine länglichte blaßblaue ungleich schwarzgerandete Mackel. Die dritte seltnere Art hat nicht nur kein Aeugchen (Äugchen = petit œil) an den Oberflügeln, sondern auch ganz keinen Querstreit oder beträchlichen Flecken ; und ist denn sehr sichtbar unterschieden. Die erstern zwo Arten könnte man leichter vermengen ; aber wir haben nun schon, durch was sie sich standhaft voneinander unterscheiden, einigermassen angedeutet. Das weiß, unten gezähnte, beidersets rothbraun beschränkte Querband, das bei der zweiten Art nur blaßgrau ist, und gegen den Untenand sanft in den gelbgrauen Grund verfließt, fällt vorzüglich in die Augen.

 

Runmehr haben wir noch anzumerken, daß wir in der zweiten Art alle jenen Falter zählen, welche die Unterseite der Unterflügel auf die erwähnte Weise sanfter graulicht haben ; obschon einige derselben auf der Oberseite schwarzbraun, und blauschielend sind mit weißem Querbande vergleichen H. Poda n°22 (P. Iris) zu beschreiben scheint ; andere gelbbraun und violetschielend mit safran- oder ockergelben Mackeln und Bande, davon Rösel Tom.3 t.42 f. 3-4 schildert ; wieder andere nicht schielend grauscharz oder dunkelbraun mit weißlichtem, und noch andere bräunlichtgelb mit bleichgelbem Querbande. Wir haben auch von diesen Lßtern einige aus ihren Raupen und Pupen erhalten ; aber nie einen genugsamen Grund gefunden sie als verschiedene Arten anzusehen. Einige von unsern die Untersuchung der Insecten liebenden Freunden sind doch andrer Meinung ; wir denken ebenfalls die Sache noch mehr zu untersuchen, und geben die hier unterdessen engeseßte Zahl der Arten nicht für gänzlich bestimmet aus.

  -Traduction Google corrigée. Le corps de ces chenilles a presque exactement la même forme celles du groupe  précédent, mais montre quelques touches de couleur jaune pâle, et se termine par deux petits pics, la tête est tournée vers coupés à plat, donnez loin supérieure avec deux longues, droites, à la fin, émoussés ou deux cornes saints. Elle se  transforme en une chrysalide verte comprimé angehäftet qu'avec le Leibe de derrière, suspendu verticalement avec le expirant en tête deux pics. Les papillons ont seulement 4 pattes, sur lequel ils se tenir debout, et les ailes sont un peu ausgeschweifet et gezähnet, changer principalement par divers tour la couleur brun foncé du bleu, l'aile inférieure a  avoir près de l'angle intérieur d'un petit ocelle.(*)

 

 (*) Le premier et le deuxième type pourrait aussi être les ailes supérieures un Augenmackel , mais ses spectacles qu'ils sans exception que sur le fond clair , ce toujours sur le dessus. Au bas de l'aile a la seconde Arte toujours un Aeugchen très parfait avec des étoiles bleues lumineuses et ocre bagues extérieures jaunes , en outre, un ou plusieurs pâle , brouillé Aeugchen endroit similaire : la première Arte contraire le fait dans le brun rougeâtre , la contre- bande de neige blanc limiter tracas seul un länglichte bleu pâle non - cerclées de noir Mackel . Le troisième type rare a non seulement pas Aeugchen ( Äugchen = petit oeil ) sur les ailes supérieures , mais aussi tous les pas de différend croix ou remarquablement élevé degré de salissure , et il est très visible distinction . Les anciens , deux espèces , on pourrait se mélangent facilement, mais nous avons maintenant vécu ce qu'ils diffèrent fermement , dans une certaine mesure indiquée . Le blanc , en baisse de dents , les deux ensembles bande transversale brun rougeâtre limitée , qui est seulement un gris pâle dans le second type , et doucement s'écoule contre la Untenand dans le sol gris-jaune , tombe surtout dans les yeux .

Aidez-moi à améliorer cette traduction !    

— Répartition et plante-hôte : 

— La plante-hôte de P. ilia est  indiquée par D. et S.: Salix viminalis. C'est l'osier vert, osier des vanniers.

  — Localité-type : "Umgebung von Wien", dans les environs de Vienne, selon la précision donnée par le titre de l'Ankündung de Denis et Schiffermüller.

Selon Dupont et al.:  Cette espèce a une répartition eurasiatique de la péninsule Ibérique au nord-est de la Chine. Elle est aussi présente en Corée. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Salicaceae, principalement Populus nigra L. 

 

b) Synonymes (Muséum-INPN) et Sous-espèces.

Apatura barcina Verity, 1927 
Apatura ilia barcina Verity, 1927 
Apatura ilia ilia ([Denis & Schiffermüller], 1775) 
Papilio ilia [Denis & Schiffermüller], 1775

 

LERAUT retient la présence de deux sous-espèces en France :

- ilia [Denis & Schiffermüller], 1775.

- barcina Verity, 1927. Localité-type : Sant Antoni Villamajor, Catalogne, Espagne.

 

Apatura ilia barcina Verity, 1927

Verity, R. 1927. "Notes sur quelques Rhopalocères d'Espagne [Lep.]". Bulletin de la société entomologique de France, 1927: 172-176. page 176  :

      A S.-Antoni de Villamajor (Barcelone) Querci a capturé le 20 juillet une race qui se distingue par sa petite taille et en ce que les espaces du dessus sont blancs, tandis que le revers est largement teinté d'un fauve chaud, clair et vif, tel qu'on le voit assez souvent chez la forme fauve clytie : race barcina 

Le nom de la ville de Barcelone dérive du terme de Barcina, et de son nom latin Barcino, onis (Pline), mais l'épithète choisi par Verity relève plutôt du sens de l'adjectif espagnol -barcino, "se dit d'un animal aux poils à la fois blanc et brun ou rouge". (Diccionario Manual de la Lengua Española Vox. © 2007 Larousse Editorial, S.L.)  

Forme Ilia ssp. ilia f. clytie.

Pour Doux et Gibeaux,

"Il existe une forme clytie Denis & Schiffermüller, 1775, dite "le Mars orangé", chez qui les deux paires d'ailes sont largement envahies de jaune fauve. Cette forme affecte un nombre variable d'exemplaires au sein d'une même population. "

 

Denis & Schiffermüller sont les auteurs de la description de cette forme sous ce nom "clytie", mais l'information ne figure qu'à l'avant-dernière page de leur Ankündung, au chapitre Nachtrag zum Schmetterlingeverzeichnisse (Supplément au Catalogue des Papillons) à la page 321 :

 

Für die 2te Art der Familie G haben wir verschiedene Falter als blosse Abänderungen angeseßet ; (man sehe dort, 170 und 171 Seite die Anmerkung) ißt finden wir doch viel wahrscheinlicher, daß jene Stucke, die ein safranfarbenes Querband haben, und veilblau schielen, von denen, die ein weißes Band, und in gewisser Wendung eine hochblaue, sonst eine schwarze farbe zeigen, der Art nach, verschieden sind . Denn auf was könnte sich sonst die so standhafte Verschiedenheit der farben gründen ? Auf den Unterschied des Geschlechts dachten wir einst selber ; aber nunmehr haben wir von beiderlen schlielenden Stücken eine beträchtliche Sammlung gemacht, und bemerket, daß sie sämmtlich (30. und mehr) nicht eines ausgenommen, Männchen, im Gegentheile alle nicht schielende, Weibchen sind, und daß diese sich ebenfalls in schwarzbraune ober schwarze, und in bräunlichtockergelbe theilen, von denen jene ein weiß Band, diese ein safrangelbes, ganz wie ihre Männchen, haben. Die Raupe der leßter fanden wir auf Saalweiden (Salix Caprea) : daher sie Saalweidenfalterraupe, im lateinischen etwa Clytie heißen könnte. 

-Tentative de traduction sous toutes réserves: Pour la 2ème espèce de la famille G [P. ilia] nous avons considéré différents papillons comme de simples variations; (voir la note page  170 et 171) Mais nous pensons beaucoup plus probable que  les spécimens qui ont une bande transversale de couleur safran, et bleu-violet miroitant sont différents des espèces qui une bande blanche, sur un fond bleu , ou montrent sinon une couleur noire. Pour ce que pourrait établir par ailleurs la variété si ferme de couleurs ? Nous avons pensé nous-même aux diiférences dues au sexe, , mais maintenant nous disposons d'une collection considérable de ces papillons miroitants, et il est évident qu' ils sont tous ( 30 et plus ) sans une exception, des mâles, alors qu'au contraire tous les non-miroitant sont des femelles et que parmi celles-ci  également elles se séparent en celles qui qui ont une bande blanche sont et qui sont noir brun noir au-dessus , et dans bräunlichtockergelbe et en celles qui sont jaune safran , tout comme leurs mâles. Nous avons trouvé la chenille de cette dernière sur le saule Marsault (Salix Caprea)  : par conséquent, elle pourrait se nommer Chenille du Saule, et par exemple en latin Clytie.

 

      J. Hübner a décrit cette forme comme une espèce distincte en 1779 dans son Sammlung europäischer Schmetterlinge page 19 : Zittelpapelfalter* Papilio Clytie, ♂ 113-114. avec comme synonyme Iris lateus d'Esper et l'Iris lutea de Bergk.

* Zitteklpapel = peuplier tremble

http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/27/mode/1up

Ce nom a été employé par Schrank, Fauna boica (2), 1 p. 187  par Schneider, Papilio clytia.

 

Hübner : Papilio  Ilia (115-116) et Iris ( 117-118) : image BHL lib.

    n54_w617

  Hübner Fig. 111-112 : "Rhea" . Fig. 113-114 : Clytie.    Image BHL lib.                           

    n52_w617

 

c) Origine et signification du nom ilia. 

          

— Spuler (1903-1910) page 14.

Stammutter der Römer, Mutter von Romulus und Remus.

 -Trad. : Ancêtre des Romains, mère de Romulus et Rémus.

 

— Janssen (1980) page 39.

      Letterlijk "de Trojaanse" ; bijnaam van Rhea Silvia, de moeder van Romulus (stichter van Rome) en Remus. Zij stamde af van Enaeus, zoon van koning Priamos van troje. Deze stad werd door de Grieken "Ilion" en later door de Latijnse schrijvers "ilium" genoemd.

 -Trad. :  Littéralement " La Troyenne", surnom de Rhéa Silvia, mère de Romulus (fondateur de Rome) et Rémus, car elle descendait de Énée, fils du roi Priam de Troie. Cette ville a été appelé par les Grecs "Ilion" et plus tard par les écrivains latins "ilium".

— Glaser (1887) page 121 :

"Ilierin", Zuname d. Rhea Silvia, d. tocht. d. Kön. Numitor.

 -Trad. :  "Ilierin", surnom de Rhea Silvia, la fille du roi Numitor.

 

— Ramann (1870-1876), page 51 :

...war die Tochter des Numitor auch unter dem namen Rhea bekannt und die Mutter von Romulus und Remus.

 -Trad. : ... était la fille de Numitor, connue sous le nom de Rhéa et mère de Romulus et Rémus.

— Spannert (1888) page 31 : 

Beiname der Stamm-Mutter der Römer, Rhea Sylvia, die den Romulus und Remus gebar.

      -Trad. : Épithète de l'ancêtre des Romains, Rhea Silvia, qui a donné naissance à Romulus et Rémus.

 

— Doux et Gibeaux (2007) page 222 :

 Ilia, première mère de tous les Romains, mère de Romulus et Remus.

 

— Perrein et al. (2012) page 265:

   Ilia est le nom souvent porté par Réa Sylvia qui, aimée de Mars, enfante Romulus et Rémus, les jumeaux légendaires de la fondation de Rome. Le Petit Mars changeant est le nom donné au mâle par Engramelle (1779), qui nomme également les Petit et Grand Mars orangés pour les mâle et femelle de la forme clytie.

 

 

— Hans-A. Hürter (1998) page 195:

   Schiffermüller hat über seine namensgebung nichts hinterlassen. Betrachtet man aber seine Tagfalternamen insgesamt, so ist festzustellen, daß von 32 in Forster-Wohlwahrt II enthaltenen Artnamen oder Synonymen, die von ihm stammen, allein 22 (68,8%) der Antike entnommen sind, wie z.B  polyxena, manto,  medusa, alcyone,  pandora,  helle oder adonis. das weist ihn als guten Kenner des Altertums aus. 

So darf angenommen werden, daß er mit dem Namen ilia die Ilerinb, die trojanerin, die tochter des Äneas, also Rea Silvia meinte.

 -Trad. Schiffermüller n'a fourni aucune explication sur les noms qu'il a créé. Toutefois, compte tenu de la totalité de ses noms de papillons, il convient de noter que parmi les 32 noms ou synonymes qui viennent de lui dans le recueil de Forster-Wohlfahrt* vol.II , 22 (68,8%) sont empruntés à l'Antiquité, comme polyxena, manto,  medusa, alcyone,  pandora,  helle ou adonis ce qui témoigne de sa bonne connaissance des Anciens. comme un bon connaisseur de l'antiquité. 

 Donc, on peut supposer qu'il a désigné par le nom ilia  "ilierin", la Troyenne, la fille d'Énée, aussi connue sous le nom de  Rhea Silvia.

* W. Forster et T.A Wohlfahrt 1976  Die Schmetterlinge Mitteleuropas vol. II; Rhopalocera et Hesperiidae, Stuttgart.


Ma discussion étymologique .

      a) Le consensus est établi pour relier l'épithète spécifique ilia avec le surnom Ilia de Rhéa Silvia : l'article de Wikipédia nous fournit les données nécessaires sur ce personnage de l'antiquité romaine, celles qui ont été rappelées peu ou prou par tous les auteurs précédents: 

 

  "La vestale Rhéa Silvia, aussi appelée llia donne naissance à Romulus et Rémus avec Mars (dieu de la guerre). Horace raconte que Rhéa Silvia voit en songe Romulus et Rémus peu avant d'accoucher, sous l'aspect de palmiers aux branches majestueuses se dressant vers le ciel.

Petite-fille du roi Procas et fille de Numitor, Rhéa Silvia est élevée à la dignité sacerdotale de vestale dans la ville d'Albe-la-Longue par son oncle Amulius qui a usurpé le trône albain.

Le but de la consécration à Vesta est de la priver de descendance. Tite-Live affirme d'ailleurs que, par la même occasion, Amulius tue Lausus, le fils de son frère Numitor. Malgré son statut de prêtresse de Vesta qui la condamne à une rigoureuse chasteté, le dieu Mars vient la voir en rêve durant son sommeil et lui donne deux jumeaux, Romulus et Rémus. Selon Tite-Live, le cruel Amulius fait alors emmurer la vestale et condamne les nourrissons à être jetés dans le Tibre, dont ils sortiront miraculeusement indemnes, avant de venir se venger de l'usurpateur plusieurs années plus tard." (Wikipédia consulté le 18/02/2014

                                     rheasilvia.png

 b) Hans-Arnold Hürter nous fait progresser de façon plus originale en situant ce zoonyme au sein de l'onomastique de Denis et Schiffermüller et en calculant que près de 70% des noms de ces auteurs proviennent de l'Antiquité. Ce point avait déjà été souligné par Emmet à propos d'autres noms.  J'avais procédé à la même étude, en partant cette fois de la liste des noms que propose Animalbase (702 noms Denis, 1775, dont 48 Papilio), et j'obtenais 89 % de noms tirés de la littérature antique, et 60% issus des œuvres de Virgile.  Onomastique virgilienne et zoonymie des rhopalocères (papillons).

 Face à un zoonyme créé par Denis (ce professeur de Belles-Lettres est plus probablement à l'origine des noms, alors que son collègue Schiffermüller, professeur d'architecture et donc de dessin, prenait en charge les collections et l'iconographie), il existe donc près de 9 chances sur dix qu'il fasse référence à un auteur grec ou latin, et 6 chances sur dix qu'il s'agisse de Virgile.

c) Les  auteurs latins qui sont les sources du récit de la fondation de Rome et du personnage de Rhéa Sylvia sont Quintus Flabius Pictor (v. 20 av.J.C), Quintus Ennius (239-169 av. J.C), Virgile (70 av-19 av. J.C) dans l'Énéide puis Tite-Live (59 av.-17 ap. J.C) dans son Livre I de son Histoire de Rome (Ab urbe condita Libri,  et enfin Ovide (43 av. J.C- 17 ap. J.C). Je m'intéresserai à Ennius, Virgile et Ovide.


Quintus ENNIUS (239-169 av. J.C) écrivit ses 18 Livres en hexamètres dactyliques, modèle que suivra Virgile. Seuls des fragments nous sont parvenus, grâce à Cicéron : le plus long de ces fragments est précisément celui du "Songe d'Ilia".

Cicéron dans son De divinatione I ; 20, 40, rappelle à son interlocuteur le Songe de la vestale Ilia des Annales d'Ennio Livre I : Ilia Aoneae filia sororem adloquitur Le Songe d'Ilia : Ilia, fille d'Énée, s'adresse à sa sœur :

 

Excita cum tremulis anus attulit artubus lumen, 32

Talia commemorat lacrimans, exterrita somno:

'Eurudica prognata pater quam noster amavit,

Vires vitaque corpus meum nunc deserit omne. 35

Nam me visus homo pulcher per amoena salicta

Et ripas raptare locosque novos: ita sola

Postilla germana soror, errare videbar

Tardaque vestigare et quaerere te, neque posse

Corde capessere: semita nulla pedem stabilibat. 40

Exin compellare pater me voce videtur

His verbis: "o gnata, tibi sunt ante ferendae

Aerumnae, post ex fluvio fortuna resistet."

Haec ecfatus pater, germana, repente recessit

Nec sese dedit in conspectum corde cupitus, 45

Quamquam multa manus ad caeli caerula templa

Tendebam lacrumans et blanda voce vocabam.

Vix aegro cum corde meo me somnus reliquit.'

 

 

 -Trad. "Lorsqu'en hâte la vieille aux membres tremblants eut apporté la lumière, alors tirée par la peur de son sommeil, en pleurant, fait ce récit : « Fille d'Eurydice, que notre père a aimée, la force et la vie abandonnent maintenant tout mon corps. Car un bel homme m'a paru m'emporter à travers de riantes saussaies, des rives et des lieux inconnus : ainsi, demeurée seule après cela, ô ma sœur, je croyais errer et lentement te suivre à la trace et te chercher, et ne pouvoir te saisir dans mon esprit : aucun sentier n'étayait mon pas. Puis voilà que mon père me semble m'adresser la parole en ces termes : « Ô ma fille, il te faut d'abord supporter des épreuves, puis au sortir du fleuve, ta fortune s'établira ». Après ces mots, mon père, ô ma sœur, s'en alla tout à coup et ne se rendit plus à ma vue, lui que je désirais en mon cœur revoir, et cela malgré toutes les prières que je faisais en tendant les mains vers les espaces bleus du ciel, en pleurant et en l'appelant d'une voix caressante. Le cœur malade, le sommeil vient de me quitter." (Trad. J. Heurgon, 1960)

 

      Rhéa Sylvia ou Ilia, Théâtre romain de Carthagène :

 

                                      200px-Rea_teatro_romano_cartagena.jpg

VIRGILE

 Dans le livre VI de son Énéide, vers 777-778, Virgile mentionne la mère de Romulus en la nommant Ilia, afin de souligner qu'elle est la fille d'Énée:

Quin et auo comitem sese Mauortius addet

Romulus, Assaraci quem sanguinis Ilia mater

 -Trad. "Et puis s'y ajoutera, associé à son aïeul, le fils de Mars,

      Romulus que mettra au monde Ilia, du sang d'Assaracus,." (Bibl. Classica Sel.)


OVIDE

Dans ses Fastes, III, 15-30 Ovide reprend le thème du Songe d'Ilia : il raconte la rencontre de Mars et de Silvia et le songe prémonitoire qui avertit la vestale de la naissance des jumeaux menacés de mort par Amulius et sauvés par une louve et un pivert, oiseau de Mars. Cert

es, elle est ici nommée Silvia, mais le poète fait bien mention des feux d'Ilion pour rappeler son surnom.

La vestale Silvia (pourquoi en effet ne pas partir de là ?) était allée, un matin, chercher de l'eau pour laver les vases sacrés.

Un sentier en pente douce l'avait amenée à la rive escarpée : elle posa à terre l'urne d'argile qu'elle portait sur la tête ; fatiguée, elle s'assit   par terre, offrant au souffle des brises son sein découvert, et recoiffa ses cheveux désordonnés.

Assise à l'ombre des saules*, elle s'assoupit, bercée par les chants des oiseaux et le léger murmure de l'eau. Un doux sommeil furtivement glisse sur ses yeux vaincus et de dessous son menton, sa main mollement retombe.

Mars la voit ; sitôt vue, il la désire ; sitôt désirée, il la prend, et son pouvoir divin lui permet de dissimuler sa ruse. Le sommeil quitte Silvia, qui reste étendue, gravide ; c'est sûr, dans ses entrailles vit déjà le fondateur de la ville de Rome. Alanguie elle se relève, ignorant le pourquoi de sa langueur, et, appuyée contre un arbre, elle formule ces paroles :"Puisse la vision de mon sommeil m'être utile et propice : cette vision n'était-elle pas plus claire qu'un songe ?

Je me tenais près des feux d'Ilion ** quand, glissant de mes cheveux, ma bandelette de laine tomba devant le foyer sacré. D'elle, en même temps, deux palmiers surgissent, admirable prodige : l'un des deux était plus grand, ses lourdes branches couvraient tout l'univers, et le sommet de sa cime atteignait les étoiles.

*dum sedet, umbrosae salices volucresque canorae

**Ignibus Iliacis aderam cum lapsa capillis (v.29).

 

  Un professeur de lettres du XVIIIe siècle, jésuite de surcroît, chargé d'enseigner les bases de la littérature, se devait de connaître parfaitement ses auteurs latins ; lorsqu'il exerçait sa charge au sein de l'Académie Impériale du Theresianum de Vienne, afin de préparer les enfants de l'élite viennoise à occuper les plus hauts postes de l'administration et de la diplomatie, il devait surpasser cette exigence. Lorsqu'enfin il s'agissait de Johann Nepomuk Cosmas Michael Denis, alias Sined le Barde, couronné des palmes de la poésie, les œuvres d'auteurs comme Cicéron, Virgile et Ovide devaient être si bien assimilées qu'elles formaient le terreau naturel de toute création. Enfin, la légende de Mars et Rhéa Silvia était si connue qu'elle avait inspiré un tableau de Rubens en 1616-1617. 

   J'ai montré  Rimes et échos dans l'onomastique des rhopalocères du Wiener Verzeichniss de Denis & Schiffermüller 1775 que dans le choix des noms, Denis se payait le luxe d'une écriture à contrainte témoignant, par cette imitation par hommage que l'on nomme mimesis, de son admiration pour ses prédécesseurs en entomologie, Linné et Scopoli.

  Dans cette série des Papiliones versicolores, Linné sert de modèle avec son Papilio Iris de 1758. Michael Denis qui s'est donné comme contrainte et hommage de choisir ses noms dans l'œuvre de Virgile, (présent deux fois en épigraphe dans le frontispice) s'impose de chercher un nom ayant la même initiale et le même nombre de lettres que Iris. Il pense aussitôt à Ilia et à Iole (3e Églogue). De plus, il connaît le nom qu'a choisi le français Geoffroy en 1762, "Le Mars", pour ces Papillons versicolores. Il connait aussi, avec Schiffermüller, quelle est la plante-hôte de l'espèce, puisque ce sont eux qui la décrivent pour la première fois : c'est le saule. Il jouit donc de cette jubilation secrète de donner à ce nouveau papillon proche du Papilio Iris de Linné le nom de la troyenne Ilia, qui s'unit au dieu Mars "dans une charmante prairie de saules" (Ennius, per amoena salicta) ou "assise à l'ombre des saules" (Ovide, dum sedet, umbrosae salices volucresque canorae). 

 Quatre lettres et un I initial comme l'Iris Linné, une allusion à Mars, une autre aux saules, et un hommage à Virgile : voici les cinq bonnes raisons de choisir Ilia comme zoonyme pour l'une des plus belles espèces que les "Thérésiens" découvrirent près de Vienne.

 

Mars, Ilia, ...et le saule : mosaïque d'un immeuble d'habitation de l'ancien port de Rome, Ostie image http://www.ostia-antica.org/regio1/19/19-6.htm (Mars fut séduit par la beauté de la jeune fille alors qu'elle se rendait à une fontaine chercher de l'eau pour laver les objets du culte dans un bois sacré qui lui était dédié).

 

19-6_2.jpg

 


 

      d) Origine et signification du nom Clytie.

 

— Doux et Gibeaux (2007),

 " Clytie : nom d'une Néreïde (Spuler, 1901-1908 :14). Il s'agit vraisemblablement de Clytia (Klutia), fille d'Oceanos et de Téthys. Apollon l'avait séduite, puis abandonnée pour Leucothoë. Clytia dénonça sa rivale : Apollon la métamorphosa en héliotrope." 

— Discussion.

Clytie est, dans l'Antiquité, soit une Océanide, soit Clytie la Pandarie, fille de Pandarée, soit, surtout, la nymphe Clythie amante d'Apollon dans le Livre IV (167-273) des Métamorphoses d'Ovide.

Dans ce récit, Leuconoé, la seconde des Minyades, commence par raconter comment le Soleil (assimilé à Apollon), ayant surpris l'adultère de Mars et Vénus, avait dévoilé la chose à Vulcain, le mari de la déesse, et comment ce dernier, à l'aide d'un filet invisible, avait piégé les amants, les exposant à la risée de tous les dieux. (4, 167-189)

Vénus, ulcérée de ce vilain tour, veut punir le Soleil en lui inspirant une passion exclusive et dévorante pour une jeune fille de Perse, Leucothoé. Oubliant ses nombreuses conquêtes, dont Clytie, le dieu s'introduit chez sa bien-aimée sous les traits de sa mère Eurynomé, et abuse d'elle contre son gré. (4, 190-233)

Clytie, rivale délaissée, raconte calomnieusement au père de Leucothoé que sa fille s'est déshonorée ; celui-ci aussitôt la punit en l'enterrant sous un tas de sable. Malgré tous ses efforts pour ranimer sa bien-aimée, le Soleil ne peut que la métamorphoser en arbre à encens. Quant à Clytie, elle dépérit de désespoir, et est métamorphosée en tournesol, afin de continuer à suivre la course de son amant dans le ciel. (4, 234-273).  

  A la différence des noms Ilia et Iole, cette dernière création ne répond pas aux règles d'imitation de Linné ou de citation de Virgile. En outre, on ne trouve aucun rapport avec la plante-hôte, le Saule. Mais il a été sans-doute choisi au dernier moment, celui de tous les Suppléments, alors que les deux jésuites viennois avaient perdu leur poste de professeurs au Theresianum ; ils étaient probablement moins enclins aux jeux littéraires.


Buste de Clytie émergeant d'un Tournesol, George Frederic Watts, Clytie (1867-68)

http://aurorartandsoul.com/tag/john-william-waterhouse/

 

                                  18-george-frederic-watts-clytie-1867-68.

 


 

                       Archéo-taxonomie.

 

 

1°) La première illustration que j'ai trouvé est celle de  Roesel : 

—Version allemande 1746Insecten Belustigung volume 3 page 251 tab.42 page 251  

Der Monatlich herausgegebenen insecten Belustigung Zwei und Vierzigste Supplements Tabelle. Der zu den tagvögeln der ersten classse gehörige, ungemein schöne Schillervogel. Tab. XLII.

— Version néerlandaise par Kleemann, De Natuurlyke historie der Insecten Eerste Deel 1764-1768 page 298 .

De schoone Veerschyin Vlinder

§1. Ob mir gleich von diesem ausnehmend schönen Tagpapilion, aus anderer Schriften, gar nichts bekannt its, als daß er in dem Museo Richteriano, p.336. Unter die grösseren tageSchmetterlinge gesetzet, und daselbst  " Papilio , coloribus varians. Iris dictus, ex quercu. Eichen Schmetterling ; le Changeant : der Regenbogenfarbigte Schmetterling", genennet werde ; ob mit auch gleich aus meiner eigenen Erfahrung, von seiner historie wenig wissend ist : so hab ich es doch, eben um seiner Schönheit willen, der Mühe werth zu seyn erachtet, denselben, in so ferne ich ihn kenne, zu beschreiben

Attention : l'espèce que Roesel représente en illustration est  Ilia, (Apatura ilia  présente à l'aile antérieure un ocelle orange centré de noir qui le différencie d'Apatura iris)  mais en 1746, ni ilia ni iris n'ont encore été décrits :  . 

 

            n298_w372

 

Roesel, Tome IV planche XXXI fig. 6 : la chenille.    

Description même volume page 213 :

                    roesel-tome-IV-pl-XXXI-chenille-apatura-ilia.png

 

2°) Les auteurs après la description de D.& S. 1775 : progression de la taxonomie.

      En 1758, on ne connaît qu'une seule espèce, et on décrit sous le même nom nos Apatura iris, ilia, metis, et leurs sous-espèces. Enfin, les Genres n'existent pas. En 1775, lorsque Denis et Schiffermüller décrivent l'espèce ilia, ils décrivent aussi la chenille, et la plante-hôte ; par-contre, leur texte n'est pas accompagné d'illustrations. Il reste donc à placer ces espèces sous un genre, à donner les illustrations des imagos et des formes préalables sous leur nom juste, à décrire l'œuf, et les formes ou variétés.

a) Le genre Apatura nommé par Fabricius en 1775 n'a pas été adopté immédiatement, et Latreille classa cette espèce sous son genre Nymphales. Le genre Apatura a été utilisé par Leach, puis décrit complètement par John Curtis en 1831, avec Iris comme espèce-type.

John Curtis 1831 . British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.

Image BHL 338

b) les illustrations, chenille, crysalide, forme clytie  :

Roesel, on l'a vu, a donné une illustration de ce papillon en 1746, mais avant sa description par D.& S. 

— Les premières illustrations de l'espèce sous son nom d'ilia, de ses formes sexuelles, de la chenille et de la chrysalide, sont données  par Engramelle en 1779. Cet auteur donne aussi, sous le nom de Petit Mars orangé, la description et l'illustration de la forme clytie. La même année, Hübner donne également des illustrations des deux formes. Hübner, Pap. Tab 25 fig. 115-116 P. Ilia ♂.  Idem, tab. 24 fig 113-114 P. Clitie ♂

— Le saule n'est pas la seule plante-hôte :  les peupliers (peuplier et tremble) sont mentionnés par Latreille, puis Godart en 1821, puis Duponchel en 1849.

— Les œufs sont mentionnés, et donc connus, mais non décrits, par Godart en 1821.

 

c) Autres références :

Panz. Fauna Germ. 79.24 Papilio ilia

Herbst, 1794  Pap. Tab.226.fig. 5 ♂ . Idem,  tab.228 fig.5.6 ♂. Idem tab.229 fig.1.2 ♀

Herbst, Papilio iris rubescens,

Herbst, Pap. Tab. 227 3-6 : Papilio iris lutea.

Bergstrasser  Nomenklatura tab 33 fig.3-4 ♂. Idem  tab. 34 1-2 ♂, var. Idem, tab.64 fig.1 ♂ var. Idem, tab.69 fig.1-2 Idem, Icon Pap ; diurnes dec.3 tab. I fig. 1-2.

Donovan, 1793  Nat. Hist. 2 Planche 37 Papilio iris

Lang, Verz 2 page 29 n°209-211 P. ilia

Lang, Verz. Page 29 n° 205-208 P. Eos

Lang. Verz. Page 28 n° 200-204 P. Clythia.

 Schneider, Syst. Beschr. p. 136 n°70 P. ilia Id. page 137 n° 71 P. clythia. Id. page 138 n° 72. P. Eos.

Borkh. Pap. Eur. PartI p.8 et 195b part 2 p. 186 P. Iris ila. Idem, P. Iris lutea. Idem ; P. Iris rubescens

Schrank 1801  Fauna boica 2 part I p. 186 Man. Ilia. Idem n° 1321 Man ?. Julia. Idem, n° 1324 Man. Clytie.

Schaeffer, Icon. Tab. 152 fig.1-2 ♂, 3-♀var.

Scopoli, 1763 Ent. Carn p ; 153 n° 430 p ; Iris var.2. Idem p.156 Pap. Iris var.3

Ochsenheimer 1808 Pap. Eur. I p. 160 n°3 p. 161 var.A et p. 162 var B P. Ilia

 Fabricius 1793 Ent Syst III 1 110 340 P. N. Ilia

  Esper, 1829 Schmetterl I. tab XXXVII. Suppl. XIII fig.1 Pailio Iris varietas  page 346 ♂  et tab. XI f.2 ♀ page 139. P. Iris minor.

                    apatura-ilia-Esper-iris-varietas.png

 

 

      Hübner, das kleine Schmetterlingsbuch : Apatura ilia das kleiner Schillerfalter fig. 1 et 2 et Apatura Iris das Großer Schillerfalter fig. 3 et 4.  Image BHL lib

              n27_w497

 

 

 

 

 

 

 

              II. Noms vernaculaires.

 



I. Les Noms français.

 

1. Le Mars, Etienne-Louis Geoffroy, 1762.

— Le Mars, Étienne-Louis Geoffroy, 1762 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique Vol. 2 page 61

 Comme nous l'avons vu, en 1762, les espèces iris et ilia ne sont pas distinguées et seule l'espèce iris est décrite. Il me semble que Geoffroy a décrit Apatura ilia ; mais quoi qu'il en soit,  c'est dans cette description qu'il créa le nom vernaculaire "Le Mars", à priori en référence au dieu de la guerre, amant de Vénus (et séducteur d'Ilia-Rhéa Silvia). On le différenciera ce nom  en Grand Mars et Petit Mars pour  A.iris et A. ilia (bien qu'ils ne diffèrent que très peu de taille).    

 

2.Le Petit Mars changeant, Engramelle, 1779 .

—  Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 141 Planche 32 fig.64 e,f (le mâle) et n° 31 fig. 62 c,d (le femelle), et  dessinée par Ernst et gravée par J.J. Juillet. Planche 326 fig. 69 Supplément 15 fig. 62k Planche 5 3e Supplément fig. 64k.

 

 

La chenille de ce papillon est représentée dans deux positions différentes sous les figures 64 a. Sa tête est d'une structure singulière. Elle semble fendue en deux, comme on peut le voir dans celle à gauche de la Planche. Il en sort deux espèces de cornes jaunes chargées de tubercules d'un verd foncé. Son corps est d'un beau verd velouté, moins clair sur le dos que sur les cotés, et son ventre est jaune. Cinq petites bandes de la même couleur prennent naissance de chaque coté du ventre, & traversent les anneaux obliquement depuis le cinquième jusqu'au dixième. Outre ces cornes, il y en a deux qui semblent n'être qu'une suite des cornes, et qui s'étendent parallèlement jusqu'au milieu du dos.

 


3. Le Grand Mars orangé et le Petit Mars orangé, Engramelle, 1779

—Le Grand Mars orangé,  Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 140 Planche 31 fig. 63 a,b. page 271 Planche 69 Supplément 15 fig.63 c,d.

— Le Petit Mars orangé, Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 143 planche 32 fig.64 c,d,g. Page 144 planche 33 fig.66 a,b. Page 272 fig.70 Supplément 15 fig.63 e. Page 273, fig.64, h,i. Planche 5 3e Supplément fig.64 l.

 

 

 

4. Le Nymphale ilia  , Godart, 1819.

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 412 n°201

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

5. Le Nymphale Petit-Mars, Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821/1823,  page 125 n° XL planche 6 quart. peinte par Vauthier et gravées par Lanvin. 

 Godart réunit sous une seule espèce le "Petit Mars changeant" d'Engramelle, son Petit-Mars orangé", et son Grand-Mars orangé", de même que les papillons  ilia et clytie, après des expériences d'obtention des deux formes à partir d'œufs pondus par une seule femelle, ou de la constatation d'accouplement entre les deux formes.

 Il détaille les différences entre le Grand Mars iris et le Petit Mars ilia :

1°) L'œil du dessous des premières ailes se reproduit en dessus, à la prunelle près.

2°) La bande médiaire des secondes a le coté interne concave vers le milieu, au lieu d'avoir le coté externe dilaté en angle aigu.

3°) Cette bande est toujours plus pâle en dessous, et placée non sur du ferrugineux-foncé, mais sur du gris-verdâtre entre deux lignes brunâtres, dont la postérieure plus longue et plus large.

5°) Cette dernière ligne offre un point violâtre qui surmonte l'œil et la ligne antérieure est précédée du coté de la base d'un à trois points noirs.

 

...on le trouve sur le peuplier, le saule et le tremble, dont la chenille se nourrit.

 

      Image BHL Pl.6 quart fig.1

                  n188_w272

 

 Le nom de "Nymphale Petit-Mars" a été repris  Hippolyte Lucas (1834).

  Le Borgne de Kermorvan en 1836 (in E. Souvestre)  ne cite pas ce papillon dans sa liste des lépidoptères du Finistère : il le considère donc  absent de ce département.

 

9. Les chenilles.

  Duponchel 1849.

  —"Genre Apatura : Chenille ayant la partie supérieure de la tête divisée en deux longues pointes ou cornes divergentes ; le corps finement chagriné, s'amincissant postérieurement et se terminant en queue fourchue. Chrysalide comprimée latéralement, très renflée et carénée du coté du dos, avec la tête bifide ; suspendue seulement par la queue".

[Certes elles ressemblent à des limaces, mais] "ce qui rachète cette ressemblance qui n'est pas à leur avantage, c'est leur couleur d'un beau vert tendre et la manière gracieuse dont elles portent et meuvent leur tête, soit en marchant, soit dans l'état de repos".

"Leurs chenilles sortent de l'œuf au milieu de l'été, croissent très lentement, passent l'hiver engourdies sous quelques arbres, et se réveillent au printemps pour continuer de croître jusqu'au milieu de juin. Parvenues à cette époque à toute leur taille, elles se transforment en chrysalides. L'insecte parfait éclot quinze jours après, et se montre du 25 juin au 20 juillet."

— "Apatura ilia :  La chenille de cette Apature est d'un vert tendre, chagriné de jaune ou de blanchâtre, avec la tête plate, surmontée de deux cornes un peu plus longues qu'elle, épineuses, divergentes et bifides à leur extrémité. Les cornes, qui sont un prolongement des deux calottes hémisphériques de la tête, sont jaunes en dessus et vertes en dessous, avec leur extrémité rougeâtre. De ce dernier coté, elles sont en outre marquées dans toute leur longueur d'une ligne noire qui se prolonge jusque sur la tête. Les mandibules sont jaunes, et l'on remarque une petite tache brune sur chaque joue. Le corps offre de chaque coté, à partir du milieu jusqu'à l'anus, cinq lignes obliques, tantôt jaunes et tantôt blanches, dont la supérieure forme relief et se termine dans le haut par une épine couchée sur le milieu du dos.. On voit en outre deux lignes parallèles jeunes, lesquelles partent des cornes et se prolongent en mourant jusqu'au cinquième anneau. Toutes les pattes sont d'un vert-bleuâtre, comme le dessous du corps, et la pointe de la queue sont jaunes.

La chrysalide est d'un vert pâle tirant sur le bleuâtre dans sa partie inférieure, avec la carène, les deux cornes de la tête et le bord de l'enveloppe des ailes, blanchâtres ou d'un jaune clair.

La chenille du Petit Mars vit sur les différentes espèces de saule et de peuplier. On la trouve parvenue à toute sa taille vers le 15 juin ; mais elle est difficile à découvrir, à cause de sa couleur qui se confond avec celle des feuilles ; D'ailleurs elle se tient presque toujours sur les branches les plus élevées Ce n'est donc qu'en donnant un fort ébranlement à l'arbre qui la nourrit, qu'on parvient à en faire tomber quelques-unes.

Cette espèce se trouve dans les bois humides, mais plus fréquemment dans les prairies plantées de saules et de peupliers. Elle est très commune dans les environs de Paris, principalement à la Glacière, le long de la rivière des Gobelins. La véritable époque de son apparition et du 25 juin au 10 juillet. La variété orangée est plus commune certaines années que celle à bandes blanches. 

"Apatura ilia  ", Iconographie et histoire naturelle des chenilles Planche XXV fig. 70  par Dumenil, gravée par Dupréel.

                   Apatura-ilia-chenille-duponchel-planche-25.png

 

 

 


10. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "Le Petit Mars changeant" et accepte comme nom accessoire "Le Petit Mars" et "Le Miroitant". Ce dernier nom est tiré de l'ouvrage du suisse Raphy Rappaz, 1979 : Les Papillons du Valais (Macrolépidoptères). R.Rappaz édit. Sion. C'est une simple traduction de l'allemand "Schiller".

    Dans le même temps, Gérard Chr. Luquet donnait à l'ensemble de la sous-famille des Apaturinae le nom de "Mars", nom qu'il intégrait dans les noms vernaculaires des espèces Le Grand Mars changeant, Le Petit Mars changeant (A. ilia), Le Mars orangé (A ilia f. i. clytie) et Le Mars danubien (A. metis).

 


11. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent les noms scientifiques de Apatura ilia Hübner, puis signalent que les variations de couleur ont valu aux Apatura , par "les anciens auteurs", le nom de "Mars changeant". Décrivant A. ilia après avoir décrit A. iris, ils mentionnent : "c'est encore un Mars changeant".

 


—Bellmann / Luquet 2008 : "  Le Petit Mars changeant" 

— Chinery / Luquet 2012  : "Le Petit Mars changeant"

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Petit Mars changeant".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 :" Le Petit Mars changeant ". 

— Lafranchis, 2000 : " Le  Petit Mars changeant" .

— Perrein et al. 2012 : " Petit Mars changeant".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 :  " Petit Mars changeant".

— Wikipédia : " Le Petit Mars changeant".


 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

      Le terme allemand "Schiller", qui décrit l'ensemble des Mars ou Empereurs, signifie "miroiter, chatoyer, avoir des reflets irisés".

Le terme anglais "purple" correspond à notre violet (comparer les couleurs illustrant les articles "Pourpre" et "Purple" de Wikipédia).

  L'espèce n'est pas observée en Grande Bretagne. Comme le raconte Barret en 1893 page 110, une chenille a été amenée pour identification au British Museum, déclarée trouvée sur un chêne en août 1869 dans le Berkshire ; élevée, elle produisit un A. ilia, mais lorsque Doubleday l'étudia danns les collections du Museum, il considéra qu'il s'agissait d'une forme asiatique. 

 

  • "Kleiner Schillerfalter" en allemand
  • "Kleine weerschijnvlind" en néerlandais
  • " Küçük Morimparator" en turc
  • "Mala preljevalica" en croate
  • "Mieniak strużnik" en polonais
  • "Lesser Purple Emperor " en anglais
  • "Batolec červený" en tchèque
  • "Kis színjátszólepke" en hongrois
  • "Dúhovec menší" en slovaque
  • " Øjeplet-iris" en danois
  • "Tornasolada chica" en espagnol
  • "Pikkuhäiveperhonen" en finnois
  • "Puošnioji vaiva" en lithuanien
  • "Liten Skimmerfjäril" en suédois


Langues celtiques  : pas de nom vernaculaire

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  •  en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "" en... gallois. 

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi European Butterfly and Moths http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

  14720437-hungary--circa-1959-a-stamp-pri

Usage éditorial uniquement L'utilisation de cette image dans une publicité ou à des fins promotionnelles est interdite Crédit éditorial: Droit d'auteur : Dmitro2009

      CZECHOSLOVAKIA - CIRCA 1966: A Stamp printed in the Czechoslovakia show the butterfly apatura ilia, circa 1966 - stock photo

 

 

 

 

         Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : apatura

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : apatura ilia

— UK Butterflies : Apatura ilia

 — lepiforum : Apatura ilia

— Passionnant : European lépidoptères : Apatura

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

— Mythologie : CHOMPRÉ Pierre Dictionnaire mythologique de la fable, 1727, plusieurs rééditions dont éditions augmentées en 1801 par Millin.

            Édition 1775 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205494m.pdf

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BERGSTRÄSSER (Johann Andreas Benignus)  Icones Papilionum Diurnorum: Quotquot Adhuc In Europa Occurrunt ..., http://reader.digitale-sammlungen.de/resolve/display/bsb10231126.html

— BILLBERG (Gustav John) : Enumeratio insectorum in Museo Gust. Joh. Billberg ,[Stockholm] :Typis Gadelianis, 138 p. http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre) 1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DENIS, J. N. C. M. & SCHIFFERMÜLLER, I.] 1775. Ankündung eines systematischen Werkes von den Schmetterlingen der Wienergegend, herausgegeben von einigen Lehrern am k. k. Theresianum.. Vienne. 322 pp. 

— DOUBLEDAY (Edward), WESTWOOD (John O.) The genera of diurnal Lepidoptera their generic characters ; illustrated with plates by W.C. Hewitson. Vol. 1 London, 1846-52 

 

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

 — DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

— FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GIROD Paul, 1898 et 1912 Atlas de poche des papillons de France, Suisse et Belgique, Klincksieck : Paris 

 http://bore.usp.br/xmlui/bitstream/handle/123456789/633/S-134037_COMPLETO.pdf.txt

— GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste), 1821. — Diurnes. Première partie. – Environs de Paris. Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 1 : [I]-[VIII] + [1]-48 + {48-1}-{48-16} + 49-[304], 1 pl. en noir, 39 pl. (Diurnes I à XXXIX) dessinées par Charles Vauthier et gravées par Lanvin. Crevot, Libraire-éditeur, Paris.

 

— GODART (Jean-Baptiste), 1822. — Diurnes. Seconde partie - Départements méridionaux.Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 2 : [1]-246, 28 pl. (Diurnes I à XXVIII) ; coloriées par P. Dumenil. Crevot, Libraire-éditeur, Paris.

 

— GODART (Jean-Baptiste), 1823. — Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France, indiquant les localités et les époques où ils se trouvent. Diurnes. Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 2, Seconde partie, Départements méridionaux, [Appendice] : [1]-64. Crevot, Libraire-éditeur, Paris

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

 FRISCH (Johann Leonhard.) 1730 . Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land : nebst nützlichen Anmerckungen und nöthigen Abbildungen von diesem kriechenden und fliegenden inländischen Gewürme : zur Bestätigung und Fortsetzung der gründlichen Entdeckung : so einige von der Natur dieser Creaturen herausgegeben : und zur Ergäntzung und Verbesserung der andern (1730)  Berlin : Verlegts Christ. Gottl. Nicolai  https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

 — HARRIS  (Moses) 1775 : The English Lepidoptera: or, The Aurelian's Pocket Companion, xv, 66p. 1 pl. color. London : J. Robson 1775.

 — HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HEBENSTREIT, Johann Ernst 1743. Museum Richterianum :continens fossilia animalia, vegetabilia mar. illustrata iconibus et commentariis Lipsiae : excudi curavit C. Fritsch, Leipzig: Caspar Fritsch, 1743. En ligne Strasbourg :http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/114962/rec/1

ou http://pds.lib.harvard.edu/pds/view/44360729?op=n&n=1&index=12&imagesize=1200&jp2Res=.125&printThumbnails=no

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

— HONEY, M. R. & SCOBLE, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399.

  HÜBNER, J. 1779: Sammlung europäischer Schmetterlinge. 1779. BHL 

— HÜBNER, (Jacob), 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

— HUFNAGEL, W. F. 1766. Tabelle von den.Tagvögeln der hiesigen Gegend, woraus denen Liebhabern der Insekten Beschaffenheit, Zeit, Ort und andere Umstände der Raupen und der daraus entstehenden Schmetterlinge bestimmt werden. Berlinisches Magazin, oder gesammlete Schriften und Nachrichten für die Liebhaber der Arzneiwissenschaft, Naturgeschichte und der angenehmen Wissenschaften überhaupt, 2(1): 54-90. 

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tol

osana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books

— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

 ROESEL VON ROSENHOF  1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— KLEEMANN /ROESEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

 

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. 

 —  SHERBORN (Charles Davies) 1902, Index Animalium:

 http://www.sil.si.edu/digitalcollections/indexanimalium/TaxonomicNames/IA_Namesearch.cfm 

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— TUTT, J. W. 1906. "A Study of the Generic names of the British Lycaenides and their close allies". The Entomologist's record and journal of variation, 18: 129-132.  :  http://www.biodiversitylibrary.org/page/30061081

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël),1841. British butterflies and their transformations, William Smith : London  BHL

— WILKES (Benjamin) 1773 One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin Wilkes   Books.google.

— WILKES (Benjamin), [1747-49] The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author  Books.Goggle ou GDZ :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN385055587&DMDID=DMDLOG_0002

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) 2012 A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Recherche de références bibliographiques :http://www.biologie.uni-ulm.de/cgi-bin/litera?lang=e&muster=schmetterlinge

Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Billberg http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Curtis :  http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Denis et Schiffermüller : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

 

Doubleday & Westwood  http://www.biodiversitylibrary.org/item/49323#page/5/mode/1up

 

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et  https://archive.org/details/papillonsdeurop00ernsgoog

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Tome IV :  https://archive.org/stream/papillonsdeurop02ernsgoog#page/n0/mode/2up

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fourcroy voir Geoffroy.

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

Geoffroy latin par Fourcroy :  http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/50612#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel :

PARTIE 1 /http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/toc/?PPN=PPN369099397

allemand 2e partie GDZ http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN369099737&IDDOC=284461

3E PARTIE /http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/toc/?PPN=PPN369101308

4e partie : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/toc/?PPN=PPN624988473

 http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

Kleemann   http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkesenglish moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

ou http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN385055587&DMDID=DMDLOG_0002

ou (images) University of Glasgow : http://special.lib.gla.ac.uk/exhibns/month/july2004.html

— Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

— Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

     

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:06

Zoonymie (étude du nom) du papillon Le Grand Mars changeant Apatura iris (Linné, 1758).

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónomaὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

Résumé. 

Apatura : Fabricius, 1807 : selon la règle qu'il s'est donnée pour ses noms de genre de papillons diurnes, Fabricius choisit celui-ci dans la liste des épithètes de Vénus. Selon Strabon, Aphrodite (Vénus) était vénérée dans son temple de la ville du Bosphore Phanagoria sous ce nom d'Apatura, du grec απατη apates, "tromperie, ruse". En effet, la légende voulait que, assaillie par des Géants, la déesse les invita à la rejoindre, un par un, dans une grotte. Alliant à ses appâts la rouerie, la coquine avait d'abord caché Hercule dans la grotte, lequel les tuait chacun leur tour. 

— Iris est la messagère des dieux de la mythologie grecque et la personnification de l'arc-en-ciel. Linné, qui choisit ce nom en 1758, le reprit du Museum Richterianum (1743) de Hebenstreit. Dans cette publication, ce nom latin est accompagné des noms vernaculaires "le Changeant : der Regenbogenfarbiate Schmetterling" [Le Papillon Arc-en-ciel]. Alors que Linné ne crée jamais de nom qui qualifie les caractéristiques d'une espèce, ce nom d'Iris qualifie donc les iridescences ou le chatoiement de couleur des ailes du mâle.

 

—Les noms vernaculaires français ont été successivement Le Changeant ; le Mars (Geoffroy 1762), sans-doute en l'honneur de l'amant de Vénus dans la mythologie,  lorsqu'une seule espèce d'Apatura avait été décrite. En 1779, le R.P. Engramelle nomme le mâle "Grand Mars changeant"  la femelle étant appelée "Grand Mars non changeant" puisqu'elle ne présente pas le chatoiement caractéristique. Une variété est nommée Le Mars Bleu-foncé changeant. Godart le baptise "Nymphale iris", puis "Nymphale Grand-Mars". En 1986, Luquet consacre officiellement le nom de "Le Grand Mars changeant".  Le nom anglais "Purple Emperor" (Wilkes, 1742) honore la grande taille et le goût tout impérial pour les cimes, ainsi que la couleur violet. Le terme allemand "Schiller" signifie "chatoyant".

— Les premières descriptions de l'espèce  iris datent de 1704 par Petiver et 1710 par Ray, après des observations en Grande-Bretagne dans l'Essex.Puis viennent les descriptions de Hebenstreit 1743 (Museum richterianum), Roesel 1746, Wilkes 1742. Linné lui donne son nom spécifique en 1758, mais on ne connait alors qu'une seule espèce sous laquelle on confond A. iris et A. ilia. En 1775, Denis et Schiffermüller décrivent A. ilia, le Petit Mars changeant, ainsi qu'une forme de A. iris aux ailes dépourvues de marques blanches, la forme Iole. Quand au genre Apatura de Fabricius, il n'entre réellement en vigueur qu'en 1831 avec  la publication de Curtis. La plante-hôte que Linné avait mentionné était le chêne, mais dès 1775 cette erreur est redressée au profit du saule. La chenille et sa chrysalide ont été décrites par Harris en 1775. Curtis en 1831 et Duponchel en 1849 en donnent de bonnes illustrations. 

 

 

 

   "Anyone mistaking Purple Emperor for Purple Hairstreak

should give up butterflying altogether and take up ironing."

"Ceux qui confondent Purple Emperor et Purple Hairstreak [Thécla du chêne] doivent renoncer à observer les papillons pour s'adonner au repassage !"

(site the purple empire des fêlés du Grand Mars changeant)   

 

 

         I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

Nymphalidae, Apaturinae.

a) la Famille des Nymphalidae Rafinesque 1815. (fr. Les Nymphalides, angl. Brush-footed Butterflies).

 Rafinesque, C.S. 1815: Analyse de la nature, ou tableau de l'univers et des corps organisés. Palerme. L'Imprimerie de Jean Barravecchia. en français, 224 pp page 127. "Les Nymphales, quatre pattes droites, quatre pattes ambulatoires". Les Nymphales sont, pour Rafinesque, une Sous-famille de la famille Ropalocera ; elle comporte alors 23 "genres".

  Constantine Samuel Rafinesque-Schmaltz (1783-1840) est un naturaliste et un archéologue américain d'origine franco-germano-italienne, qui a passé son enfance à Marseille avant de s'installer à Palerme comme herboriste. puis à Philadelphie. 

  Ce grand collectionneur en histoire naturelle s'intéresse à la zoologie, la botanique, la malacologie, la météorologie et la littérature ainsi qu'à la théorie de l'évolution. Grand admirateur de Linné, nom dont il prénomme son fils, il débute son Analyse de la nature par cette dédicace : "La nature est mon guide, et Linnaeus mon maître".

  Cette famille comporte actuellement 13 sous-familles.

 Son nom vient de Nymphales, nom de la quatrième phalange de la nomenclature de Linné, aux ailes dentelées (alis denticulatis) et divisée en gemmati (ailes ocellées) et phalerati (ailes ornées). Le nom est dérivé du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille » et désigne dans la mythologie grecque les divinités féminines de la nature, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, remarquablement belles, et qui peuplaient la plupart des lieux naturels: forêts et bois, vallées fertiles et bocages, sources et rivières, montagnes et grottes…   

 

 b) Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840. Les Apaturines, les Mars.

— Jean-Alphonse Boisduval, Genera et index methodicus Europaeorum lepidopterorum, Roret ; Paris, 1840, page 24 :  VIII. Tribu Apaturides.  Deux genres, Charaxes (C. Jasius) et Apatura (A. Iris et A. Ilia).


Larvae inermes, postice sensim attenuatae, capite tantum spinoso, ano atenuatae. Chrysalides sub-angulato-compressae vel angulato-rotundatae. Pedes quatuor gressorii. Areola alarum posticarum aperta. Volatus nobilis, velificans.

Cette sous-famille ne renferme aujourd'hui qu'un seul genre en Europe (Funet, Fauna Europaea), le genre Apatura. Ce genre était décrit ainsi par Boisduval :

Larvae capite-bi-spinoso, ano bi-mucronato. Chrysalides lateraliter compressae, dorso-carinato, capite bifido. — Antennae in clavam fusiformem sensim crescentes. Palpi conniventes, basi sub-distanres, capite longiores, piloso-squamati ; articulo ultimo acuto, sub-inflexo. Alae postica subtus ad angulum ani ocellatae. Statura major, robustior.

Dale explique que ce groupe [il en fait une famille] a été distingué, parmi les Nymphalidés, pour leurs chenilles qui sont sans épines et ressemblent à des limaces.

 

 

 

2. Nom de genre : Apatura Fabricius, 1807 .

    Les Mars ; The Emperors  ;Schillerfalter ; Haïveperhoset .

a) Description originale : 

  Apatura, Fabricius, 1807; "Systema Glossatorum", in Illiger K, Die neueste Gattungs,     "Einstheilung der Schmetterlinge[...]",   Magazin für Insektenkunde  Braunschweig [Brunswick] 6 page 280.  

— Type spécifique du genre :    Papilio iris Linnaeus sélectionnée par Curtis, 1831.

Description par Fabricius : classification basée sur les pièces buccales.

Taster zwei, mittelmässig, zottig, dreigliedrig : zweites Glied sehr lang, vor der Spitze mit einm Haarbüschel, dritter, kegelförmig, flach gedrükkt. Fühler geknopft, Kolbe fein walzenförmig. (Putzfüsse)  Pap. Iris, Bolina, Alimena. 14 Art .  

 — caractères du genre :

      "Grands et beaux papillons dont les mâles montrent de forts reflets bleus ou violets dus à la structure des écailles couvrant le dessus des ailes. Les femelles sont dépourvues de reflets et ont des taches blanches ou orange plus étendues. Les mâles viennent boire sur le sol humide le matin et passent le reste de la journée autour des frondaisons des arbres. Les œufs sont déposés isolément sur le bord des feuilles de saules ou de peupliers. Les chenilles nées en fin d’été hibernent quand elles sont encore très petites sur un rameau, sans aucune protection" (Papillons d'Europe Tristan Lafranchis)

 

 

Ce genre Aricia comporte en France 2 espèces (Dupont et al. 2013):

  • Apatura iris (Linnaeus, 1758). "Grand Mars changeant".
  •  Apatura ilia ([Denis & Schiffermüller], 1775). "Petit Mars changeant".  

Gérard Luquet en 1986  y ajoutait Apatura metis, Freyer 1829 ou "Mars Danubien" et la sous-espèce A. Ilia f.i. clytie D & S., "le Mars orangé".

 

 

— Étymologie du nom 

 

1. Selon les étymologistes en entomologie :    

  —  A.M. Emmet (1991) page 150 :

The name are puzzled authors and may be another of Fabricius' trick name like Zygaena, Lycaena, etc. It was set up as a family name for all the emperors, but the new species is the one most likely to have influenced its derivation. Spuler is probably right in supposing that the main source  is απαταω (apatao), "to deceive", from the deceptive structural colour of the male upperside ; to account for the terminaison -ura, he suggest that it is compounded with ουρα , (oura), a tail, from the slightly elongate, but no fully tailed, tornus of the hindwing. Pickard et al. followed by Macleod, consider that it is an adaptation of Aπατουρια (Apatouria) "a surname of Venus which she obtained from a trick (απατη, apaté) that she played on some Giants". Apaturia was also a tittle of Athena  and a three-day festival celebrated annually in her honour at Athenes was called the Apaturia. Several of these ideas may have been in Fabricius' mind, but the dominant theme seems to be that of deception".

 -Trad. ce nom a rendu les auteurs perplexes et il est peut-être l'un des noms farceurs de Fabricius comme Zygaena et Lycaena, etc. Il avait été établi comme le nom d'une famille pour tous les Empereurs,  mais la nouvelle espèce est la plus susceptible d'avoir influencé sa dérivation (?). Spuler a probablement raison de supposer que la source principale est απαταω ( apatao ) , " tromper " , en relation avec le caractère trompeur de la couleur de la face supérieure mâle ; pour rendre compte de la terminaison -ura , il suggère qu'il est dérivé de ουρα , ( oura ) , "une queue", pour l'aspect un peu allongé , mais pas entièrement caudé, du tornus de l'aile postérieure. Pickard et al. suivi par Macleod , considèrent qu'il s'agit d'une adaptation de Aπατουρια ( Apatouria ) " surnom de Vénus qui elle a obtenu d'un tour ( απατη , Apate) qu'elle a joué à des Géants " . Apaturia était aussi un titre d'Athéna, et une fête de trois jours célébrée chaque année en son honneur à Athènes a été appelé l'Apaturia. Plusieurs de ces idées ont peut-être pu exister dans l'esprit de Fabricius , mais le thème dominant semble être celui de la tromperie" 

— Spuler (1903-1910) page 13 :

Von απαταω und αονρα einen Schwanz vortäuschend, wegen der geringen Hervorragung an den Hinterflügeln ? Oder von  απαταω täusche, wegen der je nach der Beleuchtung wechselnden Färbung [Schiller]?

  -Trad. De απαταω et  αονρα  "un semblant de queue"  en raison de la petite protubérance sur les ailes arrières? Ou de απαταω, "trompé" en raison des variations de coloration  en fonction de l'éclairage  [Chatoyer]?

— Janssen (1980) page 39 :

apatein, bedriegen, nl. de kleuren.

  -Trad. : Du verbe grec apatein "tricher, tromper" par allusion aux couleurs.

— Ramann (1870-1876) page 48 :

Apaturidae : Apaturos war eine Stadt und in derselben ein Tempel des Venus, also sind apaturiden der Venus geweihte Falter.

Apatura : Dieses Geschlecht Apatura sind also der Venus geweihte Schmetterlinge und wenn die Dame wie im grauen Alterthum, und wenn auch, wie beim Aeneas, in einen Nebelschleier gehüllt zu uns aus ihren himmlischen Räumen herabsteigen wollte, würde sie diese Weihegabe der Apaturen, der Schillerfalter, gewiss mit graziösem Lächeln entgegennehmen.

  -Trad. : Apaturidae: Apaturos était une ville et, dans celle-ci un temple de Vénus, donc les Apaturidés sont des papillons  consacrée à Vénus. 

   Apatura Ce genre Apatura est, de même, dédié à Vénus et quand la Dame [?? qui dans la haute antiquité, et même si, comme dans Énée, voudrait descendre de ses espaces célestes pour nous envelopper dans un voile de brume, serait ce oblation de Apaturen, l'empereur pourpre , certainement accepter avec le sourire gracieux.]

 

— Sodoffsky (1837) p. 81:

Richtiger Apaturia, ein Beiname des Venus, die Listige. Von απατη, List, die sie anwandte, um einige Giganten in die Gewalt des Hercules zu bringen.

    -Trad.  Plus exactement Apaturia, une épithète de Vénus, la Rusée. De απατη, "la ruse" qu'elle utilisa pour triompher de quelques géants de la puissance d'Hercule.

 

— Glaser (1887) page 121 :

Von απαταω, täusche u. οὑρἁ Leunis, nach diesem, sowie Sodoffsky und Krafft : statt Apaturia, die "Listige", Beiname der Venus, von απαταω,  aber auch Oktoberfest der Athener zu Ehren des Hephästos !.

 -Trad. De απαταω, "tromper" et οὑρἁ Leunis, d'après ce dernier, ainsi que Sodoffsky et Krafft: à la place de Apaturia, la "rusée", épithète de Vénus, de απαταω, mais aussi fête d'Octobre des Athéniens en l'honneur d'Héphaïstos!.

  — Dale (1890) page 119 :

Apatura, a surname of Vénus, which she obtained from a trick she played on some giants. Strabo, XI, 757.

Apatura, surnom de Vénus, qu'elle obtint d'un tour qu'elle joua à quelques géants. Strabon, XI, (page) 757.

— Spannert (1888) page 31 :

πατος patos Weg. aber auch thierischer Koth. In dieser Bedeutung bei Nicander Alexipharmaca ; ούρέω uréo bewache οὖρϛ uros Wächter, das vorgesetzte α ἐπιτατικὀν epitaticon, auch intensivum genannt, welches also den Sinn des Wortes verstärkt. Die Sucht der gattung nach dem genusse des thierischen Kothes ist bekannt ; man kann leicht eine größere Anzahl der Falter zugleich mit einem Netzschlage überdecken, wenn die sonst so scheuen und gewandten Flieger an ihrer bevorzugten Speise saugen. Leunis hat abgeleitet  απαταω täusche, oder οὐρά Schwanz.

  -Trad. : "patos πατος façon. mais également "excrément des animaux". Nicandre*  l'emploie dans ce sens dans son Alexipharmaca : ούρέω uréo "qui gardaient" οὖρς uros, "gardes"  [, le supérieur α ἐπιτατικὀν epitaticón, aussi appelés intensivum**, de sorte que renforce le sens du mot]. L'attirance de l'espèce envers les excréments d'animaux est connue, qui peut facilement observer ensemble un grand nombre de papillons habituellement très timides, en train d'aspirer leur nourriture préférée. Leunis donne απαταω "tromper"  ou οὐρά "queue"."

* Nicandre de Colophon, 2e siècle av. J.C., dont l'Alexipharmaca peut se lire en ligne. Ses 630 hexamètres traitent des poisons et de leurs antidotes.

**intensivum : particules grecques appelées "prépositions" servant, comme dans le -'a- grec, à augmenter la signification du mot au début duquel elles sont placées.

 

 

— Hans A. Hürter (1998) page 188-190 : je ne donnerai que la conclusion.

Deutung : Der Erstbeschreiber dieser Gattung heißt bei F.W II und bei Hemming Fabricius, bei Spuler Ochsenheimer. Beide hatten ihrem damaligen Bildungsstand gemäß gute Kenntnisse der Antike. Sie haben zwar nicht hinterlassen, was sie zu der Namensgebung beflügelte, aber es darf durchaus angenommen werden, daß auch in diesem Falle die Namenwahl willkürlich war, unabhängig vom Aussehen oder verhalten der tiere dieser Gattung. Es ist unwarscheinlich, daß Fabricius oder Ochsenheimer auf so undeutliche Weise wie Apatura den Begriff "einen Schwanz vortäuschend" ausdrücken wollte, vielmehr darf vermutet werden, daß der Beiname der Athene bzw. Aphrodite Apaturia maßgebend war und das i entweder mit Absicht oder durch Übertragungsfehler entfiel. Demzufolge ist weder die Erklärung Spulers noch die Janssens einleuchtend : die Auslegung Ramann is zwar romantisch schön, aber nicht treffend. Da erscheint Glaser mit dem Beinamen der Venus/Aphrodite schon eher glaubhaft, nur weiß man über das "Oktoberfest zu Ehren des Hephästos" recht wenig. Bei Pauly heißt es lediglich : "pflegten die Athener am Apaturienfeste Fackeln am Herde anzuzünden und in Prachtgewändern dem Hepaistosopfer mit einem bestimmten Festtage der Apaturien in Verbindung zu bringen" (Pauly 2. Halbbd. 1894.S.2678). Spannert unternimmt den untauglichen Versuch, den Namen mit dem Verhalten der Tiere dieser Gattung in Verbindung zu bringen ; das Ergebnis ist entsprechend. Sodoffsky hingegen ist auf der richtigen Fährte, nur seine Übersetzung "die Listige" kann  so wörtlich nicht hingenommen werden. Mit größter Wahrscheinlichkeit ist mit Apatura der Beiname der Aphrodite (oder Athene) gemeint.


Trad/charabia : Le premier à décrire ce genre est , en FW II et Hemming Fabricius dans Spuler Ochsenheimer . Tous deux avaient leur ancien niveau de l'éducation , conformément à une bonne connaissance de l'antiquité . Bien que vous n'avez pas quitté ce qu'ils s'inspirent de l'appellation , mais il peut très bien supposer que le choix du nom était arbitraire dans ce cas , quelle que soit l'apparence ou le comportement des animaux de ce genre . Il est improbable que Fabricius ou Ochsenheimer aient voulu exprimer cette piste si vague que Apatura le terme « une queue semblant " a  , mais on peut supposer que l'épithète d'Athéna ou Aphrodite Apaturia a été décisive et que la lettre -i- soit absente  soit à dessein ou par des erreurs de transcription . L'interprétation de Ramann est en effet romantique, mais pas au point: En conséquence, ni l'interprétation de Spuler ni celle de  Janssens ne sont claires.  Glaser apparaît déjà plus crédible avec le surnom de Vénus / Aphrodite, mais  ce que nous savons à propos de l' "Oktoberfest en l'honneur d'Héphaïstos" rend cela beaucoup mooins crédible. Pauly indique simplement que «les Athéniens avaient coutume  lors des fêtes des Apaturies d'utiliser des torches pour allumer le foyer et d'apporter la splendeur des robes du Hepaistosopfer avec certains jours fixes de Apaturien dans le cadre" (Pauly 2 Halbbd 1894.S.2678.). Spannert entreprend la vaine tentative  de rapprocher le nom  avec le comportement des animaux de ce genre, et le résultat est similaire. Sodoffsky est en effet sur ​​la bonne voie, bien que sa traduction de "List" ne peut pas être pris si littéralement. Très probablement, on entend par Apatura l'épithète d'Aphrodite (ou Athéna).

 

—Doux et Gibeaux (2007) : 

Apatura : probablement dérivé du grec apatao, "décevoir", "tromper", par allusion au reflet bleu évanescent des ailes supérieures du mâle : le suffixe -ura (du grec oura, "queue") ferait allusion à l'aspect "caudé" de l'angle anal des ailes postérieures (selon Spuler,1903-1910). D'après d'autres auteurs (Pickard & al., puis Macleod), Apatura pourrait être une transcription d'Apatouria, une épithète que Vénus avait reçue pour avoir joué un tour (en grec apate) à quelques géants.

 

— Perrein et al. (2012). 

      Étymologie obscure, comme plusieurs noms donnés par Fabricius (Colias, Lycaena, Zygaena), qui aime les jeux de mots. Apatouria, du grec apataô, "tromper, décevoir", et oura, "queue" est une épithète de Vénus lorsqu'elle joue aussi un tour -apatê- aux Géants, allusion aux reflets bleu-violet trompeur du mâle? Apaturia est également un titre d'Athéna, la fille de Zeus et de Métis, ainsi que le nom des festivités données en l'honneur de la déesse guerrière et protectrice.

 

Discussion étymologique.

      Remarques préalables.

a) Emmet (1991) éprouve souvent des difficultés avec les noms de genre de Fabricius, qu'il soupçonne toujours a priori d'être un farceur, ce qui complique son interprétation.

b) Les auteurs français Doux et Gibeaux (2007) et Perrein (2013) reprennent, presque littéralement, l'analyse d'Arthur-Maitland Emmet (1991) , mais Gibeaux ne méprend sur le sens du verbe anglais to deceive qu'ils traduit par "décevoir" alors que ce faux-ami signifie "tromper, illusionner". [Wiktionnaire :"Du moyen anglais deceyven, issu de l’ancien français deceivre (« tromper, trahir »), lui-même issu su latin decipere (« tromper, duper »)] .

 

L'origine de ce nom semble sans-doute plus simple aujourd'hui, et, avec l'appui des moteurs de recherche , et des déclarations de Fabricius sur ses noms de genre, il est possible d'affirmer qu'il désigne une épithète de Vénus, et que les autres pistes peuvent être abandonnées.

  En effet, comme je l'ai signalé à chaque fois que la zoonymie amène à étudier un nom de genre créé par Fabricius, nous savons que ce dernier a cherché à décerner (dans la majorité des cas) une épithète de la déesse Vénus/Aphrodite aux genres des papillons diurnes, et une épithète de Diane/Artémis aux genres de papillons nocturne. C'est donc un postulat de départ, face à un genre de rhopalocère créé par Fabricius, de le comparer à la liste des épithètes (plus justement des épiclèses) de la déesse de l'amour. Or, on la trouve chez Strabon, Géographie Livre XI, 2,10 :

En grec : §10 Ἔστι δὲ καὶ ἐν τῇ Φαναγορείᾳ τῆς Ἀφροδίτης ἱερὸν ἐπίσημον τῆς Ἀπατούρου· ἐτυμολογοῦσι δὲ τὸ ἐπίθετον τῆς θεοῦ μῦθόν τινα προστησάμενοι, ὡς ἐπιθεμένων ἐνταῦθα τῇ θεῷ τῶν γιγάντων ἐπικαλεσαμένη τὸν Ἡρακλέα κρύψειεν ἐν κευθμῶνί τινι, εἶτα τῶν γιγάντων ἕκαστον δεχομένη καθ' ἕνα τῷ Ἡρακλεῖ παραδιδοίη δολοφονεῖν ἐξ ἀπάτης.

[Je surligne Aphrodite et Apatouros ; il s'agit bien-sûr ici d'Aphrodite grecque et non de Vénus latine]

Traduction : §10. Mais pénétrons dans le Corocondamitis, nous y rencontrons successivement Phanagorée, ville de grande importance, Cépi, Hermonasse, et le temple d'Apaturum consacré à Vénus. De ces différentes localités, il en est deux, Phanagorée et Cépi, qui sont situées dans l'île dont nous venons de parler tout de suite à gauche de l'entrée du Corocondamitis ; les autres sont à droite, au delà de l'Hypanis, dans la Sindiké où se trouvent aussi, sans parler de la résidence du roi des Sindi située tout près de la mer, Gorgipia et Aboracé. Comme les habitants de ces localités sont soumis aux rois du Bosphore, on leur donne à tous le nom de Bosporani. Mais les Bosporani d'Europe ont Panticapée pour capitale et ceux d'Asie [Phanagoria ou] Phanagorium (ce nom a les deux formes). Phanagoria paraît être l'emporium ou marché des denrées apportées du Palus Maeotis et des pays barbares situés au-dessus, comme Panticapée est celui des marchandises qui arrivent du côté de la mer. Phanagoria possède aussi un temple célèbre de Vénus Apaturos. Voici comment on explique l'épithète Apaturos jointe au nom de la déesse : on prétend d'après je ne sais quel récit des mythographes que Vénus, se voyant assaillie en ces lieux par les Géants, aurait appelé Hercule à son aide, l'aurait caché au fond d'une caverne, puis, donnant accès à chacun des géants l'un après l'autre, les aurait tous ainsi au fur et à mesure livrés par traîtrise (ex apatês) aux coups d'Hercule (http://remacle.org/bloodwolf/erudits/strabon/livre112.htm trad. Amédée Tardieu, 1867, Hachette). Texte en grec et latin ici page 424.

 Il est inutile d'aller plus loin : l'épithète est bien attestée pour la déesse Vénus, par un auteur grec de référence. 

Si on souhaite néanmoins pousser d'avantage l'analyse, il ne sera pas difficile de montrer que cette information était  disponible pour Fabricius au début du XIXe siècle, et que l'une des formes employées étaient bien Apatura. En effet, le moteur de recherche interrogé avec les mots Vénus-apatura dans le fenêtre de dates 1700-1805 indique de nombreux auteurs faisant mention de cette "Vénus apatura". La principale, car elle est rééditée sous différents titres et différentes langues (français/allemand/néerlandais/anglais) ce qui témoigne de sa diffusion, et donc de son accessibilité pour le danois Fabricius, est une  Histoire universelle  dont le premier exemple trouvé, le Notitia orbis antiqui, sive Geographia plenior, ab ortu rerumpublicarum date de 1706 par l'allemand Christoph Cellarius page 217. On y lit :

 

Apud hanc urbem est fanum Veneris Apatura [Apaturæ] , id est dolosæ , ab [лжлтц] apate quia dolo ibi gigantes auxilio Herculis fingitur occidisse. Plinius Phanagoria , et pane defertum Apaturos Idem inter Cepos & Phanagoriam interponit  Stratocleam ad Bofporum

Les auteurs ont repris ce passage textuellement, et c'est celui qui se retrouve encore sous les plumes des étymologistes cités précédemment. Il est en français dans Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent Royaumes du Bosphore II, 33 1745 page 733 :

     Les villes les plus remarquables du Bosphore asiatique étaient anciennement Phanagoria, que quelques géographes placent sur les bords du Pont Euxin, mais d'autres sur ceux du Palus Méotide ; mais que Pline et Méla mettent dans une presqu'île voisine, qu'ils appellent Corocondama.

II y avait autrefois près de cette Ville un fameux Temple, dédié à Vénus Apatura, ainsi nommée d'après Apaté , mot Grec qui veut dire "Tromperie", par allusion à un stratagème qu' Hercule lui suggéra, & par le moyen duquel elle vainquit les Géants. Cette ville était, suivant Strabon, la capitale du Bosphore en Asie.

On retrouve aussi cette citation dans l'édition du Notita orbis de Cellarius de 1732 page 302, dans l' Antiquitates asiaticae par Edmund Chishull 1728 page 10, en néerlandais : Algemeene histori  Volume 8 par Kornelis Westerbaen page 859, ou en allemand dans Uebersetzung der Algemeinen Welthistorie  Volume 8 par Baumgarten, 1749.

 Fabricius aurait aussi très bien pu consulter, dans un de ces dictionnaires mythologiques très courant, une liste des épithètes de Vénus : par exemple celle de Bernard de Montfaucon 1722, L'Antiquite expliquee et representee en figures, Volume 1 :

"On l'appelait Apatura , Argynnis, Calva, Callipygos, Capitolina, Colias, Cloacina, Erycina, Euplœa, Libitina, Mehcnis , Myrtea , Paphia, Peribaiîa, Phila, Pythonica , Tymborychos, Urania, qui est la même que Venus céleste".

En 1801, Il pouvait trouver cette liste des surnoms de Vénus:

"Acidalia, Acraea, Aenéis, Amathuntia, Amathusia, Amica, Anadyomène, Anosia, Apaturia, Aphacitis, Aphrodite, Apostrophia, Appias, Arginussa, Armata, Barbata, Boeotis, Basilis, Byblia, Callipyga, Calva, Cloacina, Cnidia, Coa, Coelestis, Colias, Colotis, Cypria, Cythéréa, Dia, Dione, Epistrophia,Erycina, Euploea, Felix, Genitrix, Hecaerge, Hélaera, Hospita, Idalia, Marina, Mascula, Mechanitis, Mélanis, Mélinaea, Migonitis, Morpho, Murtia, Naxia, Pandemos, Paphia, Pontia, Praxis, Schoenis, Sicyonia, Sponsa, Symmachia, Syria, Verticordia, Zérène, Zérinthia." (P. Chompré, Dict. port. de la fable, (2) p. 978)

  D'autres auteurs du XVIIIe et début XIXe siècle ont utilisé la forme Apaturia, mais Bernard de Monfaucon, que je viens de citer, réserve ce nom page 198 aux Apaturies, fêtes de famille de la Grèce antique, notamment à Athènes. Dans Pausanias, Corynthie chap. XXIII, Apaturia est une épithète de Minerve/Athéna. Mais dans son Dictionnaire portatif de la fable (un livre de référence depuis 1727) dans l'édition de 1801 page 114, Pierre Chompré donne indifféremment pour Apaturia les deux sens, de "surnom de Vénus" et de "Surnom de Pallas" c'est-à-dire Athéna.

[Apaturia est l'épithète spécifique d'une espèce marine, Marcia apaturia Römer,1864., qui appartient aux Veneridae, mollusques bivalves dont le genre principal créé par Linné en 1758 pour la praire commune se nomme...Venus]

 

Annexe de ce paragraphe :

 

 Dans sa publication, Fabricius divise l'ensemble de ses Papilio (papillons "de jour") en 49 "genres", dans lesquels il englobait les Sphinx (n°43), les Sesia (n°44) les Zygaena (n°47), sans distinction, alors que Latreille (dont la classification de 1804 est présentée dans la partie B du même article page 90) crée des Sections (Diurnes-Crépusculaires-) divisées en familles (Papillionides et Sphingides), elles-mêmes divisées en quatre sous-groupes. Il a donc du créer autant de noms de genre.

  Le danois Johannes Christian Fabricius (1745-1808)  a séjourné en Écosse puis à Londres lors d'un voyage de 1766 qui le mena ensuite en Italie pour examiner les collections d'Aldrovandi. Puis, de 1772 à 1775, il passe ses étés à Londres où il étudie notamment les insectes rapportés par Solander et Banks de leur voyage. Mais à partir de 1790, il séjourne tous les étés à Paris, étudiant cette fois la collection entomologique d'Olivier et devient ainsi l'ami de Pierre André Latreille (1762-1833), l'auteur du genre Vanesse. Il a donc eu accès, pour les sources de ses noms de genre, aux bibliothèques de Paris ou de Londres.

 

En outre, Fabricius a confié qu'il avait puisé les noms de genre qu'il a créé pour ses papillons diurnes dans le (vaste) répertoire des épithètes de Vénus (ou Aphrodite pour les grecs) alors que ses genres de papillons de nuit recevaient les surnoms de Diane/Artémis, déesse lunaire:

  Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum ( in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses règles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

Les noms de genre de Fabricius sont donc liés au nom de Vénus, car ils reprennent les épithètes de la déesse en ses différentes attributions (Limenitis protectrice des ports ; Pontia protectrice de la mer ; Acraea protectrice des lieux élevés ; Euploea de la navigation ; Nymphidium protectrice des mariages ; Melanitis de la nuit ) et en ses différents sanctuaires (à Colias, à Paphios, à Amathus en Chypre, sur le mont Kastion, sur le mont Erix, en Cnide —doritis la bienfaitrice—) ou selon le nom de ses courtisanes (Thaïs, Argennus, Neptis sa petite-fille, voire même Vanessa de Swift) ou selon ses qualités (Urania la céleste, Morpho aux belles formes ou aux formes changeantes, Apatura la trompeuse, Mechanitis l'ingénieuse à ourdir des ruses).

 

 

 3.  Nom d'espèce : Apatura iris, (Linné, 1758).

 

a) Description originale

 

      Nymphales gemmati. Iris n°110. P[apilio].N[ymphales]. Caroli Linnaei, Systema naturae per regna tria naturae : secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. [10e édition] Holmiae [Stockholm] : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. 1 page 476

—Références de Linné:

- Richter. Mus. 336 Papilio Iris.

- Roesel ins. 3. t. 42.

- Wilkes Pap. 63.t. I. a2.

— Habitat in Quercu Germaniae, Angliae, etc. P. Forskål  [Linné se rapporte au témoignage de Pehr Forsskål, naturaliste suédois qui avait suivi les cours de Linné à Uppsala, puis avait été à Göttingen en 1753 préparer un doctorat de langues orientales ; d'où, sans-doute, la mention "Germaniae". Il appartient aux 17 "apôtres de Linné" envoyé en missi dominici dans le monde entier récolter des spécimens. Lui-même participa à un voyage en Arabie, explorant l'Égypte et le Yémen, pays où il succombe à la malaria. Par contre, la mention "Angliae" renvoie sans-doute à Wilkes.]

 

— Description :  Alis subdentatis subtus griseis : fascia utrinque alba interrupta ; posticis supra uniocellatis.

 Statura P. Populi. Pedes duo antici angustissimi mutici. Alae omnes supra caerulescenti-nigrae ; subtus cinereo-griseae. Primores supra maculis albis sparsis in medio et exterius. Subtus griseo cinereo variae maculis albis, cum ocello occultato intra marginem exteriorem. Posticae supra fascia alba et ocello ferrugineo versus postica : subtus cinereae fascia alba dentata lateribus ferruginea cum puncto sub ocello.

 — Localité-type :  Angleterre, désignée par ICZN (1954); dans la même Opinion 264, le lectotype est désigné comme étant la figure 1 de la planche 29 de R. South 1906 The Butterflies of the British isles. Openlibrary.com Pl. 29.

butterfliesofbri00sout_0106.jp2&scale=4& 

 

 

— Répartition et plante-hôte : Selon Dupont et al. (2013), cette espèce a une répartition eurasiatique de la péninsule Ibérique au nord-est de la Chine. Elle est signalée dans presque toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Salicaceae, principalement Salix caprea L.  (mais aussi Salix fragilis  et Salix cinerea) .

 

 

 

 

 

.  

b) Synonymes (Muséum-INPN) et Formes.

L'INPN ne cite pas d'autres synonymes que le protonyme Papilio iris.

On trouve pourtant cette liste (Wikipédia ; Leraut) :

  •  Apatura Suspirans (Poda, 1761)

  • Apatura junonia (Borkhausen, 1788)

  • Papilio rubescens Esper, 1781

  • Apatura iris f. jole (Denis & Schiffermüller, 1775)

  • Apatura pallas Leech, 1890

  • Apatura iris f. Chrysina Oberthür, 1909

  • Papilio Beroe Fabricius, 1793

  • Apatura iris recidiva Stichel, [1909]

 

— La forme iole. Elle se définit par l'absence de toute marque blanche, ce qui donne un papillon complètement noir sur le dessus et le dessous (c'est la forme décrite  par Schiffermüller), ou, par extension, par la forte réduction des taches et bandes blanches (certains parlent alors de semi-iole ou iolata). Image coll. Cockaine NHM

Iris ♂ : Homme - cliquez pour agrandir ab.iole ♂ Homme - cliquez pour agrandirab.iolata♂Homme - cliquez pour agrandir

 

— La forme Lugenda a été décrite par Cabeau, pour décrire  un  spécimen d'iris  avec  avec trois petites taches blanches aux ailes antérieures,   l'absence complète de bande blanche transversale aux ailes postérieures, pas de lumière ante bande marginale, et l'œil de l'angle anal pupillé de gris bleuté.  Image coll. Cockaine NHM.

         iris ♂ : Homme - cliquez pour agrandir        iris ab. lugenda ♂:  mâle - cliquez pour agrandir


c) étymologie du nom iris. 

 

— Dale (1890).

Iris, the Rainbow, personified in Greek Mythology, into the messenger of Juno, a young woman dressed in a robe of many colours, so admirably beautiful that she has been justly called the daughter of Thaomas, a poetical personage, whose name is derived from a Greek word that imports to admire, and what is more admirable than that Bow , which is formed by drops of water in a cloud opposite to the sun.

 -Trad. Iris, l'Arc-en-Ciel, personnifié dans la mythologie grecque, par la messagère de Junon, une jeune femme vêtue d'une robe de plusieurs couleurs, si admirablement belle qu'elle a été justement appelée la fille de Thaumas*, un personnage poétique, dont le nom est dérivé d' un mot grec qui signifie "admirer", et ce qui est plus admirable que cet Arc, qui est formé par des gouttes d'eau dans un nuage face au soleil.

*Dans la mythologie grecque, Thaumas (en grec ancien Θαῦμας / Thaûmas, « le Merveilleux, le Prodigieux », de θαῦμα / thaûma, signifiant « merveille », « miracle »), fils de Pontos (le Flot) et de Gaïa (la Terre), est une divinité marine primordiale personnifiant les merveilles de la mer. (Wikipédia)

 

       

— Spuler (1903-1910) page 13.

Griech. Göttin des Bogenlebens.

  -Trad. Déesse grecque de l'Arc-en-ciel.


— Janssen (1980).

Göttin des Regenboog ; wegens de weerschijn van de vleugels van het mannetje.

-Trad. Déesse de l'Arc-en-ciel ; à cause des reflets des ailes du mâle.

— Glaser page 50 :

Iris, Göttin des schimmernden Regenbogens Götterbotin etc.

-Trad. Iris, déesse du chatoyant Arc-en-ciel, messagère des dieux etc.

— Ramann, page 121

"... war die Tochter des Thaumas und der Elektra und galt als geflügelte Botin der Götter, namentlich der Juno" (griech. Hera). "Für ihre Dienste wurde sie in gestalt eines in Farben spielenden Bogens an den Himmel versetz."    

Trad. : était la fille de Thaumas et Electra et était une messagère ailée des dieux, en particulier de Juno "(grec Hera). Pour se déplacer elle prenait la forme d'un arc-en-ciel.  "

— A. M. Emmet, (1991) page 150.

Iris was the messenger of the gods and the personification of the rainbow, an appropriate name because of the iridescence of the male upperside. Linnaeus attributes the name to J.C. Richter (1689-1751) of Leipzig, whose museum was one of the source he studied in the preparation of his Systema Naturae.

 -Trad. Iris était la méssagère des dieux et la personnification de l'arc-en-ciel, un nom approprié en raison de l'iridescence de la face supérieure des ailes du mâle. Linné attribue ce nom à J.C. Richter de Leipzig, dont le museum était l'une des sources qu'il étudiait lors de la préparation de son Systema Naturae.

 

— Doux et Gibeaux (2007) page 222 :

Fille de Thaumas et d'Électre, messagère des dieux, personnification et déesse grecque de l'arc-en-ciel ; ce nom est particulièrement approprié, faisant allusion à l' "iridescence" de la couleur locale de la face supérieure du mâle.

 

— Perrein et al. (2012) page 265:

Iris est la messagère des dieux de la mythologie grecque et la personnification de l'arc-en-ciel. Le Grand Mars changeant est le nom, emprunté au dieu de la mythologie romaine, donné au seul mâle par Engramelle (1779), la femelle étant appelée "Grand Mars non changeant".

 

— Hans-A. Hürter (1998) :

 Wenngleich Linne uns nichts über die Wahl des Namens iris hinterlassen hat, ist dennoch mit Sicherheit anzunehmen, daß dieser ausgezeichnete Kenner der Antike nicht etwa die Pflanze oder gar den kleinasiatischen Fluß, sondern die Göttin im Sinn hatte.

 -Trad. Bien que Linné n'a rien nous a laissé sur le choix du nom de l'iris, il est clair que  cet excellent connaisseur de l'antiquité n'a pas eu à l'esprit  la plante ou même le fleuve de l'Asie Mineure, mais la déesse qui porte ce nom .

 

Ma discussion étymologique .

      Face à un zoonyme, il est deux écueils à éviter : celui d'ouvrir un dictionnaire ou un répertoire mythologique et d'y recopier les données, et celui de chercher dans l'espèce animale une justification morphologique ou comportementale du choix du nom.

  Chacun sait, ou apprend facilement dans les dictionnaires que Iris est "une déesse, messagère des dieux (en particulier Héra), associée à l'arc-en-ciel". On peut préciser sa généalogie (fille de Thamaus et d'Électre), citer ses occurrences fréquentes et ses nombreux épithètes dans Homère ("aux ailes d'or", "aux pieds rapides", etc.), son rôle dans l'Énéide de Virgile, ou, si on a l'âme des poètes, rappeler que l'arc-en-ciel est alors désigné par la métaphore de "l'écharpe d'Iris". Un clic sur la liste des homonymes, ou dans sa mémoire, fait penser aussi un nom de la fleur, du sphincter de la pupille, d'un insecte, ou, comme Hürter le mentionne, d'un fleuve d'Anatolie centrale, la rivière Yeşilırmak. 

  Le second écueil doit être absolument éviter chez Linné, qui ne choisit jamais un nom dans le but de qualifier un trait remarquable de l'espèce à laquelle il fixe l'étiquette zoonymale (ah, c'est la première fois que je crée ce "zoonymal". L'Histoire le retiendra). 

 Le rôle du zoonymologiste —benkoi, "toponymiste" est bien dans le dictionnaire— serait de délaisser ces copier-coller et, par exemple, de souligner que Linné était déjà l'auteur du nom de plante Iris en 1753 dans son Species Plantarum page 38. C'est ici accessoire.

Mais, dans l'exemple qui nous occupe, il fallait surtout noter (comme le fit Emmet) que Linné ne crée pas, pour ce papillon, le nom d'Iris, mais qu'il le reprend, comme il l'indique lui-même, au Museum richterianum (voir infra). Dés lors, la règle "jamais d'épithète qualificatif chez Linné" tombe.

  Au contraire, Hebenstreit, auteur du Museum richterianum, associe son nom latin Papilio coloribus varians dictus iris à des noms vernaculaires Le Changeant, der Regenbogenfarbiate Schmetterling. (Trad. Papillon changeant de couleur. Nommé Iris, le papillon couleur d'arc-en-ciel.) qui indiquent tous que le nom fait référence au chatoiement des ailes du mâle par une métaphore à l'arc-en-ciel et à sa déesse.

   Dans la nouvelle Evidence-based Zoonymy qui s'annonce comme une nouvelle Éve, il est possible d'affirmer que Apatura iris tire son épithète spécifique des reflets irisés du violet des ailes du mâle, par une poétique évocation de la déesse Iris et de son écharpe arc-en-ciel. CQFD.

 

 

                       Archéo-taxonomie.

 

1°) La première description : Petiver 1704.

 James Petiver, Gazophylacii naturae et artis decades Londres 1704 page 38.

A.2 Papilio Oculatus è fulco aureo mixtus, umbrâ purpurascente. Mr Dale's Purple Eye. This I observed amongst Mr Dale's collection of English Butterflies, and is the only one I have yet seen.

 -Trad. Papillon ocellé et brun mêlé d'or, ombré de pourpre. Le Papillon ocellé pourpre de Mr Dale. Je l'ai observé dans la collection de Papillons Anglais de Mr Dale, et c'est le seul que j'ai vu.

   "James Pétiver (c1663-1718) était apothicaire, propriétaire d'une pharmacie "A l'enseigne de la Croix Blanche rue Aldersgate à Londres", et pendant des années, cette adresse fut aussi familière à ses confrères apothicaires qu'à des capitaines, des marchands, des planteurs, des chirurgiens et médecins, à des ministres du culte, ou à des consuls, ambassadeurs et conseillers privés , des Pairs du royaume et voyageurs ou correspondants étrangers de Moscou jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, des Colonies Britanniques jusqu'au comptoirs espagnols du Nouveau Monde. De cette boutique partaient des milliers de lettres et de requêtes de conseils médicaux mélangées à des médicaments et remèdes, des articles scientifiques, des livres, des colis de papier d'emballage et de bouteilles à large col, et des instructions détaillées pour des naturalistes amateurs ou des collectionneurs sur le départ vers une région voisine en Angleterre ou pour une destination lointaine. Et à cette adresse arrivaient d'autres milliers de demandes, dont la plupart concernaient des identifications scientifiques, des es questions sur la classification, les mœurs, l'habitat, la collection ou la préservation de spécimens botaniques ou d'autres articles d'histoire naturelle, et des centaines de colis de graines, de plantes séchées, d'insectes, de serpents, d'oiseaux, de poissons, et de petits animaux pour les collections de Mr Pétiver et de ses amis, dont l'appétit pour de tels objets était insatiable. Dans cette boutique étaient rassemblés, derrière les bocaux de plantes et de drogues liées à l'exercice de la profession d'apothicaire, l'une des plus vastes et des plus variées collections d'histoire naturelle qui existait en Angleterre durant les premières années du  dix-huitième siècle. Sir Hans Sloane, dont la réputation de collectionneur a éclipsé même celle de James Pétiver, lui avait dit-on offert 4000 Livres de sa collection. Après la mort de ce dernier, il acheta les spécimens et les manuscrits qui restaient dans le magasin ."

  Ainsi commence la présentation biographique de James Pétiver par R.P. Stearns pour l'American Antiquarian [lire en ligne]. 

 

    Samuel Dale (1659-1739) était aussi apothicaire (et peut-être médecin) en la ville de Braintree, Essex, à 50 km au nord-est de Londres. C'était un grand ami du naturaliste John Ray, "le Père de l'Histoire Naturelle britannique", qui habitait à Black Notlay, à un mille au sud de Braintree. Il participait avec lui à des sorties de collecte d'insectes. Il est l'auteur en 1693 d'une Pharmacologia (à l'époque, un traité de botanique appliquée), et d'une Histoire des Antiquités de Harwich et Dovercourt (1730), qui est un traité de géologie décrivant les fossiles de la montagne de Harwich. Son nom est attaché à un fossile, Buccinum dalei Sowerby, 1825. Il est en relation avec divers correspondants (Pétiver, Sloane) à qui il envoie des spécimens. Pétiver le cite dans son Gazophylacii une seconde fois page 58 en faisant référence, pour le Curcuma officinalis à sa Pharmacologia. Il faisait aussi parvenir des papillons à John Ray, qui décrivit en 1710 dans son Historia insectorum un Papilio minor qui passa pour la première description de Cyaniris semiargus.

Pétiver a vu cette espèce "dans la collection de Mr Dale" : on ignore donc à quelle date ce dernier l'a capturé, dans une fourchette 1690-1704.

 

 

2°) La seconde description et la première capture : John Ray, 1710.

Cette description n'est pas citée dans The Aurelian Legacy de Salmon, ouvrage de référence, mais elle est signalée par William Dale page 121 comme "la première mention de la présence du Purple Emperor en Grande-Bretagne". Charles Earl Raven , dans "John Ray, Naturalist, his life, his works" page 412 considère aussi que le papillon décrit par Ray dans son Historia insectorum page 126 est "certainement Apatura iris". Le spécimen a été capturé par D. Courtman "près de Heveningham Castle (Essex)" en juillet 1695. Aujourd'hui, la seule localité nommée Heveningham se trouve dans le Suffolk, mais le site de Hedingham Castle se trouve bien en Essex, à 20 km seulement de Braintree et de la capture par Dale. L'équation Heveningham = Hedingham est partagée par C.E. Raven.

IV. 2. Papilio major nigra seu pulla, alis supina parte maculis albis notatis. Alae exteriores peramplae sunt, supernè pullae, maculis albis dualibus parvis prope extimum angulum, dualibus majoribus prope imam alam circa mediam latitudinem, tribus superius fere contiguis prope exteriorem alae marginem, tribus tandem majoribus prope interiorem pictae etc...(description de 20 lignes)


 

3°) les références de Linné.

a) Hebenstreit 1743 : Museum richterianum page 336.

HEBENSTREIT Johann Ernst  1743 Museum Richterianum Kupferstich, aus: Johann Ernst Hebenstreit, Museum Richterianum, Leipzig 1743. Écrit en deux colonnes parallèles en latin et en allemand.  In-folio . Frontispice gravé par Boèce, portrait gravé de l'auteur par Bernigeroth d'après Manjock, 17 planches hors-texte dont 14 coloriées et 3 en noir. imprimé à Compte d'auteur à partir de la description du cabinet de curiosités de Johann Richter par le docteur en médecine Johann Hebenstreit  (1703 - 1757) Banquier et commerçant, Richter constitua sa collection avec l'aide de Johann Platner, professeur à Leipzig. Ses armoires comportaient en plus de 2000 Spécimens de Minéraux, fossiles, et pierres précieuses et presque autant de spécimens de zoologie.

 

Papilio, coloribus varians. Iris dictus, ex quercu. Eichen-Schmetterlinge ; le Changeant : der Regenbogenfarbiate Schmetterling.

-Trad. Papillon changeant de couleur. Nommé Iris, [chenille sur le] chêne. Le papillon du chêne, le papillon couleur d'arc-en-ciel.

 

Johann Ernst Hebenstreit (1703-1757) était un médecin allemand et naturaliste. Il était étudiant à l' Université de Leipzig, où  il a obtenu en 1728 son diplôme de philosophie, un an plus tard, son doctorat en médecine. En 1731, il devient membre de l' Académie allemande des sciences Leopoldina . En 1731, il a été nommé par Auguste II à la tête d'une expédition en Afrique pour y étudier l'histoire naturelle et se procurer des spécimens d'animaux sauvages pour la  ménagerie royale. Après la mort d'Auguste, en 1733, la mission a été interrompue, et Hebenstreit retourna à Leipzig comme professeur de médecine et d'anatomie . Au cours de la tourmente entourant le soulèvement de mai à Dresde (1849), les échantillons prélevés sur l'expédition d'Afrique ont été perdus.


b) Roesel Insecten Belustigung volume 3 page 251 tab.42: 

Version allemande : page 251  

 version néerlandaise : De schoone Veerschyin Vlinder page 298 http://www.biodiversitylibrary.org/item/31188#page/298/mode/1up

Der Monatlich herausgegebenen insecten Belustigung Zwen und Vierzigste Supplements Tabelle. Der zu den tagvögeln der ersten classse gehörige, ungemein schöne Schillervogel. Tab. XLII.

 

§1. Ob mir gleich von diesem ausnehmend schönen Tagpapilion, aus anderer Schriften, gar nichts bekannt its, als daß er in dem Museo Richteriano, p.336. Unter die grösseren tageSchmetterlinge gesetzet, und daselbst  " Papilio , coloribus varians. Iris dictus, ex quercu. Eichen Schmetterling ; le Changeant : der Regenbogenfarbigte Schmetterling", genennet werde ; ob mit auch gleich aus meiner eigenen Erfahrung, von seiner historie wenig wissend ist : so hab ich es doch, eben um seiner Schönheit willen, der Mühe werth zu seyn erachtet, denselben, in so ferne ich ihn kenne, zu beschreiben

Attention : Roesel représente en illustration Ilia, alors que Linné a décrit Iris :  En effet, Apatura ilia  présente à l'aile antérieure un ocelle orange centré de noir qui le différencie d'Apatura iris

 

            n298_w372

 

c) Wilkes 1742.

La référence de Linné correspond à Wilkes, Benjamin: English Moths and Butterflies: Together with the Plants, Flowers and Fruits

, London in fleetstreet, [1749] page 63

The Purple High-flyer or Emperors of the Woods [Purple Emperors Butterfly]. 

-Trad. Ni la chenille ni la chrysalide de ce charmant papillon ne sont connus, bien qu'ils ont été cherchés avec la plus vive insistance pendant plusieurs années dans le passé. Le papillon paraît à la fin de juin et le début de juillet et peut être capturé dans Comb-Wood dans le Surrey, près de Westram dans le Kent, et ailleurs encore. Il vole comme un Sphinx, adorant grimper en flèche et parcourir les airs. Quand il se pose, c'est en général au plus haut sommet d'un chêne, d'un ["Hasle?] ou d'un frêne. Et ce qui est singulier, j'ai vu personnellement vingt d'entre eux les uns à coté des autres sur la même branche, alors que ce papillon semble particulièrement sauvage lorsqu'il est en vol, lorsqu'il est posé, vous pouvez agiter votre filet à ses cotés sans le déranger beaucoup.

 

 

Image : University of Glasgow.http://special.lib.gla.ac.uk/exhibns/month/july2004.html

                                julylog.jpg

L.1.9_plate120wf.jpg

 

  Voir aussi Wilkes, B.: One Hundred and Twenty Copper-Plates of English Moths and Butterflies. 1773 page 120 :

The Purple High-flyer, or Emperor-Butterfly. Quercus rubor. Papilio iris.

 

 

4°) Les auteurs après Linné 1758 : progression de la taxonomie.

      En 1758, on ne connaît qu'une seule espèce, et on décrit sous le même nom nos Apatura iris, ilia, metis, et leurs sous-espèces ; la chenille et la chrysalide n'ont pas été identifiés. Enfin, les Genres n'existent pas. Il reste donc du travail pour les successeurs (et pour moi dans cette présentation historique).

a) Le genre Apatura nommé par Fabricius n'a pas été adopté immédiatement, et Latreille classa cette espèce sous son genre Nymphales. Le genre Apatura a été utilisé par Leach, puis décrit complètement par John Curtis en 1831, avec Iris comme espèce-type.

John Curtis 1831 . British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.

Image BHL 338

                      n45_w343

 

b) Autres descriptions d'espèces et de formes.

— En 1761, Poda décrit le Papilio iris de Linné, puis, à la suite un Papilio suspirans, considéré actuellement comme synonyme d' A. iris : Poda, N. 1761. Insecta Musei Græcensis, page 70

 Cet épithète est le participe présent du verbe latin suspiro, "soupirer" ; il se traduit donc par "soupirant", ce qui n'a pas beaucoup de sens, sauf à penser au sens, attesté, du verbe suspiro : "désirer ardemment, soupirer pour ou après quelqu'un ou quelque chose", comme dans notre langue où un soupirant est un amoureux. On pourrait alors imaginer que le qualificatif désigne surtout l'amateur de papillon dans sa quête de ce papillon rare.

 

— Deux autres espèces ont été décrites par Denis et Schiffermüller en 1775 : Papilio Ilia et Papilio Jole. (Systematisches verzeichniss page 171.) La plante-hôte de papilio Iris est identifiée correctement : le saule Salicis vitellinae*, et non le chêne comme l'indiquait Linné. La plante-hôte de P. ilia est aussi indiquée (Salix viminalis**)

* Salix vitellina L. = salix alba var. vitellinae = osier jaune.

**Salix viminalis L. = osier vert, osier des vanniers.

 


Nach herren Linné lebt diese Raupe auf Eichen : « Habitat in Quercu Germaniae, Angliae &c. » Er berufst sich auf herren P. Forskäl : und hat dieser seine Meinung nicht etwa, wie H. Poda, aus dem Musaeum Richter : entleknet, wo dieser falter schon Eichenschmetterling hieß, zu latein : P. coloribus varians Iris dictus ex quercu (page 226) ? Der Besizter und der herausgeber derselben Sammlung scheinen doch auch fonst die Raupen ihrer Schmetterlinge nicht so genau untersucht zu haben. Wenigstens haben wir von dieser Art keine auf eichen entdecken können ; ob wir schon auf denselben von andern Schmetterlingraupen vielleicht hundert Arten gefunden haben. Und hier fliegen diese falter am häufigsten in den nächstgelegenen Donauinseln, wo nicht eine einzige Eiche wächet. Wir trafen sowohl unsere erste als zweite Raupenart immer nur auf verschiedenen Weidenarten, und sogar  auf Palm oder Saalweiden (Salix Caprea) an. Bei Rösel (4.Bande  214 S.) und hrn Kleemann (74.S) kann man ein gleiches lesen

 

  -Trad. "D'après Linné, la chenille vit sur le chêne : « Habitat in Quercu Germaniae, Angliae &c. » . Il s'appuie sur P. Forskäl ; et celui-ci fonde son opinion [non par exemple de Mr Poda) du Richter Musaeum, dans lequel le papillon est déjà indiqué en latin comme lié au chêne  "P. coloribus varians Iris dictus ex quercu" (page 226) . Le propriétaire de la collection ou l'auteur de sa description ne semblent pas avoir examiné de près des chenilles de ce papillon. Pour notre part, nous n'avons jamais découvert cette espèce sur un chêne, alors que nous y avons observé une centaine d'autres chenilles de papillon. Ici, ce papillon vole le plus souvent dans les îles du Danube les plus proches, où aucun chêne ne pousse. Nous avons trouvé tant notre premier que notre deuxième chenille sur différentes espèces de saule, et même sur le Saule marsault ou Palmier-saule (Salix caprea). On peut lire également Roesel (tome 4 page 214) ou Kleeman (page 74). 

 

c) La chenille : La même année 1775, Moses Harris révélait dans The Aurelian qu'il avait résolu l'énigme de la plante-hôte et des stades intermédiaires dès 1758 de la façon suivante : un "Aurélien" (passionné de papillon), Mr Drury, avait découvert le 26 mai près de Brentwood (Essex) sur un saule une drôle de chenille et, sachant que Harris s'y intéressait, lui avait confié. Harris n'en avait jamais observé de semblable, avec deux cornes comme des antennes d'escargot. Il l'avait nourri et le 6 juin, elle s'était transformée en une chrysalide d'un beau vert-petit-pois. Le 23, il assista, avec une joie indicible, à l'émergence d'un "Purple Emperor", "l'un des plus beaux papillons de cette partie du globe". Lire son récit dans Dale The history of our British Butterflies page 118.

 

— En 1781 (ou 1829), Esper décrit dans son chapitre Tab. LXXI Abanderungen und Geschlechtsverschiedenheit der P. Iris (Amendement et différences selon le sexe) l'Iris rubescens. (Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der natur page 109)

Pl. 71 Fig. 2 et 3 Iris rubescens, et 4 Iris vulgaris.

             dieschmetterling01espe_0293.jp2&scale=4.

 

— En 1793, Fabricius décrit son Papilio Béroë  Ent. Syst. III page 111, comme un équivalent du Papilio Jole de D.&S. et reconnut aujourd'hui comme synonyme, ou comme une forme de A. iris

— En 1829, Freyer décrit Apatura metis (Le Mars Danubien)  en Hongrie : Beiträge zur Geschichte europäischer Schmetterlinge mit Abbildungen nach der Natur de Beitr. eur. Schmett. 2 : 166pp, pl. 49-96.

 

— En 1777-1783,  J. A. E. Goeze   donne 21 références bibliographiques de Papilio iris dans Entomologische Beyträge zu des Ritters Linné zwölften ..., Volume 3,Numéro 1 page 268 

Parmi celle liste, je choisis :

— Esper Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur  page 139-140 . Mais sa planche XI est celle d'A. ilia.

 

 

              II. Noms vernaculaires.

 



I. Les Noms français.

 

"Le Changeant" (Hebenstreit, 1743) ;  "Le Mars" (Geoffroy, 1762) ; "Le Grand Mars changeant" /"Le Grand Mars non changeant" / "Le Mars bleu-foncé changeant" (Engramelle, 1779) ; "Le Nymphale Iris" (Godart, 1819) ; "Le Nymphale Grand-Mars" (Godart, 1823) ; "Le Grand Mars changeant" (G. C. Luquet, 1986).

0. Le Changeant, Hebenstreit, 1743.

      J'ignore si Hebenstreit donne ici un équivalent français des noms latin et allemand qu'il a créé, ou s'il reprend ce nom d'une tradition plus ancienne. C'est, bien-entendu, un qualificatif des ailes "versicolores". Ce qui est remarquable, c'est qu'il n'a pas été repris par les auteurs français, mais qu'il a été régulièrement cité par les auteurs germaniques (Roesel, Esper), dont les viennois ( D. & S.). 

1. Le Mars, Etienne-Louis Geoffroy, 1762.

— Le Mars, Étienne-Louis Geoffroy, 1762 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique Vol. 2 page 61

"Papilio alis subangulatis, supra nigro violaceis ; albo fasciatis, subtus fulvo, fusco, albidoque variis, singulis ocello nigro coeruleo.

 -Trad. Papillon aux ailes dentelées, le dessus noir-violet ; bande blanche, le dessous fauve, brun et blanc, un seul ocelle bleu-noir.

Rosesel. ins. Vol.3 suppl.. tab.41 class. Papil. diurnes

Le mars. Longueur 14 lignes. Largeur 2 pouces 10 lignes.

 

  Je n 'ai qu'un seul individu de ce papillon que je n'ai point attrapé, mais qui m'a été donné après avoir été pris dans un jardin à Paris. Ce papillon unique est fort beau, malheureusement il est gâté et mutilé. Ses ailes grandes, sont un peu anguleuses, ce qui n'est pas commun parmi les papillons à six-pieds. En dessus elles sont d'un beau violet changeant, qui pouvait bien être taché d'un peu de blanc, mais le frottement paraît avoir fait disparaître ces taches. En dessous, les ailes sont marbrées de brun et de fauve, avec des bandes transverse blanches. De plus, chaque ailes a en dessous un œil. Ces yeux sont plus grands sur les ailes supérieures, et beaucoup plus petits sur les inférieures. Sur ces dernières, ce n'est qu'une tache ronde noire chargée d'un peu de bleu, au lieu que ceux des ailes supérieures sont de plus entourées d'un large cercle de couleur fauve claire. Je ne connais point la chenille de ce papillon, ni l'endroit où elle se trouve."

 

   Cela semble en réalité une description de notre Apatura ilia, le Petit Mars changeant, qui se distingue par ses ocelles des ailes supérieures. Mais, à la date à laquelle Geoffroy écrit, cette espèce n'a pas encore été décrite (elle le sera en 1775 par Denis et Schiffermüller). On peut donc  considérer alors que ce nom "Le Mars" est le précurseur des noms vernaculaires des deux espèces, où, du moins, que le nom vernaculaire "Le Grand Mars changeant" trouve ici son origine historique. 

  Geoffroy cite en référence Roesel, mais non le Papilio iris de Linné, lequel citait pourtant la même description de Roesel. Peut-être ne disposait-il que de la Fauna suecica de Linné lorsqu'il étudia cette pièce de sa collection ?

 En 1775, Denis et Schiffermüller citaient "Le mars (Geoffroy)" à la page 171 du "Wiener verzeichniss" dans leur présentation du Papilio iris de Linné. De même, Fabricius en 1793 (Ent Syst.III p. 111), qui décrit iris, ilia et son Beroë, cite Geoffroy en référence de P. iris.

Dans l'édition de Fourcroy en 1785, page 244, édition qui respecte les exigences de dénomination binominales et en latin, le Mars porte le nom de Papilio Iris. 

Il est classé par Geoffroy parmi ses Argus (en raison de l'ocelle des ailes postérieures), et comme le premier d'entre eux.

  J'ignore  pourquoi Geoffroy choisit ce nom ; celui-ci évoque bien-sûr le dieu romain Mars, homologue du dieu grec Ares, dieu de la guerre, fils de Jupiter et de Junon, époux de Bellone, amant de Vénus, et père de Rémus et Romulus par son union avec Rhéa Silva. Tout d'abord, il s'agit du seul nom de dieu grec ou latin sous la plume de Geoffroy. Ensuite, Mars n'a aucun rapport direct avec Argus, ce héros qui donne son nom à la nouvelle classe d'espèces inauguré par ce papillon. Celui-ci n'a aucun trait particulièrement martial. Enfin, sa couleur caractéristique bleu-violet n'est pas un attribut du dieu latin. Tout au plus, si —ce qui n'est pas indiqué— Geoffroy connaissait le nom choisi par Linné, on peut penser à cette scène de l'Iliade où Vénus, blessée par Diomède, emprunte son char à Mars pour regagner l'empyrée, Iris étant la conductrice du char. Voilà une piste bien ténue.

 

2. Le Grand Mars changeant Engramelle, 1779 ; Le Grand Mars non changeant ; Le Mars bleu-foncé changeant.

— "Le Grand mars changeant" : Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 137 Planche 31 fig.62 a,b (le mâle) dessinée par Ernst et gravée par J.J. Juillet. 

— "Le Grand Mars non changeant" : Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 143 Planche 33 fig. 65 a,b (la femelle) et fig.65 c,d (variété).

— "Le Mars bleu-foncé changeant", Engramelle, Papillons d'Europe peints d'après nature, Tome I page 145 Planche 33 fig. 67 a,b (le mâle).

— Dans le Supplément : page 268 Planche 68 Supplément 14 fig. 62 f,g. Variété mâle et fi.e la chrysalide.

— Dans le Supplément : page 271 Planche 69 Supplément 15 fig. 62 h,i (variété) et l (variété).

      Comme l'expliquera Godart en 1819,

"Engramelle fait de ce lépidoptère trois espèces distinctes, savoir "le Grand Mars changeant", "le Mars bleu-foncé changeant", et "le Grand Mars non changeant". Les deux premières se rapportent au mâle dont le dessus a un reflet d'un bleu-violet, tantôt aux quatre ailes à la fois, tantôt aux deux antérieures seulement, tantôt à celles de droite ou de gauche, selon le point d'où vient le jour. La troisième est la femelle dont le dessus est sans reflet."

En 1779, le Papilio ilia de Denis et Schiffermüller a été décrit, et donc Engramelle lui réserve le nom de "Petit Mars changeant" ; il crée aussi les noms de "Grand Mars orangé" et de "Petit Mars orangé".

 

4. P.R.iris (Iris)  De Villers, 1789

Charles de Villers, Caroli Linnaei Entomologia page 32. Simple mention entre parenthèse d'un nom français, qui est ici identqiue au nom latin. .

5. Papillon Iris , Wackenaer, 1802.

C.A Walckenaer, Faune parisienne ou Histoire abrégée des insectes page 263 n°7;

Ce nom n'est qu'une transcription en français du Papilio iris de Linné.

Il indique "la chenille est épineuse et a des raies transversales jaunes".

6. Nymphale Mars changeant. Latreille, 1804.

In Latreille, Hist. Nat. vol. 14

Papilio iris Linn. , Fab. Geoffr. n° 29. Engram. Pap. Europ. n°62.

7. Le Nymphale Iris , Godart, 1819.

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 411 n°200

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

8. Le Nymphale Grand-Mars, Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821/1823,  page 121  Planche 6 quart. peinte par Vauthier et gravées par Lanvin. 

  "Le Grand-Mars changeant et Le Grand-Mars non changeant, Engram., Pap.d'Eur. Envergure 33 à 37 lignes. Le Grand-Mars changeant et le Grand-Mars non changeant sont les deux sexes de cette espèce. Le mâle a été surnommé Changeant parce qu'il a en dessus, et selon le point d'où vient la lumière, un reflet d'un bleu plus ou moins vif. La femelle n'a pas de reflet, c'est pourquoi on l'a appelée par opposition Mars non changeant. Dans celle-ci et dans celui là, le dessus de toutes les ailes est d'un brun noirâtre avec une bande blanche, transverse sur le milieu ; et une bande grisâtre beaucoup moins large, en avant du bord postérieur, bord dont les échancrures sont liserées de blanc. La bande du milieu des premières ailes est tortueuse et elle se compose de six taches inégales et rapprochées trois à trois." (etc.)

 Godart n'a, manifestement, pas observé la chenille :

"La chenille vit au haut des chênes, ce qui fait qu'on se la procure difficilement." 

      Image BHL Pl.6 quart fig.1

                  n188_w272

 

       Bory de Saint-Vincent (Dict. Hist. nat. 1828) et Pierre Boitard (1828) utilisent le nom de "Nymphale Iris".

 Le nom de "Nymphale Grand-Mars" a été repris  par J.B. Boyer de Beauregard (1824), Hippolyte Lucas (1834) page 44 , O.F. Constant (1840) Aristide Dupuis (1863).

  Le Borgne de Kermorvan en 1836 (in E. Souvestre)  ne cite pas ce papillon dans sa liste des lépidoptères du Finistère : il le considère donc —à tort— absent de ce département.

 

9. Les chenilles.

  Duponchel 1849.

  —"Genre Apatura : Chenille ayant la partie supérieure de la tête divisée en deux longues pointes ou cornes divergentes ; le corps finement chagriné, s'amincissant postérieurement et se terminant en queue fourchue. Chrysalide comprimée latéralement, très renflée et carénée du coté du dos, avec la tête bifide ; suspendue seulement par la queue".

[Certes elles ressemblent à des limaces, mais] "ce qui rachète cette ressemblance qui n'est pas à leur avantage, c'est leur couleur d'un beau vert tendre et la manière gracieuse dont elles portent et meuvent leur tête, soit en marchant, soit dans l'état de repos".

"Leurs chenilles sortent de l'œuf au milieu de l'été, croissent très lentement, passent l'hiver engourdies sous quelques arbres, et se réveillent au printemps pour continuer de croître jusqu'au milieu de juin. Parvenues à cette époque à toute leur taille, elles se transforment en chrysalides. L'insecte parfait éclot quinze jours après, et se montre du 25 juin au 20 juillet."

— "Apatura iris. La chenille de cette Apature diffère principalement de celle du Petit Mars : 1°) par les cornes de sa tête qui sont beaucoup moins longues et non bifurquées. 2°) par une ligne jaune qui règne le long du corps au dessus des pattes. 3°) par quatre petits points bleus placés au dedans, et vers l'extrémité des deux lignes jaunes obliques qui se terminent dans cet endroit par deux petites épines couchées sur le milieu du dos."

 

N.b ; Duponchel, tout en signalant l'erreur de son ami Godart qui faisait du chêne la plante-hôte, donne pour sa part le tremble et les peupliers noir et blanc comme plante-hôte.

"Apatura Grand-Mars", Iconographie et histoire naturelle des chenilles Planche XXV fig. 71 a,b par Dumenil, gravée par Dupréel.


    apatura-Grand-Mars-chenille-Duponchel.png

 

 


10. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "Le Grand Mars changeant" et comme nom accessoire "Le Grand Mars" et  "Le Chatoyant". Ce dernier nom est accompagné d'une référence vers Rappaz (Raphy), 1979 Les Papillons du Valais (Macrolépidoptères).R. Rappaz édit. Sion.

    Dans le même temps, Gérard Chr. Luquet donnait à l'ensemble de la sous-famille des Apaturinae le nom de "Mars", nom qu'il intégrait dans les noms vernaculaires des espèces Le Grand Mars changeant, Le Petit Mars changeant (A. ilia), Le Mars orangé (A ilia f. i. clytie) et Le Mars danubien (A. metis).

 


11. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent les noms scientifiques de Apatura iris Linn. puis ajoutent : " ailes d'un brun noirâtre avec un reflet changeant bleu violacé chez les mâles, ce qui lui a fait donner par les anciens auteurs le nom de Mars changeant. Puis, page 78 "Le Grand Mars changeant est plus rare dans l'Ouest que dans l'Est de la France, etc..." 

 


—Bellmann / Luquet 2008 : "  Le Grand Mars changeant" 

— Chinery / Luquet 2012  : "Le Grand Mars changeant"

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Grand Mars changeant".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 :" Le Grand Mars changeant ". 

— Lafranchis, 2000 : " Lle Grand Mars changeant" .

— Perrein et al. 2012 : "Grand Mars changeant".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 :  "Grand Mars changeant".

— Wikipédia : " Le Grand Mars changeant".


 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

      Le terme allemand "Schiller", qui décrit l'ensemble des Mars ou Empereurs, signifie "miroiter, chatoyer, avoir des reflets irisés".

Le terme anglais "purple" correspond à notre violet (comparer les couleurs illustrant les articles "Pourpre" et "Purple" de Wikipédia).

 

  • "Grosser Schillerfalter" en allemand
  • "Purple Emperor" en anglais (Empereur Pourpre)
  • "Häiveperhonen" en finnois
  • "Irissommerfugl" en norvégien (papillon Iris) et en danois
  • "Grutte Wjerskynflinter" en frison.

  • "Apatura iride" en italien
  • "Tornasolada gran" en espagnol
  • "Velika modra preljevalica" en croate : (Grand preljevalica bleu)
  • "Kilnioji vaiva" en lithuanien
  • "Sälgskimmerfjäril" en suédois.
  • "Batolec duhový" en tchèque
  • "Grote weerschijnvlinder" en néerlandais (Grand papillon Reflet)
  • " Райдужниця велика" en ukrainien,
  • "Nagy színjátszólepke"en hongrois
  • "Mieniak tęczowiec" en polonais
  • "Ssuur-kiirgliblikas" en estonien.
  • "Dúhovec väčší" en slovaque.

 

 


Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "Mantell borffor" en... gallois. 

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilée par Emily Edwards, Agent des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

      2504.jpg                                  Bund_2_-_Kniffka_Philatelie_-_Briefmarke  images?q=tbn:ANd9GcQ1h_8KfSuZKbOjKHpVCHH     timbre-suomi-finland-finlande-papillon-a

           

 

 

 


IV. Les noms vernaculaires en anglais (M.A. Salmon, 2000).

Première description : Pétiver 1704.

  • "Mr Dale's Purple Eye" : Petiver, 1704.
  • "The Purple Emperour" ou "Purple Emperor" : Wilkes, 1741-42 ; Harris, 1766 ; Haworth, 1803 ; Jermyn, 1824 ; Morris, 1853 ; et la plupart des auteurs suivants.
  • "The Emperors of the Woods", : Wilkes, 1747-1749 ; Berkenhout, 1769 ; Brown, 1832.
  • "The Purple Shades" : Lewin, 1795.
  • "The Emperor" : Rennie, 1832.
  • " The Emperor of Morocco" : Morris, 1853.

J'ajoute à cette liste de M.A. Salmon la description de E Donovan en 1793 dans The Natural History of British Insects (2) sous les noms de The Emperors of the Wood , Purple High Fleyer : planche XXXVII BHL libr.

                               n7_w469   

 


         Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : apatura

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : apatura iris

— UK Butterflies : Apatura iris.

— lepiforum :  Apatura iris

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner ( Aricia agestis n'est pas représenté).

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

— Mythologie : CHOMPRÉ Pierre Dictionnaire mythologique de la fable, 1727, plusieurs rééditions dont éditions augmentées en 1801 par Millin.

            Édition 1775 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205494m.pdf

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BERGSTRÄSSER (Johann Andreas Benignus)  Icones Papilionum Diurnorum: Quotquot Adhuc In Europa Occurrunt ..., http://reader.digitale-sammlungen.de/resolve/display/bsb10231126.html

— BILLBERG (Gustav John) : Enumeratio insectorum in Museo Gust. Joh. Billberg ,[Stockholm] :Typis Gadelianis, 138 p. http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre) 1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DENIS, J. N. C. M. & SCHIFFERMÜLLER, I.] 1775. Ankündung eines systematischen Werkes von den Schmetterlingen der Wienergegend, herausgegeben von einigen Lehrern am k. k. Theresianum.. Vienne. 322 pp. http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

— DOUBLEDAY (Edward), WESTWOOD (John O.) The genera of diurnal Lepidoptera their generic characters ; illustrated with plates by W.C. Hewitson. Vol. 1 London, 1846-52 

 

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

 — DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

— FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GIROD Paul, 1898 et 1912 Atlas de poche des papillons de France, Suisse et Belgique, Klincksieck : Paris 

 http://bore.usp.br/xmlui/bitstream/handle/123456789/633/S-134037_COMPLETO.pdf.txt

— GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste), 1821. — Diurnes. Première partie. – Environs de Paris. Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 1 : [I]-[VIII] + [1]-48 + {48-1}-{48-16} + 49-[304], 1 pl. en noir, 39 pl. (Diurnes I à XXXIX) dessinées par Charles Vauthier et gravées par Lanvin. Crevot, Libraire-éditeur, Paris.

 

— GODART (Jean-Baptiste), 1822. — Diurnes. Seconde partie - Départements méridionaux.Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 2 : [1]-246, 28 pl. (Diurnes I à XXVIII) ; coloriées par P. Dumenil. Crevot, Libraire-éditeur, Paris.

 

— GODART (Jean-Baptiste), 1823. — Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France, indiquant les localités et les époques où ils se trouvent. Diurnes. Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France, 2, Seconde partie, Départements méridionaux, [Appendice] : [1]-64. Crevot, Libraire-éditeur, Paris

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

 FRISCH (Johann Leonhard.) 1730 . Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land : nebst nützlichen Anmerckungen und nöthigen Abbildungen von diesem kriechenden und fliegenden inländischen Gewürme : zur Bestätigung und Fortsetzung der gründlichen Entdeckung : so einige von der Natur dieser Creaturen herausgegeben : und zur Ergäntzung und Verbesserung der andern (1730)  Berlin : Verlegts Christ. Gottl. Nicolai  https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

 — HARRIS  (Moses) 1775 : The English Lepidoptera: or, The Aurelian's Pocket Companion, xv, 66p. 1 pl. color. London : J. Robson 1775.

 — HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HEBENSTREIT, Johann Ernst 1743. Museum Richterianum :continens fossilia animalia, vegetabilia mar. illustrata iconibus et commentariis Lipsiae : excudi curavit C. Fritsch, Leipzig: Caspar Fritsch, 1743. En ligne Strasbourg :http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/114962/rec/1

ou http://pds.lib.harvard.edu/pds/view/44360729?op=n&n=1&index=12&imagesize=1200&jp2Res=.125&printThumbnails=no

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

— HONEY, M. R. & SCOBLE, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399.

  HÜBNER, J. 1779: Sammlung europäischer Schmetterlinge. 1779. BHL 

— HÜBNER, (Jacob), 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

— HUFNAGEL, W. F. 1766. Tabelle von den.Tagvögeln der hiesigen Gegend, woraus denen Liebhabern der Insekten Beschaffenheit, Zeit, Ort und andere Umstände der Raupen und der daraus entstehenden Schmetterlinge bestimmt werden. Berlinisches Magazin, oder gesammlete Schriften und Nachrichten für die Liebhaber der Arzneiwissenschaft, Naturgeschichte und der angenehmen Wissenschaften überhaupt, 2(1): 54-90. 

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET

> (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books

— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

 ROESEL VON ROSENHOF  1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— KLEEMANN /ROESEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

 

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. 

 —  SHERBORN (Charles Davies) 1902, Index Animalium:

 http://www.sil.si.edu/digitalcollections/indexanimalium/TaxonomicNames/IA_Namesearch.cfm 

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— TUTT, J. W. 1906. "A Study of the Generic names of the British Lycaenides and their close allies". The Entomologist's record and journal of variation, 18: 129-132.  :  http://www.biodiversitylibrary.org/page/30061081

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël),1841. British butterflies and their transformations, William Smith : London  BHL

— WILKES (Benjamin) 1773 One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin Wilkes   Books.google.

— WILKES (Benjamin), [1747-49] The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author  Books.Goggle ou GDZ :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN385055587&DMDID=DMDLOG_0002

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) 2012 A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Recherche de références bibliographiques :http://www.biologie.uni-ulm.de/cgi-bin/litera?lang=e&muster=schmetterlinge

Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Billberg http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Curtis :  http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Denis et Schiffermüller : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

Doubleday & Westwood  http://www.biodiversitylibrary.org/item/49323#page/5/mode/1up

 

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fourcroy voir Geoffroy.

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

Geoffroy latin par Fourcroy :  http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/50612#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

ou http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN385055587&DMDID=DMDLOG_0002

ou (images) University of Glasgow : http://special.lib.gla.ac.uk/exhibns/month/july2004.html

— Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

— Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:05

    Zoonymie du papillon Le Petit Sylvain

Limenitis camilla, (Linnaeus, 1764). 

 

 Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!   [...] 

 Vous le savez, la pierre où court un scarabée, 

 Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,

 Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.  [...]

Oui, je suis le rêveur ; je suis le camarade
Des petites fleurs d’or du mur qui se dégrade,
Et l’interlocuteur des arbres et du vent.

Si je n'étais songeur, j' aurais été sylvain.

 

 

   Victor Hugo, Les Contemplations.

Victor Hugo, Les Contemplations.

 

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

 

 

Résumé.    

— Limenitis Fabricius, 1807 : du grec signifiant "gardien ou protectrice des ports", qui peut être un épithète de Diane ou de Vénus. Sachant la convention que s'est fixée Fabricius de nommer ses genres de papillons diurnes selon un épithète de Vénus, Limenitis s'applique volontiers à  Aphrodite limenia, qui était vénérée sous ce nom à Hermione et à Égine.

camilla (Linné, 1764) : Linné, qui trouve en Homère et en Virgile la grande partie de son inspiration onomastique, fait ici certainement honneur à la très séduisante héroïne des Livres VII et XI de l'Éneide, Camilla reine des Volques, qui combattit Énée. Deux vers connus de tous au Siècle des Lumières et repris par les poètes la décrivaient courant les bois pour chasser, vêtue d'une peau de tigre : "Elle aurait pu survoler un champ de blé, sans le toucher /et sans en abîmer, dans sa course, les tendres épis ". Cela évoque le vol fascinant du L. camilla, qui plane sans effort d'un arbre à l'autre avant de glisser vers le sol, l'effleurant par de rares battements d'ailes avant de s'élever à nouveau, dans l'émerveillement de l'observateur.

La plus grande confusion a régné dans la dénomination de ce papillon, aussi nommé L. sibilla, du nom des prophétesse antiques Sibylles et de l'entomologiste Maria sibilla Meriam.

 

 — Noms vernaculaires : Geoffroy en 1762, dans une description antérieure à celle de Linné, a nommé cette espèce aux ailes sombres barrées d'un bandeau blanc Le Deuil, juste avant de baptiser l'espèce suivante le Demi-deuil (Melanargia galathea) ; puis en 1779, Engramelle préféra le nom de Petit Sylvain, pour indiquer l'habitat de sous-bois où pousse le chèvrefeuille, ou pour évoquer le vol féerique de ce petit être voisin des faunes. Godart en 1821 choisit Le Nymphale Petit Sylvain, qui fut utilisé inconstamment jusqu'à 1986, où G. Chr. Luquet fit adopter par tous le nom Le Petit Sylvain, et écarta définitivement le Deuil de Geoffroy. On doit aussi mentionner le nom anglais de White Admiral (Petiver, 1703), allusion au grade équivalent à notre Vice-Amiral, mais aussi à un uniforme de drap sombre ouvert sur une chemise blanche. Le nom allemand Eisvogel, "oiseau de glace" qui est aussi le nom du Martin-Pêcheur, est aussi plein d'intérêt.

 

    


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815.

 (fr. Les Nymphalides, angl. Brush-footed Butterflies).

 [ N.B : j'observe ici la taxonomie présentée par Dupont & al. (2013). Ces auteurs remarquent dans leur note 209 : "Pelham & al. (2008), se référant aux travaux de Koçak (1981), considèrent Nymphalidae Swainson, 1827, comme invalide, au motif que le nom donné par Swainson est fondé sur le nom générique Nymphalis Latreille, 1804, qui est considéré non comme un synonyme, mais un homonyme de Nymphalis Kluck, 1780. Ces auteurs préconisent l’utilisation de Nymphalidae Rafinesque, 1815 (page 127 : « Sous-famille des Nymphalia »). Rafinesque intégre dans ce taxon de nombreux genres de Nymphalidae. Pour la systématique de cette famille nous avons suivi les travaux de Wahlberg & al. (2009)."]

 Rafinesque, C.S. 1815: Analyse de la nature, ou tableau de l'univers et des corps organisés.Palerme. L'Imprimerie de Jean Barravecchia. en français, 224 pp page 127. "Les Nymphales, quatre pattes droites, quatre pattes ambulatoires". Les Nymphales sont, pour Rafinesque, une Sous-famille de la famille Ropalocera ; elle comporte alors 23 "genres".

  Constantine Samuel Rafinesque-Schmaltz (1783-1840) est un naturaliste et un archéologue américain d'origine franco-germano-italienne, qui a passé son enfance à Marseille avant de s'installer à Palerme comme herboriste. puis à Philadelphie. 

  Ce grand collectionneur en histoire naturelle s'intéresse à la zoologie, la botanique, la malacologie, la météorologie et la littérature ainsi qu'à la théorie de l'évolution. Grand admirateur de Linné, nom dont il prénomme son fils, il débute son Analyse de la nature par cette dédicace : "La nature est mon guide, et Linnaeus mon maître".

  Cette famille comporte actuellement 13 sous-familles. Celles qui nous concernent sont les Danainae (Danaïnes ou Monarques) ; les Libythéines ( Échancrés ou Libythinées) ; les Nymphalinae ; les Charaxinae ; les Apaturinée et les Satyrinae.

 

 Son nom vient de Nymphales, nom de la quatrième phalange de la nomenclature de Linné, aux ailes dentelées (alis denticulatis) et divisée en gemmati (ailes ocellées) et phalerati (ailes ornées). Le nom est dérivé du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille » et désigne dans la mythologie grecque les divinités féminines de la nature, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, remarquablement belles, et qui peuplaient la plupart des lieux naturels: forêts et bois, vallées fertiles et bocages, sources et rivières, montagnes et grottes…  

b) sous-famille des Limenitidinae  Butler 1870.

— type-genus: Limenitis Fabricius, 1807.

— Dupont et al 2013, qui me sert de référentiel taxonomique, donne comme auteur pour cette sous-famille Butler, 1870. et non Behr, H., 1864 ["On Californian Lepidoptera. No. IV."  Proc. Calif. Acad. Sci. 3 (2): 127);] 

 

http://archive.org/stream/museumsaeriaemit00linn#page/306/mode/1up

b) sous-famille des Limenitidinae  Butler 1870.

— type-genus: Limenitis Fabricius, 1807.

— Dupont et al. (2013), qui me sert de référentiel taxonomique, donne comme auteur pour cette sous-famille Butler, 1870. et non Behr, H., 1864 ["On Californian Lepidoptera. No. IV."  Proc. Calif. Acad. Sci. 3 (2): 127);] 

 http://archive.org/stream/museumsaeriaemit00linn#page/306/mode/1up

 

  • Tribu des Neptini Newman, 1870 

Genre Neptis Fabricius, 1807

  • Tribu des Limenitidini Butler, 1870

c) Tribu des Limenitidini Behr, 1864.

  • Genre Limenitis Fabricius, 1807
  •  

 

— Ce genre renferme 3 Sous-genres

  • a) Sous-genre Limenitis Fabricius, 1807 :

Limenitis populi (Linnaeus, 1758) . Grand Sylvain.

  • b) Sous-genre Azuritis Boudinot, 1986

Limenitis reducta Staudinger, 1901. Sylvain azuré. 

  • c) Sous-genre Ladoga Moore, 1898

Limenitis camilla (Linnaeus, 1764) . Petit Sylvain.

 

 

 

2. Nom de genre : Limenitis, Fabricius, 1807.

 Fabricius, 1807, "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges", Magazin für Insektenkunde , Karl Reichard, Braunschweig [Brunswick] (6) page 285, n°32.

   Dans la note préliminaire d'Illiger, Fabricius divisait l'ensemble de ses Papilio (papillons "de jour") en 49 "genres", dans lesquels il englobait les Sphinx (n°43), les Sesia (n°44) les Zygaena (n°47), sans distinction, alors que Latreille (dont la classification de 1804 est présentée dans la partie B du même article page 90) crée des Sections (Diurnes-Crépusculaires-) divisées en familles (Papillionides et Sphingides), elles-mêmes divisées en quatre sous-groupes. Le 11ème des 49 genres de Fabricius cités dans l'article contient 14 espèces, dont trois sont nommées : Populi, Niavius et Camilla. Populi est l'espèce-type.

Ce genre est désormais divisé en trois sous-genres :

 - Sous-genre Limenitis Fabricius, 1807 Limenitis populi (Linnaeus, 1758). Grand Sylvain.

   - Sous-genre Azuritis Boudinot, 1986 Limenitis reducta Staudinger, 1901 . Sylvain azuré. [Présent en Corse]

   -Sous-genre Ladoga Moore, 1898 Limenitis camilla (Linnaeus, 1764) . Petit Sylvain.  

 La classification de Fabricius ou Systema glossata.

L'article cité en référence n'est pas écrit par Fabricius, mais par Johan Karl Wilhem Illiger. Illiger, qui fut conservateur du musée zoologique de Berlin en 1810, après avoir pris en charge les collections du comte von Hoffmannsegg,  a fait paraître la revue Magazin für Insektenkunde de 1802 à 1807. Dans celle-ci, il donne une présentation anticipée des genres de lépidoptères que Fabricius s'apprête à publier dans son Systema glossata :

 

  L'histoire de la publication du Systema glossatorum de Fabricius est en elle-même le petit roman tragique et complexe d'un manuscrit perdu. Ce nom de Systema glossatorum suppose d'abord que l'on sache que Fabricius, dont la classification des insectes reposait sur la structure des pièces buccales  utilisait le terme de Glossata (les Glossates) pour désigner les Lépidoptères, ou Papillons : en d'autres termes, il s'agit de sa Classification des Lépidoptères, la dernière de sa série des Systema après Systema eleutheratorum [les coléoptères] Kiliae 1801, Systema rhyngotorum [les hémiptères], Brunsvigae 1803, Systema piezatorum [les hyménoptères], Brunsvigae 1804 et Systema antliatorum [les diptères], Brunsvigae 1805.

 Le manuscrit du dernier des Systema a été terminé le 4 mars 1806 et envoyé à Reichard, le même éditeur que les précédents à Brunswig, et qui éditait aussi le Magazin für Insektenkunde d'Illiger.  C'est dans la sixième et dernière parution de cette revue que Illiger écrivit un article sur "La dernière classification par genre des papillons des genres linnéens Papilio et Sphinges", Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges (cité supra, 1807 pp 277-289), anticipant la parution du premier volume de la Systema Glossatorum, annoncée pour Pâques 1808. Quant à Fabricius, il donna un résumé de son ouvrage dans  "Zeitung fur Literatur und Kunst in den Konigl. Danischen Staaten," Kiel, 11. Sept. 1807 (pp. 81-84) sous le titre: "Etatsrath Fabricius Rechenschaft an das Publikum fiber seine Classification der Glossaten. Joh. Christ. Fabricii systema glossatorum, Vol. I "

  Hélas, avant que ne paraisse le livre, l'éditeur fit faillite, et ses créanciers saisirent le matériel et vendirent les travaux en cours à des chiffonniers. On ignore ce qu'est devenu le manuscrit original de Fabricius, mais néanmoins, les sept premiers feuillets déjà imprimés de son livre ont été conservés, en trois exemplaires. L'un de ceux-ci  est maintenant à la Bibliothèque du Musée zoologique de Berlin : elle comporte les pages 1-112 avec la page de titre et s'intitule Systema glossatorum, sans mentionner "volume I". Elle a fait l'objet d'un fac-similé publié par F. Bryk en 1938. Un autre exemplaire appartenait à K.A Dohrn à Szczecin [Stettin], qui l'a légué au Musée zoologique de Szczecin ; après la seconde guerre mondiale, il devint la propriété de la Bibliothèque Royale de Copenhague. Il comprend les pages 3-112, sans la page de titre. Enfin, l'American Museum of Natural History de New-York  détient depuis au moins 1903 le troisième exemplaire. Il ne se compose que des pages 1-80, page de titre incluse. 

  Comme Dohrn signale que le numéro 6 de la revue d'Illiger avait brûlé lors d'un incendie chez l'imprimeur, Brik pense que le manuscrit de Fabricius a été détruit lors du même incendie. Ce manuscrit ne devait porter que sur le volume I, puisque la liste des genres, par laquelle Fabricius débute (page 9-12) ne comporte pas les Noctuidae et les Geometridae.

 Felix Brik (1938) sembla avoir utilisé une épreuve de la bibliothèque de la Berliner Naturforschung Gesselschaft, publiant un fac similé qui apporte les noms de nouvelles espèces par rapport à Illiger. (J Chr Fabricius Systema Glossatorum Nature 143, 784 (13 Mai 1939). Par son Opinion n° 137 du 30 octobre 1942, l'ICZN établi que les noms génériques publiés par Illiger sont à créditer à "Fabricius (in Illiger), 1807" et par extension de l'Opinion n° 137, les noms triviaux du fac-similé de Briks sont indiqués "Fabricius (in Brik), 1938".       

Sources du paragraphe: 

 SL Tuxen Annu Rev. Entomol.1967,  http://www.annualreviews.org/doi/pdf/10.1146/annurev.en.12.010167.000245

Voir aussi Taeger, Nota lepidopterologic 2001

 https://archive.org/stream/notalepidoptero242001soci#page/n89/mode/2up/search/fabricius

 

Étymologie du nom de genre limenitis.

        Si, en latin, il existe le nom limen, inis, "seuil, porte, maison, borne, frontière", qui ne doit pas nous égarer,  c'est un autre nom latin, Limenitis signifiant "des ports", du grec ancien Λιμενιτις (de λιμήν, "un port, havre"), qui fournit l'étymologie necessaire.

 D'où provient ce qualificatif "des ports" ?

 Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum ( déjà cité, in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses règles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

 Dans ces conditions, il semble probable que le genre limenitis soit en relation avec l'épiclèse d'Aphrodite Limenia Λιμενια, protectrice des ports.( http://www.theoi.com/Cult/AphroditeTitles.html)

 

 Cet épithète, avec ceux de Limenites, Limentis et Limenoscopus (Limenitês, Limenitis, Limenodkopos), signifient " protecteur/trice ou superintendant/e des ports" : c'est le surnom de plusieurs divinités comme Zeus (Callimach. Fragm.114, 2e ed. Bentl.), Artemis (Callim. Hymn. dans Dian. 259), Aphrodite (Paus. ii. 34. § 11; Serv. ad Aen. i. 724), Priapus (Anthol. Palat. x. 1, 7), et de  Pan (Anthol. Palat. x. 10.) http://www.mythindex.com/greek-mythology/L/Limenia.html. Effectivement, Aphrodite n'a pas l'exclusivité de ce titre, et son inverse nocturne Artémis le reçut également : "Limenitis, Limniatis, Limnatis,Limnea, nom donné par les pêcheurs à Diane, qui l'invoquaient comme la déesse des marais et des étangs" P. Chompré, 1778 Dict. portatif de la Fable.

 Une autre difficulté est que l'épithète exact que reçoit Aphrodite est plutôt Limenia ou λιµνήσιος Limnesia,  "des Ports" que Limenitis, qui est attesté pour Diane.

 Néanmoins, plusieurs textes attestent l'existence de ce culte rendu à Aphrodite Limenia, protectrice des ports, le plus récent et le plus universitaire corroborant le travail le plus ancien, que Fabricius a pu consulter pour rechercher ses épithètes de Vénus :

 1) Gérard de la Chau (abbé), Dissertation sur les attributs de Vénus, Paris : Lamy, 1780 page 8.

 et Pierre-Henri Larcher, Mémoire sur la déesse Vénus 1776 page 111 :

  "La dénomination de Limenia ou Limnesia paraît plus restreinte et plus bornée [que celles de Marina et de Pelagia], et bornée seulement aus ports sur lesquels Vénus était censée veiller, comme on le voit dans une épigramme de l 'Anthologie et comme on l'apprend de Servius. (Est Limnesia Venus qu portibus praest Servius in Aenid.I). Cette dernière épithète est citée par Pausanias (Corinthiae, 2, 34,11 ) qui dit que l'on voyait à Hermione une statue de Vénuslimenia de marbre blanc, remarquable par sa hauteur et sa beauté."

2. Marie-Karine Lhommé : Un commentaire en catalogue, les Vénus du Servius Daniélis (AEN. 1, 720)   Eruditio Antiqua 4 (2012) : 313-355.

" Vénus des ports.

"est et Limnesia, quae portubus praeest"

  Vénus est liée à la mer par sa naissance de l’écume des flots, mais elle ne semble pas spécialement liée aux ports côté romain. C’est Portunus qui préside aux ports, comme le dit la glose de SD dans les mêmes termes : SD 5, 241 : PORTVNVS deus marinus qui portubus praeest. « Portunus : dieu marin qui a la protection des ports. »

À Hermione, Pausanias (2, 34, 11) évoque une Aphrodite Pontia kai Liménia et à plusieurs autres reprises, côté grec, des sanctuaires d’Aphrodite sont situés sur des côtes, à proximité de sanctuaires de Poséidon.

Les errances d’Énée en Méditerranée donnent lieu à la consécration de nombreux temples d’Aphrodite sur des îlots ou en bord de mer. Denys d’Halicarnasse (1, 51, 3) signale, parmi d’autres toponymes liés à Énée, un promontoire appelé Port-Aphrodite, au lieu-dit Athénaion, qui fut le premier endroit où Énée mit le pied en Italie : τοῦτο δὲ τὸ χωρίον ἐστὶν ἀκρωτήριον καὶ ἐπ´ αὐτῷ θερινὸς ὅρµος, ὃς ἐξ ἐκείνου λιµὴν Ἀφροδίτης καλεῖται. « Cet endroit est un promontoire qui offre un mouillage l’été, et qu’on appelle depuis ce moment port d’Aphrodite. »

Limnesios peut être interprété différemment (voir les sens proches en grec de λιµήν, port et de λίµνη, marais, mer) comme lorsqu’ Isidore (Etym. 17, 33) rapporte un autre nom de la centaurée : Centauream Graeci vocant quoniam a Chirone Centauro fertur reperta. Eadem et λιµνήσιος, quia locis humectis nascitur. « Les Grecs l’appellent Centaurée parce que c’est le centaure Chiron qui la découvrit, comme on le rapporte. La même est appelée aussi limnesios, parce qu’elle naît des lieux humides.» On retomberait alors sur une Vénus née de l’humidité, née de la mer."

 

3. Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de C.Daremberg et E.Saglio (1877-1919) Tome I vol.1 page 308 :

 

" Une double fête de Poséidon et d'Aphrodite Limnesia et Galenaia, c'est-à-dire , qui apaise la mort et conduit au port, avait lieu à Égine. D'abord on offrait un sacrifice au dieu des mers en mémoire de ceux qui étaient morts en naviguant, puis on se livrait à une joie dissolue en célébrant les bienfaits de la déesse de l'amour. En Acarnanie également, Aphrodite était fêtée comme déesse marine par des combats navals " Plutarque, Quaestr. gr.44 ; Athen. XIII, 55, 95.


 

Les entomologistes qui se sont penchés sur le nom Limenitis ont retrouvés les mêmes données que moi, mais Sodoffsky (1837) page 81 [Limenitis : beiname der Venus, der Diana und anderer Gottheit. Cf Vollmer, 1143]  comme Westwood et Humphrey (1841) page 60 [Limenitis : "one of the name of Venus : Vollmer, 1143] renvoient à la même référence, celle de Vollmer.

1836 :http://books.google.fr/books?id=HhMYAAAAIAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 

 

 

A.M.Emmet (1991) qui ignore la régle que s'est fixé Fabricius, signale bien le grec limenitis, "gardien de port", un épithète attribué aux dieux qui protègent les ports, et se demande si Fabricius ne s'est pas souvenu que le premier spécimen de sylvain avait été capturé par David Krieg dans la ville portuaire de Leghorn. Il avait été adressé à Petiver, qui le nomma Papilio Livornicus, " the Leghorn White admiral ".

 Les autres étymologies (selon Hürter) :

— Arnold Spuler : page 14 : Beiname einer griechischen  Göttin, "épithète d'une déesse grecque".

— Janssen page 39 : Limné = moeras, de voedselplant van Limenitis populi, populier, groeit op vochtige plaatsen, " Limne signifie -marais-, la plante hôte le peuplier poussant dans les endroits humides".

 

— Ramann page 52: Jedenfalls kömmt der Name dieser Unterabtheilung der Nymphaliden vonlimen, die Schwelle, die Grenze, der Weg her, weil die Limeniten, welche den deutschen Namen Eisvögel führen, am häufigsten auf Waldwegen angetroffen werden , " Quoiqu'il en soit le nom de cette sous-division des Nymphalidae vient du latin limen, le seuil, la frontière, ou ici la route parce que les limenitinés qui portent en allemand le nom de Eisvögel, " sont le plus souvent observés le long des sentiers forestiers".

— Dale page 128 : Limenitis, a greek word signifying harbour keeping, an epithet applied  to several divinities, but especially to Diana. "Limenitis, mot grec signifiant "gardien des ports", un épithète qui s'applique à plusieurs divinités, mais spécialement à Diane".


Le genre Limenitis présente une vingtaine d'espèces, mais deux seules sont rencontrées en Bretagne : le Petit Sylvain Limenitis camilla, et le Sylvain azuré L. reducta. J'ai décrit ce dernier ici :L' Alto Merse, reserve naturelle de Toscane.

Je rappelle les différences entre les deux:

L. camilla dispose d'une double rangée de points noirs sur la face inférieure de l'aile postérieure.

L.reducta ne dispose que d'une simple rangée de points noirs sur cette face inférieure, mais la coloration de cette face est plus rougeâtre.  Sur le recto, l'aile antérieure du L. reducta offre une marque blanche supplémentaire bien marquée, entre les taches principales et la tête ( L. camilla présente, au mieux, une trace blanchâtre).

 



 

 

Le nom du sous-genre ladoga Moore [1898].

L'actuel Limenitis camilla, sous-genre ladoga, appartenait il y a quelques années au genre Ladoga.

Moore, Lepidoptera indica, London [Londres], L. Reeve et Co, 1890-1907 [1898]. 3, p. 174.

L'entomologiste britannique Frederic Moore (1830 -1907) était conservateur assistant du muséum de la Compagnie anglaise des Indes orientales à Londres. Il fit paraître Lepidoptera indica de 1890 à 1912, un important travail en douze volumes sur les lépidoptères du sud de l’Asie et qui sera terminé après sa mort par Charles Swinhoe (1836-1923). Moore fit aussi paraître The Lepidoptera of Ceylon de 1880 à 1887.

Étymologie obscure ; A.M. Emmet suppose un néologisme mais fait remarquer qu'il existe un lac Ladoga au Nord-est de Saint-Pétersbourg en Russie. 

 L'interrogation du moteur de recherche me fait découvrir qu'un navire baleinier de 340 tonnes a porté le nom Lagoda certes ce n'est pas le même nom, mais le trois-mât barque devait initialement porter le nom du lac russe ; les consonnes g et d ont été inversées par le peintre en lettres, et les marins refusèrent de corriger l'erreur, en raison des malheurs qui s'abattraient à coup sûr sur un navire rebaptisé. (Hélas, les entomologistes qualifient cela de "superstition", et s'étonnent naïvement de voir les populations de papillons dont ils ont dix fois modifié le nom, péricliter ou disparaître.) Le Lagoda avait été construit en 1827 au Massachusetts comme navire marchand, puis il a été armé comme baleinier à Boston. Il a été détruit en 1899. Un modèle réduit à l'échelle 1/2 de 89 pieds de long est exposé au New Bedford Whaling Museum : c'est le plus grand modèle de baleinier existant.

 Avec sa coque noire et sa ligne de faux sabord de navire marchand essayant de faire croire qu'il est armé de canons, savez-vous quoi ?

 Il ressemble parfaitement à un Ladoga camilla, qui était l'espèce-type du genre ladoga.

 

 

 

 


3. Nom d'espèce : Limenitis camilla (Linnaeus, 1767)

 

a) la publication originale.

  http://archive.org/stream/museumsaeriaemit00linn#page/306/mode/1up

 

P[apilio] N.[ymphalis] camilla :  Linnaeus, C. 1764. Museum S:ae R:ae M:tis Ludovicæ Ulricæ reginæ Svecorum, Gothorum, Vandalorumque. In quo animalia rariora, exotica, imprimis insecta & conchilia describuntur & determinantur. Holmiae. Laur. Salvii 1764 720 pp. page 304 n°122 .

 (M.L.U en abrégé)

  Localité-type : Allemagne : Habitat in lonicera caerulea Germania.

La répartition de cette espèce présente deux grandes aires disjointes : Europe et Caucase d’une part, sud est de la Russie, Chine et Corée d’autre part. Elle est signalée dans toute la France sauf le domaine méditerranéen. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Chèvrefeuilles. (Dupont et al. 2013)

 

b) Synonymes (INPN, Muséum) et sous-espèces.

 

      Ladoga camilla camilla (Linnaeus, 1764) 

- Ladoga camilla xylostei (Prunner, 1798) 
- Ladoga camilla (Linnaeus, 1764) 
- Limenitis sibilla (Linnaeus, 1767) 
- Papilio camilla Linnaeus, 1764 
- Papilio sibilla Linnaeus, 1767  
- Papilio xylostei Prunner, 1798    

 

LERAUT retient la présence de deux sous-espèces en France :

- camilla Linnaeus, 1764.

- xylostei Prunner, 1798. Localité-type : Stupinigi, Turin, Piémont, Italie.

 

c) étymologies.

c1) Camilla princesse des Volsques.

Une grande quantité de noms (de plantes ou d'animaux) créés par Linné provenant soit des œuvres d'Homère, soit de celles de Virgile, et puisque l'on trouve dans l'Éneide de Virgile un très beau passage consacré à la geste de Camilla, princesse des Volsques, il est très probable que cette héroïne soit à l'origine du nom du Papilio camilla de Linné. Par ses traits de fée des bois et d'amazone sauvage et guerrière, gravés en vers inoubliables pour des générations de lettrés , elle est capable d'exalter durablement un esprit.

  C'est surtout dans le Livre XI  que sont présentés les Volsques, [une tribu de l'Italie centrale, qui, au 5e siècle av J.C., tenta de gagner la mer Tyrrhénienne en menaçant dangereusement le Latium], leur roi Metabus et sa fille Camilla, la reine des Volsques, amazone chasseresse et cavalière experte. Dans l'épopée, Énée, soutenu par Vénus contre Junon, affronte les latins dirigés par Turnus, lors d'un combat de cavalerie, durant lesquels Camille meurt, tuée par ruse par Arruns, d'un coup de javelot.

 Mais auparavant, l'histoire de la jeune fille est racontée    y trouve, chapitre XI, 532-724, l'histoire de Camille, la fille du roi des Volsques Metabus et de son épouse Casmilla.

  Dés la fin du Livre VII, Virgile présente Turnus le Rutule, et sa future alliée Camille la Volsque. Celle-ci, qui est vouée à Artémis la vierge chasseresse, est une sauvageonne des bois, maniant l'arc et la fronde. Deux vers ont pu inspirer Linné, tant la légereté de Camille "plus rapide que le vent" rappelle celle d'un papillon sylvestre : Illa uel intactae segetis per summa uolaret / gramina nec teneras cursu laesisset aristas : "Elle aurait pu survoler un champ de blé, sans le toucher,/ et sans en abîmer, dans sa course, les tendres épis".

    Voici cette célèbre première apparition dans le poème :

 

 

bellatrix, non illa colo calathisue Mineruae

femineas adsueta manus, sed proelia uirgo

dura pati cursuque pedum praeuertere uentos.

Illa uel intactae segetis per summa uolaret

gramina nec teneras cursu laesisset aristas,

uel mare per medium fluctu suspensa tumenti

ferret iter celeris nec tingueret aequore plantas.

Illam omnis tectis agrisque effusa iuuentus

turbaque miratur matrum et prospectat euntem,

attonitis inhians animis, ut regius ostro

uelet honos leuis umeros, ut fibula crinem

auro internectat, Lyciam ut gerat ipsa pharetram

et pastoralem praefixa cuspide myrtum.

7, 805-813.

Guerrière, elle n'a pas habitué ses mains  à la quenouille

ni aux corbeilles de Minerve ; mais c'est une fille endurante

aux durs combats, et à la course elle est plus rapide que les vents.

Elle aurait pu survoler un champ de blé, sans le toucher,

et sans en abîmer, dans sa course, les tendres épis ;

ou, suspendue à une vague gonflée, elle aurait pu marcher

en pleine mer, sans y tremper la plante de ses pieds agiles.

Tous les jeunes gens sortis des maisons et des champs,

et aussi la foule des matrones l'admirent et la regardent passer ;

l'esprit stupéfait, ils restent bouche bée en contemplant la pourpre,

parure royale voilant ses épaules lisses, la fibule d'or nouée

dans ses cheveux, sa manière de porter son carquois de Lycie

 et le myrte champêtre qui se termine en pointe de fer.

 

 

   L'histoire reprend au Livre XI. Le roi des Vosques Metabus, chassé par ses sujets, doit traverser dans sa fuite le fleuve Amasenus. Voyant les flots grossir, et portant dans ses bras sa fille, il choisit de la placer sous la protection de Diane, la déesse vierge et chasseresse  : pour cela, il la ligote sur un javelot par des liens d'écorce et de liège, et lance son arme et son bébé vers les cieux jusqu'à la rive opposée.

sonuere undae, rapidum super amnem

infelix fugit in iaculo Camilla.  Virgile, Eneide, XI, 561-62

 "Les ondes résonnèrent, et  par dessus le fleuve rapide,

Camille l'infortunée s'enfuit, fixée à son javelot strident."

 

   Regardons la passer dans le ciel latin, nue, cramponnée à la hampe de frêne, serrée sous l'écorce comme l'arbre enlacé par le chèvrefeuille, femme-bois vouée à la forêt et aux forces sauvages : car c'est ainsi qu'elle pourra le mieux servir d'icône à notre papillon de l'orée des bois, dont le vol léger papillonne autour de sa plante-hôte, le chèvrefeuille.

 

Ipse sinu prae se portans iuga longa petebat

solorum nemorum : tela undique saeua premebant

et circumfuso uolitabant milite Volsci.

Ecce fugae medio summis Amasenus abundans

spumabat ripis : tantus se nubibus imber

ruperat. Ille, innare parans, infantis amore

tardatur caroque oneri timet. Omnia secum

uersanti subito uix haec sententia sedit.

Telum immane manu ualida quod forte gerebat

bellator, solidum nodis et robore cocto,

huic natam, libro et siluestri subere clausam,

implicat atque habilem mediae circumligat hastae ;

quam dextra ingenti librans ita ad aethera fatur :

ʻ Alma, tibi hanc, nemorum cultrix, Latonia uirgo,

ipse pater famulam uoueo ; tua prima per auras

tela tenens supplex hostem fugit. Accipe, testor,

diua tuam, quae nunc dubiis committitur auris ʼ.

Dixit et adducto contortum hastile lacerto

immittit : sonuere undae, rapidum super amnem

infelix fugit in iaculo stridente Camilla.

At Metabus, magna propius iam urgente caterua,

dat sese fluuio atque hastam cum uirgine uictor

gramineo donum Triuiae de caespite uellit.

Non illum tectis ullae, non moenibus urbes

accepere neque ipse manus feritate dedisset :

pastorum et solis exegit montibus aeuom.

11, 544-569

Chassé de son royaume, honni pour ses violences et sa superbe,

Métabus, quand il sortit de l'antique ville de Priverne,

fuyant au travers des combats et de la guerre, emporta

dans son exil sa fillette nouveau-née, et lui donna le nom

de sa mère Casmille, quelque peu changé en Camille.

La tenant contre son coeur, il  gagnait la longue ligne des crêtes

des forêts solitaires : de partout les traits cruels le pressaient,

et les Volsques allaient et venaient, avec des soldats tout autour de lui.

Soudain, durant sa fuite, le cours de l'Amasénus se gonfla,

bouillonnant au ras de ses rives, si violent avait été l'orage

qui avait déchiré les nuages. Métabus, prêt à plonger, hésite

par amour pour son enfant ; il a peur pour son précieux fardeau.

En pensée, il envisage toutes les solutions, et soudain décide ceci :

le guerrier tenait en sa main puissante un immense javelot,

un trait solide fait de chêne noueux et durci au feu ;

il y attache sa fille, enveloppée dans une écorce de liège sylvestre,

et la fixe habilement au milieu de la hampe.

De sa droite de géant,

il balance alors le trait, et tourné vers le ciel, dit :

ʻ Bienfaisante fille de Latone, hôtesse de ces bois, voici ta servante,

je te la consacre, moi, son père ; tenant tes armes, en suppliante,

elle est la première à fuir un ennemi à travers les airs. Ô déesse,

je t'en prie, reçois celle que je confie maintenant au caprice des vents ʼ.

Il dit et, ramenant son bras en arrière, brandit son trait et le lance :

les ondes ont résonné et, au-dessus du courant rapide,

 l'infortunée Camille fuit, attachée à un javelot strident.

Alors Metabus, serré déjà de très près par une troupe nombreuse,

se jette dans le fleuve et d'une touffe d'herbes il retire triomphant

à la fois la lance et sa fille, et les offre en présent à Trivia.

 

 Puis, 

 

Hic natam in dumis interque horrentia lustra

armentalis equae mammis et lacte ferino

nutribat, teneris immulgens ubera labris.

Vtque pedum primis infans uestigia plantis

institerat, iaculo palmas armauit acuto

 

spiculaque ex umero paruae suspendit et arcum.

Pro crinali auro, pro longae tegmine pallae

tigridis exuuiae per dorsum a uertice pendent.

Tela manu iam tum tenera puerilia torsit

et fundam tereti circum caput egit habena

 

Strymoniamque gruem aut album deiecit olorem.

Multae illam frustra Tyrrhena per oppida matres

optauere nurum : sola contenta Diana

aeternum telorum et uirginitatis amorem

intemerata colit. Vellem haud correpta fuisset

11, 570-580

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/virg/V11-532-724.html#Casmille

 

Là, dans les broussailles, dans des tanières épineuses,

il nourrissait sa fille de lait sauvage, pressant les mamelles

d'une jument d'un troupeau sur ses lèvres tendres.

Dès que l'enfant eut imprimé ses premiers pas sur le sol,

il arma les mains de sa petite fille d'un javelot pointu

et suspendit à son épaule un arc et des flèches.

Elle n'a point d'or dans les cheveux, pas de long châle pour la couvrir,

mais une peau de tigre pend du haut de sa tête le long de son dos.

De sa main tendre encore, elle a lancé déjà ses flèches d'enfant ;

à l'aide d'une lanière souple elle a fait tourner par-dessus sa tête

une fronde et a abattu grue du Strymon ou cygne blanc.

 

  Plus tard, Camille sera une vierge guerrière combattant Énée pour venger son père, et c'est ce personnage qu'illustre l'opéra de Bononcini Il trionfo di Camilla, regina de Volsci : elle n'aura plus rien d'aérien, plus rien à voir avec un papillon sylvestre.

L'entomologiste anglais Adrian Hardy Hawoth, membre de la Société linnéenne de Londres, auteur de 22 noms de genres d'hétérocères, a écrit en 1803 dans  Lepidoptera Britannica : sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum "  page 30 : 

 The graceful elegance displayed by this charming species when sailing on the wing, is greater perhaps than be found in any other we have in Britain. There was an old Aurelian of London, so highly delighted at the inimitable flight of Camilla, that long after he was unable to pursue her, he used to go to the woods, and sit down on a stile, for the sole purpose of feasting his eyes with her fascinating evolutions*.

The following admirable lines of Pope, Virgil and Dryden although not all of them exactly necessary to elucidate this subject, I cannot refrain from transcribing in this place :

 […] Not so when swift Camilla scours the plain,

 Fleis o'er the unbending corn, and skims along the main

( Alexander Pope. An Essay on Criticism, 1711). 

Vel mare per medium fluctu suspensa tumenti

 

ferret iter celeris nec tingueret aequore plantas.

 (Virgile, 7, 810-811)

She swept the seas, and, as she skimm'd along, / Her flying feet unbathed on billows hung (Virgil's Dryden, 1697)

* "Le spectacle plein de grâce et l'élégance que déploit ce charmant espiègle lors de son vol est sans doute le plus grand parmi ceux que nous pouvons trouver en Grande Bretagne. Il y avait jadis un Aurélian [littéralement un Chrysalidien, un passionné des papillons] de Londres qui était tellement ravi par le vol de ce papillon, qu'il fut pendant longtemps incapable de poursuivre sa chasse, se contentant d'aller dans les bois et d'y rester assis adossé  dans le seul but de se régaler des évolutions fascinantes du camilla."


Ces trois citations montrent d'une part combien l'image poètique de Camille au pied léger parcourant les bois comme une nymphe aérienne est heureuse, combien elle a séduit les esprits du XVII au XIXe siècle, et d'autre part comment elle s'impose immédiatement à un amateur de papillon comme Haworth. Autant d'arguments pour faire de la princesse volsque La camilla de Linné. Lorsqu'on lit la description actuelle du papillon sur le site U.K Butterflies, l'emerveillement devant les caractéristiques du vol du papillon fournit un argument supplémentaire : 

   The White Admiral is a woodland species and a delight to behold as it literally glides along forest rides, flying from tree to forest floor and back up with only a few effortless wing beats. For this reason, some of its closest relatives on the continent are known as "gliders". When settled, the adults are unmistakable, with their black uppersides intersected by prominent white bars. The undersides of this butterfly are, however, in complete contrast to the black-and-white uppersides, and are surely one of the most beautiful of all species found in the British Isles.


                                        


 D'autres éléments sont à verser à cette plaidoirie : l'existence de papillons portant l'un le nom deTurnus, l'allié de Camilla, le roi des Rutules d'Ardée et l'autre celui d'Archaeoprepona camilla, ou A. camilla metabus 

— Le Papilio turnus (actuel glaucus). Je redécouvre alors que Turnus est le frère de la nymphe Juturne, déesse des fontaines dont Linné a donné le nom (déformé) à Maniola jurtina Elee est la fille de Venilia, et elle joue un rôle important au chapitre 12. Zoonymie du papillon Myrtil, Maniola jurtina. Fabricius, qui décrit dans Species insectorum page 17 le Papilio turnus, cite Linné en référence (Mantissa I,536). Le lectotype de l''espèce est conservé sous le protonyme Papilio Eques turnus, 1771.

Archaeoprepona camilla (Godman & Salvin, [1884]) Archaeoprepona camilla camilla Archaeoprepona camilla metabus (Fruhstorfer, 1916), réunit dans le même nom Camilla et son père Métabus

Il me restait à rechercher si Acca*, l'amie de Camille, qui est auprès d'elle au moment de sa mort, a donné son nom à un papillon. Bien-entendu : il a été donné par Hübner en 1819 au Pantoporia venilia (Linnaeus, 1758) ou Acca venilia

*Son nom rappelle Acca Larentia, mère nourricière de Romulus.

Poursuivant le jeu de cette famille, je demande Opis, la nymphe qui fut charger par Diane de venger la mort de sa protégée en tuant le meurtrier Arruns : je trouve la Nymphale opis, nommée par Fabricius (Species insect. tII page 97 n° 428.) et par Drury Papilio opis Drury, [1773]; Illust. Nat. Hist. Exot. Insects 2 : pl. 18, f. 5-6 qui porte actuellement le nom de Cynandra opis, The Brilliant nymph.

Je découvre aussi le cocher de Turnus, Metiscus (Eneide 12, 468 ) un genre de la famille des Hesperidae. http://en.wikipedia.org/wiki/Metiscus. Ou bien une Callicore du Venezuela, Diaethria euclides metiscus (Doubleday 1849).

Un Polyommate (Latreille et Godart 1819 page 613) a porté le nom de Messapus,  celui qui décocha une flêche vers Énée (Eneide, 12, 481-493).

 

                     

Autres étymologies, autres étymologistes.

 A. Selon le Dictionnaire Gaffiot, le mot Camilla possède deux sens au féminin. Au masculin, Camillus possède également deux sens :

 

  1. camilla, ae, f. (camillus), jeune fille de bonne famille, aide dans les sacrifices : Macr. S. 3,8,7 ; Serv. En. 11,58.

  2.  Camilla, ae, f. Camille [reine des Volsques, alliée de Turnus] : Virg. En. 7, 803.

  3.  Camillus, i m., enfant noble, aide dans les sacrifices : P. Fest. 93 ; Serv. En. 11, 543 ; Varr. L. 7,34 ; Macr. S. 3,8,7..

  4.  Camillus, i, m. surnom des Furius ; nott Camille,[célèbre dictateur qui sauva Rome des Gaulois] : Liv. 5, 19, 2.//Au Plur. Les Camilles, les gens comme Camille : CIC. Sest. 143, etc.

Bien qu'il soit éminemment probable que Linné ait puisé dans l'Énéide de Virgile le nom de son papillon, ce nom de camilla peut donc désigner une jeune noble romaine, une assistante auprès de l'autel de sacrifice, ou une femme de la famille romaine des Camille (comme son tullia est formé sur Tullius, nom de Cicéron).

 B. On peut aussi citer Camille, sœur des trois Horiaces et fiancée à l'un des Curiaces dans la tragédie Horace de Corneille reprenant Tite-Live, I, 24.

C. Les étymologistes en entomologie.

— A.M. Emmet 1991 page 152 : camilla : the name of a Volscan princess mentionned by Virgil in the Aeneid.

— Arnold Spuler page 15 : römischer Frauenname :"nom de femme romaine".

— August Janssen, page 39 : Romeinse vrouwennaam :"nom de femme romaine".

— Gustav Ramann, page 53 : ist ein zuweilen noch gebrauchter Frauenname, übrigens war es auch in Virgils Aeneide aufgeführte Volskische Heldin. "est parfois encore utilisé comme nom de femme, mais il  est mentionné dans l' Éneide de Virgile pour désigner l'héroïne des Volsques. parfois encore utilisé le nom de la femme, par la façon dont il a été mentionné dans l'Enéide Volsques l'héroïne de Virgile."

— L. Glaser, page 122 : röm. Frauenname, z.B. Virg. Aen. VII. 803, Volsca de gente Camilla : "nom de femme romaine, par exemple dans Virgile, Éneide VII,803, de la famille des Camille".

— Anton Spannert page 32 : ein altrömischer, ebenso jetzt noch überall gebräuchlicher Frauenname : " un ancien nom romain, devenu de nos jours un nom féminin très courant".

 

 

Taxonomie.

Dans sa description, Linné renvoie à son Systema Naturae de 1758, page 486, où il a décrit parmi les Papilio  barbarus un P. Amphion (du nom d'un fils de Zeus au chant capable de déplacer les pierres), papillon habitant en Inde, et qu'il nomme ici par erreur Aphion.

 

En réalité, c'est assez complexe, puisque Linné a donné quatre descriptions qui se renvoient les unes aux autres :

1. P. Amphion : Syst. Nat. ed 10 (1758), p. 486 n° 177.

 2.  P.N.P. Camilla, M.U.L (1764) p. 304 n° 122, qui renvoie à Aphion, erroné pour Amphion, SN 10 : 486 n°177  qui se réfère :

-à Pet, gaz, 12, t. 12, f 10

 -à Roesel, ins. 3, t.33, f. 3,4

En Observation, Linné ajoute : Differt imprimis a Praecedenti Macula rubre alarum posticarum ad angulatum ani, quam in quibusdam deesse observavit Roeselius. "Il se distingue principalement du précédent par une tache rouge de l'angle anal de l'aile postérieur, que Roesel n'a pas observé."  

Or "l'espèce précédente" est celle-ci :

3.  P.N. P  [ pour Papilio Nymphales Phalerati ]  Prorsa  M.L.U 1764 p. 303 n°  121  

qui se réfère à :

-Roesel, ins. 3 ,t 70, f 1, 2, 3. 

Une Observation ajoute : Haec descriptio facta est ad Papilionem Ros. 3. t. 70. f. 1, 2, 3, quam meriam varietatem Camillae ; Roeselii vero pag. I t. 8, f. 6,7. « alia omnino ab hac proposita est species. 

 

4.  P.N.P. Sibilla , Syst. Nat. 2, ed 12 (1767), p. 781 n° 186, et qui se réfère :

- MLU p.303  *sub Prorsa

-au Papilio rivularis de Scopoli, Carn.443

- à Roesel, ins. 3, t 70, f1, 2, 3

 - avec la mention simillis camillae, "semblable à camilla".

et la description alis dentattis fuscis concoloribus fascia alba : subtus lutescentibus.

5. P.N.P. Camilla,  Syst. Nat. 2, ed 12 (1767), p. 781 n° 187, et qui reprend sa description  de 1764 auquel il se réfère :

-M.L.U. 304 [le Camilla de 1764]

- Papilio Amphion Syst. Nat. ed 10 (1758), p. 486 n° 177.

- -à Pet, gaz, 12, t. 12, f 10

 -à Roesel, ins. 3, t.33, f. 3,4

avec la description : alis dentattis fuscis subconcoloribus albo fasciatis maculatisque, angulo ani rubro. (je souligne les différences avec sibilla)


    Linné a donc décrit ses espèces selon deux  illustrations tirée de Insecten-Belustigung (1740) du peintre et naturaliste  August Johann Roesel, celle du tableau 33 (camilla) et celle du tableau 70 (Prorsa et Sibilla). Prorsa (du nom d'une déesse romaine qui préside aux accouchements ) et Sibilla (du nom des Sibylles, mais aussi de Anna Maria Sibylla Meriam, l'auteur de metamorphosis insectorum surinamensium) décrivent donc la même figure , et peuvent donc être considérés comme une seule espèce. Or puisqu'en 1767 Linné écrit que sibilla est semblable à camilla...

 Néanmoins, les naturalistes suivants ont été bien embarrassés par cette confusion. En 1890,  W. Dave, décrivant page 133 l'espèce Limenitis sibilla, cite Donovan qui, en 1799, constate que dans le Syst. Nat. de Linné 1767, camilla et sibilla sont décrites comme deux espèces différentes  par l'existence de la coloration rouge de l'angle anal. Comme il ne constate pas cette couleur sur les spécimens de Grande-Bretagne, il en déduit que la forme anglaise est camilla, et que sibilla correspond à une espèce australienne.

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31397#page/121/mode/1up

Selon Latreille et Godart (Encyclopédie méthodique vol. 116, 1819, p. 403)  , "Linné, d'après les figures sus-mentionnées de Roesel, a donné le mâle de cette espèce sous le nom de Sibilla, et la femelle sous celui de Camilla". Or, pour ces auteurs, " le dessus des femelles est un peu fouetté de roux vers l'origine des ailes supérieures". Les deux sexes ne se distinguent pourtant que par des subtilités telles que, selon UK butterflies, la taille légèrement supérieure de la femelle, sa couleur légèrement plus brune, et ses ailes plus arrondies.

   De fait les taxons Papilio sibilla et Papilio camilla sont tenus pour synonymes.

Le Papilio camillus de Fabricius (1781) et le Papilio Camillus de Cramer (1780).

Décrit dans le Species insectorum vol.2 page 11 en 1781,  Papilio camillus (Fabr.1781), un papillon d'Afrique, l'actuel Cyrestis camillus cotoyait son homonyme africain Papilio camillus (Cramer, 1780), l'actuel Azanus isis (Dury, 1773).

Le Papilio camilla de Denis et Schiffermüller.

Pour compliquer un peu plus, les deux viennois Denis et Schiffermüller publièrent en 1775 ceci 

 [Denis, J. N. C. M. & Schiffermüller, I.] 1775. Ankündung eines systematischen Werkes von den Schmetterlingen der Wienergegend, herausgegeben von einigen Lehrern am k. k. Theresianum.. Vienne. 322 pp, page 172.

 Ce Papilio camilla (D&S, 1775) correspond à l'actuel L. reducta Staudinger, 1901, le Sylvain azuré.

 

En 1872, W.A Lewis, conscient de toutes ces ambiguïtés contenues dans le Catalogue de Kirby et celui de Staudinger datant tous les deux de 1871, propose de les résoudre (r

evue The Zoologist de mai 1872 page 3074) en introduisant  les noms qui ne manquent pas d'humour de Limenitis anonyma et Neptis innominata.

 

Décision de la Commision de Nomenclature ICZN.

1. En 1959, la Commission supprime les noms de anonyma Lewis 1872 ICZN. (Opinion 562). 

2. Rejet du nom Papilio sibilla (Linnaeus, 1767) : Opinion 1917.

 

                II. Noms vernaculaires.

 

      Le Deuil (Geoffroy, 1762). Le Petit Sylvain (Engramelle, 1779) (Luquet, 1986) ; [Le Sibille (de Villers, 1789). Le Camille, id.]; la Nymphale Petit-Sylvain (Godart, 1821). 

 

 

1.  Le Deuil, Geoffroy, 1762.

- Le deuil, Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 73 n° 45 .

- P.[apilio] luctuosus, le deuil, Geoffroy in Fourcroy, Entomologia Parisiensis, 1785 p. 249 n°45.

  "Papilio alis dentatis, supranigris, subtus fusco-rubris, utrinque maculis albis fasciatim positis.

Leche. Nov. ins. sp. p.27 n.54, f.15. Mala. Papilio hexapus, supra niger, alis omnibus macularum transversali albo, inferioribus dentatis.

Ray, ins. p. 126. n.2. Papilio major nigra S. pulla, alis supina patre maculis albis nottatis.

Rosel. Ins. Vol.3, supplem. I, tabl. 33, fig.3,4 & Tab. 70, f.1,2,3, class. I. Papil.diurn.

 

   Le deuil a ses ailes un peu dentelées à leur bord. En dessus elles sont noires, avec une bande transverse de taches blanches allongées, qui parcoure les quatre ailes dans leur milieu. Cette bande est composée de huit taches sur les ailes supérieures, et de sept sur les inférieures. Au dessus de cette bande, il y a sur les ailes de dessus une tache seule séparée, formée en croissant ; et, plus basque la bande, il y en a deux autres, l'une grande et l'autre petite, à coté l'une de l'autre proche l'angle extérieur, et au dessous de ces trois dernières trois points de couleur fauve. Sur les ailes inférieures, au dessous des sept taches blanches, il y a autant de lunules ou croissants de couleur fauve, dont les pointes regardent le bord de l'aile, et dont la dernière ou septième forme presque une tache ronde. En dessous, les ailes sont fauves ou d'un brun rougeâtre, avec les mêmes taches blanches qu'en dessus, outre deux autres qui se rencontrent sur les ailes inférieures à leur base, ou à l'endroit de leur attache avec le corps. De plus, les quatre ailes sont bordées en dessous d'une rangée de points noirs. Les yeux de l'insecte sont bruns et ses pattes blanches. Je ne connais point la chenille de ce papillon, que je n'ai trouvé qu'une seule fois."

  Geoffroy donne sa description cinq ans avant celle de Linné et ne peut donc pas citer cet auteur ou le nom de P. camilla. Inversement, Linné n'a pas cité Geoffroy. 

Il donne en référence l'illustration de Rösel von Rosenhof, tableau XXXIII et LXX.

rdYbaCk-pgvVtZ_oDOdxDZKcb4NKe2Qz8oVyrkOM n8bwskEnyY-5f6nCEcxMs1ZIPXdna5Op9WtXUXhV http://www.biodiversitylibrary.org/item/31188#page/240/mode/1up

      Sur le plan de la zoonymie, ce papillon est apparié avec l'espèce suivante, le Demi-deuil (P. leucomelanos Geoffroy in Fourcroy p. 249) par l'utilisation de la métaphore d'un costume de deuil (noir avec un bandeau blanc) ou de demi-deuil (noir et blanc à parties égales). Le qualificatif latin choisi pour l'édition de Fourcroy est le bel adjectif luctŭōsus, a, um : " - 1 - qui cause de la peine, douloureux, déplorable, affligeant, triste. - 2 - plongé dans le deuil, infortuné". Dict. Jeanneau).

 Je regrette l'abandon de ce nom, qui, tout en décrivant parfaitement la couleur de base des ailes, créait une évocation très expressive, propre à notre langue maternelle,  dont on s'amusait à trouver le complément avec sa moitié, le Demi-deuil, dans une courte série qu'un Grand-deuil serait venu compléter. Sans son grand frère le Deuil, le Demi-deuil est désormais un peu orphelin.

(En 1869, un texte signale encore cette appellation sous le terme de Deuil-azuré).

 


 2. Le Petit Silvain, Engramelle 1779.

  Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 29 planche 11 fig. 13 par J.J. Ernst gravée par J. Juillet,  1779. 

Engramelle donne en réference le P.N. sibilla de Linné Syst. Nat. ed. 12 ; les mêmes planches d' illustration par Rösel que Geoffroy ; Esper Tome I tableau XIV fig. 2 et 3. Enfin, il souligne la ressemblance —mais non l'identité — de son Petit Sylain avec le Deuil de Geoffroy. 

 Nous ne savons pas pourquoi Engramelle n'a pas repris ce zoonyme et a préféré celui de Sylvain. 

 

  Le nom vernaculaire de Sylvain est attesté en France selon mes recherches depuis la parution de l'ouvrage d'Engramelle , avec quatre espèces,

- le Grand Sylvain ou Sylvain, Papillons d'Europe, pl  IX n°10 et X n°11

 -le Petit Sylvain, pl XI n°13

 -le Sylvain azuré , pl. XI n° 4

 -et le Sylvain coenobite pl. X n° 12 .

 

Mais ces noms vernaculaires ont été reliés aux noms scientifiques  de la manière suivante durant tout le XIXeme siècle :

Grand Sylvain : Nymphalis populi

Petit Sylvain  : Nymphalis Sibylla,

Sylvain azuré : Nymphales camilla,

Sylvain coenobite : Nymphales lucilla.

     Aussi tous les Dictionnaires d'Histoire Naturelle, les Encyclopédies, Godart et Duponchel dans leur Histoire Naturelle des Lépidoptères, A. Dupuis dans son guide des papillons, (1863), Hippolyte Lucas dans l'Histoire naturelle des lépidoptères ( 1834), Boisduval dans la Collection des chenilles  ( 1832), et Cuvier, et Latreille, Émile Blanchard, Pierre Boitard, les Sociétés linnéennes même considérèrent que le Sylvain azuré se nommait camilla, et que le Petit Sylvain portait le nom de Sibilla.  

 

 Le nom vient du latin sylva, la forêt, les bois, ou plutôt du nom latin du dieu des forêts, Sylvanus ou Silvanus. Dans la religion antique des romains, Sylvain appartient aux Dii, et il cherche à pénétrer dans les maisons : "Voilà donc l'enfant sorti sans danger du sein de sa mère. Mais, les dieux ne l'abandonnent par; et continuent à l'accompagner en bataillons serrés. On craint que Sylvain ne vienne tourmenter sa mère et ne pénètre dans la maison où elle repose : afin d'éloigner le sauvage esprit des bois, on lui rappelles le présence des hommes dans la demeure, d'abord en frappant le seuil de la porte d'un coup de la hache du bûcheron, puis en le heurtant encore du pilon du meunier et enfin en le balayant avec le balai du moissonneur". Dictionnaire   

 En poésie, ce sont de petits êtres qui accompagnent les faunes et fréquentent les bois. En zoologie, il qualifie les espèces qui vivent dans les bois (pas toujours : le Chevalier sylvain Tringa glaerola). Parmi les papillons, l' Hespérie du dactyle est nommée la Sylvaine.

 Il s'accorde bien à un papillon de la famille des Nymphalides, au vol féerique de Peter Pan.


 

 

 

3. Le P.P. (Sibille) sibilla, Charles de Villers, 1789.

Le P.P (Camille) camilla, Charles de Villers, 1789

Le ( Sibille), C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 46 n°77.

Le (Camille), C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 46 n°78.

Les noms de Sibille et Camille sont des traductions indicatives (placés entre parenthèses) des noms latins de Linné.

De Villers indique en Observation son embarras : Obs. An hi duo papilio Sibilla et Camilla una & eadem species, uti credidit D. Fabricius. An species diversae ? Incertum. In opere recentiore non jure citantur Sibilla & Camilla D. Esp    pour papilio. Sibilla Linné, ut ex descriptione patet. Solis larvis dubium solvi potest. V.

  "Remarque. Sybilla et Camilla sont-ils  une seule et même espèce de papillon , comme le croyait M. Fabricius. Des espèces différentes ? [ou : diverses variiétés ? ] Incertain."

 

4. Satyre P[apilio] Sibille, (P. Sibilla) Walckenaer 1802.

Walckenaer Faune parisienne 1802 page 272 n°32. 

 


6. Le Nymphale sibylla, Godart et Latreille, 1819.

LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9,  1819, page 342 et page 402  n°176 .

Le numéro 177 est nommé La Nymphale camilla mais correspond au Sylvain azuré d'Engramelle.

       Le texte descriptif de Godart commence ainsi : "Linnaeus, d'après les figures susmentionnées de Roësel, a donné le mâle de cette espèce sous le nom de sibilla et la femelle sous celui de camilla". (ce qui n'a guère de sens).


7. Le Nymphale Petit-Sylvain Godart 1821.

 

Le Nymphale Petit-Sylvain  : Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823 page 116 n°37 Planche XXVIII 6tert. peinte par C. Vauthier et gravée par Lanvin. 

Jean-Baptiste Godart cite les noms suivants après son titre Le Nymphale Petit-Sylvain :

"Papilio Sibilla et Papilio Camilla Linn(1) ; Le Petit-Sylvain (Engram. Pap. d'Europe) ; Le Deuil (Geoff.).

(1) Linné a donné le mâle sous le nom de Sibilla et la femelle sous le nom de Camilla)."

 

 Ce nom  a pourtant été repris par Pierre Hippolyte Lucas 1834, page 42; Pierre Boitard 1843 ; P.A. Duponchel en 1849, page 18 ; Maurice Sand, 1862 ; ...

 Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) page 165, utilise le nom Le Limenète sybille, Limenitis sibilla, avec les initiales a.c., "assez commun".

 


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom de Petit Sylvain, à l'exclusion des formes le Petit Sylvain azuré, le Deuil, le Sibille.

   Il donne en note le commentaire suivant :

" Comme je l'ai indiqué dans l'introduction de ce travail, les noms vernaculaires d'Azuritis reducta et de Ladoga camilla ont été couramment intervertis dans la littérature entomologique, manifestement en raison de la confusion qui a longtemps régné dans la nomenclature latine de ces deux espèces (reducta Stgr = camilla D. & S. ; camilla L. = sibilla L.) Égaré par cette situation confuse, J. Lupold, adaptateur d'O. Danesh, a même été jusqu'à créer un "Petit Sylvain azuré", "hybride lexical" particulièrement révélateur de ce contexte passablement équivoque. La récente création par Boudinot (Nouvelle revue d'Entomologie,* N.S., 2 (4), 1985 (1986) : 403-409) du genre azuritis  pour le "Sylvain azuré" devrait mettre un fin à cette situation, puisqu'elle introduit un moyen mnémotechnique simple permettant d'associer correctement, sans risque d'erreur, le nom vernaculaire et le nom scientifique correspondant de cette espèce."

*Description d'un genre nouveau parmi les Limenitini palearctiques (Lepidoptera, Nymphalidae). Actuellement un sous-genre de Limenitis, où se classe L. reducta.

 

 


7. Noms vernaculaires contemporains :

      Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Limenitis camilla , mais cite en bas de page 84 "le Petit Sylvain".

 


—Bellmann / Luquet 2008 : "Le Petit Sylvain".

— Chinery / Luquet  2012 :"Le Petit Sylvain".

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Petit Sylvain".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "Le Petit Sylvain". 

— Lafranchis, 2000 : "Le Petit Sylvain" .

— Perrein, 1012 : "Petit Sylvain" .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 :"Petit Sylvain".

— Wikipédia : " Petit Sylvain".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

      Outre deux noms originaux traités plus bas, les éléments de désignation sont la taille (petit, petite) et la plante hôte (chèvrefeuille).

  • The White Admiral en anglais (L'Amiral blanc").
  • Kleiner Eisvogel en allemand. ("Petit papillon "oiseau de glace" ou "Martin-pêcheur").
  • Kuusamaperhonen en finnois ("papillon du chèvrefeuille")
  • Sibilla en italien
  • Ninfa de bosque en espagnol ("nymphe des forêts", donc "Sylvain").
  • Mažasis juodmargis en lithuanien ("le petit noir et blanc")
  • Tryfjäril en suédois ("try papillon").
  • Bělopásek dvouřadý en tchèque.
  • Lytse Iisfûgelflinter
  • Kleine ijsvogelvlinder en néerlandais ("Petit papillon "oiseau de glace")
  •  Hanımelikelebeği en turc ("papillon du chèvrefeuille")
  • Hvid admiral en danois ("Amiral blanc")
  • Kis lonclepke en hongrois ("Petit papillon du chèvrefeuille).
  • Pokłonnik kamilla en polonais 
  • Väikelumik en estonien
  • Bielopásavec zemolezový en slovaque.
  • Ленточник камилла en russe ("petit ...")

a) le nom anglais "White Admiral".

Les anglais désignent Vanessa atalanta sous le nom de Red Admiral (Amiral Rouge), et Limenitis camilla sous celui de White Admiral (Amiral Blanc). Ces noms sont parmi les premiers donnés à des papillons, en l'occurence par James Petiver en 1699 pour le Red, et en 1703 pour le White. Puis vint un Blue Admiral Kaniska canace (Linn. 1763) asiatique et un Yellow Admiral Vanessa itea (Fabr.1775) d'Australie.

  La Royal Navy avait été organisée à l'époque élisabéthaine en trois escadres, la rouge (Drapeau rouge, commandée par l'amiral de la flotte), la blanche (drapeau blanc, commandée par le Vice-amiral)  et la bleue (drapeau bleu, commandée par le contre-amiral). Un Amiral Jaune viendra plus tard, désignant "un post captain" promu amiral sans attribution d'escadre, par défiance sur ses capacités à commander (voir ici) .

 

220px-British_admirals_promotion_path.sv

Nelson, Edward Vernon, et Edward Hawke :

 220px-Young_Nelson.jpg  220px-Captain_Edward_Vernon_%281723-1794 

Je place ces images par simple association entre les ailes des "Admirals" et les tenues de ces hauts personnages, sans aucune argumentation historique. Chacun reconnaîtra White Admiral et Red Admiral.

 Plus tard, avec l'entomologiste Wilkes (1741), le nom se transforma en White Admirable et Red Admirable.

Voir infra chap. IV la suite.


b) le nom allemand "Eisvogel".

 "Eisvogel", littéralement "glace-oiseau", est le nom vernaculaire du Martin-pêcheur, bien qu'on ignore les raisons d'un tel surnom, généralement attribué aux couleurs métalliques "glacées" du plumage (par le vieil allemand eisan, "chatoyer, briller").

 Le "Kleine Eisvogel" est notre Petit Sylvain, le Blauschwarzer (Bleu-noir) Eisvogel notre Sylvain azuré L. reducta, et le Großer Eisvogel est notre Grand Sylvain L. populi.

 J'ignore pour quelle raison ces papillons sont nommées ainsi, mais les trois Limenitis ont des couleurs chatoyantes, c'est à dire changeant de couleur comme l'œil des chats selon l'angle de vue.

 

 


 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • The White Admiral en irlandais

  •  en mannois.
  •  ? en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • manten wen en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

  • The White Leghorn Admiral : Petiver, 1703 ("L' Amiral Blanc  de Livourne").
  • The Leghorn white Admiral : Petiver, 1706. ("L'Amiral Blanc de Livourne")
  • The white or White Admiral : Petiver,1717 ; Berkenhout, 1769 ; Haworth, 1803 ; et la plupart des auteurs. ("l'Amiral Blanc")
  • The White Admirable : Wilkes, 1741-42 ; Harris, 1766 ; Brown, 1843 ; Newman & Leeds, 1913. ("L'Admirable Blanc")
  • The Honeysuckle : Rennie, 1832 ("Le Chèvrefeuille").

 

      Je crus d'abord que Leghorn était le nom de l'amiral en l'honneur de qui Petiver avait nommé l'espèce. Mais il ne s'agit que du nom de l'endroit d'où le papillon a été amené au collectionneur.

  James Petiver avait nommé le Red Admiral en 1699. Il continue donc la série trois ou quatre ans plus tard, et l'uniforme noir du papillon, traversé par un grand pan de chemise blanche, lui inspire sans-doute le nom de White Admiral.

Ce qui est certain, car il en fit mention dans son Gazophylacii (latin Gazophylacium, i : "salle du trésor"), c'est ceci :

Papilio LIVORNICUS superné nigrescens, inferne aureus, fascia alba utrinque insignitus. The White Legorn Admiral. Mr. Robert Barklay, Surgeon, brought me this first from Legorn, which it was caught in London by Mr Bonavert. "Papillon LIVORNICUS, dessus noir, dessous  orange, bandeau blanc marqué sur les deux côtés. The White Legorn Admiral. M. Robert Barklay, chirurgien, m'a amené de Legorn ce premier spécimen, qui avait été pris à Londres par M. Bonavert."

Legorn  ou Leghorn : Le port de Livourne (Livornicus) au sud-est de Gènes, célèbre pour la défaite des anglais dans la bataille de Leghorn en 1653, qui assura aux néerlandais le contrôle de la Méditerranée.

Bonavert : il s'agit sans-doute de Gédéon Bonnivert (1673-1703) , dont le nom s'orthographie aussi Bonivert ou Bonavert. Né à Sedan en Champagne de Pascal et Judith Bonnivert ; naturalisé anglais en 1699 ; officier dans l'armée de William III en Irlande ; il est connu par ses récoltes botaniques conservées dans le Catalogue du Sloane Herbarium du British Museum. Petiver le cite aussi, à propos du fucus dealensis, dans son Musei.

- Biographie par James Britten in Journal of Botany page 107-112.

- D.O. Vijnands :  "Plants collected by Gédéon Bonnivert in the gardens of Johan Stickers." Arch. of Natural History, 1991, 27-29.

- Le Journal de Bonnivert ou Voyage en Irlande  en 1690.

Selon C.W. Dave (1890) page 132 le premier spécimen anglais rapporté est celui de l'Historia insectorum de John Ray, 1710. Il informe les lecteurs qu'il a été pris en Essex, non loin de Tolesbury, par D. Morton, qui lui a envoyé le 11 juillet 1695. Dans le Papilionum Brittaniae Icones de 1695, Petiver écrit « White Admiral. Found about Dullidge and Wickham, near Croyde, as also at Henly-upon-Thames. »



 

 

 

Liens et Sources.

— Funet  : Limenitis    . 

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Limenitis camilla.

— UK Butterflies : Limenitis camilla 

 

 

 

Images : voir les superbes dessins de Hübner:

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/69604#/summary 

 

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

  — BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833].

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religieux Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 

— FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, 1771.Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler :Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

 https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

 

— HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

JANSENN (August) 1980 , "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

— KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MACLEOD (Roderick Donald) Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres 1959.

— MOFFET (Thomas) Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

PETIVER (James), Gazophylacii naturæ & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmæ excisæ, & sculpturæ, opera figulina, lucernæ, urnæ, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliæ & Coronæ, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702.

 

— PERREIN (Christian) 2012 , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

— RÖSEL VON ROSENHOF De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem,By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers[1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 

— SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou ,n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p.

http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

— SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

—SPULER  (Dr Arnold), Die Europas Schmetterlinge, 1901-1908. Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL:http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.

      Liste complète des références des auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Latreille et Godart 1819 :  https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

Rottemburg : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

                

 

 

 

 

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:03

 Zoonymie du papillon le Cuivré fuligineux Lycaena tityrus (Poda, 1761).

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

— Lycaena Fabr, 1807: du grec loukaïna, "louve", Comme la plupart des noms génériques de Fabricius, il s'agit d'un épithète d'Aphrodite, "La Louve porte-sceptre des Dieux" des Hymnes orphiques. 

— tityrus (Poda, 1761), du nom d'un pâtre de la première Églogue de Virgile, gardant ses brebis et jouant de la flûte en s'entretenant avec Mélibée. Ce nom est d'usage récent, puisqu'il fut oublié aussitôt créé au profit de duos de noms :  Papilio Xanthe et Circe (Denis & Schiffermüller 1775), Hesperia Xanthe et Garba (Fabricius) ; mais  pendant le XIXe et la moitié du XXe siècle, les faveurs allaient souvent au nom de dorilis (Hufnagel, 1766). L'antériorité du tityrus de Poda affirmée en 1911 ne permit de vaincre le dorilis d'Hufnagel que vers 1935.

— Notre nom de "Cuivré fuligineux" est une création de G. Chr. Luquet en 1986 : si le terme de Cuivré qualifie un groupe de douze espèces françaises remarquables par la couleur fauve feu métallique de leurs ailes, l'épithète "fuligineux", "couvert de suie", signale le brun sombre des ailes du mâle. En 1762, Geoffroy, reprenant un nom que Linné avait délaissé, nomma cette espèce "l'Argus myope", car elle n'a que 42 "yeux" ouverts alors que le géant Argus en possède cent. Engramelle reprit ce nom plaisant en 1779.  Godart (1821) créa le nom grinçant de Polyommate Xanthé, qui peut être oublié.  

  


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes.

 La référence de la publication originale de Leach ne fut pas facile à trouver, d'autant qu'elle se cacha derrière le nom de Brewster.  La voici : 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

Voici un autre lien, c'est plus sûr :https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

      L' Edinburgh Encyclopædia était une encyclopédie en 18 volumes, imprimée et publiée par William Blackwood  et éditée par David Brewster entre 1808 et 1830. En rivalité avec l'Encyclopædia Britannica publiée à Edimbourg,  elle était considérée comme étant la meilleure sur les sujets scientifiques ; la plupart des articles étaient rédigés par le physicien D. Brewster, qui fut recteur de l'Université  de 1859 à 1869, mais elle faisait appel à d'éminents contributeurs. 

  Ce n'est qu'en 1832 que Joseph Parker de Philadelphia, et Whiting et  Watson de New York éditèrent la version américaine.

    Cette publication de Leach  donne la première bibliographie jamais publiée en entomologie. Cet auteur, alors bibliothécaire adjoint en zoologie au British Museum, a fondé également les ordres Phasmida, anoploures, thysanoures et Rhaphidides, les familles hémiptères Pentatomidae, Coreidae, Belostomidae; la famille de diptères Tipulidae et la famille des hyménoptères Chrysididae.

 

Leach et les anagrammes de Caroline.

   Puisque mon sujet est la zoonymie, je ne laisserai pas passer l'occasion de signaler les particularités des créations onomastiques de W. Leach. On dit en effet qu'il avait été amoureux d'une certaine Caroline, dont on ne sait si elle était son épouse, sa sœur, ou sa maîtresse, mais dont il s'ingénia, l'année de ses 28 ans, à dissimuler les acronymes de son prénom dans ses noms de genre de crustacés, tels que Anilocra (1818), Canolira (1818), Cinolara (1818), Conilera (1818), Nelocira (1818), Nerocila (1818), et Rocinela (1818) ! D.M. Damkaer, qui relate cette originale série (The Copepodologist cabinet, page 148) en citant Stebbing, 1893 et Gosse, 1860,  aurait pu citer aussi Lironeca 1818 / Livoneca 1818, ou Olencira 1818. Ses successeurs s'amusèrent à poursuivre le jeu avec Renocila (Miers, 1880), Alcirona (Hansen, 1890 ), Lanocira(Hansen, 1890 ) et  Corilana (Kossman, 1880), Nalicora (Moore, 1902) , Orcilana (Nierstrasz, 1931) , Creniola (Bruce, 1987) et Norileca (Bruce, 1990).

Ces noms ont été publiés dans le Dictionnaire d'histoire naturelle Tome 12, Levraut, Le Normant : Paris 1818, page 69-75  dans lequel Leach était chargé de l'article Crustacés. Page 74, il écrit page 74 "Je crois utile de donner la liste des noms de tous les genres de crustacés qui ont été publiés jusqu'à ce jour", de Aegée, Aeglée jusqu'à Zoé, Zozime, Zuzare.  Voir la liste de tous les noms de crustacés créés par Leach ici. Mais c'est dans l'article Cymothoadées page 338 que les genres sont présentés. Ils débutent, est-ce un hasard, par le genre Eurydice Belle (on connaît l'air de Gluck Che farò senza Euridice "J'ai perdu mon Eurydice, rien n'égale mon malheur"..) Les noms de genre en français sont les anagrammes de Caroline, et leurs espèces se déroulent comme une longue marche orphique appelant de l'Hades les entomologistes : Nélocire de Swainson, Conilère de Montaigu,  Rocinèle de Devonshire, [Aega (une nymphe)], Canolire de Risso, Anilocre de Cuvier, Olencire de Lamarck, Nérocile de Blainville, Livonèce* de Redman ou de Rafinesque, puis se termine (après Cymothoa de Fabricius) par son Limnorie, qui porte le nom d'une Néreïde.

* Livonèce  Il s'agit d'une faute typographique pour Lironeca, comme en témoigne une version anglaise du texte français, écrit de la main de Leach et conservé aux archives de la Société linnéenne de Londres  , dans lequel il a clairement écrit Lironeca. De même, dans sa liste donnée page 74 du même dictionnaire, c'est le terme Lironecée qui est indiquée.  Dans la réédition du dictionnaire,  Latreille a corrigé   à plusieurs reprises  "Livoneca / Livonèce" par "Lironeca / Lironèce".  La Commission Internationale de nomenclature zoologique a néanmoins déterminé  "Livoneca" comme la forme valide pour ce genre. Dans un article paru en 1994 dans le Bulletin de nomenclature zoologique, Ernest H. Williams , Jr. et Thomas E. Bowman  ils ont défendu l'orthographe originale de Lironeca et demandé  à la  Commission Internationale de nomenclature zoologique de décider que Livoneca est une orthographe originale incorrecte de Lironeca.

 Dans ses manuscrits inédits , il avait également utilisé  le nom Cilonera . " Ibid . ( Note 116 , p.402

Depuis près de 200 ans, des esprits curieux ont tentés de savoir qui se cachait derrière Caroline. Leach n'était pas marié, n'avait pas de maîtresse connue, si tant est que son dévouement pour la science, ses fonctions au Muséum et ses publications incessantes [ son Entomology de 1815 est un travail considérable] lui en ait laissé le temps. Il avait une sœur, mais elle se prénommait Jenny. On a pensé à Caroline de Suède, à l'astronome Caroline Herschel, à Caroline de Brunswick et à Caroline Clift, la fille du naturaliste William Clift ; il pourrait s'agir d'une simple combinaison aléatoire de phonèmes. 

  J'ai tout de suite pensé au poème d'Edgar Poe : Annabel Lee.

 

It was many and many a year ago,
 In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
 By the name of Annabel Lee;—
And this maiden she lived with no other thought
 Than to love and be loved by me.

[...]

 

 

And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling, my darling, my life and my bride
 In the sepulchre there by the sea—
 In her tomb by the side of the sea.

 


 Quel merveilleux moyen d'élever un Tombeau à un amour d'enfance que d'immortaliser le nom de l'aimée dans le marbre de l'onomastique zoologique des animalcules marins, et de le laisser se refermer sur l'indicible secret ?

La Caroline de Leach rejoint alors — pour moi seul —la Vanessa de Fabricius, et les amours que Nabokov a exprimé pour mieux les cacher dans le personnage de sa nymphette Lolita.

 

 (N.B Ces données sont issues de la présentation d'un travail artistique inspiré par ce thème : voir :http://www.victoriamanning.com/statement/elfortiana/elfortiana_statement.html. L'auteur y évoque les autres pistes possibles, telles que  Cornelia, Caroli Linné, Lonicera, Craniola, Carniola, Coraline, Caroline, Cerniola, et Arenicola.)

  Leach ne se limitait ni au prénom de Carolina, ni aux isopodes, ni à l'année 1818 : il avait déjà osé nommer un martin pêcheur australien  Dacelo Leach 1815, par anagramme du genreAlcedo des martins-pêcheurs de la vieille Europe. Ses créations avaient parfois le don d'irriter, et en 1842, six ans après la mort de Leach , le Comité de l'Association britannique sur la " Révision de la nomenclature botanique et zoologique " a éliminé les noms Azéka et Assiminea pour leur absence de sens.  En 1900 , le révérend Knight a  enquêté sur ces noms ...et a découvert que ces  "nonsense names" correspondaient sans-doute à la ville biblique de Azekah et  à Assémani, un «grand savant oriental ". De plus,  lors de l'examen des dizaines d'autres noms, il a également conclu que Leach semblait avoir une prédilection particulière pour les indications géographiques et des noms dérivés de personnes, ayant souvent une origine biblique ou oriental . (Journal of conchology , Vol. 9, n ° 9, Janvier 1900)

 

 

 

La famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). Elle comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-familles des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae [Leach, 1815] et Theclinae Butler, 1869.

 

 

b) sous-famille des Lycaeninae, [Leach, 1815]. Les Lycènines.

Un seule tribu :

c) Tribu des Lycaenini [Leach, 1815]. Les Cuivrés.

Cette tribu ne contient (en France) que le genre Lycaena depuis le regroupement récent (cf. infra) sous ce nom des genres Heodes, Helleia, Thersamolycaena, Thersamonia et Paleochysophanus.

 

 

 

 

    

2. Nom de genre : Lycaena Fabricius, 1807

   Lycaena Fabricius,  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Magazin für Insektenkunde. (K. Illiger) Braunschweig [ Brunswick] 6 page 285, n°32.

Type spécifique: Papilio phlaeas Linnaeus.

  Cette publication est parue en avant-première pour informer les amateurs de la nouvelle division en 49 genres par lesquels Fabricius répartissait ses papillons diurnes (parmi lesquels in accueillait les Sphinx, les Sésie ou les Zygènes). Le Systema glossatorum, la taxonomie complète desGlossata, ainsi que Fabricius nommait les lépidoptères, devait paraître en 1808, mais la faillite de l'éditeur et la mort de l'entomologiste danois n'a pas permis cette parution.

  Le genre Lycaena est le 32ème des 49 genres ; il est divisé dans la publication originale en trois groupes, dont seuls sont donnés les noms de quelques unes des 150 espèces prévues. Parmi ces noms se trouvent hesperia virgaureæ et hesperia phlæas.

LERAUT considère les taxa Lycaena Fabricius, 1807, Helleia Verity, 1943, Heodes Dalman, 1816, Thersamolycaena Verity, 1957 et Palaeochrysophanus Verity, 1943, comme des genres différents. Provisoirement, Dupont et al. ( 2013) adoptent le nom de genre Lycaena pour toutes les espèces présentes en France : Donc, le genre contient actuellement les sept espèces suivantes :

Lycaena helle ([Denis & Schiffermüller], 1775). Cuivré de la Bistorte.

  • Lycaena helle arduinnae Meyer, 1980.
  • Lycaena helle arvernica Bernardi & De Lesse, 1952.
  • Lycaena helle deslandesi Hemming, 1932.
  • Lycaena helle eneli Betti, 1977.
  • Lycaena helle leonia (Beuret, 1926).
  • Lycaena helle magdalenae Guérin, 1959.
  • Lycaena helle perretei Weiss, 1977.

Lycaena phlaeas (Linnaeus, 1761). Cuivré commun. [Présent en Corse]

Lycaena alciphron (Rottemburg, 1775). Cuivré mauvin.

  • Lycaena alciphron alciphron (Rottemburg, 1775).
  • Lycaena alciphron gordius (Sulzer, 1776).

Lycaena dispar (Haworth, 1802) (141). Cuivré des marais.

Lycaena hippothoe (Linnaeus, 1761). Cuivré écarlate.

  • Lycaena hippothoe hippothoe (Linnaeus, 1761).
  • Lycaena hippothoe eurydame (Hoffmannsegg, 1806).

Lycaena tityrus (Poda, 1761) (143). Cuivré fuligineux.

  • Lycaena tityrus tityrus (Poda, 1761).
  • Lycaena tityrus subalpina (Ad. Speyer, 1851).

Lycaena virgaureae (Linnaeus, 1758). Cuivré de la Verge-d’or.

 


 

Étymologie.

1.  Sodoffsky  page 81.  

     " Lycaena. Von ly.., Wölfin. Wie passt die unter die Göttingen hier ? Besser schon wäre :Lycia, Beiname der Diana (v. Vollmer*, I.c page 602.) ; noch besser aber ein Beiname der Venus, etwa : Migonitis, von …, "vermischen, vermengen". V . Vollmer I.c p. 1203."

*Dr. W. Vollmer, voliständiges Wörterbuch der Mythologie aller Nationen. Stuttgart 1836.

— Trad : "Lycaena, du grec ..., "la louve". Comment passe-t-on ici [au nom d']une divinité ? Ce serait mieux avec Lycia, épithète de Diane (Vollmer I. page 602), et encore mieux d'après un épithète de Vénus, par exemple Migonitis, du grec ... "mélangé, réuni". Voir Vollmer I page 1203."

 Vénus/Aphrodite Migonitis (du grec "unir", latin misceo, "s'unir (sexuellement)" cf. Virgile, Mista Deo mulier) est vénérée selon Pausanias (Livre III chap. 22) à Gytheion  pour l'union conjugale. Elle avait reçu ce nom après que Pâris se soit uni à elle sur l'île voisine de Cranaé. Mais comment Sodoffsky passe-t-il de lycaena à Migonitis ?

 


 

2.  A.M. Emmet 1991 page 148:

 

"Lycaena est l'une des trois familles (Thecla, Lycaena  et Hesperia) entre lesquelles Fabricius répartit ses Théclas, Cuivrés et Azurés après qu'il les ait séparés du groupe des Skippers. Ce nom [créé par Fabricius en 1807] a été donné à cette Famille malgré qu'il soit postérieur au nom Cupido de Schrank 1802 et de Polyommatus de Latreille 1804, qui recouvraient tous les deux les mêmes groupes.

 "Le nom provient peut-être du grec lukaina, "louve", mais les auteurs ont boudés cette explication. Sodoffsky suggéra en 1807 "Lycia, épithète de Diane". Pickard et al. citent Sodoffsky sans autre  alternative ; Macleod, avec plus de vraisemblance, propose Lukaios, d'Arcadie, soulignant que plusieurs espèces portent le nom de bergers arcadiens. Une autre possibilité encore est Lukeion, le Lycée, un gymnase athénien, faisant référence aux activités animées des papillons. Néanmoins, les noms scientifiques  n'ont pas besoin de trouver leur légitimité dans des caractéristiques entomologiques et la première interprétation est sans-doute la bonne, même si elle peut renvoyer aux autres suggestions en écho. Le problème est le même pour d'autres noms créés par Fabricius, comme Zygaena, dans lequel il semble se livrer spirituellement à une sorte d'argot rimé, poursuivant un train de pensée avant de conclure par les sonorités d'un terme polysémique."

 A.M. Emmet aborde toujours les noms de genre de Fabricius avec la conviction qu'il a devant lui ce que Pef a baptisé un Motordu. D'autre part, il ignore la règle que s'est fixé l'entomologiste danois, et qu'il respecte assez souvent, qui consiste à choisir ses noms génériques des papillons diurnes parmi les épithètes de Vénus/Aphrodite, et ceux des nocturnes parmi ceux de Diane/Artémis. Or, selon A. Spuler, Vénus est bien surnommée "La Louve" (voir Glaser 1882 page311). Spannert reprend aussi cette hypothèse. Néanmoins, la louve est plutôt un animal liè à Artémis, et je n'ai pas trouvé de confirmation de cette hypothèse dans les listes d'épiclèses de Vénus.(ici) A contrecœur, j'allais l'abandonner, non sans m'amuser à évoquer les associations entre lupanar / Lupa, "louve", mais aussi "courtisane, prostituée" c'est à dire, "prêtresse de Vénus", en quelque sorte. Cette association me fait découvrir, à la page 135 du Mémoire sur Vénus de Pierre-Henri Larcher (1775), la référence que je cherchais : Les Hymnes orphiques 54 [52], vers 11. La traduction qu'en donne Leconte de Lisle sous le titre Parfum d'Aphrodite est la suivante : 

      Ouranienne, célébrée par mille hymnes, Aphrodite qui aimes les sourires, née de l’écume, Déesse génératrice, qui te plais dans la nuit noire, vénérable, nocturne, qui unis, pleine de ruses, mère de la nécessité, toutes les choses sortent de toi, car tu as soumis le Kosmos et tout ce qui est dans l’Ouranos et dans la mer profonde et sur la terre fertile, ô Vénérable ! Conseillère de Bakkhos, qui te réjouis des couronnes et des noces, mère des Érôs, qui aimes les lits nuptiaux, qui accordés en secret la grâce, visible et invisible, aux beaux cheveux, Louve porte-sceptre des Dieux, génératrice, qui aimes les hommes, très-désirable dispensatrice de la vie, qui unis les vivants par des nécessités invincibles et qui saisis, à l’aide de tes charmes, d’un désir furieux, la race innombrable des bêtes sauvages, viens, Déesse née dans Kypros, sois-nous favorable, belle Reine, soit que tu souries dans l’Olympos, soit que tu parcoures tes demeures dans la Syriè qui abonde en encens, soit que, sur tes chars ornés d’or, tu visites les rives fertiles du fleuve Aigyptos ; soit que, sur les hauteurs qui dominent l’onde marine, tu te réjouisses des danses circulaires des hommes, ou que tu te plaises, sur la terre divine et dans ton char rapide, au milieu des Nymphes aux yeux bleus, le long des sables du rivage ; soit que, dans la royale Kypros qui t’a nourrie, les belles vierges et les nouvelles mariées, ô Bienheureuse, te célèbrent par leurs hymnes, toi et l’ambrosien Adônis, viens, ô belle et très-désirable Déesse ! Je t’invoque avec un cœur innocent et par des paroles sacrées.

 

 

Les Hymnes orphiques Hýmnoi pròs Mousaîon ou Ὕμνοι πρὸς Μουσαῖον sont un recueil de 87 ou 88 hymnes d'origine incertaine, datant sans doute du IIe ou IIIe s. ap. J.-C., chacun étant une invocation à une divinité. - Il en existe  trois manuscrits connus de la traduction latine : Codex Laurentianus XXXVI, 35 ; Codex Ottobonianus Lat. 2966 , et le Codex Vaticanus 6891 qui relève d'une autre tradition que les précédents.

Si Fabricius ne les avaient pas sur sa table de chevet, sans-doute pouvait-il en trouver le contenu (ces hymnes sont très riches en épiclèses : cf. M. Hopman-Govers) dans des compilations. 


 L'hypothèse qu'énonce Emmet, de rapprocher le Lycée d'Athènes, Λύκειον / Lúkeion, cet ancien gymnase où se réunissait les péripatéticiens élèves d'Aristote, est fantaisiste, avec sa comparaison entre les évolutions des athlètes et le vol des papillons. Le lien avec le Mont Lykaion, ou Mont Lycée en Arcadie, consacré à Zeus Lycien, depuis que Lycaon fils de Pelasgos en avait institué le culte, correspond d'avantage aux habitudes onomastiques de Linné.

Hans-Arnold Hürter développe une très brillante réflexion sur les liens sémantiques entre les mots grecs  Likeri Lycoreia , Lycoreus , Lykaios et Lykeios et les dérivés du grec λευκος [leukos], « blanc, brillant », de l’indo-européen commun *lewk  (« briller, brillant > clair, vu > voir ») qui donne le latin lux, lumen "lumière",, l’allemand Licht, Leuchte, l’anglais light. Ainsi jadis déjà on comprenait le nom d' Apollon Lycios comme "dieu de la lumière", ou comme "né en Lycie", soit parce qu'il avait débarrassé la région de Sicyone des loups. Ce rapprochement est très séduisant pour une famille de papillons cuivrés ou azurés, mais Hürter après avoir joué autour de cette idée comme un phalène autour de la flamme, rappelle doctement que les noms de Linné sont attribués de manière parfaitement arbiraire, sans ressemblance ou relation avec les taxons qui les reçoivent.

Enfin, le lien entre entre le Papilio lycaon nommé par Kühn en 1774 (Misis lycaon) et le genre lycaena 1807 reste spéculatif.

        

 

 

 2. L'Ancien genre Heodes (Dalman, 1816).

 

      Heodes Dalman, "Försölk till systematisk Uppställning af Sveriges Fjärilar", Kungliga Svenska vetenskapsakademiens Handlingar, Stockholm, 1816, 37(1), p. 63.

Étymologie : 

—Perrein et al. 2012 : "à rapprocher du radical grec héo-, héoth, que l'on retrouve dans héos, "aurore", par extension "orient", point cardinal où le ciel prend la couleur de l'or au soleil levant, par allusion à la teinte dorée de l'avers des ailes".

 Cet aussi l'hypothèse de Janssen (1988). Hans-A. Hürter en donne une analyse approfondie et conclue  à une formation associant Eos ou Heos avec la lettre d de liaison et le suufixe -es, comme dans Ixo-d-es.

Dans la mythologie grecque, Éos (en grec ancien Ἠώς / Êốs ou Ἕως / Héôs) est une Titanide, déesse de l'Aurore.  Elle est la fille des Titans Hypérion et Théia, et la sœur d'Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune).

 

Elle est souvent affublée des épithètes homériques « aux doigts de rose » (ῥοδοδάκτυλος / rhododáktulos), « en robe de safran » (κροκόπεπλος / krokópeplos), ou « aux avant-bras de rose » (ῥοδόπηχυς / rhodópêkhus). Homère et Hésiode la présentent également comme « enfant du matin » (ἠριγένεια / êrigéneia).

 


 3.  Nom d'espèce : L. tityrus (Poda, 1761)

 

a) Description originale

Tityrus. 46. P[apilio] Plebeji rurales]  Poda, N. 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Page 77.

 

Nicolaus (ou Nikolaus) Poda von Neuhaus (1723-1798), jésuite qui enseigna les mathématiques à l’université de Graz de 1758 à 1765 tout en étant conservateur de l’observatoire et en réunissant  une collection d’histoire naturelle. Il fait paraître en 1761 à Graz Insecta Musei Graecensis premier ouvrage purement entomologique à suivre la nomenclature binomiale de Carl von Linné (1707-1778).Outre une collection de minéraux, il avait constitué une importante collection d’insectes dont on a perdu la trace.

— Localité-type : Graz, Autriche

Cette espèce est présente dans une grande partie de l’Europe jusqu’au massif de l’Altaï. Elle est observée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent principalement sur Rumex acetosa L.

 

— Description : 

alis subangulatis fuscis nigro punctatis : utrinque punctis ocellaribus marginalibus, subtus luteis subocellis plurimis.

Puncta ocellaria annulo fracto ferrugineo. Alarum pagina inferior variat colore luteo vel cinereo.

 

 

 

 

Synonymes (INPN, Muséum).

  • Heodes dorilis (Hufnagel, 1766) 
  • Heodes tityrus (Poda, 1761) 
  • Papilio circe [Denis & Schiffermüller], 1775 
  • Papilio dorilis Hufnagel, 1766 
  • Papilio tityrus Poda, 1761 
  • Papilio xanthe [Denis & Schiffermüller], 1775 
  • Polyommatus xanthe ([Denis & Schiffermüller], 1775)  

 

 

Leraut retient la présence de cinq sous-espèces en France :

- catherinei Verity, 1948. Localité-type : Cauterets, Hautes-Pyrénées.

- dorilis Hufnagel, 1766. Localité-type : environs de Berlin, Allemagne.

- italorum Verity, 1919. Localité-type : Lucca, Toscane, Italie.

- pallidepicta* Verity, 1934. Localité-type : Mont Ventoux, Vaucluse.

- subalpina Ad. Speyer, 1851. Localité-type : Patscherkofel, Autriche.

Le taxon subalpina est considéré par certains auteurs comme une espèce distincte (Parenzan & Porcelli, 2005-2006).

* de pallere, "pâlir" et picta "peinte".

 

 

étymologie. 

       Poda a baptisé notre fuligineux du doux nom du chevrier joueur de flûte de la première églogue des Bucoliques de Virgile : Tityre. Il a en réalité repris trois noms que Linné avait utilisé dans son Fauna suecica de 1746 : Coridon, Alexis et Tithyrus, trois noms de bergers des Bucoliques. Mais, dans le Systema Naturae de 1758 (et de 1764), Linné se donna comme régle de ne faire appel qu'au monde grec, et de banir tout nom de poésie latine hormis l'Énéide (épopée liée au monde grec). 

 Corydon et Alexis apparaissent dans le deuxième des dix églogues de Virgile : Corydon se plaint d'être dédaigné par Alexis, dont il est amoureux. 

Tityre est l'un des deux bergers de la première églogue, et il s'entretient avec Mélibée. Virgile a repris à son modèle le poète grec Théocrite le berger Tityre qui, dans la première Idylle  (l'idylle du Chevrier, ou Amaryllis) se plaignait du mépris de la belle nymphe Amaryllis  :

"Je chante pour Amaryllis, alors que mes chèvres paissent sur la montagne sous la conduite de Tytire. Tytire, ami de mon cœur, fais paître mes chèvres et conduis-les à la fontaine. Prends garde au bouc blanc de Libye, qu'il ne te frappe de ses cornes." (Théocrite).

Dans l'églogue de Virgile, Amaryllis est la femme ou la maîtresse de Tityre, qui est assez âgé. Grace à celle-ci, il a pu se rendre à Rome, avoir un entretien avec Octave, et obtenir que ses champs ne soient pas confisqués pour être donné aux guerriers victorieux. Il est donc serein, et joue de la flûte contre un hêtre. Mélibée (du grec meliboes, "doux comme le chant du cygne) au contraire, est obligé de fuir sa terre et ses biens, Octave ayant distribué des terres à ses généraux pour les remercier. 

      " Melebeus:

                        Tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi

                        silvestrem tenui Musam meditaris avena

                        nos patriae finis et dulcia linquimus arua;

                        nos patriam fugimus ; tu, Tityre, lentus in ombra

                        formosam resonare doces Amaryllida siluas. "

 

  ( Couché sous le vaste feuillage de ce hêtre, tu essayes, ô Tityre, un air champêtre sur tes légers pipeaux. et nous, chassés du pays de nos pères, nous quittons les douces campagnes, nous fuyons la patrie. Toi, Tityre, étendu sous de frais ombrages, tu apprends aux échos de ce bois à redire le nom de la belle Amaryllis. Trad M.Nisard, 1850.).

Dans la septième églogue, nous retrouvons Mélibée, désigné comme arbite d'un concours de chant entre Corydon et Thyrcis. 

La poésie bucolique de Théocrite et celle de Virgile va fournir à l'onomastique des papillons un grand nombre de noms, mais jamais sous la signature de Linné. Ce sont soit des noms vernaculaires français (créés par Geoffroy en 1762), soit des noms scientifiques, dont certains n'ont plus cours. Citons :

Le Mélibée ou Fadet de l'Elyme : Coenonympha hero

 Le Tircis , Pararge aegeria

L'Amaryllis Pyronia tithonus

 Lycaena tityrus, ...l'Argus myope.

Glaucopsyche alexis (Poda, 1761), l'Azuré des cytises.

Lysandra coridon (Poda, 1761) Argus bleu nacré.

Le  Palémon ( ou Fadet des garrrigues ou Doré)  : Coenonympha dorus.

Papilio menalcus Herbst p. 319

Polyommate Damon.    

 Il reste à comprendre pourquoi Théocrite a nommé son berger Tityros. Ce nom évoque les mots grecs Τιτυρος  Tityros Τιτυροι Tityroi (latin : Tityre Tityri), signifiant "De la flûte de berger", une flûte à deux tuyaux (les tityrinos) dont jouent, sur les vases grecs rustiques les génies qui accompagnent de leur musique et de leurs danses lubriques le dieu Dionysos. Ainsi, les Tityroi accompagnaient les  Satyroi (satyres), Silenoi (Silenes), Bakkhai (Bacchantes), ou Lenai et étaient comme eux petits, velus, aux oreilles d'âne et dotés d'une longue queue comme l'explique Strabon dans sa Géographie.

  Voir : http://www.theoi.com/Georgikos/SatyroiTityroi.html                                  

Tityros ( Τίτυρος) était l'ancien nom d'un promontoire au nord-ouest de l'île de Crète; un sanctuaire de la déesse Dictynna  (dont le nom a été donné par Esper à l'actuel Melitaea diamina) s'y trouvait.

 

 Strabon, Géographie 10. 3. 7 (trad. Jones) (géographe grec C1ST BC à C1ST AD):

 

— Doux et Gibeaux (2000) :

"Tityrus : Tityre (tityrus), nom d'un pâtre mythique mentionné par Virgile dans ses Églogues (1 : 1) : "tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi" ("Tityre, toi qui es assis à l'ombre de l'opulente frondaison d'un hêtre".) On notera au passage que de nombreux Lycènes portent des noms de pâtres arcadiens (cf. par exemple coridon, alcon, etc.)."

 

— Perrein et al. (2012) :

Tityrus est le nom d'un berger —cité par Virgile dans les Églogues— qui chante assis sous uh hêtre. Dans la mythologie grecque, les Tityres sont des génies à figure humaine et à corps couvert de peaux de bêtes, représentés dansant et jouant de la flûte, accompagnant le cortège dyonisiaque".

 

 

 

Archeo-taxonomie.

L'étude de ce nom doit maintenant être associée à d'autres, avec lesquels il est tissé selon des motifs compliqués.

1. Fauna suecica de Linné, 1746 : Argus myops.

 Dans cette publication qui précède le Systema Naturae de 1758, (le point d'origine de la nomenclature avant lequel aucune description ne peut être validée), Linné décrit page 247 n° 805, le :

papilio hexapus alis rotundatis : supra fuscis, subtus punctis nigris quadraginta duobus. "Papillon aux ailes arrondies, brun au dessus, quarante-deux points noirs au dessus" Vulgo : argus myops. Habitat in ericetis.

Il appartient à un groupe de papillons nommés Argus (oculatus, fuscus, caecus), vivant "in ericetis" (dans les landes). On sait que dans la mythologie Argus est un géant "aux cent yeux". Linné a-t-il nommé celui-ci "myops" parce qu'il n'avait que quarante-deux yeux ?

 

1bis Fauna suecica, Linné, 1746 : Papilio tithyrus.

Selon Linné lui-même, qui y fait référence dans son Systema naturae de 1767 dans sa description de Papilio Pamphilus, il aurait nommé son papillon 789 du Fauna suecica de 1746 "papilio tithyrus". Cette référence "tithyrus, fauna suecica n°789" est reprise par différents auteurs, dont Latreille et Godart. Mais je ne trouve pas mention de ce nom en consultant le texte page 240. Un oubli ? Il viendrait juste après Papilio Coridon n° 786 et Papilio Alexis n° 787. 

2. Dans le Systema Naturae de 1758, ce papillon Argus myops devient Papilio rubi (cf. Callophrys rubi) page 483 n° 154... mais il n'habite plus les landes ou les bruyères, mais la ronce! Ses ailes ne sont plus rondes (alis rotundatis) mais "dentato-subcaudatis" ! Et où sont passés les 42 points noirs ?.

3. Puisque Linné a fait ainsi disparaître son argus myops, la description de Papilio tityrus par Poda en 1761 acquiert donc sa légitimité. Mais, étonnamment, Poda, au lieu de respecter la logique de dénomination des Plebejus rurales (des noms de sculpteurs ou d'artistes grecs),  lui donne un nom de berger acadien qui complète la série débutée dans la Fauna suecica (Alexis et Corydon) pour des papillons à quatre pattes fonctionnelles (tetrapus).  Poda reprend à son compte les noms de Linné puisqu'il décrit, juste à la suite de son tityrus, un P. Alexis et un P. coridon.

4. L'année suivante (1762), Geoffroy decrit l'Argus myops de Linné dans son Histoire des insectes : il le nomme, très logiquement, "l'Argus myope" (cf infra, noms vernaculaires). Ce papillon appartient à un groupe nommé par Geoffroy Les Argus parce qu'ils sont ocellés, et comportant le Mars, l'Argus bleu (argus ocellatus de la Fauna suecica), le Demi-Argus (pas de référence à Linné), l'Argus brun (argus fuscus de la Fauna suecica), l'Argus Myope, l'Argus vert ou l'Argus aveugle (argus caecus de la Fauna suecica, Papilio rubi du Systema Naturae), Le Bronzé (n°807 butyracea vulgaris de la Fauna suecica) et le Miroir.

4' Scopoli s'interroge en 1763 sur son papilio Alexis variété 4 : est-ce le tityrus de Poda ?

5. En 1766, Hufnagel décrit dans son Tabel von den tagvögeln un Papilio Dorilis "schwarzlich grau mit einigen schwarzen flecken. Unten blaßgelb mit vielen schwarzen Flecken von ungleicher Grösse". "gris noirâtre avec des taches noires. Dessous jaune pâle avec de nombreuses taches noires de taille inégale ". Ne pas confondre avec dorylas, créé par Denis et Schiffermüller en 1775 (Polyommatus dorylas, l'Azuré du Mélilot).

 

6. En 1775, les auteurs viennois  Denis & Schiffermüller reprennent les papillons décrits par Geoffroy, Linné et Poda sous le nom de "Schmallschildraupen /Larvae oblongos cutatae" — "Goldglanzende Falter" traduisant "Les Bronzés" de Geoffroy page 180. Ils décrivent successivement :

1. P. virgauraea L.

2. P. hippothoe L.

3. P. Chryseis.

4. P. Helle.

5. P. Phlaeas L.

6. P. Xanthe (P. Tityrus Poda)

7. P. Circe (L'Argus myope Geoffroy).

Nous avons donc trois séquences :

  • argus myops de Linné 1746>> Argus Myope Geoffroy 1762 >> Papilio Circe D&S 1775,
  • P. tityrus Poda 1761>>> P. Xanthe D&S 1775. 
  • P. dorilis de Hufnagel.

 

7. Pour simplifier, en 1777 Esper décrivit ce papillon sous le nom de Phocas !

 Il inscrit par ses références son nom dans la séquence : argus myops de Linné 1746>> Argus Myope Geoffroy 1762 >> Papilio Circe D&S 1775. 

Esper, tome I, page 339 XXXV, suppl. XI fig. 1-2

Image BHL :

 cuivre-fuligineux-esper-Pl-35.png

 

8. Fabricius décrit en 1787 (Mantissa ins. T.II p. 81 n° 731) le P.R. Xanthé, mais aussi l'espèce suivante n° 732 le P.R. Garbus.

9. Fabricius en 1797 (Ent. Syst. em tome 3 pars 1 page 312) renomme ces papillons Hesperia Xanthe (= Xanthe = Phocas) n° 182 et Hesperia Garbas (= Circe) n°183.

 

10. En 1819, Godart réunit toutes ces dénominations comme une seule espèce qu'il nomme Polyommate Xanthé. (le nom de tityrus a été pris par Fabricius [Hesperia tityrus Ent Syst em  III pars 1 n° 331 ] qui a nommé ainsi une de ses Hespéries vivant en Amérique, et ce nom apparaît page 2362 dans les plebejus urb. d'une édition de 1789 du Systema Naturae par Gmelin).

11. De 1819 à maintenant.

Mais néanmoins, on trouvera des auteurs pour utiliser l'un ou l'autre de ces noms tout au long du XIXe ou du XXe siècle. Pour Staudinger, il se nomma Dorilis, et pour W.F. Kirby, L. Dorilas (Hufn). En régle général, on s'attacha, en utilisant un nom, à rappeler l'autre par des équations telles que Xanthe (Fabr.) = Dorilis (Hufn.).

Le tityrus de Poda resta dans l'ombre jusqu'au début du 20e siècle : la première mention de son nom dans les publications, avec son genre Heodes, survient en 1929. Première mention en langue française en 1939, première mention en France en 1949.

C'est semble-t-il en 1911 que tityrus fut exhumé par le Pr. L. G. Courvoisier, dans un article  "Synonymie der Palearktischen Lycaeniden"  paru dans ? Ent. Zeitschr , XXIV, n°50, 1911. et  Intern. entom. Zeitschr. Guben 6 p. 71, 1912. Pendant longtemps, "tityrus, Poda 1761" garda comme une étiquette la mention "(= dorilis—ou dorilas— Hufn). En 1918, on écrivait "Chrysophanus tityrus Poda, mieux connu sous le nom de dorilis (Hufn)"

Ce n'est qu'en 1935 que  l'injonction  :" C. tityrus Poda doit remplacer C[hrysophanus] dorilis (Hufn)" parut dans les Annales de la Société Entomol. De France.

Tityrus fut associé au XXe siècle aux genres Chrysophanus, Loweia Tutt 1906 et, Palaeolowiea Verity 1934. Heodes apparut vers 1929 : Lycaena tityrus est tout récent (v.2010) et les publications du début du XXIe siècle utilisent Heodes tityrus.

 Étymologie des synonymes.

  • Dorilis :a)  Doris, fille de l'Océan et de Thétis, épouse de Nérée, mère des Néréides. Étymologie peu claire pour Hürter. b)Doritis : surnom de Vénus à Cnide : Doris ou Doritis
  • Xanthé : une Océanide selon la liste d'Hésiode.
  • Circé : magicienne de la mythologie grecque, qualifiée par Homère de "polypharmakon", "aux multiples drogues".
  • Garbus/Garba : on signale un roi du Maroc ou de Grenade — un Sarassin— cité dans les Grandes Chroniques de France, XVIe siècle. C'est le nom d'un vent de mer dans le Languedoc (1727). Thomas Grabus écrivit une Somme médicale summa. medic. scien. tract. 
  • Phocas : nom d'un empereur byzantin (de 602 à 610). Il existe aussi des saints Phocas à Sinope et à Antioche.

 

 

 

 

 

 

              II. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

1.  L'Argus myope, Geoffroy, 1762.

 L'Argus myope, Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 64 n° 33.

 Nous avons vu que Geoffroy reprenait ici le nom Argus myops créé par Linné en 1746 dans sa Fauna suecica dans une courte série argus oculatus, fuscus, myops et caecus, Argus ocellé, brun, myope, et aveugle.

Geoffroy a lui même créé un groupe des Argus, dans lequel il décrit le Mars, l' Argus bleu (l'oculatus de Linné), le Demi-Argus, l'Argus brun (le fuscus de Linné), l'Argus myope, l'Argus vert ou Argus aveugle (caecus de Linné), le Bronzé (butyracea vulgaris de Linné) et le Miroir.

 S'ils se référent tous au héros ou géant mythologique Argos Panoptes, qui a cent yeux pour mieux surveiller la génisse Io, parce qu'ils ont tous des "yeux" ou ocelles, ils évoquent aussi par leurs couleurs cuivrées ("bronzées") le fait que le nom d'Argus viendrait de la racine grecque arg-, qui signifie « quelque chose de brillant » (cf. argyros signifie « argent »).

  Si Argus possède cent yeux, un argus myops est un argus dont certains yeux sont fermés, selon l'étymologie de notre mot "myope", et du latin myops, ōpis, "qui a la vue basse" car le grec gr. μυώψ, ωπος évoque μύω, múô (« fermer ») + ὤψ, ốps (« œil »). Or Linné a compté 42 yeux sur les ailes de cet argus myope, il en ferme donc plus de la moitié.

 

On est aujourd'hui étonné de voir que, lorsque le livre de Geoffroy a été édité par Fourcroy en 1785 dans une édition en latin compatible avec les exigences de la communauté savante, cette espèce reçut le nom de Papilio rubi alors que son Argus vert (le "vrai" P. rubi) reçut celui de Papilio caecus. Cela témoigne seulement du désarroi dans lequel se trouvaient les entomologistes soucieux de s'en tenir scrupuleusement aux descriptions de Linné, lorsque ces descriptions ne recouvraient pas les espèces existantes.

 

 


2. L'Argus myope, Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 183  n° 89 Planche 43 par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet  1779.  

 

 


3. Polyommate Xanthé, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 666,".

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

 

6. Le Polyommate Xanthé , Godart 1821,

Hesperia Xanthe et Hesperia Garbas (Fabr), Papilio Circe (Hübn), Argus myope (Geoffr.)

Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe,

 Paris : Crevot 1821/1823,  page 51 et page 196  Planche 9 secund.fig.3 peinte par C. Vauthier et gravées par Lanvin. 

  Pour une raison qui m'échappe, Godart, qui intègre souvent le nom créé par Geoffroy dans son Histoire des Lépidoptères, renonce ici à proposer le nom de "Polyommate myope" qu'on attendrait, et impose ce nom grinçant et latinisé de Polyommate Xanthé.

 

 Ce nom a été repris  par Hippolyte Lucas (1834) page 31, P.A. Duponchel et Guenée 1849  page 82, par Le Borgne de Kermorvan en 1836 (in E. Souvestre), Aristide Dupuis 1865.

 

 

La Chenille.

 

 Le Polyommate Xanthé. (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles page 82 n°32 Planche IX .  (B.H.L. Libr)

                       n106_w289

      

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "Le Cuivré fuligineux"  et comme nom accessoire "L'Argus myope" de Geoffroy, tout en rejetant "Le Polyommate Xanthé" de Godart ("imité du latin"). Il donne en note le commentaire suivant : " J'ai proposé pour Lycaena phlaeas, Heodes virgaureae et H. tityrus les noms respectifs de "Cuivré commun", "Cuivré de la Verge-d'or" et "Cuivré fuligineux" dans un travail récent".

  Il s'agit de : Pfletschinger (Hans). Papillons. Traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. Fernand Nathan : Paris, 1986. 

 Le nom de Cuivré fuligineux est donc une création de G. Chr. Luquet en 1986. Cela illustre combien les traductions d'ouvrages étrangers ont été l'élément moteur du renouveau de nos noms vernaculaires.

Il permet à Luquet de constituer une série de douze Cuivrés, équivalent des Copper anglais : Cuivrés commun, de la Bistorte, de la Verge-d'or, des Balkans, fuligineux, mauvin, flamboyant, des marais, du Genêt, de l'Atlas, de l'Anatolie, et écarlate.

Ce terme de Cuivré est une allusion aux couleurs rouge feu, métalliques des ailes, que Geoffroy avait comparé au Bronze et que Luquet compare au Cuivre et à ses reflets.

Dans le nom d'espèce de Cuivré fuligineux, il prolonge habilement la métaphore métallurgique d'une forge dont la suie, échappée du foyer, vient ternir la plaque d'airain. en effet, "fuligineux" signifie "qui a la couleur noirâtre de la suie" par le bas-latin fuliginosus « couvert de suie », dérivé du latin classique fuligo, -inis « suie ». En effet, les ailes de cette espèce, surtout chez le mâle, sont, à la face supérieure, couleur de suie.

Ce n'est, bien-sûr, qu'une traduction du nom anglais "Sooty Copper", le.."Cuivré fuligineux", de "sooty", adjectif construit sur soot, "suie", et Copper, "Cuivre" ou "Cuivré". Mais le nom anglais n'est lui-même pas très ancien, la première occurence d'une publication l'employant sur le net datant de 1973.


7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Chrysophanus Xanthé Fabr. (Dorilis Hufn.)  pour présenter ce papillon mais ne citent aucun nom vernaculaire .


—Bellmann / Luquet 2008 : "Le Cuivré fuligineux ".

— Chinery / Luquet 2012  : non décrit

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Cuivré fuligineux".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "Le Cuivré fuligineux, l'Argus myope". 

— Lafranchis, 2000 : " L'Argus myope, le cuivré fuligineux" .

— Perrein, 1012 : "Cuivré fuligineux" .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : " Cuivré fuligineux".

— Wikipédia : "Le Cuivré fuligineux, l'Argus myope".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

      L'espèce n'est pas observée en Grande-Bretagne, sauf, selon le site UK Butterflies, à quatre reprises en 1887 : "Quatre spécimens de cette espèce ont été trouvés dans les îles britanniques. Le premier a été capturé à Lee, près de Ilfracombe en Août 1887, la deuxième à Kincardine-sur-Forth près de Fife, en Écosse, le troisième (une femelle) par un écolier à Seaford, East Sussex , en Août 1958, et le dernier au Grand Havre à Guernesey en Août 1966. Cette espèce n'est pas considérée migratoire. Cependant, on pense que les deux derniers spécimens auraient été menées par les vents dominants du continent vers les îles britanniques."

 

 

  •  "Brauner Feuerfalter" ou "Schwefelvögelchen" en allemand ("Le Cuivré ("couleur de feu") bruni, ou le Papillon Soufré")
  • "Brūnais zeltainītis"
  • "Manto oscuro" en espagnol
  • "Ohniváček černoskvrnný en tchèque ("Cuivré ...")
  • "Tamsusis auksinukas" en lithuanien
  • "Sort Ildfug"l en danois
  • "Barna tüzlepke" en hongrois 
  • "Bruine vuurvlinder" en néerlandais ("Papillon Feu bruni")
  • "Dansk Guldvinge" en suédois ("Papillon doré danois")
  •  "İslibakırgüzeli" en turc
  • "Pruun-kuldtiib" en estonien ("Papillo doré bruni")
  • "Sooty Copper" en anglais (Cuivré fuligineux")
  • "Czerwończyk uroczek"  en polonais 
  • "Tanskankultasiipi" en finnois
  • "Titiro" en italien
  • "Ohniváčik čiernoškvrnný " en slovaque

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  •  en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Copor pyglyd" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR


Les autres publications jusqu'en 1819.

 

Muller, Faun. Sileciasa.  : P. Circe

Scopoli Ent. Carn. p. 180 Papilio Alexis variété 4.

Schoeffer, Icon. Tab..272 fig. 1,2.

Borkh. Pap. Europ. Part I p. 148 et 149 n° 8 et 9 / part.2 p. 222 et 223. : Pap. Xanthe et Circe.

Rossi, Fauna Etr. Tom. 2. p. 157 n°1039. Pap. Xanthe

Hübner, pap. Tab. 64 fig. 334-336.Papilio Circe.

Illiger : Papilio Xanthe et Pap. Circe.

Ochsenheimer, Pap. Eur. Tom. I. : Pap; Circe

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : lycaena

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Lycaena tutyrus .

— UK Butterflies : lycaena tityrus .

— lepiforum : lycaena tityrus

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner  (ne décrit pas L. tityrus). 

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.o

rg/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAREMBERG (C.) et SAGLIO (E.),  Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  (1877-1919) Univ. de Toulouse Le Mirail :http://dagr.univ-tlse2.fr/sdx/dagr/rechercher.xsp?qid=sdx_q3&hpp=51&p=7&filtre=A

— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

DENIS, J. N. C. M. & SCHIFFERMÜLLER, I.] 1775. Ankündung eines systematischen Werkes von den Schmetterlingen der Wienergegend, herausgegeben von einigen Lehrern am k. k. Theresianum.. Vienne. 322 pp. http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. BHL.Library

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

— FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775.  BHL libr

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685 : Bibl. Strasbourg

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

 —  GRIFFITH (W. J. )  Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne jusqu'en 1882, ,... publié par les soins de T. Bézier. Rennes : Impr. Fr. Simon, 1902.

— GRIFFITH (William John) 1879 "Sur quelques-uns de nos lépidoptères nuisibles", Extrait duBulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1er et 2e semestre 1879, 37 pages.  

 FRISCH (Johann Leonhard.) 1730 . Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land : nebst nützlichen Anmerckungen und nöthigen Abbildungen von diesem kriechenden und fliegenden inländischen Gewürme : zur Bestätigung und Fortsetzung der gründlichen Entdeckung : so einige von der Natur dieser Creaturen herausgegeben : und zur Ergäntzung und Verbesserung der andern (1730)  Berlin : Verlegts Christ. Gottl. Nicolai  https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

 — HARRIS  (Moses) 1775 : The English Lepidoptera: or, The Aurelian's Pocket Companion, xv, 66p. 1 pl. color. London : J. Robson 1775.

 — HAWORTH Adrian Hardy Lepidoptera Britannica;: sistens digestionem novam insectorum Lepidopterorum ...London, 1803, Google books

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

— HONEY, M. R. & SCOBLE, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399.

  HÜBNER, J. 1779: Sammlung europäischer Schmetterlinge. 1779. BHL 

— HÜBNER, (Jacob), 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1u

— HUFNAGEL, W. F. 1766. Tabelle von den.Tagvögeln der hiesigen Gegend, woraus denen Liebhabern der Insekten Beschaffenheit, Zeit, Ort und andere Umstände der Raupen und der daraus entstehenden Schmetterlinge bestimmt werden. Berlinisches Magazin, oder gesammlete Schriften und Nachrichten für die Liebhaber der Arzneiwissenschaft, Naturgeschichte und der angenehmen Wissenschaften überhaupt, 2(1): 54-90. 

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

 — LATREILLE, P. A., 1804. "Tableau méthodique des Insectes", pp. 184-187 in Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle, Paris : Déterville. vol.24. 

LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LEWIN, W. 1795 The Insects of Great Britain, systematically arranged, accurately engraved, and painted from nature, with the natural history of each species BHL library

http://www.biodiversitylibrary.org/item/103670#page/7/mode/1up

 

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

— MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 — MERRET (Christopher) 1667  Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOORE (Frederic) 1890-1913 Lepidoptera indica, L. Reeve : London, 1890-1913. BHL

— OBERTHÜR (Charles) 1904 Études de Lépidoptérologie comparée, Rennes : Oberthür, 1913 Openlibrary

  — OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), 1912-1921, Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.

— PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

— PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

— PERREIN (Christian) 2012 et al. , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

—  PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books

— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF   1764-68  De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 
— Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung  Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SCHAEFFER (Jacob-Christian)  Iacobi Christiani Schaefferi  1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël),1841. British butterflies and their transformations, William Smith : London  BHL

— WILKES (Benjamin) 1773 One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin Wilkes   Books.google.

— WILKES (Benjamin), 1747-49 The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author  Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) 2012 A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Denis et Schiffermüller : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Rééfrences Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

                                          

Repost 0
Published by jean-yves cordier
commenter cet article
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:02

         Zoonymie (origine du nom) du papillon

  Le Cuivré commun Lycaena phlaeas, (Linnaeus, 1761).

 

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

Lycaena Fabr, 1807: du grec loukaïna, "louve", Comme la plupart des noms génériques de Fabricius, il s'agit d'un épithète d'Aphrodite, "La Louve porte-sceptre des Dieux" des Hymnes orphiques.

phlaeas (L. 1761) : aucune étymologie n'est avérée, mais la plus séduisante est celle de Spuler (1901-1908 p. 58) qui évoque le grec phlégo, "je brûle", qualifiant la couleur feu des ailes.

—  les noms vernaculaires. Alors que Linné avait choisi en 1743 le nom de "Beurré" (butyracea), Geoffroy préféra en 1762 celui de "Bronzé", couleur bronze, c'est à dire jaune cuivre. Engramelle (1779) le modifia en Argus Bronzé, Latreille en 1803 en Papillon Argus Bronzé ;  en 1821, Godart, avec son regrettable Polyommate Phlaeas ne donne qu'une translation de son nom scientifique.  En 1986, G. Chr. Luquet  créa le nouveau nom de Cuivré commun, calqué sur le "Common Copper" anglais, et l'institua en nom principal, tout en conservant L'Argus Bronzé et Le Bronzé en noms accessoires.  Dans tous les cas, nos noms vernaculaires soulignent la couleur des ailes, qui est l'élément remarquable du papillon.


  

 


curhub10.jpg

 

      Image : http://delta-intkey.com/britin/images/curhub10.jpg

 

    


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815.

 La référence de la publication originale de Leach ne fut pas facile à trouver, d'autant qu'elle se cacha derrière le nom de Brewster.  La voici : 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

Voici un autre lien, c'est plus sûr :https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

      L' Edinburgh Encyclopædia était une encyclopédie en 18 volumes, imprimée et publiée par William Blackwood  et éditée par David Brewster entre 1808 et 1830. En rivalité avec l'Encyclopædia Britannica publiée à Edimbourg,  elle était considérée comme étant la meilleure sur les sujets scientifiques ; la plupart des articles étaient rédigés par le physicien D. Brewster, qui fut recteur de l'Université  de 1859 à 1869, mais elle faisait appel à d'éminents contributeurs. 

  Ce n'est qu'en 1832 que Joseph Parker de Philadelphia, et Whiting et  Watson de New York éditèrent la version américaine.

    Cette publication de Leach  donne la première bibliographie jamais publiée en entomologie. Cet auteur, alors bibliothécaire adjoint en zoologie au British Museum, a fondé également les ordres Phasmida, anoploures, thysanoures et Rhaphidides, les familles hémiptères Pentatomidae, Coreidae, Belostomidae; la famille de diptères Tipulidae et la famille des hyménoptères Chrysididae.

 

Leach et les anagrammes de Caroline.

   Puisque mon sujet est la zoonymie, je ne laisserai pas passer l'occasion de signaler les particularités des créations onomastiques de W. Leach. On dit en effet qu'il avait été amoureux d'une certaine Caroline, dont on ne sait si elle était son épouse, sa sœur, ou sa maîtresse, mais dont il s'ingénia, l'année de ses 28 ans, à dissimuler les acronymes de son prénom dans ses noms de genre de crustacés, tels que Anilocra (1818), Canolira (1818), Cinolara (1818), Conilera (1818), Nelocira (1818), Nerocila (1818), et Rocinela (1818) ! D.M. Damkaer, qui relate cette originale série (The Copepodologist cabinet, page 148) en citant Stebbing, 1893 et Gosse, 1860,  aurait pu citer aussi Lironeca 1818 / Livoneca 1818, ou Olencira 1818. Ses successeurs s'amusèrent à poursuivre le jeu avec Renocila (Miers, 1880), Alcirona (Hansen, 1890 ), Lanocira (Hansen, 1890 ) et  Corilana (Kossman, 1880), Nalicora (Moore, 1902) , Orcilana (Nierstrasz, 1931) , Creniola (Bruce, 1987) et Norileca (Bruce, 1990).

Ces noms ont été publiés dans le Dictionnaire d'histoire naturelle Tome 12, Levraut, Le Normant : Paris 1818, page 69-75  dans lequel Leach était chargé de l'article Crustacés. Page 74, il écrit page 74 "Je crois utile de donner la liste des noms de tous les genres de crustacés qui ont été publiés jusqu'à ce jour", de Aegée, Aeglée jusqu'à Zoé, Zozime, Zuzare.  Voir la liste de tous les noms de crustacés créés par Leach ici. Mais c'est dans l'article Cymothoadées page 338 que les genres sont présentés. Ils débutent, est-ce un hasard, par le genre Eurydice Belle (on connaît l'air de Gluck Che farò senza Euridice "J'ai perdu mon Eurydice, rien n'égale mon malheur"..) Les noms de genre en français sont les anagrammes de Caroline, et leurs espèces se déroulent comme une longue marche orphique appelant de l'Hades les entomologistes : Nélocire de Swainson, Conilère de Montaigu,  Rocinèle de Devonshire, [Aega (une nymphe)], Canolire de Risso, Anilocre de Cuvier, Olencire de Lamarck, Nérocile de Blainville, Livonèce* de Redman ou de Rafinesque, puis se termine (après Cymothoa de Fabricius) par son Limnorie, qui porte le nom d'une Néreïde.

* Livonèce  Il s'agit d'une faute typographique pour Lironeca, comme en témoigne une version anglaise du texte français, écrit de la main de Leach et conservé aux archives de la Société linnéenne de Londres  , dans lequel il a clairement écrit Lironeca. De même, dans sa liste donnée page 74 du même dictionnaire, c'est le terme Lironecée qui est indiquée.  Dans la réédition du dictionnaire,  Latreille a corrigé   à plusieurs reprises  "Livoneca / Livonèce" par "Lironeca / Lironèce".  La Commission Internationale de nomenclature zoologique a néanmoins déterminé  "Livoneca" comme la forme valide pour ce genre. Dans un article paru en 1994 dans le Bulletin de nomenclature zoologique, Ernest H. Williams , Jr. et Thomas E. Bowman  ils ont défendu l'orthographe originale de Lironeca et demandé  à la  Commission Internationale de nomenclature zoologique de décider que Livoneca est une orthographe originale incorrecte de Lironeca.

 Dans ses manuscrits inédits , il avait également utilisé  le nom Cilonera . " Ibid . ( Note 116 , p.402

Depuis près de 200 ans, des esprits curieux ont tentés de savoir qui se cachait derrière Caroline. Leach n'était pas marié, n'avait pas de maîtresse connue, si tant est que son dévouement pour la science, ses fonctions au Muséum et ses publications incessantes [ son Entomology de 1815 est un travail considérable] lui en ait laissé le temps. Il avait une sœur, mais elle se prénommait Jenny. On a pensé à Caroline de Suède, à l'astronome Caroline Herschel, à Caroline de Brunswick et à Caroline Clift, la fille du naturaliste William Clift ; il pourrait s'agir d'une simple combinaison aléatoire de phonèmes. 

  J'ai tout de suite pensé au poème d'Edgar Poe : Annabel Lee.

 

It was many and many a year ago,
 In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
 By the name of Annabel Lee;—
And this maiden she lived with no other thought
 Than to love and be loved by me.

[...]

 

 

And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling, my darling, my life and my bride
 In the sepulchre there by the sea—
 In her tomb by the side of the sea.

 


 Quel merveilleux moyen d'élever un Tombeau à un amour d'enfance que d'immortaliser le nom de l'aimée dans le marbre de l'onomastique zoologique des animalcules marins, et de le laisser se refermer sur l'indicible secret ?

La Caroline de Leach rejoint alors — pour moi seul —la Vanessa de Fabricius, et les amours que Nabokov a exprimé pour mieux les cacher dans le personnage de sa nymphette Lolita.

 

 (N.B Ces données sont issues de la présentation d'un travail artistique inspiré par ce thème : voir :http://www.victoriamanning.com/statement/elfortiana/elfortiana_statement.html. L'auteur y évoque les autres pistes possibles, telles que  Cornelia, Caroli Linné, Lonicera, Craniola, Carniola, Coraline, Caroline, Cerniola, et Arenicola.)

  Leach ne se limitait ni au prénom de Carolina, ni aux isopodes, ni à l'année 1818 : il avait déjà osé nommer un martin pêcheur australien  Dacelo Leach 1815, par anagramme du genre Alcedo des martins-pêcheurs de la vieille Europe. Ses créations avaient parfois le don d'irriter, et en 1842, six ans après la mort de Leach , le Comité de l'Association britannique sur la " Révision de la nomenclature botanique et zoologique " a éliminé les noms Azéka et Assiminea pour leur absence de sens.  En 1900 , le révérend Knight a  enquêté sur ces noms ...et a découvert que ces  "nonsense names" correspondaient sans-doute à la ville biblique de Azekah et  à Assémani, un «grand savant oriental ". De plus,  lors de l'examen des dizaines d'autres noms, il a également conclu que Leach semblait avoir une prédilection particulière pour les indications géographiques et des noms dérivés de personnes, ayant souvent une origine biblique ou oriental . (Journal of conchology , Vol. 9, n ° 9, Janvier 1900)

 

 

 

La Famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). Elle comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-famille des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae Leach, 1815 and Theclinae Swainson, 1831.

 

 

b) sous-famille des Lycaeninae, Leach, 1815.

Un seule tribu :

c) Tribu des Lycaenini [Leach, 1815]. Les Cuivrés.

Cette tribu ne contient (en France) que le genre Lycaena depuis le regroupement récent sous ce nom des genres Heodes, Helleia, Thersamolycaena, Thersamonia et Paleochysophanus.

 

    

2. Nom de genre : Lycaena Fabricius, 1807

   Lycaena Fabricius,  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Magazin für Insektenkunde. (K. Illiger) Braunschweig [ Brunswick] 6 page 285, n°32.

Type spécifique: Papilio phlaeas Linnaeus.

  Cette publication est parue en avant-première pour informer les amateurs de la nouvelle division en 49 genres par lesquels Fabricius répartissait ses papillons diurnes (parmi lesquels in accueillait les Sphinx, les Sésie ou les Zygènes). Le Systema glossatorum, la taxonomie complète des Glossata, ainsi que Fabricius nommait les lépidoptères, devait paraître en 1808, mais la faillite de l'éditeur et la mort de l'entomologiste danois n'a pas permis cette parution.

  Le genre Lycaena est le 32ème des 49 genres ; il est divisé en trois groupes. Seuls les noms de quelques unes des 150 espèces prévues. Parmi ces noms se trouvent hesperia virgaureæ et hesperia phlæas.

 

Étymologie.

1.  Sodoffsky  page 81.  

     " Lycaena. Von ly.., Wölfin. Wie passt die unter die Göttingen hier ? Besser schon wäre : Lycia, Beiname der Diana (v. Vollmer*, I.c page 602.) ; noch besser aber ein Beiname der Venus, etwa : Migonitis, von …, "vermischen, vermengen". V . Vollmer I.c p. 1203."

*Dr. W. Vollmer, voliständiges Wörterbuch der Mythologie aller Nationen. Stuttgart 1836.

— Trad : "Lycaena, du grec ..., "la louve". Comment passe-t-on ici [au nom d']une divinité ? Ce serait mieux avec Lycia, épithète de Diane (Vollmer I. page 602), et encore mieux d'après un épithète de Vénus, par exemple Migonitis, du grec ... "mélangé, réuni". Voir Vollmer I page 1203."

 Vénus/Aphrodite Migonitis (du grec "unir", latin misceo, "s'unir (sexuellement)" cf. Virgile, Mista Deo mulier) est vénérée selon Pausanias (Livre III chap. 22) à Gytheion  pour l'union conjugale. Elle avait reçu ce nom après que Pâris se soit uni à elle sur l'île voisine de Cranaé. Mais comment Sodoffsky passe-t-il de lycaena à Migonitis ?

 


 

2.  A.M. Emmet 1991 page 148:

 

"Lycaena est l'une des trois familles (Thecla, Lycaena  et Hesperia) entre lesquelles Fabricius répartit ses Théclas, Cuivrés et Azurés après qu'il les ait séparés du groupe des Skippers. Ce nom [créé par Fabricius en 1807] a été donné à cette Famille malgré qu'il soit postérieur au nom Cupido de Schrank 1802 et de Polyommatus de Latreille 1804, qui recouvraient tous les deux les mêmes groupes.

 "Le nom provient peut-être du grec lukaina, "louve", mais les auteurs ont boudés cette explication. Sodoffsky suggéra en 1807 "Lycia, épithète de Diane". Pickard et al. citent Sodoffsky sans autre  alternative ; Macleod, avec plus de vraisemblance, propose Lukaios, d'Arcadie, soulignant que plusieurs espèces portent le nom de bergers arcadiens. Une autre possibilité encore est Lukeion, le Lycée, un gymnase athénien, faisant référence aux activités animées des papillons. Néanmoins, les noms scientifiques  n'ont pas besoin de trouver leur légitimité dans des caractéristiques entomologiques et la première interprétation est sans-doute la bonne, même si elle peut renvoyer aux autres suggestions en écho. Le problème est le même pour d'autres noms créés par Fabricius, comme Zygaena, dans lequel il semble se livrer spirituellement à une sorte d'argot rimé, poursuivant un train de pensée avant de conclure par les sonorités d'un terme polysémique."

 A.M. Emmet aborde toujours les noms de genre de Fabricius avec la conviction qu'il a devant lui ce que Pef a baptisé un Motordu. D'autre part, il ignore la règle que s'est fixé l'entomologiste danois, et qu'il respecte assez souvent, qui consiste à choisir ses noms génériques des papillons diurnes parmi les épithètes de Vénus/Aphrodite, et ceux des nocturnes parmi ceux de Diane/Artémis. Or, selon A. Spuler, Vénus est bien surnommée "La Louve" (voir Glaser 1882 page 311). Spannert reprend aussi cette hypothèse. Néanmoins, la louve est plutôt un animal liè à Artémis, et je n'ai pas trouvé de confirmation de cette hypothèse dans les listes d'épiclèses de Vénus.(ici) A contrecœur, j'allais l'abandonner, non sans m'amuser à évoquer les associations entre lupanar / Lupa, "louve", mais aussi "courtisane, prostituée" c'est à dire, "prêtresse de Vénus", en quelque sorte. Cette association me fait découvrir, à la page 135 du Mémoire sur Vénus de Pierre-Henri Larcher (1775), la référence que je cherchais : Les Hymnes orphiques 54 [52], vers 11. La traduction qu'en donne Leconte de Lisle sous le titre Parfum d'Aphrodite est la suivante : 

      Ouranienne, célébrée par mille hymnes, Aphrodite qui aimes les sourires, née de l’écume, Déesse génératrice, qui te plais dans la nuit noire, vénérable, nocturne, qui unis, pleine de ruses, mère de la nécessité, toutes les choses sortent de toi, car tu as soumis le Kosmos et tout ce qui est dans l’Ouranos et dans la mer profonde et sur la terre fertile, ô Vénérable ! Conseillère de Bakkhos, qui te réjouis des couronnes et des noces, mère des Érôs, qui aimes les lits nuptiaux, qui accordés en secret la grâce, visible et invisible, aux beaux cheveux, Louve porte-sceptre des Dieux, génératrice, qui aimes les hommes, très-désirable dispensatrice de la vie, qui unis les vivants par des nécessités invincibles et qui saisis, à l’aide de tes charmes, d’un désir furieux, la race innombrable des bêtes sauvages, viens, Déesse née dans Kypros, sois-nous favorable, belle Reine, soit que tu souries dans l’Olympos, soit que tu parcoures tes demeures dans la Syriè qui abonde en encens, soit que, sur tes chars ornés d’or, tu visites les rives fertiles du fleuve Aigyptos ; soit que, sur les hauteurs qui dominent l’onde marine, tu te réjouisses des danses circulaires des hommes, ou que tu te plaises, sur la terre divine et dans ton char rapide, au milieu des Nymphes aux yeux bleus, le long des sables du rivage ; soit que, dans la royale Kypros qui t’a nourrie, les belles vierges et les nouvelles mariées, ô Bienheureuse, te célèbrent par leurs hymnes, toi et l’ambrosien Adônis, viens, ô belle et très-désirable Déesse ! Je t’invoque avec un cœur innocent et par des paroles sacrées.

 

 

Les Hymnes orphiques Hýmnoi pròs Mousaîon ou Ὕμνοι πρὸς Μουσαῖον sont un recueil de 87 ou 88 hymnes d'origine incertaine, datant sans doute du IIe ou IIIe s. ap. J.-C., chacun étant une invocation à une divinité. - Il en existe  trois manuscrits connus de la traduction latine : Codex Laurentianus XXXVI, 35 ; Codex Ottobonianus Lat. 2966 , et le Codex Vaticanus 6891 qui relève d'une autre tradition que les précédents.

Si Fabricius ne les avaient pas sur sa table de chevet, sans-doute pouvait-il en trouver le contenu (ces hymnes sont très riches en épiclèses : cf. M. Hopman-Govers) dans des compilations. 


 L'hypothèse qu'énonce Emmet, de rapprocher le Lycée d'Athènes, Λύκειον / Lúkeion, cet ancien gymnase où se réunissait les péripatéticiens élèves d'Aristote, est fantaisiste, avec sa comparaison entre les évolutions des athlètes et le vol des papillons. Le lien avec le Mont Lykaion, ou Mont Lycée en Arcadie, consacré à Zeus Lycien, depuis que Lycaon fils de Pelasgos en avait institué le culte, correspond d'avantage aux habitudes onomastiques de Linné.

Hans-Arnold Hürter développe une très brillante réflexion sur les liens sémantiques entre les mots grecs  Likeri Lycoreia , Lycoreus , Lykaios et Lykeios et les dérivés du grec λευκος [leukos], « blanc, brillant », de l’indo-européen commun *lewk  (« briller, brillant > clair, vu > voir ») qui donne le latin lux, lumen "lumière",, l’allemand Licht, Leuchte, l’anglais light. Ainsi jadis déjà on comprenait le nom d' Apollon Lycios comme "dieu de la lumière", ou comme "né en Lycie", soit parce qu'il avait débarrassé la région de Sicyone des loups. Ce rapprochement est très séduisant pour une famille de papillons cuivrés ou azurés, mais Hürter après avoir joué autour de cette idée comme un phalène autour de la flamme, rappelle doctement que les noms de Linné sont attribués de manière parfaitement arbiraire, sans ressemblance ou relation avec les taxons qui les reçoivent.

Enfin, le lien entre entre le Papilio lycaon nommé par Kühn en 1774 (Misis lycaon) et le genre lycaena 1807 reste spéculatif.

        

 


  Nom d'espèce :

 n° 1078 Papilio phlaeas      Linnaeus, C. 1761. Fauna Svecica sistens animalia Sveciæ Regni: mammalia, aves, amphibia, pisces, insecta, vermes. Distributa per classes & ordines, genera & species, cum differentiis specierum, synonymis auctorum, nominibus incolarum, locis natalium, descriptionibus insectorum. Editio altera, auctior.. Stockholmiæ. (L. Salvii). 578 pp. page 285.

"Habitat in pratis Westmanniae" : Localité-type : Västmanland, Suède. L'espèce est observée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces d’Oseille.

 

 

       Origine du nom selon A.M.Emmet 1991,  page 149.

" Écrit par Linné avec une diphtongue qui peut être lue soit comme -æ, soit comme  -œ, phleo, phloïo,"j'attele", "je déborde", "je fleuris", différents adjectifs ayant été construits sur cette racine comme épithètes de déesses comme Proserpine, Aphrodite et Bacchus ; en latin, le verbe floreo, "je fleuris", est dérivé de la même racine : de la couleur cuivrée brillante, suggérant la splendeur des fleurs. Tout ceci est assez compliqué, et Spuler préfère faire dériver le nom de phlego, "flamber", qui se réfère à la couleur fondamentale du papillon."

 Hans-Arnold Hürter cite différentes pistes, pour n'en retenir aucune:

  • Phlégias ou Phlégyas (en grec ancien Φλεγύας / Phlegúas) est roi des Lapithes en Thessalie.
  • Phleia surnom d'Aphrodite et de Déméter.
  • Phleius, ville du nord-est du Péloponèse.
  • Phleon, Φλεων  surnom de Dionysos "le Luxuriant (feuillage)".
  • Phlias, fils de Dyonisos, 
  • Phloia, désignant Coré (Perséphone).
  • le verbe grec phleo, phleien fleurir, épanouir sa floraison, abonder, couler en abondance.

 Quoiqu'en dise Emmet, le mot écrit par Linné semble être Phlæas, la diphtongue -æ se retrouvant plusieurs fois dans le texte, par exemple dans "habitat in pratis Westmanniæ" où elle ne peut pas prêter à discussion.

       Je peux évoquer aussi les plantes nommée Phléon et Phleos par Théophraste, citée dans les Grenouilles d'Aristophane comme vivant dans les marais, par Pline (H.N. LIV,22)d'où viennent le Phleum pratense, nom donné par Linné en 1753 à une graminée ( Fléole des prés). Linné ne mentionne pas la plante hôte, identifiée actuellement comme le Rumex, mais dit seulement que le papillon vit dans les prés.

  J'ai aussi recherché sans succès l'étymologie de la plante Rytiphlaea tinctoria, de la pentatomide du Brésil phlaea paradoxa, des hémiptères nommés phlaea ou phloea, de lejophlaea...

   J'en arrive à la sage conclusion de H.A. Hürter et de Ochsenheimer qui constatant qu'aucune étymologie n'est obtenue sans faire violence au terme linnéen, acceptent l'idée que seul Linné sait ce qu'il a voulu signifier. Et Hürter ajoute : "Auch hier gilt : Namen sind zum Nennen da !", "Encore une fois, les Noms sont là pour Nommer !" Autrement dit, ils ont pour fonction principale de poser sur une espèce une étiquette qui fasse consensus, et non pas de nous faire réviser notre mythologie. C'est "l'arbitraire du signe". Ce qui ne nous interdit nullement de laisser le nom déployer la roue de paon de toutes ses évocations, lesquelles s'enrichissent de toutes les recherches effectuées.

 

 

 

Synonymes (INPN, Muséum).

 

Chrysophanus phlaeas polaris Courvoisier, 1911.

Chrysophanus phlaeoides Staudinger, 1901.
Heodes phlaeas (Linnaeus, 1761) .
Lycaena phlaeas aestivus Zeller, 1847.
Lycaena phlaeas nigrioreleus (Verity, 1920).
Lycaena phlaeas phlaeas (Linnaeus, 1761) . 
Papilio phlaeas Linnaeus, 1761 .
Rumicia phlaeas nigrioreleus Verity, 1920.  


LERAUT retient la présence de trois sous-espèces en France :

- phlaeas Linnaeus, 1761. Localité-type : Västmanland, Suède.

- nigrioreleus Verity, 1920. Localité-type : Florence. Localisé dans le sud de l’Europe.

 

- aestivus Zeller, 1847. Localité-type : Etna, Sicile. Localisé en Corse.

Emmet donne l'étymologie des sous-espèces suivantes :

— subsp. eleus (Fabricius, 1798 ), du grec Eleus, d'Elis, ville du Péloponèse.

page 430 n° 180.

— subsp. hibernica Goodson, 1948 : "cette sous-espèce se trouvant en Irlande."

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

 

1.  Le bronzé , Geoffroy, 1762.

 Le bronzé, Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 65 n° 35.

Le Bronzé, P. virgaureæ, Geoffroy in Fourcroy, Entomologia Parisiensis, 1785 p. 246 n°35.

Dans ses références, Étienne-Louis Geoffroy cite James Petiver, John Ray, Rösel von Rosenhof, et la Fauna suecica de 1746 de Linné page 247 n° 807 .

 Si on se rend sur cette page de Linné, on trouve indiqué un nom qualifié de "vulgo", par lequel, avant qu'il n'institue sa grande dénomination binominale du Systema Naturae de 1758, Linné s'essaie à donner quelques noms de son cru, alors que la règle parmi les savants était de désigner une espèce par une "phrase spécifique" latine. La phrase spécifique est : papilio hexapus ; alis rotundatis fulvis ; utrinque nigris punctis, " Papillon à six pattes ; ailes arrondies fauves ; et des deux cotés [ou sur les deux ailes] des points noirs".

 Le nom de Linné est Butyracea vulgaris. On peut le traduire par "Le Beurré commun", le papillon suivant n° 808 étant le Butyracea albo-maculata ou "Beurré à points blancs".

 Il m'apparaît évident que cet adjectif de "beurré" qualifie la couleur, celle, par exemple, des gants "beurre frais" qui furent si prisés des aristocrates. Le spécimen de papillon de la collection  de Linné avait-il perdu la vivacité de son éclat ? Geoffroy trouva sans-doute peu à son goût cette beurrée trop pâle et préféra baptiser le papillon Le Bronzé, un décalque très proche du nom choisi par son maître. 

 Là encore,il faut distinguer le bronze comme matière (alliage de cuivre et d'étain), et le bronze comme couleur. Aujourd'hui, la "couleur bronze" est un brun verdâtre qui ne rend pas mieux compte des ailes de notre papillon que le "beurre frais". Mais jadis, la préparation vendue par les marchands de couleur était de deux sortes : le bronze rouge, et le bronze jaune, ou doré; elle était faite à partir de limaille de cuivre, et le dictionnaire de l'Académie définissait ainsi en 1835 le teint bronzé : " teint qui approche de la couleur du cuivre". Autrement dit, il n'y a guère de différence alors entre "cuivré" et "bronzé".Elle correspond, dans la poésie latine, au qualificatif "airain, aes, aeri.

  La recherche de cet adjectif dans l'Encyclopédie méthodique, entomologie de 1819 en révèle un usage fréquent pour qualifier la couleur des ailes ; ou plutôt, on découvre que cet adjectif est plutôt utilisé pour moduler une autre teinte et souligner son éclat métallique, puisqu'il se décline en noir-bronzé, vert-bronzé, bleu-bronzé, bronzé-pâle, verdâtre-bronzé, bronzé-bleuâtre.

 Seulement voilà. 

  Après avoir décrit ses deux "Beurrés" dans sa "Faune de Suède" (Fauna suecica) de 1746, Linné décrivit sous un seul nom ses butyracea dans sa grande, fameuse et inaugurale Dixième édition de son Systema Naturae de 1758 page 484 n° 161. Son Papilio plebejus virgaureae renvoie à ses numéros 807 et 808, avec le nom commun de Butyracea.

[N.B. On peut établir une relation entre ce nom de Butyracea et le nom anglais des papillons de jour, "butterfly", littéralement "beurre-insecte" beaucoup plus ancien, et qui a peut-être son origine dans le nom donné aux papillons jaunes. ]

Lorsque, à Paris, en 1760 peut-être (alors qu'il écrit son livre qui sera publié en 1762), Geoffroy décrit son Bronzé, il ne peut donc lui donner comme référence linnéenne du Systema Naturae que le P. virgaureae, puisqu'il n'a pas encore sous les yeux la deuxième édition de 1761 du Fauna Suecica décrivant page 285 les deux espèces Phlaeas et Virgauraea. (On note en passant que Linné y supprime ses deux butyracea de 1746, désormais rancis).

  Latreille, en 1803, aura beau jeu d'écrire que   "Le Bronzé de Geoffroy est le papilio phlæas de Linné, et non son papilio virgaureæ, comme il l'avait cru". Comme il l'avait cru !!! Comment faire si on ne dispose pas des noms pour désigner la chose!

Les deux papillons se distinguent par les points blancs du recto des ailes, présents uniquement chez L. virgaureæ. Ces points blancs ne sont pas signalés par Geoffroy, qui a parfaitement décrit, le L. phlæas, alias butyracea vulgaris. Et il a parfaitement renvoyé son lecteur aux illustrations de Rösel tome 3 supplément tableau 45 figure 5,6.

  Linné, lui, donne dans son S.N ces références de Rösel avec ses illustrations de phlaeas dans la description de son virgaureæ. De même, il donne l'illustration de John Ray, un phlaeas  manifeste, comme un virgaureae. Forcément, il a mélangé les deux!

Vous me suivez ?

Voici les illustrations de Rösel : cliquez, les images sont superbes !

tableau XXXVII tBMYpacPpC36AK-pXe5oR6VA2yYi5XxHce8rmxNn

 

tableau XLV :

 

Ou bien comparez les deux espèces d'après Hübner (Pl. 15)

              phlaeas-hubner.png

 

 2. L'Argus Bronzé, Engramelle 1779.

  Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 186  Planche 43 n°91 par J.J. Ernst gravée par J. Juillet,  1779. 

   Sans-doute Engramelle considéra-t-il que, si on pouvait créer les noms  Le Citron, l'Aurore, le Nacré, L'Azuré, le Soufré, le Souci ou La Grisette, l'adjectif  Le Bronzé ne pouvait s'employer seul, dans le célibat d'un autre nom. Bref, on ne pouvait (pas encore, cela sera possible en 1979) le substantiver si facilement, et il fallait le renvoyer à son statut ancillaire au service d'un nom propre. Cela peut se comprendre, mais pourquoi avoir choisi le nom d'Argus (le géant aux cent yeux) alors que ce papillon n'est nullement ocellé, mais seulement tacheté ?

 

3. Le Phlaeas , Charles de Villers, 1789.

Phlaeas, C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 70 n°125

 

4.  P[apilio]  Walckenaer 1802.

Walckenaer Faune parisienne 1802 page 262 

 

5. Le Papillon Argus Bronzé  Latreille, 1803.

Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 page 89.


6. Le Polyommate Phlæas, Godart et Latreille, 1819.

LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9,  1819, page 670 n° 167. 

 

7. Le  Polyommate Phlæas, Godart 1821.

 

Le Polyommate Phlæas : Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823 page 204 n° LXXII planche X peinte par Delarue et gravée par Auguste Duménil. 

On notera l'emploi du terme "bronzé" comme couleur dans la description :

"Le dessus des premières ailes est d'un fauve-bronzé luisant, avce des points noirs, et le contour d'un brun noirâtre".

 Ce nom n'est pas une réussite, car il est trop long, déplaisant à l'oreille et, surtout, qu'il retranscrit le nom scientifique.

 

 Ce nom  a pourtant été repris par Hippolyte Lucas 1834, page 69 ; Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) ; Pierre Boitard 1843 ; P.A. Duponchel en 1849, page 18 ; Maurice Sand, 1862 ; ...

 

 


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom Le Cuivré commun* qu'il a créé en 1986 comme nom principal, et l'Argus bronzé et le Bronzé comme noms accessoires.

  LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons. traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

 Dans cet ouvrage, G.Chr Luquet a proposé les noms de Cuivré commun pour L. phlaeas, de Cuivré fuligineux pour Heodes tityrus et de Cuivré de la Verge d'or pour L. virgaureae. Le parallèle est évident avec les noms anglosaxons de Common Copper (Cuivré commun), Scarce Copper (Cuivré rare) et Sooty Copper (Cuivré-Suie, Cuivré Fuligineux).

  Dans le dernier quart du XXe siècle, le sens du qualificatif "bronzé" s'était considérablement enrichi, mais en se détournant de sa valeur de couleur d'un objet pour s'appliquer presque exclusivement au visage et à son teint brun. Le mot "bronzage" dont le premier usage date de 1845, et qui qualifiait encore un procédé de lithographe, proche de la dorure, ne fut plus entendu que comme un synonyme de "hâle solaire", en moins désuet. Il est désormais parfaitement représentatif d'une époque, celle de la société des loisirs, de vacances sur les plages de la Côte d'Azur, de séjours de sports d'hiver , puis des "golden boys" où le teint bronzé était la marque d'une aisance financière génératrice de bonne santé et de vacances éternelles à Paradise Bay. Le terme lui-même faisait partie, autant que le phénomène de recherche de brunissement de la peau, d'un vocabulaire qu'il était de bon ton — ou de bon teint — d'adopter. C'est en 1978 que cette mode, ce symbole dans lequel une société reconnaissait sa recherche individualiste du bien-être, inspira le film "Les Bronzés", suivi l'année suivante (sept ans avant le choix d'un nouveau nom par G.Chr. Luquet) de "Les Bronzés font du ski", et du succès qu'on lui connaît.

 

Edward Hopper, (pas Copper !) :

hopper.jpg

 Ce teint qui était si soigneusement évité par les élégantes du XVIIIe comme témoignant d'une flétrissure réservée aux matelots et aux paysans se mit à évoquer une peau "abricot mûr" gorgée de sucs, brûlante de désirs, ivre de mer ou d'astre radieux. Comme on était loin des techniques du doreur-bronzeur d'accessoires !

 Un peu plus tard, l'adjectif "bronzé" fut utilisé par euphémisme ironique pour désigner la couleur noire de la peau et le racisme qu'elle peut engendrer.

 Le Dictionnaire de l'Académie Française en témoigne : en 1684, le verbe "bronzer" n'a qu'un seul sens "peindre en couleur de bronze" une statue, un vase. En 1798 (lorsque le nom du papillon fut créé), la même définition se complète par : "On bronze aussi des canons de fusil pour les préserver de la rouille. Il signifie aussi, Teindre en noir; et en ce sens il ne se dit guère qu'en parlant Des gants et des souliers qu'on porte dans le deuil. Bronzer des gants. Faire bronzer des souliers." Ce n'est qu'en 1932 que s'y ajoute la mention"Par analogie, Teint bronzé, Teint couleur de bronze."  

C'est dire combien, en 1986, il a pu paraître opportun de dégager le nom vernaculaire de Lycaena phæas de la dérive sémantique de son ancien nom de Bronzé. Le terme de "cuivré" a été employé dans notre langue dans des contextes très proches de celui de "bronzé", mais ne s'est pas chargé des mêmes connotations. Le CNRTL témoigne de son emploi substantivé  comme nom de couleur de peau :" Des femmes mauresques, des belles cuivrées à peine vêtues (Loti, Spahi,1881, p. 320)", et aussi de son usage comme terme technique en peinture : " 1730 ouvrage cuivré « fausse dorure, avec du cuivre en feuille » (Savary des Bruslons, Dict. Univ. de commerce)".  

 

 


7. Noms vernaculaires contemporains :

      Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Chrysophanus  phlaeas, mais cite "l'Argus bronzé d'Engramelle" page 198.

 


—Bellmann / Luquet 2008 : Le Cuivré commun.

— Chinery / Luquet  2012 : Le Cuivré commun.

— Doux & Gibeaux 2007 : Le Cuivré commun.

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : Le Cuivré commun ou le Bronzé

 — Lafranchis, 2000 : Le Bronzé, le Cuivré commun.

— Perrein, 1012 : Cuivré commun.

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : Cuivré commun.

— Wikipédia : " Le Cuivré commun, le Bronzé".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  Les traductions par moteur de recherche sont approximatives...leurs intérêts est de faire apparaître les thèmes principaux de désignation : d'abord la couleur (Cuivré, Or, Feu), puis la taille (petit), la présence d'ocelles ou de taches (Argus...moucheté), avec l'absence de métaphores réelles (évocations), et de vrai nom propre indépendant d'une description visuelle.

 On note la reprise de notre Argus Bronzé en italien (Argo bronzeo).

  • Pikkukultasiipi en finnois ("Petites ailes d'or").

  • Small Copper ou Common Copper ou American Copper en anglais ("Petit cuivré, Cuivré commun, Cuivré américain")

  • Kleiner Feuerfalter en allemand ("Petit papillon de feu"). On trouvait aussi Kleine Feuervogel : Goeze, 1787, p. 41) et Feuervögelchen (Higgins et Riley)

  • Kleine vuurvlinder en néerlandais

  • Parastais zeltainītis en letton.

  • Mažasis auksinukas en lituanien 

  • Lille ildfugl en danois ("Petit cuivré")

  • Közönséges tüzlepke en hongrois

  • Mindre guldvinge en suédois ("Petit papillon doré")

  • Liten guldvinge ("Petit papillon doré")

  • Gyllenvinge

  • Leek-kuldtiib en estonien

  • Ildgullvinge en norvégien

  • Ohniváček černokřídlý en tchèque

  • Ohniváčik čiernokrídly en slovaque

  • argo bronzato, argo bronzeo en italien ("Argus bronzé")

  • Manto bicolor en espagnol .

  • Rotgeta ou Rogeta en catalan

  • Beneklibakırgüzeli en turc  ("Papillon cuivré tacheté").

  •  

    червонец пламенный, червонец пятнистый en russe ("Ducat couleur feu, Ducat tacheté")

  • Czerwończyk żarek en polonais ("Lycène Zarek").

                                                                Timbres-poste - Pays-Bas - Lycaena feu de phlaeas-petit papillon

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • en irlandais

  • Cobbrag veg en mannois.
  • umhachan beaga  en gaélique écossais*

  • an t-umhach beag en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Copor bach , coprau bach* en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

 

 

  • The small golden black-spotted Meadow Butterfly : Petiver, 1699. ("Le petit papillon des prés doré à points noirs")
  • The Small Tortoise-shell : Petiver, 1717. ("La Petite Tortue")
  • The Copper : Harris,1766 ; Rennie, 1832 ; Stephens, 1856. ("Le Cuivré")
  • The Small golden black-spotted Butterfly : Berkenhout, 1769. ("Le petit papillon doré à points noirs")
  • The Small Copper : Lewin, 1795 ; Samouelle, 1819 ; Brown, 1832 ; Morris, 1853 ; et la plupart des auteurs suivants. ("Le Petit Cuivré")
  • The Common Copper : Haworth, 1803 ; Donovan, 1808 ; Jermyn, 1827 ; Humphreys et Woods, 1841 ; Wood, 1852 ; Morris, 1853 ; Newman, 1871 ; Newman et Leeds, 1913. ("Le Cuivré commun")
  • The Common Small Copper : Morris, 1853. ("Le Petit Cuivré commun").

 Ce Common Copper ou Small Copper s'oppose au" Large Copper" L. dispar, au "Scarce Copper" L. virgaureæ, et au "Purple-Edged Copper" L. hippotœ.

 

 

      Anecdote : Dans Lolita de Nabokov, Madame Vanessa van Ness  est accompagnée par un Dr Cooper. Jeu de mot entre Cooper, "tonnelier" et Copper, "Cuivré", pour placer une autre allusion aux lépidoptères ? 

 

 

cuivre-commun 8305cc

 

 

DSCN2956

 

 

cuivre-commun 9353cc

 

DSCN2979

 

 

Liens et Sources.

— Funet : lycaena.

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Lycaena phlaeas.

— UK Butterflies : Lycaena phlæas.

 

 

Images : voir les superbes dessins de Hübner:

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/69604#/summary 

 

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

  — BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833].

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAVE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 BHL library.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religieux Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.