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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:00

L'église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault (29). I. Les bannières.

Merci à Jean-Luc Verbrugge, maître de chœur de la chorale Sainte-Geneviève et co-patron du bar Les Folatières, pour son chaleureux accueil.

Voir : 

L'enclos paroissial de Dirinon IV : les bannières anciennes (XVIIIe siècle) de l'église Sainte Nonne.

 

Pour d'autres articles, inscrire "bannière" sur "rechercher" en haut à droite.

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L'église de Dinéault renferme deux bannières placées dans la nef derrière les piliers précédant le chœur : l'une date de 1925 et l'autre de 1958.

On trouve aussi sur la tribune 4 bannières de confrérie.

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I. La bannière de la Crucifixion / Saint Exupère et Marie-Madeleine.

Longueur : 160 cm. Largeur 115 cm

Il s'agit d'une reconstitution d'une bannière du XVIème (?? plutôt  XVIIe) siècle, réalisée en 1925 (sous le le recteur Guennec) par les religieuses de l'Adoration de Quimper. Une restauration a été effectuée dans les années 2000.

Les sœurs de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, établies à Quimper de 1836 à 2013 pour y tenir un orphelinat Rue de la Providence, et d'une maison de retraite en 1896  (création d'une maison à Brest en 1851 et à Morlaix en 1923) étaient au nombre de 200 en 1900.

1°) La Crucifixion.

Fond : a) tissu de velours bronze ou or uni pailleté de sequins argent  b) en bas, pour le sol, satin bleu et rose. 

Sujet :  Crucifixion entre la Vierge et saint Jean. Le crâne et les ossements rappellent le nom du Golgotha "le lieu du crâne", mais aussi le crâne d'Adam dont le péché est racheté par le sacrifice du Christ.

— Broderies d'accompagnement : 6 bouquets identiques en fil argenté.

Bordure : galons d'or. La scène historiée est isolée par une bande de rinceaux en bas et sur les cotés.

Gousset : alternance de tissus de velours des couleurs vert bronze et rouge  du recto et du verso.  La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

Lambrequin : à cinq festons rectangulaires alternant les couleurs vert bronze et rouge,   galonnés et frangés de glands de fils bleus et jaunes réunis par une surliure bleue. Chaque feston est orné d'un fleuron,  bouquet de fleurs de deux dessins différents. Une fleur réunit 14 pétales autour d'un séquin . 

Clochettes : non. Pas de glands en pompons entre les festons.

Support : en métal (laiton), avec une croix au sommet et des pommes aux extrémités .

Le sujet principal, le Calvaire (Christ en croix entre Marie et Jean), répond au poncif de la trentaine d'exemples de Crucifixion du corpus de bannières anciennes de Basse-Bretagne :

 "La croix est solidement fixée par des coins dans un sol fleuri, vue en très légère contre plongée car on en voit l'épaisseur. Ce parti permet de mettre en évidence les yeux levés du Christ, crucifixion d 'avant l'instant de la mort, lorsqu'il prononce ses derniers mots « tout est achevé ». Le sang qui coule du côté rappelle le coup de lance, donné après la mort . Les deux pieds sont posés côte à côte. Un crâne est au pied de la croix, sur l'herbe, parfois accompagné des deux tibias croisés, rappelant que le lieu de la crucifixion s'appelait Golgotha, le lieu du Crâne. On a pu y voir aussi le symbole d'Adam, enfin racheté par la mort du Christ. Plus certainement, pour les croyants de cette époque, ce crâne, se détachant sur l'herbe verte, toutes dents dehors, est une évocation de leur propre fin dernière. On sait l'importance des ossuaires et reliquaires d'attache dans toute cette région immédiate.  La scène du Calvaire avec les seuls Marie et Jean « le disciple qu'il aimait » est la plus fréquente. La mère à la droite de son Fils, les mains jointes, le disciple semblant converser, s'adresser au crucifié. C'est un motif innombrable en peinture, reproduit et diffusé sous forme de gravures . Dans une autre version (le Cloitre-Pleyben, Pleyber-Christ, Saint-Pol de Léon, Cotascorn, Plouguerneau, Le Minihy-Tréguier, Saint-Pierre-Quilbignon, Plougourvest  ) c'est Jean qui a les mains jointes et la mère qui semble s'adresser à son Fils, comme dans le tableau de Guido Reni (1624). C'est le dernier échange filial, lorsque Jésus dit à sa mère « Femme voici ton fils » et à Jean « Voici ta mère ». Phrases qui fondent, légitiment, l'affection que les fidèles portent à la Vierge, la dévotion mariale qui a marqué la chrétienté, et singulièrement la Basse- Bretagne. "(d'après C. Guillou 2010)

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Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le Christ.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge.

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le nimbe est réalisé en tissu jaune recouvert d'un treillis de fils brillants : il n'a pas la qualité des nimbes en couchures des bannières anciennes (voir celles de Dirinon).

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Jean.

Ses bras sont croisés sur la poitrine, son cou est tendu vers l'avant. Le regard est lourd, seule la partie inférieure de la conjonctive est visible. Le nimbe est réalisé en tissu jaune recouvert d'un passage horizontal de fils brillants, assez fragile et qui se détériore.

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Saint Jean, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Détail : une fleur du sol.

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Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Détail. Glands de passementerie. Cannetille et filets de fils.

Glands de passementerie. Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Glands de passementerie. Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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2°) Saint Exupère et sainte Marie-Madeleine.

 

Fond : a) tissu de velours rouge uni pailleté de sequins argent  b) en bas, pour le sol, satin bleu et rose. 

— Sujet :Les deux personnages réunis ici sont saint Exupère (Sant Dispar), patron de la chapelle éponyme, et sainte Marie-Madeleine (Santez Mari-Madalen), titulaire de l'église. Ils apparaissaient déjà (quoique le saint évêque y soit intitulé "saint Paterne) sur le vitrail de 1535 de la chapelle Saint-Exupère (aujourd'hui au Musée Départemental de Quimper). L'église conserve aussi une statue en bois du saint, datant du XVe siècle et provenant de la même chapelle.

De même, l'église conserve, ornant le chœur,  une statue en bois de Marie-Madeleine datant du XVIIe siècle.

Le couple Saint-évêque / Marie-Madeleine figure aussi sur le calvaire de l'église datant de 1550, 1648 et 1696

Broderies d'accompagnement : 3 grands bouquets identiques et 3 petits bouquets en fil argenté.

Bordure, Gousset et Lambrequin : identiques au coté Crucifixion.

 

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Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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1°) Saint Exupère.

Aucune inscription et aucun attribut ne permet de l'identifier. En effet, il reproduit le poncif d'un saint évêque, certes différent de l' "évêque modèle de la réforme tridentine" décrit par Christiane Guillou, et qui est figuré de 3/4, en mouvement et le pied en avant. Ici, il est de face, bénissant de la main droite et tenant la crosse de l'autre, portant la mitre, l'étole, la cape et le surplis ou dalmatique de dentelle.

Saint Exupère, ami et contemporain de saint Jérôme, fut évêque de Toulouse au Ve siècle. On peut penser que  saint Dispar , dont le  nom breton signifie "sans pareil", mais qui ne figure pas au calendrier romain, a du, pour s'y conformer,  être apparenté ou assimilé à un saint du rituel romain par rapprochement de sonorité avec celui de l'évêque de Toulouse. 

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Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Exupère, Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Exupère, Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine.

Quoique je l'ai d'abord identifiée comme saint Jean tenant son calice, on la reconnaît à ses cheveux longs et à son flacon d'onguent.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine. Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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 Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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II. La bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine / Saint Exupère.

Longueur 154 cm Largeur 105 cm.

1°) Sainte Marie-Madeleine.

Inscription : Ste MARIE-MADELEINE / 1958.

Fond : tissu de velours rouge-pourpre uni.

Sujet : Marie-Madeleine tenant un calice (de parfum versé sur les pieds de Jésus selon Jean 12:2-3, ou plutôt d'onguent ou "d'aromates" (Marc16:1) pour l'embaumement du Christ.

— Broderies d'accompagnement : inscription et chronogramme ; 9 fleurons de 4 pétales ; 2 rameaux fleuris noués par un ruban ; 2 petits rameaux fleuris.

Bordure : galons d'or.

Gousset : La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

Lambrequin : à  trois festons en ogive, largement bordés de cannetilles.

Clochettes : non. Présence de  glands et cannetilles entre les festons.

Support : en métal  avec une croix ouvragée au sommet.

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 Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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 Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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2°) Saint Exupère.

Inscription : PAROISSE DE DINEAULT / ST EXUPERE P.P.N

Fond : tissu de velours rouge bordeau uni.

Sujet : Saint Exupère en évêque, le haut du corps tourné vers la gauche, bénissant.

— Broderies d'accompagnement : inscription et chronogramme ; 9 fleurons de 4 pétales ; 2 rameaux fleuris noués par un ruban ; 2 étoiles ; 1 petit rameau fleuri.

Bordure , Gousset ,  Lambrequin , Support : comme la face opposée.

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Saint Exupère. Bannière de 1958,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Exupère. Bannière de 1958, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Les quatre bannières de la tribune.

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Bannières sur la tribune de l' église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannières sur la tribune de l' église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière Saint-Louis de Gonzague.

Cet étudiant jésuite mort à Rome en 1591 au service des pestiférés est le saint patron de la jeunesse catholique ; un collège et un lycée de Chateaulin portent ce nom. 

Fond de  velours bleu. Inscription St LOUIS DE GONZAGUE PRIEZ POUR NOUS. Deux tiges de lys sont  croisées.

Bannière Saint Louis de Gonzague, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière Saint Louis de Gonzague, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière eucharistique ? 

Fond blanc. Christ (ou saint Joseph) bénissant et regardant un lys à ses pieds. Pampres, croix et fleurs en périphérie.

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Bannière eucharistique (?) église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière eucharistique (?) église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière de l'Immaculée-Conception.

Fond blanc.

Bannière de l'Immaculée-Conception, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de l'Immaculée-Conception, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière de Sainte Anne éducatrice.

Fond or. Sainte Anne et la Vierge, entourés d'un rinceau..

Bannière de sainte Anne, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de sainte Anne, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "[Notices sur les paroisses] Dinéault",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 171-187.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dinault.pdf

— BITTEL (Philiipe), L'église Sainte Marie-Madeleine

http://www.dineault.fr/images/eglisemadeleine/eglise.pdf

http://www.dineault.fr/la-commune/le-patrimoine/patrimoine-religieux/eglise-sainte-marie-madeleine

— COUFFON (René)

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DINEAULT.pdf

— GUILLOU (Christiane Hermelin), Les bannières de Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte Ceci est le chapitre d’une thè se en cours. 2010.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00546728/document

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières. Dinéault
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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 22:48

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L'église Sainte-Nonne de Dirinon possède deux bannières du XVIIIe siècle, classées au titre des monuments historiques. Celles-ci appartiennent au corpus de 43 bannières classées datant de l'Ancien Régime en Basse-Bretagne, très majoritairement dans le nord (Léon et Trégor) et étudié par C. Guillou.

Je décrirai donc, sans compétence mais en m'appuyant notamment sur les publications de cet auteur:

1. La bannière de l'Assomption / de Saint Divy.

2. La bannière de la Crucifixion / Rosaire.

Cet ensemble est bien représentatif du corpus, puisqu'il associe les quatre motifs majeurs : la dévotion au Christ (Crucifixion) et à la Vierge (Assomption), au saint patron (Saint Divy) et à une Confrérie ( Rosaire) : bannières liturgique, paroissiale, et de confrérie.

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Le support.

 

"L'archétype des bannières basses bretonnes, c'est un tableau de velours brodé, porté en procession, qui doit être vu de loin, comme tout signe de ralliement. Le support doit donc être très haut, un mât qui peut atteindre quatre mètres, pour permettre la visibilité, mais aussi la lisibilité de l'image, ce qui suppose une traverse horizontale solidement fixée, afin que la bannière se rapproche autant que faire se peut d'un tableau en promenade. On y adjoint des haubans, des cordelières en passementerie, pour faire face aux coups de vent : qu'ils soient de soie, d'or ou d'argent ne doit pas faire illusion, ce sont d'abord des cordages qui doivent permettre de redresser la bannière par grand vent. Le porteur maladroit qui laisse sa bannière faire ventouse est bien aise du renfort de ses deux acolytes manœuvrant en force les agrès. Les extrémités de la traverse sont agrémentées de deux grosses pommes de bois, dorées voire peintes de couleurs vives. Ce sont parfois des boules recouvertes de passementerie, dont l'origine, est inconnue : pen baz lorsque le bois est nu, amortisseur des heurts et des coups lors des rixes, dont Georges Provost a relevé la survenue pour des motifs pieux ou de rivalité villageoise. " (C. Guillou, 2010)

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1. Bannière n° 1 de l'Assomption /  de saint Divy. 

Bannière de procession classée MH au titre d'objet le 15 juillet 1993. Tissu rouge uni brodé de  1,70 m  de haut et 1,10 m de large daté du 1er quart du XVIIIIe siècle (données de l'Inventaire PM29003832  ), très restaurée.

A. L'Assomption. 

—Fond : tissu de velours rouge uni pailleté de sequins et orné en périphérie de 12 fleurs brodées à quatre pétales.

—Sujet :  la Vierge, couronnée, bras ouverts, monte parmi les nuées, soutenue par deux anges et deux angelots. Les visages, bras et jambes sont en tissu rapporté et peint, 

"Les superbes Assomptions, portée par 4 anges, de Locquénolé et de Hengoat  reprennent un modèle connu de Poussin. Peint en 1649, reproduit en gravure dès l'année suivante, ce qui facilite les copies soit sous forme de tableau soit sous forme de bannière : l'image étant alors détourée, ne conservant que les personnages, au détriment du paysage. 

"On est frappé aussi par la rapidité d'adoption de certains modèles comme l'Assomption de la Vierge. Réalisée par Poussin à Rome en 1649, la reproduction gravée intervient dès 1650. Elle est copiée en l'église de Saint Thégonnec, traduite en bannière à Locquénolé, et à Hengoat, à une date indéterminée, vraisemblablement entre le dernier quart du XVIIe et le tout début du XVIIIe par un atelier inconnu de très grande qualité. L'Assomption à deux anges et un angelot [?] de Dirinon, a les bras ouverts et moins d'élan. (inspirée du Titien ?). Mais la rénovation lui a fait, sans nul doute, perdre de son caractère et de son charme." (C. Guillou 2010)

Les nuées et les auréoles sont brodées selon le procédé de la couchure :

De Saint-Aubin* écrit à propos de la broderie en couchure que « Comme les points de soie de la couchure paroissent beaucoup , on lui donne le nom de la figure que ces points expriment par leur rencontre ; ainsi on dit couchure de deux points , en chevron , en losange , en serpenteau , &c » et ajoute qu’on fait « … des fonds entiers de grands ronds tournés en spirale … en les commençant chacun par leur centre. Ces ronds en se mêlant les uns dans les autres , reçoivent différents rayons de lumière dont le mélange est fort agréable…» comme le montre clairement la reproduction ci-dessus.* Saint-Aubin (Charles-Germain de), 1770 L'art du brodeur, , réédité par le Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, 1983. Cité par http://www.plaisirstextiles.com/

 

"– Couchure simple : Fils métalliques groupés, placés à plat à la surface du tissu, sans le traverser, et maintenus par des points de fixation disposés en quinconce. Lorsque ces points de fixation forment des motifs (damiers, chevrons, à bâtons rompus ) c'est une couchure à point de figure;

– Couchure de fils textiles : le principe et le même. Comme elle est employée le plus souvent pour de grandes surfaces, les points de fixation se font en deux temps : d'abord de longs points couchés par-dessus, et perpendiculairement, à la série de fils initiaux Ce sont les barres (ou barrettes) de fixation). Puis fixation de ces points perpendiculaires, en plusieurs endroits, par de petits points souvent invisibles qui, cette fois, traversent le support. Les sols d'herbe des scènes de Calvaire, sont des couchures. Les longs traits blancs sont les restes des anciennes barres de fixation : l'âme des fils. Les travaux savants autour de la Tapisserie de Bayeux ont remis en évidence ce point un peu passé de mode. La technique de la couchure est économe en fil (un seul passage de fil noble, les fils de fixation pouvant être de matériaux moins riches). Elle a été utilisée dans quasiment toutes les civilisations. Les bannières utilisent la couchure en rond ou en spirale en argent clair pour les nuées, en or sombre brun rouge en arrière fond. Voire pour l'anatomie des personnages. Comme toute broderie qui a recréé un nouveau fond, les couchures peuvent être rebrodées. L’or nué, très utilisé au Moyen Âge, est une couchure d’or servant de support à des broderies au point passé de soies multicolores." (C. Guillou 2010)

—Bordure : galons d'or.

— Gousset : non cousu sauf aux extrémités : La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

— Lambrequin : à cinq festons (rectangle + pointe triangulaire) galonnés et frangés de cannetille. Chaque feston est orné d'un fleuron,  bouquet de fleurs, de métal et de soie. La fleur réunit 16 pétales autour d'un cœur rouge quadrillé. Au creux des festons étaient suspendus des sortes de pompons de passementerie plissée, dissimulant des clochettes en bronze. 

— Clochettes : non.

— Support : en bois, sans prétention et sans-doute récent.

 

 

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Assomption, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Vues de détails.

Des serpentins de fil sont cousus au dessus du tissu brodé, entourant les parties en tissu peint, ou traçant les lignes des plis des vêtements.

Les visages peints sont opalins, d'un réalisme appliqué mais suranné.

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Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le nimbe est formé de deux teintes de fils placés en lignes concentriques, et maintenus par des points de fixation radiants, "en soleil".

La couronne semble un élément rapporté par dessus le fond ; elle comporte des fils d'or et d'argent.

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Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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B. Saint Divy.

Très restaurée.

 

—Fond : velours brun-rouge semé de sequins dorés et de six bouquets au fil d'or et d'argent.

—Sujet : diverses étoffes brodées ; satin rose (mains) et saumon (revers de la chape) ; visage peint.

Saint Divy, patron de la paroisse avec sa mère sainte Nonne. Mais aucun attribut, aucune inscription ne permet d'identifier ce saint, qui est représenté de façon stéréotypé comme un saint évêque. Christiane Guillou a souligné combien ce qu'elle nomme "évêques « modèle » de la Réforme tridentine" se ressemblent tous : 

 

"Quelques bannières anciennes portent inscrit, entre les passants du gousset, le nom de leur patron, comme Goulven ou Suliau. A Coatascorn on révère Maudez, à Grâces Léonard (le seul à ne pas être d'origine galloise ou bretonne), à Sizun c'est Suliau, à Plougourvest Paul Aurélien, mais toutes leurs bannières sont semblables, à quelques infimes détails près, alors que chaque paroisse pense détenir un objet original, unique. Sur fond de velours rouge, de velours jaune clair ou au contraire très sombre, se déploient des fleurons au-dessus d'un sol verdoyant et fleuri, d'esprit identique aux sols sur lesquels reposent les croix des Crucifixions ou les Donations du Rosaire. Un évêque s'avance. De l'évêque il a les attributs : la mitre, la crosse, les vêtements sacerdotaux, la croix pectorale, le tout richement brodé comme il sied à un membre du haut clergé. il n'est pas statique comme Paul Aurélien de Lampaul-Guimiliau. Il va vers la droite du tableau, en se servant de sa crosse comme d'un bâton de marche tenu de la main gauche . Sans prétendre à l'exhaustivité, les recherches faites, tant dans les galeries des musées que dans les ouvrages d'art, semblent prouver que cette utilisation de la crosse comme bâton de marche est peu fréquente, voire rare, ce qui tend, selon nous, à démontrer que le parti choisi est assumé, et volontairement démultiplié"

Saint Léonard à Grâces : "Ses vêtements accompagnent le mouvement, qui est sûr mais non précipité. A preuve, les plis de la soutane, du surplis qui suivent un même tracé : un léger arrondi déporté vers l'arrière. La main droite étendue à l'horizontale, au niveau de la taille, entraîne le pluvial qui se soulève à hauteur de l'épaule, élargissant visuellement la carrure, conférant importance et majesté au personnage. Seul le visage contrarie ce mouvement vers l'avant : il est lui, légèrement tourné vers l'arrière, regard dirigé vers le bas. On devine un interlocuteur invisible, en léger contrebas, non sans doute parce qu'il est plus petit, mais parce qu'il s'agit de quelqu'un ou de quelques uns qui lui doivent respect, en l'occurrence les fidèles. C'est un personnage dominant, mais son autorité est bienveillante à en croire l'expression de son visage. La main droite étendue pose question. Patrick Savidan y voit une main enseignante, à l'image de la main de Dieu, les trois premiers doigts allongés et les autres pliés, figuration classique de l'argumentation. Mais Léonard est main nue, et les clichés des autres évêques les montrent main gantée, ce qui est sans doute plus conforme à la pompe ecclésiastique mais rend le geste moins lisible – il peut alors tout aussi bien être interprété comme une invite à le suivre. La mitre, et l'importante auréole qui mord sur l'encadrement, accentuent cette sorte de déséquilibre, expression du dynamisme du personnage, souligné par l'inclinaison du bâton de la crosse. Enseignant ou guide, c'est bien l'évêque de la Réforme catholique, telle qu'elle se met en place en Bretagne, bien au-delà du personnage de Léonard, ermite, (qui fut baptisé par Rémi mais jamais évêque) partageant le sort des saints traditionnels bretons qu'on les nomme Suliau, Goulven ou Maudez. Savidan suggère comme date de confection de la bannière de Grâces, 1635, année de l'arrivée des dominicains à Guingamp.  Les images véhiculées par les bannières ne sont pas celles des saints populaires. On y rechercherait vainement la trace des humbles moines (ou chefs de clan) venus d'outre-manche. Ce sont au contraire des évêques issus de l'aristocratie et, comme elle, vêtus de splendeur."

"On doit souligner surtout la perte d'identité des patrons bretons des paroisses. A part ceux des trois paroisses du pays des enclos, ils sont tous transformés en membres anonymes du Haut Clergé. C'est une image savante et... romaine donc internationale de l'évêque. Ailleurs ou à une autre époque on parlerait d'entreprise systématique d'acculturation. Plus de moines-évêques!. ... Les vieilles semi-légendes sont éradiquées. ..On peut penser que, en Basse-Bretagne, l'abondance et l'univocité des nouvelles images suffisent à diffuser la doctrine de la Réforme, sans recours aux destructions des statues des saints populaires, ni des Trône de Grâce par exemple." (C. Guillou)

 

 

—Bordure : sur trois cotés, bande de 10 cm environ de velours rouge brodé or et argent d'un rinceau de fleurs à quintefeuilles, et lys stylisé aux coins.

" Le fond achevé est calé par une bordure d'une dizaine de centimètres de large : une bande brodée, placée qui se déploie sur trois ou quatre côtés, parfois seulement sur deux . Son absence est caractéristique des scènes, des tableaux de taille exceptionnelle. Les motifs sont soit des fleurs semblables à celles du panneau central mais reliées en guirlande, soit un motif non figuratif. Les angles prennent la forme de la fleur de lys stylisée. Si le motif est floral, la fleur est proche soit de celle qui orne les festons du lambrequin, soit de l'une de celle des bouquets. On voit aussi apparaître une énigmatique fleur-fruit (saint Pierre de Locmélar) en couchure en rond, d'où émergent quatre gros pistils. Des feuilles enroulées prennent la forme des gisehs indiens. Les rameaux se superposent, s'entrecroisent, savoir faire de brodeur. Le plus souvent d'un ton contrasté - rouge si le panneau est vert, vert si le panneau est rouge- ce cadre de tissu cale la bannière-tableau et lui confère une grande élégance .C'est en particulier le cas de tous les « saint Pierre, portier du ciel » comme des « saints Evêques de la Réforme » et pourrait être comme la signature des bannières basse bretonnes, commune aux Landais de Lannion ( Tréflez ) aux Tuberville de Quimper ou Morlaix (le Cloître-Pleyben) et à Marzin de Guingamp pour Grâces . Outre leur fonction esthétique ces bandes rapportées participent à la consolidation de l'ouvrage en répartissant le poids du tissu et les tensions qui s'exercent sur les fils de chaîne comme de trame. En outre, et les concepteurs l'avaient sans doute prévu, la place des consolidations ultérieures est ainsi préparée, on constate que la plupart de ces cadres sont aujourd'hui renforcés d'un fort galon ( Le Minihy-Tréguier)." (C. Guillou 2010)

— Gousset : cf. Assomption.

— Lambrequin : cf. Assomption. Fleurs à trois pétales émergeant d'un bouquet.

 

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Saint Divy, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails.

"Divy, le saint patron de Dirinon est éclatant, par la grâce d'un satin rose qui double le pluvial en lamé doré orné de paillettes, remplaçant les broderies initiales.

Etait-ce un choix cornélien soit une bannière remisée au fond d'un placard soit cet objet quasi nouveau ? en l'absence d'informations sur l'original, que Couffon qualifie seulement d'ancien, on ne peut que dresser constat. Le problème n'est pas récent, déjà le BDHA évoquait « les deux vieilles bannières restaurées ou presque renouvelées [BDHA 1907 notice Dirinon, p. 193] » (C. Guillou)

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Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Couchures métalliques : je les décrirai comme je peux :

Le nimbe du saint est réalisé par des cercles concentriques de fil d'or et d'argent  couchés par des points de fixation en rayons de soleil.

La mitre est, elle, réalisée par  l'application sur la toile de lames ou fins rubans métalliques gris maintenus par faufilage d'un fil de fixation.

Ces dessins sont circonscrits par un cordon (textile ou métallique) lui-même fixé par faufilage.

L'orfroi de la chape est rendu par des entrelacs d'un cordonnet gris (âme de coton entouré de tissu)

Etc...

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Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Cette bannière n'est pas, on s'en doute, une œuvre isolée, mais elle s'intègre à un ensemble liturgique et cultuel d'une part, à une collectivité paroissiale d'autre part, et à une histoire locale. Ainsi, Saint Divy est figuré sur cette bannière car si Dirinon, (1173), "ecclesia Sanctae Nonnitae," (1218)  , ancien prieuré de l'abbaye de Daoulas, tirerait son nom de Sainte Nonne, la paroisse voue également un culte à son fils Saint Dewi, patron du Pays de Galles, qui a sa chapelle à Lannuzel et sa fontaine à Kerverrot, mais aussi sa statue dans la nef. Et c'est sans-doute lui qui figure, à coté de saint Corentin, dans une niche du retable de la Trinité, devant lequel la bannière trouve sa place traditionnelle. La chapelle date de 1702, alors que le retable et la bannière sont tous deux datés de la même époque, au début du XVIIIe siècle. 

Moine de règle celtique, saint Divy fonde un monastère à Ménévie, au sud-ouest du pays de Galles. Il en devient évêque-abbé, et meurt en 588 ou 589.

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Statue de saint Divy, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Statue de saint Divy, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Retable de la Trinité et bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable de la Trinité et bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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2. La bannière n° 2 de la Crucifixion / Rosaire. 

Bannière de procession datée du 1er quart du XVIIIIe siècle classée MH au titre d'objet le 15 juillet 1993. Tissu rouge uni brodé de 1,65 m de haut et 1,05 m de large.   (données de l'Inventaire PM29003833 ), très restaurée. 

— Support : traverse en bois soignée, aux belles pommes de bois peint en doré  et aux glands de passementerie.  Hampe surmontée d'une croix pattée en métal.

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A. Crucifixion.

—Fond : Tissu de velours uni semé de sequins dorés et orné de quatre bouquets et deux fleurs, or et argent.

—Sujet : Crucifixion.  Sol de velours gris associant rocailles et fleurs, et crâne ("d'Adam") et ossements en tissu peint. Christ en croix au dessous du titulus INRI. Le corps et le titulus sont peints, la croix, le nimbe et le perizonium sont brodés (couchure).

"Les Crucifixions sont nombreuses, près d'une trentaine (27/43) Pour tous le même schéma, le même traitement : un seul « poncif » a servi de modèle, à des ateliers différents. La croix est solidement fixée par des coins dans un sol fleuri, vue en très légère contre plongée car on en voit l'épaisseur. Ce parti permet de mettre en évidence les yeux levés du Christ, crucifixion d 'avant l'instant de la mort, lorsqu'il prononce ses derniers mots « tout est achevé ». Le sang qui coule du côté rappelle le coup de lance, donné après la mort (Jean 19 v 31-35 ), cette contradiction, qui valut à certains peintres des difficultés de diffusion de leurs oeuvres, ne semble pas troubler les dessinateurs de bannière, qui pour accentuer le symbolisme, donnent aux gouttes de sang la forme d'une grappe de raisin ( Plougourvest ). Les fidèles d'aujourd'hui semblent ignorer ce qui leur paraît des subtilités sans objet. Les deux pieds sont posés côte à côte. Un crâne est au pied de la croix, sur l'herbe, parfois accompagné des deux tibias croisés, rappelant que le lieu de la crucifixion s'appelait Golgotha, le lieu du Crâne. On a pu y voir aussi le symbole d'Adam, enfin racheté par la mort du Christ. Plus certainement, pour les croyants de cette époque, ce crâne, se détachant sur l'herbe verte, toutes dents dehors, est une évocation de leur propre fin dernière On sait l'importance des ossuaires et reliquaires d'attache dans toute cette région immédiate. Le Christ est, on l'a signalé, le plus souvent peint sur toile fine, parfois rebrodée de points de traits soulignant l'anatomie, parfois en points fendus comme une peinture à l'aiguille. " (C. Guillou 2010)

—Bordure : sur les cotés droit et gauche, fin galon frangé de cannetille.

— Gousset : constitué de cinq bandes alternativement rouge et or

— Lambrequin : cinq  festons arrondis sont bordés d'une large frange de cannetille , au creux desquels sont suspendus en sortes de pompons des glands de passementerie et cannetille, qui dissimule des clochettes en bronze.

"Les lambrequins des bannières sorties des ateliers Landais, Tuberville, Marzin sont découpés en cinq festons ronds, très réguliers, dont les creux reçoivent quatre clochettes de bronze. Dorées à Plougourvest, elles sont le plus souvent dissimulées par une jupe de passementerie. Frangés de cannetille et galonnés d'or, ornés d'un motif extrait d'un fleuron, les lambrequins assument la double fonction d'orner élégamment le bas de la bannière et d'améliorer sa tenue au vent."

 

 

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Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails.

 

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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B. Rosaire.

 

—Fond : Velours rouge semé en quinconce de petits séquins argentés. 

—Sujet :   "Donation du Rosaire", bannière de confrérie. Il s'agit de la traduction brodée du retable  qui accompagne la fondation d'une confrérie. C. Guillou en dénombre 10 sur les 43 bannières de son étude.

 

"D'après certains auteurs, la Bretagne a connu de très bonne heure la pratique du Rosaire : le chevalier-moine Alain de la Roche  la propagea dans le pays de Dinan dès le XIIIe siècle. Que la Bretagne ait entendu les sermons d'Alain de la Roche, ou qu'elle ne les ait connus que par des résumés transcrits par ses confrères dominicains, il est certain qu'en cette province il fit des adeptes, puisque ce fut à la demande du duc François II et de la duchesse Marguerite de Foix que, le 12 mai 1479, le pape Sixte IV promulgua une bulle approuvant la dévotion du Rosaire et accordant des indulgences aux fidèles qui le réciteraient.

Les confréries du Rosaire sont, de toutes les associations de Basse-Bretagne, celles qui ont laissé le plus grand nombre de monuments de leurs générosités ; mais ces monuments ne sont pas anciens, car elles ne commencèrent à se répandre que vers 1630. Etablies dans la plupart des paroisses, elles survécurent à la Révolution; mais elles se montrèrent moins actives et moins généreuses au XVIIIe siècle que pendant le siècle précédent.

C'était le privilège de l'ordre des Dominicains d'établir la confrérie dans les différentes paroisses, mais c'était toujours à la condition que la confrérie aurait dans l'église son autel particulier, surmonté d'une représentation peinte ou sculptée de la sainte Vierge remettant le chapelet à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Ce tableau principal, ou ce groupe en bas-relief ou en haut-relief, était généralement entouré de quinze médaillons représentant les quinze mystères." (Bienheureux Alain de la Roche

"  Le schéma iconique est le même que celui des tableaux, mais simplifié, sans les médaillons des mystères. La Vierge au centre, assise, tenant l'enfant assis sur son genou droit. L'enfant se penche vers Dominique à genoux, en habit noir et blanc de son ordre, symétriquement, Catherine pareillement vêtue, mais couronnée d'épines. Tous deux tiennent à la main un bouquet de fleurs blanches. Des divers attributs dont sont parfois enrichis les nombreux tableaux ne restent que l'orbe au sol et deux fois au moins le livre ouvert. " (C. Guillou 2010)

—Bordure : fin galon et franche de cannetille

— Gousset : cf. Crucifixion.

— Lambrequin : cf. Crucifixion. Bouquet à fleur à cinq pétales blancs.

— Similitude : avec la bannière de la Crucifixion/Rosaire de l'église Sainte-Ediltrude à Tréflez, datée de 1761

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Rosaire,  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Rosaire, bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Rosaire, détails.  Tête de la Vierge.

La tête est peinte sur toile fine cernée d'un cordon marron. Le nimbe traité en couchure alterne des cordons marron clair à points de fixation radiants  et de grands sequins argent tenus par un fil concentrique.

 

Tête de la Vierge, Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Tête de la Vierge, Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détail : l'Enfant-Jésus.

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l'Enfant-Jésus. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

l'Enfant-Jésus. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détail : Sainte Catherine de Sienne .

Sainte Catherine de Sienne . Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Sainte Catherine de Sienne . Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Saint Dominique de Guzman.

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Saint Dominique de Guzman.  Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Dominique de Guzman. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails : anges des nuées.

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Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Autre ange.

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Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Couchure concentrique des nuées.

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Couchure concentrique des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Couchure concentrique des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'un ces cinq  glands de cannetille, dissimulant une clochette.

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Gland de cannetille de la  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Gland de cannetille de la bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Clochette de la  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Clochette de la bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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La bannière du Rosaire dans son contexte.

Comme la bannière de saint Divy placée devant sa statue devant le retable de la Trinité, à droite du chœur, celle-ci est placée devant l'autel du bras nord du chœur, face au retable du Rosaire.

Note : Couffon indique "Retable du Rosaire, autrefois maître-autel : il fut commandé le 26 septembre 1724 à Fenestre, sculpteur à Quimper, ainsi qu'un retable du Saint-Sacrement." Cette commande survient peu après l'agrandissement de l'église et l'élargissement du transept, en 1712-1714. 

Mais les statues de saint Dominique et de sainte Catherine ont été attribuées en 1988 par Y-P. Castel à Jean Berthoulous ou Bertoulous, sculpteur qui eut son atelier à Morlaix en 1630 (porte du tabernacle de Sainte-Melaine 1639) avant de le transférer sur Brest. Il est l'auteur des retables de Plougastel-Daoulas (Rosaire, 1654), Saint-Thégonnec (1668), Sizun (Rosaire,1655),  Plougasnou (Rosaire, 1667-1668), Saint-Jean-du Doigt (1646-1647).

Comparer avec le retable du Rosaire de Crozon par Maurice Le Roux, 1664.

La date retenue par Couffon n'est pas complètement compatible avec cette attribution des deux sculptures à Jean Berthoulous : cela suppose un réemploi depuis un retable antérieur.

J'ajouterai que les auteurs de la monographie de l'APEVE signalent la particularité de la Vierge à l'Enfant : "l'enfant semble sortir d'une poche". or, cette particularité, qualifiée de "Vierge kangourou" est aussi propre à Jean Berthoulous et on la retrouve à Plougastel, Sizun, Plougasnou. Ce sont donc les trois statues de la Vierge, de saint Dominique et de sainte Catherine qui proviennent d'un retable antérieur du au ciseau de Berthoulous.

 

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Retable du Rosaire, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable du Rosaire, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Retable du Rosaire et sa bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable du Rosaire et sa bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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3. AUTRES BANNIÈRES.

 

a) Bannière de Sainte Nonne (moderne)

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Bannière de sainte Nonne : recto, l'Immaculée Conception et le monogramme marial MA.

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Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

b) 

Bannière de sainte Anne éducatrice, bas-coté sud

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Bannière de sainte Anne éducatrice, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de sainte Anne éducatrice, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'ARMOIRE À BANNIÈRES.

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Les bannières de l'église de Dirinon sont, comme ailleurs, conservées dans une "armoire à bannière", meuble singulièrement adapté à cet usage par sa forme en T. La partie haute est une armoire habituelle, mais elle s'accorde avec une partie basse semblable au coffre d'une horloge. Ainsi, les bannières sont rangées sur leur support, la hampe se logeant dans la partie étroite bien-sûr. Elles trouvent place au bas de la nef et accueillent les bannières qui ne sont pas "à poste", dans le chœur. Certaines armoires sont anciennes, datant du XVIIe siècle et parfois datées, mais celle de Dirinon est en bois vulgaire et date sans-doute du début du XXe siècle. 

Aujourd'hui encore, l'armoire de Dirinon renferme six bannières en plus des quatre qui sont soit dans le chœur ou dans la nef. Elles ont été restaurées  (simple nettoyage) voici une dizaine d'années, et la restauratrice a pris le soin de les placer dans une housse de toile blanche portant une description sommaire. Bannière de Sainte Thérèse ("Puie de rose et monogramme ST), de la Sainte Famille, de sainte Bernadette, de la Congrégation des Enfants de Marie...

 

 

 

Armoire à bannière,  église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

Armoire à bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Armoire ouverte et presque vidée de son contenu.

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Armoire à bannière,  église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

Armoire à bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Détail de la bannière de la Sainte Famille / An Itron Varia (face verte et face bleue).

On y trouve :

1) les armoiries épiscopales et la devise en breton de Mgr Duparc :

 Adolphe-Yves-Marie Duparc né le 05.02.1857 à Lorient, évêque de Quimper le 11.02.1908. = le 08.05.1946 à Quimper.

Armes : Parti : 1) d’azur à l’agneau d’argent – 2) d’or au lion de sable, tenant une crosse – Slt) un chef d’hermines. Devise : Meulet ra vezo jezuz krist (que soit loué Jésus-Christ).

2) Les armoiries papales de Pie X :

Pie X (Giuseppe Sarto), pape de 1903 à 1914

D'azur à l'ancre de sable posée sur une mer d'argent et d'azur accompagnée en chef d'une étoile d'or, au chef d'argent au lion d'or léopardé et ailé, tenant un évangile ouvert de même portant le texte "PAX TIBI MARCE EVANGELISTA MEUS" en lettres de sable.

Par conséquent, cette bannière a été réalisée entre 1908 et 1914. C'est en 1901 que Mgr Dubillard, évêque de Quimper et du Léon de 1901 à 1908, décida  d'instaurer une Commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, laquelle fut dotée du Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie, le fameux BDHA . Le premier recensement des bannières du diocèse, qui en signale 2 à Dirinon sans les décrire, date également de 1901. Cela créa bien-entendu une émulation  pour de nouvelles réalisations.

 

 

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Détail de la bannière de la Sainte Famille (1908-1914), église de Dirinon.  Photographie lavieb-aile 2017.

Détail de la bannière de la Sainte Famille (1908-1914), église de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Bannière récente.

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L'enclos paroissial de Dirinon IV : les bannières anciennes (XVIIIe siècle).

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SOURCES ET LIENS.


— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1907, Notice sur les paroisses : Dirinon, Bulletin Diocesain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bdd181929b72800d010461e5f4ff222d.pdf

—APEVE (Association pour la Promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Élorn), 2013, "Dirinon", texte, photos, mise en page : François LE MEN, Jean PRZYGODA, Pierre CHAMARD-BLOIS.

— Infobretagne "Enclos paroissial de Dirinon" : http://www.infobretagne.com/enclos-dirinon.htm

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

COUFFON (René) & LE BRAS (Alfred), 1988, "Dirinon" Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

"Bannière du XVIIe siècle : Crucifixion et, au revers, Vierge du Rosaire. - Autre bannière ancienne, celle de saint Divy, avec, au revers l'Assomption."

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DIRINON.pdf

—FALC'HUN (Chanoine François), 1986, Dirinon, Editions Ouest-France, 32 pages.

 

— CASTEL (Yves-Pascal) , DANIEL T., THOMAS G.-M., 1987,  Artistes en Bretagne. Dictionnaire des artistes artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l’Ancien Régime, Quimper, Société archéologique du Finistère. 

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2010. Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte Ceci est le chapitre d’une thèse en cours. 2010.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00546728/document

 

L'ASSOMPTION, À DEUX ANGES et un angelot de Dirinon, a les bras ouverts et moins d'élan. (inspirée du Titien ?). Mais la rénovation lui a fait, sans nul doute, perdre de son caractère et de son charme."

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2013. Les bannières religieuses , une approche du catholicisme bas-breton. Thèse de doctorat d'histoire de l'art sous la direction d'Yvon Tranvouez. UBO Brest / CRBC.

www.theses.fr/2013BRES0070.pdf

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2016, Les bannières de Basse-Bretagne, Société des Amis de Louis Le Guennec.

— LE BER (Georges) / PROVOST (Georges) 2003, Plougastel-Daoulas, Sizun, Plougasnou : trois retables du Rosaire de Jean Berthouloux. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (132, p. 229-252). 

— Site de la commune :

http://www.dirinon.fr/l-origine-du-nom-de-la-commune-de-dirinon.htm

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:03

L'église de Landivisiau V : la bannière.

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Voir aussi :

​​​​​​​Pour les nombreux articles sur les bannières, activer la fonction "rechercher".

 

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je ne la trouve pas décrite par Christine Guillou dans son ouvrage récent (2016) et je ne trouve aucune information en ligne la concernant. Lors de ma visite de l'église, la face exposée était celle de saint Michel, mais la face principale serait celle dédiée au saint patron de l'église, saint Thuriau ou Thivisiau. Faut-il la voir comme la "banniel braz", grande bannière de procession de la paroisse, ou bien une bannière de confrérie ? 

 

C'est un rectangle de velours rouge, brodé au fil d'or d'un encadrement de rinceaux (lys et chrysanthème) autour du motif principal, saint Michel terrassant le dragon de sa lance. Au dessus, un crucifix, une balance et le monogramme SM renvoient à Saint Michel dans son rôle de peseur des âmes lors du Jugement. On se souviendra que la statue de saint Michel terrassant le dragon est présente depuis le XVIe siècle sur la façade sud de l'église.

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Bannière de la paroisse de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Landivisiau. Photographie lavieb-aile.

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Datation : cette bannière date de la période 1903-1908. 

— A gauche, les armoiries épiscopales sont celles de Mgr Dubillard (1900-1908)

Les armoiries aux trois épis de blé avec la devise DEUS ADJUVA ME sont celles de Monseigneur François Dubillard "d"azur à trois épis de blés d'or, tigés et à la feuille ployée d'argent" . Son épiscopat sur le diocèse de Quimper et du Léon s'étend de 1900 à 1908. 

— A droite, les armoiries papales sont celles  de Pie X (1903-1914):

Pie X (Giuseppe Sarto), pape de 1903 à 1914 :

D'azur à l'ancre de sable posée sur une mer d'argent et d'azur accompagnée en chef d'une étoile d'or, au chef d'argent au lion d'or léopardé et ailé, tenant un évangile ouvert de même portant le texte "PAX TIBI MARCE EVANGELISTA MEUS" en lettres de sable

La devise instaurare omnia in Christo est remplacée par le nom du pape : PIUS P P X. 

En 1910, lors d'un inventaire des bannières du diocèse parue dans le premier numéro du BDHA, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie créé à l'initiative de Mgr Dubillard, 20 bannières sont recensées, mais Landivisiau ne figure pas dans cette liste. On peut penser que c'est ce constat de carence qui a incité la paroisse à y pourvoir, et à commander une bannière conforme au modèle-type décrit par le chanoine Abgrall :

« Toutes ont la même physionomie générale, portant sur les deux côtés les images des saints patrons de l'église ou de la confrérie à laquelle elles appartiennent, brodées en fil de soie, d'or et d'argent, entourées de bordures en arabesques, semis de bouquets, fleurons et rosaces ; à chaque extrémité de la traverse du haut est une boule massive, sculptée et dorée ou couverte d'une riche étoffe, et le bas est découpé en lambrequins d'où pendent des glands en franges dorées, où sont cachées des clochettes qui font entendre leurs joyeux tintements." Chanoine Jean-Marie Abgrall, Bannières, BDHA, 1904, pp 5-9

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Bannière de la paroisse de Landivisiau (1903-1908). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Landivisiau (1903-1908). Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— GUILLOU HERMELIN (Christiane), 2016,  "Les bannières de Basse-Bretagne. Société des Amis de Louis Le Guennec, Quimper. 199 pages 

— GUILLOU (Christiane), Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les "vieilles" bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte

http://hal.univ-brest.fr/hal-00546728v2/document

 

— GUILLOU HERMELIN (Christiane), 2013, Les bannières religieuses : une approche du catholicisme bas-breton : 1805-2012. Thèse de doctorat en Histoire soutenue le 18 / 12 / 2013 à l'UBO de Brest sous la direction de Fabrice Bouthillon.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01231402

Résumé : "La thèse traite du catholicisme en Basse-Bretagne, du début du 19è siècle à nos jours, à travers l'étude des bannières de procession présentes dans les églises du diocèse de Quimper et Léon , soit le département du Finistère. Les quatre parties s'organisent autour de la production des bannières, de leur comptage à partir des différents types d'inventaires disponibles, des piétés qu'elles mettent en évidence, voire des évolutions sociales dont elles témoignent. L'approche est quantitative et qualitative. Cela implique une visite systématique des églises et la conservation de traces photographiques de toutes leurs bannières. Il est fait appel aux sources classiques que sont les rapports des visites canoniques et à d'autres qui le sont moins, comme les inventaires de 1906. L'étude de la vie de deux paroisses, un doyenné datant du concordat et une anciennne ville épiscopale, a permis de mettre en évidence les mobiles générateurs de l'acquisition de bannières. Si les bannières paroissiales sont de règle, les bannières de congrégations témoignent du dynamisme des groupes de piété et de leur évolution au fil des siècles. Des approches quantitatives permettent de proposer une hypothèse de riposte, par bannières interposées, à la politique des lois laïques, parallèlement aux évolutions sociales.Si l'iconographie montre une influence lointaine des arts, c'est surtout l'importance du négoce qui apparaît, laissant cependant des possibilités d'expression d'une créativité, voire d'une spiritualité différente. Le chapitre final est consacré aux bannières réalisées à l'occasion de la Mission 2012."

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:22

 

            Les bannières le Minor .

 

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N.B Je place ici cet article débuté en avril 2012 et réactualisé depuis. Je remercie Monsieur Gildas Le Minor qui a bien voulu me communiquer la liste des bannières sorties des ateliers dirigés par sa grand-mère, par son père puis par lui-même dans ce qui dessine une très belle aventure artistique et spirituelle ancrée dans le pays breton. Aventure désintéressée ? Que non ! Il obtient, dit-il, une indulgence d'un an de purgatoire à chaque bannière réalisée !

 

 

  Jadis, les bannières étaient réalisées en série, et les fabriciens ou le recteur commandaient une bannière de Sainte-Thérèse, du Sacré-Cœur, de Jeanne-d'Arc, ou de leur saint patron dont il fallait préciser s'il s'agissait d'un ou d'une martyre, ou d'un saint-évêque : c'est la mention du nom qui différait. Mais depuis 1953, où l'entreprise de broderie à la main Le Minor et l'artiste Pierre Toulhoat s'unirent pour créer la bannière de Locronan, tout a changé, et chaque bannière est une vraie création artistique. C'est aussi, à chaque fois, une aventure humaine et spirituelle, lors du financement, de la conception, du choix de l'artiste, des retouches, ou, enfin, de la bénédiction lors du pardon. 

   N'ayant vécu aucune de ces aventures, j'ai parfois réussi à retrouver quelques informations sur l'histoire de ces bannières, dont l'attrait pour les Associations de sauvegarde ou les équipes paroissiales a été croissant.

 

I. La Maison Le Minor à Pont-L'Abbé.

 

   Les origines de Le Minor seraient à peu-prés les mêmes que celles de la confection de dentelles en pays bigouden : rappelons que c'est pour faire face à la famine de 1845-1849 en Irlande, the Irish Potato Famine liée au mildiou, que se développa la guipure d'Irlande au crochet, puis que, face à la crise sardinière en Cornouaille en 1903, des femmes remarquables, dames d'oeuvre préoccupées de la misère qui s'abat brutalement dans les familles de pêcheurs, reprennent les techniques dentellières au fuseau et à l'aiguillée que religieuses et femmes du monde expertes en ouvrage de dame avaient transposées au crochet et créent des ateliers de dentelle dans un pays qui ignorait cette tradition afin d'apporter un complément de ressources aux ménages. En 1911, ce sont plus de 4000 ouvrières qui s'adonnent à cette activité en Bretagne Sud. Leur travail fut commercialisé dans le monde entier.

 

   En 1936, Anne-Marie Cornic (28 janvier 1901 à Plonevez-Porzay-Pont-L'Abbé 1984), fille de commerçants en costumes bretons et épouse du patron des Grands Moulins de Pont-L'Abbé Louis Le Minor, préoccupée de voir disparaître le costume breton traditionnel et les compétences des brodeuses et tisserands, et de savoir que les femmes employées dans les conserveries manquaient de travail une fois la saison finie, ouvrit un atelier d'habillage de poupées. Présent dès l'année suivante à l'exposition universelle de Paris, l'atelier acquiert un réel succès auprès de l'écrivain Colette, de clients aussi célèbres que Caroline Kennedy, Eisenhower ou le Prince Rainier de Monaco, avec une collection de 250 modèles différents, tous réalisés de manière entièrement artisanale et traditionnelle.

 

  La production profite des Congés payés, les vacanciers prenant l'habitude de ramener des régions où ils séjournent une poupée qu'ils offrent ou qu'ils collectionnent. De 1937 à 1980, ce sont même 400 modèles de costumes bretons et d'autres régions de France ou des pays étrangers qui habillent les poupées : costume adulte ou d'enfant, costumes historiques, mignonettes de chez Petitcollin, Nobel, Jumeau, SFBJ, Huard ou Clelia, poupons ou poupées de taille variée sortis d'un atelier qui emploie 400 salariés en 1945. 

      La pénurie de celluloïd incite l'entreprise à se diversifier durant la Seconde Guerre Mondiale en se tournant vers la broderie à la main, produisant du linge de table, des sacs, des costumes folkloriques. C'est l'époque où Mathurin Méheut dessine la nappe "La mer". En 1947, Pierre Toulhoat dessine le célèbre foulard Penmarc'h, vite indissociable du costume bigouden. En 1950, Madame Le Minor lance une gamme de bustes et de coiffes miniatures.

       Dans les années 1970, Madame Le Minor confie l'entreprise à ses deux fils Jacques et Jean ; la production du kabig le Minor, vêtement traditionnel des goémoniers en drap de laine à l'aspect feutré fait la renommée de l'entreprise qui compte près de 500 salariés. En 1982 la Manufacture de Bonneterie Lorientaise rachète la marque et produit toute la partie vestimentaire, mais en 1987, le petit-fils Gildas Le Minor reprend la confection de broderie main et le linge de table (une vingtaine de gamme d'imprimé et autant de brodés).

      On trouve aujourd'hui au 5 quai Saint Laurent à Pont-L'Abbé la Boutique Le Minor, avec un choix de nappes, sets de table, torchons, plateaux, panneaux brodés, mais produisant aussi des vêtements sacerdotaux et des bannières, ou des costumes traditionnels pour les particuliers ou les cercles celtiques.

 

Voir la présentation par Madame Le Minor et son fils Jean en 1976 de leur Musée de la Broderie.

http://www.ina.fr/video/RXC00000873

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 Le Minor et la création artistique.

   La société a su collaborer avec des artistes et des designers réputés : Pierre Toulhoat, Mathurin Méheut qui a signé la première nappe imprimée, René-Yves Creston à l'origine du lancement du "kabig", Nelly Roddi qui conçue la ligne Pont-L'Abbé de linge de table imprimé, Gaëlle Le Fur, Jacques Godin, et la styliste Gwen Le Gac avec sa collection "sardines".

   Les tapisseries brodées ont été conçues pour reprendre à l'aiguille les motifs des tapisseries de basse-lisse de Dom Robert, ami de Jean Lurcat. Elles partagent avec les tapisseries d'Aubusson le privilège du statut et de l'appellation d'oeuvre d'art , entièrement à la main, tirage limité à huit exemplaires portant chacun la signature de l'artiste et un numéro. Outre Dom Robert, les oeuvres ont porté les signatures de Picart Le Doux, Simon Chaye, Alain Cornic, François Lesourt, Jean Renault, Dominique Villard, Caly, ou Patrice Cudennec.

Les brodeuses et brodeurs :

Jean-Michel Perennec est employé depuis 1989 à la broderie à la main, alors que Patricia Cassard s'occupe de la broderie sur machine Cornely.

 

Le Bolduc.

Bolduc ? drôle de nom, qu'est-ce-que c'est que ce truc ? Vite, mon dictionnaire breton : rien. Cherchons dans le Wiktionnaire :

"Ruban décoratif pour ficeler et enrubanner des paquets contenant des cadeaux, etc. Étymologie :  Altération de Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch), ville du Brabant septentrionale en Hollande, où l'on fabriquait ce type de ruban. Dès le XVIIe siècle le nom fut altéré en bolduc (en linguistique, cet amuïssement est nommé syncope)."  

Des rubans ? Je cherche des images bien nettes sur le net : "Dévidoires à Bolduc". Bolducs de mariage" .

 

       

 

Quel rapport avec les bannières ? Cherchons encore :

 « bolduc » : un certificat d’authenticité comportant un numéro d’enregistrement, la signature du lissier et celle du représentant officiel de la certification,
Le bolduc est une pièce de tissu ou de papier toilé cousu sur l’envers d’une tapisserie contemporaine.

 

Le décret 67-454 du 10 juin 1967 prenant effet le 1er janvier 1968, a été décidé pour les tapisseries entièrement tissées à la main sur les métier haute et basse lisse dont le tirage est limité à 8 exemplaires y compris les exemplaires artiste. Une tapisserie d’Aubusson récente (copie d’ancien ou création contemporaine) est accompagnée de son bolduc.

Les bannières de la Maison Le Minor étant des œuvres d'art, elles portent chacune à leur revers leur Bolduc ou Certificat d'authenticité.

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II. Les bannières Le Minor :    

 

N;b : le lien en dessous de chaque titre renvoie à un article plus complet de mon blog.

 

N° 1. Locronan : 1953, Pierre Toulhoat :

Ce fut la première : il y en a plus de trente aujourd'hui.

Ma visite de Locronan : les bannières.

 

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2. Sainte-Anne d'Auray, A. Bouler, 1954 .

Sainte-Anne d'Auray : les bannières.

 

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3. Saint-Jean-du-Doigt, 1957, Jo Le Corre :

Les inscriptions et les bannières de l'église de Saint-Jean-du-Doigt.

  Ses deux faces sont consacrées à saint Jean-Baptiste, sans inscriptions.

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4. Pont L'Abbé, église des Carmes, 1960, Le Bouler :

L'église Notre-Dame des Carmes à Pont-L'Abbé habillée par Le Minor.

 

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5.  SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960.

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

 

7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

La bannière Le Minor de la chapelle du Drennec en Clohars-Fouesnant (29). 

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8. Combrit, chapelle Sainte-Marine, 1987, P. Toulhoat :

Chapelle Sainte-Marine à Combrit : la Vierge allaitante et la bannière Le Minor.

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9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

 

 

 12. Saint-Nic, église Saint-Nicaise, 1990, Pierre Toulhoat.

La bannière paroissiale de Saint-Nic (29).

                           banniere 7973c

 

                       MG 7951c

 

 13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

 

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14.Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, 1991, Toulhoat :

 

  Elle représente au recto saint Fiacre  patron des jardiniers avec sa bêche, la chapelle Saint-Fiacre à ses pieds. On lit A.D 1991, Toulhoat Le Minor.

 Le verso est consacré à la Vierge et à la paroisse du Faouët.

 

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Un beau détail de passementerie : 

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15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P. TOULHOAT.

Carton de Pierre Toulhoat. Brodeurs Cécile le Roy et Jean-Michel Pérennec.

Voir : L'enclos paroissial de Guimiliau I : la bannière Le Minor (1992).

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Sainte Anne éducatrice, bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne éducatrice, bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

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bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

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Bolduc de la bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

Bolduc de la bannière de la paroisse de Guimiliau, 1992. Photographie lavieb-aile.

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17. Saint-Jean-Trolimon, Chapelle N.D.de Tronoën, 1993, Pierre Toulhoat.

Carton de Pierre Toulhoat. Brodeuse Cécile le Roy.

Inscription : 

TRONOEN Ravo Gant Gwaz Jezuz Diwallet Va Ene Evid Ar Vuhez Peurbaduz.

PARREZ SANT YANN AD 1993 Le Minor /Toulhoat . PAOHA SERGENT PERSON

 

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saint-jean-trolimon 8500c

 

 

18) BAPTEME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / Bruno LE FLOC'H

 

22. Plogonnec, chapelle de La Lorette, 1998, P. Camus

Carton de P. Camus.

Brodeur : J.M. Pérennec.

Commanditaire : Les Amis de La Lorette.

Recteur en fonction: G. Léon.

                    la-lorette 5585c

 

                       la-lorette 5586v

 

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

 

24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

 

25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

 

26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

 

 

 

 

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27. Lanrivain, chapelle N.D du Guiaudet, 2006:

Cartonnier : ?

Brodeur : J.M. Perennec

Commanditaire : Association de Sauvegarde du Guiaudet, "l'abbé Caroff étant recteur".

 

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bannieres 3605c

 

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28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

 

29. Plougasnou, église Saint-Pierre, Jakes Derouet, 2006 :

Compléments sur l'église Saint-Pierre de Plougasnou :

  La face principale represente le patron de la paroisse en tricot rayé avec son filet de pêche, alors que le verso est consacré à saint Samson. Le certificat d'authenticité honore les brodeuses, A.M. Fleiter et P. Cassard.

  Patricia Cassard est, chez Le Minor, particulièrement chargée des broderies sur machine Cornely.

                banniere 3552c

 

                     banniere 3567c

 

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30. Locronan 2007, Pierre Toulhoat :

Ma visite de Locronan : les bannières.

bannieres 3899c

 

 

31 . N° 31 :  2008 :  Pleyben, chapelle de Lannelec : Jakes Derouet :

Vierges allaitantes VII : Chapelle de Lannelec à Pleyben, la Vierge.

vierge 9415c

 

                        vierge 9417c

 

 

 

32. 2008 :  église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou, Annick Quéffellec :

L'église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou : bannières

              bannieres 0101c

 

         bannieres 0105c

 

 

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

 

35. 2008 : chapelle de la Madeleine à Penmarc'h, Jakes Derouet :

                       banniere 2916c

 

                      banniere 2975c

 

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DEROUET

39.  2014, Chapelle de Saint-Trémeur au Guilvinec Jakes Derouet.

Les deux bannières de St-Trémeur au Guilvinec.

Carton Jakes Derouet, Brodeur Jean-Michel Pérennec. Commanditaire Association Gwarez chapel sant Trevel.

                 bannieres 0648c

 

                          bannieres 0653c

 

40.  2013, Sainte-Anne-la-Palud à Plonevez-Porzay, D. Passard.

La bannière Le Minor de Sainte-Anne-la-Palud.

 

                            247c

 

                       255c

 

 

 

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

Voir : bannière de l'Association Bretonne

 

 

42. Août 2014 : Guidel, les Sept chapelles. Patrice Cudennec. 

  La bannière Le Minor de Guidel.

                          022c

 

 

                                   012c

 

 43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC

44) SAINT-YVES-DES-BRETONS à Rome. 

http://styvesdesbretons.canalblog.com/

Et ce n'est pas fini !

 

 

 

liste récapitulative : 

 

LISTE DES BANNIERES REALISEES AUX ATELIERS LE MINOR

DEPUIS 1953

 

 

1) SAINT CORENTIN / LOCRONAN / 1953 / P.TOULHOAT

 

2) SAINTE ANNE / AURAY / 1954 / A.BOULER

 

3) ND DES CARMES / PONT-L'ABBE / A.BOULER

 

4) SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960

 

5) SAINT JEAN BAPTISTE / SAINT JEAN DU DOIGT / 1965 / J.LE CORRE

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

 

7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

8) SAINT MARINE / COMBRIT / 1987 / P.TOULHOAT

 

9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

 

12) SAINT NICAISE / SAINT NIC / 1990 / P.TOULHOAT

 

13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

14) SAINT FIACRE / LE FAOUET / 1991 / P.TOULHOAT

 

15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P.TOULHOAT

 

17) ND DE TRONOEN / SAINT JEAN TROLIMON / 1993 / P.TOULHOAT

 

18) BAPTEME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / B.LE FLOC'H

 

22) ND DE LORETTE / PLOGONNEC / 1998 / P.CAMUS

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

 

24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

 

25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

 

26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

 

27) SAINT GREGOIRE / LE GIAUDET. LANRIVAIN / 2006

 

28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

29) SAINT PIERRE / PLOUGASNOU / 2006 / J.DEROUET

 

30) SAINT RONAN / LOCRONAN / 2007 / P.TOULHOAT

 

31) SAINT HERBOT / PLONEVEZ DU FAOU / 2008 / A.QUEFFELEC

 

32) ND DE LANNELEC / PLEYBEN / 2008 / J.DEROUET

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

35) ND DE LA MADELEINE / PENMARC’H / 2010 / J.DEROUET

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DER 0OUET

 

39) SAINT PIERRE – SAINT NICOLAS / LE GUILVINEC / 2013 / J. DEROUET

 

40) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY /2013 / D. PASSAT

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

 

42 ) SAINT PAUL-SAINT PIERRE / GUIDEL / 2014 / P. CUDENNEC

 

43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC

 

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 23:28

L'enclos paroissial de Guimiliau.  I. La bannière Le Minor par Pierre Toulhoat (1992).

Voir :

les  43 bannières Le Minor de 1954 à 2014 (toutes les photos et les liens vers les articles dédiés) .

 

Les bannières, c'est comme les papillons. Le Grand Pardon de Kerdévot. Les bannières d'Ergué-Gabéric.

Les bannières de la paroisse d'Ergué-Gabéric (29) : Kerdévot, Kerdévot, Fatima, ...Tonkin !

 

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En 1953, Pierre Toulhoat a dessiné les cartons de la première bannière brodée par les ateliers Le Minor de Pont-L'Abbé, pour la paroisse de Locronan. Dans le cadre du renouveau de l'Art Sacré, le dessin de quatre nouvelles  bannières fut confié au Père A. Bouler et à J. Le Corre, et, en 1965, la collaboration reprit entre Toulhoat et Le Minor pour les bannières de Nantes, Notre-Dame du Drennec à Clohars-Fouesnant, le diocèse de Quimper (1988), Sainte-Anne-La-Palud (1990), Kervignac ( 1990 et 1991), Saint-Nic (1990), Querrien (1992). 

La seizième bannière de cette série qui atteint aujourd'hui le nombre de 43 réalisations avec divers artistes fut celle de la paroisse de Guimiliau, en 1992, et ses cartons furent aussi  confiés au quimpérois Pierre Toulhoat (1923-2014). Comme toute broderie ayant le statut d'œuvre d'art, elle est dotée de son "bolduc" (certificat) cousu au verso d'un des deux pans. Celui-ci est rédigé en breton :

Ar banniel an a zo bet neudet er blanez 1992 Gant Cécile Le Roy ha Jean-Michel Pérennec e ty Ar Minor Pont-n'Abas di wareun dressaden savet Gant Per Toulhoat an ao. Urien a oa Person Gwimilio.

Nous apprenons ainsi qu'elle a été brodée par Jean-Michel Pérennec et Cécile Le Roy, de l'atelier Le Minor, et que Roger Urien était le recteur de Guimiliau.

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Bolduc de la bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Bolduc de la bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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La face principale est consacrée à sainte Anne éducatrice : on y lit les inscriptions en trois langues  SANTEZ ANNA PEDIT EVIDOM  "Sainte Anne Priez pour nous", ANNO DOMINI 1992 "Année du Seigneur 1992", PARREZ GWIMILIO "Paroisse de Guimiliau" ROGER URIEN RECTEUR -1983-1992.

Au centre, sur un fond bleu, la Vierge et sa mère sont brodées avec un coton blanc (robe, voile), jaune (nimbe, ceinture), or (robe d'Anne), marron (cheveux) et rouge, dans une scène d'apprentissage de la lecture rendue très intimiste par le panier de couture placée à droite. L'encadrement allie les cotons jaune et or sur drap noir, les couleurs traditionnelles des brodeurs de Cornouaille, dan un graphisme typique. Des décors architecturaux et floraux, des faux glands de passementerie aux allures d'hermines, s'associent à la représentation de deux saints, Miliau (Santez Milio) patron de la paroisse et Yves (Santez Erwan) patron de la Bretagne.

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Sainte Anne éducatrice,  bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne éducatrice, bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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L'autre face, en fil jaune sur drap rouge, porte les mots PARREZ GWIMILIO . Elle est illustrée par le crucifix du Grand Calvaire de l'enclos, où deux anges recueillent le Précieux Sang. Autres inscriptions : INRI et IHS.

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Le Christ crucifié, la Vierge et saint Jean, bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le Christ crucifié, la Vierge et saint Jean, bannière de la paroisse de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

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La signature du cartonnier figure sur un galon qui se dévide depuis le panier du brodeur. Sur ce galon, les motifs traditionnels des brodeurs bigoudens. Le soleil, le cœur, la chaîne de vie, la plume de paon, etc...

Voir la présentation en 1976  Madame Le Minor et son fils Jean Le Minor  :

http://www.ina.fr/video/RXC00000873

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Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

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Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

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Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

Bannière de la paroisse de Guimiliau (détail). Photographie lavieb-aile.

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Voir aussi le site de la Maison Le Minor :

http://leminor.com/zencart/index.php?main_page=page&id=4

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 23:10

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Le Calvaire. 

Le Christ en Croix entre la Vierge et saint Jean (ou Marie-Madeleine ?). Pas d'élément de datation. Fin XIXe ?

 

Bannière du Calvaire, église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Bannière du Calvaire, église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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L'Assomption.

sans élément de datation.  Fin XIXe ?

Bannière de l'Assomption, église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Bannière de l'Assomption, église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de procession "Notre-Dame de Rumengol".

Monogramme MA. Pas  d'élément de datation. XXe. 

 

Bannière de  procession "Notre-Dame de Rumengol", église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Bannière de procession "Notre-Dame de Rumengol", église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de  procession "Notre-Dame de Rumengol", détail : 

une bretonne en costume offre un lys à la statue de pèlerinage de Notre-Dame-de-Rumengol.

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Bannière de  procession "Notre-Dame de Rumengol", église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Bannière de procession "Notre-Dame de Rumengol", église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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Pietà .

Nef,coté gauche. Saint Jean et la Vierge soutiennent le corps du Christ déposé de la Croix. 

Pietà. église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Pietà. église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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Statue de la Trinité.

Chœur, coté droit.

 

Trinité , église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

Trinité , église de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 21:11

La bannière Le Minor de la chapelle du Drennec en Clohars-Fouesnant (29).

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Voir l'article général :

Les bannières le Minor

...qui dresse la liste de 44 bannières (en 2015), et fournit les liens vers leur description détaillée.

 

"La chapelle remplace un édifice antérieur plus important datant du XVIe siècle, situé plus au nord, qui tombait en ruine. Du premier sanctuaire, ont été réutilisés l'aile d'orientation nord-sud, les encoignures et, à l'intérieur, deux fontaines et un sacraire. Dans la lancée des travaux, le chœur et la nef sont ajoutés. Le porche comporte une entrée en arc brisé surmonté d'un rouleau en accolade, coiffé d'un fleuron. Deux pinacles supportent de petites consoles sculptées. Le clocher, de type finistérien, est cantonné de huit pinacles.

 

Alar est le prénom breton correspondant à Éloi, évêque de Noyon au VIIe siècle. Si saint Éloi est surtout connu pour être le patron des orfèvres, saint Alar l'est davantage comme protecteur des chevaux. Deux pardons sont célébrés chaque année dans la chapelle. Le premier dimanche de juillet a lieu le pardon de saint Alar et la procession des chevaux. Des centaines de chevaux participaient par le passé à cette procession, à laquelle les femmes n'étaient pas admises. Le 15 août est célébré le pardon de la Vierge.

La fontaine et le calvaire, qui l'accompagne, datent du XVIe siècle, mais la pietà qui occupe la niche y a été placée vers 1880. La façon dont le Christ relève la tête n'est pas traditionnelle. De nombreux artistes ont représenté l'édifice. (Cl. M. H. 1914)

Notre-Dame du Drennec est invoquée à l'occasion des moissons, afin d'obtenir un temps favorable, tandis qu'on prie saint Alour, patron d'Ergué-Armel, afin de voir tomber sur les champs altérés une pluie bienfaisante."

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Depuis la première bannière réalisée par Pierre Toulhoat en 1953 pour l'église de Locronan grâce aux talents des brodeurs de la maison Le Minor à Pont-L'Abbé, cinq autres bannières avaient été créées jusqu'en 1965, puis près de vingt ans s'écoulèrent avant que l'association chargée de la restauration de la chapelle du Drennec ne demandent au peintre de Pierre Toulhoat un nouveau carton.

Cette bannière est donc la septième d'une liste riche actuellement, en 2015, de 45 bannières.

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1°) Face principale : Sant Alar.

Elle porte l'inscription AD SAVADUR AR CHAPEL. 1984, et, en bas, Le Minor et Toulhoat.

Je n'ai pas trouvé le bolduc de cette bannière au verso des pans brodés.

Saint Alar est représenté sur un ciel rouge frappé d'hermines, et dans la partie basse sur un fond de prairie à mille fleurs. Le personnage est un saint-évêque qui ne serait pas identifiable mais il est entouré de chevaux en liberté, de cinq cavaliers aux allures contemporaines, portant des bombes d'équitation pour quatre d'entre eux. Au premier plan, un breton en gilet de drap bleu tenant un cheval pommelé (ou seulement aubère ?) plus proche du postier breton que les autres montures. 

Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

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Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.
Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Sant Izidor / saint Isidore.

Inscriptions en breton (Notre-Dame du Drennec 1985. Saint Isidore) :

 

ITRON VARIA AR DRENNEG 1985.

SANT IZIDOR.

Saint Isidore, qui fut valet de ferme près de Madrid,  est le patron des agriculteurs, et il est représenté, comme dans toutes les chapelles bretonnes qui le vénèrent, en costume local, avec gilet, chemise, braies (bagou braz), guètres et sabots, portant une gerbe de blé et une faucille.

Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Bannière de pardon, Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

La chapelle.

 

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

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Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.
Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame de Le Drennec, Clohars-Fouesnant, photographie lavieb-aile.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:31

Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.

Voir : http://www.lavieb-aile.com/article-la-banniere-le-minor-de-sainte-anne-la-palud-124588868.html

Je décrirai :

  • la bannière de pardon de Sainte-Anne-La Palud de 2013.

  • la bannière de pardon de Sainte-Anne-La Palud de 1989.

  • la bannière de saint Hervé.

  • La bannière de saint Corentin 1913-1938

  • La bannière de saint Miliau.

I. La bannière de pardon de Sainte-Anne-La Palud de 2013.

Je l'ai déjà présenté sur ce blog en septembre 2014, flottant au vent de la ferveur d'une procession, mais j'en donne ici des images prises dans la chapelle de Saint-Anne-La-Palud le 19 avril 2015 ; en bonus, j'offre le bolduc (nom du Certificat pour les bannières Le Minor, qui ont, au même titre que les tapisseries d'art, le statut d'œuvre d'art).

Bannière 2013, bannière du centenaire du couronnement de la statue de Sainte-Anne. La procession de pardon.

Bannière 2013, bannière du centenaire du couronnement de la statue de Sainte-Anne. La procession de pardon.

Bannière 2013, bannière du centenaire du couronnement de la statue de Sainte-Anne. La statue, et le  texte  du cantique Itron Santez Anna.

Bannière 2013, bannière du centenaire du couronnement de la statue de Sainte-Anne. La statue, et le texte du cantique Itron Santez Anna.

Le bolduc :

"Certificat d'authenticité : cette bannière dédiée à sainte Anne a été entièrement brodée à la main aux ateliers Le Minor à Pont-L'Abbé par J.M. Pérennec d'après un dessin de Dominique Passat. Cette bannière est réalisée à l'initiative de l'Association des Amis de la chapelle Sainte-Anne. Monsieur l'Abbé Joseph Plouhinec étant recteur de la paroisse de Plounevez-Porzay. Le Gérant de la SARL Le Minor . Juillet 2013. Signature de Gildas Le Minor ; J.M. Pérennec ; Dominique Passat. .

 

Le bolduc

Le bolduc

La bannière de pardon de Sainte-Anne-La-Palud 1989.

a) Face principale: Sainte Anne éducatrice (apprenant à lire à sa fille Marie) avec l'inscription Santez Anna ar Palud. Bordure  de deux motifs des brodeurs bigoudens, le soleil, symbole de joie, et la plume de paon (pleon pavenn) ou la corne de bélier (kornou maout) symbole de force. Encadrement en dents de scie (symbole du travail) (Source ici).

Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.

b) Face seconde : 

RavoMeulet Santez Anna Patronez Vad Ar Vretoned. PP XII.

Cette inscription rappelle les termes par lesquels le pape Pie XII a consacré la Bretagne à sainte Anne et l'a ainsi placé sous son patronage par un message du 26 juillet 1954 : Voir la bannière Le Minor de Sainte-Anne d'Auray : 

http://www.lavieb-aile.com/article-sainte-anne-d-auray-les-bannieres-105514030.html.

 

Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.

Le Bolduc.

EN ENOR DA SANTEZ ANNA AR BANIEL MAN A ZO BET NEUDET E TI AR MINOR ER BLOAVEZ 1989.

"En l'honneur de sainte Anne la bannière...la maison Le Minor en l'année 1989" 

Bolduc de la bannière de pardon 1989 de Sainte-Anne-La-Palud

Bolduc de la bannière de pardon 1989 de Sainte-Anne-La-Palud

Bannière de saint Hervé.

Elle n'est pas datée, du moins sur la face exposée, mais est à l'évidence ancienne (début du XXe ?). Elle  porte l'inscription St HERVÉ PRIEZ POUR NOUS. Le saint aveugle et musicien,, le fils d'Hyvarnion, barde célèbre, et de Rivanone est accompagné de son guide, le jeune Guic'haran. Alors que celui-ci labourait un champ, un loup dévora l'âne (!) attelé à la charrue. Le bon saint Hervé (en breton, Mahouarn) obligea la bête féroce à prendre la place de l'âne devant la charrue.  

Le culte de saint Hervé est ancien dans le Porzay : une statue du trio accueille le fidèle à l'entrée du placître de la chapelle ; un groupe analogue existe à Sainte-Marie-du Menez-Hom.   Saint Hervé était le premier patron de l'église Saint-Mahouarn de Plomodiern. Un vitrail le représente à Kerlaz. 

Bannière de saint Hervé.

Bannière de saint Hervé.

Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.

Bannière de Saint Corentin.

Saint Corentin est  le patron du diocèse de Quimper et de la ville de Quimper-Corentin, mais, parce qu'il fut ermite dans les bois du versant sud du Menez-Hom (la "montagne" qui limite le pays de Porzay au nord), et que c'est là qu'il fut nourri miraculeusement d'un poisson renouvelé quotidiennement dans sa fontaine, il n'est pas une église ou une chapelle du Porzay qui ne lui voue un culte.  

Bannière de Saint Corentin.

Bannière de Saint Corentin.

Bannière de saint Milliau.

Inscription SANT MILLIAU HOR PATRON. PLONEVEZ-PORZAY. Il s'agit donc de la bannière paroissiale de Plonevez-Porzay. Elle porte les armoiries épiscopales et papales qui permettent de la dater. 

Les armoiries aux trois épis de blé avec la devise DEUS ADJUVA ME sont celles de Monseigneur François Dubillard "d"azur à trois épis de blés d'or, tigés et à la feuille ployée d'argent" . Son épiscopat sur le diocèse de Quimper et du Léon s'étend de 1900 à 1908. 

Les armoiries D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout sont celles  de Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci), pape de 1878 à 1903.

La bannière peut donc être datée dans la fourchette 1900-1903.

 

Bannière de saint Milliau, Plonevez-Porzay, ca 1903.

Bannière de saint Milliau, Plonevez-Porzay, ca 1903.

Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.
Les bannières de la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud.
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