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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 10:40

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur.

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Sur cette chapelle :

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MENU : Tous les clichés ont été pris (le plus vite possible) lors de l'excursion organisée par la SAF le 6 septembre 2015, M. Henri Le Mer étant président de l'association de sauvegarde du patrimoine religieux de Primelin, et M. Roger Moullec ayant présenté remarquablement la chapelle aux membres. J'ai laissé passer beaucoup de belles choses.

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Je regroupe mes photos ainsi :

 

Retables et statuaire.

Peinture sur lambris

Peinture murale.

Armoiries

Curiosités.

Bannières.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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RETABLES ET STATUAIRE.

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Retable de la Vierge.

Vierge à l'Enfant. Pietà au registre supérieur. Dieu et la colombe de l'Esprit au couronnement. Colonnes aux oiseaux picorant les pampres.

 

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Vue du bas-coté sud.

Le retable de Sainte-Barbe et, à l'arrière-plan, l'autel du Rosaire.

L'autel du rosaire a été élevé par la confrérie du Rosaire créée le 24 août 1649 à Saint-Tugen. Le tableau de 1846 a succédé à l'original qui représentait, outre la Vierge à l'Enfant saint Dominique et sainte Catherine de Sienne, les mystères du Rosaire en 15 médaillons des mystères joyeux, douloureux et glorieux. Refait en 1846 (inscription : "Mie PRIOL de Klaouen 1846") et en restauré 1990 par Angelescu.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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L'autel et le retable de sainte Barbe.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Sainte Barbe portant sa tour. Bois polychrome.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Statue de Saint Tugen à droite du chœur. Bois polychrome, XVIIe.

Il est représenté en abbé (de l'abbaye de Daoulas) et tient la clef par lequel il guérit de la rage (d'où le chien à sa gauche) et la rage de dents (d'où l'homme qui le prie à genoux à sa droite).

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Un évêque dans une niche posée en applique contre le mur au-dessus d'une petite porte.

 

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Corentin (dans une niche polyédrique "en caveau").

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Michel terrassant le dragon, à gauche du chœur. Bois polychrome, XVIIe.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Un ange passe.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Christophe portant le Christ enfant lors du passage du gué. Bois polychrome, XVIIe.

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Voir mes articles sur l'iconographie de saint Christophe.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint diacre et martyr.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Les 4 "petits saints" ou "santic bihan".

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-Saint Tugen

-Saint Primel, patron de la paroisse de Primelin

-Saint Théodore (en référence à la chapelle éponyme de Primelin), était invoqué contre les fièvres malignes.

-Saint Chrysante  témoigne de la chapelle éponyme de Primelin, dans la vallée nord-ouest de Kerscoulet.  

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Pardon du 21 septembre 2015, copyright Le Télégramme.

 

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Tugen.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Primel.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Théodore.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Chrysante.

"À Rome, le triomphe de saint Chrysanthe et de sainte Darie son épouse, martyrs ; après plusieurs supplices qu’ils endurèrent pour Jésus-Christ sous le préfet Célerin, ils furent condamnés par l’empereur Numérien, à être jetés dans une sablonnière sur la voie Salaria, où on les ensevelit tout vivants sous un amas de terre et de pierres."

Il est représenté tenant contre son ventre les pierres de son supplice (un peu comme saint Etienne, lapidé, est représenté avec des pierres autour de sa tête).

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES PEINTURES SUR LAMBRIS.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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La clôture à balustres des fonts baptismaux porte des  peinture sur  lambris (1679-1705) sur le thème des Sacrements.

  • Le Baptême (1705).
  • Le Baptême du Christ.
  • Le Mariage.
  • La Confession.
  • La Confirmation


1. Sur la clôture, du côté extérieur, Prêtre célébrant un mariage.

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Le couple noble (ou  bourgeois) est entouré de trois témoins ( un homme et deux femmes). Les hommes portent le costume et la perruque Louis XIV, les femmes sont en coiffe.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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L'inscription :

" F. EN. 1705. D.T.D. YVES. POVLHASAN. Fqve ".

"Fait en 1705 D.T.D. Yves POULHASAN, fabrique".

Je ne résous pas l'abréviation D.T.D.

POULHAZAN, POULAZAN est un nom spécifique du Cap-Sizun. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille, 1995) cite POULAHAN, 1481 à Poullan, POULCHAZAN en 1507 à Cléden-Cap-Sizun, et les toponymes Poulhan à Plouhinec, [ancien lieu noble noté Poulcazan en 1426 et Poulhahan en 1455] ou Poulcazan en 1514 à Plozévet. Il dérive de poul-, "mare, trou d'eau" et -cazan , diminutif de -caz (Le Quaz, 1678 Quimper ou Caz, 1776 Quimper), énigmatique pour Deshayes mais quun auteur d'Ouessant (Mairie) fait dériver de cath, "combattant".

Les généalogistes mentionnent  à Primelin :

Yves ou Yvon POULHAZAN (ca 1615- ca 1669), père de :

Jean POULHAZAN (ca 1649-1720), père de :

Honorable homme Guillaume POULHAZAN (1678-1759) demeurait à Kerloc'h Huella, tout comme son fils Jan.

Alain Perrot, me signale, dans sa généalogie,  un Yves POULHAZAN qui serait né en 1640 et décédé à Primelin au village de Kerdigazul le 8 décembre 1717.  C'est le candidat le plus plausible pour notre fabricien. Il avait épousé le 17 février 1676 Françoise SALAUN. Kerdigazul (Kerdigazul carte d'Etat-Major 1820-1866, Kerdugazul IGN 2020) se trouve à 2,2 km à l'ouest de Saint-Tugen.

 

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Au côté extérieur, au nord : le Baptême.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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L'inscription :

"Mre I. Gloaguen Cré de Primelen en 1705 / Baptise cet enft nay depuis un moment".

"Messire I. Gloaguen curé de Primelin en 1705 baptise cet enfant né depuis un moment".

Il ne peut s'agir de Jean-Joseph Gloaguen, né à Glomel en 1749, recteur de Primelin à partir de 1780. Le patronyme (de gloeu- "clair, brillant, beau" et -cen, -ken "beau" ou bien "peau" ) est surtout attesté au Cap-Sizun, de Douarnenez à Goulien. On trouve 296 mentions à Primelin sur geneanet. 

Il s'agit donc de Jean GLOAGUEN, prêtre à Primelin où il est décédé le 28 décembre 1707.

 

Sans doute (Alain Croix) l'enfant n'a-t-il pas reçu le sacrement à l'église dans les heures suivant sa naissance, comme il est de règle, mais a été ondoyé à la maison en attendant le "supplément de cérémonie".

 

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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A l'intérieur,à l'est,  le Baptême du Christ au Jourdain .

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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A l'intérieur,  la Confession côté nord.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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 Enfin, la Confirmation.

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Les confirmés sont trois adultes, deux hommes en costume bourgeois ou noble de l'époque (ou costume de mousquetaire, avec bottes et chausse rouge), et une femme en coiffe, robe rouge et tablier blanc. À droite, un paysage de montagne ...

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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L' inscription :

 Mre : IAN PERENNS :Rr

HERVE PLOINEC : F : LAN : 1679 

"Messire Jean Pérennès recteur ; Hervé Ploinec fabrique l'an 1679."

Le recteur Jean PÉRENNÈS a également inscrit son nom sur la porte sud de la chapelle Saint-Théodore de Primelin en 1672  ; il reprend le titre de messire, et se signale "doyen du Cap-Sizun". Ce titre apparait effectivement sur une pièce des archives départementales.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES PEINTURES MURALES.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Scène de la Passion : le Baiser de Judas et Pierre tranchant l'oreille du serviteur du grand prêtre.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES ARMOIRIES.

 

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Couronnement de l'autel Sainte-Barbe : Armoiries mi-parti d'Yves du Ménez et de Marguerite de Bouilly, mariés en 1657.

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"MENEZ (DU), sr dudit lieu, paroisse d'Esquibien, - de Lezurec, paroisse de Primelin, - de Prémaigné, paroisse de Trébry.
Ancienne extraction, réf. 1669, neuf générations. ; réf. et montres de 1481 à 1562, paroisse d'Esquibien et de Primelin, évêché de Cornouailles.
D'azur à la croix pleine d'or, cantonnée au premier canton d'une main dextre d'argent ; voyez GUENGAT et KERNICHER. Devise : Et fide et opere.
Gestin, vivant en 1427, épouse Catherine de Lezongar ; un page du roi en 1712.
La branche aînée fondue au XVIè siècle dans Scliczon puis Rospiec ; la branche de Lezurec fondue de nos jours dans Bizien du Lézard. "(Pol Potier de Courcy).

-de Bouilly : d’azur à la bande d’argent, accompagnée de deux croissants de même.

 

 

 

 

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Armoiries de la famille du Ménez, seigneurs de Lezurec en Primelin. Devise FIDE ET OPERE. Collier de l'Ordre de Saint-Michel.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Armoiries mi-parti Ménez et du Gourcuff.

Alain du Ménez épousa Marguerite de Gourcuff (d'azur à la croix pattée d'argent, chargée en cœur d'un croissant de gueules ) en 1600.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Armoiries écartelées de Ménez et Bréhal, entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel. Devise FIDE ET OPERE. Après 1623.

Lire André Croguennec :  En 1623, Yves du Menez de Lezurec épousa Marguerite de Brezal (de gueules à six besants d'or) , fille de Guillaume et de Jacquette du Louet de Coatjunval.
 

http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/brezal-dh.htm

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Sur les peintures murales.

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Armoiries mi-parti du Ménez/ Brézal présentées par deux lions et coiffées d'un tortil de baron.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Armoiries complexe des alliances du Ménez.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES EX-VOTO.

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https://www.ex-voto-marins.net/pages/lieupage29Primelin.htm

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Le "Saint-Tugen", réplique du cuirassé Bayard.

Il a été offert par René Rivière (1863-1942), lequel fit sur ce bâtiment son dernier embarquement dans la Marine. Le Bayard est un cuirassé mixte (gréement de trois-mâts carrés et machines à vapeur)) à coque en bois aux flancs blindés et à éperon. Il a été construit à l'arsenal de Brest et lancé en 1874. Navire-amiral de l'amiral Courbet, il participa à la campagne de Chine de 1883 à 1885, et à la bataille décisive de la prise de Magong dans l'archipel des Pescadores . L'amiral Courbet (1827-1885, commandant en chef, mourut à son bord du choléra le 11 juin 1885. Le Bayard rapatrie son corps à Toulon pour des funérailles nationales. Il est ensuite désarmé à Brest et sert de ponton.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Le "Saint-Primel", maquette d'un vaisseau à deux ponts et 74 canons de la première moitié du XIXe siècle.

Il était initialement suspendu à la voûte.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES CURIOSITÉS.

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Dîmier (kersanton, XVIe siècle).

C'est une mesure à grains pour la perception des redevances au clergé. Il contient . Posé sur un socle en bois, il permettait par remplissage et rotation de mesurer rapidement du grain, des légumes secs, etc.. La pierre munie d'une cavité d'un volume bien déterminé (ici 2 pintes, environ 2 litres) garantissait la fixité de l'étalon contre les fraudes.

 

La mesure à grains pouvait comporter 2 ou 4 cavités recevant le grain ? Elle était placée sur un support çà roulettes en bois et pouvait tourner à l'aide de deux axes pour faciliter le remplissage de sacs.

La « dîme » est une redevance en nature au clergé. Son taux était variable d'un territoire à l'autre. Il représentait en moyenne 8% [ A Primelin ; 1/30 de gerbe de tout bled.] de la récolte après retrait de la part réservée aux semailles de l'année suivante. Très lourde pour la paysannerie, elle sera supprimée dans la nuit du 4 août 1789.

Le modèle exposé est celui du presbytère de Primelin. Il est du modèle à deux cavités. Le support en bois a disparu.

 (D'après le cartel accompagnant l'objet dans la chapelle)

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Fonts baptismaux anciens en granite.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Le catafalque de 1642.

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Les quatre panneaux du dessus se déplient pour recevoir le cercueil. Ceux des extrémités reposent alors sur les têtes d'Adam et Éve, qui ont été à l'origine du péché originel. Leurs bras en croix évoquent la rédemption par la mort du Christ. Les porte-cierges évoquent la lumière de la résurrection et l 'espérance de la vie éternelle.

Sur le couvercle se voit de chaque coté la Mort avec sa faux ainsi qu'un cartouche. On peut lire sur l'un d'eux :

"Qui speculum cernis

Cur non mortalia spernis

Tali namque domo

Clauditur omnis homo.

A la vue de ce miroir

Pourquoi ne pas mépriser les choses périssables ?

Car c'est en telle demeure

Qu'est enfermé tout mortel. »

Les quatre vers se trouvent ailleurs comme épitaphe ou comme épigramme. On les trouve dans le Compost et kalendrier des bergers imprimés par Guyot Marchant à Paris en 1493 dans une forme plus complète et des vers français plus savoureux :

Qui speculum cernis Cur non mortalia spernis Tali namque domo Clauditur omnis homo.

Cum fex, cum limus, cum res vilissima simus Unde superbimus ? Ad terram terra redimus.

Regarde my, souspire et pleure :

Qui mort attens, et ne scais l'heure :

Prie pour moy qui suis en cendre :

Pense que la te faut descendre.

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On pense immédiatement au Mirouer de la Mort, livre écrit en 1519 en  3602 vers, publié en 1575. Sa source était le Quattuor nouissimorum liber de morte videlicet penis inferni : iudicio et celesti gloria : quem plerique cordiale appellant cuique (sic) predicanti perutilis atque surnmopere necessarius auctoritatibus sacrarum litterarum exemplis et poetarum èarminibus passim refulgens, ,qu'on a attribué à Girard de Vliederhoven et à Denys de Leeuvis, né à Rykel, dit Denys le Chartreux.

 

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/a5281ec005e7310899fe53e748f83fbe.pdf

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Fragments de vitraux anciens.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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La cheminée.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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LES BANNIÈRES.

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Bannière de la Vierge de l'Immaculée-Conception.

Velours bleu.

Blason de la Bretagne en haut, armoiries papale (*) et épiscopale (**) en bas, datant la bannière entre 1908  et 1914.

(*) Pie X (Giuseppe Sarto), pape de 1903 à 1914 : D'azur à l'ancre de sable posée sur une mer d'argent et d'azur accompagnée en chef d'une étoile d'or, au chef d'argent au lion d'or léopardé et ailé, tenant un évangile ouvert de même portant le texte "PAX TIBI MARCE EVANGELISTA MEUS" en lettres de sable.

(**)  Adolphe-Yves-Marie Duparc né le 05.02.1857 à Lorient, évêque de Quimper le 11.02.1908., décédé le 08.05.1946 à Quimper. Armes : Parti : 1) d’azur à l’agneau d’argent – 2) d’or au lion de sable, tenant une crosse – Sur le tout : un chef d’hermines. Devise : Meulet ra vezo jezuz krist (que soit loué Jésus-Christ).

 

 

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Bannière de sainte Catherine. Verso de la précédente.

Velours rouge, inscription STE CATHERINE PPN.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Saint Joseph ?

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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Bannière de saint Tugen.

D'un coté : bannière blanche montrant le saint avec l'inscription en breton  SANT TUGEN BENIGUET.

De l'autre : la clef de saint Tugen et le monogramme YV.

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La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

La chapelle Saint-Tugen en Primelin : l'intérieur. Photographie lavieb-aile 2015.

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J'ai omis de photographier de nombreuses autres choses, comme celles signalées par Couffon :

 

"Autels : Maître-autel de 1667. Le tabernacle est surmonté d'un baldaquin à volutes. Encadrant la fenêtre d'axe, deux retables à colonnes torses et niches superposées ; ces boiseries portent une date, 1786, celle de leur restauration. Dans les niches, statues en bois polychrome de la Vierge Mère, saint Corentin, saint Jean l'Ev., saint Tohou (ou Fiacre ?). De part et d'autre du choeur, statues de bois polychrome du XVIIe siècle : saint Tugen (C.) et saint Michel terrassant le dragon.

Côté sud, retable de Notre Dame de Grâce portant deux inscriptions : " FAIT EN 1694 " et " RESTAURE EN 1860 JEAN GUEGUEN RECTEUR. MANCEAUX GUEGUEN PEINTRE " (inscription disparue) (C.).

Sur la balustrade en bois, inscription : " HENRI : LE : GALLIC : FA : DV : ST : R : LAN : 1652. "

 Chancel du choeur et stalles, bois sculpté XVIIIe siècle. Tabouret, bois teinté, XVIIIe siècle - blochet, bois sculpté, XVIe siècle.

- Chaire à prêcher portant l'inscription : " H. H. I. RIOV. FABRIQVE. 1766. " - Confessionnal du XVIIIe siècle.

Peinture au-dessus de l'arc doubleau qui sépare le choeur du bras sud : la Sainte Famille guidée par un ange, signée " BARADEC PINXIT ".

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SOURCES ET LIENS.

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00006352

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29002735

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— CHAUSSEPIED (Charles), 1909, la chapelle Saint-Tugen, Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, Volume 42.

https://archive.org/details/bub_gb_OUYoAAAAYAAJ/page/n7/mode/2up

et Chaussepied Charles, 1909 Rapport sur la chapelle Saint-Tugen,dans Bull. de la Soc. Archéol. du Finistère, 1909, p. 109-112.

— CONGRES ARCHEOLOGIQUE DE FRANCE 1957 "Cornouaille" cession 115.

— COUFFON, (René), LE BARS, (Alfred)1988, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PRIMELIN.pdf

 

— COUFFON (René), 1952, L'architecture gothique en Cornouaille,  Mémoire SHAB

https://m.shabretagne.com/scripts/files/51ebaffb1a4073.62873873/1952_01.pdf

— DUCOURET (Jean-Pierre), SERRE (Fabien), 1983, dossier IA00006352 de l'Inventaire Général

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-tugen-primelin/f24db6bc-e0b0-4968-b2ab-e6dbc9543963

Annexe : enquête de 1977-78 par TOSCER :

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00006352_02.pdf

—HAMOURY (Maud ), 2010, La peinture religieuse en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Rennes, PUR, 2010,

 

— LE CARGUET (H. ) 1891, Les clés et le culte de Saint-Tugen, Bulletin de la Société archéologique du Finistère tome XVIII Pages 192 à 201.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1891_0274_0283.html

— LE CARGUET (H. ) Petite chronique de Monsieur Saint-Tugen dans, Bull. de la Soc. Archéol. du Finistère, 1916, p. 184, 213-330.

PARCHEMINOU (Corentin), La Révolution au fond du Cap-Sizun .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/a9b6d2607ec406fc263c544470862248.pdf

— PÉRENNÈS (Henry), 1936, Saint-Tugen en Cap-Sizun

— TOSCER (C.), 1987, La chapelle Saint-Tugen en Primelin, SHAB. p. 336-342.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/548345e82aa077.10302388/1987_24.pdf

— VELLY (Yves), 1930,   Velly Yves, “Saint Tugen et son église : joyau architectural du Cap-Sizun, monument historique monographie & explication de ses nombreux et merveilleux symbolismes,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 3 février 2020, https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/3472. .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c3dcdf77786c24d8a65eed75a1f067f4.pdf

— Wikipedia

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/31/Primelin_%2829%29_Chapelle_Saint-Tugen_Int%C3%A9rieur_02.JPG

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Bannières. armoiries
30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 16:31

Les bannières de procession de l'église Notre-Dame de Confort à Confort-Meilars (29).

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Voir sur les bannières :

etc, etc.

Voir sur cette église :

 

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INTRODUCTION.

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Le patrimoine textile issu du culte religieux est précieux tant pour en documenter les techniques de fabrication artisanale ( et, pour la maison Le Minor, artistique), ou pour en admirer la beauté, que pour témoigner de l' évolution des invocations d'une paroisse dans son ensemble, ou dans la constellation de leurs confréries . Il est donc précieux pour l'histoire des arts textiles, pour celle des pratiques cultuelles, et parfois pour l'histoire des communautés humaines, notamment lors des guerres. 

Il est donc capital d'en établir le recensement, comme cela a été organiser jadis par l'évêché de Quimper. Mais aujourd'hui, ce recensement doit   être photographique, et comporter si possible une notice descriptive.

C'est ce petit militantisme de la diffusion en ligne des documents patrimoniaux qui justifie, pour les bannières comme pour les sablières, les vitraux, la statuaire entre autre, mon travail assidu à mon petit niveau.

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I. La bannière Le Minor de 1960 : Notre-Dame-de-Confors et sainte Bernadette.

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La face principale, en velours gris brodé,  représente la statue de la Vierge à l'Enfant dite Notre-Dame de Confors qui occupe une niche à gauche du chœur.

Elle porte l'inscription (lettres capitales blanches sans empattement) PAROISSE DE CONFORT en haut et NOTRE-DAME DE CONFORT en bas.

Une bande d'un gris plus clair, surpiqué sur le fond, accueille la Vierge couronnée et voilée, en manteau bleu, robe à surprenantes rayures vertes et jaunes, tenant l'Enfant en élégante robe blanche brodée de rouge.

Deux cartouches verticaux contiennent chacun un motif de broderie bretonne au dessus de deux dates 1560 -1960 soulignant un anniversaire de 400 ans; mais la date de fondation de l'église,  inscrite sur la face nord du chevet, mentionne la date de 1528 : "EN. LAN. MVCSXXVIII. LE. SECOND. DIMANCHE. DAVST".

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Quoiqu'il en soit, ces dates indiquent que cette bannière est sortie en 1960 de l'atelier de broderie de la maison Le Minor de Pont-L'Abbé, ce qui en fait la cinquième d'une série débutée en 1953 à Locronan.

Je n'ai pas eu accès au bolduc de la bannière, ce certificat qui authentifie son statut d'œuvre d'art et qui pourrait nous renseigner sur l'auteur du carton et sur l'identité du brodeur.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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Bannière de dos : sainte Bernadette.

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Velours bleu céruléen, encart central gris sous l'inscription STE BERNADETTE. Dans l'encart, sainte Bernadette tient un chapelet du Rosaire à coté d'un agneau (en 1857, Bernadette Soubirous aurait gardé des moutons à Bartrès).

De chaque coté descendent deux lignes en arêtes de poisson, un motif de broderie bigoudène.

En bas, la représentation de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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Bannière de sainte Bernadette.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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IIa. Bannière du Sacré-Cœur.

Velours rouge. Inscription SACRE COEUR DE JESUS SAUVEZ LA FRANCE. Le Christ sur une nuée bénit et montre son cœur. Blason de la Bretagne. Rinceaux latéraux. Frange en cannetilles.

L'oraison Sacré-Coeur de Jésus sauvez la France a été diffusée pendant la guerre de 1870 puis pendant la Première Guerre Mondiale, date probable de cette bannière.

http://dossiers-inventaire.aquitaine.fr/dossier/drapeau-coeur-sacre-de-jesus/2f43fd8d-b5c3-49c0-9582-55b2d1bec24f

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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L'église possède une chapelle dédiée au Sacré-Cœur.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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IIb. Bannière de saint Michel.

Velours rouge. Elle est sans doute couplée à la précédente dont elle a la même forme notamment pour les lambrequins. Son inscription QUIS UT DEUS la rapproche d'autres bannières proposées pendant la Première Guerre par les entreprises spécialisées, comme la maison Biais de Paris :

http://dossiers-inventaire.aquitaine.fr/dossier/banniere-de-procession-des-saints-michel-et-jeanne-d-arc/93f974ab-04ec-423a-9a40-c44114aeb8f7

Voir celle de Plonévez-Porzay :

http://www.lavieb-aile.com/2019/06/la-banniere-le-minor-de-1989-de-sainte-anne-la-palud-et-les-autres-bannieres-de-plonevez-porzay.html

Ou celle d'Ergué-Gabéric (couplée aussi au Sacré-Cœur):

http://www.lavieb-aile.com/article-les-bannieres-de-la-paroisse-d-ergue-gaberic-29-123223801.html

Ou celle de Gouesnou (datable de 1878 à 1903)

http://www.lavieb-aile.com/article-eglise-de-gouesnou-les-statues-ze-les-bannieres-117925560.html

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019.

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III. Bannière de sainte Anne éducatrice.

Inscription SANTEZ ANNA PEDIT EVIDOMP, "sainte Anne priez pour nous" . Velours rouge, rinceaux au fil d'or.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

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L'église conserve une statue (XIXe ?) de sainte Anne éducatrice, mais Anne est assise.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

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IV. Bannière de saint Jean-Baptiste.

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SANT YAN BADEZOUR PEDIT EVIDOMP.

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

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Va. Bannière du Christ-Roi, Alpha et Oméga. 1951.

Elle est tout à fait remarquable par son style . L'inscription renvoie à la réponse de Jésus devant Pilate qui demande  en Jean 18:37 Ergo rex est tu "Tu es donc roi ?" . Mais cette réponse Tu dicis quia rex sum ego "Tu le dis, je suis roi" est ici tronquée.

Les lettres grecques rappellent l'affirmation Je suis l'Alpha et l'Oméga".

 

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

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Vb. Bannière de saint Mélar, 1951.

Elle s'assemble par la forme des lambrequins à la précédente. Elle honore le saint patron de l'ancienne église paroissiale, l'église Saint-Mélar, qui a perdu ce titre en 1910. C'est le fils de saint Miliau.

Inscription SANT MELAR PEDIT EVIDOMP, "Saint Mélar priez pour nous".

 

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Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

Bannières de la paroisse de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile 2011 et 2019

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières.
19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 09:58

La bannière de procession (2016, Le Minor) de  Saint-Aubin  de la paroisse Notre-Dame-la-Blanche de Guérande.

 

 

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Voir Sur les bannières de la maison Le Minor (Pont-L'Abbé) :

 

 

Ou taper "bannière" sur l'onglet recherche supra.

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La paroisse "Notre-Dame-la-Blanche" est , avec "Sainte-Anne-du-Pays Blanc", l'une des deux Paroisses du "Pays Blanc",  rappelant ainsi par la récurrence de cette couleur que l'importance ici des marais salants et de l'économie du sel.

La bannière brodée par la Maison Le Minor de Pont-L'Abbé est présentée à droite du chœur de la collégiale Saint-Aubin, centre de Guérande intra-muros.

C'est en fait, comme toutes les autres, la réunion de deux bannières qui peuvent être individualisées et qui, réunies, forment un décor sur les deux faces, au recto et au verso.

 

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1°) La bannière principale : NOTRE-DAME-LA BLANCHE.

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Broderie sur velours rouge ponceau. Goussets marqués d'une hermine blanche.

Le dessin montre la Vierge à l'Enfant entourée d'étoiles, et les églises de la paroisse, avec les inscriptions NOTRE-DAME-LA BLANCHE et GUERANDE.

La Vierge est nimbée, voilée, et couronnée d'étoiles formant diadème. Son manteau et sa robe sont stylisés et se transforment en un paysage de la Presqu'île, avec son ciel traversé de nuées d'oiseaux, et des motifs en cœur où on peut imaginer des coquillages ou des fleurs.

Très habilement, l'artiste a su nous laisser imaginer, sans l'affirmer clairement, que Marie porte la coiffure et le costume de cérémonie des épouses des paludiers de Guérande, avec leur coiffe en tulle sur des cheveux tirés en arrière, la collerette tuyautée, la robe en drap violet aux reflets de soie.

https://www.bro-gwenrann.org/bgr-les-costumes

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Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

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Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

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2°) La bannière des saints Clair, Aubin et Marie-Madeleine.

Elle honore ici les saints titulaires des trois église de Saint-Clair de Saillé, La Madeleine et de la collégiale Saint-Aubin.

L'église néogothique  Saint-Clair de Saillé se trouve environnée par  les marais salants au sud de la cité de Guérande. Elle succéda à une chapelle de frairie où avait été célébré le mariage du duc Jean IV avec Jeanne de Navarre en 1386.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Clair_de_Saill%C3%A9

L'église de La Madeleine a été créée en 1850 dans un style néogothique. C'est sans doute elle qui est figurée en bas de la bannière principale.  https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_la_Madeleine_de_Gu%C3%A9rande

Enfin, la collégiale Saint-Aubin n'était pas destinée initialement aux paroissiens, mais aux 14 chanoines et aux enfants de la psalette (école de chant), est au centre le la cité médiévale. Elle a possédé et possède à nouveau les reliques de saint Aubin, évêque d'Angers au VIe siècle .

Là encore, le milieu naturel environnant a été rappelé, avec un héron cendré, des roseaux, des vaguelettes et des coquilles, et bien-sûr les étendues blanches des marais, leurs cristaux et leurs mulons.

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Enfin, les signatures de Dominique PASSAT (auteur du carton), de Jean-Michel PÉRENNEC (brodeur) et de Gildas LE MINOR (alors encore gérant de l'entreprise). 

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Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

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Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

Bannière de Notre-Dame-La-Blanche (D. Passat, Le Minor, 2016). Photographie lavieb-aile 12 août 2019.

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Le bolduc.

On désigne ainsi l'acte d'authenticité conférant à la bannière le statut d'œuvre d'art. Il est cousu entre les deux parties de la bannière.

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"Cette bannière dédiée à la paroisse Notre-Dame-la-Blanche de Guérande a été entièrement brodée à la main par les ateliers Le Minor à Pont-L'Abbé par Jean-Michel Pérennec d'après un dessin de Dominique Passat. Cette bannière a été réalisée à l'initiative du Père Yvon Barraud curé de la paroisse en août 2016 et accueillie par l'actuel curé Père Pierrick Feildel. Janvier 2017"

Signature par la SARL Le Minor et par Dominique Passat.

Dominique Passat a déjà conçu le carton de la bannière de Sainte-Anne-la-Palud, et celle de Plougastel-Daoulas (encore en projet).

Jean-Michel Pérennec est le brodeur de la Maison Le Minor.

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières.
7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 20:55

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1. Bannière de procession :   saint Sébastien.

Velours rouge brodé. Inscription ST SEBASTIEN PRIEZ POUR NOUS.

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012

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2. Bannière de procession :  la Vierge.

Velours bleu brodé ; décor d'hermines.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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3. Statue de saint Sébastien.

Nef, coté sud.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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4. Statue d'évêque.

Extrémité ouest du bas-coté sud de la nef.

Saint Corentin ? Saint Guénolé ?

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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5. Confessionnal.

Confessionnal d'angle (?), à toit plat, à deux loges latérales ouvertes et loge centrale munie d'une porte au décor sculpté ajouré à type de palmette ou coquille et frise de rosettes. Hauteur 2,10 m, largeur 2,00 m, profondeur 90 cm. Classé au titre d'objet 2008/11/17.

 

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Inscription : N : MRE : G : LEON : BACHELIER : DE SORBONNE : RECTR 1766.

"Noble messire G. Léon, bachelier de Sorbonne, recteur, 1766."

1756-1774. Guillaume Le Léon, bachelier en Sorbonne, originaire de Pleyben. — Il fit restaurer la chapelle de Lannélec, celles du Cloître-Pleyben et de Saint-Sébastien en Saint-Ségal, où son nom se rencontre.

« Le 9 Mars 1757, à une heure après-midi, les notaires royaux Kerbrat et Periou se rendaient à l'église paroissiale, accompagnés de vénérable et discret Messire Guillaume Le Léon, bachelier de Sorbonne, ci-devant recteur de Lennon. Celui-ci revêtu du surplis et de l'étole, en mains ses provisions accordées par Mgr de Cuillé, évêque de Quimper, entre en l'église dont il prend possession librement par prise d'eau bénite; après*y avoir entré, prières à Dieu devant le grand autel; ouverture du tabernacle, bénédiction du Saint Sacrement, son des cloches, touche du pupitre, visitation des fonts baptismaux, séance cn la place rectorale, et généralement faites et observées toutes les autres cérémonies en tel cas requises et accoutumées pour bonne, valable et canonique possession prendre et acquérir. » Laquelle ainsi prise sans trouble, empêchement ni opposition quelconque, a été par le notaire Kerbrat, lue et publiée au peuple assemblé en la dite église, tant en francais qu'en breton, avec les provisions ci-devant datées, en présence des recteurs voisins, et des pretres et curé de Pleyben. » La même cérémonie est répétée en l'église paroissiale de Saint-Ségal : acte est dressé par le notaire des (feux prises de possession, enregistré à Châteaulin, et une copie remise au recteur dûment installé.

On notera que le titre de bachelier de Sorbonne — a priori en théologie—, pour être méritant, est inférieur à celui de Docteur en théologie d'Yves Coquet, recteur qui fit réaliser la chaire à prêcher et les retables.

PÉRENNÈS (Henri)  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56d47066d5bc94bb64f58549386360.pdf

https://gw.geneanet.org/nlegrand?lang=fr&pz=raymond+jean+louis&nz=le+grand&p=guillaume&n=le+leon&oc=1

Voir  https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29002237

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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 Vitrail de la baie axiale.

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"On voit, dans les soufflets du haut, nombre d'anges, et au centre Saint Sébastien percé de flèches par un archer. Ces motifs datent de la ·construction de la chapelle. Les scènes qui se déroulent au-dessous ont été exécutées dans des ateliers modernes, et sont inférieures aux motifs des soufflets. On y voit l'Annonciation, la Nativité, l'Epiphanie, la Purification, Jésus retrouvé au temple, la Fuite en Egypte, l'Institution de l'Eucharistie, Jésus portant sa croix, Mort du christ en croix Jésus sur la pierre de l'onction, Résurrection de Jésus, . Résurrection d'autres morts qui sortent pleins de vie de la gueule d'un monstre." (Yves Madec 1915)

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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Tympan du vitrail du bras sud du transept.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2012.

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Les peintures murales.

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Peinture murale à la détrempe sur mortier de chaux, où prédomine l'ocre rouge.

Elles ont été restaurées par Géraldine Fray et Mélodie Bonnat en 2007.

a) une inscription du mur nord de la nef permet d'en dater une partie de 1817 et du rectorat de MEVEL.

FAIT FAIRE PAR GABRIEL MEVEL RECTEVR 1817.

 

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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b) Mais ce cartouche est peint sur un enduit qui se détache et laisse apparaître une couche sous-jacente également peinte. C'est à celle-ci qu'appartiennent vraisemblablement le reste du décor.

Voir aussi les photos de Florent Maillard et de Bernard Bègne pour l'Inventaire

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092909282nuca/b67e3915-8634-4ebf-b176-d073355718b4

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092900494nuca/f5468b8c-b813-4b4c-8fa7-239ca42f6c8b

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320092900495nuca/c15968a4-7b06-4f80-9e43-3a9ea5ecf2de

Je ne dispose d'aucune conclusion d'études, et on restera circonspect sur mes descriptions. Je lis seulement que  "Les vestiges de peintures murales du choeur [?] sont analogues aux deux chapelles distantes de quelques kilomètres, la chapelle de Notre-Dame du Ménez-Hom (1544-1742) en Plomodiern et  la chapelle voisine de Saint-Aubin (Port-Launay).".

Je vois une association de rinceaux, de bouquets et de cartouches rectangulaires à thème hagiographique et héraldique.

 

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les murs-pignon des bras des transepts.

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1. Transept nord.

Inscription S. CAROLUS.

Trois cartouches :

 

 

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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à gauche de la baie : Saint François recevant les stigmates

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je suis tenté de rapprocher cette représentation de la fréquence du prénom François dans la famille de Kergoët.

Mais on remarquera :

a) que saint François recevant les stigmates est représenté en sculpture, debout,  sur l'arc de triomphe de la chapelle.

b)  que saint François recevant les stigmates est représenté en sculpture, à genoux,  sur le calvaire du bourg de Saint-Ségal.

c) que les deux scènes de saint Sébastien transpercé par les flèches et de saint François transpercé par les rayons divins ont en commun à la fois le motif de la blessure sacrée (par où ils sont vénérables pour les patients frappés par les maladies), mais bien-sûr aussi leur renvoi à la Passion, et donc à la contemplation du Christ souffrant.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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À droite de la baie : armoiries de Kergoët.

L'écu est tenu par deux lions en supports, et est surmonté d'un cimier.

Les armes sont d'argent à cinq fusées de gueules posées en pal surmontées  de quatre roses de même  (5 losanges rouges sur fond blanc et 4 roses rouges au dessus)

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Au dessus, l'inscription S. CAROLUS ("Saint Charles") commente le cartouche supérieur, qui est placé en symétrie avec celui de saint François.

Ce cartouche ne montre plus qu'une croix, et un personnage recouvert d'un manteau rouge (cardinal ?) avec peut-être un chapeau rouge posé au sol.

On peut supposer que la famille de Kergoët, qui détient la prééminence dans cette chapelle, a voulu honorer les deux saints patrons d'un ou de plusieurs de leurs membres.

Mon meilleur candidat serait Charles-François de Kergoët, baptisé le 24 août 1693, fils de René-François de Kergoët (1668-1705) et de Marie du Dresnay.

 

1693. — « Le vingt et quatriesme jour du mois d'Aoust mil six cents quatre-vingts et treize ont esté faites les cérémonies dans l'église paroissiale de Lothey par Jean-Baptiste de Moreau, docteur de Sorbonne, prieur du Relec au diocèse de Léon, du baptesme de Charles-François, fils naturel et légitime de haut et puissant Seigneur René-François, chef de nom et d'armes du Kergoët, et de haute et puissante Marie du Dresnay, dame du Kergoët, né le trante et uniesme de Mars au dit an, baptisé dans la chapelle du Guilly par le soubsigné recteur au dit jour trante et uniesme de Mars. Les parrain et marraine ont estés : Charles Feydeau, sieur de Saint-Remy, demeurant au chasteau de Tresséol, paroisse de Plonévez-Porzay, et Marie du Chastel de Kerlerc'h, épouse du sieur Le Nobletz, conseiller du Roy en tous ses conseils, et demeurant lors au chasteau de Lescuz, paroisse de Plomodiern. Ainsi signé au registre : Marie du Chastel de Kerlec'h, Jeanne-Corantine du Guergoët, Mathurin de Rosily, C. Feydeau, Jean-Baptiste de Moreau, prieur du Relec, René-François du Kergoët du Guilly, Marie du Dresnay, François Créis, recteur ».  

Ce Charles-François est décédé rapidement (pas de date de décès), mais cela n'empêche pas ses parents d'honorer sa mémoire.

Le prénom de François est beaucoup plus répandu dans la famille que celui de Charles, soit chez le grand-père de ce dernier François de Kergoët (1610-1693), soit chez René-François (1668-1705), soit chez François Jean-Baptiste (1689-1726), dont les armoiries ornent le chœur.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

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2. Transept sud.

Un motif héraldique  est visible mais non lisible. De même, un cartouche où se voit une croix doit correspondre à un motif hagiographique.

La disposition et le projet devait être symétrique à ceux du transept nord.

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Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.

Chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photographie lavieb-aile 2019.


 

SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves-Pascal), LECLERC, (Guy), s.d,  La chapelle Saint-Sébastien , son calvaire, ses retables, ed. Commune de Saint-Ségal.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 418-419

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0ffd39bdf24d89d00ff35b034d2685b0.pdf

— INVENTAIRE GENERAL Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel), enquête 2009.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-sebastien-saint-sebastien-saint-segal/3161081b-4d98-4287-a98a-4abeed58a9dc

— MADEC (Yves), 1915, Saint-Sébastien en Saint-Ségal

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fc72b7a373375935ed358e8dbd9c8cd4.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Saint-Ségal Bannières. Peintures murales
1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 09:21

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LA BANNIÈRE LE MINOR 1989 DE SAINTE-ANNE-LA-PALUD.

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1°) La bannière principale : sainte Anne éducatrice.

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Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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2°) La bannière de revers.

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Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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3°) Le bolduc.

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EN ENNOR DA SANTA ANNA AR BANIEL MANA ZO

BET NEUDET E TI AR MINOR ER BLOAVEZ 1989

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Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière Le Minor 1989 de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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LES AUTRES BANNIÈRES EXPOSÉES À SAINTE-ANNE-LA-PALUD.

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I.Bannière du couronnement 31 août 1913.

Brodée par les religieuses du Carmel.

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Bannière de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannière de Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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II. Bannière de Plonévez-Porzay (vers 1900-1903).

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SANT MILLIAU HOR PATRON

PLONEVEZ-PORZAY

Blason de la Bretagne en haut.

Armoiries épiscopales de Mgr Dubillard évêque de Quimper de 1900 à 1907 et sa devise DEUS ADJUVA ME

Armoiries pontificales  de Léon XIII (1878-1903) et sa devise LUMEN IN COELO.

Ces armoiries permettes de dater la bannière entre 1900 et 1903.

 

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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III. Saint Hervé / saint Michel.

1°) Saint Hervé, son guide et son loup.

Velours vert brodé, soie brodée.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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2°) Saint Michel archange terrassant le dragon : QUIS UT DEUS.

Velours bordeaux brodé, soie brodée.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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IV. Bannière de saint Corentin 1913-1938.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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V. Bannière de saint Mélar.

SANT MELAR PEDIT EVIDOMP.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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VI. Bannière de sainte Monique.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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VII. Bannière de sainte Thérèse de Lisieux.

JE FERAI TOMBER UNE PLUIE DE ROSES.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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VIII. Bannière de la Vierge de l'Immaculée-Conception.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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IX. Bannière de Jeanne d'Arc à Domrémy 1431-1920.

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Soie brodée, soie peinte.

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Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

Bannières exposées à Sainte-Anne-La-Palud. Photographie lavieb-aile 31 mai 2019.

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 22:02

L'église de Goulven III : ses deux bannières de procession du XVIIIe siècle.

 

Voir sur l'église de Goulven :

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Sur les bannières, voir :

 

 

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Ces deux bannières de procession de taille et de facture identiques occupent le chœur de l'église. Elles mesurent chacune 1,60 m de haut et 1,15 m de large, elles sont en velours rouge coupé et soie brodée, et les visages sont peints sur étoffe. Les lambrequins à 5 festons sont enrichis de franges de cannetilles , la bande supérieure forment gousset reçoit la traverse en bois. 

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L'église de Goulven III : ses bannières anciennes.

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I. LA BANNIÈRE DE SAINT GOULVEN / VIERGE AU SCEPTRE n°1.

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H = 160 ; la = 115. Velours rouge et soie brodée. Classé au titre objet 1991/12/04 . Base Mérimée PA00089981. Base Palissy PM29001370.

 

 

1°) La bannière de saint Goulven en évêque.

inscription St GOULVEN.

Le fond est en velours rouge uni semé de rondelles d'argent . Il est brodée au fil d'argent de fleurs à huit pétales et huit sépales, avec rehaut par cannetille dorée, reliées par un rinceau.

La bordure est un simple et étroit galon doré.

Le motif central est celui de "l'évêque de la Réforme", nimbé, mitré,  dans l'attitude de la prédication, main droite expressive, tête tournée vers sa gauche et crosse écartée en diagonale . Il est sans doute  "réalisé en broderie de rapport, c'est-à-dire brodé sur toile de lin ou de soie puis appliqués sur fond de velours brodé au préalable" (Guillou), mais la trame n'est pas visible. Le visage et les mains sont peintes sur toile, sans doute — comme à Tréflez— par remplacement de broderies trop usées.

La partie inférieure est la plus colorée, avec les rayures violettes du surplis mais surtout le tapis de fleurs avec une variété de verts de bleus en dégradés et des fleurs en fils rose, abricot et jaune.

 

Les lambrequins sont à cinq festons ronds frangés de cannetilles et brodées au fil d'argent de fleurs à huit pétales et huit sépales, avec rehaut par cannetille dorée.

La présence de clochettes sous les lambrequins n'a pas été recherchée.

La traverse est en bois (?) à pommeaux en forme de fleurons, et d'aspect métallique.

Le gousset à bandes dorées porte le nom de la paroisse : ST GOULVEN écrit en rondelles d'or cousues.

La croix est en métal doré (ou en a l'aspect).

 

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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2°) La Vierge à l'Enfant au spectre (1).

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Le fond, la bordure et les lambrequins sont identiques à la bannière de St Goulven, mais les fleurs sont plus simples, à cinq pétales.

Le motif central est une Vierge à l'Enfant, debout sur un croissant de lune au sein d'une mandorle de nuée à 4 séraphins (c'est donc une Vierge de l'Apocalypse) dont la particularité est qu'elle tient dans sa main droite un fuseau terminé par une fleur de lys (symbole de virginité dans le cadre du culte de l'Immaculée Conception).

 

Cet attribut est qualifié de "sceptre" par  Christiane Guillou 2010 :

"Ce mode de représentation de la Vierge portant un sceptre est courant en statuaire, on en connaît dans nombre d'églises bas-bretonnes, préfiguration de l'image de la Reine du Monde. La Vierge debout sur le croissant de lune annonce les représentations de l'Immaculée Conception. On a ici une double voire triple image avec celle de la Vierge à l'Enfant. Cette triple image en une seule bannière est à mettre à l'actif des artistes concepteurs. Mais ce n'est ni une Vierge consolatrice ni une Vierge protectrice.

Le mode de représentation choisi pour les Vierges de l'Assomption de Locquénolé et Hengoat n'est sans doute pas le plus ancien. Si l'on se fie à la base Joconde, qui répertorie les tableaux conservés dans les différents musées de France, de telles images de la montée au ciel de la Madone apparaissent, comme ici, au XVIIe et XVIIIe siècles, la Vierge au sceptre étant plus ancienne. Cette vision très enlevée d'une Vierge au bord de l'extase apparaît à cette époque de la Réforme tridentine, alors que les siècles précédents, la montée au ciel, sous la conduite du Christ, se fait d'une façon plus calme à en croire la position assise de Marie, de surcroît souvent présentée dans une mandorle. Religion de la splendeur, c'est l'image de Marie en gloire, fort loin de l'humilité de l' Annonciation ou de la Nativité qui ne sont pas présentes en bannière, à cette époque, dans ces lieux."

On trouve ce motif, deux fois représenté à Goulven, également à Lampaul-Guimiliau, à Plougonven et à Trédrez.

La Vierge est voilée et nimbée mais non couronnée. L'Enfant, également nimbé, tient le globus cruciger et trace une bénédiction .

Les fils sont blancs, argent, marron, jaune pâle, bleu clair, bleu plus soutenu pour le globe, brodés au point de Bayeux avec, pour les nuées, des spirales concentriques.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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II. LA BANNIÈRE DE L'ADORATION DU SAINT-SACREMENT / VIERGE AU SCEPTRE n°2.

 

Saint-Sacrement, Vierge à l'Enfant H = 160 ; la = 115. 1991/12/04 : classé au titre objet  Soie brodée. Base Palissy PM29001371

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1°) La bannière de l'Adoration du Saint-Sacrement.

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Le fond est en velours rouge uni semé de lignes de  pastilles d'argent . Il est brodée au fil d'argent de fleurs à cinq pétales .

La bordure est une bande serpentine gris-argent frangée de cannetilles.

Le motif central est consacré à l'Adoration du Saint-Sacrement par deux anges agenouillés, comme à Lampaul-Guimiliau en 1667 où il témoigne de l'existence d'une confrérie, au Musée départemental breton, à Locquémeau, Plougonven, Guimiliau et Saint-Méen. Les visages et les bras sont peints sur toile.

 

"Bannière de la confrérie du Sacre, elle est aussi répandue que celle du Rosaire, à laquelle elle est souvent jumelée : deux confréries qui ont des autels spécifiques dans la plupart des églises. Ici aussi l'image est définie. Ce sont deux anges adorateurs, de chaque côté de l'hostie, flottant au-dessus d'un calice : blanc argent de l'hostie dans un rayonnement d'or, or sur or du calice, qui contient le vin devenu Sang du Christ, dans une nuée d'où émergent quelques têtes d'angelots. On n'ose, pour de simples travaux d'aiguille, évoquer le rôle du cercle dans l'iconographie et dans l'art en général, on ne saurait cependant exclure que ces théories ont influencé les concepteurs des dessins préliminaires. L'interprétation, répandue, des anges adorant l'ostensoir semble relever d'une lecture rapide. La lunule contenant l'hostie, destinée à l'ostension et proposée à l'adoration des fidèles, a pris sa forme actuelle de « soleil » au-dessus d'un piédestal au XVIe siècle. Quoiqu'il en soit, hostie au-dessus du calice ou bien hostie dans l'ostensoir, les « images » offertes aux fidèles par bannière interposées renforcent cette vision de splendeur et de lumière, quelque chose comme le buisson ardent évoqué par Moïse. [...] l'image est tellement sobre qu'elle serait de peu d'intérêt si elle n'était brodée, fastueusement, pour représenter les ailes des anges, et les rayons de l'hostie au-dessus du calice " (C. Guillou 2010)

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Les lambrequins sont à cinq festons ronds frangés de cannetilles et brodées au fil d'argent de fleurs à trois pétales et gros cœur entre deux tiges en boutons.

​​​​​​​La présence de clochettes sous les lambrequins n'a pas été recherchée.

La traverse et la hampe avec sa croix sont  en bois.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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2°) La bannière de la Vierge à l'Enfant au spectre (2).

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Elle est identique à la précédente, mais la nuée ne forme pas une mandorle, mais un tapis, dont les angelots sont absents.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

Bannière du XVIIIe siècle, église de Goulven. Photographie lavieb-aile 18 mai 2019.

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Qui a fabriqué ces deux bannières ?

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Nous n'avons aucune certitude sur l'attribution de ces deux bannières, issues certainement du même atelier, à des brodeuses ou brodeurs particuliers. 

La fabrique s'est-elle adressée, loin du Léon, aux religieuses des Ursulines d'Amiens, ou  de la « Communauté de Saint-Joseph, développée par Madame de Montespan dans les années 1680, ou encore de la Maison et Communauté de Saint-Louis de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon en 1686 ? Ou plutôt aux Carmélites de Guingamp, de Tréguier, de Morlaix,  aux  Ursulines de Morlaix, de Tréguier, ou bien, dans leur sphère de proximilté et d'influence, à celles de Saint-Pol de Léon ou de Lesneven ?

Ou enfin aux grandes dynasties de brodeurs comme les  Tuberville ou les Landais de Lannion, ou encore les Keranfors de  Morlaix ? Ou à Ollivier Rachet, Sieur Du Pré à Landerneau ?

Un seul indice peut nous aider, et je propose d'envisager l'hypothèse qu'il suggère. En 1761, la fabrique de Tréflez achète, pour 800 livres, deux bannières de procession à Jean et Gabriel Landais, brodeurs à Lannion. Or, Tréflez est le village immédiatement voisin de Goulven. Heureusement, ces bannières anciennes ont également été conservées, et nous pouvons les comparer avec celles de Goulven. D'autant que, à la différence de ces dernières, elles font l'objet d'une notice en ligne par l'Inventaire général sur le site Gertrude :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/banniere-de-procession-de-confrerie-don-du-rosaire-christ-en-croix-eglise-paroissiale-sainte-ediltrude-treflez/247e9a65-3f2d-49e0-8438-8edcb7ae5ec8

Certes le sujet est différent : la première est dédiée à sainte Etheldrède avec le Calvaire au verso, et la seconde au Don du Rosaire avec la Crucifixion au verso.

Certes, si  les dimensions sont très proches (1,70 x 1,15 et 1,53 x 1,05) de celles de Goulven, c'est peu significatif car toutes les bannières de procession ont le même format peu ou prou.

Mais on retrouve le fond de velours coupé, la soie brodée centrale, le gousset, et surtout les cinq festons arrondis des lambrequins. Et les fleurs brodées similaires.

Bien entendu, il faudrait étudier les techniques de broderies plus précisément, mais il me semble que si la fabrique de Tréflez s'est adressée aux Landais, la présomption est forte que celle de Goulven en avait fait autant.

Je propose donc de rassembler quelques informations sur cet atelier de Lannion.

 

"La dynastie des Landais est attestée dès 1679 et pendant tout le XVIIIe siècle. Ils vendent, entre autres, des bannières aux paroisses du Léon et du Trégor, à partir de Lannion. En 1767 la vente des bannières de Tréflez est réputée réalisée par une Demoiselle Kerpuns-Landais. Car contrairement à certaines idées reçues « les femmes occupent une place importante au sein de la communauté des brodeurs chasubliers et l'étude des statuts de cette dernière le confirme. Dès 1292 une femme est présente parmi les jurés de la corporation et en 1316, dans la liste des maîtres, figurent autant d'hommes que de femmes. Celles-ci sont reçues maîtres brodeuses aux mêmes conditions d'apprentissage et de chefs d'oeuvre que leurs collègues masculins.» C. Guillou 2010

 

On leur doit, parmi les 48 bannières étudiées par Christiane Guillou :

 

1679 Tréduder brodée par les religieuses du couvent Jean Landais Lannion B neuve, 170 livres 7 livres à un sculpteur pr promonettes, neufves et dorées Couffon p 670, notice église, PP/ Crucifixion Marie Madeleine

  • 1688 Saint Jean Trévoazan Jean Landais Lannion
  • 1715 bannière de Pédernec par Jean Landais Lannion B 
  • 1714 Plouzané Landais Lannion B 246 livres
  • 1715 Pédernec Jean Landais Lannion B Couffon 
  • 1736 St Servais Charles Landais Carhaix ou Lannion B pour 240 livres 
  • 1719 Pédernec Gabriel Landais Lannion B 
  • 1719 Plounévez-Moëdec Gabriel Landais B 230 l 
  • 1725 Plouzané Landais Lannion B 270 livres
  • 1734 Bodilis Landais Lann 100 Accommode 
  • 1736 Bodilis Landais L B neuve 800 livres

Par ailleurs, on distingue dans cette dynastie  :

  • LANDAIS, Charles. Brodeur à Lannion, il fournit une chape pour Pleudaniel en 1735.
  • LANDAIS, François. Brodeur à Tréguier, il fit une étole, un manipule, une bourse et un voile de ciboire pour Pleudaniel en 1727.
  • LANDAIS, Gabriel. Brodeur à Lannion, il fit des ornements pour Pédernec en 1718, une bannière pour la même église en 1719, une bannière pour Plounévez-Moëdec en 1719 moyennant 230 livres, deux étoles pour Pédernec en 1726, un ornement pour Saint-Jean-Trévoazan en 1727.
  • LANDAIS, Jean. Brodeur à Lannion, époux d'Anne de Coëtlosquet. Il fit une bannière pour Tréduder en 1679, une bannière pour Saint-Jean-Trévoazan en 1688, un drap mortuaire pour la même chapelle en 1689, un devant d'autel pour Notre-Dame de l'Isle à Goudelin en 1690, deux chasubles et une étole pour Saint-Jean-Trévoazan en 1695, divers ornements pour Pédernec en 1695, des parements de dais en 1698 et une chasuble en 1700 pour la même église, une chape, une chasuble et un devant d'autel pour Pleudaniel en 1703, divers ornements pour Bulat en 1712, 1716 et 1719, une bannière pour Pédernec en 1715 et divers ornements pour cette dernière église en 1725.
  • LANDAIS, N... Brodeur à Guingamp, il fit une chasuble pour Pédernec en 1638.

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SOURCES ET LIENS.

Les bannières de Tréflez.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/banniere-de-procession-de-confrerie-don-du-rosaire-christ-en-croix-eglise-paroissiale-sainte-ediltrude-treflez/247e9a65-3f2d-49e0-8438-8edcb7ae5ec8

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001370

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001371

 

https://hal.univ-brest.fr/hal-00546728/document

GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2010. Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte Ceci est le chapitre d’une thèse en cours. 2010.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00546728/document

 

L'ASSOMPTION, À DEUX ANGES et un angelot de Dirinon, a les bras ouverts et moins d'élan. (inspirée du Titien ?). Mais la rénovation lui a fait, sans nul doute, perdre de son caractère et de son charme."

GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2013. Les bannières religieuses , une approche du catholicisme bas-breton. Thèse de doctorat d'histoire de l'art sous la direction d'Yvon Tranvouez. UBO Brest / CRBC.

www.theses.fr/2013BRES0070.pdf

GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2016, Les bannières de Basse-Bretagne, Société des Amis de Louis Le Guennec.

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 16:27

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Voir : 

Le Pardon de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec le 1er mai 2019.

Sur les bannières de la maison Le Minor (Pont-L'Abbé) :

 

 

Etc, etc...

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Lors du pardon de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec le 1er mai 2019, j'ai eu l'occasion d'admirer, de photographier et de suivre en procession la bannière de la "Paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage", regroupant les paroisses de Saint-Guénolé de Batz-sur-mer, de Notre-Dame-de-Pitié du Croisic, et de Saint-Nicolas du Pouliguen.

Elle a été réalisée à l'initiative du père Frédéric  Rousteau, curé de la paroisse jusqu'en 2014. Le carton a été conçu par Patrice Cudennec (comme celle de Guidel), puis elle a été brodée, entièrement à la main, par Jean-Michel Pérennec, le brodeur de la Maison Le Minor.

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1°) La face principale : saint Yves.

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Le tissu est rouge bordeaux brodé principalement au fil jaune, avec des plages noires, bleu-gris, bleu-clair, rose, écru et brun.

Au centre, saint Yves est assis, comme lorsqu'il exerçait sa fonction d'Official (juge des affaires ecclésiastiques )  du diocèse de Tréguier, et il porte la barrette à quatre cornes, le camail (frappé d'hermines) et la cotte talaire blanche. Son visage aux yeux finauds et au bon sourire est particulièrement affable.

Les bordures portent les emblèmes marins de la "côte sauvage le la Presqu'île guérandaise" avec ses sentiers côtiers et son littoral aux roches battus par le vent : des poissons (des thons ?) et des coquilles de Saint-Jacques.

Deux inscriptions précisent : LE MINOR 2004 et P. CUDENNEC 2014.

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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Les deux porte-bannières attitrés :

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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La bannière derrière la statue de saint Guénolé à Landévennec.

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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La bannière seconde.

(Ce n'est pas le verso de la précédente, les deux tentures brodées sont jumelées mais indépendantes).

Même couleur de fond, même fil jaune prédominant.

On y voit trois hermines et trois églises, nommées par les inscriptions BATZ-SUR-MER SAINT GUÉNOLÉ, LE CROISIC NOTRE-DAME-DE-PITIÉ et LE POULIGUEN SAINT-NICOLAS.

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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Le Bolduc.

Ce certificat d'authenticité, propre aux tapisseries et broderies ayant le statut d'œuvre d'art, est cousu sur le revers ; il est signé par l'artiste cartonnier et par Mr Gildas Le Minor.

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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La bannière lors du Pardon.

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Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

Bannière de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage". Photographie lavieb-aile 1er mai 2019.

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2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 14:31

L'église Saint-Budoc de Trégarvan.  Ses inscriptions, ses sablières et ses blochets, sa statuaire, ses bannières.

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

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Sur les réalisations du Maître de Pleyben (1567-1576), voir :

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Sur les réalisations du Maître de Saint-Nic (1561-1576) :

 

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Et enfin :

La plaque de cocher du Passage à Rosnoën : le Chemin de Grande Communication n°47, et le Passage de l'Aulne par bac.

 

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 SITUATION.

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L'Aulne maritime, ou Rivière de Châteaulin, creuse, dans sa progression rêveuse mais avide d'en finir avec une course de 144 km, une large et profonde ria où elle dessine quelques derniers méandres ; ce sont eux qui  font toute la beauté du paysage qu'un promeneur peut découvrir du haut du Bélvédère (152 m), à Rosnoën. Le fleuve vient de recevoir son dernier affluent en rive droite, la Douffine, à Pont-de-Buis, mais accepte encore une dernière contribution en rive gauche, celle des eaux du Garvan, et ses saumons.

C'est précisément ce Garvan qui donne son nom à Trégarvan, de  tref , "village", en en délimitant le territoire à l'est . 

 

 

Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

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Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

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J'ai utilisé en complément de mes clichés les ressources de GEOPORTAIL / REMONTERLETEMPS avec les cartes IGN, d'Etat-Major, de Cassini, et les photos aériennes.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.214302&y=48.251928&z=15&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=normal

 

Géoportail remonterletemps.

Géoportail remonterletemps.

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Géoportail remonterletemps.

Géoportail remonterletemps.

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C'est ce ruisseau du Garvan, qui descend des pentes du Ménez-Hom (330 m) en alimentant des moulins, qui, associé au "ster" du  Cosquer, va dessiner ce chapeau de gendarme de Trégarvan.

Site Géoportail hydrographie.

https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/reseau-hydrographique

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Geoportail /photo aérienne / Hydrographie.

Geoportail /photo aérienne / Hydrographie.

Géoportail IGN hydrographie.

Géoportail IGN hydrographie.

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Une dernière photo de l'Aulne en amont de Trégarvan nous permet de comprendre que les habitants qui ont inscrit leur nom sur les murs de l'église au XVI et XVIIe siècle étaient de riches cultivateurs, ou des meuniers.

Pourtant, Marteville et Varin écrivait encore en 1853, dans la nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée

 

 

"Trégarvan, commune formée de l'ancienne trève d'Argol, sans desservance. Limit. : N. rivière de Châteaulin ; E. Dinéault, anse de Garvan ; S. Saint-Nic ; Dinéault ; O. Argol.

Principaux villages : Goulenes, Brigneun, Toulargloët, Kerfréval, Le Cosquer. Superficie totale 972 hectares, dont les principales divisions sont terres labourables : 201 ha. Près et pâtures : 16 ha. Bois : 8 ha; vergers et jardins : 8ha. Landes et terres incultes 711 hectares. Quatre moulins à –au, Kerfréval, Le Cosquer et du Garvan. "Cette commune est peut-être celle de toute la Bretagne qui a le plus de landes : celles-ci couvrent plus de 7/10e de son territoire. On parle breton."

La première édition, de 1778, décrivait Trégarvan avec Argol, mais dans des termes comparables :

"Argol ; située entre des montagnes ; à 7 lieues au Nord-Nord-Ouest de Quimper, son Evêché, à 41 lieues trois quarts de Rennes ;& à 2 lieues un tiers du Faou , la Subdélégation. On y compte 1050 communiants, y compris ceux de Trégarvan, sa trêve. Elle ressortit à Châteaulin, & la Cure est présentée par l'Abbé de Landevenec.

Ce territoire , couvert de montagnes serrées les unes contre les autres & plein de landes , ne contient que des terres stériles , Il vous en exceptez quelques-unes limées au Nord & à l'Est, qui produisent du froment & autres grains."

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L'Aulne et l'embouchure du Garvan. Photographie lavieb-aile 28 juin 2018.

L'Aulne et l'embouchure du Garvan. Photographie lavieb-aile 28 juin 2018.

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COMMUNICATIONS.

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La carte de Cassini (fin XVIIIe) montre que les voies de communication longent l'Aulne par les  routes Châteaulin-Dinéault-Telgruc-Crozon au sud, Braspart-Quimerc'h-Rosnoën-Térenez au  nord. Deux "passages" traversaient le fleuve du nord au sud, à Térenez et à La Forest entre Rosnoën et Dinéault, comme le suggèrent — sans indiquer les passeurs — les voies qui s'interrompent sur les deux rives.

Aux XVIe - XVIIIe siècles, période de construction de l'église tréviale, Trégarvan est à l'écart relatif de ces voies, sauf par sa proximité du Passage La Forest-Maison-Blanche.

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Géoportail remonterletemps.

Géoportail remonterletemps.

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La carte d'Etat-Major de 1820-1866 montre la même chose. Notez la rareté du bâti sur la colline (42 m et 78 m) qui domine Trégarvan, et l'indigence des chemins conduisant à Le Passage, entre Rosnoën et Dinéault.

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Géoportail remonterletemps.

Géoportail remonterletemps.

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La carte au 1/50000 de 1950 indique enfin un enrichissement du bâti sur le petit promontoire, et mentionne clairement le bac et la route (ex Chemin de Grande Communication) Le Faou-Dinéault passant par le bac, dûment indiqué.

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Géoportail remonterletemps.

Géoportail remonterletemps.

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PRÉSENTATION.

D'après Chrystel Douard 2010.

 

Relevant dès le 11e siècle de l´abbaye bénédictine de Landévennec et trève de la paroisse d´Argol, Trégarvan est érigé en commune en 1792 et devient paroisse indépendante en 1842.

Aucun tissu urbain n'existe avant la seconde moitié du 19e siècle. En 1831, l'ancienne chapelle tréviale devenue ensuite église paroissiale, entourée du cimetière, se situe dans un secteur dépourvu de toute construction. Une demi douzaine de maisons dont l'ancien presbytère  est construite à la fin du 19e siècle dont deux à usage temporaire d'école communale et plusieurs à usage de commerce. Le presbytère, aujourd'hui désaffecté, conserve un élément sculpté ancien remployé au-dessus de la porte nord provenant peut-être de l'église et portant des armoiries associées à une crosse et une mître d'abbé, peut-être celles d'un abbé de Landévennec. La mairie, petit bâtiment à pièce unique, est construite en 1907, peut-être, comme le groupe scolaire à Kergroas (actuellement Musée de l'Ecole Rurale en Bretagne), d'après le projet de l'architecte A. Marie, de Brest. En 1930, le cimetière a été légèrement agrandi vers le sud et l'ouest et quelques maisons d'habitation ont été bâties au sud de l'église dans la période de l'entre-deux-guerres .

En 1965, une monographie succinte, rédigée par le ministère de la construction dans le cadre de la préparation d´un « plan sommaire d´urbanisme révèle une population éparse mais plus concentrée autour du bourg. Entre 1936 et 1962, la population diminue de 27 %. Parmi les 51 exploitations agricoles recensées en 1946, 44 subsistent en 1965 (contre cinq en 2009). Les 968 hectares du territoire communal sont alors composés de 367 hectares de terres labourables, de 56 hectares de prés, de 10 hectares de vergers, de 25 hectares de bois et de 477 hectares de landes, ces dernières couvrant presque la moitié de la commune. On y cultive la pomme de terre et les céréales.

Le bateau-vapeur liant Brest à Port-Launay, hors service dans les années 1960, faisait longtemps escale à Trégarvan pour permettre aux touristes de gravir le Ménez-Hom. En 1965, le potentiel touristique de la commune était perçu comme un atout. On comptait alors une cinquantaine de mouillages de bateaux et quatre cafés-épiceries dont deux au bourg et deux à Kergroas et Pont-Carvan. Situé dans la partie sud-ouest du Parc Naturel Régional d´Armorique, Trégarvan (arrondissement et canton de Châteaulin) fait partie de la Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay (Châteaulin, Dinéault, Saint-Nic, Plomodiern, Plonévez-Porzay, Ploéven, Quéménéven, Cast et Saint-Coulitz, Port-Launay). A dominante rurale et résidentielle, la commune se distingue par la qualité de de ses espaces naturels remarquables dont l´Aulne maritime et le Ménez-Hom, site classé depuis 2004, « en raison des ses caractères pittoresque et légendaire ». La commune couvre une superficie de 968 hectares et comptait 146 habitants au 1er janvier 2009. Avec plusieurs gîtes ruraux et un village de vacances, la commune est aujourd'hui tournée vers le tourisme rural, en lien avec l'attrait exercé par l'Aulne et le Ménez-Hom.

Un recensement des objets mobiliers conservés dans l´église, non reconduit dans le cadre de la présente enquête (fiches descriptives, photographies), avait été réalisé en 1977 ; il est disponible au centre de documentation du patrimoine (Région Bretagne). Trégarvan conserve des éléments patrimoniaux identifiés et dignes d´intérêts parmi lesquels figurent le Musée de l´Ecole Rurale en Bretagne, remarquable au niveau régional, ainsi que l´église paroissiale Saint-Budoc récemment restaurée et mise en valeur. Les hameaux de Goulénez, Stanquélen, Kerfréval, Keryé, Brigneun et Toul ar Gloët conservent des éléments significatifs de l´architecture rurale de la commune.

 

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Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

Vue générale de Trégarvan. Photographie lavieb-aile juin 2018.

L'église Saint-Budoc de Trégarvan. Inscriptions, sablières, statuaire.

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 L'EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-BUDOC.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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"Plan en croix latine à trois vaisseaux datée par inscription de  1527 ; 1590 ; 1629 ; 1658 ; 1670 ; 1696 ; 1706 ; 172. Gros-œuvre en granite ; kersantite ; grès ; appareil mixte ; pierre de taille ; moellon  toit à longs pans ; croupe ; noue ; pignon ; flèche en maçonnerie Charpente : lambris de couvrement."

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

Vue générale de l'Aulne maritime en amont de Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

Vue générale de l'Aulne maritime en amont de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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I. LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

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Palissy :"Piles de la nef début 16e ; croix de cimetière en 1527 ; vers 1590 rehaussement des arcades, inscription : YVO CAPYTE ETON 1590 ; chevet en 1629, inscription : BVZEC CAPITEN F 1629 ; sacristie en 1658, inscription : N LE SCOARNEC FAB 1658 ; sablière angle N.O. de la croisée porte l'inscription : I MAZEAU FA 1670 ; nef pignon ouest : N SCOARNEC F ; clocher en 1696, inscription : ... NORD. F.1696 ; reprise de la 1ère arcade nord : M.Y.CAPITAINE. P.I.GVEOC A.MARC. 1706 ; sablières du choeur en 1720, inscription : I F MASEO. CVRE. BVDOC LERAN. FABIC 1720"

À l'extérieur, les inscriptions lapidaires  portent les dates de 1629, 1658, 1696 et 1698, et les patronymes des fabriciens B[e]uzec Capitaine, N. Le Scoarnec,  Y. Scoarnec et F. Moro.

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1°) Au pan sud du chevet. Buzec Capitaine 1629.

2°) Sur le mur de la sacristie. N. Le Scoarnec 1658.

3°) Au dessus de la porte ouest. Y. Scoarnec

4°) Sous la galerie du clocher, côté sud. F : MORO  1696 " 

5°) Le cadran solaire de 1698.

 

 

 

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1°) Au pan sud du chevet. Buzec Capiten 1629.

Lettres capitales romaines ; fût perlé (I) . Ponctuation de séparation des mots par trois points. Pierre de Logonna (microdiorite quartzique). 

Longueur 50 cm, hauteur 40 cm

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BVZEC : CA

PITEN : F

1629.

"BUZEC : CAPITEN : F[ABRICIEN]  1629."

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BUZEC est vraisemblablement le prénom du fabricien, c'est une forme de Budoc.

Le patronyme CAPITAINE est très commun à Trégarvan.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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2°) Sur le mur de la sacristie.

Lettres capitales romaines. 

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N : LESCO

ARNEC :

FAB : 1658.

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"N : LE SCOARNEC : FAB[RICIEN] : 1658."

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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3°) Élévation occidentale,  au dessus de la porte .

Lettres capitales romaines.

Y : SCOARNEC : F.

"Y[ves] SCOARNEC F[ABRICIEN].

Sans date, mais la tour que soutient ce mur est datée de 1696.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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4°) Sous la galerie du clocher, côté sud.

F : MORO  1696 " (ou  1690 ?)

Microdiorite quartzite. Lecture douteuse du patronyme. Les auteurs de la notice de la base Palissy ont lu : "NORD 1696", ce qui est encore plus douteux.

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=24457

Je propose d'y voir une graphie pour MOREAU . Par exemple, on trouve dans la généalogie de Philippe Mérour Jean Moreau, père de Yves Moreau (décédé après 1699), lui-même père (?) de Jeanne Moreau, née à Dinéault le 10/02/1699 et décédée à Trégarvan (Cosquer) le 21/05/1771, qui épousa Jean Capitaine. Leurs enfants Corentin, Marie, Jeanne Catherine et Magdelaine ont vécu à Trégarvan, soit au Cosquer, soit à Brigneun. 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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5°) Le cadran solaire de 1698.

Chambre des cloches. Schiste. cadran rayonné central, numérotation arabe de droite à gauche  7, 6,5,4,3,2,1 -fleur-11,10,9, 8, 7, 6, 5. 

Registre supérieur : cercle au monogramme christique I.~H S , le tilde surmonté d'une croix. Chronogramme 1698 entourant le motif religieux. 

L'inscription haute est partiellement (et sans doute volontairement) effacée, laissant lire ---N: ---:FA.

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Voir :Yves-Pascal CASTEL, L'iconographie religieuse sur les cadrans solaires du Finistère, d'après Jean-Paul Cornec, Pierre Labat-Ségalen, «Cadrans solaires en Bretagne», Skol Vreizh, 2010

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/index_ypc_cadrans_solaires.html

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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II. LE CALVAIRE DE 1527.

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Description par Yves-Pascal Castel :

3022. Trégarvan, église, g. k. 1527. Trois degrés. Socle à cavet: MVCXXVII - - - FABRIQVE, écu usé. Fût à pans, griffes hautes. Croisillon aux anges, écu aux trois pommes de pin et à la crosse. (Alain de Trégain, de Briec, abbé commendataire de Landévennec). Croix, crucifix, anges au calice. [YPC 1980] http://croix.du-finistere.org/commune/tregarvan.html

Voir aussi Christel Douard:

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-du-cimetiere/df27706c-d01c-4250-bf59-7db1fb78d289

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1°) La face orientale : Vierge à l'Enfant.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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2°) La face occidentale : Crucifix et anges au calice.

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Croquis de Yves Pascal Castel :

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Le blason d'Alain de Trégain, abbé de Landévennec de 1524 à 1530 : aux 3 pommes de pin pointes en haut, crosse en pâl.

Voir : 

 

. http://www.lavieb-aile.com/2019/05/les-blasons-de-quelques-abbes-de-landevennec.html

 

Le calvaire de l'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Le calvaire de l'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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III. LES STATUES EN KERSANTON DE L'ENTRÉE.

 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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1°) La Pietà aux anges de compassion.  Kersanton, XVIe siècle.

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inscrit au titre objet 2003/01/09 

h = 97 ; la = 105 ; pr = 36. "La Vierge agenouillée prie devant la dépouille de son fils soutenue par deux anges de part et d'autre du corps." Notice base Palissy.

Cette œuvre appartient donc au groupe des "Pietà aux anges de douceur", ou plus généralement aux crucifix où le Christ mort est assisté par deux anges. Voyez par exemple mon commentaire sur la Pietà de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou, où je donne une synthèse de l'iconographie.

 

Ici, l'ange de gauche soutient tendrement la tête du Christ, tandis que le deuxième ange enveloppe d'un linge les pieds.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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2°) Saint Budoc. Kersanton, XVIe siècle.

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a) Notice base Palissy

2003/01/09 : inscrit au titre objet

h = 135 ; la = 57 ; pr = 50 Saint Budoc en pied, en tenue d'évêque, tient la crosse de la main droite.

b) Saint Budoc : Evêque fêté le 9 décembre

 "Dans sa vie de saint Guénolé, écrite entre 850 et 885, Gurdisten reprend une tradition ancienne, selon ses propres paroles, quand il nous décrit Budoc comme "ministre angélique, richement doué de savoir, remarquable par sa droiture, que tout le monde de ce temps considérait comme l'une des plus fermes colonnes de l'Eglise". Budoc était le "maître" de l'Ile Lavret (Laurea), où Gwénolé fut, dès son enfance, élevé comme son disciple. Avec Maudez puis Budoc, nous sommes à la fin du 5e siècle et à l'aube de la grande expansion du monachisme chez nous : monachisme d'ermites où chacun a son "peniti" ; et, quand il s'agira d'un monastère, l'abbé continuera souvent à vivre en ermite (voir Goulven, Goeznou, Gwénolé) ; l'influence orientale reste prépondérante. Le culte de saint Budoc est couramment lié à celui de saint Gwénolé.

Saint Budoc (ou Beuzec) était le patron de l'ancienne paroisse de Beuzec-Cap-Caval (aujourd'hui en Plomeur). Il est toujours le saint patron des églises paroissiales de Beuzec-Cap-Sizun, Beuzec-Conq (en Concarneau), Trégarvan, Plourin-Ploudalmézeau et Porspoder." https://diocese-quimper.fr/fr/se-ressourcer/les-saints/story/917/saint-budoc

Saint Budoc, fils de sainte Azénor, fille du roi de Brest  donna son nom à la paroisse de Beuzec.

Les pêcheurs, obligés de lutter avec la mer ne croient pas avoir de meilleurs patrons que sainte Azénor  voguant sans voiles et sans rames  et son fils saint Beuzec, Buzec ou Budoc (littéralement le noyé, ou sauvé des eaux) .

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On comparera cette statue à celle de saint Guénolé (disciple de Budoc) en abbé (kersanton, vers 1520) dans l'ancienne abbaye de Landévennec ; il tient également  la crosse de la main droite.

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-reliquaire-et-les-statues-de-saint-guenole-au-musee-de-landevennec.html

Il est plus exact d'écrire que saint Budoc, si on admet cette identification non fondée, est représenté en abbé et non en évêque. Il s'agit peut-être aussi d'une statue de saint Guénolé, puisque nous sommes ici sur une possession de l'abbaye de Landévennec.

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Plaque émaillée à l'entrée du cimetière. Photo lavieb-aile.

Plaque émaillée à l'entrée du cimetière. Photo lavieb-aile.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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La reliure ou couverte du livre qu'il tient porte cinq cercles placés en quinconce.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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La mitre est également orné de de groupes de cinq fleurons en quinconce placés de chaque coté d'une bande verticale médiane décorée d'un fleuron et de deux languettes.

La mitre porte bien entendu des fanons.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Nous pouvons remarquer aussi que :

La crosse est tenue à droite, le crosseron (à crochets) orienté de façon axiale.

Cette crosse est tenue par l'intermédiaire d'un sudarium.

Des bagues sont enfilés sur chaque doigt long de la main droite (comme la statue de saint Guénolé à Landévennec).

Un manipule pend au poignet gauche, avec son gland de passementerie.

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IV. LE CLOCHER ET SES TÊTES.

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L'église paroissiale de Trégarvan partage certaines caractéristiques géologiques et stylistiques avec d'autres édifices religieux du Parc Naturel Régional d'Armorique. On retrouve, par exemple, des flèches à arêtes sculptées figurant des têtes humaines entre autres, à Landévennec (église paroissiale), à Dinéault (chapelle Saint-Exupère de Loguispar), à Brasparts (église paroissiale Notre-Dame et Saint-Tugen) ou encore à Pleyben (chapelle de la Madeleine). (d'après C. Douard)

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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La galerie de la tour est cantonnée par quatre têtes, (deux têtes humaines et deux têtes animales), et l'élévation ouest est encadrée de deux crossettes (un ange et une sirène) : elles seront étudiés dans un article propre.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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V. LE CLOCHER : LES DEUX CLOCHES.

LA CLOCHE MARIE JOSEPH ANNA (1880).

Base Palissy Enquête de l'Inventaire : Castel Yves-Pascal ; Quillivic Claude

Cette cloche a été fondue, comme celle de la chapelle Saint-Jean et celle de Guengat, celle de l'hospice de Châteaulin, celle de la chapelle Saint-André d'Ergué-Gabéric (1854) par Jean Fondeur, de Quimper, en 1880. Haute de 70 cm, elle porte  en ornementation un Salvator Mundi, et  l'inscription : 

PAROISSE DE TREGARVAN M. JOSEPH BARBOU RECTEUR J. M. MOAL MAIRE HERVE LAGADEC TRESORIER JE M'APPELLE MARIE JOSEPH ANNA JEAN MEROUR PARRAIN MARIE LAGADEC MARRAINE L'AN 1880

JEAN FONDEUR QUIMPER

LA CLOCHE DE 1859.

Base Palissy Enquête de l'Inventaire : Castel Yves-Pascal ; Quillivic Claude

Egalement fondue par Jean Fondeur à Quimper, et haute de 76cm, elle est ornée d'une Vierge, d'une gloire et d'une étoile, avec l' inscription :

PAROISSE DE TREGARVAN MR POLIQUEN RECTEUR MM J. M. MOAL MAIRE J. CAPITAINE ADJOINT M. H. MOAL TRESORIER S. J. L. NICOLAS P. ALL LAGADEC F. P. J. LOUIS BATANY M. J. N. MEROUR

JEAN FONDEUR A QUIMPER 1859

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Elles sont ornées en début de ligne par des manicules dont l'index et l'auriculaire sont  tendus vers des couronnes ou O.

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L'église Saint-Budoc de Trégarvan. Inscriptions, sablières, statuaire.
L'église Saint-Budoc de Trégarvan. Inscriptions, sablières, statuaire.

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VI. UNE CROSSETTE.

Angle sud-est : un chien (?) attaquant sa proie.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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 L'INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE SAINT-BUDOC.

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Trégarvan, est une ancienne trève d'Argol érigée en paroisse en 1841. Son église est en forme de croix latine, comprenant une nef de trois travées avec bas-côtés, deux chapelles en ailes formant faux transept au droit de la dernière travée et un chœur profond terminé par un chevet à trois pans. L'édifice présente des restes du XVIe siècle (arcades), mais a été en partie reconstruit au XVIIe siècle puis au début du XVIIIe siècle, ainsi que l'attestent les inscriptions. L'intérieur, du type à nef obscure, est lambrissé en berceau avec sablières sculptées mais sans entraits. Les arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers octogonaux. Arcs diaphragmes entre les bas-côtés et le transept. (Couffon)

 

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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I. LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES : 1706 et 1590 (?).

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1°) dans l'évasement du mur nord au dessus du 2ème pilier de la nef.

Un bloc de pierre sombre, de 53 cm sur 28 cm en deux fragments :

M : Y : CAPITAI

NE : P : I : GOVEOC

A : MARC : 1706 (ou A : MARO)

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M :  Y : CAPITAINE : P : I : GOVEOC / A : MARC  : 1706.

Interprétation possible  : "Messire Yves Capitaine Prêtre, I. Goveoc et A. Marc (fabriciens), en 1706."

a) le nom Capitaine est attesté comme nous l'avons vu. La lettre M précédant l'initial du prénom m'incite à y voir le titre messire qui précède le nom des recteurs, et la lettre P la mention "prêtre", mais aucun prêtre de ce nom n'est mentionné dans la paroisse d'Argol, dont Trégarvan est la trève jusqu'en 1842. Un "Yves Capitaine " est mentionné à Trégarvan, mais un peu plus tardivement puisque ses parents sont nés en 1704 et 1699.

b) le patronyme GOVEOC n'est  attesté, ni à Trégarvan ou Argol, ni comme patronyme en France. Nous trouvons en Bretagne Le Govec (diminutif de Le Goff : Le Goffic, Le Govic, Le Gouic,  Le Govec). Peut-être  une graphie dérivée de (LE) CORREOC ? Dans cette famille où Jean est attesté en 1685 à Dinéault, Anna Le Correoc épousa Yves Capitaine, et décéda à Brigneun, Trégarvan, en 1772.

c) A : MARC ou MARO pourrait correspondre aux patronymes Le Maro, Le Marchou, Le Marc'h, Le Marc, dérivé du breton marc'h, "cheval".

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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2°) Dans l'évasement du mur nord au dessus du 3ème pilier de la nef (1570 ? 1590 ?)

Elle semble être un fragment d'une inscription plus complète. Elle est elle-même traversée par une fissure (comblée de mortier ?). Les lettres latines sont irrégulières. On trouve des lettres conjointes liant entre eux le nom et le prénom, et un N rétrograde. La lecture est hasardeuse, notamment celle de la date, pourtant cruciale.

70 cm x 43 cm.

 

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Je lis 

YVOCAPYTE

ETON : 1570

 

Couffon a lu : " YVO CAPITE.../PETON. 1590. "

On peut penser à Yvon Capiten (Capitaine) , et , peut-être au patronyme Peton ou Petto

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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LES SABLIÈRES ET BLOCHETS : 1670 (NEF) et 1720 (CHOEUR).

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1°) Les sablières de la nef.

Si les trois travées découpent la nef, ce sont cinq entraits (poutres transversales que je numérote 1 à 5 d'ouest en est)) qui scandent la charpente lambrissée. Des pannes sablières sculptées s'intercalent entre les entraits, de la tribune de l'ouest jusqu'au chœur. Les premières ne sont ornées que d'une frise de tulipes, sans intérêt. Les pièces anciennes débutent après le premier pilier et le troisième entrait.

Je décrirai d'abord les sablières du coté nord, d'ouest en est.

a) Les sablières de la nef du coté nord. 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet nord, contre le troisième entrait.

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C'est un personnage peut-être féminin, taillé dans une pièce de bois rectangulaire comme une poutre, sans aucune extension latérale. De ce fait, les cotés sont rabattus ; ils ressemblent à deux feuilles nervurées, mais pourraient être les ailes d'un ange.

Ce personnage est vêtu d'une tunique boutonnée de haut en bas, et serré au cou par une fraise courte mais cet habit est peu réaliste.

Deux éléments stylistiques doivent être notés :

a) le menton en godet ou en rideau forment avec les joues rondes un contraste particulier. Ce détail se retrouve sur le bas-coté sud de la chapelle Saints Côme-et-Damien à Saint-Nic en 1661.

b) les trous forés assez profondément pour représenter les yeux et les boutons. Ils sont soigneusement exécutés, très réguliers, et nous allons les retrouver régulièrement. J'émets l'hypothèse qu'ils ont pu servir de mortaise pour des éléments décoratifs colorés.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Première sablière nord ancienne, entre le 3ème et le 4ème entrait. Frise de pampre, oiseaux et angelot.

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Cette frise est exactement comparable à celle exécutée à la chapelle Saint-Jean de Saint-Nic en 1653, mais se rapproche également des sablières de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de la même commune.

Elle se double d'une étroite  frise inférieure, faite de pampre avec ses grappes.

Trous pour les yeux de l'angelot et de l'oiseau.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Deuxième sablière nord ancienne, entre le 4ème et le 5ème entrait. Frise de pampre, oiseaux et angelot.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Inscription sur la frise inférieure, à droite.

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I MAZEAV  FA : 16 / 76

René Couffon a lu : " M : I : MAZEAV : FA : 1676.  sur la corniche du choeur "

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Les généalogistes signalent à Trégarvan Budoc Mazeau, décédé le 2 février 1718. Ou un Jean Mazeau, compatible avec l'initiale I de Ian, dont le fils Nicolas s'est marié en 1717.

L'inscription, placée dans la frise sous-jacente à la sablière ornée, et tracée en capitales romaines très géométriques, est comparable à celles de la nef de la chapelle Saint-Côme à Saint-Nic, datées de 1641. Les lettres elles-mêmes sont identiques, hormis le A dont la traverse est droite à Saint-Côme, et en V ici. .

 

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

 

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Les sablières anciennes de la nef , coté sud, du chœur vers l'ouest.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Troisième sablière sud ancienne, après le 5ème entrait. Frise de pampre, oiseaux et angelot.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Deuxième sablière sud ancienne, entre le 5ème et le 4ème entrait. Frise de pampre, oiseaux et angelot.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Première sablière sud ancienne, entre le 4ème et le 3ème entrait. Deux dragons affrontés attachés par un anneau entourant le cou.

Cette pièce est exactement comparable à celle exécutée à la chapelle Saint-Jean de Saint-Nic en 1653, mais se rapproche également des sablières de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de la même commune.

Les caractéristiques en sont ici :

  • les écailles du corps traités, selon les zones, par deux entailles différentes, soit en coup de biseau, soit en ligne irrégulière et sinueuse.
  • Les plages du corps lisses, dépourvues d'écailles, 
  • les langues dont le caractère épineux est figuré par un aspect foliaire.
  • Le fouet des queues traité comme des épis ou des grappes.
  • Les trous des pupilles.

Toutes, sauf les langues foliées, sont présentes à Saint-Nic.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet sud, en avant du 3ème entrait. Ange ?

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Menton en galoche ou godet (cf. supra)

Vêtement stylisé, non réaliste.

Trous d'ornementation pour les yeux, la collerette et la ceinture.

La collerette en larges pétales , comme celle d'un Pierrot, se retrouve sur les blochets de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien de Saint-Nic.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Les six blochets et les sablières du chœur (1720 et 1750).

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet du chœur n°1.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet du chœur n°2.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Sablière entre les blochets 2 et 3.

Inscription : IA 1750.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet du chœur n°3. 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Inscription entre les blochets 3 et 4 :

I : F. MASEO : CVRE : BVJOC : LEPAN : FABICN

La notice Palissy mentionne : "sablières du choeur en 1720, inscription : I F MASEO. CVRE. BVDOC LERAN. FABIC 1720"

René Couffon a lu : " I : F : MASEO CVRE BVDOC LERAN FABRIC. " au mur nord de la nef."

Le chronogramme 1720 a pu être détruit lors de restauration, puisque la corniche s'arrête là, avant une pièce de bois récente. Néanmoins, il faut bien lire LEPAN et non LERAN, d'une part par constatation de la photo, d'autre part car le patronyme LE PANN est attesté à Trégarvan.

On transcrira donc : I : F : MASEO : CURÉ : BUDOC : LE PAN[N] : FABRI[QUE] [1720]

ou" I.F. Mazeau curé, Budoc Le Pann fabricien (1720 ?)"

Je ne trouve pas d'information sur Budoc Le Pann, mais la famille Le Pann est attestée à Argol, (Bodogat) et à Trégarvan (Yves Le Pann, 1689-1742, père de Michel, père d'Alain qui épouse Marie Mazeau en 1780 à Trégarvan).

 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet du chœur n°4.

 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Sablière entre les blochets 4 et 5.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

Blochet du chœur n°5.

 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet du chœur n°6.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Les sablières du faux-transept sud.

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Blochets et sablières de la chapelle latérale sud (Sainte-Marguerite).

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet de gauche.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Sablière de gauche, coté ouest du faux-transept. Deux dragons affrontés tête reliées par un anneau. 

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Sablière de droite, coté ouest du faux-transept. Frise à pampre, oiseaux.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Oiseau picorant les grappes : notez les trous d'ornementation.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Blochet de droite du faux transept sud. Ange et inscription MARIA.

Inscription MARIA avec les deux premières lettres jointes comme dans le monogramme marial. Le personnage en buste est un ange, dont les ailes se devinent sur les cotés et dont le col est stylisé en collerette à la Pierrot. 

Cou large, menton en godet, trous pupillaires.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Synthèse : les sablières de Trégarvan et l'atelier de Saint-Nic.

Les sablières sculptées de l'église de Trégarvan sont, finalement au nombre de six pièces : deux dans la nef nord, deux dans la nef sud et deux dans la chapelle sud. J'exclus les  autres pièces, celle du début de la nef, aux successions de "tulipes", et celles du chœur, en frise géométriques dont seules les inscriptions datées (1720 ? et 1750) sont dignes d'intérêt. 

Ces six pièces sont non seulement homogènes mais aussi répétitives, puisqu'on n'y trouve que deux motifs : celui des dragons affrontés et liés, et celui des pampres aux grappes picorées par les oiseaux, de part et d'autre d'une tête d'angelot.

À cet ensemble ne s'applique pas les dates de 1720 et 1750, mais la date de 1676 associée au nom du maître d'ouvrage le fabricien I. MAZEAU.

Nous devons attacher à cet ensemble de six sablières les 12 blochets (deux dans la nef, six dans le chœur et quatre dans la chapelle sud) car ils sont tous cohérents sur le plan stylistique et qu'ils ont des caractères de style communs avec ces sablières : utilisation de trous pour les pupilles et le décor, menton en godet, double contour des yeux en amande, lignes sinueuses ornementales, stylisation non réaliste des vêtements.

Ces six sablières et ces douze blochets  de 1676 peuvent, par ces caractéristiques, être attribuées au sculpteur d'une partie des sablières de la chapelle Saint-Jean de Saint-Nic, réalisées en 1653 sous la direction du recteur Guillaume Perfezou, M. Kervarec étant fabricien, et où les deux mêmes motifs des pampres à angelots et oiseaux et de dragons affrontés sont réalisés à l'identique. Et au sculpteur des sablières des bas-cotés de la chapelle Saint-Côme, à Saint-Nic, réalisées en 1661 et 1670-1675 sous la direction du même recteur Perfezou, tandis que R.G Marzin était fabricien en 1661 et  Alain Roignant en 1675 ; et où les mêmes motifs des sablières s'associent au caractères des blochets, notamment le caricatural menton en godet.

Faut-il déduire des inscriptions datées de Saint-Côme que le sculpteur était cet Alain Roignant, qui se signale à deux reprises comme "charpentier" ? C'est ce que suggérait Sophie Duhem dans sa thèse de 1997 :

 

"Un autre compagnon se joint aux ouvriers [ Olivier Guillosou et Jacques "Bolesec en 1641 et 1646] ,  une dizaine d'année plus tard, pour exécuter un ouvrage de même goût dans le bas-coté sud de l'église. Une poutre précise l'époque (nous sommes en 1661) et l'une des factures identifie le nouvel artisan : il s'agit d'Alain Roignant, qui reproduit fidèlement les thèmes sculptés par ses compagnons mais pour un résultat plus médiocre que tente de camoufler une excessive décoration de stries, d'encoches et de points. L'artisan a visiblement été formé aux « méthodes » des sculpteurs et familiarisé avec les images de l'atelier.

Son activité ne débute pas en 1661 puisqu'il exerce déjà son métier en 1653. il réalise à cette époque les décors sculptés de la chapelle Saint-Jean, toujours pour le recteur Guillaume Perfezou. Ses déplacements le conduisent à quelques kilomètres de là, dans la paroisse de Trégarvan qui l'emploie à l'ornementation de la charpente. La date de réalisation de cet ensemble n'est pas connue ; elle est probablement contemporaine des travaux de Saint-Nic et de l'achèvement des reliefs du bas-coté nord en 1670."

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Avec plus de prudence, mais en me basant sur des critères stylistiques précis et un corpus d'images placées en ligne, je propose de définir un atelier, celui du Maître de Saint-Nic, actif entre 1661 et 1676 entre les deux chapelles de Saint-Nic et l'église de Trégarvan.

Il reste à définir la filiation entre cet atelier et celui qui avait réalisé les sablières de la nef de Saint-Côme en 1641-1646. Par la parenté entre l'inscription MAZEAU FA 1676 et celles des sablières de  la nef (et non plus des bas-cotés) de Saint-Côme, ou par la présence d'ornementation par trous dans le corps des dragons de cette nef, je suis tenté d'étendre l'activité de cet atelier à la période 1641-1676. Définir, dans cet atelier, les différentes "mains", sera la tâche suivante.

 

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LA STATUAIRE.

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I. Les statues du chœur.

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1°) Saint Budoc. Pierre polychrome. XVIIe

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Le saint est représenté en évêque avec mitre rouge et or, chirothèque, pantoufles épiscopales, cape, surplis et soutane, mais il tient le bâton pastoral en forme de croix simple, sans crosse ni double traverse.

Notice Palissy : h = 135 ; la = 42 ; pr = 26

1992/01/21 : inscrit au titre objet

Ou bien Base Palissy  h =140, la = 40, attribuée à Roland Doré. Base réparée au ciment.

Emmanuelle Le Seac'h n'inclut pas cette œuvre dans son catalogue critique de Roland Doré.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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2°) Saint Pierre en premier pape.

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Base Palissy. inscrit MH 1992/01/21

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Saint Sébastien.

Ce saint était invoqué contre la peste, ou les épidémies apparentées, tout comme saint Roch (infra).

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Saint Roch et son chien Roquet.

Le médecin de Montpellier Roch, en costume de pèlerin de Rome, montre sa plaie bubonique, tandis que son chien Roquet,, miraculeusement, lui apporte chaque jour le secours d'un morceau de pain.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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La chapelle nord et le retable de saint Étienne.

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Base Palissy.

 

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Prédelle : la lapidation de saint Étienne.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Saint Antoine. Bois polychrome, XVIIe ?

 

Base Palissy  Inscrit 1992/01/21

Attribut : son habit d'Antonin,  son cochon et son chapelet. Il manque la cloche et le tau, mais c'est le livre que devait tenir la main gauche.

Hauteur 90 cm, largeur 34 cm, profondeur 25. Inscription peinte S. ANTON.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Statues de la chapelle sud.

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La Pietà. Bois (chêne) polychrome, XVIe.

Base Palissy Yves-Pascal Castel et Claude Quillivic

1960/02/23 : classé au titre objet

Statue d'applique à revers évidé, haute de 90 cm et large de 40 cm. La Vierge est assise, les mains jointes, le corps de son Fils étendu en arc sur ses genoux.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Bois polychrome, XVIIe. 

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Base Palissy. inscrit MH 1960/02/23

Sainte Marguerite sort miraculeusement du dos du dragon qui l'avait avalé, et qui tient encore dans sa gueule l'extrémité du manteau bleu à revers rouge.

 

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Ses cheveux sont retenus par un bandeau postérieur, de même étoffe que le manteau.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Statue du bas-coté nord de la nef. Dieu le Père.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Les fonts baptismaux. Grès, XVIe siècle.

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Base Palissy 

" grès peint faux granite ; cuve carrée, sur pied, avec piscine accolée de moindre hauteur, base commune ornée de moulures ; dimensions : h = 95" (Castel et Quillivic)

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

L'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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LES BANNIÈRES DE PROCESSION.

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Dans la tribune :

Velours rouge brodé 

SAINT PIERRE PRIEZ POUR NOUS.

SACRÉ COEUR DE JÉSUS SAUVEZ LA FRANCE.

Cette bannière peut être datée de la Grande Guerre 1914-1918 par son inscription votive patriotique.

 

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Bannières de l'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile  27 juin 2018.

Bannières de l'église Saint-Budoc à Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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Bannière de sainte Anne et de Notre-Dame de Lourdes.

Soie brodée, début XXe (?)

a) Bannière de sainte Anne.

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Bannière de Notre-Dame de Lourdes.

inscription N-D DE LOURDES P.P. NOUS [Priez pour nous]

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Bannière de la guerre de 1914-1918 et de sainte Jeanne d'Arc.

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Soie brodée et peinte, cannetille. Début XXe.

a)  Bannière de la guerre de 1914-1918.

Inscription DON DES PAROISSIENS CONSOLATRICE DES AFFLIGÉS GUERRE 1914-1918.

La Vierge.

Une religieuse en cornette (probable sœur de la congrégation des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul) se penche sur le bras gauche garotté  d'un blessé dont elle pose le pansement.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320122201056nuca/4b322446-e624-4c07-ab04-a30a5dbd0e7a

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/bannieres-de-procession-4/d49b2893-870c-46dc-a5e5-e003356dd97b

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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b. Bannière de Jeanne d'Arc.

Inscription JHESUS MARIA.

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Bannière de Notre-Dame de Lourdes et de  l'ange gardien

 

a) Bannière de l'ange gardien : soie rouge. Inscription SOYEZ MON GUIDE.

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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b) Bannière de Notre-Dame-de-Lourdes.

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N-D. DE LOURDES PRIEZ POUR NOUS.

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Bannières de l'église  de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Bannières de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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La plaque tombale du dernier grenadier de Napoléon.

 

 

"Michel Hicher, grenadier de la garde impériale, est décédé à Trégarvan le 8 août 1857. En 2014, la plaque a été .redorée :

« Ici repose Michel Hicher né à Plonévez-Porzay, grenadier du 1er régiment de l'ex-garde impériale, Chevalier de la Légion d'honneur, décédé à Trégarvan le 8 août 1857 à l'âge de 86 ans ». 

Deux articles de  Jean-Jacques Kerdreux et de Patrick Jadé ont donné tous les renseignements sur ce grenadier : présentées dans « Avel Gornog » n°22 d'août 2013. 

Michel Hicher est né en 1771, au moulin de Lesvren en Plonévez-Porzay, dans une famille de meuniers de Dinéault (moulin de Tréfiec depuis 1760). Il fut enrôlé comme soldat de la Révolution lors de la levée en masse de 1794. ll devient fusillier du 1er bataillon des Ardennes.

Mesurant plus de 1,70 m, il devint grenadier dans l'armée d'Italie, sous les ordres de Napoléon Bonaparte.

Dans la 106e demi-brigade, il participe à la défense de Gènes en avril-juin 1800. Il est en Autriche en 1805, 1809, puis intègre le 1er régiment de grenadiers à pied de la garde impériale, l'une des quatre seules unités de la Vieille Garde et "la plus valeureuse de tous les temps". Cette unité accompagne Napoléon jusqu'à Moscou, et parvient à garder un ordre à peu près régulier pendant la retraite de Russie. 

 

Puis c'est la campagne d'Allemagne en 1813, puis la campagne de France en 1814, au cours de laquelle Michel Hicher reçoit la Légion d'honneur le 2 avril 1814, juste avant l'abdication de Napoléon le 6 avril. Il participe à la campagne de Belgique en 1815 mais est absent à Waterloo le 18 juin.

 

 

 

 

 En 1815, après 23 ans et 6 mois de service dont 23 ans de campagne,  il revient à Dinéault comme cultivateur. Il se marie le 25 septembre 1918 à Dinéault avec Laurence Bescou de Trégarvan et s'installe à Brigneun (Trégarvan). Il aura cinq enfants et aujourd'hui, plusieurs de ses descendants habitent la commune.

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Cimetière de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

Cimetière de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 27 juin 2018.

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SOURCES ET LIENS.

—Base Palissy :

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/dapapal_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Tr%e9garvan&DOM=MH&REL_SPECIFIC=3

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_8=REF&VALUE_8=IA00005336

"Piles de la nef début 16e ; croix de cimetière en 1527 ; vers 1590 rehaussement des arcades, inscription : YVO CAPYTE ETON 1590 ; chevet en 1629, inscription : BVZEC CAPITEN F 1629 ; sacristie en 1658, inscription : N LE SCOARNEC FAB 1658 ; sablière angle N.O. de la croisée porte l'inscription : I MAZEAU FA 1670 ; nef pignon ouest : N SCOARNEC F ; clocher en 1696, inscription : ... NORD. F.1696 ; reprise de la 1ère arcade nord : M.Y.CAPITAINE. P.I.GVEOC A.MARC. 1706 ; sablières du choeur en 1720, inscription : I F MASEO. CVRE. BVDOC LERAN. FABIC 1720"

— CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980. Quimper, p. 356-357.

— CHAURIS, Louis. (2015) Pour une géo-archéologie du Patrimoine : Pierres, carrières et constructions en Bretagne. Revue archéologique de l ouest p. 259-283

https://journals.openedition.org/rao/925?lang=en

La langue bretonne emploie quelques termes pour désigner les roches, mais ceux-ci s’avèrent dans l’ensemble peu précis. Ainsi, la dolérite, appelée mein houarn ou menhouarn (pierre de fer), en raison de sa ténacité, n’est aucunement un minerai de ce métal. En presqu’île de Crozon, lorsqu’elles est altérée, la même roche est dénommée men rouz (pierre rousse) du fait de sa teinte ; plusieurs parcelles l’évoquent ainsi à Crozon : « Men roux » (section 36, n° 1364 à 1374) et « Parc Men roux » (section n° 36, n° 1375). Parfois, (à Trégarvan ou à Dinéault), les cultivateurs appellent la dolérite « Kerzanton », confusion éminemment fâcheuse (Chauris et Kerdreux, 2000). Il est rare qu’en breton le toponyme indique la nature de la pierre de manière relativement précise. 

— CHAURIS, L., KERDREUX, J.-J., 2000 – La dolérite : une pierre de construction singulière en presqu’île de Crozon, Avel Gornog (Crozon), 8, p. 18-23.

On trouve de la dolérite par exemple dans certains gisements affleurants dans le centre de la Bretagne et notamment près du village de Plussulien sur le site de Quelfennec qui est connu comme étant l'un des principaux sites de fabrication de haches polies de la période Néolithique qui s'exportèrent dans tout l'ouest de la France.

 

—CHAURIS, Louis. Un projet de haut fourneau à Trégarvan au XIXe siècle. Dans : Les Cahiers de l´Iroise, n° 147. Brest, 1990, p. 156-163.

— COUFFON (René), LE BARS, (Alfred), 1988,, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.;

"TREGARVAN Ancienne trève d'Argol érigée en paroisse en 1841.

EGLISE SAINT-BUDOC En forme de croix latine, elle comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, deux chapelles en ailes formant faux transept au droit de la dernière travée et un choeur profond terminé par un chevet à trois pans.

L'édifice présente des restes du XVIè siècle (arcades), mais a été en partie reconstruit au XVIIè siècle puis au début du XVIIIe siècle, ainsi que l'attestent les inscriptions :

" BVZEC : CAPITEN : F : 1629. " au pan sud du chevet,

" N : LE SCOARNEC. FAB. 1658. " sur le mur de la sacristie,

" M : I : MAZEAV : FA : 1676. " sur la corniche du choeur,

" 1696 " et " MORO. F. " sous la galerie du clocher, côté sud, -

" M : Y : CAPITAINE : P :/I : GOVEOC : A : MARC : 1706. " sur un pilier de la nef,

" YVO CAPITE.../PETON. 1590. " sur un autre pilier de la nef,

" I : F : MASEO CVRE BVDOC LERAN FABRIC. " au mur nord de la nef,

" MI CAPITEN PBRE. " sur une sablière du choeur.

L'accès au clocher est extérieur. Une galerie à forte balustrade classique entoure la chambre de cloches. Au sommet des gables de la flèche, mascarons ; autres mascarons sur les arêtes. Ossuaire d'attache à deux baies. L'intérieur, du type à nef obscure, est lambrissé en berceau avec sablières sculptées mais sans entraits. Les arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers octogonaux. Arcs diaphragmes entre les bas-côtés et le transept.

Mobilier Maître-autel en tombeau galbé. - Deux autels latéraux : au sud, petit retable à quatre colonnes lisses ; au nord, retable à deux colonnes torsadées évidées, représentation en bas-relief polychrome de saint Etienne dans le panneau central, et martyre du diacre dans la prédelle. Fonts baptismaux de granit."

Statues anciennes

- en pierre polychrome : saint " BVDOC " ;

- en bois polychrome : Dieu le Père portant la tiare et assis sur son trône, XVIIe siècle (porche),

-saint Pierre,

-saint Sébastien, XVIIe siècle (C.),

-saint Roch, XVIIe siècle (C.),

-sainte Marguerite, XVIIe siècle (C.),

-saint Antoine ermite, XVIIe siècle,

-Vierge de Pitié, XVIe siècle (C.),

-Christ en croix, XVIe siècle ;

- en bois doré : Immaculée Conception (statuette de procession), XVIIIe siècle.

Trois vitraux figuratifs dans le choeur, vers 1946.

Cadran solaire de 1698. 

A l'entrée de l'enclos, deux statues en kersanton :

Vierge de Pitié à genoux, contemplant son Fils étendu à terre et dont deux anges soutiennent la tête et les pieds ;

- saint Budoc en évêque.

Dans l'enclos, calvaire aux sculptures rongées par le temps, consoles vides ; sur le socle : " M Vc XXVII.

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières, images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. Presses Universitaires de Rennes 385 p.-[16] p. de pl. en coul. Note : Bibliogr. p. 367-379. Notes bibliogr. Index . Voir pages 60 et 147.

— ARCHIVES PAROISSIALES.

https://diocese-quimper.fr/fr/archives/story/2484/archives-paroissiales-de-tregarvan

— — OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. De Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes, 1843, p. 917.

— OGEE, édition 1778 :

https://archive.org/stream/dictionnairehist01og#page/22/mode/2up

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières. Sablières Inscriptions Chapelles bretonnes.
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:00

L'église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault (29). I. Les bannières.

Merci à Jean-Luc Verbrugge, maître de chœur de la chorale Sainte-Geneviève et co-patron du bar Les Folatières, pour son chaleureux accueil.

Voir : 

L'enclos paroissial de Dirinon IV : les bannières anciennes (XVIIIe siècle) de l'église Sainte Nonne.

 

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L'église de Dinéault renferme deux bannières placées dans la nef derrière les piliers précédant le chœur : l'une date de 1925 et l'autre de 1958.

On trouve aussi sur la tribune 4 bannières de confrérie.

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I. La bannière de la Crucifixion / Saint Exupère et Marie-Madeleine.

Longueur : 160 cm. Largeur 115 cm

Il s'agit d'une reconstitution d'une bannière du XVIème (?? plutôt  XVIIe) siècle, réalisée en 1925 (sous le le recteur Guennec) par les religieuses de l'Adoration de Quimper. Une restauration a été effectuée dans les années 2000.

Les sœurs de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, établies à Quimper de 1836 à 2013 pour y tenir un orphelinat Rue de la Providence, et d'une maison de retraite en 1896  (création d'une maison à Brest en 1851 et à Morlaix en 1923) étaient au nombre de 200 en 1900.

1°) La Crucifixion.

Fond : a) tissu de velours bronze ou or uni pailleté de sequins argent  b) en bas, pour le sol, satin bleu et rose. 

Sujet :  Crucifixion entre la Vierge et saint Jean. Le crâne et les ossements rappellent le nom du Golgotha "le lieu du crâne", mais aussi le crâne d'Adam dont le péché est racheté par le sacrifice du Christ.

— Broderies d'accompagnement : 6 bouquets identiques en fil argenté.

Bordure : galons d'or. La scène historiée est isolée par une bande de rinceaux en bas et sur les cotés.

Gousset : alternance de tissus de velours des couleurs vert bronze et rouge  du recto et du verso.  La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

Lambrequin : à cinq festons rectangulaires alternant les couleurs vert bronze et rouge,   galonnés et frangés de glands de fils bleus et jaunes réunis par une surliure bleue. Chaque feston est orné d'un fleuron,  bouquet de fleurs de deux dessins différents. Une fleur réunit 14 pétales autour d'un séquin . 

Clochettes : non. Pas de glands en pompons entre les festons.

Support : en métal (laiton), avec une croix au sommet et des pommes aux extrémités .

Le sujet principal, le Calvaire (Christ en croix entre Marie et Jean), répond au poncif de la trentaine d'exemples de Crucifixion du corpus de bannières anciennes de Basse-Bretagne :

 "La croix est solidement fixée par des coins dans un sol fleuri, vue en très légère contre plongée car on en voit l'épaisseur. Ce parti permet de mettre en évidence les yeux levés du Christ, crucifixion d 'avant l'instant de la mort, lorsqu'il prononce ses derniers mots « tout est achevé ». Le sang qui coule du côté rappelle le coup de lance, donné après la mort . Les deux pieds sont posés côte à côte. Un crâne est au pied de la croix, sur l'herbe, parfois accompagné des deux tibias croisés, rappelant que le lieu de la crucifixion s'appelait Golgotha, le lieu du Crâne. On a pu y voir aussi le symbole d'Adam, enfin racheté par la mort du Christ. Plus certainement, pour les croyants de cette époque, ce crâne, se détachant sur l'herbe verte, toutes dents dehors, est une évocation de leur propre fin dernière. On sait l'importance des ossuaires et reliquaires d'attache dans toute cette région immédiate.  La scène du Calvaire avec les seuls Marie et Jean « le disciple qu'il aimait » est la plus fréquente. La mère à la droite de son Fils, les mains jointes, le disciple semblant converser, s'adresser au crucifié. C'est un motif innombrable en peinture, reproduit et diffusé sous forme de gravures . Dans une autre version (le Cloitre-Pleyben, Pleyber-Christ, Saint-Pol de Léon, Cotascorn, Plouguerneau, Le Minihy-Tréguier, Saint-Pierre-Quilbignon, Plougourvest  ) c'est Jean qui a les mains jointes et la mère qui semble s'adresser à son Fils, comme dans le tableau de Guido Reni (1624). C'est le dernier échange filial, lorsque Jésus dit à sa mère « Femme voici ton fils » et à Jean « Voici ta mère ». Phrases qui fondent, légitiment, l'affection que les fidèles portent à la Vierge, la dévotion mariale qui a marqué la chrétienté, et singulièrement la Basse- Bretagne. "(d'après C. Guillou 2010)

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Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le Christ.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge.

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le nimbe est réalisé en tissu jaune recouvert d'un treillis de fils brillants : il n'a pas la qualité des nimbes en couchures des bannières anciennes (voir celles de Dirinon).

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Jean.

Ses bras sont croisés sur la poitrine, son cou est tendu vers l'avant. Le regard est lourd, seule la partie inférieure de la conjonctive est visible. Le nimbe est réalisé en tissu jaune recouvert d'un passage horizontal de fils brillants, assez fragile et qui se détériore.

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Saint Jean, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean, bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Détail : une fleur du sol.

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Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Détail. Glands de passementerie. Cannetille et filets de fils.

Glands de passementerie. Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Glands de passementerie. Bannière de la Crucifixion (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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2°) Saint Exupère et sainte Marie-Madeleine.

 

Fond : a) tissu de velours rouge uni pailleté de sequins argent  b) en bas, pour le sol, satin bleu et rose. 

— Sujet :Les deux personnages réunis ici sont saint Exupère (Sant Dispar), patron de la chapelle éponyme, et sainte Marie-Madeleine (Santez Mari-Madalen), titulaire de l'église. Ils apparaissaient déjà (quoique le saint évêque y soit intitulé "saint Paterne) sur le vitrail de 1535 de la chapelle Saint-Exupère (aujourd'hui au Musée Départemental de Quimper). L'église conserve aussi une statue en bois du saint, datant du XVe siècle et provenant de la même chapelle.

De même, l'église conserve, ornant le chœur,  une statue en bois de Marie-Madeleine datant du XVIIe siècle.

Le couple Saint-évêque / Marie-Madeleine figure aussi sur le calvaire de l'église datant de 1550, 1648 et 1696

Broderies d'accompagnement : 3 grands bouquets identiques et 3 petits bouquets en fil argenté.

Bordure, Gousset et Lambrequin : identiques au coté Crucifixion.

 

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Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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1°) Saint Exupère.

Aucune inscription et aucun attribut ne permet de l'identifier. En effet, il reproduit le poncif d'un saint évêque, certes différent de l' "évêque modèle de la réforme tridentine" décrit par Christiane Guillou, et qui est figuré de 3/4, en mouvement et le pied en avant. Ici, il est de face, bénissant de la main droite et tenant la crosse de l'autre, portant la mitre, l'étole, la cape et le surplis ou dalmatique de dentelle.

Saint Exupère, ami et contemporain de saint Jérôme, fut évêque de Toulouse au Ve siècle. On peut penser que  saint Dispar , dont le  nom breton signifie "sans pareil", mais qui ne figure pas au calendrier romain, a du, pour s'y conformer,  être apparenté ou assimilé à un saint du rituel romain par rapprochement de sonorité avec celui de l'évêque de Toulouse. 

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Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de la Crucifixion et de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Exupère, Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Exupère, Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine.

Quoique je l'ai d'abord identifiée comme saint Jean tenant son calice, on la reconnaît à ses cheveux longs et à son flacon d'onguent.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine. Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Sainte Marie-Madeleine. Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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 Bannière de  saint Exupère et sainte Marie-Madeleine  (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de saint Exupère et sainte Marie-Madeleine (1925), église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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II. La bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine / Saint Exupère.

Longueur 154 cm Largeur 105 cm.

1°) Sainte Marie-Madeleine.

Inscription : Ste MARIE-MADELEINE / 1958.

Fond : tissu de velours rouge-pourpre uni.

Sujet : Marie-Madeleine tenant un calice (de parfum versé sur les pieds de Jésus selon Jean 12:2-3, ou plutôt d'onguent ou "d'aromates" (Marc16:1) pour l'embaumement du Christ.

— Broderies d'accompagnement : inscription et chronogramme ; 9 fleurons de 4 pétales ; 2 rameaux fleuris noués par un ruban ; 2 petits rameaux fleuris.

Bordure : galons d'or.

Gousset : La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

Lambrequin : à  trois festons en ogive, largement bordés de cannetilles.

Clochettes : non. Présence de  glands et cannetilles entre les festons.

Support : en métal  avec une croix ouvragée au sommet.

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 Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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 Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de 1958 : Sainte Marie-Madeleine, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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2°) Saint Exupère.

Inscription : PAROISSE DE DINEAULT / ST EXUPERE P.P.N

Fond : tissu de velours rouge bordeau uni.

Sujet : Saint Exupère en évêque, le haut du corps tourné vers la gauche, bénissant.

— Broderies d'accompagnement : inscription et chronogramme ; 9 fleurons de 4 pétales ; 2 rameaux fleuris noués par un ruban ; 2 étoiles ; 1 petit rameau fleuri.

Bordure , Gousset ,  Lambrequin , Support : comme la face opposée.

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Saint Exupère. Bannière de 1958,  église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Exupère. Bannière de 1958, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Les quatre bannières de la tribune.

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Bannières sur la tribune de l' église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannières sur la tribune de l' église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière Saint-Louis de Gonzague.

Cet étudiant jésuite mort à Rome en 1591 au service des pestiférés est le saint patron de la jeunesse catholique ; un collège et un lycée de Chateaulin portent ce nom. 

Fond de  velours bleu. Inscription St LOUIS DE GONZAGUE PRIEZ POUR NOUS. Deux tiges de lys sont  croisées.

Bannière Saint Louis de Gonzague, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière Saint Louis de Gonzague, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière eucharistique ? 

Fond blanc. Christ (ou saint Joseph) bénissant et regardant un lys à ses pieds. Pampres, croix et fleurs en périphérie.

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Bannière eucharistique (?) église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière eucharistique (?) église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière de l'Immaculée-Conception.

Fond blanc.

Bannière de l'Immaculée-Conception, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de l'Immaculée-Conception, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Bannière de Sainte Anne éducatrice.

Fond or. Sainte Anne et la Vierge, entourés d'un rinceau..

Bannière de sainte Anne, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

Bannière de sainte Anne, église Sainte Marie-Madeleine de Dinéault. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "[Notices sur les paroisses] Dinéault",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 171-187.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dinault.pdf

— BITTEL (Philiipe), L'église Sainte Marie-Madeleine

http://www.dineault.fr/images/eglisemadeleine/eglise.pdf

http://www.dineault.fr/la-commune/le-patrimoine/patrimoine-religieux/eglise-sainte-marie-madeleine

— COUFFON (René)

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DINEAULT.pdf

— GUILLOU (Christiane Hermelin), Les bannières de Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte Ceci est le chapitre d’une thè se en cours. 2010.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00546728/document

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières. Dinéault
4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 22:48

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L'église Sainte-Nonne de Dirinon possède deux bannières du XVIIIe siècle, classées au titre des monuments historiques. Celles-ci appartiennent au corpus de 43 bannières classées datant de l'Ancien Régime en Basse-Bretagne, très majoritairement dans le nord (Léon et Trégor) et étudié par C. Guillou.

Je décrirai donc, sans compétence mais en m'appuyant notamment sur les publications de cet auteur:

1. La bannière de l'Assomption / de Saint Divy.

2. La bannière de la Crucifixion / Rosaire.

Cet ensemble est bien représentatif du corpus, puisqu'il associe les quatre motifs majeurs : la dévotion au Christ (Crucifixion) et à la Vierge (Assomption), au saint patron (Saint Divy) et à une Confrérie ( Rosaire) : bannières liturgique, paroissiale, et de confrérie.

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Le support.

 

"L'archétype des bannières basses bretonnes, c'est un tableau de velours brodé, porté en procession, qui doit être vu de loin, comme tout signe de ralliement. Le support doit donc être très haut, un mât qui peut atteindre quatre mètres, pour permettre la visibilité, mais aussi la lisibilité de l'image, ce qui suppose une traverse horizontale solidement fixée, afin que la bannière se rapproche autant que faire se peut d'un tableau en promenade. On y adjoint des haubans, des cordelières en passementerie, pour faire face aux coups de vent : qu'ils soient de soie, d'or ou d'argent ne doit pas faire illusion, ce sont d'abord des cordages qui doivent permettre de redresser la bannière par grand vent. Le porteur maladroit qui laisse sa bannière faire ventouse est bien aise du renfort de ses deux acolytes manœuvrant en force les agrès. Les extrémités de la traverse sont agrémentées de deux grosses pommes de bois, dorées voire peintes de couleurs vives. Ce sont parfois des boules recouvertes de passementerie, dont l'origine, est inconnue : pen baz lorsque le bois est nu, amortisseur des heurts et des coups lors des rixes, dont Georges Provost a relevé la survenue pour des motifs pieux ou de rivalité villageoise. " (C. Guillou, 2010)

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1. Bannière n° 1 de l'Assomption /  de saint Divy. 

Bannière de procession classée MH au titre d'objet le 15 juillet 1993. Tissu rouge uni brodé de  1,70 m  de haut et 1,10 m de large daté du 1er quart du XVIIIIe siècle (données de l'Inventaire PM29003832  ), très restaurée.

A. L'Assomption. 

—Fond : tissu de velours rouge uni pailleté de sequins et orné en périphérie de 12 fleurs brodées à quatre pétales.

—Sujet :  la Vierge, couronnée, bras ouverts, monte parmi les nuées, soutenue par deux anges et deux angelots. Les visages, bras et jambes sont en tissu rapporté et peint, 

"Les superbes Assomptions, portée par 4 anges, de Locquénolé et de Hengoat  reprennent un modèle connu de Poussin. Peint en 1649, reproduit en gravure dès l'année suivante, ce qui facilite les copies soit sous forme de tableau soit sous forme de bannière : l'image étant alors détourée, ne conservant que les personnages, au détriment du paysage. 

"On est frappé aussi par la rapidité d'adoption de certains modèles comme l'Assomption de la Vierge. Réalisée par Poussin à Rome en 1649, la reproduction gravée intervient dès 1650. Elle est copiée en l'église de Saint Thégonnec, traduite en bannière à Locquénolé, et à Hengoat, à une date indéterminée, vraisemblablement entre le dernier quart du XVIIe et le tout début du XVIIIe par un atelier inconnu de très grande qualité. L'Assomption à deux anges et un angelot [?] de Dirinon, a les bras ouverts et moins d'élan. (inspirée du Titien ?). Mais la rénovation lui a fait, sans nul doute, perdre de son caractère et de son charme." (C. Guillou 2010)

Les nuées et les auréoles sont brodées selon le procédé de la couchure :

De Saint-Aubin* écrit à propos de la broderie en couchure que « Comme les points de soie de la couchure paroissent beaucoup , on lui donne le nom de la figure que ces points expriment par leur rencontre ; ainsi on dit couchure de deux points , en chevron , en losange , en serpenteau , &c » et ajoute qu’on fait « … des fonds entiers de grands ronds tournés en spirale … en les commençant chacun par leur centre. Ces ronds en se mêlant les uns dans les autres , reçoivent différents rayons de lumière dont le mélange est fort agréable…» comme le montre clairement la reproduction ci-dessus.* Saint-Aubin (Charles-Germain de), 1770 L'art du brodeur, , réédité par le Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, 1983. Cité par http://www.plaisirstextiles.com/

 

"– Couchure simple : Fils métalliques groupés, placés à plat à la surface du tissu, sans le traverser, et maintenus par des points de fixation disposés en quinconce. Lorsque ces points de fixation forment des motifs (damiers, chevrons, à bâtons rompus ) c'est une couchure à point de figure;

– Couchure de fils textiles : le principe et le même. Comme elle est employée le plus souvent pour de grandes surfaces, les points de fixation se font en deux temps : d'abord de longs points couchés par-dessus, et perpendiculairement, à la série de fils initiaux Ce sont les barres (ou barrettes) de fixation). Puis fixation de ces points perpendiculaires, en plusieurs endroits, par de petits points souvent invisibles qui, cette fois, traversent le support. Les sols d'herbe des scènes de Calvaire, sont des couchures. Les longs traits blancs sont les restes des anciennes barres de fixation : l'âme des fils. Les travaux savants autour de la Tapisserie de Bayeux ont remis en évidence ce point un peu passé de mode. La technique de la couchure est économe en fil (un seul passage de fil noble, les fils de fixation pouvant être de matériaux moins riches). Elle a été utilisée dans quasiment toutes les civilisations. Les bannières utilisent la couchure en rond ou en spirale en argent clair pour les nuées, en or sombre brun rouge en arrière fond. Voire pour l'anatomie des personnages. Comme toute broderie qui a recréé un nouveau fond, les couchures peuvent être rebrodées. L’or nué, très utilisé au Moyen Âge, est une couchure d’or servant de support à des broderies au point passé de soies multicolores." (C. Guillou 2010)

—Bordure : galons d'or.

— Gousset : non cousu sauf aux extrémités : La bande supérieure forme gousset, dans lequel passe la traverse horizontale.

— Lambrequin : à cinq festons (rectangle + pointe triangulaire) galonnés et frangés de cannetille. Chaque feston est orné d'un fleuron,  bouquet de fleurs, de métal et de soie. La fleur réunit 16 pétales autour d'un cœur rouge quadrillé. Au creux des festons étaient suspendus des sortes de pompons de passementerie plissée, dissimulant des clochettes en bronze. 

— Clochettes : non.

— Support : en bois, sans prétention et sans-doute récent.

 

 

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Assomption, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Vues de détails.

Des serpentins de fil sont cousus au dessus du tissu brodé, entourant les parties en tissu peint, ou traçant les lignes des plis des vêtements.

Les visages peints sont opalins, d'un réalisme appliqué mais suranné.

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Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le nimbe est formé de deux teintes de fils placés en lignes concentriques, et maintenus par des points de fixation radiants, "en soleil".

La couronne semble un élément rapporté par dessus le fond ; elle comporte des fils d'or et d'argent.

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Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Assomption (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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B. Saint Divy.

Très restaurée.

 

—Fond : velours brun-rouge semé de sequins dorés et de six bouquets au fil d'or et d'argent.

—Sujet : diverses étoffes brodées ; satin rose (mains) et saumon (revers de la chape) ; visage peint.

Saint Divy, patron de la paroisse avec sa mère sainte Nonne. Mais aucun attribut, aucune inscription ne permet d'identifier ce saint, qui est représenté de façon stéréotypé comme un saint évêque. Christiane Guillou a souligné combien ce qu'elle nomme "évêques « modèle » de la Réforme tridentine" se ressemblent tous : 

 

"Quelques bannières anciennes portent inscrit, entre les passants du gousset, le nom de leur patron, comme Goulven ou Suliau. A Coatascorn on révère Maudez, à Grâces Léonard (le seul à ne pas être d'origine galloise ou bretonne), à Sizun c'est Suliau, à Plougourvest Paul Aurélien, mais toutes leurs bannières sont semblables, à quelques infimes détails près, alors que chaque paroisse pense détenir un objet original, unique. Sur fond de velours rouge, de velours jaune clair ou au contraire très sombre, se déploient des fleurons au-dessus d'un sol verdoyant et fleuri, d'esprit identique aux sols sur lesquels reposent les croix des Crucifixions ou les Donations du Rosaire. Un évêque s'avance. De l'évêque il a les attributs : la mitre, la crosse, les vêtements sacerdotaux, la croix pectorale, le tout richement brodé comme il sied à un membre du haut clergé. il n'est pas statique comme Paul Aurélien de Lampaul-Guimiliau. Il va vers la droite du tableau, en se servant de sa crosse comme d'un bâton de marche tenu de la main gauche . Sans prétendre à l'exhaustivité, les recherches faites, tant dans les galeries des musées que dans les ouvrages d'art, semblent prouver que cette utilisation de la crosse comme bâton de marche est peu fréquente, voire rare, ce qui tend, selon nous, à démontrer que le parti choisi est assumé, et volontairement démultiplié"

Saint Léonard à Grâces : "Ses vêtements accompagnent le mouvement, qui est sûr mais non précipité. A preuve, les plis de la soutane, du surplis qui suivent un même tracé : un léger arrondi déporté vers l'arrière. La main droite étendue à l'horizontale, au niveau de la taille, entraîne le pluvial qui se soulève à hauteur de l'épaule, élargissant visuellement la carrure, conférant importance et majesté au personnage. Seul le visage contrarie ce mouvement vers l'avant : il est lui, légèrement tourné vers l'arrière, regard dirigé vers le bas. On devine un interlocuteur invisible, en léger contrebas, non sans doute parce qu'il est plus petit, mais parce qu'il s'agit de quelqu'un ou de quelques uns qui lui doivent respect, en l'occurrence les fidèles. C'est un personnage dominant, mais son autorité est bienveillante à en croire l'expression de son visage. La main droite étendue pose question. Patrick Savidan y voit une main enseignante, à l'image de la main de Dieu, les trois premiers doigts allongés et les autres pliés, figuration classique de l'argumentation. Mais Léonard est main nue, et les clichés des autres évêques les montrent main gantée, ce qui est sans doute plus conforme à la pompe ecclésiastique mais rend le geste moins lisible – il peut alors tout aussi bien être interprété comme une invite à le suivre. La mitre, et l'importante auréole qui mord sur l'encadrement, accentuent cette sorte de déséquilibre, expression du dynamisme du personnage, souligné par l'inclinaison du bâton de la crosse. Enseignant ou guide, c'est bien l'évêque de la Réforme catholique, telle qu'elle se met en place en Bretagne, bien au-delà du personnage de Léonard, ermite, (qui fut baptisé par Rémi mais jamais évêque) partageant le sort des saints traditionnels bretons qu'on les nomme Suliau, Goulven ou Maudez. Savidan suggère comme date de confection de la bannière de Grâces, 1635, année de l'arrivée des dominicains à Guingamp.  Les images véhiculées par les bannières ne sont pas celles des saints populaires. On y rechercherait vainement la trace des humbles moines (ou chefs de clan) venus d'outre-manche. Ce sont au contraire des évêques issus de l'aristocratie et, comme elle, vêtus de splendeur."

"On doit souligner surtout la perte d'identité des patrons bretons des paroisses. A part ceux des trois paroisses du pays des enclos, ils sont tous transformés en membres anonymes du Haut Clergé. C'est une image savante et... romaine donc internationale de l'évêque. Ailleurs ou à une autre époque on parlerait d'entreprise systématique d'acculturation. Plus de moines-évêques!. ... Les vieilles semi-légendes sont éradiquées. ..On peut penser que, en Basse-Bretagne, l'abondance et l'univocité des nouvelles images suffisent à diffuser la doctrine de la Réforme, sans recours aux destructions des statues des saints populaires, ni des Trône de Grâce par exemple." (C. Guillou)

 

 

—Bordure : sur trois cotés, bande de 10 cm environ de velours rouge brodé or et argent d'un rinceau de fleurs à quintefeuilles, et lys stylisé aux coins.

" Le fond achevé est calé par une bordure d'une dizaine de centimètres de large : une bande brodée, placée qui se déploie sur trois ou quatre côtés, parfois seulement sur deux . Son absence est caractéristique des scènes, des tableaux de taille exceptionnelle. Les motifs sont soit des fleurs semblables à celles du panneau central mais reliées en guirlande, soit un motif non figuratif. Les angles prennent la forme de la fleur de lys stylisée. Si le motif est floral, la fleur est proche soit de celle qui orne les festons du lambrequin, soit de l'une de celle des bouquets. On voit aussi apparaître une énigmatique fleur-fruit (saint Pierre de Locmélar) en couchure en rond, d'où émergent quatre gros pistils. Des feuilles enroulées prennent la forme des gisehs indiens. Les rameaux se superposent, s'entrecroisent, savoir faire de brodeur. Le plus souvent d'un ton contrasté - rouge si le panneau est vert, vert si le panneau est rouge- ce cadre de tissu cale la bannière-tableau et lui confère une grande élégance .C'est en particulier le cas de tous les « saint Pierre, portier du ciel » comme des « saints Evêques de la Réforme » et pourrait être comme la signature des bannières basse bretonnes, commune aux Landais de Lannion ( Tréflez ) aux Tuberville de Quimper ou Morlaix (le Cloître-Pleyben) et à Marzin de Guingamp pour Grâces . Outre leur fonction esthétique ces bandes rapportées participent à la consolidation de l'ouvrage en répartissant le poids du tissu et les tensions qui s'exercent sur les fils de chaîne comme de trame. En outre, et les concepteurs l'avaient sans doute prévu, la place des consolidations ultérieures est ainsi préparée, on constate que la plupart de ces cadres sont aujourd'hui renforcés d'un fort galon ( Le Minihy-Tréguier)." (C. Guillou 2010)

— Gousset : cf. Assomption.

— Lambrequin : cf. Assomption. Fleurs à trois pétales émergeant d'un bouquet.

 

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Saint Divy, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails.

"Divy, le saint patron de Dirinon est éclatant, par la grâce d'un satin rose qui double le pluvial en lamé doré orné de paillettes, remplaçant les broderies initiales.

Etait-ce un choix cornélien soit une bannière remisée au fond d'un placard soit cet objet quasi nouveau ? en l'absence d'informations sur l'original, que Couffon qualifie seulement d'ancien, on ne peut que dresser constat. Le problème n'est pas récent, déjà le BDHA évoquait « les deux vieilles bannières restaurées ou presque renouvelées [BDHA 1907 notice Dirinon, p. 193] » (C. Guillou)

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Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Couchures métalliques : je les décrirai comme je peux :

Le nimbe du saint est réalisé par des cercles concentriques de fil d'or et d'argent  couchés par des points de fixation en rayons de soleil.

La mitre est, elle, réalisée par  l'application sur la toile de lames ou fins rubans métalliques gris maintenus par faufilage d'un fil de fixation.

Ces dessins sont circonscrits par un cordon (textile ou métallique) lui-même fixé par faufilage.

L'orfroi de la chape est rendu par des entrelacs d'un cordonnet gris (âme de coton entouré de tissu)

Etc...

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Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Divy, (détail), Bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Cette bannière n'est pas, on s'en doute, une œuvre isolée, mais elle s'intègre à un ensemble liturgique et cultuel d'une part, à une collectivité paroissiale d'autre part, et à une histoire locale. Ainsi, Saint Divy est figuré sur cette bannière car si Dirinon, (1173), "ecclesia Sanctae Nonnitae," (1218)  , ancien prieuré de l'abbaye de Daoulas, tirerait son nom de Sainte Nonne, la paroisse voue également un culte à son fils Saint Dewi, patron du Pays de Galles, qui a sa chapelle à Lannuzel et sa fontaine à Kerverrot, mais aussi sa statue dans la nef. Et c'est sans-doute lui qui figure, à coté de saint Corentin, dans une niche du retable de la Trinité, devant lequel la bannière trouve sa place traditionnelle. La chapelle date de 1702, alors que le retable et la bannière sont tous deux datés de la même époque, au début du XVIIIe siècle. 

Moine de règle celtique, saint Divy fonde un monastère à Ménévie, au sud-ouest du pays de Galles. Il en devient évêque-abbé, et meurt en 588 ou 589.

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Statue de saint Divy, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Statue de saint Divy, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Retable de la Trinité et bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable de la Trinité et bannière n° 1 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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2. La bannière n° 2 de la Crucifixion / Rosaire. 

Bannière de procession datée du 1er quart du XVIIIIe siècle classée MH au titre d'objet le 15 juillet 1993. Tissu rouge uni brodé de 1,65 m de haut et 1,05 m de large.   (données de l'Inventaire PM29003833 ), très restaurée. 

— Support : traverse en bois soignée, aux belles pommes de bois peint en doré  et aux glands de passementerie.  Hampe surmontée d'une croix pattée en métal.

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A. Crucifixion.

—Fond : Tissu de velours uni semé de sequins dorés et orné de quatre bouquets et deux fleurs, or et argent.

—Sujet : Crucifixion.  Sol de velours gris associant rocailles et fleurs, et crâne ("d'Adam") et ossements en tissu peint. Christ en croix au dessous du titulus INRI. Le corps et le titulus sont peints, la croix, le nimbe et le perizonium sont brodés (couchure).

"Les Crucifixions sont nombreuses, près d'une trentaine (27/43) Pour tous le même schéma, le même traitement : un seul « poncif » a servi de modèle, à des ateliers différents. La croix est solidement fixée par des coins dans un sol fleuri, vue en très légère contre plongée car on en voit l'épaisseur. Ce parti permet de mettre en évidence les yeux levés du Christ, crucifixion d 'avant l'instant de la mort, lorsqu'il prononce ses derniers mots « tout est achevé ». Le sang qui coule du côté rappelle le coup de lance, donné après la mort (Jean 19 v 31-35 ), cette contradiction, qui valut à certains peintres des difficultés de diffusion de leurs oeuvres, ne semble pas troubler les dessinateurs de bannière, qui pour accentuer le symbolisme, donnent aux gouttes de sang la forme d'une grappe de raisin ( Plougourvest ). Les fidèles d'aujourd'hui semblent ignorer ce qui leur paraît des subtilités sans objet. Les deux pieds sont posés côte à côte. Un crâne est au pied de la croix, sur l'herbe, parfois accompagné des deux tibias croisés, rappelant que le lieu de la crucifixion s'appelait Golgotha, le lieu du Crâne. On a pu y voir aussi le symbole d'Adam, enfin racheté par la mort du Christ. Plus certainement, pour les croyants de cette époque, ce crâne, se détachant sur l'herbe verte, toutes dents dehors, est une évocation de leur propre fin dernière On sait l'importance des ossuaires et reliquaires d'attache dans toute cette région immédiate. Le Christ est, on l'a signalé, le plus souvent peint sur toile fine, parfois rebrodée de points de traits soulignant l'anatomie, parfois en points fendus comme une peinture à l'aiguille. " (C. Guillou 2010)

—Bordure : sur les cotés droit et gauche, fin galon frangé de cannetille.

— Gousset : constitué de cinq bandes alternativement rouge et or

— Lambrequin : cinq  festons arrondis sont bordés d'une large frange de cannetille , au creux desquels sont suspendus en sortes de pompons des glands de passementerie et cannetille, qui dissimule des clochettes en bronze.

"Les lambrequins des bannières sorties des ateliers Landais, Tuberville, Marzin sont découpés en cinq festons ronds, très réguliers, dont les creux reçoivent quatre clochettes de bronze. Dorées à Plougourvest, elles sont le plus souvent dissimulées par une jupe de passementerie. Frangés de cannetille et galonnés d'or, ornés d'un motif extrait d'un fleuron, les lambrequins assument la double fonction d'orner élégamment le bas de la bannière et d'améliorer sa tenue au vent."

 

 

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Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion, Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails.

 

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Crucifixion (détail), Bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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B. Rosaire.

 

—Fond : Velours rouge semé en quinconce de petits séquins argentés. 

—Sujet :   "Donation du Rosaire", bannière de confrérie. Il s'agit de la traduction brodée du retable  qui accompagne la fondation d'une confrérie. C. Guillou en dénombre 10 sur les 43 bannières de son étude.

 

"D'après certains auteurs, la Bretagne a connu de très bonne heure la pratique du Rosaire : le chevalier-moine Alain de la Roche  la propagea dans le pays de Dinan dès le XIIIe siècle. Que la Bretagne ait entendu les sermons d'Alain de la Roche, ou qu'elle ne les ait connus que par des résumés transcrits par ses confrères dominicains, il est certain qu'en cette province il fit des adeptes, puisque ce fut à la demande du duc François II et de la duchesse Marguerite de Foix que, le 12 mai 1479, le pape Sixte IV promulgua une bulle approuvant la dévotion du Rosaire et accordant des indulgences aux fidèles qui le réciteraient.

Les confréries du Rosaire sont, de toutes les associations de Basse-Bretagne, celles qui ont laissé le plus grand nombre de monuments de leurs générosités ; mais ces monuments ne sont pas anciens, car elles ne commencèrent à se répandre que vers 1630. Etablies dans la plupart des paroisses, elles survécurent à la Révolution; mais elles se montrèrent moins actives et moins généreuses au XVIIIe siècle que pendant le siècle précédent.

C'était le privilège de l'ordre des Dominicains d'établir la confrérie dans les différentes paroisses, mais c'était toujours à la condition que la confrérie aurait dans l'église son autel particulier, surmonté d'une représentation peinte ou sculptée de la sainte Vierge remettant le chapelet à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Ce tableau principal, ou ce groupe en bas-relief ou en haut-relief, était généralement entouré de quinze médaillons représentant les quinze mystères." (Bienheureux Alain de la Roche

"  Le schéma iconique est le même que celui des tableaux, mais simplifié, sans les médaillons des mystères. La Vierge au centre, assise, tenant l'enfant assis sur son genou droit. L'enfant se penche vers Dominique à genoux, en habit noir et blanc de son ordre, symétriquement, Catherine pareillement vêtue, mais couronnée d'épines. Tous deux tiennent à la main un bouquet de fleurs blanches. Des divers attributs dont sont parfois enrichis les nombreux tableaux ne restent que l'orbe au sol et deux fois au moins le livre ouvert. " (C. Guillou 2010)

—Bordure : fin galon et franche de cannetille

— Gousset : cf. Crucifixion.

— Lambrequin : cf. Crucifixion. Bouquet à fleur à cinq pétales blancs.

— Similitude : avec la bannière de la Crucifixion/Rosaire de l'église Sainte-Ediltrude à Tréflez, datée de 1761

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Rosaire,  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Rosaire, bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Rosaire, détails.  Tête de la Vierge.

La tête est peinte sur toile fine cernée d'un cordon marron. Le nimbe traité en couchure alterne des cordons marron clair à points de fixation radiants  et de grands sequins argent tenus par un fil concentrique.

 

Tête de la Vierge, Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Tête de la Vierge, Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détail : l'Enfant-Jésus.

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l'Enfant-Jésus. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

l'Enfant-Jésus. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détail : Sainte Catherine de Sienne .

Sainte Catherine de Sienne . Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Sainte Catherine de Sienne . Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Saint Dominique de Guzman.

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Saint Dominique de Guzman.  Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Saint Dominique de Guzman. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Détails : anges des nuées.

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Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Autre ange.

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Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Un ange des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Couchure concentrique des nuées.

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Couchure concentrique des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Couchure concentrique des nuées. Détail de la bannière du Rosaire, (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'un ces cinq  glands de cannetille, dissimulant une clochette.

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Gland de cannetille de la  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Gland de cannetille de la bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Clochette de la  bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Clochette de la bannière n° 2 (1700-1725) de l'église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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La bannière du Rosaire dans son contexte.

Comme la bannière de saint Divy placée devant sa statue devant le retable de la Trinité, à droite du chœur, celle-ci est placée devant l'autel du bras nord du chœur, face au retable du Rosaire.

Note : Couffon indique "Retable du Rosaire, autrefois maître-autel : il fut commandé le 26 septembre 1724 à Fenestre, sculpteur à Quimper, ainsi qu'un retable du Saint-Sacrement." Cette commande survient peu après l'agrandissement de l'église et l'élargissement du transept, en 1712-1714. 

Mais les statues de saint Dominique et de sainte Catherine ont été attribuées en 1988 par Y-P. Castel à Jean Berthoulous ou Bertoulous, sculpteur qui eut son atelier à Morlaix en 1630 (porte du tabernacle de Sainte-Melaine 1639) avant de le transférer sur Brest. Il est l'auteur des retables de Plougastel-Daoulas (Rosaire, 1654), Saint-Thégonnec (1668), Sizun (Rosaire,1655),  Plougasnou (Rosaire, 1667-1668), Saint-Jean-du Doigt (1646-1647).

Comparer avec le retable du Rosaire de Crozon par Maurice Le Roux, 1664.

La date retenue par Couffon n'est pas complètement compatible avec cette attribution des deux sculptures à Jean Berthoulous : cela suppose un réemploi depuis un retable antérieur.

J'ajouterai que les auteurs de la monographie de l'APEVE signalent la particularité de la Vierge à l'Enfant : "l'enfant semble sortir d'une poche". or, cette particularité, qualifiée de "Vierge kangourou" est aussi propre à Jean Berthoulous et on la retrouve à Plougastel, Sizun, Plougasnou. Ce sont donc les trois statues de la Vierge, de saint Dominique et de sainte Catherine qui proviennent d'un retable antérieur du au ciseau de Berthoulous.

 

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Retable du Rosaire, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable du Rosaire, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Retable du Rosaire et sa bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Retable du Rosaire et sa bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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3. AUTRES BANNIÈRES.

 

a) Bannière de Sainte Nonne (moderne)

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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Bannière de sainte Nonne : recto, l'Immaculée Conception et le monogramme marial MA.

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Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de Sainte-Nonne, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

b) 

Bannière de sainte Anne éducatrice, bas-coté sud

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Bannière de sainte Anne éducatrice, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

Bannière de sainte Anne éducatrice, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'ARMOIRE À BANNIÈRES.

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Les bannières de l'église de Dirinon sont, comme ailleurs, conservées dans une "armoire à bannière", meuble singulièrement adapté à cet usage par sa forme en T. La partie haute est une armoire habituelle, mais elle s'accorde avec une partie basse semblable au coffre d'une horloge. Ainsi, les bannières sont rangées sur leur support, la hampe se logeant dans la partie étroite bien-sûr. Elles trouvent place au bas de la nef et accueillent les bannières qui ne sont pas "à poste", dans le chœur. Certaines armoires sont anciennes, datant du XVIIe siècle et parfois datées, mais celle de Dirinon est en bois vulgaire et date sans-doute du début du XXe siècle. 

Aujourd'hui encore, l'armoire de Dirinon renferme six bannières en plus des quatre qui sont soit dans le chœur ou dans la nef. Elles ont été restaurées  (simple nettoyage) voici une dizaine d'années, et la restauratrice a pris le soin de les placer dans une housse de toile blanche portant une description sommaire. Bannière de Sainte Thérèse ("Puie de rose et monogramme ST), de la Sainte Famille, de sainte Bernadette, de la Congrégation des Enfants de Marie...

 

 

 

Armoire à bannière,  église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

Armoire à bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Armoire ouverte et presque vidée de son contenu.

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Armoire à bannière,  église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

Armoire à bannière, église Sainte-Nonne de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Détail de la bannière de la Sainte Famille / An Itron Varia (face verte et face bleue).

On y trouve :

1) les armoiries épiscopales et la devise en breton de Mgr Duparc :

 Adolphe-Yves-Marie Duparc né le 05.02.1857 à Lorient, évêque de Quimper le 11.02.1908. = le 08.05.1946 à Quimper.

Armes : Parti : 1) d’azur à l’agneau d’argent – 2) d’or au lion de sable, tenant une crosse – Slt) un chef d’hermines. Devise : Meulet ra vezo jezuz krist (que soit loué Jésus-Christ).

2) Les armoiries papales de Pie X :

Pie X (Giuseppe Sarto), pape de 1903 à 1914

D'azur à l'ancre de sable posée sur une mer d'argent et d'azur accompagnée en chef d'une étoile d'or, au chef d'argent au lion d'or léopardé et ailé, tenant un évangile ouvert de même portant le texte "PAX TIBI MARCE EVANGELISTA MEUS" en lettres de sable.

Par conséquent, cette bannière a été réalisée entre 1908 et 1914. C'est en 1901 que Mgr Dubillard, évêque de Quimper et du Léon de 1901 à 1908, décida  d'instaurer une Commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, laquelle fut dotée du Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie, le fameux BDHA . Le premier recensement des bannières du diocèse, qui en signale 2 à Dirinon sans les décrire, date également de 1901. Cela créa bien-entendu une émulation  pour de nouvelles réalisations.

 

 

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Détail de la bannière de la Sainte Famille (1908-1914), église de Dirinon.  Photographie lavieb-aile 2017.

Détail de la bannière de la Sainte Famille (1908-1914), église de Dirinon. Photographie lavieb-aile 2017.

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Bannière récente.

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L'enclos paroissial de Dirinon IV : les bannières anciennes (XVIIIe siècle).

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SOURCES ET LIENS.


— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1907, Notice sur les paroisses : Dirinon, Bulletin Diocesain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bdd181929b72800d010461e5f4ff222d.pdf

—APEVE (Association pour la Promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Élorn), 2013, "Dirinon", texte, photos, mise en page : François LE MEN, Jean PRZYGODA, Pierre CHAMARD-BLOIS.

— Infobretagne "Enclos paroissial de Dirinon" : http://www.infobretagne.com/enclos-dirinon.htm

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

COUFFON (René) & LE BRAS (Alfred), 1988, "Dirinon" Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

"Bannière du XVIIe siècle : Crucifixion et, au revers, Vierge du Rosaire. - Autre bannière ancienne, celle de saint Divy, avec, au revers l'Assomption."

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DIRINON.pdf

—FALC'HUN (Chanoine François), 1986, Dirinon, Editions Ouest-France, 32 pages.

 

— CASTEL (Yves-Pascal) , DANIEL T., THOMAS G.-M., 1987,  Artistes en Bretagne. Dictionnaire des artistes artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l’Ancien Régime, Quimper, Société archéologique du Finistère. 

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2010. Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières. 79 pages + 38 illustrations hors texte Ceci est le chapitre d’une thèse en cours. 2010.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00546728/document

 

L'ASSOMPTION, À DEUX ANGES et un angelot de Dirinon, a les bras ouverts et moins d'élan. (inspirée du Titien ?). Mais la rénovation lui a fait, sans nul doute, perdre de son caractère et de son charme."

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2013. Les bannières religieuses , une approche du catholicisme bas-breton. Thèse de doctorat d'histoire de l'art sous la direction d'Yvon Tranvouez. UBO Brest / CRBC.

www.theses.fr/2013BRES0070.pdf

— GUILLOU HEMELIN (Christiane) 2016, Les bannières de Basse-Bretagne, Société des Amis de Louis Le Guennec.

— LE BER (Georges) / PROVOST (Georges) 2003, Plougastel-Daoulas, Sizun, Plougasnou : trois retables du Rosaire de Jean Berthouloux. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (132, p. 229-252). 

— Site de la commune :

http://www.dirinon.fr/l-origine-du-nom-de-la-commune-de-dirinon.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Dirinon Bannières.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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