Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:26

            Les pilotes maritimes du port de Brest : éléments historiques.

 

               Merci aux pilotes de la Station de Pilotage de Brest-Concarneau-Odet pour leur accueil.

                Merci à Mr Fr.n Conan pour les renseignements concernant son grand-père Henri Conan.

 

           En 1689, le pilotage est rendu obligatoire pour les vaisseaux français de plus de cent tonneaux et les étrangers entrant et sortant des ports de guerre.

En 1789, puis par un texte du 15 août 1792, l'Assemblée Législative fixe le nombre de pilotes dans chaque port français. Le décret napoléonien de Posen du 12 décembre 1806 (Gallica) reprend ces dispositions.

 " Lorsqu'il y aura plusieurs stations, les pilotes devront porter dans la partie supérieure de leur voile et sur les deux cotés au dessus de la bande du premier ris la lettre initiale du nom de leur station et les numéros qui leur seront indiqués..La même lettre et le même numéro seront inscrit à l'arrière de leur chaloupe."

"Les bateaux des pilotes portent dans leur voile une ancre peinte en noire d'un mètre de hauteur."

 

Au XIXe siècle, le pilotage en Mer d'Iroise et Rade de Brest se répartit entre les stations de pilotage de l'Aberwrac'h, Portsall, Ouessant, Molène, Le Conquet, Camaret, Brest, et Landevennec, occupant en 1830 25 pilotes-lamaneurs. On peut y ajouter la station de pilotage de l'Île de Sein. La profession de pilote se divise, de fait, en pilotes hauturiers pour l'atterrage en Mer d'Iroise, et pilotes côtiers pour l'entrée des ports et de la rade de Brest, voire de la remontée de l'Aulne vers Chateaulin-Pont-de-Buis. Les pilotes sont individuellement propriétaires de leur voilier. 

  Les pilotes du large de Sein, Portsall, Ouessant etc... amenaient les navires jusqu'à l'entrée de Brest et les mouillaient en baie de Roscanvel ou devant Bertheaume, où les pilotes du port les prenaient en charge pour les mener à quai. Après la guerre de 14-18, il y a 2 pilotes à Sein, 3 à Molène, 2 à Ouessant, 1 à l'Aberwrac'h et 2 à Portsall, et 2 au Conquet.

  Au XXe siècle, la profession s'organise en Syndicat, puis Société, puis Station, communauté professionnelle propriétaire des navires et du matériel et dont les parts sont répartis entre les pilotes adhérents. 

 

Création en 1908 du Syndicat des marins-pilotes et marins-aspirant-pilotes de Brest , 2bis Quai de la Santé (actuel quai Malbert)

constitué le 6 novembre 1908, il comprend alors 7 membres. (réforme du 1er avril 1920, 1929, 1931)

Recettes globales brutes : 98 800 Fr  en 1913, 280.240 Fr en 1926.

Nouvelle organisation par décret du 12 mai 1927 de la Société de Pilotage du quartier Maritime de Brest :

Le but de cette réorganisation est de créer une station de pilotage unique regroupant les stations du large (Ouessant, Molène, Le Conquet) et celle de Brest : l'effectif total est de 12 pilotes : 8 anciens pilotes côtiers de Brest et 4 anciens "pilotes du large", anciens pêcheurs : Marcel Masson, ex-pilote de Molène, Jean Bloch, ex-aspirant à Sein, Yves Le Vern ex-aspirant à Portsall, Jean-Marie Le Boïté ex-aspirant au Conquet. la Jeanne  appartenant au pilote Pierre Omnes, la Mathilde, appartenant au pilote Josse., la Louise, appartenant au pilote Paranthoen, L'Émilie appartenant aux pilotes Kerros et Le Put, Jeanne-Gabrielle appartenant au pilote Guezennec.

 D'autres pilotes des stations extérieures sont exclus et reçoivent une pension de 600 Fr : Jean STEPHAN d'Ouessant, Augustin MASSON de Molène, Marcel MILIN de l'Aberwrac'h, François OULHEN de Portsall, Hervé PELLEN de Portsall, Magloire LE BOUSSE du Conquet, GUILCHER et CUILLANDRE de Sein.

  La station acquiert trois pilotines : un grand voilier, l'Emilie et 2 vedettes rapides le Sago et le Pilotin ; le service est décrit ainsi par J.F. Le Boïté :

"–  15 jours à quai : sortir les navires du port de Brest ; assurer le service dans les rivières Élorn et Aulne ;

–  8 jours en mer avec le voilier-pilote pour faire la navette, entre Saint-Mathieu et Camaret. Travail pénible, difficile. En cas de gros temps, il fallait se réfugier, soit dans l'anse de Bertheaume, soit dans le port de Camaret. La tâche consistait alors à faire rentrer les navires à Brest, jusqu'à leur amarrage à quai ;

 –  8 jours en permission."

En 1936, suppression des aspirants-pilotes (qui pouvaient le demeurer durant de longues années): les nouveaux pilotes ont désormais le statut de pilotes stagiaires durant un an.

   Comme on l'a vu, le service se décomposait alors en service de port et service de mer sur l'Iroise , où les pilotes embarquaient pour une semaine en mer, ont une semaine de repos, et une semaine de port. L'introduction de vedettes rapides capables d'atteindre la bouée d'entrée dans le Goulet "Charles Martel" au sud de Bertheaume en une demi-heure a permis de supprimer ces embarquements en mer de longue durée.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les services du pilotage furent transférés au bout d'un quai dans des locaux de fortune pour céder la place aux Allemands, puis la station perdit ses locaux, son matériel et ses archives lors des bombardements américains accompagnant le siège de Brest du 7 août au 23 septembre 1944. L'inscription maritime hébergea les pilotes quelque temps, puis ceux-ci partagèrent les baraques des Ponts et Chaussées.

En 1984, où la station disposait de 9 pilotes, le service se faisait à quatre pilotes avec alternance d'une semaine de travail et une semaine de repos.

 

En 1990 est créée la Station de Pilotage de Brest-Concarneau-Odet

par fusion de la station de Brest, et de celle de Concerneau-Odet. Sa particularité est d'ajouter au pilotage de la rade de Brest et de son Goulet, à la charge de 5 pilotes, le pilotage à Concarneau, sur l'Odet, à Douarnenez, et des remplacements à Roscoff et des accords de coopération avec le port de Lorient (source : Le Marin n°3090).

Présidents : Guy Korfer ; Jean-Jacques Le Borgne ; Alain Briand (en exercice).

 

Derniers chiffres de sorties annuelles :

  •  2000 :2264 rien qu' à Brest
  • 2002-2003 : 1670 sorties
  • 2004-2005 : 1850
  • 2007 : 1800 mouvements

 

 

I. LES HOMMES. 

 

  • En 1548, Guillaume Brouscon cartographe et pilote du Conquet fait paraître un Manuel de pilotage à l'usage des pilotes bretons.
  • En 1830, il y a 25 pilotes-lamaneurs pour le quartier maritime de Brest : 3 à l'Aberwrac'h, 1 à Portsall, 4 à Ouessant, 2 à Molène, 3 au Conquet, 2 à Camaret, 2 à Brest, et 6 aspirants-pilotes répartis sur ces ports.
  • 1847 : le nombre de pilotes-lamaneurs à Brest passe à 3, et 1 aspirant.
  • 1859 : création d'une station de pilotage à Landevennec pour l'entrée et la sortie de la rivière de l'Aulne et de Pont-de-Buis.

 

 

 

 

 

Liste des pilotes de Brest.

 

  • 1840 : Yves LE PLOMB (1783-1876)
  • 1849 : LE BORGNE
  • ? Louis QUILY (23-08-1816 Brest)
  • 1850 : PICARD, nommé aspirant-pilote le 12-02-1850 et pilote le 16-09-52.
  • 1857 : Claude-Marie KERJEAN
  • 1860 : Jean SERGENT, aspirant pilote en 1860, pilote en 1862.
  • 1861 : Jean-Pierre KERJEAN
  • 1862 : Jean SALAUN
  • 1862 : Jean DESSAUX
  • 1866 : Pierre LE ROUX
  • 1870 : Ange-Marie LE BLAY
  • 1871 : Jean THOMAS
  • 1877 : CABON et CARIOU (Aspirants)
  • 1881 : NICOLAS (Aspirant)
  • 1888 : LE MAO
  • avant 1913 : Jean COQUET, en retraite en 1911 ; Pierre CARIOU ( de 1884 à 1914), Le MAO (1888-1919) (il existe deux pilotes du même nom, Victor et Noël LE MAO).
  • 1913 : 3 pilotes titulaires : François PITON, LE MAO, Pierre CARIOU. 3 aspirants-pilotes adjoints : Pierre OMNES, Étienne KERROS, Théodore NICOLAS; 2 aspirant-pilotes : Yves PARANTHOEN et Henri CONAN.
  • 1920 : Pierre OMNES, Etienne KERROS, François CASTEL,Théodore NICOLASZ, Yves-Marie PARANTHOEN.
  • 1921 : idem et Alexandre JOSSE, Alexis LE PUT et Henri CONAN.
  • 1923 : 6 pilotes : KERROS Etienne, Pierre OMNES, Henri CONAN, Alexis LE PUT, Yves PARANTHOEN, Alexandre JOSSE. (4 pilotes en retraite : CARIOU, COQUET, PITON, NICOLAS)
  • 1926 : 4 pilotes titulaires, 2 aspirants-pilotes adjoints, 1 aspirant-pilote
  • 1927 : 8 pilotes Etienne KERROS, Pierre OMNES,Yves PARANTHOEN, Henri CONAN, Alexis LE PUT,Alexandre JOSSE, Jean-Marie GUEZENNEC, Marcel MASSON de Molène . 3 aspirants pilotes (ex-pilotes côtiers) Jean BLOCH de l'île de Sein, Yves LE VERN de Portsall, Jean-François LE BOÏTÉ du Conquet . Henri CONAN est nommé pilote-Major par décision ministérielle du 10 février, en remplacement du pilote-Major en retraite CARIOU sorti du corps le 5 juin 1927.
  • 1928 : Départ d'Etienne KERROS et de Pierre OMNES remplacés par nomination de Jean-Marie LE BOÏTÉ et Louis KERISIT. 
  • 1929 :10 pilotes et un aspirant-pilote matelots, BALLOCH, GILET, KERSPERN, BALCON, LELOUET, MARTIN, MAFSON, WERGOZ, JEANNOU.  Départ de PARANTHOEN et LE PUT remplacés par Jean PROVOST et François ELIES.. Le 1 février, H. Conan écrit sur son journal, « Je vais jusqu'à  la Direction du port et vois longuement J.L. LE GALL actuellement officier de pilotage de la Direction ». Le 13 février « passé à  la Marine l'administrateur me remet diverses notes et brevets de pilotes, il ne reste plus qu'un seul aspirant, Kergrist !». Henri CONAN, maintenu Pilote-Major au congrés des pilotes du 19 février.
  • 1931. 11 pilotes, 1 aspirant-pilote, président J.M. LE BOÏTÉ. 
  • 1931 (6 mars) : entrée de Jean STEPHANY (Aspirant ?)
  • 1934. Nomination de LE PRAT et de Pierre TILLY  comme aspirants. Décès le 14 ou 15 août de Jean Marie Guézennec.
  • 1935. Courant juillet départ de Provost et Kérisit, les deux aspirants Le Prat et Tilly deviennent pilotes ipsofacto. Septembre, limite d'âge au concours de pilote portée à 35 ans. Henri Conan, essais du paquebot Normandie avec le Cdt Pugnet, sortie du port de St-Nazaire le 5 mai à 17h30, essais de grande et longue vitesse le 8, Normandie mouille en rade de Brest le 8 à 17h30. Fin des essais le 11 mai, 1ère arrivée triomphale de Normandie au Havre à 19h. Nouveaux essais du paquebot Normandie avec Henri Conan du 14 au 18 novembre, cette fois ci avec le Cdt Thoreux, Normandie mouille en rade de Brest le 17. Deux nouveaux aspirants reçus au concours du 14 novembre, André Milliner et Georges Le Bourdiec.

  • 1937: nomination de Joseph QUERE, PETTON, François LE GUILLOU, François LOAEC.
  • 1938 Pierre TILLY décède d'un infarctus et est remplacé par JACQ; Nomination également de Georges LE BOURDIEC.
  • 1939 : 12 pilotes : Henri CONAN, Jean BLOCH, François ELIES, Jean STEPHANY, Henry LE PRAT, André MILLINER, Georges LE BOURDIEC, François LOAEC, François GUILLOU, Joseph QUERÉ, François JACQ et Émile PETTON. A la déclaration de guerre, les quatre officiers de reserve Milliner, Le Prat, Le Bourdiec et Guillou, sont mobilisés : Guillou est affecté sur un dragueur de mines, Le Prat sur le "Léopard" et participe à l'évacuation de Dunkerque, Le Bourdiec est affecté à une batterie de D.C.A puis remis en affectation spéciale au pilotage. André Milliner est officier sur le Vauquois qui saute sur une mine au large du Conquet en juin 1940, et fait partie des 140 victimes parmi les 145 membres d'équipage.
  • 1937 : nomination de Joseph QUERE, PETTON, François LE GUILLOU, François LOAEC.
  • 1938 Pierre TILLY décède d'un infarctus et est remplacé par JACQ; Nomination également de Georges LE BOURDIEC.
  •  1939 : 12 pilotes : Henri CONAN, Jean BLOCH, François ELIES, Jean STEPHANY, Henry LE PRAT, André MILLINER, Georges LE BOURDIEC, François LOAEC, François GUILLOU, Joseph QUERÉ, François JACQ et Émile PETTON. A la déclaration de guerre, les quatre officiers de réserve Milliner, Le Prat, Le Bourdiec et Guillou, sont mobilisés : Guillou est affecté sur un dragueur de mines, Le Prat sur le "Léopard" et participe à l'évacuation de Dunkerque, Le Bourdiec est affecté à une batterie de D.C.A puis remis en affectation spéciale au pilotage. André Milliner est officier sur le Vauquois qui saute sur une mine au large du Conquet en juin 1940, et fait partie des 140 victimes parmi les 145 membres d'équipage.
  • 1939-1945 : pendant la guerre et jusqu'en 1948, les membres de la station de pilotage sont rémunérés (environ 2000 Fr/mois) par la Marine Nationale.
  • 1950 : ELIES, STEPHANY, LE PRAT, LE BOURDIEC, LOAEC, GUILLOU, QUERE, JACQ PETTON.
  • 1958 : arrivée de Jacques VALSEMEY.
  • 1960.  Robert IGOUT, Marcel QUIDEAU, Paul LE MEUR, André LE MASSON, Charles KERMAREC, 
  • Après 1960 : Jean HUMBERT, Jean LE MEUR....
  • 1976 : arrivée de Jean-François MASSON
  • 1978 : entrée de Jean-Paul DERAM
  • 1982 : entrée d'André LE BOUSSE.
  • 1984 : André LE MASSON (Président) Jacques VALSEMEY, Robert IGOUT, Paul LE MEUR, Charles KERMAREC, Jean HUMBERT, Jean-François MASSON, Jean-Paul DERAM, André LE BOUSSE.
  • en 2008 : Alain BRIAND, Jean-Jacques LE BORGNE (Président), Jean-Marc NEDELLEC, Tanguy DE KERROS, Guy KORFER. Suppléant Yves LANIER.
  • 2011 : idem
  • 2012 : idem, suppléant Bruno GALLOT-LEGRAND.
  • 2013 :  Alain BRIAND (Président), Jean-Jacques LE BORGNE, Bruno GALLOT-LEGRAND, Denis POULET.

 

Carte-postale F-T (ancre de marine) 171. Brest " Au Port de Commerce. Barques au repos",

©coll. privée H. Conan : le pilote brestois a porté la mention manuscrite (1) indiquant sa pilotine, La "Louise" dont une voile est en train de sécher tandis qu'un homme (Henri Conan ?) ferle la Grand-Voile.

 

 1- Bateaux-Pilotes,-la-Louise-Coll.Gd-p coorigtée netteté

Cette carte peut se comparer avec celle-ci http://www.cparama.com/forum/brest-ports-et-bateaux-t10249.html

 

Carte-postale Villard Quimper 3824. Brest. "Port de Commerce. Le Quai de la Douane".

©Coll. privée H. Conan. 

Six pilotines, dont à l'arrière-plan B.2 et B.6, et peut-être B.1 au premier-plan à coté d'une pilotine à l'avant masqué par un prélart. 

(Détail : réclame murale pour "A. Mehouas, représentant Amer-Picon. Banyuls Trilles Demandez un Trilles. Cognac Boulestin"

2- Bateaux-Pilotes corr netteté

 

Carte réalisée par un ami-peintre  du pilote Henri Conan et retraçant sa carrière : au premier-plan, la "Louise" B.1 ; on remarque le pavillon "pilote" en tête de flèche, identique à celui porté par "La Parquette" (infra). Au second-plan, le phare de Creac'h sur Ouessant et le "Normandie".

©Coll. privée H. Conan

 

3- Carte-réalisée-par-un-de ses amis peintre (1)

 

 

      Ebauches de biographies

— Henri Conan  (Plounez 14 juillet 1879-1946), - originaire de Paimpol où il a débuté comme mousse sur la goélette islandaise  "Ludovic" ; lieutenant à bord des trois-mâts nantais "Cambronne" et "Buffon" entre 1904 et 1907 ; navigue en cabotage comme second sur les vapeurs brestois  "Léon", "l'Armorique" et "Madeleine", puis comme capitaine en second et capitaine sur le vapeur Confiance jusqu'en 1912. Aspirant-pilote n°21 sur le sloop "La Louise" du 20 janvier 1913 au 10 février 1927 ; nommé à cette date pilote en remplacement du pilote Major en retraite Cariou. Sortie du corps le 5 juin 1927. Chevalier du Mérite Maritime le 9 août 1930. Officier du Mérite Maritime le 27 mars 1939.

 

—Pierre Tilly, 1904-9 avril 1938, originaire de Lézardrieux. A navigué comme lieutenant sur les navires de la Compagnie Schiaffino spécialisée dans le transport du vin entre Rouen et l'Afrique du Nord, puis a été  pilote à Brest de 1933 ou 1934 jusqu'à son décès par crise cardiaque le 9 avril 1938.

 

II. LES NAVIRES. 

 

1. Liste provisoire des pilotines de Brest :

 

  • 1862 : l'Amande, propriétaire Jean DESSAUX
  • 1863 :Marie-Joseph, propriétaire : Bernard LESCOP
  • 1863 : Mère-de-Famille, propriétaire Bernard LESCOP
  • 1876 : Le Rodeur, propriétaire Pierre LE ROUX
  • 1876 Marie-Anne, propriétaire Pierre LE ROUX
  •  
  • En 1911, une carte-postale du Port de commerce de Brest montre 5 bateaux-pilotes numérotés à l'étrave B1 à B5 ; mais en 1920, la Mathilde porte le n° B6.
  • Jeanne-Gabrielle, 1927, voilier appartenant au pilote Guezennec.
  • Jeanne, 1927, voilier appartenant au pilote Omnes.
  • Mathilde, 1927, voilier appartenant au pilote Josse.
  • Louise, 1927, voilier appartenant aux pilotes Paranthoen et Conan.
  • L'Émilie 1927, voilier appartenant aux pilotes Kerros et Le Put.
  • Moucheron, vedette, 1928, appartenant à Omnes.
  • Butterfly, 1928, appartenant à Kerros.
  • Le Sago 1927, vedette 
  • La Marie-Madeleine, voilier motorisé ex-Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, 1928
  • Le Pilotin 1928-1940 voilier motorisé .

  • Nouveau bateau en novembre 1929 Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, voilier motorisé.

  • La Parquette (1) 1933-1964 voilier motorisé.
  • L'Iroise (1), 1933 ? vedette construite en 1939 par Stipon au Fret ; devient la Cormorandière en 1955 ; vendue en 1965.
  • Pilote Milliner (1) septembre 1947, vedette (information non attestée par d'autres sources)
  • André Milliner, juin 1948, vedette
  • L'Iroise (2) 1955-vente 1967 au GMAP.
  • Pilote Milliner (2) , 1959-1975, vedette
  • La Parquette (2) (ex-chalutier Capitaine-Queignec 1950) 1964-1979 puis vendue ? au Groupe de Plongée.
  • La Vandrée (1)  (ex-La Houle 1957) 1971-
  • Hermine 1973, "vedette rapide" construction chantier Sibiril à Carantec.
  • Le Lys, vedette (date ? après 1984 ?), du nom de la "Basse du Lys" au sud de la Parquette.
  • La Valbelle 1980- 2007, vedette. Rachetée par un particulier de Hambourg pour usage personnel. Photographie ici.
  • Storne, basé à Concarneau
  • Amaryllis, pour Concarneau : pilotine d'occasion achetée aux pilotes de Bayonne et remise en état au chantier du Guip.
  • La Vandrée (2), vedette.
  • La Luronne en 2010, vedette.
  • La Méloine, pilotine d'occasion achetée aux pilotes de Gironde et affectée à la station de Roscoff, dont les pilotes de Brest sont gestionnaires, prenant la relève de Pierre le Noan, pilote de Bloscon et Baie de Morlaix de 1967 à 2011. Longueur 11,54m, propulsée par hydrojets. Carène rouge, plateforme surélevée sur la plage avant.

 

2. Caractéristiques des pilotines.

 

Les chaloupes des années 1910-1927 :

On les découvre sur une carte-postale conservée aux Archives municipales de Brest sous la cote 3Fi088-005  intitulée La Bretagne -Finistère- Les bateaux-pilotes et la Douane :http://archives.mairie-brest.fr/4DCGI/Web_DFPict/034/3Fi088-005/ILUMP32192 

Ce sont cinq (ou plutôt six si on regarde avec attention) chaloupes d'une huitaine de mètres, assez creuses, non pontées, gréées en sloup aurique avec un bout-dehors de 1,5/2 mètres, de hauteur de franc-bord différent selon les bateaux, et qui ont leur mouillage d'attente devant la Douane. Deux pilotines font sécher leurs voiles, mais on ne voit pas d'ancre noire sur la partie visible de la grand-voile. Les coques portent, à l'étrave, la lettre blanche B, une ancre blanche, et, pour deux d'entre elles, un numéro, le 5 et le 4. Une bande blanche souligne le profil de coque.

La Marie-Madeleine

 Il s'agit du Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, un bateau-pilote que Jean-François Le Boïté avait fait construire en 1927 pour son travail de pilotage côtier (au large) au Conquet; il le décrit comme "ponté, motorisé". Amené à devenir pilote de la station de Brest, il revendit son voilier à un cultivateur en septembre 1927.

 Jean-François Le Boïté explique :

"À la fin de 1928, la station de Pilotage de Brest envisageait d'étendre son champ d'accueil en mer pour les navires venant du Nord, donc à l'entrée des chenaux du Four et du Fromveur. Pour cela il fallait mettre sur pied une deuxième équipe à la mer dans les parages de Portsall et, de ce fait, acquérir un second voilier-pilote de haute mer.

J’avais émis des réserves sur ce projet [...] mais décision fut prise de tenter l'expérience de cette deuxième navette d'accueil.

 Le Notre Dame de Bonne Nouvelle, mis aux enchères, fut ainsi acheté, le 24 mars 1929, par la Société de pilotage qui le baptisa Marie Madeleine.

Dès son réaménagement, l'année même, je retrouvais avec plaisir mon ancien voilier.

La navette d'accueil du Nord, dans les parages de Portsall, était mise en service avec à bord, deux pilotes et des matelots. Mais, comme je l'avais prévu, cette expérience ne dura pas longtemps et fut vite supprimée."

 

Le PILOTIN

Construit en 1927 à Lorient et mis en service en 1928 à la station de Brest, ce voilier motorisé est semble-t-il utilisé comme pilote hauturier (pour des "croisières" d'une semaine). Maurice Amiet en donne les caractéristiques et les plans de forme, basées sur ses déductions mais non sur des relevés ou sur une connaissance directe du navire : "Enfin, connaissant les caractéristiques générales du bateau et sachant qu'il avait été construit à Lorient, je me suis permis d'en faire une reconstitution approchée, inspirée des "dandys" de Groix, mais traitée en mixte, c'est-à-dire avec une largeur et un tirant d'eau au dessous de la normale pour ce type de bateau" :

Longueur totale 17,94 m, longueur à la flottaison 14,82, tirant d'eau 2,32 m, déplacement 41,25 tx, surface de voilure 170 m².

Le navire a coulé après avoir été abordé par un chalutier réquisitionné, le Kérolay en février 1940.

 

La PARQUETTE (1).

Voilier motorisé. Construction en 1933 au chantier Keraudren de Camaret. L. 15,75 m, JB 37,25 tx. Moteur Baudouin DB 6 75/90 cv remplacé en 1959 par un DK6 de 120 cv.

  Maurice Amiet en donne des plans de forme et des plans d'aménagement intérieur ; il a pu se baser sur une demi-coque de chantier de la Parquette, conservée par le gendre du constructeur François Keraudren. Il en donne les caractéristiques suivantes : gréement de dundee ; longueur totale 17,98 m ; longueur à la flottaison 14,85 m ; largeur max. hors bordé 5,44 m; tirant d'eau : 2,77 m ; déplacement : 57,70 tx ; surface de voilure 134,70 m². Premier moteur semi-diesel de 50-60 cv, deuxième moteur de 75-90 cv, troisième et dernier moteur de 120 cv.

 Naufrage au Minou en 1964.

 

La Parquette, sous voile : photographie des archives de la Station de Pilotage de Brest

Je note :

  • le gréement de dundee avec deux focs, une grand-voile aurique, une voile de tapecul triangulaire : les bateaux-pilotes sont d'anciens bateaux de pêche.
  • la barre franche
  • l'étrave presque verticale ; le tableau arrière.
  • le canot en remorque
  • L'ancre de la fonction de pilote, à l'étrave et sur la grand-voile avec l'inscription BREST.
  • Le pavillon  en tête de mât ; un pavillon identique est visible sur le mâtereau d'une vedette de pilotage d'Alger dans le livre Les pilotes maritimes français, p.56. Ce pavillon ne figure pas parmi les pavillons d'armateur de la LLoyd et je ne le trouve pas sur houseflag.free. C'est le pavillon qu'arborait aussi la "Louise" peinte pour Henri Conan. Il peut être comparé au pavillon W-Whiskey du Code des signaux, carré concentrique Bleu-Blanc-Rouge au centre, et dont la signification est "J'ai besoin d'assistance médicale". 

                       600px-ICS_Whiskey.svg_.png

Mais Hervé Conan a remarqué sur le logo du Pilotage Maritime de Dunkerque un pavillon de couleur inverse, carré concentrique rouge-Blanc-bleu au centre. 

                              Logo-Pilotage-Maritime-de-Dunkerque

Or, on lit dans le Règlement Général du Pilotage :

DÉCRET DU 14 DÉCEMBRE 1929 portant règlement général de pilotage

(Modifié les 8 août 1931, 18 mars 1933, 24 février 1954, 29 février 1960, 14 septembre 1978, 14 mars 1986 et 7 avril 1995)

ARTICLE 4

L'appel du pilote est fait au moyen des signaux suivants :

De jour : pavillon carré à couleurs concentriques, bleu au centre, blanc et rouge et signaux d'appel du Code international ;

De nuit : les feux prévus à l'article 1er alinéa II, du décret du 30 juin 1874 (décret du 8 août 1931).

A défaut, le navire peut arborer son pavillon national, en tête du mât de misaine.

En outre, les bateaux pourront montrer les signaux d'appel de chaque station.

Certes, ce pavillon est, dans ce règlement, un signal d'appel aux pilotes, et non une identification de bateau pilote. (En 1829, la corvette de pilotage en station devant Dunkerque devait hisser en tête de mat de hûne un drapeau rouge lorsqu'un bateau de présentait. ).

Ce pavillon rouge-blanc-bleu au centre concentrique est décrit dans l' ouvrage Voiliers Pilotes Bancs Flandre de Jacques Leblanc/Freddy Philips page 128 comme un pavillon "pilote" que les Pilotes de Dunkerque portait pendant la Seconde Guerre.

Il resterait à s'assurer que ce pavillon n'était pas propre à Dunkerque, mais commun à tous les pilotes portuaires. Les deux documents présentés ici semblent, malgré l'absence de couleurs, aller dans ce sens.

 

 

bateau-pilote-brest 3222c

 

 

L' IROISE (1) 

Construction en 1939 au chantier Stipon du Fret. L. 8m, JB. 7 tx.

Moteur Baudouin 18/20cv remplacé par un DB 2 en 1959.

Prendra le nom de Cormorandière en 1955.

 

 

L'IROISE (2)

Construction chantier Glehen d'Audierne en 1955 ; longueur 17,20 m, jauge brute 34,08, deux moteurs diesel DK6 de 120 cv. Revendue au Groupe Manche Atlantique de Plongée selon les indications de ce club avec des photos du BR 267471.

Photographie de la Station de Pilotage de Brest, et datant de 1956.

DSCN1664c

 

 

 

ANDRÉ-MILLINER :

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, un pilote du port de Brest, André Milliner, mobilisé et embarqué comme officier (Enseigne de vaisseau de 1ère classe) sur l'aviso Vauquois, se noie lors du naufrage de son navire (son corps n'a pas été retrouvé). En effet, le Vauquois, avec un équipage de 103 hommes, a sauté sur une mine en mer d'Iroise le 18 juin 1940, très près de la Grande Vinotière.

Son nom a été donné à une vedette de pilotage «Pilote-Milliner » en septembre 1947, puis à une seconde vedette « André-Milliner » en juin 1948, puis à nouveau à une vedette « Pilote-Milliner » en 1959 

Source: site archeosousmarine.net.

 

PILOTE MILLINER (2) : 1959-1975.

Construction au chantier Roux de Brest. Longueur 11,92 m ; jauge brute 16,75 tx ; moteur DK4.

En 1975, la pilotine est coulée à la suite d'un abordage.

 

 

La PARQUETTE (2)

Ex-Chalutier Capitaine-Quéignec" construit au chantier Kraft en 1950 : longueur 15,10 m, jauge brute 36,67 tx. Achetée en 1964 pour la station de pilotage, elle est/aurait été  revendue en 1979 au Groupe de Plongée de Brest (GMAP) : information de Jacky Messian, sans confirmation.

  En 1962, le bateau-pilote La Parquette participe au sauvetage lors du naufrage du Xénophon sur Basse Large.

 

 

La VALBELLE

Coque construite en 1980 aux chantiers anglais Halmatic de Portschester de 15,50 m (polyester moulé ?), aménagée par Sibiril à Carnatec ; largeur 4m, TE 1m,  2 moteurs Caterpilar = 1020. N° 7202 sur le roof.

* Halmatic a construit les coques des pilotines Emeraude de Saint-Malo en 1999

 

HALMATIC/SIBIRIL HALMATIC/SIBIRIL Bateaux à moteur

 

La VANDRÉE

        Ce bateau mesure 14 m de long et 4 m de large et jauge 16 t. Indicatif radio FN 2820. (Source www.bateaux-fecamp.fr).

      Vitesse enregistrée (Max / Moyenne): 22.4 / 14.1 nœuds  Indicatif Radio: FN9820 IMO: 0, MMSI: 227005550

bateau-pilote-brest 3195c

 

bateau-pilote-brest 3224c

 

La LURONNE

 

Cette vedette a été construite aux chantiers Portchester Shipyard de Porsmouth, elle mesure 15,10 m de long, 4,00m de large et dispose de deux moteurs  de 343 kW.

 La coque et les superstructures ont été réalisées par les chantiers anglais Portchester Shipyards de Portsmouth. La coque est du type VT Halmatic, Nelson 50 pieds réalisée en composite. Après une traversée en ferry jusqu'à Roscoff puis une fin de voyage en camion, la pilotine, longue de 15,10 m et large de 4 m, a terminé son premier voyage en camion jusqu'au chantier Sibiril de Carantec. C'est là que se sont déroulés les travaux d'aménagement, comprenant la cabine de pilotage ainsi que le compartiment machine. La vedette est dotée de deux moteurs Caterpillar, type C 12 d'une puissance unitaire de 460 chevaux qui lui procurent une vitesse maximale de 23 nœuds, soit un peu plus de 42 km/heure. 

 

La vedette, équipée en troisième catégorie, peut recevoir deux membres d'équipage et huit passagers. La cabine de pilotage est dotée de tous les derniers perfectionnements, que ce soit en équipement radio, l'AIS ainsi qu'un écran radar, lecteur de cartes.

 

 

bateau-pilote-brest 7295c

 

bateau-pilote-brest 3225c

 

      Maquette de la Luronne au 1/20ème.

 

DSCN1678c

 

 

Le LYS

bateau-pilote de Brest : je n'ai pas pu retrouver la trace de cette pilotine dont la station de pilotage conserve la maquette de la coque.

 

bateau-pilote-brest 3220c

 

 

Autres documents à identifier (archives Pilotes de Brest):

 

 DSCN1661c

 

DSCN1663c

 

DSCN1668c

 

     

 

 

MES SOURCES :

 

 Éléments d'histoire du pilotage à Brest.    

  Il n'existe pas de monographie sur la station de pilotage de Brest . Les éléments dont je dispose d'abord pauvres et disparates, se sont enrichis progressivement : 

1) Ma première source repose sur l' Autobiographie de Jean-François Le Boïté. Voir aussi le site sur les pilotes du Conquet de J.P. Clochon.

 

2) Je me suis rendu à la station de pilotage, où j'ai reçu le meilleur accueil du président Alain Briand, de Jean-Jacques Le Borgne et de leurs confrères, que je remercie : ils m'ont signalé l'existence de deux autres  bateau-pilotes, l'Iroise et le Lys. Une coque modèle-réduit du Lys est conservé, ainsi qu'une belle photographie de l'Iroise. Surtout, ils m'ont montré une très précieuse photographie de la Parquette, sous voile, avec son équipage de cinq personnes. J'ai pu photographier aussi d'autres documents, dont ma reproduction est médiocre, et une belle maquette de la Luronne.

 

 

3.A la Bibliothèque d'Étude de Brest, je trouve deux sources pleines d'intérêt :

a) Pilotes Maritimes, histoire de trente-trois stations de pilotage de France et d'Outre-Mer par des pilotes d'aujourd'hui, Jacky Messian (pilote de Dunkerque), Dunkerque, 1984, 593 p., ill.

 Le chapitre consacré à Brest occupe les pages 264-285. Il comporte deux cartes, mais aucune illustration de pilotines. On y trouve :

 

  • Une présentation de l'histoire de la station

  • un "Bref aperçu historique de la rade de Brest" (pp. 274-278)

  • Une "Liste des pilotes" de Brest, Molène, Conquet,, Portsall, Ouessant, Aberwrac'h.

  • "Souvenirs brestois" par François Jacq.

  •  

b) Les bateaux-pilotes des côtes de France aux derniers jours de la voile, Maurice Amiet, Ed. Glénat, Grenoble 1991, 297 p. : ill. ; 31 cm 10 f. dépl. de pl. ; 62 x 44 cm.

 Cet auteur donne trois études de bateau, avec plans et mensurations, celles d'un pilote ancien coquillier, du Pilotin et de la Parquette (pp 148-149). Il mentionne aussi  Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, bateau pilote du Conquet et bateau de pêche appartenant à Jean-François Le Boïté, mis à l'eau en 1927 et revendu la même année.

 

5. Pilotes ou lamaneurs ?

Les services du lamanage consistent en l’amarrage, le désamarrage et le déhalage des navires de commerce en escale dans les ports pour leurs opérations commerciales.

Étymologiquement le concept lamaneur provient du vieux français "laman ". Ce terme est tiré du néerlandais " loostman " qui désigne l'homme de la sonde, celui qui connaît les fonds et leurs traîtrises.

Jean-Marie PARDESSUS définit le lamanage, dans sa collection de lois maritimes antérieures au XVIIème siècle,  comme « le travail et les fonctions des pilotes établis sur les côtes et dans les ports pour guider les navires dans les passes dangereuses, et notamment, à l'entrée et à la sortie des ports, rades et rivières », alors qu'il  définit le pilote comme "homme de l'équipage d'un navire chargé de sa direction", mais qu'il renvoie, pour la définition du pilote côtier, à celle de lamaneur.
 Le terme de "pilote" et "aide-pilote" s'appliquait donc, au XVIII et XIXe siècle, à celui qui, embarqué à bord des vaisseaux, était chargé du "pilotage", c'est-à-dire de la navigation. Dans la Marine, le poste suit les progressions hiérarchiques de "pilotin, aide-pilote, second puis maître-pilote".
Dans les ordonnances de Colbert de 1681, le lamanage « est le travail des mariniers qui conduisent le navire à l'entrée d'un port ou d'une rivière; il est ainsi appelé pilotage ». 

 A travers ces définitions apparaît aisément la confusion qui existait entre le lamanage et le pilotage qui sont cependant des services distincts. L'on parlait même de pilote lamaneur. A partir des années 1950 pilotage et lamanage se sont séparés pour créer des entreprises indépendantes et structurées plus spécifiquement leurs activités. (Source : lamanage-brestroscoff.com)

  C'est ainsi, par le mot-clef "pilote-lamaneur" plus sélectif sur un moteur de recherche que celui de "pilote" que je découvre des informations sur le pilotage en mer d'Iroise pour le quartier de Brest en 1830.

 

 

 

 

Sources :

      Jacky Messian, Pilotes Maritimes, 1984, chez l'auteur 1, rue du Fort-de-Vaux, Dunkerque : pages 267-285.

Maurice Amiet, Les bateaux-pilotes des côtes de France aux derniers jours de la voile, Ed. Glénat, Grenoble 1991, pp. 141-151.

Marie-Françoise Pochulu, Les pilotes maritimes français, cent ans de métier 1905-2005, Ed. des falaises

 

 

Liens :

Arrêté préfectoral du 24 janvier 2013 portant réglement local de la station de pilotage de Brest-Concarneau-Odet.

Muriel Thoin, 2009, Société d'Histoire Maritime : Histoire de la législation relative au pilotage. http://www.sfhm.asso.fr/documents/legispilot.pdf

 

Pilotes de Brest au mouillage. Le Port de Commerce et le Quai de la Douane à Brest, Villard Quimper  5069, mention manuscrite 3 août 1908. Coll. privée H. Conan

Pilotes de Brest au mouillage. Le Port de Commerce et le Quai de la Douane à Brest, Villard Quimper 5069, mention manuscrite 3 août 1908. Coll. privée H. Conan

Repost 0
Published by jean-yves cordier - dans Brest Port Pilotes
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

Recherche