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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 13:40

Selon le dossier de la DRAC consulté par Hiroko Amemiya, qui présente cette Vierge à la page 66 de son ouvrage Vierge ou démone, cette statue date du XVIIIe siècle. Origine inconnue, don de Mme Thierry, déposé au Musée Religieux 1941-1961 déposé au château de Kerjean . Placée en 1961 (?) à Saint-Louis.

Elle occupe aujourd'hui l'angle sud-est de la chapelle absidiale du Saint-Sacrement. Pour cette raison (Adoration Perpétuelle), afin de ne pas troubler le recueillement du lieu, les photographies de la Démone, prises de loin dans une pénombre relative, ne seront pas fameuses. Le but de cet article est de contribuer à l'iconographie en ligne de ces "Vierges à l'Enfant foulant une représentation semi-humaine" dont Hiroko Amemiya a recensé 42 spécimens en Bretagne.

Elle est décrite ainsi :

"H : 1,90 m, bois, monochromie récente, badigeonnée d'or qui laisse entrevoir le rouge au pan du manteau. 

Représentation semi-humaine : couchée sur le dos, sous le pied gauche de la Vierge, tête  à droite. Visage tourné vers la Vierge, une petite corne émerge du front gauche d'une longue chevelure brune. L'oreille droite est grande, rouge à l'intérieur. La main droite et les pieds manquent. Seins globuleux aux mamelons marqués, abdomen musclé. Petit corps entièrement peint en noir doré." (H. Amemiya 2005 p. 66)

 

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Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

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Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

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Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant, église Saint-Louis, Brest. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

— AMEMIYA (Hiroko) 2005, Vierge ou démone, exemple dans la statuaire bretonne, Keltia éditeur, Spézet. 269 p. page 68-69. Version remaniée de la thèse de 1996.

— AMEMIYA (Hiroko), 1996,  Figures maritimes de la déesse-mère, études comparées des traditions populaires japonaises et bretonnes . Thèse de doctorat d'études littéraires, histoire du texte et de l'image  Paris 7 1996 sous la direction de Bernadette Bricout et de Jacqueline Pigeot. 703 pages Thèse n° 1996PA070129 . Résumé : Le thème principal de cette étude est de voir quel rôle la femme non-humaine - et notamment la femme qui appartient au monde maritime - a joué au Japon et en Bretagne, à travers les récits relatifs à l'epouse surnaturelle. Pour la Bretagne, les recherches s'étendent également sur l'iconographie religieuse representant l'être semi-humain telles la sirène et la femme-serpent. La région conserve dans ses chapelles de nombreuses statues des xvie et xviie siecles figurant ce type faites par des artisans locaux. L'imagination populaire s'epanouit ainsi dans la femme non-humaine de deux facons en Bretagne : dans l'expression orale et dans l'expression plastique ce qui nous offre une occasion inestimable d'etudier leur compatibilite dans leur contexte socioculturel. Les recits qui traitent le thème du mariage entre l'être humain et l'être non-humain révèlent la conception de l'univers d'une societé. L'autre monde ou les êtres de l'autre monde sont en effet une notion fonctionnelle qui permet à la societé de maintenir l'ordre interne par une intervention externe fictive : la suprématie du fondateur du Japon s'explique par la transmission d'une puissance surnaturelle par sa mère du royaume maritime, alors qu'en Bretagne, la destruction de la cité légendaire d'Is est causée par une fille maudite née d'une fée. Le premier volume de cette étude est composé de trois parties : i. L'autre monde dans la tradition populaire au Japon, ii. Recits relatifs au mariage au Japon et en Bretagne, iii. Iconographie d'une femme semi-humaine. Le deuxieme volume est un inventaire des différents types de representation semi-humaine en Bretagne.

 

— LE THOMAS (Louis), 1961 "Les Démones bretonnes, iconographie comparée et étude critique", Bulletin de la société Archéologique du Finistère t. 87 p. 169-221.

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Published by jean-yves cordier - dans Vierges à la démone. Brest
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 04:22

Damien Roudeau et Nicolas Le Roy exposent à la bibliothèque de la Faculté Victor Segalen de Brest.

Voir aussi :

Lavieb-aile à Brest : 15 articles pour partager ma ville... et quelques autres.

Le 30 mai de l'année dernière, je vous ai raconté comment j'avais découvert Damien Roudeau :

Où je retrouve les remorqueurs, les bateaux-pilotes et les grues du port de commerce de Brest : Exposition "Frères du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. ​

J'avais souscrit avec enthousiasme au livre en préparation chez La Boite à Bulles, et j'ai rongé mon frein jusqu'à la parution de celui-ci.

Je pensais juste au plaisir de retrouver la qualité des illustrations qui m'avait séduites, mais je n'imaginais pas que j'allais découvrir un texte de grande qualité, dû à Nicolas Le Roy : ce fut une lecture choc, ma meilleure lecture depuis longtemps, et je fus convaincu qu'il s'agissait d'un des plus remarquables ouvrages parus sur le port de Brest, un document puissant qui allait faire date.

Je fréquente, par ailleurs, la bibliothèque de la faculté de Lettres Victor Segalen de l'Université de Bretagne Occidentale depuis longtemps (j'ai retrouvé récemment et rendu samedi un document que j'avais emprunté en...1987 ! ), et c'est grâce à l'efficacité et la disponibilité des personnes chargées de son service de prêt entre bibliothèque que, depuis 2009, je nourris la documentation des quelques 1000 articles de ce blog.

Lorsque je reçus une invitation au vernissage de l'exposition organisée par l'U.B.O et les deux auteurs, "le jeudi 10 mars à 18h", je ne me le suis pas fait dire deux fois.

Mon rôle n'est pas de présenter cette manifestation, les allocutions qui furent prononcées (la gentillesse attendrie des mots d'Alain Boulaire comparant les auteurs à Germaine Tillon et à Geneviève De Gaulle- Anthonioz !), ou de dresser un compte-rendu journalistique, et d'autres expliqueront que " pour comprendre les ports de Brest, Nicolas Le Roy, marin et sociologue, et Damien Roudeau, dessinateur, sont allés rencontrer ceux et celles qui y travaillent. Ils ont recueilli leurs témoignages et croqué leur vie au travail. Dockers, soudeurs, démineurs, pilotes, marins… Ils confient et racontent leur quotidien : le travail, la camaraderie, les peines et les espoirs. "

Je me suis juste offert le plaisir, un samedi matin au soleil levant, de laisser mon objectif flâner dans la grande galerie conçue en 1994 par l'architecte Massimiliano Fuksas. J'étais à l'écoute de mon cœur, je pensais aux griots dont on dit qu'ils sont les bibliothèques vivantes de l'Afrique : Nicolas Le Roy m'avait appris que chaque travailleur du port était aussi une mémoire incomparable, faite de données techniques, de gestes professionnels, de savoir-faire qui ne se transmettent à un "jeune", un "matelot" qu'au prix de longues années de compagnonnage.

C'est peut-être un lieu commun (je crois l'avoir lu ailleurs) de dire que dans une ville comme Brest, presque totalement détruite en 1944, le monument le plus remarquable, ce sont ses habitants. C'est néanmoins une vérité à laquelle les 312 pages et les innombrables illustrations de "Brest à quai" confèrent une profondeur singulière.

N.B La préface est d'Hervé Hamon, les ouvertures de chapitre sont de Josiane Gueguen et le dossier historique d'Alain Boulaire. Pas moins.

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I. IN SITU A L'U.B.O. 

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Il est temps de nous tourner

vers les panneaux exposés.

Demi-tour.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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LES DIX PORTS.

Dès la porte franchie, par un bel effort didactique, vous découvrez une partition de Brest en dix ports distincts, dont vous découvrez les localisations sur un plan.

Essayons de les découvrir d'ouest en est, comme un navire venant du large. Peu à peu, nous allons comprendre que cette division en dix ensembles n'est pas administrative ou conceptuelle, mais qu'elle recouvre dix tribus dont les codes, les parlers, les costumes, les figures ancestrales, les embarcations, les us et coutumes, sont aussi différentes que ceux de dix ethnies de Nouvelle-Guinée. Partons avec les auteurs comme des Argonautes du Port Atlantique Occidental, pour explorer cet exotisme du quotidien et de la proximité.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port militaire.

L'un des métiers (ou plutôt l'un des hommes) que j'ai découvert dans "Brest à quai" est celui de "Moniteur d'entrainement sportif et militaire" . Il illustre comment, dans ce Port, les corps et les esprits ont des particularités, des airs de famille, car ils bénéficient de programmes de mise en forme (j'entends soudain ce terme sous son sens propre), de gainage corporelle  et de techniques mentales approprié à aiguiser le sens de la combattivité.

Bref, nous feuilletons un album illustré de l'Esprit de corps. Pour découvrir plus tard que ce dernier n'est pas propre à la Marine, et que les neuf autres Ports sont aussi des Corps avec leur Esprit spécifique.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port de plaisance.

 

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port de liaison et le port de sécurité.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port de pêche.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port de commerce.

 

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Le port scientifique 

 

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Le port de réparation et le port des énergies marines.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.
Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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LA GUEULE DE L'EMPLOI.

Nicolas Le Roy et Damien Roudeau m'ont appris que les corps eux-mêmes devaient se former au métier exercé, et ces dessins montraient ces postures de travail criantes de vérité, cette incorporation du métier. Le corps d'un "voileux" se distingue de celui du marin-pêcheur, celui du marin-pompier de la Flotte de celui du réparateur naval comme on reconnaît le cormoran huppé du grand cormoran, la mouette tridactyle de la sterne Pierregarin. Rien d'inné pourtant, bien que la plupart des travailleurs interrogés étaient fils, petit-fils ou neveux d'un ou de plusieurs travailleurs du port, ou de marins. 

C'est le métier qui rentre!

Cette boutade est profondément juste : c'est à coup d'éreintement de fin de journée, à coups de blessures et de contusions, d'erreurs, d'égarements, de coup de gueule ou de regard critique mâtinés de conseils et d'exemples, c'est à coup d'ajustement du corps aux contraintes qu'il subit,  c'est en cherchant jour après jour à économiser sa dépense physique, à endurer la peine, à accompagner les mouvements d'un navire jusqu'à les épouser, c'est en apprenant à son regard à veiller aux dangers (dans la cale lors du chargement, c'est vers le haut), que le métier rentre. Non sans user les organes et altérer la santé.

Des regards.

Il y a aussi, dans ces dessins,  une  limpidité et une éloquence des regards qui, en photographie, ne s'obtient que si une qualité privilégiée de contact avait été établie. 

Beaucoup de ces dessins ont été réalisés sur du papier récupéré, couvert de calculs, de schémas et de cotes : il était  chargé de labeur, noirci par les travaux de construction, et le parallèle s'établissait ainsi pour dire combien les ouvriers, les marins, les ingénieurs et les employés des ports de Brest étaient leurs archives vivantes. 

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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LES NAVIRES.

 

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy  à l'UBO, photo lavieb-aile.

Exposition "Brest à quai" de Damien Roudeau et Nicolas Le Roy à l'UBO, photo lavieb-aile.

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Un grand merci aux auteurs et aux organisateurs pour cette grande exposition.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 22:17

Les Paradis terrestres, et les murs qui les cernent​, à la Carène à Brest.

Voir aussi :

Est-ce un ange ? Un ramoneur ayant avalé son hérisson ? 

Il vole, le sombre Icare aux raides certitudes. 

Ou bien  croit-il seulement qu'il vole, mais il tombe,

traçant du bout du doigt un slogan illusoire,

comme le peintre accroché à son pinceau,

quand l'échelle a chutée.

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Dans une near death experience il a l'esprit qui danse,

il voit le Paradis,

l'arbre de la connaissance 

 quatre fleuves et  quatre arrondissements.

Il est logé  PARADIS EST,

quoique Paradis Ouest soit bien plus réputé. Tant-pis : ICI ONE CHANCE, 

et cette chance est chauve par derrière,

la lance qui saigne ne repasse jamais.

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Paradis Est, La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Paradis Est, La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Il ignore tout de son destin.

Face à lui vole à toute allure un autre sombre crétin.

Ça va faire boum-boum juste en passant au coin

Et ce sera la fin au pied d'un réverbère.

Paradis contre Paradis,  La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Paradis contre Paradis, La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

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Son double partageait sa fragile innocence,

Tout comme lui il croyait aux lendemains qui chantent

Aux paradis perdus qui revenaient ICI

Aux mots qui, en anglais, semblaient soudain plus beaux,

Au Yoga, à Pilates, à la nage sur le dos,

A l'héritage indien de sa crête iroquoise,

ou aux bienfaits certains d'une poudre turquoise,

dont il se massait.

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Paradis Est ici aussi,  La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Paradis Est ici aussi, La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

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Soucieux de modifier la fatale trajectoire,

Je criais "Arretez ! Vous foncez droit dans le mur !"

Le mur ? Ils y étaient déjà ! Et dépourvus d'oreille,

ils ne m'écoutaient pas et poursuivaient leur rêve.

Mais sans-doute la koiné du monde paradisaque 

était-elle  anglaise ? Je criais " ' cause you are gonna crash, baby, you know that ?"

et ce fut peine perdue.

Il s'encastrèrent,

dans la tôle rouillée choisie par nos édiles 

pour en faire La Carène.

En fer.

Et peut-être y sont-ils encore.

 

 

 

 

 

Enfer. La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Enfer. La Carène, Brest, photographie lavieb-aile.

Morale.

Les murs qui protègent vos paradis 

les transforment en enfers.

Ici-bas point d'Eden, mais un sort funeste,

dont la seule issue est de le partager 

en toute sollicitude.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:48

Vers le Paradis, rue de l'Harteloire à Brest. COP21.ORG

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Voir aussi :

Lavieb-aile à Brest : 15 articles pour partager ma ville... et quelques autres. ​

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La rue de l'Harteloire, à Brest, descend en pente douce dans le prolongement de la Place de la Liberté et de l'avenue Clemenceau, vers la rive de la Penfeld, et le pont de l'Harteloire. Mais ce matin-là, elle était empruntée par un étrange cortège d'Hominidés.

Je décidais de leur emboîter le pas. Puisqu'il suffisait de suivre la pente...

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C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien
Est-ce ainsi que les h
ommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent...

Aragon

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Où vont-t-ils ?

 

Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Je dépassais d'abord le sympathique PLIOPITHÉQUE, avec ses allures guillerette de Gibbon. Venait-il de la BIBLIOTHÉQUE de la fac Victor Ségalen ?

Pliophithèque, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Pliophithèque, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

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Puis vint  PROCONSUL, bien décidé à en découdre. Mais de quoi ? Une manif pour créer un Jardin des Plantes ? 

Quelqu'un avait inscrit A POIL. Mais pourquoi ? C'était déjà acquis.

Proconsul, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Proconsul, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

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DRYOPITHECUS, le nez dans les gaz d'échappement et les crottes de chien, devançait Proconsul. Il avait parcouru, depuis son Miocène, 18 Millions d'années pour se rendre à ce mystérieux rendez-vous. Un peu voûté, forcément.

Driopithèque, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Driopithèque, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

OREOPITHECUS (Oreopithecus Bambolii, Gervais 1872) courait après sa chance. La borne d'incendie n°471 portait l'inscription AU FEU. Pourtant l'espèce, comme le genre, est éteinte depuis le Pliocène. 

Que faisais-je là?

 

Oreopithecus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Oreopithecus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

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AUSTRALOPITHECUS se croyait en retard. Même pas le temps de passer une cravate. Peut-être présidait-il la commission ad-hoc ?

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Australopithecus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Australopithecus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

PARANTHROPUS s'approchait du parcmètre, carte bancaire en main. Mais chacun sait que depuis juin dernier,  Monéo ne fonctionne plus à Brest. D'e quelle cambrousse sortait-il ?

Avec une meilleure vue, j'aurais pu lire sur sa carte :" † Australopithecus boisei Leakey, 1959 " : il venait d'une région boisée. La forêt du Cranou?

Paranthropus,  Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Paranthropus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

HOMO ERECTUS, un lointain cousin, me lança un coup d'œil complice. En étais-je ? 

Aussi gêné que Marcel devant Charlus, je détournais les yeux vers un bourdon qui butinait, à mes pieds.

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Homo Erectus,  Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Homo Erectus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

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J'aurais, par contre,  donné ma chemise au sympatique

HOMO SAPIENS 

mais le silex qu'il tenait dans la main me fit réflechir. Une fonction dont je lui étais, d'ailleurs, redevable.

 

 

Homo erectus,  Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Homo erectus, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

L'HOMME D'HIER était nu comme un ver, mais portait la barbe (hier, sans-doute ne rasait-on pas gratis). Il portait une lance. Un léger anachronisme, car cet "hier" était plus vieux qu'Hérode.

L'Homme d'hier,  Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

L'Homme d'hier, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

J'avais couru pour dépasser ces augustes gentlemen, car je voulais voir "L'Homme d'aujourd'hui". Il n'y était point. J'étais en face de la M.P.T de l'Harteloire, et ses portes vitrées. Je n'y vis que mon reflet, et c'est tout. 

Pourtant, là-bas, dans ce costume ?

C'était "L'HOMME DE L'AVENIR". Dans une version passablement démodée dessinée par  Jules Vernes, car c'était, à l'évidence, un "pied-lourd" avec sa tenue de scaphandrier.

Fallait-il en rire ?

La pièce était-elle ou non drôle

Moi si j’y tenais mal mon rôle

C’était de n’y comprendre rien
 

L'Homme de l'Avenir, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

L'Homme de l'Avenir, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Je finis par comprendre.

Tous ces gens étaient venus car des panneaux annoncaient LE PARADIS.

 

Le PARADIS, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.
Le PARADIS, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Le PARADIS, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Le PARADIS ? ICI ? 

 

Le Paradis, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

Le Paradis, Rue de l'Harteloire, 19 octobre 2015, photographie lavieb-aile.

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Ici ? Le Paradis ?

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Ce n'est pas à un vieux singe comme moi qu'on fera prendre des vessies pour des lanternes.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 17:51

A la princesse arctique.

ARCTIC PRINCESS, LNG en escale technique à Brest.

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Voir aussi :

Lavieb-aile à Brest : 15 articles pour partager ma ville... et quelques autres. ​

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Tu viens de la ville la plus septentrionale,

Au monde, tu viens d'Hammerfest, comté de Finnmark,

Dont tu laisses lire le nom sur ta poupe de feu,

Ô fille de la banquise.

Mais de cette ville c'est l'île de Melkøya que tu fréquentes,

Le point final des cent soixante huit kilomètres de pipeline

Qui mènent sous la mer de Barents le gaz des champs de Snøhvit,

Un nom qui signifie La Neige Blanche..

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ARCTIC PRINCESS, Hammerfest (Norvège), LNG de l'armement norvégien Hoegh, long de 288 m, d'une capacité de 147 980 m3, construit en 2006 au Japon. Photographie lavieb-aile.

ARCTIC PRINCESS, Hammerfest (Norvège), LNG de l'armement norvégien Hoegh, long de 288 m, d'une capacité de 147 980 m3, construit en 2006 au Japon. Photographie lavieb-aile.

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Sur les quais du port les lamaneurs se disent

C'est bien reparti pour  Damen Shiprepair

Les tankers se succèdent au chantier de réparation navale

Et Brest est devenu une étape habituelle

Pour les gros LNG.

 Ils  ont tourné les amarres du  SONANGOL SAMBIZANGA,

Un méthanier de chez Chevron,  291 m de long et 160 000 m3 de capacité,

Pour un arrêt technique classique de 14 jours.

SONANGOL SAMBIZANGA SONANGOL SAMBIZANGA

c'est le chant du commerce du gaz en Angola.

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SONANGOL SAMBIZANGA, LNG de 291 m de long et 160 000 m3 de capacité,  en forme n° 2 à Brest depuis le 10 octobre pour un arrêt technique classique de 14 jours. Photographie lavieb-aile.

SONANGOL SAMBIZANGA, LNG de 291 m de long et 160 000 m3 de capacité, en forme n° 2 à Brest depuis le 10 octobre pour un arrêt technique classique de 14 jours. Photographie lavieb-aile.

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Et c'est encore Damen, disent les lamaneurs,

qui s'est chargé du carénage du NORWEGIAN-EPIC,

le plus gros paquebot jamais passé en cale sèche dans le port breton,

qui est reparti le dix-sept octobre pour Southampton,

il y a à peine deux jours de cela.

 Damen Shiprepair a retrouvé la confiance des armateurs,

et dès la fin des opérations de mise en place des lignes de tins,

les travaux sur l'ARTIC-PRINCESS ont débuté.

Nettoyage et peinture de carène.

intervention sur les pompes de cargaison,

sur les tuyauteries et les vannes. Du quotidien pour les Brestois,

dont certains se souviennent que ce navire,

est déjà venu en entretien à Brest en 2010.

et dont certains savent qu'il a été onstruit en 2005

par les chantiers japonais Mitsubishi Heavy Industries.

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NORWEGIAN EPIC, le 15 octobre 2015, Photographie lavieb-aile.

NORWEGIAN EPIC, le 15 octobre 2015, Photographie lavieb-aile.

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Hier Princesse Arctique, tu as pris

 la place de SPIRIT POLAR (Bahamas)

qui reprenait sa route vers Point Fortin, Trinity Tobago, à 13 noeuds, cap barre 240°

Demain tu entreras dans la forme numéro trois,

et ses grues de 150 tonnes danseront pour toi.

 

 

Copie d'écran (annoté) du site http://www.marinetraffic.com le 19 et le 22 octobre 2015.
Copie d'écran (annoté) du site http://www.marinetraffic.com le 19 et le 22 octobre 2015.

Copie d'écran (annoté) du site http://www.marinetraffic.com le 19 et le 22 octobre 2015.

POLAR SPIRIT et SONANGOL SAMBIZANGA le 15 octobre 2015 à Brest. Long de 239 m, construit au Japon en 1993, le Polar Spirit a une capacité de 87 660 m3. Photographie lavieb-aile.

POLAR SPIRIT et SONANGOL SAMBIZANGA le 15 octobre 2015 à Brest. Long de 239 m, construit au Japon en 1993, le Polar Spirit a une capacité de 87 660 m3. Photographie lavieb-aile.

 

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Fille du roi de Thulé tu promènes fièrement

 tes seins proéminents, rubiconds et luisants,

 quatre cuves remplies de cent quarante sept mille huit cent trente cinq mètres cubes.

de gaz liquéfié.

Madelon généreuse viens nous servir à boire,

Accompagne ta sœur ARCTIC LADY

qui t'a précédé trois fois dans le port de l'Atlantique nord,

aux anciens chantiers Sobrena.

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Fille du roi de Thulé tu 

ARCTIC PRINCESS le 22 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

ARCTIC PRINCESS le 22 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

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"De l'Afrique brûlée à Thulé froiduleuse". 

A coté de SONANGOL SAMBIZANGA l'africain, sombre Vulcain sorti de son Hades, ARCTIC PRINCESS danse dans sa robe rouge.

 

 

ARCTIC PRINCESS et  SONANGOL SAMBIZANGA le 19 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

ARCTIC PRINCESS et SONANGOL SAMBIZANGA le 19 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

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Deux esclaves, jambes bleues, longs bras de palmes jaunes,

T'éventent, ô lapone assoupie aux rêveries boréales ,

Tandis que des coups sourds préviennent ta hantise,

Car ce qui t'insupporte dans la nuit atlantique, c'est

Le silence des machines.

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ARCTIC PRINCESS au quai à Brest, 19 octobre 2015. Photographie lavieb-aile.
ARCTIC PRINCESS au quai à Brest, 19 octobre 2015. Photographie lavieb-aile.

ARCTIC PRINCESS au quai à Brest, 19 octobre 2015. Photographie lavieb-aile.

SONANGOL SAMBIZANGA le 19 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

SONANGOL SAMBIZANGA le 19 octobre 2015 à Brest. Photographie lavieb-aile.

Tu es ma Sunamite et je te poursuis dans la nuit.

Le matin je cours encore pour te trouver

Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles. 

De loin je repère ta présence, et de loin je mon coeur palpite en te voyant,

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Telle es-tu ma bien-aimée 

 

 

ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

Mais tu es mieux gardée que la reine de Saba et tes soldats m'éloignent,

 Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas; Ton corps est un tas de froment, Entouré de lis.

Tel David épiant Bethsabée sur sa terrasse, ainsi je te poursuis sur les rives ardues

Tes  seins sont comme quatre  faons, Comme les jumeaux d'une gazelle.

Ton cou est comme une tour d'ivoire; Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre.

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ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

Derrière les buissons je me dissimule et je te vois,

Suzanne se baignant nue, impudique et rieuse.

Que tu es belle, que tu es agréable, O mon amour, au milieu des délices! Ta taille ressemble au palmier, Et tes seins à des grappes. Je me dis: Je monterai sur le palmier, J'en saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le parfum de ton souffle comme celui des pommes, Et ta bouche comme un vin excellent, Qui coule aisément  Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment!

Mais quoi, ce navire noir contre ton flanc !  Ne me mens pas, c'est l'ADMIRAL, un chimiquier de Gibraltar : je vois son pavillon de l'armement Carl Büttner 

—D'où vient-il ?

— De Goteborg, Suède

— Où va-t-il ?

— A Brême, Allemagne.

— Qu'il aille au diable ! Viens, ma bien-aimée, partons en mer . Eloigne-les, ces concurrents !

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ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

ARCTIC PRINCESS vu de Plougastel le 31 octobre 2015. photographie lavieb-aile

Quand la nuit tombe, tu te pares de diamants,

blocs gelés scintillants plus durs que la glace,

sur le rubis brûlant de ta patience ardente.

Mais ta splendeur est effrayante, 

cousine du Beerenberg et du Bárðarbunga,

quand tu couves ta colère en chantant la saga

du massacre des belougas. 

Tu es un monstre, Arctic Princess, 

dont je crains les prouesses.

 

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ARCTIC PRINCESS, Brest, 19 octobre 2015. Photographie lavieb-aile.

ARCTIC PRINCESS, Brest, 19 octobre 2015. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 20:59

Où je retrouve les remorqueurs, les bateaux-pilotes et les grues du port de commerce de Brest : Exposition "Frères du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest.

Voir :

LES PORTS de Brest :

3. Les navires du port militaire de Brest sur la Penfeld,vus de la Tour Tanguy.

4. Onomastique navale et zoonymie : Machaon et Phaéton, les "caudataires" de Brest et Toulon.

5. Les remorqueurs du port de commerce de Brest. L'Attentif, le St-Denis et le Piriac, et l'Iroise, remorqueurs ("tugboats") portuaires du Port de Brest.

6. L'escalier du Cours Dajot à Brest : "l'escalier Gabin".

7. Histoire des pilotes maritimes du port de Brest.

8. La Vandrée et la Luronne, bateaux pilotes du Port de Brest.

9. La grue portuaire Paindavoine n°4 à Brest : un monument historique !

10. Au chantier du Guip à Brest : Le canot Patron François Morin, canot SNSM à Ouessant de 1960 à 1995.

11. Au chantier du Guip à Brest, Notre-Dame-de-Rumengol

12. La Belle-Poule, goélette à huniers.

13. Le Pourquoi-Pas à Brest .

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Hier, j'ai lu que la Médiathèque Bellevue de Brest proposait une nouvelle exposition. Il était écrit :

Exposition Damien Roudeau "Frère du port" à partir du 12 mai "Depuis 2013, le dessinateur explore les quais de Brest, du port de commerce au port militaire en passant par l’Arsenal et les activités de plaisance. La médiathèque de Bellevue avait présenté les premiers dessins de cette résidence artistique au long cours en juin 2013. Elle continue la traversée avec l’artiste en exposant une sélection de dessins (portraits, paysages, ateliers) réalisés lors des différents séjours de Damien Roudeau à Brest depuis juin 2013, dont certains présentés aux Brestois pour la première fois."

A coté de ce chapeau, il y avait une illustration, sur laquelle j'ai bien reconnu le Piriac et l'Attentif, les deux remorqueurs du port de commerce dont j'avais fait le sujet de mon article Les remorqueurs du port de commerce de Brest. L'Attentif, le St-Denis et le Piriac, et l'Iroise, remorqueurs ("tugboats") portuaires du Port de Brest.

Bon. J'ai couru, et j'ai découvert, suspendus par des pinces à linges à des treillis metalliques parmi les lecteurs de la Bibliothèque Bellevue, les images des quais et des bassins que j'avais parcouru en avril 2013 pour prendre mes photos.

Ce qui est drôle, c'est que c'est précisément en avril 2013 que Damien Roudeau a pu embarquer sur les remorqueurs. Plus chanceux, moins timide, mieux introduit et plus professionnel que moi, il a rencontré les marins, les "Frères du port". 

Grâce au charme incomparable du dessin aquarellé ou peint et rapidement annoté, les navires de service du port, les matelots et les patrons, les mécaniciens et les pilotes, les lamaneurs et les grutiers acquéraient l' auréole mythique de héros de bande dessinée, et le statut glorifié qu'ils méritent. 

Si les "travailleurs de la mer" sont frères, une réelle et chaleureuse fraternité se crée aussi entre les badauds qui viennent et reviennent sur le quai Malbert et les autres quais accessibles du Port de Brest, et les navires qui s'y amarrent, y travaillent ou y font escale.

Voilà quelques exemples des photos prises, dans les reflets de néon et les ombres de la Médiathèque.

(Un ouvrage Frères du Port avec un texte de Nicolas Le Roy est en préparation et sortira en 2016 aux éditions La Boîte à Bulles (Saint-Avertin) : jordane@la-boite-a-bulles.com  )

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L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013.Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013.Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013.Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013.Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Je découvre ainsi "Jean-Mi, Bosco sur l'Attentif et le Saint-Denis". J'apprendrais aussi que le moteur de l'Attentif est un Crépelle. Détail qui ne m'est pas indifférent puisqu'il me rappelle les 224 cv du chalutier CM2909 "Tante-Yvonne", qui achève sa vie au pied de la falaise de Postolonnec à Crozon :

http://www.lavieb-aile.com/article-le-moteur-de-la-tante-yvonne-plage-de-postollonec-a-crozon-112582549.html

 

 

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

"Jean-Mi" est d'Argenton (petit port du chenal du Four). J'éprouve un plaisir gourmand à admirer avec quelle sûreté sont rendus la posture de travail et le regard des travailleurs.

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

L'Attentif et le VB Piriac le 12 avril 2013. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Je me souviens du moment où, en janvier 2013, le "Pourquoi-Pas" avait fait escale à Brest. J'avais photographié sa "ligne de Plimsoll". 

http://www.lavieb-aile.com/article-la-ligne-de-plimsoll-du-pourquoi-pas-117067859.html

J'avais philosophé à son propos :

http://www.lavieb-aile.com/article-mon-voeu-pour-2013-n-ajoutez-plus-rien-114113489.html

Damien Roudeau était là aussi, puisqu'il a rencontré "H.J.", l'Agent de sécurité du bord : 

 Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Il y avait aussi le VELLEDA, en réparation de moteur ; et puis le MOLENEZ ; et surtout beaucoup de visages, qui vont parler d'eux-mêmes.

 Le VELLEDA. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Le VELLEDA. Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Il y avait Noël Uguen, marin-pêcheur patron du coquiller Vénus II. 

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Et puis les quais et les grues, c'est-à-dire le "tout-Brest".

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

Exposition "Frère du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. 12 Mai au 31 juillet 2015

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 08:38

Lavieb-aile à Brest : 15 articles pour partager ma ville... et quelques autres.

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PATRIMOINE RELIGIEUX :

1. Les vitraux de l'église Saint-Louis de Brest.

2. Église Saint-Louis à Brest, Aigle-lutrin du XVIIIe, Ange jouant du Serpent (instrument de musique).

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LES PORTS :

3. Les navires du port militaire de Brest sur la Penfeld,vus de la Tour Tanguy.

4. Onomastique navale et zoonymie : Machaon et Phaéton, les "caudataires" de Brest et Toulon.

5. Les remorqueurs du port de commerce de Brest. L'Attentif, le St-Denis et le Piriac, et l'Iroise, remorqueurs ("tugboats") portuaires du Port de Brest.

6. L'escalier du Cours Dajot à Brest : "l'escalier Gabin".

7. Histoire des pilotes maritimes du port de Brest.

8. La Vandrée et la Luronne, bateaux pilotes du Port de Brest.

9. La grue portuaire Paindavoine n°4 à Brest : un monument historique !

10. Au chantier du Guip à Brest : Le canot Patron François Morin, canot SNSM à Ouessant de 1960 à 1995.

11. Au chantier du Guip à Brest, Notre-Dame-de-Rumengol

12. La Belle-Poule, goélette à huniers.

13. Le Pourquoi-Pas à Brest .

14. Où je retrouve les remorqueurs, les bateaux-pilotes et les grues du port de commerce de Brest : Exposition "Frères du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. ​

15. A la princesse arctique. ARCTIC PRINCESS, LNG en escale technique à Brest, 19 octobre 2015.

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HISTOIRE NATURELLE ;

16. L'ancien jardin botanique de l'Hôpital Maritime à Brest.

17. Desseins et dessins de l'ancien Jardin botanique de l'hôpital de la marine (1694-1944) à Brest.

18. Le Musée ou Cabinet d'histoire naturelle du jardin botanique de Brest 1800-1944.

19. Un grand naturaliste brestois* :le pharmacien de marine Arthur Bavay (1840-1923).*(d'adoption)

20. Le Musée d'histoire naturelle de Brest (suite) : les autres collections de l'hôpital maritime Clermont-Tonnerre et la bibliothèque : un complexe dédié à l'instruction des élèves de l'École de médecine navale.

21.. Une balade géologique dans les rues de Brest.

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BIBLIOTHÈQUES DE BREST.

Où je retrouve les remorqueurs, les bateaux-pilotes et les grues du port de commerce de Brest : Exposition "Frères du port" de Damien Roudeau à la Médiathèque de Bellevue à Brest. ​

Cartographie :

Florilège de la Bibliothèque d'Étude de Brest : 1c : Bertrand d'Argentré et la carte de la Bretagne.

L'Histoire de Bretaigne de Bertrand d'Argentré : l'exemplaire de la Bibliothèque de Brest de la seconde édition de 1588. L'ex-libris de Sinclair et les gravures.

Les exemplaires de l'Histoire de Bretaigne de Bertrand d'Argentré dans les Bibliothèques publiques de Brest : les éditions successives .

Florilège de la Bibliothèque d'Étude de Brest, 1 : le portrait de Bertrand d'Argentré .

La Carte d'Argentré : sa copie par Tavernier. La Carte de Bretaigne de Bouguereau (1594).

La carte de Bretagne de Christophe Tassin (1634).

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Baleines

Le "Lièvre aux pattes croisées de fatigue" de Per Jaïn : l'Art brut à la Bibliothèque d'Étude de Brest

Bibliothèque de Brest : exposition DE JONAS À MOBY DICK VARIATIONS AUTOUR D'UN CACHALOT.

Exposition de la Bibliothèque de Brest à Bellevue : Baleine en vue !

Onomastique de Moby Dick.

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Saint-Pol-Roux.

A plus d'un titre. Présence de Divine Saint-Pol-Roux : Ex-libris et ex-dono de la Bibliothèque d'Étude de Brest.

Une promenade littéraire sur les traces de Saint-Pol-Roux : Camaret et Roscanvel. I. Le drame du manoir de Saint-Pol-Roux le 23 juin 1940 , et la mort du poète le 18 octobre 1940 : témoignage de sa fille Divine.

Le Poisson d'Or de Paul Féval et le manoir de Saint-Pol-Roux.

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MUSÉE DES BEAUX-ARTS.

La vie cachée de Joyeux Noël le brestois, conte. La vie cachée de J.N.

Jules Noël (1810-1881) à Brest, un peintre délibérément "rétrograde". A propos de l'exposition consacrée aux dessins de Jules Noël Enquête sur les bagnes de Brest au Musée des Beaux-Arts de Brest.

​ Le peintre Jules Noël rétrograde ? Persiste et signe à Quimper !

L'exposition Les maîtres italiens du musée des beaux-arts de Brest.

Enquête sur une femme Bellah, esclave et porteuse d'eau : L'exposition Anna Quinquaud, une sculptrice en Afrique au Musée des Beaux-Arts de Brest (5 février-17 mai 2014).

Nénégalley du Futah-Djalon : L'exposition Anna Quinquaud, une sculptrice en Afrique au Musée des Beaux-Arts de Brest (5 février-17 mai 2014).

Maternité malgache de l'exposition des sculptures d'Anna Quinquaud à Brest. Exposition des sculptures d'Anna Quinquaud à Brest. Maternité malgache.

A la recherche du Papango : La danse de l'oiseau, sculpture de Anna Quinquaud exposée à Brest.

Exposition Mathurin Méheut au Musée des Beaux-Arts de Brest. Aquarium Océanopolis de Brest

HISTOIRE DE LA MEDECINE NAVALE A BREST.

La bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest. Histoire et inventaires.

Inventaires de la Bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest 1804-1836...

Le jour où les marins faillirent devenir végétariens : Le Mémoire sur le régime des gens de mer de Chardon de Courcelles. 1780.

Les plantes et drogues utilisées à l'hôpital maritime de Brest en 1769. Étude des Formules pharmaceutiques pour la composition des remèdes usités dans l'Hôpital Royal de la Marine à Brest [Chardon de Courcelles].

La Bibliothèque de l'Apothicairerie de l'Hôpital de la marine à Brest en 1756.

Inventaire de l'apothicairerie de l'hôpital de la marine à Brest en 1756.

Liste des instruments de chirurgie utilisés à l'hôpital de la marine à Brest en 1756.

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OU ENCORE

Les reliques de Saint Thérèse de Lisieux exposées à la vénération des fidèles en l'Église Saint-Louis de Brest. 12 février 2012.

Vers le Paradis, rue de l'Harteloire à Brest. COP21.ORG.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:00

   La bibliothèque de l'École de médecine navale  de Brest. Histoire et inventaires.

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Voir aussi :

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      En 1740 est créée à Brest une École de chirurgie navale. Puis  une École de médecine navale fut crée en 1783 à Brest. Ces deux écoles ne disposaient pas de bibliothèque. C'est en février 1798 que fut fondée L'École de Médecine Navale de Brest, réunissant dans la même formation médecins et chirurgiens. Le préfet maritime Caffarelli créa la bibliothèque nécessaire aux futurs officiers de santé, en 1801, sur une décision prise en 1798. Constituée alors d'un fond ancien venant de l'académie de marine, de biens nationaux, et d'ouvrages acquis par achats successifs à partir de 1803, elle comptait 1647 ouvrages en 1809, 10 000 volumes en 1865, 14 000 volumes en 1876, 18 000 volumes en 1909. Malgré la fermeture de l'École en 1890, la bibliothèque ne fut pas fermée, l'hôpital de Brest accueillant alors les élèves préparant leur entrée pour l'école de médecine navale de Bordeaux.

  En 1837-1843, la Marine en dressa un catalogue, inclus dans son Catalogue général. En 1907, Charles de la Ronciére dressa pour le catalogue général de la Marine la liste des 39 volumes de manuscrits conservés dans la bibliothèque de l'École. Aujourd'hui, elle est dispersée en partie, perdue en partie, son fonds ancien étant sans-doute le mieux préservé . J'ai dû rassembler les morceaux du puzzle, (Service Historique de la marine à Brest, Hôpital Inter-Armées de Brest et ses 4000 volumes) et j'implore l'indulgence du lecteur à l'égard de la complexité du résultat, que n'améliore pas ma nature brouillonne et mon amateurisme foncier.

 

Je décrirai donc:

1. Le fonds ancien, les ouvrages.

2. Le fonds ancien, les manuscrits.

 3. Les collections acquises de 1803 à (1848 ?)

Puis je donnerai en Annexe la copie de quelques documents et inventaires.

 

  N'étant pas formé à la rigueur des archivistes-paléographes, j'ai été guidé dans cette recherche par la présence d'une sorte de personnage de bande dessinée, ou de Nicolas Le Floch, un héros des temps anciens en uniforme "gris d'épine" des officiers de santé, nommé Étienne Chardon de Courcelles, le directeur de l'École de chirurgie navale de 1742 à 1775. C'est lui dont la curiosité d'homme des Lumières m'a accompagné dans les allées des rayonnages de bibliothèques, lui qui regardait au dessus de mon épaule et m'évoquait le temps des épidémies redoutables, m'entretenait de son désir de former des chirurgiens compétents, de sa rage de ne pas savoir d'où venait le scorbut, de sa passion d'améliorer l'hygiène des navires et des ports, lui qui m'invitait à herboriser pour découvrir les plantes médicinales, lui qui m'expliquait les trucs d'une saignée efficace, qui me renvoyait réviser mon anatomie, qui rendait limpide les actes de chirurgie courante, mais qui savait aussi avec la bande de passionnés brestois de l'académie, embrasser le champ encyclopédique des sciences, des voyages et des Humanités. 

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      Image : ASNOM

 

 

I. Le fonds ancien XVI-XVIIIe siècle.

   Lors de leurs créations, chaque bibliothèque des écoles de médecine navale de Rochefort, Brest ou Toulon eut à se préoccuper de trouver les livres qui la constituerait ; Brest eut la chance de recevoir un fonds ancien de près de 500 ouvrages, principalement et pour 452 livres à partir de la bibliothèque du Port, riche elle-même de l'ancienne bibliothèque de 6000 volumes de l'Académie royale de marine , mais aussi à partir des Biens nationaux saisis et réunis au Dépôt de District Brest. 

  Un fonds ancien provient donc des collections de la Bibliothèque du Port : il s'agit de 452 ouvrages qui ont été détachés de ces collections en 1801 pour créer la bibliothèque de l'École de médecine navale.

 

1. Livres provenant des institutions religieuses et des émigrés.

Je rappelle qu'une part  des collections publiques de livres trouvent leurs origines, à Brest comme ailleurs dans les saisies révolutionnaires de 1789, avec la confiscation des biens ecclésiastiques (fonds provenant de l'abbaye de Saint-Mathieu, des Carmes et des Capucins de Recouvrance) et de émigrés. En 1795, Jacques Cambry fut nommé commissaire pour le Finistère pour "pour assurer à la République la possession de ces objets précieux et remédier autant que possible aux ravages des dégradations…". Sur les 123 000 volumes qu'il a recensés dans le département, 26 000 furent regroupés à Brest, dans la Bibliothèque du District. En l'an III, la Convention crée par un décret le dépôt de Brest dans la maison dite Bureau des Marchands, 16 rue de la Mairie (Levot,3,p. 365). Selon Levot, le 15 prairial an IX (4 juin 1801), Huraut fit transporter ces livres à l'École centrale de Quimper, à l'exception des ouvrages concernant l'art nautique, prélevés le 18 août 1801 par Vincent, le préposé à la Bibliothèque du Port,  et à l'exception des ouvrages traitant de l'art de guérir, remis à la même date à un officier de santé délégué par le Conseil de Santé de la marine. (Histoire du Port sous le Consulat, p. 92, Gallica). 

  En réalité, rien ne permet actuellement de savoir quels furent ces ouvrages, et seule une étude des ex-libris de livres qui porteraient la marque de la bibliothèque de l'école de médecine permettrait d'en savoir plus. 

2. Livres provenant de la bibliothèque de l'académie de marine. 

  C'est le corpus le mieux argumenté, puisque l'on connaît le nombre d'ouvrages (452) prélevés sur la Bibliothèque du port, et que des informations assez précises sont disponibles tant sur l'ancienne bibliothèque de l'académie de marine que sur les ouvrages actuellement conservés, au Service Historique de la Défense. Je vais présenter ces informations :

a) l'académie de marine ; le rôle joué par de Courcelles, directeur de l'École de chirurgie navale.

 La première Académie de marine fut fondée à Brest en 1752. L'institution, devenue en 1769 l'Académie royale de marine, fut supprimée en 1793, mais sa bibliothèque fut récupérée par la Bibliothèque du Port. Les ouvrages acquis par la bibliothèque au temps de l'Académie peuvent être identifiés grâce au fer doré apposé sur les deux plats de leurs reliures, et qui est formé (comme les palmes académiques) d'un rameau d'olivier et d'un rameau de laurier.

  "Dès sa fondation, en 1752, la jeune Académie de marine attache une grande importance à la constitution d’une bibliothèque. Le règlement prévoit déjà qu’une des salles constituant ses locaux sera consacrée au « dépôt des livres, registres et mémoires », et précise que la somme de 6000 livres attribuée par le Roi (abaissée à 3000 au bout de 5 ans, puis portée à 4000 à partir de 1769) sera notamment affectée à l’achat de livres. Ces derniers sont en effet indispensables aux travaux des académiciens brestois, comme le sont d’ailleurs les instruments scientifiques et les modèles réduits de bâtiments ou de machines, que l’Académie mettra tout autant d’opiniâtreté à réunir au cours des années. En un an, 187 ouvrages sont acquis, parmi lesquels les mathématiques et la physique se taillent la meilleure part. Cependant, l’Académie ne sera pas en mesure de poursuivre cet effort les années suivantes, et 35 ouvrages seulement seront acquis entre 1754 et 1761.

Tombée en léthargie après 1761, l’Académie est refondée en 1769. Elle multiplie alors les travaux dans tous les domaines, et son dynamisme se traduit notamment par l’enrichissement raisonné de ses collections. Les décisions d’achat sont prises par les académiciens réunis en séance et ils veillent à combler les lacunes. C’est ainsi que Courcelles, docteur en médecine, se charge en 1773 de dresser la liste des meilleurs livres de chimie, de minéralogie, de médecine et de physique nécessaires à la bibliothèque. En 1780, durant la guerre d’Indépendance américaine, on décide de compléter les collections en ce qui concerne les affaires de l’Angleterre et de l’Amérique. Dès la première année, l’Académie consacre 474 livres 14 sols à l’achat d’ouvrages de référence, tels que les Leçons de physique de l’abbé Nollet, l’Ordonnance de la marine de 1765, l’ Optique de Smith, ou le Traité de calcul intégral de Bougainville. En 1770, elle pense à traiter avec un libraire parisien pour la fourniture de livres, étrangers notamment, mais se rallie à la proposition du libraire brestois Malassis, qui devient son fournisseur habituel et auquel elle passera des commandes annuelles qui, dans les années 1780, tourneront couramment autour d’une somme de 3 000 livres. Pour compléter ses collections, l’Académie ne néglige aucune occasion : en 1773, elle acquiert 30 volumes lors de la vente après décès de la bibliothèque d’Amédée-François Frézier, directeur des fortifications de Bretagne et membre de l’Académie depuis 1752. En 1775, elle se porte encore acquéreur d’une partie de la bibliothèque de Charles-François-Philippe de Charnières, quand cet officier de marine, académicien depuis 1769, s’en défait au moment de quitter le service pour raison de santé. L’Académie profite également des largesses de ses membres, tels Duhamel du Monceau, Kerguelen, Bougainville ou Bellin, qui ont pris l’excellente habitude de lui faire don de leurs propres œuvres. Elle met à contribution ses lointains correspondants, demandant par exemple, en 1776, au commissaire à la marine en Corse Régnier du Tillet, de lui fournir nombre de documents sur la marine en Méditerranée, qu’elle le prie en outre de bien vouloir accompagner…d’une livre de truffes de l’île de Monte-Cristo !

  A ce rythme, le nombre de livres s’accroît rapidement, et lorsque l’Académie publie le premier catalogue de ses collections en 1781, elle peut s’enorgueillir de 1018 ouvrages. Sept ans plus tard, le second catalogue en recense 870 de plus. L’analyse de la répartition thématique de ces 1888 ouvrages, comme celle des 1436 subsistants encore aujourd’hui, laisse voir la place prépondérante accordée aux sciences et techniques, un résultat qui ne saurait surprendre eu égard à la raison d’être de l’Académie. De même, il n’est guère étonnant, en ce siècle de découverte et dans une telle institution, de trouver 128 ouvrages concernant les voyages et la géographie. Mais on constate également que les intérêts des académiciens se sont progressivement diversifiés. En effet, les ouvrages relatifs à l’histoire représentent environ 18% des collections et les ouvrages de philosophie, 6,7%. L’Académie n’hésite pas, en 1782, à souscrire pour une édition en 70 volumes des œuvres complètes de Voltaire. Soucieux de constituer un fonds de référence, les académiciens sont à l’affût des raretés que constituent certains ouvrages anciens : la bibliothèque compte encore aujourd’hui deux éditions de Platon datant du XVIe siècle, le célèbre De Re metallica d’Agricola (1556), l’Histoire des poissons de Rondelet (1558), ou les œuvres complètes d’Archimède (1544).

  Si le règlement de l’Académie prévoit, en 1752 comme en 1769, que les livres seront du ressort du secrétaire, la nécessité d’un bibliothécaire se fait assez rapidement sentir. Dès 1766, le jeune abbé Rochon, astronome de grand talent qui rejoindra les rangs des académiciens en 1769, occupe cette fonction. Mais sa participation à des expéditions scientifiques successives lui laisse peu de temps à y consacrer. En 1771, l’Académie refondée nomme donc pour garde-bibliothécaire un certain Vincent, avec des appointements de 800 livres par an. Satisfaite de ses services et voulant l’employer à plein temps, elle sollicite en 1774 le ministre de bien vouloir lui accorder un brevet. Cela n’est cependant possible qu’à condition que Rochon se démette de sa charge, renonçant par là-même aux 1200 livres de pension qu’elle lui rapporte. L’abbé s’y refuse, fait mine de se décider à exercer réellement ses fonctions même s’il lui faudrait pour cela venir s’installer à Brest, lui qui réside habituellement –lorsqu’il n’est pas en expédition- à Morlaix. L’un et l’autre parti, après moult démarches auprès du ministre, consentent à un arrangement : Rochon désigne Vincent comme son remplaçant, et lui délègue sur sa pension 400 livres pour compléter ses appointements.

  A vrai dire, on sait peu de choses du travail quotidien de Vincent, si ce n’est qu’il est chargé d’accueillir le public à partir de 1771, date à laquelle l’Académie autorise la consultation sur place de ses ouvrages (sans formalités pour les officiers civils et militaires de la marine, sur autorisation du directeur pour les autres) trois fois par semaine, puis tous les jours, de deux heures à quatre heures au printemps et en été, et jusqu’à cinq heures en automne et en hiver.

  L’Académie de marine est supprimée en 1793 et le sort de sa bibliothèque reste incertain jusqu’au 15 février 1794, date d’un décret portant que les bibliothèques relatives à la marine resteront dans les ports où elles avaient été rassemblées, sous la garde des agents préposés à leur conservation. Devenant le premier conservateur de la bibliothèque du port de Brest, Vincent continue donc à officier jusqu’à son départ en retraite en 1812. La bibliothèque de l’Académie de marine constitue aujourd’hui le noyau et le plus beau fleuron des collections du service historique de la défense à Brest." (Catherine Junges, conservatrice Conservateur du patrimoine, Service historique de la défense, département Marine).

  Les ouvrages : 

"Que reste-t-il, aujourd’hui, de l’activité déployée par l’Académie de marine à Brest de 1752 à 1793 ? Une centaine de registres manuscrits (registres de séances, correspondance, mémoire des académiciens), actuellement en dépôt au service historique de la marine à Vincennes ; quelques instruments scientifiques et modèles de machines, au musée de la marine à Paris ; et l’essentiel de sa bibliothèque, à savoir 1 436 ouvrages représentant 3 683 volumes, que les hasards de l’histoire n’ont pas réussi à arracher à Brest et sur lesquels veille le service historique de la défense de cette ville." (C. Junges)

  Un inventaire de ce fonds, numéroté de 1 à 1651, est disponible ici :http://www.academiedemarine.com/PJ3_ListeAcademiedemarine.pdf.

Dans ce fonds, un certain nombre d'ouvrages concernent la botanique (360 : Chomel, Abrégé d'histoire des plantes), ou l'électricité, ou l'Histoire naturelle (Tournefort, Bonnet, Buffon, Lacépède, Réaumur, Duhamel du Monceau) ou les Voyages (Cook, Sonnerat, Freziers, La Condamine, Adanson, Tournefort), mais surtout, du numéro 1425 au numéro 1640, le vaste champ de la médecine. Ces 215 ouvrages médicaux ont-ils fait partie de la bibliothèque de l'École de médecine ? Sans-doute, mais il faudrait vérifier qu'ils portent chacun le tampon ex-libris de celle-ci. J'ai procédé à cette vérification pour un exemplaire, n° 1472, que je présente § e). 

 

 

b). Deuxième étape, la constitution de la Bibliothèque du Port.

Celle-ci hérite, comme nous l'avons vu, en 1794 de la bibliothèque de l'académie de marine avec tout ou partie de ses 6000 volumes et ses manuscrits. 

  En 1798-99 a été publié le Catalogue des livres de la Bibliothèque de la marine de l'imprimerie de R. Malassis à Brest, an VII.  Il ne comporte que 2448 ouvrages. L'exemplaire que conserve le Service Historique de la Marine à Brest sous la cote R 7977 porte le cachet de la Bibliothèque du Port. Il est précieux car il indique par note manuscrite à l'encre les ouvrages qui sont " S. à l'hôpital", les ouvrages dont nous allons parler. Les livres sont classés par rubrique (Théologie, Droit, Philosophie, Physique, Histoire naturelle, Médecine, Mathématiques, Arts, Belles-lettres). Ce sont (presque) tous ceux de la rubrique Médecine qui partent "à l'hôpital" (en fait, à l'école de médecine), soit 252 titres, auxquels viennent s'ajouter 3 titres de botanique. En tout, plus de 470 volumes, et 21 volumes du Journal de Médecine, Chirurgie et Pharmacie

  J'ai signalé que tous les ouvrages de médecine n'étaient pas sélectionnés pour assurer la formation des élèves médecins. Les ouvrages choisis sont marqués par la marque à l'encre , puis confirmés par un point au crayon (peut-être de la main de Caffarelli, si on se base sur une lettre qu'il adressa à Jurien). Certains titres échappent au double marquage. Ces cinq ou six exceptions  incitent à s'interroger. On comprend bien qu'on ait jugé inutile de transférer le Parfait Boulanger, par Parmentier, ou De la santé des gens de Lettres, par Tissot 1767. Mais pourquoi les Formules pharmaceutiques par M. de Courcelles, Brest 1769 sont-elles écartées, alors qu'elles sont dues à l'ancien directeur de l'École de chirurgie ?  Le jour où les marins faillirent devenir végétariens : Le Mémoire sur le régime des gens de mer de Chardon de Courcelles.

  Plus anecdotiquement, L'Onanisme, Dissertation sur les maladies produites par la masturbation, par Tissot, 1764 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k932293z  doit rester dans la Bibliothèque du Port. Plus utile aux marins qu'aux carabins ? Il est difficile de savoir si Caffarelli, ou son conseiller, sont hostiles aux thèses du médecin suisse.

  De même, les 3 volumes de  De l'homme et de la femme considérés physiquement dans l'état du mariage, de Lignac, Lille, 1774 est condamné à rester au Port. La réalité de la croyance en l'intégrité de l'hymen comme critère de virginité y est critiqué, des erreurs médiévales datant de Paracelse sont dénoncées, le mystère de la reproduction y est évoqué —on ignore encore presque tout du rôle des animalcules, des animaux spermatiques que Lewenhoeck a décrit, et de celui des ovaires — mais on ne sait si ces idées sont jugées trop d'avant-garde, ou si le thème n'en n'est pas admis. 

Pour rester dans la même veine, pourquoi écarter le grand livre de HarveyExercitationes de Generatione Animalium («expériences sur la génération animale»), publié en 1651 et dont le frontispice montre Jupiter ouvrant une boîte ronde qui porte les mots « Ex ovo omnia » ? Trop démodé, en proclamant l'oviparité comme dogme ? Trop en avance, en plaçant l'expérimentation en critère suprême ? Ou bien seulement, le livre est jugé bien trop précieux, par un jugement de bibliophile, pour le laisser échapper ? (De même, un Ambroise Paré de 1545, la Méthode de traiter les plaies, ne fait pas partie du lot).

  Enfin, on n'enverra pas non plus aux jeunes élèves La Nymphomanie, ou Traité de la fureur utérine, de D.T. de Bienville, Amsterdam 1771, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76730q

  Une autre surprise est que les ouvrages d'Histoire naturelle ne quittent pas le Port. L'idée ne semble pas acquise que les médecins de la marine, qui embarqueront pour les grands voyages d'exploration ou de colonisation, sont, de fait, des naturalistes de premier choix, et qu'ils ont besoin d'une formation en botanique (et pas seulement en plantes médicinales), en zoologie et géologie. Cette idée germera un peu plus tard, après les déboires de l'expédition du Capitaine Baudin et ses savants indisciplinés (1800-1803).

 Liste des ouvrages : cliquer pour agrandir :

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Je me contente de transcrire la liste des ouvrages de pharmacie :

  •  CHOMEL (J.B), Abrégé des plantes usuelles, 5e édition, Paris, Clousier, 1739, 3 vol. in folio, Catalogue Biblioth. du Port 1799.
  • POMET (Pierre) Histoire générale des drogues, traitant des plantes, animaux, minéraux, etc. Paris 1694, 2 vol. in folio, Biblioth. Académie de marine / catalogue bibliothèque du Port 1799 /
  • JOAN. JACOB. MANGETI bibliotheca pharmaceutico-medica ; seu rerum ad pharmaciam galenico-chymicam speciantium thesaurus resertissimus, ordine alphabetico digestus. Genevae, Chouet, 1704.2 vol. in folio. Biblioth. Du Port n°832. Biblioth. École de médecine navale de Brest.
  • RENOU (Jean de), Oeuvres pharmaceutiques, Lyon, Colombie, 1626, 1 vol. in-4°. Biblioth. Du Port n°833.
  • LÉMERY (Nicolas), Dictionnaire universel des drogues simples, Paris : d'Houvy, 1759. 1 vol. in-4°.Biblioth. Du Port n° 834, Biblioth. École de médecine navale .
  • LÉMERY (Nicolas), Pharmacopée universelle, 5e édition, Paris : Desaint , 1763. 3 vol. in-4°, Biblioth. Du Port n°835, Biblioth. École de médecine navale
  • PEMBERTON (H), Pharmacopée du Collège Royal des Médecins de Londres, traduite de l'anglais sur la deuxième édition avec des remarques, Paris : Didot, 1771. 2 vol. in-4°.. Biblioth. Du Port n° 836, Biblioth. De l'École de médecine navale de Brest
  • de COURCELLES (Étienne), Formules pharmaceutiques, Brest : 1769. 1 vol. in-8°. Biblioth. Du Port n° 837.
  • QUINCY (John), Pharmacopoeia officinalis et extemporanea : or, a compleat English dispensatory, Londres : Longman : 1749. 1 vol. in-8°. Biblioth. Du Port n°838.
  • PETR. JON. BERGII materia medica e regno vegetabili etc., editio secunda, Stockolm, Hesselberg : 1782. 2 vol. in-8°,. Biblioth. Du Port n° 839, Biblioth. École de médecine navale de Brest.
  • The Edinburgh new dispensatory : the fourth edition, Edinburg, Creech : 1794. 1 vol. in-8°. Biblioth. Du Port n° 840.
  • DE FOURCROY, L'art de connaître et d'employer les medicamens dans les maladies qui attaquent le corps humain, Paris, Hôtel Serpente : 1785, 2 vol. in-12°. Biblioth. Du Port n° 841.
  • CARTHEUSER (Jo Frederici) fudamenta materiae medicae tam generalis quam specialis, editio nova, curante Jo.Car. Dessessartz. Paris, Cavelier : 1769. 4 vol. in-12°. Bibloith. Du Port n° 842, Biblioth. École de médecine navale de Brest.
  • Pharmacopoeia chirurgica, Londres, Robinson, : 1794, 1 vol. in-12°. Biblioth. Du Port n° 843, Biblioth. École de médecine navale de Brest.

 

 

 

c) Troisième étape, la création de la bibliothèque de l'École de Médecine navale de Brest.

  A la fin de l'année 1801, Jurien, Inspecteur de la marine à Brest, se conformant à l'ordre du préfet maritime Caffarelli, se fait remettre par la bibliothèque du Port tous les ouvrages concernant l'art de guérir, selon une liste cochée par Caffarelli, et pour compléter "les livres provenant du Dépôt de la ville".  Ces ouvrages ont été sélectionnés sur leur thème, en rapport avec "l'art de guérir", soit qu'ils traitaient de médecine, de chirurgie ou de pharmacie, soit qu'ils traitaient de botanique, intimement liée à la pharmacopée. Comme on le verra, des manuscrits en relation avec l'hôpital et la médecine furent aussi confiés à la nouvelle bibliothèque. L'ensemble est remis par Jurien au Conseil de santé.

 "Le 25 vendémiaire an 10, le conseil de salubrité navale de ce port adressa au préfet maritime une demande pour que plusieurs ouvrages qu'il désigna et relatifs à l'art de guérir fussent extraits de la bibliothèque de la marine réunis à d'autres livres devant former à l'hôpital principal un dépôt particulier et exclusivement à l'usage de l'école. Le préfet ayant adhéré à cette demande, il fut dressé un inventaire des livres nécessaires qui furent transportés au local destiné à l'hôpital pour les recevoir et le conseil de santé en délivra un reçu qui est déposé à mon bureau ». (Inspecteur de la marine Jurien, Ms 14).

 On peut penser que c'est le Catalogue de la bibliothèque, de l'an VII, qui a servi de base à l'établissement de cet inventaire, et que les marques qu'il comportent en témoignent encore.

 

 

 

  

d. Quatrième étape, le fonds est récupéré par le Service Historique de la Marine.

  J'ignore quand, comment, et dans quelle proportion, les livres du fonds ancien de la bibliothèque de l'École de médecine navale ont été récupérés par le Service Historique de la Marine. J'ignore encore aussi la part qui a pu rester au sein de l'Hôpital inter-Armées de Brest, qui détient 4000 ouvrages dont l'inventaire n'a pas été, à ma connaissance, mené. Des investigations restent donc à mener.

e) . Tribulation d'un livre à travers les bibliothèques. Un exemple, le Mémoire sur le régime des gens de mer.

 Nous venons de voir que les ouvrages ont successivement appartenu à la bibliothèque de l'académie de marine, puis à la bibliothèque du Port, puis à celle de l'École de médecine navale, avant d'être conservés par le S.H.M de Brest, chacune y apposant sa marque spécifique : les fers dorés de la reliure pour l'académie, un cachet rond pour la bibliothèque du Port, un tampon d'encre pour celle de l'École, une cote au crayon pour le S.H.M.  Prenons en exemple le Mémoire sur le régime des gens de mer, écrit par Étienne Chardon de Courcelles. On trouvera plus tard le cachet ovale de l'École de Santé navale.

a). En 1772, des débats ont lieu à l'académie de marine sur le régime des gens de mer, et les rapports sont conservés par l'académie dans ses archives. Un régime "végétal" privilégiant le riz, proposé par Antoine Poissonnier-Desperrières, est critiqué par divers membres, dont Courcelles qui participe comme rapporteur d'un mémoire d'Auffret.

 b) Le Mémoire sur le régime des gens de mer de Chardon de Courcelles est édité à titre posthume en 1781, à Nantes chez Brun l'aîné : il  intègre la bibliothèque de l'académie de marine, qui le fait relier avec le fer doré de l'académie sur le plat.

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 c) Puis, l'ouvrage passe, après 1794, à la Bibliothèque du Port, qui y a apposé son tampon circulaire PORT DE BREST, Bibliothèque de la Marine

 

d) Faisant partie de la dotation des ouvrages médicaux vers la bibliothèque de l'hôpital, il a ensuite reçu le tampon ÉCOLE DE MÉDECINE NAVALE DE BREST.

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e) Il apparaît bien dans l'inventaire de 1838 de la bibliothèque de l'hôpital, dans le catalogue général des livres du département de la marine, tome V, page 85 sous le numéro 3401 de ce catalogue. 

f) Il a intégré actuellement la collection des ouvrages du Service Historique de la Marine à Brest, où il a reçu la cote BR. R 7142. Il est décrit ainsi :1472. COURCELLES (Etienne Chardon de) Mémoire sur le régime végétal des gens de mer. Ouvrage posthume de feu M. de Courcelles... publié par M. le chevalier de La Coudraye... A Nantes : Brun l’aîné, 1781 [2], 287, [3] p. ; (17 cm) Quérard : II, 134 R 7142. 

 

 

II. Les manuscrits de la bibliothèque de l'École de médecine navale.

Outre les ouvrages, la bibliothèque de la jeune École de médecine reçue aussi pour son baptême  les manuscrits que la Bibliothèque du Port détenait.  Puis la bibliothèque reçoit d'autres manuscrits. En fait, on ne trouve dans ce corpus que trois documents dont la date est antérieure à celle de la création de l'École, dont un seul, celui de Chardon de Courcelles, a été lu devant l'académie de marine (Ms 15). A noter le dossier Ms 14, qui comporte toutes les pièces d'archive concernant la bibliothèque, et qui va être étudié dans le chapitre suivant.

  En 1907, Charles de la Roncières, chargé de rédiger le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques de la marine, en dresse la liste et les présente ainsi : « Au-dessus des bureaux du Conseil de santé (à l'Hôpital de la marine), est placée la bibliothèque de l'École de médecine navale. Formée, en l'an XI, par M. le préfet maritime Caffarelli, au moyen d'environ 800 volumes d'ouvrages spéciaux qui existaient dans la bibliothèque du port, elle s'est rapidement accrue depuis plusieurs années ( P, LEVOT, Histoire de la ville et du port de Brest (Paris, 1865, in-8°), t. II, p. 318 ) » et se compose de 18,000 volumes environ, dont une quarantaine de manuscrits.

Plus de la moitié de ceux-ci sont des rapports remis par les officiers de santé au retour de leurs campagnes, entre autres, par le chirurgien de l'escadre de l'amiral Linois, durant la longue croisière de l'an XI à l'an XIV. Pièces d'archives plutôt que manuscrits, j'ai compris néanmoins ces rapports dans mon catalogue, en raison de leur présence à la bibliothèque de l'École de santé." On trouve cette liste en ligne ici : http://archive.org/stream/cataloguegnr00fran#page/412/mode/2up

 

Ces volumes de manuscrits ont été conservés au Service historique de la défense à Vincennes, puis ont été versés au Service Historique de Brest avec la partie de la bibliothèque provenant de la collection de l'Académie de marine en 1958. Un inventaire complémentaire de celui de La Roncière a en a été dressé par Melle Beauchesne ; celle-ci a constaté l'absence de pièces par rapport au premier inventaire, mais la numérotation initiale a été respectée.

  Le médecin-chef Bernard Brisou a publié un inventaire détaillé des rapports de campagne : Catalogue raisonné des rapports médicaux annuels ou de fin de campagne des médecins et chirurgiens de la marine d'Etat 1790-1914 Paris,s.d [2004?] 1 vol. (533 p.) : ill. en noir et coul., cartes, portr., couv. ill. en coul. ; 31 cm.

  Un nouvel inventaire de novembre 2004 est donc disponible au Service Historique de Brest, "par Charles de la Roncière complété par Marie-Andrée Guyot, conservatrice en chef du patrimoine". 

 

 

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Bibliothèques de la Marine. Port de Brest. Inventaire par Charles de la Roncière.
1-151, Ecole de santé de la Marine (1-39)

 

MANUSCRITS DE LA BIBLIOTHÈQUE DE L'ÉCOLE DE SANTÉ DE LA MARINE A BREST

1. « Extrait d'anatomie patologique, rédigé d'après les leçons du cen BICHAT, médecin du grand hospice d'Humanité de Paris, professeur d'anatomie, de physiologie et de chirurgie. An 10 (1802) 

2. « Cours de matière médicale, d'après les leçons particulières de Mr PERHYLE, D. M. chirurgien (1781 et 2) »

3. « Extrait des journaux de médecine des vaisseaux de la division du général Linois, pendant les années 11, 12, 13 et 14 de la République, » adressé « à Messieurs les membres du conseil de santé » par N. BIENVENU, second chirurgien sur la frégate l'Atalante.

4. « Mémoire sur une ligature de l'artère carotide primitive gauche, pratiquée par M. GONNET, chirurgien entretenu de 2me classe, chirurgien major de la corvette l'Espérance, » adressé « à Messieurs les membres du conseil de santé de la marine au port de Brest ». [Tour de monde de Bougainville sur la Thétis et l''Espérance, 1837]

5. « Chapitre des anévrismes, par Monsieur ABERNÉTHY (imprimé à Londres, en avril 1813), article traduit d'Abernéthy par Monsieur BOURSIN, chirurgien entretenu de 2me classe »

6. Discours prononcés par le président du conseil de santé naval et premier chirurgien en chef de la marine, Dr DELAPORTE, le 2 avril 1821, à l'ouverture d'un concours pour une place de professeur à l'école de santé de la marine, le 3 décembre 1822 pour l' « ouverture de l'année scholaire », et lors du concours de 1828.

7. « Considérations sur la fixation des traitemens des salariés de l'État en général et des officiers de santé de la marine en particulier, » par le docteur DELAPORTE (Brest, le 6 décembre 1831), à l'occasion du projet de budget de 1832

8. Recueil de règlements, manuscrits et imprimés, sur l'organisation du service de santé de la marine.

9. Recueil de projets d'organisation du corps des officiers de santé de la marine.

10. Recueil de règlements, décrets, arrêtés relatifs au service de santé et aux hôpitaux de la marine.

11. Recueil de rôles des chirurgiens de la marine et des médicaments existant à l'hôpital de Brest, et autres pièces relatives au service des religieuses de la Sagesse à l'hôpital.

12. « Considérations médicales » faites par le docteur FÉRIS, lors de sa campagne dans l'Atlantique sud à bord de l'Hamelin » ["Pathologie de l' Hamelin: 1° sur la côte occidentale d'Afrique", 19 mai 1876- 9 juin 1877].

13. Recueil de rapports médicaux sur des faits de tératologie, etc. divers d'épidémie, hygiène.

14. Recueil de documents sur la bibliothèque du service de santé de la marine et le jardin botanique de Brest. [cf infra]

15. « Mémoire sur les maladies qui ont régné dans l'escadre du Roi, commandée par feu M. le duc d'Enville, lieutenant général des armées navales [1746], composé par M. [CHARDON] DE COURCELLES, premier médecin de la marine au port de Brest, et lu à l'Académie royale de marine » [le 7 avril 1753].

16. « Rapport sur l'empoisonnement de l'équipage du Catinat au Hâvre-Ballade (Nouvelle-Calédonie) au mois de décembre 1854, » par MEUNIER, chirurgien de 3me classe du port de Rochefort. (Brest, 29 avril 1855).

17. Rapport du docteur Ch. NIELLY, chirurgien, chargé du service des fiévreux du bagne, sur l'empoisonnement par les moules. (Brest, 23 septembre 1857).

18. « Recueil de différents morceaux de phisique, morale, etc., tirés tant des ouvrages périodiques que des meilleurs autheurs, » par « Elie DE LA POTERIE. (A Paris, le premier janvier 1756) ».

19-39. Campagnes de mer. Rapports des Officiers de santé.

 

 

      III. Le fonds constitué par les acquisitions depuis 1803 jusqu'à 1850.

Création de la Bibliothèque.

 

La création de la bibliothèque est consécutive à deux décisions :

  • 19 pluviôse an VI = 7 février 1798 (Directoire) : arrêté du directoire exécutif concernant la création de la Bibliothèque.
  • 29 Pluviôse an IX  = 18 février 1801 (Consulat): Arrêté des Consuls concernant la création de la Bibliothèque (signé par Bonaparte). Confirmation par le ministre de la marine Decrès.

Ces décrets tardant à être réalisés, c'est à l'initiative du préfet maritime Joseph, Comte de Caffarelli, que la bibliothèque doit son existence : le 25 Vendémiaire an X (17 octobre 1801) : le Conseil de Santé propose une liste de livre de la bibliothèque du Port, liste approuvée par le Préfet qui charge Jurien, Inspecteur de la marine, de les remettre au Conseil de santé.

  Le conseil de santé saura témoigner ultérieurement  sa reconnaissance au préfet Joseph Caffarelli : "Sensibles à un tel bienfait, et reconnaissants d'un pareil service, les officiers de santé du port de Brest lui ont témoigné leur gratitude en plaçant son buste, très bien exécuté par monsieur Collet, sculpteur en chef du port, au milieu même de la salle de lecture ».(Jean-Louis Dauvin, Essais topographiques, statistiques et historiques sur la ville, le château, 1816).

 

 La composition de la bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest, en dehors de son fonds initial, peut être connu par divers inventaires réguliers des acquisitions annuelles, contenus dans le dossier de manuscrits Ms 14 du Service Historique de la Marine à Brest, dossier qui renferme aussi de nombreux documents sur la création, les aléas et les règlements de la bibliothèque. Un inventaire complet est réalisé en 1838-1843. Les archives nationale de la marine conservent peut-être les inventaires ultérieurs.

  J'ai dit en introduction que la bibliothèque comptait 1647 ouvrages en 1809, 10 000 volumes en 1865, 14 000 volumes en 1876, 18 000 volumes en 1909. Ces derniers chiffres m'ôtent jusqu'à l'idée d'en reconstituer les inventaires, mais j'ai publié les listes des acquisitions de 1809 à 1837 ici :  Inventaires de la Bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest.

 Je vais maintenant ouvrir le dossier de manuscrit Ms 14 pour y découvrir les documents sur la création et le développement de la bibliothèque. C'est au travail de Charles de la Roncières en 1907 que je dois le classement des pièces et leurs titres (en gras). 

 

     1. Le dossier Ms 14 du Service Historique de la Marine à Brest.

Recueil de documents sur la bibliothèque du service de santé de la marine et le jardin botanique de Brest (1792-1849). XVIIIe et XIXe siècle. Papier. 24 pièces. 380 sur 245 mm. Demi-reliure. (ancienne cote 3310s)

— Pièce 1. « Rapport sur l'établissement d'une bibliothèque médicale dans les trois grands ports de Brest, Toulon et Rochefort » (Brest, 28 février 1811).

Organisation de celle de Brest.

L'organisation de la Bibliothèque médicale de ce port avait été ordonnée par un arrêté du directoire exécutif du 19 Pluviôse an 6 de la République, dont voici les dispositions.

Article 1er.

Il sera formé, dans l'hôpital principal de chaque port ou dans l'une de ses dépendances, une Bibliothèque pour l'instruction des officiers de santé.

Art. 2.

Cette Bibliothèque pour le port de Brest sera formés de tous les ouvrages relatifs à l'art de guérir qui se trouvent dans celle du port. Il sera accordé une somme fixée et déterminée par le Ministre, pour l'école de santé qui n'aura point de bibliothèque.

Art.3.

La bibliothèque sera sous la direction du conseil de santé de salubrité navale, il sera affecté une somme de mille livres par an pour l'entretien de la bibliothèque et l'achat des ouvrages dont elle doit être pourvue.

L'emploi de cette somme sera dirigée par le conseil de salubrité. Le commissaire médecin d'après les ordres du ministre, fera passer au conseil de salubrité navale les journaux relatifs à l'art de guérir.

Art.4

Aucun ouvrage ne pourra sous aucun prétexte sortir de la Bibliothèque, les professeurs seuls pourront y prendre ceux dont ils auront besoin ; tous les ouvrages de la bibliothèque sont sous la responsabilité du conservateur.

Art. 5.

La Bibliothèque sera ouverte tous les jours, excepté le décadi,

du premier Brumaire au premier Ventôse :

Le matin de 9 heures à midi.

Le soir de 2 heures à quatre.

Durant les huit mois restants :

Le matin de 8 heures à midi.

Le soir de 4 heures à cinq.

Art.6.

Le chauffage et les fournitures de bureau seront fournies sur les demandes du conservateur , visées par le Conseil.

Signé Barras.

 

Arrêté des Conseils de la République du 29 Pluviôse an 9.

Lettre ministérielle à ce sujet.

Cet arrêté du directoire exécutif a été maintenu par le gouvernement consulaire qui fixe également les dispositions.

Copie de la lettre du ministre de la marine et des Colonies en date du 9 Ventôse an 9 au Comte Caffarelly, préfet maritime à Brest.

Citoyen Préfet.

Je vous fais connaître un arrêté des Consuls du 29 V. an 9 dont les dispositions ont pour but de favoriser l'h.. et d'entretenir le zèle des officiers de santé de la marine. Extrait des registres des délibérations des Consuls du 29 Pluviôse an 9.

Les consuls de la république considérant qu'il importe de régulariser toutes les parties du service de santé, le ministre entendu, arrêtent ce qui suit.

Art.1er.

L'enseignement de la médecine navale dans les écoles de santé des grands ports sera conforme à ce qui est prescrit par le règlement du 19 pluviôse an 6.

Le Premier Consul, signé Bonaparte.

 

Monsieur le général Caffarelly fonde la Bibliothèque médicale.

Malgré l'arrêté du directoire exécutif et celui postérieur des Consuls ; l'organisation d'une bibliothèque à l'hôpital principal restait sans effet, et était peut-être encore éloigné de son exécution, lorsque Monsieur le Général Caffarelly, préfet maritime à Brest, pénétré de l'importance de cet établissement et embrassant de grandes Nuées d'utilité publique jugea à propos d'après le vœu du gouvernement de s'occuper spécialement de la formation de la bibliothèque médicale en y faisant transporter les ouvrages de celle du port, qui concernaient la médecine.

Voici la copie de la lettre qu'il adressa pour cet effet à Monsieur Jurien inspecteur de la marine :

[An Onze, mention manuscrite]

Le Conseiller d'État préfet maritime au citoyen Jurien inspecteur de la marine.D'après un arrangement , Citoyen inspecteur, convenu entre le préfet du Finistère et moi de concert avec les autorités de la ville, j'ai jugé convenable de former dans l'hôpital principal une collection d'ouvrages relatifs à l'art de guérir, afin que les élèves de ce service puissent trouver réunis les moyens d'instruction théorique et pratique dont l'humanité retirera le plus grand avantage. Cette collection est composée des livres provenant du dépôt de la ville et j'ai jugé à propos d'y joindre pour la compléter une partie de ceux compris dans la note que je vous transmets, et qui existent à la bibliothèque du port. Ceux qui en sont exceptés sont marqués d'un trait de crayon.

Mon intention n'étant point de considérer cet établissement comme une bibliothèque particulière, mais bien comme une émanation directe et purement locale de celle du port, les mêmes règlements, la même surveillance et le même ordre y seront observés.

L'inventaire des ouvrages qui seront déposés dans cette succursale fera partie de l'inventaire général de la bibliothèque avec une note indicative de la destination des livres.

Le Conseil de salubrité sera chargé du maintien de la police ordinaire du local, qui est en effet confié à ses soins. Votre inspection s'y exercera de la même manière que sur la bibliothèque , dont ainsi que je vous l'ai dit plus haut, ces assemblages de traités relatifs à l'art de guérir est une collection. Signé Caffarelli.

2. Situation actuelle de la bibliothèque médicale, renfermant à peu près 1700 volumes :

Ainsi, d'après les ordres du gouvernement et sous les auspices du Conseiller d'État préfet maritime de ce port, la bibliothèque a été fondée, et enrichie successivement d'une ...prétiente [?] d'environ 1700 volumes renfermant tout ce que l'art a de plus intéressant dans les différentes branches.

Avantages qui résultent d'une bibliothèque par rapport au Conseil de Santé.

Le Conseil de santé, chargé de la direction du service, de l'examen scrupuleux des hommes qui doivent pour infirmité pour les cas prévus par les règlements, être congédiés, rétra..à des séances réglées. Les membres qui le composent sont souvent dans la nécessité eux-mêmes de se recueillir, devant rechercher dans les archives de l'art, ce qui a rapport aux différents cas, pour répondre à la juste confiance du gouvernement.

Ils pourraient être quelque fois embarrassés dans leurs décisions, s'ils étaient privés de la ressource d'une bibliothèque médicale.

Avantage d'une Bibliothèque par rapport aux salles de clinique médicale et chirurgicale.

Un avantage incontestable de cet établissement se présente dans les salles de clinique interne et chirurgicale. Ici, l'observation doit être prise au lit du malade à chaque visite.

Le médecin explorateur de la marche de la maladie, de l'apparition des symptômes, a-t-il quelque doute sur le diagnostic et sur les conséquences de l'affection, il rallie autour de lui les préceptes et les observations des auteurs distingués, qui ont mieux traité le cas de pathologie qui vient de s'offrir au jugement en les consultant, il détermine le genre, ..es la complication d'une maladie, et les nombreux élèves présents à la visite en retirent les plus grands fruits.

Avantage pour les professeurs de l'École de Santé.

Les divers professeurs chargés des branches séparées d'enseignement médicale sont susceptibles, chacun dans le mode d'enseignement qui le concerne, de recourir à la bibliothèque, pour puiser les découvertes des meilleurs auteurs, les matériaux qui devront servir à leurs utiles démonstrations.

Ils peuvent en vertu des règlements, prendre les ouvrages qui ont rapport à leurs cours, les garde temporairement et les méditer à loisir.

Ils n'auraient plus cet avantage, si cet hôpital ne possédait pas une bibliothèque, à laquelle ils peuvent se rallier à volonté, et à toute heure.

Avantage pour les chirurgiens de garde.

Les officiers de santé des différents grades sont libres d'étudier à la Bibliothèque de l'hôpital pendant une grande partie de la journée.

Ils peuvent immédiatement après la visite des salles de malades comprendre les maîtres de l'art, pour mettre en rapport la théorie avec leur pratique, et le passage instantané de l'une à l'autre est inappréciable.

Les élèves sont tenus aux notes hebdomadaires, aux examens de clinique, et à rendre compte de leurs études.

L'officier de santé de garde est fréquemment dans la nécessité de prendre connaissance des auteurs qui éclairent son jugement dans quelques cas imprévus, parmi les entrants à l'hôpital ; c'est encore à la bibliothèque qu'il a recours pour se mettre à portée de satisfaire aux notes qu'on exige de lui dans la visite du matin.

Avantage pour les pharmaciens.

La science de la pharmacie agrandie par la réunion des connaissances physiques et chimiques est une branche importante de la médecine.

Dans les laboratoires où se préparent, se combinent, et se conservent les médicaments que le besoin d'être utile à l'homme malade a enfanté, quel est le praticien quelque versé qu'il soit dans sa partie qui ne soit pas de temps à autre, obligé de consulter les auteurs, sur le mode de composition d'administration, sur les qualités et l'emploi de tel ou tel remède, de l'efficacité duquel peut dépendre la vie du malade.

En ce qui concerne la médecine légale.

Dans les rapports de médecine légale, (s'il s'agit d'un empoisonnement), quelle main téméraire ira sonder l'intérieur des viscères pour y trouver et soumettre ensuite à l'analyse chimique le venin destructeur, si préalablement le pharmacien chargé de ce rapport n'a pas présent sous les yeux les auteurs qui traitent cette matière. Et où trouverait-il des ressources si sa mémoire ne le sert pas en cette occasion dans le rapprochement d'une bibliothèque ?

Avantages reconnus pour ce qui concerne les concours.

Les concours rétablis dans la marine depuis plusieurs années prouvent les progrès des lumières et de l'émulation des officiers de santé de ce port. Si les candidats en général ont donné des marques d'une grande capacité et de beaucoup d'érudition, ils le doivent beaucoup à cette institution qui

sous tant de rapports doit être encouragée et respectée.

Autres avantages par rapport aux élèves.

Quels avantages ne résultent-t-ils pas encore d'occuper les jeunes gens au centre d'un hôpital pour les y rencontrer au .. quand la nature des services qu'ils doivent rendre nécessite l'u .. de plusieurs ?

Du coté des mœurs.

Et sous le rapport des mœurs ; en éloignant les jeunes gens dans l'âge des passions, livrés à l'inexpérience des lieux où ils pourraient se corrompre, entraînés par le torrent de l'exemple et hors de la surveillance attentive des chefs.

Il faut ajouter encore l'impossibilité d'avoir beaucoup de livres, avec les appointements fixés pour les classes inférieures si on met en comparaison de la solde la cherté des prix de la location et de l'entretien.

Inconvénient de la réunion des deux bibliothèques en une seule.

Nous venons d'exposer les nombreux avantages d'une bibliothèque au centre de l'hôpital en la considérant comme une émanation de celle du port de la quelle elle cesserait de ressortir et continuerait d'être soumise aux mêmes règlements.

Il nous reste à balancer ces grands intérêts relatifs avec les inconvénients réels qui résulteraient de la réunion de cette bibliothèque à celle du port. Dans celle-ci privés du rapprochement immédiat de leurs fonctions, avec l'étude, soumis aux heures réglés, à leur police, et à la fermeture du port entre des ateliers nécessairement bruyants, sous le bruit des marteaux les élèves tireraient un bien faible parti de leurs instruction, ils ne pourraient être surveillés dans le local commun à toute la marine et l'émulation s'affaiblira se détruira même par la suite, et qu'en résulterait-il, l'ignorance, des maux pour l'humanité.

Le corps qui peut se flatter d'avoir rendu et de rendre tous les jours des services à l'État verra avec douleur s'anéantir dans ceux qui doivent le reproduire le goût pour la..le zèle au travail qui distinguent le médecin.

Les deux grands hôpitaux maritimes de Toulon et de Rochefort possèdent une bibliothèque.

Les encouragements qu'elles ont reçu de la part des autorités supérieures font honneur aux hommes en place qui les ont protégés, et ne cessent de contribuer à leur entretien.

Le Conseil de santé de ce port avait jugé convenable de faire contribuer les élèves de l'école à l'entretien de la bibliothèque mais Monsieur le Général Caffarelly préfet maritime s'opposa à cette mesure qui privait les chirurgiens d'une portion de leur solde à peine suffisante.

Résumé.

Ces représentations ne sont dictées que par le seul intérêt du Bien Public il faut parler avec confiance sous un gouvernement qui seconde si puissamment les arts, les sciences et toutes les institutions utiles et qui pourront répondre comme le fit autrefois un grand monarque protecteur des belles lettres.

Qu'a besoin la plume de tracer des règles de conduite à celui qui entre dans les plus petits détails sur tout ce qui tient à la conservation des Citoyens.

Il suffit qu'une chose bonne en elle-même se présente pour qu'elle soit de suite saisie et adoptée.

L' École de médecine navale et les officiers de ce port osent donc espérer que, d'après leurs justes Représentations, la bibliothèque établie à l'hôpital principal sera conservée dans la même forme que par le passé.

 Brest le 28 février 1811. Les membres du Conseil de Santé.

 


— Pièce 2. « Ordre de transcription des différentes pièces relatives à l'évacuation de la bibliothèque de l'école de santé sur celle du port, », signé : Decrès, Dordelin [1811] ; lettre originale du général Caffarelli (21 pluviôse an 12 de la République).

  Cette pièce révèle une revendication de la Bibliothèque du Port, qui s'estime spoliéee des ouvrages confiés à la bibliothèque de l'École : 1810/1811 : à l'occasion d'une demande d'acquisition des derniers volumes de l'Encyclopédie méthodique, Decrés, ministre de la marine (de 1801 à 1814) accuse d'abord le Conseil de santé de s'être approprié indûment le fonds de bibliothèque du Port et en exige restitution. Le général Dodelin, préfet maritime du Finistère, sollicite du Conseil de Santé une défense argumentée, puis confirme l'existence de la Bibliothèque par un courrier le 21 pluviôse an 12 (10 février 1804), courrier qui attribue une somme au Conseil de Santé pour l'achat d'ouvrages.

Deux autres lettres, qui se trouvent en fin du corpus, témoignent de ce différent : 

Une lettre du préfet maritime Léger exigeant la restitution des six volumes de la 74e et 75e livraison de l'Encyclopédie méthodique, ceux-ci "n'étant pas spécialement et exclusivement employé à traiter de l'objet de médecine".

La réponse du Conseil de santé ( Duret et Thamment?) qui obtempère tout en signalant que parmi ces volumes se trouvent ceux consacrés à la botanique, "partie qui ne peut être détachée de la médecine, puisqu'elle fait la base de la Matière médicale", et deux volumes consacrés aux insectes, "nécessaire au médecin naturaliste qui doit avoir des notions précise sur les trois règnes de la nature".


— Pièces 3, 7, 8, 9 : « États de la quantité de livres composant la bibliothèque de l'école de santé » : 1647 livres (en 1810), 1751 (en 1811), 1781 (en 1813).

 _État de la quantité des livres composant la Bibliothèque de l'école de santé en 1809, savoir :

Donnés par le général Comte Caffarelli : 46 in f°, 371 in-4°, 638 in 8°, 140 in-12°, total 1195.

Donnés de la Bibliothèque du port par ordre du Gal Caffarelli : 76 in-f°, 87 in 4°, 138 in-8°, 151 in-12°, total 452

Soit au total 1647 volumes.

Livres achetés dans l'année, compris dans l'Inv[entai]re, 26 volumes.

Aperçu des dépenses faites par le Général Comte Caffarelli pour la Bibliothèque de l'École de Santé du port de Brest : An 11 : 210Fr46 ; An 12 : 1913 Frs 94, An 13 : 304 Fr 95, 1806 : 168, 25 ; 1807 : 295,25 ; 1809 : 439,01 TOTAL : 5601,06

Souscriptions à faire pour l'année 1810 :

  • Abonnement à la Bibliothèque médicale : 30Fr80
  • Ab au Journal Général de médecine rédigé par Sedilot : 21 Fr 80
  • Ab aux Annales de Chymie : 18 Fr 80
  • Ab au Journal de Médecine : 17 Fr 30.
  • Ab au Bulletin des Sciences médicales : 14 Fr 80.

TOTAL : 103 Fr 50.

31 décembre 1809, signé GIRARDOT.

N.B : premiers abonnements aux journaux de médecine datent de 1804.

_État au 1er octobre 1811 : 463 livres fournis par le Port, 1318 achetés par le général Caffarelly pour l'école de santé, Total  1781 livres. Dont 140 in folio, 562 in-4°, 800 in-8°, 279 in-12°.Non compris plusieurs ouvrages de littérature dépareillés, et une collection de 128 thèses et les journaux de plusieurs années. Signé Thérot, conservateur.

 Une quarantaine d'ouvrages sont prêtés à Duret, à Pichon pour le cabinet d'histoire naturelle, à Vasse et à Chatelain.

Même inventaire en avril 1811, où Dupont et Delaporte se rajoute au nombre des emprunteurs.

En décembre 1811, on dénombre 475 livres fournis par le Port, 1318 livres achetés grâce au préfet Caffarelly, Total 1793 livres, dont 140 in folio, 567 in-4°, 807 in-8°, 279 in-12°. Le nombre d'ouvrages prêtés est de 57.

En 1812, 50 volumes brochés, dont les journaux et les thèses, ont été reliés.

__ En 1813, on dénombre 463 livres fournis par le Port, 1318 livres achetés grâce au préfet Caffarelly, Total 1781 ouvrages, 140 in folio, 562 in-8°, 800 in-4°, 279 in-12°. Une mention est faite des  ouvrages "dûs à la générosité du Ministre" : les derniers mémoires de l'Institut (5 volumes) , La Clinique chirurgicale en 3 volumes de Pelletan, Les maladies du Cœur de Corvisart, et 3 autres volumes [Encyclopédie méthodique n°70 et 71 Les Maladies de Peau]. 57 ouvrages sont empruntés.

 Abonnements en 1810 et 1811 :

La Bibliothèque médicinale.

Le Journal général de médecine.

Le Journal de Corvisart

Les Annales de Chimie.

 

Pièce 4 « Notice des livres donnés par le préfet [Caffarelli] pour la bibliothèque ».

 A la date du 5 septembre 1810, nous trouvons le premier Inventaire disponible réalisé à l'occasion du changement de Conservateur. Le titre en est Notice des livres donnés par le préfet pour la bibliothèque de l'École de Santé. On compte 49 folios, 468 in-4°, 648 in-8°, 552 (?) in-12°, soit 1717 (?) ouvrages, dont 115 thèses (78 thèses reliées formant 23 volumes in-8°, 20 thèses non reliées in-4°, 17 thèses non reliées in-8°), les collections de journaux reliées en 9 volumes pour la Bibliothèque médicale, 8 volumes pour le Journal  de médecine. Les titres de la bibliothèque sont pour la plupart récents, témoignant d'acquisitions entre 1801 et 1810.

Voir la liste des livres ici :  Inventaires de la Bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest.

 

Pièce 5. Lettre des membres du conseil de santé Gesnouin, Duret, Dubrueil (1811).

  Il s'agit plutôt d'une lettre du ministre Decrès (en fonction de 1801 à 1814), contre-signé pour réception par le préfet maritime, l'inspecteur de marine et les trois membres du conseil de santé. 

  Il s'agit de l'heureuse conclusion du litige dont faisait état la pièce 2.

  Je ne vois pas d'inconvénient, Monsieur, à laisser subsister telle qu'elle est la Bibliothèque à l'usage de l'École de santé de Brest. […]. J'approuvai ...ces mesures, elles étaient sages puisqu'elles avaient pour but d'offrir constamment aux officiers de santé des moyens faciles d'étude dans les lieux même où ils mettaient leurs connaissances en pratique. Un autre avantage bien important qui résultait de cette bibliothèque c'est que dans tous les cas graves que présentent trop souvent les diverses maladies, le médecin trouvait sous la main les autorités qu'il avait besoin de consulter pour marcher d'un pas sûr et pour résoudre, d'une manière positive, sans incertitude et dans doute.Cependant, la Bibliothèque du Port n'en est pas moins une, bien qu'une petite portion des livres ait été transporté à l'hôpital principal. Le même règlement les régissent...

 

Il n'y a rien à changer à l'état des choses. Les succès obtenus par l'École de Brest justifient les mesures dont il s'agit. Je me persuade que leurs officiers ne cesseront point de profiter de l'avantage que leur offre cette bibliothèque particulière et qu'ils continueront à se faire distinguer par leur amour pour l'étude et par leur zèle pour le Service. Etc...  

 

Pièces 6 et 13 : « Règlement pour la bibliothèque de l'école de santé, » par les membres du conseil de santé Gesnouin, Duret, Dubrueil  (Brest, 2 avril 1811).

pièce 6 : Premier règlement de 1811, comportant 13 articles. Approuvé par le préfet maritime Dordelin.

 

Pièce 13 : 25 mars 1826 : Deuxième Règlement de la bibliothèque, dont le fonctionnement est précisé par 22 articles. Signé par le maître des requêtes, intendant de la marine.


 

Pièces 10, 11, 12, 15, 16. Lettres de l'intendant de la marine « Tadon » de « Vénuste Gleizes », du chef d'administration de la marine d' »Ubraie ».

En 1818, nous apprenons que l'abonnement au Journal de Sébillot a été remplacé par le Journal universel [des sciences médicales]. Les autres abonnements sont :

  • Le Journal de Médecine, chirurgie et pharmacie  par [Corvisart], Le Roux, [Boyer]:1808.etBIU.
  • La Bibliothèque médicale [alors dirigée par Royer-Colard],
  • Les Annales de Chimie [Paris, imp. Perronneau; n°77 en janvier 1811]
  • Les Annales de Médecine de Montpellier .

Une somme de 200 frs est allouée chaque année au conseil de santé pour ces abonnements, et autres achats d'ouvrages.

En 1818, l'Intendant de la Marine Vénuste Gleizes fait parvenir 7 exemplaires de Secours à donner aux personnes empoisonnées ou asphyxiées par M.P Orfila (Gallica). Le chirurgien en chef est alors Delaporte.

La même année, le Ministre confirme ou attribue à la bibliothèque une somme de 200 Frs annuelle pour l'achat de revues (120 frs) et d'ouvrages.


En 1832, un projet d'échanges réciproques d'ouvrages entre la bibliothèque de la Marine et la Bibliothèque du Port  révèle une rancœur tenace de cette dernière qui cherche à récupérer les ouvrages  qu'elle possédait initialement.


— Pièce 17. État des ouvrages qui ont été achetés par l'école de santé en 1842.

En 1842 est dressé un État des ouvrages qui ont été achetés par l'École de Santé du Port de Brest en 1842 : Liste alphabétique de plus de 277 ouvrages.


— Pièce 18. État des instruments et des livres remis et déposés dans la bibliothèque du cabinet d'histoire naturelle du jardin des plantes à Brest, à la charge du sieur Laurent, jardinier botanique » (1792).

 Cette liste semble être celle sur laquelle Cambry s'est basé

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110459s/f154.image.r=brest%20atlas%20laurent.langFR

pour décrire les pièces qui décoraient les salles de l'école des gardes de marine. Ces instruments mériteraient une étude à part entière, puisque nous y trouvons ceux que La Pérouse, [Jean-François de La Pérouse entre à l'Ecole des Gardes Maritimes de Brest à 15 ans le 19 Novembre 1756, sous l'influence de Clément de la Jonquière] emporta dans sa circumduction, à l'usage de son horloger Lepaute d'Agelet, et ceux nécessaires à la détermination de la longitude.

Laperouse_S-v.jpg Graphomètre à pinnules de La Boussole retrouvé à Vanikoro en 1999.

 

Deux pendules à secondes de Bert[h]oud et leur boete.

Une idem idem de Galoude [sic] avec son pied de fer.

Un canon de fonte avec son attirail

Deux planchettes et leurs pieds. [loch ?]

Quatre chaîne d'arpentage.

Douze Jalons

Deux graphomètres en cuivre avec leur boete et leur pieds.

Trois compas à verge de bois.

Une planchette à calquer.

Un globe de carton mauvais.

Quatre idem, neufs, dont un percé.

Une sphère armillaire en cuivre.

Une idem en carton, mauvaise.

Une machine pneumatique.

Deux quarts de cercle en cuivre avec leurs pieds.

Un idem de trois pieds de rayon, auquel il manque la loupe du garde filet.

Trois quarts de nonante.

Deux sextants ;

Deux octants

Une lunette de sept pieds démontée en son étui.

Une mauvaise longue-vue.

Une lunette de...

Une petite boite d'aimants.

Un grand aimants artificiel.

U étui de mathématique incomplet.

Une alidade à pinnules.

Une lunette anglaise.

Deux niveaux d'eau en cuivre.

Un Idem d'air idem.

Quatre idem en fer blanc en mauvais état.

Deux arcs de construction.

Une machine parallactique.[ Machine composée d’un axe dirigé vers le pôle du monde, et d’une lunette qui peut s’incliner sur cet axe et suivre le mouvement diurne des astres sur le parallèle qu’ils décrivent.]

Deux instruments démontés dont on ignore le...


TABLEAUX.

 Un tableau représentant la mort du Chevalier d'Al...

Un tableau représentant le combat de la Surveillantehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Surveillante_(1778)

Quatre petits tableaux.

Un portrait de M. du Couédic.http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Louis_du_Cou%C3%ABdic

Un tableau de M. de Sartine.http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Sartine

Un grand tableau de M. de Chartres.http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Philippe_d'Orl%C3%A9ans_(1747-1793)

 

5 in folio : 

Neptune français, 2 volumes.

Neptune oriental, 2 exemplaires,

Atlas français,

Hydrographie française,

 

Portuland anglais

43 in-quarto

27 in-octavo

5 in-douze.

21 brochures.



 La liste des ouvrages est suivie d'une Liste de neuf pages d'ouvrages provenant des Jésuites ( et qui furent sans-doute transférés à la Bibliothèque du Port).


— Pièce 19. Annales des divers accroissements de la bibliothèque (1798-1849).

 Le 12 Messidor an 11 (1er juillet 1803) : le Conseil de Santé choisit 31 ouvrages de médecine chez le libraire Lefournier et Neveux et fait régler la facture de 258 Frs par Caffarelli. (Allain Le Fournier, libraire à Brest, est mort en 1814. Il est associé dès 1808 avec ses neveux Jean-Baptiste Le Fournier et Pierre-Clair Deperiers)  On trouve aussi une autre facture d'un montant de 437Fr 19  du même libraire,avec la liste de 14 ouvrages. Le 15 messidor, facture de 77Fr70 pour 14 ouvrages, puis de 142Fr12 pour 27 ouvrages.

 

En 1835 survint, vraisemblablement par une décision du Ministère de la Marine, une accentuation considérable des acquisitions, et qui concerna l'ensemble des bibliothèques de la Marine puisque Prosper Levot en fait état pour la Bibliothèque du Port (Hist. port p.253). Dans le même temps, et par une relation probable avec le fait précédent, le ministère organisa l'édition en 5 tomes du Catalogue général des livres composant les bibliothèques de la Marine, qui parut de 1838 à 1843 : un inventaire fut donc demandé à chaque établissement.

Je classe aussi dans cette pièce :

un courrier du Conseil de santé du 22 mars 1823 et les échanges de courrier qui ont suivi : confronté à la pénurie de moyens, (les acquisitions d'ouvrages sont très faibles durant ces années), le conseil de santé envisage de suivre l'exemple de Rochefort et de demander aux officiers et élèves officiers de santé une souscription individuelle, ou cotisation de bibliothèque. Signé Delaporte, Mollet, Legris-Duval, Droguet [Grimier ?]

 

la Demande de livres à Monsieur Lepontois, pour le compte de l'École de Santé. 28 février 184[6]

— Pièce 20. Copies, certifiées par le conservateur de la bibliothèque, des dépêches ministérielles relatives à son dépôt (1er février 1840-1er novembre 1841).

On peut y inclure :

Document imprimé du ministère de la Marine du 25 juin 1845, 4 pages : Seconde Instruction adressée aux conservateurs des bibliothèques .

Des copies de courriers ministériels datés de 1850.

— Pièce 22. « État des objets et instruments relatifs au cabinet de physique et d'électricité de la marine à Brest » (8 ventôse an 10). Voir "le cabinet de physique" de l'article  Le Musée d'histoire naturelle de Brest (suite) : les autres collections de l'hôpital maritime Clermont-Tonnerre et la bibliothèque.

— Dernière pièce (incluse par de Roncière dans la Pièce 19 ?) : Lettre du 22 février 1848 : le Dr Berdelo sollicite le poste de conservateur de la bibliothèque de l'École de Santé en succession de Le Helloc.

  Le docteur Berdelo, chirurgien de 1ère classe, souligne qu'il a été affecté de troubles intestinaux chroniques dus à ses navigations et qui l'ont tenus écartés du Service, le condamnant à un retraite anticipée ; « promu au grade de premier le 18 juin 1839, je n'ai pas pu atteindre les douze années de grade qui donnent droit à l'augmentation du cinquième de la solde, ma pension ne s'élève tout au plus qu'à la somme de 1650 frs ». Il s'engage à « renoncer à toute pratique de médecine de ville et à toute autre occupation qui serait incompatible avec ses nouvelles obligations. » .

  La Notice nécrologique sur M. Berdelo, ancien chirurgien-major de la Marine / Prosper Levot in Bulletin de la société académique de Brest, Vol. 5/1, du 1868 (30/12/1868) Gallica, nous donne les informations suivantes : Vincent-Louis-François-Marie Berdelo, né à Saint-Pol-de-Léon le 9 septembre 1801, décédé accidentellement le 4 décembre 1867 par l'emballement des chevaux de sa voiture, était chevalier de la Légion d'honneur [26 avril 1846 : voir dossier LH ici], et comptait trente années de service dont douze à la mer. Lors de l'épidémie de choléra de 1832, il avait soigné la population de Crozon, Douarnenez et Lesneven. Il occupa la fonction de trésorier de la Société académique de Brest.

 

 

 

2. Les autres sources d'informations sur les inventaires.


a) 1838 : voir :Catalogue général des livres composant les bibliothèques du ..., Volume 1. Ministère de la marine  :http://books.google.fr/books?id=-QlQAAAAYAAJ&pg=PR22&lpg=PR22&dq=%22biblioth%C3%A8que+du+port%22+brest&source=bl&ots=UEgoby7h_r&sig=WHpSGT_pD4DSTjeHthBm2oC1Zag&hl=fr&sa=X&ei=y5NIUrHvGeXG4gTc-YCoDA&ved=0CGIQ6AEwCQ#v=onepage&q=%22biblioth%C3%A8que%20du%20port%22%20brest&f=false 

b) 1865, Prosper Jean Levot :

 : "Au-dessus des bureaux du Conseil de santé (à l'Hôpital de la marine), est placée la bibliothèque de l'École de médecine navale. Formée, en l'an XI, par M. le préfet maritime Caffarelli, au moyen d'environ 800 volumes d'ouvrages spéciaux qui existaient dans la bibliothèque du port, elle s'est rapidement accrue depuis plusieurs années  et se compose aujourd'hui [1865] de 10.000 volumes d'ouvrages spéciaux. Cet accroissement est dû en partie aux achats faits directement par le conseil de santé, au moyen de versements qu'effectuent les officiers de santé, soit à l'entrée à l'école, soit lors de leurs avancements successifs. Dirigée par M. Berdelo, ancien chirurgien de première classe de la marine, en qui ses confrères, comme ses plus jeunes élèves, rencontrent un dévouement éclairé et un empressement égal à faciliter leurs travaux, elle est d'une utilité qu'on apprécie chaque jour d'avantage" ( P, LEVOT, Histoire de la ville et du port de Brest (Paris, 1865, in-8°), t. II, p. 318 ).

c) 1876 :Rapport d'inspection générale du Médecin Général Jules Rochard .

   "La bibliothèque de l'école se compose de 14 000 volumes et reçoit 38 journaux de médecine ou revues scientifiques. Ses dimensions sont devenues insuffisantes, bien qu'on l'ait accrue, il y a quatre ans, en disposant pour recevoir des livres, le grenier qui la surmonte. Lorsqu'on aura pris à l'égard des instruments de chirurgie, les mesures dont j'ai parlé, on pourra se servir des grandes armoires qui les contiennent et approprier à la même destination le cabinet contigu à la salle qu'occupe l'arsenal et dans lequel se trouvent aujourd'hui les appareils et les moyens de prothèse. La bibliothèque est très fréquentée et les deux tables qu'elle possède ne suffisent pas au nombre de lecteurs. Elle est ouverte de 8 heures du matin à 4 heures du soir, et, par une faveur dont l'École de Brest est seule à jouir, elle rouvre le soir de 7 heures à 9 heures pendant toute la durée de l'année scolaire. Elle n'a qu'un seul gardien et malgré son zèle il ne peut suffire..." 

d) 1907.

   En 1907, Charles de la Roncières dénombre 18 000 volumes environ.

e) La bibliothèque actuelle de l'Hôpital Inter-Armées.

   Actuellement (2013), l'Hôpital Inter-Armées conserve encore plus de 4000 ouvrages (XVIe-XIXe siècles) dont prés de 300 intéressent la botanique.

 Par comparaison, le musée de l'ancienne école de médecine navale de Rochefort est aujourd'hui riche de 25000 volumes.

 

3. Les Conservateurs de la Bibliothèque

Le 16 juillet 1922, en application de l'article 77 de la loi de Finances le Ministère de la Marine décida la suppression des emplois de conservateurs des bibliothèques des hôpitaux.  

 

SOURCES ET LIENS.

JUNGES (Catherine) : « L’Académie de marine et la diffusion du savoir maritime », en ligne.

DONEAUD DU PLAN, « Histoire de l’Académie de Marine », dans Revue maritime et coloniale, 1878-1882.

LEVOT (Prosper Jean), Histoire de la ville et du port de Brest.

Service Historique de la Défense, Brest : Ms14.

Bibliothèque de l'Académie de marine :http://www.academiedemarine.com/PJ3_ListeAcademiedemarine.pdf

BIBLIOTHEQUES DE BREST :  Histoire des collections de la Bibliothèque Municipale de Bresthttp://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/document-2076

 

Ce fonds serait aujourd’hui fort mal connu si M. Rémi Le Page, aujourd’hui décédé, n’avait consacré bénévolement de longues heures à le décrire, permettant ainsi à ceux qui le désirent d’accéder aux richesses qu’il recèle.

Sources et bibliographie

Rémi Le Page.- « La bibliothèque de l’Académie de Marine », dans La mer au siècle des encyclopédies, 1987. 

 

Service historique de la défense, département Marine à Vincennes. Manuscrits de l’Académie de marine, 64 à 110.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Brest

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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