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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:19

L'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores ( Burgos). Perspective et points de fuite, transparence et lumières.

Voir aussi :

Éloge de l'omission dans l'Annonciation d'Ambrogio Lorenzetti à Sienne

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J'ai eu de la chance lors de ma visite de la Chartreuse de Miraflores à Burgos, car j'y ai trouvé, exposée au public, l'Annonciation de Pedro Berruguete, une œuvre datant selon les uns de 1490, selon les autres de 1505, ...alors que le peintre serait décédé en 1503, ou 1504. Peu importe pour mon propos.

Voir : http://54.72.104.223/cartuja/tourisme/expositions/expositions-temporaires/

La carrière du peintre, né en 1450, est classiquement divisée en trois périodes. Lors de la première période, en 1470-1471 autour de sa ville natale de San Juan de Paredes (province de Palencia, Castille-et-Leon) il se forme à l'art pictural gothique hispano-flamand, dans l'atelier du peintre Fernando Gallego, et bénéficie de  l'influence flamande de Van Eyck.

La seconde période, capitale, l'amène à poursuivre sa formation  en Italie (1474- 1483 ) notamment à Urbino où il peint  le portrait de Federico da Montefeltro et son fils Guidobaldo, et collabore en 1477 avec Juste de Gand et Melozzo da Forli à la décoration du « studiolo » du palais ducal.

 

 

Enfin durant la troisième période, de retour dans son village natal de Paredes de Nava où il installe son atelier, il reçoit les commandes de la cour de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle de Castille, renouant avec la tradition de préciosité de la peinture espagnole  en adaptant le style qu'il a appris en Italie aux goûts de sa clientèle , et réalise des œuvres religieuses.  En 1490, il réalise le grand retable de l'Assomption de l'église Santa Eulalia de Paredes, dont nous reparlerons.  Il a pu être qualifié de "premier peintre Renaissance de la Couronne de Castille".

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https://commons.wikimedia.org/wiki/File:La_Anunciaci%C3%B3n_(Pedro_Berruguete).jpg

 

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  Depuis ma lecture, déjà ancienne, de L'Annonciation italienne, une histoire de perspective de Daniel Arasse, (1999), ou de son Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture,  et de la façon dont les artistes réussissent à  représenter l’irreprésentable, c'est-à-dire  le mystère de l’Incarnation, parfaitement invisible, par des jeux de perspective, je regarde les Annonciations différemment.  

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I. Perspectives et lignes de fuite.

Dans le tableau que j'avais sous les yeux (derrière une vitre qui ne facilitait pas mes efforts photographiques), je commençais à tracer les lignes de perspective et à rechercher les points de fuite. 

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L'Annonciation (ca. 1505) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

L'Annonciation (ca. 1505) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

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Une fois devant mon ordinateur, j'ai pu tracer les lignes de fuite plus précisément (attention, je débute, je n'y connais rien ; et les lignes de mon cliché de touriste peuvent être déformées) et je m'aperçus qu'il y avait deux points de fuite.

Le premier point de fuite, principal, conduit le regard au pied de la colonne de la fenêtre. Il suit les lignes du tapis persan, celles de l'entablement des colonnes, ou du ciel de lit, mais aussi celles du banc ou du plafond à caisson et celles du tapis de la deuxième pièce.

Le second point de convergence arrive juste au dessus de l'arc brisé de la fenêtre. Les lignes sont formées par les arêtes du meuble de droite.

Je pouvais interpréter cela de deux façons complémentaires : soit l'artiste montrait d'un doigt invisible mais impérieux les deux extrémités de la colonne, pour signifier que celle-ci jouait un rôle crucial. Sois il cadrait, plus finement encore, la lumière et l'espace invisible délimités par l'ouverture comme des clefs secrètes de sa peinture.

 

Si on trace le cercle correspondant à l'arc de plein cintre séparant les deux pièces, il passe (presque) en tangente des deux visages, mais, surtout, son centre correspond au point de fuite principal. 

Perspectives dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

Perspectives dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

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Le deuxième point de fuite.

 

Deuxième perspective dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

Deuxième perspective dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

Discussion.

La première perspective monofocale avec point de fuite et points de distance est reconnue en peinture dans la Naissance de la vierge de Pietro Lorenzetti (1342), précédant de peu  l'Annonciation (1344) de son frère Ambrogio et que Panofsky tenait pour la  première perspective monofocale. La perspective a été théorisée par l'architecte Brunelleschi en 1415-1417 et son emploi a été encouragée par Léon Battista  Alberti dans son De Pictura en 1435, puis elle s'est développée en Ombrie au XVe siècle avec les fresques de Massachio  à Santa Maria Novella de Florence (1428) celles  de Piero della Francesca (1469) — auteur du  livre   De prospectiva Pingendi (La perspective de la peinture)— ou du Pérugin (1481, Remise des clefs à saint Pierre, Chapelle Sixtine).

Bien qu'une perspective empirique soit déjà employée en Espagne auparavant, Pedro de Berruguete a été l'un des premiers peintres à y introduire la perspective linéaire.

La colonne : Columna est Christus.

Les travaux de Daniel Arasse ont montré que la colonne possédait, dans de nombreuses Annonciations italiennes, une valeur métonymique désignant le Christ. J'emprunterai au site cineclubdecaen.com  les synthèes suivantes :  

http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/lorenzetti/annonciation.htm

L'Annonciation d'Ambrogio Lorenzetti (1344) : "Le tableau est un diptyque peint sur un seul panneau, c'est à dire deux arcs brisés : sous l'un il y a l'ange Gabriel, sous l'autre, la Vierge la colonne qui soutient ces deux arcs et sépare les deux figures est gravée dans le fond d'or présent sur la partie supérieure de l'image et peinte en or dans la partie inférieure qui représente le pavement en perspective. Or il se trouve que le point de fuite est derrière cette colonne qui le recouvre. Dans le fond d'or de la partie supérieure est inscrite en latin la formule de l'ange Gabriel s'adressant à Marie, la troisième salutation angélique à la Vierge : "Car rien ne sera impossible à Dieu qui est tout Verbe".

Cette inscription ne passe pas la colonne, elle s'interrompt avec la colonne qui est sur le même plan et fait partie du fond d'or tout comme l'inscription. En revanche quand on passe dans la partie où se trouvent le pavement en perspective et toutes les lignes de fuite , la colonne est devenue matérielle. Elle passe devant la robe de la Vierge dont on voit un petit morceau de tissus dans la partie de Gabriel.

Ambrogio Lorenzetti est le premier à se poser la question de figurer l'incarnation dans l'annonciation dans le cadre de la perspective géométrique. Il construit un espace où l'infini change de nature et s'incarne en corps opaque. Dans la partie haute, la colonne appartient au fond d'or, à la lumière divine. Dès lors qu'elle passe dans la partie basse, ce lieu mesurable par la perspective où sont l'Ange et la Vierge, elle devient opaque : elle est la figure de l'incarnation. La colonne est en effet un des symboles les plus connus et traditionnels du Christ : Columna est Christus, "le Christ est une colonne". La colonne, c'est donc l'éternel en tant qu'il est déjà là. "

L'Annonciation de Piero della Francesca : "Dans son analyse de L'Annonciation peinte par Piero della Francesca en 1469,  Daniel Arasse a démontré  que le faisceau de colonnes construit sur le carrelage par respect des règles de la perspective du cloître empêche manifestement l'Ange de voir Marie mais à sa place une colonne qui s'interpose et invoque le Columna est Christus pour valider son hypothèse d'une intention formelle chez Piero de dire « le présent invisible dans le lieu de l'Annonciation, l'infini vient dans le fini, le Créateur dans la créature, l'infigurable dans la figure, l'inénarrable dans le discours », rappelant ainsi les oxymores de saint Bernardin de Sienne. " 

La découverte, dans ce contexte, du fait que le point de fuite de l'Annonciation de Berruguete arrive précisément à la base de la colonne de la fenêtre prend donc une résonance particulière et ne peut être due au hasard. Tandis que l'Ange Gabriel adresse à Marie les mots portés par le phylactère, Ave gracia plena d[omi]n[u]s  tecum bene / dicta tu , alors qu'au même moment la trajectoire de la colombe s'apprête à converger vers l'oreille de la Vierge, dans la pièce du fond, la colonne du Christ de l' Incarnation sépare et assemble les deux baies à arc brisé, comme la réalisation encore invisible de l'Annonce faite à Marie.

Un autre argument confirme indirectement que ce point de convergence sur la colonne médiane ne relève pas du hasard. En effet, dans l'Annonciation du Grand Retable de l'Assomption de l'église Sainte-Eulalie de Parades, malgré le caractère incertain de l'illustration, disponible en ligne, les lignes de fuite du tapis se réunissent aussi sur le pietement de la colonne de droite, qui sépare également deux baies à arc brisé.

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http://www.paredesdenava.net/espanol/turismo/retablo_mayor.htm

 

Ici, dans une image proposée par allposter, et que j'ai renversée pour la rendre conforme au modèle : site http://www.allposters.fr/-sp/Annonciation-Affiches_i4942657_.htm

 

 

Pedro Berruguete, 1490, Annonciation,  Grand Retable de l'Assomption de l'église Sainte-Eulalie de Parades

Pedro Berruguete, 1490, Annonciation, Grand Retable de l'Assomption de l'église Sainte-Eulalie de Parades

II. Lumières et transparences.

La perspective met donc en évidence la colonne et la fenêtre. On peut décrire celle-ci comme une fenêtre à remplage  divisée en deux lancettes trilobées surmontées d'un oculus à quatre lobes. Alors que dans le tableau la lumière principale vient, comme l'Ange et comme la colombe, de gauche,  cette ouverture fait entrer une lumière diffuse, surnaturelle, dans la pièce vide dont le tapis est entièrement éclairée. Cette pièce n'a pas d'ombre, alors que dans la chambre de la Vierge, les ombres des vêtements et du pied de l'Ange de la robe de Marie, ou des personnages en grisaille sont bien présentes.

 Dans cette chambre, trois éléments sont liés à la lumière ; la colombe de l'Esprit qui est pure radiation blanche et jaune ; le vase  posé sur l'étagère. (la crédence ?) du meuble de lecture ; et, surtout, le vase de cristal à deux anses portant, sur une seule tige, trois fleurs de lys. A la différence de l'Annonciation du retable de Sainte-Eulalie, où le vase est une poterie émaillée, celui-ci est irréel, comme si le peintre s'était contenté d'en tracer une épure transparente laissant voir le motif du tapis. C'est une façon particulièrement délicate de signifier le caractère surnaturel de la Virginité de Marie.

D'autres détails peuvent être observés.

La position du rideau vert a été modifiée, et les lignes du premier tracé persistent. On sait depuis. M.C. Garrido , Contribucion al estudio de la obra de Pedro Berruguete, que la peinture a été précédée par un trait incisé sur le fond. 

Sur l'horizontale des yeux de Gabriel et de Marie, ou plutôt légèrement en dessous, le couple primordial d'Adam et Ève est représenté en grisaille, pour situer le mystère de l'Incarnation dans l'économie du Salut après la faute originelle.

Lumières et transparences  dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

Lumières et transparences dans l'Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

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La Vierge a été surprise par l'irruption du messager divin alors qu'elle était plongée dans sa lecture. Le livre est ouvert sur une page dont le texte débute par la lettrine bleue F. On voit deux autres lettres en rubrique, un n et un e . 

Elle est vêtue d'une robe rouge damassée à motif de grenade et d'une fleur qui est peut-être un œillet. Le même motif damassé est repris sur la tenture verte. Le manteau est du même bleu uni que la Vierge de l'Annonciation  d'Antonello de Messine (1476). La chevelure détachée est maintenue sur le front par un bandeau perlé au cabochon de rubis. Le nimbe est fait de rayons de paille d'or. Elle se retourne vers sa droite mais , ayant sans-doute déjà reçu le contenu de l'Annonce, elle s'incline, abaisse le regard et place se deux mains dans une posture que nous savons interpréter comme celle du Fiat, ce Oui marial par lequel elle accepte de participer au Mystère de l'Incarnation. 

Il resterait à identifier les six personnages qui accompagnent Adam et Éve dans les niches des piliers ; mais nous ne disposons que de peu d'indices. On peut s'attendre à y trouver Isaïe, sans-doute d'autres prophètes. Un des personnages tient un édifice, peut-être une église.

 

Enfin, il faut remarquer deux médaillons à l'antique, en grisaille également : les profils correspondent peut-être à deux donateurs.

 

Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

Annonciation (ca. 1490) de Pedro Berruguete à la Chartreuse de Miraflores de Burgos. Photo lavieb-aile.

GLANÉ SUR LA TOILE .

 

"L' Annonciation de la Cartuja de Miraflores se distingue par l'attention portée aux détails dans les objets et le jeu des perspectives intéressantes, ce qui crée une illusion spatiale parfaite. Dans tous ces travaux, les figures sont très individualisées, et la maîtrise de l'espace, la perspective et la composition est enrichie avec un sens habile de conception et une utilisation rationnelle de la couleur."

"Avec l'Annonciation de la chartreuse de Miraflores (près de Burgos), il faut de nouveau évoquer des souvenirs ramenés d'Italie par l'artiste, qui avait peut-être vu la composition d'Antonello de Messine (musée de Syracuse) ou, mieux, le prototype, perdu, dû à Colantonio " (Encyclopédie Larousse, 2003). 

Annonciation de Antonello de Messine à Syracuse :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonello_de_Messine

 

 

 

"Dans l'Annonciation à la Vierge peinte par Pedro Berruguete et conservée à l'Église de Miraflores (Burgos), on a pu apprécier ce double dessin par incision et peint. M.C. GARRIDO, Contribucion al estudio de la obra de Pedro Berruguete " Roger van Schoute, ‎Helène Verougstraete-Marcq - 1989 - ‎https://books.google.fr/books?id=msVNAAAAYAAJ

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"À l'extrême fin du XV siècle, Pedro Berruguete, sous l'ascendant de modèles flamands, fait encore apparaître le couple des premiers parents comme éléments sculptés sur les piliers latéraux de son panneau de l'Annonciation  "

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 La mention d'un "pittore Pietro Spagnuolo" travailler dans Urbino en 1477, il avait, depuis 1927, il permettrait d'identifier le soi-disant Pedro Berruguete, en supposant une formation et peintre italien de subsistance qui est pas acceptée par toutes les critiques. 1 Après formation, probablement avec Fernando Gallego dans Salamanque , ont voyagé très jeune à l'Italie , où il est documenté "travail Pietro Spagnuolo 'sous le patronage du duc d'Urbino, Federico da Montefeltro . Séjour italien qui lui aurait permis de rencontrer les artistes majeurs du Quattrocento , comme Melozzo da Forlì , et d'apprendre les techniques et les moyens de la Renaissance, comme le domaine de l'espace, de l'anatomie ou de la variété et de la spontanéité dans les gestes, en plus des éléments architecturaux et décoratif propriétaire de la Renaissance , bien que le retour à la Castille à 1483, ces fonctionnalités ne sont pas affichés si évidente dans sa peinture. 2

Il était le père de l'un des artistes les plus remarquables de la Renaissance espagnole, Alonso Berruguete .

 

La Vierge des Rois Catholiques , par un artiste anonyme connu commele maître de la Vierge des Rois Catholiques , c. 1491-1493. Goticismo exemple de vigueur dans la peinture de l'époque.

Pedro Berruguete est né en Castille et ses premières œuvres révèlent l'origine et l'affectation aux gotizantes modes qui ont dominé l'art de l'époque. Sa formation artistique est tout à fait inconnu. Il soulève également de nombreuses questions de son voyage en Italie pour travailler dans le palais ducal d'Urbino , qui aurait coïncidé avec le flamenco Joos van Wassenhove ( Juste de Gand ). Ceux qui prétendent le voyage en Italie il attribué une série de portraits comme Sixte IV qui est à Paris, dans le Louvre et le portrait de Federico da Montefeltro avec son fils Guidobaldo (Urbino, Palais ducal), plus collaborer sur des œuvres d'autres auteurs, comme Piero della Francesca .

Cependant, la plus ancienne de la présence d'un peintre espagnol à la cour d'Urbino témoignage, outre le document précité de 1477, est dans le travail de Pablo de Céspedes, qui, dans son discours comparant la peinture ancienne et moderne et de la sculpture , l'écriture dans Cordoue en 1604, fait une distinction claire entre les «vieux Berruguete, père Berruguete" et "l'autre espagnol dans le palais d'Urbino, dans le vestiaire du duc, peindre un portrait têtes que les hommes célèbre, bon à excellent. " 3 Après son prétendu séjour italien, Berruguete sont retournés à la Castille, où il a trouvé une bonne clientèle dans le clergé, en se concentrant peintures de production autel.

La vérité est que, en 1478, un an seulement après avoir été mentionné dans Urbino "Pietro Spagnuolo 'et quatre avant la date prévue du portrait de Federico da Montefeltro, Pedro Berruguete marié à Paredes de Nava, fechándose dans la même année, ses tables Santa Maria del Campo. 4

Selon Cean Bermudez Berruguete documentée dans Tolède en 1483, qui orne les murs de la chapelle de l'ancien sanctuaire de la première cathédrale , bien que la documentation survivant fait plutôt référence à l'année 1493. 5 suivants qui aurait été une première Toledo j'y reviendrais votre ville natale et exécuté le retable de Santa Ana et de la Vierge (1485-1488). A cette date, il serait allé à Tolède et, après une période du cinéma muet, il retrouvé là en 1494. Au nom de l'Inquisiteur Tomas de Torquemada , fait le retable du couvent de Santo Tomas de Avila . Démembré, les faits saillants de cette peinture de retable de foi présidé par Santo Domingo , conservé avec les autres tables du retable dans le Museo del Prado .

 Il ya une possibilité que le peintre aurait travailler au service de Isabel la Catholique . 6 Une des commissions royales serait le San Juan Evantelista à Patmos , 7 Berruguete remis au 3 mai 1499 dans l'ancien Palais de Madrid et est maintenant préservée dans la chapelle royale de Grenade . 8

En 1500 , il a travaillé pour le manque Hôpital d'Amérique dans Madrid , à la demande de Beatriz Galindo , fondateur de cette institution et le tuteur de la reine Elizabeth. 9 Une de ses œuvres les plus réussies, La Vierge et l'Enfant sur ​​un trône , a présidé la chapelle de cet hôpital jusqu'à sa démolition en 1906 , plus tard, d'être transféré à la Musée d'Histoire de Madrid .

Sa dernière étape passée à Paredes de Nava où il peint des œuvres comme le retable disparu partiellement Guaza 1501. Dans sa peinture met en évidence l'influence de la Renaissance italienne, en fait vouloir encadrer les chiffres et les actions dans l'espace, en utilisant lumière et la perspective, bien que parfois pas bien résolu. Retour à la Castille, il aurait perdu tout intérêt dans les détails et les chiffres deviennent plus sobre, peut-être adapter son style aux goûts les plus archaïques de leurs électeurs.

Travailler 

Roi David , dans l'église de Santa Eulalia de Paredes de Nava.

Première étape 

Première étape (entre 1470 et 1471 ): Vérification de la croix du Christ dans l'église de San Juan de Paredes de Nava ou l' Adoration des Mages de collection Varez Fisa.

Deuxième étape 

Deuxième voyage de scène et bien sûr l'apprentissage en Italie (1471- 1483 ). Trop nombreux témoignages de l'œuvre de Berruguete à ce moment ne sont pas conservées, et il ya controversée de la paternité. Faits saillants en particulier le portrait de Federico da Montefeltro et son fils Guidobaldo (Marks Gallery, Palais Ducal d'Urbino ), excellents et originaux spectacles portrait "appliance" dans un intérieur; et la série des hommes illustres , divisée entre plusieurs musées, dont le Louvre . Ce séjour italien aurait été interrompu par un voyage de retour à Paredes de Nava en 1478 de se marier, de retourner en Italie.

Troisième étape 

Troisième étape (1483-1503) créé en Castille. Actuellement, il adapter le style qu'il a appris en Italie aux goûts du plus conservateur et attaché aux moyens de la clientèle gothique espagnol.

Son chef-d'œuvre est un tableau représentant les rois de Juda, dans le retable de l'église de Santa Eulalia de Paredes de Nava, où, malgré le recours à des éléments archaïques (de composition frontale, fond or), réalise une galerie de portraits réalisme intense. Dans la série comprennent le roi David , regard pénétrant, le roi Salomon et le roi Ezéchias .

Beaucoup de ses meilleures œuvres de cette et d'autres étapes peut être vu dans les différentes localités de la province de Palencia , que L'Adoration des Rois et deL'Annonciation , conservé dans la paroisse de Santa Maria Musée de Becerril de Campos , Virgin prétendants et La Crucifixion qui sont stockés dans le musée diocésain de Palencia , ou Lamentation sur le corps du Christ dans la cathédrale de Palencia .

Dans l'église de l'Assomption de Santa María del Campo (Burgos) deux œuvres importantes de cette période sont conservés: décapitation de Jean-Baptiste et le Baptême du Christ , qui faisait partie d'un retable de la vie de Jean-Baptiste, daté entre 1483 et 1485, avec l'une des premières œuvres de cette troisième étape espagnole. Innovations dans la composition et la perspective amené d'Italie sont évidents dans ces deux œuvres. Dans la décapitation , utilisée comme fond architecture inspirée qui fait Francesco Laurana puis à Urbino.

Annonciation , 1505 ( Chartreuse de Miraflores , Burgos).

L' Annonciation de la Cartuja de Miraflores se distingue par l'attention portée aux détails dans les objets et le jeu des perspectives intéressantes, ce qui crée une illusion spatiale parfaite. Dans tous ces travaux, les chiffres sont très individualisée, et la maîtrise de l'espace, la perspective et la composition est enrichie avec un sens habile de conception et une utilisation rationnelle de la couleur.

Avec l'Annonciation de la chartreuse de Miraflores (près de Burgos), il faut de nouveau évoquer des souvenirs ramenés d'Italie par l'artiste, qui avait peut-être vu la composition d'Antonello de Messine (musée de Syracuse) ou, mieux, le prototype, perdu, dû à Colantonio 

Son dernier poste était le maître-autel de la cathédrale d'Avila , qui était incapable de finir à cause de sa mort. Il peint pour cette œuvre d'architecture gothique tardif encombrants, plusieurs tables avec des histoires de la vie du Christ pour le corps du retable, et les chiffres visant à patriarches Predela. Dans ces peintures, peut-être par manque de directeurs d'école est fixé à gotizantes régimes en vigueur en Castille, à ce moment, en utilisant le fond d'or et des compositions quelque peu rigides. Les chiffres sont plus robustes et monumental canon dans les travaux précédents, peut-être afin de se démarquer dans la distance de la chapelle principale. La mort du maître fait le retable a été complété par Juan de Bourgogne .

 

LIENS ET SOURCES.

 

http://www.aparences.net/ecoles/les-primitifs-flamands/la-couronne-de-castille-et-la-flandre/

http://fr.calameo.com/read/0000753357dee4271c5dc

http://art-perspectives.blogspot.fr/2011/07/le-pouvoir-de-la-perspective.html

"Et voici le tableau que nous allons rechercher maintenant : C'est un tableau que j'aime particulièrement : je l'intitule " le paradis en perspective " c'est l'Annonciation de Pedro Berruguete. Je suis allée à Miraflores à côté de Burgos (Espagne) et je l'ai vu.

C'est un tableau qui n'est pas très grand, situé bien au-dessus de nos têtes, et ce n'est que par sa situation en hauteur que l'illusion qui s'appuie sur la perspective s'apparente à un trompe-l'oeil. Regardons ce tableau photographié tel que le spectateur le voit dans la Cartuja de Miraflores. La rencontre entre l'ange et Marie a lieu dans une pièce qui semble comme un long couloir. Ce couloir s'ouvre sur une fenêtre et un ciel blanc. La situation du point de fuite dans la fenêtre est osée, sur ce ciel blanc. La composition du tableau emmène le regard vers le ciel blanc en passant par le lys blanc dans son vase de cristal. Les différents espaces mettent en relief la progression que le spectateur va devoir effectuer pour arriver au "paradis", passer par la pureté du lys...

Décidément, le peintre sait bien jongler entre la reproduction narrative, il représente un moment fondateur de la religion catholique, le symbolisme dans la reproduction et la vraisemblance du décor qui ne l'oublions pas est ici tout à fait espagnol."

http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/lorenzetti/annonciation.htm

Measure of a Different Greatness: The Intensive Infinite, 1250-1650 Par Anne Ashley Davenpor page 397 https://books.google.fr/books?id=ex1kyC0UClMC&pg=PA397&dq=annonciation+Pedro_Berruguete&hl=fr&sa=X&ei=C8-eVfHrBMGBUd76mqAL&ved=0CC4Q6AEwAzgK#v=onepage&q=annonciation%20Pedro_Berruguete&f=false

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ARASSE (Daniel) 2014 Le détail ; pour une histoire rapprochée de la peinture., Flammarion page 19-21

— ARASSE (Daniel) 2010, L'Annonciation italienne ; une histoire de perspective. Hazan, Paris, 375 p.

PARRET (Herman) 2006, Epiphanies de la présence: essais sémio-esthétiques, Presses Universitaires de Limoges 2006

https://books.google.fr/books?id=1mtg1WLI2_wC&pg=PA43&lpg=PA43&dq=%22colonne+christique%22&source=bl&ots=DJaQRfMrbp&sig=SYBayb0Azj1q94aonscgKy2vrSA&hl=fr&sa=X&ei=H26fVez8LcjbU5eStegM&ved=0CCsQ6AEwAg#v=onepage&q=%22colonne%20christique%22&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Burgos
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