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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 14:09

Le calvaire (kersantite, Maître de Plougastel, 1621) de l'église du Relecq-Kerhuon.

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Sur le Maître de Plougastel, voir :

 

 

 

Sur les calvaires en général, utiliser l'onglet "rechercher"

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PRÉSENTATION.

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Le Maître de Plougastel.

Ce sculpteur, et son atelier probablement installé à Landerneau sont responsables d'œuvres en kersanton dans une cinquantaine de paroisses, essentiellement situées en Léon au nord de l'Élorn, mais aussi à Plougastel où il réalisa entre autres en 1602-1604 le calvaire monumental qui lui donne son nom, et en Cornouaille à Confort-Meilars et Saint-Tugen de Primelin (voir les articles supra), à Plogoff et Tréguennec.

Il intervient après l'atelier des Prigent (1527-1577) et avant celui de Roland-Doré (1618-1663), également sculpteurs de kersanton à Landerneau.

Il a travaillé pour 4 croix et 24 petits calvaires dont six sont complets, à la chapelle Christ de Guimaëc, pour le calvaire de Corran à Plougasnou en 1594 , à la chapelle Saint-Trémeur de Plougastel en 1600,  à la chapelle de Locmazé au Drennec et enfin au cimetière de Gouesnou.

Il est également l'auteur des statues géminées (mais non du Christ) des calvaires de la chapelle Saint-Adrien et de la chapelle Sainte Christine de Plougastel.

"Le style du Maître de Plougastel, dans sa maturité [après 1602] se caractérise par une certaine rigueur et un hiératisme prononcé, visible dans la gestuelle des personnages et les plis des vêtements. La rondeur des traits imprimés aux visages donne aux sculptures une quiétude magnifiée proche de l'ataraxie de pierre." Postérieures aux guerres de la Ligue (1589-1598 et à la peste de 1598 (Plougastel), les créations majeures du Maître de Plougastel ont pu être marquées par les atrocités et la souffrance physiques qu'il a dû voir autour de lui et qui imprègnent son œuvre d'une note d'intériorité froide." (Le Seac'h 2014) 

"Les crucifix se répétant sur le même  modèle avec la Vierge et Jean : les statues sont toutes en kersanton. Les sculptures du Crucifié sont de petites dimensions avec le thorax réduit et des flancs creusés. Les bras sont lisses, sans articulations visibles. La rotule du genou et le pli caractéristiques de la peau ne sont pas oubliés. Le bas-ventre est recouvert d'un pagne formé de plis plats ressemblants à des bandelettes, maintenu par un nœud simple dont chaque pan retombe sur les hanches. Les pieds larges se croisent avec des orteils marqués, le pied droit sur le pied gauche selon une tradition constante. Il en est de même pour la tête toujours incliné à droite. (Le Seac'h 2014) 

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DESCRIPTION.

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Le soubassement de granite porte un socle cubique chanfreiné, portant sur la face ouest la date de 1621 et le monogramme M.S.B.P. autour d'un calice indiquant que le commanditaire est un ecclésiastique. On peut  interpréter ces lettres ainsi :" Messire Sébastien Billant Prêtre", puisque Abgrall (BDHA Guipavas) signale ce nom dans la liste des curés ou vicaires attachés à Guipavas en 1614, et ajoute qu'il a été enterré en 1623 à Saint-Pierre de Plovavatz. Missire Sébastien Billant  fit également une fondation à la chapelle du Relecq.

Le Relecq est un démembrement de la paroisse de Guipavas : "La paroisse de Guipavas se divisait en huit cordellées, savoir : Le Froulven ; La Lande, le côté donnant sur Gouësnou et comprenant le bourg; l'EUès; Saint-Yves; Saint-Nicolas; Le Hellec; Sainte-Barbe, et Camfrout. Ces trois dernières cordellées étaient ordinairement désignées sous le nom de Trétrit, et sont devenues, en grande partie, Ia paroisse du Relecq-Kerhuon (1869)" (BDHA)

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On lit aussi sur l'autre face CALVAIRE RESTAURE MISSION 1902.

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Le fût à pans porte un croisillon à culots portant les statues de Jean (à gauche) et de la Vierge (à droite). On remarque qu'elles ont été inversées, puisque en règle la Vierge est à gauche, c'est à dire à la droite du Christ crucifié. On remarque aussi que ces statues sont simples, et non géminées comme dans les autres calvaires du Maître de Plougastel.

La croix à fleurons porte le Christ crucifié, conforme à la description donnée supra par Le Seac'h.

Le nœud entre les bras du croisillon porte les armoiries du seigneur de Guengat ( trois mains dextres en pal)  associées à celles de son épouse Marie de Poulpry ( au rencontre de cerf), propriétaires du fief de Lossulien et des terres du Relecq. Jacques III de Guengat épousa Marie de Poulpry (fille d'Allain, conseiller au Parlement de Bretagne) en 1606. Le manoir de Lossulien (XVème siècle) fut la propriété des familles de Guengat, puis de Kergolay, Fleury, Kergroadès et enfin Kerouartz au XVIIIème siècle. En 1536, Ollivier de Cornouaille, seigneur de Lossulien, était l'époux de Françoise de Lanroz. La chapelle seigneuriale  de Lossulien  date du XVIème siècle et était dédiée à Saint-Pierre. 

Poulpry : d'argent au rencontre de cerf de gueules.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c/f307.textePage.langFR

https://gw.geneanet.org/hamety?n=du+poulpry&oc=&p=francois

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Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

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La Vierge est très sobre dans sa gestuelle (les mains croisées devant la poitrine) et l'expression sévère du visage, presque absent.

Comparez avec la Vierge du Grand calvaire monumental de Plougastel :

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Maitre de Plougastel, Grand calvaire de Plougastel (kersantite, 1602-1604). Photographie lavieb-aile.

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Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Jean est imberbe, bien-sûr. Il tient son livre sous l'aisselle gauche et pose la main droite sur la poitrine. Il est vêtu d'une robe serrée à la taille par une ceinture, et d'un manteau dont le pan gauche, délicatement pincé entre les doigts de la main gauche, est tenu par la main droite en un retour accentué. Ce mouvement du drap est le seul qui rompe la statique verticale et grave du personnage.

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Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

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La face orientale ne présente pas de figures.

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Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

Calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621, kersantite, Maître de Plougastel). Photographie lavieb-aile août 2020.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

— ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON, Notice BDHA Quimper, Kerangal ed.

http://www.infobretagne.com/relecq-kerhuon.htm

le manoir de Lossulien (XVème siècle), propriété des familles de Guengat, Kergolay, Fleury, Kergroadès et Kerouartz (XVIIIème siècle). En 1536, Ollivier de Cornouaille, seigneur de Lossulien, était l'époux de Françoise de Lanroz. En 1727, le domaine appartient à Michel Corentin de Fleury ;

la chapelle de Lossulien (XVIème siècle), dédiée à Saint-Pierre. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée de plan rectangulaire remontant en partie au XVIème siècle. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Jean. Le coffrage d'autel ancien comporte un bas relief représentant saint Suliau

— ABGRALL (Jean-Marie), Notice de Guipavas, BDHA Quimper, Kerangal ed.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/243b23ce0573cffab3d8cd3e7b8a3048.pdf

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/commune/le_relecq_kerhuon.html

"2630. Le Relecq-Kerhuon, église, g. k. 5 m. 1621. Soubassement. Socle cubique: calice, M.S.B.P. 1621. Autre inscription peu lisible et: CALVAIRE RESTAURE MISSION 1902. Fût à pans. Croisillon à culots, écu, statues: Jean, la Vierge. Croix, fleurons, crucifix. Les armoiries sont de Guengat, seigneurs de Lossulien. Le type de sculpture est de l’atelier du calvaire de Plougastel. [YPC 1980] "

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, nouveau répertoire des églises et chapelles.

https://www.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9903d7bdec041f2bee26eb26ce7db93e.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Description matérielle : 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm. Description : Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395. Édition : Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014. Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page et Fañch Roudaut page 191

WIKI-BREST

http://www.wiki-brest.net/index.php/Calvaire_de_1621

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Maître de Plougastel
16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 20:57

Le calvaire (granite et grès arkosique, Maître de Quilinen, vers 1500) de l'église de Mellac.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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Un certain nombre de caractères thématiques et stylistiques, remarqués par J.-M. Abgrall dès 1891, par Y.-P. Castel en 1980 et E. Le Seac'h en 2014, incitent à rapprocher ce calvaire de celui de la chapelle de Quilinen, en Landrévarzec, et de celui de Motreff, tous les trois en Finistère. Ce sont entre autres :

  • le rapprochement des trois croix sur une base étroite,

  • Les larrons renversés sur leur traverses, jambe  gauche repliée.

  • la Déploration sur le socle,

  • Les  marmousets formant console, et portant des écus,

  • Le Christ en croix encadré, en diagonale des deux anges tenant leur calice sous les mains du Crucifié,

  • Le titulus large, en linge plié,

  • Le Christ ressuscité vers l'est,

  • Le matériau : le granite (et quelques personnages en grès feldspathique à Mellac),

  • un élan vertical ascensionnel.

J'y ajoute la facture des visages, —ronds, à bouche concave et yeux enfoncés dans les orbites —, et, pour saint Jean, la présence d'un livre-ceinture.

J'ajouterai aussi que, comme à Quilinen et Motreff, le visiteur, pour se placer face aux différentes scènes, ne peut se contenter de se placer d'abord à l'ouest, puis à l'est, mais doit tourner, par séquence d'une trentaine de degrés, autour du calvaire, examinant par exemple d'abord la Déploration, —qui fait face au nord-ouest— et le Bon Larron, puis dans un nouvel axe le Christ en croix entouré de la Vierge et de Jean, puis le Mauvais Larron, puis, tournant encore, le Christ ressuscité, et, enfin, saint Michel qui fait face au nord-est. Cette composition  spatiale  géométrique, très calculée, stellaire ou à multiples axes de direction, des personnages ne peut être due au hasard, et découle sans doute d'une réflexion spirituelle sur le pèlerinage de l'âme et sur le processus de conversion pris ici au pied de la lettre du latin conversio "action de se tourner, mouvement circulaire, changement, métamorphose".

 

  Aussi, en 2014, E. Le Seac'h  a attribué ces calvaires, par un nom de convention, au "Maître de Quilinen". Et elle lui a attribué également les Larrons (grès arkosique) du calvaire de Saint-Hernin et la croix du Vieux-Bourg de Lothey.

J'ai décrit déjà les calvaires de Saint-Hernin et de Motreff. J'étudie aujourd'hui celui de Mellac, à 50 km au sud-ouest de Motreff.

 

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DESCRIPTION.

 

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Sur une plate-forme élevée de deux marches, un autel en pierre est surmonté d'un grand socle carré. Au milieu de ce socle est dressée la croix du Christ et, un peu en arrière d'elle, celle des  deux larrons.

Le calvaire de Mellac a été quelque peu décalé en 1886 — Christel Douard, 2002— par rapport à son emplacement d'origine. Il a été consolidé, les fûts raccourcis, de nouveaux socles et soubassements posés, ce qui le rend un peu plus petit (6 mètres de haut) que celui de Motreff (7 mètres).

L'un des  socles porte l'inscription gravée JUBILÉ 1886 40 DEVEZ INDULJANSOU et l'autre la plaque de marbre MISSION 1894. Cette dernière mission du 8 juillet rassemblait autour du recteur Émile Guichaoua 1100 personnes (Semaine Religieuse page 509). L'année 1886 est celle où l'église était restaurée ; elle sera bénie l'années suivante par un chanoine titulaire de la cathédrale de Quimper, l'abbé Le Moign (Semaine Religieuse 1887). Mais c'est celle du Jubilé sacerdotal de Léon XIII, proclamé par l'encyclique papale  Quod autorictate du 22 décembre 1885 ou Annonce d'une année sainte extraordinaire, destinée à lutter contre la décadence sociale et religieuse par la pratique du Rosaire. Un Jubilé est une fête survenant tous les 50 ans, mais les Jubilés ou Années Saintes sont célébrées dans l'église catholique tous les 25 ans (par ex. en 1825, 1850 et 1875). Cette Année Sainte supplémentaire est donc qualifiée d'extraordinaire. Elle permet l'obtention de 40 jours d'indulgences (40 devez induljansou).

 

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Les sculptures, du fait de ce remaniement, sont ainsi encore plus ramassées dans une pyramide chargée. La succession des étages, clairement lisible à Motreff, est escamotée. Nous ne trouvons ici qu'une forme de  fût, cylindrique, et non la transition des sections rectangulaire, puis octogonale puis ronde.

Le coté ouest.

Un premier étage sera néanmoins décrit, sur le socle qui porte une Déploration à quatre personnages. Derrière leur tête, la ronde des trois marmousets porteurs d'écus annonce le deuxième étage, car deux d'entre eux servent de consoles pour les statues de la Vierge et de Jean. Le troisième étage, chevauchant le précédent, est celui du Christ en croix, encadré de deux anges recueillant le sang des plaies du crucifié. Le corps des deux Larrons s'insère dans ce dernier étage.

Le coté est.

En bas, saint Michel terrasse le démon (il occupait à Motreff la face ouest). En haut, le Christ ressuscité montrant la plaie du flanc droit.

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VUES GÉNÉRALES.

 

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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LE CRUCIFIÉ ET LES ANGES HÉMATOPHORES.

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Le titulus.

 

Avant d'examiner ces anges, il faut remarquer le titulus. C'est le nom donné à l'écriteau apposé au dessus de la tête du Christ et portant les lettres INRI (pour Iesus Nazarenus  Rex Iudaeorum, "Jésus de Nazareth, Roi des Juifs"). Dans les peintures et enluminures, il adopte la forme d'un panneau de bois, rectangulaire, ou d'un rouleau de papier aux bords enroulés. Mais jamais, comme ici,  celle d'une longue (très longue) bande d'étoffe, qui part du bras droit de la Croix, s'élève en diagonale, se replie en diagonale opposée en passant devant le bras supérieur de la Croix et en présentant les quatre lettres INRI, puis qui se replie, et que nous retrouvons sur l'autre face en formant un V inversé au dessus de la tête du Ressuscité.

Dans une vue générale, ce V inversé répond en miroir au V des deux anges hématophores.

Quelles sont les raisons de ce choix original ? Sont-elles graphiques, pour former ce losange centré par la tête du Christ, où sont-elles spirituelles, la banderole INRI s'inversant, vers l'est, comme la Mort s'inverse dans la Résurrection?

Quoiqu'il en soit, on  retrouve ce titulus-banderole, plus ou moins déplié, à Quilinen et à Motreff, mais aussi sur la croix du Vieux-Bourg de Lothey.

 

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Le calvaire de Mellac.

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Les anges hématophores.

- nb : hématophore : hemato "sang" et phore "porter" : se dit d'anges portant des calices recueillant le sang des plaies du Christ.

Il est important de souligner qu'un calvaire n'est pas seulement  un mémorial rappelant au chrétien que le Christ est mort sur une croix pour sauver l'Humanité du Péché, mais qu'il s'appuie sur une mystique médiévale (et d'abord monastique) du sang versé, et sur une pratique d'une communion émotionnelle. 

Le spectacle de ce sang salvateur (base de l'Eucharistie) appelle le fidèle à partager les souffrances du Rédempteur, cette participation émotionnelle s'exprimant par les larmes (de remords et de gratitude) qu'il verse lors de sa méditation, et la mystique des larmes rejoint celle du sang.

Ces anges sont ici au nombre de deux : celui à la droite du Christ recueille le sang de la main et du flanc droit, celui à sa gauche le sang de la main gauche. Les calices ont une forme de bobine. Les anges au visage rond sont vêtus d'une aube plissée, bouffant à la taille au dessus d'un cordon non visible. Leur corps longiligne forment de chaque coté de la croix deux arcs symétriques à partir du niveau du bassin du Crucifié. "La banderole et les deux anges avec leurs corps gracieusement ployés forment comme un nimbe autour du Christ." (Abgrall)

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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Le Christ porte un pagne au linge croisé au milieu, entourant les hanches de façon basse. Il est tourné vers la droite, comme le montre la position du nombril, et sa tête est inclinée et fortement tournée vers la droite. Ce nombril est saillant, comme à Quilinen et Motreff.

L'épaule droite est plus basse que la gauche.

Les membres sont fins ; le pied droit est en dessous du gauche (à l'inverse de Motreff et Quilinen).

Ses cheveux sous la couronne d'épines forment une corde rejoignant l'épaule.

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Le calvaire de Mellac.

Le calvaire de Mellac.

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LA VIERGE ET SAINT JEAN.

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La Vierge. Grès feldspathique, XVIe siècle.

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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Saint Jean tenant son livre dans un sac. Grès feldspathique, XVIe siècle.

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Jean bénit ou fait un geste paume vers l'avant. Il est vêtu d'une robe blousant à la taille, et aux manches très larges.

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Le livre-ceinture, dont la reliure forme un sac se refermant par une boule permettant d'être tenue dans le poing ou retenue à la ceinture, est un signe stylistique précieux pour l'attribution à un artiste puisque qu'il n'est pas rencontré dans d'autres calvaires que ceux de Motreff et Quilinen. Voir dans mon article sur Motreff la description de cet accessoire.

http://www.lavieb-aile.com/2020/07/le-calvaire-de-motreff.html

 

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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LES LARRONS.

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Ils sont crucifiés sur des croix en tau, mais dont la traverse forme un axe oblique avec le fût ; les bras entourent cette traverse et sont liées ensemble derrière le fût, tandis que les jambes sont liées au fût.

Les branches des croix sont perpendiculaires à celle de la Croix. Les Larrons sont symétriques et forment une courbe qui souligne, selon Le Seac'h, les contours des corps de la Vierge et de Jean juste au dessous.

Ils portent une culotte, à braguette généreuse, et dont les jambes descendent jusqu'au dessus des genoux. Tous les deux se contorsionnent dans les affres de l'agonie, corps formant un arc convexe (imposé par l'obliquité de la traverse), tête inclinée à gauche. Les jambes du Bon Larron sont droites, et liées aux chevilles, tandis que celles du Mauvais sont fléchies, et le lien des chevilles passent derrière le fût. C'est presque la même chose sur le calvaire de Saint-Hernin, mais le Mauvais Larron n'a qu'une jambe fléchie.

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Le calvaire de Mellac.

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Le Bon Larron. Granite.

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Le calvaire de Mellac.

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Le Mauvais Larron. Grès feldspathique.

Il détourne son visage du Christ.

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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LES  MARMOUSETS.

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Ils sont trois à Motreff et Quilinen, aux allures de petits pages bedonnant dans leur costume et se tenant par la main ou le bras, séparés par des écus. Mais ici, ils ne sont que deux, formant par l'intermédiaire d'un coussin posé sur le vertex, une console pour les statues de la Vierge et de Jean. 

L'abbé Abgrall les décrit comme des anges, mais ils m'évoquent plutôt des petits diables, au visage un peu bestial et aux yeux caves (l'érosion de la pierre aidant), tenant leur écu devant leur jambe, sous la taille.

Le raccourcissement des fûts fait qu'ils sont moins visibles, et moins faciles à discerner.

Les écus sont "muets", ils ne portent aucune armoiries. 

 

 

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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LA DÉPLORATION.

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Si nous poursuivons la séquence chronologique, après la Crucifixion, nous arrivons à la Déploration (granite), où Marie tient le corps de son Fils, après sa descente de la croix, entourée de Jean et de Marie-Madeleine, les disciples les plus proches.

Comme je l'ai dit, le groupe n'est pas orienté dans le même axe que la Croix, mais franchement tourné vers la droite. Mais au sein du groupe, Jean, Marie et Marie-Madeleine ne sont pas alignés de face, puisque le visage de la Vierge est orienté à 90° de celui de Jean. 

Marie est au centre du groupe, voilée par son manteau, qui couvre une robe dont la manche, aux 6 boutons ronds remarquables, est visible. Comme à Motreff et à Quilinen, elle est demi-assise (elle serait debout, à juger par sa tête à la même hauteur que les deux autres personnages ; et elle serait assise, pour supporter sur ses genoux le tronc de Jésus). Le bras droit de son Fils, tenu par Jean, pend le long de la jambe de Marie, avant-bras vertical. Le bras gauche, presque horizontal, est tenu par Marie-Madeleine. La Vierge soutient l'aisselle gauche. Le Christ est semblable à celui de la Croix, avec son pagne très bas au dessus du pubis sous un ventre rond.

La jambe gauche du Christ est brisée. Comme dans beaucoup de Pietà et de Déploration, les axes du corps du Christ (tête, tronc, 4 membres) sont disloqués, comme dans une métaphore du drame et du deuil, mais ici, cela est accentué par le changement d'orientation des corps des trois personnages supérieurs. Ces ruptures imposent de multiplier les angles de prises de vue pour rendre compte du groupe.

E. Le Seac'h, dans sa description de 2014, signale que la tête du Christ est brisée : elle a donc été réparée ou restituée depuis.

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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Marie-Madeleine.

Elle est identifiée par son flacon d'aromates posé à ses pieds, mais aussi par son élégance ou la finesse de sa taille, mieux visible en vue dorsale où le manteau, seulement porté sur l'épaule droite, dévoile un corsage très ajusté.

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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LE CHRIST RESSUSCITÉ DE LA FACE ORIENTALE.

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Il est comparable à celui de la Croix (même inclinaison de la tête, même rotation du corps vers la droite, même pagne, même ventre, etc.) mais il est vêtu du manteau de la Résurrection et il montre, par sa main droite écartée, la plaie du flanc droit. Ses pieds sont posés sur le globe terrestre (à la différence de Motreff).

Notez le drapé du linge portant le titulus sur la face occidentale. Là encore, le Christ s'encadre dans la mandorle, cette fois-ci glorieuse, des anges vus de dos et de la banderole.

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Le calvaire de Mellac.

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SAINT MICHEL TERRASSANT LE DÉMON.

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Il est orienté vers le nord-est, à 60° de l'axe du Christ. On le retrouve presque semblable à celui de Motreff, taillé en demi-relief sur le fût, avec son visage rond, ses cheveux mi-longs en boules latérales, son armure, sa main droite posées sur la garde d'une longue épée dont la pointe s'enfonce dans la gueule du démon, qu'il traverse. Le bouclier n'est pas la rondache de Motreff, mais un écu.

Comme à Motreff, le démon est sur le ventre, mais repousse par le bras droit la lame de l'épée. Le bras droit entoure la jambe de l'archange, alors que le pied de ce dernier écrase le ventre de la bête.

Les jambes (ou pattes inférieures, comme on voudra) sont croisées et viennent agripper un objet arciforme évasé que je n'identifie pas. Une trompe ? 

 

Une fois de plus, pour voir correctement le démon, il faut se déplacer en tournant autour du calvaire.

 

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Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.
Le calvaire de Mellac.

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DISCUSSION.

Il est émouvant et passionnant de retrouver, sur trois calvaires séparés de 50 kms, les mêmes traits stylistiques, la même organisation spatiale, et de pouvoir affirmer, dans le grand brouillard de l'ignorance sur la vie des ateliers de sculpture au début du XVIe siècle par manque d'archives, qu'un même artisan est à l'œuvre sur ces trois paroisses. Pourtant, le changement de matériau (grès feldspathique et non granite) pour la Vierge, Jean et le Mauvais Larron conduit E. Le Seac'h a ne pas les attribuer au Maître de Quilinen (vers 1500) et à rester plus imprécise pour la datation de ces trois statues ("XVIe siècle"), alors même que le motif du livre-ceinture de Jean est un indice très fort d'une communauté d'atelier, mais dont la valeur n'a pas été noté par E. le Seac'h.

Le recours à ce grès propre à la vallée de l'Aulne centrale est d'ailleurs singulier, même s'il s'explique par la qualité exceptionnelle qu'il offre au sculpteur sur pierre. On le retrouve à Saint-Hernin pour les deux Larrons attribués par Le Seac'h au Maître de Quilinen vers 1530, ce qui montre que ce dernier ne se limite pas au granite.

http://www.lavieb-aile.com/2020/07/le-calvaire-de-l-eglise-de-saint-hernin.html

Les anges aptères qui recueillent le sang du Christ se voient dès ca. 1470 au calvaire de Tronoën.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "Le calvaire de Mellac", Bulletin de la Société archéologique du Finistère  p. 246-247

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1891_0139_0140.html


"Dans le cimetière de Mellac se trouve un calvaire très curieux, d'un style qui diffère beaucoup de celui des autres calvaires de Bretagne. Sur une plate-forme élevée de deux marches est un autel en pierre surmonté d'un grand socle carré. Au milieu de ce socle est dressée la croix. Au-dessus de Notre-Seigneur crucifié, une grande banderole, et de chaque côté, deux anges recueillant dans des calices le sang qui coule des plaies des mains du Sauveur. La banderole et les deux anges avec leurs corps gracieusement ployés forment comme un nimbe autour du Christ. Deux autres anges sortant de la tige de la croix et portant des écussons sur la poitrine servent de cariatides pour soutenir les statues de la Sainte-Vierge et de saint Jean.
La Sainte-Vierge a les mains croisées dans l'attitude de la douleur. Saint Jean tient de la main gauche le livre de l'Évangile suspendu au moyen de cordelettes. Les deux larrons sont sur deux croix séparées, un peu en arrière de la croix principale. Ils ont les membres très maigres, et celui de gauche fait des contorsions étranges.
Au pied de la croix principale est le groupe de Notre-Dame-de-Pitié. Le corps de Notre-Seigneur repose à moitié sur les genoux de sa mère; les membres sont grêles, et la pose très mouvementée et tout à fait différente de celles des statues analogues de la même époque. Saint Jean et la Madeleine aident la Sainte-Vierge à rendre les derniers devoirs à Notre-Seigneur.
De l'autre côté, adossé à la croix, est le Christ ressuscité. Plus bas, saint Michel terrassant le dragon. De la main droite il tient une grande épée dont il perce de part en part la gorge de Lucifer. Celui-ci, le corps tordu autour de la tige de la croix, s'efforce de la main droite d'arracher l'épée et de l'autre s'accroche à la jambe de saint Michel. Par un caprice bizarre, le vieux sculpteur a transformé ses deux pieds en deux mains dont il étreint les replis de sa queue. est pleine de verve et semble dater toute cette œuvre des premières années du XVIe siècle.
À Braspartz existe un calvaire ayant beaucoup d'analogie par ce qui est de la disposition générale
et de certains détails avec celui de Mellac , mais sans offrir la même perfection ni la même richesse; c'est une œuvre sortant du même atelier qui, peut-être, a fourni également le calvaire de Notre- Dame-de-Quilinen, en Briec. J.-M. ABGRALL, Prêtre."

— CASTEL, ( Yves-Pascal), 1980,. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.

http://croix.du-finistere.org/commune/mellac.html

 "Mellac, église, g. 6 m. XVIè s. Soubassement élevé, corniche. Socle, double niveau. Trois fûts, au pied du fût central, Vierge de Pitié, sur des consoles, Jean et la Vierge. Sculpture du type de Quilinen (Landrévarzec). "

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. "Mellac", Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988 p. 210

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6713ef0da1add323fc0da5f23f411635.pdf

"Sur le placitre, intéressant calvaire du XVIè siècle (I.S.) : sur un socle à deux niveaux, trois fûts de croix, la Vierge et saint Jean sur les consoles, Notre Dame de Pitié au pied de la croix centrale."

— DOUARD (Christel), 2002, Quimperlé et son canton, ed. Apogée, coll. Images du Patrimoine n°217, Rennes.

— BLOG LE RETOUR CHEZ CANELLE, 2016 "Le calvaire du cimetière". Très beau dossier photo.

http://www.dinclo56.com/2016/03/le-calvaire-du-cimetiere.html

 

ÉVEILLARD (Jean-Yves), 2001, "Les grès feldspathiques du bassin de Châteaulin dans l’architecture et la sculpture des siècles passés", La pierre en Basse-Bretagne, Brest, Université de Bretagne occidentale, CRBC, p. 41-53.

— OLLIVIER,( Sophie), 1993 -L'architecture et la statuaire en grès arkosique dans la vallée de l'Aulne centrale. Mém. de maîtrise d'histoire (inédit), J.Y. Eveillard, dir., U.B.O., Brest, 2 vol. Non consulté, cité par E. Le Seac'h.

https://memhouest.nakalona.fr/items/show/17711

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_2_3988

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne  les ateliers du XVe au XVIIe siècle / ouvrage préparé par Jean-Yves Eveillard, Dominique Le Page et Fañch Roudaut , Rennes, Presses Universitaires de Rennes.  page 241

— MONUMENTUM

https://monumentum.fr/calvaire-pa00090114.html

— PATRIMOINE

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre-aux-liens-mellac/24adf5e7-c8b8-4263-b0db-b1fb8b6abe12

— PÉRENNÈS,( Henri), 1933. Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie. Quimper, 32e année, 1933. p. 243-280

Le calvaire du cimetière de Mellac (XVIème siècle). La croix du cimetière, note M. le chanoine Abgrall, a été composée avec une verve extraordinaire. La banderole qui surmonte le Sauveur, avec les deux anges qui recueillent le sang de ses plaies, semblent former autour de lui un nimbe en amande. On voit devant la croix la Sainte Vierge, saint Jean et une Pietà. Derrière, c’est le Christ ressuscité et saint Michel terrassant le démon et le pourfendant de son épée. Ce saint Michel est du genre de celui du calvaire de Laz, qui est de 1527 (M. Abgrall). La croix de Mellac porte les armes des Lescoet, seigneurs de Kernault, associées, à celles des Le Bot de Poulheriguen : d’argent au croissant de gueules surmonté de 2 haches d’armes de sable adossées, et accompagnées de 3 coquilles d’or . 

[Note : Les armoiries de Lescoet/Le Bot de Poulheriguen, et plus bas celles de Jean de Lescoet et de son épouse Catherine de Guer, dame de Kernault en 1495, figuraient sur la maîtresse-vitre de l'église de Mellac. Charles Le Lescoet faisait défaut lors de la Montre de l'évêché de Cornouailles de mai 1562.]

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— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Calvaire,_bourg_de_Mellac.jpg

Photo :

http://www.betermin.com/media/9cf76018-9a47-4c29-8fb5-fa036e63bb5a-calvaire-au-cimetere-de-mellac

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 15:49

Le calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff.

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Le calvaire de Saint-Hernin (granite et grès arkosique, XVIe et XXe siècle).

Pour les autres calvaires, utiliser l'onglet "rechercher".

 

 

 

 

 

 

 

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DESCRIPTION.

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Deux marches en moellons, coté ouest, sont accolées à un soubassement carré en pierres de taille (granite) formant en périphérie un banc, puis à un deuxième soubassement carré plus petit avec table d'offrande coté ouest et bénitier du coté nord. Un socle cubique biseauté en pans sur le dessus, reçoit trois croix très rapprochées, et coté ouest, un groupe de la Déploration.

La croix centrale débute par une forme cubique,  s'affine en forme octogonale jusqu'à une ronde de trois marmousets présentant des écus concaves, s'affine encore en forme cylindrique jusqu'à un disque tulipé et enfin s'achève par la croix, de section ronde. 

La partie ouest du fût octogonal porte un Saint Michel terrassant le dragon, en haut-relief.

La partie cylindrique du fût est encadrée par les statues en ronde-bosse de la Vierge et de saint Jean, posées sur la tête des marmousets et orientés vers l'ouest.

La croix est dotée de deux anges hématophores, et d'un titulus  aux lettres gothiques INRI. Ce titulus n'est pas un écriteau, mais une banderole en large linge plié.

Du coté ouest de la croix, le Christ crucifié a la tête inclinée vers la droite ; son dos est cambré.

Du coté est, le Christ ressuscité a la tête inclinée et tournée vers la droite ; il désigne de sa main droite la plaie du flanc.

Les croix des larrons, en retrait, cylindriques, s'affinent également jusqu'aux gibets,dont il ne reste que les croix en tau, sans les personnages.

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Un certain nombre de caractères, remarqués par Y.-P. Castel en 1980 et E. Le Seac'h en 2014, incitent à rapprocher ce calvaire de celui de la chapelle de Quilinen, en Landrévarzec. Mais aussi de celui de Mellac. Ce sont :

  • le rapprochement des trois croix sur une base étroite,
  • Les larrons cambrés, jambe  gauche repliée.
  • la Déploration sur le socle
  • Les 3 marmousets formant console, et leurs écus
  • Le Christ en croix encadré, en diagonale des deux anges tenant leur calice sous les mains du Crucifié.
  • Le titulus large, en linge plié.
  • Le Christ ressuscité vers l'est.
  • Le matériau : le granite (et quelques personnages en grès feldspathique à Mellac).
  • un élan vertical ascensionnel.

Aussi, en 2014, E. Le Seac'h les a attribuées par un nom de convention au "Maître de Quilinen". Et elle lui a attribué également les Larrons du calvaire de Saint-Hernin et la croix du Vieux-Bourg de Lothey.

Le calvaire de Motreff peut aussi être rapproché de celui de Brasparts, qui a aussi le titulus en linge plié en Z, les trois marmousets, l'ange saint Michel terassnt le démon, etc.

Les ateliers de sculpture sur pierre en Basse-Bretagne au XVe siècle sont ceux de l'atelier ducal du Folgoët (1423-1509), qui travaille la kersantite, dans le cadre du mécénat du duc de Bretagne, et du maître de Rosnoën  (vers 1470), auteur du calvaire éponyme à Saint-Jean-Trolimon  et de son atelier, travaillant le granite, exceptionnellement la kersantite, mais aussi dans la région de Carhaix-Gourin le grès arkosique , plus rarement  le calcaire sur une dizaine ou quinzaine de sites.

L'atelier du Maître de Quilinen et celui du Maître de Brasparts, actifs vers 1500, ou à la fin XVe-début XVIe, occupent donc une place précoce (la troisième) dans l'histoire (présentée à grands traits) de la sculpture sur pierre du Finistère. 

Les ateliers landernéens travaillant le kersanton sont plus tardifs, ce sont ceux des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) ou de Roland Doré (1618-1663). Ils sont responsables de la majorité des calvaires attribués des enclos bas-bretons. 

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VUE GÉNÉRALE.

Ces vues font apparaître l'empilement pyramidal des quatre étages. 

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Du coté ouest.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Du coté est.

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La seule figure (outre le marmouset) est celle du Christ ressuscité, au dos du Christ en croix.

À la différence du calvaire de Quilinen (aux figures tournées de façon radiaire sur une base triangulaire et même stellaire), celui de Motreff apparaît aujourd'hui comme organisé seulement en deux faces, occidentale au couchant pour la mort du Christ et oriental au levant pour sa résurrection.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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L'ÉTAGE SUPÉRIEUR.

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LE CRUCIFIÉ ET LES ANGES HÉMATOPHORES.

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Il est semblable à celui de Quilinen, avec ses jambes maigres, raides et tendues, ses pieds croisés le droit au dessus du gauche, son pagne ou perizonium croisé bas devant le bassin, au ras du pubis, le ventre rond propulsé en avant, le nombril en excroissance et le dos cambré, le buste très légèrement tourné vers la droite dans un mouvement accentué par les bras (épaule droite plus basse que la gauche) et la tête très inclinée sur la droite, avec le visage long, les cheveux formant un voile depuis la couronne d'épines, et les mains fixées par deux clous trapézoïdaux au bout de bras malingres.

Les anges, très érodés, sont vêtus d'une robe au drapé raide. 

L'ange de gauche porte la main droite devant sa poitrine, mais le calice est soit tenu par le bras gauche abaissé, soit suspendu sous la croix, si le bras gauche est brisé.

De même,  du coté droit, le bras droit de l'ange, qui tenait le calice supérieur, semble brisé, tandis que le bras gauche présente un deuxième calice devant la plaie du flanc.

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Le titulus est un linge, aussi large que la tête du Christ, plié trois fois sur lui-même en Z ; les lichens dont il est couvert masquent en partie les lettres INRI. Il manque peut-être une partie.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LE CHRIST RESSUSCITÉ.

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Placé contre la croix, pieds nus appuyés sur le disque tulipé, il s'affirme en contre-type du Christ en croix, d'autant qu'il en garde les jambes maigres et droites, le pagne descendu, le ventre protrus devant la cambrure des reins, ou la tête tournée et inclinée vers la droite ;  et que  nous prenons à première vue les deux anges, vus de dos, en diagonale, pour ses bras élevés en V.

Il faut l'examiner de près pour voir que le bras droit, au coude levé à 120°, est plié  afin que la main vienne nous désigner la plaie du flanc droit, l'un des cinq stigmates. L'autre bras, coude fléchi mais abaissé,vient placer le dos de la main contre la poitrine, afin que la paume ouverte expose le trou béant de la plaie causée par le clou du crucifiement.

C'est le Christ victorieux, vêtu du manteau écarlate de la Résurrection (et non du manteau pourpre de la Passion) : ce manteau entoure, coté gauche, l'épaule avant de retomber jusqu'au genou, tandis qu'à droite, il est soulevé par le coude,  et  tombe en un pli  jusqu'au talon. Son agrafe (qui réunit les deux pans devant le torse) est ce losange centré par un bouton visible devant le sternum.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Cette face orientale montre aussi comment le linge du titulus vient envelopper le sommet de la croix puis retomber en un pan vertical marqué de deux plis en tuyaux derrière le bras supérieur de la croix, puis se replier une ou deux fois encore. Si nous déroulons mentalement la bande de tissu, elle atteint peut-être 1,50 ou 2 mètres.

Ce titulus-banderole se retrouve à Quilinen, Mellac, et Brasparts, il a, par sa rareté dans l'art occidental, une valeur sémiologique précieuse. Il peut évoquer la banderole du Jugement Dernier au dos du crucifix des calvaires de Châteaulin et d'Argol, datant du XVe siècle, mais c'est ici quelque chose de différent.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LES CROIX DES LARRONS.

Il en reste peu de chose : une croix en tau à droite, avec une main en bas-relief sur le fût, et un lien (celui par lequel le Larron était garrotté par les bras et par une jambe), et un fragment de fût à gauche. Les deux suppliciés ont disparu.

On verra à Saint-Hernin, Mellac et Quilinen à quoi ils pouvaient ressembler.

 

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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L'ÉTAGE INTERMÉDIAIRE : LA VIERGE ET SAINT JEAN.

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Autour de la partie cylindrique du fût, et posées sur les consoles, la Vierge et Jean occupent toute la hauteur du troisième étage (en partant du bas) entre ces consoles et le disque tulipé. Ils sont tous les deux orientés vers l'ouest, dans le même axe que le Christ en croix, ce qui est logique puisqu'ils se rapportent au texte de l'évangile de Jean 19:25-27

 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.  Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

 

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Les statues de Jean et de la Vierge frappent par leur haute taille contrastant avec leur faible largeur, ainsi que par la rondeur des visages.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA VIERGE.

Toute en longueur, elle est vêtue d'un manteau qui  tombe jusqu'aux pieds, par le voile qui englobe sa tête  en dépassant le front en auvent comme une capuche, d'autant qu'il forme un pli en pointe au milieu du front. La guimpe traditionnelle de Marie au pied de la croix est bien là.

Ses bras sont croisés sur la poitrine ; ils émergent du manteau, mais à gauche, l'avant-bras sort d'une manche large.  

 Ses traits sont sévères, la bouche aux lèvres avancées en moue se creusent à chaque commissure d'une fossette triste. Le visage aux joues rondes et au menton court  est presque inscrit dans un cercle.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint Jean, et son livre de ceinture.

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Ce qui est le plus remarquable est le sac rectangulaire qu'il tient dans sa main gauche mais qui est suspendu en réalité à sa ceinture. C'est bien-sûr, le livre dont il est l'auteur (Évangile selon saint Jean plutôt que le Livre de l'Apocalypse), livre qui, comme tous les manuscrits  précieux de l'époque, enluminés et reliés, est protégé par une "couverte" qui sert d'enveloppe pour son transport. Ce détail, assez logique, est en réalité assez rare pour servir de marqueur iconographique, et il est notable qu'on le retrouve à Quilinen (sur les deux statues de Jean) et à Mellac. 

On le trouve souvent sur les statues de saint Yves, où il peut correspondre à un sac à procès.

Cet étui de livre suspensif  est une façon de reliure des livres de prières, très répandue au Moyen-Âge, où la couverture en cuir ou en étoffe, qui d'un coté se prolonge en forme de sac, est pourvue à son extrémité supérieure d'un crochet au moyen duquel le livre était suspendu à la ceinture pour le porter avec soi, ou d'un nœud permettant de le retenir dans le poing fermé . Quand le livre est ouvert pour la lecture, le sac pend en bas.

 

Wikipédia le décrit sous le titre d'article "Livre de ceinture" ou "livre en aumonière" ( girdle book en anglais, beutelbuch en allemand), en soulignant la pénurie de recherches. L'article s'accompagne d'illustrations éloquentes. Néanmoins, seuls 23 livres de ceinture médiévaux nous sont parvenus, le plus ancien datant vers 1453. Selon l'auteur, cet usage est limité à une région allant des Pays-Bas à la région rhénane, ce qui, si cela était confirmé, serait un indice important à propos du Maître de Quilinen. Il en existe plus de 800 représentations du XIIe au XVIIe siècle, mais ils passèrent de mode à la fin du XVIe.

Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne BnF latin 9474 en fournissent un bel exemple dans l'enluminure du folio 179v de saint Pierre le martyr. Or ce manuscrit est daté de 1505-1510, proche de la datation estimée des calvaires du Maître de Quilinen.

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droits réservés BNF Gallica

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.de France

— BOULET (Eric), 2012, La reliure en aumônière.

http://www.atelier-rochebonne.fr/article-reliure-aumoniere.html

— Jérôme Bosch, saint Jacques en pèlerin, triptyque du Jugement Dernier, vers 1482-1515.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Hieronymus_Bosch_097.jpg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jugement_dernier_(Bosch,_Vienne)

— L'objet-livre, livre de ceinture :

https://bibliothecaire.wordpress.com/2006/12/22/lobjet-livre-livres-de-ceinture/

https://www.flickr.com/photos/25300312@N08/sets/72157625022673359/with/4998163808/

https://www.pinterest.fr/pin/330310953891464552/?nic_v1=1aWEm%2BNOOwZshGIafcGDxKYXgrogqKwReRnZEyRQi3hiD4Wa52UftimysqnwC5m8kb

https://www.iostopan.com/a-modern-take-on-the-medieval-girdle-book/

Le site larsdatter.com propose 3 représentation de saint Jean au pied de la croix, portant un livre à la ceinture.

http://www.larsdatter.com/girdlebooks.htm

 

Le saint est vêtu d'un curieux manteau fermé,aux manches larges, et serré comme une tunique par une ceinture portée haut et qui fait bouffer l'étoffe. Ce manteau est court, et il recouvre en tablier la robe ou cotte talaire, d'où ne dépassent que l'extrémité de souliers ronds.

L'autre élément remarquable, c'est, je l'ai déjà signalé, la rondeur du visage et la faible hauteur de l'étage inférieur, ce qui, avec la bouche en accent circonflexe, le nez large et épaté et les orbites profondes, confère un aspect sévère à ce saint plus souvent représenté ailleurs avec plus d'aménité.

Enfin sa coiffure mi-longue forme deux masses latérales qui accentuent l'impression de rondeur.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LES TROIS MARMOUSETS.

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Le terme de "marmouset" est employé par tous les auteurs depuis P.-Y. Castel pour désigner ces trois personnages en buste qui font une ronde pour séparer les étages du fût tout en servant de console aux personnages de l'étage sus-jacent. Il désignait habituellement, en histoire de l'art monumental, une figure grotesque qui sert d'ornement architectural. On les trouve à Quilinen, Motreff, Mellac (où ils sont réellement grotesques voire hideux), Saint-Hernin et Brasparts où ils tiennent dans la plupart des cas des écus. 

On les trouve également, mais cette fois, par deux et tenant un phylactère, sur le calvaire de Saint-Nic.

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-l-eglise-de-saint-nic.html

Aucun de ces écus ne portent d'armoiries, et il me semble que ce soient plutôt les boucliers de ces petits messieurs vêtus en écuyer, et dont les seuls traits grotesques sont d'être bedonnants et excessivement cambrés.

Ils tiennent de la main droite leur écu et posent leur main gauche sur le poignet de leur compagnon de gauche.Ils sont vêtus d'un gilet à large col  à rabats en pointe, à un seul bouton  sous le menton, ouvert sur la poitrine, et ceinturé à la taille. Ils sont coiffés d'un bonnet à revers, sur un front largement épilé. Leur visage rond est proche de celui de saint Jean.

Deux d'entre eux portent, directement sur la tête sans console, la statue de la Vierge dans un cas et de Jean de l'autre. Entre eux, faisant face à l'ouest au dessus de saint Michel, le troisième ne porte pas de statue. Sur les trois consoles soutenues par les marmousets, l'une, celle de l'est, est vide. 

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SAINT MICHEL TERRASSANT LE DÉMON.

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Le saint s'étire tout en longueur sur le fût,  il est taillé en demi-relief sur le même bloc que lui. Il est en armure (on en voit la cuirasse, la jupe ouverte sur la braguette, ou les solerets) et il tient en main droite une très grande épée ou une lance dont l'extrémité est pointée dans la gueule du dragon. Dans la main gauche, il saisit son bouclier ou rondache, si rond qu'on le confond volontiers avec un chapeau. Tout en rondeur est, cela ne nous étonnera pas, le visage de l'archange, et nous retrouvons ici les traits du saint Jean ou des marmousets, les orbites creusées rendant le regard triste et profond,  et la bouche sévère ; la calvitie frontale (que j'avais décrite avec tact plus haut comme une épilation) s'étend ici largement en arrière ; mais le saint se rattrape par deux masses latérales de cheveux  très fournies.

La forme du démon n'est pas facile à saisir car il est sur le dos, et il dresse une patte sur l'épée, et une autre contre la jambe gauche de son adversaire : dans cette iconographie, comme dans celle des Vierges à la Démone, il est important de montrer que la bête, figure du Démon, n'est pas morte, loin s'en faut : elle est terrassée, mais se rebelle.

On le trouve, avec quelques différences (orienté vers l'est ; bouclier en écu, etc) à Mellac, on le trouve aussi à Brasparts, mais non à Quilinen.

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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Jean, Marie et Marie-Madeleine porte le corps du Christ décroché de la croix et exprime leur chagrin. Jean et Marie-Madeleine sont debout, un peu en arrière de Marie, les trois personnages formant un arc de cercle imposant de tourner autour d'eux pour les examiner. La Vierge me semble à demi-assise, soutenant le Christ sur ses genoux. 

Jean soutient le bras droit, Marie-Madeleine pose la main sur le bras gauche, tandis que Marie retient le corps de son Fils par le coté.

Le Christ est en tout point semblable à celui de la Croix, avec ses membres longs et fins, ses pieds encore superposés (mais en sens inversé, pied gauche au dessus), son pagne entourant la face externe des hanches et se croisant au dessus du pubis, son ventre rond, sa plaie béante du flanc, sa tête inclinée vers la droite, son crâne  ras et les cheveux longs sur le coté.

La Vierge est aussi  très semblable à celle du pied de la croix, avec le grand voile qui la couvre entièrement comme une cape, la guimpe, le visage rond bien-sûr, et la bouche amère et butée. 

Jean, que je ne vois pas bien (seule la lumière du couchant l'éclairerait car celle d'une fin d'après-midi le laisse encore partiellement dans la pénombre) n'a, bien sûr, plus son livre de ceinture (ou bien il le porte à gauche, et il est caché), mais c'est bien le même que tout à l'heure, front dégarni, flots de cheveux sur les épaules, le visage carré à force d'être rond, un enfant faisant la bouche en gueule de raie.

Marie-Madeleine est fidèle à son image, jeune, élégante, cambrée, richement vêtue d'une robe au corsage très ajusté avant de s'évaser en un plissé savant dont le bord se glisse sous les pieds de son Maître. Elle n'a pas le flacon d'aromates qui l'identifie, mais ce ne peut être qu'elle, à cette place favorite aux pieds du Seigneur. La finesse de ses bras et avant-bras est soulignée par le manchon (des manches rapportées) qu'elle porte sous le coude.

Cette Déploration diffère de celle de Brasparts (trois femmes de même taille, alignées sur le même plan, debout), mais il ressemble à ceux de Mellac et de Quilinen, avec Jean et Marie-Madeleine debout autour de la Vierge demi-assise : la posture des personnages est la même, et les traits stylistiques du Maître de Quilinen s'y retrouvent. Dans les trois cas, la Vierge n'est pas placée frontalement dans l'axe du Christ en croix, mais décalé vers la droite ; dans les trois cas, le corps du Christ s'enroule autour du genoux de sa Mère, et dans les trois cas,  spectateur (ou le fidèle) est obligé de se déplacer pour suivre l'arc de cercle de la composition du groupe.

 

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Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (granite, vers 1500) de l'église de Motreff. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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CONCLUSION.

Si ce calvaire de Motreff mérite à lui-seul notre admiration, c'est surtout la comparaison avec ceux de Quilinen et de Mellac (et avec les Larrons du calvaire de Saint-Hernin) qui rend sa visite passionnante, en faisant apparaître l'unité stylistique de ces œuvres qui, quoique toutes dans le diocèse de Quimper et dans le Finistère, sont toutefois éloignées l'une de l'autre de 50 kms.

Chacune, ainsi, éclaire la compréhension des deux autres, et en complète les parties manquantes. Les choix esthétiques se révèlent être, par leur répétition par le même atelier, vraiment délibérés. J'ai mentionné en introduction quels sont ces points communs. Le plus intéressant pour moi est l'absence d'une polarité unique, celle ouest-est des calvaires habituelles, construits sur les axes d'une croix. Cette volonté est déjà détectable à Motreff.

À Motreff, cela commence par cette Déploration qui nous oblige, pour être face à la Vierge de Pitié, à nous décaler à droite de l'axe crucial. Cela se poursuit avec le recul des croix des larrons, qui ne s'alignent pas avec celle du Christ. Et cela s'achève par la rotation du corps du Christ crucifié vers la droite. C'est encore peu de chose. C'est à Quilinen que le sculpteur et organisateur spatial réussit un coup de maître en associant l'élan ascensionnel avec une rotation en spirale des axes que le regard doit adopter.

Le sens spirituel de ces mouvements et de ces ruptures de point de vue est fécond, mais c'est à chacun de l'interpréter.

On aimerait en savoir beaucoup plus, découvrir les commanditaires, leur milieu, les influences qui se croisaient en cette fin du XVe siècle et à l'aube du XVIe, le rôle possible des seigneurs de Kergorlay, l'effervescence artistique dans le Poher, etc.

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SOURCES ET LIENS.

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CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère.

"Motreff, église, g. 7 m. XVè s. Quatre degrés. Soubassement de plan carré. Socle à pans, bénitier, trois fûts ronds, ceux des larrons ne portant plus que des vestiges. Fût central, Vierge de Pitié, statue de saint Michel terrassant le dragon, consoles à marmousets portant Vierge et Jean. Croix, branches rondes, large titulus, lettres gothiques, anges recueillant le Sang, crucifix cambré, Christ ressuscité. Parenté avec le calvaire de Quilinen (Landrévarzec). "

http://croix.du-finistere.org/commune/motreff.html

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Motreff, Nouveau répertoire des églises du diocèse de Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e914c89e712f882d58147e3a2c190bee.pdf

"Dans l'enclos, calvaire du XVIe siècle, du type à trois fûts rapprochés comme à Saint-Hernin. Croix privées de leurs larrons. Sur la croix principale, Christ ressuscité au revers du Crucifix ; Vierge et saint Jean sur des culots, saint Michel terrassant le dragon en bas-relief contre le fût, Vierge de Pitié soutenue par deux saintes Femmes  au pied du fût. "

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne  les ateliers du XVe au XVIIe siècle / ouvrage préparé par Jean-Yves Eveillard, Dominique Le Page et Fañch Roudaut , Rennes, Presses Universitaires de Rennes.  page 241

S.N, 2014, QUATRE CALVAIRES DE LA RÉGION DE CARHAIX. Motreff, Brasparts, Saint-Hernin, Cléden-Poher

http://gwezen.dero.pagesperso-orange.fr/

http://gwezen.dero.pagesperso-orange.fr/motreff/motreff.html

PÉRENNÈS (Henri), 1938, Motreff, Notice, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

" Près de l'église, nous dit M. Waquet, se trouve un calvaire du xvie siècle du type de celui de Saint-Hernin."

FINISTERE - CANTON CARHAIX-PLOUGUER / EN 2 TOMES : TEXTE + ILLUSTRATIONS. / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. COLLECTIF / COMMISSION REGIONALE DE BRETAGNE. Edité par IMPRIMERIE NATIONALE - PARIS (1969)

Site de la commune de Motreff :

http://www.motreff.fr/accueil_motreff/vivre_a_motreff/le_patrimoine/le_calvaire

PATRIMOINE.BZH/GERTRUDE. 1986. Photos d'archive

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-motreff/7e19450a-31ae-4183-854f-0115034e2f9b

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319652900481v/6fcf7be6-9c62-4f6b-ac2c-60e0b41bdd4a

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 11:05

Le calvaire (XVIe et XXe siècle) de l'église de Saint-Hernin.

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Sur les articles sur les calvaires du Finistère, utilisez l'onglet "rechercher".

Sur Saint-Hernin, voir :

 

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PRÉSENTATION.

Alors que la construction de l'église de Saint-Hernin date de 1632, le calvaire de l'enclos  date, selon l'estimation d' Y.-P. Castel, vers 1530. Le site de la commune le situe plutôt entre 1555 et 1575. 

Des rapprochements stylistiques ont été faits par R. Couffon avec le Maître de Brasparts (auteur du calvaire éponyme), tandis que E. Le Seac'h a attribué les deux larrons au Maître de Quilinen ; les deux maîtres relevant de la même veine. Enfin, la Déploration est attribué au Maître de [la Déploration de] Laz.

La proximité resserrée des trois croix se retrouve à Motreff, Mellac, Quilinen et Brasparts, mais aussi au calvaire Saint-Maudez d'Edern.

C'est dire que ce calvaire ne manque pas d'intérêt dans une perspective d'étude comparative des ateliers de sculpture, et des sites paroissiaux.

C'est de toute façon un calvaire composite, tant dans ses matériaux (granite et grès arkosique) que pour ses éléments. Il a été restauré au XXe siècle (marmousets, Jean, saint Michel).

 Il mesure 6 mètres de haut. il comprend un emmarchement à 2 degrès, un soubassement architecturé avec table d’offrande  sur la face ouest, un socle rectangulaire portant 3 fûts rapprochés et une Déploration. Le fût central, octogonal puis cylindrique, est sculpté dans la masse de trois hommes en buste, qualifiés de "marmousets", et d'un archange Michel terrassant le dragon.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Crucifix (granite, vers 1530).

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La Vierge (grès arkosique, vers 1530).

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La Vierge se tient les mains jointes en prière. Le cou enserré d'une guimpe, elle porte un long voile et une robe longue qui lui cache entièrement les pieds" (Le Seac'h)

Le grès arkosique ou feldspathique :

"D'autres roches [que le granite]  sont plus favorables mais elles sont très localisées dans l'espace. Ainsi le kersanton, que l'on assimile à tort à un granite, serait un peu le marbre de la Bretagne par son grain et sa dureté sans sa couleur sombre et triste. Les filons affleurent au fond de la rade de Brest dans les communes de Plougastel-Daoulas, de Loperhet et de L'Hôpital-Camfrout. À partir du XVe siècle, il contribua grandement à l'éclosion de l'art breton et de la statuaire en particulier, dans les églises et dans les calvaires 23. Des ateliers le travaillèrent dans la vallée de l'Élorn à Landerneau, et leurs œuvres embellirent les enclos paroissiaux de la Basse-Bretagne.

Le grès arkosique (dit aussi feldspathique) du Bassin de Châteaulin (Finistère) est peu connu et sa renommée est loin d'égaler celle du kersanton. Il a pourtant concurrencé avec succès celui-ci et sa place est loin d'être négligeable dans la statuaire de la vallée de l'Aulne à l'époque de la splendeur de l'art breton. C'est une pierre gris-verdâtre, à grain fin, assez tendre, très apte à la sculpture quand elle se présente en bancs suffisamment épais. Elle n'est pas sans rappeler le grès de la Rhénanie qui a donné naissance à une statuaire remarquable dans la région de Trêves à l'époque romaine." (J-Y. Eveillard 1998)

 

 


"Ces grès ont aussi été mis en oeuvre dans la statuaire : parmi bien d’autres, évoquons les statues dressées au chevet de l’église de Laz, la statue de Saint-Maudez au Vieux-Marché (Châteauneuf-du-Faou), celle de Saint-Nicolas dans la chapelle N.-D. de Hellen (Edern), plusieurs personnages du célèbre calvaire de Pleyben… Quelques éléments de la chapelle – ruinée – de Saint-Nicodème, en Kergloff, ont été remployés lors de la reconstruction de la chapelle Saint-Fiacre de Crozon, après la dernière guerre ; en particulier de superbes sculptures d’animaux ont été emplacés à la base du toit dans la façade occidentale (Chauris et Cadiou, 2002).

Cette analyse entraîne quelques remarques de portée générale.

Dans un terroir dépourvu de granite, artisans et artistes locaux ont su mettre en œuvre un matériau qui, au premier abord, ne paraissait pas offrir les atouts de la « pierre de grain » qui affleure au nord et au sud du bassin.

Ce matériau local, utilisé dans les édifices les plus variés, confère au bâti du bassin de Châteaulin une originalité architecturale. Son association fréquente aux granites « importés » induit un polylithisme du plus heureux effet. Parfois, le grès a même été exporté vers les bordures du bassin, au-delà de ses sites d’extraction.

Du fait de ses aptitudes à la sculpture, le grès vert a été très tôt recherché pour la statuaire. Il joue localement le rôle des célèbres kersantons de la rade de Brest, à tel point que, dans un musée dont nous tairons le nom, une statue du xvie siècle, a été rapportée au kersanton, alors qu’en fait elle est en grès vert : hommage inconscient à ce dernier matériau !

L’emploi de cette roche singulière, constant pendant plusieurs siècles (au moins du xvie au début du xxe siècle) paraît aujourd’hui totalement tombé dans l’oubli. Ses qualités devraient susciter une reprise artisanale, tant pour les restaurations que pour les constructions neuves." (L. Chauris

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Les larrons (grès arkosique, Maître de Quilinen, vers 1500).

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"Les larrons ont une jambe repliée en arrière. Le bon, situé à gauche, le corps tordu, lève la tête. Le mauvais  larron est complètement renversé en arrière. Sa barbe est comme celle de l'Apôtre Pierre [du calvaire ] de Quilinen : elle est constituée de petites boules volumineuses placées sur trois rangées et qui remontent haut sur les oreilles. La corde qui les attache au fût est reproduite d'une manière scrupuleuse. " (Le Seac'h)

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Je rappelle que la "jambe repliée en arrière" figure en réalité une jambe brisée, et les contorsions sont celles de l'agonie, par fidélité (très fréquente en Bretagne) au texte évangélique de Jean 19:31-32  Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l'autre qui avait été crucifié avec lui.

J'admire la finesse de sculpture que permet ce matériau (la ceinture de la culotte du mauvais larron, ou le rabat lacé de sa braguette), et sa résistance à l'érosion.

Dossier photo complémentaire ici :

https://monumentum.fr/eglise-saint-pierre-pa00090418.html

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Les trois marmousets servant de consoles (restaurés au XXe siècle).

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"Les marmousets qui servent de consoles sont évidés entre les bras et le fût comme le Maître de Brasparts l'a fait pour ses calvaires. " (Le Seac'h) 

Ils sont qualifiés par les auteurs de "marmousets", terme désignant des statuettes grotesques. Mais ce caractère grotesque n'est pas présent ici. Ils portent sur la tête une console carrée, leurs cheveux bouclés encadrent leur visage, et ils sont vêtus d'un pourpoint à plastron. Bras écartés pour saisir les mains de leur voisin, ils forment une chaîne ou danse pleine de dynamisme.

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Comparaison stylistique avec Braspart, Quilinen, Motreff (et Mellac bien différent) :

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Marmousets du calvaire de Brasparts. Photo lavieb-aile.

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Marmousets du calvaire de Quilinen à Landrévarzec. Photo lavieb-aile.

 

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Marmousets du calvaire de Motreff. Photo lavieb-aile.

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L'un des deux marmousets du calvaire de Mellac. Photo lavieb-aile.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint Michel terrassant le dragon (restauré au XXe siècle).

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"Il est sculpté sur le fût en dessous des marmousets. Ses cheveux s'étalent en mèches. Il porte une armure et un  bouclier, et, comme à Mellac, il enfonce sa lance dans la gueule du dragon dont la queue est représentée par des stries successives. Ses yeux sont d'avantage en amande qu'à Mellac, et bridés ; son visage est plus carré. Il est copié sur le style du Maître de Quilinen." (Le Seac'h)

On le trouve également à Motreff, mais aussi à Brasparts également sculpté dans le même bloc que le fût sous les marmousets. Mais le bouclier est rond dans ces deux calvaires.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La Déploration (Grès arkosique , Maître de Laz, vers 1527).

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Dans cette Déploration a quatre personnages, "saint Jean est décapité et la Vierge a perdu le haut de sa tête. Le Christ a le bras droit brisé au niveau du poignet. La statue la mieux préservée est celle de Marie-Madeleine qui porte un voile comme la Vierge. Ses cheveux ondulent jusque sur son bras. La Vierge est revêtue d'un voile à franges godronnées  caractéristique et le bord de son manteau fait des gaufrures verticales." (Le Seac'h)

Le Christ est disposé  à l'horizontale, la tête appuyée sur les genoux de Jean, le bassin sur ceux de la Vierge, tandis que les jambes pliées placent les pieds au devant des genoux de Marie-Madeleine. La Vierge lui tient la main gauche, devant l'aine, tandis que Jean soutient la tête. Marie-Madeleine porte le flacon d'aromates.

Les robes de Jean et de Marie se confondent en une seule étoffe aux nombreux plis en volutes, étoffe recouverte sous le corps du Christ d'un linge fortement plissé.

Cette Déploration est comparable à celle du cimetière de Laz, malgré plusieurs différences ; elle évoque aussi la Pietà de l'église de Briec-sur-Odet, et la Déploration de l'église de Plourac'h. Toutes sont en grès arkosique et ont reconnaît immédiatement la main du Maître de Laz par le voile aux bords frisés en petites plissures. Ce sculpteur a été actif vers 1527.

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Pietà de l'église de Briec.

 

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère

http://croix.du-finistere.org/commune/saint_hernin.html

"Saint-Hernin, église, g. k. 6 m. Vers 1530. Deux degrés. Soubassement architecturé, table d’offrande. Socle rectangulaire portant trois gibets et la Vierge de Pitié. Fût central, saint Georges, marmousets, Vierge et Jean. Croix, crucifix (plus récent). [YPC 1980]"

CHAURIS (Louis), Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne, deuxième partie : Roches sédimentaires Part two: Sedimentary rocks, in For a Geo-Archaeology of Heritage: Stones, quarries and buildings in Brittany p.171-208

https://journals.openedition.org/rao/1384

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/67ae4592ec929b13eab4d173d2b7e36c.pdf

Dans l'enclos, calvaire du XVIè siècle (I.S.), du même atelier que celui de Brasparts. Tandis que le Christ et saint Michel en demi-relief sont en granit à gros grain, les larrons sur leurs croix et le groupe de la Vierge de Pitié posé sur le socle sont en kersantite. Au revers de saint Michel, sur une console, statue de saint Pierre portant l'inscription en caractères gothiques : " F. COENT. FIST. FAIRE. "

— ÉVEILLARD (Jean-Yves), 2001, "Les grès feldspathiques du bassin de Châteaulin dans l’architecture et la sculpture des siècles passés", La pierre en Basse-Bretagne, Brest, Université de Bretagne occidentale, CRBC, p. 41-53.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne page 656.

— OLLIVIER,( Sophie), 1993 -L'architecture et la statuaire en grès arkosique dans la vallée de l'Aulne centrale. Mém. de maîtrise d'histoire (inédit), J.Y. Eveillard, dir., U.B.O., Brest, 2 vol. Non consulté, cité par E. Le Seac'h.

https://memhouest.nakalona.fr/items/show/17711

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_2_3988

— PATRIMOINE.BZH/GERTRUDE

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-de-saint-hernin-saint-hernin/2ff1320b-fd91-4caa-ba9b-cbaefef6954d

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090418

— SITE DE LA COMMUNE.

http://www.saint-hernin.fr/accueil_st_hernin/tourisme/le_patrimoine_religieux

Le calvaire de l’enclos a été construit entre 1555 et 1575, par le même atelier que celui de Brasparts, semble-t-il. Fait en granit à gros grain et kersantite, il comprend un emmarchement à 2 marches, un soubassement appareillé avec table d’autel saillante sur la face ouest, un socle et 3 fûts rapprochés. Sur le socle, au pied du fût central, la vierge en kersantite est assise, assistée, à gauche, de saint Jean (assis) et à droite de Marie Madeleine (debout). Sur ce fût, saint Michel (en granit) terrasse le dragon en demi-relief. Puis, 3 marmousets, formant les culots du croisillon, portent, à gauche, la vierge, mains jointes, et à droite saint Jean en ronde bosse. Sur la croix, le Christ (en granit) est en haut relief. Sur les fûts latéraux, les larrons (en kersantite) ont le corps rejeté en arrière par-dessus la traverse de la croix.

Il semble, de par sa position, que ce calvaire était destiné à célébrer des offices religieux en plein air.

— Monumentum

Très beau dossier photo.

Le calvaire est du 17e siècle,

MONUMENTUM

 

https://monumentum.fr/eglise-saint-pierre-pa00090418.html

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 21:45

La chapelle Saint-Côme de Saint-Nic : le calvaire (Christ en kersanton, par Roland Doré vers 1630) et les crossettes.

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Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église :

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— La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

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— La chapelle Saint-Jean :

 

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LE CALVAIRE.

Un soubassement triangulaire à deux degrés en granite porte un socle triangulaire en granite orné d'un blason. Puis vient  un fût rond à écots, toujours en granite, sur lequel a été scellé une croix à fleurons-boules en kersantite et son beau Christ sculpté par Roland Doré, vers 1630 selon l'estimation d'Y.-P. Castel.

http://croix.du-finistere.org/commune/saint_nic.html

 

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Yves-Pascal Castel, 1980, croquis du calvaire et de son blason.

Yves-Pascal Castel, 1980, croquis du calvaire et de son blason.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Le blason.

On y a reconnu les armes des Hirgarz (d'or à trois pommes de pin d'azur) en alliance avec celle d'une autre famille. Sur son schéma, Y.-P. Castel a représenté les armoiries Hirgarz en plein.

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Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LES  CROSSETTES.

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Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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L'inscription de 1675 au dessus de la porte nord, Alain Roignant étant fabricien.

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Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Côme et saint Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 10:08

Le calvaire et la statue de sainte Anne (vers 1642, kersantite, Roland Doré)   de Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay.

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Sur les œuvres de Roland Doré, voir : 

 

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Sur les calvaires d'autres sculpteurs, en Pays de Porzay, et sur cette région :

Liste des mes articles sur le Pays de l'Aulne et du Porzay.

 

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PRÉSENTATION.

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Le calvaire actuel du placître de Sainte-Anne-la-Palud est un ensemble composite réunissant autour du calvaire de Roland Doré (1618-1663) diverses statues dont l'une du XVe siècle.

 

Il n'occupe sans doute pas son emplacement d'origine, puisque la chapelle néogothique actuelle a été construite entre 1858 et 1864 en remplacement d'une chapelle construite vers 1630 (suite à "l'apparition de sainte Anne" à Nicolazic à Auray en juillet 1624), elle-même en remplacement d'une chapelle romane qui portait dit-on les dates de 1230 et de 1419.

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

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Une fontaine de dévotion avait été édifiée en 1642 avec une statue de sainte Anne éducatrice par Roland Doré. Cette fontaine a été détruite et remplacée en 1870, tandis que la statue a été préservée et on peut penser que les statues du calvaire et de la fontaine ont été sculptées en même temps : la date "vers 1642" peut être proposée pour le calvaire.

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Léon Gaucherel, Fontaine de Sainte-Anne-la-Palud à Plonévez-Porzay (Nodier et Taylor, Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, 1844), Paris, BnF.

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Il a été placé au XIXe siècle dans une enfilade visuelle discutable réunissant une porte de l'enceinte (ré-emploi de l'arc de triomphe du presbytère de Saint-Jean-Trolimon, déplacée en 1955) et une baie sud entre deux contreforts. Cet axe visuel n'est pas très heureux puisque le calvaire n'est plus orienté : le crucifix, qui devrait être tourné ver l'ouest (relation traditionnelle entre le couchant et la mort du Christ), est désormais tourné vers le sud.

Trois degrés de granite forment une plateforme supportant au centre le socle, et du coté sud une statue du XVIe siècle de saint Pierre, assis, couronné de la tiare papale.

Sur le socle cubique aux arêtes supérieures chanfreinées s'élève le fût à pans, encadré à gauche de sainte Catherine, une statue de kersanton du XVe siècle.

Tout le reste est en kersanton et sort de l'atelier landernéen de Roland Doré, et d'abord, à droite du fût, la statue de Marie-Madeleine. Mais elle n'est plus tournée, comme elle l'était surement jadis, vers la croix, car on a voulu se tenir au projet de tourner les œuvres vers le regard du fidèle qui pénètre vers la chapelle.

C'est un calvaire à un seul croisillon. Sur le culot de gauche, la statue géminée de la Vierge, et de saint Pierre au verso. Sur la culot de droite, la statue géminée de Jean, couplé au verso à saint Jacques. Le Crucifié est sur une croix à branches rondes et fleurons-boules, sous le titulus.

En faisant le tour, le visiteur découvre une Vierge de Pitié, entre les statues de Pierre et Jacques déjà mentionnées.

Une précieuse inscription indique les noms des commanditaires : le recteur et (sans doute) le fabricien.

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Remarque :

J'ai multiplié, selon mon habitude, les clichés. On comprend vite, en fréquentant les œuvres d'art, qu'elles sont vivantes, en ce sens qu'elles sont différentes (parfois radicalement) selon l'heure du jour et ses ombres portées, selon la lumière, le temps gris ou ensoleillée (il faudrait faire voir les statues de kersanton sous la pluie, qui  révèle cette pierre), et bien sûr selon l'angle de vue adoptée, l'appareil photo choisi, son objectif, et ses réglages , ou encore par le travail de traitement de l'image numérique qui a été choisi. En outre, observer une œuvre de loin est une chose, et la scruter avec de bonnes jumelles ou avec le pinceau de son téléobjectif en est une autre, comme deux mondes différents.

Photographier une œuvre en un seul cliché, c'est, dans mon cas, la trahir. Pour un photographe de talent, cela peut aussi être la recréer. Mais comme ce n'est pas mon cas, je préfère donner un petit aperçu des diverses facettes, pour vous inciter à venir vous-même découvrir le visage que, ce jour là, elle vous offrira.

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La chapelle de  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La chapelle de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  de la chapelle  Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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L'INSCRIPTION GRAVÉE.

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Alain Pouchous aurait lu la date de 1653, on ne la retrouve plus aujourd'hui.

Elle est gravée en lettres capitales, avec 2 lettres conjointes, sur le croisillon et sur le nœud, et on lit, débutant par la face principale et se poursuivant au verso, le texte suivant :

MISSIRE GVILLOME LE VERGOZ RECTEVR

LVCAS BERNAR[D]

(la lettre finale D se trouverait selon Le Seac'h au recto du nœud ; je ne l'ai pas trouvée).

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1°) Le recteur Guillaume le Vergoz.

Il est bien identifié, car il a fait inscrire son nom sur divers monuments. Il succéda à Guillaume AVAN, qui était encore en exercice en 1633, et selon Alain Pouchous son successeur Jean Feburier aurait été nommé en 1657. Une cloche de Kerlaz (une trève de Plonévez-Porzay) portait son nom avec la date de 1644. Et il a fait une fondation à l'église de Plonévez  le 9 août 1653. 

http://www.lavieb-aile.com/2020/03/les-inscriptions-lapidaires-de-l-eglise-saint-germain-de-kerlaz.html

2°) Le fabricien Lucas Bernard.

Bien que le patronyme LUCAS soit attesté à Plonévez-Porzay au XVIIe siècle au même titre que celui de BERNARD, il semble plausible de considérer que Lucas est ici le prénom. Il semble aussi plausible d'y voir la mention du fabricien, comme c'est généralement le cas.

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Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, v. 1642) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Pierre. Kersanton, XVIe siècle.

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Le premier évêque de Rome est sculpté assis sur une cathèdre, tenant sa clef, coiffé de la tiare papale et vêtu d'une chape sur une tunique longue. Il n'est pas pieds nus comme tout apôtre, mais chaussé de solides chaussures à bouts ronds.

Il est en kersantite d'un grain fin et homogène, qu'on ne retrouvera pas sur la statue de Marie-Madeleine.

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Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Saint Pierre (kersanton, XVIe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Catherine d'Alexandrie. Kersanton, XVe siècle.

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On la comparera à deux autres statues de la sainte, au XVe siècle également, soit sur le portail sud de la cathédrale de Quimper, soit dans la collégiale du Folgoët ; et on la jugera peut-être, comme moi, moins belle, avec un visage plus ingrat au nez trop fort, un port de tête trop baissé, des accessoires et vêtements de facture trop épaisse. Mais le contraste entre le bustier et le plissé de la robe sous la ceinture, ou la projection en avant du ventre, me touchent néanmoins.

La statue est en kersantite de grain plus fin  et plus lisse que la précédente.

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Sainte Catherine, Kersanton, XVe siècle, Porche sud de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017

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Le calvaire et la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud.
Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle)   de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Catherine (kersanton, XVe siècle) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Sainte Marie-Madeleine.

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Le grain de la kersantite est ici moins fin, plus grenu que dans les statues précédentes, avec des éclats jaunes.

Roland Doré  sculpte Marie-Madeleine dans la même posture et avec les mêmes détails vestimentaires que ses prédécesseurs, les Prigent de Landerneau (1527-1577) et le Maître de Plougastel (1570-1621), car la figure de la sainte agenouillée mains jointes face à la Croix où ruisselle le sang des plaies est un véritable leitmotiv de la dévotion christique du Finistère, tant sur les vitraux que sur les calvaires extérieurs, très habituelles dans nos paroisses, même si cette dévotion au Sang, aux Plaies et aux souffrances de la Passion s'enracine dans la mystique monastique, et dans l'art bourguignon ou italien.

L'un de ces traits propres aux sculpteurs du kersanton est le manteau tombé à l'arrière du bassin sur les jambes où il vient se gonfler en plis bouffants spectaculaire.

Un autre trait est le bandeau occipital, cette étoffe pliée retenant les cheveux derrière le haut de la nuque avant de les laisser se répandre en flots devant les épaules et dans le dos ; et, parfois, continuant à s'enrouler en spires autour de ces nattes. Ici, il se contente de deux tours derrière la nuque avant de libérer les longues mèches bouclées.

On  trouve ce modèle stéréotypée dans les calvaires des Prigent à Pencran, à Lopérec (v.1552), à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, à Dinéault, ou au Tréhou, à Commana, et à Saint-Ségal au pied du calvaire du bourg et de celui de la chapelle Saint-Sébastien sans doute par les Prigent. Ou sur les calvaires monumentaux de Plougonven et de Pleyben également par les Prigent. Voir mon commentaire sur le calvaire de Lopérec. 

On le trouve même, déplacé de son calvaire d'origine, au dessus d'un contrefort de la chapelle Saint-Tugen de Primelin, sans doute par le Maître de Plougastel qui est l'auteur des statues des apôtres et évangélistes.

Mais Roland Doré apporte à ce poncif sa marque personnelle, ce bon sourire et ces bonnes  joues si reconnaissables, et qui, par leur volume, creusent deux fossettes aux commissures des lèvres. Et cette façon d'incliner la tête comme si le personnage était saisi en instantané d'une relation personnelle avec un interlocuteur.

On peut décrire aussi le chapelet passé à la ceinture, ou le flacon d'aromates posé devant le genou droit et qui est l'attribut le plus spécifique de la sainte.

J'aime beaucoup cette statue, et je ne me lasse pas de la photographier.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire proprement dit.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Vierge (kersanton, Roland Doré, vers 1644).

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Jean.

Parmi les 3 ou 4 modèles que Roland Doré propose pour Jean l'évangéliste au pied de la croix, celui qui a été retenu ici est celui à longs cheveux bouclés en perruque triangulaire, aux bras croisés devant la poitrine, et aux plis de manteau symétriques. On retrouve les caractéristiques du maître, les profonds plis naso-labiaux, le fin sourire, le menton à la pointe adoucie, 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le Christ en croix.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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LA FACE POSTÉRIEURE.

C'est celle qui devrait être la face orientale. Elle est centrée par une Pietà, surhaussée pour être à peu près à la même hauteur que le Christ en croix dans une séquence opportune, tandis que les bras du croisillon montre à droite saint Pierre, et à gauche un saint dans lequel l'abbé Castel a reconnu saint Jacques (ce que je discuterai).

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Pietà.

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C'est encore une pièce très émouvante. On la comparera aux Pietà de Roland Doré à Cast, à Brennilis, à Commana, à Loc-Eguiner ou à Plougastel, chapelle Saint-Claude.

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La Pietà (kersantite, Roland Doré, 1660) du calvaire de Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Calvaire (Kersanton, 1630, Roland Doré) de la chapelle Saint-Claude à Plougastel. Photographie lavieb-aile.

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J'avais écrit à propos de la chapelle Saint-Claude :

"La Vierge est émouvante par sa tendre inclinaison en arc au dessus de la tête de son Fils. Ses yeux sont ouverts, graves et pensifs ; les pupilles sont creuses, un procédé typique de Roland Doré. La bouche également caractéristique (presque souriante, arc de la lèvre supérieure droit, dilaté aux commissures par deux fossettes, petite lèvre inférieure charnue faisant — mais à peine —la moue) est encadrée par les parenthèses tristes des rides naso-labiales.

Les cheveux sont cachés par un voile-manteau formant une coque rectangulaire dont les strictes plis verticaux contrastent avec ceux, plus animés, de ceux en coups d'ongle de la guimpe .

Elle soutient son Fils assis par une main sous l'aisselle droite, près de la plaie du flanc, et elle ramène près d'elle son bras gauche.

Les cheveux longs du Christ répondent aux plis du voile, et la grille de ses côtes sont aussi un écho de ceux de la guimpe.

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Roland Doré a sculpté 4 autres Pietà, (à Brennilis , c'est une Déposition à 4 personnages), mais  à Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec,  à la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom à Plomodiern,et à la chapelle de Lantis au Passage à Plougastel-Daoulas,  le corps du Christ est allongé en diagonale sur le genou droit.

Il n'y a qu'à la chapelle Sainte-Anne-la-Palud de Plonévez-Porzay, que nous trouvons cette disposition, mais avec moins de grâce."

Je peux tout reprendre, sauf ma dernière phrase, puisque mes visites successives m'ont révélé le profonde beauté de la Pietà de Sainte-Anne-la-Palud.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Saint Pierre.

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Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Un saint apôtre : saint Paul.

 

J'ignore pourquoi l'abbé Castel y voit, dans son Atlas des calvaires du Finistère, un saint Jacques. La statue n'a aucun des attributs jacobéen. Cet apôtre est barbu, sa calvitie frontale épargne un petit rouleau, et son seul attribut est une épée, dont la lame, quoique un peu confondue avec les plis du manteau, est bien visible, oblique, dans l'axe de la poignée. 

Certes, selon Emile Mâle, saint Jacques est représenté au XIIIe siècle à Chartres, mais il se distingue alors néanmoins par une besace et par des coquilles. 

Je propose donc de reconnaître ici saint Paul, avec l'épée de sa décapitation, formant un couple logique avec saint Pierre.

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire  (kersanton, vers 1642, Roland Doré)  de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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LA STATUE DE SAINTE ANNE ÉDUCATRICE (1642, KERSANTITE, ROLAND DORÉ) DE LA FONTAINE DE PÈLERINAGE .

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"A une centaine de mètres au sud du sanctuaire est la fontaine de sainte-Anne. L'ouvrage actuel a remplacé, en 1871,, un édicule de 1664 sur le fronton duquel on lisait X. Kermaïdic, f. (Christophe Kermaïdic, fabricien). La, niche contient deux statues en pierre de sainte Anne et de la Vierge; fort anciennes et bien gracieuses. La niche a été gravement endommagée et la Vierge décapitée par les occupants le 23 janvier 1944." (J. Thomas)

"La fontaine porte "1642. X. Kermaïdic, f.. (A. Pouchous)

"De la fontaine de 1642 on n'a conservé que le douet et la statue ancienne de sainte Anne, œuvre également de Roland Doré. Cette statue a été décapitée par des soldats allemands le 23 janvier 1944." (R. Garrec)

 

 

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La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

La fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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La Vierge enfant nous offre un superbe exemple du doux sourire et des bonnes joues des œuvres de Roland Doré. Son voile est retenu par une guirlande.

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Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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De loin, sainte Anne me semblait peu gracieuse, mais le cliché zoomé la dégage de la cage formée par le voile et le guimpe pour montrer son sourire timide.

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Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Sainte Anne éducatrice (kersanton, 1642, Roland Doré) de la fontaine de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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ANNEXE

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ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 97 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

 

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre. Pietà.

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pietà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) de l'église Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

http://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-vi-le-calvaire-de-la-chapelle-saint-nicodeme.html

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-l-eglise-de-saint-nic.html

 

Mais aussi : Dinéault, croix de Ty-ar-Névez

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-ty-ar-nevez-ou-croaz-moudennou-a-dineault.html

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STYLISTIQUE DE ROLAND DORÉ (d'après E. Le Seac'h)

 

Roland Doré a sculpté uniquement dans le kersanton. Son style dépouillé, facilement reconnaissable et proche de l'épure, a contribué à établir sa réputation. Il se distingue par sin souci de replacer la réalité des formes dans l'espace en allant à l'essentiel. Sa virtuosité à sculpter les visages doux de ses Vierges ou à donner un tempérament à ses œuvres profanes en fait un sculpteur d'exception. Il a débuté comme compagnon dans l'atelier du Maître de Plougastel (1585-1617) puis a entrepris une carrière prolifique à Landerneau.

Le Christ :

Les représentations du Crucifié sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes. Les Christ penchent la tête du coté droit, les yeux clos. Leurs pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs à sept têtes (Y-P. Castel).

La couronne d'épines est caractéristique, aux deux brins entrelacés en forme de carré

 

Les Vierges à l'Enfant : elles portent leur enfant sur le bras gauche, la main droite tenant une pomme. Elles ont le visage poupin , les yeux en amande au sillon palpébral bien dessiné. et arborent le fin sourire « doréen »

Les personnages de Roland Doré se reconnaissent aussi à leurs yeux aux iris creusés.

Saint Jean accompagne la Vierge sur les croix et calvaires. Sa gestuelle varie peu : les deux mains posées sur la poitrine, (Seznec à Plogonnec, N.D de Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Nicodème à Ploéven (1637), Tinduff à Plougastel, Saint-Vendal à Douarnenez) ou simplement une seule main, l'autre étant caché sous sa tunique (Sainte-Anne-la-palud à Plonévez-Porzay). Plus rarement, il serre le pan de sa tunique et appuie un livre fermé contre sa poitrine (Coatnan à Irvillac) . Parfois il joint les mains, les doigts entrelacés (Plogonnec) ou il tient un livre dans le creux formé par sa main gauche (Cast, 1660). Sa physionomie est partout similaire. Le seul changement appréciable se voit dans sa chevelure lisse (Seznec ou Saint-Pierre à Plogonnec, Commana, Tinduff à Plougastel, à l'ouest de l'église de Plounéour-Ménez en 1641) ou bouclée (Saint-Nicodème à Ploéven en 1637, Coatnan à Irvillac en 1644, Saint-Vendal à Douarnenz (1655) , Sainte-Anne-la-Palud à Ploénevz-Porzay, Saint-Nic, Cast) comme sur les gisants mais d'une manière aléatoire sans que l'on puisse repérer une évolution chronologique.

 

 

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

—BOSSUS (H) THOMAS (J.) 1935, Sainte-Anne-La-Palud (Brest)Photos Jos le Doaré

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/144a9dc886ae03a78004a6a7ebc5027b.pdf

 

 — CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/commune/plonevez_porzay.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

— COUFFON (René), LE BARS, (Alfred) 1988, Notice sur Plonévez-Porzay, extrait de Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLONEVPO.pdf

"Calvaire de Roland Doré : sur le croisillon portant les statues géminées, inscriptions : "MISSIRE GVILLOME LE VERGOS RECTEVR." et "LVCAS BERNAR." Sur les degrés du soubassement, statues en pierre de saint Pierre, sainte Catherine d'Alexandrie, sainte Marie-Madeleine."

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

— DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm

DILASSER ( Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région  

— GARREC (Roger), Plonévez-Porzay, un territoire du pays glazik.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/dee10b7e2354fd590df7de7d7ec877f7.pdf

"Ce calvaire est dû au ciseau du sculpteur landernéen Roland Doré, qui a beaucoup travaillé dans le Porzay ; on reconnaît son style sur le calvaire de Saint-Nicodème en Ploéven, 1637, et sur celui de l'église de Cast, 1666, entre autres. Des statues géminées, juchées sur les branches du croisillon, veillent sur le Christ en croix. Le nom du recteur Guillaume Vergoz est sculpté au revers, et sur le nœud du croisillon on déchiffre encore Lucas Bernar, le nom du fabrique de la chapelle. Au pied du calvaire, trois statues de pierre ont été regroupées tardivement : l'Apôtre saint Pierre, sainte Catherine d'Alexandrie avec l'épée et la roue, et sainte Marie-Madeleine. La statue de la Madeleine, reconnaissable à son vase de parfum et à sa chevelure tressée, est également l'œuvre de Roland Doré. A l'origine, elle occupait seule le piédestal de la croix, ce qui était conforme au type traditionnel des petits calvaires de chez nous."

"De la fontaine de 1642 on n'a conservé que le douet et la statue ancienne de sainte Anne, œuvre également de Roland Doré. Cette statue a été décapitée par des soldats allemands le 23 janvier 1944."

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes. page 348

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PATRIMOINE BZH GERTRUDE

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-sainte-anne-la-palud-sainte-anne-la-palud-plonevez-porzay/d37350f7-80d7-4992-a725-4a5e65de0c1a

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Sainte-Anne-La-Palud (Rennes)

— POP-CULTURE.GOUV.

https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?mainSearch=%22sainte-anne-la-palud%22

— POUCHOUS (A.), 1894,  Monographie de la paroisse de Plonévez-Porzay B.S.A.F, deux parties.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f115.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207627h/f242.image

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1894_0117_0141.html

"La croix du cimetière (enclos) porte "1653, Missire Gme Vergoz recteur" et la fontaine "1642 X : Kermaidic, f."
 

— THOMAS (Jacques), 1946, Sainte-Anne-La-Palud, illustrations Jos le Doaré Librairie celtique Paris)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5d6fd75090d7beaa3c7a227eda7cc22b.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Roland Doré
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 14:46

Le calvaire (fin XVe ou début XVIe siècle) de l'église d'Argol. Pour les amateurs de lichens.

 

 

Voir :

 

 

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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DESCRIPTION. Un oeuvre du XVe siècle, de 1593, de 1617, de 1891 et 1909.

 

Ce calvaire en granite (socle) et kersanton de 4,50 m de haut est un ensemble composite ou plusieurs fois modifié. Sur une base maçonnée à corniche de trois degrés, où est encastrée une table d’offrande, un socle à pans porte sur ses quatre faces    l'inscription L’AN 1909 MISSION. L’AN 1891 MISSION. L’AN 1593 POSEE. L’AN 1891 RESTAUREE. Le fût octogonal, avec sa statue de saint Pierre en haut relief, serait du XIXe siècle. Sur le nœud ouest du croisillon se voient les armes de Jean Briant, abbé de Landévennec ( 1608-1632) qui témoignerait d'une autre époque encore, mais qui relève sans-doute d'une reconstitution de la fin du XIXe siècle. De l'autre coté, l'inscription date de 1617 :   "IAN GVELMALC, Y. GAL 1617". Le croisillon porte les statues géminées de la Vierge/Vierge, et de saint Jean/ ange du Jugement. Au centre coté ouest, le Crucifié sous un dais sur une  Croix fleuronnée. Au revers se trouve la partie la plus intéressante, avec au centre le  Christ ressuscité sur un arc en ciel présidant au Jugement dernier surmonté d'une banderole de lecture hasardeuse GARDE QUIL FERA SELON ESTANT / JUGERA. 

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L'attaque par les lichens est considérable et dénature les diverses parties de ce précieux témoin artistique : on peut en suivre les dégâts sur les cartes-postales et les photos prises en 2012 pour l'Inventaire. L'étude de l'inscription de la banderole en est pénalisée.

L'incurie à l'égard de cette œuvre est regrettable par le respect qui est dû à notre patrimoine, mais aussi car elle prive les visiteurs d'une satisfaction esthétique, et surtout car elle n'a pas encore livré tous ses secrets.

L'intérêt principal est de voir ici repris le même thème du Jugement dernier qui figure sur le coté oriental du calvaire de Châteaulin, à 20 km de là, datant du XVe siècle. On y trouve le même Christ au torse nu dans le manteau de la Résurrection, montrant ses stigmates, assis sur l'arc en ciel, les pieds nus posés sur le globe du Monde, tandis qu'un ange souffle dans une trompe pour annoncer le Jugement. La banderole est plus complète à Châteaulin, mais nous retrouvons une partie commune, GARDE QUIL FERA SELON --JUGERA. 

J'ai discuté de ce motif iconographique dans mon article sur Châteaulin. Le texte reste opaque, mais rappelle les versets de Matthieu 7:1-2 Nolite judicare, ut non judicemini, in quo enim judicio judicaveritis, judicamini : et in qua mensura mensi fueritis, remetietur vobis. En gros, prends garde que tu seras jugé de la même façon que tu auras jugé.

C'est la comparaison avec Châteaulin qui me permet d'identifier l'ange sonnant de la trompe, identification qui a échappé à Yves-Pascal Castel et à Christel Douard. De même, la femme du coté droit ne peut être que la Vierge, dans son rôle d'intercession. Les autres personnages, ici manquant, sont les individus sortant de leur tombeau à l'appel de la trompette : ils permettent d'imaginer l'état initial avant les modifications successives.

Je fais donc avancer l'étude de ce calvaire, mais j'achoppe face aux inscriptions. Je passe le relais au suivant.

 

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE OCCIDENTALE : LE CRUCIFIX.

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Cliché Le Doaré, coll. Hamonic.

Cliché Le Doaré, coll. Hamonic.

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Le socle.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Saint Pierre sur le fût.  1891.

C. Douard suggère que le fût polygonal, et le haut relief de saint Pierre, datent "probablement du XIXe siècle" (et donc de la restauration de 1891 indiquée sur le socle). Un rapprochement s'impose alors avec le fût et le haut relief de saint Yves sur la place Saint-Yves de Plomodiern, datant de 1893 et qu'on attribue à Yan Larc'hantec, de Landerneau.

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Calvaire de 1893 de la place Saint-Yves de Plomodiern.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries du nœud.

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L'état de ce blason sur la carte postale (début XXe?), comparé à celui des mêmes blasons sur d'autres sites, incite à y voir une restitution datant vers 1891. Mais nous pouvons imaginer que ce blason a repris une figure comparable mais trop altérée.

Jean Briant, abbé de Landévennec de 1608 à 1630  portait d'azur (bleu) au pigeon portant dans son bec un rameau de sinople (vert). Avec la crosse en pal.

La façade de l'église ainsi que son arc de triomphe porte les armes d'autres abbés de Landévennec, ses successeurs les Tanguy, en affirmation de leurs droits sur cette paroisse.

 

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Photo Christel Douard IVR53_20102911581NUCA copyright Inventaire

Photo Christel Douard IVR53_20102911581NUCA copyright Inventaire

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Le Crucifix.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Le Crucifié sous un dais.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge.

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Elle a la tête  voilée par son manteau, et tient les mains croisées sous sa poitrine. Sa tête est fléchie vers sa gauche.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean.

Il tient le livre de ses écrits, et garde la main droite sur la poitrine. Sa tête est légèrement levée et tournée vers sa droite. Les yeux sont des amandes recouverts par les paupières.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE ORIENTALE : LE CHRIST DU JUGEMENT DERNIER.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ du Jugement, au torse nu dans le manteau de la Résurrection, montre ses stigmates, assis sur l'arc-en-ciel, les pieds nus posés sur le globe du Monde.

L'arc-en-ciel est particulier par sa forme de trapèze.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription :

[GA]RDE QUIL FERA SELÕ FE

JUGERA

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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L'ange sonnant de la trompe.

Cette trompe est brisée. L'ange est vêtu d'un manteau dont le pan fait retour sur le bras gauche.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge.

Elle présente les paumes de ses mains à la façon de son Fils montrant ses stigmates. Cela m'embarrasse un peu. 

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription du croisillon.

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IANCVEVMALCY GAL 1617

Nous pouvons essayer Ian ou Jean GVEN et Yves GALL, mais en tordant un peu la réalité.

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Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'église d'Argol. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL, Jean-Marie. PEYRON, Paul. Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Quimper, 1904, vol. 1, p. 1-9.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fed8f088bb179f59656c3eefce913b48.pdf

"Elle porte cette date : LAN. 1593. A sa base est un petit autel en pierre, au-dessus duquel est une Notre-Dame-de Pitié, dont la robe et le manteau offrent des plis bien drapés. Deux anges debout soutiennent les bras de Notre Seigneur et deux autres plus petits, à genoux, recueillent le précieux sang coulant des plaies de ses mains. Sur les croisillons, de chaque côté de Notre-Seigneur en croix, sont les statues de la Sainte-Vierge et de saint Jean, auxquelles sont adossées deux Saintes Femmes, et au milieu, le Sauveur assis, triomphant."

— CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère. Quimper, 1980.

http://croix.du-finistere.org/commune/argol.html

COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988, Eglises et chapelles du diocèse de Quimper.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/argol.pdf

"Dans le cimetière, croix dont le socle de granit porte la date de 1593, et le croisillon, en kersanton et timbré des armes de l'abbé Jean Briant, celle de 1617 ; elle a été restaurée en 1891. Statue de saint Pierre contre le fût."

DOUARD (Christel), LE LU ( Stéphanie), 2012, Calvaire (Argol), Dossier IA29005029 réalisé en 2012

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-argol/8ec861c2-6392-403d-bd43-6de18e724bad

 

h : 4,50 m

Œuvre hétérogène datant de plusieurs époques. Groupe de crucifixion, dais et phylactère avec inscription en lettres gothiques probablement début 16e siècle. Traverse datée 1617 portant les armoiries de Jean Brient, abbé de Landévennec (ouest) et le nom des fabriciens, peut-être Ian Guen et Marc Gall (est). Socle daté 1593 et 1891 (restauration). Fût (face ouest avec haut-relief figurant saint Pierre) probablement fin 19e siècle.

1593, porte la date
1617, porte la date
1891, porte la date

Base avec table d'offrande à l'ouest. Socle de 1593 remployée lors de la restauration de 1891. Fût monolithe en kersantite avec haut-relief figurant saint Pierre sur la face ouest. Statues géminées de la Vierge et de saint Jean (ouest), d'un apôtre ou saint Thomas (?) et d'une sainte femme (est). Dais gothique coiffant les statues géminées du Christ en croix (ouest) et du Christ ressuscité (est)

Il s'agit d'une oeuvre remaniée à plusieurs reprises. La lecture faite de l'inscription en lettres gothiques sur le phylactère (garde qu'il fera le roy estant jugera) demeure à être confirmée. Cette partie, la plus ancienne du calvaire, se distingue par sa structure encore médiévale dont le dais ouvragé et l'iconographie peu commune de la Résurrection du Christ. Il faudra sans doute rectifier la datation actuelle de cette oeuvre ; la date de 1593 qui figure sur la base semble correspondre à un remaniement et non à la création.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. héraldique Inscriptions
16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 21:24

Le calvaire (1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec.

Voir sur cette chapelle :

La Vierge à la Démone de la chapelle de Locmaria-Lannn à Plabennec.

 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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DESCRIPTION.

La chapelle est située au nord de Plabennec, et juste au sud du manoir du Rest et de son moulin, sur une éminence (altitude 60 m.) entre l'Aber-Benoit au sud et un affluent au nord.

Le calvaire, en kersantite, haut de 6 mètres, forme un ensemble monumental intégré  avec l’entrée du placître. Sur un haut massif en pierre de taille, à banc d'offrande, avec quatre degrés à l’arrière est érigé un fût à pans  débutant par un socle à griffes. Un bénitier de l'entrée à droite de l'escalier porte l'inscription Y .MINGAM : en belles lettres gothiques. Ce patronyme est attesté à Plabennec depuis le XVIIe siècle (a priori à défaut d'archives antérieures).

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Photo lavieb-aile

 

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C'est un calvaire à deux croisillons  mais qui n'est plus orienté, ce qui témoigne d'une restructuration, voire d'un déplacement. En effet, le crucifix n'est pas tourné vers l'ouest, mais vers le sud, en fait vers  la route donnant accès au site.

Le premier croisillon accueille les statues géminées de Jean/Pierre et de Marie-Madeleine/Barbe, tandis que le nœud est occupé par des blasons martelés. Deux anges sont placés aux extrémités et présentent des écus muets.

Un peu plus haut, en étage intermédiaire,  un culot tulipé sert d'appui à deux consoles rectangulaires où se tient   au sud  une Vierge de Pitié et au nord  un Christ aux liens.

Sur le second croisillon, le crucifix et les deux larrons sur leur fût sont tournés vers le sud, avec deux blasons intacts aux nœuds, des anges aux extrémités, et une face nord délaissée.

Au-dessus du titulus, les macles des Rohan choquent chacun par l' affirmation de leurs droits — ici déplacée— sur tout édifice de leur vicomté.

Le fût comporte deux inscriptions de style différent, et c'est par leur étude que je débuterai.
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I. LES INSCRIPTIONS.

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1. Inscription datée 1527.

Elle est inscrite sur un cartouche imitant un parchemin aux bords enroulés sur le tiers supérieur du fût et dit :

CESTE . CROIX . FAISTE . PAR

MAISTRE . [nom bûché soigneusement]

LAN . MIL . VCXXVII .

Cette formule "Cette croix (a été) faite par maître" annonce a priori le nom du sculpteur. Or, il est très rare au XVIe siècle que celui-ci soit mentionné. On trouve plus souvent le nom du commanditaire (généralement le fabricien) avec la formule "m'a fait faire". Mais sur la statue de sainte Apolline du porche de Pencran, la formulation "Cest ymage fut faicte et ceste chapelle" précède les noms d'un prêtre et de deux fabriciens suivie de la date de 1555.

Le Catalogue raisonné des ateliers de sculpture de Basse-Bretagne de Emmanuelle Le Seac'h permet l'étude regroupée des inscriptions de la  sculpture monumentale religieuse en Basse-Bretagne.

On trouve sur un bénitier de la chapelle Saint-Guévroc à Tréflez en 1545 "Bastien Prigent ma faite 1545."

La première signature de calvaire apparaît en 1554 sur le calvaire de Plougonven avec la mention "Bastien et Henry Prigent estoiet ymageurs 1554".

Au XVIIe siècle, Roland Doré inscrivit son nom sur le calvaire de Commana en 1624 (R. Doré m'a fait) ou sur une croix de Hanvec en 1627, sur les fonts de Plouédern en 1641, etc.

Cette rareté de la pratique de signatures au XVIe siècle, liée au statut  des ymageurs, doit inciter à la plus grande prudence. Un auteur comme René Couffon n'en témoigna souvent pas.

 

Si, avec Y.-P. Castel, nous postulons malgré tout que c'est bien un sculpteur qui venait après le titre de maître, nous pouvons y voir "une querelle de paternité entre artistes pas si anonymes qu’on ne le suppose souvent". [...] Ce monument portant une signature récusée qui a été "huchée", CESTE CROIX FA/STE PAR MAITRE ... , on suppose que le véritable sculpteur est S. COETDELEV dont on voit le nom au revers du fût. (Y.-P. Castel 1980).

Pour ma part, je présume plutôt qu'une querelle de prééminences, querelles dont les archives témoignent abondamment à propos des armoiries de vitraux.

Quoiqu'il en soit, le chronogramme 1527 ne prête pas à discussion, et fonde clairement la datation de ce fût. C'est précisément à cette date que débuta à Landerneau l'atelier de taille de kersanton de Bastien et Henry Prigent (1527-1577) dans un style bien différent.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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2. Inscription nominative S. Coetdeleu.

Nous lisons dans un cartouche très simple, en lettres gothiques taillées en réserve (et non en bas-relief comme la précédente) :

S. COETDELEV.

Je l'ai dit, Yves-Pascal Castel y a vu le nom d'un sculpteur.

 

"Les calvaires bretons n'ayant pu naître de génération spontanée, il faudra bien y voir des oeuvres sorties d'ateliers. Et qui dit atelier dit direction magistrale, programmes concertés, modèles définis, transmission de traditions tout autant qu'ouverture aux courants contemporains. En deçà des envolées lyriques pour qui l'art des tailleurs de pierre serait d'autant plus émouvant qu'il serait anonyme, au-delà des paresses intellectuelles qui se refusent à donner un visage aux créateurs d'un art qui continue de fasciner, il y a place au repérage d'artistes aux noms connus, et dont les autres pourront être classés sous le nom de "Maîtres de ... ". Dans cette recherche, l'observation patiente des styles et des apparentements palliera le silence désespérant des sources archivistiques. De l'atelier médiéval de Dinan, repéré vers 1350, à celui de Roland Doré, actif autour de 1630, trois siècles d'une grande sculpture étonnamment typée méritent qu'on essaie d'y voir clair. L'on placera les balbutiements d'une investigation relativement neuve sous le patronage de Jean Discalcéat, le saint minime qui avant d'entrer en religion, travailla, vers 1300, à construire des ponts et, est-ce un hasard, a faire des croix [?]. Plus près de nous, on rendra justice au perspicace abbé Jean Feutren qui découvre en 1970, au noeud du calvaire de Plougonven la signature de deux "ymageurs", Bastien et Henry Prigent. On saura aussi gré à Madame Françoise Daniel, d'avoir eu l'audace de monter au Musée municipal de Morlaix, l'exposition de 1988 qui mit en lumière l'oeuvre attachante de Roland Doré et qui, demandée par le Louvre, fut accueillie à Chaillot au Musée des Monuments Français. Certes les artistes qui ont signé leurs oeuvres sont rares. Mais dans l'impossibilité d'épingler des noms qui les authentifieraient à coup sûr, il sera légitime de regrouper sous le nom d'un même maître des oeuvres stylistiquement apparentées : Maître de Tronoën, Maître de Quilinen, Maître de Châteaulin ... Ainsi se constitue une galerie cohérente de sculpteurs non anonymes à laquelle les pages qui suivent, si rapides soient-elles, montrent qu'il n'est pas tout à fait insensé de rêver.

Anonyme, il refusait de l'être S. Coetdeleu, qui grava son nom au revers du calvaire de Locmaria-Lan à Plabennec, alors qu'une main furtive bûchait soigneusement celui d'un probable usurpateur étalé sur le fût : CESTE CROIX FAISTE PAR MAISTRE--- L'AN MIL VCC XXVII. Protestation de l'individu conscient de sa valeur ? On est en 1527, aux heures où l'artiste de la Renaissance réclame d'être reconnu en tant que tel »" (Y.-P. Castel)

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L'abbé Castel a fait entrer dans son Dictionnaire des artistes, artisans (1987), et en a rapproché le style de celui du calvaire de Lesquelen (Plabennec), dont il ne reste que le fût et les anges du croisillon, et une statue de La Roche-Maurice.

E. Le Seac'h a repris ces attribution et a décrit "S. Coetdeleu" comme l'un des petits sculpteurs paroissiaux de la Renaissance Bretonne (1511-1589)".

Pourtant, Michel de Mauny (Le Pays de Léon, 1977) écrivait que ce nom ne peut être considéré comme le nom de l'auteur du calvaire. C'est également mon avis. 

Personne ne semble s'être avisé que ce nom de Coetdeleu  n'existe sous cette graphie ni sur la base geneanet, ni dans le Dictionnaire des noms de famille d'A. Deshayes, ni ailleurs, que ce soit comme anthroponyme ou comme toponyme. C'est un hapax, un unicum.

 

Il faut mettre à mon sens ce nom  en relation avec celui de Sébastien COETELLEAU, qui, selon les archives de la chapelle, établit par testament du 20 juin 1410 une messe à note le jour de l'Ascension à Locmaria. Une messe chantée suppose quelques moyens, et a priori une noblesse d'extraction. Je rapproche ce nom de celui des seigneurs de COETELEZ, titre d'Hervé (1411) puis de Thomas du Chatel ? Le manoir de Coetelez (Coëtelez, Coatelez)   se trouve au Drennec,  paroisse de Plabennec.  On connaît Guillaume de Coetelez ca 1446 puis son fils Jean ca 1471-1494. Le rameau des Coetelez s'est fondu dans LE NY  (François Le Ny de Coatelez en 1503, Jean Le Ny de Coetelès). Les graphies sont variables.

Le toponyme (et site du manoir) est indiqué Coatelez sur la carte de Cassini, Coadélès (avec un D) sur la carte de 1820-1860, et Coat Elez sur la carte IGN. On notera la proximité des lieux ; la chapelle est située entre Plabennec et Le Drennec

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095250j/f1.item.zoom

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Mais on trouve aussi au XVIIe siècle les mentions des  patronymes COETELEAU, COATELEAU, CATELLEAU, COATHELEAU notamment dans cet échange du forum CGF concernant une famille du Drennec :

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=29428

La base Geneanet est renseignée pour COATELEAU, Le Drennec, à partir de 1570.

 

Notons aussi que la Croas ar Priol de Kerfergar, Plabennec, porte l'inscription M HERVE COET DE - - AVR FIT FAIRE CETTE CROIX 1584. RESPICE FINEM.

En résumé, nous ne pouvons valider l'hypothèse d'Y.P. Castel de voir en S. COETDELEU la signature d'un sculpteur et nous préférerons y voir la marque d'un donateur ou commanditaire, sans doute d'une famille du Drennec.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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II. HÉRALDIQUE.

 

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1. Armoiries des Rohan à neuf macles en sommité au dessus du titulus INRI (en lettres gothiques à fûts perlées aux enjambements bifides.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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2. Écartelé  Lesquelen-Carman.

Nœud du croisillon supérieur, face principale (sud).

Je noterai le blasonnement des pièces avec leurs émaux. En 1 et 4, d'azur à la tour d'argent portée par une roue de même (famille de Lesquelen). En 2 et 3 d'or au lion d'azur  (famille de Carman.

Note : le nom Carman est une forme du nom plus ancien Kermavan.  Le château fortifié de Kermavan (Kermarvan) ou Carman, est implanté au lieu-dit Kermaguam (Kervaon en breton) sur la rive droite de l'Aber Wrac'h,à Kernilis.  En 1409, Aliette de Quelen, dame du Vieux-Chastel, épouse Tanguy de Kermarvan, originaire du château de Kermarvan en Kernilis ; désormais propriété de la famille de Kermarvan, le château de Lesquelen en Plabennec prend progressivement le nom de Kermarvan (ou Kermavan), nom qui se transforme au xvie siècle en Kerman et au xviie siècle en Carman. (M. Mauguin) .Les armoiries de la famille de Carman sont représentées sur un vitrail de la chapelle de Saint-Jean-Balanant à Plouvien et sur leur tombeau de l'église de Plounévez-Lochrist.

 

 

-C'est en 1409 qu'Aliette de Quelen dame du Vieux-Chastel épousa Tanguy de Kermavan sieur de Kermavan 1453, chambellan du Duc Jean V, capitaine de Brest en 1423. Les enfants de Tanguy et d'Aliette de Quelen prendront  les armes de Lesquelen et de Kermavan.

-Leur fils : Tanguy II de Kermavan, épousa  Marguerite du Chastel ; il est fait prisonnier à Saint Aubin de Cormier en 1488.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=tanguy&n=de+kermavan&oc=3

-Leur fils : Tanguy III de Kermavan, épouse en 1510 Louise de la Forêt.

-Leur fils : Tanguy IV de Kermavan, épouse Catherine de Rohan-Guéméné (décédée en 1556), mort sans postérité, laissant ses biens à sa sœur Françoise de Kermavan, qui épouse en 1541 Jean de Plusquellec, seigneur de Bruillac, qui abandonne son nom pour relever celui des Kermavan.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=tanguy&n=de+kermavan&oc=2 

Les armoiries des Rohan sont peut-être en rapport avec Catherine de Rohan : elles auraient alors été placées postérieurement, ce que pourrait suggérer l'appareillage du sommet du calvaire.

 

 

 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Le même blason sur la première arche nord de la chapelle.

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chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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3. Écartelé Carman-La Forest.

Les armoiries précédentes restaient imprécises sur la datation. Celles-ci sont en rapport avec le couple Tanguy III de Kermavan / Louise de la Forêt dont le mariage date de 1510  ; Louise de la Forêt est morte en 1551. Elles sont donc cohérentes avec la datation du fût en 1527.

Voir les armoiries de La Forest, seigneur d'Armaillé : d'argent, au chef de sable : "Les généalogistes n'ont pas manqué de chercher à rattacher la famille de la Forest d'Armaillé à une famille de la Forest, éteinte au XVIème siècle, qui portait exactement les mêmes armoiries et qui appartenait à la noblesse du diocèse de Vannes, en Bretagne. Cette famille avait pour nom primitif celui de Grignon. Henri Grignon, Sgr de la Forest, en la paroisse de Languidic, rendit hommage au vicomte de Rohan en 1396. Sa descendance figura de 1427 à 1536 aux réformations et montres de la noblesse du diocèse de Vannes et s'éteignit avec Louise de la Forest, décédée en 1544, qui avait épousé Tanneguy de Kermavan."

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire à double croisillon.

"Au cours du XVIe siècle, l'audace des sculpteurs de petits calvaires ne cesse de grandir. Multipliant les prouesses techniques ils font porter au même fût, non plus un, mais deux croisillons. S'y placent les larrons, s'y juchent les saints, s'y campent de robustes cavaliers aussi fiers que ceux des Crucifixions aux vitraux des églises. Merveilles d'équilibre à Locmaria-Lan de Plabennec, à L'Hôpital-Camfrout, à Quimerch, à Locmélar, à Loqueffret ... Aux calmes heures vespérales, lecture directe abolie, les contours précis de ces portiques à étages se découpent en beaux contre jours. Pour vaincre les lois de la pesanteur, les tailleurs de pierre savent le secret d'assemblages destinés à affronter les gels et les tempêtes. Ils coulent le soufre fondu dans le trou sur le flanc taluté des noeuds. Pour être pleinement efficaces ils laissent aux liaisons de l'' élasticité." (Y.P. Castel)

Au  schéma adopté ici, avec le Christ entre les deux larrons, succédera pour l'atelier des Prigent celui du Christ entre les deux cavaliers, tandis que le tandem Pietà/Christ aux liens sera largement repris.

http://www.lavieb-aile.com/2020/04/sortir-d-une-epidemie-le-calvaire-de-plougastel.iii.html

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Le croisillon supérieur : le Crucifié entre les deux larrons.

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"Le Crucifié a le visage ridé d'un vieillard édenté, un sourire satisfait aux lèvres. Les deux larrons, installés chacun sur une croix en tau ont le corps dans des positions identiques. Le bon larron a un visage inexpressif tandis que son compagnon porte une moustache.La console du coté du mauvais larron est formé d'un démon aptère. La forme des ailes triangulaires des anges est une marque stylistique de S. Coëtd que l'on retrouve sur le calvaire de Lesquelen" (Le Seac'h)

 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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On remarquera facilement les pagnes aux formes généreuses, serrées par un lacet noué en rosette. Les thorax sont dilatés par cette forme de supplice où les jambes sont privées de l'appui qui permettrait de respirer. Elles sont d'autant plus privées de cet appui que les soldats les ont brisées, ce qui explique leur flexion orthogonale. 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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C'est la première fois que je rencontre ce détail du mauvais larron dont l'absence de foi est exprimée par un bandeau sur les yeux. Il serait intéressant d'en trouver d'autres exemples.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Le croisillon inférieur.

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1. Saint Jean.

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Le plus souvent, nous trouvons au pied de la croix la Vierge à gauche et saint Jean l'évangéliste à droite.

Saint Jean est bien présent ici, avec la main sur la poitrine, l'autre main retenant le pan du manteau. La tête est inclinée en signe d'affliction.

Les caractères stylistiques de ce sculpteur peu commun apparaissent clairement avec des sourcils épais, les pommettes saillantes, les sillons naso-géniens accentués, la petite bouche en arc concave. Les cheveux (comme ceux de saint Pierre qui se voient à l'arrière) sont formés d'épaisses mèches en boucles,régulièrement  striées.

Les yeux sont très reconnaissables , ils seront plus caractéristiques encore sur les autres statues.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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2. Sainte Marie-Madeleine portant le flacon d'aromates.

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Autant les visage de saint Jean et de saint Pierre sont expressionnistes, aux personnalités accentuées, autant ceux des deux saintes sont d'un ovale très pur, un front large contrastant avec un étage inférieur triangulaire et étroit, dans une recherche de se conformer à l'idéal de beauté féminine de l'époque. Les pommettes restent néanmoins saillantes.

Venons-en aux yeux. Ils sont comme enfouis sous des paupières dépourvus de plis ; on sait que l'absence de pli palpébral est la caractéristique des yeux asiatiques, conférant au visage un aspect lisse peu expressif que les jeunes femmes japonaises chinoises ou coréennes corrigent par une intervention de chirurgie plastique sur la paupière supérieure. Ici, la paupière supérieure n'est pas plissée à l'européenne, mais encore la ligne supérieure de l'œil est presque droite et horizontale, tandis que la ligne inférieure est en arc de cercle. Les deux lignes forment un coin de l'œil très pointu.

On pourrait résumer cela en disant que la caractéristique des yeux de ce sculpteur est une paupière supérieure très large : ce sera encore plus le cas pour la Vierge de pitié.

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Sainte Marie-Madeleine est souvent figurée par les peintres et sculpteurs du XVIe siècle comme un parangon de beauté, avec un front épilé et donc large, une chevelure souple et longue, et une élégance vestimentaire affirmée. Ici, la sainte porte une robe serrées par une ceinture, avec un corsage ajusté et une jupe plissée. Les manches rapportées sont bouffantes. Le manteau, ou cape, est tenue par un fermail fait d'anneaux de chaîne tenus par deux boucles plus travaillées.

On profite de ce cliché pour voir la chevelure de sainte Barbe, qui atteint les reins.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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On ne s'étonnera pas de trouver au pied de la croix de ce calvaire Marie-Madeleine, puisqu'elle y est omniprésente au XVIe siècle, le plus souvent agenouillée et les mains tordues par le chagrin, sur toutes les enluminures, les peintures et les vitraux de la Passion.

Et on ne commettra pas l'erreur pourtant commune de qualifier son attribut de "flacon de parfum", par contamination avec le parfum versé sur les pieds du Christ par Marie de Béthanie ou par la femme chez Simon le pharisien.

Dans le contexte de la Passion, il s'agit bien du vase contenant les "aromates" nécessaires à l'ensevelissement et à l'embaumement du Christ par Marie de Magdala, celle qui est présente à la Déposition, puis qui se rend au Tombeau.

Marie de Magdala, devenue par amalgame Marie-Madeleine, est, après la Vierge éplorée, le personnage premier de la Passion. Or, c'est dans l'évangile de Jean qu'elle est présentée d'abord sur le Golgotha (Jn 19:25) puis comme le premier témoin de la Résurrection, en Jean 20 . La signification de sa présence sur ce calvaire est donnée par la représentation de Jean l'évangéliste à droite, comme une citation.

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Elle est, par ce rôle dans la Mort et la Résurrection, LE personnage emblématique non seulement de la Passion, mais aussi de la pensée chrétienne sur la mort en Bretagne à la Renaissance. Or, le personnage auquel elle est adossée et accouplée est sainte Barbe, dont le principal motif d'invocation est la protection contre la mort subite, foudroyante, sans le secours des Sacrements.

Marie-Madeleine est la sainte non seulement liée à la mort, mais aussi aux soins donnés aux mourants et aux indigents, si bien que tous les lieux-dits "La Madeleine" correspondent à des lieux de réclusion des lépreux et autres contagieux.

Je me suis demandé si cette présence se justifiait par l'existence d'une chapelle ou d'un site éponyme, sans résultat. Puis, si cette date de 1527 correspondait à un contexte d'épidémie. La réponse ne peut être précise.

Il nous reste à constater la cohérence du programme iconographique autour du double thème de l'affliction de la Mort , et du Soin.

 

 

 

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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3. La Vierge de Pitié.

 

"La Pietà à deux personnages repose sur une console moulurée Renaissance. La Vierge tient son Fils dans ses bras, la main reposant sous la nuque. Son voile, qui forme des plis en serviette sur le coté, est agrémenté d'une séparation au milieu de la tête." (Le Seac'h) .

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge a la tête inclinée vers la droite et tournée vers la gauche : elle ne regarde pas son Fils, et son visage inexpressif témoigne de l'anéantissement psychique du deuil. Ce visage est caricatural, avec les pommettes saillantes, les paupières supérieures en rideau dissimulant presque les yeux réduits à un croissant, et la couche minuscule.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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La face nord : saint Pierre et sainte Barbe. Le Christ aux liens.

 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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1. Le Christ aux liens.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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2. Sainte Barbe.

Elle est accompagnée de ses attributs, la palme de martyre et la tour à trois fenêtres (ici, à trois étages) témoignant de son attachement au dogme trinitaire. Elle est habillée en princesse, avec les privilèges dues à ce rang, le surcot ouvert, largement doublé de fourrure,  brodé et doté de pierreries, la robe à manches larges et plissées,  le manteau  dont elle retient le pan de la main gauche, et la chaîne en guise de collier. Ses cheveux longs sont retenus par une couronne de grosses perles. Les chaussures sont à bouts ronds.

On sait que son culte est très répandu, notamment par les femmes des familles nobles, et que dans les livres d'Heures, elle est aussi invoquée que sainte Catherine et sainte Marguerite.

Les deux faces de la statue géminée rivalisent de finesse dans les détails et de raffinement. 

On les comparera à la statue en kersanton de sainte Catherine ornant le portait ouest de Rumengol :

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Sainte Catherine. Façade occidentale de l'église Notre-Dame de Rumengol. Photographie lavieb-aile.

 

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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Détail de la tour : la porte, ses gonds et son loquet  (face sud).

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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3. Saint Pierre et sa clef.

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Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, 1527) de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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LES STATUES ADJACENTES :

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1. Saint Eloi en évêque, avec les emblèmes professionnels des maréchaux-ferrants. Blason martelé .

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Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint Fiacre en coule monastique, son livre  et sa bêche.

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Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/plabennec.html

massif, quatre degrés à l’arrière. Socle à pans. Fût de même: CESTE CROIX FAISTE PAR MAISTRE [nom bûché soigneusement] LAN MILVCXXVII au revers du fût: S. COETDELEV.

Premier croisillon aux anges tenant des écus, statues géminées: Jean-Pierre, Madeleine-Barbe, au milieu Vierge de Pitié, Christ lié. Second croisillon, fût des larrons, écus au centre sur face et revers. Croix de section octogonale, crucifix, au-dessus du titulus, macles des Rohan. (Oeuvre intéressante par le fait que le nom du maître sculpteur a été supprimé, témoignant d’une querelle de paternité entre artistes pas si anonymes qu’on ne le suppose souvent. [YPC 1980]

CASTEL (Yves-Pascal), La grande Pietà de Yvon Fichaut à Laz , 1527.

http://piquetjm.free.fr/Pieta.PDF

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,   Diocèse de Quimper et Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988, p. 232-233.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

 

— PÉRENNÈS (Henri), 1938, « Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Plabennec », Bulletin diocésain d’histoire et d’archéologie, 1938, p. 175-179, 193-199.

— LE GUENNEC (Louis), 1981, Le Finistère monumental, t. II, Brest et sa région, Quimper, 1981, p. 324, 327-330.

— MAUGUIN (Michel) Loc-Maria-Lann en Plabennec

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/loc_mari.htm

— MAUGUIN (Michel), Histoire de Lez-kellen

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezhisto.htm

— PEYRON (chanoine), 1905,  Bull. SAF

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1905_0253_0272.html

— DANIEL (Tanguy), chapelle de Locmaria à Plabennec

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/chapelle-de-locmaria-a-plabennec

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 08:43

Le calvaire (kersanton, seconde moitié du XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin.

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Voir sur cette église :

 

Voir sur Châteaulin  :
 

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Voir sur le calvaire d'Argol :

 

 

POURQUOI CE CALVAIRE M'INTÉRESSE-T-IL ?

 1. C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

2. Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

3. Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

4. Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

5. Il  est en kersantite.

6. Il permet de découvrir l'ancienne chapelle Notre-Dame, dont les plus anciennes parties dateraient du 13e ou 14e siècle et qui porte les dates de 1722 et 1753.

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 C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

Après ceux de 

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 Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

Le Christ ressuscité lève les bras et montre les plaies de ses paumes. Il est assis sur un arc-en-ciel  ; ses pieds reposent sur le globe terrestre. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompe du Jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre : deux hommes au centre, une femme à droite.

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Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

Le calvaire d'Argol résulte dans son état actuel de plusieurs restaurations successives puisqu'il porte les dates de 1593, de 1617, et le blason de Jean Briant abbé de Landevénnec de 1608. à 1632. À son revers, le Christ du Jugement Dernier est assis sur un arc-en-ciel (en forme de  trapèze), présentant  les paumes de ses mains,  les pieds reposant sur la boule terrestre, tandis qu'un ange aptère joue du cor  et qu'à sa gauche une femme lève les mains devant la poitrine. 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/Calvaire/8ec861c2-6392-403d-bd43-6de18e724bad

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Calvaire de l'église d'Argol. Photo lavieb-aile

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 Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

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La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher du texte de la banderole du calvaire d'Argol qu'il comprend comme : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

Si nous préférons la leçon SELON à celle LEROI, cette hypothèse ne tient pas.

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Il est en kersantite, ou pierre de kersanton, un matériau remarquable par son grain serré, sa teinte gris sombre et sa résistance à l'altération. Elle doit son nom à l'un de ses sites d'extraction en rade de Brest. Les principaux ateliers qui l'ont sculptée étaient installés à Landerneau.

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PRÉSENTATION.

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Au Xeme siècle, les seigneurs de Châteaulin érigèrent un château fort sur la butte dominant de 35 mètres les premiers gués sur l'Aulne et le Hent Haès, le chemin menant de Carhaix à Camaret, dont ils contrôlaient l'accès.

Une impressionnante forteresse de schiste était entourée d'une enceinte de 544 mètres par des murs atteignant 2 mètres d'épaisseur.

L'église Notre-Dame, construite à flanc de coteau sur la face sud-ouest de la butte,  doit son origine, comme chapelle seigneuriale, à la construction de ce château fortifié au sommet de la butte et à l'établissement d'une bourgade au lieu-dit Le Vieux-Bourg.

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Sur cette photo satellite, la croix rouge correspond à l'église (cliquez).

Photo satellite de Châteaulin.

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Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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La chapelle fut l'église de Châteaulin jusqu'au début du XVIIIe siècle en concurrence avec l'église prieurale de Saint-Idunet, située sur l'autre rive de l'Aulne, et dépendant du prieuré de Landévennec.

Au XIXe siècle, on pénétrait dans l'enclos après avoir gravi un grand escalier, qui fut détruit pour aménager une route. Il laissait à gauche  la porte monumentale, (Pors ar Maro, la Porte des morts) datant — comme le calvaire —  de la seconde moitié du XVe siècle. Sa grille ne s'ouvrait que pour laisser passer le convoi funéraire.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire de  6 mètres de haut, placé entre la porte monumentale et le porche sud , date de la seconde moitié du XVe siècle. Le fût à pans, posé sur les trois degrés en granite (le premier à large corniche moulurée) et le socle à griffes feuillagées, porte un croisillon à nœud tronçonique.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE OCCIDENTALE.

 On y voit  la croix des larrons et au centre le crucifix sous un dais et le titulus, la Vierge et Jean. 

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA FACE ORIENTALE : LE JUGEMENT DERNIER.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ   (cheveux courts, visage imberbe) est torse nu dans le manteau de gloire : c'est le Christ de la Résurrection, qui présente au monde les plaies de ses mains.  Il est assis sur un arc-en-ciel , et ses pieds reposent sur le globe terrestre.

À sa gauche, la Vierge, mains croisées, la tête recouverte de son manteau-voile qui forme un large auvent, semble  implorer le Sauveur. Elle n'est guère différente des Vierges des calvaires, mais saint Jean est remplacé ici par un ange (sans ailes) qui sonne de la trompe et annonce ainsi le Jugement et la Résurrection des morts. 

Trois petits personnages nus  se dressent et lèvent leurs bras vers le Ressuscité : deux hommes au centre, une femme à droite.

Il illustre la doctrine exposée par Paul dans la première épître aux Thessaloniciens :

"Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance.

Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles." (1 Thess 4:13-18)

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Le thème est rare sur nos calvaires, mais il est très répandu en peinture, en enluminure et en sculpture de retable. Je pourrais donc multiplier les exemples, mais en voici cinq, dont deux en Bretagne.

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Sous les lys le texte écrit en blanc : « venite benedicti Patris mei possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi » (venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ")

Rogier van der Weyden, Polyptyque du Jugement Dernier (1445_1450), panneau 4, Hospices de Beaune, photographie lavieb-aile.

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Le retable d'Hagueneau (1496), photo André Wagner.

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Missel à l'usage d'Amiens, BM Amiens ms 0163 f.156, avant 1481, par le Maître d'Antoine Clabault

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Jugement Dernier, début XIVe, chapelle de Locmaria er Hoët, Landévant. Photographie lavieb-aile.

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Baie 2, du Jugement dernier ( vers 1500) de l'église de Plogonnec. Photo lavieb-aile.

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Voir également : 

sur le site de l'IRHT

Paris, Bibl. Mazarine, 0391 f. 004v

Paris, Bibl. Mazarine, 0870, f. 000A-191 f. 044v

Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 0246 Cité de Dieu (vers 1475) f. 371v Inscriptions "Surgite mortui. Venite ad judicium""Nolumus vos ignorare de dormientibus""Mortui resurgent et qui in sepulcris erunt suscitabuntur" "Ecce dominus noster omnipotens veniet, et quis sustinebit diem adventus ejus". 

et sur le site Mandragore :

  • Arsenal 593 [ff. 1-42], fol. 34, 
  • Arsenal 1186, fol. 170,
  • Arsenal 3516, fol. 154v
  • Français 19, fol. 190
  • Français 179, fol. 236
  • Français 403, fol. 40v
  • Latin 511, fol. 40v
  • Latin 688, fol. 44
  • Nouvelle acquisition française 16251, fol. 52
  • Nouvelle acquisition latine 3226, fol. 48

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Le texte du phylactère est parfaitement agaçant ; il y a d'abord, il y a surtout ces lichens qui prospèrent ici comme les vrillettes sur un vieux mobilier. L'œuvre n'est-elle pas classée ? N'est-ce pas une relique du passé ? Ne mérite-t-elle pas d'être protégée et restaurée ? Ne mérite-t-elle pas d'être étudiée, afin d'en élucider le message ?

Je compare les photos prises par E. Le Seac'h, celles que j'ai prises en 2012 et celles que j'ai prises en 2019. L'attaque par les lichens s'aggrave d'année en année.

Malgré tout le phylactère est en trois parties. La partie en bas à droite, qui se termine en rouleau serpentin, semble la plus facile; mais elle résiste à ma lecture : MRLT ? MRDT ? Elle n'a pas été incluse dans les lectures des auteurs précédents.

Au dessus, la bande horizontale n'est pas moins aisée. Au dessus de la tête, on peut lire FERATELORE, qui peut être agencé comme FERA SELON (avec un N abrégé). 

La partie en bas à gauche résiste également. Ne se termine-t-elle pas par un N ?

Au total, je reprendrai volontiers la leçon de Y.-P. Castel GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA, si les lectures de cet auteur n'avaient jamais été prises à défaut (mais qui, parmi les meilleurs épigraphistes,  pourrait avoir cette prétention ?), si il avait indiquer sur un schéma la correspondance avec les trois parties de la banderole, si cette inscription avait un sens, et mieux, si elle renvoyait à un texte contemporain similaire. Ce n'est pas le cas.

En examinant les Jugements derniers des enluminures et autres supports peints, (site Mandragore, site Enluminure de l'IRHT, etc), je ne retrouve aucune inscription ressemblant à celle-ci.

On attendrait plutôt SURGITE MORTUI/ VENITE AD JUDICUM.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les saints personnages.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les morts sortant de leur tombeau.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LES INSCRIPTIONS ET ÉLÉMENTS REMARQUABLES DE L'EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le porche méridional porte une inscription dont la première partie se trouve à gauche du gable :

"CE. TEMPLE. QVA/SI. RVINE. E. RED/

[RESSÉ] LAN. 1720."

"Ce temple quasi ruiné est redressé l'an 1720" (date d'une restauration).

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Du coté droit du gable : 

LESRIJ :

 IAMET. F.

En 1720, il doit s'agir de Louis JAMET (ca 1695-1760), fils de Guillaume (1672-1705), lui-même fils de Louis, un marchand poillier né à Saint-Fleury-sur Coutances (à l'ouest de Villedieu-les-Poêles, grand centre dinandier) et venu s'établir à Châteaulin où il épousa le 10 janvier 1763 Gabrielle LE VILLAIN. Ce grand-père est décédé le 10 octobre 1665 ; il s'est marié et fut inhumé à Saint-Idunet.

Louis JAMET, le petit-fils du marchand de poêle, fut inhumé au cimetière Notre-Dame : il appartenait donc bien à cette paroisse. Il épousa le 24 février 1721 Yvonne SALAUN.

https://gw.geneanet.org/jmignon2?lang=fr&p=louis&n=jamet&oc=1

Bien que la ligne supérieure LESRIJ: ne soit pas facile à comprendre, la proximité de la date de ce mariage avec celle de sa fonction de fabricien plaide en faveur de cette hypothèse.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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La face sud de la tour du clocher.

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MRE JEANLECARRER (*)

ME ALLAIN SANQVER

FAB LAN 17-3

(*) fleur de lys

Pour Couffon : "Mre IEAN LE CARRE. R/Me ALLAIN SANQVER/FAB. LAN. 1753".

Soit "Messire Jean Le CARRE recteur, Maître Alain Sanquer fabricien l'an 1753".

Jean Le Carré est donné comme recteur de Châteaulin de 1757 à 1761.

Pour le fabricien, je suggère  Alain Le SANQUER, cultivateur Kergudon 1708-1774

https://gw.geneanet.org/charlieu?n=le+sanquer&oc=&p=alain

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le clocheton à dôme et ses masques.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les cloches.

Elles portent les inscription :

LES SOINS DE MM LES [TRESORIERS

IN : DURAND CURE DU REST

JEAN FONDEUR A QUIMPER

 

PAULINE-HENRIETTE

APPARTENANT A LA FABRIQUE DE CHATEAULIN

EN 1885 PAR VIEL-TETREL ---

ET
NOMMEE

PAR MR HENRI GASSIS

ET MME PAULINE COTTES.

 

Henri GASSIS (1868-1929) était avoué licencié à Châteaulin, directeur du Crédit-Agricole du Finistère, fils d'Armand-Gabriel-Marie Gassis, architecte et maire de Châteaulin, époux de Marie-Louise-Amélie DOUGUEDROIT

https://gw.geneanet.org/alaing44?n=gassis&oc=&p=henri+joseph+marie

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON (Paul), 1905,  "[Notices sur les paroisses] Châteaulin",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie , Quimper, 5e année, 1905, p. 132-144, p. 153-167.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3d4ddc200b55b91a631b1dee087ef917.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas de croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/chateaulin.html

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Paroisse de Châteaulin, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

 

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— VILLE DE CHÂTEAULIN. "La chapelle Notre-Dame"

https://www.chateaulin.fr/chateaulin/principal/histoire/memoire-de-lieux/les-edifices-religieux/leglise-notre-dame

— WIKIPEDIA

"Taillé dans la pierre noire de Kersanton, le calvaire une œuvre curieuse et rare. Sur la face ouest, le Christ en croix est entouré de saint Jean et de la Vierge. De part et d’autre, les deux larrons en croix complètent la scène.

La face exposée à l’est est plus étonnante. La scène représentée est le jugement dernier. Le Dieu du jugement lève les bras dans un signe d’apaisement. Il est assis sur un arc-en-ciel qui sort d’un nuage ; ses pieds reposent sur une boule qui représente le Monde. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompette du jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre. Deux hommes au centre, une femme à droite. La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher au texte de la banderole du calvaire d'Argol : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 19:02

Le calvaire de la chapelle de Quillidoaré à Cast. Et si c'était le plus beau ?

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1°) Voir sur la commune de Cast :

 

Sur cette église Saint-Jérôme de Cast :

Le calvaire (kersanton, 1660, Roland Doré), la Vierge à l'Enfant (kersanton, v.1660, Roland Doré), et Marc évangéliste (kersanton, v.1660, Roland Doré) de l'église de Cast.

La Conversion de saint Hubert (kersanton, v. 1525, Maître de Cast)  de l'église de Cast.

— Sur la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Cast :

2°) Sur les calvaires du Finistère : utilisez l'onglet "rechercher".

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PRÉSENTATION. 

Le calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré n'a pas fait l'objet de publication ou d'étude spécifique. Emmanuelle Le Seac'h ne le cite pas dans son très complet catalogue des ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne. Yves-Pascal Castel le décrit ainsi dans son Atlas  (je développe les abréviations et le texte):

Chapelle de Quillidouaré, calvaire en kersanton de 6 mètre de haut, datant du milieu XVIe siècle, peut-être par l'atelier Fayet (?). Le fût à pans est dressé sur une base octogonale à trois étages, et un socle cubique portant la date de 1781. En lettres gothiques : G LE GAC F.. À la base du fût, un groupe N.-D. de Pitié du coté est et un Christ attendant le supplice à l'ouest. Un  croisillon mouluré porte les statues géminées: Jean/un apôtre, et de Vierge/Madeleine. Croix à branches rondes, fleurons à godrons, crucifix, un ange au sommet [tenant le titulus].

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Schéma relevé par Y.-P. Castel en 1980

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Je peux vérifier la validation de cette description pour les données objectives, mais je m'interroge sur celle de la datation, et de la suggestion d'attribution à l'atelier Fayet.

On sait que Y.-P. Castel a donné ce nom à l'auteur du calvaire de Lopérec daté de 1552 (?). Ce sculpteur est en tout point assimilable à l'atelier de Bastien et Henry Prigent, actif à Landerneau entre 1527 et 1577. Il s'en distinguerait par l'introduction d'anges recueillant le sang du Christ dans des calices tout en volant. Fayet aurait été actif de 1552 à 1563 comme compagnon de l'atelier des Prigent, réalisant, outre le calvaire de Lopérec, la partie haute de celui du cimetière de Laz (1563), le Christ mutilé de Coat-Nan à Irvillac, les vestiges de crucifié du Doyenné du Folgoët, les vestiges de crucifié du calvaire de Notre-Dame de Lorette à Irvillac, les vestiges de crucifié du pignon de l'école du Tromeur de Landerneau et 8 scènes en grès feldspathique du calvaire de Pleyben (catalogue E. Le Seac'h).

Si le Christ (avec ces cheveux en mèches décollées des épaules, par exemple), peut évoquer ceux de l'atelier des Prigent, les statues géminées m'apparaissent d'un raffinement relevant d'avantage du XVIIe. Mais je suis confiné dans la solitude de mes recherches en ligne ou dans ma bibliothèque, sans rien trouver d'autre sur ce calvaire.

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L'inscription.

L'inscription en lettres gothiques LE GAC F. (pour "fabrique"), (que je n'ai pas remarquée lors de ma visite)  peut-elle nous aider ?

Si on suppose que le G. correspond au prénom Guillaume, nous pouvons rechercher Guillaume Le GAC en généalogie à Cast. La recherche est fructueuse, précisant l'existence d'un individu né vers 1610 et mort en 1662. Après un premier mariage à Briec, il épousa à Cast vers 1652 Adelice Bihan. Mais il existe d'autres candidates, et la datation ne peut s'appuyer sur cet indice.

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?n=gac+le&oc=4&p=guillaume

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?n=gac+le&oc=1&p=guillaume

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Un calvaire désorienté.

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Ce qui est toujours étonnant, c'est de constater que le calvaire ne respecte pas la règle d'orientation, qui est plus exactement une règle d'occidentation : le Christ en croix entouré de la Vierge à sa droite et de Jean à sa gauche devrait être tourné vers le couchant, vers l'ouest, symbole de sa mort annonçant, comme pour l'astre solaire et son lever après la nuit, sa résurrection. Le nombre de calvaires qui ne respectent pas, pour au moins l'un des trois personnages, ce principe très simple, est confondant.

Ici, en effet, c'est  toute la croix et le croisillon qu'on voudrait faire pivoter de 180° sur le fût pour tourner le crucifix vers l'ouest ; mais alors, la Vierge serait à gauche du Christ. Il faudrait alors plutôt tourner chaque statue géminée, et la croix, de 180°, et tout irait bien. Et hop !

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Comme le calvaire de l'église de Cast, celui-ci est défiguré par les serpentins, moires  et les efflorescences des lichens blanchâtres.

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Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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LA FACE OCCIDENTALE. MARIE-MADELEINE ET JEAN ; LE CHRIST AUX LIENS.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Marie-Madeleine.

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La statue est géminée avec celle de la Vierge.

La sainte tient le flacon d'aromates de la main droite et soutient le pan droit de son manteau de la main gauche.

Son visage, aux traits délicatement sculptés, est d'une beauté remarquable. Le front est dégagé, le regard volontaire, le nez droit, la bouche esquissant une moue.

L'un des critères stylistiques repose sur les mèches de cheveux, qui descendent devant les épaules en volutes successives : une manière qui ne se retrouve pas sur les productions des divers ateliers de Basse-Bretagne, sous réserve d'un inventaire plus complet que celui que j'ai mené. Aucun bandeau, aucun voile n'est visible.

Le manteau est retenu au dessus de la poitrine par une sangle de tissu. La robe à l'encolure ras du cou est ajustée au niveau du buste, et plissée sous la ceinture.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Saint Jean.

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Y.-P. Castel ne précise pas son identité et dit : "un apôtre". C'est en effet un apôtre car il a les pieds nus et qu'il tient un livre. Mais le seul apôtre qui soit imberbe est Jean.

Les réticences à lever son anonymat vient du fait qu'il est géminé ... avec lui-même. Mais c'est également le cas à l'église de Cast, sous le ciseau de Roland Doré.

 

L'évangéliste le dispute en beauté et en caractère avec  Marie-Madeleine. Sa prestance vient sans doute de sa façon d'incliner la tête à gauche en levant le menton.

Sous le menton, la tunique plissée, serrée par une ceinture, montre ce petit détail d'une fente brève à l'encolure. Mais ce n'est pas celle, à deux languettes et deux boutons, du Maître de Plougastel, ni celle en huit à deux ou trois boutons des Prigent.

Les cheveux ont tout autant bénéficié du fer à lisser que celle de la Madeleine ; les bouclettes du front semblent ruisseler en cascade.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Le Christ aux liens.

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La combinaison du Christ aux liens d'un coté, invitant le fidèle à la compassion pour le Christ souffrant, et de la Vierge de Pitié de l'autre face, est très courante dans les calvaires bretons.

Le Christ est assis, vêtu du manteau qui se moque de sa royauté, couronné d'épines, et les mains liées. La bouche entrouverte témoigne de ce qu'il endure.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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LA FACE ORIENTALE. LE CHRIST CRUCIFIÉ ENTRE LA VIERGE ET JEAN ; LA PIETA.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Le Christ en croix.

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Il a, je l'ai dit, les caractères des crucifiés de l'atelier Prigent.

Au dessus de lui, un ange dont la tête s'encadre dans le coude de ses ailes, tient le titulus ; son sourire est charmant.

Les quatre lettres INRI sont d'une élégance rare : le fût des I sont perlés et les courbes du R sont parfaites;

 

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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La Vierge.

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Elle est voilée et porte la guimpe, comme toujours C'est peut-être la statue  plus banale, bien que la courbe du manteau, qui descend d'un seul pan à droite et fait retour sous le poignet droit, est très graphique.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Je tente de vérifier que l'artiste n'a pas sculpté des larmes sous sa paupière.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Saint Jean.

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La main sur la poitrine, le livre tenu par la main gauche qui retient aussi le pan du manteau, la robe et sa fente en ampoule à l'encolure, c'est, presque, le sosie du saint Jean auquel il est adossé. Pourtant, le sculpteur a commis sept erreurs en copiant son modèle ; la plus évidente est que le manteau recouvre complètement l'épaule droite. Mais l'allure générale  est celle d'un homme inquiet et souffrant ; notamment car le regard est dirigé vers la gauche. 

La chevelure est toujours wavy et s'aère dans son tiers inférieur.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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La Pietà.

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Les Vierges de Pitié en kersanton sont nombreuses, avec des attitudes variées pour le personnage du Christ.

Ici, le Christ est assis, très bas, le dos très cambré appuyé sur le genou et la jambe de sa Mère, avec les jambes tendues et horizontales. Les pieds sont croisés.

Le bras droit descend vers le pied chaussé de Marie, mais il n'est pas, comme ailleurs, tendu, mais au contraire fléchi au coude.

Le bras gauche, le long du corps, est soutenu par la Vierge. Celle-ci se penche vers son Fils.

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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Comparez avec :

 

http://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-iv.les-pieta-de-l-eglise.html

 

 

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Calvaire du Folgoët, atelier Prigent.

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Ploéven, calvaire de l'église.

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Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, calvaire. Atelier Prigent, et tête Roland Doré,

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Déploration (atelier Prigent), église de Saint-Nic

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Cast, calvaire de l'église, Roland Doré.

 

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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .

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SOURCES ET LIENS.

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980 , Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/cast.html

CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Calvaires

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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