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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 14:09

Le calvaire (kersanton, en partie Roland Doré 1618-1663) du cimetière de l'église de Saint-Nic.

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Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église Saint-Nicaise :

 

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— La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

 

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— La chapelle Saint-Jean :

 

— L'église de Trégarvan (sablières de 1570 par le Maître de Saint-Nic) :

 

 

 

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Ce calvaire placé devant le portail sud de l'église, dans le cimetière, n'a pas fait l'objet de description complète, mais il est décrit par l'abbé Castel dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère : 

2768. Saint-Nic, église, g. k. 6 m. XVè s. Vers 1630. Soubassement élevé, emplacements pour les gibets des larrons. Fût rond, deux marmousets à la banderole. Croisillon, statues géminées: diacre-Vierge, Jean-orant. Croix, branches rondes, fleurons-boules, crucifix. Statues géminées de l’atelier Doré. [YPC 1980]

Autrement dit, ce calvaire en granit et kersanton de 6 mètres de haut est une œuvre composite alliant une partie datant du XVe siècle et des statues géminées datant vers 1630 car attribuées à l'atelier landernéen de Roland Doré, maître de la sculpture du kersanton. 

Sur un soubassement élevé, où Y-P. Castel a observé l'emplacement des deux gibets des larrons, se dresse le fût rond  portant à mi-course la sculpture de deux petits personnages tenant autour de leurs jambes une banderole. Ils sont coiffés d'un bonnet (ou d'une épaisse chevelure) et ils sont qualifiés de "marmousets", en sculpture,  "personnage de petite taille dans une posture burlesque ou extravagante".

Le croisillon porte deux statues géminées (à deux personnages opposés-accouplés dos-à dos). Ce calvaire a conservé son orientation originelle, crucifix tourné vers l'occident. Sur cette face ouest, les deux statues sont, selon Castel celles "d'un diacre" et saint Jean . Sur la face orientale ce sont la Vierge et un "orant" . Pourtant, ces identifications portent à discussion.

La croix à branches rondes et fleurons-boules porte le Christ crucifié sous le titulus.

Emmanuelle Le Seac'h qui suit les identifications de Castel, précise (2014, p. 350) que seules les statues géminées sont de l'atelier de Roland Doré (1618-1663) : le crucifix et les marmousets sont "hors atelier".

Voici le croquis relevé en 1980 par Y.-P. Castel :

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Le calvaire de l'église de Saint-Nic.

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Vue générale par l'ouest.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Le crucifix.

Bras écartés en V, paumes cloutées, visage légèrement incliné vers la droite, yeux fermés, bouche entrouverte aux dents visibles, barbe longue en mèches verticales, chevelure longue en deux pans sur les épaules, couronne d'épines en épis de graines rondes. Pagne noué en X sur le devant, jambes parallèles, pieds superposés le droit au dessus du gauche.

Inscription du titulus présente mais peu lisible.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Le personnage de gauche.

C'est, en règle,  l'emplacement occupé par la Vierge (qui est sur l'autre face). Est-ce une erreur d'orientation de la statue sur son croisillon ? 

Ce que nous voyons, c'est un personnage (homme ou femme ?) à cheveux longs, tenant devant sa poitrine par ses deux mains un objet rectangulaire. la main droite en soutient le fond, la main gauche le sommet, l'index posé sur ce qui pourrait être  le couvercle. Est-ce Marie-Madeleine avec son flacon de parfum ? Saint Damien et son pot d'onguent ? 

La tenue vestimentaire devrait nous aider : au dessus d'une cotte plissée dissimulant les chaussures, une chasuble  descend jusqu'aux genoux, comme un tablier, laissant voir en dessous, sur une partie brisée en deux blocs l'extrémité possible d'une étole. Ce serait alors un diacre (Etienne ? Laurent ?) . 

Nous nous attendrions à avoir quelque part le saint patron de l'église paroissiale, saint Nic. Il faut exclure Nicaise,  l'évêque de Reims. En réalité, la paroisse a éré désigné sous les appellations de Plebs sent Mic (au XIe siècle), Seinctnic (au XIVe), Saint Vic (1410 à 1411) et Saint-Nic (en 1599), avec des rapprochements avec saint Maeoc, possible moine itinérant du VIe siècle disciple de saint Samson. Dont on ignore presque tout, et notamment bien-sûr la tenue vestimentaire.

 

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Le visage est caractéristique du style de Roland Doré, avec son sourire énigmatique.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Le personnage de droite. Saint Jean .

Sa chevelure est immédiatement remarquable. Elle forme un triangle de grosses boucles jusqu'aux épaules.

Les mains sont croisés sur la poitrine, faisant remonter les pans du manteau dont il est vêtu en deux plis verticaux doublés de deux autres. Sous ceux-ci se voit la robe aux plis tubulaires parallèles formant une manière de colonne, car les pieds ne sont pas visibles.

Il s'agit pour moi de saint Jean.

Plusieurs exemples similaires sont sortis de l'atelier de Roland Doré :

  • Cleden-Cap-Sizun, calvaire de la chapelle de Langroas.
  • Seven-Lehart, calvaire de l'église (triangle de cheveux méchés et non bouclés) ,
  • Commana, calvaire de l'église, 1624.
  • Ploeven, calvaire de chapelle Saint-Nicodème, 1637.
  • Cast, calvaire de l'église, 1660. (mains non croisées)
  • Plonevez-Porzay, calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud.
  • Plogonnec, calvaire de la chapelle Saint-Denis de Seznec, 1641.
  • Dinéault, calvaire de Moudennou.

Les cinq derniers exemples sont situés dans le Porzay, à proximité de Saint-Nic.

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Plogonnec, chapelle Seznec. Photo lavieb-aile.

 

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Calvaire de Moudennou à Dinéault. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE ORIENTALE.

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Vue générale.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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Le personnage de droite .

Nouvelle énigme. Une chasuble, une étole : est-ce encore un diacre ? Pas d'attribut pour nous aider. Les cheveux sont longs, repoussés en arrière sur un front dégagé voire épilé. Le saint homme / la sainte femme garde les mains jointes...

Finalement, nous avions sur cette face du calvaire, en supposant que la statue géminée diacre/Vierge ait été inversée lors d'un remontage, un couple vêtu chacun d'une chasuble et portant l'étole, l'un à la chevelure féminine tenant un objet carré, et l'autre  à la chevelure également féminine, mains jointes.

La seule solution qui me satisfasse est de cesser de considérer que le vêtement soit une chasuble et une étole, mais qu'il soit la tenue vestimentaire de deux saintes femmes. 

Nous aurions ainsi au total autour du crucifix Jean, la Vierge, Marie-Madeleine et une Sainte Femme, ce qui est tout à fait conventionnel dans les Passions.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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LES MARMOUSETS DU FÛT.

Je n'exclus pas la possibilité d'y voir deux anges tenant des textes laudatifs.

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Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de l'enclos paroissial de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (abbé Yves-Pascal), Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, site de la Société archéologique du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/saint_nic.html

 

COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988, 

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/SAINTNIC.pdf

" Dans le cimetière (site inscrit), calvaire composite ; les statues géminées du croisillon sont de Roland Doré."

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2010, Les ateliers de sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne du XVe au XVIIe siècle, thèse UBO Brest

http://www.theses.fr/s155543

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes, page 216.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PARCHEMINOU (Corentin), 1930  “Saint-Nic : une paroisse cornouaillaise pendant la Révolution : ses monuments religieux,” 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3082c766c9392bec4684ec9de6920595.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 13:34

La chapelle Sainte-Barbe de Ploéven. Son calvaire (1585), son vitrail (XVIe), sa statuaire, son Pardon.

Complété le 10 juin 2019.

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Voir sur Ploéven :

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Sur sainte Barbe :

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Sur les pardons, voir :

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

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PRÉSENTATION.

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La chapelle Sainte-Barbe fut construite, selon la tradition, par des moines habitant près du village du Rest, dans un endroit appelé Karhent-Rhun-Lann (*) .

(*) le  chemin charretier - de l'ermitage - de la colline.

Située sur les confins des paroisses de Ploéven et de Cast, elle s'élève sur une pente boisée et domine un vallon où court un gros ruisseau, près d'un verger. Non loin de là, s'élève un monument de l'âge de fer, un lec'h cannelé, la "Quenouille de Sainte-Barbe", et on dit qu'elle a servi de pilori seigneurial.

 

Ces moines venus d'Outre-Manche s'installaient souvent dans une forêt, près d'une source ou d'un cours d'eau, et les chapelles bretonnes sont à étudier selon le réseau hydrographique (comme à Saint-Nic pour les chapelles St-Jean et St-Côme). Ici, le cours d'eau naît à 100 m d'altitude sur les flancs d'une colline (lieu-dit Barvodel) , où les toponymes sont Le Rest, Pennahoat, Kerhent , Kerouanec et Kerverdraich . Un oppidum a occupé jadis cette colline. 

Ce ruisseau se jette au nord dans la Rivière de Kerharo [ Kerc'harw"le village du cerf"] l'une des deux principales rivières du Porzay, qui rejoint la baie de Douarnenez au nord de Sainte-Anne-La-Palud, au marais de Kervigen.

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DESCRIPTION.

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Composée d'une nef et d'un chœur avec deux chapelles latérales formant  un  tau, cette chapelle date du XVIe siècle.

INSCRIPTIONS LAPIDAIRES DE LA SACRISTIE.

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La sacristie est plus tardive (1736) et porte les inscriptions suivantes :

— sur la face orientale, au dessus de la fenêtre, en quatre blocs de pierre :

a) premier bloc 

M. IAN. FL

CHLAY. P

b) deuxième bloc

 LAN.

1736 

 

 

 

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

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c) Au dessus de la première fenêtre , troisième bloc : 

V. E. D. M. I. MAHEO. RECTEVR

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

d) quatrième bloc :

I~H S 

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Soit au total :

 

"Jean Flochlay, p[rêtre] l'an 1736 . Vénérable et Discret Messire Ian Mahéo, recteur. IHS "

- Jean [Le ] Flochlay : nombreux exemples sur la généalogie de Hamet, dont "1708-1789, Ploéven" : https://gw.geneanet.org/hamety?lang=fr&v=LE+FLOCHLAY&m=N

On peut s'intéresser à Barbe Floc'hlay, née à Ploéven en 1668, , d'une part pour remarquer son prénom, mais aussi pour noter qu'à son décès en 1724, l'un de ses témoins est Ian Bourveau, que nous retrouvons comme fabricien en 1735 (nom sur le clocher et sur la cloche).

On ne peut  assimiler ce Ian Floc'hlay à celui qui apparaît sur la généalogie de Guy Le Reste comme fils de Thomas et petit-fils de Louis, "lieutenant de paroisse", car il  est né en 1724 

- Jean Mahéo a été recteur de Ploéven  de 1732 à 1736. Son nom est inscrit également sur la cloche de l'église paroissiale fondue en 1735, et sur la sacristie de la chapelle Saint-Nicodème qu'il fit réparer. Son curé nommé d'office se nommait Joseph COLVEZ jusqu'en mars 1741.

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I~H S, avec le tilde abréviatif sur le H, correspond à JESUS. Les deux personnages sont des ecclésiastiques. Le recteur était assisté par un prêtre (ou "curé", ou "vicaire").

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La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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— Au dessus de la  fenêtre de l'élévation sud : 

F. P. GABRIEL. BOSENN/EC  [remarquez les N rétrogrades) 

Y. CADIOV. F.

F[AIT] P[AR ] Gabriel Bosennec, Y[ves] Cadiou Fabricien[s]."

 

-Gabriel  Bosennec : peut-être Gabriel le Bossennec, né à Ploéven vers 1685 et décédé au Varc'h à Ploeven, le 4 décembre 1756. Voir le moulin "Le Varch" sur la carte E-M.

-Yves Cadiou, né vers 1675, est le beau-père du précédent puisque sa fille Marguerite (Ploéven v.1697-Le Varc'h, Ploéven, 10 juin 1747) a épousé Gabriel Le Bossennec, dont six enfants. Arbre généalogique de Guy Le Reste. Il est né à Plonévez-Porzay vers 1670 et décédé au Varc'h en 1757. 

Donc, l'une des fenêtres porte le nom des prêtres, et l'autre ceux des fabriciens en titre pour l'année 1736.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile.

La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La sacristie de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Le clocher ajouré, à pinacles et gables aveugles, s'élève relativement haut au dessus du toit.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Le mur clocher  occidental est percé d'une porte fortement ébrasée , avec un arc en  accolade et encadrée de deux colonnes en nid d'abeilles qui devaient servir de supports à des statues aujourd'hui disparues. Le fleuron de l'accolade est surmonté d'armoiries martelées.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Sa crossette :

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Une inscription est portée sur le coté sud.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LA CLOCHE.

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Inscription visible à l'ouest :

DON DE LA PAROISSE. --- .. NOM DE ANNE

SEBASTIENNE ONT ETE PARRAIN ---- BILLON

CHARLES LORIT FONDEUR A  QUIMPER

 

 

Inscription visible à l'est :

CLOCHE A ETE BENIE EN L'AN 1900 ELLE P---

MARRAINE ANNE MARC'HADOUR. --SEBASTIEN-- 

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R. OLIVIER  RECTEUR

Soit : Cette cloche a été bénie en l'an 1900. Elle p--don de la paroisse --- nom de Anne-Sébastienne . Ont été parrain Sébastien Billon et marraine Anne March'adour . R. Olivier recteur, Charles Lorit fondeur à Brest.

Charles Lorit était fondeur rue de Brest à Quimper et a fait la cloche de la chapelle Seznec de Plogonnec.

Le recteur ne figure pas dans la liste  des Recteurs de Ploéven après la Révolution proposée par H. Pérénnès en 1940 (BDHA) qui donne Pierre-Marie Souêtre de 1888 à 1908. En réalité, Souêtre fut recteur de 1888 à 1893,  et OLLIVIER (Henri-Victor selon le panneau affiché dans l'église de Ploéven) lui succéda de 1893 à 1908. Il est indiqué ceci : "A fait cimenter la tour de Ste-Barbe. Protestation énergique du Conseil de fabrique relative à l'inventaire des biens de l'Église en 1906." Jean Guennec pris sa suite.

On trouve dans la nécrologie de la  Semaine religieuse de Quimper et Léon de 1912   le nom d'Ernest OLLIVIER pour la période 1888-1908 :

"Nous avons également le regret d'apprendre la mort de M. Ollivier, ancien recteur de Ploéven, décédé subitement, à Saint‐François de Morlaix, le 18 Décembre. Né à Landerneau le 20 Août 1848, M. Ernest‐Marie Ollivier fut ordonné le 10 Août 1873; nommé vicaire à Plouarzel le 25 Novembre 1875 ; à Mespaul le 27 Septembre 1874 ; à Lannilis le 10 Mai 1877 ; à Sizun le 16 Août 1880 ; aumônier de la prison à Landerneau le 25 Août 1880 ; recteur de Ploéven le 4 Août 1893. En Septembre 1908, il dut démissionner pour cause de santé.   R I. P. " Semaine Religieuse de Quimper et Léon, 27/12

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6de277b54964114e9635f73c98b27e56.pdf

 

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D'après André Brusq 2004, la marraine est JEANNE NICOLAS (ce qui ne se vérifie pas) et le parrain est son époux SEBASTIEN BILLON, du Cosquer. La cloche fur fondue sur place.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LE CALVAIRE (1585).

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Il est décrit ainsi dans l'Atlas en ligne des croix et calvaires du Finistère :

"Calvaire en granit et pierre de kersanton haut de 6 mètres, à trois degrés et corniche, socle cubique et fût à pans, Fût à pans, croisillon à culots, écu au dragon.  1585 - 1588. Groupe de N.-D. de Pitié avec Jean et Madeleine. statues géminées: Vierge-évêque, Barbe-Jean. Partie de fût: sainte Face, au revers ange avec les clous. Croix, fleurons-boules godronnés, crucifix, anges aux calices latéraux." [YPC 1980]

L'auteur n'explique pas où il a trouvé ces dates de 1585 ou 1588.

Si, comme l'indique Castel, les statues géminées (deux personnages dos à dos dans le même bloc) sont Vierge/évêque et Barbe/Jean, alors elles n'ont pas été orientées correctement lors d'un remontage, car sur la face orientée vers l'ouest, le Christ en croix doit être entouré de Marie à sa droite (c'est bien le cas), et de Jean à sa gauche (il se retrouve aujourd'hui tourné vers l'est, au dos de sainte  Barbe). Mais je vois plutôt, derrière Barbe, Marie-Madeleine.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La face orientale.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean ?? ou Marie-Madeleine.

Ce personnage tient dans sa main gauche un objet cylindrique qui n'a pas de sens s'il s'agit de saint Jean, tandis qu'il s'identifie comme un flacon d'aromate dans l'hypothèse Marie-Madeleine. D'ailleurs, la vue de 3/4 montre les cheveux longs partant dans le dos. Hélas, les pieds sont nus, comme ceux d'un apôtre.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Méen, abbé. 

Mitre, crosse, bénissant. Dalmatique et surplis.

Il paraît logique de voir dans ce saint évêque saint Méen, patron de la paroisse : il ne fut pas évêque, mais abbé de son abbaye Saint Jean en Gael, près de Vannes, au milieu du VIe siècle. Voir sa statue en pierre dans le chœur de l'église Saint-Méen de Ploéven. La crosse n'est pas tournée vers l'extérieur.

La main droite trace une bénédiction.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Ange aux instruments de la Passion (fouet et clous).

Le fouet (flagellum) est brisé. Le calvaire du bourg porte le même motif.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La face occidentale.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Dessin d'Yves-Pascal Castel :

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Ange recueillant le sang dans un calice (" hématophore").

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Anges recueillant le sang dans un calice.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Ange recueillant le sang dans un calice.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge au pied de la Croix.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Barbe.

Attributs : le livre et la tour.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Voile de la Sainte Face tenu par un marmouset.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blason armoiries au dragon volant des Gentil de Barvedel .

 

Ces armoiries qui se blasonnent d'azur au dragon d'or lampassé de gueules sont celles de la famille Le Gentil, seigneurs de Barvedel et de Pontlez, qui se réclament prééminenciers de l'église paroissiale (où se voient encore leurs armes) et de cette chapelle. 

Gentil (le),_sr de Barvédet, par. de Ploëven, — du Pontlez et de Kercaradec, par. de Quéménévon, — de Coëtninon, par. de Plomodiern, — de Kerléven, par. de Ouimerc’h, — de Rosmorduc, par. de Logonna, -- de Penanvern, — de Quélern, par. de Crozon, — des Rochers, — de Pencran, — de Kerougant. — duTromeur, — de la Barbinais et marquis de Paroy, en Brie en 1754.

Anc ext., réf. 1668, huit gen., et maint, par les commissaires en 1699 ; réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ploëven-Porzay, Quéménéven et Plomodiern, év. de Cornouaille.

 D’azur au serpent volant d’or. Devise : Spargit undèquague venenum et Suisnititur alis.

Jean, au nombre des députés pour aller à la rencontre de Jeanne deNavarre, femme du duc Jean IV en 1386 ; Jean, vivant en 1460, épouse Louisede Tréanna ; Anne, fille d’honneur de la reine Anne, reçoit de cette princesse en1507, 2000 livres, en faveur de son mariage avec Charles d’O, sr de Maillebois, chambellan et gouverneur de Caen.

Jean, bailli de Quimper, épouse en 1509 Marie de Tréouret ; un chevalier dejustice de l’ordre de Saint-Lazare en 1728 ; un colonel, membre de la commission scientifique d’Égypte, élevé sous la Restauration à la dignité debaron.

La branche de Quèlern éteinte en 1843 ; la branche de Paroy éteinte en1882 ; une famille de même nom et armes maintenue en Normandie en 1666. Potier de Courcy "Gentil".

https://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_familles_de_Bretagne

 


 

Le manoir de Barvédel est situé en hauteur de la  route de Ploéven à Cast, près de la chapelle Sainte-Barbe.  Une route mène aujourd'hui à une propriété privée conservant de belles ouvertures anciennes.  Il est parfaitement visible sur la carte de Cassini ("Barvedet") et sur la carte d'Etat-Major ou il est colorisé en jaune:

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.183997&y=48.149509&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&mode=doubleMap .

Des fouilles y ont remarqué une enceinte rectangulaire qui témoigne d'une fortification médiévale. "Le site fossoyé de Barvedel est un cas encore plus convaincant puisque des vestiges sont assez bien conservés, à proximité des bâtiments du manoir tout à fait reconnaissables (SAF 2006). Un habitat aristocratique y est attesté en 1509.

J'ai longuement présenté la famille Le Gentil dans mon article sur la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle en Quillidoaré, et la légende du marquis de  Pontlez :

http://www.lavieb-aile.com/article-vi-98409859.html

On trouve aussi ce texte : 

Guy Autret, s. de Missirien, auteur d’une généalogie de la famille le Gentil (Original. — Bibl. Nat. — Cab. des Titres, Fr. 31.040), écrivait, en 1636, « Le nom de Gentil a esté de tout temps celui des seigneurs de Barvédel, en l’évêché de Cornouaille, paroisse de Ploeven, de l’église parochiale de la quelle, ils sont fondateurs. La dicte terre de Barvédel est soubs la juridiction royale de Chateaulin. Le plus antien du quel je trouve memoere dans les actes est d’un Hervé le Gentil [Note : Portant pour armes d’azur à un dragon volant d’or] mentioné en un acte de l’an 1334. Il fut père de Yvon le Gentil. — Yvon le Gentil, s. de Barvédel, passe une transaction aveq un Jan Thomas et autres, le 20 Avril après Paques 1350. — Yvon le Gentil, fils d'Yvon, fait une fondation à l'abaye de Landevennec et y donne un boesseau de froment de rente en l’an 1381. Il fut père de Jan le Gentil. — Jan le Gentil, s. de Barvédel, come exécuteur du testament de feu Yvon, confirme ce que son dit père avoit doné à l’abbé et religieux de Landévennec, par acte de l’an 1404, etc... ». Ce Jan le Gentil, s. de Barvédel, s’était enrôle dans la compagnie de Bertrand du Guesclin et prit part à toutes les campagnes du Connétable. Il se retira ensuite à Cuzon où il avait épousé Anne de Coëtbilly. Son fils, Jan le Gentil, y résidait encore lors de la réformation de 1426 et y figure au rang des nobles. Il n’avait qu’un métayer à Barvédel. Ses descendants conservèrent Barvédel jusqu’en 1571, année de la mort, sans postérité, de Louis le Gentil, sieur de Pontlez et de Barvédel. Cette dernière seigneurie devint alors, par héritage, la propriété de la famille de Hirgarz, qui la transmit, à son tour, à la maison du Chastel. Messire Alain du Chastel, chevalier, seigneur du Rusquec, de Pontlez, de Barvédel, etc., fournit aveu au Roi, le 6 Avril 1715 (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B. 1152) pour le manoir et ses dépendances de Barvédel :

« Item appartient audit seigneur les droits de premier preminancier, soubz Sa Majesté, en l’église paroissialle dudit Ploeven, à cause de ses terres et seigneurie de Barvédel situées en ladite paroisse, et, en cette qualité a droit d’avoir ses ecussons en la rose et autres lieux plus éminents de la vitre principalle de ladite eglise et dans la première chapelle d’icelle, du costé du septentrion, droit d’escabeau clos et à queue armoyé, d’une tombe eslevée devant icelluy et portant lesdits ecussons : D’azur et un serpent volant d’or, par representation du nom et tige principal des Gentils, comme dessendu de Marguerite le Gentil, dame en son vivant de Hirgarz, bisayeule de la deffunte dame Anne de Hirgarz. Outre les autres ecussons escartellez et chargez d’aliances de ladite maison de Barvédel étants dans la dite eglise. Et a de plus, en cette qualité, droit de prendre, et lever, par chacun an, la somme de dix-huit deniers monnoye sur les droits censaux de la dite église, sçavoir six deniers le jour et feste de Saint Men, patron d’icelle, six deniers le jour et feste de la Toussaint, et six deniers le jour et feste de Noël. — Item déclare etre fondateur de la chapelle nommée Sainte Barbe, située aux issues de la maison et seigneurie de Barvédel et bâtie dans le fond d’icelle. Aucun autre que lui n’y avoir droit, ny marque honorifique » 

(M. le comte de Rosmorduc. Source Infobretagne).

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Le blason est un peu différent de celui qui est proposé sur Wikipédia, et notamment sa queue pointe vers le haut, tandis que l'aile n'est pas représentée.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Déploration : Vierge et Christ, Jean et Marie-Madeleine.

Sur le socle du calvaire se trouve une déploration à quatre personnages, en kersanton. On la comparera avec intérêt à celle de l'église, datée de 1547, ou aux deux pietà de l'église. 

La construction générale est en double cloche, puisque la Vierge encadrée de Jean et Madeleine forment une courbe en U inversé tout comme le corps du Christ.

Marie-Madeleine, qui a posé son flacon d'onguent à ses pieds,  tient dans sa main un étui ou un objet autre : le voile avec lequel elle sêche ses larmes ?

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Vierge.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Marie-Madeleine est identifiée par son vase d'onguent posé à ses pieds, et par son élégance. Notez le fameux bandeau plissé derrière la nuque, que je surnomme "chouchou".

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Jean.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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L'INTÉRIEUR DE LA CHAPELLE.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Le vitrail de la fenêtre axiale date du XVIe siècle et représente en un seul tableau  la  Crucifixion du Christ entre les deux larrons. L'âme du bon larron est conduite au ciel par un ange, celle du mauvais larron, aux enfers par un diable. Marie est soutenue par les saintes femmes, Marie-Madeleine est au pied de la croix. Parmi les cavaliers, les grands prêtres, et Longin donnant de sa lance le coup sur le flanc droit. Le Centenier s'écriant vere filius dei erat iste, un soldat ébloui se protégeant les yeux, etc.   La vitre à dominantes bleu et jaune à l'argent a un aspect naïf voir grossier étonnant.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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L'autel et son retable (XVIIe).

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À gauche, "coté de l'Évangile", la Vierge à l'Enfant.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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À droite, sainte Barbe, patronne de la chapelle.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Saint Olivier.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Agnès, qui a perdu son cierge.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Poutre de Gloire.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Barbe, statue de procession.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Barbe, version sulpicienne.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Saint Meen.

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La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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LE PARDON DE LA CHAPELLE SAINTE-BARBE (30 juin 2018).

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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Chacun chantait le KANTIK DA ZANTEZ BARBA :

 

 

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Ar Zantera-ma zo penherez

Leuna vadou, leun a zanvez

Mez he zad'a zo eur paën

Ene bour braz da gristenien.

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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En he balez an idolou

A rezeve kalz enoriou

Mez gant Doue sklerijennet

Baba d'ezo n'e zaonje ket

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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En despet d'he zad kounahet

Ar verc'h yaouank zo badezet

Tridal e ra en he frizon

Seder hag eurus he c'halon

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Diskar a ra an idolou

Ho bruzuna a gant he boutoura

Vezoc'h dre holl distrujet

Ha ganr holl dud disprijinet

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Santez Barba dirak Doue

Bezit sonj eus ha pugale

Diouz ar gurun hon dioualit

Diouz an tan, ar maro subit.

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♫ ♪♪♫  Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♫ ♪♪♫ 

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♫ ♪♪♫  Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♫ ♪♪♫ 

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♫ ♪♪♫  Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♫ ♪♪♫ 

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Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

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Santez Barba dirak Doue

Bezit sonj eus ha pugale

Diouz ar gurun hon dioualit

Diouz an tan, ar maro subit.

♪♪ Meulomp holl gant Joa,

Meulomp Santez Barba ! ♪♪

 

Trad : ???

Sainte Barbe devant Dieu

Souviens-toi de tes enfants

Du tonnerre prends garde (préserve les) 

Du feu [foudre] et de la mort subite 

Louons tous avec joie

Louons sainte Barbe

 

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Voir : https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/95c95f9fb9d1dbe74371ade634a808b9.pdf

 

 

 

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

Pardon de la chapelle Sainte-Barbe à Ploéven le 30 juin 2018. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie) 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments recueillies par M. le chanoine Abgrall, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère T. 42.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f135.item

 

— ABGRALL (Jean-Marie) 1898, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen) 1898.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f208.image

— LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

— COUFFON ( René), LE BARS ( Alfred), 1988, Notice de Ploéven, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

 

"En forme de tau, elle date du XVIe siècle, à l'exception de la sacristie qui, plus récente, porte l'inscription :

"M. IAN. FLOHLAY. LAN. 1736 / V. E. D. M. I. MAHEO. RECTEVR /F. P. GABRIEL. BOSENNEC / Y. CADIOV. F."

Porte ouest à accolade encadrée de deux colonnes en nid d'abeilles et porte sud en anse de panier avec piédroits prismatiques.

Mobilier : Maître-autel à retable avec niches aux ailes, XVIIe siècle.

Statues en bois polychrome : Christ en croix, Vierge à l'Enfant, Vierge et saint Jean provenant d'une poutre de gloire, saint Méen, sainte Barbe, enfin sainte Agnès et saint Olivier dans les présentoirs du maître-autel.

Vitrail de la fenêtre axiale, XVIe siècle (C.) : la Crucifixion du Christ entre les deux larrons. Vitre à dominantes bleu et jaune à l'argent.

 Sur le placître, calvaire du XVIe siècle : statues géminées sur les consoles, Voile de Véronique, groupe de la Pietà sur le socle.

Fontaine à fronton sans voûte et à piscine ovale ; la statue a disparu.

Stèle de l'Age du Fer dite le Fuseau ou la Quenouille de sainte Barbe."

— PÉRÉNNÈs (Henri), 1940, Notice sur Ploéven, B.D.H.A. 

— J.-M. Abgrall : Peintures dans l'église de Ploéven (B.S.A.F. 1886) -

— DILASSER (Maurice), 1979, Locronan et sa région (Paris, 1979) , page 622.

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Calvaires Vitraux
13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 09:29

La chapelle Sainte-Christine de Plougastel et son calvaire : avec la pierre de meule autour du cou.

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— Sur la chapelle Sainte-Christine, voir :

 

—Sur Plougastel, voir :

 
 
 
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Sur le Maître de Plougastel, voir :

 
  • Le calvaire de l'église du Relecq-Kerhuon (1621).

 

 

 

 

 

 

Sainte Christine. Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine. Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Le vaste territoire de la paroisse de Plougastel et ses 157 villages est divisé selon une double partition, celle des 6 kordennad(ou) ( "cordelées", du breton signifiant "corde"), et celle des 23 Breuriez, confréries des défunts du Moyen-Âge héritières des "tud" claniques celtes.  Les Kordennad sont ceux de Saint-Jean, d'Illien, de Douar-Bihan avec la chapelle de St-Claude, de Feunteun-Wenn de l'Auberlac'h ou du Caro, de Rozegat, et enfin de Sainte Christine.

  Chaque chapelle, jadis desservie par un Kure (vicaire) spécifique, organise son propre pardon, celui de Ste-Christine ayant lieu le dernier dimanche de juillet . Ce jour là, on faisait trois fois le tour de la chapelle en récitant 26 couplet d'un cantique racontant la vie de sainte Christine, le Kantik da Zantez Christina.

https://fv.kan.bzh/docs/Fv-Bibliotheque/Landevennec/L-17/FV-L-17-053.pdf

 

 

Refrain : Henor d'hor Patronez!

Guerc'hez ha Merzerez !

Roet e deus da Zoue

Yaouankik he bue

"Honneur à notre Patronne

Vierge et Martyre

Elle a fait don à Dieu

De sa vie d'enfant"

1

Guelomp en he bue

An ners a ro doue.

Da viret he lezen

Da nep a zo christen.

2

Christina, merch Urban,

C'hoas craouadur bian

E deus evit he feiz

da c'houzanv poaniou kris

 

"Christine, fille d'Urban,

Encore petite enfant

Eut à subir pour sa foi

Des douleurs cruelles."

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Plan du Musée de la Fraise de Plougastel

Plan du Musée de la Fraise de Plougastel

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I. LE CALVAIRE (kersantite, Maître de Plougastel, .

Ce calvaire est décrit ainsi par Yves-Pascal Castel dans l'Atlas en ligne des Croix et Calvaires du Finistère :

"Atlas des croix et calvaires du Finistère n° 1919. Sainte-Christine, k. 4,50 m. 1587. Trois degrés, socle cubique: A THOMAS. Fût à pans. Croisillon, culots feuillagés, Christ aux outrages, Portement de croix, statues géminées: sainte Christine-Jean, moine cordelier-Vierge. Croix, branches rondes et fleurons godronnés, Christ, anges au calice, groupe N.-D. de Pitié. [YPC 1980]"

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L'attribution au Maître de Plougastel, sculpteur landernéen auteur du calvaire monumental de Plougastel en 1602-1603,  a été validée par Emmanuelle Le Seac'h 2014, pour les seules statues géminées de la Vierge avec sainte Christine et de Jean avec un moine.

Le socle porte l'inscription A. THOMAS (nom du fabricien ?) et le fût porte la date de 1587.

Un FRANCES THOMAS   a inscrit son nom au dessus de l'entrée de la porte sud de la chapelle en 1605, puis le chevet polygonal fut construit en 1634, comme en témoigne une inscription.

 

 

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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1°) La face orientale : Vierge de Pitié / Saint Jean / Vierge.

Les statues ont été inversées puisque la place de Jean au pied du calvaire est à droite, et celle de la Vierge à gauche (soit à la droite de son Fils). D'ailleurs Jean tourne la tête et lève les yeux sur sa droite, ce qui, dans la disposition actuelle, n'a aucun sens. Comme les statues sont géminées, cela veut dire qu'il faudra inverser aussi la disposition des saints de la face occidentale.

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Jean, la main sur la poitrine, tient un livre et une banderole (en réalité le revers du pan de son manteau).

 

 

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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La Vierge, mains jointes, a la tête voilée par son manteau.

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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2°) La face occidentale : Crucifixion / sainte Christine / Moine cordelier.

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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a) le Christ en croix.

en pagne plissé noué au centre, surmonté d'un ange présentant le titulus. À ses pieds, deux anges tiennent le calice recueillant le Précieux Sang.

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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b) Sainte Christine de Bolsène, tenant la pierre de meule suspendue autour du cou. Kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle.

La sainte, en robe longue, la tête voilée, tient un livre, la meule, et de la main gauche un pan bifide de son manteau.

La meule est percée de son œil,  traversée par le cordage. Cet œillard comporte des mortaises en queue d'aronde pour recevoir l'anille ou andille, pièce de bois ou de métal  en double hache  permettant, dans les moulins, l'entraînement de la meule. Voir photo Wikipédia et schéma Wikipédia, et photo d'une meule monolithe de Siresa. Si j'ai bien compris, la pierre meulière représenté au cou de sainte Christine est une meule tournante ou courante, et non gisante ou dormante.

 

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Sainte Christine de Bolsène. Kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle.Chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine de Bolsène. Kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle.Chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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À Plougastel, le village de Sainte-Christine   est appelé en breton Lanngristin. Le mot d'ancien breton lann est associé au nom d'un ermite celte, Kristin, témoigne d'une fondation monastique du haut Moyen Âge.

La Vie des saints de Lobineau mentionne aussi une sainte Christine bretonne, parente de saint Hervé, ermite breton du Ve siècle.

"Six jours avant sa mort, S. Hervé fut averti par un ange que Dieu l'appellerait à lui dans ce terme. Il attendit avec joie le moment qui devait terminer son exil. Ste Christine, nièce de sa mère, et qui l'avait accompagnée dans sa retraite juqu'à la fin, pria S. Hervé de ne point la laisser sur la terre, quand il passerait à une meilleure vie. Il lui promit qu'il demanderait pour elle à Dieu ce qu'elle souhaitait; et, en effet, lorsqu'il eut rendu tranquillement l'esprit, après avoir reçu de son évêque l'absolution et le saint viatique, la sainte fille expira dans le moment au pied du Ut du saint; ce qui nous fait voir, ou que la clôture n'était pas une règle de son monastère, ou que la parenté si proche de ces deux saintes personnes donnait à Christine des privilèges que les autres n'auraient pas eus."

Pour L. Cras, vers le XVe siècle, un pèlerin a sans doute ramené d’Italie le nom de sainte Christine, et Kristin a été remplacé par la vierge et martyre romaine homonyme. Cette dernière a été martyrisée à l’âge de 12 ans dans la ville de Bolsena en Toscane vers l’an 300 et deviendra  la patronne de Palerme.

Nous devons distinguer deux saintes de ce nom.

La première était originaire de Bolsena. La seconde vécut à Tyr et est honorée comme grande martyre chez les Orientaux. Le 24 juillet est la fête commune de ces deux Saintes. Mais Jacques de Voragine situe Tyr en Toscane et ne décrit qu'une seule Vie.

 





Jacques de Voragine, auteur de la Légende dorée, nous raconte l’histoire de Sainte Christine de Tyr,  — ville italienne de Toscane engloutie sous le lac Bolsène— martyre du IVème siècle sous Dioclétien. Elle est originaire d'une ville au bord du lac de Bolsena située dans le Latium, à 100 km au nord de Rome. 

"Son père lui répliqua : « Ma fille, ne sacrifie pas seulement a un Dieu, de peur d'encourir la haine des autres. » Christine lui répondit.: « Tu as bien parlé, tout en ne connaissant pas la vérité ; j'offre en effet des sacrifices au Père, au Fils, et au Saint-Esprit. » Son père lui dit : « Si tu adores trois dieux, pourquoi n'adores-tu pas aussi les autres ? » Elle répondit: « Ces trois ne font qu'une seule divinité. » Après cela Christine brisa les dieux. de son père et en donna aux pauvres l’or et l’argent.

Quand le père revint pour adorer ses dieux, et qu'il ne les trouva plus, en apprenant des suivantes ce que Christine en avait fait, il devint furieux et commanda qu'on la dépouillât et qu'elle fût fouettée par douze hommes jusqu'à ce qu'ils fussent épuisés eux-mêmes. ...Et son père la fit charger de chaînes et jeter en prison.

... Son père ordonna qu'on lui racle les chairs avec des peignes et que ses jeunes membres fussent disloqués.

...Alors le père la fit placer sur une roue sous laquelle il fit allumer du feu avec de l’huile; mais la flamme qui en jaillit fit périr quinze cents personnes.

Or, son père, qui attribuait tout cela à la magie, la fit encore une fois renfermer en prison, et quand la nuit fut venue, il commanda à ses gens de lui lier une pierre énorme au cou et de la jeter dans la mer. Ils le firent, mais aussitôt des anges la prennent, J -C. lui-même. vient à elle et la baptise dans la mer en disant : « Je te baptise en Dieu, mon père, et en moi J.-C. son fils, et dans le Saint-Esprit. »

... Alors il la renvoya dans la prison avec ordre de la décapiter le lendemain.

Or, cette nuit-là même, son père Urbain fut trouvé mort. Il eut pour successeur un juge inique, appelé Elius , qui fit préparer une chaudière dans laquelle on mit bouillir de l’huile, de la résine et de la poix pour jeter Christine. Quatre hommes, agitaient la cuve afin que la sainte fût consumée plus vite. Alors elle loua Dieu de ce qu'après avoir reçu une seconde naissance, il voulait qu'elle fût bercée comme un petit enfant.

Le juge irrité ordonna qu'on lui rasât la tête et qu'on la menât nue à travers la ville jusqu'au temple d'Apollon. Quand, elle y fut arrivée; elle commanda à l’idole de tomber, ce qui la réduisit en poudre. A cette nouvelle le juge s'épouvanta et rendit l’esprit.

Julien lui succéda: il fit chauffer une fournaise et y jeter Christine ; et elle resta intacte pendant cinq jours qu'elle passa à chanter et à se promener avec des anges.

Julien, qui apprit cela et qui l’attribua à la magie, fit jeter sur elle deux aspics, deux vipères et deux couleuvres. Les serpents lui léchèrent les pieds, les aspics ne lui firent aucun mal et s'attachèrent à ses mamelles, et les couleuvres en se roulant autour de son cou léchaient sa sueur. Alors Julien dit à un enchanteur «Est-ce que tu es aussi magicien? irrite les bêtes. » Et comme il le faisait, lés serpents se jetèrent sur lui et le tuèrent en un instant. Christine commanda. ensuite aux serpents, les envoya dans un désert et elle, ressuscita. le mort.

Julien alors ordonna de lui enlever les mamelles, d'où il coula du lait au lieu de sang. Ensuite il lui fit couper la langue; Christine n'en perdit pas l’usage de la parole;  elle ramassa sa langue et la jeta à la figure de Julien, qui, atteint à l’oeil, se trouva aveuglé.

Julien irrité lui envoya deux flèches au cœur et une autre à son côté. En recevant ces coups elle rendit son esprit a Dieu, vers l’an, du Seigneur 287, sous Dioclétien."

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Si le culte de cette sainte connaît un grand succès, principalement en Italie, en Espagne et au Portugal, on le rencontre aussi sur le chemin des pèlerins qui allaient à Rome ou à Compostelle. 
. La vie légendaire de Sainte Christine, décrite sur la verrière de Saint-Ervy-le-Chastel en 16 épisodes, constitue un des plus importants ensembles iconographiques de la Chrétienté sur sainte Christine de Bolsène.

Sainte Christine est la patronne des meuniers et des archers. Elle est vénérée en Normandie, à Ferrières-Haut-Clocher, en Champagne à Ervy (où une verrière raconte sa vie en 16 tableaux), dans les communes de Sainte-Christine en Anjou, en Poitou et de Auvergne, et à Sainte-Christie (Gers). Une chapelle Sainte-Christine existe à Glomel (Côtes d-Armor), avec une statue (sans la meule), et une autre en ruine à Locmalo (Morbihan), avec une statue du XIXe.

Les pèlerins de Rome s'arrétaient sur son tombeau à Bolsena, tandis que les pèlerins de Saint-Jacques bénéficiait d'un un hôpital qui lui était dédié à Somport.

Dans l'iconographie, sainte Christine n'est pas représentée avec sa meule sur les enluminures du site Mandragore ou Enluminures, ni sur les statues, mais on la voit ainsi sur la verrière d'Ervy-le-Chastel 

 

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Sainte Christine de Bolsène. kersanton, XVIIe siècle.Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine de Bolsène. kersanton, XVIIe siècle.Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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b) Moine cordelier : Saint Pascal Baylon ?

Voir la discussion sur l'identification de saint Pascal Baylon (Aragon, 1540-1592, béatifié en 1618, canonisé en 1690) dans mon article sur l'église de Brennilis. .

Un saint (condition pour figurer sur un calvaire), moine franciscain, tenant le calice eucharistique, peut être soit Pascal Baylon, soit Antoine de Padoue. C'est cette dernière hypothèse que choisit Lucien Cras :

"...un moine franciscain tenant un calice. on retrouve le même personnage sur la fontaine située à trente mètres au sud-ouest de la chapelle (*) et sur le calvaire de Saint-Languis au Passage. Ce moine est saint Antoine de Padoue."

(*) actuellement dans le transept nord.

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Moine franciscain,  Kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle.Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Moine franciscain, Kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle.Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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La statue en kersanton du même saint, conservée dans la chapelle, transept nord sous la statue de Marie-Madeleine.

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Saint Pascal Baylon ?, kersanton,  chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Saint Pascal Baylon ?, kersanton, chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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c) Christ aux outrages (coté est).

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Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Calvaire de la chapelle Sainte-Christine à Lanngristin, Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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II. LA STATUE DE SAINTE CHRISTINE DU CHOEUR, EN  KERSANTON POLYCHROME.

Coté nord du chœur.

Elle est classée depuis le 23 février 1960. Couffon la datait du XVIe siècle et Lucien Cras du XVe. Elle mesure 110 cm de haut.

Elle est si comparable à la précédente pour son dessin, ses attributs (et même les mortaises de l'œillard !), et son costume que l'une a pu servir de modèle à l'autre. Mais elle est plus fine, avec la taille serrée par une ceinture placée très haut sous la poitrine. Ses chaussures pointues, dont le bout apparaît sous les plis de la robe, témoignent d'une mode plus précoce que celles, arrondies, de la statue de R. Doré.

La posture n'est néanmoins pas dépourvue de hiératisme, malgré l'avancée du genou droit, et l'absence de déhanché, la tenue frontale de la tête et la lourdeur du voile "en casque" confèrent à la sainte une raideur et un certain manque de vivacité, voire un regard de sculpture égyptienne.

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Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, , chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, , chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine, kersanton polychrome, XVe siècle, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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CONCLUSION.

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La rareté du motif iconographique de sainte Christine à la meule donne toute sa valeur à ces deux représentations, valeur renforcée par l'ancienneté des deux statues (XV et XVIIe), par la précision de la taille de la meule (témoignant des pratiques techniques de l'époque) , et par la renommée de Roland Doré, "sculpteur du roi" et virtuose de la pierre de kersanton, extraite localement dans la rade de Brest.

Malgré mes recherches parmi les enluminures ou la statuaire, je n'ai pu trouver des figures semblables, même plus tardives.

L'élément le plus proche est le panneau de la baie 10 de la verrière de l'église Saint-Pierre-es-liens d'Ervy-le-Châtel, dans l'Aube, réalisée en 1515. Un vitrail exceptionnel qui est au cœur de l'exposition 2018 de la Cité du Vitrail de Troyes.

J'emprunte l'image, par copie d'écran, au site suivant :

https://www.guidigo.com/Web/Ervy-le-Chatel/We9_7wT85KY/Stop/5/Verriere-du-martyre-de-Sainte-Christine-de-Bolsene#images

 

 

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Copyright www.guidigo.com

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III. LA STATUETTE DE PROCESSION.

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Un trou percé dans le socle permet d'introduire un manche qui sert de hampe pour la porter en procession, lors du pardon le dernier dimanche de juillet. Elle est conservée dans la vitrine "aux petits saints du transept sud.

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Sainte Christine, statuette de procession, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

Sainte Christine, statuette de procession, chapelle Sainte-Christine à Plougastel. Photographie lavieb-aile 30 mai 2018.

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SOURCES ET LIENS.

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CRAS (Lucien), 1987, "Chapelle Sainte-Christine, Lanngristin", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine architectural et statuaire, Les Amis du Patrimoine de Plougastel éditeur, page 103.

COUFFON (René)

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUGAST.pdf

"CHAPELLE SAINTE-CHRISTINE

Au village de Langristin, ce qui montre que la sainte a supplanté saint Kristin. Edifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés du type Beaumanoir. Le vitrail portait la date de 1558, date que l'on retrouve également sur la porte ; le clocher a été restauré en 1914, suivant l'inscription : " ER BLOAZ MIL NAO C'HANT PEVARZEK EUS AR DIAZEZ BETEG AR BEG AN TOUR MAN A ZO BET ADSAVET EN ENOR DA SANTEZ KRISTINA BENNIGET. - F. CARDINAL PERSON. Y. ANDRE. FABRIK. G. BROUSTAIL MESTR MANSONER ". Démoli en août 1944, il a été restauré en 1975. Date de 1605 sur une porte latérale, avec le nom du fabricien THOMAS. Sacristie du XVIIIè siècle, " 1741 " à l'envers sur l'appui de la fenêtre.

Mobilier : L'autel ne porte plus de retable ni de boiseries, c'est une table de pierre moulurée posée sur un massif. Statues - en kersanton polychrome : sainte Christine, la meule suspendue au cou, XVIè siècle (C.) ; - en bois : sainte martyre, datée 1947 et signée Baglin ; - en bois polychrome : Crucifix, XVIè siècle, Christ aux outrages, XVIè siècle, sainte Anne, XVIè siècle, Vierge à l'Enfant assise, sur une console armoriée, XVIè siècle, autre Vierge à l'Enfant avec un ange sculpté sur le socle, XVIIè siècle, (C.), 3e Vierge à l'Enfant, XVIè siècle (sacristie), saint Matthieu, XVIè siècle, saint Côme et saint Damien, XVIIè siècle (C.), saint Antoine ermite, XVIIè siècle (C.), sainte Marguerite, XVIIè siècle, sainte Agathe, trois saints évêques, - et, à la sacristie, huit statuettes de procession. 

Calvaire : statues géminées sur le croisillon, anges au calice, Pietà au revers. Inscription sur le socle : " A : THOMAS : " et date de 1587 sur le fût.

Fontaine Saint-Gouesnou, surmontée de la statue d'un saint tenant un calice."

 

— Baie 10 Ervy-le-chastel

https://www.guidigo.com/Web/Ervy-le-Chatel/We9_7wT85KY/Stop/5/Verriere-du-martyre-de-Sainte-Christine-de-Bolsene

.— PÉRENNÈS (Henri), 1940,  Plougastel.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6fc1bec602ab1010bcb1045d074ba8e5.pdf

"Sainte-Christine. Cette chapelle ·se trouve sur la côte dite de l'Armorique, à quatre kilomètres. Ouest du bourg. Elle s'appelle chapel Langristin, du nom du village où elle est située. Ce vocable de Langristin évoque un vieux saint celtique sant Kristin, aujourd'hui oublié et dont le culte fut remplacé par celui de sainte Christine, vierge . et. martyre, fille d'Urbain, gouverneur d'une ville de Toscane sous Dioclétien. Ayant refusé de sacrifier aux idoles, elle fut tuée à coups de flèches vers l'an 300. On transporta son corps à Palerme, dont elle est la patronne. La chapelle· est un édifice en forme de croix latine, avec un chevet à pans coupés. Une plaque en pierre au pignon ouest rappelle la restauration du clocher en 1914. La porte latérale porte la date de 160o. L'ancien vitrail, daté de 1558, représentait l' Assomption et le couronnement de la Vierge puis saint Nicolas avec les trois enfants ressuscités . La verrière actuelle renferme les médaillons de sainte Christine et saint Eloi. Près du maitre-autel, du côté de l'évangile apparait la statue de sainte Christine avec une meule de moulin suspendue à son cou par une grosse corde. Le cantique breton mentionne cet épisode

Mes an tad dinatur Bourreo e graouadur A stag out-hi eur men Hag e stlap en eul lenn.

Dans le voisinage se trouvent les saints Cosme et Damien tenant des fioles en main.

Du côté de l'épitre c'est d'abord saint Matthieu puis "la sainte Vierge couronnée avec deux petits anges au-dessus d'elle. Elle repose sur une console armoriée d'un blason : 3 couronnes à pointes. Dans l'armoire du maître-autel se trouve un reliquaire avec une relique de saint Vincent; on le fait baiser aux fidèles le jour du pardon. · Le transept nord contient un autel en granit, portant les statuettes de saint Gouesnou coiffé d'une tiare, et de sainte Christine. Dans une armoire au milieu de l'autel est une vieille statuette de la Vierge Mère. Contre la paroi, au-dessus de l'autel, saint Justin portant un enfant, puis saint Nicolas avec les trois enfants, à vieille figure, dont l'un passe la jambe par-dessus la baratte. Dans une niche saint ·Claude, abbé. Au transept sud on aperçoit sainte Anne, un petit saint Michel en granit fourrant l'extrémité de sa croix dans la gueule d'un monstre qu'il foule aux pieds et dont le bras veut écarter cette croix, un beau saint Antoine en bois avec sa clochette, un livre, et son cochon; il est enfermé dans une niche à riches colonnes torses.

Au-dessus d'un confessionnal un petit saint Antoine avec son cochon, symbole du démon. Dans la nef un vieux Christ en croix, encadré d'un Christ assis au calvaire, attendant le supplice, et de sainte Marguerite avec son dragon. Sur le placitre se dresse un calvaire daté de 1587. On voit d'un côté saint Jean et la sainte Vierge, et plus bas un petit Christ assis, de l'autre côté saint Gouesnou avec un calice et la sainte Vierge, plus bas une scène du couronnement d'épines. A une vingtaine de mètres sud-ouest de la chapelle, en contrebas, est la fontaine de Saint Gouesnou, surmontée du buste du saint qui tient un calice. Les pardons avaient lieu le lundi de Pentecôte, à la Saint-Matthieu et le jour de saint Antoine, ermite. Un cantique breton en l'honneur de sainte Christine porte l'imprimatur du 17 Mai 1880. Il chante en 29 couplets la vie de la sainte."

Vitraux par Jean-Pierre LE BIHAN,

http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-24704578.html

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Maître de Plougastel
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 21:11

Les sculptures sur pierre de l'ancienne abbatiale de Daoulas. II. Le calvaire du cimetière (XVe siècle).

 

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Voir : 

 

 

 

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Ce calvaire du XVe siècle, haut de 7,50 m,  est sculpté dans la pierre de kersanton, au dessus d'une base architecturée à pilastres. De bas en haut, nous trouvons le socle à pans coupés, puis le long  fût à pans, portant un croisillon à deux personnages (La Vierge et saint Jean) et enfin  le Crucifix.   Il est décrit par Yves-Pascal Castel dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère sous le numéro 401. 

http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=daoulas

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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LA FACE OCCIDENTALE.

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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Deux anges bouclés et  tenant des phylactères soutiennent les consoles polygonales du  croisillon. La banderole passe de l'un à l'autre en formant au centre un savant entrecroisement de plis. Je peux y voir des anges chanteurs qui lisent leur partition, ou bien imaginer que les phylactères portaient jadis une inscription peinte.

Entre les deux consoles, un rectangle ne semble pas avoir été martelé ; sans-doute n'a-t-il jamais porté de motifs sculptés.

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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Entre la Vierge et saint Jean, deux anges tiennent un calice recueillant le sang des plaies des pieds du Christ, selon un motif très courant sur nos calvaires. Ces anges en aube et amict semblent arriver tout droit des Cieux, le corps horizontal, les reins cambrés, l'aube flottant derrière eux.  

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge porte un manteau qui lui voile la tête, une guimpe, et une robe plissée. Ses mains sont jointes.

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Jean est reconnaissable à son visage imberbe encadré par des cheveux bouclés, et ses pieds nus comme tout apôtre. Il est vêtu d'une robe aux plis cannelés, serrée par une ceinture, et d'un manteau dont le pan droit croise pour se fixer sous le bras gauche. Il tend la paume droite, et tient un livre, attribut commun aux apôtres, ou propre à l'évangéliste et auteur du Livre de l'Apocalypse. 

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Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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L'ange qui descend des Cieux en tenant le titulus (panneau où sont inscrites les lettres INRI) s'apparente aux anges de sollicitude qui se penchent sur la tête du Crucifié. Comme par exemple sur le calvaire du bourg à Dirinon.

 

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile février 2017.

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II. LA FACE ORIENTALE. LA PIETÀ.

Il s'agit d'une Pietà à quatre personnages, la Vierge tenant le corps de son fils étant encadré par saint Jean et par Marie-Madeleine.

On la comparera d'abord à la Pietà à deux personnages du Porche des Apôtres.

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Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

Face orientale du calvaire du cimetière de l'ancienne abbatiale de Daoulas, photographie lavieb-aile juin 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1906, “Daoulas,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 juin 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/328.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1f623d8ab53c290b419d50f8f5da88aa.pdf

 

— CASTEL (Yves-Pascal) 11 août 1979 Mieux connaître l'abbaye de Daoulas

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/5706ec4151340cdb93120029fde046d9.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal) 1996, "Monuments et objets d'art du Finistère (année 1995) : Daoulas, Porche du cimetière, la statue de saint Cler", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère (125, p. 148-149)

— COUFFON (René), 1988, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b7a5a075dd70315bdc8d13759ebc81e4.pdf

 

COURCY (Pol de), 1867, Bretagne contemporaine, Finistère, p. 96, Nantes, Charpentier, in-f°, 1867

— LÉCUREUX (Lucien), 1919, église abbatiale de Daoulas, Congrès archéologique de France page 20

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f53.vertical

— PINSON (Chanoine Louis), 1696, Histoire de l'abbaye de Daoulas, par un chanoine de cet abbaye, manuscrit recopié au début du XIXe siècle et publié par PEYRON (Chanoine) 1897 Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 49-70, 197-231, 241-256 et 425-440.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.image.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f283.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207639m/f327.item.r=SOCIETE%20ARCHEOLOGIQUE%20DU%20FINISTERE

— http://site.erin.free.fr/Bretagne/Finistere/Daoulas.htm#PorcheApotres

— http://www.infobretagne.com/abbaye_de_daoulas.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Daoulas Calvaires
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:37

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Le calvaire est décrit dans l'Atlas en ligne des croix et calvaires du Finistère sous le n° 408 avec 1 dessin de Yves-Pascal Castel et 24 photos.

On peut reprendre avec quelques modifications cette description en mentionnant un édifice en kersanton, atteignant  6 mètres de haut,  datant par estimation de 1550 environ, portant la date de 1648 par inscription, et comportant une base à table d’offrande. Vient ensuite un socle portant l'inscription A LE BVLIER F 1648 et sur lequel est sculpté saint Yves, et Véronique tenant la sainte Face. Ce socle reçoit les  statues de Marie-Madeleine, François d’Assise, et Jean. Le fût porte l'inscription L. GARO. F. 1650. Sur le croisillon sont installées les  statues géminées de Vierge-Sébastien, de Jean-Pierre, les statues d'un évêque et de Marie-Madeleine. Sur le croisillon se lit l'inscription: M K[er]AUDEN REC / M HORELLOV F 1696. Au centre, le  Crucifix à l'ouest et le Christ aux liens à l'est.

Cet ensemble hétéroclite associe les sculptures de deux ateliers de Landerneau  : celui des frères Prigent, actif entre 1527 et 1577, et celui de Roland Doré, actif entre 1618 et 1663. Soit, dans les deux cas, et à près d'un siècle d'écart, ce que la sculpture bretonne sur kersanton a fait de mieux. Je m'attacherai, guidé par l'ouvrage d'Emmanuelle Le Seac'h qui en a dressé le catalogue raisonné, d'en étudier les caractéristiques stylistiques. 

Nous verrons :

1. La face principale au crucifix faisant face à l'ouest, avec la Vierge, Jean, Marie-Madeleine et saint Exupère.

2. La face orientale portant l'Ecce Homo et la Pietà.

4. Les inscriptions du croisillon.

4. Le socle  avec Marie-Madeleine à genoux, Jean, François d'Assise, sainte Véronique et saint Yves.

 

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I. LA FACE PRINCIPALE TOURNÉE VERS L'OUEST. LE CRUCIFIX.

 

Face occidentale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Face occidentale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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La croix.

 

Elle se dresse dans le ciel breton comme un mât et sa vergue, où un équipage serait réuni autour de sa vigie.

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Face occidentale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Face occidentale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Le crucifix. Le Christ mort sur la croix (Roland Doré vers 1648-1650).

Roland Doré et son atelier ont sculpté 21 croix, 50 calvaires et 26 vestiges, dont 41 sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec. Les commanditaires sont rarement des nobles, plus souvent des prêtres (Ploeven, Hanvec, Seznec à Plogonnec, Douarnenez, Cast, La Martyre, Plonevez-Porzay), ou des fabriciens (ou "fabriques"). A Dinéault, nous pouvons supposer que les commanditaires sont les fabriciens  A. Le Bulier  et Louis Le Garo qui ont accompagné leurs noms des dates de 1648 et de 1650, compatibles avec l'activité de Roland Doré. Par contre, deux inscriptions du recteur et d'un fabricien, datant de 1696 sur le croisillon, indiquent des interventions plus tardives sur la structure même du calvaire, ou des restaurations. 

Selon Le Seac'h (2014), "les Christ sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes, ils penchent la tête sur le coté droit, les yeux clos. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines".

Le corps est étiré, sa longueur correspondant à sept hauteurs de tête. Les lombes sont cambrées, écartées de la croix. Les jambes sont discrètement arquées, les pieds sont posés l'un sur l'autre en équin.

 

Le Christ en croix, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Le Christ en croix, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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La large couronne, posée bas sur le front effacé, est un soigneux tressage de deux brins décoratifs, fort éloignée des engins de torture enfonçant leurs épines sur des chairs ensanglantées . Les cheveux longs tombent comme un large voile devant l'épaule, à gauche,  ou derrière l' épaule, à droite, selon une formule quasi immuable. Une vue en lumière frisante montre mieux la région sternale du torse parcourue de six stries costales, et l'abdomen saillant, aux deux parenthèses piriformes autour de la bande verticale des grands droits. 

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Le Christ en croix, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Le Christ en croix, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Comparer avec :

a) le Christ de la croix de Cléménéc'hy à Logonna Daoulas, par le même Roland Doré.

https://en.wikipedia.org/wiki/Roland_Dor%C3%A9_(sculptor)#/media/File:Logonna-Daoulas,_croix_de_Cl%C3%A9m%C3%A9n%C3%A9c%27hy.JPG

b) le Christ de la croix de la Croix Rouge à Dirinon (photo lavieb-aile):

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le plus remarquable est la tête, travaillée de façon étonnamment plastique comme sous l'effet d'un couteau sur de l'argile, manié par un geste hanté par la sobriété ou la retenue recueillie. Les traits sont hélas défigurés par deux ovales de lichens crustacés blanchâtres.

 Les yeux baissés semblent prolongés par l'axe très vertical du visage , très épuré, dont la ligne est accentuée par la ligne saillante du nez et  le V inversé des sillons nasogéniens. La moustache trace au contraire un grand U sous lequel le menton à courte barbe bifide et la bouche semblent être des pièces imbriquées.

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Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Le pagne tranche aussi de manière étonnante avec le perizonium des ateliers de sculpture précédents : au lieu des plis fins et aériens, aux pans gaufrés et volants, nous avons ici des bandes agencées en Z avec des lignes dépouillées, des volumes pleins, simplifiés à des épures géométriques. La formule du pan gauche pris par dessous, et de l'autre replié par dessus perd tout réalisme au profit d'un équilibre de masses.

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Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Le Christ en croix (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Deux anges recueillant le Précieux Sang des pieds du Christ.

Ils ont  cas le sourire amène des anges qui encadrent le  Christ du calvaire de Senven-Lehart et celui la chapelle Seznec à Plogonnec.

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Deux anges au calice, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Deux anges au calice, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sur le croisillon. La Vierge et saint Jean. Sainte Marie-Madeleine et saint Exupère (Bastien Prigent).

En descendant d'un étage dans la mâture du calvaire, c'est un autre atelier virtuose du kersanton, antérieur de 80 ans environ à Roland Doré,  que nous découvrons, facile à reconnaître par l'un de ses traits : les trois larmes en relief des personnages qui pleurent la mort du Christ. Les deux frères Prigent, Bastien (le plus doué) et Henry, ont produit, le plus souvent à la demande des fabriques paroissiales et parfois des prêtres, les calvaires monumentaux de Plougonven (1554) et de Pleyben (1555), les porches de Pencran (1553), de Landivisiau (1554-1565), de Guipavas (1563), des sculptures isolées (à Dirinon) dont la statue de sainte Marguerite et celle de saint Antoine à l'église de Dinéault, et enfin 6 croix et 23 calvaires dont 13 sont complets, à Guimiliau, Lanhouarneau, Saint-Servais, Saint-Derrien, Bourg-Blanc, Saint-Divy, Lothey, etc...

 

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 La Vierge et saint Jean. Sainte Marie-Madeleine et saint Exupère (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

La Vierge et saint Jean. Sainte Marie-Madeleine et saint Exupère (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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La Vierge (Bastien Prigent).

Elle porte la guimpe et le voile du deuil, et ce voile est recouvert par le col arrondi d'un long manteau. Le pan droit de celui-ci revient s'accrocher à la ceinture en une large boucle. La robe ne manque pas d'élégance, avec ses manches bouffantes et à revers. Mais Marie se moque de cela, elle prie, les mains jointes, les yeux  mi-clos, les lèvres à peine jointes : elle n'est plus que chagrin, et foi. Six larmes s'écoulent, qui sont les six clous de son crucifiement.

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 La Vierge (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

La Vierge (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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 La Vierge (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

La Vierge (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Jean l'évangéliste (Bastien Prigent).

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Saint Jean (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Jean (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Jean (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

Saint Jean (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

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Sainte Marie-Madeleine.

Entre saint Jean et la Vierge, à genoux au pied de la croix selon un schéma répété constamment sur les Passions finistériennes des maîtresses-vitres du XVIe siècle, Marie-Madeleine la pécheresse repentie (Marie de Magdala) ou la sœur de Lazare et de Marthe (Marie de Béthanie) , celle qui verse le parfum de nard très rare et très coûteux sur les pieds ou la tête de Jésus, celle qui participera à la Mise au Tombeau et bénéficiera de la première apparition du Christ ressuscité est la patronne de l'église Sainte-Marie-Madeleine de Dinéault. Elle est présente deux fois sur ce calvaire ; mais ici, partageant avec Marie et Jean les larmes de l'affliction,  elle se penche sur le flacon d'aromates (de myrrhe) et se prépare à accomplir les usages de l'embaumement, puisque son Maître, son "rabbouni" (Jn 20:16), est mort.

Comme ailleurs, elle se caractérise par sa chevelure longue et défaite, seulement rassemblée par un bandeau retro-occipital, mon "chouchou". Son élégance fait sa réputation ; mais ici, l'artiste l'a voulu sobre, sans bijoux ni coiffure, seulement apparente par les formes moulantes de la robe et, surtout, par les doubles manches, bouffantes, resserrées par un lien brachial, puis plissées.

On la comparera à celle du calvaire monumental de Plougonven, œuvre des Prigent (photo lavieb-aile) : même front épilé, mêmes sourcils froncés, même bandeau, mêmes fronces sur l'encolure de la robe, mêmes manches où s'invitent quelques crevés.

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Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

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Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017
Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent),  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

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Saint Exupère (Bastien Prigent).

Rien n'indique son identité, et il se présente comme un saint évêque anonyme, mais chacun reconnaît le patron vénéré ici dans la chapelle Sant-Dispar : l'ermite Isper ou Ispar, romanisé par rapprochement avec saint Spire en "saint Exupère", évêque de Toulouse (ou de Bayeux, cela n'a pas beaucoup d'importance). Il est important pour lui d'être ici, à coté de Marie-Madeleine, avec qui il forme le couple emblématique de la paroisse, comme sur la bannière de procession;

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Saint Exupère (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017
Saint Exupère (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

Saint Exupère (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017

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II. LA FACE ORIENTALE : ECCE HOMO.

 

Face orientale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Face orientale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Le Christ aux liens par Roland Doré (vers 1650).

On attribue 3 autres Christ aux liens à l'atelier de Roland Doré, dont celui de Senven Lehart (Wikipédia),  et celui de la chapelle Seznec à Plogonnec (image lavieb-aile) ci-après. Pourtant, celui de Dinéault diffère singulièrement de celui de Seznec. Son visage, tout en intériorité, est plus expressif, la bouche est entrouverte, le manteau de pourpre est largement ouvert sur le corps presque nu et sur le pagne noué à gauche, le roseau expose son l'épi en quenouille de son inflorescence entre deux  feuilles, les mains sont nouées à hauteur du nombril, la main droite retenant le pan du manteau.

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Ecce homo (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Ecce homo (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Ecce homo (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Ecce homo (Roland Doré), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sur les culots du croisillon: Saint Pierre et saint Sébastien (Bastien Prigent). 

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Sur le croisillon, face orientale du  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Sur le croisillon, face orientale du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.


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Saint Pierre (Bastien Prigent).

Saint Pierre est pieds-nus comme tout apôtre, crâne désolé par la calvitie à l'exception d'un îlot frontal comme tout saint Pierre qui se respecte, et il tient l'énorme clef du Paradis pour qu'on le reconnaisse facilement. Le bouton rond qui ferme, non sans traction, le manteau rappelle ceux des apôtres du porche de Landivisiau, dans le style Prigent.

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Saint Pierre (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Pierre (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Sébastien (Bastien Prigent).

Si on le compare avec les saints Sébastien du porche de l'église de Ploudiry par Bastien Prigent, et de Pencran par son frère Henry, il reflète une évolution de l'iconographie sébastianesque qu'il serait passionnant de retracer, si le crédit de patience de mes lecteurs n'était – et de très loin – déjà épuisé.

— Oh..aller... siouplait...

— En quelques mots alors :

a) La figure dévotionnelle médiévale. À l'époque médiévale Sébastien, officier romain  martyr sous Dioclétien en raison de sa foi, était représenté correctement habillé, mais assailli par les multiples flèches de ses soldats devenus ses bourreaux : "et les soldats lui lancèrent tant de flèches qu'il fut tout couvert de pointes comme un hérisson" (Jacques de Voragine, Légende Dorée). On l'invoquait lors des épidémies de peste, par analogie entre les blessures de la maladie, et les plaies auxquelles il avait survécu. En effet, le hérisson, laissé pour mort,  avait miraculeusement échappé à ce funèbre destin, afin de se rendre au palais impérial et de morigéner Dioclétien. Mauvaise idée, quoique d'inspiration divine : il fut battu de verges, jeté dans les égouts, où sainte Lucine vint récupérer sa dépouille. Il fut représenté aussi sous cette influence médiévale à l Renaissance, toujours habillé, mais sous forme emblématique, en officier et en archer : ici, sur le retable San Benito de Calatrava (v. 1480) à Séville, pour un Ordre militaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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b) L'éphèbe aux bras liés, déliés.

 à la Renaissance,  les artistes ont vu en Sébastien l'occasion d'un exercice de nu masculin sur le modèle grec antique (alors très en vogue). Le saint, seulement vêtu d'un pagne parfois très court et porté très bas, perd sa barbe et devient un adolescent apollinien, blond, bouclé, qui, tel un surfeur à Waikiki Bieach, se déhanche et adopte une gestuelle libérée de tout hiératisme moyenâgeux. Sa beauté physique passe pour un reflet de celle de son âme. Les bras s'élèvent et expriment, malgré les liens, un dynamisme paradoxal. C'est ainsi que nous le voyons sur la gravure de Martin Schongauer : intitulée Le Petit Saint Sébastien (Colmar, Unterlinden) :

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Albrecht Dürer (Saint Sébastien attaché à un arbre, 1501 ) donne un Sébastien dont le pagne s'abaisse encore, mais dont les bras sont sagement liés derrière le dos.

Bastien Prigent réalise lui aussi un Sébastien dont le corps suit les contours d'un arbre, le bras gauche liée à une branche basse et le bras droit lié à une branche haute : c'est la statue de l'église de Ploudiry :

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c) Les jambes croisées.

Une étape supplémentaire est franchie lorsque le mouvement touche non seulement les bras et le bassin, mais aussi les jambes. Ce saint  aux allures d'éphèbe est toujours figuré presque nu, attaché à un arbre, exposé aux flèches de ses bourreaux, témoignant de l'ardeur de sa foi chrétienne par sa belle indifférence à ses blessures. Mais sa posture est ici remarquable, non pas tant par le geste du bras droit au dessus de la tête que par les jambes acrobatiquement croisées, comme saisies en instantané lors d'une chorégraphie particulière.

le Grand Saint Sébastien de Martin Schongauer (1435/50-1491) en est un exemple encore timide:

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L'influence semble venir des Pays-Bas, mais on peut la voir cheminer à travers les enluminures depuis la seconde moitié du XVe siècle :

La statuaire montre divers exemples de ces jambes liées qui se délient, se tordent, adoptent des positions extravagantes :

— Statue de Saint Sébastien, (fin XVIe) église de Bar-sur-Aube  https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/BarAube/Bar-sur-Aube-Saint-Pierre.htm

— Statue de Saint Sébastien à Wissembourg.

http://fr.topic-topos.com/statue-de-saint-sebastien-wissembourg

— Saint Sébastien en bois sculpté en ronde-bosse et polychromé. Brabant, vers 1500

http://elogedelart.canalblog.com/archives/2009/11/22/15892491.html

—Saint Sébastien, saint Roch et saint Wolfgang, Bad Aussee, 1475, 

http://www.tenbunderen.be/bedevaarten/bedevaartsplaatsenalgemeen.html

 — musée des Beaux-arts de Gand : chêne, par maître Arnst (Nord des Pays-Bas)  environ  1480-1485. Wikipédia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Wiki_Loves_Art_-_Gent_-_Museum_voor_Schone_Kunsten_-_De_marteling_van_de_heilige_Sebastiaan_(Q22080797)_(1).JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On doit aussi souligner que le thème iconographique du Christ à la colonne, ou de la Flagellation, exerce aussi son influence, Sébastien devenant un double juvénile et athlétique du Christ.

 

C'est sous ces influences du bras droit levé et des jambes croisées que se place la statue de saint Sébastien par Bastien Prigent à Dinéault. 

 

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 Saint Sébastien (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Sébastien (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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d) L'art baroque italien développera ensuite une "figure homo-érotique" voire "sado-homo-érotique" .  Avec Le Sodoma (Saint Sébastien, (1525)  Galleria Palatina, Florence), Guido Reni, Le Caravage, le corps sera érotisé et féminisé, la métaphore liée à la pénétration des flèches sera soulignée, et les pieds échapperont à leurs liens. 

— Ludovico Carraci, Saint Sébastien, 1599 Gravina (Bari), Fundazione Pomarici-Santomasi. 

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La Pietà (Bastien Prigent).

L'atelier des Prigent a sculpté ici une pietà à deux personnages, la Mère tenant son Fils par une main placée sous le torse tandis que la main gauche élève le bras du Christ, dont la main retombe inerte. La Vierge, qui  porte le voile et la guimpe, est en larmes, et on retrouve ici encore le leitmotiv des trois gouttes effilées.

 La Pietà du calvaire de Plougonven est à quatre personnages. Plusieurs autres pietà indépendantes sont sorties du même atelier, comme celle de l'église de Saint-Budoc à Plourin-Ploudalmézeau, à six personnages, et celle de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic, à cinq personnages.

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La Pietà (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

La Pietà (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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La Pietà (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

La Pietà (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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III. LES INSCRIPTIONS DU CROISILLON.

 

Sur la face Ouest du croisillon formant console double feuillagée et ornementée d'une tête d'ange, on lit : 

M : C : KAVDEN : REC

Soit "Messire C[laude]. Kerauden recteur".

Malgré la forme utilisée (Kerauden et non Keraudren, et Ker abrégé en K), il faut reconnaître ici Claude Keraudren, recteur de Dinéault de 1694 à sa mort le 28 mai 1702. C'est lui qui, le 1er jour de mai 1698, a béni la seconde cloche de l'église paroissiale, baptisée François-Sébastien. 

Nota bene : Le 14 mai 1700, Claude Keraudren s'opposa à la prise de possession du bénéfice de la paroisse par Alain Le Cargour. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1938.pdf

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Croisillon coté ouest, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Croisillon coté ouest, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sur l'avers du croisillon, on lit : l'inscription :

M : HORELLOV : F : 1696.

soit "M. Horelllou Fabrique 1696".

Le patronyme Horellou est très répandu à Dinéault (plus de 500 noms sur les registres d'état-civil 1674-1868), et nous n'avons que l'embarras du choix pour proposer un éventuel candidat. Par exemple Yves Horellou, né vers 1666,  marié en 1690 à Louise Lanchou, et dont les enfants Jeanne, Pierre, Jane et Marguerite sont nés en 1691, 1693, 1697 et 1698. Parmi d'autres. Si la première lettre est l'initiale du prénom, je ne peux proposer que Mathieu Horellou, époux de Marguerite Briz, et dont le premier enfant est né en 1674.

On lit aussi sur la face sud du fût l'inscription :

L. GARO F. 1650

"L Garo Fabrique 1650"

Les archives signalent qu'en 1686, Louis Le Garo et Louise Beulier déclarèrent la naissance de leur fils Guillaume, puis, l'année suivante, de leur fils Yves, en 1689 de leur fille Marie, puis viendra Guillaume en 1692, François en 1694, François en 1695, Françoise en 1698, Gabriel en 1701,  Marie-Gabriele en 1704, et Gabrièle en 1707.

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Croisillon coté est, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Croisillon coté est, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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IV. SUR LE SOCLE.

1°) Du coté ouest : sainte Marie-Madeleine, saint Jean, et saint Yves.

Sur le socle sont posées deux statues en kersanton dues au ciseau de Bastien Prigent : Sainte Marie-Madeleine à genoux tenant un flacon d'onguent, et Saint Jean debout, tête baissée. Tous les deux sont en larmes.

 

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Socle coté ouest, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Socle coté ouest, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine.

Cette statue de sainte Marie-Madeleine à genoux, en pleurs au pied de la croix, visage levé visage levé vers le Christ et tenant près d'elle son flacon d'aromates pour l'embaumement se retrouve presque à l'identique à Pencran, dans une statue de kersanton sculptée par Bastien Prigent. A son propos, E. Le Seac'h notait le travail remarquable des draperies, disposées dans les trois dimensions.

On peut noter aussi les doubles manches, plissées, la ceinture dont le nouage est très précisément sculpté, et — mon détail préféré, mon "chouchou" — le bandeau réunissant la partie moyenne de la chevelure derrière la nuque avant de la laisser filer en deux mèches sur les épaules.

La Marie-Madeleine qui est tournée face à la croix au pied du calvaire de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, si elle n'est pas du même atelier (pas de larmes, pas de bandeau de cheveux), est également très évocatrice de celle-ci par sa posture.

 

 

 

 

 

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Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Sainte Marie-Madeleine (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Jean éploré (Bastien Prigent).

Le front est plissé, le visage baissé est encadré de boucles en cascade, les trois larmes s'écoulent des yeux du saint, qui semble ployer sous le poids du chagrin et porte la main à sa poitrine.

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Saint Jean éploré, (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Jean éploré, (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Jean éploré, (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Jean éploré, (Bastien Prigent), calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint Yves (Bastien Prigent).

Sur le coté du socle est sculptée une statuette d'un religieux, qui répond, à l'ouest, à celle sainte Véronique,  à l'est. Bien que les principaux auteurs n'identifient pas ce "moine", je partage l'avis de J-M. Abgrall qui voit ici saint Yves, en cotte et camail à chaperon, tenant un rouleau de parchemin à droite, et un sac à procès (ou un livre dans une gaine en étoffe) à gauche.

Le culte de saint Yves est attesté dans la paroisse d'une part par sa présence sur le croisillon du calvaire de la chapelle de Dinéault (1590), d'autre part par le triptyque de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre à l'intérieur de l'église (XVIIe siècle), et surtout par le nombre considérable de paroissiens portant son prénom dans les archives d'actes du XVII et XVIIIe siècle. C'était aussi le prénom d' Yves Lozeac'h, recteur de 1673 à 1694, ou de trois prêtres originaires de Dinéault et y ayant exercé pendant la même période (Yves Horellou, Yves Le Gourlay et Yves Guillou).

On le comparera à la statue homologue mais bien différente du calvaire de Plougonven, à celle du Folgoët, ou de la chapelle Saint-Yves de Guipavas, ou aux statues  de la croix de Brondusval à Plouider ou du calvaire de Guissény, ou enfin à la statue géminée du calvaire de Plouhinec.

Saint Yves (Bastien Prigent), calvaire de Plougonven, photo lavieb-aile :

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Saint Yves figure aussi en statue géminée sur le calvaire de la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (Plomodiern), datant de 1544 et dont l'auteur n'est pas connu. Cette chapelle de ce siège de foires jadis très importantes est voisine de Dinéault.

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Saint Yves,  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint Yves, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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2°) Le socle coté est. Saint François et sainte Véronique.

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Saint François et sainte Véronique,  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint François et sainte Véronique, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Saint François d'Assise présentant ses stigmates.

Saint François est également présent sur le calvaire de la chapelle Saint-Exupère. Il porte le capuchon de scapulaire, ici rabattu, le froc de bure, la cordelière à trois nœuds et les sandales des Frères Mineurs.

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Saint François,  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Saint François, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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Sainte Véronique présentant le voile de la Sainte Face.

La Sainte Face est aussi présente sur le calvaire de la chapelle Saint-Exupère de Dinéault.

La coiffure de la sainte est un bourrelet proche du balzo à la mode à la fin du XIVe siècle.

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Sainte Véronique et le voile de la Sainte Face,  calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Sainte Véronique et le voile de la Sainte Face, calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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3°) Le socle coté nord : inscription.

LE

A BULIER F 1648.

Selon les actes de décès,  ce fabricien pourrait être décédé le 10 9 1674 à 55 ans (l'acte ne mentionne pas le prénom du défunt).

 

 

 

Coté nord du socle du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

Coté nord du socle du calvaire de l'église de Dinéault. Photographie lavieb-aile, février 2017.

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COMPARAISON.

Comparaison avec deux calvaires proches de celui-ci :

—Le calvaire de la chapelle Saint-Exupère (1590) : Crucifix, Vierge, Jean, saint Yves, saint évêque (Exupère), Voile de la Sainte Face.

—Le calvaire de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (1544 et Roland Doré vers 1630 ) : Crucifix, anges au calice, deux larrons, deux cavaliers, Jean, Marie-Madeleine, Vierge à l'Enfant, Marie-Madeleine à genoux, Pietà.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1907, Chanoines Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron, "[Notices sur les paroisses] Dinéault",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 7e année, 1907, p. 171-187.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/dinault.pdf

"Super User" (pour Philippe BITTEL  ?),s.d,  

http://www.dineault.fr/la-commune/le-patrimoine/patrimoine-religieux/eglise-sainte-marie-madeleine

http://www.dineault.fr/images/eglisemadeleine/eglise.pdf

— Monuments historiques

http://www.monuments-historiques.net/mobilier/48547_pm29000206-groupe-sculpte-la-trinite-eglise-sainte-marie-madeleine-dineault-finistere-bretagne

— CASTEL (Yves-Pascal), "Dinéault", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dineault/dineault.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, En Bretagne. Croix et Calvaires. Minihy Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

CASTEL (Yves-Pascal), 1985,  "Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIe siècle", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, p. 97-156.

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988  Notice de Dinéault,  Répertoire des églises : paroisse de DINEAULT,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 5 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/827.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DINEAULT.pdf

COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton",, Mémoires de la Société d'émulation des Cötes-du-Nord vol. 89 p. 76-106.

GLENN (C.), 2013, The queering of St.Sebastian: Renaissance iconography and the homoerotic body

Clhttp://cujah.org/past-volumes/volume-ix/essay-4-volume-9/inton Glenn

— LE MOIGNE (Gilbert) (Logonna) : site de ses photos sur Flickr

https://www.flickr.com/photos/glemoigne/page1

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Coll. "Art et Société" Presses Universitaires de Rennes, pages 292-293.

— LISTE DES PERSONNES NÉES À DINÉAULT.

http://genealogies.geneamania.net/delacotte/Liste_Pers2.php?Type_Liste=N&Nom=DINEAULT%20(29)&Ville=447

— NAISSANCE ALPHABÉ A-Z pdf

http://www.dineault.fr/la-mairie/archives-municipales/etat-civil-avant-1903

— THE ICONOGRAPHY OF SAINT SEBASTIAN.

https://web.archive.org/web/20080505081739/http://bode.diee.unica.it/~giua/SEBASTIAN/index.html

— WALL (Rachel) Saint Sébastien in the Renaissance : the classicization and homoeroticization of a saint. http://digitalcommons.providence.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1018&context=art_journal

— WIKIPEDIA Roland Doré (Sculptor). Ce remarquable catalogue illustré en ligne des œuvres de Roland Doré reprend en fait le catalogue raisonné établi par Emmanuelle Le Seac'h.

https://en.wikipedia.org/wiki/Roland_Dor%C3%A9_(sculptor)


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Published by jean-yves cordier - dans Dinéault Calvaires
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:31

Les calvaires de Dirinon VII : La Croix de Ty-Croas.

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Voir la série sur Dirinon :

L'enclos paroissial :

Le culte de sainte Nonne :

Les croix et calvaires de Dirinon :

 

 

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Rappel :

"Croix" : monument qui a la forme d'une croix.

"Calvaire" : à la croix s'ajoutent deux personnages sur des croisillons (souvent la Vierge et Jean) ou les deux croix des larrons, voire ("Calvaire monumental") les scènes historiées de la Passion.

Dirinon possède seize croix et calvaires, restaurés par les soins de recteur Guillermou entre 1956 et 1960 puis par la commune. Elles sont décrites par l'Atlas des croix et calvaires sous les n° 418 à 433. Y-P. Castel distinguait en 1993 les croix simples (Croix de Mondragon n° 430, croix de Pen-ar-Run n°431, croix de Trébéolin n°432), les "Croix à Christ" (de Kerniouarn n°428, du bourg n°422, de Ty-Croas n°433, de Kermélénec n°424 et de Croas-Guénolé n°418), les six "Petits Calvaires" (de la Croix-Neuve n°419, de la Croix-Rouge n°420, du cimetière de l'enclos n°421, de la Grange ou Croas ar Vossen n°423, de Lesquivit n°429), sans compter les 5 croix disparues signalées sur le cadastre.

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Situation.

Street view

Maps (60 rue de la Gare)

La croix se situe à l'entrée sud-ouest du bourg de Dirinon, à l'embranchement de la rue de la Gare et de la rue du Stade. Les photos aériennes de 1950-1965 montrent qu'il y a cinquante ans, Ty Croas était le nom d'un hameau isolé dans les champs à 1 kilomètre du bourg, comportant en 1950 trois maisons bordant la route. 

L'urbanisation de Dirinon s'est faite le long des voies principales, notamment la rue de la Gare.

Si on remonte le temps, la carte d'Etat-Major 1820-1866 [en réalité plus tardive, puisque la Station de la ligne Landerneau-Châteaulin crée en 1867 y figure] ne montre plus aucune habitation sur la route entre le château de Keranc'hoat et le Bourg, et son embranchement avec la route vers Keravel.

En 1827, date du cadastre napoléonien, la route est intitulée Chemin vicinal de Loperhet à Landerneau et aucune maison n'y figure.

En remontant encore, vers 1780, la carte de Cassini ne montre plus ici aucun chemin, mais une crête boisée (altitude 110 m environ) d'où descendent divers ruisseau vers le nord (le Roual) et vers le sud (la Glanvez). Cette zone est déserte, aucun nom de lieu n'y figure.

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fserie_p%2Fserie_3p%2FFRAD029_00000003P%2Exml&page_ref=74484&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

Toponymie.

Ty-Croas signifie "la maison près de la croix". Puisqu' aucune maison n'est signalée ici au XVIIIe et première moitié du XIXe, on pourrait en conclure que le nom Ty-Croas est récent, mais il faudrait s'en assurer plus précise par l'étude du cadastre et des archives.

Description.

Elle est décrite en ligne dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère sous le n° 433, avec   3 dessins. On peut la reprendre et la compléter ainsi :

Ty-Croas, croix en kersanton de 5 mètres de haut, datant du XVIe siècle. L'emmarchement de trois degrés (granite) reçoit un socle cubique portant l'inscription 1904. Le fût (carré aux angles chanfreinés) est armorié au niveau du nœud aux armes de Lesguern et ??. La croix comporte le crucifix et une Vierge à l'Enfant.

Orientation.

La croix n'est pas orientée comme elle l'était initialement, le crucifix tourné vers l'ouest, mais selon des impératifs d'aménagement urbain, dans l'axe de la rue de la Gare.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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I. LE CRUCIFIX.

Le Christ barbu, cheveux longs, yeux clos, tête inclinée, porte un pagne court. Pieds en rotation interne. Nombril en bouton. Titulus moderne.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Un écu est placé sur le nœud du fût : malgré une lecture rendue difficile par la présence de lichens, il porte une magnifique hure de sanglier, qui correspond aux armoiries d'or à la hure de sable de la famille de Rosnyvinen. . Annie Le Men 1990, qui   a identifié cet écu,  a indiqué dans son article pour cette croix la date de 1610.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Rosnyvinen

Pol Potier de Courcy décrit ainsi la famille de Rosnyvinen dans son "Nobiliaire et armorial de Bretagne" :

« Rosnyvinen (de), sr dudit lieu, trêve de Loc-Eguiner, par. de Ploudiry, — de Keranhoat, par. de Loperhet,de Trébéolin, par. de Dirinon, — de Guitté, par. de ce nom, — de Vaucouleurs, par. de Trélivan, — de Chambois et de Beauvais, en Normandie, — du Parc-Avaugour, au Maine, — du Plessix-Bonenfant et de Piré, par. de Piré, — de la Gromillais, par. de Québriac, — de Trémelgon, par. d’Ambon, — de Gamarec, par. d’Elven, — de Tilly, — de la Haye-d’Iré, par. de Saint-Rémy-duPlain, —comte de Maure, par.de ce nom, —s’deFouesnel, par. de Louvigné-de-Bais, — de Beaucé, par. de Mélesse, — du Bouessay, — de Kerouzéré, par. de Sibiril, — du Jarriay, par. de Rougé, — du Rible, par. de Plomodiern. Ane. ext. chev., réf. 1669, onze gén.; réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Ploudiry, Loperhet, Dirinon, Québriac, Plougastel-Daoulas et Trélivan, év. de Léon, Cornouaille et Saint-Malo. D’or à la hure de sanglier de sable, arrachée de gueules et défendue d’argent ; aliàs : à la bordure engreslée de gueules. Devise : Défens-toi ; et aussi : Non ferit nisi læsus. »

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Or, la consultation de la carte IGN montre que le château de Keranc'hoat à Loperhet et le lieu-dit Trébéolin à Dirinon ne sont pas éloignés de Ty-Croas de plus d'1,5 km.

image Wikipédia 

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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II. LA VIERGE À L'ENFANT.

La Vierge porte une couronne à larges fleurons. Son visage est rond. Son Fils, aux cheveux ras,  est assis jambes croisées sur son bras gauche. Tous les deux se tiennent la main, ou bien tiennent ensemble un objet indistinct. 

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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De ce coté de la croix, nous trouvons un écu portant trois rangs de cloches et de pots alternés qui correspondent en héraldique à une fourrure, le vair. Il est possible d'y voir, comme le suggère l'Atlas des Croix et Calvaires, les armoiries de la famille Lesguern, fascé de six pièces de vair et de gueules, reprise de la famille de Coëtménech

 

Nobiliaire et armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy

LESGUERN

par. de Plouarzel, — de Rosarnou, par. de Dinéault, — de Kerbréden, par. de Plouvien, — de Chef-du-Bois, près Landerneau.

Anc. ext., réf. 1669, neuf gén. ; réf. et montres de 1447 à 1554, par. de Saint-Frégan, év. de Léon.

Pour armes antiques : d'or au lion de gueules, à la bordure engreslée d'azur, qui est Lesguern; moderne : fascé de six pièces de vair et de gueules, qui est Coëtménec'h.

Prigent de Coëtménec'h vivant en 1411, laissa de l'héritière de Lesguern: Alain, vivant en 1147, marié à Anne du Rest, dont les descendants prirent le nom de Lesguern, mais en retenant les armes de Coëtménec'h. Jacques-Guy, épouse en 1688, Jeanne de Touronce, dame de Kervéatoux; Joseph-René, petit-fils des précédents, épouse en 1753, Marie-Jeanne de Kersulguen, dame de Chef-du-Bois ; un conseiller au parlement en 1778.

La branche aînée tombée en quenouille, a porté au XVIe siècle la terre de Lesguern dans la famille Huon de Kerézelec.

 

COETMENEC'H

Coëtménech (de), vicomte dudit lieu par. de Plouider,— sr de Coëtjunval, par. de Ploudaniel, — de Kerrom et de Rucat, par. du Minihy de Léon, — de Keranhoat, par. de Loperhet, — de Penandreff. par. de Plourin.

Réf. et montres de 1446 à 1503, par. de Plouider, Kerlouan, Plourin, Languengar, Ploudaniel et le Minihy, év. de Léon. Fascé de vair et de gueules (Sceau 1418), Devise : Soit.

Prigent vivant en 1373, marié à Tiphaine du Chastel.

La branche ainée fondue au xv« siècle dans le Vayer, d'où la vicomté de Coëtménec'h a appartenu successivement aux la Feillèe, Beaumanoir, Rosmadec, Kergroades, Montmorency et par acquêt aux Barbier de Lescoët.

La branche de Coëtjunval fondue dans du Louët qui ont retenu les armes de Coëtménec'h ; le chef d'une autre branche en épousant l'héritière de Lesguern, en Saint-Frégan, prit ainsi que ses descendants le nom de Lesguern, mais en conservant les armes de Coëtménec'h. Voyez Lesguern.

Je renvoie aux compétences de Jean-Bernard de La Brosse et à la lecture de son ouvrage Dirinon et son pays sur les manoirs de Dirinon pour démêler les fils de l'histoire du manoir de Keranc'hoat et des seigneurs de Rosnyvinen, du Louët, des Coëtmenec'h et de la famille Lsguern.

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La date 1904 est gravée (avec un joli chiffre 4) sur le socle, date probable d'une Mission.

 

 

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Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Ty-Croas, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), "Dirinon", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1993 (3 septembre) Croix et calvaires de Dirinon

“0954 Dirinon, Croix et Calvaires... 03.09.93.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 21 février 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2456.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, En Bretagne. Croix et Calvaires. Minihy Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

 — LE MEN (Annie), 1990, "Armorial de la commune de Dirinon" Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXIX, pages 207 à 224 (page 220)

—G. LE MOIGNE (Logonna) : site Flickr

https://www.flickr.com/photos/glemoigne/page1

— Plan Local d'Urbanisme de Dirinon

http://www.pays-landerneau-daoulas.fr/medias/2016/07/Rapport-de-presentation_20160610-MPLUS1-DIRINON-RP-MODIFIE_APPROBATION.compressed.pdf

— Les voies antiques entre Quimper et Landerneau, in site Voies Romaines de Bretagne

http://voies-romaines-bretagne.com/vrom2/index.php?art=vrom_f_quimper_le_faou_landerneau.

— LA BROSSE (Jean-Bernard de), 2010-2016, Dirinon et son pays au fil de l'histoire de la Bretagne, quatre tomes. 

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Published by jean-yves cordier - dans Dirinon Calvaires
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:31

Les calvaires de Dirinon VI : La Croix de Coménec ou Croas-Guénolé.

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Voir la série sur Dirinon :

L'enclos paroissial :

Le culte de sainte Nonne :

Les croix et calvaires de Dirinon :

 

 

 

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Rappel :

"Croix" : monument qui a la forme d'une croix.

"Calvaire" : à la croix s'ajoutent deux personnages sur des croisillons (souvent la Vierge et Jean) ou les deux croix des larrons, voire ("Calvaire monumental") les scènes historiées de la Passion.

Dirinon possède seize croix et calvaires, restaurés par les soins de recteur Guillermou entre 1956 et 1960 puis par la commune. Elles sont décrites par l'Atlas des croix et calvaires sous les n° 418 à 433. Y-P. Castel distinguait en 1993 les croix simples (Croix de Mondragon n° 430, croix de Pen-ar-Run n°431, croix de Trébéolin n°432), les "Croix à Christ" (de Kerniouarn n°428, du bourg n°422, de Ty-Croas n°433, de Kermélénec n°424 et de Croas-Guénolé n°418), les six "Petits Calvaires" (de la Croix-Neuve n°419, de la Croix-Rouge n°420, du cimetière de l'enclos n°421, de la Grange ou Croas ar Vossen n°423, de Lesquivit n°429), sans compter les 5 croix disparues signalées sur le cadastre.

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Situation.

Street View

Maps : 48.361106, -4.271589

A la frontière entre Dirinon et Daoulas, la croix s'élève au lieu-dit Croas-Guénolé, sur la route du même nom Daoulas-Loperhet, sur l' embranchement d'une petite route vers la gauche allant au Squivit, juste avant l'embranchement vers la ferme de Coménec. L'abbaye de Daoulas se trouve à 500 mètres à l'ouest.

 

Cet emplacement datant du réaménagement de 1990 était vraisemblablement celui d'origine, si l'on en croit le cadastre de 1828. Elle figure à ce lieu sur la carte de 1950 (Scan50).

Cadastre 3 P 48/1/16 Section E2 de Kergavarec

Le site peut correspondre à un ancien gué sur un ruisseau se jetant dans la Rivière de Daoulas.

II peut correspondre aussi au trajet de l'ancienne route Daoulas-Stangmeur-[Trébéolin]-La Grange-Kerniouarn-Lannuzel-Dirinon -Kermélénec-Mont Dragon- Landerneau, telle qu'elle aparaît sur la carte de Cassini, et sur laquelle s'élèvent diverses croix ou calvaires de Dirinon.

Toponymie.

"Croas Guénolé" signifiant "Croix de Guénolé", on s'attendrait à trouver ici une statue du saint abbé de Landévennec, mais ce n'est pas le cas.

Coménec correspond à un ancien Coadmenec (carte de Cassini), soit Coat Ménec, "le bois des moines", ce qui trouve tout son sens avec la proximité de l'abbaye. Coat Ménec est aussi un toponyme de Le Tréhou.

Description.

Cette croix est décrite dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère sous le n° 418. accompagné de 3  dessins. On peut reprendre et compléter cette description ainsi

La croix Dirinon n°418 de  Coménec dite Croas-Guénolé, en kersanton, est haute de  3 mètres et date du XVIe s. Sur un socle cubique se dresse le fût à pans, avec  nœud, croix mutilée, crucifix, et Vierge à L’Enfant. 

La datation a été réévaluée à 1610 (cf. attribution)

Orientation.

En 1990, la croix "était enfouie en contrebas de l'ancienne route de Daoulas à Loperhet" (Castel, 1990) mais lors de sa réimplantation, elle a retrouvé son orientation crucifix tourné vers l'ouest, "selon la tradition qui veut que le Christ meurt tourné vers l'Ouest, mais demeure vivant comme le soleil qui chaque jour renaît à l'aube . La Vierge à l'Enfant se trouve ainsi face au soleil levant, symbole de la vie renouvelée chaque matin". (Castel, 1990)

Attribution.

Cette croix a été attribuée en 1990 par l'abbé Yves-Pascal Castel au Maître de Saint-Thégonnec par comparaison avec plusieurs visages des personnages du grand Calvaire de cet enclos. Par assimilation, la date de 1610, celle du Calvaire, est donnée à la croix de Coménec.

On comparera notamment la manière dont sont traités les yeux de la Vierge, dont sont marquées les paupières, et comment la moue des lèvres est esquissée.

 

 

 

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Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge à l'Enfant.

La vierge porte une couronne à large bandeau cernée par un jonc, et à larges fleurons. Son manteau fermée comme une cape  tombe en deux pans, celui de droite étant retenu par la main gauche. 

Les yeux en amande sont ourlés, sous des sourcils forts, et au dessus de joues rebondies.

L'Enfant donne la main gauche à sa mère, et tient le fermail de la main droite. Mêmes yeux ourlés, mêmes lèvres charnues. Le menton est triangulaire, les cheveux sont fournis et bouclés.

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Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le Christ.

Les bras du Christ, comme ceux de la croix, sont brisés. La couronne d'épines est un tressage de deux brins, au dessus du  visage aux longs cheveux et à la barbe courte . Les yeux clos sont larges. Le thorax, dont les côtes ne sont pas sculptées, est comme tendu en inspiration au dessus d'un ventre rentré. Le pagne est court, noué à gauche. Les pieds sont en légère rotation interne.

Croix de Croas-Guénolé,  Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Croas-Guénolé, Coménec, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), "Dirinon", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1993 (3 septembre) Croix et calvaires de Dirinon

“0954 Dirinon, Croix et Calvaires... 03.09.93.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 21 février 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2456.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1990 (samedi 29 juin). "Dirinon : Croas Guenolé remis en valeur."

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/20f7d5fccbcabc9e516162bda8f9989b.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, En Bretagne. Croix et Calvaires. Minihy Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:46

Les calvaires de Dirinon V : La Grange, échangeur de la Voie express Brest-Quimper.

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Voir la série sur Dirinon :

— L'enclos paroissial :

Le culte de sainte Nonne :

Les croix et calvaires de Dirinon :

 

 

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Rappel :

"Croix" : monument qui a la forme d'une croix.

"Calvaire" : à la croix s'ajoutent deux personnages sur des croisillons (souvent la Vierge et Jean) ou les deux croix des larrons, voire ("Calvaire monumental") les scènes historiées de la Passion.

Dirinon possède seize croix et calvaires, restaurés par les soins de recteur Guillermou entre 1956 et 1960 puis par la commune. Elles sont décrites par l'Atlas des croix et calvaires sous les n° 418 à 433.  Y-P. Castel distinguait en 1993 les croix simples (Croix de Mondragon n° 430, croix de Pen-ar-Run n°431, croix de Trébéolin n°432), les "Croix à Christ" (de Kerniouarn n°428, du bourg n°422, de Ty-Croas n°433, de Kermélénec n°424 et de Croas-Guénolé n°418), les six "Petits Calvaires" (de la Croix-Neuve n°419, de la Croix-Rouge n°420, du cimetière de l'enclos n°421, de la Grange ou Croas ar Vossen  n°423, de Lesquivit n°429), sans compter les 5 croix disparues signalées sur le cadastre.

 

 

 

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Situation.

Ce calvaire se trouve au lieu-dit ancien "La Grange", correspondant actuellement à "l'échangeur de Dirinon" sur la N165 Brest-Nantes ("Voie express"), peu avant d'atteindre Daoulas.

Si des millions d'automobilistes la voient rapidement passer dans leur champ de vision, peu de touristes trouvent l'occasion de l'examiner, car le triangle de pelouse qu'elle occupe entre les bretelles d'accès n'incite pas à s'y arrêter, et encore moins à s'approcher du monument. 

Le toponyme La Grange s'applique à un hameau (sept bâtiments sur la carte IGN, trois sur le carte d'Etat-Major), à 100 m au sud-ouest, à 90 m d'altitude . Il est signalé tel quel sur la carte de Cassini. 

L'intérêt de la carte de Cassini (vers 1780) est de montrer, tracée en marron, une route suffisamment importante pour être soulignée par cette couleur : elle se rend de Lesneven à Daoulas en passant par Landerneau et Dirinon. Sur Dirinon, elle passe par la croix de Mont Dragon, près du Moulin du Roual, par Kermélénec, le manoir de Lesquivit, "Belair", l'église et la chapelle Sainte-Nonne, Lannuzel, la chapelle Saint-Divy, Kerniouarn, la Grange, puis, par un crochet vers l'ouest, par Ilbrat (Kerirebrat sur Cassini), avant de revenir vers Daoulas par Stangmeur, Coménec et s'achever à l'abbaye de Daoulas et la chapelle Sainte-Anne. Il s'agit, de Landerneau jusqu'à Kernéouarn, de la voie la plus ancienne ("romaine"), mais la partie Kernéouarn-La Grange-Illbrat-Daoulas serait plus tardive, quoique en usage en 1780. Voir la carte et la description du site voies-romaines-bretagne.com.

Je remarque que cette voie ancienne de la carte de Cassini est jalonnée par les croix de Mont Dragon, de Kermélénec, par les calvaires du bourg et du cimetière, par les croix de Kerniouarn, de La Grange, et de Saint-Guénolé à Coménec. 

Cadastre napoléonien  concernant La Grange : 3 P 48/1/14 Section D 3 du Bourg. Parcelles 702 à 1039 : 1:2500

 http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fserie_p%2Fserie_3p%2FFRAD029_00000003P%2Exml&page_ref=75052&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

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Toponymie.

— LA GRANGE.

Les différentes cartes n'indiquent que le nom "La Grange" en français. Le nom semble de compréhension immédiate, mais il peut prendre plus d'intérêt à la lecture de ce commentaire concernant le site de Civaux (Vienne) : 

"Dans au moins 9 communes du site, le toponyme " la Grange" (ou "les Granges") est largement répandu. Issu du latin granum (grain), il signale un bâtiment où l’on rangeait les gerbes et battait le grain. Il était courant de trouver dans le voisinage d’une abbaye, d’un prieuré ou d’une église, une "grange dîmière", vaste bâtisse destinée à recevoir les produits de la dîme prélevée par le clergé sur les terres d’alentour.
Dans le périmètre de Civaux, comme souvent en Poitou, le mot désigne plutôt une étable aux bovins où l’on conservait également foin et fourrages pour nourrir le bétail. Dès lors, le toponyme marque la présence d’une ou plusieurs exploitations agricoles."

 

On pense alors à la proximité de l'abbaye de Daoulas et à la donation comme prébende à cet abbaye de la paroisse de Dirinon par l'évêque Geoffroy (1170-1185) , et, bien que celle-ci soit d'obédience augustinienne, au système des "granges" cisterciennes, exploitations souvent vastes gérées après défrichement par les moines de cet ordre.

Cf Nègre, Toponymie générale de la France

Les panneaux routiers de proximité portent la mention du nom en breton de l'échangeur :  AR C'HRANJ.

—CROAS-AR-VOSSEN

a) Les croix à écôts.

Le nom de Croas-ar-Vossen pour désigner la croix de La Grange est mentionné par l'Atlas. Il se traduit  en première intention par "Croix de la Peste" . J'ignore si ce nom est attesté anciennement sur la commune, ou bien, s'il qualifie simplement les croix dont les fûts portent des écôts. En effet, on pense (ou on raconte) que ceux-ci évoquent les bubons ou scrofules ou écrouelles pesteux, adénopathies inguinales ou crurales typiques de certaines formes de la peste. Victor-Henri Debidour estimait cette opinion fort douteuse.

  On retrouve cette appellation ailleurs :

 

Plougastel-Daoulas, à Kerzivez-Uhella (Atlas n°1904) : croix érigée (comme le Grand Calvaire de l'enclos) pour célébrer l'arrêt de l'épidémie de peste de 1598 https://www.plougastel.com/croix-croas-ar-vossen.php

Mespaul La Garenne (Atlas n° 1319) datée de 1626  http://fr.topic-topos.com/croas-ar-vossen-mespaul

Coat-ar Meal Kerascoët-Nevez (Atlas n° 320) http://www.coat-meal.fr/vie-quotidienne/coat-meal/presentation-de-la-commune.html

Tréhou, Brunoc (Atlas n°3055) datée de 1576.

Plouezoc'h, Groas A Vossen (Atlas n° 1857) datée de 1621 et 1864 avec l'inscription GROAS A VOCEN 

Ploumoguer, Ty-Guen (Atlas n°2188 ?) signalée par Y-P. Castel ici. ou par Topic-topos

Plogonnec (Atlas n°1562)  près de Pont-Youen, nommée Kroas ar Vossen 

b) Le mot breton Vossen.

En breton, Ar Vossen : "La Peste" est la forme adoucie de Bossen, ou "la peste", mot qui n'est pas mentionné dans le Catholicon de Jehan Lagadeuc (1499 et 1521). Je trouve dans le Dictionnaire étymologique breton de Victor Henry (1900) :

Bos, s. m., et Bosen, s. f., peste, mbr. boçen « tumeur », d'où « pustule caractéristique de la peste ». Empr. fr. bosse.

Cela me renvoie au Dictionnaire de la langue bretonne de Louis Le Pelletier Paris 1752 qui ouvre des perspectives passionnantes si elles sont validées

Voir dans le dialecte de Vannes le lien entre bossek "bossu" et bosen "peste"

La Gwerz de la Peste d'Elliant ou Bosenn Elliant : Ez oa skrivet gwerz ar vossen

La Gwerz de la Peste de Plouescat  contient ce vers Goret ar vossen en e skoaz, "qui a la peste apostumée dans l'épaule" (Miossec de kerdanet 1837)

https://archive.org/stream/bretonvannes/breton_vannes#page/n39/mode/2up/search/peste

Le breton bos vient donc du français bosse, ce qui semble logique. Ce qui est plus intéressant, c'est que le mot français désigne certes une bosse, mais, en moyen-français (1300-1500)  plus particulièrement celle d'un abcès ou d'une tumeur, et plus précisément un bubon de la peste. (Dictionnaire du Moyen-Français). A tel point que le dictionnaire de Godefroy donne :

Boce, boche, bosse : s.f. "Bouton de peste, bubon".

Ainsi on trouve dans Froissart  II, III, 30: Et en y mourut de boce [bubon, peste] et de mal du corps plus de vingt mille personnes 
Froissart., II, II, 94: Et estoit en devant le jeune seneschal de Hainaut, mort sur son lit de la bosse 

En bref, Croas-ar-Vossen peut signifier de façon concomitante Croix de la peste, Croix aux bubons ou Croix aux bosses. 
 

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Description.

Le calvaire de La Grange est décrit sous le numéro 423 avec deux dessins et deux photos signées Glemoigne dans l'Atlas des Croix et Calvaires créé par Yves-Pascal Castel. Le texte télégraphique peut être développé ainsi :

La Grange + Croas-ar-Vossen, granite et kersanton, du XVe siècle. Sur un emmarchement de trois degrés est posé le socle cubique. Le fût est rond, semé d'écots. Puis vient, après un petit croisillon (trop petit pour recevoir des statues), le croisillon principal et ses deux  statues géminées: Vierge-Paul, Jean-Pierre. Au centre, la Croix coiffé d'un dais, avec le crucifix du coté principal et la Vierge à L’Enfant au dos. La tête de la croix est monolithe.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

 

Orientation.

On remarquera que le calvaire n'est pas "orienté", c'est à dire que son orientation avec le Crucifix face à l'ouest, selon une règle qui était certainement respectée au départ, a été modifiée lors de son déplacement sur le trèfle de l'échangeur. Le crucifix est désormais dirigé vers le sud-est face...aux véhicules venant de Quimper.

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L'emmarchement et le socle.

Quelques remarques :

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Le premier degré est doté d'un repère de nivellement IGN matricule O.M.K-3 100 altitude 78,844 m. Ce  réseau matérialisé IGN 1969 de l'INEF, établi par l'IGN à partir de 1962 a pris la suite du Réseau de Paul-Alain Bourdalouë (1857-1864) et du Réseau NGF Lallemand (1880). Le matricule et ses coordonnées sont disponibles sur le serveur de fiches IGN.

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Repère INEF O.M.K3-100, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Repère INEF O.M.K3-100, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le socle est chanfreiné sur deux angles (flèches rouges) : ce chanfrein est plus large en bas.

 

Socle chanfreiné du Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Socle chanfreiné du Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La table du socle comporte des marques creusées artificiellement, dont cinq sont disposées en quinconce (flèches rouges).

Le fût est scellé à l'intérieur d'une cavité centrale.

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Marques du socle, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Marques du socle, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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LA FACE PRINCIPALE (CRUCIFIX).

Les deux faces du calvaire sont en kersanton non seulement très érodé, mais aussi couvert de différents lichens qui en altèrent l'examen. ces lichens sont crustacés dans les 3/4 inférieurs, habillant la quasi totalité des corps d'une couverture grise ou blanche à contours polycycliques en carte géographique. A cela s'ajoutent des colonies plus exubérantes (foliacées ou fruticuleuses), en touffes, qui transforment ce calvaire à la manière de massifs de coraux et d'algues sur une épave fantomatique.

 

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

 

 

 

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le Christ est toujours entouré de la Vierge à sa droite et de Jean à sa gauche, mais nous peinons à reconnaître ici la Mère éplorée au pied de la croix, la Stabat Mater. Quelques indices, une mèche de cheveux, un voile couvrant la tête, des mains croisées sur la poitrine, les plis d'une robe au dessus de la paire de chaussure, nous tirent d'affaire. 

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La Vierge, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017

La Vierge, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017

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La Vierge, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Au dessous d'un titulus effacé, le Christ est représenté les yeux fermés, la tête inclinée sur la droite, couronné d'épines, vêtu d'un pagne court, les jambes croisées et les pieds en rotation externe. 

Le Christ,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Le Christ, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean.

Est-ce vraiment lui ? Il faut y croire, mais notre foi est mise à l'épreuve. Pourquoi cette couronne tressée sur la tête ? Le live placé sous le coude droit peut se comprendre, quoiqu'il soit inhabituel (L'Évangile de Jean, l'Apocalypse), mais pourquoi la main gauche est-elle posée sur ce qui pourrait être le fourreau d'une épée ?

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Saint Jean,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Jean, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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II. LA FACE PORTANT LA VIERGE À L'ENFANT.

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Face secondaire,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Face secondaire, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Face secondaire,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Face secondaire, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Ah, je vous avais prévenu, les lichens mènent ici des jours fastes en foisonnantes et florides forêts. (Mais pourquoi a-t-il fallu que j'allitérasse ainsi en f ?)...

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Face secondaire,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Face secondaire, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Pierre.

Pas d'ambage ici, la clef me permet d'être péremptoire. Ajoutez le livre  et le phylactère du Credo apostolique. La barbe, et la calvitie frontale. Mais les pieds sont-ils nus comme il se doit à tout apôtre ?

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Saint Pierre,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Saint Pierre, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La Vierge à l'Enfant.

Elle est couronnée, elle semble avoir les yeux fermés, elle tient un globe terrestre dans la main droite et l'Enfant sur le bras gauche. Elle a dû être très belle, avant la colonisation, et ses traits témoignent encore de l'amour tendre des gestes du sculpteur.

Sa robe s'évase en quelques plis très sobres, avant de tomber sur les chaussures en deux jolies petites vagues.

L'Enfant semble tenir un objet sur sa poitrine.

Sous les pieds de Marie, une courte banderole diagonale a peut-être porté, en des temps révolus, une brève mention peinte.

 

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La Vierge à l'Enfant,  Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

La Vierge à l'Enfant, Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Saint Paul.

Il suffira de décrire son livre et son épée pour l'identifier. Il forme avec saint Pierre un couple fondateur pour l'Église. 

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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III. LE CROISILLON EN VIROLE.

Ce petit croisillon qui ne supporte ni personnage, ni autre motif sculpté est très singulier. En effet, évidé en son centre,  il est fiché comme une virole dans le fût sur lequel il coulisse avant d'être arrêté par l'une des "bosses" ou écôts de la croix.

Pour mieux analyser ce dispositif, il faudrait savoir s'il s'agit d'un unicum, ou bien si on peut retrouver d'autres exemples. S'agit-il d'un ré-emploi  ?

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Petit croisillon du calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Petit croisillon du calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Petit croisillon du calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Petit croisillon du calvaire de La Grange, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), "Dirinon", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1993 (3 septembre) Croix et calvaires de Dirinon

“0954 Dirinon, Croix et Calvaires... 03.09.93.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 21 février 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2456.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, En Bretagne. Croix et Calvaires. Minihy Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Dirinon Calvaires
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 22:08

Les calvaires de Dirinon IV : la croix de Kerniouarn / Kerpierre (XVe siècle).

 

 

 

 

 

Voir la série sur Dirinon :

— L'enclos paroissial :

Le culte de sainte Nonne :

Les croix et calvaires de Dirinon :

 

 

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Rappel :

"Croix" : monument qui a la forme d'une croix.

"Calvaire" : à la croix s'ajoutent deux personnages sur des croisillons (souvent la Vierge et Jean) ou les deux croix des larrons, voire ("Calvaire monumental") les scènes historiées de la Passion.

Dirinon possède seize croix et calvaires, restaurés par les soins de recteur Guillermou entre 1956 et 1960 puis par la commune. Elles sont décrites par l'Atlas des croix et calvaires sous les n° 418 à 433.  Y-P. Castel distinguait en 1993 les croix simples (Croix de Mondragon n° 430, croix de Pen-ar-Run n°431, croix de Trébéolin n°432), les "Croix à Christ" (de Kerniouarn n°428, du bourg n°422, de Ty-Croas n°433, de Kermélénec n°424 et de Croas-Guénolé n°418), les six "Petits Calvaires" (de la Croix-Neuve n°419, de la Croix-Rouge n°420, du cimetière de l'enclos n°421, de la Grange ou Croas ar Vossen  n°423, de Lesquivit n°429), sans compter les 5 croix disparues signalées sur le cadastre.


 

 

 

 

 

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Situation.

Street View Maps

N 48°.382297, -4°.267537

En venant de Dirinon, prendre la route vers la voie express N165 passant par Lannuzel, et atteindre l'embranchement du hameau de Kerpierre. La croix se trouve alors à droite. La route vers Kerniouarn débute une cinquantaine de mètres plus loin. Mais sur les cartes du XIXe siècle, et même sur le Scan 50 IGN de 1950, seul le lieu-dit Kerniouarn est indiqué, avec la graphie Kerneouarn.

L'examen de la carte de Cassini (vers 1780) montre qu'au XVIIIe siècle, ce qui deviendra la Route Impériale N° 170 Lesneven -Landerneau-Daoulas-Le Faou (Route Nationale de Lesneven) n'existait pas, et que le voyageur allant à Daoulas pouvait passer alors par Dirinon sous la forme d'une route indiquée en marron sur la carte. Elle va de Lesneven à Landerneau et se termine à Daoulas  (alors qu'une route Lesneven-Landerneau-Le Faou passait par Saint-Urbain). On la suit, sur le territoire de Dirinon à partir de Landerneau  et on la voit passer par Kermélénec, Lannuzel, (longeant la chapelle Saint-Divy et les fontaines sacrées),  Kernéouarn, La Grange. Or, ce trajet est jalonné des croix de Kermélénec, Kerneouarn et La Grange, qui trouvent ainsi leur cohérence dans une unité de géographie humaine. Il est possible, par la fonction de juxtaposition des cartes IGN et Cassini, de suivre le trajet de cette route sur Cassini avec le curseur, et de constater que son trajet est encore attesté par des tronçons de chemin. 

Kernéouarn ou Kerniouarn signifie probablement "Le lieu habité par Nihouarn", le patronyme Nihouarn est la modification par article résiduel agglutiné de Yhouarn, provenant lui-même d'un saint ermite du XIe siècle, Ehuarn. On trouve Lanniouarn en Plouarzel. (D'après Albert Deshayes, Dict. des noms de famille bretons) Un lieu-dit Kerniouarn se trouve aussi à Melgven et à Le Trévoux.

 

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Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Description.

Cette croix est décrite par l'Atlas de croix et calvaires du Finistère sous le numéro 428  comme une croix de kersanton de 4 m de haut, sur un emmarchement de deux degrés qui reçoit un socle cubique. 

Une plaque y est adossée avec l' inscription : RESTAURE AVEC TOUS LES CALVAIRES. MISSION 1957. Cela correspond à l'action du recteur François Guillermou en faveur des croix et calvaires de sa paroisse.

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La face ouest.

La croix du crucifix est de section hexagonale, à fleurons et à dais sommaire. La face occidentale porte un Crucifié très érodé. La couronne d'épine est faite d'un entrelacs de deux brins. Le Christ a la tête inclinée à droite, les cheveux longs, une barbe très courte, un pagne court à quatre plis croisés au milieu et noué à gauche. Les côtes sont inclinées en V à sommet xyphoïdien. Les pieds sont superposés en rotation interne. Les trois clous sont à tête prismatique.

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Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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La face est porte une Vierge à l'Enfant. 

La Vierge est couronnée, elle tient sur le bras gauche son Fils dont le visage est tourné vers le ciel. L'ensemble est si envahi par la lèpre de lichens blancs que cela crée une confusion désagréable.

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Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Le socle.

C'est peut-être l'élément le plus intéressant, car il est décrit par l'Atlas d' Yves-Pascal Castel comme "avec cupules pour un jeu". Je me permet de reproduire ici le relevé graphique qui accompagne l'Atlas. on voit que l'un des coins du socle est creusé par une marche en trapèze, et qu'une vingtaine de cupules sont disposés selon un tracé géométrique évoquant vaguement celui du jeu du "drapeau anglais" :

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Faut-il y voir la récupération d'une pierre à cupules comme celle proche de la fontaine Sainte-Nonne ? Ces pétroglyphes, en écuelles parfois associées à des rigoles,  datent de l'époque mégalithique (Néolithique et Bronze) et sont parfois réparties pour former des figures schématiques ;  leur signification n'est pas connue.  Je n'abandonnerai pour ma part cette hypothèse qu'après le désaveu formel d'un archéologue.

Ou bien faut-il voir plutôt ici une authentique marelle , comme le suggère Yves-Pascal Castel dans un article de 1993 ?

J'imagine mal des paroissiens taillant un bloc de pierre et le creusant de cupules, uniquement pour pratiquer un jeu dont l'une des caractéristiques principales est de pouvoir se jouer partout et sans plateau spécifique, en traçant des lignes sur le sol ou ailleurs. Je les imagine encore moins récupérant sans vergogne  leur table de jeu pour y élever un calvaire. Et encore moins jouant avec leur pions au pied de la croix. En outre, la marche trapézoïdale resterait inexpliquée.

Pourtant, l'abbé Castel a relevé au total en Bretagne douze exemples de socles ou de marches  de croix creusés de cupules de diverses tailles. (En Bretagne Croix et Calvaires 1997 page 42) Elles n'adoptent un schéma marelliforme qu'à Dirinon, mais sont parfois alignées selon des lignes, des cercles irréguliers ou des points de dès ou de  dominos. Sans aucune régularité compatible avec un jeu précis.

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Yves Pascal Castel 1997 :

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Il me paraît séduisant de penser que les pierres à cupules ont été considérées comme des pierres sacrées à l'époque pré-chrétienne, puis christianisées au même titre que les menhirs l'ont été. Leur forme de cube aurait alors favorisé leur emploi comme socle de croix.

La "marelle" médiévale.

Elle ne doit pas être confondue avec le jeu enfantin consistant à suivre  à cloche-pied un palet de terre à ciel, et retour. On préférera, pour les différencier, le terme de "jeu de mérelles" ou "jeu du moulin". 

Selon Patricia Muhouse 1985,

"Parmi les innombrables jeux de société pratiqués dans l'Occident médiéval, le plus répandu, celui auquel on joue partout, à tout moment, dans toutes les classes de la société, n'est pas le jeu de dés — contrairement à ce qui est souvent affirmé — mais bien le jeu de marelle.

C'est le jeu de société par excellence, celui qui pendant plusieurs siècles emblematise le mieux l'activité ludique de la civilisation européenne. Contrairement aux dames, aux échecs et aux tables (un des ancêtres du backgammon actuel), il ne doit en effet rien à l'Orient. Il est en outre plus ancien que tous les jeux de cartes et moins réprouvé que les jeux de dés. A l'époque moderne, il prend le nom de jeu du moulin; et ses épigones contemporains sont le morpion (avec toutes ses variantes) et le jeu dit « du drapeau anglais ». Ainsi la marelle, inconnue de la plupart des historiens et des anthropologues, et très souvent absente des répertoires, manuels ou encyclopédies consacrés aux jeux de société, est-elle bien, dans la longue durée, le jeu de l'homme européen. A la différence des dés, la marelle n'est pas un jeu de hasard mais un jeu de réflexion. Elle oppose deux joueurs possédant chacun trois ou cinq (parfois neuf) pions qu'ils doivent essayer d'aligner (verticalement, horizontalement ou diagonalement) sur une figure géométrique de forme variable et dont les versions les plus employées au Moyen Age sont reproduites ici. Les joueurs jouent à tour de rôle en ne plaçant ou déplaçant qu'un pion à la fois sur la figure. Le vainqueur est celui qui le premier a réussi à aligner ses trois ou cinq pions sur une des lignes de cette figure. Du moins tels sont les principes généraux du jeu car il y a évidemment de nombreuses variantes, et une évolution des règles allant vers la diversification."

Le mot marelle est  rattachée à un préroman * marr- (pierre, caillou) et à la généralisation du féminin de merel, marel, "jeton, palet, pièce de monnaie".

La figure formée de trois carrés inscrits les uns dans les autres et coupés par leurs médianes est à l'origine de la chaîne mérellée des armoiries des anciens rois de Navarre, déjà étudiée dans ce blog à propos des vitraux de Chartres.

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Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

Socle de la croix de Kerniouarn / Kerpierre, Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), "Dirinon", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1993 (3 septembre) Croix et calvaires de Dirinon

“0954 Dirinon, Croix et Calvaires... 03.09.93.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 21 février 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/2456.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71f7516bf9d58e7cc2eaa4246f072eb5.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1997, En Bretagne. Croix et Calvaires. Minihy Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

—MULHOUSE (Patricia),  1985, Jeux (jeux) : La marelle Médiévales  Année 1985  Volume 4  Numéro 8  pp. 103-106

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Published by jean-yves cordier - dans Dirinon Calvaires
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:08

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Situation.

La croix dite de Kermélénec se situe à 2,5 km au nord du bourg, sur la route qui descend vers le Moulin du Roual,  juste après avoir franchi la voie ferré du TER Quimper-Landerneau, à 80 m d'altitude.. 

Lesquivithttp://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.264217&y=48.411925&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&mode=doubleMap

La carte de Cassini la place sur la route  Landerneau-Dirinon-Lannuzel-[Loperhet]-Daoulas, correspondant peut-être à une ancienne voie (voir site Voies romaines) .

Le hameau de Kermélénec (5 bâtiments), dans le vallon du ruisseau du Roual, se situe un peu plus au nord.

Toponymie :

– Keramelen : carte de Cassini (v. 1780) à proximité de "Le Millen". 

– Keramelenec : Carte d'Etat-Major 1820-1866

– Keramelenec : Scan50 historique de 1950

– Kermélénec : carte IGN

Le toponyme associant Ker, "lieu habité" au patronyme  Mélénec, pourrait se traduire par "Lieu habité par Mélénec", ou "exploitation rurale de Mélénec". Les noms en Ker- ont fleuri au Xe siècle. Mais le nom Mélénec renvoie au breton melen "jaune", et on consultera avec profit le site grandterrier.net qui propose pour le toponyme Mélénec : "Lieu planté de fleurs jaunes, ou du dénommé Meleneg, "le blondin".  "Melenec" est aussi le nom breton d'un passereau appelé "Verdier" en français, et on peut privilégier cette explication reliant les nom de lieux avec l'environnement naturel.

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    La croix est décrite dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère sous le n° 427 comme un édifice de kersanton de 5 m de haut, à trois degrés d'emmarchement recevant un socle cubique. Le fût est cylindrique, couronné par un nœud où se remarquent un blason et une inscription aiguisant la curiosité. Puis vient la croix à fleuron, avec le crucifix vers l'ouest et la Vierge à l'Enfant sur sa face est.

     

     

    Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le Christ possède des caractéristiques qui pourraient faire évoquer à un néophyte comme moi, qui vient d'étudier  la croix de Croix Rouge,  l'atelier de Roland Doré : la couronne d'épines en double brin torsadé, la tête inclinée à droite, les yeux fermés, les cheveux longs, la barbe en pointe, les mains et pieds cloués par des gros clous pyramidaux, le pagne  ordonné en plis  précis et noué à gauche. Mais il manque le pan de pagne glissé sous l'étoffe et ressortant à droite. Surtout, il est très antérieur à la période d'activité de ce sculpteur, alors que sa date le place dans celle de Bastien et Henry Prigent (1527-1577), de Landerneau. Pourtant, Emmanuelle Le Seac'h, qui a dressé le catalogue raisonné de ces sculpteurs, n'y inclut pas cette croix. 

    Quelles sont les caractéristiques des Prigent ?

    "des pagnes volants, des mèches de cheveux décollées aux épaules, des barbes étagées". Bof.

    "Des torses aux côtes horizontales". Ah, oui.

    Sur la croix Prigent datée de 1556 de Kerabri en Lothey, le Crucifié a "les yeux clos et la bouche entrouverte". Oui, c'est bon.

    "Le nombril en forme de bouton". Ah, ça, c'est vraiment le cas!

    "Le pagne est noué sur le coté par une grande boucle."

    Mais tout cela ne remplace pas le coup d'œil et l'avis de l'expert. A Kermélénec, la croix n'est pas attribuée à un atelier.

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    Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    La face orientale : la Vierge à l'Enfant.

    Elle porte une couronne à fleuron. Elle présente une pomme à son Fils, qui tient également une sphère, correspondant à un globe du Monde.

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    Vierge à l'Enfant. Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Vierge à l'Enfant. Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Vierge à l'Enfant. Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Vierge à l'Enfant. Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Le blason.

    Le blason, présenté par deux anges, ne porte qu'un seul meuble : un calice. C'est donc celui d'un prêtre, qui n'y a pas ajouté ses initiales, comme sur la statue de saint Fiacre de la chapelle de Saint-Divy. Non par modestie, mais parce qu'il a fait graver une inscription qui comporte son nom.

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    Blason au calice de la croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Blason au calice de la croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    L'inscription et le chronogramme.

    Elle est écrite en lettres minuscule gothique, sur une ligne d'abord, puis sur deux lignes en lettres plus petites ; elle a été décryptée par Annie Le Men (1990) (je modifie sa lecture en lisant fayt et non fait. J'éprouve des difficultés à reconnaître "cette croix". Je donne ensuite ma transcription) :

    M P BODENES / CETTE CROIX /

                              A FAYT FAIRE / 1568

    "M[essire] Pre [tre] Bodenes a fait faire cette croix  [en] 1568.

    On peut comprendre aussi : Messire Pierre Bodenes.

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    Inscription "M[essire] P. Bodenes".  Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Inscription "M[essire] P. Bodenes". Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    Inscription "fayt faire cette croix 1568".  Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

    Inscription "fayt faire cette croix 1568". Croix de Kermélénec (1568), Dirinon. Photographie lavieb-aile février 2017.

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    — LE MEN (Annie), 1990, "Armorial de la commune de Dirinon" Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXIX, pages 207 à 224.

    — CASTEL (Yves-Pascal), "Dirinon", Atlas des croix et calvaires du Finistère.

    http://croixetcalvaires.dufinistere.org/commune/dirinon/dirinon.html

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    Published by jean-yves cordier - dans Dirinon Calvaires

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