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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 19:37

Le porche de Pencran : les apôtres du Credo apostolique.

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Sur Pencran :

Le retable de la "Descente de Croix" de l'église de Pencran (29). (1517)

 

 

 

Sur les Credo apostoliques :

 

 

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Sur les porches de Basse-Bretagne (ordre chronologique):

 

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PRÉSENTATION.

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1. Description générale de l'intérieur du porche sud.

Ce porche voûtée d'ogives est limité à l'extérieur par la voussure interne en anse de panier, et à l'intérieur par deux portes jumelles séparées par un trumeau portant un bénitier à godrons. Le tympan surmontant ces portes est orné d'une statue du Christ Sauveur, comme de nombreux porches des alentours.

Les deux parois ouest (à gauche) et est (à droite) disposent du banc traditionnel (afin que les fidèles se rassemblent) et de douze niches sur culots finement sculptés et sous dais gothiques. Ces niches, séparées par des pilastres à gables fleuronnés, sont occupés par les statues des apôtres. L'ensemble des niches et des statues est peint, avec prédominance d'ocre rouge et de jaune.

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Les apôtres :

Les caractéristiques communes aux apôtres sont, ici comme ailleurs, la barbe (sauf Jean), les pieds nus, le livre (ouvert, fermé, sous l'aisselle, etc.) — mais Jean fait encore exception — et le phylactère.

Les barbes sont particulières par leurs moustaches qui naissent du bord des narines et dessinent ensuite une volute oblique qui s'achève en crochet. La barbe elle-même, mi-longue, est faite de mèches distinctes se déployant en éventail en tortillons ou boucles. On retrouve ces visages sur les apôtres du porche de Daoulas, réalisé peu de temps après ce porche-ci.

Les cheveux bouclés tombent sur les épaules. Seul saint Pierre se distingue par sa calvitie du vertex, préservant en îlot un toupet  qui lui est un véritable attribut.

Leur tenue vestimentaire est identique, composée d'un ample manteau et d'une robe tombant jusqu'aux pieds (seuls les orteils dépassent). Le manteau est porté sur l'épaule, ou porté en cape, aux pans libres ou maintenus par un seul bouton sous le menton. Seul Jacques le Majeur porte une pèlerine. La robe, à encolure simple au ras du cou, est toujours serrée par une ceinture, et également toujours ouverte devant la poitrine par une fente d'une vingtaine de centimètres dont les bords sont réunis par deux ou trois boutons ronds. Ces boutonnières forment, par la tension du tissu, une ligne sinueuse, et ce détail à la plastique élégante se retrouve sur la plupart des apôtres des porches (ou des statues isolées) du Finistère au XVe et XVIe siècle quelque soit l'atelier.

Enfin, leur silhouette est longiligne.

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Les dais.

Tous les dais sont sur le même modèle, sauf celui de saint Pierre, qui sera détaillé. Ce sont des sortes de clochers miniatures, avec une tour en dentelle de gables, de galeries et de pinacles, avec des baies aux remplages dont on peut détailler les baies et les tympans, des arcs-boûtants, tout cela couvrant une voûte à clef pendante et dominé par un gable à crochets.

Bien que E. Le Seac'h ne les attribue pas à l'atelier Prigent, ils m'apparaissent pourtant proche de ceux de Landivisiau (plus riches et animés de personnages) et de Guipavas (plus réduits)

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Le registre inférieur, entre les culots et le banc, est nu.

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2. Un credo apostolique.

Les douze apôtres qui, par deux rangs de six, encadrent les fidèles qui pénètrent par le porche sud d'une église ou chapelle bretonne forment un Credo apostolique. Ce qui veut dire qu'ils présentent chacun l'un des douze articles du Credo, ou Acte des Apôtres. Lorsque le texte latin de cet article n'est pas sculpté dans la pierre, et qu'il a été peint sur les rouleaux de papier (ou phylactère) déroulés de leur bras jusqu'au sol, il est le plus souvent effacé, et il faut les yeux de la foi pour l'imaginer. 

Saint Pierre est toujours placé à droite de l'entrée, tenant sa clef mais aussi le premier article, Credo in Deum, Patrem omnipotentem, creatorem caeli et terrae

Puis vient saint André et sa croix en X, avec Et in Iesum Christum Filium eius .

Puis saint Jacques le Majeur, et saint Jean l'évangéliste.

Ensuite, l'ordre des articles est immuable mais leur attribution aux apôtres peut changer. Nous pouvons avoir la séquence Philippe-Thomas-Barthélémy-Matthieu-Jacques le Mineur-Jules Thaddée-Simon-Mathias. (verrière de Quemper-Guezennec)

Ou bien Thomas-Jacques le Mineur-Philippe-Barthélémy-Matthieu-Simon-Thaddée-Matthias (Verger du Soulas)

Ou Jacques le Mineur-Thomas-Matthieu-Barthélémy-Philippe-Simon-Jude-Mathias (Cluny).

Etc.

Un des exemples (dans l'œuvre de saint Augustin, in E. Mâle): 

Pierre: Credo in Deum patrem omnipotentem, creatorem cœli et terrae.

André : El in Jesum Christum, Filius ejus.

Jacques (majeur) : Qui conceptus est de Spiritu Sancto, creatus ex Maria Virgine

Jean : Passus sub Pontio Pilato, crucilïxus, mortuus et sepultus est.

Thomas : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis. .

Jacques [mineur) : Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentes.

Philippe : Inde venturus est judicare vivos et mortuos.

Barthélémy : Credo in Spiritum Sanctum.

Mathieu : Sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem

Simon : Remissionem peccatorum.

Thaddée : Carnis resurrectionem.

Mathias : Vitam eternam.

Or, dans le porche de Pencran, tous les articles, qui étaient peints, sont effacés, sauf ceux d'André et de Jean, à peine lisible.

D'autre part, on a, sans doute à la Révolution, brisé très soigneusement tous les attributs spécifiques de chaque apôtre. 

Même si nous retrouvons des indices d'identification (le chapeau de pèlerin de saint Jacques, même si la coquille a été brisée), nous ne pouvons pas nous baser sur l'ordre dans lequel ils sont disposés pour les identifier.

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3. Quel sculpteur ? Quelle datation ? Quel matériau ?

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Les apôtres du porche de Pencran ne sont pas attribués à l'un des principaux ateliers de sculpture de Basse-Bretagne, et la seule chose qu'E. Le Seac'h affirme dans son ouvrage de référence est qu'ils ne sont pas de l'atelier des frères Prigent, auteurs de la majeure partie du porche intérieur et extérieur. Seul le dais de saint Pierre (avec ses petits personnages) leur est attribué.

J'ignore sur quoi se fonde cet opinion. Je remarque que les 2 évangélistes des moulures du porche (qui sont de l'atelier Prigent) ne sont pas très éloignés des apôtres du porche :

 

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Saint Luc (kersanton, Bastien ou Henri Prigent, 1553), moulure du porche sud de Pencran; Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean (kersanton, Bastien ou Henri Prigent, 1553), moulure du porche sud de Pencran; Photographie lavieb-aile.

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Nous connaissons la date de fondation du porche, en 1553, et celle d'une statue de sainte Apolline dans le bas-coté sud, par les Prigent, l'an 1555. Mais les apôtres ont pu être sculptés ultérieurement.

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Le matériau utilisé est dissimulé par une riche polychromie, mais se révèle sur les tranches des parties brisées. Autant que je puisse en juger sur les photos (le site est en cours de restauration, et n'est plus accessible), il s'agit de kersanton. 

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La consultation des monographies et "notices" sur cette église ne fournit pas de réponse, et aucune description complète  n'a été proposée de l'intérieur de ce porche, et notamment de ses apôtres. Voici la description de Lécureux en 1915:

"L'intérieur du porche peut rivaliser avec les plus élégants et les plus intéressants du Finistère.

Voûté en croisée d'ogives sur place carré il encadre entre ses arcs doubleaux brisés les ouvertures intérieures et extérieures de l'église. Ses arcs formerets abritent sous leurs nervures douze niches qui dans leur riche variété, car elles sont toutes dissemblables, forment cependant un ensemble d'une harmonie parfaite.

Ces niches abritent sous des dais d'une grande richesse, merveilleusement sculptés les statues des douze apôtres. Ces dais sont du style flambloyant le plus brillant, sauf un seul qui est Renaissance.

Les deux arcs d'ogive diagonaux s'entrecroisent et se réunissent au sommet de la voûte par une clef pendante aux nervures ajourées d'une élégance extrême.

Le fond est percé de deux baies jumelles donnant accès dans l'église. Elles sont à accolades et séparées par un bénitier central de style Renaissance. Ce bénitier est formé d'un fond de cuve hémisphérique orné de godrons et terminé en bas par un fleuron pendant. Le bord supérieur est surmonté d'une frise circulaire moulurée garnie de torsades.

Sans avoir la richesse de ceux de Guimiliau et de Landivisiau, ce bénitier complète harmonieusement la décoration du portail.

Au-dessus, sur un socle en saillie, se dresse la statue du Christ Sauveur, à robe longue et à plis tombants.

Ainsi qu'il est facile de le vérifier par les traces subsistantes toutes ces statues étaient jadis polychromées et il est probable que les dais étaient même dorés ; quant aux parois elles étaient revêtues de peintures décoratives dues au XVIIème siècle. On aperçoit encore en arrière de la statue du Christ une draperie peinte lui formant une sorte de dôme dans le goût de Louis XIV et à côté on peut encore distinguer des têtes d'anges voltigeant dans le ciel bleu. Ces peintures pâlissent tous les jours et il est certain qu'elles finiront par disparaître."

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Plan.

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Les apôtres du coté est.

1. Saint Pierre

2. Saint André

3. Saint Jacques le Majeur

4. Saint Jean

5. Apôtre indéterminé. (Thomas, Barthélémy ?)

6. Apôtre indéterminé. (Jacques le Mineur ?)

Les apôtres du coté ouest.

7. Apôtre indéterminé. ( Thomas  Barthélémy)

8. Saint Philippe.

9. Saint Matthieu.

10. Saint Simon

11. Apôtre indéterminé. (glaive recourbé ;  Jude Thaddée ?)

12. Apôtre indéterminé. (Mathias ?)

 

Les culots et leurs inscriptions.

Le Christ Sauveur.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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1. Saint Pierre et sa clef.

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La clef et le livre sont brisés.

Ce premier cliché d'un apôtre permet de mesurer l'altération de la peinture avec ses coulées noirâtres et rougeâtres, mais aussi d'imaginer la polychromie initiale, avec cette robe jaune (jaune d'or jadis ?), le rose de la carnation, et peut-être des traces de bleu.

Ces statues bénéficieront-elles de la restauration en cours ? On aurait alors hâte de découvrir le résultat.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le dais. (Atelier de Bastien et Henri Prigent)

Il est hexagonal et sa voûte est creusée d'une coquille. Les trois pans apparents sont sculptés d'abord de rubans en volutes liés, puis de bustes séparés par des pilastres, puis coiffant le tout de couples de personnages en bustes séparés par des pots à feu.

L'œil est vite attiré par l'allure de l'homme barbu, fièrement coiffé d'un bonnet à plume, richement et chaudement habillé d'un bon manteau, comme tout marchand de toile de la région, puis le regard va vers la femme en coiffe, son épouse sans doute, avant d'aller vers cette jeune femme aux cheveux longs. Et l'on pense aux bénitiers de kersanton sortis de l'ateliers des Prigent, et qui portent, au trumeau des porches,  ces mêmes personnages ou leurs coussins, à Landivisiau ou à La Roche-Maurice, ces paroisses voisines. Ou à Saint-Houardon de Landerneau .

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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2. Saint André et sa croix en X.

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La main droite est brisée.

On lit encore la fin du verset de saint André : ...filium eius unicum.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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3. Saint Jacques le Majeur.

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L'avant du chapeau (où se trouvait la coquille de Saint-Jacques), le livre, et le haut du bourdon ont été brisés.

La pèlerine est longue et dissimule un éventuel baudrier et sa besace.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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4. Saint Jean.

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La main droite (qui bénissait) et le calice de poison de la main gauche ont été brisés.

On lit encore le reste du verset (pontio pilato ?)

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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5. Apôtre indéterminé (Thomas ? Barthélémy ?).

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Les deux mains ont été brisées, et avec elles l'attribut tenu à droite, et le livre tenu à gauche, dont on voit la trace) . 

L'attribut en question n'est pas une lance, une croix, ou un bâton (dont on verrait l'extrémité ou son attache), ce qui exclue certaines hypothèses. Il pourrait s'agir d'une équerre (Thomas), d'un couteau (Barthélémy).

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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6. Apôtre indéterminé .(Jacques le Mineur ?)

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Là encore, les deux mains ont été brisées. L'attache du livre ouvert est visible. L'attribut de la main droite est un objet long, puisqu'on voit encore son attache sur un pli et sur le socle. Ce pourrait être une lance, ou le bâton à foulon de Jacques le Mineur (ou la croix de Philippe, mais je pense l'identifier plus loin).

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE COTÉ OUEST.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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7. Apôtre indéterminé. (Saint Thomas ? Barthélémy ?).

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Les deux mains ont échappé au marteau iconoclaste, et la main droite conserve le manche de l'attribut qui, lui, a été brisé. Est-ce l'équerre de Thomas, ou le coutelas de Barthélémy ? L'extrémité du pied droit est brisée.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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8. Saint Philippe et sa croix.

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La main droite, tenant le livre fermé tranche tournée vers nous (avec ses fermoirs de reliure), a échappé à la fureur destructrice, de même que la main gauche, qui tient encore un manche rond. Si je tiens compte que ce manche se prolongeait  assez haut (car il s'appuie sur l'épaule gauche en renfort), j'en déduis qu'il s'agit de la croix à longue hampe de saint Philippe.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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9. Saint Matthieu et sa balance de peseur d'or.

Main droite et son attribut brisés. Main gauche et son livre intactes.

En me basant sur d'autres statue de Matthieu, intacte, je peux interpréter les trois impacts de brisures , en triangle, comme correspondant à la balance qui sert d'attribut à Matthieu.

 

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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10. Saint Simon.

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Main droite, scie et orteils droits brisés. Il reste pourtant une portion suffisante de la scie pour identifier saint Simon.

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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11. Apôtre indéterminé. (saint Jude Thaddée) .

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Les deux mains et le livre sont intacts, mais l'attribut, un glaive à lame courbe avec extrémité en demi-lune évoquant un cimeterre, est brisé. Son avant-dernière place dans le Credo et la comparaison avec le 11ème apôtre de l'ossuaire de Sizun, qui tient un grand sabre à lame en demi-lune, m'incite à proposer saint Jude Thaddée. (attribut fréquent : la hache, ou la massue)

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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12. Apôtre indéterminé. Saint Mathias.

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Mathias est l'apôtre qui clôt traditionnellement le Credo avec l'article in vitam aeternam.  Son attribut est  la hache, ou la hallebarde).

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Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Les apôtres du Credo apostolique du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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LES CULOTS ET LES INSCRIPTIONS DES SOCLES.

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Ces culots sont très adroitement sculptés de feuillages (acanthes, choux frisés, feuilles fantaisistes) qui se transforment parfois en résilles d'une finesse incroyable. Et je regrette de ne pas les avoir photographiés tous. C'est peut-être que j'ai été interpelé, — c'est mon dada — par les inscriptions que portent les quatre premiers socles.

Tracés en plein (en réserve) et en caractères gothiques, ils ne nommaient pas les apôtres, et je pensai y trouver le nom des fabriciens en fonction l'année de leur exécution. Mais j'ai globalement échoué à les transcrire, et encore plus à découvrir un habitant de Ploudiry (dont Pencran était une trève) derrière les noms que je pensai lire.

Statut de saint Pierre. Inscription J. BUZEUR 

Ma leçon est-elle bonne ? J'essaye Keruzeur, Lesuzeur, Buzeric sans résultat.

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L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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Statue de saint André. Inscription F : NIOU ??? --ALL ???

Les choses ne s'arrangent pas !

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L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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Statue de saint Jacques. Inscription J : LUE

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L'anthroponyme LE LUÉ est attesté à Morlaix en 1547 (A. Deshayes). Formes de LE LUE, LAY, LUAY. Geneanet le localise, au XVIe siècle, à Lignol, Morbihan. et certainement pas à Ploudiry. 

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L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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Statue de saint Jean. Inscription J : GREALL ?? GRESILL ??

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Là encore, une inscription en beaux caractères gothiques résiste à ma transcription : ces mots ne correspondent pas à des patronymes.

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L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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Du coté ouest.

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Une belle tête féminine est feuillagée et ses cheveux libèrent des épis.

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L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

L'intérieur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE CHRIST SAUVEUR DU TYMPAN NORD.

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Le mur est peint d'un trompe-l'œil d'un drap d'honneur autour du Christ. Il existait peut-être deux statues qui l'encadraient.

Le Christ Sauveur est du type présent, dans cette situation,  par exemple à Daoulas (1556), Lanhouarneau (1588), Saint-Thégonnec (1599) et Guimiliau (1606-1617) : barbu, cheveux longs, vêtu du manteau de la Résurrection,  jambe gauche avancée,  il  bénit de la main droite le Monde, représenté par l'orbe. Mais ici, ses mains sont brisées.

Je me demande si un tel acharnement sur les attributs de toute les statues est le fait des révolutionnaires (*) —lesquels ne détruisaient habituellement que les armoiries et insignes nobiliaires — ou s'il s'agit plutôt du passage de troupes iconoclastes. (*) L'église, l'ossuaire, le cimetière et le presbytère de Pencran furent vendus nationalement le 30 Fructidor an IV (16 Septembre 1796), pour la somme de 1.450 livres à Alain Rohel et Jérôme Le Faou.

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Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

Le Christ Sauveur du porche de Pencran. Photographie lavieb-aile 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— APEVE http://www.apeve.net/spip/spip.php?article8

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Pencran, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7f786fe0966306242750d6e111e8c78d.pdf

— LÉCUREUX (L.) Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 139 à 156

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1915_0199_0218.html

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

— PÉRENNÈS (Henri), 1938 Notice de Pencran, BDHA 

http://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

A propos du Credo apostolique :

 

 

MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres in L'art religieux à la fin du Moyen-Âge en France  page 246-296

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/250/mode/2up/search/credo

PSAUTIER DE JEAN DE BERRY, Bnf fr. 13091, 1380-1400. Enluminures d'André Beauneveu.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f16.image.zoom

GRANDES HEURES DE JEAN DE BERRY  ou Horae ad usum Parisiensem , 1400-1410

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b520004510/f11.item

BREVIAIRE DE BELLEVILLE : Breviarium ad usum fratrum Predicatorum, dit Bréviaire de Belleville. Bréviaire de Belleville, vol. I (partie hiver), 1323-1326

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8451634m/f13.image

— GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

— RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes. kersanton
4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 11:59

Les statues extérieures (kersanton, Roland Doré, 1617) du porche de l'église de Guimiliau.

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Voir sur Guimiliau :

 

 

 

 

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PRÉSENTATION.

Attribution et datation.

On sait que le calvaire monumental de Guimiliau date de 1581 et 1588.

« Le porche de Guimiliau est un monument complexe et l'observation attentive révèle la participation de quatre  mains différentes à son élaboration. L'équipe du Maître de Plougastel (1578-1621) est intervenue dès le début du chantier vers 1606 — une inscription à l'intérieur du porche le précise — jusqu'à 1617, date figurant sous l'architrave à droite de la grande agrafe feuillagée. Onze années ont ainsi été nécessaires pour monter le porche jusqu'à la voûte de pierre intérieure . » L'atelier du Maître de Plougastel a répondu aux goûts de l'époque, inspiré par le style renaissant adapté de Philibert Delorme et que l'on retrouve dans les colonnes doriques cannelées et baguées. » (E. Le Seac'h)

 

Le porche est principalement l'œuvre du Maître de Plougastel (1570-1621), anonyme installé à Landerneau et auteur, comme son nom de convention l'indique, du calvaire de Plougastel (1602-1604), mais aussi du calvaire de Locmélar, de l'intérieur du porche de Bodilis, et de bien d'autres œuvres, dans 31 paroisses (4 en Cap-Sizun, 3 dans le diocèse de Tréguier, 2 en Haute-Cornouaille, et toutes les autres dans le Léon au nord de l'Élorn).

Dans son Catalogue des ateliers de sculpture sur pierre Emmanuelle Le Seac'h attribue au Maître, à l'extérieur du porche, quatre scènes des piédroits et les voussures de l'arc d'entrée, les trois masques de l'architrave, quatorze petits masques sur les dais des contreforts

À l'intérieur du porche sud de Guimiliau, il est l'auteur des termes gainés et des deux bustes du fronton, du bénitier du trumeau, et des apôtres Pierre et Jean.

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Mais elle attribue d'autres éléments à une deuxième main, celle d'un compagnon, qu'elle baptise du nom de Valet du Maître de Plougastel. (Dans les archives, le "valet" est le bras droit du maître d'atelier, son second). Il a réalisé quatre scènes de l'arcature du porche, et est intervenu à l'intérieur du porche. Elle définit son style ainsi, à propos de quatre scènes des piédroits de l'extérieur du porche: "Les yeux sont globuleux, taillés en amande, avec des paupières ourlées. Le nez est droit, gros, avec des ailes larges. Les trous des narines sont creux, ce qui fait la particularité de ces sculptures. À l'inverse, les lèvres sont serrées, à peine dessinées. L'ensemble est relevé par une barbe bien peignée, avec des moustaches transversales qui démarrent sous les narines, laissant le haut des lèvres glabres. Le philtrum est inexistant. Une petite frange de cheveux reproduit la sinuosité des arcades sourcilières. ... Les visages suivent une inflexion au niveau des tempes contrairement aux visages du Maître de Plougastel qui sont tous ronds."

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Enfin, Roland Doré, qui a débuté dans l'atelier du Maître de Plougastel avant de prendre son autonomie, de sortir de l'anonymat et d'acquérir dans la sculpture du kersanton la célébrité qu'on saint, a réalisé le buste féminin du fronton, trois de quatre statues des niches des contreforts, et, à l'intérieur, six apôtres et le Christ Sauveur. Alors que le style du Maître de Plougastel se caractérise par son hiératisme, par la raideur des corps et ses visages ronds, Roland Doré s'affirme avec ses corps plus étirés, ses visages plus allongés et par le sourire espiègle et ingénu à la fois de ses personnages.

 

La statue de saint Sébastien, d'allure plus ancienne, n'a pas été attribuée par Le Seac'h, de même que les deux crossettes.

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Datation des œuvres de Roland Doré : 1624 ?

Si on suit toujours la publication d'E. Le Seach, on lit, page 204, ceci :

"Le montage du porche, qui aurait fait en 1617 selon  l'année indiquée sur l'ouvrage, n'était pourtant pas terminé à cette date. L'atelier du Maître de Plougastel est repris par Roland Doré, vers 1621, à en croire d'une part la date inscrite sur la dernière œuvre datée du Maître de Plougastel au Relecq-Kerhuon et, d'autre part, le document d'archives daté de 1621-1622 de la réparation de la croix du cimetière de Hanvec qui mentionne "maître Rolland Doré et [...] ses compaignons". Le style pourtant est encore celui d'un débutant et Roland Doré n'atteint la maîtrise de son art qu'en 1624 sur le calvaire de Commana. C'est pourquoi je propose la date de 1624 comme date de reprise en main du chantier de Guimiliau par Roland Doré qui retaille à l'intérieur un lion de la frise en un masque aux rondeurs enfantines et au sourire ingénu, gallinacé, coq plutôt que paon, et à l'extérieur dans l'angle supérieur du fronton triangulaire le buste souriant de jeune fille tandis que les trois masques sont du Maître de Plougastel."

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Ce sont ces travaux qui rendent passionnants l'examen de ce porche.

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Porche sud (kersanton, 1606-1617) de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (kersanton, 1606-1617) de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (kersanton, 1606-1617) de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud (kersanton, 1606-1617) de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LE LION ET LE DRAGON (Kersanton, 1606-1617, atelier du Maître de Plougastel).

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Le chanoine Abgrall les décrivait ainsi :"Aux angles, deux gargouilles formées de deux chimères remarquablement galbées et d'une maigreur prodigieuse". Mais ce ne sont pas des gargouilles (qui assurent l'écoulement des eaux pluviales), mais des crossettes, comme à Pencran (1553), Landivisiau (1555-1565) et Guipavas (1563) où les sculptures de kersanton sont attribuées à l'atelier d'Henri et Bastien Prigent.

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau.html

 

https://www.lavieb-aile.com/2017/03/l-enclos-paroissial-de-pencran-i.les-crossettes-du-porche-1553.html

https://www.lavieb-aile.com/2017/03/l-eglise-de-guipavas-i.les-crossettes.html

À Landivisiau et Pencran, ces crossettes forment un couple associant un lion et un dragon ailé. À Guipavas, ne se trouve qu'un dragon en kersanton (et un lion en pierre sur la façade opposée).

Nous trouvons donc à Guimiliau une véritable citation, un demi-siècle plus tard, des sculptures réalisées par l'atelier landernéen des Prigent qui avait précédé celui du Maître de Plougastel (notons que E. Le Seac'h n'en précise pas spécifiquement  l'attribution ; mais leur emplacement ne permet pas d'autre hypothèse).

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Le dragon.

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le lion.

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LE FRONTON.

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Deux colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens supportent un entablement composé d'une architrave moulurée, d'une frise et d'une corniche soutenue par des modillons.

L'inscription.

Sur la frise est sculptée l'inscription suivante : O QVAM : METVENDVS  VERE : NON : EST : HIC : AL EST : LOCUS : ISTE  IVD : NISI : DOMS : DEI.

Il s'agit d'un cantique grégorien qui reprend un verset de la Genèse 28:17 O quam metuendus vere non est hic al est locus iste nisi domus dei "O combien ce lieu est redoutable ! Vraiment ce n'est rien d'autre que la maison de Dieu.". On le trouve dans l'Antiphonaire des Vêpres pour la fête de dédicace d'une église.

https://gregorien.info/chant/id/5817/0/fr

https://cantus.uwaterloo.ca/chant/682215

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On retrouve cette inscription sur le chevet de l'église (voisine) de Lampaul-Guimiliau (vers 1627),  sur le clocher de  l'église Saint-Sauveur du Faou avec la date de 1628, et dans le porche (1640) de l'église de Gouesnou. Voir mes commentaires sur cette antienne dans l'article sur Le Faou.

 

https://www.lavieb-aile.com/2019/04/les-inscriptions-lapidaires-de-l-enclos-de-lampaul-guimiliau.html

Les inscriptions lapidaires de l'église saint-Sauveur du Faou (29).

https://www.lavieb-aile.com/article-eglise-de-gouesnou-inscriptions-et-armoiries-117905766.html

 

 

 

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le buste féminin du sommet du fronton. Kersanton, Roland Doré, vers 1624 .

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"Au milieu et aux deux extrémités, au-dessus de la clef et des deux chapiteaux, sont trois bustes en cariatides, une femme et deux hommes ; ceux-ci coiffés d'une toque, celle-là, la tête nue, avec un collier de perles soutenant un médaillon. Dans le fronton qui couronne la corniche est un autre buste de femme ou de sirène. En dehors du fronton on voit deux têtes de chérubins." (Abgrall).

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Plus haut, règne le second entablement et le second fronton, dont les rampants aigus sont décorés de volutes ajourées remplaçant les crossettes de la période gothique. Au milieu de ce fronton, une niche formée de colonnettes ioniques abrite la statue de saint Miliau. Le saint Patron de l'église est assis, la couronne ducale en tête, la cordelière passée au cou. Il est vêtu du manteau ducal et tient de la main droite l'épée et de la gauche le sceptre. Le clocheton qui couronne l'ensemble du porche est encore plus beau et plus important que ceux des contreforts d'angle."

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le buste masculin de l'architrave. Kersanton, Maître de Plougastel, vers 1617.

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Comparez avec le buste sculpté par le Maître de Plougastel sur le fronton du porche intérieur.

Fronton du porche intérieur deGuimiliau. Photo lavieb-aile.

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Celui-ci porte sur le gilet boutonné un manteau plus riche que la veste de son collègue de l'intérieur, avec ses pans rabattus et ses manches plissées : c'est le portrait d'un marchand de toile, un de ces riches juloded qui sont les fabriciens de la paroisse. Mais à la différence du porche de Saint-Thégonnec, ces commanditaires élus pour un an à la tête de la gestion de la paroisse n'ont inscrit nul part leur nom.

On remarque sa longue chevelure et son bonnet large et plat.

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le buste féminin de l'architrave. Kersanton, Maître de Plougastel, vers 1617.

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Elle pourrait se comparer également, pour son costume,  à son homologue du porche intérieur. Mais celle-ci n'a pas le visage austère, le nez et le menton trop fort et le hiératisme de celle-là. Son collier rappelle celui des cariatides de l'atelier de Kerjean.

 

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Buste féminin (Maître de Plougastel, 1606) porche intérieur de Guimiliau.

 

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le buste masculin du coté droit de l'architrave. Kersanton, Maître de Plougastel, vers 1617.

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C'est sans doute ici le portrait du deuxième fabricien de l'année où les travaux ont été commandités. Il a la même chevelure à mèches crantées que son collègue, la même élégance pour le choix de son manteau, mais diffère par son chapeau, ceint d'une sorte de turban.

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Un ange à coté de l'architrave. Kersanton.

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Deux têtes d'anges, identiques, encadrent l'architrave. Ne seraient-ils pas l'œuvre de Roland Doré, vers 1624, puisque nous retrouvons les pupilles creuses, et le sourire aux commissures accentuées qui le caractérise ?

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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L'agrafe feuillagée du sommet de l'arcature. Kersanton, Maître de Plougastel, vers 1617.

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Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Le porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LE SECOND FRONTON ET LA STATUE DE SAINT MILIAU (kersanton,1624 ?) .

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Dans sa niche à colonnes cannelées ioniques, la statue porte sur son socle une inscription dont je ne déchiffre que le début : S : MILIO : & POL...

Le saint patron de la paroisse fut prince de Cornouailles et roi de Cornouailles et d'Armorique en 510 avant d'être décapité. On le voit ici couronné, portant le sceptre et l'épée, ceint de deux chaines (qu'on présume d'or), mais il est vêtu, comme un prince de la Renaissance, d'une tunique courte serrée par une ceinture, de chausses et chaussures, d'une cape, et d'une fraise de style Henri IV. Il ne lui manque que la barbe pour être parfaitement contemporain du sculpteur qui l'a taillé. On appréciera la différence avec le saint Miliau du retable éponyme, en l'église de Lampaul-Guimiliau, qui porte certes couronne, épée, sceptre et chaine d'or, mais n'a pas ces détails vestimentaires.

Elle n'a pas été attribuée, notamment pas à Roland Doré; Elle est entourée de deux têtes d'anges, similaires à ceux de l'étage inférieure, et qui me semblent sortir, eux, de l'atelier de Roland Doré.

 

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Fronton supérieur  du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Fronton supérieur du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Fronton supérieur  du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Fronton supérieur du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LES CONTREFORTS.

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"Dans les contreforts d'angle, le soubassement est composé de panneaux encadrés de solides moulures sculptées dans le granit ; plus haut, immédiatement, viennent des sculptures en Kersanton. Les profils ont conservé toute la netteté, toute la finesse des premiers jours ; ils ont la pureté des plus belles moulures des temples grecs. D'abord, on voit une petite frise formée de cartouches alternant avec des têtes variées et la plupart grimaçantes. Dans deux des panneaux, de petits amours portent des cartouches ; à côté, est un petit personnage portant toque et grande braie. Les niches qui couvrent les côtés des contreforts sont formées de colonnettes supportant des dais en forme de lanternons. Elles abritent : 1° Un saint moine tenant un livre ; 2° Un saint évêque en chape, avec mitre et crosse ; 3° Un saint pape bénissant ; 4° Un saint Sébastien. Au bout de ces contreforts, un solide entablement supporte de beaux clochetons carrés, terminés par une coupole et une petite lanterne ronde." (J.M. Abgrall)

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Le contrefort de droite. Face extérieure. Saint Sébastien. Kersanton.

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Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contrefort du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le contrefort de droite. Face intérieure. Un saint pape. Kersanton, Roland Doré, vers 1624.

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Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le contrefort de gauche. Face intérieure. Saint évêque. Kersanton, Roland Doré, vers 1624.

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Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le contrefort de gauche. Face extérieure. Saint moine cordelier. Kersanton, Roland Doré, vers 1624.

 

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Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Contreforts du porche sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LA PORTE SUD. LE BLASON DES GUENGAT.

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" Passé le porche, on voit se développer le mur du bas-côté Sud. Il est divisé en trois travées, séparées par des contreforts armés de bandeaux, de niches avec pilastres et dais, et surmontés de clochetons. Chacune de ces travées est percée d'une longue fenêtre à trois baies que surmonte un pignon terminé aussi par un clocheton.

Au bas du rampant du premier gable, tout contre le porche, est une pierre portant la date de 1642.

Dans cette même travée, près du contrefort, est percée une porte à plein-cintre, accostée de deux pilastres ioniques, et couronnée par un entablement et un fronton.

Au tympan de ce fronton est un blason portant trois mains bénissantes, 2 et 1, armes de Kerbalanec, le tout surmonté d'une couronne et entouré de la décoration de la Toison d'Or ou de l'Ordre de Saint-Michel. De l'autre côté du premier contrefort, on remarque une tourelle ronde noyée dans la muraille : c'est une cage d'escalier montant à une tribune intérieure, maintenant détruite ; c'était la tribune des seigneurs de Kerbalanec." (J.M. Abgrall)

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Cette porte est murée ; le blason en kersanton est bien conservé. On y voit le collier de l'Ordre de Saint-Michel dont on reconnaît les coquilles, et une couronne à trois fleurons. Les meubles sont-ils vraiment des "mains bénissantes", dont les deux derniers doigts sont repliés ? Je les décrit plutôt comme des mains apaumées, et je les attribue (avec Pol de Courcy et Louis Le Guennec) aux seigneurs de Guengat (d'azur à trois mains apaumées d'argent en pal), qui devinrent sieurs de Kerbalanec.

"La commune ne contient aucune chapelle. Les terres nobles étaient Kerbalanec, Penhoat-Huon et Coëtquelfen. Kerbalanec appartenait en 1636 à Gabriel Le Maucazre, capitaine de la paroisse de Guimiliau, et plus tard à la famille de Guengat, dont on voit les armes, trois mains appaumées, entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel, au-dessus d'une porte de l'église." (Le Guennec)

"Les voussures du porche renferment plusieurs scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament délicatement sculptées en kersanton. Sur une porte latérale condamnée, on voit les armes de la famille de Guengat, fondue en 1636 dans celle de Kergorlay, et sur une pierre tombale , un écusson en losange, mi-partie de Cornouaille et de Kergorlay, armes répétées à l'extérieur de l'église, ainsi que sur le baptistère élevé en 1675 , « du temps de vénérable et discret messire H . Guillerm , recteur. » La cuve baptismale est entourée de colonnes torses enlacées par des vignes chargées de raisins, et par une variété charmante de fleurs , de fruits et même d'insectes. Ces colonnes supportent un baldaquin ayant pour amortissement un Dauphin , au -dessus duquel deux Renommées, embouchant la trompette, élèvent une couronne royale. De petits drapeaux, aux armes des donateurs, flottent au -dessous des trompettes, et l'on y reconnait , comme nous l'avons dit, les armes d'un sieur de Cornouaille et d 'une demoiselle de Kergorlay, sa compagne, possesseurs , au xviie siècle , de la seigneurie de Kerbalanec , dans la paroisse de Guimiliau." (Pol de Courcy)

Les armes de Kerbalanec étaient d'or à un arbre de sinople, sommé d'une pie au naturel.

Celles de Le Maucazre, d'or à trois roses de gueules alias à trois tourteaux de gueules.

Celles de Kergolay étaient un vairé d'or et de gueules.

Pour aller plus loin, il faut considérer que le titre de sieur de Guengat  appartient, au XVIIe siècle,  à la famille de Kergolay. ( Vincent de Kergolay (1669), Jacques-Claude, puis Gabriel-Claude et René-François).

Les Kergolay possédaient au XVIe siècle le manoir de Kervern à Guimiliau.

Il reste à comprendre la présence d'une couronne.

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 Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

 Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Armes de Guengat. Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Armes de Guengat. Porte sud de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), 1883, L'église de Guimiliau, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1883_0145_0161.html

ABGRALL (Jean-Marie), 1912, Notice sur Guimiliau, BDHA

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/afef0cf82b371a72f35a42200cb9a127.pdf

ABGRALL (Jean-Marie) 1924,  L'église de Guimiliau, porche, calvaire, ossuaire,  (Brest 1906, Morlaix, 1924 et 1935)

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/4c94b42ee1cf842a818f30319dac78c2.pdf

 

DEBIDOUR (Victor-Henry), 1953, La sculpture bretonne: étude d'iconographie religieuse populaire, Plihon, 1953 - 245 pages, page 208.

 — COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Guimiliau,  Extrait de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

— LE GUENNEC (Louis), Morlaix et sa région. page 268

—  LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. 

—  NANTEUIL (Alfred DE LA BARRE DE ), 1914,   Guimiliau (S.F.A. - C.A. 1914) Non consulté.

— POTIER DE COURCY (Pol), 1864, De Rennes à Brest et à Saint-Malo: itinéraire historique et descriptif; L. Hachette et Cie, page 283

https://books.google.fr/books?id=3ueE6p-q1AYC&dq=guengat+kergorlay+guimiliau&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

PRIGENT (Christiane) 1986, Guimiliau (Châteaulin, 1986). Non consulté.

ROYER (E.) 1979 : Guimiliau (Rennes, 1979) . Non consulté.

TUGORES (M.M.) 1979 : Eglise Saint-Miliau, la tribune des orgues (B.S.A.F. 1979) Non consulté.

WAQUET (H.), 1952, Guimiliau (Châteaulin, 1952) - Guimiliau (Châteaulin, 1977) - Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Roland Doré Kersanton Chapelles bretonnes.
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 15:05

 

 

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.

 

 

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Sur Guimiliau :
 


 

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PRÉSENTATION.

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Sous les niches des douze apôtres, les parois latérales de l'intérieur du porche sud de Guimiliau sont ordonnées par 2 x 7  pilastres cannelés. Ceux-ci supportent chacun, par leur chapiteau ionique, un masque de lion (sauf dans deux cas), et ces têtes de lions séparent des panneaux sculptés de motifs soit géométriques et ornementaux, soit figuratifs. Nous avons donc à décrire 12 masques de lions (dont certains valent vraiment le coup d'œil) et quatorze panneaux, dont trois ou quatre figuratifs et un portant la date de 1606. Le tout est en kersanton avec traces de polychromie ocre-rouge, et est attribué par E. Le Seac'h au Valet (ou second) du Maître de Plougastel

En outre, parce qu'Ils sont attribués au même sculpteur. et parce qu'ils prolongent, autour des deux portes d'entrée, cette frise, j'ajouterai deux sommets de colonnes figuratifs qui méritent, là encore, le détour.

Néanmoins, E. Le Seac'h écrit : "Je propose la date de 1624 comme date de reprise en main du chantier de Guimiliau par Roland Doré qui retaille à l'intérieur un lion de la frise en un masque aux rondeurs enfantines et au sourire ingénu, gallinacé, coq plutôt que paon, et à l'extérieur dans l'angle supérieur du fronton triangulaire le buste souriant de jeune fille tandis que les trois masques sont du Maître de Plougastel."

Voir en bibliographie la description de J.M. Abgrall.  Il a cru reconnaître dans les masques "la personnification des différents vices : orgueil, jalousie, avarice, colère, moquerie, vanité ou coquetterie accompagnée d'un paon." Je ne parviens pas à le suivre sur ce point.

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Allons-y! Plongeons dans ce qui s'apparente, par cette alliance d'ocre et de gris, à la découverte d'une grotte magdalénienne et ses peintures rupestres.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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I. DESCRIPTION DE LA FRISE (UN MASQUE, UN PANNEAU, ETC.).

 

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Je débute la description et le décompte par l'angle nord-est (sous l'apôtre Pierre pour ceux qui n'ont pas de boussole ; saint Pierre ,c'est celui qui porte une clef : et on lit A : GO sur son socle).

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Débutons par une réflexion. À quoi reconnaissons-nous tous sur ce masque et sur les suivants un lion, alors qu'il ne s'agit pas d'une représentation d'un individu zoologique, mais d'un "type" iconographique , et que plusieurs masques  vont varier par des hybridations et dénaturations artistiques ? Pour différencier un lion d'un dragon sur les sablières, les crossettes et autres supports des sculptures de notre patrimoine, je me repère sur le présence d'une crinière, et d'une queue dotée d'un fouet. Mais pour un masque ? 

Si on se réfère au "faciès léonin" (toujours cité, jamais décrit) de la lèpre et de ses déformations infiltrant les parties molles en les tuméfiant, la caractéristique repose sur une allure forte et carrée et des traits vultueux. Ces gonflements sont parfois soulignés  au niveau des rides du front,  ou au niveau des sourcils, parfois sous les yeux, parfois aux joues, et lorsqu'ils accentuent le nez, ils le retroussent et exposent largement les narines.

Une autre caractéristique, très évocatrice mais inconstante, réside en deux lèvres supérieures sculptées comme deux boules. La ligne qui les sépare forme avec les narines une ligne en Y, de couleur noire. 

Sur l'animal au naturel, ces lèvres hypertrophiées sont retroussées (et donc mises en évidence) chez le mâle  lors du "flehmen", cette attitude leur permettant, en inspirant de l'air par la bouche, de vérifier l'émission de phéromones indiquant la fécondité des femelles. Le lion ouvre alors largement la gueule, accentuant tous les plis de la face, retroussant les narines qui sont béantes et faisant apparaître ses deux paires de canines. C'est dans cette attitude spectaculaire que les lions de cette frise sont le plus souvent représentés.

Ces lèvres portent les vibrisses "mystaciales" ; mais sur nos sculptures, l'artiste n'a pas représenté  les petits trous de leur implantation,  et il a fait partir la moustache (lorsqu'elle est présente) de part et d'autre des narines. Et c'est un procédé qui se retrouvent dans les sculptures de cet atelier pour leurs masques humains ou les statues des apôtres.

Un détail souvent présent (mais souvent utilisé pour les hybridations imaginaires), c'est la toison du haut de la tête, frisée comme celle d'un mouton.

Enfin, notons les oreilles, qui sont petites et rondes, ou parfois en feuille de laurier.

La crinière est absente, mais elle est peut-être stylisée en rappel, dans le masque n°1, sous la forme d'un éventail de mèches.

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Signification ou valeur.

Les lions sont une figure majeure de l'art antique et sont souvent placés à l'entrée des temples où ils exercent une fonction de protection. Cela pourrait être le cas ici, dans ce vestibule précédant les deux portes.

Ils peuvent, au Moyen-Âge, être une figure christique. Rien ne valide ici cette hypothèse.

Dans les églises et chapelles bretonnes du XV et XVIe siècle, on les voit à la jonction du toit et des murs, sur les crossettes (à l'extérieur) ou sur les sablières (à l'intérieur), très souvent associés aux dragons, formant une ceinture de protection, et de délimitation de l'espace sacré. Dans un bon nombre de cas, ils tiennent entre leurs pattes un os, ou un petit être humain. Nous verrons que c'est ici le cas, pour deux des 12 masques, qui acquiert alors une fonction psychopompe ou du moins d'avertissement d'un danger d'engloutissement, donc de trépas.

On remarque qu'aucun de ces masques ne cherche à provoquer l'effroi.

Nous pourrions considérer cet animal (avec le dragon) comme le porte-emblème de la Gueule, de l'Oral et de la Dévoration. Cette expression de puissance est d'une ambiguïté ou bipolarité indissociable entre la protection et la menace.

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Masque de lion n°1.

 Ce lion n°1 écarte les coins de la bouche et montre ses dents, qu'il garde néanmoins serrées.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le panneau n°1 est un entrelacs à brin simple.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n°1 (suite) : Baptême du Christ par Jean-Baptiste.

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Cette scène présente quelques singularités difficiles à comprendre, et sa présence elle-même dans ce coin isolé n'est pas banale.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°2.

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Ce lion réunit les caractéristiques notées en présentation, mais se démarque par une tête anthropomorphe à la racine de la toison frontale. Comme un début d'hybridation.

 

 

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n°2. Entrelacs de deux types, ornés d'étoiles et de rosettes.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°3.

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Trois particularités : une frisette du front se transforme en une volute d'architecture (hybridation animal/artefact) ; l'extrémité des vibrisses-moustaches se dilate en petits glands ; et la gueule se dénature en une figure géométrique (nouvelle hybridation animal/artefact).

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n°3. Entrelacs double-brins ornés de fleurons.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°4.

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Ce masque présente les trois particularités du masque n°3.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n°4. Entrelacs double-brins à fleurons.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°5.

Comme en n°3 et 4, l'extrémité des vibrisses-moustaches se dilate en petits glands. La crinière est visible, car elle revient sur les joues et sous le museau. Les yeux sont tournés vers le haut.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le panneau n°5. Huit fleurons inégaux.

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Ce panneau, qui a été modifié, est indissociable du masque féminin, et du coq qui le côtoie.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le masque n°6.  masque féminin.

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Le visage de femme, à la beauté et au sourire remarquables, n'est pas disposé au centre du chapiteau. Il voisine un coq dont la queue lui frôle la tête. 

Le coq, droit sur ses ergots et au plumage travaillé, rappellerait, selon Christiane Prigent, les combats de coq des enfants des écoles le jeudi gras, dont le vainqueur remporterait le titre de roi pour un an.

On a vu que E. Le Seac'h y a reconnu le style et le charme des visages de Roland Doré et en estime la réalisation vers 1624 en raison de la maîtrise d'exécution.

On retrouve ici le sourire délicieux mais énigmatique des visage féminins de Roland Doré, et sa façon de creuser la commissure des lèves en deux fossettes. Par contre, on ne retrouve pas les pupilles creusées qui sont sa deuxième caractéristique. Ce sculpteur est également l'auteur du buste de femme du sommet du fronton:

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Buste féminin, kersanton, Roland Doré, vers 1624, fronton du porche de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Visage féminin et coq (kersanton, traces de polychromie ocre, Roland Doré, v.1624) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

Visage féminin et coq (kersanton, traces de polychromie ocre, Roland Doré, v.1624) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n°6. Entrelacs à deux brins de deux types, celui de droite à fleurons.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°7.

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La gueule est géométrique, comme pour le n°3. Les vultuosités forment des boules conjointes.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE COTÉ OUEST.

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Le panneau n°7 : saint Yves exorciste et thaumaturge.

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Voir : Le porche de Guimiliau. Saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, , traces de polychromie, 1606, Valet du Maître de Plougastel).

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°8.

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Il est très intéressant parce qu'il tient entre ses dents le corps allongé d'un homme barbu, bras levés entourant la tête, et vêtu d'une veste aux manches plissées et nombreux boutons. Les jambes sont stylisées mais les chaussures sont présentes.

Le lion prend alors le rôle d'animal emportant les humains vers l'au-delà (psychopompe) ou ne se saisissant que des damnés. C'est soit un rappel de la mort ou memento mori, soit un avertissement incitant les fidèles, tant qu'il est temps, à redresser leur conduite et leur foi.

Le lion est très stylisé, avec des hachures autour des yeux et sur les oreilles ; le nez, fortement retroussé, expose les narines béantes.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n° 8. Création des animaux et création d'Ève à partir de la côte d'Adam.

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Ce panneau souvent remarqué est le seul de cette frise à présenter une scène biblique, décrite dans le Deuxième Livre de la Genèse ; et nous avons toujours intérêt à relire le texte. J'y découvre que la création des animaux (et leur dénomination par Adam) précède immédiatement celle d'Ève :

L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui.

19 L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme.

20 Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui.

21 Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

22 L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme.

23 Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme.

24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

25 L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte. Genèse 2 :18-25

L'Eternel est présent à gauche, barbu comme il se doit, vêtu d'une tunique plissée et coiffé d'un début de tiare. Il aide Ève à sortir du flanc gauche d'Adam, lequel dort du sommeil du juste tout en dissimulant ses organes génitaux.

Mais l'autre moitié de la composition montre huit animaux. Les deux poissons et la langouste ou écrevisse (locusta marina et locusta fluvialis des bestiaires) sont en bas, puis viennent une licorne (?), un lion, un éléphant, un cerf, et, tout près d'Ève comme pour annoncer son éveil, le coq.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°9.

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Il grimace dents serrés et gueule géométrique ; la crinière qui cerne le museau est différente de la toison frisée du front.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n° 9 : date de 1606.

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La date s'inscrit dans un cuir découpé à enroulement typique du style bellifontain introduit à Kerjean. Deux masques l'animent, l'un, humain, en haut, et l'autre, léonin, en bas, avec sa gueule géométrique rappelant les masques adjacents.

Après les guerres de la Ligue, qui ont déchirées la Bretagne, et auxquelles la conversion de Henri IV au catholicisme met un terme, le début du XVIIe siècle est une période de paix et donc de prospérité économique pour les marchands de toile du Léon, les Juloded qui financent par leur dons la poursuite de construction des enclos paroissiaux. Le coût du porche est évalué à 5000 livres (L.Élégoët)

La construction du porche, débutée en 1606 sous Henri IV, s'achèvera en 1617, sous Louis XIII.

À cette date de 1606, l'architecture de la Seconde Renaissance, définie par les ouvrages de Philibert Delorme, a diffusé dans le Léon grâce aux Barbier, famille noble qui a fait construire vers 1570 le château de Kerjean. Ce style est repris dans l'église de Lanhouarneau en 1588, de Saint-Thégonnec en 1599, etc. 

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°10.

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Comme le masque n°8, celui-ci tient dans sa gueule un être humain, mais c'est ici une femme. Son costume est moins apparent que dans le cas précédent, car il est dissimulé par les fortes canines du lion, mais il se révèle par la coiffe perlée entourant sa tête. Les jambes et les pieds sont nus.

Le lion lui-même est proche du n°8,  et nous retrouvons les hachures des orbites et des oreilles, ou le nez aux narines béantes.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n° 10. Entrelacs à fleurons.

 

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°11.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n° 10. Entrelacs  à deux brins.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque léonin n°12.

Il est si proche du masque n°11 que j'ai dû repérer soigneusement la différence qui les distinguent

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Panneau n° 12 et masque léonin n°13.

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Le lion, au nez retroussé, est le seul qui tire la langue.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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II. LES SCÈNES FIGURATIVES DES PORTES D'ENTRÉE.

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L'arc en plein cintre des portes jumelles de l'entrée reposent sur des colonnes. Le chapiteau des deux colonnes extérieures est séparé du fût  cannelé par une scène figurative. À droite, nous trouvons deux lutteurs sauvages. À gauche,  deux femmes et un lion. .

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Les deux lutteurs sauvages.

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Ce seraient des satyres, si on en croit leurs pieds fourchus et  les deux petites cornes sur le front de l'un d'eux. Ou seulement des lutteurs bretons, barbus, vêtus de pantalon en peau de mouton soutenu par des bretelles croisées. Pour Guy Jaouen, "le bas du corps représente celui du diable" (renvoyant à la diabolisation des jeux par le clergé), et les bretelles s'apparentent aux harnais imposés lors de l'entraînement des hommes d'armes, quand ce n'était pas une ceinture.

L'homme de droite a posé sa main sur l'épaule gauche de son adversaire. Celui-ci a saisi de la main droite l'une des courroies croisées (ou peut-être la main gauche du lutteur opposé)  et a croisé sa jambe (par règle ou pour la crocheter ?).

 

La règle de cette lutte est claire : une main doit être placée dans le dos, comme dans la "lutte française" illustrée sur une gravure d'un manuel de 1443 de Hans Talhoffer, ou un dessin du XVIIeme s. de Thomas Rowlandson « Wrestling at St Columb" en Cornouailles anglaise. (G. Jaouen p.26)

L'importance ethnographique de cette scène est évidente. Je renvoie à la passionnante et érudite étude de Guy Jaouen sur le lutte celtique.

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Thomas Rowlandson (1756 - 1827), A Cornish wrestling match at St Columb

 

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Les deux femmes et le lion.

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Deux femmes et un lion sont étroitement enlacés. Les femmes sont nues (ou portent un pagne minimal).

Je n'ai aucune interprétation à proposer.

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La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet  du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau.   Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (kersanton, traces de polychromie ocre, Valet du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Jean-Marie)

"Dans l'intérieur, ce qui frappe d'abord, ce sont les niches qui contiennent les statues des douze Apôtres. Ces niches sont séparées par des colonnettes ioniques dont les piédestaux sont ornés de cartouches et de têtes diverses. Sur l'un, deux petits personnages luttent de force en tirant sur une corde. Les statues des Apôtres ont la raideur et le caractère hiératique de la sculpture du XVème siècle en Bretagne. Elles rappellent, mais en moins bien, les statues du Folgoët. Les dais, quoique conçus en plein style de la Renaissance, sont agrémentés dans le bas de petites découpures flamboyantes.

 

La corniche qui soutient ces statues est couverte de fines sculptures dans les intervalles qui séparent les modillons. Ces modillons eux-mêmes sont ornés de représentations variées. Sous cette corniche est une frise où l'on remarque des têtes saillantes ayant un caractère étrange. On croit y reconnaître la personnification des différents vices : orgueil, jalousie, avarice, colère, moquerie, vanité ou coquetterie accompagnée d'un paon. Dans la même frise, du côté gauche en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief : d'abord, un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis, deux personnages à genoux ou estropiés : l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet ; ensuite, un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles ; enfin, une sorte de Père-Eternel, les mains levées. La seconde scène représente le Seigneur créant Eve, qui sort du côté d'Adam endormi. Tout autour, se voient les animaux de la création. Dans le panneau suivant, on lit la date de 1606. Enfin, au côté opposé, dans le dernier panneau, près de la porte, se trouve saint Jean baptisant Notre Seigneur. Au fond du porche, deux portes séparées par un trumeau donnent accès dans l'église. Sous les chapiteaux des chambranles, on voit d'un côté deux personnages nus, représentant les pêcheurs retenus captifs par un lion qui figure le démon ; de l'autre, deux hommes sont liés ou semblent lutter ; leurs jambes sont couvertes de poils épais et sont terminés par des sabots fourchus. Les arcs des portes sont divisés par des claveaux saillants et par une clef sculptée. Au trumeau est adossé un joli bénitier porté sur une colonnette cannelée. Au-dessus du bénitier, un ange à genoux tient deux goupillons ; il est surmonté d'un dais orné de pilastres, gaines, cariatides, petites niches, etc...

 

Dans les côtés, deux colonnes à tambours cannelés, bagues sculptées et chapiteaux ioniques, supportent l'entablement, et dans le tympan, une niche, accostée de deux gaines et cariatides, renferme une statue de Notre Seigneur bénissant, revêtu d'une robe longue aux plis raides et serrés presque analogues à ceux des statues romanes de Chartres et d'Angers. Le porche est couvert d'une voûte découpée par de belles nervures, qui forment au milieu un pendentif assez remarquable (M. Abgrall).

— COUFFON (René), 1948, " l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

COUFFON (René), LE BARS (Alfred),  1988,  Répertoire des églises : paroisse de GUIMILIAU,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

— JAOUEN (Guy), 2006, Les luttes celtiques de Bretagne et du Cornwall.

https://celticwrestling.files.wordpress.com/2011/07/cornish-wrestling.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LA BRETÈQUE (François de ), 1984, Image d'un animal : le lion. Sa définition et ses «limites», dans les textes et 1' iconographie (XIe-XIVe siècles) Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public  Année 1984  15  pp. 143-154. Fait partie d'un numéro thématique : Le monde animal et ses représentations au moyen-âge (XIe - XVe siècles).

https://www.persee.fr/doc/shmes_1261-9078_1985_act_15_1_1443

— NIZETTE-GODFROID (Jeanine), 1972, Contribution à l'étude de l'influence du lion néo·hittite sur la constitution du type léonin dans l'art grec orientalisant , L'Antiquité Classique  Année 1972  41-1  pp. 5-48

https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1972_num_41_1_1648

—  PERU (Fanch), 1985, "Les jeux de pardon en Bretagne", Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1985  92-3  pp. 309-326

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1985_num_92_3_3194

 

 —PRIGENT (Christiane) 1986, Guimiliau (Châteaulin, réed. 1992).

CIAP

https://www.ciap-enclos.fr/enclos/guimiliau/

— SPREV

http://www.sprev.org/centre-sprev/guimiliau-enclos-paroissial-saint-miliau/

— Le bel article suivant :

https://en.wikipedia.org/wiki/Guimiliau_Parish_close

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 10:03

Les modillons et bases de colonnes (kersanton, traces de polychromie ocre, atelier du Maître de Plougastel, 1606) du porche intérieur de l'église de Guimiliau.

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Les cotés ouest et est du porche intérieur de l'église de Guimiliau peuvent se diviser en deux registres : en haut, les niches à dais des douze Apôtres (six de chaque coté), et en bas une succession de six pilastres cannelés (et rudentés) soutenant une frise de masques et panneaux décoratifs.

Décrire les douze statues me nécessitera un article entier. La frise vous vaudra au moins deux articles.

Mais il faudrait décrire séparément chaque colonne séparant les Apôtres, avec leur chapiteau ionique, leur fût cannelé et rudenté, et leur piédestal, ou "base". Ah oui ? Yes, car chacune des trois faces visibles de ces bases cubiques sont sculptées d'un motif différent. Confinez-vous une après-midi dans ce porche  avec une lampe de poche, un miroir, et un plumeau (car c'est très empoussiéré et toiledaraignéisé ), et, au couvre-feu, vous devrez quitter les lieux sans avoir épuisé votre inventaire.

Voici donc quelques uns des 2x17 modillons qui soutiennent la corniche où se sont installés les Apôtres. Ils nous offrent une vraie leçon de sagesse, car, pour les examiner, il faut s'accroupir et s'abaisser pour en découvrir la face cachée aux profanes.   Mais c'est ainsi qu'on accède à un très beau répertoire de l'ornementation Renaissance, marqué par le principe de métamorphose entre humanité et végétaux : les masques feuillagés, les masques crachant des feuillages, alternent avec des compositions stylisées à volutes, godrons ou palmettes tandis que de beaux portraits de Guimiliens et Guimiliennes à fraises courtes se mêlent à ceux de géants aux barbes énormes. Autre leçon, ces modestes modillons, qui attendaient sans doute jusqu'à aujourd'hui pour vivre leur quart d'heure de célébrité, sont des petites choses, d'une dizaine de centimètres peut-être : petits par la taille mais grands par le talent.

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Attribution et datation.

La date de 1606, inscrite sur la frise coté ouest, peut qualifier également ces modillons et ses colonnes. En étant strict, on élargira le compas de datation jusqu'à 1617, date inscrite à l'extérieur du porche.

Le porche est principalement l'œuvre du Maître de Plougastel (1570-1621), anonyme installé à Landerneau et auteur, comme son nom de convention l'indique, du calvaire de Plougastel (1602-1604), mais aussi du calvaire de Locmélar, de l'intérieur du porche de Bodilis, et de bien d'autres œuvres, dans 31 paroisses (4 en Cap-Sizun, 3 dans le diocèse de Tréguier, 2 en Haute-Cornouaille, et toutes les autres dans le Léon au nord de l'Élorn).

Par contre, les statues du porche ne lui sont pas attribuées, hormis celle des apôtres Pierre et Jean dans ce porche, et son compagnon ou élève Roland Doré a pris le relais vers 1618.

Dans son Catalogue des ateliers de sculpture sur pierre Emmanuelle Le Seac'h attribue au Maître, à l'intérieur du porche sud de Guimiliau, les termes gainés et les deux bustes du fronton, le bénitier du trumeau, les apôtres déjà cités.

Mais elle attribue d'autres éléments à une deuxième main, celle d'un compagnon, qu'elle baptise du nom de Valet du Maître de Plougastel. (Dans les archives, le "valet" est le bras droit du maître d'atelier, son second). Elle définit son style ainsi, à propos de quatre scènes des piédroits de l'extérieur du porche: "Les yeux sont globuleux, taillés en amande, avec des paupières ourlées. Le nez est droit, gros, avec des ailes larges. Les trous des narines sont creux, ce qui fait la particularité de ces sculptures. À l'inverse, les lèvres sont serrées, à peine dessinées. L'ensemble est relevé par une barbe bien peignée, avec des moustaches transversales qui démarrent sous les narines, laissant le haut des lèvres glabres. Le philtrum est inexistant. Une petite frange de cheveux reproduit la sinuosité des arcades sourcilières. ... Les visages suivent une inflexion au niveau des tempes contrairement aux visages du Maître de Plougastel qui sont tous ronds."

Ce serait à lui qu'aurait été confié la frise intérieure du porche, et les chapiteaux de la porte d'entrée (le menu de mon prochain article).

E. Le Seac'h ne mentionne pas les modillons ou les colonnes séparant les apôtres, et nous pouvons les attribuer, au sens large, à l'atelier du Maître de Plougastel : soit au Maître, soit à son "Valet". Observons donc les trous des narines! Il me semble bien qu'ils soient creux, j'opte pour le Valet.

 

 

 

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Plan.

I. Quelques-uns des 34 modillons (j'en montre 25).

II. Quelques décors truculents des bases des colonnes. (Surprise)

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Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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QUELQUE-UNS DES 34 MODILLONS.

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Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons  et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons et frise du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Modillons du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LES BASES DES COLONNES SÉPARANT LES NICHES.

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Si nous numérotons les colonnes en partant pour le n°1 de celle qui est à droite de saint Pierre (et c'est la moindre des choses, c'est la colonne n°11 qui remporte, à l'unanimité, le prix du Jury. Entre saint Mathias, porteur de hache, et saint Barthélémy, porteur de coutelas.

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La base de la colonne n°11. Lutte à la corde entre quatre personnages.

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C'est là un vieux jeu breton, "an tortis" ou "chech fun". Il appartient aux "jeux de pardons". Fanch Peru le décrit ainsi :

"La corde a environ 25 m de long. Au centre se trouve un témoin que l'on amène au-dessus d'une marque tracée au sol, l'axe. Deux équipes de 5 ou 6 s'affrontent. Le jeu consiste à amener l'équipe adverse de l'autre côté de l'axe. Chaque partie se fait en deux «manches» et éventuellement une «belle» avec inversion des équipes. L'ordre des affrontements est obtenu par tirage au sort. Dans certains terroirs et dans les jeux fédérés de la F.N.S.A.B. il n'est pas nécessaire pour gagner d'amener l'équipe adverse de l'autre côté de l'axe. Deux témoins placés à la même distance (3 mètres le plus souvent) du témoin central servent alors de repères pour désigner les vainqueurs."

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1985_num_92_3_3194

Fanch Peru (Jeux traditionnels de Bretagne, 1987 p.50),  illustre sa description de ce jeu par une photo du moyen-relief de Guimiliau, et il décrit sur cette sculpture deux lutteurs. Mais ils sont en réalité quatre, pour ceux qui savent regarder les facettes moins visibles du cube.

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Les joueurs sont coiffés d' un béret très plat, et porté sur le coté. Ce béret est remarquable par sa valeur documentaire ethnographique. Mais hormis cette coiffure, ils sont parfaitement nus, même si les attributs virils des lutteurs les plus visibles aient été escamotés. Leurs postures sont également de forte valeur documentaire, les hommes agrippés à la corde s'opposant par par la plante de leur pied tandis que le genou de la jambe opposée est à terre.

Sur le coté droit, le lutteur tient l'extrémité de la corde, celle-ci passant derrière son dos. Il est allongé et  prend appui des deux pieds sur la tête et sur le coude de son compagnon.

Sur le coté gauche, nous retrouvons les mêmes appuis.

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Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Base de la colonne n°9 : masque d'un anthropomorphe. Autres masque humains sur les cotés.

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Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Base de la colonne n°13 : masque d'un homme barbu coiffé d'un bonnet. Autres masque humains sur les cotés.

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Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Base  de la colonne n°5 : masque de femme dans un cartouche à cuir découpé. Masques anthropomorphes sur les cotés.

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Le cuir découpé à enroulement témoigne de l'influence du style bellifontain introduit dans le Léon par l'atelier du  château de Kerjean. La femme porte une fraise courte (autrement dit, plutôt Charles IX que Henri IV).

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Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Base  de la colonne n°3 : masque d'homme barbu dans un cartouche à enroulement. Masques humains sur le coté.

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L'homme est coiffé d'un bonnet muni d'une petite queue au sommet de de volutes retroussées sur le coté. Son nez long et pointu me rappelle celui du terme féminin du bénitier du trumeau (par le même atelier).

À sa droite et à sa gauche, ses collègues sont coiffés d'un turban (peut-être) et portent une large fraise (comme la collerette du Pierrot Gourmand). 

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Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Base des colonnes du porche intérieur de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

— COUFFON (René), 1948, " l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

COUFFON (René), LE BARS (Alfred),  1988,  Répertoire des églises : paroisse de GUIMILIAU,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

—  PERU (Fanch), 1985, "Les jeux de pardon en Bretagne", Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1985  92-3  pp. 309-326

CIAP

https://www.ciap-enclos.fr/enclos/guimiliau/

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 12:04

Les termes gainés  (cariatide et atlante) de l'intérieur du porche sud (1606) de l'église de Guimiliau. Atelier du Maître de Plougastel, kersanton.

 

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne, inspirées  de l'art à la grotesque, et de l'École de Fontainebleau, et je m'intéresse maintenant aux Termes, Cariatides et Atlantes que les architectes et sculpteurs bretons ont créés en Finistère à la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle. On les attribue, pour les premières réalisations, à l'atelier qui a travaillé à l'édification du château de Kerjean en Saint-Vougay vers 1570, et qui a introduit dans le Léon les nouveautés stylistiques de la Seconde Renaissance de l'École de Fontainebleau (1539) diffusés par des recueils comme ceux de Sebastiano Serlio (1537) et d'Androuet du Cerceau (vers 1550).

Le couple de termes masculin et féminin de l'entrée du château de Kerjean est repris (encadrant une sculpture du patron du sanctuaire) au fronton du porche sud de Lanhouarneau en 1588, au fond du porche de Saint-Thégonnec en 1599,  au fronton du porche sud de  Saint-Houardon de Landerneau en 1604, ici à Guimiliau en 1606, puis au fronton de la porte de l'ossuaire de La Martyre en 1619, et de l'ossuaire de Saint-Thégonnec en 1676. Toujours en kersanton.

Ce sont des "termes" car leur piètement est en forme de bornes, mais aussi des "cariatides" et "atlantes" (voire des "télamons"), car ils supportent sur leur tête, par un chapiteau ionique, un entablement. Face à ce flottement sémantique, il vaudrait mieux désigner ces figures comme des "supports anthropomorphes". J'ai choisi de rester simple, au prix de l'incorrection.

On retrouve aussi cet ornement, décliné avec beaucoup d'imagination, en granite à l'intérieur du porche de Bodilis (1570-1601), ou sur la façade de l'ossuaire de Sizun (1585), et, en sculpture sur bois, sur les jubés et clôtures de chœur de La Roche-Maurice,  et de la chapelle Saint-Nicolas en Priziac.

 

 

Sur Guimiliau, voir :

 

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Sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

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Voir sur l'art  de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION DU PORCHE PAR RENÉ COUFFON.

"Le porche en kersanton, voûté sur croisée d'ogives à clef pendante, est l'un des plus remarquables du Léon. Il porte à l'intérieur la date de 1606 sur le mur ouest et a été achevé par l'atelier de Roland Doré, le buste de femme du fronton est de lui (d'après Y.-P. Castel : Sur les pas de Roland Doré, de Keranroux à Guimiliau, B.S.A.F. 1986, p. 369-370) ; sur la façade, près de la clef de voûte, celle de 1617. Sur le rampant du gable de la chapelle qui suit, à l'est, celle de 1642. L'arcade extérieure à voussures multiples est en plein cintre avec clef de voûte et colonnes baguées. Deux colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens soutiennent un entablement à fronton ; dans la frise, une inscription : "O QVAM. METVENDVS EST. LOCVS. ISTE/ VERE. NON. EST. HIC. ALIVD. NISI. DOMVS. DEI.". Dans le gable, niche à fronton cintré abritant une statue en kersanton de saint Miliau, et plus haut, clocheton terminé par un lanternon. Dans les contreforts, statues en kersanton : saint Sébastien, saint portant la tiare (Pierre ?), saint évêque et saint moine.

A l'intérieur, dans les niches à dais Renaissance, statues des douze Apôtres (C.), huit en pierre (sans doute d'après 1606), quatre en bois (XVIIIe siècle). Sur le socle de la statue de saint Pierre on lit une inscription en creux : "A: GO". Sous les niches, frise de bas-reliefs parmi lesquels la Création d'Eve.

Bénitier en kersanton au trumeau (C.), surmonté d'un dais Renaissance. - Dominant les deux portes géminées, statue en pierre du Christ bénissant entre deux cariatides gainées."

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Entrée extérieure du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Entrée extérieure du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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DESCRIPTION .

Attribution.

E. Le Seac'h attribue au Maître de Plougastel les piédroits et les voussures de l'arc d'entrée du porche de Guimiliau . Cet atelier de Landerneau est intervenu dès le début du chantier (daté en 1606 selon l'inscription de l'intérieur du porche) et jusqu'en 1617, date figurant à l'extérieur à droite de la grande agrafe feuillagée.

Dans le Catalogue de ce sculpteur, elle lui attribue aussi, à l'intérieur du porche, "les deux termes gainés, homme et femme, et les deux bustes homme et femme les encadrant sur le fronton intérieur", le bénitier du trumeau, et deux apôtres, Pierre et Jean. 

Par contre, elle attribue à Roland Doré le Christ Sauveur qu'encadrent les termes gainés. (Roland Doré est aussi l'auteur de six apôtres sous le porche, et de quatre statues en kersanton de l'extérieur du porche).

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Sur le portail intérieur du porche, les deux portes jumelles en plein cintre sont séparées par le trumeau et son bénitier. Les deux colonnes cannelées de chaque porte supportent une arcade dont les moulures sont interrompues  par quatre clefs et une agrafe centrale, évoquant vaguement l'alternance métope-triglyphe. Ces portes prennent place dans un portail où le chapiteau ionique de deux colonnes cannelées et baguées —introduites en architecture par Philibert Delorme —, supportent l'entablement orné d'une frise aux rinceaux peints de couleur ocre-rouge.

Le tympan reçoit une niche formée par nos deux supports anthropomorphes supportant un fronton curviligne portant trois pots à feu. Cette niche en kersanton est reliée à la corniche par deux volutes s'appuyant sur de nouveaux pots à feu.

 

 

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Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Cette disposition générale reprend celle du porche de Lanhouarneau (atelier de Kerjean ?, 1588), du porche intérieur de Saint-Thégonnec (v.1599) et celle de l'ossuaire de La Martyre (Maître de Plougastel 1619) qui sera copiée sur l'ossuaire de Saint-Thégonnec (1676-1677). 

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Portail intérieur du clocher-porche (1599) de l'église de Saint-Thégonnec. Photographie lavieb-aile.

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Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

 

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Ossuaire de Saint-Thégonnec (Jean Le Bescont 1677)

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Les deux termes masculin et féminin autour du Christ Sauveur.

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Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Au centre, et un peu à l'étroit, la statue en ronde bosse montre le Christ Sauveur du Monde, en latin Salvator Mundi. Représenté en gloire (revêtu du manteau rouge de la victoire sur la Mort), mais non nimbé, il donne sa bénédiction de la main droite au Monde, figuré par un orbe tenu dans la main gauche. La jambe gauche est avancée, avec un genou fléchi.

Cette statue, je l'ai dit, est l'œuvre de Roland Doré (1618-1663), alors à ses débuts puisqu'il  achevait le chantier débuté par  le Maître de Plougastel (1570-1621), qui l'avait formé dans son atelier. Cette transition explique que les cinq visages de ce fronton conservent une unité certaine. Les pupilles ne sont pas encore creusées, comme cela deviendra un trait stylistique de Roland Doré.

C'est également un Christ Sauveur qui occupe le porche intérieur de Lanhouarneau, église dont le fronton qui sert ici de modèle. On le trouve aussi aux porches de Dirinon et de Bodilis.

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Fronton (kersanton  polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (Roland Doré). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Christ Sauveur (Roland Doré). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Les deux termes.

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Comme à Lanhouarneau, (et comme dans les modèles de gravure de Serlio ou Androuet du Cerceau)  ces supports anthropomorphes portent un pagne feuillagé d'acanthe et reposent sur un fût prismatique, non cannelé. Mais à l'inverse de Lanhouarneau leurs bras sont croisés dans le dos. Leur anatomie humaine est très fidèle, et non envahie par des métamorphoses. Ils supportent un chapiteau à volute ionique.

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Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Le terme féminin ou cariatide.

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La femme est nue jusqu'à la taille, jeune, fraîche et jolie, et elle porte autour du cou le collier à médaillon qui se retrouve à La Martyre, à Saint-Thégonnec et sur les gravures d'Androuet du Cerceau.

 

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Termes gainés (Maître de Plougastel ).Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Termes gainés (Maître de Plougastel ).Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Le terme masculin ou atlante.

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L'homme, torse nu, porte des cheveux mi-longs et une barbe taillée.

Je m'afflige de  voir ces sculptures, comme la paroi, si altérées dans sa polychromie.

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Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Termes gainés (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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Le couple figurant à la base du fronton.

Ils évoquent, par leurs costumes contemporains et leur toilette, de jeunes paroissiens.

La femme porte une robe noire sur un corsage bleu. Son front est épilé.

L'homme porte une veste bleue et un gilet rouge boutonné (chupenn et jiletten du costume breton), sa barbe est taillée, ses cheveux tombent sur les épaules.

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Femme  (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Femme (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Homme  (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Homme (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome, v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Homme  (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome , v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

Homme (Maître de Plougastel ). Fronton (kersanton polychrome , v.1606) du portail intérieur du porche sud. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

 

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

COUFFON (René), LE BARS (Alfred),  1988,  Répertoire des églises : paroisse de GUIMILIAU,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

 

— ÉLÉGOËT (Louis), 1996, Les Juloded Grandeur et décadence d'une caste paysanne en Basse Bretagne, Presses Universitaires de Rennes. 299 p.

https://books.openedition.org/pur/11548?lang=fr

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

—CIAP

https://www.ciap-enclos.fr/enclos/guimiliau/

Le porche sud permet d’entrer dans l’espace sacré de l’église. Ceci explique la richesse de sa décoration qui affiche également la prospérité de la paroisse. Pour le réaliser, Guimiliau a fait appel à deux sculpteurs de renom ; le Maître de Plougastel entre 1606 et 1617, puis Roland Doré. Ceint de contreforts ornés de niches et amortis de lanternons, il allie les styles gothique et Renaissance.
L’entrée en plein cintre est bordée extérieurement par deux colonnes corinthiennes et intérieurement par des colonnes baguées. Elle est surmontée d’un fronton triangulaire portant un buste de femme, œuvre de Roland Doré, puis d’un second avec une statue de saint Miliau. Un clocheton surmonté d’un lanternon coiffe l’ensemble. Dans les voussures de l’entrée sont représentées des scènes bibliques avec Adam et Eve, Abel et Caïn, Noé et, plus haut, des événements de l’enfance de Jésus.
A l’intérieur, la voûte est formée d’une belle croisée d’ogives. Les portes de l’église sont surmontées d’une statue polychrome du Christ enseignant entre deux cariatides figurant Adam et Eve. Entre les portes, sous un dais, un ange armé de goupillons trempe le pied dans un bénitier. Sur les murs latéraux, abrités par des dais Renaissance et des niches à colonnettes ioniques, les apôtres adoptent un maintien majestueux avec leurs attributs : saint Pierre et sa clé, saint Jacques et sa coquille, saint André et sa croix en X, etc. Sous les apôtres, des têtes symbolisent les péchés capitaux. En bas-relief apparaissent un moine exorciste et la création d’Eve

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/850

 

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE

BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

 

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

 

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

 

 

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 19:07

Saint Yves en l'église de Guimiliau : deux statues en ronde-bosse. Entre le Riche et le Pauvre (bois polychrome, XVIIe siècle,  retable de Saint- Joseph, chapelle sud). Et en official de Tréguier (bois polychrome, 2ème moitié XVIIe siècle, par le sculpteur Antoine, 1er pilier nord du chœur).

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 Cet article fait suite à :

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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— Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

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I. SAINT YVES ENTRE LE RICHE ET LE PAUVRE (BOIS POLYCHROME, XVIIe SIÈCLE), RETABLE DE SAINT-JOSEPH, CHAPELLE SUD.

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001213

Sur l'autel du croisillon sud, le retable de Saint-Joseph montre en haut saint Laurent, dans le registre principal saint Joseph tenant la main à l'Enfant Jésus  entre la Vierge et sainte Anne, et en bas, entourant saint Yves, saint François d'Assise et saint Hervé accompagné de son guide Guicharan et de son loup. 

Ce retable a été restauré par Christian Karoutzos (Arts et Bâtiment) en 1991.

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Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Saint Yves, au centre, est plus grand que les deux plaideurs, et il est rehaussé par son support plus épais. Il écarte les bras, comme saisi en pleine plaidoirie et avance avec assurance le pied gauche. Sa tête est tournée sur la droite, et son regard semble fixer quelque auditoire.

Le sculpteur, sans souci d'anachronisme, lui a donner la perruque, la moustache Louis XIII et l'habit de la première moitié du XVIIe siècle. Il est coiffé du bonnet carré (ou barrette) de son rang de docteur en droit et est vêtu d'un manteau noir doublé de satin blanc, au revers dorés, et aux manches spectaculairement larges : À lui les effets de manche!

Sous ce manteau, la soutane blanche égrène ses boutons ronds cousus par groupe de trois. La rigueur du  collaro est contredite par la richesse de la sorte de lavallière à glands de passementerie nouée sous le cou, par la ceinture dorée, et par le repli brodé d'or du manteau, qui précède les manches molletonnées.

Saint Yves tient en main deux sacs à procès, qui contiennent les dépositions et requêtes des deux parties.

Au total, il affiche l'aisance et la superbe des orateurs ou prédicateurs à succès, et rien n'indique qu'il porte une attention particulière au Pauvre, ni qu'il refuse l'argent que le Riche lui tend. On peut imaginer (et on le trouve ailleurs) une meilleure illustration de l'intégrité morale et du sens d'une justice attentive à ceux qui n'ont pas les moyens de défendre financièrement  leur cause, qui ont fait la sainteté d'Yves de Kermartin.

 

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Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le Riche porte également la perruque et le costume Louis XIII. Son chapeau placé sous le bras droit est d'un rouge éclatant, que seuls les puissants peuvent s'autoriser à afficher. L'attache de ses bas blancs s'orne d'un pompon de même couleur, et nous retrouvons ce vermillon sur la languette de ses chaussures. Ses hauts de chausse sont larges et bouffantes. Le justaucorps, aux longues basques montre une option de boutonnage assez recherché.

Il présente au magistrat un sac rempli d'espèces sonnantes et trébuchantes.

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Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le Pauvre.

C'est bien le pauvre hère : il est pieds nus, et doit s'appuyer sur une canne, ou plutôt sur un méchant bout de bois. Sa tunique est de couleur brun-noir. Ses jambes sont couvertes, sous les braies, par des houseaux. Il porte un bissac sur l'épaule gauche.

La manière dont il tient son chapeau est une marque de déférence.

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Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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II. SAINT YVES EN OFFICIAL DU DIOCÈSE DE TRÉGUIER.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001479

H = 180 ; la = 75 ; pr = 40

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Rappel.

"Saint Yves est un savant et un lettré. Il donne douze ans de sa vie à l'étude des lettres, du droit, de la théologie, dans les célèbres universités de Paris et d'Orléans. Après quoi il passe vingt ans dans les grandes magistratures ecclésiastiques, et pendant tout ce temps, comme l'usage d'alors l'y autorise, il ne cesse de plaider avec éclat devant tous les tribunaux autres que le sien — pour les pauvres et gratis, sans doute, mais il n'en a que plus de clients. — Il ne cesse point non plus, pendant tout ce temps, d'éclaircir, d'approfondir la science du droit, prenant même la nuit pour oreiller ses livres de jurisprudence. Comme avocat et comme official il va suivre ses causes et ses sentences aux juridictions d'appel, à Tours à Paris. Aussi son action, sa renommée de grand jurisconsulte ne se borne point à la Bretagne, elle court toute la France." (Arthur de la Borderie)

De 1280 à 1284. Séjour d'Yves à Rennes comme official de l'archidiacre Maurice. En 1281, Il suit l'enseignement théologique des Cordeliers de Rennes et conçoit le premier dessein de sa vie ascétique.  Puis en 1284 . Yves Hélory   quitte Rennes, et est nommé vicaire judiciaire (official) c'est-à-dire « juge ecclésiastique » du diocèse de Tréguier par l'évêque Alain de Bruc .

En 1290, il commence ses prédications.

C'est en 1292 qu'il adopte son costume de bure blanche et embrasse les hautes pratiques de l'ascétisme. Il laisse la cure de Trédrez pour celle de Louannec, qu'il occupe jusqu'à sa mort. En 1293, il fonde la chapelle de Notre Dame de Ker Martin, et en 1297 Il confirme et complète cette fondation. Il résigne les fonctions d'official de l'église de Tréguier en 1298 ; il meurt le 19 mai 1303.

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La posture.

La "gestuelle oratoire" (Castel) n'est pas celle, souvent rencontrée en statuaire sur pierre (kersanton) au XVIe siècle, de l'argumentation — index contre le pouce opposé — mais celle, plus fastueuse, de l'éloquence, la jambe gauche avancée, pied en rotation externe (allumant le fanal rouge de la languette de la chaussure), la tête haute et tournée vers la droite, les bras écartés. La main droite, paume vers le haut, présente une pièce du procès tandis que la gauche souligne le discours par un mouvement, sans doute circulaire, de la barrette orientée avec sa face rouge vermillon et son pompon tournés vers les auditeurs.

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Le costume.

Les épaules sont couvertes d'un chaud et douillet camail en fourrure frappé d'hermines. Le manteau noir brille des dorures de ses revers et de sa doublure de satin blanc. La soutane noire (qui a inspiré la robe des avocats) décline sa rangée de 33 boutons (on en compte 27, les autres étant cachés), en relation avec le nombre des années terrestres du Christ. Mais ces boutons au lieu d'être noirs, sont dorés comme des pièces de monnaie. Dorée également est la ceinture, dont le nœud laisse pendre de longues et voyantes extrémités. Que de richesses !

La barrette, ou bonnet carré indique le rang de docteur (en droit)

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Cette posture et ce costume tendent certainement à se rapprocher du modèle ecclésiastique ou juridique de l'éloquence nourri de rhétorique sous Mazarin. Et, en s'en rapprochant, elle s'éloigne de la sainteté d'Yves Hélory, soucieux bien au contraire d'humilité, de modestie, de pauvreté et de proximité avec les petits éloignés du pouvoir. 

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Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), Saint Yves et ses statues, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22388?lang=fr

—CHARVET (Jean-Louis), Biographie de saint Yves.

https://ledroitcriminel.fr/dictionnaire/noms_propres/biographies/saint_yves.htm

— HAMOURY (Maud), Saint Yves dans la peinture aux XVIIe et XVIIIe siècles en Bretagne, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22409

— LA BORDERIE (Arthur de)

http://www.infobretagne.com/vie-saint-yves.htm

— MONTAROU (Virginie) Saint Yves entre le riche et le pauvre, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22412

 MONTAROU,Saint Yves entre le riche et le pauvre : évolution de sa représentation iconographique en Bretagne aux xvie et xviie siècles, mémoire de maîtrise d’histoire (G. Provost, dir.), université Rennes 2, 1998.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Saint Yves Chapelles bretonnes.
27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 16:32

 

Les termes gainés  (cariatide et atlante)  du porche sud (1584-1588) de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Atelier du château de Kerjean, kersanton.

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne, inspirées  de l'art à la grotesque, et de l'École de Fontainebleau, et je m'intéresse maintenant aux Termes, Cariatides et Atlantes que les architectes et sculpteurs bretons ont créés en Finistère à la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle. On les attribue, pour les premières réalisations, à l'atelier qui a travaillé à l'édification du château de Kerjean en Saint-Vougay vers 1570, et qui a introduit dans le Léon les nouveautés stylistiques de la Seconde Renaissance de l'École de Fontainebleau (1539) diffusés par des recueils comme ceux de Sebastiano Serlio (1537) et d'Androuet du Cerceau (vers 1550).

Le couple de termes masculin et féminin de l'entrée du château de Kerjean est repris au fronton du porche sud de Lanhouarneau en 1588 (granite). Ce fronton sert de modèle qui se retrouve, au fond du porche de Saint-Thégonnec en 1599 (kersanton),  au fronton du porche sud de  Saint-Houardon de Landerneau en 1604 (kersanton), au fond du porche de Guimiliau vers 1606, puis au fronton de la porte de l'ossuaire de La Martyre en 1619 (kersanton), et de l'ossuaire de Saint-Thégonnec en 1676 (kersanton). Dans ces six cas, les deux termes encadrent une niche accueillant une statue d'un saint ou d'une sainte, et ils sont épaulés par deux volutes latérales.

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Ce sont des "termes" car leur piètement est en forme de bornes, mais aussi des "cariatides" et "atlantes" (voire des "télamons"), car ils supportent sur leur tête, par un chapiteau ionique, un entablement. Face à ce flottement sémantique, il vaudrait mieux désigner ces figures comme des "supports anthropomorphes". J'ai choisi de rester simple, au prix de l'incorrection.

On retrouve aussi cet ornement, décliné avec beaucoup d'imagination, en granite à l'intérieur du porche de Bodilis (1570-1601), ou sur la façade de l'ossuaire de Sizun (1585), en kersanton sur un bénitier de Guimiliau (v.1606) et, en sculpture sur bois, sur les jubés et clôtures de chœur de La Roche-Maurice,  et de la chapelle Saint-Nicolas en Priziac.


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Sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

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Voir sur l'art  de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :


 

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE.

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On commencera par noter la proximité de Lanhouarneau avec le château de Kerjean (Saint-Vougay), à 8 km à l'est.

"En forme de croix latine, l'église comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur accosté de deux chapelles et terminé par un chevet à trois pans. En dehors du clocher du XIVe siècle, l'édifice est en partie de la fin du XVIe siècle, en partie de la fin du XVIIIe siècle.

Le porche du midi , voûté sur croisée d'ogives avec liernes, porte la date de 1582 sur le contrefort est et l'inscription suivante dans l'entablement de l'arcade extérieure : "IEAN. TOVLLEC (?). Y. BERTHOV. ET. J. MESGVEN. PROCVREVRS (?)." Ce porche a une importance capitale pour l'histoire de l'art breton, car il présente une innovation totale dans la décoration des porches, aucun élément gothique n'y figurant plus et le style classique y apparaissent totalement pour la première fois. Dû sans nul doute à l'atelier de Kerjean, sa disposition et ses principaux ornements ont été reproduits dans de très nombreux monuments de la vallée de l'Elorn.

Le sommet du gable est décoré d'un écu martelé portant les armes mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de sa femme Claude de Carman, héritière de ses frères après leur fin tragique en 1584. C'est donc peu après cette dernière date que le porche semble avoir été achevé.

Les niches à coquille abritent encore les statues des douze Apôtres (kersanton) ; dans le soubassement, cartouches à têtes grimaçantes et grotesques comme à Bodilis. L'une des liernes porte sur ses deux faces l'inscription : "H. N. GAL... FAB. NOBLE. E. VEN. P. SR. M. G. ESQVZ... RECT. /M. E. GARS. CVRE. 1582. F. RICHART. FAB.". Au-dessus de l'arc surbaissé de la porte intérieure, statue en kersanton du Christ Sauveur du monde. Au pignon du porche, dans une niche à cariatides gaînées, statue de sainte à longues tresses, un enfant à ses pieds [sic]." (René Couffon)

Marie-Dominique Menant donne une lecture plus complète de l'inscription de l'intérieur   gravée sur les liernes du porche : M. E. BARS. CURE. 1582. F. RICHART. FAB. H. NOAL. FAB. NOB. ET. VEN. PER. M. G... REC sur la croisée d'ogives.  Je la discuterai à mon tour infra.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Cartel in situ. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Cartel in situ. Photographie lavieb-aile.

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LE FRONTON DU PORCHE.

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Au dessus de l'entablement du porche, le tympan est centré par une niche à coquille dont le plein cintre vient s'inscrire sous un fronton triangulaire supporté par deux colonnes à supports anthropomorphes. Deux volutes forment les arcs-boutants de cet ensemble central.

Dans le tympan, un blason, martelé à la Révolution, aux armes des familles Maillé et Carman permet de faire remonter aux environs de 1584 la fin de la construction du porche (cf. Couffon et Bouricquen).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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La statue de la niche : une sainte (Marie-Madeleine) et un donateur (kersanton, 1588).

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On a vu que René Couffon décrit une "statue de sainte à longues tresses, un enfant à ses pieds". Effectivement, l'identité de la sainte ne peut être précisée facilement. Par contre, il me semble peu discutable que c'est un donateur (tête refaite en pierre ou ciment pierre) qui est agenouillé à ses pieds, les mains jointes autour d'un phylactère qui monte verticalement jusqu'aux nattes de la sainte. Ce donateur est un chanoine, car il est vêtu d'une chape à capuchon rabattu.

La femme (dont la tête est brisée) est tête nue, sans voile, ni bandeau, ni nimbe ni couronne, mais sa chevelure est remarquable car elle forme deux nattes méchées qui se réunissent devant la poitrine et descendent jusqu'au ventre. Ces nattes sont si remarquables qu'elles semblent être un attribut d'identification. Mais vers quelle sainte ? 

L'autre attribut est le flacon qu'elle tient, par l'intermédiaire d'un pli de son manteau, dans la main gauche.

Je ne vois qu'une solution de cette devinette, et seule sainte Marie-Madeleine me semble correspondre à cette définition d'une chevelure longue et non couverte, et du flacon d'aromates présenté lors de la Mise au Tombeau, ou du lundi de Pâques, pour l'embaumement du corps du Christ.

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Pour en revenir au donateur, de qui peut-il s'agir ?

Serait-ce le recteur de la paroisse, ce "noble et vénérable personne M. G. R[ecteur] " de l'inscription de 1582 sous le porche ? L'absence de son nom interrompt les tentatives de recherche.

J.M. Abgrall nous indique le nom du recteur de 1585, un certain Guillaume Dall. Pas mieux.

Serait-ce un membre de la famille de Carman, dont les armes figuraient sur un blason du porche avec la date de 1584 ? Ce serait ma meilleure hypothèse. Une verrière de l'église de Plonévez-Lochrist montrait Jean de  Carman, "chanoine de Léon" en donateur présenté par Jean-Baptiste devant une Descente de Croix.

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319852900781za/9eae3a3f-faad-4b3c-a424-a62e2538c112

Ce chanoine devint évêque de Saint-Pol-de-Léon, et sa dépouille y repose sur une dalle à son effigie, mais dans l'église de Plonévez-Lochrist, la chapelle Saint-Sébastien renferme dans un enfeu la tombe qu'il s'était destiné.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cenotaphe-de-monseigneur-jean-de-carman-encastre-dans-un-enfeu-eglise-paroissiale-saint-pierre-plounevez-lochrist/f79cc30e-0846-4b12-9c2b-fe26744da00c

Mais hélas pour la validité de ma suggestion, cet évêque  intronisé en 1503 est décédé en 1514.

L'énigme du donateur reste donc à résoudre.

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Le terme masculin, ou "atlante". (Atelier de Kerjean, leucogranite à muscovite de Berven, 1588).


"Géologiquement, l’intrusion du granite à tourmaline de Sainte-Catherine a été précédée, en plusieurs points et en particulier aux environs de Berven, par la mise en place d’un granite clair, blanchâtre, à grain fin-moyen, caractérisé par la présence fréquente de muscovite (mica blanc) et le développement aléatoire, mais toujours en faible proportion, de tourmaline. Si cette roche est loin d’avoir la beauté et surtout l’originalité des divers faciès du massif de Sainte-Catherine, elle est cependant susceptible de fournir des pierres de taille parfois de fortes dimensions. Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce qu’elle ait été recherchée pour l’église de Lanhouarneau, fréquemment en association avec le faciès (b) de Sainte-Catherine, extrait dans les mêmes secteurs. Sa mise en œuvre remonte certainement au xvie siècle, comme l’atteste sa présence dans le chevet et dans le porche méridional où elle forme les deux belles colonnes cannelées monolithes dressées de part et d’autre de la partie externe de l’accès. Elle a été également utilisée en remploi (au xviiie siècle), avec le granite de Sainte-Catherine, dans le transept sud, dans l’élévation méridionale… La même roche a été aussi mise en œuvre au niveau de la plate-forme du clocher (balustrade, colonne, base de la flèche…) sans que l’on puisse toutefois préciser ici la date de son utilisation, du fait des restaurations subies par ledit clocher. "(L. Chauris 2006)

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Ces deux supports anthropomorphes sont beaucoup plus grossiers (ou bien moins conservés du fait de leur matériau moins fin et inaltérable que le kersanton) que ceux à qui ils serviront de modèles ;  ils ont les bras croisés devant la poitrine et la transition avec le pilier se fait par un pagne feuillagé (acanthe) suspendu à une volute ionique. Ils supportent l'entablement par un chapiteau ionique.

L'homme est remarquable par ses grands yeux et sa moustache.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Le terme féminin, ou "cariatide". (Atelier de Kerjean, Leucogranite à muscovite de Berven, 1588).

 

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Cette cariatide est nue et sa belle poitrine souligne sa grâce, plus que son visage qui nous échappe sous l'effet de l'altération de la pierre. Sa coiffure forme deux boucles qui la coiffe comme des oreilles de Mickey.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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LE PORCHE EXTÉRIEUR.

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L'entrée en plein cintre sculpté, soutenu par des colonnes à tambour, est accostée de deux colonnes corinthiennes cannelées, conforme aux modèles de Philibert Delorme adoptés au château de Kerjean. Le pignon et les contreforts d'angles s'amortissent en lanternons.

La corniche à large moulure porte l'inscription : Mre: JEAN: TOVLLEC Rr: Y: BERTHOV : ET : J : MESGVEN : PROCVREVRS 1765, témoignant d'une restauration ou modification assez sérieuse à cette date. En effet, "en octobre 1760, l'architecte Guillaume Balcon est appelé pour étudier la réédification de l'église. Le sieur de Keramoal-Lucas, expert blasonneur, l'accompagne. Le transept et la nef sont repris à partir de 1766 : linteau daté, ajout d'une voûte basse en berceau dans le clocher et transformation du portail occidental. Le remontage du porche sud est effectué après numérotation peinte en rouge des pierres" . (M. Menant)

—Jean TOULLEC (1707-1777) a été recteur de 1748 à 1777. 

https://gw.geneanet.org/gaelliou?n=toullec&oc=&p=jean

 

—Yves BERTHOU (10 février 1719-31 juillet 1783), cultivateur, est qualifié d'Honorable Marchand, demeurant au Manoir du Ferz à Lanhouarneau. Il a été capitaine de la paroisse (équivalent de "procureur" je pense). Il a épousé vers 1739 Françoise Yvonne LE GUEN. Dans sa fratrie figure Hamon Berthou curé de Lanhouarneau.

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&iz=3045&p=yves&n=berthou&oc=6

Son ancêtre Jean Berthou avait fait construire le manoir du Fers en 1660 et y avait fait graver ses initiales avec celles de son épouse.

"Le Fers", à Lanhouarneau, apparaît sur Google Maps comme une, ou plutôt deux ou trois grosses exploitations d'élevage agricole. Existe-t-il encore des bâtiments anciens ? La notice de l'Inventaire décrit Le Fers Vras, en grès et granite, datant vers 1900.Il y a Le Fers, Le Fers Vras, Le Fers Bian et Le Fers Kerhilliguy. Le lieu-dit est mentionné sur la carte de Cassini, comme Tréfalégan.

Yves Berthou est marchand de toile : lorsqu'en 1785, à l’occasion de l’inventaire après décès du plieur de toile Ollivier Péton, de Landerneau, on découvre dans son grenier une boîte « contenant cinquante sceaux en bois gravés du nom et de la marque particulière de chaque fabriquant », deux noms de marchands sont de Lanhouarneau : le sien et celui de F. Nicolas.

Un post du forum CGF est consacré aux BERTHOU de Lanhouarneau.

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?f=1&t=31255&sid=2ac4d95

On lit, dans les Antiquités de Bretagne (1832) de Fréminville : "En entrant dans l'église , à main droite, contre la muraille , est la pierre tombale de Jean Berthou. Son nom y est écrit en grosses lettres, mais sans aucune autre espèce d'épitaphe".

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— Jean MESGUEN, cultivateur,  est né le 7 octobre 1751 au manoir de Tréfalégan, où il décéda le 29 avril 1806.  Il avait épousé en 1785 Catherine BARS.

Un homonyme, cultivateur sachant signer, qualifié d'Honorable Homme, est né vers 1716 au manoir de Tréfalégan où il est décédé le 2 mai 1803. Il avait épousé en 1747 Honorable Femme Marie KEROUANTON.

Le manoir de Tréfalégan, à 800 m au nord-est de l'église, avait appartenu à Sébastien de Rosmadec puis à la famille Thépault dont il porte les armoiries.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/manoir-puis-ferme-aujourd-hui-maison-trefalegan-lanhouarneau/7ce401b0-600a-41f3-8e14-260fcdd79068

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'entablement est soutenu par deux colonnes cannelées,  rudentées au tiers inférieur et baguées, en leucogranite à muscovite de Berven (L. Chauris) mais dont le chapiteau corinthien est en kersanton.

 

Près de ces chapiteaux, des anges présentent des cartouches en cuir découpé à enroulement, centrés par des masques anthropomorphes entourés d'un collier de perles de gros diamètre : l'influence du style bellifontain introduit au château de Kerjean est patent.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les soubassements des contreforts, en granite de Sainte-Catherine, sont sculptés de masques (mi-humains mi-léonins) dans un encadrement rectangulaire de palmes.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

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Cet intérieur a été reproduit en 1614 par Jean Bouricquen. Si  son dessin est peu fidèle dans sa représentation du porche sud, il propose un intérieur coloré : les statues des apôtres et les arabesques le long des parois, la statue du Christ bénissant et les voûtes du couvrement sont polychromes ; les dessins des voûtes semblent représenter des anges.

Le bénitier à godrons, la frise et le soubassement des statues et colonnettes sont en granite de Sainte-Catherine facies b (L. Chauris).

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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La statue du Christ Sauveur (kersantite) dans la niche centrale.

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Comme sous le porche de Dirinon ou celui de Bodilis, le Christ, jambe gauche en avant, bénit de la main droite (brisée) le globe terrestre ou orbe tenu de la main gauche (brisée).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription.

Elle est gravée, d'une main maladroite, sur les liernes du porche sur la croisée d'ogives. Marie-Dominique Menant a relevé :

M. E. BARS. CURE. 1582. F. RICHART. FAB. H. NOAL. FAB. NOB. ET. VEN. PER. M. G... REC
 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Je propose de lire :

1°)

M : E : BARS : CVRE. 1588 /

Soit "Messire E. BARS curé en 1588".

La famille BARS est attestée sur la paroisse à cette date (on sait que les curés sont recrutés localement) : voir infra.

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&iz=3045&p=alain&n=bars+le+bars+barz+le+barz&oc=5

Ce changement de date créerait une rupture avec tous les auteurs datant ce porche de 1582 ou 1584 (d'après les armoiries de Carman-Maillé). Ma lecture, cliché à l'appui, semble assez fondée.

Nous savons par les archives qu'un Jean BARZ était fabricien de la paroisse en 1553, date à laquelle il a commandité avec Hervé Calvez la réalisation de la croix de Croas ar C'hor par l'atelier Prigent de Landerneau. 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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2°)

F : RICHART : FAB. 

 F[rançois?] RICHART Fabricien.

Les généalogistes signalent François RICHART, cultivateur, né vers 1570 à Goasven, Lanhouarneau et décédé au même lieu vers 1638, marié vers 1590 à Marie GRALL. 

On remarque que sa sœur Barbe a épousé Alain BARS.

https://gw.geneanet.org/fernandl?n=richart&oc=&p=francois

Le village de Goasven se trouve à l'est de la paroisse.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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3°)

H : MOAL : FAB.

Soit "H. Moal, fabricien".

Les paroisses élisent chaque année deux fabriciens : voici donc le second.

Je propose de reconnaître ici Hervé MOALIC, né vers 1580 à Plounéventer (pour l'instant, ça ne colle pas), mais marié vers 1610 à Lanhouarneau avec Plesoue BARS, fille d'Alain BARS et de Barbe RICHART (décédée en 1636) mentionnés supra. 

https://gw.geneanet.org/flcharlet?n=moalic&oc=1&p=herve

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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4°)

NOB : E : VEN : PER : M : --- REC 

Soit "Noble et vénérable personne messire --- recteur".

Je ne parviens pas à un meilleur résultat, et le nom de ce recteur nous échappe encore. Mais résisterait-il à de nouvelles tentatives et à des éclairages différents ?

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les douze apôtres du Credo apostolique (kersanton).

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Ces apôtres, pieds nus et tenant le livre qui les caractérisent tous, tiennent chacun le phylactère où était jadis peint l'article du Credo qui leur est attribué. Ils sont vêtus du manteau et de la robe dont la fente pectorale est fermée par des boutonnières à languettes en S, caractéristique des ateliers de kersanton de Landerneau (atelier Prigent, puis Maître de Plougastel, puis Roland Doré puis Jean Bescont).

Toutes les têtes ont été refixées au ciment, quelques mains, doigts ou attributs ont disparu.

Attribution.

Ces statues ne sont pas attribuées par Emmanuelle Le Seac'h dans son Catalogue des ateliers de sculpture de Basse-Bretagne  du XVe au XVIIe siècle, mais cette auteure ne semble pas s'être attardée à Lanhouarneau. Si on les estime contemporaine du porche, donc en 1588, elles correspondent à la période d'activité du Maître de Plougastel (1570-1621), très actif dans le Léon et auteur par exemple avec son atelier du Christ Sauveur de Bodilis, ou des termes gainés de Saint-Thégonnec. Mais on ne connait de  cet atelier que les séries d'apôtres placés à l'extérieur des églises de Confort-Meilars et de Saint-Tugen en Primelin, ou le saint Pierre de Plogoff. On pourra les comparer ici :

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On y retrouve la manière de traiter les visages, et certains traits, comme le livre coincé sous l'aisselle, la ceinture serrant quelques robes, la façon de caractériser saint Matthieu par sa balance, etc. Je propose donc cette hypothèse.
 

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Pierre et sa clef (brisée).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Apôtre non déterminé. Saint Thomas ?

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jacques le Majeur, son chapeau frappé de la coquille et son bourdon.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean tenant la coupe de poison.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Philippe avec sa croix (brisée) à longue hampe.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jacques le Mineur avec son bâton de foulon (brisé).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les six apôtres du coté ouest.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Saint Matthias tenant sa lance ?

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Comparer avec :

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Saint Matthias (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Matthieu tenant la balance du publicain.

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Comparer à :

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L'Apôtre Matthieu, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Barthélémy et son coutelas à dépecer ?

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Saint Jude tenant son épée ?

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Comparer à :

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L'Apôtre Jude, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint André et sa croix en X.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Simon et sa scie.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— AGRALL (Jean-Marie), 1918, Notice sur Lanhouarneau, BDHA, Kerangall, Quimper.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/398

— BOURICQUEN, Jan. Bref estat es preminences du marquis de Kerman et conte de Seszploe de mesme quelles sont es eglisses covent et chapelles tant en pierre boys viltres que lisières en Leon. Visite recuilli es ce presant livre faict pour hault et puissant mesire Charles de Maillé chevalier de l'Ordre du roy, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur marcquis de Kerman conte de Seizploue, baron de la Forest, [etc], par son peintre et vistrier humble et fidel serviteur Jan Bouricquen en 1614.

 

— CHAURIS (Louis), 2006, « Éclairage lithologique sur l’église de Lanhouarneau (Finistère) : XIVe-XVIe-XVIIIe siècles », Revue archéologique de l'Ouest, 23 | 2006, 117-149.

https://journals.openedition.org/rao/156

— COUFFON (René) Le BARS (Alfred), 1988, Lanhouarneau, in Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 552 p.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/708d6fe21ec665e814c611e6c521e395.pdf

 

 COUFFON (René) 1948. L'architecture classique au Pays de Léon. Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

 

— KEROUANTON (abbé Yves), 1986, Dans le passé de Lanhouarneau, 255 pages. Non consulté.

— MENANT (Marie-Dominique), 1987, L'église de Lanhouarneau, Inventaire général

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-herve-lanhouarneau/4093c692-080a-4c5d-b945-697dc32b0423

 

— MENANT (Marie-Dominique), 1987, Ensemble de douze statues : Les Apôtres, église Saint-Hervé (Lanhouarneau)

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-douze-statues-les-apotres-eglise-saint-herve-lanhouarneau/8a5def98-8856-41c4-a7c0-db1a98198f4d

 

 

 

— MUSSAT (André),  La Renaissance en Bretagne.

— Le patrimoine des communes du Finistère. Paris : Flohic, éditions, 1998. (Le patrimoine des communes de France).

p. 1011-1012. Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

 

https://amf29.asso.fr/wp-content/uploads/2015/11/lanhouarneau-patrimoine-historique.pdf

 

— LE GUENNEC (Louis),1932, « Prééminences de la famille de Carman », Bulletin archéologique de l’Association bretonne, 44, 1932, p. 98-137.

— LE GUENNEC (Louis), "Lanhouarneau", in Morlaix et sa région. Quimper 1979

 

"-Lan Hoarneu, vers 1330; (Terre d'Huvarné, ou de saint Hervé). Ce fils d'Harvian et de Rivanone, sœur de saint Rivoaré, naquit vers 520 au manoir de Lanrioull, en Plouzévédé. Hervé, qui était aveugle de naissance, passa la plus grande partie de sa vie à Lanhouarneau, et y mourut. II fonda un monastère en ce lieu sur une révélation du ciel qui lui commanda de s'y fixer. Le champ appartenait à un paysan nommé Ioncour et celui-ci, sans refuser de le donner au saint, lui demanda d'attendre jusqu'à la moisson, afin de pouvoir récolter son blé. Hervé promit au paysan qu'il n'y perdrait rien; le blé fut coupé en herbe, engrangé, et l'août venu, il se trouva très mûr tout en fournissant le double en grains. Dans une crypte de l'église, on voyait jadis, dit Kerdanet, la tombe du saint aveugle sculptée par le « tailleur d'imaiges » Coyé. Ce mausolée n'existe plus, mais le trésor conserve une relique de saint Hervé contenue dans un bras de bois revêtu d'argent.

L'église est surmontée d'une massive tour gothique à balustrade en quatrefeuilles, elle offre tous les caractères du XIIIe siècle, et se termine par une flèche ajourée d'étoiles et de rosaces que flanquent quatre épais clochetons.

Sur le porche latéral sud, belle œuvre de la Renaissance bretonne, on lit la date de 1582. L'entrée en plein cintre sculpté, soutenu par des colonnes à tambour, est accostée de deux colonnes corinthiennes cannelées. La corniche à large moulure porte l'inscription : Mre: JEAN: TOVLLEC Rr: Y: BERTHOV : ET : J : MESGVEN : PROCVREVRS 1765. Le pignon et les contreforts d'angles s'amortissent en lanternons.

A l'intérieur du porche, des niches à coquille, séparées par des colonnes d'ordre ionique, abritent les statues des douze Apôtres; le soubassement est divisé en panneaux offrant des têtes grimaçantes et grotesques, comme à Guimiliau et Bodilis. Au-dessus de la porte du fond, est une statue de Notre-Seigneur.

 

L'église en partie du XVIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle, a une nef très élevée et un transept. L'abside est percée de trois hautes fenêtres garnies de forts beaux vitraux modernes, représentant des scènes du Nouveau Testament, fabriqués en 1868 à Lanhouarneau même, par H. Laurans, dont l'atelier existait encore à la fin du siècle dernier. On s'étonne de trouver là ces belles verrières qui, pour la richesse et l'harmonie du coloris, peuvent rivaliser avec les meilleures productions du xvre siècle.

 

A l'angle sud-ouest du cimetière contre lequel est un lech octogone, il y a un ossuaire de la Renaissance, dont la façade est décorée de colonnes ioniques. Dans cet ossuaire, aujourd'hui transformé en chapelle, on remarque un très joli bénitier en granit, aussi de la Renaissance, où la fantaisie de l'artiste a représenté un diablotin furieux d'être obligé de porter la cuve du bénitier. Une pierre tombale aujourd'hui déposée au musée de Kerjean fut découverte en relevant les dalles du chœur. Elle porte l'effigie mutilée d'un chevalier que le lion héraldique sculpté sur son corselet fait reconnaître pour un seigneur de Coatmerret du nom de Launay. On trouva en même temps, paraît-il, une autre dalle chargée d'une effigie d'ecclésiastique, que les ouvriers auraient détruite sous l'œil indifférent du recteur. Au sud du bourg le manoir ruiné de Coatmerret, posé sur la crête d'un ravin abrupt, fut jadis une importante seigneurie avec haute justice. Le grand portail gothique de l'entrée et les ruines de l'édifice principal qui n'offrent plus que quelques pans de murs indiquent le xve siècle. A l'entrée de l'avenue gisent, près d'une fontaine, les débris d'une belle croix armoriée de deux écussons, l'un chargé d'un lion, l'autre mi-parti d'un lion et d'un coupé d'un lion et d'un burelé de dix pièces. Ce sont les armes de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en 1460, et de sa femme Marguerite de Lesquélen, de la maison de Penfeunteniou. Leur petite-fille et héritière Louise de Launay, dame de Coatmerret, épousa en 1520 Rolland de Kersauson, seigneur dudit lieu."

— TOSCER, (G.),1916 Le Finistère pittoresque. Brest : A. Kaigre, . p. 510-511

— WAQUET, (Henri) 1960. L'art breton. Grenoble : Arthaud. Tome II, La Renaissance. p. 42, 117,  110, 113, 143.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Renaissance Inscriptions Chapelles bretonnes.
23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 22:30

Le porche de Guimiliau. Saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, , traces de polychromie, 1606, Valet du Maître de Plougastel).

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Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

 

 

 

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INTRODUCTION.

 

Dans l'enclos paroissial  Saint-Milau de Giumiliau, deux éléments sont bien connus pour témoigner de la réalité du culte de saint Yves de Kermartin : une statue, géminée avec Jean, du saint sur le calvaire (1581-1588) ; et le groupe du saint entre le Riche et le Pauvre sur le retable de Saint-Joseph (XVIIe siècle).

Mais un troisième éléments est plus confidentiel, c'est  le panneau de kersanton en bas-relief qui inaugure, à l'ouest,  la frise intérieur du porche, juste avant une scène plus fameuse de la Création d'Ève. 

René Couffon (et avec lui de nombreux auteurs) passe la scène sous silence.

a) Dans sa description de 1883 (reprise en 1912 et 1924) le chanoine Abgrall décrit ce panneau, mais n'identifie pas le saint :

"Dans la même frise du côté gau­che en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief: d'abord un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis deux personnages à genoux ou estropiés: l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet; ensuite un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin une sorte de Père-Eternel, les mains levées ."

b) Il est par contre bien identifié par Victor-Henry Debidour en 1953, mais ce dernier ne décrit que partiellement la scène :

"Il [Saint Yves] se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

 

c) Emmanuelle Le Seac'h la décrit ainsi :

"Sur le bas-relief mitoyen [ de la Création d'Ève], un homme [sic] à genoux égrène son chapelet accompagné d'un personnage agité. Celui-ci, qui s'arrache les cheveux, est surmonté d'une tête cornue. Un estropié s'appuie sur ses béquilles. Un dernier personnage lève les bras au ciel. Les quatre compères reçoivent la bénédiction de saint Yves vêtu d'une chasuble à capuchon rabattu. Des hermines sont plaquées sur le camail et sur le bas du surcot. " (p. 196-197).

Je ne peux prétendre avoir lu tous les auteurs, mais je ne parviens pas à trouver d'autres descriptions que ces trois là. Yves-Pascal Castel, dans son article Saint Yves et ses statues, identifie bien ici saint Yves par les hermines de son camail, mais ne décrit pas la scène.

Pourtant, il me paraît clair que saint Yves, dont on ne peut dire s'il est à genoux ou si le bas du corps est tronqué, est tourné vers le personnage à sa gauche vers lequel il tend une main. La main droite est brisée, mais nous pouvons supposer un geste de bénédiction.

Il me paraît également clair que le deuxième personnage est une femme, vêtue d'une tunique longue, qui est tombée à demi à terre et qui s'arrache les cheveux, tous en criant avec la bouche ouverte en "o".

Il est non moins indiscutable que la "tête cornue à longues oreilles" est celle d'un démon, qui s'échappe du crâne de la malheureuse comme dans toutes les scènes d'expulsion du diable sous l'effet d'un exorcisme, ou du moins de la guérison miraculeuse d'un ou une possédée.

Il faut donc conclure ici à une représentation de saint Yves guérissant une possédée en pleine crise de convulsion.

Or, je ne trouve aucun autre exemple de cette scène, ni en iconographie (laquelle est consacrée en majorité au saint rendant la justice, le plus souvent entre le Riche et le Pauvre), ni dans les textes, et notamment pas dans la Vie de saint Yves d'Albert Le Grand, qui énumère les 29 miracles de sa canonisation. L'abbé France fait mention d'un possédé, du nom d'Alain de Tresleveur, mais le récit de sa guérison ne correspond pas  à la scène ici représentée.

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Il ne me reste plus qu'à soumettre cette hypothèse à mes lecteurs et à les supplier de me faire connaître leur point de vue.

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Datation .

Sur cette frise, le troisième panneau ouest porte la date de 1606. Celle-ci détermine forcément, au minimum, toute la frise ouest.

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Attribution.

Emmanuelle Le Seac'h attribue à l'atelier landernéen du Maître de Plougastel (1570-1621) le porche sud, ou du moins une partie des piédroits et toutes les voussures de l'arcade extérieure ; les 14 masques des contreforts ; et à l'intérieur le bénitier, les termes gainés et deux apôtres Pierre et Jean, le tout en kersanton.

Elle attribue à son assistant, qu'elle nomme "le Valet du Maître de Plougastel", et pour ce porche sud, quatre scènes de l'arcature du porche, tous les bas-reliefs de la frise intérieure, et deux chapiteaux de la porte d'entrée. En kersanton également.

 

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le troisième personnage est, à mon sens, la mère de la jeune fille : agenouillée, mains jointes, le chapelet à la ceinture, elle prie, et montre sa confiance dans les pouvoirs du saint.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le quatrième personnage est un "estropié", amputé de la jambe gauche sous le genou, et qui se déplace entre deux béquilles. Il est barbu, et vêtu comme un paysan, d'un chemise, d'une cotte à manches courtes (plissée à la taille au dessus d'une ceinture), de braies et de guêtres. Les détails de la coiffure peuvent correspondre à un béret.

Demande-t-il au saint une improbable guérison, ou plutôt l'assistance pour se nourrir et se vêtir ?

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le dernier personnage, barbu et les cheveux longs dressés en épi sur la tête ou encadrant le visage , n'est certainement pas " le Père-Eternel" qu'y voyait Abgrall. Il est maigre,  torse nu et ne porte qu'un pagne. Il est agenouillé et lève les deux mains, dont il nous présente les paumes.

J'y verrais un "ravi", un pauvre émerveillé par le miracle auquel il assiste. On ne peut exclure un Christ montrant les plaies de ses mains, mais cela n'a aucune cohérence avec le reste du panneau.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1883, L'église de Guimiliau, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1883_0145_0161.html

— ABGRALL (Jean-Marie), 1912, Notice sur Guimiliau, BDHA

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/afef0cf82b371a72f35a42200cb9a127.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie) 1924,  L'église de Guimiliau, porche, calvaire, ossuaire,  (Brest 1906, Morlaix, 1924 et 1935)

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/4c94b42ee1cf842a818f30319dac78c2.pdf

"La corniche qui soutient ces statues est couverte de fines sculptures dans les intervalles qui séparent les modillons. Ces modillons eux-mêmes sont ornés de représentations variées. Sous cette corniche est une frise où l'on remarque des têtes saillantes ayant un caractère étrange. On croit y reconnaître la personnification des différents vices : orgueil, jalousie, avarice, colère, moquerie, vanité ou coquetterie accompagnée d'un paon.

Dans la même frise, du côté gauche en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief : d'abord, un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis, deux personnages à genoux ou estropiés : l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet ; ensuite, un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin, une sorte de Père-Eternel, les mains levées.

La seconde scène représente le Seigneur créant Eve, qui sort du côté d'Adam endormi. Tout autour, se voient les animaux de la création. Dans le panneau suivant, on lit la date de 1606. Enfin, au côté opposé, dans le dernier panneau, près de la porte, se trouve saint Jean baptisant Notre Seigneur. Au fond du porche, deux portes séparées par un trumeau donnent accès dans l'église. Sous les chapiteaux des chambranles, on voit d'un côté deux personnages nus, représentant les pécheurs retenus captifs par un lion qui figure le démon ; de l'autre, deux hommes sont liés ou semblent lutter ; leurs jambes sont couvertes de poils épais et sont terminés par des sabots fourchus. Les arcs des portes sont divisés par des claveaux saillants et par une clef sculptée. Au trumeau est adossé un joli bénitier porté sur une colonnette cannelée. Au-dessus du bénitier, un ange à genoux tient deux goupillons; il est surmonté d'un dais orné de pilastres, gaines, cariatides, petites niches, etc... Dans les côtés, deux colonnes à tambours cannelés, bagues sculptées et chapiteaux ioniques, supportent l'entablement, et dans le tympan, une niche, accostée de deux gaines et cariatides, renferme une statue de Notre Seigneur bénissant, revêtu dune robe longue aux plis raides et serrés presque analogues à ceux des statues romanes de Chartres et d'Angers. Le porche est couvert d'une voûte découpée par de belles nervures, qui forment au milieu un pendentif assez remarquable."

— ALBERT LE GRAND La vie des saints de la Bretagne Armorique 1901 (pp. 163-191).

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Yves

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2004,   "Saint Yves et ses statues", in Saint Yves et les Bretons, culte, images, mémoire, (1303-2003) sous la direction de Georges Provost, Presses Universitaires de Rennes.

https://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

"On signalera, revendication d’une appartenance bretonne, les hermines héraldiques brodées sur le surcot du bas-relief dans le porche de Saint-Houardon à Landerneau, celles qui se devinent dans les plis de la tunique à la porte d’entrée de Bodilis, et telles autres sur le camail au porche de Guimiliau, des œuvres qui datent toutes du xviie siècle."

— DEBIDOUR (Victor-Henry), 1953, La sculpture bretonne: étude d'iconographie religieuse populaire, Plihon, 1953 - 245 pages, page 208.

 

Saint Yves est couramment placé au rang des saints les plus honorés : par exemple, en pendant de saint Pierre sur les croix. (Notre-Dame de Lorette en Irvillac, Sainte-Marie du Ménez-Hom. Il est encore à la place d'honneur à la croix de Commana, du Port-Blanc, à Saint-Adrien de Plougastel, à Guimiliau, etc.).

Il se loge discrètement aux piedroits des porches, reconnaissable à son collet d'hermines, délicat insigne à la fois de sa justification et de sa province. On l'y trouve à Landivisiau, Bodilis, Kergris-Mëlou, où il est même flanqué, dans les deux gorges voisines du piedroits, des deux plaideurs, au porche ouets.

Il se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

Groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre sur les Calvaires de Plougonven, de Kergrist-Moëlou, de Pestivien, de Lanrivain. Ou sur la façade de Notre-Dame du Folgoët. Au Cloître-Pleyben.

Niches ou retables : Dinéault, Saint-Herbot, Gouézec, Minihy-Tréguier, Saint-Vénnec, à la Trinité de Melgven, Locmélard en Plounéventer, Tréguier, Evéché de Quimper, Pleybn, Tréguennec, Trémarec, Huelgoat, Sainte-Avoye.Plonéis, Saint-Thois.

Vitraux : Moncontour

—FRANCE (Abbé), 1893, Vie de saint Yves

https://fr.wikisource.org/wiki/Saint_Yves/II

 

"Un jour, dit Yves L’Hauspice ou L’Hostis, j’entendis parler de quelqu’un qui était possédé du démon. Je l’amenai au recteur de Louannec, et il me suivit sans difficulté. Yves l’interrogea et lui demanda si c’était vrai que le diable le possédait. — Oui, répondit ce malheureux, et très souvent il me tourmente en me faisant entendre sa voix. — Commencez, lui dit le saint, par confesser tous vos péchés. — Après sa confession, continue le témoin, interrogé de nouveau, il répondit : Je sens la présence du démon, il me menace de toutes sortes de tourments et me demande pourquoi je l’ai conduit ici, promettant de me faire bien expier ma faute, la nuit prochaine. — Il en a menti, dit le saint ; vous resterez ici, vous mangerez et dormirez chez moi, et l’on verra si le démon ose encore vous attaquer. »

Ce malheureux prit donc l’hospitalité chez le bon recteur ; Yves bénit le lit où il le fit coucher et veilla toute la nuit dans l’étude et la prière. Le possédé dormit très bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis trois ans, et se trouva complètement guéri. — «  Rendez grâce à Dieu, dit le saint prêtre, et de mon côté j’en ferai autant. Retournez ensuite chez vous, aimez à entendre la messe et les sermons et faites l’aumône autant que vous le pourrez. Priez Dieu et observez ses commandements, afin que le démon n’ait plus recours sur vous. »

Ce possédé s’appelait Alain de Tresleveur, du diocèse de Tréguier. Plusieurs témoins ont attesté ce prodige, entre autres Hamon Le Flem, reclus de la paroisse de Louannec, et Guillaume, le propre fils du possédé, qui entre dans les détails les plus affreux sur les souffrances que son père endurait de la part du démon. Cette guérison ne fut pas sans doute la seule opérée par le saint prêtre, mais c’est celle dont les circonstances ont été relatées avec le plus de développements par un témoin oculaire."

— LE GUILLOU (J-P.) 1989, "Saint Yves : ceux qui l'ont connu témoignent, ceux qu'il a guéris racontent (enquête de canonisation)", Henry, Pédernec. Non consulté

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Guimiliau,  Extrait de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

—  LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. 

—  NANTEUIL (Alfred DE LA BARRE DE ), 1914,   Guimiliau (S.F.A. - C.A. 1914) Non consulté.

PRIGENT (Christiane) 1986, Guimiliau (Châteaulin, 1986). Non consulté.

ROYER (E.)1979 : Guimiliau (Rennes, 1979) . Non consulté.

TUGORES (M.M.) 1979 : Eglise Saint-Miliau, la tribune des orgues (B.S.A.F. 1979) Non consulté.

WAQUET (H.), 1952, Guimiliau (Châteaulin, 1952) - Guimiliau (Châteaulin, 1977) - Non consulté.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Chapelles bretonnes. Saint Yves
14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 21:37

Les termes (cariatides et atlantes) et cartouches du porche sud (granite, 1570-1601) de Bodilis.

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Sur l'église de Bodilis, voir :

 


 

 

 

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne, inspirées l'art à la grotesque, et de l'École de Fontainebleau. Je reprends la description de l'intérieur du porche sud de Bodilis, déjà traité, en me limitant aux 14 Termes, Cariatides et Atlantes et aux cartouches à cuirs découpés et masques qui les séparent. Ce porche est contemporain du château de Kerjean et de sa chapelle, et est peut-être issu du même atelier.

 

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Voir sur l'art  de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

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Le porche sud  de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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I. LES TERMES, CARIATIDES ET ATLANTES.

 

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Rappel.

On trouve des figures de cariatides et atlantes à la Renaissance dans la traduction de De architectura de Vitruve en 1511, dans celle de Giovanni Battista Caporal publiée à Pérouse en 1536,   sur des stucs de Polidoro Caldara à Rome vers 1525, ou sur des estampes d'après ces stucs au Louvre, sur le frontispice du livre d'architecture de Sebastiano Serlio en 1537 et sur ses cheminées, ou sur les stucs de Rosso Fiorentino dans la Galerie François Ier de Fontainebleau  en 1539 .

Les termes sculptés par Polidoro Caldara ont été relevés par Jacques Prevost vers 1535.

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/jacques-prevost_deux-termes_1535

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/cariatides_dessin-a-la-plume_lavis-brun_encre-brune

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/cariatides_encre-brune_plume-dessin_lavis-brun-d68db076-4747-46a3-b609-268d1768b5a8

Cette École de Fontainebleau est très féconde (estampes d'Antonio Fantuzzi en 1543)  et suscite des recueils de gravure, parfois consacrés exclusivement aux cariatides, termes et atlantes, comme le Recueil de 20 Termes de Jean Mignon (1543-1545) , les planches de 12 modèles de Termes et Caryatides d'Androuet du Cerceau publiées vers 1546-1550, celles de Quinque et viginti exempla arcum du même auteur (1549), sans compter les trouvailles que l'on peut faire dans ses Pièces diverses , ses Vases et coupes et ses Meubles, ou dans ses Compartiments ou dans ses Grands cartouches de Fontainebleau (1542-1545).

Sous cette influence des artistes de Fontainebleau ( Rosso Fiorentino et Le Primatice, Lucca Penni), le Maître de Henri II enlumine vers 1547 le Recueil des rois de France, dont les encadrements associent des cariatides et atlantes, des cartouches à cuirs découpés, et des masques à bandeau noué sur les tempes et guimpes, trois éléments qui se retrouvent à Bodilis. Le même enlumineur participe en 1542-1547, avec le groupe Bellemare, aux Heures dites de Henri II, où se retrouvent les trois mêmes éléments (folio 107v).

 

On connait les 4 cariatides sculptés en 1550 par Jean Goujon pour la galerie des musiciens du Louvre.

Vers 1565, Vredeman de Vries publie à Anvers son Caryatidum, dont le titre précise "Carytidum (vulgus termas vocat), sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecturae ordinem accomodatorum Centuria Primum in usum huius artis candidatorum artificiose excogitata. Veelderley dieverse Termen op de V ordene der Edificien tot behoef  alle  beelt ende steenhouwers, scrinwerkers, glaesscrivers ende alle constelicke hantwerkers  ost alle die de Antieckse Compertementsche Cieraet Beminnen Geinventeert duer Johannes Vreedman Vriese, Gerar de Iode excudebat"  , soit " Cariatides (vulgairement nommées "termes" ou Atlantes de toute variété pour l'architecture. Nombreux Termes selon les cinq ordres de l'architecture pour tous les sculpteurs et tailleurs de pierre, maître-verriers, artisans de cartouches à l'antique". On y trouve, outre les deux exemples du frontispice,  16 planches dont les Termes trouvent quelques correspondances avec ceux de Bodilis.

 

En 1572, Hugues Sambin publie son Oeuvre de la diversité des termes, dans lequel il présente 18 termes en 36 planches  gravées sur bois. Mais on ne trouve là aucun modèle convaincant pour les sculptures de Bodilis.

 

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Note : il existe une difficulté à nommer précisément ces pilastres de Bodilis à sujet anthropomorphe soutenant l'entablement par l'intermédiaire d'une volute (comparable à un chapiteau ionique). J'ai adopté, à tort mais par commodité, le nom général de "terme", alors que je souhaiterai réserver ce nom aux figures en bornes (le dieu romain Terminus étant chargé du respect des limites), et employer le nom "cariatide" pour les femmes-colonnes dont l'anatomie n'est pas hybridée (les figures ne sont pas engainées) et dont les jambes sont intactes et celui d'atlante (ou télamon) pour les hommes-colonnes. Je me suis débrouillé comme j'ai pu.

Je compte 8 figures féminines, et 6 figures masculines. Il y a deux figures à mi-corps sur des piliers ou bornes cannelées, deux figures dont les jambes sont remplacées par des arceaux en X, deux figures implantés sur des pattes et ventre d'oiseaux, et il y a le couple central du coté gauche, le plus spectaculaire, dont le bas du corps forme deux serpents entortillés.

Que l'on adopte la date de 1570 inscrite à l'intérieur du porche, ou celle de 1601 placée au dessus du portail extérieur, ces sculptures sont postérieures à la publication des principaux recueils de planches de Termes et Cariatides et y trouvent leur modèle, de manière plus ou moins précise.

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La pierre.

Bien qu'elle ne semble pas avoir été étudiée et caractérisée par Louis Chauris dans son passionnant travail de géo-archéologie du Patrimoine, il s'agit à l'évidence d'un granite dans lequel se distingue (surtout à partir du 6ème ensemble) l'inclusion de gros cristaux noirs. S'agit-il du "granite à tourmaline de Sainte-Catherine", comme le laisserait penser la carte publiée par Chauris dans son étude lithographique de Lanhouarneau ?

On remarquera, sur le terme n°11, de belles teintes rosées.

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Liste des 12 "termes".

 

 

 

Terme n°1. Femme (?) à jupe feuillagée (acanthe) dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des arceaux entrecroisés.

Terme n°2. Homme barbu, bras croisés devant le ventre, pagne feuillagé (acanthe) et pilier cannelé.

Terme n°3. Cariatide soutenant la volute du chapiteau de la main droite, la main gauche retenant les plis d'une jupe courte.  Un fleuron à cinq pétales sur la poitrine. Jambes nues.

Terme n°4. Atlante en homme sauvage (longue barbe, longs cheveux torsadés, pelage méché sur le corps).

Terme n°5. Femme (?) aux bras croisés sous la poitrine ; pagne au dessus d'un fût cannelé.

Terme n°6. Homme barbu et moustachu portant un pagne feuillagé (acanthe), dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des rubans en X.

Terme n°7. Cariatide bras croisés sous la poitrine, coiffée de longues et épaisses  nattes qui se croisent sous le menton et semblent se prolonger autour des bras. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux

Terme n°8. Atlante, souriant, peut-être coiffé d'un bonnet ou turban,  bras croisés devant la poitrine, vêtu d'un pagne plissé. Jambes croisées.

Terme n°9. Association 1) d'une tête aux traits épais et grossiers, coiffée de palmettes et 2) de volutes en "S" s'achevant par des pattes griffues.

Terme n°10. Cariatide soutenant des deux mains les volutes du chapiteau. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux. Jambes croisées.

Terme n°11. Couple nu s'étreignant et s'embrassant, les parties inférieures de leur corps étant remplacés par des formes de serpent, enlacées en tresse. L'homme est barbu ; les fronts sont séparés par une fleur à quatre pétales.

Terme n°12. Atlante barbu, mains jointes devant la poitrine, vêtu d'une tunique matelassée et d'une culotte bouffante, de chausses et de chaussures. Coiffure à préciser.

Terme n°13. Cariatide, nue, souriante, portant un collier à gros grains soutenant une croix. Sur le ventre, une fleur et ses pétales épineux. Ses bras se dirigent vers le pubis, et elle semble chevaucher un oiseau de type aigle qui masque ses jambes.

Terme n°14. Cariatide coiffée d'une coiffe à deux cornes. Elle est vêtue d'une robe plissée qu'elle maintient par le bras gauche. Le bras droit n'est pas visible. Les jambes sont nues sous les genoux.

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Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit,  Terme n°1. Femme (?) à jupe feuillagée (acanthe) dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des arceaux entrecroisés.

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On notera la forme bilobée du visage (une boule mentonnière greffée sur la boule plus grosse de la tête), qui va se retrouver si fréquemment ensuite qu'elle devient un véritable trait stylistique du sculpteur.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°2. Homme barbu, bras croisés devant le ventre, pagne feuillagé (acanthe) et pilier cannelé.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°3. Cariatide soutenant la volute du chapiteau de la main droite, la main gauche retenant les plis d'une jupe courte.  Un fleuron à cinq pétales sur la poitrine. Jambes nues.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit,  Terme n°4. Atlante en homme sauvage (longue barbe, longs cheveux torsadés, pelage méché sur le corps).

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°5. Femme (?) aux bras croisés sous la poitrine ; pagne au dessus d'un fût cannelé.

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Les modèles de termes dont le pilier est cannelé sont rares. Je retiens :

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Vredeman de Vries, [1565], Caryatidum...pl.I (détail).

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°6. Homme barbu et moustachu portant un pagne feuillagé (acanthe), dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des rubans en X.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°7. Cariatide bras croisés sous la poitrine, coiffée de longues et épaisses  nattes qui se croisent sous le menton et semblent se prolonger autour des bras. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°8. Atlante, souriant, peut-être coiffé d'un bonnet ou turban,  bras croisés devant la poitrine, vêtu d'un pagne plissé. Jambes croisées.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°9. Association 1) d'une tête aux traits épais et grossiers, coiffée de palmettes et 2) de volutes en "S" s'achevant par des pattes griffues.

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Recherche de modèle :

Termes et cariatides, Androuet du Cerceau vers 1550

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°10. Cariatide soutenant des deux mains les volutes du chapiteau. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux. Jambes croisées.

 

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°11. Couple nu s'étreignant et s'embrassant, les parties inférieures de leur corps étant remplacés par des formes de serpent, enlacées en tresse. L'homme est barbu ; les fronts sont séparés par une fleur à quatre pétales.

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Recherche de modèle.

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Androuet du Cerceau, modèle de cheminée n°XIV, Second Livre d'architecture, 1561.

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Androuet du Cerceau, modèle de cheminée n° XIV, Second Livre d'architecture, 1561

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Vredeman de Vries [1565], Caryatidum ... planche 16 (détail)

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On peut aussi remarquer la double figure anthropomorphe de l'arrière-plan du tableau de Peter Paul Rubens, Deborah Kip, épouse de Sir Balthasar Gerbier, et ses enfants, peint en 1629-30. La scène se déroule sous un portique qui s’appuie sur un soutien géminé formé des femmes nues dont le torse se transforme en un serpent selon le motif préfiguré par Jacques Androuet Du Cerceau.

https://www.meisterdrucke.fr/fine-art-prints/Peter-Paul-Rubens/121098/Deborah-Kip,-%C3%A9pouse-de-Sir-Balthasar-Gerbier-et-ses-enfants,-vers-1629-30.html

 

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°12. Atlante barbu, mains jointes devant la poitrine, vêtu d'une tunique matelassée et d'une culotte bouffante, de chausses et de chaussures. Coiffure à préciser.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°13. Cariatide, nue, souriante, portant un collier à gros grains soutenant une croix. Sur le ventre, une fleur et ses pétales épineux. Ses bras se dirigent vers le pubis, et elle semble chevaucher un oiseau de type aigle qui masque ses jambes.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°14. Cariatide coiffée d'une coiffe à deux cornes. Elle est vêtue d'une robe plissée qu'elle maintient par le bras gauche. Le bras droit n'est pas visible. Les jambes sont nues sous les genoux.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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II. LES PANNEAUX SCULPTÉS.

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Les 12 panneaux sont tous des cartouches, du type de ceux apparus en 1539 à la Galerie François Ier pour les stucs de Rosso Fiorentino et les boiseries de François de Carpi, et imitant les peaux de veau ou d'agneau des tanneurs, d'où leur dénomination de "cuirs découpés à enroulement". Des masques humains ou animaux occupent le centre de ces cuirs, à moins que ce soit des emblèmes ou des castels.

  Mais les artistes qui reprennent ce modèle s'affranchissent du modèle anatomique (avec les amorces des quatre pattes), faufilent des rubans dans des trous à l'emporte-pièce, multiplient les inventions, jusqu'à représenter des lames d'allure métallique évoquant alors plutôt des ouvrages de ferronnerie. De même, les volutes et courbes tracées au "perroquet" laissent parfois la place à des entrelacs géométriques.

Comme pour les Termes et cariatides, les modèles se diffusent vite dans les recueils de gravure , comme, une fois encore, ceux d'Androuet du Cerceau au milieu du XVIe siècle, ou ceux de Vredeman de Vries. Et on les retrouve sur les monuments, comme le cartouche armorié du château d'Anet.

En Finistère, on les comparera à ceux du château de Kerjean (cartouche armorié) et des sablières de sa chapelle. Ou au cartouche armorié du château de Maillé. Ou à l'ensemble des sablières de l'atelier du Maître de Pleyben (et de Kerjean). Voir la liste de mes articles supra.

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Panneau sculpté n°1 (au dessus du bénitier). Cartouche à cuir découpé à enroulement centré sur un masque féminin.

Panneau sculpté n° 2. Cartouche complexe, à cuir découpé et enroulé, vase, et volutes, portant en partie haute un masque féminin à la chevelure aux nattes torsadées, à la coiffure en palmettes, sur un bandeau de linge noué sur les tempes et voile sous le menton comme une guimpe.

Panneau sculpté n°3. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque féminin proche du précédent (palmette, bandeau, guimpe).

Panneau sculpté n° 4. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

Panneau sculpté n°5. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par une tresse à deux brins formant un fuseau vertical.

Panneau sculpté n°6. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

Panneau sculpté n°7. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

Panneau sculpté n°8. Cartouche en cuir découpé à enroulement comportant un homme debout tenant les extrémités des volutes.

Panneau sculpté n°9. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

Panneau sculpté n°10. Cartouche en cuir découpé à enroulement, et ferronnerie à entrelacs géométriques, centrés par un masque léonin.

Panneau sculpté n°11. Cartouche en ferronnerie centré par un masque léonin et deux masques humains masculin et féminin.

Panneau sculpté n°12. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin. . Au dessus, masque anthropomorphe crachant des feuillages. Au dessous, masque anthropomorphe entouré de feuilles/ailes.

 

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Coté droit, panneau sculpté n°1 (au dessus du bénitier). Cartouche à cuir découpé à enroulement centré sur un masque féminin.

 

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n° 2. Cartouche complexe, à cuir découpé et enroulé, vase, et volutes, portant en partie haute un masque féminin à la chevelure aux nattes torsadées, à la coiffure en palmettes, sur un bandeau de linge noué sur les tempes et voile sous le menton comme une guimpe.

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Ce type de masque se retrouve, sous de multiples variations, sur les gravures des ornemanistes, sur les enluminures du Maître de Henri II vers 1545-1547 ou sur le jubé de La Roche-Maurice (fin XVIe), ou sur le cartouche armorié du portail du château de Kerjean (v. 1570), ou, tout simplement, sur les sablières de Bodilis.

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Recueil des rois de France BnF fr. 2848

 

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Recueil des rois de France BnF fr 2848 f.90r

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Livre d'Heures dit de Henri II BnF lat.

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Vredeman de Vries

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°3. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque féminin proche du précédent (palmette, bandeau, guimpe, ...).

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n° 4. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°5. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par une tresse à deux brins formant un fuseau vertical.

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Ce fuseau a-t-il un rapport avec celui des tisserands, qui assurent la richesse du Léon ?

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°6. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°7. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°8. Cartouche en cuir découpé à enroulement comportant un homme debout tenant les extrémités des volutes.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°9. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°10. Cartouche en cuir découpé à enroulement, et ferronnerie à entrelacs géométriques, centrés par un masque léonin.

 

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°11. Cartouche en ferronnerie centré par un masque léonin et deux masques humains masculin et féminin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°12. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin. . Au dessus, masque anthropomorphe crachant des feuillages. Au dessous, masque anthropomorphe entouré de feuilles/ailes.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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III. LA FRISE.

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Je ne la détaillerai pas mais je montrerai quelques figures.

On y trouve des masques léonins, ou de moutons, ou d'homme coiffé d'un chapeau rond, d'homme barbu, deux exemples de la femme au bandeau noué et à la guimpe déjà décrit, d'un anthropomorphe crachant des feuillages,  parmi des rubans en volutes ou motif géométrique et des  feuillages. Ou encore deux lions entourant une fleur.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Femme coiffée d'un bandeau noué en rosette sur les tempes et portant un linge formant guimpe.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Femme coiffée de palmettes et d'un bandeau noué en rosette sur les tempes et portant un linge formant guimpe.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les termes et cartouches du porche de Bodilis.
Les termes et cartouches du porche de Bodilis.
Les termes et cartouches du porche de Bodilis.

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CONCLUSION.

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Si on admet l'hypothèse proposée par Couffon d'un atelier de sculpteurs  de Kerjean, appelé par les Barbier pour bâtir et décorer leur château vers 1570 et jusque 1595 peut-être, et qui aurait rayonné dans le Léon (et la Cornouaille) pour diffuser le style de l'École de Fontainebleau (1539) et celui de la Seconde Renaissance Française (après 1540) en Basse-Bretagne, et notamment, après Lanhouarneau en 1582,  à Bodilis, nous pouvons constater que les réalisations de cet atelier, sur le  porche intérieur, sont parfaitement influencées par les constructions architecturales de ce style et par les recueils d'architecture et d'ornementation qui le diffusent. Si le matériau (le granite) est local, il est difficile de trouver ici une particularité régionale Mais cela n'exclut pas des traits stylistiques propres aux sculpteurs de Kerjean, et des travaux ultérieurs de comparaison des différents sites sauront peut-être les mettre en évidence (je ne note pour la part que ces visages bilobés à mentons en boule, une particularité que j'ai aussi remarquée, en sculpture sur bois, sur les sablières et blochets d'un hypothétique Maître de Saint-Nic vers 1640-1670).

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Une fois de plus, — comme en Haute-Bretagne à l'égard de la Première Renaissance à Dol, La Guerche et Champeaux, — la preuve est faite de la réactivité des Bretons, et de leur ouverture rapide aux nouveautés stylistiques de la Cour de François Ier et  de Henri II. À la pointe du Finistère, les monuments architecturaux sont vraiment "à la page" !

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SOURCES ET LIENS.

 

—BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHE"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

— COUFFON, (René) 1948. L'architecture classique au Pays de Léon. Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. .

"Porche sud de Bodilis : À l'intérieur court un frise beaucoup plus importante que celle des porches précédents [Pleyben, Saint-Thégonnec] et comportant en fort relief, une série de cartouches séparés par d'étranges cariatides. Est-ce là simple fantaisie de l'artiste ou en a t-il copié les divers motifs ? Il semble bien qu'il faille opter pour la seconde hypothèse. L'une des cariatides, par exemple, représente un homme et une femme à corps de serpents enlacés attire tout particulièrement l'attention. Or, un motif identique décore précisément un modèle de cheminée de l'Architecture d'Androuet du Cerceau, traité que possédait forcément l'atelier de Kerjean. L'illustre architecte paraît, lui-même, avoir interprété quelque statue antique d'Isis et de Sérapis dont il a supprimé les coiffures emblèmes. Le musée égyptien de Berlin, entre autres, conserve un tel groupe dont la tête du dieu, barbue, ressemble à celle de Bodilis." (Couffon, L'architecture classique au pays de Léon p. 47)

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f463f1d171ef5.47213123/1948_02.pdf

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, p. 298-299. [Cette auteure ne s'étend pas sur un possible Atelier de Kerjean, et, au porche sud de Bodilis, décrit surtout les sculptures en kersantite du Maître de Plougastel et de Roland Doré]

— CHAURIS (Louis), 2006, « Éclairage lithologique sur l’église de Lanhouarneau (Finistère) : XIVe-XVIe-XVIIIe siècles », Revue archéologique de l'Ouest [En ligne], 23 | 2006, mis en ligne le 30 décembre 2008, consulté le 13 janvier 2021. URL : http://journals.openedition.org/rao/156 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rao.156

 

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE.

BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Frederic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

 

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

 

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

 

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

 

VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

 

VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Renaissance Sculpture Chapelles bretonnes.
6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:55

Les termes (cariatides et atlantes) de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Una vergine corinthia.

 

 

Voir sur La Martyre (Finistère) :

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur l'art à la grotesque, et sur l'École de Fontainebleau, pour servir de base de comparaison avec les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne (ou aux autres réalisations en France). 

 

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. Voir sur l'art des grotesques de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art des grotesques de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

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J'avais déjà décrit cet ossuaire en décembre 2016, et j' avais étudié les sources des trois termes sculptés en kersantite par le sculpteur anonyme responsable, aussi, du Calvaire de Plougastel, et désigné sous le nom de Maître de Plougastel. 

J'ai, depuis cette date, recensé dans ce blog un certain nombre de réalisations témoignant en Bretagne de l'art de la Renaissance, soit sur le mode des Grotesques, soit sur celui "à l'antique", soit par l'emploi de Termes, ou Cariatides, ou Atlantes, soit encore, le plus souvent, dans une alliance de ces trois registres.

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INTRODUCTION.

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Les Termes, cariatides et atlantes peuvent peut-être caractériser la pénétration en Bretagne de l'art architectural classique (Seconde Renaissance), apparu en France à partir de 1540 sous l'influence des traités d'architecture de Vitruve , de Serlio, d'Androuet du Cerceau et de Philibert Delorme. Ce motif architectural peut servir de marqueur facile à repérer, et on le trouve dans la traduction de Vitruve par Giovanni Giocondo (Venise 1511), dans les modèles architecturaux de Serlio ou encore d'Androuet du Cerceau qui lui consacre en 1549 une série de 12 planches (36 types de termes).

On repère alors en premier lieu, dès 1553, les trois Termes du tombeau de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, réalisé par l'angevin Jean de Lespine pour la collégiale de Champeaux, en Ille-et-Vilaine.

Puis on trouve en 1559, mais en Côtes d'Armor, les 4 Termes du campanile de Kerfons à Ploubezre. Ils coiffent la chapelle sud ou chapelle Saint-Yves rebâtie en 1559 par Claude de La Touche et dans laquelle repose Marquise de Goulaine (1500-1531), épouse de Renaud de La Touche-Limousinière et surtout fille de Christophe II de Goulaine. Cette introduction précoce de l'art classique trouve ses modèles dans la Porte Dorée de Fontainebleau datée de 1528 (pour la porte à encadrement de colonnes et agrafe à l'italienne en forme de S), dans les termes gainés du frontispice de Serlio (Venise 1537), dans les niches à la Philibert Delorme. Or, Marquise de Goulaine est la demi-sœur de Louise de Goulaine, toutes les deux étant les filles de  Christophe II de Goulaine (1445-1530). 

On peut suivre la trace de l'influence de cette famille de Goulaine dans la pénétration de la Renaissance en Bretagne dans le château de Maillé à Plounevez-Lochrist, puisque deux cartouches issus des modèles d'Androuet du Cerceau y montrent les armes de Maurice Carman (ou Kermavan) et de Jeanne de Goulaine, mariés en 1541. Mais l'aile Renaissance de ce château construit sous l'influence de Philibert Delorme ne présente pas, à ma connaissance, de cariatides.

Il était important de souligner le rôle de cette famille de la noblesse, dont les attaches en Touraine et Val-de-Loire sont notables, dans l'importation en Bretagne de la Renaissance, puisque, dans le Finistère et en particulier dans le Léon, c'est l'atelier du château de Kerjean (vers 1571-1590) qui introduisit, dans l'architecture religieuse, les décors inspirés de Serlio, Delorme et Du Cerceau.

Mais est-ce un hasard si la première apparition de ce style dans l'architecture religieuse en Finistère se fait en 1582 à Lanhouarneau sous un un écu, aujourd'hui martelé, qui portait mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de Claude de Carman  ?

Quoiqu'il en soit,  la valeur d'indice, sur ce décor de la Seconde Renaissance,   des cariatides et atlantes  s'avère appréciable, puisqu'on peut suivre grâce à eux la progression de l'atelier de Kerjean : après avoir examiné les deux termes en kersantite de l'entrée du château de Kerjean (v.1570-1595), nous les retrouvons au fronton du porche de Lanhouarneau (1582),  puis nous admirons les cariatides de la porte d'entrée du manoir de Trebodennic (1584) en Ploudaniel, , les termes de l'ossuaire de Sizun (1585), les 14 cariatides et atlantes de l'intérieur du porche de Bodilis (1570-1601),  le couple cariatide-atlante  de l'intérieur du porche sud de Saint-Thégonnec (1599-1605),  celui en kersantite surmontant le porche sud de Saint-Houardon à Landerneau (1604), avant de découvrir les six termes de l'ossuaire de Landivisiau (1610-1620), le couple de termes et la cariatide de l'ossuaire de La Martyre (1619),  et enfin le couple de la porte de l'ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Entourant, comme à La Martyre, une statue de saint Pol-de-Léon, ce dernier a tant de points communs avec ce site qu'il semble en être une copie, inférieure à l'original.

On les comparera aussi, pour la sculpture en bois aux 14 cariatides et atlantes du jubé de La Roche-Maurice, et à ceux du jubé de Saint-Nicolas en Priziac.

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Je découvre aujourd'hui, dans ce 2ème article sur l'ossuaire de La Martyre,  le modèle de la cariatide de l'angle en pan coupé de l'ossuaire : le Quatrième Livre d'architecture de Sebastiano Serlio, publié à Venise en 1532 et traduit en français à Anvers en 1542. Cela me permet de désigner dorénavant la jeune personne sous le qualificatif de "la vierge corinthienne".

 

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Glossaire

TERMES.

 Dans l'antiquité, borne qui marquait la limite d'un terrain, d'un champ, qui matérialisait une frontière. Terminus  est une divinité romaine qui est le gardien des bornes. Il fut d'abord représenté sous la figure d'une grosse pierre quadrangulaire ou d'une souche puis, plus tard, on lui donna une tête humaine placée sur une borne pyramidale (un terme) qui servait de limite aux particuliers ou à l'État. Il était toujours sans bras et sans pieds, afin qu'il ne pût changer de place.

Architecture. Statue représentant un buste d'homme ou de femme dont la partie inférieure se termine en gaine et qui sert d'ornement. 

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CARIATIDE

Une cariatide est une statue de femme drapée et debout, dont la tête sert de support à un entablement, une architrave ou une corniche.
Dans un ensemble architectural ou dans un meuble, elle s'emploie à la place d'une colonne ou d'un pilastre.

Parfois leurs bras ne sont figurés que par des tronçons : le bas du corps se termine souvent en gaine. Lorsque les cariatides portent sur la tête une corbeille formant un chapiteau, on les appelle canéphores.
Lorsque le personnage est représenté par un homme, la cariatide prend le nom d'Atlante ou de Télamon, sorte d'Hercule soutenant l'architrave sur ses épaules courbées.

Le nom, féminin, apparaît dans notre langue en 1546 (Caryatidecomme substantif ou comme adjectif qualifiant des colonnes dans l'Hypnerotomachie ou Discours du Songe de Poliphile de J. Martin, folio 14r (Caryatides canelees). Ces colonnes encadrent une porte dont l'architecture est minutieusement décrite. 

La deuxième apparition de ce nom en français, sous la forme moderne cariatide, se fait en 1550 dans le troisième livre d'architecture de Sebastiano Serlio (S. Serlio, Des Antiquites. Le troisiesme livre translaté d'italien en franchois, chap. III, 2 v.).

Etymologie : Le nom serait, par un emprunt à l'italien cariatide au latin impérial caryatides, du grec κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς, subst. fém. plur., proprement « femmes de Karyes (bourg de Laconie) »,   D'après Vitruve, 1, 1, 5 ces femmes emmenées captives après la destruction de Karyes qui avait soutenu les Perses lors de l'invasion de Xerxès, servirent de modèle aux statues construites en forme de colonnes. Pour des raisons historiques et archéologiques il semble plutôt que κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς désigne des jeunes filles célébrant les fêtes d'Artémis Karyatis ainsi nommée en raison du temple où on l'honorait à Karyes. 

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Porche sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Porche sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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De chaque coté de saint Pol de Léon, les deux termes, l'un féminin et l'autre masculin, soutiennent une volute. Ils ont les mains dans le dos, et le bas du corps est un fût sous un pagne de feuillage, cette transition par une feuille d'acanthe assurant le passage entre l'humain et le minéral.

 

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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L'un des modèles possibles est le frontispice du Quatro Libro de la Règle générale d'architecture de Sebastiano Serlio, dans l' édition italienne parue à Venise en 1537.

Les sources de Sebastano Serlio pour ces termes sont étudiées par Raphaël Tassin ici :

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02903415/document

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Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Comparaison avec le fronton du porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau.

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La ressemblance est frappante, notamment sur le détail du collier et de la coiffure de la cariatide.

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Porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau, photo lavieb-aile.

Porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau, photo lavieb-aile.

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Comparaison avec le fronton de l'ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec.

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Ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Photo lavieb-aile.

Ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Photo lavieb-aile.

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La cariatide de l'angle sud-ouest de l'ossuaire.

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Ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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On en trouve le modèle assez convainquant dans le dessin d'une cheminée du Quatrième Livre d'architecture de Sebastiano Serlio, publié à Venise en 1532 et traduit en français à Anvers en 1542. Dans son texte, l'auteur explique qu'il a représenté en guise de colonne la  vierge de Corinthe qui, selon Vitruve, est à l'origine du chapiteau corinthien.

Il n'explique pas pourquoi ses deux cariatides ont deux paires de seins ; ni pourquoi le bandage de leurs jambes (qui laisse voir les pieds, à la différences des "termes" proprement dit) laisse échapper des jeunes feuilles. Et le Maître de Plougastel ne l'a pas suivi sur ces deux points.

L'emblème central, un globe qui éclate sous la pression de flammèches (ou feuilles) est peut-être en rapport avec cette pulsion vitale qui fait naître les feuilles entre les bandages, comme elle a su faire croitre le plant d'acanthes écrasé par un vase, dans la légende qu'on lira ci-dessous.

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Sebastiano Serlio, Cheminée corinthienne, quatrième livre sur les ordres, ou Reigles generales/ de l’Architecture, sur/ les cincq manieres d’e/difices, ascavoir, Thus/cane, Doricque, Ionicque,/ Corinthe, & Compo/site, auec les exemples/ danticquitez, selon la/ doctrine de Vitruve. Anvers 1542, traduction par Pieter Coecke van Aelst. Deuxième édition Anvers 1545

Regole generali di architettura di Sabastiano Serlio Bolognese : sopra le cinque maniere de gliedifici, cioe, thoscano, dorico, ionico, corinthio, e composito ; con gli essempi de l'antiquita, che per la maggior parte concordano con la dottrina di Vitruuio Venise, F. Marcolini, 1532

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Serlio1542Index.asp

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/12648-regles-generales-de-l-architecture-sur-les-cinq-manieres-d-edifices?offset=1

https://archive.org/details/regolegeneralidi00serl

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1542.asp?param=

 

 

 

 

 

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Sebastiano Serlio, Regoli generali di architetura, Venise F. Marcolini, 1537

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"En une salle ou grande chambre appartient aussi une cheminée de grande formosite, proportionnée selon le lieu, laquelle dût avoir spacieuse ouverture : pourtant, veut-on faite les modillons suffisant à telle saillie, occuperont deux places des cotés ; mais à tel sujet j'entends de faire un pilier plat, et devant celui-ci une ronde colonne séparée de l'autre, en sorte qu'entre les deux colonnes reste quelque espace, et en cette manière aisément [aisance] et décoration

Et ainsi que j'ai dit au commencement de ce chapitre, que cette mode Corinthe a son origine d'une pucelle, de la même ville de Corinthe, à cette cause je l'ai voulu constituer servant de colonne. La hauteur donc et latitude de l'ouverture située selon la place, sera l'altitude de celle-ci divisée en neuf mesures, et l'une d'elles sera pour le chef [la tête] de la fille, et le résidu de la figure formée et bandée ainsi qu'on voit.

La dérivation du chapiteau corinthien fut d'une pucelle de Corinthe, mais pour ce que Vitruve au quatrième livre chapitre premier de sa dérivation, a celle cause ne m'empêcherai plus avant d'en faire narration. Néanmoins je veux bien dire que si l'on avait faire quelque Temple pour la Vierge Marie, ou pour autres saints ou saintes de vie virginale, pareillement quelques maisons ou sépultures pour aucunes personnes de necte chaste et honnête vie, l'on pourrait user de cette manière."

 

« L'architecte romain Vitruve donne une explication légendaire aux chapiteaux corinthiens dotés de feuilles d'acanthe : 

« Une jeune fille de Corinthe […] fut atteinte d'une maladie qui l'emporta ; après sa mort, de petits vases […] furent recueillis par sa nourrice, arrangés dans une corbeille et déposés sur sa tombe, et […] elle les recouvrit d'une tuile. Cette corbeille avait été par hasard placée sur une racine d'acanthe […]. Cette racine poussa vers le printemps des tiges et des feuilles […]. Le sculpteur Callimaque, […] passant auprès de ce tombeau, aperçut ce panier […]. Charmé de cette forme nouvelle, il l'adopta pour les colonnes qu'il éleva à Corinthe". Vitruve, De architectura, 15 avant J.-C.

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Cet abrégé s'enrichit de la lecture du texte de Philibert de L'Orme (Architecture, Livre VI) :

"Duquel l'invention est attribuée à un nommé Callimachus; qui pour l'excellence & subtilité de son art, en matiere de tailler marbres, fut par les Atheniens surnomé Catatechnos, c'est à dire homme industrieux & plein d'artifice. L'invention en fut telle: Advint un jour qu'apres le deceds & inhumation de quelque jeune fille Corinthienne, sa nourrice, en consolation de ses douleurs, se souvint que ladicte fille en son vivant vouloir prende grandissime plaisir à aucuns vases qu'elle avoit: parquoy en memoire de ce, elle les mist tous dans un panier, & les porta sur la sepulture de sadite fille, pour le soulagement de ses douleurs & recordation de la defuncte. Et afin qu'ils fussent long temps conservez, & deffendus contre l'injure du temps & des pluyes, elle couvrit le panier d'une grosse tuile. Mais notez que par cas fortuit ledit panier fust mis sur une racine d'Acanthe ou branque Ursine, laquelle par succession de temps, pour este empechée & pressée du susdit panier, elle jecta ses tiges environ le printemps tout à l'entour dudit panier, tellement que ainsi que l'herbe croissoit autour d'iceluy, la tuile l'empechoit de monter, & la rabbatoit sur les bords & coings: de sorte qu' elle estoit contrainte de se courber & descendre contre bas: quasi comme vous le voyes aux rouleaux & volutes des chapiteaux qu'on fait aujourd'huy. Passant donc se susdit Callimachus aupres du sepulchre de la susdite Vierge Corinthienne, & voyant l'artifice de nature envers ledit Acanthe & panier, il pratiqua & prit de là l'ornement du chapiteau Corinthien, tel que vous le verrez cy-apres, & pourrez aussi voir au premier chapitre du quatrieme livre de Vitruve. Mais devant qu'entrer à la description dudit chapiteau Corinthien, il me semble qu'il sera tres bon de parler premierement de sa colomne, basse & stylobate."

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En résumé, cette jeune femme est la Vierge corinthienne sur la tombe de qui un vase fut placé sur un plant d'acanthes. Leurs feuilles, contraintes et rabattues, sont à l'origine du  chapiteau corinthien, avec ses volutes.

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On  retrouve la trace de ces rubans gainant les jambes tout en produisant des feuilles dans l'encadrement de l'enluminure de saint Louis dans le Recueil des rois de France par le Maître de Henri II, BNF fr 2848, daté vers 1545-1547 :

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Maître de Henri II, v.1545 "Jean du Tillet, Recueil des rois de France", BnF 1248 f.90r

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Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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AUTRES DÉTAILS D'ARCHITECTURE.

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Les modillons ou agrafes.

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Modillon   (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon   (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Un chapiteau.

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Chapiteau corinthien    (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Chapiteau corinthien (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Les masques feuillagés.

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Masque feuillagé (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque feuillagé (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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FONS DE KORT, s.d, [1975], La Martyre, l'église, par Fons de Kort.

— ​​​​​​KEROUANTON (abbé) / PÉRÉNES (Henri), 1931, Notice sur La Martyre, BDHA page 173 ; page 225 ; page 281.

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1931.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, p. 298-299.

— LÉCUREUX (Lucien), 1919, "La Martyre", Congrès archéologique de France : séances générales tenues ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques, Société française d'archéologie. Derache (Paris) A. Hardel (Caen)  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f166.image

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—Androuet du Cerceau (Jacques), Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

—Androuet du Cerceau (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

—Androuet du Cerceau (Jacques), Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

—SERLIO (Sebastiano ), Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

—SAMBIN ( Hugues), (Lyon, 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture eduict en ordre par Maistre Huges Sambin  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise avec 136 gravures sur bois

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

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Published by jean-yves cordier - dans Renaissance Sculpture Chapelles bretonnes.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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