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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 16:32

 

Les termes gainés  (cariatide et atlante)  du porche sud (1584-1588) de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Atelier du château de Kerjean, kersanton.

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne, inspirées  de l'art à la grotesque, et de l'École de Fontainebleau, et je m'intéresse maintenant aux Termes, Cariatides et Atlantes que les architectes et sculpteurs bretons ont créés en Finistère à la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle. On les attribue, pour les premières réalisations, à l'atelier qui a travaillé à l'édification du château de Kerjean en Saint-Vougay vers 1570, et qui a introduit dans le Léon les nouveautés stylistiques de la Seconde Renaissance de l'École de Fontainebleau (1539) diffusés par des recueils comme ceux de Sebastiano Serlio (1537) et d'Androuet du Cerceau (vers 1550).

Le couple de termes masculin et féminin de l'entrée du château de Kerjean est repris au fronton du porche sud de Lanhouarneau en 1588 (granite). Ce fronton sert de modèle qui se retrouve, au fond du porche de Saint-Thégonnec en 1599 (kersanton),  au fronton du porche sud de  Saint-Houardon de Landerneau en 1604 (kersanton), au fond du porche de Guimiliau vers 1606, puis au fronton de la porte de l'ossuaire de La Martyre en 1619 (kersanton), et de l'ossuaire de Saint-Thégonnec en 1676 (kersanton). Dans ces six cas, les deux termes encadrent une niche accueillant une statue d'un saint ou d'une sainte, et ils sont épaulés par deux volutes latérales.

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Ce sont des "termes" car leur piètement est en forme de bornes, mais aussi des "cariatides" et "atlantes" (voire des "télamons"), car ils supportent sur leur tête, par un chapiteau ionique, un entablement. Face à ce flottement sémantique, il vaudrait mieux désigner ces figures comme des "supports anthropomorphes". J'ai choisi de rester simple, au prix de l'incorrection.

On retrouve aussi cet ornement, décliné avec beaucoup d'imagination, en granite à l'intérieur du porche de Bodilis (1570-1601), ou sur la façade de l'ossuaire de Sizun (1585), en kersanton sur un bénitier de Guimiliau (v.1606) et, en sculpture sur bois, sur les jubés et clôtures de chœur de La Roche-Maurice,  et de la chapelle Saint-Nicolas en Priziac.


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Sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

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Voir sur l'art  de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :


 

 

PRÉSENTATION GÉNÉRALE.

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On commencera par noter la proximité de Lanhouarneau avec le château de Kerjean (Saint-Vougay), à 8 km à l'est.

"En forme de croix latine, l'église comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur accosté de deux chapelles et terminé par un chevet à trois pans. En dehors du clocher du XIVe siècle, l'édifice est en partie de la fin du XVIe siècle, en partie de la fin du XVIIIe siècle.

Le porche du midi , voûté sur croisée d'ogives avec liernes, porte la date de 1582 sur le contrefort est et l'inscription suivante dans l'entablement de l'arcade extérieure : "IEAN. TOVLLEC (?). Y. BERTHOV. ET. J. MESGVEN. PROCVREVRS (?)." Ce porche a une importance capitale pour l'histoire de l'art breton, car il présente une innovation totale dans la décoration des porches, aucun élément gothique n'y figurant plus et le style classique y apparaissent totalement pour la première fois. Dû sans nul doute à l'atelier de Kerjean, sa disposition et ses principaux ornements ont été reproduits dans de très nombreux monuments de la vallée de l'Elorn.

Le sommet du gable est décoré d'un écu martelé portant les armes mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de sa femme Claude de Carman, héritière de ses frères après leur fin tragique en 1584. C'est donc peu après cette dernière date que le porche semble avoir été achevé.

Les niches à coquille abritent encore les statues des douze Apôtres (kersanton) ; dans le soubassement, cartouches à têtes grimaçantes et grotesques comme à Bodilis. L'une des liernes porte sur ses deux faces l'inscription : "H. N. GAL... FAB. NOBLE. E. VEN. P. SR. M. G. ESQVZ... RECT. /M. E. GARS. CVRE. 1582. F. RICHART. FAB.". Au-dessus de l'arc surbaissé de la porte intérieure, statue en kersanton du Christ Sauveur du monde. Au pignon du porche, dans une niche à cariatides gaînées, statue de sainte à longues tresses, un enfant à ses pieds [sic]." (René Couffon)

Marie-Dominique Menant donne une lecture plus complète de l'inscription de l'intérieur   gravée sur les liernes du porche : M. E. BARS. CURE. 1582. F. RICHART. FAB. H. NOAL. FAB. NOB. ET. VEN. PER. M. G... REC sur la croisée d'ogives.  Je la discuterai à mon tour infra.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Cartel in situ. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Cartel in situ. Photographie lavieb-aile.

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LE FRONTON DU PORCHE.

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Au dessus de l'entablement du porche, le tympan est centré par une niche à coquille dont le plein cintre vient s'inscrire sous un fronton triangulaire supporté par deux colonnes à supports anthropomorphes. Deux volutes forment les arcs-boutants de cet ensemble central.

Dans le tympan, un blason, martelé à la Révolution, aux armes des familles Maillé et Carman permet de faire remonter aux environs de 1584 la fin de la construction du porche (cf. Couffon et Bouricquen).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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La statue de la niche : une sainte (Marie-Madeleine) et un donateur (kersanton, 1588).

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On a vu que René Couffon décrit une "statue de sainte à longues tresses, un enfant à ses pieds". Effectivement, l'identité de la sainte ne peut être précisée facilement. Par contre, il me semble peu discutable que c'est un donateur (tête refaite en pierre ou ciment pierre) qui est agenouillé à ses pieds, les mains jointes autour d'un phylactère qui monte verticalement jusqu'aux nattes de la sainte. Ce donateur est un chanoine, car il est vêtu d'une chape à capuchon rabattu.

La femme (dont la tête est brisée) est tête nue, sans voile, ni bandeau, ni nimbe ni couronne, mais sa chevelure est remarquable car elle forme deux nattes méchées qui se réunissent devant la poitrine et descendent jusqu'au ventre. Ces nattes sont si remarquables qu'elles semblent être un attribut d'identification. Mais vers quelle sainte ? 

L'autre attribut est le flacon qu'elle tient, par l'intermédiaire d'un pli de son manteau, dans la main gauche.

Je ne vois qu'une solution de cette devinette, et seule sainte Marie-Madeleine me semble correspondre à cette définition d'une chevelure longue et non couverte, et du flacon d'aromates présenté lors de la Mise au Tombeau, ou du lundi de Pâques, pour l'embaumement du corps du Christ.

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Pour en revenir au donateur, de qui peut-il s'agir ?

Serait-ce le recteur de la paroisse, ce "noble et vénérable personne M. G. R[ecteur] " de l'inscription de 1582 sous le porche ? L'absence de son nom interrompt les tentatives de recherche.

J.M. Abgrall nous indique le nom du recteur de 1585, un certain Guillaume Dall. Pas mieux.

Serait-ce un membre de la famille de Carman, dont les armes figuraient sur un blason du porche avec la date de 1584 ? Ce serait ma meilleure hypothèse. Une verrière de l'église de Plonévez-Lochrist montrait Jean de  Carman, "chanoine de Léon" en donateur présenté par Jean-Baptiste devant une Descente de Croix.

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319852900781za/9eae3a3f-faad-4b3c-a424-a62e2538c112

Ce chanoine devint évêque de Saint-Pol-de-Léon, et sa dépouille y repose sur une dalle à son effigie, mais dans l'église de Plonévez-Lochrist, la chapelle Saint-Sébastien renferme dans un enfeu la tombe qu'il s'était destiné.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cenotaphe-de-monseigneur-jean-de-carman-encastre-dans-un-enfeu-eglise-paroissiale-saint-pierre-plounevez-lochrist/f79cc30e-0846-4b12-9c2b-fe26744da00c

Mais hélas pour la validité de ma suggestion, cet évêque  intronisé en 1503 est décédé en 1514.

L'énigme du donateur reste donc à résoudre.

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Le terme masculin, ou "atlante". (Atelier de Kerjean, leucogranite à muscovite de Berven, 1588).


"Géologiquement, l’intrusion du granite à tourmaline de Sainte-Catherine a été précédée, en plusieurs points et en particulier aux environs de Berven, par la mise en place d’un granite clair, blanchâtre, à grain fin-moyen, caractérisé par la présence fréquente de muscovite (mica blanc) et le développement aléatoire, mais toujours en faible proportion, de tourmaline. Si cette roche est loin d’avoir la beauté et surtout l’originalité des divers faciès du massif de Sainte-Catherine, elle est cependant susceptible de fournir des pierres de taille parfois de fortes dimensions. Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce qu’elle ait été recherchée pour l’église de Lanhouarneau, fréquemment en association avec le faciès (b) de Sainte-Catherine, extrait dans les mêmes secteurs. Sa mise en œuvre remonte certainement au xvie siècle, comme l’atteste sa présence dans le chevet et dans le porche méridional où elle forme les deux belles colonnes cannelées monolithes dressées de part et d’autre de la partie externe de l’accès. Elle a été également utilisée en remploi (au xviiie siècle), avec le granite de Sainte-Catherine, dans le transept sud, dans l’élévation méridionale… La même roche a été aussi mise en œuvre au niveau de la plate-forme du clocher (balustrade, colonne, base de la flèche…) sans que l’on puisse toutefois préciser ici la date de son utilisation, du fait des restaurations subies par ledit clocher. "(L. Chauris 2006)

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Ces deux supports anthropomorphes sont beaucoup plus grossiers (ou bien moins conservés du fait de leur matériau moins fin et inaltérable que le kersanton) que ceux à qui ils serviront de modèles ;  ils ont les bras croisés devant la poitrine et la transition avec le pilier se fait par un pagne feuillagé (acanthe) suspendu à une volute ionique. Ils supportent l'entablement par un chapiteau ionique.

L'homme est remarquable par ses grands yeux et sa moustache.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Le terme féminin, ou "cariatide". (Atelier de Kerjean, Leucogranite à muscovite de Berven, 1588).

 

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Cette cariatide est nue et sa belle poitrine souligne sa grâce, plus que son visage qui nous échappe sous l'effet de l'altération de la pierre. Sa coiffure forme deux boucles qui la coiffe comme des oreilles de Mickey.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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LE PORCHE EXTÉRIEUR.

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L'entrée en plein cintre sculpté, soutenu par des colonnes à tambour, est accostée de deux colonnes corinthiennes cannelées, conforme aux modèles de Philibert Delorme adoptés au château de Kerjean. Le pignon et les contreforts d'angles s'amortissent en lanternons.

La corniche à large moulure porte l'inscription : Mre: JEAN: TOVLLEC Rr: Y: BERTHOV : ET : J : MESGVEN : PROCVREVRS 1765, témoignant d'une restauration ou modification assez sérieuse à cette date. En effet, "en octobre 1760, l'architecte Guillaume Balcon est appelé pour étudier la réédification de l'église. Le sieur de Keramoal-Lucas, expert blasonneur, l'accompagne. Le transept et la nef sont repris à partir de 1766 : linteau daté, ajout d'une voûte basse en berceau dans le clocher et transformation du portail occidental. Le remontage du porche sud est effectué après numérotation peinte en rouge des pierres" . (M. Menant)

—Jean TOULLEC (1707-1777) a été recteur de 1748 à 1777. 

https://gw.geneanet.org/gaelliou?n=toullec&oc=&p=jean

 

—Yves BERTHOU (10 février 1719-31 juillet 1783), cultivateur, est qualifié d'Honorable Marchand, demeurant au Manoir du Ferz à Lanhouarneau. Il a été capitaine de la paroisse (équivalent de "procureur" je pense). Il a épousé vers 1739 Françoise Yvonne LE GUEN. Dans sa fratrie figure Hamon Berthou curé de Lanhouarneau.

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&iz=3045&p=yves&n=berthou&oc=6

Son ancêtre Jean Berthou avait fait construire le manoir du Fers en 1660 et y avait fait graver ses initiales avec celles de son épouse.

"Le Fers", à Lanhouarneau, apparaît sur Google Maps comme une, ou plutôt deux ou trois grosses exploitations d'élevage agricole. Existe-t-il encore des bâtiments anciens ? La notice de l'Inventaire décrit Le Fers Vras, en grès et granite, datant vers 1900.Il y a Le Fers, Le Fers Vras, Le Fers Bian et Le Fers Kerhilliguy. Le lieu-dit est mentionné sur la carte de Cassini, comme Tréfalégan.

Yves Berthou est marchand de toile : lorsqu'en 1785, à l’occasion de l’inventaire après décès du plieur de toile Ollivier Péton, de Landerneau, on découvre dans son grenier une boîte « contenant cinquante sceaux en bois gravés du nom et de la marque particulière de chaque fabriquant », deux noms de marchands sont de Lanhouarneau : le sien et celui de F. Nicolas.

Un post du forum CGF est consacré aux BERTHOU de Lanhouarneau.

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?f=1&t=31255&sid=2ac4d95

On lit, dans les Antiquités de Bretagne (1832) de Fréminville : "En entrant dans l'église , à main droite, contre la muraille , est la pierre tombale de Jean Berthou. Son nom y est écrit en grosses lettres, mais sans aucune autre espèce d'épitaphe".

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— Jean MESGUEN, cultivateur,  est né le 7 octobre 1751 au manoir de Tréfalégan, où il décéda le 29 avril 1806.  Il avait épousé en 1785 Catherine BARS.

Un homonyme, cultivateur sachant signer, qualifié d'Honorable Homme, est né vers 1716 au manoir de Tréfalégan où il est décédé le 2 mai 1803. Il avait épousé en 1747 Honorable Femme Marie KEROUANTON.

Le manoir de Tréfalégan, à 800 m au nord-est de l'église, avait appartenu à Sébastien de Rosmadec puis à la famille Thépault dont il porte les armoiries.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/manoir-puis-ferme-aujourd-hui-maison-trefalegan-lanhouarneau/7ce401b0-600a-41f3-8e14-260fcdd79068

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'entablement est soutenu par deux colonnes cannelées,  rudentées au tiers inférieur et baguées, en leucogranite à muscovite de Berven (L. Chauris) mais dont le chapiteau corinthien est en kersanton.

 

Près de ces chapiteaux, des anges présentent des cartouches en cuir découpé à enroulement, centrés par des masques anthropomorphes entourés d'un collier de perles de gros diamètre : l'influence du style bellifontain introduit au château de Kerjean est patent.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les soubassements des contreforts, en granite de Sainte-Catherine, sont sculptés de masques (mi-humains mi-léonins) dans un encadrement rectangulaire de palmes.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

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Cet intérieur a été reproduit en 1614 par Jean Bouricquen. Si  son dessin est peu fidèle dans sa représentation du porche sud, il propose un intérieur coloré : les statues des apôtres et les arabesques le long des parois, la statue du Christ bénissant et les voûtes du couvrement sont polychromes ; les dessins des voûtes semblent représenter des anges.

Le bénitier à godrons, la frise et le soubassement des statues et colonnettes sont en granite de Sainte-Catherine facies b (L. Chauris).

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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La statue du Christ Sauveur (kersantite) dans la niche centrale.

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Comme sous le porche de Dirinon ou celui de Bodilis, le Christ, jambe gauche en avant, bénit de la main droite (brisée) le globe terrestre ou orbe tenu de la main gauche (brisée).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription.

Elle est gravée, d'une main maladroite, sur les liernes du porche sur la croisée d'ogives. Marie-Dominique Menant a relevé :

M. E. BARS. CURE. 1582. F. RICHART. FAB. H. NOAL. FAB. NOB. ET. VEN. PER. M. G... REC
 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Je propose de lire :

1°)

M : E : BARS : CVRE. 1588 /

Soit "Messire E. BARS curé en 1588".

La famille BARS est attestée sur la paroisse à cette date (on sait que les curés sont recrutés localement) : voir infra.

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&iz=3045&p=alain&n=bars+le+bars+barz+le+barz&oc=5

Ce changement de date créerait une rupture avec tous les auteurs datant ce porche de 1582 ou 1584 (d'après les armoiries de Carman-Maillé). Ma lecture, cliché à l'appui, semble assez fondée.

Nous savons par les archives qu'un Jean BARZ était fabricien de la paroisse en 1553, date à laquelle il a commandité avec Hervé Calvez la réalisation de la croix de Croas ar C'hor par l'atelier Prigent de Landerneau. 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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2°)

F : RICHART : FAB. 

 F[rançois?] RICHART Fabricien.

Les généalogistes signalent François RICHART, cultivateur, né vers 1570 à Goasven, Lanhouarneau et décédé au même lieu vers 1638, marié vers 1590 à Marie GRALL. 

On remarque que sa sœur Barbe a épousé Alain BARS.

https://gw.geneanet.org/fernandl?n=richart&oc=&p=francois

Le village de Goasven se trouve à l'est de la paroisse.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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3°)

H : MOAL : FAB.

Soit "H. Moal, fabricien".

Les paroisses élisent chaque année deux fabriciens : voici donc le second.

Je propose de reconnaître ici Hervé MOALIC, né vers 1580 à Plounéventer (pour l'instant, ça ne colle pas), mais marié vers 1610 à Lanhouarneau avec Plesoue BARS, fille d'Alain BARS et de Barbe RICHART (décédée en 1636) mentionnés supra. 

https://gw.geneanet.org/flcharlet?n=moalic&oc=1&p=herve

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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4°)

NOB : E : VEN : PER : M : --- REC 

Soit "Noble et vénérable personne messire --- recteur".

Je ne parviens pas à un meilleur résultat, et le nom de ce recteur nous échappe encore. Mais résisterait-il à de nouvelles tentatives et à des éclairages différents ?

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les douze apôtres du Credo apostolique (kersanton).

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Ces apôtres, pieds nus et tenant le livre qui les caractérisent tous, tiennent chacun le phylactère où était jadis peint l'article du Credo qui leur est attribué. Ils sont vêtus du manteau et de la robe dont la fente pectorale est fermée par des boutonnières à languettes en S, caractéristique des ateliers de kersanton de Landerneau (atelier Prigent, puis Maître de Plougastel, puis Roland Doré puis Jean Bescont).

Toutes les têtes ont été refixées au ciment, quelques mains, doigts ou attributs ont disparu.

Attribution.

Ces statues ne sont pas attribuées par Emmanuelle Le Seac'h dans son Catalogue des ateliers de sculpture de Basse-Bretagne  du XVe au XVIIe siècle, mais cette auteure ne semble pas s'être attardée à Lanhouarneau. Si on les estime contemporaine du porche, donc en 1588, elles correspondent à la période d'activité du Maître de Plougastel (1570-1621), très actif dans le Léon et auteur par exemple avec son atelier du Christ Sauveur de Bodilis, ou des termes gainés de Saint-Thégonnec. Mais on ne connait de  cet atelier que les séries d'apôtres placés à l'extérieur des églises de Confort-Meilars et de Saint-Tugen en Primelin, ou le saint Pierre de Plogoff. On pourra les comparer ici :

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On y retrouve la manière de traiter les visages, et certains traits, comme le livre coincé sous l'aisselle, la ceinture serrant quelques robes, la façon de caractériser saint Matthieu par sa balance, etc. Je propose donc cette hypothèse.
 

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Pierre et sa clef (brisée).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Apôtre non déterminé. Saint Thomas ?

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jacques le Majeur, son chapeau frappé de la coquille et son bourdon.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean tenant la coupe de poison.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Philippe avec sa croix (brisée) à longue hampe.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jacques le Mineur avec son bâton de foulon (brisé).

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Les six apôtres du coté ouest.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Saint Matthias tenant sa lance ?

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Comparer avec :

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Saint Matthias (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Matthieu tenant la balance du publicain.

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Comparer à :

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L'Apôtre Matthieu, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Barthélémy et son coutelas à dépecer ?

 

 

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint non déterminé. Saint Jude tenant son épée ?

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Comparer à :

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L'Apôtre Jude, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint André et sa croix en X.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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Saint Simon et sa scie.

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Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

Porche sud de l'église Saint-Hervé de Lanhouarneau. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— AGRALL (Jean-Marie), 1918, Notice sur Lanhouarneau, BDHA, Kerangall, Quimper.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/398

— BOURICQUEN, Jan. Bref estat es preminences du marquis de Kerman et conte de Seszploe de mesme quelles sont es eglisses covent et chapelles tant en pierre boys viltres que lisières en Leon. Visite recuilli es ce presant livre faict pour hault et puissant mesire Charles de Maillé chevalier de l'Ordre du roy, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur marcquis de Kerman conte de Seizploue, baron de la Forest, [etc], par son peintre et vistrier humble et fidel serviteur Jan Bouricquen en 1614.

 

— CHAURIS (Louis), 2006, « Éclairage lithologique sur l’église de Lanhouarneau (Finistère) : XIVe-XVIe-XVIIIe siècles », Revue archéologique de l'Ouest, 23 | 2006, 117-149.

https://journals.openedition.org/rao/156

— COUFFON (René) Le BARS (Alfred), 1988, Lanhouarneau, in Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 552 p.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/708d6fe21ec665e814c611e6c521e395.pdf

 

 COUFFON (René) 1948. L'architecture classique au Pays de Léon. Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

 

— KEROUANTON (abbé Yves), 1986, Dans le passé de Lanhouarneau, 255 pages. Non consulté.

— MENANT (Marie-Dominique), 1987, L'église de Lanhouarneau, Inventaire général

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-herve-lanhouarneau/4093c692-080a-4c5d-b945-697dc32b0423

 

— MENANT (Marie-Dominique), 1987, Ensemble de douze statues : Les Apôtres, église Saint-Hervé (Lanhouarneau)

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-douze-statues-les-apotres-eglise-saint-herve-lanhouarneau/8a5def98-8856-41c4-a7c0-db1a98198f4d

 

 

 

— MUSSAT (André),  La Renaissance en Bretagne.

— Le patrimoine des communes du Finistère. Paris : Flohic, éditions, 1998. (Le patrimoine des communes de France).

p. 1011-1012. Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

 

https://amf29.asso.fr/wp-content/uploads/2015/11/lanhouarneau-patrimoine-historique.pdf

 

— LE GUENNEC (Louis),1932, « Prééminences de la famille de Carman », Bulletin archéologique de l’Association bretonne, 44, 1932, p. 98-137.

— LE GUENNEC (Louis), "Lanhouarneau", in Morlaix et sa région. Quimper 1979

 

"-Lan Hoarneu, vers 1330; (Terre d'Huvarné, ou de saint Hervé). Ce fils d'Harvian et de Rivanone, sœur de saint Rivoaré, naquit vers 520 au manoir de Lanrioull, en Plouzévédé. Hervé, qui était aveugle de naissance, passa la plus grande partie de sa vie à Lanhouarneau, et y mourut. II fonda un monastère en ce lieu sur une révélation du ciel qui lui commanda de s'y fixer. Le champ appartenait à un paysan nommé Ioncour et celui-ci, sans refuser de le donner au saint, lui demanda d'attendre jusqu'à la moisson, afin de pouvoir récolter son blé. Hervé promit au paysan qu'il n'y perdrait rien; le blé fut coupé en herbe, engrangé, et l'août venu, il se trouva très mûr tout en fournissant le double en grains. Dans une crypte de l'église, on voyait jadis, dit Kerdanet, la tombe du saint aveugle sculptée par le « tailleur d'imaiges » Coyé. Ce mausolée n'existe plus, mais le trésor conserve une relique de saint Hervé contenue dans un bras de bois revêtu d'argent.

L'église est surmontée d'une massive tour gothique à balustrade en quatrefeuilles, elle offre tous les caractères du XIIIe siècle, et se termine par une flèche ajourée d'étoiles et de rosaces que flanquent quatre épais clochetons.

Sur le porche latéral sud, belle œuvre de la Renaissance bretonne, on lit la date de 1582. L'entrée en plein cintre sculpté, soutenu par des colonnes à tambour, est accostée de deux colonnes corinthiennes cannelées. La corniche à large moulure porte l'inscription : Mre: JEAN: TOVLLEC Rr: Y: BERTHOV : ET : J : MESGVEN : PROCVREVRS 1765. Le pignon et les contreforts d'angles s'amortissent en lanternons.

A l'intérieur du porche, des niches à coquille, séparées par des colonnes d'ordre ionique, abritent les statues des douze Apôtres; le soubassement est divisé en panneaux offrant des têtes grimaçantes et grotesques, comme à Guimiliau et Bodilis. Au-dessus de la porte du fond, est une statue de Notre-Seigneur.

 

L'église en partie du XVIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle, a une nef très élevée et un transept. L'abside est percée de trois hautes fenêtres garnies de forts beaux vitraux modernes, représentant des scènes du Nouveau Testament, fabriqués en 1868 à Lanhouarneau même, par H. Laurans, dont l'atelier existait encore à la fin du siècle dernier. On s'étonne de trouver là ces belles verrières qui, pour la richesse et l'harmonie du coloris, peuvent rivaliser avec les meilleures productions du xvre siècle.

 

A l'angle sud-ouest du cimetière contre lequel est un lech octogone, il y a un ossuaire de la Renaissance, dont la façade est décorée de colonnes ioniques. Dans cet ossuaire, aujourd'hui transformé en chapelle, on remarque un très joli bénitier en granit, aussi de la Renaissance, où la fantaisie de l'artiste a représenté un diablotin furieux d'être obligé de porter la cuve du bénitier. Une pierre tombale aujourd'hui déposée au musée de Kerjean fut découverte en relevant les dalles du chœur. Elle porte l'effigie mutilée d'un chevalier que le lion héraldique sculpté sur son corselet fait reconnaître pour un seigneur de Coatmerret du nom de Launay. On trouva en même temps, paraît-il, une autre dalle chargée d'une effigie d'ecclésiastique, que les ouvriers auraient détruite sous l'œil indifférent du recteur. Au sud du bourg le manoir ruiné de Coatmerret, posé sur la crête d'un ravin abrupt, fut jadis une importante seigneurie avec haute justice. Le grand portail gothique de l'entrée et les ruines de l'édifice principal qui n'offrent plus que quelques pans de murs indiquent le xve siècle. A l'entrée de l'avenue gisent, près d'une fontaine, les débris d'une belle croix armoriée de deux écussons, l'un chargé d'un lion, l'autre mi-parti d'un lion et d'un coupé d'un lion et d'un burelé de dix pièces. Ce sont les armes de Guillaume de Launay, seigneur de Coatmerret en 1460, et de sa femme Marguerite de Lesquélen, de la maison de Penfeunteniou. Leur petite-fille et héritière Louise de Launay, dame de Coatmerret, épousa en 1520 Rolland de Kersauson, seigneur dudit lieu."

— TOSCER, (G.),1916 Le Finistère pittoresque. Brest : A. Kaigre, . p. 510-511

— WAQUET, (Henri) 1960. L'art breton. Grenoble : Arthaud. Tome II, La Renaissance. p. 42, 117,  110, 113, 143.

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 22:30

Le porche de Guimiliau. Saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, , traces de polychromie, 1606, Valet du Maître de Plougastel).

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Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

 

 

 

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INTRODUCTION.

 

Dans l'enclos paroissial  Saint-Milau de Giumiliau, deux éléments sont bien connus pour témoigner de la réalité du culte de saint Yves de Kermartin : une statue, géminée avec Jean, du saint sur le calvaire (1581-1588) ; et le groupe du saint entre le Riche et le Pauvre sur le retable de Saint-Joseph (XVIIe siècle).

Mais un troisième éléments est plus confidentiel, c'est  le panneau de kersanton en bas-relief qui inaugure, à l'ouest,  la frise intérieur du porche, juste avant une scène plus fameuse de la Création d'Ève. 

René Couffon (et avec lui de nombreux auteurs) passe la scène sous silence.

a) Dans sa description de 1883 (reprise en 1912 et 1924) le chanoine Abgrall décrit ce panneau, mais n'identifie pas le saint :

"Dans la même frise du côté gau­che en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief: d'abord un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis deux personnages à genoux ou estropiés: l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet; ensuite un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin une sorte de Père-Eternel, les mains levées ."

b) Il est par contre bien identifié par Victor-Henry Debidour en 1953, mais ce dernier ne décrit que partiellement la scène :

"Il [Saint Yves] se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

 

c) Emmanuelle Le Seac'h la décrit ainsi :

"Sur le bas-relief mitoyen [ de la Création d'Ève], un homme [sic] à genoux égrène son chapelet accompagné d'un personnage agité. Celui-ci, qui s'arrache les cheveux, est surmonté d'une tête cornue. Un estropié s'appuie sur ses béquilles. Un dernier personnage lève les bras au ciel. Les quatre compères reçoivent la bénédiction de saint Yves vêtu d'une chasuble à capuchon rabattu. Des hermines sont plaquées sur le camail et sur le bas du surcot. " (p. 196-197).

Je ne peux prétendre avoir lu tous les auteurs, mais je ne parviens pas à trouver d'autres descriptions que ces trois là. Yves-Pascal Castel, dans son article Saint Yves et ses statues, identifie bien ici saint Yves par les hermines de son camail, mais ne décrit pas la scène.

Pourtant, il me paraît clair que saint Yves, dont on ne peut dire s'il est à genoux ou si le bas du corps est tronqué, est tourné vers le personnage à sa gauche vers lequel il tend une main. La main droite est brisée, mais nous pouvons supposer un geste de bénédiction.

Il me paraît également clair que le deuxième personnage est une femme, vêtue d'une tunique longue, qui est tombée à demi à terre et qui s'arrache les cheveux, tous en criant avec la bouche ouverte en "o".

Il est non moins indiscutable que la "tête cornue à longues oreilles" est celle d'un démon, qui s'échappe du crâne de la malheureuse comme dans toutes les scènes d'expulsion du diable sous l'effet d'un exorcisme, ou du moins de la guérison miraculeuse d'un ou une possédée.

Il faut donc conclure ici à une représentation de saint Yves guérissant une possédée en pleine crise de convulsion.

Or, je ne trouve aucun autre exemple de cette scène, ni en iconographie (laquelle est consacrée en majorité au saint rendant la justice, le plus souvent entre le Riche et le Pauvre), ni dans les textes, et notamment pas dans la Vie de saint Yves d'Albert Le Grand, qui énumère les 29 miracles de sa canonisation. L'abbé France fait mention d'un possédé, du nom d'Alain de Tresleveur, mais le récit de sa guérison ne correspond pas  à la scène ici représentée.

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Il ne me reste plus qu'à soumettre cette hypothèse à mes lecteurs et à les supplier de me faire connaître leur point de vue.

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Datation .

Sur cette frise, le troisième panneau ouest porte la date de 1606. Celle-ci détermine forcément, au minimum, toute la frise ouest.

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Attribution.

Emmanuelle Le Seac'h attribue à l'atelier landernéen du Maître de Plougastel (1570-1621) le porche sud, ou du moins une partie des piédroits et toutes les voussures de l'arcade extérieure ; les 14 masques des contreforts ; et à l'intérieur le bénitier, les termes gainés et deux apôtres Pierre et Jean, le tout en kersanton.

Elle attribue à son assistant, qu'elle nomme "le Valet du Maître de Plougastel", et pour ce porche sud, quatre scènes de l'arcature du porche, tous les bas-reliefs de la frise intérieure, et deux chapiteaux de la porte d'entrée. En kersanton également.

 

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le troisième personnage est, à mon sens, la mère de la jeune fille : agenouillée, mains jointes, le chapelet à la ceinture, elle prie, et montre sa confiance dans les pouvoirs du saint.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le quatrième personnage est un "estropié", amputé de la jambe gauche sous le genou, et qui se déplace entre deux béquilles. Il est barbu, et vêtu comme un paysan, d'un chemise, d'une cotte à manches courtes (plissée à la taille au dessus d'une ceinture), de braies et de guêtres. Les détails de la coiffure peuvent correspondre à un béret.

Demande-t-il au saint une improbable guérison, ou plutôt l'assistance pour se nourrir et se vêtir ?

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le dernier personnage, barbu et les cheveux longs dressés en épi sur la tête ou encadrant le visage , n'est certainement pas " le Père-Eternel" qu'y voyait Abgrall. Il est maigre,  torse nu et ne porte qu'un pagne. Il est agenouillé et lève les deux mains, dont il nous présente les paumes.

J'y verrais un "ravi", un pauvre émerveillé par le miracle auquel il assiste. On ne peut exclure un Christ montrant les plaies de ses mains, mais cela n'a aucune cohérence avec le reste du panneau.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1883, L'église de Guimiliau, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1883_0145_0161.html

— ABGRALL (Jean-Marie), 1912, Notice sur Guimiliau, BDHA

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/afef0cf82b371a72f35a42200cb9a127.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie) 1924,  L'église de Guimiliau, porche, calvaire, ossuaire,  (Brest 1906, Morlaix, 1924 et 1935)

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/4c94b42ee1cf842a818f30319dac78c2.pdf

"La corniche qui soutient ces statues est couverte de fines sculptures dans les intervalles qui séparent les modillons. Ces modillons eux-mêmes sont ornés de représentations variées. Sous cette corniche est une frise où l'on remarque des têtes saillantes ayant un caractère étrange. On croit y reconnaître la personnification des différents vices : orgueil, jalousie, avarice, colère, moquerie, vanité ou coquetterie accompagnée d'un paon.

Dans la même frise, du côté gauche en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief : d'abord, un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis, deux personnages à genoux ou estropiés : l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet ; ensuite, un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin, une sorte de Père-Eternel, les mains levées.

La seconde scène représente le Seigneur créant Eve, qui sort du côté d'Adam endormi. Tout autour, se voient les animaux de la création. Dans le panneau suivant, on lit la date de 1606. Enfin, au côté opposé, dans le dernier panneau, près de la porte, se trouve saint Jean baptisant Notre Seigneur. Au fond du porche, deux portes séparées par un trumeau donnent accès dans l'église. Sous les chapiteaux des chambranles, on voit d'un côté deux personnages nus, représentant les pécheurs retenus captifs par un lion qui figure le démon ; de l'autre, deux hommes sont liés ou semblent lutter ; leurs jambes sont couvertes de poils épais et sont terminés par des sabots fourchus. Les arcs des portes sont divisés par des claveaux saillants et par une clef sculptée. Au trumeau est adossé un joli bénitier porté sur une colonnette cannelée. Au-dessus du bénitier, un ange à genoux tient deux goupillons; il est surmonté d'un dais orné de pilastres, gaines, cariatides, petites niches, etc... Dans les côtés, deux colonnes à tambours cannelés, bagues sculptées et chapiteaux ioniques, supportent l'entablement, et dans le tympan, une niche, accostée de deux gaines et cariatides, renferme une statue de Notre Seigneur bénissant, revêtu dune robe longue aux plis raides et serrés presque analogues à ceux des statues romanes de Chartres et d'Angers. Le porche est couvert d'une voûte découpée par de belles nervures, qui forment au milieu un pendentif assez remarquable."

— ALBERT LE GRAND La vie des saints de la Bretagne Armorique 1901 (pp. 163-191).

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Yves

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2004,   "Saint Yves et ses statues", in Saint Yves et les Bretons, culte, images, mémoire, (1303-2003) sous la direction de Georges Provost, Presses Universitaires de Rennes.

https://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

"On signalera, revendication d’une appartenance bretonne, les hermines héraldiques brodées sur le surcot du bas-relief dans le porche de Saint-Houardon à Landerneau, celles qui se devinent dans les plis de la tunique à la porte d’entrée de Bodilis, et telles autres sur le camail au porche de Guimiliau, des œuvres qui datent toutes du xviie siècle."

— DEBIDOUR (Victor-Henry), 1953, La sculpture bretonne: étude d'iconographie religieuse populaire, Plihon, 1953 - 245 pages, page 208.

 

Saint Yves est couramment placé au rang des saints les plus honorés : par exemple, en pendant de saint Pierre sur les croix. (Notre-Dame de Lorette en Irvillac, Sainte-Marie du Ménez-Hom. Il est encore à la place d'honneur à la croix de Commana, du Port-Blanc, à Saint-Adrien de Plougastel, à Guimiliau, etc.).

Il se loge discrètement aux piedroits des porches, reconnaissable à son collet d'hermines, délicat insigne à la fois de sa justification et de sa province. On l'y trouve à Landivisiau, Bodilis, Kergris-Mëlou, où il est même flanqué, dans les deux gorges voisines du piedroits, des deux plaideurs, au porche ouets.

Il se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

Groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre sur les Calvaires de Plougonven, de Kergrist-Moëlou, de Pestivien, de Lanrivain. Ou sur la façade de Notre-Dame du Folgoët. Au Cloître-Pleyben.

Niches ou retables : Dinéault, Saint-Herbot, Gouézec, Minihy-Tréguier, Saint-Vénnec, à la Trinité de Melgven, Locmélard en Plounéventer, Tréguier, Evéché de Quimper, Pleybn, Tréguennec, Trémarec, Huelgoat, Sainte-Avoye.Plonéis, Saint-Thois.

Vitraux : Moncontour

—FRANCE (Abbé), 1893, Vie de saint Yves

https://fr.wikisource.org/wiki/Saint_Yves/II

 

"Un jour, dit Yves L’Hauspice ou L’Hostis, j’entendis parler de quelqu’un qui était possédé du démon. Je l’amenai au recteur de Louannec, et il me suivit sans difficulté. Yves l’interrogea et lui demanda si c’était vrai que le diable le possédait. — Oui, répondit ce malheureux, et très souvent il me tourmente en me faisant entendre sa voix. — Commencez, lui dit le saint, par confesser tous vos péchés. — Après sa confession, continue le témoin, interrogé de nouveau, il répondit : Je sens la présence du démon, il me menace de toutes sortes de tourments et me demande pourquoi je l’ai conduit ici, promettant de me faire bien expier ma faute, la nuit prochaine. — Il en a menti, dit le saint ; vous resterez ici, vous mangerez et dormirez chez moi, et l’on verra si le démon ose encore vous attaquer. »

Ce malheureux prit donc l’hospitalité chez le bon recteur ; Yves bénit le lit où il le fit coucher et veilla toute la nuit dans l’étude et la prière. Le possédé dormit très bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis trois ans, et se trouva complètement guéri. — «  Rendez grâce à Dieu, dit le saint prêtre, et de mon côté j’en ferai autant. Retournez ensuite chez vous, aimez à entendre la messe et les sermons et faites l’aumône autant que vous le pourrez. Priez Dieu et observez ses commandements, afin que le démon n’ait plus recours sur vous. »

Ce possédé s’appelait Alain de Tresleveur, du diocèse de Tréguier. Plusieurs témoins ont attesté ce prodige, entre autres Hamon Le Flem, reclus de la paroisse de Louannec, et Guillaume, le propre fils du possédé, qui entre dans les détails les plus affreux sur les souffrances que son père endurait de la part du démon. Cette guérison ne fut pas sans doute la seule opérée par le saint prêtre, mais c’est celle dont les circonstances ont été relatées avec le plus de développements par un témoin oculaire."

— LE GUILLOU (J-P.) 1989, "Saint Yves : ceux qui l'ont connu témoignent, ceux qu'il a guéris racontent (enquête de canonisation)", Henry, Pédernec. Non consulté

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Guimiliau,  Extrait de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

—  LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. 

—  NANTEUIL (Alfred DE LA BARRE DE ), 1914,   Guimiliau (S.F.A. - C.A. 1914) Non consulté.

PRIGENT (Christiane) 1986, Guimiliau (Châteaulin, 1986). Non consulté.

ROYER (E.)1979 : Guimiliau (Rennes, 1979) . Non consulté.

TUGORES (M.M.) 1979 : Eglise Saint-Miliau, la tribune des orgues (B.S.A.F. 1979) Non consulté.

WAQUET (H.), 1952, Guimiliau (Châteaulin, 1952) - Guimiliau (Châteaulin, 1977) - Non consulté.

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 21:37

Les termes (cariatides et atlantes) et cartouches du porche sud (granite, 1570-1601) de Bodilis.

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Sur l'église de Bodilis, voir :

 


 

 

 

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne, inspirées l'art à la grotesque, et de l'École de Fontainebleau. Je reprends la description de l'intérieur du porche sud de Bodilis, déjà traité, en me limitant aux 14 Termes, Cariatides et Atlantes et aux cartouches à cuirs découpés et masques qui les séparent. Ce porche est contemporain du château de Kerjean et de sa chapelle, et est peut-être issu du même atelier.

 

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Voir sur l'art  de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

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Le porche sud  de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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I. LES TERMES, CARIATIDES ET ATLANTES.

 

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Rappel.

On trouve des figures de cariatides et atlantes à la Renaissance dans la traduction de De architectura de Vitruve en 1511, dans celle de Giovanni Battista Caporal publiée à Pérouse en 1536,   sur des stucs de Polidoro Caldara à Rome vers 1525, ou sur des estampes d'après ces stucs au Louvre, sur le frontispice du livre d'architecture de Sebastiano Serlio en 1537 et sur ses cheminées, ou sur les stucs de Rosso Fiorentino dans la Galerie François Ier de Fontainebleau  en 1539 .

Les termes sculptés par Polidoro Caldara ont été relevés par Jacques Prevost vers 1535.

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/jacques-prevost_deux-termes_1535

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/cariatides_dessin-a-la-plume_lavis-brun_encre-brune

https://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/cariatides_encre-brune_plume-dessin_lavis-brun-d68db076-4747-46a3-b609-268d1768b5a8

Cette École de Fontainebleau est très féconde (estampes d'Antonio Fantuzzi en 1543)  et suscite des recueils de gravure, parfois consacrés exclusivement aux cariatides, termes et atlantes, comme le Recueil de 20 Termes de Jean Mignon (1543-1545) , les planches de 12 modèles de Termes et Caryatides d'Androuet du Cerceau publiées vers 1546-1550, celles de Quinque et viginti exempla arcum du même auteur (1549), sans compter les trouvailles que l'on peut faire dans ses Pièces diverses , ses Vases et coupes et ses Meubles, ou dans ses Compartiments ou dans ses Grands cartouches de Fontainebleau (1542-1545).

Sous cette influence des artistes de Fontainebleau ( Rosso Fiorentino et Le Primatice, Lucca Penni), le Maître de Henri II enlumine vers 1547 le Recueil des rois de France, dont les encadrements associent des cariatides et atlantes, des cartouches à cuirs découpés, et des masques à bandeau noué sur les tempes et guimpes, trois éléments qui se retrouvent à Bodilis. Le même enlumineur participe en 1542-1547, avec le groupe Bellemare, aux Heures dites de Henri II, où se retrouvent les trois mêmes éléments (folio 107v).

 

On connait les 4 cariatides sculptés en 1550 par Jean Goujon pour la galerie des musiciens du Louvre.

Vers 1565, Vredeman de Vries publie à Anvers son Caryatidum, dont le titre précise "Carytidum (vulgus termas vocat), sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecturae ordinem accomodatorum Centuria Primum in usum huius artis candidatorum artificiose excogitata. Veelderley dieverse Termen op de V ordene der Edificien tot behoef  alle  beelt ende steenhouwers, scrinwerkers, glaesscrivers ende alle constelicke hantwerkers  ost alle die de Antieckse Compertementsche Cieraet Beminnen Geinventeert duer Johannes Vreedman Vriese, Gerar de Iode excudebat"  , soit " Cariatides (vulgairement nommées "termes" ou Atlantes de toute variété pour l'architecture. Nombreux Termes selon les cinq ordres de l'architecture pour tous les sculpteurs et tailleurs de pierre, maître-verriers, artisans de cartouches à l'antique". On y trouve, outre les deux exemples du frontispice,  16 planches dont les Termes trouvent quelques correspondances avec ceux de Bodilis.

 

En 1572, Hugues Sambin publie son Oeuvre de la diversité des termes, dans lequel il présente 18 termes en 36 planches  gravées sur bois. Mais on ne trouve là aucun modèle convaincant pour les sculptures de Bodilis.

 

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Note : il existe une difficulté à nommer précisément ces pilastres de Bodilis à sujet anthropomorphe soutenant l'entablement par l'intermédiaire d'une volute (comparable à un chapiteau ionique). J'ai adopté, à tort mais par commodité, le nom général de "terme", alors que je souhaiterai réserver ce nom aux figures en bornes (le dieu romain Terminus étant chargé du respect des limites), et employer le nom "cariatide" pour les femmes-colonnes dont l'anatomie n'est pas hybridée (les figures ne sont pas engainées) et dont les jambes sont intactes et celui d'atlante (ou télamon) pour les hommes-colonnes. Je me suis débrouillé comme j'ai pu.

Je compte 8 figures féminines, et 6 figures masculines. Il y a deux figures à mi-corps sur des piliers ou bornes cannelées, deux figures dont les jambes sont remplacées par des arceaux en X, deux figures implantés sur des pattes et ventre d'oiseaux, et il y a le couple central du coté gauche, le plus spectaculaire, dont le bas du corps forme deux serpents entortillés.

Que l'on adopte la date de 1570 inscrite à l'intérieur du porche, ou celle de 1601 placée au dessus du portail extérieur, ces sculptures sont postérieures à la publication des principaux recueils de planches de Termes et Cariatides et y trouvent leur modèle, de manière plus ou moins précise.

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La pierre.

Bien qu'elle ne semble pas avoir été étudiée et caractérisée par Louis Chauris dans son passionnant travail de géo-archéologie du Patrimoine, il s'agit à l'évidence d'un granite dans lequel se distingue (surtout à partir du 6ème ensemble) l'inclusion de gros cristaux noirs. S'agit-il du "granite à tourmaline de Sainte-Catherine", comme le laisserait penser la carte publiée par Chauris dans son étude lithographique de Lanhouarneau ?

On remarquera, sur le terme n°11, de belles teintes rosées.

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Liste des 12 "termes".

 

 

 

Terme n°1. Femme (?) à jupe feuillagée (acanthe) dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des arceaux entrecroisés.

Terme n°2. Homme barbu, bras croisés devant le ventre, pagne feuillagé (acanthe) et pilier cannelé.

Terme n°3. Cariatide soutenant la volute du chapiteau de la main droite, la main gauche retenant les plis d'une jupe courte.  Un fleuron à cinq pétales sur la poitrine. Jambes nues.

Terme n°4. Atlante en homme sauvage (longue barbe, longs cheveux torsadés, pelage méché sur le corps).

Terme n°5. Femme (?) aux bras croisés sous la poitrine ; pagne au dessus d'un fût cannelé.

Terme n°6. Homme barbu et moustachu portant un pagne feuillagé (acanthe), dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des rubans en X.

Terme n°7. Cariatide bras croisés sous la poitrine, coiffée de longues et épaisses  nattes qui se croisent sous le menton et semblent se prolonger autour des bras. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux

Terme n°8. Atlante, souriant, peut-être coiffé d'un bonnet ou turban,  bras croisés devant la poitrine, vêtu d'un pagne plissé. Jambes croisées.

Terme n°9. Association 1) d'une tête aux traits épais et grossiers, coiffée de palmettes et 2) de volutes en "S" s'achevant par des pattes griffues.

Terme n°10. Cariatide soutenant des deux mains les volutes du chapiteau. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux. Jambes croisées.

Terme n°11. Couple nu s'étreignant et s'embrassant, les parties inférieures de leur corps étant remplacés par des formes de serpent, enlacées en tresse. L'homme est barbu ; les fronts sont séparés par une fleur à quatre pétales.

Terme n°12. Atlante barbu, mains jointes devant la poitrine, vêtu d'une tunique matelassée et d'une culotte bouffante, de chausses et de chaussures. Coiffure à préciser.

Terme n°13. Cariatide, nue, souriante, portant un collier à gros grains soutenant une croix. Sur le ventre, une fleur et ses pétales épineux. Ses bras se dirigent vers le pubis, et elle semble chevaucher un oiseau de type aigle qui masque ses jambes.

Terme n°14. Cariatide coiffée d'une coiffe à deux cornes. Elle est vêtue d'une robe plissée qu'elle maintient par le bras gauche. Le bras droit n'est pas visible. Les jambes sont nues sous les genoux.

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Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Le décor intérieur (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit,  Terme n°1. Femme (?) à jupe feuillagée (acanthe) dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des arceaux entrecroisés.

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On notera la forme bilobée du visage (une boule mentonnière greffée sur la boule plus grosse de la tête), qui va se retrouver si fréquemment ensuite qu'elle devient un véritable trait stylistique du sculpteur.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°2. Homme barbu, bras croisés devant le ventre, pagne feuillagé (acanthe) et pilier cannelé.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°3. Cariatide soutenant la volute du chapiteau de la main droite, la main gauche retenant les plis d'une jupe courte.  Un fleuron à cinq pétales sur la poitrine. Jambes nues.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit,  Terme n°4. Atlante en homme sauvage (longue barbe, longs cheveux torsadés, pelage méché sur le corps).

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°5. Femme (?) aux bras croisés sous la poitrine ; pagne au dessus d'un fût cannelé.

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Les modèles de termes dont le pilier est cannelé sont rares. Je retiens :

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Vredeman de Vries, [1565], Caryatidum...pl.I (détail).

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°6. Homme barbu et moustachu portant un pagne feuillagé (acanthe), dont les bras sont remplacés par des volutes et les jambes par des rubans en X.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°7. Cariatide bras croisés sous la poitrine, coiffée de longues et épaisses  nattes qui se croisent sous le menton et semblent se prolonger autour des bras. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, Terme n°8. Atlante, souriant, peut-être coiffé d'un bonnet ou turban,  bras croisés devant la poitrine, vêtu d'un pagne plissé. Jambes croisées.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°9. Association 1) d'une tête aux traits épais et grossiers, coiffée de palmettes et 2) de volutes en "S" s'achevant par des pattes griffues.

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Recherche de modèle :

Termes et cariatides, Androuet du Cerceau vers 1550

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°10. Cariatide soutenant des deux mains les volutes du chapiteau. Robe plissée s'arrêtant au dessus des genoux. Jambes croisées.

 

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°11. Couple nu s'étreignant et s'embrassant, les parties inférieures de leur corps étant remplacés par des formes de serpent, enlacées en tresse. L'homme est barbu ; les fronts sont séparés par une fleur à quatre pétales.

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Recherche de modèle.

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Androuet du Cerceau, modèle de cheminée n°XIV, Second Livre d'architecture, 1561.

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Androuet du Cerceau, modèle de cheminée n° XIV, Second Livre d'architecture, 1561

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Vredeman de Vries [1565], Caryatidum ... planche 16 (détail)

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On peut aussi remarquer la double figure anthropomorphe de l'arrière-plan du tableau de Peter Paul Rubens, Deborah Kip, épouse de Sir Balthasar Gerbier, et ses enfants, peint en 1629-30. La scène se déroule sous un portique qui s’appuie sur un soutien géminé formé des femmes nues dont le torse se transforme en un serpent selon le motif préfiguré par Jacques Androuet Du Cerceau.

https://www.meisterdrucke.fr/fine-art-prints/Peter-Paul-Rubens/121098/Deborah-Kip,-%C3%A9pouse-de-Sir-Balthasar-Gerbier-et-ses-enfants,-vers-1629-30.html

 

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°12. Atlante barbu, mains jointes devant la poitrine, vêtu d'une tunique matelassée et d'une culotte bouffante, de chausses et de chaussures. Coiffure à préciser.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°13. Cariatide, nue, souriante, portant un collier à gros grains soutenant une croix. Sur le ventre, une fleur et ses pétales épineux. Ses bras se dirigent vers le pubis, et elle semble chevaucher un oiseau de type aigle qui masque ses jambes.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, Terme n°14. Cariatide coiffée d'une coiffe à deux cornes. Elle est vêtue d'une robe plissée qu'elle maintient par le bras gauche. Le bras droit n'est pas visible. Les jambes sont nues sous les genoux.

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Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les Termes ou cariatides (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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II. LES PANNEAUX SCULPTÉS.

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Les 12 panneaux sont tous des cartouches, du type de ceux apparus en 1539 à la Galerie François Ier pour les stucs de Rosso Fiorentino et les boiseries de François de Carpi, et imitant les peaux de veau ou d'agneau des tanneurs, d'où leur dénomination de "cuirs découpés à enroulement". Des masques humains ou animaux occupent le centre de ces cuirs, à moins que ce soit des emblèmes ou des castels.

  Mais les artistes qui reprennent ce modèle s'affranchissent du modèle anatomique (avec les amorces des quatre pattes), faufilent des rubans dans des trous à l'emporte-pièce, multiplient les inventions, jusqu'à représenter des lames d'allure métallique évoquant alors plutôt des ouvrages de ferronnerie. De même, les volutes et courbes tracées au "perroquet" laissent parfois la place à des entrelacs géométriques.

Comme pour les Termes et cariatides, les modèles se diffusent vite dans les recueils de gravure , comme, une fois encore, ceux d'Androuet du Cerceau au milieu du XVIe siècle, ou ceux de Vredeman de Vries. Et on les retrouve sur les monuments, comme le cartouche armorié du château d'Anet.

En Finistère, on les comparera à ceux du château de Kerjean (cartouche armorié) et des sablières de sa chapelle. Ou au cartouche armorié du château de Maillé. Ou à l'ensemble des sablières de l'atelier du Maître de Pleyben (et de Kerjean). Voir la liste de mes articles supra.

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Panneau sculpté n°1 (au dessus du bénitier). Cartouche à cuir découpé à enroulement centré sur un masque féminin.

Panneau sculpté n° 2. Cartouche complexe, à cuir découpé et enroulé, vase, et volutes, portant en partie haute un masque féminin à la chevelure aux nattes torsadées, à la coiffure en palmettes, sur un bandeau de linge noué sur les tempes et voile sous le menton comme une guimpe.

Panneau sculpté n°3. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque féminin proche du précédent (palmette, bandeau, guimpe).

Panneau sculpté n° 4. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

Panneau sculpté n°5. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par une tresse à deux brins formant un fuseau vertical.

Panneau sculpté n°6. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

Panneau sculpté n°7. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

Panneau sculpté n°8. Cartouche en cuir découpé à enroulement comportant un homme debout tenant les extrémités des volutes.

Panneau sculpté n°9. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

Panneau sculpté n°10. Cartouche en cuir découpé à enroulement, et ferronnerie à entrelacs géométriques, centrés par un masque léonin.

Panneau sculpté n°11. Cartouche en ferronnerie centré par un masque léonin et deux masques humains masculin et féminin.

Panneau sculpté n°12. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin. . Au dessus, masque anthropomorphe crachant des feuillages. Au dessous, masque anthropomorphe entouré de feuilles/ailes.

 

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Coté droit, panneau sculpté n°1 (au dessus du bénitier). Cartouche à cuir découpé à enroulement centré sur un masque féminin.

 

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n° 2. Cartouche complexe, à cuir découpé et enroulé, vase, et volutes, portant en partie haute un masque féminin à la chevelure aux nattes torsadées, à la coiffure en palmettes, sur un bandeau de linge noué sur les tempes et voile sous le menton comme une guimpe.

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Ce type de masque se retrouve, sous de multiples variations, sur les gravures des ornemanistes, sur les enluminures du Maître de Henri II vers 1545-1547 ou sur le jubé de La Roche-Maurice (fin XVIe), ou sur le cartouche armorié du portail du château de Kerjean (v. 1570), ou, tout simplement, sur les sablières de Bodilis.

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Recueil des rois de France BnF fr. 2848

 

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Recueil des rois de France BnF fr 2848 f.90r

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Livre d'Heures dit de Henri II BnF lat.

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Vredeman de Vries

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°3. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque féminin proche du précédent (palmette, bandeau, guimpe, ...).

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n° 4. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°5. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par une tresse à deux brins formant un fuseau vertical.

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Ce fuseau a-t-il un rapport avec celui des tisserands, qui assurent la richesse du Léon ?

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté droit, panneau sculpté n°6. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°7. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°8. Cartouche en cuir découpé à enroulement comportant un homme debout tenant les extrémités des volutes.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°9. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin au dessus d'un vase ou calice.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°10. Cartouche en cuir découpé à enroulement, et ferronnerie à entrelacs géométriques, centrés par un masque léonin.

 

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°11. Cartouche en ferronnerie centré par un masque léonin et deux masques humains masculin et féminin.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Coté gauche, panneau sculpté n°12. Cartouche en cuir découpé à enroulement centré par un masque léonin. . Au dessus, masque anthropomorphe crachant des feuillages. Au dessous, masque anthropomorphe entouré de feuilles/ailes.

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Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les cartouches (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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III. LA FRISE.

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Je ne la détaillerai pas mais je montrerai quelques figures.

On y trouve des masques léonins, ou de moutons, ou d'homme coiffé d'un chapeau rond, d'homme barbu, deux exemples de la femme au bandeau noué et à la guimpe déjà décrit, d'un anthropomorphe crachant des feuillages,  parmi des rubans en volutes ou motif géométrique et des  feuillages. Ou encore deux lions entourant une fleur.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Femme coiffée d'un bandeau noué en rosette sur les tempes et portant un linge formant guimpe.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

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Femme coiffée de palmettes et d'un bandeau noué en rosette sur les tempes et portant un linge formant guimpe.

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La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

La frise (granite, 1570-1601) sous les niches des Apôtres du porche sud de Bodilis. Photographie lavieb-aile 2021.

Les termes et cartouches du porche de Bodilis.
Les termes et cartouches du porche de Bodilis.
Les termes et cartouches du porche de Bodilis.

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CONCLUSION.

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Si on admet l'hypothèse proposée par Couffon d'un atelier de sculpteurs  de Kerjean, appelé par les Barbier pour bâtir et décorer leur château vers 1570 et jusque 1595 peut-être, et qui aurait rayonné dans le Léon (et la Cornouaille) pour diffuser le style de l'École de Fontainebleau (1539) et celui de la Seconde Renaissance Française (après 1540) en Basse-Bretagne, et notamment, après Lanhouarneau en 1582,  à Bodilis, nous pouvons constater que les réalisations de cet atelier, sur le  porche intérieur, sont parfaitement influencées par les constructions architecturales de ce style et par les recueils d'architecture et d'ornementation qui le diffusent. Si le matériau (le granite) est local, il est difficile de trouver ici une particularité régionale Mais cela n'exclut pas des traits stylistiques propres aux sculpteurs de Kerjean, et des travaux ultérieurs de comparaison des différents sites sauront peut-être les mettre en évidence (je ne note pour la part que ces visages bilobés à mentons en boule, une particularité que j'ai aussi remarquée, en sculpture sur bois, sur les sablières et blochets d'un hypothétique Maître de Saint-Nic vers 1640-1670).

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Une fois de plus, — comme en Haute-Bretagne à l'égard de la Première Renaissance à Dol, La Guerche et Champeaux, — la preuve est faite de la réactivité des Bretons, et de leur ouverture rapide aux nouveautés stylistiques de la Cour de François Ier et  de Henri II. À la pointe du Finistère, les monuments architecturaux sont vraiment "à la page" !

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SOURCES ET LIENS.

 

—BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHE"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

— COUFFON, (René) 1948. L'architecture classique au Pays de Léon. Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. .

"Porche sud de Bodilis : À l'intérieur court un frise beaucoup plus importante que celle des porches précédents [Pleyben, Saint-Thégonnec] et comportant en fort relief, une série de cartouches séparés par d'étranges cariatides. Est-ce là simple fantaisie de l'artiste ou en a t-il copié les divers motifs ? Il semble bien qu'il faille opter pour la seconde hypothèse. L'une des cariatides, par exemple, représente un homme et une femme à corps de serpents enlacés attire tout particulièrement l'attention. Or, un motif identique décore précisément un modèle de cheminée de l'Architecture d'Androuet du Cerceau, traité que possédait forcément l'atelier de Kerjean. L'illustre architecte paraît, lui-même, avoir interprété quelque statue antique d'Isis et de Sérapis dont il a supprimé les coiffures emblèmes. Le musée égyptien de Berlin, entre autres, conserve un tel groupe dont la tête du dieu, barbue, ressemble à celle de Bodilis." (Couffon, L'architecture classique au pays de Léon p. 47)

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f463f1d171ef5.47213123/1948_02.pdf

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, p. 298-299. [Cette auteure ne s'étend pas sur un possible Atelier de Kerjean, et, au porche sud de Bodilis, décrit surtout les sculptures en kersantite du Maître de Plougastel et de Roland Doré]

— CHAURIS (Louis), 2006, « Éclairage lithologique sur l’église de Lanhouarneau (Finistère) : XIVe-XVIe-XVIIIe siècles », Revue archéologique de l'Ouest [En ligne], 23 | 2006, mis en ligne le 30 décembre 2008, consulté le 13 janvier 2021. URL : http://journals.openedition.org/rao/156 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rao.156

 

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE.

BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Frederic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

 

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

 

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

 

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

 

VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

 

VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Renaissance Sculpture Chapelles bretonnes.
6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:55

Les termes (cariatides et atlantes) de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Una vergine corinthia.

 

 

Voir sur La Martyre (Finistère) :

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Je continue à colliger une documentation iconographique sur l'art à la grotesque, et sur l'École de Fontainebleau, pour servir de base de comparaison avec les œuvres de la Première et Seconde Renaissance en Bretagne (ou aux autres réalisations en France). 

 

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. Voir sur l'art des grotesques de la Renaissance :

 

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.Voir sur  l'art des grotesques de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

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J'avais déjà décrit cet ossuaire en décembre 2016, et j' avais étudié les sources des trois termes sculptés en kersantite par le sculpteur anonyme responsable, aussi, du Calvaire de Plougastel, et désigné sous le nom de Maître de Plougastel. 

J'ai, depuis cette date, recensé dans ce blog un certain nombre de réalisations témoignant en Bretagne de l'art de la Renaissance, soit sur le mode des Grotesques, soit sur celui "à l'antique", soit par l'emploi de Termes, ou Cariatides, ou Atlantes, soit encore, le plus souvent, dans une alliance de ces trois registres.

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INTRODUCTION.

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Les Termes, cariatides et atlantes peuvent peut-être caractériser la pénétration en Bretagne de l'art architectural classique (Seconde Renaissance), apparu en France à partir de 1540 sous l'influence des traités d'architecture de Vitruve , de Serlio, d'Androuet du Cerceau et de Philibert Delorme. Ce motif architectural peut servir de marqueur facile à repérer, et on le trouve dans la traduction de Vitruve par Giovanni Giocondo (Venise 1511), dans les modèles architecturaux de Serlio ou encore d'Androuet du Cerceau qui lui consacre en 1549 une série de 12 planches (36 types de termes).

On repère alors en premier lieu, dès 1553, les trois Termes du tombeau de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, réalisé par l'angevin Jean de Lespine pour la collégiale de Champeaux, en Ille-et-Vilaine.

Puis on trouve en 1559, mais en Côtes d'Armor, les 4 Termes du campanile de Kerfons à Ploubezre. Ils coiffent la chapelle sud ou chapelle Saint-Yves rebâtie en 1559 par Claude de La Touche et dans laquelle repose Marquise de Goulaine (1500-1531), épouse de Renaud de La Touche-Limousinière et surtout fille de Christophe II de Goulaine. Cette introduction précoce de l'art classique trouve ses modèles dans la Porte Dorée de Fontainebleau datée de 1528 (pour la porte à encadrement de colonnes et agrafe à l'italienne en forme de S), dans les termes gainés du frontispice de Serlio (Venise 1537), dans les niches à la Philibert Delorme. Or, Marquise de Goulaine est la demi-sœur de Louise de Goulaine, toutes les deux étant les filles de  Christophe II de Goulaine (1445-1530). 

On peut suivre la trace de l'influence de cette famille de Goulaine dans la pénétration de la Renaissance en Bretagne dans le château de Maillé à Plounevez-Lochrist, puisque deux cartouches issus des modèles d'Androuet du Cerceau y montrent les armes de Maurice Carman (ou Kermavan) et de Jeanne de Goulaine, mariés en 1541. Mais l'aile Renaissance de ce château construit sous l'influence de Philibert Delorme ne présente pas, à ma connaissance, de cariatides.

Il était important de souligner le rôle de cette famille de la noblesse, dont les attaches en Touraine et Val-de-Loire sont notables, dans l'importation en Bretagne de la Renaissance, puisque, dans le Finistère et en particulier dans le Léon, c'est l'atelier du château de Kerjean (vers 1571-1590) qui introduisit, dans l'architecture religieuse, les décors inspirés de Serlio, Delorme et Du Cerceau.

Mais est-ce un hasard si la première apparition de ce style dans l'architecture religieuse en Finistère se fait en 1582 à Lanhouarneau sous un un écu, aujourd'hui martelé, qui portait mi-parti Maillé et Carman, armes de François de Maillé et de Claude de Carman  ?

Quoiqu'il en soit,  la valeur d'indice, sur ce décor de la Seconde Renaissance,   des cariatides et atlantes  s'avère appréciable, puisqu'on peut suivre grâce à eux la progression de l'atelier de Kerjean : après avoir examiné les deux termes en kersantite de l'entrée du château de Kerjean (v.1570-1595), nous les retrouvons au fronton du porche de Lanhouarneau (1582),  puis nous admirons les cariatides de la porte d'entrée du manoir de Trebodennic (1584) en Ploudaniel, , les termes de l'ossuaire de Sizun (1585), les 14 cariatides et atlantes de l'intérieur du porche de Bodilis (1570-1601),  le couple cariatide-atlante  de l'intérieur du porche sud de Saint-Thégonnec (1599-1605),  celui en kersantite surmontant le porche sud de Saint-Houardon à Landerneau (1604), avant de découvrir les six termes de l'ossuaire de Landivisiau (1610-1620), le couple de termes et la cariatide de l'ossuaire de La Martyre (1619),  et enfin le couple de la porte de l'ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Entourant, comme à La Martyre, une statue de saint Pol-de-Léon, ce dernier a tant de points communs avec ce site qu'il semble en être une copie, inférieure à l'original.

On les comparera aussi, pour la sculpture en bois aux 14 cariatides et atlantes du jubé de La Roche-Maurice, et à ceux du jubé de Saint-Nicolas en Priziac.

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Je découvre aujourd'hui, dans ce 2ème article sur l'ossuaire de La Martyre,  le modèle de la cariatide de l'angle en pan coupé de l'ossuaire : le Quatrième Livre d'architecture de Sebastiano Serlio, publié à Venise en 1532 et traduit en français à Anvers en 1542. Cela me permet de désigner dorénavant la jeune personne sous le qualificatif de "la vierge corinthienne".

 

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Glossaire

TERMES.

 Dans l'antiquité, borne qui marquait la limite d'un terrain, d'un champ, qui matérialisait une frontière. Terminus  est une divinité romaine qui est le gardien des bornes. Il fut d'abord représenté sous la figure d'une grosse pierre quadrangulaire ou d'une souche puis, plus tard, on lui donna une tête humaine placée sur une borne pyramidale (un terme) qui servait de limite aux particuliers ou à l'État. Il était toujours sans bras et sans pieds, afin qu'il ne pût changer de place.

Architecture. Statue représentant un buste d'homme ou de femme dont la partie inférieure se termine en gaine et qui sert d'ornement. 

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CARIATIDE

Une cariatide est une statue de femme drapée et debout, dont la tête sert de support à un entablement, une architrave ou une corniche.
Dans un ensemble architectural ou dans un meuble, elle s'emploie à la place d'une colonne ou d'un pilastre.

Parfois leurs bras ne sont figurés que par des tronçons : le bas du corps se termine souvent en gaine. Lorsque les cariatides portent sur la tête une corbeille formant un chapiteau, on les appelle canéphores.
Lorsque le personnage est représenté par un homme, la cariatide prend le nom d'Atlante ou de Télamon, sorte d'Hercule soutenant l'architrave sur ses épaules courbées.

Le nom, féminin, apparaît dans notre langue en 1546 (Caryatidecomme substantif ou comme adjectif qualifiant des colonnes dans l'Hypnerotomachie ou Discours du Songe de Poliphile de J. Martin, folio 14r (Caryatides canelees). Ces colonnes encadrent une porte dont l'architecture est minutieusement décrite. 

La deuxième apparition de ce nom en français, sous la forme moderne cariatide, se fait en 1550 dans le troisième livre d'architecture de Sebastiano Serlio (S. Serlio, Des Antiquites. Le troisiesme livre translaté d'italien en franchois, chap. III, 2 v.).

Etymologie : Le nom serait, par un emprunt à l'italien cariatide au latin impérial caryatides, du grec κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς, subst. fém. plur., proprement « femmes de Karyes (bourg de Laconie) »,   D'après Vitruve, 1, 1, 5 ces femmes emmenées captives après la destruction de Karyes qui avait soutenu les Perses lors de l'invasion de Xerxès, servirent de modèle aux statues construites en forme de colonnes. Pour des raisons historiques et archéologiques il semble plutôt que κ α ρ υ α ́ τ ι δ ε ς désigne des jeunes filles célébrant les fêtes d'Artémis Karyatis ainsi nommée en raison du temple où on l'honorait à Karyes. 

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Porche sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Porche sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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De chaque coté de saint Pol de Léon, les deux termes, l'un féminin et l'autre masculin, soutiennent une volute. Ils ont les mains dans le dos, et le bas du corps est un fût sous un pagne de feuillage, cette transition par une feuille d'acanthe assurant le passage entre l'humain et le minéral.

 

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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L'un des modèles possibles est le frontispice du Quatro Libro de la Règle générale d'architecture de Sebastiano Serlio, dans l' édition italienne parue à Venise en 1537.

Les sources de Sebastano Serlio pour ces termes sont étudiées par Raphaël Tassin ici :

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02903415/document

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Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Portail sud de l'ossuaire (1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme féminin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Terme masculin (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Comparaison avec le fronton du porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau.

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La ressemblance est frappante, notamment sur le détail du collier et de la coiffure de la cariatide.

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Porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau, photo lavieb-aile.

Porche sud (1604) de Saint-Houarnon à Landerneau, photo lavieb-aile.

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Comparaison avec le fronton de l'ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec.

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Ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Photo lavieb-aile.

Ossuaire (1676) de Saint-Thégonnec. Photo lavieb-aile.

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La cariatide de l'angle sud-ouest de l'ossuaire.

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Ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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On en trouve le modèle assez convainquant dans le dessin d'une cheminée du Quatrième Livre d'architecture de Sebastiano Serlio, publié à Venise en 1532 et traduit en français à Anvers en 1542. Dans son texte, l'auteur explique qu'il a représenté en guise de colonne la  vierge de Corinthe qui, selon Vitruve, est à l'origine du chapiteau corinthien.

Il n'explique pas pourquoi ses deux cariatides ont deux paires de seins ; ni pourquoi le bandage de leurs jambes (qui laisse voir les pieds, à la différences des "termes" proprement dit) laisse échapper des jeunes feuilles. Et le Maître de Plougastel ne l'a pas suivi sur ces deux points.

L'emblème central, un globe qui éclate sous la pression de flammèches (ou feuilles) est peut-être en rapport avec cette pulsion vitale qui fait naître les feuilles entre les bandages, comme elle a su faire croitre le plant d'acanthes écrasé par un vase, dans la légende qu'on lira ci-dessous.

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Sebastiano Serlio, Cheminée corinthienne, quatrième livre sur les ordres, ou Reigles generales/ de l’Architecture, sur/ les cincq manieres d’e/difices, ascavoir, Thus/cane, Doricque, Ionicque,/ Corinthe, & Compo/site, auec les exemples/ danticquitez, selon la/ doctrine de Vitruve. Anvers 1542, traduction par Pieter Coecke van Aelst. Deuxième édition Anvers 1545

Regole generali di architettura di Sabastiano Serlio Bolognese : sopra le cinque maniere de gliedifici, cioe, thoscano, dorico, ionico, corinthio, e composito ; con gli essempi de l'antiquita, che per la maggior parte concordano con la dottrina di Vitruuio Venise, F. Marcolini, 1532

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Serlio1542Index.asp

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/12648-regles-generales-de-l-architecture-sur-les-cinq-manieres-d-edifices?offset=1

https://archive.org/details/regolegeneralidi00serl

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1542.asp?param=

 

 

 

 

 

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Sebastiano Serlio, Regoli generali di architetura, Venise F. Marcolini, 1537

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"En une salle ou grande chambre appartient aussi une cheminée de grande formosite, proportionnée selon le lieu, laquelle dût avoir spacieuse ouverture : pourtant, veut-on faite les modillons suffisant à telle saillie, occuperont deux places des cotés ; mais à tel sujet j'entends de faire un pilier plat, et devant celui-ci une ronde colonne séparée de l'autre, en sorte qu'entre les deux colonnes reste quelque espace, et en cette manière aisément [aisance] et décoration

Et ainsi que j'ai dit au commencement de ce chapitre, que cette mode Corinthe a son origine d'une pucelle, de la même ville de Corinthe, à cette cause je l'ai voulu constituer servant de colonne. La hauteur donc et latitude de l'ouverture située selon la place, sera l'altitude de celle-ci divisée en neuf mesures, et l'une d'elles sera pour le chef [la tête] de la fille, et le résidu de la figure formée et bandée ainsi qu'on voit.

La dérivation du chapiteau corinthien fut d'une pucelle de Corinthe, mais pour ce que Vitruve au quatrième livre chapitre premier de sa dérivation, a celle cause ne m'empêcherai plus avant d'en faire narration. Néanmoins je veux bien dire que si l'on avait faire quelque Temple pour la Vierge Marie, ou pour autres saints ou saintes de vie virginale, pareillement quelques maisons ou sépultures pour aucunes personnes de necte chaste et honnête vie, l'on pourrait user de cette manière."

 

« L'architecte romain Vitruve donne une explication légendaire aux chapiteaux corinthiens dotés de feuilles d'acanthe : 

« Une jeune fille de Corinthe […] fut atteinte d'une maladie qui l'emporta ; après sa mort, de petits vases […] furent recueillis par sa nourrice, arrangés dans une corbeille et déposés sur sa tombe, et […] elle les recouvrit d'une tuile. Cette corbeille avait été par hasard placée sur une racine d'acanthe […]. Cette racine poussa vers le printemps des tiges et des feuilles […]. Le sculpteur Callimaque, […] passant auprès de ce tombeau, aperçut ce panier […]. Charmé de cette forme nouvelle, il l'adopta pour les colonnes qu'il éleva à Corinthe". Vitruve, De architectura, 15 avant J.-C.

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Cet abrégé s'enrichit de la lecture du texte de Philibert de L'Orme (Architecture, Livre VI) :

"Duquel l'invention est attribuée à un nommé Callimachus; qui pour l'excellence & subtilité de son art, en matiere de tailler marbres, fut par les Atheniens surnomé Catatechnos, c'est à dire homme industrieux & plein d'artifice. L'invention en fut telle: Advint un jour qu'apres le deceds & inhumation de quelque jeune fille Corinthienne, sa nourrice, en consolation de ses douleurs, se souvint que ladicte fille en son vivant vouloir prende grandissime plaisir à aucuns vases qu'elle avoit: parquoy en memoire de ce, elle les mist tous dans un panier, & les porta sur la sepulture de sadite fille, pour le soulagement de ses douleurs & recordation de la defuncte. Et afin qu'ils fussent long temps conservez, & deffendus contre l'injure du temps & des pluyes, elle couvrit le panier d'une grosse tuile. Mais notez que par cas fortuit ledit panier fust mis sur une racine d'Acanthe ou branque Ursine, laquelle par succession de temps, pour este empechée & pressée du susdit panier, elle jecta ses tiges environ le printemps tout à l'entour dudit panier, tellement que ainsi que l'herbe croissoit autour d'iceluy, la tuile l'empechoit de monter, & la rabbatoit sur les bords & coings: de sorte qu' elle estoit contrainte de se courber & descendre contre bas: quasi comme vous le voyes aux rouleaux & volutes des chapiteaux qu'on fait aujourd'huy. Passant donc se susdit Callimachus aupres du sepulchre de la susdite Vierge Corinthienne, & voyant l'artifice de nature envers ledit Acanthe & panier, il pratiqua & prit de là l'ornement du chapiteau Corinthien, tel que vous le verrez cy-apres, & pourrez aussi voir au premier chapitre du quatrieme livre de Vitruve. Mais devant qu'entrer à la description dudit chapiteau Corinthien, il me semble qu'il sera tres bon de parler premierement de sa colomne, basse & stylobate."

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En résumé, cette jeune femme est la Vierge corinthienne sur la tombe de qui un vase fut placé sur un plant d'acanthes. Leurs feuilles, contraintes et rabattues, sont à l'origine du  chapiteau corinthien, avec ses volutes.

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On  retrouve la trace de ces rubans gainant les jambes tout en produisant des feuilles dans l'encadrement de l'enluminure de saint Louis dans le Recueil des rois de France par le Maître de Henri II, BNF fr 2848, daté vers 1545-1547 :

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Maître de Henri II, v.1545 "Jean du Tillet, Recueil des rois de France", BnF 1248 f.90r

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Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Cariatide (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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AUTRES DÉTAILS D'ARCHITECTURE.

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Les modillons ou agrafes.

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Modillon   (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon   (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Modillon (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Un chapiteau.

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Chapiteau corinthien    (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Chapiteau corinthien (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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Les masques feuillagés.

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Masque feuillagé (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque feuillagé (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque  (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

Masque (kersanton, Maître de Plougastel, 1619) de l'ossuaire de La Martyre. Photographie lavieb-aile décembre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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FONS DE KORT, s.d, [1975], La Martyre, l'église, par Fons de Kort.

— ​​​​​​KEROUANTON (abbé) / PÉRÉNES (Henri), 1931, Notice sur La Martyre, BDHA page 173 ; page 225 ; page 281.

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1931.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, p. 298-299.

— LÉCUREUX (Lucien), 1919, "La Martyre", Congrès archéologique de France : séances générales tenues ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques, Société française d'archéologie. Derache (Paris) A. Hardel (Caen)  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f166.image

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—Androuet du Cerceau (Jacques), Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

—Androuet du Cerceau (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

—Androuet du Cerceau (Jacques), Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

—SERLIO (Sebastiano ), Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

—SAMBIN ( Hugues), (Lyon, 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture eduict en ordre par Maistre Huges Sambin  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise avec 136 gravures sur bois

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

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Published by jean-yves cordier - dans Renaissance Sculpture Chapelles bretonnes.
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 11:08

Le calvaire (kersantite, XVIe siècle vers 1550, atelier Prigent, et anonyme, 1910)  de la chapelle de Lambader en Plouvorn.

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— Voir aussi d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

et : La Déploration à 6 personnages de Plourin par les Prigent  Les 3 larmes.

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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PRÉSENTATION.

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Nous disposons de deux descriptions analytiques (en dehors des brèves mentions) du calvaire qui se dresse aujourd'hui sur le placître de Lambader, celle d'Yves-Pascal Castel en 1980, et celle d'Emmanuelle Le Seac'h en 2014.

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Yves-Pascal Castel décrit en 1980 un monument en granite et kersantite de 6 mètres de haut, datant du XVIe siècle et XIXe siècle, débutant par un soubassement à trois degrés et un socle cubique, sur lequel se dresse un fût rond à écots. Puis vient la partie en kersanton (de teinte plus sombre) avec un croisillon portant deux statues géminées, celles de la Vierge couplée à Marie-Madeleine, et celle de Jean couplée à saint Pierre, dont la tête est manquante. Puis  au centre un écu et la croix à branches rondes et le crucifix. La description est complétée par un schéma.

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Yves-Pascal Castel, 1980, croquis du calvaire de Lambader.

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Yves-Pascal Castel, dans un article de 1995, complète ces informations. Les vestiges de croix, en kersantite, réunis au fond de la chapelle, coté nord sont à mettre vraisemblablement en relation avec les statues géminées  de la Vierge et de la Madeleine, de Jean et de Pierre replacées sur le calvaire de l'enclos à l'époque moderne par une famille qui l'a timbré du blason aux trois tours de Crec'hquerault (?)". Ces vestiges sont 1. un nœud creusé d'une large cavité pour l'assemblage à un fût, 2. un autre nœud creusé d'une large cavité pour recevoir la croix ; (l'un des deux est orné d'anges et assorti d'une console pour porter une statue), 3. un écusson aux cinq plaies, 4. un Christ mutilé.

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En 2014, Emmanuelle Le Seac'h attribue une partie de ce calvaire à l'atelier des frères Prigent, de Landerneau, atelier actif de 1527 à 1577. "À Plouvorn, le calvaire de Lambader porte une statue géminée de la Vierge avec Madeleine qui est de l'atelier ainsi que l'ange au blason chargé de trois tours, armes des Audren de Kerdrel, sur le milieu du croisillon. Au revers se trouve l'emblème des Cinq-Plaies;" (p. 169 et page 331) Précision page 137 : "À Plouvorn, à la chapelle de Lambader, l'écu est chargé des trois tours des Kerdrel de Kéruzoret, dont le blason est de gueules à trois tours couvertes d'or, maçonnées de sable (Potier de Courcy, Nobiliaire)"

E. Le Seac'h signale aussi page 337 que deux statues  en kersantite, des niches occidentales de la chapelle Saint-Trémeur du Manoir de Keruzoret, en Plouvorn sont à attribuées au Maître de Plougastel, plus tardif (1570-1621).

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Enfin, nous disposons d'un document datant de 1845.  C'est une peinture d'Auguste Mayer pour les Voyages Pittoresques de Nodier et Taylor. Le soubassement, le croisillon et sa croix semblent identiques, mais il faut remarquer au moins quatre différences : le fût, polygonal et non écoté ,  la présence d'une Vierge à l'Enfant du coté oriental : la présence d'une autre statue au pied du fût, coté oriental. l'existence d'anges sous les  trois consoles (celles des 2  croisillons et celle de la Vierge à l'Enfant). Nous ne voyons pas d'anges portant un écu, et la moulure perlée du croisillon ne semble pas être interrompue par un nœud.

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Croix de Lambader, peinte par Mayer, lithographie Sabathier et Mathieu, dans Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Bretagne par MM. Ch. Nodier, J. Taylor et Alph. de Cailleux 1845-1846

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Enfin, Kristian Gallic   indique dans le bulletin Plouvorn Infos que le calvaire  a été remonté sur le placître de la chapelle pour le 15 août 1910. Et que le crucifix date du XXe siècle.

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DISCUSSION.

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Il est à mon sens  assez facile de confirmer l'attribution des personnages à Bastien Prigent (ou à son frère), grâce à deux traits stylistiques propres à cet atelier : les trois larmes en triangles sous chacun des yeux de la Vierge, ainsi que son voile "coqué" (c'est à dire d'allure rigide) et plié au dessus et sur les cotés du visage par un pli caractéristique, comme s'il était empesé. Les articles de mon blog en donnent maints exemples. Si les trois larmes se trouvent également chez le Maître de Plougastel et chez Roland Doré,  le voile coqué et plié ajoute un critère supplémentaire.

Ces larmes se retrouvent souvent sur le visage de Jean, mais ici, la tête a été brisée et remplacée par une autre, de belle facture certes mais étrangère à l'atelier (même si je n'ai pas la caution d'E. Le Seac'h, qui est muette sur ce point).

Un autre détail stylistique est le bandeau occipital de Marie-Madeleine, qui couvre l'occiput et fait retour derrière la nuque. Là encore, je l'ai décrit très souvent, et  sil n'est pas spécifique des Prigent, il l'est de la statuaire bretonne du XVIe siècle.

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Par contre, je rejoins Y.-P. Castel pour ne pas attribuer aux Prigent le nœud portant le blason aux trois tours, et de l'autre coté les cinq plaies. La première raison est qu'il est d'une facture récente, absolument pas altérée par le temps. Une deuxième raison est que le motif aux cinq plaies, qui est lui, très altéré, est conservé dans la chapelle : nous avons donc sur le calvaire une copie.

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Discussion héraldique.

Le blason aux trois tours correspond aux armes de la famille Audren de Kerdrel. Mais cette famille est possessionnée au XVIe siècle sur la paroisse de Lannilis, et ne s'est installée, au château de Keruzoret en Plouvorn, que vers 1830. Ce château, construit vers 1550, avait appartenu aux Le Borgne de Kervennec, puis aux Le Borgne de Keruzoret (d'azur à 3 huchets  [ou gresliers] d'or, liés et virolés de même).  Jean-François Le Borgne, comte de Keruzoret, enseigne de vaisseau, 1701-1792, est mort à Jersey (en émigration) le 5 mars 1792, et son fils Alexandre  y est décédé en septembre 1791.  De retour en Bretagne, Jean-François Le Borgne de Keruzoret, autre fils de Jean-François, épousa Marie Le Borgne de la Tour . Leur fils ainé fut tué en duel sous la Restauration. Leur fille Sidonie, née à Keruzoret en 1811 va s'allier aux de Kerdrel :

— Jean Casimir Audren de Kerdrel (Lesneven 1781-1813) x1805 Zoë Calloët de Lanidy , d'où

— Casimir Audren de Kerdrel 1807-1862 x  Sidonie Le Borgne de Keruzoret 1811- d'où

— Amaury  Audren de Kerdrel, (conseiller général du Finistère, maire de Plouvorn de 1880 à 1921)  1837-1921. Il fit restaurer le manoir de Keruzoret en 1865.  Il épousa le 16 juin 1862   Allyre Cécile Renée  De Pluvié,  1841-1921 d'où

— Amaury  Casimir Audren de KerdrelL, Vicomte 1866-

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Sachant que la chapelle, fondée par Marc de Troérin (Une fasce ondée accompagnée de six besants) en 1481, a été rebâtie en 1877 notamment avec l'aide d'Amaury Audren de Kerdrel, qui fit  réaliser un bénitier en kersanton portant les armes des Le Borgne de Keruzoret, on conclut que les armoiries du calvaire datent de la restauration du calvaire en 1910 et sont celles de la famille de Kerdrel. C'est ce que confirme H. Pérennès : "Dans l'enclos de Lambader on voyait, aux premières années du XXème siècle, les restes d'une croix bosselée, avec deux anges tenant des écussons frustes. Cette croix a été restaurée en 1910. Elle porte les statues du Christ, de la Vierge, de saint Jean, d'une sainte femme et de saint Pierre. Aux pieds du Christ un ange présente un écusson chargé de trois tours, blason des Audren de Kerdrel."

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AU TOTAL

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Ce calvaire est composite et associe deux statues géminées en kersanton de l'atelier des Prigent (vers 1550), à un Christ,  à un nœud de croisillon dont les armes aux trois tours (Audren de Kermel) et à un nœud au  motif aux Cinq Plaies en kersanton, qui sont datables de 1910. Un document de 1845 permet de connaître à peu près la disposition ancienne incluant des anges, une Vierge à l'Enfant et un autre personnage. 

Les vestiges sculptés dans le kersanton et conservés dans la chapelle sont peut-être  en partie issus du calvaire du XVIe siècle, mais cette hypothèse devrait être étayée par des mensurations et rapprochements plus précis, et par une étude stylistique. Néanmoins, la présence du fragment de nœud aux Cinq Plaies semble cohérente.

Les larmes de la Vierge au pied de la Croix, et la composition aux Cinq Plaies (celles des mains et des pieds du Crucifié et plaie du cœur valant pour celle du flanc droit) témoignent d'un culte très ardent en Bretagne dès le XVe siècle pour la contemplation participative des souffrances du Rédempteur sur la Croix, culte d'origine ducale expliquant la fondation de très nombreux calvaires aux XVIe et XVIIe siècles.

Dévotion franciscaine aux Plaies du Christ à la cour ducale de Bretagne au XVe siècle : l'exemple d'Isabelle Stuart méditant devant la Pietà, étudié par les enluminures.

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On retrouve ces larmes sur une statue en kersanton conservée dans l'église, celle de Notre-Dame des Douleurs et ses sept poignards.

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LE COTÉ OCCIDENTAL.

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Le calvaire n'est pas à son emplacement initial, mais il est correctement orienté, avec le Crucifix tourné vers le soleil couchant.

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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La Vierge au pied de la Croix, statue géminée (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ).

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Saint Jean l'évangéliste, statue géminée (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ).

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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L'ange portant le blason aux armes d'Audren de Kerdrel, sur le nœud du croisillon (anonyme, kersantite, 1910).

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Nœud ouest (kersanton,  anonyme vers 1910)  du calvaire de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Nœud ouest (kersanton, anonyme vers 1910) du calvaire de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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LE COTÉ ORIENTAL. MARIE-MADELEINE, SAINT PIERRE ET LES CINQ-PLAIES.

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Marie-Madeleine portant son flacon d'aromates, statue géminée (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ).

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Statue géminée (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ) de la Vierge et de sainte Marie-Madeleine.

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Statue  (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ) de saint Pierre .

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Statue géminée (kersantite, vers 1550, atelier Prigent ) de saint Pierre et de saint Jean.

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les Cinq Plaies, kersantite, nœud sculpté du croisillon (XXe siècle)

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Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Calvaire (Granite et kersanton, atelier Prigent vers 1550 et anonyme vers 1910) de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les Cinq Plaies, kersantite, nœud sculpté conservé dans la chapelle.

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Chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile  2020.

Chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2020.

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Fragment d'un Christ en croix en kersantite, conservé dans la chapelle.

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Chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile  2020.

Chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2020.

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Vierge des Sept Douleurs, kersantite, chapelle de Lambader.

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Vierge des sept douleurs, kersantite, chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile  2020.

Vierge des sept douleurs, kersantite, chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2020.

Le calvaire de Lambader en Plouvorn.

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Armoiries des Le Borgne de Keruzoret, bénitier du bas-coté sud, XIX ou XXe siècle, kersantite.

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Bénitier du bas-coté sud, XIX ou XXe siècle, kersantite, chapelle de Lambader

Bénitier du bas-coté sud, XIX ou XXe siècle, kersantite, chapelle de Lambader

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ANNEXE.

I. CATALOGUE DE L'ATELIER PRIGENT.

Extrait de Emmanuelle Le Seac'h, 2014, "Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les Ateliers du XVe au XVIIe Siècle".  Presses Universitaires de Rennes.  PAGE 166

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_works_of_Bastien_and_Henry_Prigent

 

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"Outre les calvaires monumentaux de Plougonven (1554) et de Pleyben (1555), on conserve de l'atelier des Prigent 6 croix et 23 calvaires dont 13 sont complets. Sur ces 29 œuvres, 23 sont dans le diocèse du Léon, 6 dans celui de Cornouaille et 1 seul dans celui de Tréguier.

Les 13  croix et calvaires complets:

Les croix et calvaires peuvent être classés en :

1°) Croix à revers figuré.

-Le Crucifié avec la Vierge à l'Enfant au revers .

-Le Tréhou, croix de l'ouest du bourg -

-Guimiliau, croix de Laguen de 1572, signée des Prigent

-Le Crucifié avec une pietà :

-Lanhouarneau, croix de Kerlaouérat, attribué à Henri Prigent.

2°) Calvaire à un croisillon et 3 personnages C, V, J. . Le Christ crucifié est entouré de la Vierge et Jean sur le croisillon.

-Calvaire du sud du bourg de Saint-Servais.

2°) Calvaire à un croisillon et 5 personnages (statues géminées du croisillon) ou 6 personnages (toutes les statues sont géminées, y compris celles du centre ).

-Saint Derrien, 1557 ?, C, V, J, saint Georges et pietà.

-Lanhouarneau, Croas-ar-Chor, saint Hervé au revers du Crucifié, le guide et le loup géminé avec la Vierge. Saint Houarneau sous le Crucifié

-Pleyben, chapelle Saint-Laurent, 6 personnages : Crucifié/Christ ressuscité, Vierge / Laurent, Jean/évêque. On reconnaît ici le style de Bastien Prigent.

-Bourg-Blanc, calvaire du cimetière, Crucifié/Christ aux liens, et croisillon à 3 personnages Vierge, Jean et Marie-Madeleine géminées aux trois acteurs de saint Yves entre le Riche et le Pauvre.

-Saint-Divy, croisillon vide, le Crucifié/Christ aux liens et pietà en dessous., attribué à Henri Prigent.

3°) Calvaire à deux croisillons.

-Loc-Brévalaire, église : Jean/Yves et Madeleine / Brévalaire, Christ aux liens/ pietà, selon le style délié de Bastien Prigent.

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Les 17 vestiges de croix et calvaires :

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-Brignogan : calvaire de la chapelle de Pol : le Crucifié et l'ange orant, attribués à Henry Prigent  Dans la chapelle elle-même, d'autres statues de Prigent, qui faisaient partie du calvaire, sont représentées dos à dos : celles de Saint Paul Aurélien et d'un saint non identifié, ainsi que de saint Nicolas une pietà et un "Christ ressuscité" .

-Dinéault, Calvaire de l'église Sainte Marie Madeleine. les Prigent ont travaillé sur le piédestal supportant le calvaire, Bastien Prigent a sculpté Marie-Madeleine, la tête levée vers Jésus sur la croix et Jean-l'Évangéliste debout, la tête baissée et le front plissé, tandis que François d'Assise est représenté et, à l’avant du piédestal, un bas-relief représentant un moine tenant un tissu sur lequel est gravé un visage sacré. Ces œuvres datent de 1550. Les statues sur la traverse ne sont pas de l'atelier des Prigent, mais datent de 1696 et représentent  des statues géminées de la Vierge jumelées à Saint Sébastien, un évêque soutenu par un pietà, Marie-Madeleine agenouillée soulevant le couvercle de son pot à onguents et Jean l'évangéliste s'associe à Saint Pierre, tandis que la sculpture de Jésus crucifié renversé avec un "Christ aux liens" est attribuée à l'atelier de Roland Doré. Ce calvaire a une hauteur de 6,00 mètres. D'autres sculptures de Prigent peuvent être vues dans l'église Sainte Marie Madeleine elle-même

 

-Guiclan, calvaires de la Croix-Neuve et de Kersaingilly. Il y a deux calvaires dans la région de Guiclan. Parmi les sculptures impliquées dans le calvaire de la Croix-Neuve, seules la statue de Sainte Véronique et la Vierge à l'Enfant sont de l'atelier Prigent. Le calvaire est simple et contient des statues de Sainte Véronique et de la Vierge Marie avec un enfant placé de chaque côté de la représentation du Christ crucifié. Le calvaire de Kersaingilly présente des représentations de Saint Yves, le Christ crucifié inversé avec la Vierge Marie avec son enfant et Saint Gilles. L'atelier des Prigent ne travaillait que sur la statue de Saint Yves. Bastien Prigent est attribué au travail. Saint Yves est représenté dans la robe d'un avocat. Cette statue venait de La Roche-Maurice et a été ajoutée au calvaire lors de sa restauration en 1889 par Yan Larhantec.

-Guissény,  calvaire du cimetière de l'église. Il porte l'inscription "J. Habasc gouver (neur) 1555" et les statues sont attribuées à Henry Prigent. Le calvaire était à l'origine situé en la chapelle Saint-Yves à Kervézennec, mais après la mission de 1920, il a été érigé à Guissény par le restaurateur Donnart. Le calvaire a une représentation de la Vierge Marie adossée à une représentation de saint Yves, du Christ crucifié inversé avec un "Christ lié" et de Jean l'évangéliste soutenu d'une représentation d'un évêque. La tête de Jean l'évangéliste a disparu et la tête de l'évêque n'est pas la tête d'origine.

-Kerlouan : Croix Saint-Sauveur : Trinité de Bastien Prigent.

-La Forest-Landerneau : cimetière haut : statues géminées Jean/autre saint et Vierge/Madeleine et Pietà : présence des 3 larmes.

-La Forest-Landerneau : cimetière bas : Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix.

-Landerneau : Le calvaire de la Croix-de-la-Vierge. Il y a une pietà de Henry Prigent mélangée à d'autres statues qui datent de 1681.

-Lanneufret : Calvaire de l'église. Des statues géminées de l'atelier Prigent (la Vierge, associée à un "Christ liė", une pietà et à Jean l'évangéliste, associé à un moine), sont associées à une crucifixion du XXe siècle. 

-Le Folgoët Calvaire de l'église Notre Dame. La pietà de l'atelier Prigent sur la face ouest du calvaire est associée à une représentation du cardinal de Coëtivy par le maître du Folgoët et à une crucifixion attribuée à la Maître de Plougastel.

-Le Folgoët, musée  : vestige d'un Crucifié par Bastien Prigent.

-Plonevez-Porzay : Calvaire de l'église. Le Crucifié et un ange portant un titulus sont attribués à l'atelier de Prigent. 

-Ploudaniel, calvaire de l'église : Dans la chapelle Saint-Éloi se trouvent les restes de deux calvaires. Il y a une statue géminée de Jean/un autre saint et un "Christ aux outrages". 

-Ploudaniel : calvaire de la chapelle Saint-Pétronille. Sont attribuées à l'atelier de Prigent  les statues de Saint-Pétronille et de Jean l'évangéliste de Bastien Prigent et près du corps de la croix, une Marie-Madeleine attribuée à l'atelier.

-Quimper, jardin du cloître de l'église Notre-Dame de Locmaria de Quimper, restes d'un calvaire . À l'atelier Prigent est attribué à une statue géminée de la Vierge/Saint-Pierre.

-Plouider, calvaire à Brondusval : Il ne reste plus grand chose du calvaire mais les statues de saint Yves, de saint Fiacre et d'un saint non identifié sont attribuées à l'atelier de Prigent. 

-Plouhinec, calvaire de la "Maison du sculpteur Quillivic" Il s’agit d’un calvaire contemporain où l’image du Christ crucifié est remplacée par la partie supérieure du cadre d’une fenêtre gothique. Le calvaire a des statues géminée de la Vierge /saint Yves et de Jean

-Plouvorn, calvaire de la chapelle de Lambader : des statues de la Vierge Marie et de Marie Madeleine sont de l'atelier des Prigent qui ont également sculpté le blason d'Audren de Kerdrel et l'emblème des "Cinq-Plaies" .

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A cette liste, on peut ajouter les calvaires de Fayet, un compagnon des Prigent au style « si proche de celui des sculptures des Prigent qu'il est parfois difficile de le différencier », s'il n'avait signé de son nom le calvaire de Lopérec avec la date de 1552.

Il rentrerait dans la liste des calvaires à deux croisillons avec la Vierge/Pierre et Jean/Marie-Madeleine en bas, les deux cavaliers de la Passion sur le 2ème croisillon et le Crucifié au dessus, avec le Christ aux liens au revers et deux anges au calice sous le Crucifié. Marie-Madeleine est au pied de la croix.

E. Le Seac'h lui attribue aussi :

Le haut du calvaire du cimetière du calvaire de Laz : le Crucifié, les anges au calice, et l'Ecce Homo au revers.

Le Christ mutilé de Coat-Nant en Irvillac.

Le vestige du Crucifié du jardin du Doyenné au Folgoët.

Le vestige du Crucifié du pignon de l'école Notre-Dame du Tromeur de Landerneau

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II. STYLISTIQUE « REALISTE » DE L'ATELIER PRIGENT.

Henri (frère ou fils de Bastien) est le moins habile. Bastien, par sa manières plus souple, qui produit un effet expressionniste, voire maniériste, contraste avec le hiératisme , la raideur des réalisations d' Henri.

a) Le Crucifié :

Les yeux en amande à l'arcade sourcilière cassée

Les mèches de cheveux quine sont pas collés au cou, laissant un vide = un espace ajouré entre les mèches de cheveu et le visage.

La couronne tressée 

Les yeux clos

Les grandes narines
La bouche charnue aux lèvres entrouvertes.

Une barbe étagée ou bifide

un torse étiré, aux côtes horizontales déployées en éventail ; le nombril en forme de bouton

Un pagne volant, noué sur le coté par une brande boucle

b) La Vierge

Elle porte une guimpe montant jusqu'au menton et un voile coqué.

Trois ou cinq larmes coulent sur la joue , en forme de patte d'oiseau avec une larme plus grande au milieu

Vierge de pietà : agenouillée, se tenant bien droite, le visage impassible, elle tient son Fils dans ses bras, le corps de celui-ci renversé en diagonale, en appui sur le genou de sa mère.

c) Marie-Madeleine agenouillée (Pleyben et Plougonven, Bastien Prigent) : tête inclinée en arrière, elle porte une robe aux plis lourds et harmonieux. Son voile a glissé sur son dos.

d) Par ailleurs

Visages rectangulaires ou ovales. Arcades sourcilières « aiguisées ». Les yeux sont taillés en un petit losange horizontal. Les drapés sont fluides.

"Le trait commun aux deux Prigent se repère à un détail qui devient leur signe distinctif : trois larmes en relief roulent sur les joues de leurs Vierges éplorées au calvaire, leurs Vierges de Pitié , de Saint Jean et de Marie-Madeleine quand ils lui sont associés. L'appartenance au même atelier se reconnaît à quelques autres traits : l'arcade sourcilière nette, et les visages pointus."

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Fayet se distingue par :

un style sévère avec des Crucifiés raides

l'association de la statuaire gothique et d'un décor renaissance, avec les fleurons godronnés entourés d'un galon décoratif, des consoles moulurées et des feuilles d'acanthe sur le culots.

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SOURCES ET LIENS.

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—CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère Plouvorn n°2386.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plouvorn.html

2386. Lambader, placître, g. k. 6 m. XVIè, XIXè s. Trois degrés, corniche. Socle cubique. Fût rond, écots. Croisillon, statues géminées: Vierge-Madeleine, Jean-Pierre (décapitée). Croix, branches rondes, crucifix, écu. [YPC 1980]

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, A la découverte des croix monumentales, Plouvorn.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3fb594a410e97c243be96830ef21eeda.jpg

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— COUFFON, René), LE BARS, Alfred), . Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

— GALLIC (Kristian), Le jubé de Lambader

https://www.youtube.com/watch?v=R8v-UGsxanQ&ab_channel=DanielleRopars— LE GUENNEC (Louis), 1911, La chapelle de Lambader, Morlaix, Lajat brochure in-8°, 88 pages.

 — GALLIC (Kristian), PLOUVORN INFORMATION mars 2017 n°3 

https://fr.calameo.com/read/0047577681bc06131f887

— LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental tome 1,  Morlaix et sa région, page 308. Droits réservés. Ouvrage numérisé avec l'aimable autorisation de la Société des Amis de Louis Le Guennec.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/9845

LE GUENNEC (Louis), 1911, La chapelle de Lambader, Morlaix, Lajat, in-8°, 88 pages. Non consulté.

"La plus ancienne mention de la chapelle se trouve dans un acte de 1333; les documents conservés aux Archives du Finistère, et que M. Le Guennec a savamment commentés, remontent à 1432 : ils lui ont permis d'écrire une histoire complète de cet intéressant monument." https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1911_num_27_2_4166

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

— PÉRENNÈS (Henri) 1943 Plouvorn Monographie de la paroisse, Rennes, Imprimerie du Nouvelliste, 1943, 86p., Réédition Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 83p., p. 50-51.

http://www.infobretagne.com/plouvorn-chapelle-lambader.htm

 

—  REALS (Vicomte de, 1890, "La restauration de Lambader", in Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 31e congrès tenu à Saint-Pol-de-Léon du 10 au 15 septembre 1888, Troisième série, Vol.8, Saint-Brieuc, Imprimerie-Librairie R. Prud'homme, 1890, 202p., p. 54-58. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074856/f95.image

 

— FAUJOUR (Marc), La chapelle Notre-Dame de Kerzéan à Plouescat, ARMMA-SAPRAT : les armoiries possibles d'Audren de Kermel.

https://armma.saprat.fr/monument/plouescat-chapelle-notre-dame-de-kerzean/

— L'UNIVERS 27 septembre 1877 Inauguration de la chapelle restaurée sur l'initiative du recteur Hellard. Bénédiction par l'évêque en présence de la comtesse de Kerdrel. Promesse d'indulgence le jour du Pardon le lundi de Pentecôte.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

—DIVERS, YOUTUBE

https://www.youtube.com/watch?v=CNQ221jkJZQ&ab_channel=ValentinDluz

https://www.youtube.com/watch?v=k9rsmv2Ih6g&ab_channel=XavierBoderiou

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— WIKIPEDIA

Famille Audren de Kermel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Audren_de_Kerdrel

Chapelle Notre-Dame de Lambader

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Lambader

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Prigent Chapelles bretonnes. Sculpture
2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 12:26

La chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé VI. La tribune ou jubé . (1724)

 

 

 

 

Note : en 2020-2021, la chapelle est fermée pour une restauration générale sous la maîtrise d'œuvre de Madame Marie-Suzanne de Ponthaud.

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— Sur la chapelle Notre-Dame de Berven, voir :

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Sur les jubés :

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PRÉSENTATION.

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"Dès l'achèvement du gros-œuvre, on construisit, en 1607, un chancel de granite ; le dessin de ses colonnes à cannelures garnies d'un jonc et de ses chapiteaux doriques surmontés d'une double corniche à fort relief se retrouve dans les piédroits d'une cheminée ornant une salle en étage située au bout de l'aile gauche du château de Kerjean. Très vite, il apparaîtra trop austère, et, vers le milieu du XVIIe siècle, il sera complété, au Nord et au Sud, par un chancel en bois à chapiteaux corinthiens d'un style Renaissance plus adouci, déjà presque baroque, dans lequel s'intégreront des sculptures, le groupe de l'Annonciation et des bas-reliefs représentant des apôtres, des saintes et des vertus."

 

"En 1724, ce chancel sera transformé en jubé par l'adjonction d'une tribune reliée au premier étage de la sacristie. L'iconographie de son décor indique une modification du statut de la Vierge puisque c'est surtout son aspect douloureux qui y est souligné : en effet, si les vertus théologales témoignent de l'aspect doctrinaire de l'iconographie de la Contre-Réforme, les prophètes à phylactère, les versets du Magnificat et du Cantique des Cantiques sont mêlés aux scènes dramatiques de la Passion en hauts reliefs, à la citation d'un hymne à la croix rédemptrice, et à la représentation d'un groupe du calvaire, prolongée sur la face interne par des panneaux peints figurant les instruments de la Passion." (Roger Barriè 1982)

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724, en rouge) et clôture (1607 et milieu XVIe, en bleu) sur un plan M.H. de Ponthaud ACMH.

Tribune (1724, en rouge) et clôture (1607 et milieu XVIe, en bleu) sur un plan M.H. de Ponthaud ACMH.

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J'ai reconstitué le passage d'accès à la tribune depuis la sacristie en partant d'un plan de l'architecte en chef  M.H. de Ponthaud ACMH présenté sur le panonceau annonçant la restauration.

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Tribune (1724, en rouge) et clôture (1607 et milieu XVIe, en bleu) sur un plan M.H. de Ponthaud ACMH.

Tribune (1724, en rouge) et clôture (1607 et milieu XVIe, en bleu) sur un plan M.H. de Ponthaud ACMH.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

La chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé VI. La tribune ou jubé .

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Au centre 


O CRUX AVE, SPES UN[I]CA
HOC PASSIONIS TEMPORE
AUGE PIIS JUSTITIAM,
REISQUE DONA VENIAM
1724

 

 

 

Il s'agit de la sixième strophe de l’hymne Vexilla Regis, composé au VIe siècle par Venance Fortunat, évêque de Poitiers et poète chrétien.

Le texte peut se traduire ainsi : « Salut ô Croix, unique espérance. En ces temps difficiles de la Passion, augmente la droiture des gens de bien et accorde le pardon aux pécheurs ».

De part et d'autre, les statues de Marie et de Jean participent, avec le Christ en croix qui les domine, à former l'équivalent des Poutres de Gloire des jubés.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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À gauche :

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a) Le prophète Isaïe tient l'inscription Ecce virgo concipiet et pariet (Isaïe 7:14) "Voici que la Vierge concevra et engendrera" (un fils et on lui donnera le nom d'Emmanuel). Ce verset repris notamment sur la plupart des Arbres de Jessé souligne, dans une démarche typologique très ancienne, que l'Incarnation et la Rédemption ont été annoncées par les prophètes de l'Ancien Testament.

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b) dans le cartouche rectangulaire du fronton :


QVÆ EST ISTA QVÆ
ASCENDIT DE DESERTO DELICIIS
AFFLVENS CANTIC. 8

Il s'agit du verset 8:5 du Cantique des cantiques "Quelle est celle qui monte du désert,  appuyée sur son bien-aimé ?". Ce cantique était attribué au prophète Salomon ; et ce verset (une question posée par le chœur des filles de Jérusalem aux époux) s'applique dans ce contexte à la Vierge. Dans le Cantique, la jeune femme répond, en s'adressant au jeune homme : "Je t'ai réveillé sous les pommiers. C'est là que ta mère est tombée enceinte de toi ". 

 Voir aussi Cantique 3:6 Quae est ista quae ascendit per desertum sicut virgula fumi es aromatibus myrrrae, et thuris, et universi pulveris pigmentarii, rapporté à la Vierge par Gilbert de Hoyland († 1172) (Sermons sur le Cantique des cantiques, XV, 3) et par  Rupert de Deutz († 1129) (PL 168, 377 A)..

On remarquera enfin que cette citation est inscrite à la base du clocher de l'église de Berrien avec la date de 1575.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Du coté droit.

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a) Un ange au diadème frappé d'une étoile porte un titulus où est inscrit : VOCABIS NOMEN EJ JESUM, soit Vocabis nomen ejus Jesum , "elle enfantera un fils, et tu lui donnera le nom de Jésus", parole adressée par l'ange à Joseph et  citation de Matthieu 1:21 qui répond bien-sûr à la citation d'Isaïe vocabis nomen ejus Emmanuel 

http://cantus.uwaterloo.ca/chant/378141

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b) dans le cartouche rectangulaire du fronton :

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FECIT MIHI MAGNA
QUI POTENS EST
LVC : 1.9

 

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Il faut corriger l'indication du verset en Luc 1:49 " il fit pour moi de grandes choses celui qui est puissant". Ces sont les paroles de Marie, reprises dans le Magnificat. Elles s'appliquent à cette conception miraculeuse préservant la virginité de la jeune femme. 

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Nous pouvons donc regrouper ces quatre citations qui célèbrent toutes l'Incarnation. Rappelons que l'Annonciation est représenté au dessus des deux portes latérales de la clôture dans des frontons en arc brisé similaires à celui-ci.

 Même si elles sont placées sous le crucifix, (comme tout jubé surmonté de la Poutre de Gloire), il ne me semble pas que cela justifie de penser, avec Roger Barrié, que c'est surtout son aspect douloureux de la Vie de Marie qui  est souligné. Ces citations bibliques et évangéliques, et les statues en ronde-bosse qui s'y appliquent, sont joyeuses ou incitent à l'émerveillement, à la célébration kérigmatique et à la glorification du Plan de Salut sans dolorisme.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Sous le fronton, la tribune se trouve décentrée vers notre droite par un prolongement de la tribune, au delà  du vaisseau de la nef puisqu'elle s'engage dans le bas-coté sud.

Le programme iconographique des cinq panneaux en bas-relief et des cinq statues des Vertus en ronde-bosse débute  à droite (malgré un désordre certain) et est consacrée à la Passion, et donc à la Rédemption.

1. Une Vertu brandissant un serpent. La Prudence ?

2. La jeune femme en marche (Une Vertu à identifier)

3. Ecce Homo.

4. La Charité (Femme et deux enfants)

5. La Vierge de Pitié entre deux anges

6. Autre Vertu à identifier. La Justice ?

7. Le Portement de croix.

8. L'Espérance.

9. La Mise au Tombeau.

10. La Tempérance et ses deux vases.

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Les auteurs ont longtemps qualifié les Vertus de Sibylles.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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1. Une Vertu brandissant un serpent. La Prudence ?

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La Prudence est l'une des quatre vertus cardinales ; son attribut est le serpent (vous connaissez l'expression "gardons du serpent le silence prudent", tirée d'un vert de Boileau).

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Un panneau manque. Puis vient :

2. Une Vertu en train de marcher.

Est-ce la Force, est-ce la Justice ?

Il est impossible de deviner l'attribut qu'elle portait sur le bras droit. J'admire son pied léger, son entrain, son diadème d'or, ses manches et poignets  à taillades, et sa poitrine fièrement soulignée par une ceinture très haute. J'admire le port de tête de cette danseuse de tango, regard dirigé vers le haut et la gauche, sa belle robe rouge et les glands de passementerie dorés qui en soulignent les rondeurs. Je l'aime presque autant que Gradiva ou que les Danseuses Borghèse.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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3. Ecce Homo. Pilate présentant à la foule Jésus vêtu du manteau rouge de la dérision.

 

Sur le prétoire (dont on s'amusera à noter le style Renaissance inspiré de l'antique), Pilate présente à la foule des Juifs Jésus, nu sous une cape rouge, tenant un roseau et couronné d'épine, pour se moquer de sa prétention à se dire, selon leur accusation, roi d'Israël.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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4. La Charité tenant deux enfants nus, dont l'un sur son sein.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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5. La Vierge de Pitié entre deux anges.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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6. L'Espérance tenant son ancre (et un autre attribut, perdu).

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La deuxième vertu théologale tient son attribut, l'ancre.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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7. Le Portement de Croix.

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Précédé peut-être par les deux larrons (en vert), Jésus porte la Croix, mais il chancelle et fléchit le genou. Il est alors frappé du pied et de la main (armée) par deux soldats. Nous voyons ensuite Véronique, agenouillée et tenant son voile, puis Simon de Cyrène portant le bout de la Croix, puis Marie accompagnée de Jean, puis les notables Juifs sur leurs chevaux.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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8. Une Vertu.

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Puisque nous venons de voir l'Espérance et la Charité, il s'agit sans doute de la troisième vertu théologale, la Foi. Tenait-elle son attribut, la croix, dans la main gauche ?

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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9. La Mise au Tombeau.

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Entre deux anges porteurs d'instruments de la Passion (la Colonne de Flagellation et la Croix) est représentée dans une grotte  une Mise au Tombeau où se distingue Joseph d'Arimathie en grand costume de pharisien, portant la tête du corps du Christ, et Nicodème (lui aussi en costume hébraïque au bonnet conique et longs cheveux) portant les pieds. La Vierge (en bleu) est debout devant une Sainte Femme de l'arrière plan, puis vient saint Jean (?) qui essuie ses larmes, une Sainte Femme, tandis que Marie-Madeleine est  agenouillée devant la main du Christ.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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10. La Tempérance.

Cette vertu cardinale se reconnait car elle verse l'eau d'un vase dans un deuxième, pour équilibrer les quantités de liquide entre les deux récipients : point trop n'en faut. Elle symbolise l'équilibre des forces, des tempéraments et des idées.

http://expositions.bnf.fr/renais/grand/039.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vertu_cardinale#/media/Fichier:La_Rochelle_-_HdV_statue_4.jpg

Mais le récipient supérieur est perdu, tandis que le flux de liquide est partiellement brisé.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les Vertus reposent sur des larges consoles, au dessus de têtes d'angelots et entre des frises rouge et or dont les rinceaux alternent avec des cartouches (muets) parfois tenus par des enfants au corps feuillagé. C'est le seul rappel des thèmes grotesques et bellifontains qui s'exprimaient plus d'un siècle plus tôt sur les sablières (1579-1580). Le décor central présente un blason, muet.

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La tribune, coté chœur.

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J'ai eu le tort de ne pas m'y attarder, et de ne jeter qu'un coup d'œil pressé aux stalles, dont Abgrall écrivait pourtant "Les stalles, au nombre de vingt-quatre, sont fort remarquables, surtout par leurs montants de séparations ou accoudoirs, qui sont formés de cariatides ailées, d'un galbe excellent et ayant un peu la physionomie de sphinx".

Sous le Pélican, les panneaux de la tribune sont peints soit de faux marbre, soit de six tableaux du Christ ressuscité et des Anges portant les instruments de la Passion.  Selon Maud Hamoury, les anges de la Passion sont inspirés des gravures de Thomas de Leu (Anvers 1595-Paris 1620).

Six niches surmontant des consoles sont vides.

Sous les consoles sont six têtes d'angelots (ou de putti ailés, comme on veut).

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Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

Tribune (1724) de la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie)

 http://www.infobretagne.com/plouzevede-chapelle-notredame-berven.htm

BARRIÉ (Roger), 1982, "Notre-Dame de Berven en Plouzévédé", SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f46a2395e4204.95694625/1982_17.pdf

—BARRIÉ (Roger), 1983, Mobilier cultuel et décor intérieur dans l'église de Basse-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles , Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 377-386

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_4692

Dans la chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé, le chancel de pierre commencé en 1607 est, par la suite, continué en bois ; l'adjonction d'une tribune à sculptures le transforme en 1724 en grand jubé ; dans cet édifice de plan et d'élévation très simples, la constitution de cet ensemble mobilier tend peut-être à compenser l'absence de rythme architectural, notamment le défaut d'arc diaphragme, dans un édifice de plan simple et d'élévation neutre. Des considérations historiques ou purement formelles ont pu donc contribuer à retarder la focalisation progressive de l'espace centré sur le maître-autel et le tabernacle.

COUFFON (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Plouzévédé",  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/cb0bd8f06e2ee52afbe766530797e0c2.pdf

— HAMOURY (Maud) · 2010 La peinture religieuse en Bretagne: aux XVIIe et XVIIIe siècles page 182

LE BARS (Alfred), 1951, Notre-Dame de Berven, Morlaix

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_194/la__chapelle__notre__dame__de__berven.pdf

LE GUENNEC (Louis), 1913, réed. Les Amis de Louis Le Guennec. Morlaix et sa région.

"La nef est séparée du chœur par une clôture ou chancel en pierre, formée de quatorze colonnes cannelées et d'une porte centrale, en bois sculpté, au-dessus de laquelle on lit la date 1601. Le jubé, également en bois, d'un travail plus grossier, est surmonté d'une Crucifixion, accostée de la Sainte Vierge et de saint Jean. Au-dessous, quatre panneaux en bas-reliefs, séparés par des sibylles, retracent dans un ordre renversé les scènes suivantes de la Vie de Notre-Seigneur : l'Ecce Homo; Jésus tombe sous la Croix; Marie reçoit le corps de son Divin Fils; Jésus est mis au tombeau."

 

TOSCER (G.), 1907, "Le Finistère pittoresque"

https://archive.org/details/bub_gb_IwItAAAAYAAJ/page/n49/mode/2up

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 13:38

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LE CHANCEL OU CLÔTURE DE CHOEUR.

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Comme la majorité des chancel (dont le nom signifie étymologiquement "treillis"), celui-ci est à claire-voie dans sa moitié supérieure, grâce à des séries de colonnades, permettant aux fidèles d'entendre et de voir les offices célébrés à l'autel.

Cette clôture ne ferme pas seulement le passage sous la tribune, entre nef et chœur, mais aussi la communication avec les chapelles latérales. D'où une forme en U dont chaque partie est percée par une porte. Mais elle est composite, puisqu'elle est en bois sur les cotés, et en pierre au centre pour les 14 colonnes (en deux périodes différentes  selon R. Barrié).

 

"Dès l'achèvement du gros-œuvre, on construisit, en 1607, un chancel de granite ; le dessin de ses colonnes à cannelures garnies d'un jonc et de ses chapiteaux doriques surmontés d'une double corniche à fort relief se retrouve dans les piédroits d'une cheminée ornant une salle en étage située au bout de l'aile gauche du château de Kerjean.

Très vite, il apparaîtra trop austère, et, vers le milieu du XVIIe siècle, il sera complété, au Nord et au Sud, par un chancel en bois à chapiteaux corinthiens d'un style Renaissance plus adouci, déjà presque baroque, dans lequel s'intégreront des sculptures, le groupe de l'Annonciation et des bas-reliefs représentant des apôtres, des saintes et des vertus." (Roger Barrié 1982)

 

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Coté nef, la date de 1607 (1601 pour d'autres) est inscrite au dessus de la clef de la clef. Cette réalisation est donc bien tardive, et bien postérieure aux injonctions du Concile de Trente demandant la suppression des clôtures et des jubés au profit de chaires à prêcher.

La date est également tardive par rapport à celles de la construction des murs (1573 à 1580) et de la charpente ( sablières, 1579-1580), éléments marqués par le style Renaissance du château de Kerjean. Aussi les boiseries sculptées de la clôture sont-ils dépourvues — à quelques exceptions près — des marques de l'art grotesque ou de l'art bellifontain, qui se retrouvent sur les sablières. 

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Clôture en pointillé, et tribune en n° 9.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven vue depuis la nef. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven vue depuis la nef. Photographie lavieb-aile.

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LE COTÉ NORD : LES APÔTRES.

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Les colonnes en bois  sont cannelées en partie haute, et sculptées d'enroulement de feuillages (dont la vigne et l'olivier), et elles portent des chapiteaux corinthiens.

En dessous, neuf panneaux sculptés (dont deux sur la porte) sont séparés par des pilastres sculptés de rameaux d'olivier.

Les Apôtres sont représentés pieds nus, vêtus d'une tunique longue serrée par une ceinture et un manteau ouvert (agrafé par un fermail), et tenant le Livre (Les Actes des Apôtres).

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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1. Saint Pierre et sa clef.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint André et sa croix en X.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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3. Saint Jacques le Majeur, son bourdon et son chapeau (rabattu).

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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La porte latérale nord donnant accès au chœur.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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4. Saint Jean bénissant et portant la coupe de poison.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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5. Saint Philippe et la croix à longue hampe.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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6. Saint Barthélémy et son couteau à dépecer.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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7. Saint Thomas et son équerre.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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8. Saint Matthieu et sa lance.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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9.  Saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Du coté de la nef à gauche :

10. Saint Simon et sa scie.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Porte à deux vantaux du chancel central en pierre.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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11. Saint Jude Thaddée de dos et tenant une croix latine dirigée vers le bas. 

Voir ici

 

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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12. Saint Matthias et sa hache. 

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Du coté de la nef à droite :

Un saint moine sous son capuchon. Certains y voient François d'Assise.

La cordelière est celle des ... cordeliers ou Franciscains, et le chapelet est celui des Antonins.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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LE COTÉ SUD :  LES SAINTES.

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On pourra comparer ces panneaux à ceux du jubé de La Roche-Maurice, avec les Apôtres coté nef et des saints et  saintes coté chœur :  Marie-Madeleine, Catherine, Barbe, Apolline, Geneviève et Marguerite.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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1. Une sainte couronnée et voilée, tenant un livre, pieds nus, et présentant son sein droit tranché. Sainte Agathe.

 

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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2. Sainte couronnée, tenant la palme du martyre, la main droite sur la poitrine, pieds nus.

Les couronnes ne se réfèrent apparemment pas à la naissance royale des femmes, mais à leur martyre, qui les couronnent de sainteté. 

Parmi les candidates, sainte Marguerite d'Antioche :  il est impossible qu'elle soit absente de cette série des Vierges et Martyres.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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3. Sainte couronnée, tenant la palme du martyre de la main droite, pieds nus .

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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4. Sainte Barbe, identifiée par la tour posée à ses pieds. Sainte couronnée, tenant un livre et la palme du martyre. Pieds nus.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Porte à deux vantaux, d'accès au chœur.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Trois anges présentant un cartouche muet dans un cuir découpé à enroulement.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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5. Sainte Geneviève, identifiée par son cierge. Femme voilée, tenant un livre ; pieds chaussés.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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6. Sainte Catherine, identifiée  son épée et sa roue à couteaux brisée. Femme bizarrement non couronnée,  tenant la palme du martyre. Pieds chaussés.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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7. Sainte Apolline et les tenailles de son martyre (elle eut les dents arrachées par les bourreaux). Femme voilée, tenant un livre, et pieds nus.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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8. Sainte Marie-Madeleine identifiée par ses cheveux très longs et  son flacon d'aromates ou de parfum.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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9. Femme dirigeant vers sa poitrine nue une épée. Cheveux voilés, manteau, pieds nus.

Difficile d'imaginer ici Lucrèce, l'épouse romaine vertueuse. Sainte Agathe ??

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Les portes vues depuis le chœur.

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Les dessus de porte montrent deux anges présentant sur des cuirs découpés à enroulement (motif bellifontain) les monogrammes du Christ  I~HS et de la Vierge MÃ, au dessus d'un cœur. C'est un décor très présent sur les retables baroques bretons.

Mais d'un coté les pilastres montrent entre des cannelures deux cariatides aux bras tronqués, ceinturées d'une guirlande, et au piètement de feuillage, qui sont directement issues du vocabulaire Renaissance, et des modèles de Termes de Serlio ou d'Androuet du Cerceau. Comme ceux du jubé de La Roche-Maurice ou de l'ossuaire de La Martyre (1619).

De l'autre coté, ces pilastres portent également des cariatides, mais moins distinctes puisqu'elles associent à un buste de volutes ces têtes féminines au bandeau nouée en bavette avec deux nœuds de rosette de chaque coté des oreilles, présentes déjà sur les sablières de cette église vers 1579, ou sur les sablières de Bodilis, et surtout sur le jubé de La Roche-Maurice, où elles abondent.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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L'Annonciation.

Au-dessus de ces deux portes nord et sud, dans leurs frontons à arc brisé, l'ange Gabriel et la Vierge de l'Annonciation devant son prie-Dieu, deux statues en bois non polychrome.

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Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Clôture de chœur (1607) de Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie)

 http://www.infobretagne.com/plouzevede-chapelle-notredame-berven.htm

— BARRIÉ (Roger), 1982, "Notre-Dame de Berven en Plouzévédé", SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f46a2395e4204.95694625/1982_17.pdf

BARRIÉ (Roger), 1983, Mobilier cultuel et décor intérieur dans l'église de Basse-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles , Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 377-386

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_4692

— COUFFON (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Plouzévédé",  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/cb0bd8f06e2ee52afbe766530797e0c2.pdf

— LE BARS (Alfred), 1951, Notre-Dame de Berven, Morlaix

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_194/la__chapelle__notre__dame__de__berven.pdf

COUFFON (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Plouzévédé",  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/cb0bd8f06e2ee52afbe766530797e0c2.pdf

— LE GUENNEC (Louis), 1913, réed. Les Amis de Louis Le Guennec. Morlaix et sa région.

"La nef est séparée du chœur par une clôture ou chancel en pierre, formée de quatorze colonnes cannelées et d'une porte centrale, en bois sculpté, au-dessus de laquelle on lit la date 1601. Le jubé, également en bois, d'un travail plus grossier, est surmonté d'une Crucifixion, accostée de la Sainte Vierge et de saint Jean. Au-dessous, quatre panneaux en bas-reliefs, séparés par des sibylles, retracent dans un ordre renversé les scènes suivantes de la Vie de Notre-Seigneur : l'Ecce Homo; Jésus tombe sous la Croix; Marie reçoit le corps de son Divin Fils; Jésus est mis au tombeau.

Les parties latérales du jubé, au-dessous de colonnes cannelées, montrent dans le soubassement : du côté de l'Evangile, les douze Apôtres et du côté de l'Epître, saint François d'Assise, sainte Apolline, sainte Agathe, sainte Catherine, etc. Les panneaux du tympan représentent la scène de l'Annonciation : la Sainte Vierge d'un côté, l'archange Gabriel de l'autre."

— TOSCER (G.), 1907, "Le Finistère pittoresque"

https://archive.org/details/bub_gb_IwItAAAAYAAJ/page/n49/mode/2up

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Sculpture Renaissance
30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 19:38
Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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LE VOLET DROIT. SCÉNES DE LA VIE DE SAINT ÉLOI.

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Panneau inférieur. Saint Éloi sauve d'un incendie l'abbaye Saint-Martial dans l'île de la Cité à Paris.

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Saint Éloi à genoux est en prière devant la vision d'une ville en flammes. 

"Quelque temps après, la ville de Paris fut en proie à un grave incendie les flammes, gagnant de plus en plus menaçaient de réduire en cendres presque toute la cité. Eloi voyant que des globes de flamme et des charbons ardents poussés par le vent allaient atteindre son monastère et la basilique de Saint-Martial (car le feu, gagnant toujours, endommageait déjà le plomb qui recouvrait cette église) Eloi dis-je, éleva la voix et dit en gémissant: 0 saint Martial pourquoi ne venez-vous pas au secours de votre maison ? Vous devez savoir que, si vous la laissez consumer par les flammes, jamais, Eloi ne pourra la rétablir. » Aussitôt la grâce du Seigneur se fit sentir le vent changea de direction et l'église fut préservée, ainsi que le monastère."

 

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Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Panneau supérieur. Un roi demande à saint Éloi de ferrer son cheval.

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Un roi se présente devant saint Éloi, représenté en évêque. Celui-ci, inspiré par le Saint-Esprit qui apparaît dans les nuées,  saisit la patte antérieure du cheval. Attendez la suite.

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Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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LE VOLET GAUCHE. BAS-RELIEFS : 2 SCÉNES DE LA VIE DE SAINT ÉLOI.

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Panneau supérieur. Saint Éloi ferre miraculeusement la patte séparée du corps du cheval.

Saint Éloi a fort cavalièrement pris la patte antérieure gauche du cheval et en martèle le fer directement sur l'enclume. Il devrait être le saint patron des cordonniers minutes de nos galeries commerciales, voire des commerçants "drive".

Pas de souci ! Je l'imagine en train de fredonner devant sa forge "Trois orfèvres, à la Saint-Éloi ..."

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Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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Panneau inférieur. Le roi Clotaire et l'épisode des deux selles d'or.

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"Quelque temps après, il se fit connaître de Clotaire, roi des Francs ( deuxième du nom ) et voici de quelle manière. Ce prince voulant qu'on lui fit un siège en or et enrichi de pierres précieuses, ne trouvant personne autour de lui qui fût capable d'entreprendre cet ouvrage et de l'exécuter selon l'idée qu'il avait conçue. Bobbon son trésorier, qui déjà avait apprécié le talent d'loi, l'interrogea pour savoir s'il se chargerait de cette œuvre difficile et s'il pourrait faire ce que le roi demandait. Devenu certain qu'il s'en acquitterait facilement, le trésorier alla trouver le prince et. lui dit qu'il venait de découvrir un habile ouvrier qui se montrait disposé à entreprendre tout de suite ce qu'il désirait. Clotaire plein de joie lui confia une grande quantité de matière d'or, qu'il mit aussitôt à la disposition d'Eloi. Celui-ci se hâta de commencer l'ouvrage y travailla avec ardeur et le termina en peu de temps.

Mais il arriva que l'or qu'on lui avait confié pour un seul ouvrage servit à en faire deux dont le poids fut tel qu'il parut incroyable qu'on les eût pu faire avec la même quantité d'or. Le saint avait exécuté son travail sans se permettre aucune fraude, comme faisaient les autres ouvriers. Il ne prit point comme eux le prétexte des morsures de la lime ou celui de la trop grande ardeur du feu. Il exécuta son chef-d'œuvre avec une grande fidélité et mérita d'être doublement récompensé.

Il transporta donc aussitôt son ouvrage au palais, et présenta au roi l'un des sièges, réservant l'autre qu'il avait fait gratuitement. Le prince se mit à admirer l'ouvrage à faire l'éloge de sa perfection et ordonna qu'aussitôt on remit à l'artiste une rétribution qui fut digne de son rare talent. Éloi alors présenta le second siège. « Ne voulant rien perdre, dit-il de la matière qui me restait j'ai exécuté en outre celui-ci. » Clotaire étonné fit paraître une grande admiration et demanda au jeune orfèvre comment il avait pu accomplir ces deux ouvrages avec la matière destinée pour un seul. Et, comme Éloi laissait percer beaucoup d'esprit dans ses réponses, lu prince lui dit que désormais on pourrait avoir confiance en lui pour de plus grandes."

Ce type épatant avait vraiment de la ressource.

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Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

Niche à volets (bois polychrome, XVIIe siècle) de saint Éloi, chapelle Notre-Dame de Berven. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

COUFFON (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Plouzévédé",  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/cb0bd8f06e2ee52afbe766530797e0c2.pdf

 

MONTIGNY : Histoire de la vie vertus, mort & miracles de Sainct Eloy... par sainct Ouen... et traduite en François par Louis de Montigny, chez Sebastien Cramoisy, 1626

Abbé Parenty ,Vie de saint Eloi, évêque de Noyon et de Tournai Ouen, Casterman, 1851

 

PEIGNÉ-DELACOURT, Les miracles de saint Éloi, poème du XIIIe siècle, publié pour la première fois d'après le manuscrit de la bibliothèque bodleïenne et annoté Li Miracles de mesires sains Elois  1 vol. (128 p.) : fig., pl. ; 23 cm Chapitre XXVIII pages 55 à 57

Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-YE-2585

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432031z

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5432031z/f81.item.r=pendu.texteImage

Maître Léon. Les saints guérisseurs et les pélerinages en Armorique (suite). In: Revue d'histoire de l'Église de France, tome 8, n°41, 1922. pp. 430-440; doi : https://doi.org/10.3406/rhef.1922.2250 https://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1922_num_8_41_2250

 

https://www.persee.fr/docAsPDF/rhef_0300-9505_1922_num_8_41_2250.pdf

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 19:00

Le jubé (vers 1560) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice III. Les retables aux licornes. Sainte Marguerite,  sainte Anne éducatrice et la virginité.

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1. Voir sur ce jubé :

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2. Voir sur cette église :

 

 

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La tribune du jubé de La Roche-Maurice est encadré par deux niches ou retables dont le cadre est encastré sur la face ouest de chaque pilier. Un de ces retables renferme une statue de sainte Marguerite sortant de son dragon, et l'autre de sainte Anne éducatrice, c'est à dire apprenant à la Vierge Marie (sa fille) à lire.

Les licornes affrontées de leur dais ne sont pas décoratives. Elles rendent hommage à la virginité des trois femmes et en souligne l'importance.

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Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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LE RETABLE DE GAUCHE : SAINTE MARGUERITE D'ANTIOCHE ISSANT DU DRAGON.

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Le groupe sculpté en ronde-bosse qui s'adosse sur le pilier nord est de facture médiévale et montre la sainte sortant (on dit "issant") du dos du dragon qui l'a avalé et qui a encore entre les dents l'extrémité de la robe rouge : c'est dire qu'elle n'a pas perdu son temps pour invoquer Dieu, se saisir du crucifix qui ne l'a quitte jamais (ou se contenter de tracer un signe de la croix), et taillader le ventre de la bête vers l'extérieur. 

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Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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Mais, après tout, qu'allait-elle faire dans cette galère ? Lui était-il arrivé la même mésaventure que Jonas avalé par une baleine ?

Pas du tout. Refusant de céder aux avances du méchant préfet Olybrius pour mieux offrir sa virginité au Christ, et refusant en outre d'abjurer sa foi, elle se retrouva en prison :

" Pendant qu'elle était dans son cachot, elle pria le Seigneur de lui montrer, sous une forme visible, l'ennemi qui combattait avec elle ; et voici qu'un dragon effroyable lui apparut; comme il s'élançait pour la dévorer, elle fit un signe de croix et le monstre s'évanouit; ou bien, d'après ce qu'on lit ailleurs, ouvrant la gueule sur sa tête et étendant la langue sur son talon, il l'avala dans l'instant ; mais pendant qu'il voulait l'absorber, elle se munit du signe de la croix, et par la vertu de la croix le dragon se fendit, et la vierge sortit saine et sauve. Mais ce qu'on rapporte du dragon qui la dévora et se fendit est regardé comme apocryphe et de peu de valeur." (Légende dorée)

Ou encore, dans la traduction de Teodor de Wyzewa  (1910) :"Et voici que lui apparut un dragon hideux qui voulut se jeter sur elle pour la dévorer. Mais elle fit le signe de la croix, et le dragon disparut. Ou encore comme l'affirme une légende, le monstre la saisit par la tête et l'introduisit dans sa bouche; et c est alors qu'elle fit un signe de croix par la vertu duquel le dragon creva, et la vierge sortit de son corps sans avoir aucun mal."

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202210w/f369.item

La Légende relate des événements bien plus véridiques et plus croustillants encore, lorsque l'Olybrius la dénude, la fait suspendre à un chevalet et la brûle avec des torches ardentes, qui la laisse de marbre, ou la frappe par les verges puis la déchire par des peignes de fer jusqu’à ce que ses os fussent dénudés. Ou lorsqu'il la plonge dans un baquet d'eau, et que la terre tremble et que le bassin éclate. Elle finit par être décapitée, car comme pour Catherine, l'épée est l'argument indiscutable. Mais avant de mourir, Marguerite demande au Ciel une dernière faveur, celle  que toute femme en couche en danger qui l'invoquerait mettrait au monde un enfant indemne. 

 

Elle est donc invoquée par les femmes en couche, pour les dangers de la délivrance.

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Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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Le plafond à caissons et toupies est le même que celui de la tribune. Les jambes de force sont deux "lions" appuyés sur des consoles en volutes ; celui de droite a un visage humain.

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Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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Malgré tout l'intérêt que je porte à sainte Marguerite, c'est le dais qui la surplombe qui retient mon attention. Et cela pour deux raisons (au moins). La première raison, dont je me débarrasse, est la présence de deux indices du style Renaissance bellifontain (de l'École de Fontainebleau vers 1530) : les cartouches en cuir découpés à retournement (qu'on retrouvera abondamment ensuite au château de Kerjean vers 1580) et le masque féminin à linge noué et collerette. Je ne m'attarde pas, puisque ce style a déjà fait l'objet  de l'étude du chancel, en deuxième partie.

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La seconde, et plus savoureuse raison  tient à la surprise de découvrir ici deux licornes affrontées. Certes, cet animal n'est pas absolument rare dans le décor sculpté de Bretagne, mais il s'y trouve réservé dans ce monde intermédiaire des sablières.

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Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
 

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Ces licornes, quasi identiques sur les deux retables, tiennent dans leur pattes antérieures un cartouche en cuir découpé à enroulement, seulement orné au centre d'un ovale blanc. Cet "œuf clair" symbolise-t-il la virginité ?

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Entre leurs cornes, elles tiennent un objet dans lequel on distingue facilement un cercle blanc inclut dans des oves. Ce cercle est traversé par les tiges vertes  de deux bouquets de rose (ou deux branches chargées de pommes), qui forment un nœud au centre, puis une boucle en fer à cheval au dessus.

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La licorne est associée à l'idée de virginité depuis que s'est développé la tradition affirmant que, pour la chasser, il fallait l'attirer en disposant, assise dans un bois ou un jardin, une jeune fille vierge, dont l'odeur la séduit.

J'ai développé ces points, d'ailleurs bien connus,  ici

 

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Dés lors, nous pouvons voir dans ces animaux, et leur bouquet,  un hommage à la virginité de sainte Marguerite, dont le nom de Margarita, "perle" est en soi une affirmation de pureté, et de blancheur immaculée. 

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Les marques d'imprimeur : un modèle possible ?

Nous retrouvons cet emblème dans la marques d'imprimeur de Thielman Kerver,, puis de son épouse Yolande Bonhomme, puis de   leur fils Jacques Kerver, puis de son successeur  Claude Chapellet.

Nous aurions, à La Roche-Maurice, une synthèse de la marque de Thielman Kerver et de celle de Claude Chappelet.

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L'université de Poitiers (La licorne dans les marques d'imprimeur) en donne les descriptions suivantes :

Thielman Kerver imprimeur-libraire à Paris de 1497 à 1522.

« Cette marque a la forme courante des premières marques parisiennes du XVIe siècle dans lesquelles deux animaux, en position de supports héraldiques, tiennent un écusson accroché à un arbre, porteur du chiffre et des initiales de l’imprimeur. L’héritage du Moyen Âge est encore perceptible dans le décor rappelant les miniatures enluminées et dans la représentation de la licorne qui tient plus de la chèvre (forme sous laquelle elle était plutôt représentée dans les bestiaires médiévaux) que du cheval. Dans les marques des successeurs, Jacques Kerver et Claude Chappelet, la licorne, assise seule, prend une allure chevaline. »

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Yolande Bonhomme imprimeur-libraire à Paris de 1522 à 1557.

« Fille de Pasquier Bohomme et épouse de Thielman Kerver dont elle prend la succession à sa mort. Les licornes, tels deux supports héraldiques, sont héritées de la marque de Thielman Kerver, mais dans l’écusson le chiffre et les initiales du défunt époux ont été remplacés par les instruments de la Passion, désignés par la devise « Redemptoris mundi arma ». C’est donc le Sauveur que symbolise ici la licorne, comme la légende de la chasse et de la capture de la licorne symbolise également la Passion du Christ. ».

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Claude Chappelet libraire à Paris de 1568 à 1648.
« Il succéda à Jacques Kerver (fils de Thielmann Kerver) dont il reprend la marque à la licorne sans même en avoir modifié les initiales. »

Ici un ouvrage de 1617. Voir aussi un ouvrage de 1588, et un autre de 1604.

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Un peu plus tard (et peut-être un peu trop tard pour servir de modèle au fronton de La Roche-Maurice), il faut s'intéresser à la marque de Johann Kinckius, imprimeur-libraire à Cologne de 1605 à 1656, car la référence à la virginité, et à l'Immaculée Conception, y est explicite. La marque est en effet présente sur la Defensio pro immaculata deiparae virginis conceptione de Ferdinand Chirino de Salazar, publiée à Cologne par Johann Kinchius en 1622 (Poitiers, Bibliothèque universitaire, Fonds ancien, M 7868). 

"La licorne, sauvage, puissante, était réputée invincible et impossible à capturer vivante. Les légendes antiques et médiévales relatent la ruse utilisée par les chasseurs pour l’attraper ou la tuer. Attirée par l’odeur d’une jeune fille vierge à l’âme pure, l’animal venait poser sa tête sur ses genoux et, confiant, s’endormait, devenant ainsi une proie facile."

"Au Moyen Âge, cette légende fut interprétée comme une symbolique de l’Incarnation, la jeune fille personnifiant la Vierge Marie et la licorne, le Christ. La marque de Johann Kinckius en est une illustration. La licorne, agenouillée devant la Vierge Marie, touche celle-ci de sa corne, symbolisant l’Esprit divin descendant en son sein. De cette scène Johann Anton Kinckius, fils de Johann, n’a conservé que la licorne, symbole christique, s’en remettant à la protection divine comme le laisse entendre sa devise « In manibus Dei sortes meae » (Mon destin [est] entre les mains de Dieu)."



"Le texte inséré dans la marque « Dilect’. Me.’ Quem adm. Fili’. Unicorniu. » est tiré du psaume 28 : « mon bien-aimé est comme le fils des licornes». Aux angles figurent les quatre évangélistes et leurs attributs.
La licorne est aussi l’enseigne de Kinckius comme l’indique l’adresse : « sub Monocerote ». En latin la licorne est désignée sous les termes de monoceros (d’origine grecque) ou unicornus, c’est-à-dire qui n’a qu’une corne."

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Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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LE RETABLE DE DROITE : SAINTE ANNE ÉDUCATRICE.

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Maintenant que nous avons compris comment interpréter  ces licornes, nous voyons qu'il faut appliquer cette notion de virginité aux deux occupantes du retable de droite. Cela ne pose pas de difficulté pour Marie, la Vierge. Mais néanmoins, il faut aller plus loin et, admettre que le commanditaire a voulu rendre hommage à la virginité de sainte Anne, mère de Marie par la rencontre de son mari Joachim devant la Porte Dorée de Jérusalem. Et le simple baiser, ou l'étreinte, qui permis la fécondation miraculeuse.

En un mot, ces deux retables sont une affirmation de l'Immaculée Conception.

Voir, parmi d'autres articles, celui sur l'Arbre de Jessé de Moulins (Allier) .

 

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Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Le jubé de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29)
Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Photo complémentaires.

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Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

Jubé de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes.
25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 20:22

Le jubé (chêne polychrome, v. 1560) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice (29). II. La clôture de chœur.

 

 

 

 

1. Voir sur ce jubé :

2. Voir sur cette église :

 

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— Voir sur les autres monuments de la commune :

3. Voir sur les jubés de Bretagne :

Le jubé (en pierre de kersanton) du Folgoët

Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët. I. Le coté de la nef (Ouest). A. La clôture. 1480-1492

Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët. I. Le coté de la nef (Ouest). B. La tribune.

Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët. II. Le coté du chœur (coté est).

L'église de Goulven IV : la tribune d'orgue, ancien jubé du XVIe siècle.

La tribune de l'église d'Esquibien. (ancien jubé, XVIe siècle)

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3. Voir sur l'art des grotesques de la Renaissance :

. 4.Voir sur  l'art des grotesques de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

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Description générale 

"Sur une longueur de 5 mètres entre les deux grosses piles de l’entrée du chœur, est placé un jubé en bois de chêne polychromé d’une ornementation abondante qui le date de la fin du XVIe siècle. Il se compose d’un soubassement de panneaux surmonté d’une claire-voie. Celle-ci sert d’appui à des montants verticaux ou obliques qui soutiennent la tribune à laquelle on accède par un escalier aménagé dans la pile sud." (G. Leclerc)

Soucieux de fournir aux amateurs une iconographie commentée de l'expression de l'art de la Renaissance, et de la pénétration des décors grotesques en Bretagne, je consacrerai à ce jubé breton trois articles :

— I. La tribune.

— II. La clôture de chœur.

—III. Les deux retables aux licornes : sainte Marguerite et sainte Anne éducatrice.


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Introduction lexicologique.

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Il faudrait distinguer le jubé (au sens strict : la tribune) et la clôture qu'il domine.

L'article Wikipédia incite à réserver le terme de chancel aux clôtures paléochrétiennes et médiévales, et à parler ensuite de clôture de chœur, pour désigner la même séparation entre le chœur réservé au clergé et la nef réunissant les fidèles.

Puisque ce jubé (au sens large ou métonymique) de La Roche-Maurice date de la Renaissance, j'ai donc, bête et discipliné,  employé le terme de clôture de chœur pour le titre de cet article.

Mais la consultation du Trésor de la Langue Française à l'article "chancel" est néanmoins fructueux, puisqu'il indique que ce mot apparu dans notre langue dès 1130 est issu du latin cancellus "grille, treillis", du verbe cancello "disposer en treillis". Le chancel est une grille, ou une balustrade, donc une séparation à claire-voie, c'est là où je veux en venir. Mais puisque les treillis (cancellationis) servaient à délimiter  les champs, on peut comprendre que l'idée de limite, de frontière ou de séparation est associée à l'idée d'entrecroisement en grillage.

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Accessoirement (mais c'est ma gourmandise), j'apprends que chanceler, c'est marcher avec les jambes qui tricotent en X comme les barres d'un grillage, et que le chancelier ou "préposé à la grille"  était l'appariteur placé près de la barrière séparant le public de la cour de justice (Alain Rey). Incarcérer, c'est, je m'en rends compte maintenant, mettre quelqu'un (et de préférence quelqu'un d'autre que moi) "derrière les barreaux" (latin cancer, cancri). Si je vous disais que tout ce petit monde de mots provient de la racine indo-européenne °karkr-, °kankr- "objet fait de matériaux entrelacés" (Alain Rey), vous comprendriez que nous ne puissions pas ôter facilement à ce mot de chancel son image d'entrelacs.

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Tout cela pour dire que nous aurions tort d'imaginer les jubés comme des séparations étanches et pleines comme des portes derrière lesquels le public n'a aucun autre accès à ce qui se passe dans le chœur que les lectures et les chants que quelque clerc veut bien venir leur proposer du haut de la tribune. Au contraire, les fidèles participent pleinement à l'office, au déploiement de luxe de la paramentique, aux chants et psalmodies sacrées et aux parfums de l'encens. Pourvu qu'ils soient bien placés...

 

 

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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LA PARTIE SUPÉRIEURE EN CLAIRE-VOIE.

 

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Quatre colonnes de chaque coté laissent la place, au centre, à une porte dont la largeur incite à imaginer à deux vantaux. 

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I. Le coté tourné vers la nef.

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Elle associe des motifs religieux (les figures de 4 saintes) ou laïc (un soldat) avec un vocabulaire typique de l'art grotesque, avec notamment cette hybridation des formes (humaines, angéliques, animales) par le végétal, et cette  désinvolture vis à vis de la réalité.

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A. La colonnade du coté gauche.

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Entre deux hémi-colonnes, la colonnade de quatre fûts évasées et baguées  aux chapiteaux pseudo-corinthiens sommés d'un fleuron soutient une architrave à deux registres. Le registre supérieur aligne trois frises de modillons en volutes (ou langocha), d'oves feuillagées et de perles. Le registre inférieur est celui des arcades en plein cintre, occupés de personnages.

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a) Dans ces arcades en plein-cintre formant niche, nous trouvons successivement de gauche à droite :

un masque ailé crachant un feuillage.

un masque ailé à barbe bifide crachant un feuillage.

Un masque barbu coiffé d'un linge noué

Une tête de mouton, feuillagée et crachant des feuillages

Un soldat en buste, coiffé d'un bonnet, la tunique plissée recouverte d'une cape, et désignant de l'index gauche l'épée ou glaive posée sur l'épaule droite.

 

 

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b) Dans les intervalles ou écoinçons :

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Un masque de profil

Un putto ailé à collerette de trois tiges de feuilles

Un putto ailé à bavette  de feuilles

Une tête de bélier crachant trois tiges de feuilles

Un putto ailé à collerette de trois tiges de feuilles

Un masque de profil


 

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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B. La colonnade du coté droit.

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Nous retrouvons la colonnade de quatre colonnes évasées et baguées et leur chapiteau pseudo-corinthien sommé d'un fleuron. 

 

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a) Dans les arcades en plein-cintre formant niche, nous trouvons quatre saintes déjà représentées sur le coté est de la tribune. Ce sont successivement de gauche à droite :

Sainte Marie-Madeleine et son pot d'aromates.

Sainte Marguerite et son crucifix.

Une sainte vierge et martyre.

Sainte Apolline.

Au centre, un masque crachant un feuillage.

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b) Dans les intervalles ou écoinçons :

Un masque de profil.

Un masque de putto ailé crachant des feuillages.

Un masque humain coiffé d'un linge noué.

Un masque anthropomorphe feuillagé.

Un masque de putto ailé à cuir et feuillage.

Un masque de profil.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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 C. La frise au dessus de la porte.

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Là encore, les thèmes grotesques sont déclinés, avec ces rinceaux dont les tiges sont crachées par un mascaron au bonnet de linge noué (motif récurrent ici), ou par des masques de profil, lorsqu'ils ne proviennent pas des jambes d'un putto, tandis que leurs extrémités se transforment en gueules de dragons ou de poissons : toujours le même principe de mutation des formes.

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Note : on va retrouver le motif du mascaron au bandeau noué en mouchoir de ménagère à grands nœuds de rosettes et s'évasant derrière la nuque à plusieurs reprises sur cette clôture. Il importerait d'en trouver le modèle. Mon exploration des peintures romaines  à la grotesque , des mascarons sculptés souvent plus tardifs (Bordeaux, Nantes, Paris, Strasbourg) ou des recueils de gravures diffusant l'art italien et bellifontain ne pouvait être exhaustive mais est resté vaine pour l'instant. À défaut, on notera qu'il apparaît à l'identique sur les sablières de Bodilis en 1574 (Sa Sb2 et Sb3, entrait E1), et sur celles de Notre-Dame de Berven à Plouzévédé, en 1579.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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II. Le coté tourné vers le chœur.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

 

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A. La colonnade du coté gauche.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le montant du coté gauche.

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Il est centré par un mascaron en haut relief d'une tête d'homme, moustachu, et coiffé du même bandeau noué, mais dont le voile forme ici une collerette.

Trois autres têtes ornaient les autres montants (la dernière est perdue). Elles rappellent celles du bénitier du trumeau du porche sud.

Le décor est de haut en bas :

un masque casqué crachant des dauphins

un couple de dauphins affrontés

des feuillages et fruits

un putto ailé crachant des volutes de feuillages

un cuir découpé à enroulement

Des feuillages.

 

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les 5 personnages des arcades de la claire-voie.

Il manque la partie inférieure, dont la présence est attestée par un trou de fixation d'une cheville à leur partie basse.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Saint Yves coiffé de la barrette de docteur (en théologie) faisant le geste de l'argumentation juridique.

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Le patron de l'église débute cette série.

Sur ce geste où la pulpe de l'index vient sur celle du pouce, voir parmi de nombreux exemples dans ce blog celui de Saint-Sébastien de Saint-Ségal : 

https://www.lavieb-aile.com/2019/07/la-chapelle-saint-sebastien-en-saint-segal-l-arc-de-triomphe.html

Il est encadré d'un masque feuillagé de profil et d'un oiseau.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Putto ailé et feuillage.

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À sa droite, un cheval feuillagé.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Moine tenant un livre ouvert.

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À sa droite, un aigle.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Saint Pierre tenant sa clef.

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À sa droite, un cheval feuillagé.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Saint Paul tenant un livre et une épée.

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À sa droite, un masque de profil, feuillagé.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le montant gauche de la porte.

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Il comporte un masque grimaçant et feuillagé en moyen relief, un cuir découpé à enroulement noué à un ruban, un masque animal, un masque anthropomorphe feuillagé crachant des tiges et des dauphins.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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La frise au dessus de la porte.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Un putto nu et ailé tient les extrémités en tête de serpent des rinceaux. Son ventre et ses jambes sont remplacées par des feuillages, sources des rinceaux. dilatés en trompes, qui se métamorphosent en dragons.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le masque coiffé d'un bandeau noué crache des rinceaux qui, là encore, se transforment en serpents ou en masques de profil.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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B. La colonnade du coté droit.

 

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le montant de gauche.

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Il est orné d'une très belle tête féminine en haut relief.

Le décor est :

une tête de putto ailé crachant des feuillages

des feuillages en volutes affrontés

Le masque féminin à bandeau noué et voile

Un cuir découpé à enroulement

Des feuillages et fruits.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les 5 personnages des arcades de la claire-voie.

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Ce sont les mêmes figures que celles sculptées au verso, et visibles du coté ouest.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Un soldat casqué montre du doigt l'épée qu'il tient contre son épaule gauche.

 

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Une tête de mouton, feuillagée et crachant des feuillages

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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4. Un masque barbu coiffé d'un linge noué.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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5. un masque grimaçant ailé crachant un feuillage.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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un masque ailé crachant un feuillage.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le montant de droite.

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La figure centrale, fixée par tenon et mortaise, est perdue.

De haut en bas :

Un masque feuillagé coiffé de palmettes et crachant des volutes feuillagées

Un putto nu et feuillagé, coiffé de palmes, aux pattes de bouc, et libérant par l'anus une tige verte

le cadre à volutes du haut relief manquant

Un masque de putto ailé crachant des tiges et des volutes portant des fruits

Un cuir découpé à enroulement,

des feuillages.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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 C. La frise au dessus de la porte.

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Elle reprend les mêmes motifs qu'à son avers visible du coté ouest.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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LA PARTIE INFÉRIEURE DE LA CLÔTURE.

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La partie inférieure de la clôture, coté de la nef.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le personnage du montant de gauche : Un femme jouant du violon.

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Par le couple qu'elle forme avec le personnage d'allure christique de droite, nous pourrions penser à Marie-Madeleine, mais ses cheveux sont bruns, et, surtout, elle tient un objet contourné qui n'est pas un flacon d'aromates, mais bien plus probablement un violon.

Ses jambes et ses pieds sont nus, et croisés comme lors d'une danse.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les 3 panneaux de grotesques de la partie gauche.

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Ils s'organisent, comme les dorsaux des stalles de La Guerche datant vers 1518-1525, , ou comme les boiseries de la clôture de chœur de Gaillon datant de 1509 (ou comme les panneaux ornementaux attribués à Giovanni Pietro da Birago, gravés en 1505-1515), mais au lieu de s'organiser en volutes de rinceaux  affrontés en deux parties symétriques verticalement, ils construisent leurs trois registres autour de figures centrales.

 

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Premier panneau.

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Masque ailé feuillagé dont les rinceaux se terminent par des masques feuillagés de profil et se regardant

Deux volutes affrontés s'achevant pas des masques feuillagés barbus de profil

Tête de putto ailé dans des volutes réunis au centre par une bague.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Deuxième panneau.

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Masque feuillagé cornu et barbu orné de tiges à épillets et crachant des rinceaux. La tige centrale se noue comme un ruban et suspend le motif suivant

Cuir découpé à enroulement, portant en son centre un visage, et sur ses cotés des épillets

Guirlandes de légumes (cucurbites) ou de fruits.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Troisième panneau.

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Masque de putto ailé d'où partent des rinceaux en volutes dont deux s'achèvent en gueules de dragon. Ce masque crache un ruban vert

À ce ruban  est suspendu un cuir découpé à enroulement, portant en son centre un visage, et sur ses cotés des épillets

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Le personnage en haut relief du montant : Le Christ ressuscité ??

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Son torse nu et son manteau rouge plaide pour l'hypothèse christique. Au contraire, son chapeau à plumet jaune, la position de sa main (qui ne désigne pas une plaie du flanc droit, mais le milieu de la poitrine), ou ses jambes entrecroisées dans une figure de danse, ne plaident pas pour cette piste.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les 3 panneaux de grotesques de la partie droite.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Montant de gauche : lion traversant un rouleau orné d'une tête grimaçante.

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Ce motif se retrouve aussi sur les montants de la tribune.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Premier panneau.

 

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Masque  d'homme moustachu, feuillagé et ailé

Rinceaux en volutes produisant des fruits, ou se terminant par une gueule animale.

Cuir découpé à enroulement, portant en son centre un visage

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Deuxième panneau.

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Masque  d'homme ailé au visage se déformant en cuir à enroulement.

Rinceaux en volutes produisant des fruits, ouun visage de putto au centre, ou se terminant par des têtes de béliers.

Rinceaux en volutes à feuillages et épillets, ou à masques anthropomorphes de profil.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Troisième panneau.

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Masque de putto entouré de feuillages.

Rinceaux en volutes produisant des fruits ou légumes autour d'un cuir à enroulement, et s'achevant par deux  têtes de dragons affrontés.

Femme nue sur une jupe de feuillage, tenant les tiges des rinceaux qui s 'achèvent en bas par des têtes animales.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Montant de droite.

Terme féminin à la tête de satyre, sans bras, sur un pilier recouvert de feuillages, comme les termes des montants de la tribune.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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La partie inférieure de la clôture, coté chœur.

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Les 3 panneaux de grotesques de la partie gauche.

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Montant de gauche. 

Cuir découpé et feuillages.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Premier panneau.

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Masque grimaçant, en bandeau noué et voile en collerette plissé.

Rinceaux en volutes s'achevant par des masques de profil

Cuir découpé à enroulement, frappé de clous, portant en son centre un visage grimaçant et feuillagé.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Deuxième panneau.

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Masque masculin grimaçant, feuillagé, entouré de deux masques de profil au bout de rinceaux.

Cuir découpé  à enroulement, orné d'un masque et traversé de feuillages.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Troisième panneau.

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Masque de lion ou de mouton crachant des rinceaux, s'achevant en masques anthropomorphes de profils.

Femme nue, coiffée du bandeau noué à voilettes, et dont le bas du corps est remplacé par des feuillages. Elle tient les tiges des rinceaux produisant des légumes.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Montant de droite.

Masque de lion crachant des rinceaux

Cuir découpé à enroulement et feuillages.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Les 3 panneaux de grotesques de la partie de droite.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Montant de gauche.

Masque d'animal cornu crachant des rinceaux s'achevant en tête de serpents.

Tige et feuillage traversant une tunique et jupe.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Premier panneau.

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Masque anthropomorphe  coiffé de palmettes sur un bandeau noué de chaque coté.

Rinceaux s'achevant par des têtes de serpents.

Rinceaux produisant des rosettes.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Deuxième panneau.

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Masque d'homme barbu, feuillagé, coiffé du bandeau noué, entouré de feuilles.

Il crache une tige se divisant en rinceaux de fruits et de légumes, et de rinceaux s'achevant en tête d'oiseaux feuillagés.

Cuir découpé à enroulement, centré par une tête d'enfant, ailée.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Troisième panneau.

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Masque d'homme à barbe bifide , au bandeau noué à voile derrière la nuque, entouré de feuilles.

Il crache une tige se divisant en rinceaux s'achevant en tête de serpents, et de rinceaux s'achevant en tête d'oiseaux feuillagés.

Cuir découpé à enroulement, centré par une tête d'enfant.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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Montant de gauche.

Masque anthropoïde ou léonin, feuillagé, crachant des rinceaux

Rinceaux s'achevant par des masques de profils.

Feuillages.

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Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

Clôture de chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile 2017 et 2020.

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CONCLUSION.

Le jubé de La Roche-Maurice et sa clôture de chœur nous offrent un superbe exemple de la pénétration en Bretagne, à une date hélas imprécise vers le milieu ou la fin du XVIe siècle, de l'art à la grotesque.

Ces décors révélés à la fin du XVe siècle aux artistes italiens par la découverte des anciens palais de Néron (1er siècle) et  peints  par Raphaël ou Giovanni da Udine pour la Loggetta et les Loges du Vatican (1519) avaient fait leur apparition en Bretagne, en bas-reliefs, sur le tombeau de Thomas James à Dol-de-Bretagne vers 1508, puis sur les stalles de La Guerche de Bretagne vers 1518-1525. Ce nouveau décor se caractérise par son attrait pour les métamorphoses, par son indépendance vis à vis de la réalité, par son obsession des courbes, en volutes notamment, par son monde en deux dimensions, et par l'absence de toute référence au religieux. 

Ici, à La Roche-Maurice, nous le voyons côtoyer les figures de saints et saintes et le regard passe du coq à l'âne, de l'hagiographie médiévale aux trivialités fantasques, sans aucune séparation entre les genres. 

Les masques feuillagés témoignent de cette confusion entre les formes qui se contaminent entre elles.

Les mascarons appartiennent à ce vocabulaire. J'ai souligné l'intérêt, comme indice iconographique, de la figure (masculine ou féminine) à bandeau noué en rosette et voile plissé. Elle est très largement employée ici, et se retrouve sur le charpente de Bodilis.

Les termes (atlantes, cariatides) avaient été diffusés, toujours par reprise de l'art des antiquités romaines,  par les recueils d'architecture de Sébastien Serlio en 1537. Ils sont repris ici, tant sur la tribune que sur la clôture, dans leur rôle de marquage d'une transition et d'un seuil, bien avant d'apparaître sur l'ossuaire de La Martyre.

Quant aux cuirs découpés à enroulement, ils ont été développés par l'École de Fontainebleau, notamment sur les boiseries de la galerie François Ier réalisés en 1535 par Francesco Scibec de Carpi. Les panneaux de la clôture en montrent des exemples achevés, mais puisque sa date est imprécise, nous ne pouvons savoir si ils précèdent ceux de l'architecture du château de Kerjean (29) et de la charpente de sa chapelle, sculptés vers 1570.

Nous noterons néanmoins l'absence de médaillons.

Ainsi, de multiples liens peuvent être tracés entre ce décor et celui des autres bâtiments Renaissance, soit pour en souligner la similitude et les rapports, soit pour déterminer peut-être quelques traits spécifiquement locaux. C'est le rôle des liens proposés, au début, vers mes autres articles.

Il est par exemple intéressant de reprendre, après cette visite, celle du jubé de la chapelle  Saint-Nicolas en Priziac  peint en 1580.

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SOURCES ET LIENS.

 

APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article234

CASTEL (Yves-Pascal) / CAOUISSIN (Eflamm)  /DIOCÈSE DE QUIMPER, 2 décembre 2014,  YOUTUBE

https://www.youtube.com/watch?v=BC6Gm629lcE&feature=emb_logo&ab_channel=Dioc%C3%A8sedeQuimper

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/5592f62fd515e4240a066ba83b49b374.pdf

CROGUENNEC (André)

http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/jube-lr.htm

DEBIDOUR (Victor Henri), 1924,  L'art de Bretagne,  réed. Arthaud 1979 page 198

"Jubé de Priziac, achevé en 1580. [...] À La Roche-Maurice, dernière étape : la tribune n'est plus sur voûte, mais sur plafond à caissons décorés d'entrelacs en « cuirs » avec des toupies pendantes ; de monstrueuses consoles animales, accroupies, soutiennent ce plafond."

— GUSTI HERVÉ, "Les Jubés", conférence

https://www.utl-kreizbroleon.fr/crconf/conf1213/jubes.html

JULES (Matthieu), guide pour la SPREV, 2018, Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=2uq5YmOPmf8&ab_channel=MatthieuJULES

https://www.youtube.com/playlist?list=UU9Oua4vaYC2qbSXQsfnv8TA

 

LECLERC (Guy),2012, SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf

"Sur une longueur de 5 mètres entre les deux grosses piles de l’entrée du chœur, est placé un jubé en bois de chêne polychromé d’une ornementation abondante qui le date de la fin du XVIe siècle. Il se compose d’un soubassement de panneaux surmonté d’une claire-voie. Celle-ci sert d’appui à des montants verticaux ou obliques qui soutiennent la tribune à laquelle on accède par un escalier aménagé dans la pile sud.

Sur les six panneaux du soubassement de 66 sur 32 centimètres chacun, figurent, en bas-relief, sur les deux faces, des grotesques constituées de visages coiffés de plumes ou de turbans noués sur les côtés, de ces visages partent des rinceaux se terminant par des têtes humaines ou animales. La partie inférieure des panneaux est décorée de cuirs enveloppant un masque.

La claire-voie est composée de colonnettes tournées présentant un triple étage de formes et terminées par des chapiteaux corinthiens. Aux extrémités des claires-voies les montants sont décorés d’une succession de masques ou de personnages soutenant des chutes de feuillages. L’entablement au-dessus de la claire-voie présente d’abord une série d’arcatures encadrant des bustes en relief de saints personnages ou autres. Au-dessus de la porte, aujourd’hui disparue, deux grotesques évidées montrent un personnage ailé jaillissant de rinceaux qui se terminent en têtes de dauphins. Au-dessus de la frise, des palmettes sont surmontées de gouttes et de volutes. Les montants perpendiculaires ou obliques qui soutiennent la tribune sont décorés de cariatides humaines ou animales à l’aspect menaçant. Tout ce décor abondant et extrêmement varié appartient à la tradition maniériste de la seconde Renaissance. Ici, la dévotion semble faire bon ménage avec des représentations humaines caricaturées et dénudées. Rien ne permet de dire à qui revient l’initiative d’un tel décor entre le commanditaire ou l’artiste. Le sculpteur disposait de gravures diffusées en grand nombre par les ornemanistes du XVIe siècle. Des inscriptions qui figuraient sur des écriteaux tenus par des cariatides ont été buchées. Au milieu de tous ces personnages caricaturés apparaît, sur un montant de l’entrée, le buste d’une jeune femme sculptée en haut-relief : apparition surprenante dans ce monde de sculptures en délire.

La tribune offre un décor moins burlesque plus propre à accueillir sur sa face du côté de la nef, la théorie incomplète des Apôtres sculptés en haut-relief dans des niches en trompe l’œil surmontées de dais à fuseaux. Sur l’autre face, du côté du chœur, on a les représentations en bas-relief de saints personnages en compagnie du Christ ressuscité.

Le dessous de la tribune est constitué d’un plafond à caissons décorés de motifs géométriques et de pendentifs. Du côté de la nef, la tribune sert de poutre de gloire pour une crucifixion encadrée de la Vierge et saint Jean."

LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental, page 501.

"Le jubé de la Roche est une des plus belles œuvres en chêne sculpté que nous ait légué le XVIe siècle. Le soubassement plein est surmonté d'une clairevoie à barreaux fuselés, entremêlés de colonnettes formant pendentifs d'un très heureux effet.

Au-dessus règne une plate-forme dont le plafond divisé en caissons, a pour supports d'élégantes consoles ornées de figures fantastiques. Les deux façades de la galerie, où on monte par un escalier ménagé dans le pilier, à l'entrée du chœur du côté de l'Épître, sont richement décorés de panneaux avec personnages. Du côté de la nef sont neuf Apôtres et trois papes. La façade du côté chœur contient les statues suivantes : saint Pol Aurélien - évêque bénissant - saint Christophe - saint Michel terrassant le dragon - sainte Marguerite - Christ de Résurrection - sainte Marie Magdeleine - sainte Barbe - sainte Appoline - saint Antoine, ermite - sainte Geneviève - autre sainte Marguerite. Un grand Christ en croix domine le jubé ; à sa droite, la Vierge, à sa gauche, saint Jean. Les statues de ce groupe sont presque de grandeur naturelle"

 

Petit-patrimoine

https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=29237_2

Mairie :

http://www.larochemaurice.fr/fr-fr/patrimoine/l-eglise-saint-yves-et-l-enclos-paroissial

RIDEL (Laurent)

https://decoder-eglises-chateaux.fr/jubes-fonctions-architecture-histoire/

— SERLIO Sebastiano, Regole generali di architettura (...) sopra le cinque manière degli edifici (...) , Venise, 1537

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SPREV

http://www.sprev.org/centre-sprev/la-roche-maurice-eglise-saint-yves/

TASSIN (Raphaël), 2018, "Le frontispice du Quarto libro de Sebastiano Serlio et sa fortune durant l’époque moderne" in Construire avec le corps humain. Bauen mit dem menschlichen Körper, dir. S. Frommel, E. Leuschner, V. Droguet, T. Kirchner, collab. R. Tassin et C. Castelletti, Rome/Paris, Campisano/Picard, 2018, vol.1, p. 239-253.

https://www.academia.edu/36826171/_Le_frontispice_du_Quarto_libro_de_Sebastiano_Serlio_et_sa_fortune_durant_l_%C3%A9poque_moderne_

 

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090399

WIKIPEDIA

https://en.wikipedia.org/wiki/La_Roche-Maurice_Parish_close

https://en.wikipedia.org/wiki/File:La_Roche_Maurice_Lettner_det03.jpg

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Grotesques Sculpture Chapelles bretonnes. Renaissance

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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