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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 11:05

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Les sablières de la nef et du chœur sont ponctuées de masques d'hommes, d'animaux et de bêtes fabuleuses, parfois associées en saynètes.

Je les date, à défaut d'autres précisions, de la date de fondation de la chapelle en 1550, inscrite sur la porte sud.

Comme le souligne Y.-P. Castel, les sablières confirment, comme la poutre à engoulant (infra), le lien étroit de l'ornemental et du structurel. Le terme de sablière dérive du mot "sable", sable de carrière à gros grains que le maçon étale sur le plat du mur qu'il achève, avant de faire place au charpentier qui installe les pièces de bois, les sablières, sur lesquelles s'assoiront les fermes de la charpente. Sur ces pièces fort utiles techniquement se grefferont à l'occasion d'épaisses planches d ornées de figures sculptées, qui reçoivent par extension le nom de "sablières" (ou "corniches").

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Le huchier (sculpteur des figures d'ornements en bois ) a choisi, non pas des frises décoratives ou des scènes continues et narratives comme le feront vers 1560-1570 le Maître de Plomodiern (Plomodiern, Saint-Nic, Roscudon de Pont-Croix ) et ses suiveurs du Cap Sizun (Confort-Meilars, Primelin Esquibien), et une vingtaine d'années plus tard le Maître de Pleyben (Pleyben, Kerjean, Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Saint-Divy, voire Bodilis, Saint-Sébastien en Saint-Ségal et Roscoff), en recourant largement au vocabulaire de la Seconde Renaissance (cuirs retournés)  mais des motifs espacés et indépendants reprenant la tradition médiévale.

Ainsi, une cinquantaine de motifs se succèdent au long des six travées, malgré des manques au niveau du chœur.

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Comme d'habitude, on n'y recherchera pas de motifs religieux ou symboliques, tant cet espace de transition entre murs et toiture est marginal,  comme s'il se mettait entre parenthèses de l'espace sacré (comme les miséricordes des stalles, ou, à l'extérieur, les crossettes) pour créer un lieu de récréation et d'imaginaire, voire de licence où les clercs cèdent la place au peuple.

Pour autant, la cohérence et la reprise des thèmes, dans toute la Bretagne, montrent que ce travail n'est pas le résultat d'une libre expression d'un artisan local, mais qu'il répond aux attentes des paroissiens et de la fabrique, bien au courant des "drôleries"  qui se font ailleurs, et désireux d'imitation émulative. Nous ne sommes pas étonnés de trouver ici des Acrobates exhibant leur postérieur, des Buveurs et Intempérants,  des Masques crachants, une figure animale obscène, beaucoup de dragons, et quelques anges : c'est le contraire qui aurait été surprenant.

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La description la plus attentive et la plus complète (et peut-être la seule) de ces sablières est donnée par Yves-Pascal Castel (Castel et Puget 2007). J'en citerai de nombreux extraits. Mais c'est  à sa conclusion que j'adhère le plus :

 

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"Inspection faite, on en est assuré, les cinquante figures que nous venons d'évoquer n'ont guère de lien entre elles. Si certains y ont vu l'illustration des sept péchés capitaux, l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise la colère et la paresse, c'est sans plus de précision. Le sage Émile Mâle nous a naguère avertis : « Il ne faut pas chercher partout des symboles ...Jamais nos vieux artistes ne furent aussi ingénieux que leurs exégètes modernes. » (E. Mâle, L'art religieux du XIIIe siècle en France, page 64)."

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Cette critique ironique pourrait se retourner vers les interprétations parfois déroutantes que donne le père Castel, et bien-sûr vers celles que je proposerai moi-même sur la pointe des pieds. C'est de toute façon une leçon de modestie de lire, ici ou là, les conclusions des divers auteurs. Aussi le plus important est de donner à voir les images, éloquentes comme des faits.

Voici le commentaire qu'il fait des masques et bustes humains :

"L'espèce humaine inspire mieux la gouge de notre sculpteur. Dans ses masques, glabres, moustachus, barbus ou chevelus, on reconnaît l'étonné, le bourru, le suffisant, l'émerveillé, le béat aux oreilles décollées. Les bouches d'où sortent des feuilles passent pour symboliser la parole fleurie de l'éloquence. Les personnages en buste se succèdent. Un bonhomme, la main au chapeau, esquisse un salut. Un pêcheur empoigne un poisson vert à la nageoire caudale rouge. Les mains au menton indiquent le philosophe pensif. Les index qui écartent les commissures des lèvres, rappellent la mimique insolente de l'enfant qui se moque. Le registre de la moquerie s'augmente des jumeaux qui tirent la langue. L'inévitable acrobate est là, homme « renversé » où certains voient l'homme déchu que le Sauveur n'a pas encore remis dans sa posture normale … D'autres chroniqueurs plus prosaïques parleront du pitre qui, narquois, exhibe sa « figure de campagne ». Mais qu'expriment donc les trois bougres qui lèvent les bras au ciel ? La stupeur, l'effroi, l'émerveillement ?" (Castel et Puget 2007)

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Je propose arbitrairement de débuter la lecture par la pièce qui est placée en arrière de la traverse de la croix du "Christ Jaune", puisque celui-ci est si célèbre qu'il happe le regard du visiteur. Puis de poursuivre cette lecture de gauche à droite, dans le sens horaire. Mais sans rigueur, avec des distractions, et à qui irait y voir de près, sans doute un joyeux désordre en guise d'autoportrait.

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Liste de mon énumération (47 figures).

Un lapin.

Un masque d'homme barbu.

Une figure énigmatique.

Un ange ailé.

Un chien ? ou animal tacheté.

Un homme aux bras levés.

Un panneau héraldique : l'écu aux armes de la famille de Plessis (ou du Quinquis).

Un autre écu.

Un homme barbu (barbiche) coiffé d'une casquette.

Un ange aux cheveux blonds en boules.

Gueule d'un dragon.

Un acrobate en renversement. 

Un masque crachant des feuillages.

Deux animaux. Couple de dragons.

Un homme cornu coiffé de tresses.

Deuxième exemple d'un homme aux bras levés, montrant ses paumes.

Troisième exemple d'un homme aux bras levés, montrant ses paumes.

Feuillages.

Lapin chevauchant un animal (chien ?) et sonnant de la trompe de chasse.

Homme vomissant, les deux mains à la bouche.

Homme saluant en levant son verre.

Deux feuilles affrontées.

Homme barbu coiffé d'un bonnet.

Homme barbu aux bras levés, tenant son chapeau.

Femme mains jointes ; cheveux blonds en boule. Intention caricaturale.

Acrobate, coiffé d'un bonnet, barbu, exhibant son postérieur en levant les jambes jusqu'aux oreilles.

Masque d'une femme à coiffe.

Masque d'homme barbu, coiffé d'un bonnet, aux oreilles très larges et décollées.

Masque de deux jumeaux; coiffés d'un bonnet et  tirant la langue.

Dragon gueule ouverte et à la queue en boucle.

Aigle bicéphale noir, aux yeux et aux becs rouges.

Vigne ? Feuillages et deux grappes.

Masque crachant des feuillages informes.

Dragon gueule ouverte et à la queue en boucle.

Masque crachant des feuillages .

Masque d'homme barbu coiffé d'un bonnet.

Masque d'homme ou de femme coiffé (e) d'un bonnet.

Le coq et sa poule.

Un bouc, tête de face langue tirée.

Un dragon ailé, à queue serpentiforme formant une boucle.

Renard maîtrisant — mangeant— un serpent.

Une grenouille.

Quadrupède (chat, chien ?) mordant un phallus.

Masque féminin, cheveux blonds en boules.

Tête de dragon, langue tirée.

Tête de dragon.

Homme en buste, coiffé d'un bonnet, tenant un poisson.

 

 

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pièce derrière le " Christ Jaune". Un lapin.

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« Les animaux , volatiles et quadrupèdes, sont interprétés par l'animalier d'une manière qui amène un certain flottement dans l'es identifications. Le confirme Sophie Duhem qui subodore ici une « incompréhension des modèles originaux «  de l'épopée animale (Les sablières sculptées de Bretagne page 215) . La bête aux trois cornes du coté nord de la nef, est-ce une chèvre ? Le volatile qui joue d'une espèce de cornemuse à petite poche est-il une caille ? En revanche se reconnaît le loup, terreur de l'enfance, à moins qu'il ne s'agisse de la docilité de la bête transformée en agneau par quelque saint breton. Hervé ou Thégonnec. Le coq et la poule de basse-cour sont là. Le crapaud, animal crépusculaire, malgré laideur et maladresse, est mentionné, dans le « Dictionnaire des symboles » de Chevalier et Gheerbrant pour être en Occident le symbole royal et solaire, antérieur à la fleur de lys. ».

Certains motifs suscitent des interprétations divergentes. Le chien tient-il dans sa gueule un os ou mord-il un pénis ? Sous le renard sont-ce serpents ou anguilles échappées au Roman de Renart ? De toutes façons, les sources littéraires véhiculées et transformées par le folklore faisait partie de l'inspiration de nos vieux « ymagiers » Ainsi, cocasse, Jeannot lapin se juche sur l'échine de l'épagneul sonnant de la trompe, faisant un beau pied de nez au chasseur." (Castel et Puget 2007)

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Ce lapin tire toute son importance — son quart d'heure de célébrité — de figurer sur un dessin préparatoire pour le Christ jaune de Gauguin de 1889, un crayon sur papier (jaune...) de 24x15 cm publié dans "Gauguin et le Christ Jaune, Musée de Pont-Aven 24 juin-2 octobre 2000, page 17 (et à nouveau dans La chapelle au Christ jaune, Amis du Musée de Pont-Aven 2007, avec une vue plus complète du lapin) . Dans la première brochure, Isabelle Kahn souligne que, si la chapelle doit sa renommée aux deux toiles de Gauguin, Le Christ jaune de 1889 (Allbright-Knox Art Gallery, Buffalo) et le Portrait de l'artiste au Christ jaune de 1890 (Musée d'Orsay), Gauguin n'a jamais mentionné la chapelle dans ses écrits et que nous ne possédons pas d'autre témoignage de son passage à Trémalo que ce dessin réalisé in situ. Comme le remarque Catherine Puget, "le Christ ainsi que les nombreux animaux et personnages grotesques sculptés sur les sablières à la manière des imagiers du Moyen-Âge ne pouvaient que plaire à l'artiste en quête de retour aux sources primitives."

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Collection Didier Imbert Art Productions, reproduit in Castel et Puget 2007.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pièce derrière le " Christ Jaune". Un masque d'homme barbu.

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L'intention comique de ces figures caricaturales est évidente. On peut hésiter entre une chevelure sombre ou un chapeau de type chaperon.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pièce derrière le " Christ Jaune". Une figure énigmatique.

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Jean-Claude Matté  a écarté l'hypothèse d'y voir une cornemuse. Castel avait pensé à une figure héraldique, sans succès.

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D'après Castel 2007.

D'après Castel 2007.

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Pièce derrière le " Christ Jaune". Un ange ailé.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pièce derrière le " Christ Jaune". Un chien ? ou animal tacheté.

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Nous ne pouvons nous appuyer dans nos interprétations sur les couleurs, qui ne témoignent que de la dernière restauration.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

In Castel 2007.

In Castel 2007.

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Pièce suivante. Un homme aux bras levés.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

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Un panneau héraldique : l'écu aux armes de la famille de Plessis (ou du Quinquis).

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La chapelle a été fondée en 1550 par Guillaume II du Plessis et Marguerite du Rinquier du Poulguin. Les armes de Plessis sont d'argent au chêne de sinople englanté d'or ; au franc canton de gueules, chargé de deux haches d'armes adossées d'argent en pal. On voit que les couleurs ne sont pas strictement respectées.

"Si on ne connaît pas l'artisan des sablières de Trémalo, le commanditaire y a laissé sa marque. Mais contrairement à la chapelle Saint-Maudez sur la même paroisse où se signale Daniel Galliou, recteur de Nizon, il ne s'agit pas d'un nom mais d'armoiries affichées près de la dernière poutre, à l'entrée du chœur : celles des du Plessis, déjà décrites au grand vitrail. Quant à l'écu voisin, mi-sculpté mi-peint, figure à quatre pattes or sur fond d'argent, il demeure énigmatique. Bertrand Quéinec (Quéinec 1992 p.139) l'attribue à Catherine de Botigneau, femme de Guillaume du Plessis, le décrit d'azur à l'aigle éployée d'or, ce qui ne correspond guère à ce que nous avons ici sous les yeux." (Castel et Puget 2007)

 

 

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un autre écu.

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In Castel 2007.

In Castel 2007.

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Un homme barbu (barbiche) coiffé d'une casquette.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un ange aux cheveux blonds en boules.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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 Gueule d'un dragon.

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"Le domaine fabuleux a ses monstres et ses hybrides parfois difficiles à définir. Disons d'abord qu'il n'y a guère ici de vrais dragons honnêtement bâtis, dont la morphologie soit en rapport avec les quatre éléments, feu, air, terre et eau. Leur gueule à ceux là crache le feu, leurs ailes leur permettent de voler, leur queue de serpent les lie à la terre et leurs écailles à l'élément aquatique.... En face de ces dragons si communs ailleurs, les sept monstres de Trémalo se réduisent à des mâchoires hurlantes hérissées de crocs. Ils tirent la langue, ils esquissent un rictus. Le corps de ces monstres là, quand il y en a, se réduisent à une queue avec, à l'occasion, une aile de pipistrelle." (Castel et Puget 2007)

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un acrobate en renversement. 

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On peut aussi y voir, selon la formule qu'affectionne Bernard Rio, un petangueule. La encore, on ne peut être certain des couleurs d'origine, et d'une éventuelle nudité. Dans tous les cas, c'est une figure transgressive par renversement du point de vue et donc des valeurs.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.
Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un masque crachant des feuillages.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Deux animaux. Couple de dragons.

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In Castel 2007.

In Castel 2007.

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Un homme cornu coiffé de tresses.

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Les sablières de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven.

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Deuxième exemple d'un homme aux bras levés, montrant ses paumes.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Troisième exemple d'un homme aux bras levés, montrant ses paumes.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Feuillages.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lapin chevauchant un animal (chien ?) et sonnant de la trompe de chasse.

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Évidente figure de dérision de la chasse par inversion du chasseur et du gibier.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Homme vomissant, les deux mains à la bouche.

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C'est la dénonciation ou caricature du Gros Mangeur (intempérance). Mon interprétation se fonde sur des images analogues, mais plus explicites, de la sculpture contemporaine en bois ou en pierre.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

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Homme saluant en levant son verre.

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Après le Mangeur intempérant, voici le Buveur intempérant.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

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Deux feuilles affrontées.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Homme barbu coiffé d'un bonnet.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Homme barbu aux bras levés, tenant son chapeau.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Femme mains jointes ; cheveux blonds en boule. Intention caricaturale.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

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Acrobate, coiffé d'un bonnet, barbu, exhibant son postérieur en levant les jambes jusqu'aux oreilles.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque d'une femme à coiffe.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque d'homme barbu, coiffé d'un bonnet, aux oreilles très larges et décollées.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque de deux jumeaux; coiffés d'un bonnet et  tirant la langue.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Dragon gueule ouverte et à la queue en boucle.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Aigle bicéphale noir, aux yeux et aux becs rouges.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Vigne ? Feuillages et deux grappes.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque crachant des feuillages informes.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Dragon gueule ouverte et à la queue en boucle.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque crachant des feuillages .

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque d'homme barbu coiffé d'un bonnet.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque d'homme ou de femme coiffé (e) d'un bonnet.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le coq et sa poule.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un bouc à trois cornes et yeux rouges, tête de face langue tirée.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un dragon ailé, à queue serpentiforme formant une boucle.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Renard maitrisant — mangeant— un serpent.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Une grenouille.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Quadrupède (chat, chien ?) mordant un phallus.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Masque féminin, cheveux blonds en boules.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Tête de dragon, langue tirée.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Tête de dragon.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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Homme en buste, coiffé d'un bonnet, tenant un poisson.

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Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les sablières (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES POUTRES À ENGOULANTS.

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"Selon un schéma répandu dans maints vaisseaux des chapelles bretons, couvertes non de voûtes en pierre mais de lambris de bois, les poutres de Trémalo, de section octogonale, se terminent par des gueules monstrueuses qui semblent les avaler, justement nommées "poutres à engoulants".

L'épaisseur donné parle charpentier à la partie insérée dans le mur est destiné à pallier les effets conjugués de la vermine et de l'humidité. Cette nécessité technique conduit à l'ornement en forme de gueules où se plante l'épieu du chasseur ancestral qui maîtrise sa proie. Les symbolistes y verront l'image des forces maléfiques jugulées par les spirituelles, une conjonction qui concourt à la stabilité de l'édifice.

Ici, les figures monstrueuses des extrémités se doublent de celles qui sont sculptées dans le mitan des poutres. 

Pour ce qui est du tourillon qui pend au milieu de celle du chœur, il faut y voir une pièce faite pour suspendre un lustre qui a disparu". (Castel et Puget 2007)

Voir aussi : 

https://www.eure.gouv.fr/content/download/5106/31060/file/32%20Les%20engoulants%20des%20%C3%A9glises%20de%20l'Eure.pdf

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On admirera comment un éclairage judicieux a su le mettre en valeur.

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Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2022.

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Notez l'étayage de la charpente du bas-côté.

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Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

Les poutres (vers 1550) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven. Photographie lavieb-aile 2021.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— Association de sauvegarde

https://www.pontaven.fr/Association-de-sauvegarde-et-de

 

CASTEL (Yves-Pascal), PUGET (Catherine), 2007 La chapelle de Trémalo,  Association des amis du musée de Pont-Aven éditeur au profit de l'Association de sauvegarde de la chapelle de Trémalo, 60 pages couleurs.

Un ouvrage coécrit par Catherine Puget, ancien conservateur du musée des Beaux-Arts de Pont-Aven et Yves Pascal Castel, docteur en histoire de l'art et ancien vicaire de la paroisse de Pont-Aven, de 1952 à 1955. Photos de Michel Thersiquel

Les bénéfices de la vente de cet ouvrage serviront à la restauration de la chapelle. Cet ouvrage est le premier livre complet sur la chapelle; outre les très belles photos des sablières et des oeuvres réalisées par des peintres des XIX e et XX e siècles inspirés par la chapelle, le lecteur peut y découvrir l'histoire de la chapelle, l'étude de l'architecture et la statuaire.

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070422&article=20070422-730986&type=ar

 

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1980,  Notice sur Nizon, Nouveau répertoire des églises et chapelles,  Diocèse de Quimper et Léon Quimper, 1988

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7ef28aa3252c41c6080f5f943dd7dfa1.pdf

 

— DANIEL (Tanguy) Pont-Aven, chapelle Notre-Dame de Trémalo, Sauvegarde  de l'Art Français 

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/pont-aven-chapelle-de-tremalo/

" La voûte est couverte d’un lambris de bois, et la solidité de l’ensemble est assurée par des entraits engoulés reliés entre eux, en haut des murs, par des sablières ornées de nombreuses sculptures représentant des animaux, réels ou fabuleux, et des têtes de personnages aux expressions les plus diverses."

 

DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.), Presses universitaires de Rennes, 1997 - 385 pages, page 215.

"Dans la chapelle de Trémalo à Pont-Aven, Renart  écrase des serpents tandis que l'homme est représenté seul sur la pièce suivante, tenant des poissons à la main."

DUHEM (Sophie), 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  105-1  pp. 53-69

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

"À l'inverse, la simplification excessive du schéma originel apparaît dans les représentations où les deux sujets sont juxtaposés : à Lanvénégen et Pont-Aven (Ch. de Trémalo), où les animaux sont comprimées à l'intérieur de médaillons, les poules sont juchées sur le dos des renards" (page 63 et illustration 16 page 69 de la sablière de Lanvénégen)

 

DUHEM (Sophie), 2012  "Impudeurs et effronteries dans l'art religieux breton (xve siècle - xviiie siècle)", éditions Le Télégramme, 2012, non consulté.

 

GUEGUEN, Michel, 1997, "Pont-Aven. Nizon. Chapelle de Trémalo" in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Vol. CXXVI, , p.154-155.

— MATTE (Catherine et Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse

http://jeanluc.matte.free.fr/fichpr/pontaven.htm

"La représentation citée par S. Duhem, op. cit. p.247 note 149 n'est pas une cornemuse ." Photo Joël Jubin

MONUMENTUM

https://monumentum.fr/chapelle-notre-dame-tremalo-pa00090288.html

"Poutres et sablières sont sculptées de figures de grotesques représentant, entre autre, les péchés capitaux."

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090288

 — Ouest France, 2016. "Bilan mitigé pour les sablières"

https://www.ouest-france.fr/bretagne/pont-aven-29930/chapelle-de-tremalo-bilan-mitige-pour-les-sablieres-4434998

PERENNES, Henri, 1938, "Notices sur les paroisses : Nizon" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37, 

"Les poutres sont ornées de sablières sculptées"

http://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal juillet 2006.

https://fr.calameo.com/read/002543322996922075012

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2013.

https://fr.calameo.com/books/002543322c6a51fe49f82

 

PUGET (Catherine), 2000, "La chapelle de Trémalo en Nizon", in "Gauguin et le Christ jaune",  Musée de Pont-Aven, Pont-Aven, 31 pages. Plaquette de l'exposition éponyme  du Musée de Pont-Aven.

https://www.google.fr/books/edition/Gauguin_et_le_Christ_jaune/PKZNAAAAYAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22Guilquenquis%22&dq=%22Guilquenquis%22&printsec=frontco

— RIO (Bernard), "Le cul-bénit amour sacré et passions profanes", 25 €, aux éditions Coop Breizh,

https://www.historia.fr/voyage/les-dessous-%C3%A9rotiques-des-chapelles-bretonnes-enfin-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9s

"Il existe dans la chapelle de Trémalo, à Pont-Aven - là où Paul Gauguin peignit le fameux Christ jaune -, une surprenante bande dessinée du XVIe siècle : les poutres de la charpente sont en effet sculptées de personnages dans des positions grotesques, les uns le cul par-dessus tête, les autres tirant la langue, ouvrant des oreilles difformes ou levant les bras au ciel. Ce qui est vrai pour les hommes l'est aussi des animaux : un lapin sonnant du cor, un chien tenant dans sa gueule... un phallus. La confusion avec un os à ronger est d'autant moins possible qu'une scène similaire figure dans le choeur de la chapelle Saint-Hervé, à Gourin. Cette matière qui s'offre au regard du visiteur peut sembler anecdotique et d'autant plus incompréhensible qu'elle est absente des ouvrages d'art chrétien. Ce sont pourtant des milliers de telles scènes qui illustrent les sanctuaires de Bretagne depuis la période romane jusqu'au XVIIIe siècle."

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-aven/bernard-rio-un-autre-regard-sur-les-cultes-16-05-2015-10630805.php

https://www.letelegramme.fr/finistere/pont-aven/bernard-rio-rendez-vous-a-tremalo-en-2017-06-01-2017-11353599.php

— WIKIPEDIA consulté le 9 janvier 2022

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Tr%C3%A9malo

Divisé en trois vaisseaux par dix piliers supportant des arcs brisés, le volume intérieur est homogène, rythmé par les poutres à engoulants de la nef centrale et orné des motifs polychromes des sablières.

Les poutres sablières portant la voute lambrissée en châtaignier sont décorées de figures grotesques, masques d'hommes et d'animaux dans la tradition des images populaires. L'une des sablières montre, sculptée, un animal serrant entre ses dents un sexe masculin.

Les armoiries de Guillaume du Plessis et de son épouse Catherine de Botigneau y figurent près du chœur.


— WIKIPEDIA en consulté le 9 janvier 2022

https://commons.wikimedia.org/wiki/Pont-Aven

https://commons.wikimedia.org/wiki/Pont-Aven#/media/File:2012-09-23_Pont-Aven,_La_Chapelle_Tremalo_(6).jpg

 

— WITKOWSKI Gustave Joseph - L'art profane à l'église; ses licences symboliques, satiriques et fantaisistes. TOME 1 (1908).pdf

http://www.theologica.fr/!_Archeologie&Symbolisme/WITKOWSKI/WITKOWSKI%20Gustave%20Joseph%20-%20L'art%20profane%20a%20l'eglise;%20ses%20licences%20symboliques,%20satiriques%20et%20fantaisistes.%20TOME%201%20(1908).pdf

« Trémalo. Chapelle. — La Chronique médicale sous la signature G.-R. Dalimier, mentionne la représentation très nette y d'un chat en train de lécher un phallus », sur la corniche de la nef du côté gauche. Cet animal est perdu « au milieu des têtes d'anges joufflus chantant ore rotundo des colombes célestes et des autres accessoires ordinaires de la décoration religieuse ». L'auteur ignore si cette « troublante allégorie » symbolise un acte naturel, une perversion... ou une perversité ; il donne vraiment sa langue au chat. Bien qu'il existe une étroite affinité entre cet animal et le phallus, il peut se faire que ce chat ne soit qu'un chien qui dévore un os à ou sans moelle. « 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Chapelles bretonnes.
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 23:42

 Les vitraux armoriés (quatrième quart XVIe siècle ; XXe ; 1957) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven lors d'une excursion de la Société archéologique du Finistère.

 

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Le 26 novembre 2021, les Journées d'études de la Société archéologique du Finistère, menées par le président Yves Coativy, ont débuté par une visite du four à pain et de l'enclos mégalithique de Kerambris à Névez, et se sont poursuivies par une visite du Musée de Pont-Aven, où Daniel Le Feuvre, qui venait de publier dans le dernier bulletin de l'association une étude très approfondie des œuvres du peintre  André Joly (1882-1969), a enrichi de ses commentaires la présentation de la médiatrice.

Le soleil était déjà couché lorsque nous terminâmes la journée par la découverte, incontournable, de la chapelle de Trémalo. Nous y admirâmes, bien sûr, et à nouveau sous la guidance de Daniel Le Feuvre,  le Christ Jaune qui a donné à la chapelle sa renommée internationale. Mais pas que.

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PRÉSENTATION.

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La chapelle, qui est privée, a été restaurée en  1755,  par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, et  en 1957 à l'initiative du  propriétaire du Plessis, le  vicomte Patrice de la Villemarqué de Cornouaille. Après lui, son fils Xavier a présidé  l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, laquelle a, en 2009,  fait procéder au drainage, au rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher.

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L’intérieur de la chapelle est composé d’une nef et de deux bas-côtés. Il est divisé en six travées soulignées par des arcades gothiques. Les poutres sont sculptées d'engoûlants et et les sablières  de figures humaines et animales. Un (et peut-être deux) motifs héraldiques y sont présents.

 

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La maîtresse-vitre comportait jadis un Arbre de Jessé, déjà absent lors de la visite du chanoine  Pérennès en 1938 .  Le tympan lui-même ne conservait que quelques pièces anciennes, la seule intacte étant une précieuse Messe de saint Grégoire, et il a été  restauré et largement complété en 1957 par Etienne Scaviner, verrier de Pont-Aven.

La description qu'en donnent Françoise Gatouillat et Michel Hérold en 2005 pour le Corpus Vitrearum est brève, et ces auteurs n'avaient pas identifié les éléments héraldiques. Je m' appuierai néanmoins sur leur travail pour décrire les panneaux. Mais c'est Yves-Pascal Castel et Catherine Puget qui , en 2007, en ont décrypté les armoiries, sans doute aidée par le propriétaire de la chapelle dont le père avait commandité les panneaux récents en 1957. Leur notice est reprise en ligne sur le site municipal Pont-Aven Histoire et Patrimoine. Je me suis appuyé sur ces descriptions, non sans les vérifier et les commenter.

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Mais puisque ces verrières nous conduisent à une étude héraldique, il nous faut présenter les données connues sur l'histoire de la chapelle seigneuriale du manoir de Plessis en Nizon, et étudier les blasons sculptés à l'extérieur.

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HISTORIQUE (d'après T. Daniel et C. Puget, etc.).

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Étymologie.

— Plessis (Plessix) est la forme française de Quinquis.

Quinquis est un toponyme très fréquent, parfois sous la graphie kenkis, issu du moyen-breton kenkist "maison de plaisance" désignant à l'origine des maisons entourées d'une haie de branches entrelacées (on a rapproché le préfixe kenkis du radical gallois cainc- , "branche"). Le vieux français plesse avait un sens identique et a donné plessis, "entrelacement". Le toponyme s'applique souvent, en Bretagne, à d'anciennes mottes féodales ou castrales, dont le sommet est défendu par de fortes palissades. Pour F. Tournier, "Kenquiz, quenquis (plessis, clôture), équivalent de "haia" (enceinte faite de haies) peut dénoter aussi bien des enclosures à vocation agricole qu'à vocation défensive militaire." Mais la situation du manoir (cf. topologie) permet d'évoquer un site idéal pour une vocation défensive. Mon opinion se trouve confirmée dans un article de J. Le Goff-Ruiz 2011.

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—Trémalo.

"Du point de vue étymologique, la particule “Tré-” désigne, selon Bernard Tanguy, non une trève dépendant d’une paroisse, mais un village d’origine ancienne qui tirerait son nom d’un personnage, un certain Malo dont la silhouette se perd dans la nuit des temps. Paradoxalement, si un acte de 1653 donne à la chapelle le titre de “Notre-Dame de Saint-Malou, en laditte paroisse de Nizon”, aucune statue n’évoque ici le patron de la cité des corsaires. A moins que Malo étant bien loin, on lui ait, à une époque donnée, attribué le nom de Corentin, fondateur du diocèse de Cornouaille. Ce ne serait pas la seule fois qu’une statue ait été rebaptisée pour les besoins de la cause locale." (Castel et Puget)

Je note sur la carte IGN le toponyme Pontic-Malo ("petit pont Malo"), mais il doit être récent, n'est pas attesté sur les cartes antérieures, et doit se rattacher au nom de la chapelle qui le domine.

 

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Les seigneurs de Quinquis ou Quenquis/Plessis et le manoir de Plessis-Nizon.

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La seigneurie du Plessix à Nizon appartint successivement aux familles du Plessis, Feydau et Hersart de la Villemarqué.

"La Réformation de 1426 (pour 1427?) révèle, dans la paroisse de Nizon, l’existence des manoirs suivants : Le Quenquis ou Plessix ; Kerazret appartenant à Guillaume de la Rue Neuve ; Penboutou possédé par Yvon du Plessix ; Penisquin, à Pierre du Hautbois ; Penalen, à Jehan Penquelen. Celle de 1536 mentionne quelques autres manoirs, au nombre desquels figure celui de Rustéphan .

La réformation de 1427 sous le rapport de paroisse de Nizon mentionne "le manoir de Paubatoux (?), Yvon du Plessix, noble, et Jehan du Plessix, noble.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, est présent Maurice le Quinquis, représenté par Guillaume son fils, archer en brigandine ;

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1536 qui s'est tenue à Quimper le 10 et 11 mai est présent  Guillaume du Plessix, sieur dudit lieu, à deux chevaux et armé

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Nizon apparait : François du Plessix, sieur du Plessix, présent, dict faire corselet suivant sa déclaration .

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"Plessix (du), en breton Quenquis (du), sieur dudit lieu, paroisse de Nizon, - de Missirien, paroisse de Kerfeunteun, - de Kerfrez  [39], paroisse d’Ergué-Gabéric, - de Kerminihy et de Penbuel, paroisse d’Elliant, - de Kervidal, paroisse de Tourc’h.

Ancienne extraction., réf. 1669, huit générations, références et montres de 1426 à 1562. dites paroisses, évêché de Cornouaille.

D’argent au chêne de sinople englanté d’or ; au franc canton de gueules, chargé de deux haches d’armes adossées d’argent en pal.

-Yves, vivant en 1427, épouse Marie de la Villeblanche.

La branche aînée fondue en 1690 dans Feydeau, puis Hersart ; la branche de Missirien fondue dans Autret ; la dernière branche fondue dans la Marche.

Le sr de Kerhouaz, paroisse de Lesbin-Pontscorff, débouté à la Réformation de 1671.

Le sr de Penfrat, débouté au conseil en 1700.

Pol Potier de Courcy édition de 1895, tome II, page 397. Correction 2005"  https://www.tudchentil.org/spip.php?article738

 

Remarque.

Les armoiries des Quenquis figurent sur la baie 107 de la cathédrale de Quimper où se voit un chanoine qui les porte. Il s'agit de Pierre de Quenquis :

 

 

Pierre de Quenquis fut reçu chanoine de la cathédrale le 20 janvier 1415. Il décéda en 1459, et son tombeau fut placé dans la chapelle Saint-Corentin ( depuis, chapelle Saint-Paul).   Ses armes sont aussi sculptées sur l'un des deux écussons des clefs de voûte du bas-coté nord de la nef, et en deux écussons accolés, à la naissance de la voûte du porche du  portail nord. 

https://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper-vi-la-baie-n-107.html

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Généalogie (des aînés) de la famille du Plessix : https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

  • Yves du Plessix x Amice de la Villebranche [Montre 1427]
  • Maurice x Clemence Kergoet [ décédés en 1502]
  • Guillaume I x Constance Kerjequel [Montre 1481. Lui ou son fils :Montre 1536]
  • Guillaume II x Marguerite du Rinquier du Poulguin (fille de Louis du Rinquier et Louise Didoueget). Ils fondent l'actuelle chapelle de Trémalo, datée de 1550.
  • François I x Marguerite Le Glas (décédée en 1582). [Montre 1562. Existe en 1568]
  • François II x Marie Du Moulin [mariage en 1574]
  • Nicolas x Hélène Guimarho [Existe en 1602 ; Marié en 1638 ]
  • Georges-Joseph (1640-1669) x Mauricette de Bouvans . [ Marié en 1659 ; Existe en 1659]. Ils ont une fille unique Anne du Plessix, héritière, épouse en 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, cf. infra.
  • Jacques du Plessix, frère de Georges, héritier du nom. [Existe en 1669]

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Généalogie des descendants : Feydeau et Hersart :

  •  Marie-Anne du Plessix, fille et héritière de Georges du Plessix, x 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, chevalier de Malte.
  • Louis-Charles  Feydeau (1732-1786) x Marie-Josèphe Briant Du Stang, d'où
  • Jean-Marie Feydeau de Vaugien, seigneur du Plessis Nizon, officier de marine,  x  1774 Marie-Thérèse de Talhouët-Grationnaye.
  •  Marie-Ursule  Feydeau de Vaugien (1776-1847) dame du Plessis-Nizon x  9 Novembre 1798, le comte Pierre Michel François Marie Toussaint Hersart de la Villemarqué (1775-1843)
  • De ce mariage naquirent huit enfants, dont le plus jeune fut Théodore-Claude-Henri, l’auteur du Barzaz Breiz ( Plessix-Nizon 1815 - 1895 manoir de Keransquer, près de Quimperlé). Le manoir du Plessix , la chapelle de Trémalo et le Bois d'Amour appartiennent encore  à la famille de la Villemarqué. Mais  la propriété passent à :
  • Roland Eleonore Marie Cyprien Armand (Quimperlé 1861-Kermaria Pont-Aven 1937 X Jeanne Marcetteau du Brem 1867-1958
  • Patrice (1904-1959) x Anne-Marie de Grimoüard (1907-1990). https://gw.geneanet.org/fperrach?lang=fr&iz=4&p=patrice+albert+michel+armand&n=hersart+de+la+villemarque+de+cornouaille
  • Xavier de la Villemarqué de Cornouaille (-décédé au manoir de Plessis 19 septembre 2018)
  • Yann Hersart de la Villemarqué de Cornouaille

(sous réserve)

 

 

 

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Le manoir.

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Un article illustré de photos de J. Le Goff-Ruiz permet de le découvrir, avec un bâtiment rectangulaire de style classique bien éclairé par de nombreuses fenêtres et datant de la seconde moitié du XVIIe, et l'ancien manoir contemporain de la chapelle (1550), et "dont les pierres énormes servant de linteaux aux portes et fenêtres, toutes curieusement dissemblables, et où figurent quelques belles accolades" incitaient Bertrand Queinec (*) à évoquer "très facilement la réutilisation des matériaux d'un manoir primitif, peut-être victime d'un incendie". Une chapelle du début du  XIXe siècle, des écuries et un puits ancien complètent cet ensemble.

(*) Bertrand QUEINEC, 1992, page 187

 

 

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Situation : topologie.

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L'examen des cartes est, comme toujours, très utile. 

La carte IGN et la photo aérienne permettent de repérer la proximité du château (ancien manoir) et de la chapelle, reliés par une route traversant Quistilliau et Trémalo-Kerhuil en restant sur la crête. En effet, le château est à 67 m d'altitude, à la pointe d'un quadrilatère aux pentes abruptes, tracées par le cours de l'Aven et d'un  ruisseau prenant sa source vers Kerhuil (étymologie non retrouvée). Et la chapelle est à la même altitude approximativement.

Cette situation en hauteur mais dominant directement un cours d'eau est évidemment très avantageuse sur le plan militaire et  économique. Plus précisément, il permet l'établissement d'un moulin (associé aux droits seigneuriaux), "le moulin du Plessis", aujourd'hui démoli mais où un bief subsiste. Le zoom de la carte IGN en détaille l'implantation (le site Pont-Aven signale une installation de pisciculture ; cela rappelle que les seigneurs percevaient des droits sur la pêche). Ce n'est qu'un des nombreux moulins qui ont fait la prospérité de Pont-Aven.

Juste en face, un site symétrique porte le nom de Colline Sainte Marguerite, témoignant d'une ancienne chapelle et donc d'une sanctification de ces promontoires.

La situation de la chapelle est celle que je retrouve presque constamment  : point haut, proximité d'une rivière, moulin. On peut l'expliquer par les avantages économiques et politiques, ou par la reprise d'anciens cultes, les deux ne s'excluant pas. 

On peut observer la situation des ruines de Rustéphan, deuxième manoir de Nizon.

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La carte d'Etat-Major  (1820-1866) rend plus visible, par le hachurage des pentes, les reliefs et l'hydrologie. La carte de Cassini dressée en 1783, permet de repérer tous les moulins indiqués par une petite roue dentée, d'examiner la modification du paysage, et de relever les toponymes (ici : Trémalo ?) 

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Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

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"L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon  et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis  figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance.

Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche.

Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du XVIe siècle avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme." (T. Daniel)

D'après Castel et Puget citant Bertrand Quéinec I, 1992:

La chapelle était desservie par les prêtres de la paroisse de Nizon. La fabrique était tenue d'y célébrer deux messes, l'une à l'intention du seigneur de/u Plessis "le jour de Monsieur saint Marc", l'autre  à l'intention du sieur Troguidic (un patronyme qui échappe à mes recherches) à la Saint Grégoire. Ces clauses n'ayant pas été respectée, il fallut une sentence de la cour royale de Concarneau en 1624 pour obliger la fabrique à reprendre ces célébrations à l'intention du sieur du Plessis à la Saint-Marc, et à l'intention du même sieur du Plessis, héritier des Troguidic, à la Saint Grégoire.

Trémalo fondée par la famille du Plessis est considérée par eux comme leur chapelle privée où sont célébrés les baptêmes de la famille, mais cette appropriation était contestée par Charles de la Roche-Rouxe, du manoir voisin de Penanroz, qui déclarait  en 1653 "avoir le droit de faire figurer ses armoiries  dans la maîtresse-vitre de Saint-Malou en la paroisse de Nizon, comme elles figuraient depuis longtemps dans l'église paroissiale."

C'est sans doute le même différend qui entraîna un affreux scandale le 11 septembre 1661, le jour du pardon, quand un groupe de cinq gentilhommes pénétra dans le sanctuaire avec à leur tête Alain de Guer, marquis de Pont-Callec, seigneur de la Porte-Neuve en Briec. Ce dernier bondit l'épée à la main dans le chœur pour attaquer le jeune Georges du Plessis, qui aurait manqué de respect au procureur fiscal du puissant marquis. 

Tout le long du XVIIIe siècle les finances de la fabrique de Trémalo sont saines, et les revenus permettent un bon entretien de la chapelle.

Le 3 messidor an III (juin 1795), on procéda à la vente aux enchères des biens de la fabrique de Nizon, dont la chapelle de Trémalo, la chapelle Saint-André et la chapelle Saint-Maudez devenus biens nationaux. La chapelle de Trémalo, son petit placître au sud planté de trois chênes et de deux châtaigniers, ainsi que les matériaux en pierre de taille d'une croix écroulée, est adjugée pour 5320 livres au citoyen Pierre Caudan, riche cultivateur de Keramperchec et maire de Nizon. L'intention de ce dernier, dont deux de ses fils seront prêtres dont l'un vicaire à Nizon) est de rendre au culte la chapelle après les troubles. C'est après 1805 que la famille de la Villemarqué y effectue des travaux et édifie un nouveau calvaire en 1807.

Au cadastre de 1832, la chapelle est indiquée avec ses 300 m² de superficie comme propriété de la commune.

En 1852, Cyprien de la Villemarqué fait donation à la fabrique de "l'église succursale de Nizon" d'une rente annuelle pour la célébration des messes à Trémalo.

Le grand pardon était célébré à la Nativité de la Vierge le 8 septembre, et un autre avait lieu le dimanche le plus rapproché de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Plus tard on institua une troisième célébration le 15 août, jour de l'Assomption.

Le 11 mai 1932, la chapelle est classée "monuments historiques".

Le groupe de Sainte-Anne, la statue de la Vierge et le Christ Jaune sont classés "monuments historiques" à titre d'objet le 16 août 1957.

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Je note sur la base Geneanet que Trémalo figure comme lieu de décès sur les actes paroissiaux dans la deuxième moitié du XVIIe siècle pour les familles Couric ou Gouric (Pierre Coric 1630-Trémalo1690), Le Calvez, Le Du, Le Deuff, Le Tallec, Quénéhervé.

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Le pignon ouest.

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Sur le pignon ouest, sous le clocher à gables aigus, pinacles et pointe à crochets,  et au dessus de la porte cintrée flanquée de contreforts,  un ange aux ailes éployées tient un blason des armoiries de la famille des Seigneurs Plessis Nizon, fondateurs de la chapelle. La pierre étant érodée, on devine les meubles (notamment le chêne) plus qu'on ne les distingue avec certitude.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La façade sud et sa porte flamboyante.

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L’élément architectural le plus intéressant est la porte sud en anse de panier, où l'ocre rouge qui rehaussait jadis les contours du panneau d'inscription a laissé quelques traces.

L'accolade à fleurs d'acanthes et fleuron s'appuie sur deux culots qui supportent des pinacles à fleurs ampulliformes et masques.

Deux blocs de pierre, de chaque coté du fleuron, sont sculptés d'inscriptions en réserve. Leur lecture est difficile, surtout pour un visiteur qui ne bénéficie pas des meilleurs conditions d'ensoleillement et de lumière rasante (chaque inscription, comme les personnages des horloges astronomiques, ne livre son message qu'à une heure et parfois une date bien précise et la réserve aux fidèles patients et persévérants). La première, à gauche, est en lettres gothiques sur deux lignes, et on y a lu :

ALAIN AUDREN 

FABRIQUE DE CEANS

La seconde porte, sur une ligne, la date : LAN 1550. Numérotation en chiffre arabe.

La base Geneanet ne fournit aucune donnée sur ce nom AUDREN à Nizon ou Pont-Aven  avant 1743, et encore moins avec ce prénom.

C'est la lecture la plus assurée. Citons d'autres leçons : GUILQUENQUIS 1558 (renvoyant à Guillaume de Quenquis), pour la notice de l'exposition Gauguin et le Christ Jaune du Musée d'Orsay et de Pont-Aven (Puget, 2000), ou bien LAN 1556 (pour René Couffon).

Néanmoins, Castel estime que sa lecture de 1550 est "claire".

"Le “fabrique”, paroissien en charge de l’édifice, assure les rentrées d’argent et pourvoit aux dépenses. On sait, mais par ailleurs, que le recteur de Nizon, est alors Jacques Le Vescoz . Pourvu de son poste en 1549, il s’y maintient jusqu’en 1580 (“Bulletin diocésain d’histoire et d’Archéologie”, 1938, p. 47)." C. Puget.

Je me demande s'il ne s'agit pas d'une coquille pour Le Vergoz ou Le Vergos, patronyme bien plus attesté en Finistère. Mais cette hypothèse ne permet pas d'aller plus loin. Le corpus épigraphique finistérien conserve la mention d'un  recteur Guillaume Le Vergoz (Kerlaz, Sainte-Anne-la-Palud) dans les années 1653 et 1654.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile juillet 2022.

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La crossette d'angle sud-est : un lion tenant un blason.

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C'est un lion de crossette typique, avec la gueule débonnaire, la langue tirée, la crinière bouclée et la queue faisant retour sur l'arrière-train. Sa tête est tournée vers l'est, et donc vers le manoir et ses seigneurs. Mais il tient un blason bien érodé et défiguré ("démeublé") par les lichens. Y.-P. Castel y reconnaît les armes du Plessis.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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On remarque aussi ce bloc sculpté.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Nous pouvons maintenant entrer dans la chapelle et nous diriger vers le chœur.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mais avant d'examiner la maîtresse-vitre, nous remarquerons le blason intégré dans la frise des sablières, du coté gauche près du chœur.

Ce sont les armes de la famille du Plessis. Le chêne et ses glands pourraient renvoyer au nom quinquis. Le chêne est figuré par un tronc central, trois feuilles de chêne vertes, et des glands au bout de leurs tiges ou pétioles (gland et petioles rouges et non jaune d'or comme il siérait) ; ce serait alors un chêne pédonculé Quercus robur. Les deux haches en pal occupent une place un peu exagérée. Voici le modèle  :

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https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

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Castel, citant apparemment Bertrand Quéinec, décrit page 2 "les deux écussons de bois peint sur une poutre au dessus du chœur, la place d'honneur,  montrent les armes de Guillaume du Plessis et de Catherine de Botigneau son épouse." Mais je n'ai pu trouver une confirmation de ce couple. Il ajoute : "on retrouvait d'ailleurs dans un vitrail disparu les armes du même Guillaume du Plessis accolées à celles de sa deuxième épouse Marguerite du Rinquier du Poulgwin." Je n'ai pas trouvé confirmation d'un deuxième mariage de Guillaume II du Plessis.

Annotation d’un descendant de la famille Keransquer, Mikaël Ansker (comm. pers.) :

"Concernant la chapelle de Trémalo, située à Pont-Aven, le blason situé dans l’un des vitraux (d’argent à deux haches de gueules adossées), est celui des Keransker ou Kerasker. Il est donc possible qu’il y ait eut une fusion de cette famille Hersart avec les Ansquer (Ansker), primitivement propriétaires de cette terre (la donation ayant été effectuée par le duc de Bretagne afin de disperser les moines dans les grands espaces pour transmettre leur foi. Ces haches d’armes font sans doute référence à un Anscher virgiferi, cité dans le Cartulaire de Kemperlé au XIème siècle (*), et l’on sait que leurs attributs étaient, déjà au temps des Romains, un faisceau de deux haches entouré de verges."

(*) page 172.  Le virgifer était le sergent chargé des contraintes et de la recette des devoirs et rentes.  https://www.bannalec.fr/medias/2015/10/bpt6k1138272.pdf

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Les armoiries des Botigneau ou Botigno sont d'azur à l'aigle éployée d'or à deux têtes becquées et membrées de gueules . Voir la lancette B de la baie 110 de la cathédrale de Quimper où la dame de Botigneau est présenté par sainte Catherine ; Le portail sud de la cathédrale de Quimper ; ou les Dronou de Bodigneau à N.-D. du Folgoët.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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A noter cet aigle bicéphale des sablières, aux têtes becquées de gueules.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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LA MAÎTRESSE-VITRE.

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Cette baie  d' 1,80 m de haut et 1, 50 m de large comporte  3 lancettes et un tympan à 6 ajours — dont deux soufflets  et 4 mouchettes — et deux écoinçons. Elle a été presque complètement détruite, et seule le soufflet du rang inférieur consacré à la Messe de saint Grégoire, et la mouchette placée à droite représentant les Saintes Femmes au tombeau sont du quatrième quart du XVIe siècle (Corpus Vitrearum)  ou de 1550 environ (Y.-P. Castel). Les lancettes sont occupées par des vitreries à bornes modernes, et les autres ajours du tympan de tableaux héraldiques dont certains datent de 1957.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les trois ajours supérieurs.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Le soufflet du sommet.

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Le Corpus Vitrearum le qualifie "d'écu de fantaisie  (XXe siècle) sommé d'une couronne ancienne".

Ce sont les armoiries d'or à la herse sarrasine de sable de la famille Hersart de la Villemarqué qui sont placées en prééminence, témoignant du fait qu'elle est présente au Plessis depuis 1798. L'écu est  surmonté d'un casque fermé et timbré de la couronne comtale posée sur un bourrelet.

La devise des Hersart, evertit et oequat (sic, pour evertit et æquat) "Il bouleverse et aplanit", en accord avec la métaphore de la herse de labourage, n'a pas été retenue dans la restauration. 

Si on consulte en ligne les représentations de ce meuble héraldique,  on trouve très généralement la représentation d'une herse rectangulaire et quadrillée, qui ne correspond pas à ce qui est représenté ici où deux traverses se croisent comme le tipi qui sert de logo pour annoncer un camping.

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copyright wikipedia

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La herse héraldique est décrite ainsi :

HERSE SARRASINE. Ce meuble, qui prend aussi le nom de coulisse, est composé de six pals alésés, aiguisés par le bas, et de cinq traverses horizontales, jointes par des clous aux intersections, enfin, la traverse du haut est munie d'un anneau dans sa partie du milieu.

HERSE, subst. fém., meuble de l'écu, qui représente un instrument propre à renverser les terres entre les sillons sur les grains, pour les couvrir après qu'ils ont été semés.

D'après le Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason », une herse symboliserait un commandement de place forte.

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Pol Potier de Courcy écrit dans son Nobiliaire : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).Il faut retrouver les sceaux de la famille pour retrouver cette forme en X, et notamment ceux conservés au musée Dobrée de Nantes :

 

 

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-fr-eja_91840

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/collections/online-databases/sigillography/origin/bretagne/hersart-du-buron-/-breil-du-buron-du-en-eja_91843

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-/-cornouailles-de-fr-eja_91841

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron / Ferron du Quengo (De)

 

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Hersart de la Villemarqué / Cornouailles (de) :

D'or à la herse de sable. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381). / Parti, au 1 d'hermine plein, Bretagne : au 2 d'azur au mouton passant d'argent, accorné et onglé d'or, Cornouailles. (Potier de Courcy : écartelé aux 1 et 4 : de Cornouailles ancien ; aux 2 et 3 : de Kerguern ; sur le tout : d'argent au croissant de gueules, qui est Kernéau ; alias : fretté d'argent et d' azur qui est Kerguern, chargé d'un croissant de gueules qui est Kernéau; sceau 1313).

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En alliance :

Hersart du Buron / Breil du Buron (Du)

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Bréart de Boisanger / Hersart de la Villemarqué

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Ecartelé au 1 de gueules à trois fasces échuiquetées d'argent et d'azur, Cambout ; au 2 d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, du Breil ; au 3 d'azur à la croix engeslée d'or, au 4 de gueules semé de fleurs de lys d'or, Chateaubriand ; sur le tout d'or à la herse de sable, Hersart. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La mouchette supérieure gauche : du Plessis.

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Le blason des du Plessis, déjà présenté dans la sablière,  est  d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal.

"Armes pleines  d'argent à l'arbre de sinople sous un heaume empanaché  couronné et cimé d'une tête de lion : assez bien conservé (Gatouillat et Hérold)

"Sous un casque fermé, cimier au lion sur le bourrelet, lambrequins tailladés en volutes feuillagées, un détail emprunté à l’héraldique germanique : “d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi d’argent chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal. ” (Castel et Puget)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette supérieure droite.

Placé lors de la restauration, l’écu d’azur au chevron d’or cantonné de coquilles de même , 2, 1, évoque les Feydeau de Vaugien, qui ont été les propriétaires du Plessis de 1690 à 1798.

Il trouve place dans un chapeau de triomphe ancien orné de mascarons et de rubans rehaussés de bandes au jaune d'argent. Le mascaron supérieur, une femme au voile en bavoir,  est un motif typique de la Seconde Renaissance, repris très largement après la construction vers 1571 du château de Kerjean.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette inférieure gauche.

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En alliance, les armes de Guillaume du Plessis et de Marguerite du Rinquier du Poulguin de gueules au lion rampant morné d’or, fondateurs de la chapelle en 1550.  Selon Castel, un blason analogue occupait l’oculus qui éclairait l'autel de Sainte-Anne, avant qu'on le remplace par une large baie en 1755.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette centrale de la rangée inférieure : Rare vitrail représentant la Messe de saint Grégoire


 Quasi intacte, “la Messe de Saint Grégoire” est datée du 4ème quart du XVIe siècle . Gatouillat et Hérold signalent la présence de verres colorés et l'emploi de sanguine.

Le thème a joui d’une vogue prodigieuse aux XVe et XVIe siècles, pour affirmer, contre les thèses de la Réforme, la présence réelle du Christ lors de la Consécration, dans sa chair (hostie) et dans son sang (vin du calice). C'est dire l'importance du sang qui s'écoule des  plaies du Christ qui apparaît nu, sortant du Tombeau, au pape Grégoire  (540-604) qui célèbre à  la messe entre deux acolytes céroféraire (porteurs de cierge). Le Christ est  nimbé, couronné d’épines, flanc percé, mains liées, le fouet de la flagellation et autres instruments  posés à son côté. 

Selon la légende , pendant qu'il célèbre la messe, une des personnes de l'assistance doute de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Quand Grégoire se met à prier, l'assistance aurait eu la vision du Christ sur l'autel, entouré des instruments de la Passion et versant dans le calice eucharistique le sang de sa plaie au côté.. L'iconographie montre souvent le pape assistant à la messe, sans la célébrer lui-même. Le détail important est le jet de sang qui, depuis le flanc, rempli le calice. (Ici)

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Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët (1480 à 1492) . I. Le coté de la nef (Ouest).

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Maître de Flémalle (Robert Campin ?) (d'après?) La messe de saint Grégoire (dernier quart XVe siècle)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Les vitraux armoriés de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven.

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Mouchette droite de la rangée inférieure . “Visite des saintes femmes au tombeau”. Deux des trois têtes restaurées en 1957. Fragment d'un panneau réutilisé en réemploi. 4ème quart XVIe, provenant peut-être des lancettes.

Les trois femmes portant les aromates d'empressent de se rendre, au matin de Pâques, au Tombeau où leur maître a été enseveli après la Crucifixion. Il y avait là selon Luc 24:10 Jeanne, Marie, mère de Jacques et Marie de Magdala (Marie-Madeleine), qui porte le vase de parfums ou d'aromates.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les vitraux modernes.

Celui qui éclaire l'autel Sainte-Anne a été réalisé en 2013 par Charles Robert de Pluguffan, après que la baie, qui avait été bouchée au XVIIIe siècle, ne soit réouverte, et son meneau restauré.

https://fr.calameo.com/read/002543322c6a51fe49f82

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SOURCES ET LIENS.

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Association de sauvegarde

https://www.pontaven.fr/Association-de-sauvegarde-et-de

 

CASTEL (Yves-Pascal), PUGET (Catherine), 2007 La chapelle de Trémalo,  Association des amis du musée de Pont-Aven éditeur au profit de l'Association de sauvegarde de la chapelle de Trémalo, 60 pages couleurs.

Un ouvrage coécrit par Catherine Puget, ancien conservateur du musée des Beaux-Arts de Pont-Aven et Yves Pascal Castel, docteur en histoire de l'art et ancien vicaire de la paroisse de Pont-Aven, de 1952 à 1955. Photos de Michel Thersiquel

Les bénéfices de la vente de cet ouvrage serviront à la restauration de la chapelle. Cet ouvrage est le premier livre complet sur la chapelle; outre les très belles photos des sablières et des oeuvres réalisées par des peintres des XIX e et XX e siècles inspirés par la chapelle, le lecteur peut y découvrir l'histoire de la chapelle, l'étude de l'architecture et la statuaire.

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070422&article=20070422-730986&type=ar

 

—COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1980,  Notice sur Nizon, Nouveau répertoire des églises et chapelles,  Diocèse de Quimper et Léon Quimper, 1988


 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7ef28aa3252c41c6080f5f943dd7dfa1.pdf

 

"PONT-AVEN-NIZON Depuis la fusion en 1955 des deux communes de Pont-Aven et de Nizon, le territoire de la nouvelle commune comprend deux paroisses : 1. Pont-Aven - 2. Nizon. 

CHAPELLE DE TREMALO (I.S.) Dédiée à Notre Dame. Edifice de plan rectangulaire comprenant une nef de six travées avec bas-côtés. Il date du XVIe siècle ; les grandes arcades sont à pénétration directe dans les piliers cylindriques, les poutres et les sablières sont sculptées. Une inscription en petits caractères gothiques est encore lisible au-dessus de l'arcade flamboyante de la porte sud : le nom du fabrique et la date : "LAN. 1556". Des armoiries tenues par un ange sur le pignon ouest et un escalier sur le rampant sud du même pignon.

Mobilier : Maître-autel en tombeau droit, avec tabernacle surmonté d'un dais à colonnettes torses ; sacraire muni de sa porte dans le mur du chevet. - L'autel latéral sud est dédié à sainte Anne ; dans le petit retable à deux colonnes corinthiennes qui bouche la fenêtre du chevet, groupe sculpté de l'Education de la Vierge. La balustrade est encore en place. Statues anciennes en bois polychrome : Crucifix du XVIIe siècle qui a inspiré à Gauguin son "Christ jaune" (C.), groupe de sainte Anne et de la Vierge, XVIe siècle (C.), saint Etienne portant des cailloux, saint Laurent, saint Corentin, saint portant un livre ouvert, saint moine en chasuble gothique ; - en pierre blanche polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Trémalo, XVe siècle (C.).

Dans le remplage de la fenêtre d'axe, débris de vitraux anciens : armoiries, messe célébrée devant un Christ ressuscité (?).

Dans le placitre, deux croix de granit, sans sculptures, la plus grande, côté du midi, posée sur un marchepied octogonal, la petite contre le chevet. "

DANIEL (Tanguy) Pont-Aven, chapelle Notre-Dame de Trémalo, Sauvegarde  de l'Art Français 

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/pont-aven-chapelle-de-tremalo/

 

La chapelle de Trémalo, c’est la chapelle du Christ jaune de Gauguin. C’est à celui-ci qu’elle doit sa renommée, qu’on peut dire internationale : en 1889, le peintre, frappé par le caractère fruste du Christ en croix fixé sur un mur (alors) chaulé, en face de la porte d’entrée sud, en fait le sujet d’une toile célèbre (aujourd’hui conservée à l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo aux États-Unis) et, l’année suivante, reproduit cette même figure hiératique dans son Autoportrait au Christ jaune (musée d’Orsay à Paris). Cependant, avant Gauguin, bien des artistes avaient été inspirés par la chapelle de Trémalo (mais non par le Christ en croix) : l’Allemand Otto Weber vers 1863, l’Américain Frederick A. Bridgmann entre 1866 et 1871, le Français Auguste Anastasi vers 1869-1870, le Suisse Henri Girardet en 1871, l’Anglais George Sherwood Hunter en 1873, l’Irlandais Augustus Burke en 1876, l’Américain Franck C. Penfold vers 1880, la Finlandaise Hélène Schjerfbeck en 1884. C’est dire que l’édifice a séduit nombre de peintres et de dessinateurs de toutes nationalités avant 1889, et a continué à les attirer jusqu’à nos jours.

Il est juste de dire que la chapelle de Trémalo ne peut laisser indifférent, et qu’elle doit son charme particulier à son environnement naturel et au caractère à la fois simple et recueilli du sanctuaire. L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon (résidence du propriétaire de la chapelle, M. Xavier de La Villemarqué) et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis (d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal) figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance. Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche. Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du xvie s. avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme.

L’intérieur comporte une nef à six travées, séparée des deux bas-côtés par des arcades en arc brisé, à l’exception de deux qui sont en plein cintre). Les colonnes sont cylindriques (sauf une, octogonale) et à pénétration directe, c’est-à-dire sans chapiteaux, ce qui est commun dans les édifices de cette époque. La voûte est couverte d’un lambris de bois, et la solidité de l’ensemble est assurée par des entraits engoulés reliés entre eux, en haut des murs, par des sablières ornées de nombreuses sculptures représentant des animaux, réels ou fabuleux, et des têtes de personnages aux expressions les plus diverses. La maîtresse-vitre a conservé quelques éléments anciens, de la fin du xvie s., en particulier une Messe de saint Grégoire (sujet iconographique rare en Bretagne), les Saintes Femmes au tombeau, et plusieurs écus armoriés.

Le mobilier est constitué de trois autels adossés au chevet, simples coffres en bois peu ornés, séparés de la nef par une grille de communion d’un bout à l’autre du chœur. Curieusement, la statuaire ne comporte pas d’image de saint Malo, que l’on attendrait par référence au nom du lieu : au xviie s., la chapelle était appelée « Notre-Dame de Saint-Malou ». En revanche, on y trouve, outre le célèbre Christ jaune (bois, fin du XVe s., cl. M.H. 1957), des statues de bonne facture : Notre-Dame de Trémalo (en pierre tendre du Val de Loire, XVe s., cl. M.H. 1957), un groupe de sainte Anne éducatrice (Anne assise, un livre sur les genoux, et la Vierge debout à ses côtés, bois polychrome, xviie s., cl. M.H. 1957), et d’autres d’un style rustique, toutes en bois polychrome : saint Corentin, saint Laurent, saint Étienne, saint Léger, sainte Madeleine (?).

La chapelle a connu bien des restaurations depuis sa construction : on connaît celle de 1755, entreprise par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, celle de 1957, effectuée par le vicomte Patrice de La Villemarqué. En 2009 enfin, l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, présidée par M. Xavier de La Villemarqué, a fait faire le rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher. Pour le drainage de la chapelle, la Sauvegarde de l’Art français a fait un don de 5 000 € en 2008. Tanguy Daniel

— GUEGUEN, Michel, 1997, "Pont-Aven. Nizon. Chapelle de Trémalo" in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Vol. CXXVI, , p.154-155.

 

LE BIHAN (Jean-Pierre)

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17951976.html

—LE GOFF-RUIZ (Jacqueline), 2011,  le manoir de Plessis-Nizon. Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2011, pages 6 et 7.

https://fr.calameo.com/read/00254332211270b969826

 

— MONUMENTUM

https://monumentum.fr/chapelle-notre-dame-tremalo-pa00090288.html

 

—PERENNES, Henri, 1938, "Notices sur les paroisses : Nizon" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37, 

"NOTRE-DAME DE TRÉMALO Enfoui sous les arbres qui l'enveloppent de toutes parts, ce charmant édifice du xvr siècle, à clocher à jour, s'élève à l'orée du Bois-d'Amour, à un kilomètre E.N.E. de Rustéphan. ll comporte trois nefs, et douze arcades gothiques. Les poutres sont ornées de sablières sculptées, La fenêtre du chevet a encore quelques restes du vitrail, où figurait un arbre de Jessé. Le maître autel est encadré de deux statues : N.-D. de Trémalo et Saint Etienne qui porte des cailloux dans sa dalmatique. Un vieux tableau présente le Christ et deux saintes femmes dont l'une est la Madeleine. La chapelle a deux autels secondaires. L'un possède les statues de sainte Anne et de saint Laurent, l'autre celles de saint Corentin et de saint Léger. Au Sud de la chapelle se dresse une petite croix de granit. Les pardons de N.-D. de Trémalo ont lieu le dimanche après le 26 Juillet (en l'honneur de sainte Anne), le 15 Août, et le dimanche après le 8 Septembre."

http://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal juillet 2006.

https://fr.calameo.com/read/002543322996922075012

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2013.

https://fr.calameo.com/books/002543322c6a51fe49f82

Eugène Cadel (1862-1940).

En 1885, Eugène Cadel entre dans l'atelier de Luc-Olivier Merson puis, en 1886 devient l'élève de Léon Bonnat. En 1889, admis au salon des artistes français, il côtoie Messonier et Puvis de Chavannes et obtient en 1899 une mention honorable. Aujourd'hui, l'artiste es surtout connu comme illustrateur de la revue l'Assiette au beurre publiée dans les années 1900.Cette peinture sur bois, sans date, exécutée sans doute au tournant des XIXe et XXe siècles, représente l'intérieur de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven

Au premier plan, sont représentés deux prie-Dieu nimbés par la lumière du vitrail et placés sous l'arcature de la nef, et devant la table de communion. A l'arrière-plan, on remarque, sur la droite, l'autel sud surmonté du bois polychrome situé dans la niche, qui représente sainte Anne et la Vierge Marie. À gauche de l'autel, se trouve sur une console sculptée d'un large masque, la statue en bois polychrome de saint Léger. Tout personnage est absent de cette composition, m^me si la disposition des prie-Dieu laisse à penser qu'ils viennent d'être occupés ou qu'ils le seront bientôt. Ce site d'inspiration a été peint par de nombreux autres artistes, tels que Pierre-Eugène Clairin, Emile Jourdan ou Otto Weber, dont les œuvres sont exposées au Musée de Pont-Aven.

Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Directrice des équipements culturels CCA, Conservatrice en chef du Musée de Pont-Aven et du Musée de la Pêche de Concarneau.

« Chapelle de Trémalo », Eugène Cadel, Huile sur panneau Ht : 22 cm, L:27 cm. Don des Amis du Musée de Pont-Aven. Collection du Musée de Pont-Aven

 

— POUDOUVRE.over-blog.com

http://poudouvre.over-blog.com/2021/07/quelques-notes-sur-les-possesseurs-de-la-seigneurie-du-plessis-nizon.html

PUGET (Catherine), 2000, "La chapelle de Trémalo en Nizon", in "Gauguin et le Christ jaune",  Musée de Pont-Aven, Pont-Aven, 31 pages. Plaquette de l'exposition éponyme  du Musée de Pont-Aven.

https://www.google.fr/books/edition/Gauguin_et_le_Christ_jaune/PKZNAAAAYAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22Guilquenquis%22&dq=%22Guilquenquis%22&printsec=frontcover

 QUEINEC (Bertrand ), 1992, Nizon Histoire d'une paroisse rurale tome I page 187

— TOURNIER (Fanny) 1993, Les fortifications de terres médiévales à l'est du Trégor (Côtes d'Armor)

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/4088d3a60b94617a5772717738dc2e64.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Chapelles bretonnes. Vitraux
16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 18:01

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.

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Voir, du même sculpteur :

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Et du Maître de Brasparts, qui s'en rapproche :

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Sur les Credo apostoliques :

 

 

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Situation.

Elle correspond, à 125 m. d'altitude, à la source d'un ruisseau qui se dirige vers l'ouest pour se jeter dans le Steir.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.065465&y=48.077798&z=16&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

Les cartes de Cassini et d'Etat-Major montrent mieux ce relief et ces rapports avec l'hydrographie.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.080032&y=48.083815&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap

 

Toponymie : Kilinenn

A. Deshayes renvoie, pour Quilinen, à Quelenen :  correspondant au gaulois Celynen, sans doute dérivé de Celyn, "houx" en gallois. Il indique la graphie Quillynen en 1540. Pour l'auteur de l'article Wikipedia "Selon une légende apocryphe, le nom Quilinen proviendrait de "Ki (chien en breton) ar linen (ligne en breton)" car un chien aurait déplacé une ligne tracée au sol pour dessiner le plan de la future chapelle. Bernard Tanguy, dans son "Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère" écrit que le nom "Quillinen" correspond à celui du saint gallois Celynin, honoré à Llanpumsaint, dans le Carmarthenshire, également honoré à Saint-Quilinan-Bihan, à Louargat (Côtes-d'Armor)."

Matériau.

Le calvaire est entièrement en granite (leucogranite sous réserve).

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Datation.

Elle est incertaine. La chapelle elle-même est attestée dans les sources dès 1495 mais elle porte les armoiries épiscopales et la devise  de  Jean de Lespervez, évêque de Quimper de 1451 à 1472.

Y.-P. Castel donnait, en 1980, pour le calvaire la date du début du XVIe (Atlas), mais s'est prononcé ensuite pour une datation plus précoce "au milieu du XVe siècle"...,  "vers 1450" (Vidéo RCF. Rivages), en se basant sur l'absence de l'emploi du kersanton, alors que ce matériau est présent, associé au granite, à Tronoën (1450-1470). Cette hypothèse est reprise par D. Kernaleguen, qui en juillet 2019 (après la restauration du calvaire achevée en janvier 2019, et les recherches qu'elle engendra) indique une datation vers 1450.

 E. Le Seac'h donne la date vers 1500 pour les quatre calvaires du Maître de Quilinen (Quilinen, Motreff, Mellac et Saint-Hernin). Quelque soit la date adoptée, l'unité stylistique de ces quatre œuvres est indiscutable et suppose qu'elles se rassemblent dans un créneau temporel étroit.

Ces caractéristiques stylistiques très fortes de ces  calvaires peuvent-elles suggérer des datations ?

a) les anges hématophores . On les trouve dès 1450-1470 sur le calvaire de Tronoën.  Y.-P. Castel  qui en dénombre une quarantaine d'exemple entre le XVe et le XVIe siècles y voit l'influence des Franciscains par le culte des stigmates de saint François et de la prédication des frères mineurs centrés sur la croix. Or l'établissement des Recollets en Finistère date de 1458 (couvent de Cuburien à Saint-Martin des Champs) et de 1507 (Notre-Dame-des-Anges à Landéda). Mais la dévotion au sang du Christ s'écoulant des plaies dans le milieu monastique médiéval est bien plus ancien, comme le montre la Crucifixion de Giotto peinte en 1320, ou celle des fresques de l'Arena de Padoue (1303-1306), où des anges recueillent le sang en voletant. Voir mes commentaires sur le Puits de Moïse de la Chartreuse de Champmol (vers 1400). 

Une enluminure de la Somme du roi datant de 1464, montre Isabelle Stuart, duchesse de Bretagne,  agenouillée avec ses filles devant la Vierge de pitié, à laquelle elle est présentée par saint François : elle reçoit l'onction du sang des plaies du Christ, car sa poitrine est sur le trajet des lignes rouges sui réunissent un séraphin crucifix, et les stigmates du saint.

https://www.lavieb-aile.com/2020/11/devotion-franciscaine-aux-plaies-du-christ-a-la-cour-ducale-de-bretagne-au-xve-siecle-l-exemple-d-isabelle-stuart.html

C'est ce culte qui s'exprime par le fameuse oraison Anima Christi ...Sanguis Christi inebria me, Aqua lateris Christi lava me, attesté depuis le XIVe siècle dans de nombreux Livres d'Heures pour sa récitation à l'elevacion du corps Nostre Seigneur. Un exemple breton est trouvé dans le Livre d'Heures de Madeuc de Guémadeuc, vers 1500 (J. L. Deuffic, Le livre enluminé en Bretagne), juste après l'enluminure de la Messe de saint Grégoire (f. 121), représentant le miracle par lequel un jet de sang jaillit du flanc du Christ peint sur le retable et remplit le calice posé sur l'autel. (voir un exemple ici)

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b) les livres-ceintures ou livres-aumônières de saint Jean et de saint Barthélémy. Ils sont utilisés au XVe siècle avant leur déclin au XVIe.

c) les détails des costumes. Ce sont eux qui ont permis d'affiner la datation du calvaire de Tronoën. Mais ici, hormis le costume des marmousets qui pourrait nous éclairer, mais ici, nous n'avons ni soldats, ni bourreaux ni personnage civil en costume d'époque.

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C'est, dans tous les cas, l'un des premiers calvaires de Bretagne.

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Dimension.

Hauteur : 6,50 mètres.

 Côtés du triangle de base : 5 mètres.

 

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Numérologie ternaire ou binaire.

Base triangulaire dans laquelle s'inscrivent deux triangles formant une étoile à six branches.

Trois fûts : le fût central et ceux des deux gibets.

Trois sections successives pour le fût central : carrée (4 = terre), octogonale (8 = transition) et ronde (1 =ciel).

Deux groupes successifs  de trois marmousets avec leur trois écus.

Trois fois quatre apôtres au premier étage

Trois saints personnages au troisième étage

Trois saints personnages au quatrième étage.

Mais au sommet deux faces de la Rédemption : Mort et Résurrection.

Coiffées par une unique banderole pliée.

 

 

 

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La typologie et la succession chronologique des calvaires de Basse-Bretagne aux XVe-XVIIe siècles.

On nomme calvaire les croix qui adjoignent au Christ crucifié  la Vierge et saint Jean, ou bien les deux larrons.

On peut distinguer les petits et les grands calvaires.

Parmi les 15 grands calvaires bretons,  il est classique de distinguer  7 calvaires monumentaux (Tronoën, Pleyben, Plougonven, Saint-Thégonnec, Plougastel-Daoulas, et Guimiliau,  tous en Finistère, ainsi que Guéhenno en Morbihan). Les autres grands calvaires sont selon Y.-P. Castel p.113  ceux de Kerbreudeur à Saint-Hernin,  de Quilinen, de Cléden-Poher, de Lanrivain, de Saint-Venec à Briec, de Kergrist-Moëlou, et enfin de  Senven-Lehart. 

Le seul Finistère compte près de 3300 croix et calvaires (Atlas) et leur décompte chronologique n'est pas disponible. Les premières datations fiables sont celles d'une croix du cimetière de Scaer en 1400 et d'un petit calvaire de Saint-Gilles en 1409. Y.-P. Castel signale " Les inscriptions du XVe siècle, ne sont guère plus nombreuses. Dater les sculptures de ce siècle se fera par l'analyse des styles. Ainsi se reconnaissent les croix en granit dites du Maître de Tronoën naguère appelé atelier de Scaër. Au XVe siècle se rattachent aussi un certain nombre de sculptures dues à l'atelier du Folgoët, dont les croix se reconnaissent aux fleurons feuillagés parfois assortis d'un dais sommital. Au début du XVIe siècle, éclot la formule du petit calvaire classique, avec ses fleurons-boules, ses statues géminées, ses inscriptions nombreuses, 143 croix et calvaires datés pour le seul Finistère, un chiffre qui augmente légèrement pour le XVIIe siècle avec 156 dates. La chute du XVIIIe siècle, avec 53 croix datées en Finistère, n'en est que plus spectaculaire. "

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Néanmoins,  en s'appuyant sur les travaux de Castel (1997) et  Le Seac'h (2014),  la production de calvaires des XVe au XVIIe siècle en Basse-Bretagne peut être tracée à très gros traits ainsi  :

 

— Les calvaires de l'atelier ducal du Folgoët (1423-1509) : Chapelle de Rumengol (kersantite, 1433-1157) ; Le Folgoët (kersantite, v. 1443), Plomodiern (kersantite, v.1433-1457).

— Les calvaires sous l'influence de l'atelier du Folgoët : église d'Argol (kersantite), église Notre-Dame de Châteaulin (kersantite entre 1450 et 1500), Plougoulm (kersantite, XVe), cimetière de Sibiril (kersantite, XVe).

— Le calvaire de Tronoën (granite, rare kersantite) (vers 1450-1470) et les calvaires du Maître de Tronoën dont Kerbreudeur à Saint-Hernin, Béron et Le Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, Le Moustoir (22), Croas-an-Teurec à Saint-Goazec ; Les calvaires du suiveur du Maître de Tronoën (XVe) à Guengat, Croas-Guernévez à Quéménéven, église de Quéménéven, et Langonnet (56)

— Les  4 calvaires du Maître de Quilinen (v.1500) à Quilinen en Landrévarzec (granite), Motreff (granite), Mellac (granite et grès arkosique), Saint-Hernin (grès arkosique) ainsi que la croix de Lothey.

— Les 5 calvaires à maces (massif d'implantation)  triangulaires outre celui de Quilinen : à Saint-Vénec en Briec,  Kergoat à Quéménéven (fin XV-déb. XVIe),  Trois-Fontaines à Gouezec et Confort-Meilars.

— Les 3 calvaires, très inspirés de ceux du Maître de Quilinen, mais utilisant le kersanton, du Maître de Braparts vers 1490-1520) à Brasparts, Loqueffret et Croas Keranguen à Plouénan.

— Calvaire de Saint-Maudez à Edern (XVe)

— Les calvaires du Maître de Laz (v.1527) à Briec, Laz, et Saint-Hernin.

— Les calvaires (kersantite) de l'atelier Prigent de Landerneau (1527-1577), dont Pleyben et Plougonven.

— Les calvaires du Maître de Lanrivain (V. 1548)

— Les 3 calvaires du Maître du Moustoir (v.1550)

— Calvaire de la chapelle N.-D. du Traon à Plouguerneau (1511)

— Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lan (1537), et de Lesquelen à Plabennec 

— Calvaire de Camaret  (1538)

— Calvaire de la chapelle Saint-Eloy de Plouarzel (v.1548)

— Calvaire de Guéhénno (1550)

— Calvaire du cimetière d'Ergué-Gabéric (1553)

— Calvaire de la chapelle de Kerdévot en Ergué-Gabéric (XVIe)

— Calvaire de Kergrist-Moëlou (1578)

— Calvaires de Rungléo à Logonna-Daoulas (v.1578) et de Le Tréhou.

— Les calvaires du Maître de Saint-Thégonnec (1550-1610)

— Les calvaires de l'atelier du Maître de Guimiliau (1575-1589)

— Les calvaires (kersantite) du Maître de Plougastel (1570-1621)

— Les calvaires  (kersantite) de l'atelier landernéen de Roland Doré (1618-1663) dont  Senven-Léhart, vers 1630.

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L'essentiel est d'abord de  visualiser l'emploi de trois matériaux, la kersantite majoritairement autour de la rade de Brest et de la vallée de l'Elorn (Landerneau), le granite et leucogranite ailleurs et notamment en Cornouaille, et le grès arkosique limité au bassin de l'Aulne en amont de Châteaulin.

Puis, pour situer le calvaire de Quilinen, de remarquer que sa datation estimée le place parmi les premiers tandis que sa taille incite à le comparer à celui de Tronoën à Saint-Jean-Trolimon.

Nous le plaçons à l'intersection de trois sous-ensembles :

-chronologique : 2ème moitié XVe.

-stylistique : "maître de Quilinen"

-conceptuel : maces triangulaires.

 

 

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VUE GÉNÉRALE.

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La composition est marquée par une réduction de taille des statues en allant vers le haut : les apôtres sont plus grands que le Crucifié.

Un banc fait la transition entre le soubassement et le massif.

Deux triangles sont superposés, le premier plus large que le second, et  leurs sommets sont opposés les uns aux autres pour former une étoile. 

Le point de vue sur la face principale et occidentale, celle qui est privilégiée dans un calvaire car le Christ en croix y apparaît, est occupée par un arbre volumineux. La face opposée, celle du Christ ressuscité, est visible depuis la route par laquelle arrive le visiteur. Mais la structure en étoile brouille cette vision bipolaire, et pour observer le monument, il faut tourner pour se présenter successivement sur l'une des six faces du double triangle. Et pour constater que les pointes des triangles, qui s'avancent telles des proues, sont souvent de meilleurs points d'observation que ces faces.

Ces déambulations nous font sentir physiquement que ce calvaire est animé d'un dynamisme remarquable.

 

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Commençons par le coté ouest, devant la base du premier triangle. Nous avons devant nous quatre apôtres du Credo (Pierre et André à droite), plus haut la Déploration, un peu décentrée, et plus haut encore deux groupes de saintes femmes et enfin le Christ en croix,  orientés vers notre droite.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe nord-ouest du triangle inférieur du monument.

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Aucun personnage n'est orienté sur cet axe, mais il prend la croix en enfilade, et le visage du Christ est tourné vers nous.

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Le calvaire de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.

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Le coté nord-est du triangle inférieur.

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De ce point-de-vue, quatre apôtres nous font face, ainsi que la Vierge à l'Enfant.

 

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe est du triangle inférieur du monument.

Nous faisons face désormais, au sommet du calvaire, au Ressuscité. La règle qui veut que la Résurrection soit tournée vers l'Orient, signe de lever du soleil et du renouveau, est respectée.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La base sud-est du triangle inférieur, le long de la route.

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Nous nous trouvons devant quatre apôtres, dont Jacques le Majeur à gauche et Jacques le Mineur à droite. Notre regard, qui suit l'axe de la pointe du triangle supérieur, prend la croix en enfilade.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe sud du triangle inférieur du monument.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Sur le plan strictement descriptif, nous avons un calvaire à 47 personnages (en incluant anges et marmousets) disposés selon la succession horizontale suivante :

1er étage ou double triangle inférieur : les 12 Apôtres (sur 2 niveaux) sur 12 "marmousets" ou "cariatides",

2ème étage ou Triangle supérieur : la Déploration à 4 personnages,

— Fût central à section carrée, puis octogonale, interrompue par une danse de 3 marmousets tenant des écus et formant console pour les statues du 1er étage.

3ème étage : Fût central à section ronde, entouré de trois statues féminines en ronde-bosse de la Vierge à l'Enfant, de Marie Jacobé et Marie Salomé.

4ème étage : après  une nouvelle danse de 3 marmousets tenant des écus et formant console sur le fût cylindrique, trois nouvelles statues, celle de la Vierge et  saint Jean  (face à l'ouest) et de Marie-Madeleine (face à l'est).

5ème étage séparé du précédent par un disque évasé ; le fût forme la croix du Christ crucifié, tourné vers l'ouest, entouré de 2 anges recueillant son sang, tandis que le Christ ressuscité montre la plaie du flanc du coté est. Les deux statues sont taillées en haut-relief dans le même bloc qui forme le fût.

De chaque coté et ne dépassant pas le niveau du 3ème étage, les croix du Bon et du Mauvais Larron avec deux marmousets à leur base.

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Par rapport au calvaire de Motreff,  dont la disposition ascensionnelle et à étage est proche, nous trouvons un élément absent (saint Michel terrassant le démon), mais un développement considérable puisque nous passons de 16 personnages à 47 , avec l'introduction des 3 Marie du 3ème étage, et surtout des 12 apôtres avec leurs marmousets-consoles, sur un large soubassement en étoile.

En outre, une différence mineure mais loin d'être minime est la présence, autour des apôtres, de nombreux banderoles, dont les inscriptions, aujourd'hui perdues, ne peuvent être sous-estimées.

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Pour expliquer ce changement et cette ampleur du programme,  l'hypothèse pourrait se discuter que les calvaires de Mellac et de Motreff (qui partagent avec celui-ci tant d'éléments stylistiques qu'ils sont attribués au même sculpteur) aient précédé celui de Quilinen qui en est l'aboutissement spectaculaire.

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Je pose aussi l'hypothèse d'un changement d'orientation théologique. Les deux premiers étaient consacrés à la Passion et incitaient les fidèles à la compassion et à la conversion du cœur devant les souffrances du Christ, à la participation émotionnelle avec le chagrin de Marie, Jean et Marie-Madeleine, et à une méditation mystique sur le sang versé pour la Rédemption de l'Humanité. Des thèmes très présents, on l'a vu, dans la tradition monastique médiévale.

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La nouveauté principale, l'introduction des 12 Apôtres, incite à voir ce calvaire comme un Credo Apostolique, c'est à dire l'énonciation des 12 articles du Symbole des Apôtres exposant les vérités de la Foi et le résumé de l'Histoire du Salut. Si on en doutait, (puisque les 12 articles, attribués chacun à un apôtre, sont effacés), on se reportera aux autres grands calvaires triangulaires, et notamment à celui de Saint-Vénec, dont les statues portent sculptés sur des phylactères les articles en question (les autres calvaires triangulaires sont ceux de Trois-Fontaines en Gouezec, aux 12 niches désormais vides, et de Confort-Meilars, où les statues des apôtres aux phylactères ont été transférés sur la façade occidentale de l'église).

"Calvaires aux apôtres et. .. non point apôtres au calvaire, car sur la colline du Golgotha, Jean fut le seul des Douze à braver le cordon des soldats et des gardes. L'envoi en mission des apôtres et leur martyre leur donneront le droit de figurer sur les calvaires. L'Esprit de Pentecôte balayant les peurs, la tradition les montre portant chacun au Monde un des articles du symbole des Apôtres, le condensé de la foi chrétienne. Carhaix, Plouhinec, Melrand, accrochent ainsi douze masques le long de leurs fûts. Pléchâtel accorde aux apôtres une figuration en pied dans douze niches ogivales soulignées du nom qui les désigne sans erreur. À Quilinen, leur taille grandit et Saint-Vennec grave sur chaque phylactère un article du Symbole. Ailleurs, la mace architecturale réserve douze niches, souvent vides comme à Kerdévot, en Ergué-Gabéric, à Trois-Fontaines en Gouézec [et Confort-Meilars]." (Castel 1997 p.161)

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Cette hypothèse interprétative fondée sur le Credo  permet d'expliquer la présence du 3ème étage où la Nativité (Vierge à l'Enfant) introduit le dogme de l'Incarnation (et la conviction, qui n'est pas encore un dogme, de la Virginité et de l'Immaculée Conception).

Elle permet aussi, et ce n'est pas accessoire, de donner enfin une explication convenable à la disposition en double triangle en y voyant la métaphore de l'envoi vers l'Apostolat. Il faut "raconter" ce calvaire en débutant par l'Incarnation et l'Immaculée-Conception —j'y reviendrai—, en poursuivant par la Crucifixion et la Mort (Déploration), puis par la Résurrection et par Marie-Madeleine, premier témoin de celle-ci, avant de redescendre à ce qui correspond à la Pentecôte ou au temps, terrestre, de l'Église, c'est à dire à la mission confiée aux 11 apôtres par Jésus lors de son apparition : "Allez, faites de toutes les nations des disciples" (Mt 28:19) ou "Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création" (Mc 16:15) ou "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jn 20:21). Donc une lecture non plus ascensionnelle, mais de haut en bas. (Ou "ascensionnelle" par rapport à l'Ascension, qui suit l'envoi des apôtres dans Luc 24:49-51)

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La disposition des 12 apôtres sur les axes radiants de l'étoile dont le Christ incarné, mort et ressuscité est le pilier central correspond donc à l'Envoi et à l'éclatement universel du ministère apostolique, dans une inversion du concept précédent : la méditation centrifuge sur le sang versé s'inverse dans un élan centripète vers le Monde. Je prends ainsi, — sans le vouloir !—, le contre-pied de l'opinion d'Henri Quéfellec lorsqu'il écrivait : "Avec une extraordinaire puissance, il met l'accent sur la verticalité, sur le détachement d'avec le monde".

Toute croix est un omphalos, un axis mundi , un arbre-monde (et la croix du Golgotha est depuis sainte Hélène rapprochée de l'Arbre de la Connaissance) qui centre un enclos paroissial — ou le territoire d'une  communauté dans le sens du rassemblement, et lui fournit le but d'une visée commune ; mais ces calvaires stellaires et apostoliques complètent cette fonction par une incitation au départ, à l'extériorisation vers le Monde et les Autres, et — pour l'Église — à l'apostolat et l'évangélisation : un changement de paradigme qui n'eut pas de suite, mais qui s'illustre encore en constatant que toutes les statues des Apôtres, et celles des saints personnages, sont tournés vers l'extérieur selon des axes radiants (alors que les Apôtres auraient pu être tournés vers la Croix et contempler le Christ). 

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Un peu plus tard, dans de très nombreuses églises et chapelles bretonnes, les 12 statues des Apôtres portant leur article du Credo seront placées à l'entrée du sanctuaire, de part et d'autre du porche sud, comme un parcours transitionnel avant le bénitier, l'affirmation des articles de la Foi et le signe de croix allant de paire pour les fidèles.

 

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Voir ici sur ce thème du Credo apostolique, parmi beaucoup d'autres, ces articles.

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Pour présenter ma vision du calvaire de Quilinen, je le décrirai en débutant par le 3ème étage de l'Incarnation et je terminerai par l'envoi des Douze.

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LE TROISIÈME ÉTAGE : LA VIERGE À L'ENFANT ET SES DEUX "SOEURS".

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Ce troisième étage réunit, sur les consoles formées par les têtes des marmousets, trois femmes dont la Vierge à l'Enfant. Il s'agit des "Trois Marie", selon un thème médiéval associant les  Saintes Femmes des textes évangéliques et la légende de la Sainte Parenté (Légende Dorée de Jacques de Voragine, XIIIe siècle). Selon celle-ci, sainte Anne serait non seulement la mère de Marie (la Vierge), mais aussi de Marie Jacobé et de Marie Salomé.

La Vierge Marie serait née miraculeusement de la rencontre sous la Porte Dorée de Jérusalem d'Anne et de son mari Joachim, un couple frappé de stérilité ; cette conception par un baiser ou une étreinte permet à la Vierge d'échapper au Péché originel, c'est l'Immaculée-Conception, proposée par les Pères de l'Église, très en vogue au Moyen-Âge notamment par les Franciscains et à Rouen, mais combattue, avant de devenir un dogme en 1854.

Marie Jacobé serait née du deuxième mariage de sainte Anne avec Cléophas. Elle aurait épousé Alphée et aurait donné naissance à trois apôtres Jacques le Mineur, Simon et Jude, ainsi qu'à Joseph le Juste.

Marie Salomé serait née du troisième mariage de sainte Anne avec un homme nommé aussi Salomé. Elle serait la femme de Zébédée et la mère des deux apôtres Jacques le Majeur et Jean, qualifiés dans l'évangile de "fils de Zébédée".

Les Saintes Femmes des évangiles sont Marie de Magdala (assimilée à Marie-Madeleine), Marie mère de Joset et de Jacques ou Marie femme de Cophas (assimilée à  Marie Jacobé) et Salomé (assimilée à Marie Salomé) : elles sont présentes au Golgotha lors de la mort du Christ (Mc 15:40 et 15:47 : Jn 19:25) :

 

  • Mc 15,40 : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, parmi elles Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé… »

  • Mc 15,47 : « Or Marie de Magdala, et Marie, mère de Joset regardaient où on l’avait mis.»

  • Jn 19,25 : « Près de la croix se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. »

Elles sont également présentes (ou Marie de Magdala seule) au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ, et un ange leur annonce, devant le tombeau vide, la Résurrection :

  • Mt 28,1 : « Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent visiter le sépulcre. »

  • Mc 16,1 : « Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. »

  • Lc 24,10 : « Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. »

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Le terme de "Trois Marie" peut certes désigner Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, souvent représentées devant la Vierge à l'Enfant. Mais il réunit aussi (de façon non exclusive)  les "trois sœurs de noble lignage" que sont la Vierge, Marie Salomé et Marie Jacobé.

Le thème des Trois Marie est attesté à Gouezec aux Trois-Fontaines (l'une des fontaines porte le nom de fontaine des Trois Marie). 

Le vitrail de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët, daté de 1550, est consacré à la Sainte Parenté.

Une gwerz des Trois Marie est collecté par Luzel à Pluzunet en 1867 :

https://fr.wikisource.org/wiki/Chants_populaires_de_la_Basse-Bretagne/Les_trois_Marie

Des chapelles leur sont consacrées à Vitré, Bécherel ou Montsûrs.

Le culte est aussi attesté autour de Rouen au XVe et XVIe siècle (y compris sous la forme d'un Arbre de Parenté analogue aux Arbres de Jessé), ou à Bruges vers 1500 :

Ici, à Quilinen, Marie-Madeleine est placée au 2ème  étage sous le Christ ressuscité ; il semble peu logique de la reconnaître aussi dans ce groupe.

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Un emplacement charnière.

Les trois filles de sainte Anne témoignent de la maternité et de la nativité : elles débutent l'histoire de la Vie de Jésus. Les trois femmes sont présentes au pied de la Croix, puis au Sépulcre : elles sont liées aux deux scènes du 4ème et 5ème étage, la Mort et la Résurrection, ainsi qu'au 2ème étage, la Déploration.

Mais Marie Salomé et Marie Jacobé, comme mères de 5 des 12 apôtres, sont reliées aussi au premier étage, l'envoi des Apôtres.

Toutes les deux font un geste de la main droite désignant l'espace qui les sépare. 

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LA VIERGE À L'ENFANT : L'INCARNATION.

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Elle fait face à l'est, au premier étage du fût. Elle est couronnée et voilée, et porte l'Enfant sur son bras droit. Ce dernier est nu, et tient une boule dans la main droite.

Le voile est en réalité le manteau, et celui-ci descend verticalement du coté gauche, tandis que le pan droit fait retour vers le coté gauche de la taille, où il est vraisemblablement attaché par une agrafe, avant de tomber en tablier par une cascade de plis obliques.

Le visage incliné sur la droite mais légèrement tourné à gauche fait une moue triste ou dubitative, comme pour témoigner de sa connaissance du destin tracé pour son Fils. Ainsi, elle annonce déjà le niveau supérieur : la Passion.

Elle renvoie au troisième article du Credo : "il est né de la Vierge Marie".

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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MARIE JACOBÉ ?

Rien n'indique qui est Jacobé et qui est Salomé : désignons arbitrairement celle de droite comme Jacobé.

Autre hypothèse, qui est séduisante : ce serait la Vierge Marie avec ses cheveux non voilés (comme celle de l'Annonciation) et sa voisine, qui est voilée,  serait sa mère sainte Anne (dans son geste typique de la Porte Dorée). Nous restons encore dans la représentation d'une Sainte Parenté.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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MARIE SALOMÉ ?

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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CINQUIÈME ÉTAGE, COTÉ OUEST. LE CHRIST CRUCIFIÉ.

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Le Crucifié a la tête penchée vers la droite (le coté où se trouve sa Mère) mais il est aussi tourné vers ce coté, par une rotation de la jambe gauche qui avance l'hémi-bassin gauche, et se poursuit au niveau de l'abdomen (comme en témoigne la position du nombril), du thorax (par l'épaule qui est plus haute et antérieure de ce coté), et de la tête, très fortement tournée.

Les bras sont fins, les jambes sont longues et effilées, se confondant avec le fût,  avec des cuisses presque malingres. Au contraire, le ventre est rond, dilaté, et projeté en avant par la cambrure.

Les trous des plaies des mains traversent entièrement la branche de la croix, et se retrouvent visibles sur le coté opposé. Les extrémités de la croix sont aplaties et convexes en forme d'écu.

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"Les bras de la croix ronds se terminent par des fleurons en forme d’écus qui à l’origine devaient porter des armoiries peintes. On s’étonnera peut-être de voir au revers de la potence horizontale deux trous qui témoignent sans doute de quelque remontage. Le Christ est serein. Pagne serré bien médiéval, il étend les bras. Quant aux anges « hématophores » ainsi nommés parce qu’ils recueillent le sang dans des calices, celui de gauche aux deux coupes tend l’une vers la plaie du côté. Au somment de la croix, le titulus porte les lettres INRI, (initiales du motif de condamnation imposé par Pilate qui déclara devant les objecteurs : « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ! » (Jésus Nazaréen Roi des Juifs) (Jean, 19, 22). Les caractères gothiques sont en relief sur une large banderole flottante. Celle-ci se rabat sur l’arrière de la branche haute de la croix, un mouvement relativement rare qui est à ajouter aux particularités relevées sur le calvaire de Quilinen. (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le titulus.

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Il est remarquable par sa forme, qui n'est pas celle d'un écriteau placardé au sommet, mais  d'une banderole, repliée quatre fois puisqu'elle débute derrière la tête du Crucifié, se plie alors pour présenter les quatre lettres INRI en masquant le haut du fût, se plie à nouveau pour contourner le sommet et revenir du coté opposé où elle se replie une dernière fois derrière la tête du Christ ressuscité. Elle masque, de ce fait, la branche haute de la croix, et celle-ci adopte la forme d'un T, coiffé de ce voile.

Cette forme très originale se retrouve à Motreff et Mellac, ainsi qu'à Brasparts. Elle évoque un linge liturgique (le pale placé au dessus du calice de l'Eucharistie ?), ou encore ces étoffes de respect et d'honneur par lesquelles les anges portent les instruments de la Passion. Son trajet reliant la tête du Crucifié et celle du Ressuscité lui confère la valeur d'un discours théologique. Mais sa largeur et sa taille lui donne le statut d'un oriflamme, l'allure glorieuse d'un drapeau kérygmatique.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Les anges aux calices (anges hématophores).

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Ils sont vêtus d'une longue tunique dont la partie basse bouillonne en s'ancrant au fût de la croix, tandis que leur corps est stylisé en arc de cercle pour rejoindre, à l'extrémité de la traverse, la plaie de chaque main du Crucifié. L'ange de droite tend aussi un calice vers le flanc droit.

La croix avec ses deux traverses, son support,  le Crucifié, le Ressuscité, et les deux anges sont taillés dans un seul blog de granite, et on imagine la taille du monolithe initial, et la délicate tâche effectuée par le sculpteur.

Ils forment avec la croix une forme quasi graphique, comme la lettre grecque Psi, barrée.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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QUATRIÈME ÉTAGE : LA VIERGE ET SAINT JEAN (AU PIED DE LA CROIX).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge.

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La Vierge au pied de la Croix porte comme c'est l'usage le voile et la guimpe ; elle croise ses bras devant la poitrine en signe d'affliction. La bouche est concave.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean.

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La statue a perdu sa tête, mais nous pouvons l'imaginer en nous basant sur les statues homologues de Motreff et de Mellac. Comme sur ces deux calvaires, Jean porte le Livre dont il est le rédacteur (l'Évangile selon saint Jean) dans un étui qui se resserre en boule, permettant de le tenir dans une main. La ferrure de la reliure est nettement visible.

Ce "livre-ceinture" appartient au vocabulaire stylistique du Maître de Quilinen ; nous le retrouvons sur la statue de Jean comme apôtre, et aussi sur celle de l'apôtre Barthélémy.

Je renvoie à mon article sur le calvaire de Mellac pour l'étude de ce livre-ceinture.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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DEUXIÈME ÉTAGE, COTÉ OUEST. LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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Voir la Déploration plus tardive (deuxième quart du XVIe siècle) et en bois polychrome de la chapelle de Quilinen.

C'est ici une Déploration à quatre personnages que nous pouvons comparer à celles de Mellac de Motreff et de Brasparts.

Nous constatons d'abord qu'elle n'est pas orientée dans l'axe du crucifix, mais vers sa droite, dans l'axe de la pointe du triangle supérieur  ; et que les personnages sont inclinés vers ce coté. 

Nous voyons aussi que ces personnages sont debout, ou plutôt qu'ils le semblent, car la Vierge est peut-être à demi-assise sur un bloc qui est visible en se plaçant derrière le groupe (et qui peut n'être que sa robe) C'est également le cas à Mellac et Motreff et encore d'avantage à Brasparts, tandis que dans la majorité des Vierges de Pitié et Déploration du Finistère, la Vierge est assise ou agenouillée.

De ce fait, la Mère ne porte pas son Fils sur son genou fléchi, il n'est tenu (ou retenu d'une chute annoncée) que par Jean, qui tient le bras droit, par la main sans force de Marie, placée sous l'aisselle, et par Marie-Madeleine, qui tient le bras gauche. Le déséquilibre qui contraste avec la position hiératique et figée crée un effet poignant, car le Christ en chancelant ébranle le spectateur, même à son insu.

Le corps du Christ est efflanqué, le thorax aplati, les épaules rentrées, les bras décharnés, et nous retrouvons le ventre dilaté du Crucifié. La tête tombe sur le coté, et n'est qu'à peine retenue par l'avant-bras de Jean. Le visage n'est pas arrondi, à la différence de la plupart des visages de ce sculpteur, et une barbe pointue accentue cela. Les cheveux forment d'épaisses mèches devant les épaules. L'impression générale est celle d'un effondrement.

Jean, aux traits et à la chevelure nattée féminine, regarde ailleurs, en direction de Marie. 

La Vierge a, comme il se doit, la tête couverte d'un voile qui descend au dessus des reins. L'érosion du granite m'incite à être prudent dans la description de ses traits.

Marie-Madeleine a les cheveux libres, et l'image prise de l'arrière en montre la longueur. Son pot d'aromates, qui l'identifie, est bien là, aux pieds du Christ. Son élégance vestimentaire ne s'évalue bien, aujourd'hui, que par la dentelle de ses poignets.

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" Saint Jean et Marie Madeleine encadrent la Vierge qui vient de recevoir le corps du Christ descendu de la croix. Elle  s’appuie à un bloc de pierre qui se voit pour qui observe le groupe sur l’arrière entre le fût de la croix et la statue de saint Thomas. La Vierge des douleurs soutient de la main droite le corps de son divin Fils. Jean de son côté saisit de manière ferme le bras de Jésus, un geste assez peu courant dans ce genre de représentation. Quant au Christ lui-même son corps se raidit tendu tel un arc, comme si Jean et la Vierge ne se résolvaient pas à le montrer abandonné, vraiment mort, désarticulé, comme on peut le voir dans tant d’autres pietà. On admirera au passage la délicatesse des plis de la tunique de la Vierge qui se déploient en motif étoilé à l’arrière du buste du Christ." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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CINQUIÈME ÉTAGE, COTÉ EST. LE CHRIST RESSUSCITÉ MONTRANT SA PLAIE.

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Dans la logique d'une structure en spirale, échappant à la symétrie binaire et frontale, le Christ est tourné vers la droite, dès la position des pieds. Il lève le coude pour désigner de la main ouverte la plaie du coté droit. L'artiste utilise ainsi la face postérieure de l'ange de la Croix pour y sculpter l'avant-bras, puisque je rappelle que les deux Christ, la croix et les anges sont taillés dans un bloc monolithique. Le geste de bénédiction, et d'ostentation de la plaie, par la main gauche, et le visage, accentuent la rotation vers la droite. Le visage est très humain, et la bouche, quoique concave, semble sourire. Le Ressuscité porte, sous un ventre dilaté,  un pagne dont les pans et les plis se croisent au centre. Le manteau couvre l'avant des épaules et retombe jusqu'à mi-jambe. Le corps est étiré en hauteur et les jambes sont fines.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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QUATRIÈME ÉTAGE, FACE EST : MARIE-MADELEINE.

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(rappel : on trouve à l'ouest Marie et Jean au pied de la Croix)

Elle tient de la main droite le flacon d'aromate (cylindrique et à couvercle à boule) et place sa main gauche paume en avant, comme Marie Salomé précédemment. Ce geste et sa posture générale n'est pas celle de Marie-Madeleine au pied de la Croix (où elle est éplorée, les yeux levés, et où elle tord ses mains en signe de chagrin). C'est pourquoi je la place, dans ma description, après la Résurrection, et je suis convaincu que c'est délibérément que l'artiste l'a placé du coté oriental. Son geste paume en avant est celui de l'émerveillement face au Tombeau vide (comme pour Marie Salomé). On sait que Marie-Madeleine est, dans les évangiles, le Premier Témoin de la Résurrection, lors de la scène de la rencontre avec Jésus qui lui apparaît en jardinier, puis lui dit noli me tangere, "ne me touche pas". Indirectement, la paume en avant reflète cette exigence de réserve et de recul propre à cette scène.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES LARRONS SUR LEUR GIBET.

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Les larrons, les bras passés au dessus des potences en tau et les poignets et la cheville droite liés en arrière par des cordes, se tordent dans les affres de l'agonie. Comme dans les enluminures du début du XVe siècle, comme à Motreff et Mellac, et comme cela sera souvent repris sur les calvaires bretons postérieurs,  la jambe gauche est fortement fléchie pour témoigner du verset de l'évangile de Jean chap.19 mentionnant que Pilate ordonna qu'ils eurent les jambes brisées afin de provoquer leur mort : "Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l'autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes.". En effet, les suppliciés, ne pouvant s'appuyer sur leur jambes pour respirer, meurent par suffocation.

La jambe droite et les deux bras sont liées au gibet par un cordage dont le nœud parfois gancè est soigneusement détaillé.

Ils ont le crâne rasé ; ils portent une culotte à rabat formant braguette. Le Bon Larron regarde Jésus, le Mauvais s'en détourne. Il est plus contorsionné, le dos en hyperextension  ou opisthotonos.

 

On les trouve également, avec quelques différences, à Saint-Hernin et à Mellac tandis que le calvaire de Motreff ne montre plus que la base des gibets mais non les personnages.

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"Dans leur position acrobatique, le traitement du mouvement des larrons, malheureux condamnés décharnés, témoigne de l’audace de l’ « imagier ». Son habileté se joue du granite avec une virtuosité incomparable. Les corps des suppliciés se tordent, renversés par-dessus la potence du gibet, les mains liées derrière le dos. Dans le travail du sculpteur il y a aussi de la finesse. Il suffit de suivre le jeu de la cordelette au pied du mauvais larron. Elle vient avec un nœud de cabestan bien observé s’enrouler sur le gibet, et l’on voit son extrémité s’enfiler sous la boucle qui maintient le pied serré contre le fût. Quant à la cordelette de la jambe qui libérée par la douleur, se replie sur elle-même on en voit pendre les brins finement sculptés." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le Bon Larron.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.
Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le Mauvais Larron.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES "MARMOUSETS" ET LES ANGES DES DEUX NOEUDS DES FÛTS.

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Le fût est d'abord octogonal, sur deux mètres environ, puis il devient cylindrique et un premier nœud marque ce changement. Trois personnages y forment les supports des trois statues que j'ai nommé ici "les Trois Marie". Dans cette fonction d'atlantes, ce sont des petits messieurs au ventre proéminent, coiffés et vêtus comme des écuyers, et qui forment une ronde en se prenant par le poignet, les bras dressés.   Le père Castel, qui leur trouve une allure grotesque, les qualifie du terme de "marmousets", que je reprends puisqu'il est consacré. On les retrouve en leitmotiv sur les autres réalisations du Maître de Quilinen et de son successeur le Maître de Brasparts.

Un deuxième trio supporte plus haut, les statues de la Vierge, de Jean et de Marie-Madeleine. Ils sont bien différents, et leur tunique plissée sans ouverture d'encolure, ou leur sveltesse  évoque la représentation habituelle des anges, quoiqu'ils soient aptères. Ils nous présentent des écus, muets mais qui devaient être peints. 

Plus haut encore, le fût s'affine, après une virole tulipée, pour devenir la croix du Christ.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Les marmousets du premier étage.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Les anges du deuxième étage.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES DOUZE APÔTRES, UN CREDO APOSTOLIQUE. PRÉSENTATION.

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L'association des douze apôtres, placés dans un ordre canonique, avec des phylactères portés par les saints eux-mêmes dans au moins cinq cas, ou par les anges qui leur servent de supports, impose de voir ici un Credo apostolique, représentation assez réglée, depuis Saint Augustin dans les textes et depuis le XIIIe siècle en iconographie, d'une attribution à chacun des douze apôtres de l'un des douze articles du Credo, ou Symbole des Apôtres.

Les douze articles  se suivent dans un ordre immuable. L'attribution des articles est codifiée, mais on observe quelques variantes. Par contre, l'identification des apôtres par leur attribut (la clef de Pierre, la croix de saint André), quoique qu'elle soit constante pour les personnages princeps, est plus souple. L'un des documents de référence est la figure des Calendriers des bergers, accompagnée du texte du Credo. Mais ces Calendriers ou Compost ont été imprimés (et très diffusés) de 1491  à  1589 à Paris, Genève, Lyon, Rouen et Troyes, non sans des variations, voire des confusions. Auparavant, il faut rechercher les références par exemple dans les images classificatrices du Verger de Soulas BnF 9220, du XIIIe siècle, ou dans le Bréviaire de Belleville (1323-1326).

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Ce qui m'importe de souligner,  c'est que, si nous admettons la date de 1450 pour ce calvaire, il s'agit d'une présentation précoce de  ce thème iconographique en Bretagne dans la statuaire  avant qu'elle ne devienne presque la règle à partir du début du XVIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, mais en désertant les calvaires et en se transférant aux porches des sanctuaires. Quilinen pourrait être un essai, qui a été réajusté vers les porches : on passe alors d'une circumambulation à un passage entre deux rangs.

Certes, il existe d'autres calvaires à Credo apostolique : celui de Saint-Vénec en Briec, et celui de Confort-Meilars. Mais le premier possède des points communs avec Quilinen (son soubassement en étoile ; l'appartenance à la même paroisse initiale).

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Le Credo apostolique, un ars memoriae.

On regarde ces successions d'apôtres et leurs banderoles de manière différente si on comprend qu'il répond à un souci de faire réciter au fidèle, mais surtout de lui faire mémoriser et ressentir les douze articles, fondement de la Foi.

En effet, au début de la Renaissance, les théologiens et humanistes re-découvrent les techniques de mémorisations exposées, pour servir à la Rhétorique, attribués à Simonide de Céos,  dans les écrits de Cicéron, de Quintilien ou de la Rhétorique à Herennius. Il s'agit de créer des lieux ou palais de mémoire, "loci", divisés en sites que la vue retient facilement, et que l'orateur associe aux parties successives de son argumentation. Lorsqu'il doit l'exposer, il  parcourt mentalement ce monument, et revoit les images des endroits  où il a placé ses arguments. Pour cela, il faut certes un lieu, mais aussi une déambulation. Daniel Arasse, traducteur de l'ouvrage fondamental de Frances Yates, The Art of Memory (1966) a fait connaître l'importance de cette technique en peinture, non seulement comme aide-mémoire, mais pour convaincre et émouvoir. Il n'est pas indifférent à notre réflexion qu'il nous donne en exemple la Cène de Léonard de Vinci, avec ses apôtres.

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Ici, la déambulation inscrit l'image des statues dans le corps et l'esprit ( c'est cette association des stimuli kinesthésiques, voire intéroceptifs, des émotions visuelles et d'une narration  qui en permet l'ancrage, tandis que les jeunes visages et les gestes insistant des anges désignant le texte (hélas effacé aujourd'hui) des banderoles y associe les fondements de la foi en "formulettes" mnésiques.

La formule vers lequel la sculpture va évoluer, celle du franchissement d'un seuil, entre les deux rangs de six apôtres des porches, chacun des personnages, et donc des arguments, occupant une niche, a du s'avérer plus puissante encore, et cela me paraît être le cas.

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LES 12 APÔTRES.

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Ils sont disposés, par deux (les apôtres sont alors adossés) à  chaque pointe du triangle inférieur, et, par statue individuelle plus haute, sur les cotés de ce triangle.

En tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

Saint Pierre, en hauteur sur la droite du coté Ouest

Saint André et Saint Jacques le Majeur, adossés à la pointe Sud-Ouest.

Saint Jean puis saint Matthieu, en hauteur sur le coté Sud-ouest.

Saint Jacques le Mineur et saint Philippe, adossés à la pointe Est.

Saint Barthélémy et saint Thomas, en hauteur sur le coté Nord-est

Saint Simon et saint Jude, adossés à la pointe Nord-ouest

Saint Mathias, en hauteur sur la droite du coté Ouest.

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Note. Seuls les saints Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Jacques le Mineur, Philippe,  et Barthélémy, sont identifiés avec certitude, et Thomas et Simon avec une bonne probabilité.

 

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Saint Pierre.

Premier article du Symbole des Apôtres : Credo in Deum patrem omnipotentem, creatorem cœli et terrae. "Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre"

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Il tient dans la main droite et contre son épaule une grosse clé dont l'anneau est losangique et le panneton savamment dentelé. Le livre (qui renvoie au Livre des Apôtres) est tenu fermé de la main gauche, tranche vers le haut.

La barbe, caractéristique du style du Maître, est, comme la chevelure, faite de boules serrées. Une autre caractéristique tient à la forme des sourcils, deux arcs très développés formant un auvent sous lequel les yeux paraissent creusés dans les orbites. Le nez des apôtres est large, épaté ; les lèvres dont les commissures sont légèrement tombantes, sont plus ou moins visibles.

Pierre est vêtu d'une robe et d'un manteau descendant si bas que les pieds (nus en principe) ne sont pas visibles. La robe est fermée par un bouton rond devant la poitrine, tandis que la fente de la manche est fermée par deux boutons ronds. Le manteau, qui ne couvre que  l'épaule gauche, revient en large pan d'où émerge le poignet gauche.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le marmouset ressemble à ceux du fût du calvaire, avec son visage très rond, ses cheveux en masses latérales, sa fonction de console, son torse dilaté et ses bras écartés. Il maintient une banderole repliée sur elle-même, et semblable à celle du titulus. Aucune inscription n'y est portée, mais il est vraisemblable qu'un texte y était peint. Mon hypothèse est qu'il s'agissait du premier article du Credo, en français ou en latin.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint André.

Deuxième article : Et in Jesum Christum, Filium ejus. "Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur"

 

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Il tient ferme à deux mains la croix en X à la croisée de laquelle pend une pièce d’étoffe (le pan de son manteau, ou plutôt la banderole portant jadis l'article du Credo).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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André est placé dos à dos  avec saint Jacques le Majeur.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La face sud-est et ses quatre apôtres.

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3. Saint Jacques le Majeur.

Troisième article : Qui conceptus est de Spiritu Sancto, creatus ex Maria Virgine. "Qui a été conçu du Saint-Esprit,  est né de la Vierge Marie "

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Il tient des deux mains son livre ouvert, ce qui l'oblige à serrer son bâton (le fameux bourdon des pèlerins de Compostelle) entre poignet et poitrine. Un autre de ses attributs est la besace, suspendue à la ceinture et timbrée de la coquille Saint-Jacques.

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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4. Saint Jean et sa coupe de poison.

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C'est bien à Jean qu'est confié le quatrième article :  Passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus est. " A souffert sous Ponce Pilate,  a été crucifié,  est mort,  a été enseveli."

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On l'identifie d'une part  car c'est le seul des apôtres à être imberbe, et d'autre part car il tient en main gauche une coupe rappelant qu'il montra ses pouvoirs en buvant, sans en souffrir, le poison que lui tendait Aristodème, grand prêtre du temple d'Artémis à Éphèse (Matthieu 20:20-24 et Marc XVI :17-18) .

La console qui soutient saint Jean est faite d’un petit personnage, le poing gauche à la hanche l’index droit montrant sur une large banderole aux souples replis, un texte lisible avant que le calvaire ne perde sa polychromie.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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5. Saint Matthieu.

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Traditionnellement, c'est Thomas qui occupe la  cinquième place, correspondant à l'article : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis. Thomas porte comme attribut l'équerre, ou (sur les Calendriers des bergers) la lance. La statue du saint que nous voyons en cinquième place ne peut pas être identifiée, en l'absence de tout attribut. D'autre part, elle peut avoir été placée ici lors d'une restauration. J'ai suivi l'identification du père Castel :

 "N°5. Saint Matthieu se distingue par le livre de son évangile et un phylactère tombant droit sur lequel jadis s’inscrivait peint quelque verset du Symbole des Apôtres." (Lubin et Castel)

Mais le livre n'est pas un attribut spécifique de Matthieu, puisque presque tous les apôtres en portent un. 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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6. Saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Le sixième article, propre à Jacques le Mineur, est:  Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis. L'apôtre occupe sa place canonique.

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L'apôtre se reconnaît à son bâton de foulon, dont l'extrémité dilatée est caractéristique. Une banderole verticale descend sur la ligne médiane.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La face nord-est et ses quatre apôtres.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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7. Saint Philippe tenant sa croix à longue hampe.

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L'article n°7 du Credo, propre à Philippe, est : Inde venturus est judicare vivos et mortuos.

Castel lui attribue  le 8ème rang. Mais une restauration a été postérieure à sa description et a modifié l'ordonnancement :

"8. Saint Philippe se tient au dos de saint Jacques, livre fermé en main droite, croix à longue haste dans l’autre. Parmi les douze apôtres du calvaire c’est le seul doté d’une coiffure. Une sorte de bonnet de toile, enserrant la tête ajustement médiéval que les personnes de qualité portaient sous un large chaperon. L’association sur notre calvaire de saint Philippe et de saint Jacques le Mineur est loin d’être fortuite. Ils sont tous deux fêtés aujourd’hui le 3 mai, alors qu’auparavant leur était réservé le 1er jour de mai. Ce léger déplacement dans le calendrier fut décrété en 1955, lorsque Pie XII déclara saint Joseph patron des Travailleurs, tenant à associer la commémoration religieuse chrétienne de la manifestation civile du fameux Premier Mai." (Lubin et Castel)

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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8. Saint Barthélémy et son couteau à dépecer.

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À Barthélémy est confié le huitième article :  Credo in Spiritum Sanctum. "Je crois en l'Esprit Saint".

L'un des éléments remarquables est le "livre ceinture", déjà commenté à propos de saint Jean. La ferrure (avec un cabochon losangique) et les nerfs du dos sont bien visibles, ce qui montre que nous n'avons pas affaire à un sac de transport (qui masquerait ces détails), mais à une étoffe de préhension intégrée à la partie haute de la reliure.

 

 

"9. Saint Barthélemy bénéficie d’une statue indépendante. Il tient en main droite le coutelas qui servit à le dépouiller de sa peau lors de son martyre. Il porte aussi un long phylactère. Le revers de sa statue, non affiné est laissé comme on dit, sous le coup de l’outil." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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9. Thomas et son équerre.

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Si on identifie, par l'équerre, l'apôtre Thomas, il devrait occuper la cinquième place et présenter le cinquième article : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis. "Le troisième jour,  est ressuscité des morts ." 

Au contraire, nous devrions trouver ici Matthieu (identifié parfois par une balance et parfois, comme dans le Calendrier des bergers, par une hache. C'est lui qui présente le neuvième article Sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, "[je crois] à la Sainte Église catholique, à la communion des saints".

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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10. Saint Simon et sa scie.

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Simon est ici à sa place, la dixième, correspondant à l'article  Remissionem peccatorum. "À la rémission des péchés"

 Saint Simon, tient en main gauche un livre ouvert. Sa droite s’appuie sur une scie qui compte une dizaine de dents. Cette scie rappelle que Simon au jour de son martyre fut scié, fermement serré entre deux lourdes planches.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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11. Saint Jude et sa hallebarde.

 Saint Jude Thaddée est également )à sa place traditionnelle correspondant au onzième article  Carnis resurrectionem, "À la résurrection de la chair".

 

 Il exhibe dans sa main droite la hallebarde, l’instrument de son supplice.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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12. Saint Mathias.

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C'est toujours lui qui termine le Credo, avec l'article  Vitam eternam. "[et à] la Vie éternelle [Amen]".

Mais comment l'identifier avec certitude ? Il tient la hampe d'un objet que je présume être une hampe (nous voyons la base du fer).

L'attribut de Mathias est habituellement la hallebarde ...

 

 

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Les anges aux phylactères servant de culots aux apôtres.

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Nous avons vu que nous devons distinguer deux types de statues d'apôtres : celles qui sont placées, par paires, à la pointe du triangle inférieur (André et Jacques le Majeur, Jacques le Mineur et Philippe, et Simon et Jude), sont plus basses. Les autres sont placées contre le massif rectangulaire.

Je leur applique la même numérotation que les titulaires.

Chacune de ces statues est posée sur la tête d' anges, mais du fait de leur disposition, il faut y distinguer là encore six qui sont taillés dans les pierres en pente du triangle, et  six qui desservent les statues plus hautes et indépendantes, et qui s'appuient sur le massif vertical du rectangle. J'indique leur numéro en chiffres romain pour le premier groupe, et en chiffre latin pour les autres.

Tous, sauf quatre, présentent des phylactères en en désignant le texte (peint et actuellement effacé) d'un index péremptoire.

Les quatre qui s'en dispensent appartiennent au premier groupe, ce sont ceux de André (II) et Jacques le Majeur (III),  Simon (X) et Jude (XI).  Ce sont des personnages en bustes, portant des aubes plissées à capuches rabattus sur la tête, et qui lèvent les deux bras pour soutenir, comme des atlantes, leur statue.

Comme ils occupent les pointes des triangles, ils forment des duos.

Au total, nous avons un ensemble de 8 phylactères, qui portaient certainement un texte peint au vu de l'insistance des anges à le désigner. Il faut y ajouter un phylactère qui ceinture le chanfrein du triangle supérieur. Et bien-sûr  les  banderoles de cinq apôtres. Le nombre total (13 ou 14) est trop élevé pour correspondre uniquement aux articles du Credo, mais cela ne me semble pas remettre en cause mon hypothèse.

Par contre, il faut — c'est évident — aller au delà d'un édifice simplement mnémotechnique et évaluer comment ces textes entrainent le fidèle à une pratique cultuelle dynamique, une procession alliant la récitation, incorporation ou manducation des paroles liturgiques et l'imprégnation émotionnelle de la participation aux souffrances de la Passion. Si on considère que tout le calvaire est pris dans ce mouvement, dans cette aspiration ascensionnelle ou cet élan spirituel, et si, comme il faut le faire, on en place le culte dans une dimension collective, on voit comme il donne une autre dimension (alors inédite) à la devotio moderna propagée par les chartreux, la lecture méditative, l'oraison et la contemplation individuelle des moines devant le Crucifix et les Plaies du Christ ou la lecture des Livre d'Heures. 

Il faudrait pouvoir y ajouter toute la liturgie chantée, l'éclairage (cierges, flambeaux), et bien-entendu la polychromie pour évaluer la puissance cultuelle d'un tel monument.

 

 

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Voici II et III ensemble, puis II, et III.

 

 

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Et voici X (sous Simon) et IX (sous Jude).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Bien qu'ils occupent la même position inclinée et inconfortable, VI (subalterne de Jacques le Mineur) et VII (celui de Philippe) s'entendent comme larrons en foire pour renoncer à se redresser, comme leurs collègues, et pour s'allonger sur la dalle tout en croisant leurs bras. 

Mais c'est pour la bonne cause :  car la couverture dont ils semblent enveloppés est un phylactère, dont ils pointent le texte de leur doigt.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Les anges à phylactères de la rangée supérieure.

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On peut les considérer par couples de part et d'autres des pointes du triangle supérieur. Chacun maintient l'extrémité repliée du phylactère contre son torse, et déploie largement l'autre extrémité avec sa main droite, en se tournant vers elle. Mais ils écartent les bras en levant les coudes, comme les marmousets du premier étage. Leur chevelure est bouclée, mais ramassée en boules latérales. Leur visage et rond et joufflu, plus encore que ceux des autres marmousets ou de tous les personnages taillés par ce sculpteur.

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Voici par exemple, vue de l'ouest, le couple 12 (Mathias) et 1 (Pierre).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le n°12.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le n°1.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le couple 4 (Jean) et 5 (Matthieu).

Ils portent des chapeaux, à bords évasés. Ils sont franchement tournés vers la droite.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le couple 8 (Barthélémy) et 9 (Thomas).

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Le n°8 porte une coiffe évasée. Notre n° 9, aux cheveux en boule,  fait exception, en tenant son texte de la main gauche.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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N°8.

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N°9

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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SOURCES ET LIENS.

 

—ABGRALL (Chanoine J.M.), 1914, Excursion archéologique du 10 mai 1914. Compte rendu, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère  tome 41 - Pages 211 à 237.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1914_0283_0309.html

"Le monument que nous avons sous les yeux est d'un intérêt tout particulier; on peut le classer comme le premier et le plus harmonieux des calvaires de second ordre; on ne peut rien imaginer de plus heureux comme groupement de person­nages et comme silhouette originale. La base est composée de deux massifs triangulaires se superposant et se compénétrant,
les angles du second correspondant au milieu des côtés du massif inférieur; et tout autour de la deuxième base, sur des culs-de-lampe en cariatides, les apôtres sont diversement étagés, pour donner plus de mouvement à l'ensemble. La plupart des cariatides tiennent de longues banderolles qui courent con­tre les parois du socle et qui ont pu recevoir autrefois des ins­criptions en couleur, mais ne portant pas de traces de gravure.
Au pied de la croix, par devant, est Notre-Dame de Pitié, tenant le corps de son fils et accompagnée  d'une des Saintes­ Femmes; plus haut, à deux niveaux différents, deux autres Saintes-Femmes et l'apôtre saint Jean. Au dos de la croix on voit la Sainte-Vierge tenant l'Enfant-Jésus dans ses bras, plus haut la Madeleine tenant un vase d'aromates, et au sommet, derrière le crucifix, Notre-Seigneur ressuscité. Les larrons, surtout celui de gauche, se tordent dans des convulsions étranges, et il y a peu de sculpteurs modernes qui auraient assez de hardiesse et d'habileté pour traiter et mouvementer les corps humains comme l'a fait le vieil imagier du XVIe siècle. Les traces de peinture conservées sur les statues, demeurées surtout plus visibles dans les replis de leurs draperies, indiquent que primitivement tout ce calvaire était peint et doré: Qu'on ne se récrie pas à cette idée. Ce n'était point un exemple isolé. Au Moyen-âge comme au temps de la vieille Grèce classique, on a aimé l'architecture polychrome.
Les temples en marbre de la Grèce étaient rehaussés d'une décoration colorée. Au XIIIe siècle, la façade de N-D. de Paris était en grande partie dorée et peinte, et pour ce qui est  de notre pays, nous retrouvons les témoins de rehauts de pein­ture et de dorure aux porches de Lampaul-Guimiliau et de Rumengol, et au portail de l'évêque Alain à l'église du Fol­goët, sans compter une foule d'autres croix ou statues extérieures."

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/landrevarzec.html

1017. Quilinen, g. 6,50 m. Début XVIè s. Massif architecturé de plan triangulaire, le sommet pyramidant, statues des douze apôtres en ronde bosse, une Vierge de Pitié. Gibets des larrons. Fût central, marmousets, Jean et la Vierge, au sommet, sainte femme, saint au livre, Marie-Madeleine. Croix, fleurons carrés, crucifix, anges aux calices, Christ ressuscité. Oeuvre exceptionnelle. [YPC 1980]

—CASTEL (Yves-Pascal), 1997,  En Bretagne croix et calvaires ... Kroaziou ha kalvariou or bro, édition bilingue Minihi Levenez, Saint-Thonan.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), LUBIN (Joël) 2013 Patrimoine du Finistère, Landrévarzec.

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_landrevarzec_quilinen.html

— CASTEL (Yves-Pascal), LUBIN (Joël) 2014, Landrévarzec. La chapelle Notre-Dame de Quilinen, Bull. Société archéologique du Finistère 133-154 ; 4

 

— CASTEL (Yves-Pascal), GARGAM (Y.), LUBIN (Joël), 2014, "Landrevarzec, le grand calvaire de Quilinen", vidéo de 20 minutes à partir de deux émissions sur RCF Rivages.

— FAVÉ (A), 1898, Un procès-verbal des prééminences à Landrévarzec et à Quilinen (1648), Bull. Société archéologique du Finistère , 14-29.

— KERNALEGUEN (Daniel), 2019, visite guidée

https://www.dailymotion.com/video/x7l6lyc

 

— MALO-RENAULT (Emile) 1907, L'art chez les Bas-Bretons, Le tour de France, tome troisième, 1907, n°40, p. 259-276 :

« Sur l'angle du mur bas, entourant le velours vert d'un carré d'herbe, [le calvaire de Quilinen ] dresse deux massifs triangulaires superposés aux plans inclinés desquels grimpent les statues des apôtres. Pierre, plus grand que les autres de toute sa tête, pour marque de son autorité, porte sur l‘épaule droite une clé géante ; André tient devant lui sa croix en X, les autres disciples dans le même mouvement  ascensionnel se groupent avec la Mère  Douloureuse et les saintes femmes autour des trois croix : tandis que courbés en arc sur le thau de leur supplice, les deux larrons sont dominés de très haut par le Maître.  Mais où le mysticisme triomphe,  c’est dans l’arrangement  des croix. En effet, si en sortant de la chapelle on regarde le calvaire, il est impossible d’apercevoir la croix du mauvais larron, elle disparaît totalement derrière la croix du Christ. Le génie de l’imagier s’est attaché à empêcher ainsi  la vision du réprouvé. Ceux qu’on nomme les Grands Calvaires : Tronoën, Plougonven, Guimiliau, Plougastel etc…nul de ces groupements, de ces grouillements de statuettes dans le Léon ou , ne vaut l’élégance hardie, l’ordonnance rationnelle du calvaire de Quilinen. Et ne faut-il pas noter à part, la grâce, flamande un peu, de la Vierge à l’Enfant appuyée au revers de la croix , la noblesse d’attitude de certains apôtres et le charme fin des petites figures à demi effacées qui leur servent de support, l’intensité de torture  qu’expriment les larrons ? Certes on ne trouvera point ici la souplesse  et la science sûre des imagiers de ou de l’Ile de France. Mais comme le sentiment remplace tout cela et comme celui qui regarde, sans mesquinerie d’analyse, se sent vite empoigné par la beauté de l’œuvre ! »

(in Charles le Goffic, 1921  L'âme bretonne édition 2017 page 113)

https://books.google.fr/books?id=B4KrDgAAQBAJ&dq=%22Mais+o%C3%B9+le+mysticisme+triomphe,+c%E2%80%99est+dans+l%E2%80%99arrangement+des+croix.%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

—MAUGUIN (M.) ) 2016, Les armoiries de la chapelle de Quilinen, alias Kilinenn, en Landrévarzec, Bull. Société archéologique du Finistère , 203-219.

 

 

— (calvaire de Quilinen) 1893, Bull. Société archéologique du Finistère 128

 

—SITE DE LA COMMUNE

http://www.landrevarzec.fr/spip.php?article25

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A PROPOS DU CREDO APOSTOLIQUE :

 

 

 

— LAFEUILLE (Jérôme), 2020... Un nouveau regard sur le jubé de Kerfons, ARSSAT n°4

— LAFEUILLE (Jérôme), Le Calendrier des bergers modèle du Jubé de Notre-Dame de Kerfons. Son interprétation à la limière du Symbole des apôtres / in Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, Vo 148, Septembre 2020 (01/09/2020)

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres in L'art religieux à la fin du Moyen-Âge en France  page 246-296

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/250/mode/2up/search/credo

— PSAUTIER DE JEAN DE BERRY, Bnf fr. 13091, 1380-1400. Enluminures d'André Beauneveu.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f16.image.zoom

— GRAND CALENDRIER DES BERGERS

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84894z/f88.item

— GRANDES HEURES DE JEAN DE BERRY  ou Horae ad usum Parisiensem , 1400-1410

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b520004510/f11.item

— BREVIAIRE DE BELLEVILLE : Breviarium ad usum fratrum Predicatorum, dit Bréviaire de Belleville. Bréviaire de Belleville, vol. I (partie hiver), 1323-1326

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8451634m/f13.image

— GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

— RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. Sculpture Credo des apôtres
10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 17:43

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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Le calvaire est placé au centre approximatif du placître, devant le porche sud (plus tardif, datant de 1589) et l'ossuaire (plus tardif également, vers 1550). En le datant vers 1500, c'est le monument le plus ancien de l'enclos, puisque la partie la plus ancienne de l'église, son porche ouest, date de 1551.

«  Au maître de Quilinen, [auteur du calvaire éponyme] on attribuera Motreff, modeste, Mellac, fortement charpenté et Saint-Hernin, rafistolé comme on a pu.

Proche de Quilinen dans le temps, moins remarquée, la manière du Maître de Brasparts, sonne plus "breton" aux yeux des amateurs, comme si la manière des autres l'était moins. Sans doute issus du ciseau du maître de Brasparts, les calvaires de Loqueffret, de Plouénan, timbré des armoiries des Kersauzon et des Keranguen, et de Vesly, dans l'Eure, étonnant sous le ciel normand, où il a été transporté il y a seulement quelques décennies. » (Castel 1980 page 125)

 

 Selon Emmanuelle Le Seac'h, qui reprend dans sa thèse les dénominations et attributions d'Yves-Pascal Castel,  le Maître de Brasparts est un sculpteur au style médiéval affirmé,  dans la veine du Maître de Quilinen (fin XVe-début XVIe). Ce dernier, aurait réalisé, vers 1500 ,  outre le calvaire à composition ascensionnelle de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec [1450 pour Castel], ceux de Motreff et de Mellac, et les larrons de celui de Saint-Hernin. Ainsi qu'une sculpture de saint Pierre à Briec-de-l'Odet, et la croix en granite du Vieux-Bourg de Lothey.

Le Maître de Brasparts aurait réalisé, lui,  outre le calvaire éponyme, ceux de Loqueffret et de Plouénan. 

Les points communs aux deux maîtres sont nombreux et convaincants. Le Maître de Brasparts privilégie également une élévation ascensionnelle avec un point de convergence se dirigeant vers le sommet de la croix, et la Crucifixion, par une sorte de démonstration théologique en image. Il reprend sous son ciseau les "marmousets" (Castel nomme ainsi les personnages vêtus en écuyer et tenant des écus au nœud du fût), si caractéristiques du Maître de Quilinen. La Déploration, le saint Michel terrassant le dragon, les larrons sur leur gibet distinctif, ou le titulus qui adopte la forme d'une bande d'étoffe repliée en M, sont des "marqueurs" iconographiques communs aux deux ateliers. Et on y retrouve aussi le Christ ressuscité montrant sa plaie, et les anges au calice. La hauteur est presque la même, 6,50 mètres à Quilinen, et 6 mètres à Brasparts. Aussi la proximité

Mais le calvaire de Quilinen serait plus ancien (Castel le date vers 1450) et il est en granite. Sa base en étoile et sa composition en spirale accueillent 47 personnages. Le calvaire de Brasparts  — qui a perdu la Vierge et Jean qui occupaient la console— ne compte que neuf personnages. Sa base est, plus banalement, rectangulaire. L'un des larrons a été remplacé par un Christ aux liens.

À Brasparts, le granite a servi pour construire le socle et l'emmarchement : le calvaire est posé sur un massif carré doté d'une table d'offrande à l'ouest, et de bénitiers sur les faces sud et nord : ce massif s'affine par des chanfreins en un socle, auquel s'intègre une Déploration (souvent désignée comme Vierge de Pitié ou Pietà). Les trois fûts sont implantés sur ce socle, de forme polygonale puis cylindrique ; le fût central, plus haut, est celui qui porte la croix.

 

 

Voir : 

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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Ce groupe rassemble autour de la Vierge et de son Fils une sainte femme, et — à mon avis — Marie-Madeleine identifiée par le pot d'aromates posé à ses pieds. C'est l'une des rares Déplorations où les personnages sont debout autour du Christ, comme trois colonnes de taille presque identiques barrées par la diagonale oblique vers le bas et la droite, du Fils descendu de la croix.

"La pietà reflète dans une raideur stoïque la douleur de la perte d'un être cher. Les trois Marie soutiennent le Christ juste après sa Descente de la croix. Entourant la Vierge, on trouve ainsi Marie Cléophas, mère de Jacques l Mineur à gauche, et Marie Salomé mère de Jacques le Majeur à droite. Toute la composition est axée sur la verticalité  et la rigueur et accentuée par l'arc de cercle que forment le corps du Christ et son bras inanimé. Au centre, la Vierge pose la main gauche sur la hanche de son fils. Son voile est rabattu sur les côtés  en forme de cornette identique à celle du Maître de Tronoën a attribué à ses représentations de la Vierge. Les deux femmes qui l'entourent portent le même voile qui leur recouvre aussi les cheveux. Les pieds dépassent à peine les robes qui forment des plis en volutes.

La femme qui est à droite de Marie est la seule à saisir le corps des deux mains au niveau du bras droit. À gauche, la sainte Femme est enveloppée dans son voile qui forme un drapé  arrondi harmonieux. Les femmes aux visages rectangulaires et stoïques expriment à travers le sérieux de leur expression toute la rudesse "montagnarde" et venteuse de la région. La douleur des femmes s'exprime par la forme étirée des paupières et le philtrum bien visible. Le sculpteur a placé une ride horizontale appelée ride du lion sur le front pour vieillir leur visage.

Les jambes du Christ sont raides; la cuisse fine et l'arête des tibias donnent une forme triangulaire au bas des jambes. Ses pieds et ses mains sont larges tout comme ceux de la Vierge et de ses parentes, les doigts bien alignés, le pouce de la main droite collée à la paume. Sa tête penche vers le sol, suivant la ligne donnée par sa main. Il porte les cheveux très longs qui retombent sur la poitrine et une couronne ainsi qu'une barbe aux motifs en œillets. Le nez est pointu. Un léger rictus, que l'on retrouve sur tous les personnages marque le visage ; les commissures des lèvres sont légèrement tombantes." (Le Seac'h)

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René Couffon rapproche ce groupe de la Déploration de Nizon, près de Pont-Aven, bien connu pour figurer sur le Christ vert de Gauguin. La datation serait du XVe, mais l'Atlas des croix et calvaires ne la précise pas.

 

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire de l'enclos paroissial de Brasparts.
Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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SAINT MICHEL TERRASSANT LE DRAGON.

 

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"Adossé au bas du fût, saint Michel terrasse le dragon. Une lance aiguisée pénètre dans la gueule béante de la bête gisant à ses pieds, les pattes arrière levées accrochées à sa jambe. On retrouve ici la représentation coutumière de l'animal fabuleux similaire à celles des crossettes et gargouilles. Les pattes sont griffues, les oreilles pointues et la gueule est entièrement recouverte de dents, même dans le fond des mâchoires, sans souci de réalisme. Le corps maigre est efflanqué est plissé tout comme la tête. Saint Michel porte une petite rondache à la main gauche. Il est chaussé de solerets aux articulations imitant le métal soigneusement sculptées. Le saint est tête nue, les cheveux se partageant en mèches à l'extrémité arrondie.

Il est présenté de la même manière qu'à Mellac et ensuite à Saint-Hernin et Plourac'h." (Le Seac'h p. 245)

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA CONSOLE  ET SES TROIS MARMOUSETS.

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J'ai déjà exprimé mon petit désaccord avec le choix du terme de "marmouset", que le CNRTL définit comme une figure grotesque décorant un culot, un support. Les personnages masculins réduits à leur buste occupent certes un support, celui de la console, mais n'ont rien de particulièrement grotesques. Le qualificatif est toujours dépréciatif, et seul le nez épaté d'un des trois écuyers (c'est là mon terme), et les ventres proéminents pourraient le justifier.

Leur visage et leur coiffure, leur tunique, leur façon de se tenir les bras entrecroisés comme dans une ronde, ou de saisir entre pouce et les doigts longs leur écu, se retrouve à Quilinen, à Motreff et à Saint-Hernin .  Ainsi que sur le calvaire d'Ergué-Armel à Quimper.

La console permettait d'accueillir trois personnages. On pense à la Vierge et à Jean, comme à Motreff, à Mellac.  Et peut-être, pour la troisième place, au Christ aux liens replacé sur le troisième fût, mais qui n'est pas de l'atelier.

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"Trois marmousets se tiennent les bras entrelacés, portant des blasons aujourd'hui muets. Ils sont vêtus de chemises boutonnées serrées sur le haut du vêtement, une large échancrure faisant bailler le tissu au niveau du ventre, avec un col large et pointu. Ils portent une coiffure identique à celle de saint Michel. Les marques des ciseaux des sculpteurs sont encore visibles ; les chevelures ne sont pas lissées. Les visages sont similaires à ceux des personnages de la pietà et de Michel. Les paupières sont étirées sur les côtés, les pommettes rondes et le sillon naso-génien creusé. Les bouches sont plus marquées que pour la pietà ou Michel et les têtes plus grosses." (Le Seac'h)

 

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire de l'enclos paroissial de Brasparts.
Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE CHRIST EN CROIX.

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"La Crucifixion présente un Christ très raide, presqu'à la verticale. Son pagne est croisé sur le devant avec les pans de tissu tombant au milieu. La tête est similaire à celle du Christ de la pietà". (Le Seac'h)

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Deux anges, dont les tuniques longues forment un demi cercle de chaque côté de la croix, recueillent le sang des plaies des mains dans des calices, aujourd'hui brisés. Celui placé à la droite du Christ recueille aussi, dans un calice bien préservé, le sang (ou plutôt l'eau) s'écoulant de la plaie causée, au flanc droit, par la lance de Longin.

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE CHRIST RESSUSCITÉ.

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"Un Christ ressuscité,  au visage semblable à celui de la Crucifixion, montre de la main droite sa plaie de côté et lève la paume gauche. Il porte un collier de barbe formé d'œillets, identique à celui qu'arborait le mauvais larron. La bouche est plus tombante, comme celle des saintes Femmes de la pietà tout comme le nez rond et écrasé." (Le Seac'h)

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Cliché Bernard Bègne, Inventaire, IVR53_20082900083NUCA

 

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Face est, détail du Christ, cliché Bernard Bègne, Inventaire.

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LE CHRIST AUX LIENS (ECCE HOMO).

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"Sur le fût gauche du calvaire, un Christ, qui n'est pas de la même main que le reste de l'œuvre, est attaché à une colonne pour la Flagellation. Les poings liés sur le devant, il tient une palme dans sa main gauche. Son visage est très différent de ceux du Maître de Brasparts. Les yeux ont l'iris creusé, les paupières sont étirées dans les angles et la bouche est entrouverte. Un manteau maintenu par une agrafe lui couvre les épaules." (Le Seac'h)

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES LARRONS.

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Le mauvais larron, vêtu d'un pagne à la braguette accentuée,  est renversé en arrière sur son gibet en T, dans une posture extrême puisque ses bras violemment écartés sont liés au fût.  La jambe gauche est liée par une corde, tandis que l'autre, brisée au dessus du genoux, devait être fléchie, comme à Saint-Hernin pour témoigner du texte évangélique de Jean 19:31-32 où Pilate ordonne qu'on brise les jambes des larrons pour achever leur agonie.

Le visage est difficile à observer. Le Seac'h indique que la chevelure est constituée des mêmes "œillets" que la barbe du Christ de la Déploration.

 

Le cliché de Bernard Bègne est excellent. On constatera, depuis,  la progression de croissance des lichens qui dégrade la sculpture.

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Cliché Bernard Bègne Inventaire. IVR53_20082900052NUCA

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Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

Le calvaire (kersanton, vers 1500, Maître de Brasparts) de l'enclos paroissial de Brasparts. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), 1904, ABGRALL, " Brasparts." Notices des paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Dans : Bulletin de la commission diocésaine d´architecture et d´archéologie, vol. I, 1904, p. 269-310. 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a9bcd85954569ead5bea76e10871c65e.pdf

BRETANIA 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/enclos-paroissial-et-eglise-notre-dame-et-saint-tugen-brasparts/1a009404-b5ab-4141-aedd-1f76c635168e

 

 

CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/brasparts.html

1 schéma, 10 photos de G. Lemoigne.

"Brasparts, église, g. k. 6 m. Début XVIe s. Base rectangulaire avec banc. Table d’offrande, appuyée au massif, bénitiers latéraux. Groupe de N.-D. de Pitié, aux trois femmes. Socle cubique, trois croix. Fût central, saint Michel en armure terrassant le dragon, console à trois marmousets, écus muets. Noeud tronconique. Croix à branches rondes, crucifix, anges recueillant le Sang, titulus, banderole volante à caractères gothiques, Christ ressuscité montrant sa plaie. Fût de droite: mauvais larron. Fût de gauche: statue du Christ attendant le supplice." [YPC 1980]

CASTEL (Yves-Pascal), Les pietà du Finistère.

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

 

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  "Brasparts", Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/2508776b54549a17f3c01de1b578a15c.pdf

 

DOUARD (Christel) 2008, dossiers IA29003243 et IA29003235 de l'Inventaire

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-basparts/73f9dcb1-6153-45b7-a720-5532e87dffd2

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-croix-monumentales-et-calvaires-sur-la-commune-de-brasparts/49fc26c6-8ad1-40fa-afac-d96a3ecf2d76


 

Le calvaire semble dater globalement du début du 16e siècle. Il a été remanié à plusieurs reprises (remontages, déplacements ou pertes d'éléments).

Le calvaire de Brasparts est difficile à appréhender à cause de remaniements successifs et de probables assemblages de parties sculptées ne provenant peut-être pas toutes de l'oeuvre initiale. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour savoir si les parties sculptées proviennent d'un seul atelier. La représentation de saint Michel terrassant le dragon est en rapport avec la chapelle éponyme (aujourd'hui en Saint-Rivoal). Remarquables et oeuvres d'un ou de plusieurs artistes confirmés, les parties sculptées, et plus particulièrement la scène associant l'iconographie de la Descente de croix, de la Vierge de Pitié et de saint Michel, se comparent, entre autres, aux calvaires de Saint-Hernin, de Nizon (Pont-Aven), de Mellac ou de Quilinen (Landrévarzec).  

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes, pages 244 à 245.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f468824166f13.80641366/2015_30.pdf

— STANY-GAUTHIER (Joseph), 1950, Les calvaires bretons.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. Sculpture Déplorations
5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 15:46

Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église Notre-Dame et Saint-Tugen de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés : à attribuer au Maître de Plougastel ?

 

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Voir :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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En 1904, le chanoine Jean-Marie Abgrall  voyait dans ce porche sud de Brasparts un exemple des porches mixtes, encore gothiques et déjà Renaissance, après celui de Lampaul-Guimiliau en 1533, les porches ouest de L'Hopital-Camfrout et Rumengol (1537), et de Daoulas en 1566.

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René Couffon développa cette réflexion, et place ce porche de Brasparts parmi ceux qui, dans le Léon et Nord Cornouaille, témoignent de l'influence d'un "atelier de Kerjean" qui diffusa les modèles architecturaux et ornementaux de la Seconde Renaissance d'abord au château de Kerjean après 1571, puis pour le porche de Lanhouarneau en 1582. Ce style classique se distingue par ses colonnes cannelées et baguées à la française (Philibert de l'Orme), ses volutes affrontées, ses termes et supports anthropomorphes (cariatides), ses agrafes en longues volutes cannelées, ou ses couronnements par dôme et lanternons. Il en donne une vingtaine d'exemples, mais il crée une rubrique spéciale pour les porches de même facture, mais dépourvus de colonnes à la française, à la tête de laquelle il place Brasparts.

Pourtant auparavant, l'atelier des Prigent (Landerneau 1527-1577) avait déjà introduit dans ses porches gothiques des motifs ornementaux Renaissance, comme des rubans formant accolades, et des dais à coquille des niches et bénitiers. Ce sont ces coquilles qui sont reprises ici au dessus des têtes des apôtres.

À Brasparts, l'examen du porche ouest, datant de 1551, permet la comparaison de sa facture entièrement gothique avec celle du porche sud de 1589.

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Si la visite d'un porche peut susciter de l'intérêt, c'est bien dans cette perspective de l'Histoire de l'art, avec le souci (ou plutôt le plaisir) d'y reconnaître les courants, nationaux ou locaux, la reprise des motifs, des traits stylistiques de tel ou tel atelier.

Cet intérêt est renforcé par des petites énigmes (identification des apôtres par exemple), et par des figures qui sortent de la tradition religieuse et introduisent la dimension imaginaire ou fantastique, comme ailleurs sur les sablières et les crossettes, c'est à dire en situation marginale. La frise des supports figurés va combler les amateurs. Le plaisir sera décuplé par la comparaison de cette frise avec ses homologues, par exemple à Bodilis, Guimiliau, ou Guipavas .

Mais  à la jonction entre histoire de l'art et histoire des religions, le Credo des apôtres de ce porche permet d'enrichir l'iconographie de ce thème, d'en préciser les attributs apostoliques, ou les vêtements.

Enfin les deux inscriptions stimulent la curiosité des épigraphistes, mais ne permettent pas de résoudre les interrogations qu'elles suscitent, hormis, mais c'est capital, de nous fournir la date d'exécution de cette série d'apôtres, en 1592.

On n'oubliera pas d'intégrer les peintures murales de la voûte, présentées dans le précédent article, dans un regard global de compréhension du programme : les articles du Credo, fondement de la Foi chrétienne, portés par les douze apôtres, mènent le fidèle vers la porte surmontée du Christ Sauveur ("Je suis la Porte, si quelqu'un entre par moi il sera sauvé", Jn 10:19), tandis qu'au dessus, les quatre évangélistes entourent l'Agneau Pascal, métaphore de la Rédemption. 

On notera que le Credo apostolique avait déjà fait l'objet d'une verrière de l'église de Brasparts, coté sud, commandée en 1543 à Gilles Le Sodec, (de la famille des verriers de Quimper) mais qui n'a pas été conservée : "Le Sodec a promis et doibt faire et construire une vitre en l'église parrochiale de Braspers, devers le midy, en laquelle y aura mis et peint les douze appostles tennant chacun un rollet contenant les articles du Credo et aussy y sera le nom de chacun appostle avecques en haut d'icelle vitre les armes du dit Sr de Bodriec.", selon un contrat passé entre le verrier et Charles de la Marche, sieur de Brasparts et de Bodriec. Sur la verrière figurait aussi les armes de Louis Ansquer sieur de La Forest et de Penguern. Les armoiries de la famille de La Marche sont de gueules au chef d'argent.

 

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Sur les Credo apostoliques :

 

 

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Sur les porches de Basse-Bretagne (ordre chronologique):

 

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DESCRIPTION DE L'EXTÉRIEUR.

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LE PORCHE OUEST (15

"La porte ouest, surmontée d'une accolade toute gothique, porte la date "L.M.VcLI" (1551) ; ses piédroits portent des moulures prismatiques d'une excellente exécution. La première galerie du clocher, également toute gothique, est portée par une corniche très saillante sous laquelle existent des colonnes d'angle en nid d'abeilles. La seconde galerie porte des balustres Renaissance. Au flanc sud de la tour, tourelle d'escalier octogonale à sa base puis de forme cylindrique, couronnée enfin d'une flèche. (Couffon & Le Bras 1988)

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA PORTE GOTHIQUE DE L'AILE SUD.

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"Une porte en anse de panier et à colonnettes torsadées portant pinacles et accolade, du XVIe siècle, est remployée dans l'aile sud." (Couffon & Le Bras 1988)

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LE PORCHE SUD (1589).

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"Le porche latéral sud, daté sur son entablement 1589, présente, lui aussi, une curieuse juxtaposition des deux styles, ainsi que le montrent notamment les culs-de-lampe supportant les statues des Apôtres. Également, tandis que les deux travées de l'intérieur sont voûtées sur arcs ogives et que les portes jumelées du fond ont une décoration toute gothique, les contreforts, ornés de niches, colonnettes et pilastres Renaissance sont amortis par des lanternons pleins à dôme, et le tympan par un lanternon ajouré ; la coquille si caractéristique de l'atelier de Kerjean s'y remarque. Cadran solaire. " (Couffon & Le Bras 1988)

 

 

L'ouverture en plein cintre s'évase en formant à cinquante centimètres du sol un petit banc, lequel est le point de départ de cinq arcades formant moulures. Mais ces moulures, à la différence de nombreux porches (Pencran, Lampaul-Guimiliau, Guimiliau), ne donnent pas abri à des personnages et scènes bibliques.

Elle est limitée des contreforts par deux belles colonnes engagées à rainures torves puis entrecroisées en losanges, supportant un chapiteau corinthien. Deux niches à dais encadrent une architrave, supportant un  fronton également creusé d'une niche Renaissance. Les gables reçoivent des volutes et non des crochets gothiques, et un cadran solaire sculpté dans le gros-œuvre prend place au sommet, sous un clocheton.

La niche centrale abrite une statue de saint Pierre, tenant le livre et la clef, alors qu'un écu muet (jadis peint ?) est placé à ses pieds. Aux armes de La Marche ?

La date sous la corniche a été lue comme étant celle de 1589. C'est la date de l'assassinat d'Henri III, et les guerres de la Ligue ne s'achèveront qu'en 1598. Cette date est encadrée par des pierres en forme d'écu. Rappelons-nous que le porche ouest porte la date de 1551.

La niche latérale gauche contient un personnage barbu, longiligne, vêtu d'un manteau et d'une robe plissés, les mains croisées sur la poitrine. On ne peut l'identifier. Il serait logique de trouver là saint Jaoua, recteur de la paroisse, abbé de Daoulas et neveu et successeur de saint Pol de Léon.

La niche opposée contient une statue bien trop petite ce qui témoigne d'une provenance autre ; et il me semble probable que l'origine en soit un calvaire, puisque la statue représente une femme voilée les bras croisés sur la poitrine et donc une probable Vierge.

 

Les contreforts qui appuient les angles sont agrémentés de niches, colonnettes et pilastres Renaissance et sont couronnés de clochetons de même style. La niche du milieu du fronton abrite une statue de saint Pierre, et le tout est terminé par un clocheton très élancé.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA SÉRIE DES DOUZE APÔTRES.

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Le rang de succession des douze apôtres est assez bien fixé par la tradition et par la liturgie, notamment par les versions du Credo apostolique, et les premières statues s'y conforment, avec un début près de la porte intérieure du coté est et la succession de Pierre, de son frère André, de Jacques et de son frère Jean. Mais nous ne pouvons nous fonder sur cet ordre pour identifier les apôtres dont les attributs sont brisés, car ces statues, scellées, peuvent être déplacées lors de restaurations. D'ailleurs, les photos (2009 ?) du forum de Brasparts, montrent saint Simon en 8ème position alors qu'en 2021 elle occupe la 11ème place.

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Attribution.

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Emmanuelle Le Seac'h, la spécialiste des ateliers de sculpture en Basse-Bretagne aux XVIe et XVIIIe siècle ne s'est pas prononcée sur cette série d'apôtres, et n'a pas décrit, plus largement, les porches de Brasparts ; elle ne décrit que le calvaire.

La date de 1592 présente sous la statue de Jean permet d'écarter l'auteur du calvaire de Brasparts (le Maître de Brasparts fin XVe début XVIe), l'atelier des Prigent (1527-1577) ou a priori du Maître de Guimiliau (1575-1589), mais non celui du Maître de Plougastel (1570-1621) et du Maître de Saint-Thégonnec (1550-1610).

Le prolifique Maître de Plougastel a réalisé une partie du porche sud de Guimiliau en 1606-1607, et notamment les apôtres Pierre et Jean. Et les apôtres du porche de la chapelle Saint-Tugen à Primelin, tant à l'intérieur que sous les niches extérieures.

La comparaison avec les sculptures du Maître de Plougastel à Saint-Tugen en Primelin incite, à mon sens, à ne pas l'écarter des candidats à une attribution des sculptures de Brasparts, tant pour les apôtres que pour les supports figurés.

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À Brasparts, les traits stylistiques sont :

Les silhouettes sont sveltes, la hauteur de la tête est égale à 1/7 ou 1/8 de la taille totale.

La chevelure forme trois vagues, comme formées à la douille de pâtissier, modèle épais...

Les rides du lion sont bien marquées par trois barres.

Les yeux forment de larges amandes, cerclées d'un trait.

Le philtrum est marqué.

Les moustaches partent de la partie inférieure ou externe des narines.

Les barbes sont peignées de petits sillons vermiformes.

Les robes sont fermées par une fente sinueuse à deux ou trois boutons ronds. Elles sont serrées par une ceinture dont la boucle n'est pas visible.

Le manteau est rarement fermé par un bouton central, il couvre plus souvent l'arrondi d'une ou des deux épaules et fait un retour par une diagonale plissée.

Les livres sont tantôt ouverts, tantôt fermés, tantôt  tenus sous l'aisselle.

Les phylactères où étaient peints les articles du Credo sont minces, leur largeur est inférieure à celle des 4 doigts longs.

Le "hiératisme", terme caractéristique pour les auteurs de référence (Yves-Pascal Castel et Emmanuelle Le Seac'h), du Maître de Plougastel, mais assez vague dans son acceptation, se retrouve ici.

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I. LE COTÉ EST (À DROITE). LES SIX PREMIERS APÔTRES DU CREDO APOSTOLIQUE.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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1. L'apôtre Pierre tenant sa clef et un livre.

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On reconnaît encore le chef de l'Église à son toupet, petite mèche isolée sur la calvitie frontale. Il est barbu (comme tous les apôtres sauf Jean), avec ces barbes dont les moustaches partent de l'extérieur des narines et dont les mèches sont faites de deux lignes sinueuses s'achevant par un 6.

Egalement habituelles sur les statues de kersanton des ateliers de Basse-Bretagne sont ces robes dont une fente pectorale se ferme avec trois boutons ronds en formant une jolie sinuosité.

La robe est serrée par une ceinture, ses plis parallèles s'évasent en un très discret éventail.

Le phylactère, jadis peint du premier article du Credo, ressemble un peu à une étole. Une inscription est sculptée à son extrémité inférieure, mais son relevé est difficile, aussi les auteurs ne l'ont pas mentionnée. Je lis :

V

KYO

HEA

 

Un calice indique que le nom mentionné est celui d'un prêtre.

Le nom du recteur vers 1592 n'est pas connu. Le dernier recteur du XVIe siècle mentionné dans les archives, Alain Jézéquel , est associé à la date de 1561. Une inscription du transept nord mentionne le nom du recteur de 1623, "messire Tournellec, chanoine de Cornouaille"

 

 

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. L'apôtre André tenant sa croix en X.

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Il tient la croix en main droite et un livre en main gauche. Au dessus de la robe à deux boutons frontaux, le manteau est porté sur l'épaule gauche et son retour vers la main gauche forme un beau mouvement de plissé. La banderole descend en diagonale oblique vers le bas et la gauche.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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3. L'apôtre Jacques le Majeur.

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Il tient le bourdon en main gauche, mais la partie haute est brisée. La tête est coiffée du chapeau frappé d'une coquille de Saint-Jacques. La banderole du Credo part du poignet droit.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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4. L'apôtre Jean bénissant la coupe de poison. .

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Les rides du lion, et la bouche concave, donnent au saint un visage buté. Les cheveux en coulée de pâte de guimauve sont ici remarquables.

 La main droite bénit, tandis que la main gauche tient la coupe de poison, comme l'indiquent les têtes de serpents ou dragons qui en sortent.

L'éventail des plis du manteau est très élégant, tout comme l'avancée du pied droit.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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L'inscription.

Elle est portée sur un support distinct de la statue.

On y lit :

L~A 1592 L GO

DO LORS F~AB.

 

Soit, en résolvant les abréviations par le tilde des A, LAN 1592 L. GODO LORS FAB[RIQUE]. 

 

On reconnaît bien la formule mentionnant le nom d'un fabricien (ou fabrique), "En l'an 1592, untel étant pour lors fabrique".

Couffon semble avoir  raison de lire plutôt pour la 2ème ligne  PO LORS FAB, mais cela n'aide pas la compréhension du patronyme. À moins qu'il faille lire L'an 1592, L. Go[ff] po[ur] lors fab[ricien]

Le L précédant GO est douteux, il comporte une boucle supérieure.

La base Geneanet ne mentionne aucun GODEAU, forme de GODO, à Brasparts au XVI et XVIIe siècles.

P. Ciréfice suggère  que "ce L. Godo ou Godu, est vraisemblablement une déformation de Goff, prononcé Gô). 
Il pourrait s'agir de Louis Le Goff, né en 1640, fabricien de l'église." . Mais la date de 1592 s'oppose à cette hypothèse.

La base Geneanet  mentionne plusieurs (le) GOFF,  à Brasparts, mais tous, sauf un prénommé Yvon, sont postérieurs à 1600..

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Je mentionne en passant, car tous les indices sont précieux, l'inscription lapidaire, non datée, d'un pan NE du chevet (daté, lui, de 1724),  A : KDEVES / I : LIDOV . FAB, autrement dit "A. Kerdevez et I. Lidou, fabriciens".

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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5. Un apôtre  tenant une lance (à la pointe brisée).

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Le livre est tenu par sa tranche dans la main droite, la ferrure de la reliure étant visible. Dans sa main gauche, l'apôtre tient la hampe d'une lance, dont le fer n'est brisé que partiellement, ce qui nous permet de déterminer l'attribut avec suffisamment de certitude.

La lance est l'attribut de Thomas, et, dans ce cas, la séquence serait conforme au Calendrier des Bergers (Troyes 1531 par exemple).

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Calendrier des Bergers Troyes 1531, droits réservés Gallica BNF.

Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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6. Un apôtre  tenant un  bâton (à l'extrémité brisée).

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Il peut s'agir  de Jacques le Mineur tenant le bâton à foulon, ce qui s'accorde alors au Calendrier des Bergers. L'extrémité brisée du bâton ne permet pas d'en voir la dilatation caractéristique.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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II. LE COTÉ OUEST (À GAUCHE). LES SIX APÔTRES SUIVANTS DU CREDO APOSTOLIQUE.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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7. Un apôtre   tenant une hampe : saint Philippe ?.

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La hampe montait jusqu'à la hauteur du visage de l'apôtre, puisque le point d'ancrage persiste, associé à une boucle de la chevelure. L'hypothèse de voir ici Saint Philippe et sa croix à longue hampe est crédible. Nous continuons alors à suivre l'ordre du Calendrier des Bergers.

 

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Kalendrier et compost des Bergers, 1510. Droits réservés Gallica BNF.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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8. Un apôtre   tenant le pommeau (d'une possible épée, ou d'une hallebarde, massue etc.).

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Saint Jude Thaddée ?

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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9. L'apôtre  Matthieu tenant la balance du percepteur d'impôts.

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Cet attribut n'est pas celui des Calendriers des Bergers. Mais c'est lui qui caractérise saint Matthieu à Primelin, notamment.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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10. L'apôtre  Barthélémy tenant le couteau à dépecer.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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11. L'apôtre Simon tenant la scie de son supplice .

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La scie en long est tenue par la poignée, mais quoiqu'elle soit brisée, ses indentations se reconnaissent plus bas, au niveau de l'éventail des plis.

Malgré la commodité du moyen mnémotechnique Simon/ scie, cet attribut est celui de saint Jude dans plusieurs calendriers.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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12. Un apôtre  tenant l'équerre.

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Si je respecte mon identification de Thomas pour le 5ème apôtre, j'en suis contrarié, puisque je ne peux plus faire jouer ici le moyen mnémotechnique Thomas = T = équerre.

Certains Calendriers des Bergers montrent saint Philippe portant une croix réduite à la forme d'une équerre, mais il en tient la branche sur l'épaule. Ce ne peut être ici Philippe, qui occupe la place n°6.

L'apôtre qui termine le Credo est, en règle saint Matthias. Mais l'ordre primitif a-t-il été conservé ?

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

 

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Au centre au dessus de la porte : le Christ Sauveur.

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La plupart des porches du Finistère comportant des séries d'apôtres du XVIe et XVIIe siècle sont centrés, au dessus de la porte, par un Christ Sauveur.

Et régulièrement, sa statue, étant la plus haut placée et la plus à l'ombre, est la plus difficile à photographier.

Le caractère très élancé de la statue, déjà noté pour les apôtres, se retrouve ici, avec un canon 1/7 pour la proportion de la tête.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA FRISE DES CULOTS FIGURÉS.

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I. LE COTÉ EST (À DROITE).

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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1. Masque humain crachant des feuillages.

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L'homme aux cheveux courts possède un menton bilobé. Les feuilles sont larges et découpés comme celles d'acanthe.

 

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. Homme en buste entre deux animaux.

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L'homme est coiffé et vêtu comme un jeune seigneur, il porte un pourpoint aux épais plis, à trois boutons ronds. Les animaux ressemblent vaguement à des chiens, ils approchent leur gueule du cou de l'homme, et posent leurs pattes sur ses bras et son ventre, peut-être en le menaçant de le dévorer, ou en signe d'affection.

Il faut le rapprocher d'un personnage identique, et qui sert également de culot, sous les pieds de saint Herbot, au porche ouest (1516) de la chapelle Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou. Dans les deux cas, on peut hésiter entre des chiens et des lièvres, entre une agression, et une scène de chasse.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. Démone tenant la pomme de la Tentation.

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Elle a toutes les caractéristiques des Démones de Basse-Bretagne recensées par Louis Le Thomas, Hiroko Amemiya et moi-même. Sa queue céphalisée donne à voir une version masculine de sa nature démoniaque. Voir :

L'enclos paroissial de Brasparts. I. La Démone tentatrice du porche sud.

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Il est curieux de constater qu'une femme-serpent est sculptée à droite du porche ouest de Saint-Herbot, à proximité du groupe de l'homme entouré de deux chiens, qui a inspiré le culot précédent.

porche ouest (1516) de la chapelle Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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4. Homme portant les mains à la bouche .

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On peut y voir un homme en train de vomir, figure habituelle du vice de l'Intempérance ou goinfrerie. Je pense aux gargouilles, crossettes ou pièces de sablières rencontres ici ou là, et, sous la forme de culot, mais par un autre motif, à cet exemple   rencontrée à la chapelle de La Magdeleine de Briec-sur-Odet.

La chevelure de cet homme est courte comme celle du culot n°1, et nous distinguons son pourpoint, à manches plissées et au bouton devant le ventre.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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5. Deux hommes se caressant la barbe.

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Le motif de l'homme, souvent âgé, se caressant la barbe est toujours une figure du vice, pour ne pas dire de la lubricité. On le retrouve sur les modillons romans, et fréquemment en sculpture des églises et chapelles bretonnes du XVIe siècle : mon blog en a signalé souvent les exemples.

Ce qui est singulier ici est ce groupement par deux. Ce sont apparemment deux hommes, la tête encapuchonnée (moines ???), et seule la barbe du personnage de gauche est méchée.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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I. LE COTÉ OUEST (À GAUCHE).

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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De la droite (coté porte) vers la gauche (coté sortie).

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8. Feuille d'acanthe.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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9. Ange coiffé d'une plume, portant un écu muet.

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C'est bien un ange, imberbe et jeune, vêtu d'une tunique plissée à la stricte encolure, les ailes écartées; et tenant un écu. Mais je m'explique mal cette plume, qui serait mieux assortie à un bonnet de seigneur, mais dont la présence sur cette tête angélique est pourtant incontestable.

Les grands yeux en amande confirment que cette frise est de la même main que les statues des apôtres, bien que le matériau ne soit plus du kersanton, mais du granite.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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10. Feuillage .

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11. Masque d'homme .

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L'étage supérieur du visage est large, l'étage inférieur très étroit, et le menton est rond.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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12. Vase à godrons .

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13. Vase  à motifs géométriques .

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14. Vase  à godrons .

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LA CHAPELLE SAINT-TUGEN DE PRIMELIN. I. LES APÔTRES.

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L'attribution des statues de la chapelle Saint-Tugen est clairement affirmée par Emmanuelle Le Seac'h. Nous trouvons là-bas quatre statues des évangélistes à leur pupitre.

Nous y retrouvons la même chevelure dont les épaisses mèches, comme sorties d'une douille indentée de pâtissier, forment des crans horizontaux. Nous retrouvons la moustache et la barbe également peignée en épais spaghettis. Le manteau qui ne recouvre que la partie extérieure de la robe, et sur celle-ci, les boutons ronds faufilés sur la ligne sinueuse de la boutonnière.

Sur le Maître de Plougastel, voir  encore :

 

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Le Maître de Plougastel (1570-1621).

Ce sculpteur, et son atelier probablement installé à Landerneau sont responsables d'œuvres en kersanton dans une cinquantaine de paroisses, essentiellement situées en Léon au nord de l'Élorn, mais aussi à Plougastel où il réalisa entre autres en 1602-1604 le calvaire monumental qui lui donne son nom, et en Cornouaille à Confort-Meilars et Saint-Tugen de Primelin (voir les articles supra), à Plogoff et Tréguennec.

Il intervient après l'atelier des Prigent (1527-1577) et avant celui de Roland-Doré (1618-1663), également sculpteurs de kersanton à Landerneau.

Il a travaillé pour 4 croix et 24 petits calvaires dont six sont complets, à la chapelle Christ de Guimaëc, pour le calvaire de Corran à Plougasnou en 1594 , à la chapelle Saint-Trémeur de Plougastel en 1600,  à la chapelle de Locmazé au Drennec et enfin au cimetière de Gouesnou. Il est également l'auteur des statues géminées (mais non du Christ) des calvaires de la chapelle Saint-Adrien et de la chapelle Sainte Christine de Plougastel.

"Le style du Maître de Plougastel, dans sa maturité [après 1602] se caractérise par une certaine rigueur et un hiératisme prononcé, visible dans la gestuelle des personnages et les plis des vêtements. La rondeur des traits imprimés aux visages donne aux sculptures une quiétude magnifiée proche de l'ataraxie de pierre." Postérieures aux guerres de la Ligue (1589-1598 et à la peste de 1598 (Plougastel), les créations majeures du Maître de Plougastel ont pu être marquées par les atrocités et la souffrance physiques qu'il a dû voir autour de lui et qui imprègnent son œuvre d'une note d'intériorité froide." (Le Seac'h 2014) 

 

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Saint Matthieu (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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À Saint-Tugen, six apôtres du Credo apostolique sont placés à l'extérieur du porche, sur le fronton, en dessous du saint patron. Les six autres sont placés de part et d'autre du porche. Les phylactères en sont étroits comme à Brasparts. 

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Saint Pierre tient, à Saint-Tugen, sa clef abaissée, et son livre ouvert. Mais le visage, la chevelure au toupet, et les autres détails sont très proches.

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L'apôtre Pierre, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

 

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Le  Saint André de Saint-Tugen conforte également mon hypothèse d'un atelier semblable à celui de Brasparts.

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L'apôtre André, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Saint Jean porte les mêmes attributs à Saint-Tugen et à Brasparts, dans une facture identique.

 

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L'Apôtre Jean, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Saint Jacques le Majeur est plus intéressant à Saint-Tugen, et se remarque à une pèlerine à boutons et un baudrier à coquille.  Cela incite à être dubitatif sur la statue homologue de Brasparts, qui mériterait un nouvel examen plus attentif.

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L'apôtre Jacques le Majeur, Apôtres (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

 

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L'un des apôtres de Saint-Tugen, identifié comme Matthias, porte ce qui ressemble à une lance ; le fer en est intact, la hampe est brisée entre celui-ci et la main. On comparera l'image avec celle de l'apôtre n°5  ("Thomas") de Brasparts.

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Saint Matthias (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Celui que j'ai identifié ici comme Jacques le Mineur, en position n°6, trouve son équivalent à Saint-Tugen à l'intérieur du porche, coté gauche. Le bâton à foulon ne descend pas jusqu'à terre, mais s'achève par sa dilatation en crosse à hauteur du genou.

Remarquez le pli qui se divise en triangle au dessus du pied droit, comme à Brasparts pour les n° 5 et 6.

 

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L'apôtre Jacques le Mineur, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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À Saint-Tugen, Jude tient une épée, qui est bien conservée, et conforte mon hypothèse pour le n° 8 de Brasparts.

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L'Apôtre Jude, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Matthieu , notre n°9, porte à Saint-Tugen  la même balance de collecteur d'impôt, mais elle est brisée, et portée plus bas.

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L'Apôtre Matthieu, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Barthélémy tient en main gauche le même couteau à dépecer, et porte son livre sous l'aisselle gauche.

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L'Apôtre Barthélémy, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Simon notre n° 11 (ou du moins l'apôtre titulaire de la scie) se trouve à Saint-Tugen à l'intérieur du porche.

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L'Apôtre Simon, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Le dernier de notre série, celui qui porte en n°12 l'équerre , peut se retrouver à Saint-Tugen, sous le porche du coté gauche. Son équerre est brisée mais probable.

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L'apôtre [Thomas?] (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC DEUX APÔTRES DU PORCHE DE GUIMILIAU, PIERRE ET JEAN.

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l'apôtre Jean (kersanton, 1606, Maître de Plougastel) du porche de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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l'apôtre Jean (kersanton, 1606, Maître de Plougastel) du porche de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LES 13 APÔTRES DE LA FAÇADE DE CONFORT-MEILARS.

Cette attribution est faite par E. Le Seac'h.

Les navires sculptés (leucogranite, v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars. Son inscription. Ses 13 statues d'apôtres en kersanton (Maître de Plougastel, v.1588-1602).

 

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC UN APÔTRE DE LA FAÇADE OUEST DE PLOGOFF.

Cette attribution est faite par E. Le Seac'h.

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Église Saint-Collodan de Plogoff. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LA CHAPELLE SAINT-TUGEN DE PRIMELIN. II. LES SUPPORTS.

 

Si ces supports ne sont pas disposés en frise sous le porche, mais sous les niches extérieures, ils mériteraient d'être inventoriés et comparés à ceux de Brasparts. Je ne donne que deux exemples.

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ANNEXE.

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René Couffon, L'Architecture classique au pays de Léon. Résumé.

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Le style gothique jusqu'en 1550.

 

L'atelier de l'Elorn (Atelier Prigent à Landerneau, 1527-1577) spécialisé dans les porches en kersanton et issu de l'atelier du Folgoët, a réalisé des porches gothiques dans le Léon ou plus largement la vallée de l'Elorn voire le bassin de la Rade de Brest, à La Martyre, Sizun, Lampaul, Rumengol, L'Hôpital-Camfrout, Pencran, Landivisiau, Daoulas, La Roche-Maurice, Bodilis, Pleudaniel, Landerneau, Le Faou, Saint-Divy, et Guipavas. Mais des éléments Renaissance y sont introduits, principalement dans le décor d'ornementation plutôt que dans l'architecture, de manière  suffisamment précoce par rapport à l'Île de France et la vallée de la Loire pour qu'on puisse, une fois encore, rompre le cou au cliché d'une Basse-Bretagne inculturée et retardataire. Voici la liste qu'en propose René Couffon :

— Goulven portes géminées de 1505

Sizun 1514 (nous nous écartons un peu de la vallée de l'Elorn...)

Pleudaniel

Lampaul-Guimiliau 1533 (mais élément Renaissance : niche du fronton à dais à coquille, et arcature formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade. Bénitier à cuve à godron du trumeau. Dais au dessus de la statue de saint Pierre).

Pencran sud :1553. Voussure du porche décoré de scènes bibliques. Renaissance : dais au dessus des apôtres.

Rumengol, niche des contrefort : dais à coquilles.

Rumengol, porche ouest : arabesques Renaissance de l'accolade. Spirales des pinacles.

 Hôpital-Camfrout, façade : niche des contrefort : dais à coquilles.

Roscoff ouest

Brasparts ouest : 1551

Daoulas : 1556. élément Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade

Landivisiau 1554-1563. Voussure du porche décoré de scènes bibliques. Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade. Le bénitier à godrons surmonté d'un dais Renaissance ; dais de certaines niches des apôtres.

La Roche-Maurice porche sud 1559 : Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

 

La Martyre : 1560

Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec 1561

Trémaouézan

Bodilis porte intérieure :1570 :le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

Le Faou 1593-1613

Saint-Divy Guipavas : 1563. Gothique et Renaissance (galons, torsades et Masques des culs-de-lampe supportant les apôtres. Carte n°32.

Landerneau , Saint-Houardon vers 1585 : rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

Sizun, porte vers 1585 : rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

 

Note : les rubans plats relevés à leur extrémité en accolade , typiquement Renaissance, sont inspirés de ceux de l' arc de triomphe de l'hôpital Saint-Jacques à Paris par Jean Goujon, élevé en 1549, et portes de la chapelle d'Anet par Philibert de l'Orme, sculptées par Sibec de Carpi.

 

 

Le virage Renaissance après 1588. Introduction de l'art classique. L'atelier de Kerjean.

Tandis que, comme nous l'avons vu,  dans le troisième quart du XVIe siècle, l'atelier de l'Elorn [Prigent] continuait inlassablement les mêmes porches gothiques pour des fabriques traditionnalistes, dans le nord du Léon, un autre atelier [atelier du château de Kerjean], sous l'impulsion de riches prélats, et de quelques grands seigneurs humanistes, édifiait plusieurs monuments d'un décor entièrement nouveau dans cette région.

Ce style s'est introduit déjà en Bretagne sous l'influence de la famille de Goulaine à  Champeau,  à Ploubezre (chapelle de Kerfons) en 1559 et au château de Maillé vers 1550.

Le château de Kerjean reçut son ornementation classique à partir de 1571 (mariage de Louis Barbier et Jeanne de Gouzillon). La porte du manoir de Trébodennic en Ploudaniel, datée de 1584, relève également  de ce style.

 

Dans l'architecture religieuse en Finistère, après  les façades des porches éliminent délibérément  le gothique. Ils introduisent les niches à coquilles ; les volutes accusées ; un couronnement comprenant une lourde table d'attente formant attique, épaulée de volutes en S et surmontées d'une coquille (Lanhouarneau) ; des Termes et supports anthropomorphes (cariatides) ; et une large clef en claveau.

L'exemple le plus précoce est celui de l'église de Lanhouarneau en 1582 : le porche ne renferme plus aucun élément gothique, mais est structuré par deux colonnes françaises inventées par Philibert de l'Orme pour Villers-Cotteret. On y trouvait l'écu mi-parti Maillé et Carman.

Voici à  nouveau la liste relevé par René Couffon :

— Notre-Dame-de-Berven en Plouzévédé (après 1573) : couronnement par dôme et lanternons, repris également à Roscoff.

Pleyben, porche de 1588 (mais les sculptures sont de l'atelier Prigent) à tour-clocher. 1599-1610.

Saint-Thégonnec. Tour-clocher

Lampaul-Ploudalmézeau : 1611-1622 : tour-clocher

Bodilis porche extérieur, 1601. Importante frise de supports des statues des apôtres, et successions de termes et cariatides.

 Guilers, 1601, porche

Saint-Houardon Landerneau 1604, porche sud

Guimiliau, 1606-1617. Mais reprise de la tradition des voussures de l'archivolte extérieure ornées de scènes bibliques, anges et saints personnages comme à Pencran et Landivisiau.

Plougourvest, porche sud de 1616

Ossuaire de La Martyre : 1619

Dinéault

Quimerch, 1621 (porche transporté dans la chapelle du cimetière)

Gouesnou 1640-1642.

Commana : 1645-1650

Loperhet 1645 (détruit)

Locmélar 1664

Ploudiry, inachevé, avec reprise de la tradition des voussures de l'archivolte extérieure ornées de scènes bibliques, anges et saints personnages comme à Pencran ,Landivisiau, et Guimiliau.

Beuzec-Cap-Sizun vers 1670.

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D'autres porches sont  d'inspiration classique mais sont dépourvus de colonnes françaises :

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Brasparts  porche sud, 1589-1592. Niches à coquilles.

Lopérec : 1586

Saint-Thomas de Landerneau : 1607

Plouédern : 1609

Le Tréhou : 1610

Plougourvest : 1619

Guiclan : 1619.

Plouvorn : vers 1660

Pleyber-Christ : 1663

Plabennec : 1674

Plounéventer : 1679

 

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La carte dressée par Couffon des porches Renaissance du Léon et Nord Cornouaille. 

Rond plein noir = porches gothiques à éléments Renaissance

Rond noir et blanc  = porches classiques sans colonnes françaises (Brasparts = n°42)

Rond  blanc  = porches classiques avec colonnes françaises.

Rond coché d'une croix = porche détruit, avec colonnes françaises.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, ABGRALL, " Brasparts." Notices des paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Dans : Bulletin de la commission diocésaine d´architecture et d´archéologie, vol. I, 1904, p. 269-310. 


https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a9bcd85954569ead5bea76e10871c65e.pdf

— BRETANIA 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/enclos-paroissial-et-eglise-notre-dame-et-saint-tugen-brasparts/1a009404-b5ab-4141-aedd-1f76c635168e

—CIRÉFICE (Patrice), Forum de Brasparts, 

https://ville-brasparts.forum-actif.net/t1497-le-porche-de-l-eglise-de-brasparts

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  "Brasparts", Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/2508776b54549a17f3c01de1b578a15c.pdf

 

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Brasparts, in  Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles , Quimper : Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/BRASPART.pdf

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRASPART.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

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—MOREAU (Henri), photographie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Brasparts_12_Porche_de_l%27%C3%A9glise_Saint-TugenLes_six_autres_ap%C3%B4tres.JPG

— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame-et-Saint-Tugen_de_Brasparts

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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 21:59

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIId. La clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) vue de l'intérieur.

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

5°) Série sur les Sibylles en France et notamment en Finistère.

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Mon article précédent VIIIa peut servir de préambule. Tout l'intérêt de l'examen détaillé de cette clôture est d'y étudier la pénétration de l'art des ornemanistes de la Seconde Renaissance en Finistère. Et de poursuivre l' iconographie du thème des Sibylles.

On remarquera l'absence de la polychromie visible sur l'extérieure de la clôture.

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LE RETOUR COTÉ SUD, DERNIÉRE TRAVÉE.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si1. Homme posant la main sur la queue et la gueule d'un lion. Hercule ? 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si2. Hercule et l'Hydre. Hercule, casqué, tient une lance avec un étendard.

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Pour H. Pérennès : Oedipe et le Sphinx.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si3. Un cuir découpé, non sculpté. La tunique de Nessus ??.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si4. Homme de science en robe et camail de docteur mais coiffé d'un turban faisant le geste d'argumentation avec l'index. Aristote.

Pour H. Pérennès : Aristote, en robe et camail de docteur, comptant ses arguments sur ses doigts.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si5. Orphée jouant de la lyre.

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Suggestion d'Henri Pérennès. Sur l'autre face (clôture coté extérieure), c'est une femme qui joue de la lyre.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme3. Terme canéphore barbu coiffé d'un turban et portant sur son panier un turban plus épais. Bras amputés en spirales ; pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme 4. Terme canéphore barbu  et portant sur son panier rempli de fruits. Bras derrière le dos ; pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT À TRIANGLES FIGURÉS DU COTÉ SUD INTÉRIEUR : QUATRE PREMIERS PERSONNAGES.

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1. Femme élégamment vêtue et coiffée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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2. Homme élégamment vêtu et coiffé, tourné vers la femme précédente.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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3. Femme élégamment vêtue et coiffée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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4. Homme barbu, tête nue.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE RETOUR COTÉ SUD, PREMIÉRE TRAVÉE.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ENTABLEMENT COTÉ INTÉRIEUR SUD.

 

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Si6 :  Rinceaux  symétriques au dessous d'un mascaron central. Deux tiges se fondent en tête d'oiseau dont le bec puissant mord la tige.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si7 :  rinceaux symétriques autour d'un candélabre central. Deux lions affrontés tête tournée en arrière.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si8 :    rinceaux symétriques autour d'un candélabre central. Deux oiseaux (aigles) affrontés en partie basse ; deux têtes barbues, de 3/4, en partie haute

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si9 :  deux jeunes hommes nus dansant en tenant des cornes d'abondance ou flambeaux. Des tiges en sortent, et se transforment en dragons dont la gueule mord un ruban.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES, ATLANTES ET CARIATIDES DU COTÉ  INTÉRIEUR SUD, T7 à T11.

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Note : deux d'entre eux, T8 et T9,  ne sont pas des termes gainés, leurs jambes sont figurées entièrement.

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T7. Cariatide canéphore mains derrière le dos, portant un pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T8. Atlante canéphore, nu,  aux bras amputés, portant un pagne feuillagé.  Cartouche sculpté derrière la tête, le bassin et les jambes, à cuir à enroulement pour les deux premiers.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T9. Cariatide canéphore aux bras amputés, la tête encadrée par une coiffe "égyptienne".

On trouve des modèles, à la coiffe indiscutablement égyptienne, dans les modèles d'Androuet du Cerceau.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T10. Cariatide canéphore, bras le long du corps, jambes dissimulées par un drap et par un cartouche.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T11. Terme gainé canéphore masculin, barbu, tenant un pagne chargé de fruits piriformes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT À TRIANGLES FIGURÉS DU COTÉ SUD INTÉRIEUR.

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Tous ces personnages sont nimbés (l'auréole est intégrée au décor découpé du fond), et certains peuvent être identifiés comme étant des Apôtres. Ce sont Saint Pierre et son frère saint André, et comme ceux-ci débutent toutes les séries apostoliques, ils nous indiquent que le sens de la lecture du décor intérieur de la clôture se fait en allant de gauche à droite et du sud au nord. Ils sont tous enrubannés, derrière eux, par un phylactère, aujourd'hui muet, mais ils sont, au total sur les trois cotés de la clôture, trop nombreux pour ne constituer qu'un Credo apostolique avec ses 12 articles.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Paul tenant un livre, et  l'épée de sa décollation.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Pierre tenant sa clef et un livre ouvert.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint André tenant la croix en X .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'invité mystère.

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C'est un saint (auréole) ; il est coiffé d'un chapeau, mais ce n'est pas saint Jacques (qui le suit au centre) ; un indice pourrait nous aider, c'est la tête de cheval sculpté sous la main droite.

Voir du coté nord deux autres personnages tenant des animaux .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

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LA PARTIE PRINCIPALE DE LA CLÔTURE ET SES 12 SIBYLLES.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ENTABLEMENT, SES 12 SIBYLLES ET SES 13 TERMES ET CARIATIDES.

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LES SIBYLLES.

Je reprends ici les commentaires de mon article de mars 2017, sans ses développements.

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1°) La Sibylle Cimmérienne et son biberon.

Elle annonce l'allaitement de Jésus par la Vierge.

Elle est coiffé d'un turban enrubanné d'une étoffe qui se poursuit par une barbette nouée dont les brins passent par l'anneau fermoir de la cape. La robe est plissée à la taille par une ceinture ; les manches sont doubles, et frangées. Le biberon, tel un hanap, s'évase en pavillon et est doté d'une embouchure.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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2°) La Sibylle Phrygienne et l'étendard de la Résurrection.

Elle porte un voile, un manteau à manches bouffantes, une robe serrée par une ceinture.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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3°) La Sibylle Hellespontine et la croix de la Crucifixion.

La tenue vestimentaire est proche de la précédente, hormis le décolleté carré de la robe.

La croix est écotée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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4°) La Sibylle Persique et sa lanterne du Jardin des Oliviers, terrassant un serpent (le démon dont triomphe le Christ).

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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5° et 6°) La Sibylle Erythrée et son rameau floral (un lys). La Sibylle Europa et son glaive.

La première annonce par ses vaticinations la virginité de la mère du Sauveur. La seconde a prédit le Massacre des saints innocents ordonné par Hérode.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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7° et 8°) La Sibylle de Tibur et son gant du soufflet de la Passion. La Sibylle Libyque et son flambeau.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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9°) La Sibylle Samienne et son berceau de la Nativité.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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10°) La Sibylle Delphique et la couronne d'épines.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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11°) La Sibylle de Cumes et son coquillage/œuf.

Cet attribut semblable, à Brennilis, à un pain rond, est en réalité un coquillage de type porcelaine, vulgairement appelé Vulve de Vénus, et faisant allusion à la virginité . 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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12°) La Sibylle Agrippa et le fouet de la Flagellation.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SAINT HERBOT AU CENTRE AU DESSUS DES PORTES.

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Il bénit de la main droite et tient un bâton. Il correspond, sur la face extérieure du même entablement, à une statuette identique du saint. 

Saint Herbot est représenté, avec le même bâton, en gisant sur la table placée dans le chœur ; mais également sur le porche ouest et sur le porche sud, ainsi que sur le calvaire.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES GAINÉS ENTOURANT LES 12 SIBYLLES.

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Terme chœur 1 : cariatide canéphore .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 2 :

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 3 : cariatide canéphore coiffée d'un casque (ou coiffe à visière ?).

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 4 :

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Atlante ou cariatide du chœur 5 , à la tête casquée, aux bras abrégés en spirale, portant un pagne feuillagé, et dont les jambes entortillées s'achèvent par un pied placé à angle droit de l'axe habituel.

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C e n'est pas un terme gainé, puisque les jambes sont figurées, mais néanmoins, elles perdent leur anatomie et leur liberté en se transformant en une queue à deux brins tressés, comme le terme Ts2 de l'extérieur du bras sud de la clôture.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Cariatide chœur 6 :  canéphore avec un cartouche en cuir découpé derrière la nuque. Les jambes sont entières, ce n'est pas un terme gainé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 7 : terme canéphore barbu tenant une étoffe devant son bassin.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 8 : cariatide canéphore bras croisés, portant un pagne de fruits ou légumes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Atlante chœur 9 : torse nu, épaules voilées, tenant une étoffe devant son bassin.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 10 : cariatide canéphore aux bras amputés en spirale portant un pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT DE LA FACE PRINCIPALE ET SES CHAPEAUX.

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Nous l'avons vu, l'examen de la série des chapeaux triangulaires du couronnement montre qu'elle poursuit la série des apôtres débutée  au le bas-côté sud. En débutant donc par la gauche, nous voyons successivement Jacques le Majeur, Jean, Thomas, Barthélémy, Jacques le mineur puis quatre autres apôtres non identifiables.

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Saint Jacques au chapeau frappé d'une coquille, mais ayant perdu son bourdon.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jean bénissant la coupe de poison d'où émergent les dragons.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Thomas tenant l'équerre.

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Saint Barthélémy tenant son couteau à dépecer.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint non identifié.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jacques le mineur tenant son bâton de foulon.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Quatre autres saints non identifiés.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA CLÔTURE SÉPARANT LE CHOEUR DU BAS-CÔTÉ NORD.

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Seule la première travée est décrite.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni1. Panneau de grotesques. Autour du candélabre, des rinceaux relient un couple de  têtes feuillagées d'hommes barbus vues de profil avec deux animaux couchés portant une corne feuillagées.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni2. Panneau de grotesques. Autour du candélabre, des lions et un mascaron cornu s'intègrent aux rinceaux.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni3. Panneau de grotesques. Autour d'un axe central, deux jeunes hommes assis et placés en miroir jouent de la flûte traversière . En dessous, les rinceaux accueillent des masques feuillagés et un mascaron.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni4. Panneau de grotesques. En partie supérieure, un cartouche à cuir découpé à enroulement est orné d'un mascaron. Les rinceaux se transforment en tête d'oiseau mordant les tiges.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES GAINÉS DE L'INTÉRIEUR DU CÔTÉ NORD.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT ET SES CHAPEAUX.

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La série des saints nimbés et entourés de phylactères se poursuit, avec de fréquentes difficultés d'identification.

Premier saint : le seul élément remarquable est la tête animale, comparable à la tête de cheval observée, dans une position symétrique, du coté sud. 

Il est difficile de dire la nature de cet animal ; et encore plus difficile d'y voir l'un des quatre attributs des évangélistes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Deuxième saint : un attribut tenu dans la main gauche est brisé. 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Troisième saint : bien qu'il soit nimbé comme les autres, la bourse tenue dans la main gauche incite à y voir Judas. 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Quatrième saint tenant un objet ou animal (oiseau ?) dans la main gauche . 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

— AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1545-1547, Compartiments de Fontainebleau, INHA

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1801-compartiments-de-fontainebleau-de-petit-format

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

 

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=


 

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 10:06

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIIc. La clôture de chœur vue depuis le bas-côté sud (chapelle Saint-Yves).

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Mon article précédent VIIIa peut servir de préambule. Parti du bas-côté nord , je poursuis l'étude des sculptures du coté extérieur de la clôture de chœur de Saint-Herbot : après la nef, voici le bas-côté sud. Son vitrail porte la date de 1556, comme le vitrail du chœur. La datation de la clôture est plus imprécise, estimée entre 1575 et 1580 (J.J. Rioult) ou 1560-1570 (F. Piat).

 

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Peinture.

Je n'ai pas commenté dans les articles précédents la présence de restes de polychromie, pourtant plus remarquable sur les panneaux des apôtres. Cette dernière n'est visible que sur l'entablement, et il est possible que les fuseaux de la claire-voie, le couronnement de l'entablement et les panneaux inférieurs n'aient pas été peints, comme les stalles sur lesquelles aucune trace de peinture n'est visible. Mais sur l'entablement, les panneaux conservent  sur les parties les moins saillantes la sous-couche de peinture blanche, et parfois sur celle-ci des traces de rouge (joues), d'ocre jaune, de bleu-gris (paniers) ou de noir (yeux). J'ignore les dates des restaurations récentes, mais je peux citer cet extrait :

 

« Le cancel, dans son .état primitif, note M. du Cleuziou, n'était recouvert d'aucun enduit ni vernis. Il commençait à souffrir. comment empêcher l'humidité et les vers de faire· leur œuvre? Un excellent menuisier, originaire de Morlaix, fixé depuis longtemps au bourg de Plounévez, le père Le Bail, et son fils, se proposèrent. Il fallait surtout éviter de faire disparaître les fonds colorés ·alternativement bleu et rose pâle. sur lesquels les têtes demi-saillantes des panneaux supérieurs du jubé ressortaient. Le père Le Bail se faisait fort de les conserver, on passa outre à ses offres, et un vernis uniforme a fait disparaître cette disposition de coloris harmonieux. (H. Pérennès 1942)

 

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Thématique.

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Nous retrouvons pour l'entablement la composition du bas-côté nord, avec pour la clôture de la première travée quatre panneaux de grotesques séparés par cinq termes gainés, puis dans la dernière travée cinq panneaux occupés par un personnage (à identifier) séparés par six termes gainés.

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Je décrirai l'entablement en suivant mon parcours de gauche à droite, et en désignant les panneaux dans ce sens de S1 (Sud1) à S9, et les termes gainés de Ts1 (Terme sud 1) à Ts11.

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Partie de la clôture décrite dans cet article.

 

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L'ENTABLEMENT.

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L'entablement est formé de quatre panneaux principaux dont le décor issu du vocabulaire de la Seconde Renaissance s'organise par symétrie autour d'un candélabre central.

 

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I. Les panneaux de la première travée du chœur.

 

 

 

 


 

 

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S1. Panneau de grotesques : au dessus d'un cartouche à cuir découpé à enroulements, et autour d'un candélabre central, se cachent dans le rinceau deux oiseaux et deux têtes de dragons.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S2. Panneau de grotesques à candélabre central et à rinceaux dans lesquels se cachent dans des lames géométriques un mascaron central et quatre têtes de vieillards, et en bas deux formes animales.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S3 et S4.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S3. Panneau de grotesques ; autour du candélabre central, deux hommes barbus et coiffés de turban montrent leur tête à travers les rinceaux, au dessus de lames géométriques et en volutes.

 

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Le turban et les barbes à mèches longues laissent imaginer des personnages bibliques, des vieillards, mais l'artiste préserve le mystère qui libère nos imaginations.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S4. Panneau de grotesques : deux femmes dansant nues sous deux hommes jouant du traverso. Rinceaux encadrant un candélabre ; mascaron  dans un entrelacs de lames géométriques.

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Les deux musiciens sont barbus ; ils sont vêtus de manteaux aux épaules bouffantes à crevés, comme des nobles de l'époque Henri II. 

Le mascaron a une tête vaguement humaine mais dotée de deux longues oreilles.

 

 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

 

II. La deuxième travée du chœur et la porte sud de la clôture.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S5. Femme agenouillée mains jointes devant un lutrin et tournée vers la gauche.

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Cette femme qui porte la même tenue vestimentaire que beaucoup d'autres personnages de l'entablement, et notamment ces manches à trois niveaux successifs, et aux cheveux libres, doit-elle être vue comme une Vierge de l'Annonciation, ou comme une donatrice ?

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La bordure à cuirs découpés à enroulement et lames géométriques abrite trois masques, ceux de deux hommes barbus coiffés d'un bonnet en haut, et celui, en bas et au centre, d'un homme barbu sous une volute (corne ou chapiteau ?).

 

 

 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S6. Jeune homme tenant un bâton.

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Je peux suggérer l'hypothèse d'y voir l'ange de l'Annonciation complétant le panneau précédant (les deux panneaux auraient été intervertis) en raison de la tête imberbe aux cheveux bouclés, de la posture une jambe en avant, genou demi-fléchi, des pieds nus, de l'aube bouffant à la taille sous un cordon masquée, du col qui pourrait être un amict, et du bâton de messager de Dieu, intermédiaire entre le lis et le phylactère. 

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Bordure : lames géométriques et cuirs à enroulement.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S7. Homme portant une épée au flanc.

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Cet homme porte un manteau court (restant au dessus des genoux) serré par une ceinture et dont les pans s'évasant en arc forment un vaste col, alors que les manches sont à crevés. Sa barbe (un peu trop longue), son bonnet de travers, sa posture main droite à la taille et main gauche sur le pommeau de son épée, et sa copieuse braguette en font un portrait d'un seigneur à la cour d'Henri II.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Henri_II_roi_de_France.jpg

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Bordure : rinceaux, cartouche à cuir à enroulement, feuilles nouées par un ruban.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S8. Femme ou ange  jouant de la lyre.

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Pieds nus ?

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S9. Jeune homme ou femme jouant de la viole à trois cordes. Chaussures pointues.

 

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Viola da mano ou guiterne ? Corps apparemment monoxyle creusé de deux C, cordes pincées sans plectre.

https://www.olivierferaudluthier.com/coredes-pincees

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA PORTE : PARTIE INFÉRIEURE.

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Cette porte qui conserve, comme les deux autres, sa serrure et sa ferrure d'origine, comporte deux panneaux sculptés autour d'un montant central également sculpté.

Sur le panneau de gauche, un bucrane tient dans sa gueule des rubans qui s'entrelacent, passent par un cuir découpé et s'achèvent en rinceaux feuillagés.

Le panneau de droite répond un peu à la même disposition, sous une tête de lion, avec un vase au centre.

Le montant associe des rubans entrelacés en boucles et des feuillages.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES ONZE TERMES GAINÉS.

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Ts1. Terme canéphore féminin (cariatide), torse nu, bras derrière le dos recouverts d'un voile. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts2. Terme canéphore masculin coiffé d'un turban, bras croisés,  au piètement en queue double entortillée. 

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Au lieu d'être doté d'un piètement en tronc de pyramide, ce terme canéphore voit le bas de son corps remplacé par une queue bifide aux brins tressés.

Il rappelle immédiatement plusieurs autres exemples présents en Finistère, notamment à Bodilis et à La Martyre (cf. liens supra).

Mais il renvoie surtout aux modèles proposés par Androuet du Cerceau, notamment la première cariatide de la planche 5 de Termes et cariatides (159-1560), ou les deux termes qui encadrent l'arc selon l'ordre salomonique débutant son Quinque et viginti exempla arcuum de 1554.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts3. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux libres, torse nu, bras derrière le dos recouverts d'un voile, et aux pieds croisés. 

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Cette position d'ouverture, genoux légèrement fléchis et pieds à 180°, était déjà celle de la cariatide de l'entablement central (T2 de ma typologie), mais c'était alors le pied gauche qui venait devant.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts3. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux nattés et cerclés, tenant un rouleau à volute libérant un voile devant le bassin.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts5. Terme canéphore masculin. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Dans la dernière travée.

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Ts6. Terme canéphore féminin (cariatide). 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts7. Terme canéphore masculin, tête recouverte d'une capuche courte, moustachu et barbu, aux amorces de bras feuillagées, et au pagne feuillagé. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts8. Terme canéphore masculin, tête recouverte d'une capuche courte, moustachu et barbu, aux amorces de bras fleuries et au pagne feuillagé. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux libres sous un voile, et aux bras le long des hanches. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore masculin moustachu, torse nu mais aux épaules voilées,  aux bras derrière le dos. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore masculin moustachu aux bras amputés, et au pagne feuillagé. Corbeille bûchée.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts11. Terme canéphore féminin (cariatide). 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT ET SES "CHAPEAUX".

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Dans la première travée, les quatre chapeaux triangulaires sont vides, ou ne comportent pour les deux premiers que des ébauches.

Dans la dernière travée, ils montrent les bustes de trois hommes alternés avec deux femmes. Ces cinq personnages sont en costume et coiffure Renaissance, même si l'homme au centre porte un turban et une longue barbe à boules qui l'assimilent à un prophète, ou un personnage antique et oriental.

Nous retrouvons les manches bouffantes et à crevés largement employées sur cette clôture ; les femmes laissent apparaître au dessus d'une encolure ronde non décolleté une courte dentelle tuyautée en fraise .

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES MONTANTS ET LA PARTIE INFÉRIEURE.

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Un montant reprend le bucrane et les rubans déjà vus sur le montant de la porte.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les panneaux de la partie basse sont  organisés sur le principe d'objets ou personnages alignés verticalement comme s'ils étaient suspendus à un fil. Parmi les rubans et les feuillages, les fruits piriformes et les mascarons (lion, angelot), un panneau se fait remarquer par un petit garçon nu accroché aux fruits et tenant une marmite contenant deux tiges (louches ? piques ?). Sous la marmite, une broche et un grill enrubannés évoquent les activités de cuisine.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

— AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1545-1547, Compartiments de Fontainebleau, INHA

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1801-compartiments-de-fontainebleau-de-petit-format

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

 

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 13:29

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIIb. La clôture de chœur (bois polychrome, v.1575-1580)  vue depuis la nef : les  12 Apôtres et les Termes.

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Mon article précédent VIIIa peut servir de préambule. Consacré à la partie extérieure nord de la clôture, visible à partir du bas-côté, il montre l'intérêt que je porte aux Termes gainés canéphores, ces figures masculines ou féminines portant sur leur tête un panier de fruits et dont le bas du corps est remplacé par pilier évoquant les bornes hermaïques. Ainsi qu'au décor Renaissance inspiré de l'Ecole de Fontainebleau avec ses cuirs chantournés abritant des créatures des grotesques. 

C'est ce décor (dont les modèles viennent d'Androuet du Cerceau, voire de Sambin) dont   je souhaite poursuivre la découverte en arrivant maintenant à la partie extérieure de la clôture visible depuis la nef. C'est sans doute la partie principale, ouverte en son milieu par la porte donnant accès au chœur, lors de processions et de cérémonies, aux carmes du Prieuré disposant d'une place dans les 15 stalles adossées à la clôture.

Comme sur de nombreux jubés ou tribunes de chœur, ce décor est fondé sur la série des 12 apôtres, qui, dans un ordre convenu débutant par Pierre et s'achevant par Mathias, rappelle les 12 articles du Credo apostolique et affirme donc au fidèle les fondements de sa Foi.  

On compte quatre panneaux sur la partie de l'entablement surmontant la claire-voie de gauche, puis deux panneaux doubles au dessus de la porte à deux battants, et à nouveau quatre panneaux sur la partie de l'entablement surmontant la claire-voie de droite. Je les désigne sous le nom de Nef 1 à Nef 10.

Chacun des 10 panneaux en bas-relief est encadré par une statuette en moyen-relief,  que je numérote de T1 à T10 et qui correspondent aux Termes gainés, numérotation dont j'excepte  la statuette du milieu représentant saint Herbot.

Deux inscriptions peintes  courent d'un bout à l'autre de l'entablement. La plus basse est facile à lire et associe le latin avec sa traduction en français : L'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETTE SI EST DOLOR SICU(t) DOLOR ME(us) O  VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM...". Elle est donc postérieure d'un siècle à l'œuvre sculptée et  se rapporte  à la Crucifixion qui  le couronne .

Il s'agit d'un repons de la liturgie de l'office des Ténèbres du Vendredi Saint, citant les Lamentations 1:12, et qui a été mis en musique (motets) par Tomas Luis de Victoria (1572 et 1585), ou Carlo Gesualdo (1603 et 1611).

Mes lecteurs les plus fidèles et les mieux dotés par Mnémosyne se souviennent certainement comme moi qu'en 2017, je leur ai offert la présentation de la même inscription, figurant sur la poutre de gloire de l'église de Dirinon et datée de 1623. Pour les autres, et toujours gracieusement, voici un lien sur lequel il suffira de cliquer :

https://www.lavieb-aile.com/l-enclos-paroissial-de-dirinon-iii.la-poutre-de-gloire-1623

Et ces lecteurs les plus fidèles et les mieux dotés par Mnémosyne ont gardé gravée dans leur esprit mon impérissable et exhaustive analyse de cette citation biblique, bardée de référence et de renvois : c'est le genre de morceau de bravoure qu'on n'oublie pas.

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On remarquera que la polychromie est encore respectée assez largement.

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L'entablement n'est pas la seule partie sculptée digne d'intérêt, et l'amateur de notre patrimoine sculpté admirera le décor des montants de la claire-voie et de la porte, ainsi que des panneaux de la partie basse, quitte à se mettre à quatre pattes sous les tables d'offrandes.

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La partie étudiée est désignée en rouge :

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Plan de la clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot.

Plan de la clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile mars 2017.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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Mise en bouche : le déroulé préalable de l'entablement, de gauche à droite.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES DOUZE APÔTRES PORTANT LEUR ATTRIBUT. 

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Je rappelle que cette série apostolique est déjà présente sur les deux cotés du porche sud (1498-1509), sous forme de 12 statues de kersantite portant des phylactères ; l'apôtre représenté y est désigné nommément par inscription sculptée (et donc pérenne), et l'article du Credo qu'il présente est également sculpté dans la pierre. L'ordre est le suivant : Pierre/André/JacquesM/Jean/Thomas/Jacquesm/Philippe/Barthélémy/Matthieu/Simon/Jude/Mathias.

Comme sur cette séquence de la clôture, les apôtres du porche entourent le saint patron de la chapelle, placé au dessus du trumeau. Là encore, son nom est sculpté dans la pierre : SAINT HERBAUD 1481, levant toute hésitation devant ce saint ermite tenant un bâton et un livre ouvert. 

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Les apôtres de la clôture ne sont pas nommés, mais nous pouvons nous aider de leur rang, et de l'attribut qui les  distingue. La distribution des attributs dans l'iconographie n'est pas univoque, et j'ai choisi la proposition d'identification  qui m'a semblée la plus crédible et la plus admise. 

Enfin, signalons que ce sont les 12 Sibylles qui sont représentées sur les panneaux homologues tournés vers le chœur.

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Nef 1 : saint Pierre et sa clef.

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Cette clef est très longue et repose sur l'épaule droite. Comme tout apôtre de l'iconographie traditionnelle, Pierre est pieds nus. Il tient un livre ouvert, rappelant le Livre des Apôtres.  La robe est fermée par trois boutons ronds.

Tous les apôtres sont ici nimbés, sauf saint Jacques le Majeur.

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La bordure associe à quelques spires évoquant encore les cuirs chantournés, à des rubans, des fruits et corbeilles, un décor géométrique de lames, pouvant faire penser aux fers plats de la ferronnerie d'art, et dont on trouve un modèle dans le frontispice des Compartiments de Fontainebleau d'Androuet du Cerceau,  suite de planches gravées datant de 1542-1547.

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De plus en plus gros :

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 2 : saint André et sa croix en X.

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Il est le frère de saint Pierre, ce qui lui vaut cette place en deuxième position.

Le manteau  donne dans l'emphase par un drapé fluide, et par un pan qui s'envole au dessus de l'épaule droite.

Bordure : même remarque que pour Pierre.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 3 : saint Jean et la coupe de poison.

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Nous attendrions à cette place saint Jacques le Majeur, comme sur le porche, mais c'est son frère Jean, imberbe, qui bénit ici la coupe de poison qu'Aristodème lui avait tendu pour l'éprouver.

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La bordure est remarquable par cette composition de mascarons, de rubans, de lames, de volutes feuillagées et de deux visages féminins de profil.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 4 : saint Jacques le Majeur.

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On le reconnait par son rang, par sa proximité de Jean, autre fils de Zébédée, par son bourdon, et par son chapeau (centré par la coquille éponyme du saint), voire par le baudrier qui soutient une probable besace.

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Bordure : lames de ferronnerie droite et enroulées. Et deux coquilles ??

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 5 et 6 : Saint Thomas et son équerre ; saint Philippe et sa croix à longue hampe.

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Ces deux apôtres suivent le rang qu'ils occupent dans le porche. Mais Thomas tient ici l'équerre en L renversé.

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Bordure : mascarons feuillagés, rubans, cuirs à enroulement.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Au centre : saint Herbot sous un dais.

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Il est à la place d'honneur au milieu des apôtres et au dessus du seuil, tout comme il était au centre du porche, et il est vêtu comme un ermite d'une cuculle et d'une pèlerine couvrant les épaules. Il porte le bâton et le livre qui le caractérisent aussi sur le porche sud, mais aussi dans la niche du porche ouest.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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C'est à saint Herbot que les fidèles venaient, et viennent encore, déposer des offrandes sur les deux tables de pierre adossées à la clôture, notamment sous forme de tresses de crins (parfois nouées aussi aux fuseaux de la claire-voie)..

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile mars 2017.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile mars 2017.

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Nef 7 et 8 . Saint Barthélémy et son couteau ; saint Matthieu et sa lance.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 9 : saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Même mouvement de manteau que pour André.

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Bordure : rinceau feuillagé, lames géométriques, un masque central de jeune graçon et deux masques latéraux d'homme barbu.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 10 : saint Simon et sa scie.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 11 : saint Jude et sa hallebarde.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Nef 12 : saint Mathias et son épée.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES DIX TERMES GAINÉS CANÉPHORES.

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T1 : support anthropomorphe masculin barbu coiffé d'un bonnet ; bras amputés en spirale. Pagne feuillagé.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T2 : support anthropomorphe féminin, pieds croisés.

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Le croisement des pieds n'est guère physiologique, et la jambe droite disparait comme s'il amorçait l'entortillement d'une queue bifide. Nous retrouvons cela à Bodilis, cariatide n°10 :

https://www.lavieb-aile.com/2021/01/les-termes-et-grotesques-du-porche-de-bodilis.html

Voir aussi le 3ème terme de Sambin :

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36089/?offset=1#page=20&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T3 : support anthropomorphe barbu masculin coiffé d'un bonnet .

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T4 : support anthropomorphe féminin.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T5 : support anthropomorphe masculin barbu .

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T6 : support anthropomorphe masculin caressant sa barbe .

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T7 : support anthropomorphe masculin barbu.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T8 : support anthropomorphe féminin, bras amputés. Bandeau occipital.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T9 : support anthropomorphe masculin, les mains posées sur la tête d'un lion lui servant de pagne .

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T10 : support anthropomorphe masculin .

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES MONTANTS.

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA PARTIE BASSE.

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Du coté gauche (nord).

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Du coté droit (sud).

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Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1545-1547, Compartiments de Fontainebleau, INHA

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1801-compartiments-de-fontainebleau-de-petit-format

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

 

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

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15 août 2021 7 15 /08 /août /2021 20:45

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIIa. La clôture de chœur (1575-1580) et son décor Renaissance aux termes gainés : l'extérieur du coté nord.

 

 

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

—Sur cette clôture :

 

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—Autres :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

"La clôture, haute de 3,50 m et longue de 12 mètres,  a conservé ses trois portes avec leurs serrures d'origine, une dans l'axe de la nef à deux battants et une donnant sur chaque collatéral qui permettaient d'accéder au sanctuaire, séparé des stalles par une clôture intermédiaire disparue au XVIIe siècle. Les stalles accueillaient les membres de la fabrique ainsi que le prieur des Carmes de Rennes.

 La clôture est composée d'une claire-voie à candélabres qui surmonte les stalles, le tout couronné d'un entablement avec une frise scandée de pilastres à termes et caryatides séparant à l'extérieur les douze sibylles et à l'intérieur les douze prophètes [sic (*)]. L'ensemble emploie largement le vocabulaire ornemental de la Renaissance et pourrait être inspiré des estampes de Hugues Sambin et peut être daté des environs de 1575-1580". ( Wikipedia, donnant en référence Rioult 2009, p. 206-207)

(*) les Sibylles et les Prophètes sont à l'intérieur, visibles depuis le chœur. On trouve à l'extérieur, visibles depuis la nef, les 12 apôtres, et, visibles depuis les bas cotés, les Vertus et autres figures.

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Discussion sur la datation.

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Jean-Jacques Rioult (Congrès arch. 2009) fonde sa datation de la clôture (1575-1580) sur la date de parution en 1572 du recueil "Diversité des termes" d'Hughes Sambin. C'est dire combien l'examen de ces termes gainés n'est pas accessoire. Mais l'apparition de leurs  modèles dans des recueils français est plus ancienne, notamment chez Androuet du Cerceau. Les termes gainés canéphores de Saint-Herbot s'inspirent d'avantage de ceux de celui-ci que des modèles, souvent exubérants, de Sambin.

Notons que le vitrail du chœur date de 1556 (comme celui de la chapelle Sainte-Barbe).

Les stalles elles-mêmes sont datées par Florence Piat de 1550-1560.

Je reprends ici la datation de J.J. Rioult en premier lieu parce qu'il fait autorité, d'autre part parce qu'elle est cohérente avec l'apparition des décors Renaissance en Finistère au Château de Maillé en 1560 (Y. Gallet, Congrès arch.) et au château de Kerjean avec ses armoiries postérieures à 1571 (décor et architecture inspirés du Second Livre d'architecture d'Androuet du Cerceau 1561 et du Traité de Philibert Delorme 1567), et avec la datation des divers édifices finistérien ayant inclus des termes gainés dans leur décor (cf. liste de mes liens).

Cette datation correspond à la période où Matthieu Cravec était prêtre-gouverneur en 1575-1595 et donc responsable des travaux. C'est lui qui a fait ériger le calvaire du placître en 1575. On peut s'étonner qu'alors que les archives ont conservé de nombreux actes passés par lui (Castel et Ducouret), aucun document ne concerne le chantier, pourtant ambitieux, de la clôture et des stalles qui y sont adossées.

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C'est dans la thèse de Florence Piat sur les stalles de l'ancien duché de Bretagne (dont les 15 stalles de Saint-Herbot), consultée après-coup, que je trouve la meilleure analyse stylistique du décor de la clôture, ... et que je constate qu'elle partage mon point de vue énoncé supra, avec le même argument :

 

 

 

"En Bretagne, sur le chancel de la chapelle Saint-Herbot, les représentations des douze sibylles sont sculptées sur les panneaux situés en-dessous du couronnement, lui-même composé des bustes des apôtres. Cette clôture de chœur et ses stalles constituent le groupe le plus tardif de notre corpus, réalisé autour des années 1560-1570. De fait, l’ensemble de l’ornementation fait appel non seulement au vocabulaire italien, mais plus encore aux références bellifontaines et s’intègre donc à la seconde Renaissance. En effet, en dehors des cuirs et masques se remarque une succession de termes et cariatides dont la composition est peut-être inspirée par les cahiers d’ornements d’Androuet du Cerceau ou celui d’Hugues Sambin [C’est d’ailleurs l’hypothèse avancée par J.-J. RIOULT : l’artiste de Saint-Herbot se serait servi de l’Œuvre de la diversité des termes, paru à Lyon en 1572, comme modèle à la réalisation de ces sculptures. Il n’existe cependant pas de copie exacte des gravures de ce livre dans cette clôture de chœur, les compositions étant généralement plus légères que celle du traité de Sambin, et nous croyons à l’emploi d’autres gravures, plus anciennes telles que les Termes et cariatides d’Androuet du Cerceau (Paris, BnF, Ed. 2D) dont les écrits sont diffusés depuis les années 1550. J.-J. RIOULT, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Op. cit., p. 207.]."

"Les nombreuses guirlandes de fruits, les cornes, masques à palmettes, les costumes des personnages présentant de larges crevées sur les manches et les culottes, le travail des colonnettes qui constituent la claire-voie, indiquent ici l’assimilation d’un tout nouveau langage décoratif autant qu’une esthétique où les motifs encore usités au début du XVIe siècle n’apparaissent que de manière sporadique, à l’image du chanteur morisque de la miséricorde n°09."

 

 

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En rouge sur le plan : la partie de la clôture décrite dans cet article.

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Dans le décor sculpté du Finistère, les Termes gainés ou supports anthropomorphes (masculins ou Atlantes, féminins ou Cariatides) apparaissent comme des champignons à partir des années 1570, accompagnant les figures inspirées de la "Seconde Renaissance française" consécutive elle-même à l'arrivée de Sebastiano Serlio vers 1540. Je me suis efforcé d'en recenser plusieurs exemples dans ce blog.

Ils sont décrits dans des recueils, par Serlio lui-même (cheminées du Quarto Libro  de 1537, puis portes monumentales du Livre extraordinaire de 1551), par Androuet du Cerceau en France dès 1549, — puis avec 12 planches de Termes et cariatides gravées, publiées vers 1550 —,  par Vredeman de Vries en Europe septentrionale. Hubert Sambin publie L'Oeuvre de la diversite des termes à Lyon en 1572. Le site "Supports anthropomorphes" en donne un recensement (partiel puisqu'il ne contient pas les exemples bretons..) qui permet de mesurer la profusion des sources qui se proposaient aux sculpteurs contemporains. Dés lors, il est difficile de dire quel modèle a suivi le sculpteur sur bois de Saint-Herbot.

Ses Termes sont assez stéréotypés, puisque ce sont tous des canéphores (ils portent un panier de fruits) dont le piètement est un fût pyramidal sans élément anthropomorphe (pieds nus..), du moins de ce coté nord ; néanmoins ils sont tous différents, du moins sur la série des 11  exemples de ce bas-côté nord, et mélangent les jeunes femmes et les hommes barbus ou moustachus.

On en trouvera beaucoup d'autres exemples sur cette clôture, puisqu'ils séparent tous les panneaux de l'intérieur et de l'extérieur des trois cotés. Et, forcément, des figures identiques s'y répètent.

Sur ce bas-côté, ils séparent neuf panneaux, où sont sculptés d'abord des Vertus, puis des décors à la grotesques à rinceaux symétriques.

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Plan annoté de la clôture.

Plan annoté de la clôture.

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I. LA PARTIE ORIENTALE DE LA CLÔTURE NORD (PREMIÈRE ARCADE).

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les cinq panneaux sculptés séparés par les six termes gainés de l'entablement. Déroulé de gauche à droite.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les 5 panneaux N1 à N5.

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N1 : Un homme (roi ? Prophète ?) barbu et vêtu d'une houppelande.

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La barbe à grosses mèches pointues évoque un personnage antique. Les chaussures à bout pointues ne correspondent pas à la mode de 1575.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N2 : la Tempérance (vertu cardinale) et son vase.

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Classiquement, elle est représentée versant le contenu d'un premier vase dans un second, pour en équilibrer les contenus (jubé de N.-D. de Berven en Plouzévédé,  retable de Saint-Sébastien en Saint-Ségal). Ici, elle renverse à terre le contenu d'une cruche. 

http://expositions.bnf.fr/renais/grand/039.htm#:~:text=La%20Temp%C3%A9rance%20verse%20de%20l,et%20l'%C3%A9quilibre%20des%20forces.

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Remarquez les manches en orbes concentriques, comme les anges des sablières de la chapelle du château de Kerjean, contemporaines de cette clôture. Mais là ne s'arrête pas la comparaison, car nous retrouvons les cuirs découpés à enroulement de la bordure, si caractéristiques de ces sablières du Maître de Pleyben, et qui citent le vocabulaire introduit en France par l'École de Fontainebleau. Ainsi que les suspensions de fruits (poires, coings) largement utilisés sur les stucs de la Galerie François Ier à Fontainebleau.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N3 : l'Espérance (vertu théologale) et son ancre.

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Voir les liens cités supra de N.D de Berven et Saint-Sébastien en Saint-Ségal.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N4 : la Foi (vertu théologale) et son livre ouvert.

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La partie basse semble contenir des attributs qui m'échappent. Mais le vase enflammé, autre attribut de la Foi, peut se reconnaître dans le pot à feu de la bordure.

Voir les liens cités supra de N.D de Berven et Saint-Sébastien en Saint-Ségal.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N4 : la Justice (vertu cardinale) et sa colonne ??.

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Cette femme qui lève la main droite et tient en main gauche une colonne ou tige pourrait figurer la Justice.

Dans la bordure, de beaux exemples de cuirs chantournés ou à lames droites, et la tête coiffée d'un linge noué sur la tempe, un autre élément caractéristique du décor Seconde Renaissance qui se retrouve partout dans les productions de l'atelier de Kerjean.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES, ATLANTES ET CARIATIDES.

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T1. Support anthropomorphe masculin ; canéphore barbu aux bras remplacé par des spirales, et torse nu, sa tunique tombant derrière ses reins . Fût prismatique non cannelé.

Le panier est rempli de fruits ou légumes et de feuilles .

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T2. Support anthropomorphe féminin ; canéphore  aux bras amputés par des spirales, torse nu , au pagne feuillagé. Fût prismatique non cannelé. 

Les cheveux sont retenus par un bandeau occipital. Le panier ne contient rien de visible.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T3. Support anthropomorphe masculin ; canéphore moustachu aux bras réunis derrière le dos, et torse nu, un voile passant derrière les épaules et la tunique tombant derrière ses reins . Fût prismatique non cannelé.

Le panier, tressé,  est rempli de fruits ou légumes et de feuilles .

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T4.  Support anthropomorphe masculin ; canéphore barbu, torse nu, retenant des bras sa tunique tombant derrière ses reins . Fût prismatique non cannelé.

Le panier, tressé,  est rempli de fruits ou légumes et de feuilles.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T5 : a été bûché ; silhouette de canéphore féminine.

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T6. Support anthropomorphe féminin ; canéphore  aux bras placés derrière le dos, torse nu mais portant un voile derrière les épaules, sa tunique tombant derrière ses reins . Fût prismatique non cannelé.

Le panier, tressé,  est rempli de fruits ou légumes et de feuilles.

 

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les "chapeaux" triangulaires et leurs têtes sculptées.

Sur ces cinq chapeaux, seuls deux sont intacts. Ils portent chacun sur leur verso un autre buste (féminin ou masculin) visible depuis le chœur.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Buste de femme richement vêtue et coiffée, dans le style Renaissance.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Buste d'homme à la longue barbe, et également richement vêtu et coiffé.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les montants de la claire-voie et de la porte . La porte.

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Montant de gauche. Rinceaux  et mascarons, rubans et artefacts.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Montant gauche de la porte. Rinceau  suspendu à un anneau tenu par une tête de lion. Rubans et tête de putto.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Montant droit de la porte. Rinceau craché par un masque de diable.  suspendu à un anneau tenu par une tête de lion. Rubans et tête ailée d'ange, artefact.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La porte, partie basse.

Jeune garçon dansant nu, main gauche sur le pied gauche, suspendu sur fond de cuir  chantourné à enroulement . Bordure : cuir chantourné, tête coiffé d'un voile noué sur les tempes, masque animal. 

 

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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I. LA SUITE DE LA CLÔTURE NORD (DEUXIÈME ARCHE).

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Vues successives de l'entablement (4 panneaux N6 à N9 et 5 termes gainés T7 à T11).

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À la différence des panneaux N1 à N5, les quatre panneaux qui suivent sont composés sur un axe de symétrie vertical, comme, par exemple, sur les haut-dossiers des stalles de Guerche-de-Bretagne.

Les stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ib,  les haut-dossiers et les pendentifs du dais du coté sud.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N6. Autour d'un candélabre central, deux enfants nus libèrent des rinceaux dont la spire s'achève en profil anthropomorphe grimaçant.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N7. Autour d'un candélabre central issu d'un mascaron, deux lions mordent leu fouet de leur queue. Des rinceaux s'achèvent en cornes d'abondance.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N8. Autour d'un candélabre central, deux garçons nus s'accrochent aux tiges de rinceaux qui s'épanouissent en deux profil de jeunes filles bouclées coiffées d'un diadème perlé.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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N9. Autour d'un candélabre central issu d'une tête de putto, six têtes animales sont reliées par des lames ou des tiges feuillagées, lesquelles s'achèvent  en deux bustes de musiciennes jouant d'une sorte de vièle guiterne à trois cordes.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les Termes, atlantes et cariatides.

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T7. Canéphore barbu.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T8. Canéphore à tête bûchée.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T9. Canéphore barbu à pagne portant des feuilles et des fruits.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T10. Canéphore coiffé(e) d'un voile formant deux rubans descendant devant le torse nu et se rejoignant à l'ombilic. Il(elle) tient devant son bassin un cartouche en cuir découpé à enroulement.  Panier tressé contenant des fruits.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T11. Canéphore féminin, au torse nu, aux cheveux retenus par le bandeau occipital. Elle tient en guise de pagne un masque de lion d'où partent des rubans.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les montants de la claire-voie et la partie basse de la clôture.

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Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La clôture basse : six panneaux séparés par sept montants.

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Têtes d'anges ailées ; bucrane ; rinceaux et rubans.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord,  de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur (bois, 1575-1580), bas-côté nord, de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), 1953, l'église de Saint-Herbot,  Bull. Monumental tome 111 n°1 pp 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

 

 PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

 

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

— AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

 

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

 

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

 

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 14:50

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VII.  Le porche ouest de la tour . Inscriptions de fondation (1516) et inscriptions votives ;  sculptures des moulures du porche. La Femme-serpent.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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Présentation générale : voir Wikipedia (qui reprend Rioult 2009), ou le remarquable dossier IA00005154 de l'Inventaire général par Castel 1966.

Alors que le porche sud, décrit précédemment ici,  porte la date de 1498,  le portail ouest, à la base de la tour, est daté par inscription de 1516. Les deux entrées portent le nom du "gouverneur" et prêtre carme qui a supervisé les travaux : Jean de Launay au sud, Corentin de Kerdeffes à l'ouest. Alors que le porche sud se plaçait sous l'influence de l'atelier ducal du Folgoët (et du porche sud de la cathédrale de Quimper), la tour et le porche ouest sont influencés par les éléments équivalents de la cathédrale de Quimper.  

 

 

 

 

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Description par René Couffon 1953

"La reprise pour l'agrandissement de la chapelle sur ses deux faces ouest et sud est très visible. Bien que les pinacles soient encore entièrement gothiques, ainsi que les gargouilles, les choux frisés des rampants et des fenestrages, le tracé de ceux-ci est tardif et il semble que l'on doive dater cette campagne du règne d'Henri II. La tour dérive très nettement de celles de Quimper, avec ses baies jumelées sur chaque face, ses faux arcs en mitre décorant les angles, ses meneaux trèfles et ses contreforts étages garnis de pinacles. Le porche percé à sa base est très remarquable. En tiers-point assez aigu, ses voussures sont séparées par des moulures, soit toriques avec filet saillant, soit prismatiques, qui ne sont interrompues par aucun chapiteau. Au-dessus de la voussure extérieure, une accolade décorée de choux frisés et couronnée d'un fleuron s'amortit dans des piédroits prismatiques. L'accolade est elle-même

L'accolade est elle-même surmontée d'un faux gable, également décoré de choux frisés et qui, comme à Saint-Corentin, ne lui est pas tangent, mais coupe les piédroits au-dessus d'elle.

A l'intérieur, deux portes jumelées en anse de panier donnent accès à l'église. Elles sont séparées par une colonne torse couronnée d'un petit personnage tenant deux chiens affrontés, colonne qui paraît, avec la petite porte de Saint-Servais bâtie en 1510, l'une des premières manifestations de la Renaissance en Cornouaille.

Au-dessus des portes, une frise les sépare du tympan décoré d'une niche abritant la statue de saint Herbot et de deux angelots tenant des phylactères. L'un d'eux précise la date de la fondation de la tour : « L'an mil VCXVI (1516) fut cest portai commencé, messir Cho(rentin) Kerdeffez gouverneur. »

La sculpture de ce porche est très particulière. Les feuilles d'acanthe décorant les voussures s'inscrivent sensiblement dans un carré ; quant aux tiges, elles ont soit la forme d'un S sur les piédroits, soit d'une arête de poisson sur les frises et les linteaux. Les faux gables sont très nets et coupent les piédroits, au lieu d'être, comme généralement, coupés par eux. Cette décoration permet d'identifier un atelier qui, dérivé de celui de Quimper, eut une aire de dispersion considérable. Le porche est surmonté, comme à Saint-Corentin, d'une galerie portée par une corniche sculptée derrière laquelle s'ouvre une fenêtre élancée avec accolade décorée de choux frisés et d'un fleuron et amortie sur deux angelots. Deux portes donnent accès par la galerie d'un escalier à l'autre pour monter au sommet de la tour, escaliers pratiqués dans l'épaisseur des murs." Couffon, 1953.

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Description par Rioult et Bonnet 2010 :

"La tour, haute de 31 m, s'inspire de celles de la cathédrale de Quimper. Elle est construite sur deux niveaux de hauteur équivalente. Au premier niveau s'ouvre le portail occidental de l'église, daté de 1516 par une inscription. Il est composé de deux portes en arc en anse de panier, surmontées d'un larmier orné d'une frise de feuillage coupée en son milieu par deux animaux affrontés, séparés par un personnage qui les maîtrise. Au-dessus, une niche en arc en anse de panier abrite une statue encadrée par deux anges ; l'ensemble est pris dans une archivolte en accolade très aiguë, elle-même encadrée d'un gâble dont les rampants sont ornés de choux frisés et coupent les pinacles qui encadrent le portail, et dont la pointe se perd dans la balustrade à mouchettes qui surmonte le tout. (Rioult 2010)"

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

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Dans la niche centrale est figuré Saint Herbot présentant un livre.

En dessous, au centre de la frise, un personnage est entouré de deux chiens sans collier (ou autres animaux). Est-ce une représentation de saint Herbot protégeant, ou apprivoisant, les animaux sauvages ? Il est vêtu et coiffé (toque à cabochon) comme un riche seigneur du XVIe siècle, assis en tailleur, et les deux chiens dont il tient une patte  semblent le lécher et posent l'autre patte sur son épaule, comme dans une scène de chasse autour du veneur ou du maître.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ange de gauche.

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Ses cheveux sont bouclés, son visage est très rond, ses ailes sont verticales et rapprochées, et il est vêtu d'une tunique plissée au col rabattu en amict.

Il porte un placard rectangulaire  avec l'inscription :
 

§ LAN M : VcXVI : FUT CEST PORTAL CÕMÃCE : MESS : CHO : K DIFFEZ. GOVERNER

Soit : "l'an (1516) fut ce portail commencé [sous la direction de] Messire Chorentin Kerdifez gouverneur".

 

Mais la lecture est encore incertaine, car il faut attendre non seulement que la lumière soit favorable, à jour frisant, mais aussi qu'elle tourne autour du placard, qui est convexe.

Elle a été relevée d'abord par Abgrall en 1896 avec un texte erroné (L'AN . MIL VCCXVI FUST CEST PORTAIL CONSACRE ET MIE ICHI CEST PIERRE), leçon reprise en 1900, 1904 et 1916 , et citée par Charpy et Waquet puis corrigée par Couffon en 1953 et 1959 de façon plus fidèle (L'AN MIL VCXVI (1516) FUT CEST PORTAL COMMENCE, MESSIRE CHO(rentin) KERDEFFEZ. GOUVERNEUR), et enfin par Castel et Ducouret en 1966 (LAN MIL VC XVI / FUT CEST PORTAL / COMMENCE MESSIRE CHO : / K DE FFES GOVERNER), en soulignant les parties certaines de leur lecture.

Enfin, le rédacteur de l'article du site Monuments historiques donne sa version : L'AN M : VCXVI : FUT CEST PORTAL COMACE : MESS : CHO : K[er] DIFFEZ . GOUVERNE.

La leçon de Castel est la plus scientifique dans sa présentation, mais omet la ponctuation, ainsi que les tildes (abrégeant le texte par remplacement des N) ; d'autre part, "Messire" doit être abrégé en Mess. Et je crois que CÕMÃCE est plus exact que COMMENCE. Je crois avoir fait progresser la lecture par ma leçon (supra), mais cette inscription de fondation mériterait un relevé effectué dans des conditions scientifiques, avec échelle ou échafaudage, lumière d'appoint, et estampage. le sigle § tente de reproduire le deux-points inclut dans un S. 

Ma curiosité se porte sur le "gouverneur". Son nom, quelque soit la graphie, est attesté en toponymie, à Plougastel, Bodilis  et Bothoa. 

 

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Kerdifez voir Albert Deshayes (Noms de lieux) donne pour Kerdifez p. 482 : Kerandivez en Bodilis, Kerandifez en 1490, qualificatif difez « sans foi, mécréant ». À Plougastel, l'OPHIS ar Brezhoneg donne pour Kerzivez : "Formes anciennes attestées : 1542 : Kerdiffez 1600 : Kerdifes 1662 : Kerdivez 1815 : Kerdives 1827 : Kersivez Variantes orthographiques recensées actuellement : (Kerzivès ; Kerzives). Autres informations sur le sens du toponyme : Ce nom de lieu est formé de Kêr, village, lieu habité et d'un second élément dont les formes anciennes sont difez, difes. Selon L.M. Bodénès, p. 192, ce mot viendrait du vieux breton difeith, moyen-breton difez, qui signifie "inculte" à propos d'un terrain. A. Deshayes va également dans ce sens. F. Gourvil, quant à lui, propose la même explication pour les noms Kerdevez, Kerandevez, qu'on retrouve dans d'autres communes de Bretagne."

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Les généalogistes attestent de Jean de Chateaufur (vers 1576 Julian - Tréflez,- 5 -11- 1616  - Plounévez Lochrist), Sieur de Kerdivez ( paroisse de Plounevez Lochrist ),— graphie Sieur de Kerdifez sur l'acte de décès—. Potier de Courcy et de Saint-Allais précisent ces données, tout comme le site Tudchentil. Mais aucun "Corentin" n'est cité dans les généalogies pourtant bien détaillées.

 

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=en&iz=3040&p=jean&n=de+chateaufur

https://www.google.com/maps/place/Kerdivez,+29430+Ploun%C3%A9vez-Lochrist/@48.6275561,-4.2357286,14z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x48115576a29f69ff:0xb66f218136a792d0!8m2!3d48.627558!4d-4.218219

http://www.tudchentil.org/spip.php?article364

https://archive.org/stream/bub_gb_41RJVREUlqUC/bub_gb_41RJVREUlqUC_djvu.txt

https://books.google.fr/books?pg=RA1-PA291&lpg=RA1-PA291&dq=kerdiffez&sig=ACfU3U1lT9CC6d19OVZa7-VDoiRbxDhb4A&id=hjltAAAAMAAJ&hl=fr&ots=SdqzrpCcYs&output=text

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Mais Castel et Ducouret, en explorant les archives, donnent de nombreux éléments sur le gouverneur de Saint-Herbot Corentin de Kerdeffez, et notamment signalent qu'il est désigné comme "procureur sindique" et sieur de Kerligavan.

Kerligavan se situe dans la trève de Kerrien, paroisse de Bothoa (Bothoa est une ancienne paroisse très vaste, issue de la paroisse primitive de Pligeaux, de l'évêché de Cornouaille qui n'est plus désormais qu'un simple village de la commune de Saint-Nicolas-du-Pélem). Hyacinthe Morice cite un Kerlivagan en 1442. Cette seigneurie est aussi désignée sous le nom de Kerligan.

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Tous les gouverneurs de la chapelle de Saint-Herbot sont de prêtres et portent le titre de messire : Jehan de LAULNAY (1498), Jehan Le GUERRER (1505-1510), Alain PONTEON (1510),  Chorantin KERDIFFEZ, Henri CARON (1535-1545), qui inscrit son nom sur les clefs de voûte de la chapelle Sainte-Barbe,  Jean LE GUIC (1550-1575),  Mathieu CRAVEC (1575-1595) dont le nom est porté sur le calvaire, ou Chorantin COZ (1596-1613)  Le site Marikavel indique  que  ce sont des  « prêtres gouverneurs » qui étaient responsables de la petite communauté religieuse des frères carmélites, que les nobles de Rusquec avaient amenée à Saint-Herbot, lorsqu'ils appartenaient à la cour ducale. Les carmélites se sont engagées dans l'œuvre missionnaire dans les paroisses voisines.

Chorentin KERDIFFEZ est cité comme gouverneur de 1511  à 1535. Il étend d'abord les possessions de la chapellenie pour en augmenter les ressources. Il se défend contre les empiètements du receveur du roi. Et il commande les travaux, notamment ce portail ouest, mais aussi la partie gauche de la maîtresse-vitre, où une large console porte, sans son nom, la date de 1513 : LAN-M-CINQ-CENTS-TREZE.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ange de droite : Laudate ....

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Posé sur une courte console, ailes verticales, il est joufflu et bouclé, et porte un tabard au dessus de sa tunique. Il déroule une banderole et en désigne le début par l'index droit tendu au dessus du texte.

Il tient l'inscription suivante en lettres gothiques onciales :

 

§ LAUDATE : DOMINUM : IN : SANCTIS : EIUS §

il s'agit de l'invocation à la prière "Louez le Seigneur en son sanctuaire", incipit du psaume 150 qui est  parfaitement adapté à la situation sur un portail d'entrée dans la chapelle.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ange de gauche de l'extrémité du faux-gable : "Benedictus".

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Il est tout aussi joufflu et bouclé que ses collègues, et il présente une banderole dont il désigne le texte d'un index de la main gauche. Il est agenouillé, et vêtu d'une tunique qui vient bouffer au dessus du cordon.

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Nous lisons  :  § BENEDICTUS9 Q' VENIT I' NÕE DNI §

Soit en résolvant les tildes BENEDICTUS Q[UI] VENIT I[N] NO[MIN]E D[OMI]NI; "Beni soit celui qui vient au nom du Seigneur", citation du psaume 117 appartenant à la liturgie, mais qui peut servir de formule d'accueil au fidèle pénétrant dans la chapelle.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le "page" de droite : Pax vobis.

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Son buste est installé à l'extrémité du rampant du faux-gable, sur une base crénelée, comme s'il surgissait de la tour d'un château. Sa chevelure bouclée est couverte d'un bonnet à revers.  Il salue l'arrivant en plaçant la main à l'index tendu contre sa tempe.

Sa banderole indique :

§ PAX VOBIS §

"La paix soit avec vous".

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Comparaison.

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De nombreux porches décrits dans ce blog ont le même décor avec le faux-gable coupant, sans s'interrompre, les pinacles (citation du portail du bras nord du transept de la cathédrale de Quimper, 1478), mais aussi les anges ou pages présentant les citations liturgiques de bienvenu. René Couffon et Philippe Bonnet ont reconnu là, dans cette tour-clocher, les caractéristiques architecturales  de la cathédrale de Quimper. 

Au risque d'abuser de répétitions, je fais citer un autre texte de Philippe Bonnet :

"Au début du XVIe siècle, un autre atelier [que celui actif en Cap Caval dès la fin du XVe siècle à Saint-Nonna de Tréoultré et Saint-Guénolé] diffuse, d'abord vers les montagnes âpres de la haute Cornouaille, dans le doyenné du Poher, les formules quimpéroises. Les historiens lui ont donné le nom de son œuvre maîtresse, la chapelle de pèlerinage de Saint-Herbot.

Elévée à la fin du IVe siècle, celle-ci fait l'objet dès 1498 d'importants travaux d'embellissement, financés en partie par la duchesse et reine Anne de Bretagne. Précisément daté de 1516 par une inscription portée par un ange, le portail ouest s'ouvre entre deux contreforts angulaires dont les deux ressauts sont soulignés par des pinacles à crochets de style quimpérois. Il apporte un certain nombre d'innovations formelles : le profil en anse de panier des deux portes geminées et de la niche abritant la statue du saint patron qui occupe la partie la plus médiane du tympan, la colonne torsadée adossée au trumeau, la forme très aigüe de l'accolade formant archivolte. Prosper Mérimée en a déjà signalé "l'ogive à contre-courbures, les feuillages gras et frisés (mauves et choux), accompagnées de moulures prismatiques et très saillantes". Un larmier orné d'une frise de feuillage fait office de linteau, coupés en son milieu par un personnages maitrisant deux animaux affrontés. Un gable aux rampants ornés de choux frisés couple les pinacles encadrant le porche et retombe sur des culots sculptés d'anges tenant des phylactères. Sa pointe vient se perdre dans la balustrade flamboyante. [...]

Quelques années plus tard, l'atelier se transporte à Saint-Trémeur de Carhaix. [...]Deux édifices mis en chantier dans le deuxième tiers du XVIe siècle se rattachent encore à la production de l'atelier de Saint-Herbot. La chapelle Saint-Tugen en Primelin aurait été commencée vers 1530 [...] et la tour de l'église Saint-Herlé de Ploaré [1548].

"Au moment où s'ouvre le chantier de Saint-Tugen, l'atelier de Saint-Herbot laisse sa marque sur un certain nombre d'édifices plus modestes mais non moins soignés, comme les chapelles de Notre-Dame-de-la-Croix en Loqueffret (1522), de La-Trinité de Melgven (1535) et du Moustoir en Kernével (1538) : si la formule de la tour clocher n'y est pas retenue, on retrouve à l'identique le modèle du portail de Saint-Herbot.

Une version plus modeste du parti quimpérois est mies en œuvre dans deux églises du Cap Sizun, à Beuzec (1554) et à Cléden (1561) [...] Une dernière église, Saint-Vinoc de Plouhinec est encore plus tardive" (P. Bonnet 2013 pages 161-162)

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À mon petit niveau, je retrouve ce décor du porche à Saint-Tugen en Primelin,  sur le porche ouest de la cathédrale de Quimper, à Mahalon, à Esquibien, à logoff en 1547, à Confort (v. 1528), ou à Cléden-Cap-Sizun (v.1561)  et enfin à Plouhinec en 1572, mais en m'attachant à retrouver un détail stylistique significatif, celui du "page" ou écuyer saluant d'un doigt sur la tempe .

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 Au porche ouest de Saint-Tugen, les banderoles des anges disent Ave Maria (à gauche) et Pax Vobis (à droite), et le porteur de cette invocation est, exactement comme à Saint-Herbot, un "page" sorti de sa tourelle et saluant l'assemblée d'un doigt droit touchant la tempe . René Couffon avait noté la similitude architecturale : 

"Le portail, percé à la base de la tour, offre, comme conception et comme réalisation, une telle ressemblance avec celui [porche occidental] de Saint-Herbot qu'il fut certainement construit par le même atelier. La porte en anse de panier est surmontée d'une arcade en tiers-point aigu, à voussures profondes et accolade à fleuron. Un faux gable coupe les pinacles des piédroits pour s'appuyer sur deux angelots portant des banderoles. "(Couffon)

https://www.lavieb-aile.com/2020/04/la-chapelle-saint-tugen-de-primelin-architecture-et-details.html

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Le même messager vêtu comme un écuyer du XVIe siècle se trouve à Lampaul-Guimiliau, sous une architecture différente, tenant son Pax Vobis mais saluant de la main gauche.

https://www.lavieb-aile.com/2019/04/le-porche-de-l-eglise-de-lampaul-guimiliau-ii-les-anges.html

À Lampaul-Guimiliau, sur le même porche un ange présente la banderole Benedictus qui venit in nomine domini. (voir les détails d'abréviations, dont la comparaison avec Saint-Herbot est intéressante).

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L'église de Cleden-Cap-Sizun montre l'ange de l'Ave Maria et le messager du Pax Vobis touchant son chapeau :

https://www.lavieb-aile.com/2020/03/l-eglise-saint-clet-de-cleden-cap-sizun.ses-navires-sculptes-sur-pierre.html

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On le retrouve à Esquibien :

https://www.lavieb-aile.com/2020/07/l-eglise-paroissiale-d-esquibien-ses-inscriptions-lapidaires-et-ses-porches-ouest-et-sud.html

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Le couple ange/"page" est encore là à l'église de Plogoff, mais les inscriptions sont illisibles.

https://www.lavieb-aile.com/2020/03/les-navires-sculptes-de-l-eglise-de-plogoff.html

 

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LES MOULURES DU PORCHE.

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Trois moulures font le tour du porche, tandis qu'une moulure suit le contour de chacune des portes géminées. Je ne m'attarderai pas à leur décor végétal mais je donnerai à observer les figures animales (et humaine) placées à leur départ et où s'enracinent les tiges, car je les ai remarquées dans de très nombreux porches bretons en kersanton du XVIe siècle, et je me plais à me pencher sur ces détails savoureux.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Un lion.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Un dragon ailé.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Du coté droit.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Un moine sous sa capuche, tenant un livre dans son sac. (Saint Yves ??? Saint Antoine ??)

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Un chien pattes écartées.

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Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Porche ouest (1516) de la chapelle de Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA FEMME SERPENT.

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On sait sans doute que je collectionne dans ce blog les femme-serpents, à coté des sirènes, des représentations diaboliques semi-humaines piétinées par la Vierge, en retrouvant au hasard de mes visites la très riche iconographie rassemblée par Hiroko Amemiya dans sa thèse et l'ouvrage Vierge et démone qui en est issu en 2005.

 "Cette auteure décrit 11 "ornements du type femme-serpent" (distincts des 7 ornements de type femme-serpent de la Tentation" séparant Adam et Éve) . Et ce n'est pas aujourd'hui que je la prendrai en défaut pour avoir laissé passer un exemple de ces sculptures, puisque la femme-serpent de Saint-Herbot figure , avec le n°7, dans sa liste et qu'elle est décrite page 184. Pas drôle, je n'ai plus qu'à recopier !

Elle pourrait pourtant lui avoir échappé, à droite de ce portail ouest et sous le larmier qui court le long du  contrefort, à l'abri d'un  élargissement trapézoïdal de la corniche, tout comme elle m'avait échappé lors de ma première visite, car il y a tant de choses à voir ici !

Mais non, elle la décrit couchée sur le coté, buste replié en arrière, tête à gauche, avec deux petites cornes pointant sous la chevelure qui retombe sur les épaules nues. Il ne lui échappe pas non plus que le corps est couvert d'écailles (ou de verrucosités) bien que leur relief est aujourd'hui atténué.

Que dire de plus, mais que dire de plus ?

Je peux, cherchant comme un mesquin le moindre défaut, corriger la phrase "La main droite est posée sur le coté, le bras gauche accoudé soutient la tête". Car c'est le bras gauche qui est allongé le long du flanc, la main près du pubis, tandis que le bras droit s'élève dans un geste de coquetterie pour  caresser les cheveux (et peut-être distinguait-on jadis un peigne).

Le visage est érodé, mais mon imagination a succombé à son charme et a vu s'esquisser le plus suave sourire.

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Hiroko Amemiya accompagne sa photographie d'un délicieux dessin de la dame, et explicite ainsi sa compréhension de la sculpture, où la paume ouverte "soutient" la tête.

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Hiroko Amemiya, femme-serpent de Saint-Herbot, "Vierge ou démone" page 184, dessin de l'auteure.

 

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Voir  les autres femme-serpents de ce blog :

Les sculptures de pierre de l'église de Bodilis . II. Le décor de l'intérieur du porche sud (1601).

L'enclos paroissial de Brasparts. I. La Démone tentatrice du porche sud.

L'enclos paroissial de Lannédern I. Les sculptures extérieures : le calvaire, l'ossuaire et les crossettes.

Les Sirènes et Démones de l'église de Sizun (29).

(D'autres sont visibles à l'église du Yuch, de  Trégourez, de Lennon, et à la chapelle N.D. des Fleurs de Plouay).

Voir aussi les sirènes : 

 

Et les Vierges à la démone :

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Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Femme-serpent de Saint-Herbot, porche ouest. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie) 1898, "Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère", par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques, Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen) 1898 page 145.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f212.item

ABGRALL (Jean-Marie), 1900, Livre d'or des églises de Bretagne. "La chapelle Saint-Herbot", in Carhaix-Plouguer n°18, page 5

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_201/carhaix__plouguer.pdf

ABGRALL (Jean-Marie), 1904, L'Architecture bretonne, page 41

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f20eb990fd763d232327db92aeeb6869.pdf

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments, Société Archéologique du Finistère - SAF 1916 tome 43 - Pages 65 à 102

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1916_0122_0159.html

— AMEMIYA (Hiroko), 2005, Vierge ou démone, ed. Keltia graphic, page 184.

— BONNET (Philippe), 2013, "Saint-Corentin et le développement du style gothique en Bretagne", in Quimper, la grâce d'une cathédrale, ed. La Nuée Bleue, Strasbourg, pages 151-163.

—CHARPY (Jacques)  et Henri Waquet, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot, Dictionnaire …. tome IV p. IVA99, cité par H. Amemiya

— COUFFON (René), 1953, l'église de Saint-Herbot,  Bull. Monumental tome 111 n°1 pp 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions Sculpture Chapelles bretonnes. Femme-serpent

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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