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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 23:28

Le moulin de Kereuzen à Crozon, et son inscription de 1795.

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Voir aussi :

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— Sur les inscriptions lapidaires de la Presqu'île de Crozon, voir :

 

Et

 

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Mes remerciements à Mr Joseph Pigent pour son accueil.

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Je passe souvent, dans mes promenades autour de la Réserve naturelle de l'Aber, devant cet ancien moulin. 

Le moulin à eau de Kereuzen, sur la rivière de l'Aber à Crozon, est connu depuis le XVIIIe. Il figure, sous le nom de Moulin Colin, sur la carte de Cassini de 1783, et sous celui de Kereuzen, sur le cadastre de 1831. Il a été fermé en 1961.

 

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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Toponymie.

Disons d'abord que ce nom de lieu Kereuzen est rare. Je le trouve attesté à Elliant sur un aveu de 1663.

(le village de Kereuzen ô ses issues & apartenances & autres terres non icy spéciffiées sont sittuées en la Trêve nommée Treffnevez en laditte paroisse d'Eslyan).

Comme l'a remarqué M. Guilcher (12), le déterminatif de la plupart des villages en Ker— est un nom d'homme. Il s'agirait de Ker -Euzen, le village d'Euzen ou Eusen. Albert Deshayes signale pour ce nom Euzen 1446, Ploemeur ; 1513, Remungol ; 1644, Quimper, etc. Il dériverait du vieux breton Eudon , "bon talent", et se diffuse sous les formes Abeozen, Euzenat, Euzénou, Euzénès . Aucune de ces formes n'est attesté à Crozon avant le XVIIe siècle (sauf Guillaume EUSEN 1678).

Si le toponyme KEREUZEN est rare, l'anthroponyme correspondant ne l'est pas moins. À Lannion ,   Jean LE GUALLES, écuyer, sieur de Kereuzen, Ledict sieur de KERYVON, se fait connaître en 1600 par ses prééminences en l'église de Baly. Un Kereuzen représente Plonéour à la  montre de 1481. On trouve un Kereuzen-Brelivet en Châteauneuf-du-Faou ; un Jehan Nouvell Kereuzen à Plougasnou ; à Plouezoc'h en 1545-1550  une Françoise de Kereuzen puis en 1578-1608 Maria de Kereuzen ou Marie de Kereuzen de Kerjean. Et enfin à Bieuzy (56) Françoise Le RUYET DE KEREUZEN 1580-1611, Jan Le RUYET DE KEREUZEN son frère, Yvonnette Le RUYET DE KEREUZEN sa soeur.

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Pour en revenir au toponyme, Pierre Trépos note en 1953  : "Quant à Kerezen et Petit- Kerezen, j'ai d'abord hésité à les classer avec les toponymes en « Vrins » : M. Buffet a interprété le Kerezen de Port-Louis par Ker-Euzen ; mais deux formes relativement anciennes de ce toponyme morbihannais, avec 2 r, (en Hello Querrezen } Besquellec Querrezen , 1080) me font penser que l'hypothèse Kezen, au lieu de Euzen peut au moins se discuter — avant qu'elle cède peut-être la place à une troisième : Kerezen, cerisier."

Henri-François Buffet, étudiant  la toponymie du canton de Port-Louis  suggère de rattacher à Ker-Euzen les lieux-dits Querezen, 1640, et Kerzine.

Quoiqu'il en soit, ce toponyme en ker- est très ancien, vers le Xe siècle :

"Les Bretons venant de l’île de Bretagne apportent en Armorique leur système toponymique. Aux nobles, l’on doit les noms formés sur Lez (qui désigne une cour et résidence seigneuriales). Aux prêtres, les différents Lann (lieu consacré), remplacés par Log après le Xe siècle ; aux paysans, les noms en Trev (lieu habité et cultivé), puis en Kêr. Ce dernier désignait d’abord un lieu défensif, comme c’est toujours le cas en gallois (cf. Car dans Cardiff). Mais c’est à partir du Xe siècle que fleurissent partout les noms en Kêr, lorsque le terme prend le sens d'exploitation rurale et d’endroit habité."  (Office Public de la langue bretonne)

http://www.fr.brezhoneg.bzh/7-noms-de-lieux.htm#par889

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Il signale peut-être une seigneurie disparue, puisque de nombreux moulins à eau dépendaient des manoirs  de seigneurs, qui les affermaient à des meuniers.

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Je découvre pour la première fois aujourd'hui qu'une pierre a été conservée de l'ancien moulin, détruit au XXe siècle pour construire une exploitation agricole. Ce bloc de kersantite porte la date de 1795 et le nom du meunier d'alors, Isidore KERAUDREN. Les inscriptions, c'est ma passion. Surtout lorsque j'apprends que plusieurs ne sont pas parvenus à déchiffrer celle-ci. Un défi ?

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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L'inscription se déchiffre ainsi :

F : F : P : IIOSSE KINEC

ISIDOR KAUDREN 1795.

Soit "fait faire par [Joseph] Kerinec. Isidore Keraudren 1795".

Les lettres IIOSSE me tracassent un peu. On connait l'habitude d'abréger les noms en Ker- par la seule lettre K, aussi il n'est pas difficile de transcrire KINEC par KERINEC et KAVDREN par KERAUDREN. La date ne prête pas à discussion, lorsqu'on connait la façon d'écrire le 5 en forme de S.

Ma lecture va se trouver validée dès que je vais interroger les données généalogiques.

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Une deuxième inscription, en pierre de Logonna cette fois, est sculptée dans une pierre de réemploi de la façade ouest du logis : On y lit en réserve dans un cartouche :

ANNE / COLIN.

 

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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On trouvera aussi sur le mur est de la grange rénovée qui lui fait face le chronogramme 1831 : une inscription plus tardive donc.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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Les deux premières inscriptions prennent tout leur sens lorsque l'on sait qu'Isidore KERAUDREN a été le meunier  de Kereuzen au XIVIIIe siècle, qu'il avait épousé Anne COLIN, et que sa mère était Marguerite KERINEC.

 

Les données généalogiques sont bien documentées.

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Un peu de généalogie.

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https://gw.geneanet.org/gabrielle5?n=keraudren&oc=&p=isidore

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?n=keraudren&oc=&p=isidore

https://gw.geneanet.org/aperson?lang=fr&iz=10684&p=marie&n=keraudren&oc=10

Isidore KERAUDREN est né le 12 octobre 1741 à Kerdaniou – Crozon ; il faut assimiler le toponyme à celui de Kersaniou , noté Kerdaniou sur la carte de Cassini. Le lieu-dit Kersaniou se trouve sur le flanc sud de la vallée de l'Aber, à 1,2 km du moulin. Isidore a été baptisé le lendemain de sa naissance,  à Kerdaniou.

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Il est né de Jacques KERAUDREN, décédé avant 16 février 1813, et de Marguerite KERINEC, décédée avant 16 février 1813.

  • Jacques KERAUDREN, né le 17 décembre 1721 à Kerdaniou, Crozon, est décédé le 18 octobre 1787 à Moulin Rhun, Crozon à l'âge de 65 ans.  Il se maria le 21 novembre 1740 à Crozon, avec

  • Marguerite KERINEC, née le 20 avril 1715 à  Kerglintin Tréboul - Crozon, et décédée le 6 août 1779 à Kerglintin Tréboul - à l'âge de 64 ans. Elle était la fille de Jean KERINEC, né en 1692 à Ranvédan (au dessus de Postolonnec)  et  décédé le 20 janvier 1716 à Kerglintin Tréboul  à l'âge de 24 ans  . Marié le 5 juillet 1714 avec Jeanne SENECHAL, née en 1683, et décédée le 14 mai 1771 à Kerglintin Tréboul  : veuve à 31 ans, elle épousa Jean KERAVEL, d'où 6 enfants. Marguerite KERINEC avait un frère Jean, né en septembre 1716-  (contradiction avec le décès du père) ; j'y reviens.

Quel est ce "Moulin Rhun" de Crozon où décéda Jacques Keraudren ? Était-il lui-même meunier ? La carte de Cassini indique, en aval du moulin Colin, le moulin Kerune.

Isidore a donc un oncle maternel, Jean KERINEC (Kerglintin 1716-Kerdaniou1782), qui épousa Gilette KERAUDREN, 1718-1776,  née à Kerdaniou (comme Isidore lui-même, et comme son père) et décédée à Kerdaniou, où le couple s'était semble-t-il installé. Enfin, il faut remarquer parmi les 8 enfants de ce couple Joseph KERVINEC, né à Kerglintin en 1749, et dont la date de décès est ignorée. Je le rapproche du IOSSE KERINEC de l'inscription de kersanton.

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Isidore est l'aîné de 5 garçons, Jean (ca 1744-1747), Corentin (1749-1750), Allain (1752 -?), marié en 1775 avec Anne BOUSART, et Joseph, marié en 1767 avec Marie BOZENEC.

 

Isidore épousa le 8 juillet 1761, à Crozon,  Anne COLIN, décédée avant le16 février 1813. Elle était la fille d'Yves et de Marguerite LE ROUX. Le couple eut 7 enfants.

  •  Yves KERAUDREN ca 1767-1799

  •  Joseph KERAUDREN 1767-1841 marié Avec Marie Françoise ROLLAND /1777

  •  Marie KERAUDREN 1770-  Mariée le 23 juillet 1788 avec Henry LE BOUSSARD. Leur fille Anne Marguerite épousera en 1811 à Telgruc Louis Maurice LE MONZE (Telgruc 1789-Crozon 1857) . Ils eurent trois enfants, Louis-Maurice (Telgruc 1816-Crozon 1878), Jean-Pierre (Crozon 1817 -Crozon 1853) qui épousa en 1850 Marie Perrine LE CAP, et Corentin (Crozon 1820-Crozon 1889) qui épousa en 1844 Marie HERJEAN.

  •  Julien KERAUDREN 1772-1808  Marié le 16 février 1802 à Crozon, avec Marie LE CORRE/1785

  •  Anne KERAUDREN 1776-1844  Mariée le 18 juillet 1799 à Crozon avec Pierre LE MIGNON ca 1771-

  •  Marie Anne KERAUDREN ca 1780-1781

  • Jeanne KERAUDREN 1783-1859  Mariée le 16 février 1802 à Crozon, avec Pierre Marie GOURMELEN 1777-1808 dont un fils Pierre Marie GOURMELEN 1805-1863, qui se maria  le 15 juin 1829, Crozon, avec Marie Jeanne POSTIC 1810-1850. Jeanne KERAUDREN 1783-1859  se remaria le 7 novembre 1810, Crozon, avec Yves QUEMENER

Pour ces sept enfants, nous disposons pour la plupart du lieu de leur baptême, à Kerglintin-Tréboul, près du Véniec, à près de 3 km du moulin. C'est a priori leur lieu de naissance. Anne Colin venait donc accoucher à Kerglintin ? C'était la maison d'origine de sa belle-mère (le domicile de ses beaux-parents ?) et certainement un lieu de convergence familiale.  La petite Marie-Anne y fut inhumée le 21 novembre 1781.

- J'ai surligné en gras les enfants du couple Marie KERAUDREN/Henry LE BOUSSARD, car les naissances montrent que ce couple est venu s'installer à Crozon en 1817. Or, les noms de Louis LE MONZE et de Corentin  LE CAP figurent au cadastre de 1831 pour les moulins de Pont-Men et de Kereuzen.

- J'ai surligné en gras le nom de Jeanne KERAUDREN, car c'est apparemment elle et son mari Pierre-Marie GOURMELEN I (déclaré meunier à leur mariage en 1802 et à son décès en 1808) qui reprirent le moulin. Elle est déclarée cultivatrice. Jeanne Keraudren est décédée à Kereuzen à 76 ans le 4 juin 1859. Son fils Pierre-Marie II Gourmelen est qualifié à son décès à Kereuzen de "forgeron cultivateur meunier".

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Isidore KERAUDREN est décédé le 13 février 1813 à Kerdaniou. Il était alors veuf de son épouse Anne Colin.

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généalogie Madeleine Harmegnies

 

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Je note incidemment  en 1838 un Philippe KERAUDERN demeurant à Trébéron et  un Bernard KERAUDREN père et fils demeurant au Véniec.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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Une pierre d'une forme particulière.

Le bloc de kersantite, actuellement déposé et présenté sur un muret fleuri devant la cour,  n'est pas rectangulaire, mais le biseau du coté droit est sans doute intentionnel, puisqu'il est souligné par une moulure. Il est creusé de deux cavités de 4 cm de diamètre environ, et entaillé en sa partie basse par un onglet biaisé.

Ce n'est pas un linteau habituel, et il devait assurer un emploi précis dans le moulin.

Si on réfléchit au sens de l'inscription Fait faire par Joseph KERINEC / Isidore KERAUDREN 1795, nous pouvons penser que l'oncle et son neveu maternel ont fait exécuter des travaux suffisamment importants pour justifier la commande d'un tel travail de sculpture.

La date de 1795 ne correspond à aucun événement familial connu. Isidore KERAUDREN avait alors 54 ans.

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Ce que nous savons du Moulin de Kereuzen.

Aujourd'hui, le moulin a été rasé, les pierres et les meules ont été enfouis par les bulldozer pour permettre la création des bâtiments actuels, qui reprennent des parties anciennes. C'est aujourd'hui une exploitation agricole (Joseph et Laurent Prigent ?)  consacrée à l'élevage de vaches allaitantes (Charolais et Blonde d'Aquitaine).

Deux vestiges en pierre sont conservés, qui portent la marque de leur adaptation au fonctionnement du moulin.

 

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Des fragments de la meule en silex.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

Le moulin de Kereuzen à Crozon. Photographie lavieb-aile juin 2020.

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Qu'apportent les cartes et photos aériennes ?

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Allons du présent vers le passé. Cliquez sur les photos pour les agrandir. Source Geoportail Remonterletemps

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.405460&y=48.235703&z=16&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

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La carte IGN.

La station de distribution d'eau potable de Poraon et son bassin de stockage de 3000 m3, qui remplace le moulin de Pont-Men, n'est pas encore indiquée. Elle assure 20% de la consommation d'eau potable de la commune.

 

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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La photo aérienne 2015.

L'usine de Poraon y est bien visible, de même que les bâtiments agricoles et d'habitation de Kereuzen et le petit pont.

Le trajet de la rivière peut se deviner par les hésitations de sa ceinture d'arbres, contrastant avec la rectitude des haies.

On lit aussi  la persistance partielle de l'ancien maillage (jadis bien plus serré) des parcelles (mez, mezou) lanières orientés dans le sens de la pente. 

En 1957, Pierre Flatrès, étudiant la structure rurale du Sud-Finistère d'après les anciens cadastres , écrivait : "Les parcelles des méjous bretons étaient de dimensions et de formes très diverses. On pouvait rencontrer des parcelles de dimensions très variables, depuis les parcelles minuscules des courtils, jusqu'aux lanières de certains terroirs de Crozon qui atteignaient 400 m de long. Dans cette commune, certaines parcelles étaient particulièrement étirées. Nous avons noté, près du Moulin Kereuzen (environs de l'Aber), une parcelle de 394 m x 3,2 m. Toutefois, sur la plupart des terroirs, les dimensions moyennes (100 à 150 m x 10 à 20) prédominaient. La forme des parcelles était aussi variable que leurs dimensions. La plupart, comme il est naturel, étaient longues et étroites, laniérées, mais certaines étaient rectilignes, d'autres incurvées, sans qu'on puisse en donner immédiatement une raison. "

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Photo aérienne 2005.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Photo aérienne ancienne 1950-1976.

Deux remarques :

-le maillage plus étroit des champs-lanières

-la meilleure lisibilité du cours d'eau, qui se dédouble après Kereuzen .

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Scan50 historique des années  1950.

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Entre les villages de Poraon et Kerun au nord et de Kersaniou au sud, la rivière passe par Kerenzen (4 bâtiments, dont un sur la rivière), et Moulin de Pont-Men (symbole en roue dentée pour "moulin"). La rivière se dédouble entre les deux lieux en deux bras, forment une retenue apparente.

La graphie Kerenzen est étonnante pour la date de 1959.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Carte d'Etat-Major 1820-1866.

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Même constatation, mais "Kerenzen" est précédé de la mention "Moulin". Un chemin descend de Kersaniou à Pont-Men , traversant la rivière en ce point pour regagner Trelannec ; un autre long la rivière au sud entre la route Quimper-Lanvéoc et Le Véniec et Kerglintin.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Cadastre de 1831, vue générale.

Le plan montre mieux la rivière se dédoublant en deux bras distincts entre Moulin de Kereuzen et Moulin de Pont-Men. Le bras nord, formant bief, est barré par le bâtiment de Pont-Men. Le moulin de Kereuzen semble avoir aussi un usage de ferme, car les trois bâtiments sont sur le chemin, et non sur la rivière. Il pourrait , comme un petit hameau, rassembler plusieurs familles qui ne travaillent pas en meunerie.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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La carte de Cassini (1783).

Les feuilles du Finistère ont été levées vers 1783 et publiées entre 1789 et 1815. Les informations qu'elles comportent datent donc de 1783.

"Les formes des toponymes proviennent des usages locaux. En effet, les ingénieurs ont reçu pour mission de travailler, pour leur collecte, avec les habitants — le plus souvent, les curés et les seigneurs — des lieux cartographiés."

http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/7_cassini.htm 

La feuille Carhaix-Plouher n° 171  dressée les ingénieurs Langelay, Fessard et C. Aldring sous la direction de de César-François de Thury de Cassini (1714-1784) est divisée en 21 rectangles. Celui le plus occidental nous concerne. La route Quimper-Lanvéoc y rejoint la route Le Faou-Crozon au dessus de la chapelle Saint-Laurent, en un carrefour qui deviendra Tal-ar-Groas "croisement des routes"

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom

 

 

Nous y voyons l'Ance de l'Aber ,  la Rivière de l'Aber dominée au nord par Trébéron et Trellanec puis Porraon et au sud par Ruguenes [Raguenes], la Presqu'ile de Rozan et Kerdaniou [Kersaniou]. Lorsque l'estuaire se referme en un trait noir, le tracé de la rivière, les moulins apparaissent, signalé par une roue dentée : celui de Kerune, et celui de Colin. Ce dernier est accompagné du symbole indiquant un hameau. Plus loin, après la chapelle de Port-Salut (Porzh-Salo) un moulin n'est pas nommé : c'est celui de Ronvarc'h.

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Nous constatons que le moulin Kereuzen a été nommé "moulin Colin" en 1783, du nom d'Anne Colin, la propriétaire (ou locataire), et non de celui de son mari Isidore Keraudren. Rappelons qu'Yves Colin, père d'Anne, y était décédé en 1766, tout comme sa mère Marie LE ROUX en 1779, et son frère Corentin COLIN en 1783 à 36 ans, alors que cette famille COLIN était passé par Landévennec (lieu de naissance d'Anne), Plogonnec ou Lennon, et Telgruc. Anne est venue à Kereuzen accompagnée dès 1766 (et vraisemblablement dès son mariage en 1761) de ses parents et de son frère.

Il n'est pas possible de préciser pourquoi le moulin n'est pas nommé KERAUDREN, alors qu'Isidore n'était pas décédé en 1783 et qu'il a inscrit son nom en 1795.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Qu'apportent les plans du cadastre de 1831 ?

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https://kartenn.region-bretagne.fr/sviewer/?&x=-300998&y=6138966&z=9&lb=0&layers=rb%3Aassemblage_cadastre_napoleonien&title=Acc%C3%A9der%20aux%20feuilles%20du%20cadastre%20napol%C3%A9onien

 

La limite entre Telgruc et Crozon passe par la rivière : le moulin de Kereuzen est décrit sur le cadastre de Telgruc, ainsi que les terrains du sud de la rivière

 

Plan cadastral 3P45/2/54 section 24-5.

Etat de section 3P 45/6 volume 4 sections  24-29. Section 24 de Saint-Laurent.

Treboul 3P 45/1/44  section 23-1. Les états de section ne sont pas disponibles (un seul volume, 3P 282/2-3)

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1. Telgruc, section 23-1.

Le dédoublement des bras, et donc le creusement d'un bief vers Pont-Men n'apparaît pas : il aurait été construit après 1831. Au contraire, c'est en amont de Kereuzen qu'un bief, rectiligne, suit, le long du chemin,  le tracé serpentin de la rivière.

Les champs lanières qui descendent de Kersaniou sont orientés soit nord-sud, soit est-ouest.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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2. Cadastre de Telgruc, section 23-1. Le moulin de K[er]euzen.

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Parmi les bâtiments 12, 14 (en pointillé) 15, 18, 22 , le moulin correspond à 15, avec le symbole d'une roue : l'eau venant du bief et de la retenue 19 passe sous l'arche du bâtiment 15. Une autre roue est symbolisée près de 14, correspondant à un trajet accessoire de l'eau dessiné au crayon bleu. L'eau regagne le ruisseau juste après un pont.

Ce plan indique donc une roue horizontale sous le bâtiment, comme au moulin de Rosmadec à Telgruc, avant qu'une roue verticale y soit installée après 1831.

Cette roue à pirouette était sans doute mieux adaptée à un cours d'eau à faible débit et faible dénivelé : l'altitude passe de 23 m environ à Kerledan à 12 m à Kerezeun, 3 km en aval. On la retrouve à Pont-Men.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Le plan cadastral de Crozon.

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Le moulin de Kereuzen n'y est pas représenté, hormis le "Pont du moulin de Kereuzen".  Il correspond à une zone déchirée. Bizarrement (le plan est-il plus tardif ?), juste après ce pont, un bief est figuré, au nord du ruisseau, se dirigeant vers l'étang 2173 puis le moulin avec sa roue. Là encore, une deuxième roue occupe le bâtiment 2175.

Après les parcelles 2423 à 2425, la parcelle 2426, nommée foennec vras ar pont (grand pré du pont)  est attribuée sur l'état de section à "Le Cap Corentin, meunier moulin de Kereuzen".

La parcelle 2299 appartenant à Pierre Le Corre est nommée foennec pont ar veil, "pré du pont du moulin".

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Entre le bief et la rivière, les parcelles 2175 à 2178  et 2294 à 2297 portent le nom de Tré an daou dour, "pâture entre deux eaux". 

Sur la pente nord, les parcelles en lanières 2179 (foennec vras), 2180 (foennec voan) et 2181 (foennec arguyoarch), et suivantes sont soit des landes, soit des près.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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Le moulin de Pont Men.

Il est intéressant à étudier pour nous documenter sur celui de Kereuzen. L'état de section indique :

2167 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men  : Pratiz ar veil ("la pâture du moulin")

2168 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men . [Soldiv ?] à eau et courtil.

2173 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men ; étang : al len ("la mare")

2174 : Le MONZE Louis, meunier. Moulin de Pont-Men ; ar veil hir du [le long moulin noir]; Moulin à eau [Soldiv ?] à eau et courtil.

Didier Cadou a lu ar rodo goll : "canal de décharge". Il précise comment Louis Maurice Le Monze, cultivateur, demeurant à Kerdaniou,  a acquis le 15 septembre 1825 le moulin à Louis, René et Adélaïde Visdelou de Bedée, héritiers de leur père Charles-François Hyacinthe-Claude marquis de Bedée, et de leur mère Bonne du Han, décédée en 1816.

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Le bief aboutit à l'étang de retenue 2173 qui se déverse sous le moulin 2168 avec sa roue placée au milieu (et non latéralement) : une roue à pirouette ? Puis elle traverse la pâture 2167 pour rejoindre la rivière.

L'étang peut être dérivée directement dans la rivière par un canal, auquel se rattache un bâtiment comportant un roue de moulin : 2174, qui est décrit de la même façon que le moulin 2168.

Dans les deux moulins, l'eau passe sous le moulin et non à coté.

Le moulin de Pont-Men, mentionné dès 1725, sera définitivement fermé en 1956 par Alain LE CORRE.

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Le moulin de Kereuzen à Crozon.

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L'apparition de Corentin LE CAP, Meunier à Kereuzen entre (au moins) 1831 et (au moins) 1859.

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1°) Le nom de Corentin Le Cap avec le qualificatif de meunier au Moulin de Kereuzen apparaît dans l'état de section du cadastre de Crozon pour la parcelle 2426 Foennec vras ar pont. 

Il est possible ou vraisemblable que nous aurions retrouvé ce nom pour les parcelles du cadastre de Telgruc correspondant au moulin de Kereuzen, mais l'état de section n'est pas disponible.

2°) Il apparaît comme déclarant sur l'acte de décès de Jeanne Keraudren, cultivatrice, 78 ans, le 5 juin 1859 au moulin de Kereuzen. L'acte précise l'âge de Corentin LE CAP, 65 ans, sa profession, meunier, et son domicile, Moulin de Kereuzen.. Il était donc né en 1794. Il est accompagné d'un deuxième déclarant, Michel LE CAP,  cultivateur, 29 ans, Moulin de Kereuzen. 

 

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=jeanne&n=keraudren&oc=1

3°) Un généalogiste, François HARMEGNIES, signale son décès un an plus tard,  le 27 décembre 1860, au Moulin de Kereuzen.Il indique les identités de son père, Jean LE CAP, né vers 1768, décédé le 4 août 1814 à Kerazoret - Crozon (au nord de Kergoff-Port-Salut), cultivateur,  marié le 10 février 1790 avec Anne Le Corre (16 août 1765, Penanhoat en Crozon - 30 novembre 1844 à Crozon, cultivatrice)

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=en&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=corentin&n=le+cap&oc=2

4°) Un autre généalogiste, Jocelyn Person indique sa date de naissance le 12 Octobre 1794 et son décès le 27 décembre 1860, ainsi que son mariage avec Jeanne KERMARREC (12 janvier 1802-17 avril 1885 à Kerbastum, Crozon), fille de André KERMAEC et de Jeanne GOURMELEN. 

La même source indique les neuf  enfants de Corentin LE CAP :

https://gw.geneanet.org/j438?lang=en&p=corentin&n=le+cap&oc=2

  • 1.  Anne Perrine LE CAP 1822-1845  Mariée le 23 Juillet 1844 avec Jean Marie KERAUDREN 1818, d'où :

    •  Marie Perrine KERAUDREN 1845-1884 Mariée le 18 juillet 1865 avec Joseph Marie GRAVERAN 1835-1869 

  • 2.  Marie Anne LE CAP 1824-1846  Mariée le 23 Juillet 1844 à Crozon (la même date que sa soeur),  avec Jean Pierre LE MONZE 1817-1853 d'où

    •  Louis Marie LE MONZE 1846-1856

  • 3.  Marie Perrine LE CAP 1827  Mariée le 6 février 1850  à Crozon , avec Jean Pierre LE MONZE 1817-1853 , d'où

    •  Jean Michel LE MONZE 1851-1851

    •  Anne Perrine LE MONZE 1852 x 4 Juillet 1868 à Alain DERRIEN 1846 

     Puis cette Marie Perrine LE CAP épousa le 14 février 1857 à Crozon Jean Marie BILLANT 1828 d'où 3 enfants

  • 4.  Marie Michelle LE CAP 1829-1829

  •  5. Jean Michel LE CAP 1830  Marié le 12 Janvier 1856 à Crozon avec  Barbe LE SENECHAL 1838  d'où 

    •  Jean Pierre LE CAP 1859-1889 

    •  Marie Yvonne LE CAP 1865 Mariée le 6 Janvier 1886 à  Crozon  avec Alain BOUSSARD 1861 

    •  Marie Claude LE CAP 1870-1930 x 29 January 1893 à Jean-Claude LE CORRE 1864  :

  • 6. Pierre Marie LE CAP 1832-1883  x Marie DERRIEN †1897 

  • 7. François LE CAP 1835-1899 x 11 Janvier 1864 à Marie Anne BODENAN 1836-1873

  • 8.  Corentin LE CAP 1838-1838

  • 9. Jean Claude LE CAP 1839-1840 x  Anne Perrine KERAUDREN, décédée 14 February 1820

 

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Pierre-Marie Gourmelen, meuniers à Kereuzen.

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1. Pierre-Marie GOURMELEN , (Crozon 1777 -Crozon 1808), meunier 1802-1808.

Sa profession de meunier est indiquée sur l'acte de mariage du 16 février  1802 avec Jeanne KERAUDREN, sur l' acte de naissance de son fils Pierre-Marie en 1805, et sur son acte de décès à 36 ans.

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=pierre+marie&n=gourmelen

 

2. Jean Pierre-Marie GOURMELEN , (Crozon 1805-Kereuzen Crozon 1863), forgeron cultivateur meunier .

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?lang=fr&p=jean+pierre+marie&n=gourmelen

Sa profession de meunier apparaît sur  un acte de 1849. Cette année, (sans doute en renouvellement d'un bail de 1840), Pierre Gourmelen, "meunier et cultivateur", loue pour neuf ans l'île de Rozan à son propriétaire, Louis-Victor Bourassin.  (J.J. Kerdreux, Avel Kornog  n°24 p. 53).

Elle apparaît aussi en 1861, 1862, 1863, 1863 et 1865 sur l'acte de naissance de ses enfants Anne, Jean-Pierre, François-Mathurin, et Catherine.

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Enfin, les actes d'état-civil mentionnent deux femmes  :

a) Marie-Anne Kerspern, cultivatrice à Kereuzen en Crozon en 1935

b) Marie-Berbiline RITA, cultivatrice, demeurant Moulin de Kereuzen où elle décéda le 12 avril 1953

https://gw.geneanet.org/ritap?n=rita&oc=&p=marie+berbiline

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La population de Kereuzen en 1841.

Registre de recensement Crozon 6M241.

Ce registre décrit deux lieux-dits "Moulin de Pont-Neuf": le second doit être assimilé à Kereuzen.

a) Moulin de Pont-Men n° 7863 à 7872. 8 personnes.

Louis LE MONZE, meunier.

Jean-Pierre LE MONZE, son fils, meunier.

Corentin LE MONZE, charpentier

Louis Maurice LE MONZE,, cultivateur,

Marie-Jeanne KERAUDREN, cultivatrice.

Marie-Claude LE BOUSSARD, domestique,

Alain LASTENNET, domestique.

b) Moulin de Pont-Men n° 8098-8118. 22 personnes (moulin de Kereuzen)

Corentin LE CAP, cultivateur

Marie-Jeanne KERMARREC, son épouse,

Anne, Marie-Anne, Perrine, Michel, Pierre, et François LE CAP cultivateurs

Jeanne Cor---ff, domestique, enfant trouvé

Pierre THIEC, domestique.

Pierre GOURMELEN, meunier et Marie-Jeanne POSTIC son épouse,

Jean-Pierre Marie, fils, , Isidore, Anne, Marie Corentine, et Joseph GOURMELEN, cultivateurs,

Anne KERAUDREN cultivatrice

Etienne KERAUDREN, Henry RIOU et Anne Alix, domestiques

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La population de Kereuzen en 1911.

Le registre de recensement (où Pont-Men ne figure pas) comptabilise trente personnes appartenant à cinq familles : celle de Yves KERSPERN, Pierre LE CORRE, Corentin DERRIEN, Joseph LE CORRE et Alain DERRIEN. Les chefs de famille sont qualifiés de cultivateur, et aucun de meunier. Ainsi :

Yves KERSPERN (né en 1868), "cultivateur", "chef, patron"

Marie-Yvonne (1874), son épouse

Marie (1901), Jeanne (1902), Anna-Perrine (1903?), Marie-Anne (1907) et Joseph-Marie (1911), leurs enfants

Marie-Anne LASTENNET (1834), "mère" (de Marie-Yvonne ?)

Eugène (Kerspern?), domestique, cultivateur

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts/mnesys_cg29/datas/ir/serie_m/FRAD029_00000006M.xml&page_ref=20449&lot_num=3&img_num=1&index_in_visu=

 

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Pour évaluer la valeur de ces chiffres de nombre d'habitants au moulin de Kereuzen, je peux me baser sur le registre du recensement de Telgruc en 1841  — page 11— pour le moulin de Ronvarc'h, immédiatement en amont de Kereuzen, avec ses 9 habitants : outre les deux  meuniers Jean MORÉ, veuf, ( et ses enfants Yves et Barbe), et Pierre-Marie MORÉ   (et son épouse Marguerite FOUEST et leur fils Jean), 3 domestiques sont employés.  http://www.notrepresquile.com/population/recensement/telgruc/1841.php

Au moulin de Kerloc'h, toujours sur Telgruc, le meunier Yves FOUEST habite avec sa femme Marie-Jeanne QUEMENER, leurs fils Nicolas et Pierre et leur fille Anne.

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CONCLUSION.

J'ai abordé ce sujet en simple curieux, sans connaissances locales ni compétences   ; mon enquête sur place m'a appris que d'autres m'avaient précédé, mais je n'ai pas trouvé de publication ni de documents : je souhaite que cet article incite les auteurs plus qualifiés que moi à approfondir la connaissance sur ce moulin, et à corriger mes erreurs.

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Une mise à jour en novembre 2021 : Tanguy RIVIDIC, meunier de Kereuzen en 1743.

Cette information est attestée par un papier timbré découvert dans des archives familiales privées.

Il permet d'interroger la base Geneanet :

Jean RIVIDIC est né vers 1655 à Crozon et il est décédé à Kereuzen, précisément en cette année 1743. Sa profession est celle de meunier.

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?lang=fr&p=jean&n=rividic&oc=1

Il eut un fils Jean qui fut baptisé en 1694 à Kereuzen, et y mourut à 13 ans en 1707. Un autre fils, Daniel, est décédé à 1 an, à Kereuzen.

 

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?n=rividic&oc=4&p=jean

Il a épousé vers 1675 à Crozon Anne DAINCUFF (v.1655-1721) et a eu six enfants, dont le dernier est notre Tanguy.

Ce Tanguy RIVIDIC est né le 1er août 1705 à Crozon, et a épousé le 27 janvier 1724 Marie KERMARREC. Leurs enfants éventuels ne sont pas spécifiés. Les témoins du mariage sont son père Jean, mais aussi son beau-frère (Jean) LE MOIGNE, qui a épousé vers 1719 Anne RIVIDIC. Parmi les quatre filles de ce couple, les deux premières sont nés à Brospell, mais en 1728 et 1730, les deux autres sont nées à Kereuzen : Jean LE MOIGNE a-t-il travaillé auprès de son beau-père comme meunier ?

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Remontons maintenant au grand-père de Tanguy  c'est un homonyme, Tanguy RIVIDIC, né vers 1625 à Crozon et qui eut 8 enfants, dont sept fils. Outre Jean, déjà nommé, il faut citer Guillaume, qui est mentionné comme meunier ; s'il est décédé en 1721 à Kervenguy, Crozon (à 800 m. au nord-est de Kereuzen), sa fille Françoise est décédée en 1726 à Kereuzen.

 

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?lang=fr&p=tanguy&n=rividic&oc=2

https://gw.geneanet.org/villadesresedas?lang=fr&p=francoise&n=rividic&oc=1

Au passage, je note : Catherine LE CORRE, née en 1713 à Kereuzen, décédée en 1758 à Brospell (cf. Jean Le Moign supra). Elle épousa Philippe LE MOIGN.

https://gw.geneanet.org/doma?n=le+corre&oc=&p=catherine

 

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LES AUTRES MOULINS À EAU DE LA PRESQU'ÎLE.

La carte de Cassini en montre :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095237v/f1.item.zoom

— 6 sur la rivière de l'Aber, Kerune, Colin, [Ronvarc'h], puis sur Telgruc  Kerspern, Kerledan et sur Argol Kerenpren.

—2 à Telgruc sur le ruisseau alimentant le Port de Goat : ceux de  Kergreac'h (Port du Craon) et Kerstaigoff [Rostégoff]

— 1 sur Roscanvel, "Pointe du Diable" (sur le ruisseau Ragadal IGN).

Cette quantité est sans doute sous-estimée, mais la recherche est rendue plus difficile sur les cartes postérieures. On signale aujourd'hui que plusieurs dizaines de moulins à eau existaient  sur la Presqu'île.

Didier Cadiou en compte 10 sur le cours de la rivière de l'Aber : Pont-Men, Kereuzen, Ronvarc'h (ou Meil Gorré), Le Launay, Meil Jeun, Keredan, Peran, Kernon, Kerloc'h, et Moulin-Neuf sur Argol.

Parmi ceux de Telgruc, le Moulin de Kerledan a été restauré et remis en fonctionnement.

Sur la presqu'île de Crozon, il signale en outre ceux de Lostmarc'h, Tromel, Penfond (ou Penfont, sur la rivière de Kerloc'h), La Fraternité (Roscanvel), Poulmic (Lanvéoc), et Rosmadec (Telgruc).

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/lanveoc/manoir-de-poulmic-001.php

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/bc94c3fe-6e98-46df-b209-2506b9be7511

" Le moulin de Rosmadec est lié au manoir disparu du même nom. La porte du 16e siècle semble être le seul vestige du moulin primitif. Le cadastre ancien figure un moulin à roue horizontale alimenté par un canal qui mène l'eau sous le bâtiment. Le moulin actuel semble avoir été partiellement reconstruit après 1831selon un autre système de fonctionnement. "

Moulin à eau de Roscanvel. https://www.presqu-ile-de-crozon.com/roscanvel/moulin-a-eau-roscanvel-001.php

Les moulins à eau les plus nombreux se trouvaient sur les ruisseaux se jetant dans l'Aulne, à Trégarvan (n=4) et à Dinéault (n=16).

À Trégarvan, : "Des quatre moulins figurant sur le cadastre de 1831 (moulin de Garvan, deux petits moulins au Cosquer, moulin de Kerfréval), seul celui du Garvan subsiste en partie en élévation. Les trois autres, situés sur le Stêr ar Pont Men, un affluent de l'Aulne séparant Trégarvan d'Argol, à l'ouest de la commune, ont disparu. Envisagé en 1837, le projet d´installer un haut fourneau près du moulin du Garvan n'a pas été réalisé."

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-sur-la-commune-de-tregarvan/443d850d-fe90-41f2-8b56-8f1690fb47c1

À Dinéault , il en existait 16 en 1848, dont 9 ont disparu. Il persiste les vestiges des moulins de Coz Veil, Kergoat, de Rouinstin et du Veyer. Le "Moulin d'Eau" dépendait du manoir de Trévoazec (Trefgoazec en 1536). Le Moulin de Rozarnou dépendait du manoir de Rozarnou.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-d-eau-dineault/6fbc1207-1856-4c17-b9b5-0e08807b87bf

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-de-lezaff-dineault/7a464384-31f8-40d8-8332-43abd0ef8c4c

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-le-moulin-d-eau-dineault/6fbc1207-1856-4c17-b9b5-0e08807b87bf

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-rozarnou-dineault/24b97466-8340-4ae2-b701-bcd9b77d1858

"Pour la plupart déjà présents sur la carte de Cassini (vers 1770), les moulins à eau de Dinéault étaient particulièrement nombreux. Parmi les seize sites localisés sur le cadastre de 1848, douze figurent sur le Garvan, un affluent de l´Aulne (Cosquer, Kerveur, Veyer, Lézaff, Treffiec, Ty Voënnec, le Stir, Kernevez, Kergoat, Roscoat, Coz Milin, Rouistin), un sur un affluent du Garvan (moulin de Dourvénez), un sur un affluent de l´Aulne (Roudouhir) et deux sur des affluents de la rivière de l´Aulne (Moulin d´Eau, Rozarnou). Les édifices, pour l'essentiel bâtis aux 17e et 18e siècles, s'ils n'ont pas disparu, ont connu des remaniements successifs ou des reconstructions entières. En 1799, le moulin de Veyer, tenu à titre de domaine congéable depuis 1766 par un nommé Le Pennec, était couvert de chaume. A l'état de vestiges en 1968, le rez-de-chaussée était divisé en deux parties abritant les mécanismes d'un côtés (deux roues horizontales) et la salle commune de l'autre. Le moulin de Coz Veil, remanié, porte la date de 1799. Le moulin de Kergoat (Ty Coz) abritait en 1970 les vestiges de meules. Plusieurs moulins, dont deux dans un état de conservation critique (Rozarnou, Moulin d'Eau), conservaient encore une partie de leurs mécanismes lors de l'enquête de 1968-1970. Ils font, tout comme le moulin de Lézaff, l'objet de dossiers individuels."

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-moulin-rozarnou-dineault/24b97466-8340-4ae2-b701-bcd9b77d1858

Moulin de Lézaff sur le Garvan

Le moulin était alimenté par plusieurs cours d'eau dérivés du ruisseau du Garvan. Il dépendait à l'origine du manoir éponyme situé à quelques centaines de mètres au sud. En 1719, il fait toujours partie du domaine noble de Lézaff. Le bâtiment actuel, qui abritait à la fois les mécanismes et le logis du meunier, porte la date de 1792. L'activité s'est arrêtée dans les années 1950. Parmi les deux meules en place en 1968, une seule subsiste aujourd'hui. Le cadastre de 1848 fait état d'un système hydraulique complexe, encore en grande partie identifiable (retenue, canaux d'amenée) alors que le four à pain situé au milieu de la cour a disparu. D'une ferme au sud subsistent le logis et les dépendances (transformées).

Le site a gardé l'empreinte de son usage ancien. Le moulin de Lézaff est le seul moulin de Dinéault qui conserve encore une de ces meules en pierre calcaire concassé et cerclé.

 le Moulin d'Eau (Dinéault)

Le moulin dépendait du manoir de Trévoazec (Trezfgoazec en 1536). Le cadastre de 1848 fait état de deux parties ; les bâtiments au nord correspondent au logis (18e siècle remanié au 19e siècle) et à un four à pain, les deux bâtiments au sud dont un portait la date de 1694 abritaient respectivement les mécanismes d'un moulin à pirouettes avec une roue horizontale et une remise surmontée d'un grenier, à l'origine également un moulin comme le montre le cadastre se 1848. Ces deux corps de bâtiments étaient traversés par un petit ruisseau, affluent de l'Aulne. L'ensemble était en ruine avant 1970. Le logis et le four à pain sont en cours de réhabilitation.

Le Moulin de Rozarnou

Le moulin dépendait du lieu noble de Rozarnou, propriété des Kersauson en 1536. Situé dans l'ancien bois seigneurial et alimenté par un affluent de l'Aulne, il a été reconstruit au 19e siècle. En 1968, la structure du bâtiment et les mécanismes, bien que désaffectés, étaient intacts et le bâtiment était partiellement couvert de chaume. Un nouveau logis a été récemment construit à côté du moulin ruiné. Le site, inaccessible lors de l'enquête, a été profondément restructuré à l'époque contemporaine, avec, notamment, la création d'un étang au nord.

Je signale en Finistère les moulins à eau conservés :

Moulin du Pont à Daoulas (écomusée)

Moulin de Keriolet à Beuzec-Cap-Sizun

Musée de la Rivière à Sizun (Parc d'Armorique)

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Plans cadastraux de quelques moulins.

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Plan cadastral du moulin de Ronvarch (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Ronvarch (Telgruc) 1831

Plan cadastral 1831 du moulin de Launay (Telgruc)

Plan cadastral 1831 du moulin de Launay (Telgruc)

Plan cadastral du moulin de Kerledan (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Kerledan (Telgruc) 1831

Plan cadastral du moulin de Penfont (Crozon) 1831

Plan cadastral du moulin de Penfont (Crozon) 1831

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SOURCES ET LIENS.

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— BUFFET (Henri-François), 1952, La toponymie du canton de Port-Louis  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1952  59-2  pp. 313-336

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1952_num_59_2_4403

— CADIOU (Didier), KERDREUX (Jean-Jacques), 2015, Toponymie de Tal-ar-Goas, Avel-Gornog n°24 pages 73-79.

— CADIOU (Didier), 1994, Le moulin de Pont-Men, Echo des Moulins, 2 pages.

— FLATRÈS ( Pierre), 1957,  La structure rurale du Sud-Finistère d'après les anciens cadastres . In: Norois, n°16, Octobre-Décembre 1957. pp. 425-453; doi : https://doi.org/10.3406/noroi.1957.1191 https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1957_num_16_1_1191

https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1957_num_16_1_1191

— TRÉPOS (Pierre), 1953  La notation des toponymes bretons Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1953  60-1  pp. 200-212

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1953_num_60_1_1927

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon Inscriptions
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 12:25

Les sourires de la pluie à Crozon.

Un défilé "Tee shirt mouillé" dans mon jardin.

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Voir :

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Cliquez sur l'image pour le diaporama.

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Le Trèfle des près Trifolium pratense L.

 

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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Le Pavot de Californie Eschscholtzia californica Cham. 1820.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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L'Iris de jardin, Iris barbu.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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La Pensée sauvage Viola tricolor.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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La Marguerite des près.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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La Monnaie du pape Lunaria annua L. 1753.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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La Tulipe.

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Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

Sourires de la pluie à Crozon. Photographie lavieb-aile 28 avril 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon Nature
27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 13:17

La Pietà aux trois larmes (kersanton,  XVIe, atelier Prigent) de la croix de Tal-ar-Groas à Crozon.

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Voir  d'autres exemples des trois larmes caractéristiques des Prigent :

 

Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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Voir d'autres croix et calvaires :

 

— Voir aussi d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

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PRÉSENTATION.

La croix placée devant l'actuelle chapelle Saint-Laurent (qui, en 1952, remplaça l'ancien sanctuaire détruit par les bombardements) à Crozon, quartier de Tal-ar-Groas, n'occupe pas son site d'origine, et résulte en fait de la recomposition d'éléments sans doute disparate du milieu du XVIe siècle. En effet, selon les experts de l'Inventaire général, une Vierge de pitié en kersantite, laissée, sur le revers, sous le coup de l'outil, est réunie à un nœud et un crucifix en granite. 

Mais l'examen attentif, aux jumelles,  de la Vierge décèle, sur son visage, les trois larmes caractéristiques de la production des frères Bastien et Henri Prigent, actif à Landerneau autour de 1550 et responsable des calvaires monumentaux de Plougonven (1554) et de Pleyben (1555), tandis que leur compagnon Fayet a signé le calvaire de Lopérec. C'est dire, et le choc esthétique qu'il suscite le confirme, que nous avons ici, sur un emplacement qui n'a rien de touristique, un vrai petit chef d'œuvre dont la commune peut s'enorgueillir, car parmi les 14 croix et calvaires répertoriés à Crozon par l'Atlas, et dont la plupart sont des vestiges sommaires, la croix de Tal-ar-Goas sort du lot.

Il faut reconnaître qu'elle n'est pourtant  pas favorisée. Placée au centre d'un petit triangle de pelouse  devant une chapelle fort ingrate, entre une route, un hangar et une maison individuelle, elle est en outre mal "orientée", c'est à dire que le crucifix qui est sa face principale et sa raison d'être n'est pas tournée vers l'occident, face au soleil couchant dont le déclin s'accorde, en règle, avec la mort du Christ. 

D'ailleurs, le BDHA de 1907, René Couffon en 1988 ou le numéro d'Avel Kornog sur Tal ar Groas en 2015 n'en disent rien. Yves-Pascal Castel la décrit brièvement dans son Atlas (398. Tal-ar-Groas no 1 g. k. 1,5 m. XVIè s. Trois degrés. Socle orné d’armatures trilobées. Fût rond. noeud gravé, sainte Face, anges avec instruments de la Passion. Croix à branches rondes, crucifix, Vierge de Pitié. ) en 1980. Emmanuelle Le Seac'h l'ignore dans son catalogue des œuvres de Bastien et Henri Prigent de 2014, et ce n'est que récemment qu'a été mis en ligne le dossier de l'Inventaire Général de 2010 soulignant " Le groupe de la Vierge de Pitié s'inscrit dans une production artistique de qualité qui caractérise les créations des sculpteurs finistériens du 16e siècle, notamment l'atelier des frères Bastien et Henry Prigent actif autour de 1550 (calvaires de Lopérec et Plougonven)". (Dossier IA29004861). Les trois larmes de la Vierge ne s'y trouvent pas décrites.

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Description.

Sur son emmarchement  en schiste et microdiorite quartzite à trois degrés est posé  un socle carré orné d'arcades trilobées, puis un fût circulaire   en granite, qui reçoit un "nœud" de kersanton, qui transforme la section circulaire en une base carrée. Ce nœud est sculpté sous le crucifix d'un "voile de Véronique" ou Sainte Face, et de l'autre de deux anges séparés par une croix, et tenant l'un les clous et l'autre le marteau, deux instruments de la Passion. On remarque aussi une couronne d'épines entourant l'intersection de la croix. Ces anges ont la chevelure frisée en boules qu'affectionne l'atelier ducal du Folgoët.

Au dessus de ce nœud, et du coté principal, une croix à branches rondes, en granite, porte le Christ.

C'est du coté opposé (heureusement le mieux visible de la route) se trouve la Vierge de Pitié. On constate vite que le bloc a été brisé (ou même scié) , mais assez habilement réparé par du ciment pierre : le bras droit du Christ est en deux morceaux, sa jambe droite (et sans doute gauche) est sciée, le buste de la Vierge et ses jambes sont brisées, tandis que l'arrière semble avoir été frappé par une lourde masse. La sculpture a-t-elle réellement été "laissée, sur le revers, sous le coup de l'outil," ou simplement brisée ?

 

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SITUATION dans le temps et l'espace.

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Je commencerai d'emblée en soulignant la présence des trois larmes sous chaque œil, d'abord parce qu'elles sont difficiles à voir sous l'éclairage habituelle, et surtout parce qu'elles constituent la signature la plus sûre de l'atelier de sculpture de la kersantite de Bastien Prigent et de son frère (ou fils?) Henri, établis à Landerneau et actifs entre 1527 et 1577.

Mais l'image montrera aussi immédiatement la qualité de l'œuvre, plus fine et racée que beaucoup de Pietà sortis de cet atelier.

On remarquera les yeux en amande aux larges paupières, l'arcade sourcilière en éventail très pur, le nez droit, la bouche sans amertume, à la lèvre inférieure discrètement avancée.

On verra aussi le voile "coqué" (pour reprendre le terme d'E. Le Seac'h), c'est à dire formant autour de la tête un habitacle de toile raide, plissée au dessus et en auvent sur le coté.

Et l'admirable enchevêtrement des plis de la guimpe .

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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LA FACE SECONDAIRE : LA VIERGE DE PITIÉ.

Vue générale en fin de journée.

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Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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 Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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La Pietà.

La Vierge, assise, avance le genou droit en équerre, et supporte ainsi le haut du tronc de son Fils, dont elle soutient la nuque de la main. L'autre jambe est plus fléchie, et reçoit le haut des cuisses du Christ, dont le corps est ainsi incliné . Elle le retient par sa main gauche.

Le Christ a les jambes parallèles (et non croisées, comme on le voit souvent), et son bras tombe avec beaucoup de naturel en formant une courbe. C'est si naturel qu'on sera surpris de voir, dans d'autres Pietà du même atelier, ce bras, alors trop court, descendre sans courbure le long de la jambe maternelle ; mais c'est là le moyen d'exposer la plaie de la paume, ici non apparente.

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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Le contour rond de Marie forme une tente protectrice et tendre tandis que les lignes du corps de Jésus sont droites, cassées, croisées, inscrivant le drame de la Crucifixion et de la Mort.

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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Le thorax du Christ ne porte pas la trace de la plaie du flanc droit, ce qui est très étonnant, mais s'accorde avec le fait que le sculpteur n'a pas représenté non plus les plaies des pieds et des mains. Plus encore, il n'a pas représenté sur la tête la couronne d'épines. 

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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Le nœud : les anges tenant les instruments de la Passion autour de la Croix et de la Couronne d'épines.

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Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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LA FACE PRINCIPALE : LE CRUCIFIX ET LA SAINTE FACE.

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Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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CONCLUSION.

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Par la finesse des traits de la Vierge, par la souplesse de ses drapés, et la délicatesse du mouvement du bras du Christ, la Vierge de Pitié de Tal ar Groas apparaît, malgré son état de bric et de broc, un des plus beaux exemples des Pietà des Prigent, dont je vais présenter infra plusieurs exemples. On pourrait même en contester l'attribution, si les trois larmes divergentes n'en était une marque de fabrique bien assurée.

Je souhaite donc que mon article incite les passants et les curieux à s'attarder d'avantage à sa contemplation. d'où ces trois dernières photos :

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Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, vers 1550), Croix de Tal ar Groas à Crozon. Photographie lavieb-aile septembre 2019.

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ICONOGRAPHIE : LES CROIX ET CALVAIRES DES PRIGENT, ET LEUR VIERGE DE PITIÉ.

 

 

 

D'après  E. LE SEAC'H PAGES 166-170.

Outre les calvaires monumentaux de Plougonven (1554) et de Pleyben (1555), on conserve de l'atelier des Prigent 6 croix et 23 calvaires dont 13 sont complets. Sur ces 29 œuvres, 23 sont dans le diocèse du Léon, 6 dans celui de Cornouaille et 1 seul dans celui de Tréguier.

Les croix et calvaires peuvent être classés en :

1°) Croix à revers figuré d'une Vierge à l'Enfant ou d'une Pietà.

-Le Crucifié avec la Vierge à l'Enfant au revers .

  • Le Tréhou, croix de l'ouest du bourg 

  • Guimiliau, croix de Laguen de 1572, signée des Prigent. Le sculpteur est Bastien, la Vierge à l'Enfant est tout à fait remarquable.

-Le Crucifié avec une pietà :

2°) Calvaire à un croisillon et 3 personnages C, V, J.. Le Christ crucifié est entouré de la Vierge et Jean sur le croisillon.

  • Calvaire du sud du bourg de Saint-Servais.

2°) Calvaire à un croisillon et 5 personnages (statues géminées du croisillon) ou 6 personnages (toutes les statues sont géminées, y compris celles du centre ).

  • Saint Derrien, 1557 ?, C, V, J, saint Georges et pietà.
  • Lanhouarneau, Croas-ar-Chor, saint Hervé au revers du Crucifié, le guide et le loup géminé avec la Vierge. Saint Houarneau sous le Crucifié
  • Pleyben, chapelle Saint-Laurent, 6 personnages : Crucifié/Christ ressuscité, Vierge / Laurent, Jean/évêque. On reconnaît ici le style de Bastien Prigent.
  • Bourg-Blanc, calvaire du cimetière, Crucifié/Christ aux liens, et croisillon à 3 personnages Vierge, Jean et Marie-Madeleine géminées aux trois acteurs de saint Yves entre le Riche et le Pauvre.
  • Saint-Divy, croisillon vide, le Crucifié/Christ aux liens et pietà en dessous, attribué à Henri Prigent.

3°) Calvaire à deux croisillons.

  • Loc-Brévalaire, église : Jean/Yves et Madeleine / Brévalaire, Christ aux liens/ pietà, selon le style délié de Bastien Prigent.

Les 17 vestiges de croix et calvaires :

  • Brignogan : calvaire de la chapelle de Pol : le Crucifié et l'ange orant, attribués à Henry Prigent  Dans la chapelle elle-même, d'autres statues de Prigent, qui faisaient partie du calvaire, sont représentées dos à dos : celles de Saint Paul Aurélien et d'un saint non identifié, ainsi que de saint Nicolas une pietà et un "Christ ressuscité" .
  • Dinéault, Calvaire de l'église Sainte Marie Madeleine. les Prigent ont travaillé sur le piédestal supportant le calvaire, Bastien Prigent a sculpté Marie-Madeleine, la tête levée vers Jésus sur la croix et Jean-l'Évangéliste debout, la tête baissée et le front plissé, tandis que François d'Assise est représenté et, à l’avant du piédestal, un bas-relief représentant un moine tenant un tissu sur lequel est gravé un visage sacré. Ces œuvres datent de 1550. Les statues sur la traverse ne sont pas de l'atelier des Prigent, mais datent de 1696 et représentent des statues géminées de la Vierge jumelées à Saint Sébastien, un évêque soutenu par un pietà, Marie-Madeleine agenouillée soulève le couvercle de son pot à onguents et Jean l'évangéliste s'associe à Saint Pierre, tandis que la sculpture de Jésus crucifié renversé avec un "Christ aux liens" est attribuée à l'atelier de Roland Doré. Ce calvaire a une hauteur de 6,00 mètres. D'autres sculptures de Prigent peuvent être vues dans l'église Sainte Marie Madeleine elle-même
  • Guiclan, calvaires de la Croix-Neuve et de Kersaingilly. Il y a deux calvaires dans la région de Guiclan. Parmi les sculptures impliquées dans le calvaire de la Croix-Neuve, seules la statue de Sainte Véronique et la Vierge Marie avec son enfant sont de l'atelier Prigent. Le calvaire est simple et contient des statues de Sainte Véronique et de la Vierge Marie avec un enfant placé de chaque côté de la représentation du Christ crucifié. Le calvaire de Kersaingilly présente des représentations de Saint Yves, le Christ crucifié inversé avec la Vierge Marie avec son enfant et Saint Gilles. L'atelier des Prigent ne travaillait que sur la statue de Saint Yves. Bastien Prigent est attribué au travail. Saint Yves est représenté dans la robe d'un avocat. Cette statue venait de La Roche-Maurice et a été ajoutée au calvaire lors de sa restauration en 1889 par Yan Larhantec.
  • Guissény calvaire du cimetière de l'église. Il est inscrit "J. Habasc gouver (neur) 1555" et les statues sont attribuées à Henry Prigent. Le calvaire était à l'origine situé à la chapelle Saint-Yves à Kervézennec, mais après le pèlerinage de 1920 ("mission"), il a été érigé à Guissény par le restaurateur Donnart. Le calvaire a une représentation de la Vierge Marie adossée à une représentation de saint Yves, du Christ crucifié inversé avec un "Christ lié" et de Jean l'évangéliste soutenu d'une représentation d'un évêque. La tête de Jean l'évangéliste a disparu et la tête de l'évêque n'est pas la tête d'origine.
  • Kerlouan : Croix Saint-Sauveur : Trinité de Bastien Prigent.
  • La Forest-Landerneau : cimetière haut, statues géminées Jean/autre saint et Vierge/Madeleine et Pietà : présence des 3 larmes.
  • La Forest-Landerneau : cimetière bas : Marie-Madeleine agenouillée au pied de la Croix.
  • Landerneau : Le calvaire de la Croix-de-la-Vierge.  Il y a une pietà de Henry Prigent mélangée à d'autres statues qui datent de 1681.
  • Lanneufret : Calvaire de l'église Des statues géminées de l'atelier Prigent de la Vierge, associées à un "Christ liė", une pietà et à Jean l'évangéliste, associées à un moine, sont associées à une crucifixion du XXe siècle. 
  • Le Folgoët Calvaire de l'église Notre Dame La pietà de l'atelier Prigent sur la face ouest du calvaire est associé à une représentation du cardinal de Coëtivy par le maître du Folgoët et à une crucifixion attribuée à la Maître de Plougastel.
  • Le Folgoët, musée  : vestige d'un Crucifié par Bastien Prigent.
  • Plonevez-Porzay : Calvaire de l'église Le Crucifié et d'un ange portant un titulus est attribuée à l'atelier de Prigent. 
  • Ploudaniel, calvaire de l'église : Dans la chapelle Saint-Éloi se trouvent les restes de deux calvaires. Il y a une statue géminée de Jean/un autre saint et un "Christ aux outrages". 
  • Ploudaniel : calvaire de la chapelle Saint-Pétronille de attribué à l'atelier de Prigent avec les statues de Saint-Pétronille et de Jean l'évangéliste de Bastien Prigent et près du corps de la croix, une Marie-Madeleine attribuée à l'atelier.
  • Quimper, jardin du cloître de l'église Notre-Dame de Locmaria de Quimper, restes d'un calvaire et l'atelier Prigent est attribué à une statue géminée de la Vierge/Saint-Pierre.
  • Plouider, calvaire à Brondusval : Il ne reste plus grand chose du calvaire mais les statues de saint Yves, de saint Fiacre et d'un saint non identifié sont attribuées à l'atelier de Prigent. 
  • Plouhinec, calvaire de la "Maison du sculpteur Quillivic" Il s’agit d’un calvaire contemporain où l’image du Christ crucifié est remplacée par la partie supérieure du cadre d’une fenêtre gothique. Le calvaire a des statues géminée de la Vierge /saint Yves et Jean
  • Plouvorn, calvaire de la chapelle de Lambader : des statues de la Vierge Marie et de Marie Madeleine sont de l'atelier des Prigent qui ont également sculpté le blason d'Audren de Kerdrel et l'emblème des "Cinq-Plaies" .

 

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A cette liste, on peut ajouter les calvaires de Fayet, un compagnon des Prigent au style « si proche de celui des sculptures des Prigent qu'il est parfois difficile de le différencier », s'il n'avait signé de son nom le calvaire de Lopérec avec la date de 1552.

Celui-ci rentrerait dans la liste des calvaires à deux croisillons avec la Vierge/Pierre et Jean/Marie-Madeleine en bas, les deux cavaliers de la Passion sur le 2ème croisillon et le Crucifié au dessus, avec le Christ aux liens au revers et deux anges au calice sous le Crucifié. Marie-Madeleine est au pied de la croix.

E. Le Seac'h lui attribue aussi :

Le haut du calvaire du cimetière du calvaire de Laz : le Crucifié, les anges au calice, et l'Ecce Homo au revers.

Le Christ mutilé de Coat-Nant en Irvillac.

Le vestige du Crucifié du jardin du Doyenné au Folgoët.

Le vestige du Crucifié du pignon de l'école Notre-Dame du Tromeur de Landerneau

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Les Pietà de l'atelier des Prigent (selon E. Le Seac'h)

 

  •  Saint-Servais, Calvaire du sud du bourg . 
  • Saint Derrien, 1557 ?, C, V, J, saint Georges et pietà.
  • Saint-Divy, croisillon vide, le Crucifié/Christ aux liens et pietà en dessous, attribué à Henri Prigent.
  • Loc-Brévalaire, église : Jean/Yves et Madeleine / Brévalaire, Christ aux liens/ pietà, selon le style délié de Bastien Prigent.
  • La Forest-Landerneau : cimetière haut, statues géminées Jean/autre saint et Vierge/Madeleine et Pietà : présence des 3 larmes.  http://croix.du-finistere.org/commune/la_forest_landerneau.html
  • Landerneau : Le calvaire de la Croix-de-la-Vierge, rue de la Tour d'Auvergne.  Il y a une pietà de Henry Prigent mélangée à d'autres statues qui datent de 1681.  http://croix.du-finistere.org/commune/landerneau.html
  • Lanneufret : Calvaire de l'église.  Des statues géminées de l'atelier Prigent de la Vierge, associées à un "Christ liė", une pietà et à Jean l'évangéliste, associées à un moine, sont associées à une crucifixion du XXe siècle.   http://croix.du-finistere.org/commune/lanneuffret.html
  • Le Folgoët Calvaire de l'église Notre Dame.  La pietà de l'atelier Prigent sur la face ouest du calvaire est associé à une représentation du cardinal de Coëtivy par le maître du Folgoët et à une crucifixion attribuée à la Maître de Plougastel.

On remarquera que ces calvaires sont regroupés autour de l'atelier de Landerneau (Maps).

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La Vierge et Jean en larmes, calvaire de l'église de Saint-Derrien, atelier Prigent. Photo lavieb-aile.

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Pietà de l'atelier Prigent de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Pietà (détail) de l'atelier Prigent de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Pietà du calvaire de l'église de Saint-Servais par l'atelier Prigent. Photo lavieb-aile.

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Pietà (détail) du calvaire de l'église de Saint-Servais par l'atelier Prigent. Photo lavieb-aile.

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Pietà par B. Prigent, Le Folgoët, calvaire. Photo lavieb-aile.

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Lopérec, par Fayet.

 

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Pietà du calvaire de Lopérec par Fayet. Photo Bernard Bègne copyright Inventaire

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Enfin, il faut ajouter les Déplorations, souvent nommées "pietà" : celle de l'église Saint-Budoc de Plourin-Ploudalmézeau et celle de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic.

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Déploration par l'atelier Prigent de l'église de Plourin. Copyright cf. lien

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Calvaire monumental de Plougonven (Prigent, 1554). Photo lavieb-aile.

 

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Calvaire monumental de Pleyben (1555) par Bastien Prigent. Photo lavieb-aile

 

LA STYLISTIQUE « RÉALISTE » DE L'ATELIER PRIGENT.

Henri (frère ou fils de Bastien) est le moins habile. Bastien, par sa manières plus souple, qui produit un effet expressionniste, voire maniériste, contraste avec le hiératisme , la raideur des réalisations d' Henri.

a) Le Crucifié :

Les yeux en amande à l'arcade sourcilière cassée

Les mèches de cheveux qui ne sont pas collés au cou, laissant un vide = un espace ajouré entre les mèches de cheveu et le visage.

La couronne tressée 

Les yeux clos

Les grandes narines
La bouche charnue aux lèvres entrouvertes.

Une barbe étagée ou bifide

un torse étiré, aux côtes horizontales déployées en éventail ; le nombril en forme de bouton

Un pagne volant, noué sur le coté par une grande boucle

b) La Vierge

Elle porte une guimpe montant jusqu'au menton et un voile coqué.

Trois ou cinq larmes coulent sur la joue , en forme de patte d'oiseau avec une larme plus grande au milieu

b') Vierge de pietà :

agenouillée, se tenant bien droite, le visage impassible, elle tient son Fils dans ses bras, le corps de celui-ci renversé en diagonale, en appui sur le genou de sa mère.

c) Marie-Madeleine agenouillée (Pleyben et Plougonven, Bastien Prigent) : tête inclinée en arrière, elle porte une robe aux plis lourds et harmonieux. Son voile a glissé sur son dos.

Par ailleurs

Les visages sont rectangulaires ou ovales, aux arcades sourcilières « aiguisées ». Les yeux sont taillés en un petit losange horizontal. Les drapés sont fluides.

Les trois larmes.

« Le trait commun aux deux Prigent se repère à un détail qui devient leur signe distinctif : trois larmes en relief roulent sur les joues de leurs Vierges éplorées au calvaire, leurs Vierges de Pitié , de Saint Jean et de Marie-Madeleine quand ils lui sont associés. L'appartenance au même atelier se reconnaît à quelques autres traits : l'arcade sourcilière nette, et les visages pointus."

Je (JYC) les remarques notamment :

Lothey, calvaire de Kerabri, Pietà

Plourin-Ploudalmezeau, église Saint-Budoc, Déploration

Saint-Nic, église Saint-Nicaise, Déploration

 

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Fayet se distingue par :

un style sévère avec des Crucifiés raides

l'association de la statuaire gothique et d'un décor renaissance, avec les fleurons godronnés entourés d'un galon décoratif, des consoles moulurées et des feuilles d'acanthe sur les culots.

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SOURCES ET LIENS.

 — BDHA 1907

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f1068ba9b36279d9cfd73934b5f9f0b6.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, article. 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ed6c2bc160f40c8aa6e03dc9f0bdccb1.jpg

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/commune/pleyben.html

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

 

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2005, Guide des sept grands calvaires bretons, Minihy-Levenez

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f0824151eb305fc701d19c07bec6270b.pdf

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/CROZON.pdf

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— Inventaire du Patrimoine, site Gertrude :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-1/2964822e-8106-468e-94be-8ea5ed0d8f58

— Revue AVEL KORNOG n° 25, numéro consacré à Tal-ar-Groas

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Crozon Prigent Pietà
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:13

L'une des caractéristiques des chapelles bretonnes se trouve être leurs pignons "à crochets". La chapelle du Sillon de Camaret va me permettre des Travaux Pratiques sur ce point d'architecture sur lequel j'ai besoin de sérieuses révisions. Mais, ce faisant, je vais faire une petite découverte jubilatoire.

J'ai choisi comme  enseignant un vieux monsieur, Eugène Viollet-le-Duc. J'ouvre son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle Éd. Bance-Morel 1854-1868 à l'article (en ligne) "Crochets". Dans le volume 4, page 400. 

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Crochet

C'est ma première découverte. J'ignorai la richesse de ce Dictionnaire, mais j'y trouve le simple crochet d'architecture traité comme un prince, avec un luxe de détails, une qualité des illustrations, un souci pédagogique et une maîtrise de l'écriture qui me laissent pantois et ravi. 

CROCHET, s. m. Crosse. C’est le nom que l’on donne aujourd’hui à ces ornements terminés par des têtes de feuillages, par des bourgeons enroulés, si souvent employés dans la sculpture monumentale du moyen âge à partir du XIIe siècle. Les crochets se voient dans les frises, dans les chapiteaux, sur les rampants des gâbles ou pignons, dans les gorges des archivoltes entre les colonnettes réunies en faisceaux. Le XIIIe siècle a particulièrement adopté cet ornement ; il s’en est servi avec une adresse rare.

AncreAncreAncreAncreAncreAncre Les premiers crochets apparaissant sous les tablettes de couronnement des corniches ornent déjà certaines églises bâties de 1150 à 1160. Ils sont petits, composés, à la tête, de trois folioles retournées ressemblant assez aux cotylédons du jeune végétal. La tigelle d’où sortent ces feuilles est grosse, élargie à la base, de manière à s’appuyer sur le profil servant de fond à l’ornement . Vers 1160, le crochet se montre bien caractérisé dans les chapiteaux ; le chœur de Notre-Dame de Paris, élevé à cette époque, est entouré de piliers cylindriques dont les chapiteaux n’ont plus rien de la sculpture romane. Ce sont des feuilles sortant de bourgeons, à peine développées, et, aux angles, des crochets à tiges larges, puissantes, à têtes composées de folioles retournées sur elles-mêmes, grasses et modelées avec une souplesse charmante . Bientôt ces folioles font place à des feuilles ; la tête du crochet se développe relativement à la tigelle ; celle-ci est divisée par des côtes longitudinales, comme la tige du céleri. Si les crochets sont posés dans une gorge d’archivolte, il arrive souvent que la base de la tigelle côtelée est accompagnée d’une feuille avec son coussinet bien observé, tenant à cette tigelle  ; ce qui donne une grâce et une fermeté particulières à cette sorte d’ornementation . Vers 1220, le crochet ne présente plus qu’un bouquet de feuilles développées, mais toujours roulées sur elles-mêmes ; l’imitation de la nature est plus exacte, la masse des têtes est moins arrondie et s’agrandit aux dépens de la tige.  Vers 1230, cette végétation de pierre semble s’épanouir, comme si le temps agissait sur ces plantes monumentales comme il agit sur les végétaux. Cependant, peu à peu, les têtes de crochets tendaient à se modifier ; ces feuilles, de recourbées, d’enveloppées qu’elles étaient d’abord dans une masse uniforme, se redressaient, poussaient pour ainsi dire, s’étendaient sur les corbeilles des chapiteaux, sous les profils des frises. À la Sainte-Chapelle de Paris (1240 à 1245), on voit déjà les têtes des crochets devenues groupes de feuilles, se mêlant, courant sous les corbeilles ; des pétioles sortent des tiges côtelées .

 

Ancre

Sur le rampant des gâbles qui couronnaient les fenêtres, dès le milieu du XIIIe siècle, le long des pignons des édifices, on posait des crochets incrustés en rainures dans les tablettes formant recouvrement . En 1260, on renonçait déjà à les employer, et on les remplaçait par des feuilles pliées, rampant sur les tablettes inclinées des pignons et se relevant de distance en distance pour former une ligne dentelée. Pendant le XIVe siècle, les crochets des rampants de pignons ou de gâbles prennent plus d’ampleur ; ils se conforment, dans l’exécution, au goût de la sculpture de cette époque ; ils deviennent contournés, chiffonnés ; ils sont moins déliés que ceux du siècle précédent, mais figurent des feuilles pliées et ramassées sur elles-mêmes.

AncreAncreAu XVe siècle, au contraire, les crochets de rampants prennent un développement considérable, sont éloignés les uns des autres et reliés par des feuilles courant le long des rampants ; ils adoptent les formes contournées de la sculpture de cette époque. Mais, dans l’Île-de-France particulièrement, leur exécution est large, pleine de verve, de liberté et de souplesse ; les feuilles qui les composent sont des feuilles de chardons, de passiflores, de choux frisés, de persil, de géranium.

Ce genre d’ornement appartient à l’époque gothique, il est le complément nécessaire des formes ascendantes de cette architecture ; il accompagne ses lignes rigides et détruit leur sécheresse, soit que ces lignes se découpent sur le ciel, soit qu’elles se détachent sur le nu des murs ; il donne de l’échelle, de la grandeur aux édifices, en produisant des effets d’ombres et de lumières vifs et pittoresques. Dès que la Renaissance revient à ce qu’elle croit être l’imitation de l’antique, le crochet ne trouve plus d’application dans l’architecture. Pendant la période de transition entre le gothique et la renaissance franche, c’est-à-dire entre 1480 et 1520 ; on signale encore la présence des crochets rampants. Il en est qui sont fort beaux et finement travaillés"

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La chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour a été reconstruite au XVIIe siècle, entre 1647 (nef) et 1657 (clocher) comme l'indiquent les inscriptions lapidaires ; mais à l'intérieur, l'arc de décharge isolant  le chœur de la nef a été ajouté avec la sacristie entre 1610 et 1648. Et dans la nef, deux piliers et arcs en ogive sont  de style roman. 

En effet, la chapelle actuelle a succédé à deux édifices ; le premier remonte à 1183 et était déjà dédié à N.D de Rocamadour. Une bulle papale de 1373 atteste l'existence d'une chapelle dédiée à la Sainte Vierge sous le vocable de Rocamadour : Capella Beatae Mariae Ripeamatoris.  

Le second est gothique flamboyant et date de 1527 comme l'indique une pierre de fondation en kersanton placée à l'entrée. Les deux portes de l'ouest et du sud datent sans-doute de 1527. 

Mon intérêt se porte d'abord sur la porte sud, en gracieuse anse de panier "agrémentée d'un arc en accolade soutenu par des masques grimaçants et surmonté d'un fleuron. Au-dessus du portail, une pierre est sculptée aux armes des seigneurs de Crozon, successeurs des Rohan, représentés par la famille de Goulaine." (Topic-topos). Examinant les crochets en pierre de kersanton, j'ai la surprise de constater qu'ils sont tous différents. 

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Porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Le premier, en bas et à gauche, est une feuille aux bords frisés, et dont le foliole se replie sur lui-même.

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Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Le second est plus simple, ses bords sont lisses, mais ses nervures sont plus dynamiques et la feuille tend à se redresser.

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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En bas à droite, nous retrouvons une feuille timide, refermée sur elle-même, mais elle différe de son homologue de gauche car ses bords sont réguliers, juste indentés par un discret frisson.

 

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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En haut à droite, l'extrémité de la feuille (son "bourgeon" ?) reste atone, incapable de se dresser, mais elle s'épanouit, dans cette posture recroquevillée, en larges lobes comme celle de la vigne. Surtout, elle se développe à partir d'une base frisée à l'extrême, sarmenteuse et tourmentée.

 

 

 Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte sud de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Surpris de voir que le sculpteur de pierre a poussé le souci d'excellence jusqu'à créer pour chaque crochet un type végétal différent, je regarde autour de moi à la recherche d'autres crochets. Ce serait drôle si...

J'aperçois le rampant du pignon est avec son monstre à la base, (on voit à chaque angle la queue de trois autres de ses semblables qui n'ont pas si bien resisté), puis trois beaux exemples de crochets. Chacun différents, mais manifestement taillès selon un principe organisateur par lequel le foliole se dresse progressivement au fur à mesure qu'il se rapproche du faîte.

Eh eh, amusant ! Je suis passé cent fois ici sans voir ce détail !

La pierre a changé, il ne s'agit plus de Kersanton et j'ignore l'expertise lithologique que Louis Chauris a du en donner.  Ces crochets datent sans-doute du XVIIe. Les feuilles frisées sont absentes, au profit d'une ligne plus dépouillée mais plus tonique, bien structurée par les nervures. Suivons du bas vers le haut leur épanouissement.

 

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Rampant sud du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant sud du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant du pignon est , chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Le rampant nord du pignon était à l'ombre, mais j'ai pris plaisir à retrouver le même principe de disposition des crochets. Pas de doute, cette ouverture progressive des feuilles n'est pas l'effet d' un hasard.

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Rampant nord du pignon est, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Rampant nord du pignon est, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Je terminais mon tour par la porte principale du pignon occidental avec son parement de kersanton. Comme sur la porte sud, on retrouve la variété des crochets dont certains sont frisés et d'autres lisses.

Porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Crochet de l'accolade, porte ouest, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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Ah, c'est plus fort que moi, je ne peux pas quitter la chapelle sans lever les yeux vers son inscription de la base du clocher pour m'amuser de ses N rétrogrades et déchiffrer à nouveau le texte.

"Mre : A KAVDREN: RECTEVR/I: DANIEL CVRE. 1685. Y. PALVD. F." (Messire Alain Keraudren, recteur [de 1671 à 1713] . I. Daniel curé. 1685. Yves Palud Fabricien.) .

 

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Flanc sud de la tour du clocher, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

Flanc sud de la tour du clocher, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, photo lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— COUFFON (René), 1988,  Couffon, Le Bars, Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4b3215959bb6af1be706479a2a28376d.pdf

— TÉPHANY (Jean), 1904, "Une bulle de Grégoire XI relative à une chapelle de Notre-Dame-de-Rocamadour au diocèse de Quimper",  Bull. Diocésain Histoire Archéologie Quimper, pages 129-136.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1904.pdf

— Site fr. topic-topos.

http://fr.topic-topos.com/portail-sud-de-la-chapelle-notre-dame-de-rocamadour-camaret-sur-mer

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Published by jean-yves cordier - dans crozon
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 22:42

Retour à Camaret : le cimetière de bateau du Sillon de Rocamadour.

Non, je ne vais pas refaire mon article d'avril 2013. Juste quelques clichés pour le plaisir. Souvent les mêmes qu'en 2013.

Voir :

Le cimetière de bateaux du Sillon de Camaret.

Le cimetière de bateaux du Sillon de Camaret.(2)

Les 125 articles de mon blog sur le patrimoine de la Presqu'île de Crozon. ​

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

Sillon de Camaret,15 mars 2016, photo lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 20:53

L'hélice d'un escorteur d'escadre à Lanvéoc (29).

Z' aimez les zélices ? J'en fait mes délices !

(sur l'air de "Tes laitues naissent-elles ? Oui mes laitues naissent").

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Voir :

L'Hélice de la Jeanne-d'Arc à Morgat : entre Babar et Moby Dick.

Les 125 articles de mon blog sur le patrimoine de la Presqu'île de Crozon. ​

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A 16h51 le mardi 15 mars 2016, Le Commandant L’Herminier F791, un aviso type A69, classe d’Estienne d’Orves spécialisé dans la lutte anti-sous-marine côtière, passait entre la Pointe du Gouin de Camaret et le phare du Minou pour s'apprêter à franchir le Goulet de Brest. Or, j'ignore tout de l'hélice de ce navire. C'est frustrant. On nous cache tout. (voir en fin d'article plus d'info)

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L'Aviso Commandant-L'Herminier F791 rentrant au port à Brest.

L'Aviso Commandant-L'Herminier F791 rentrant au port à Brest.

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Les dessous chics
C'est ne rien dévoiler du tout
se dire que lorsqu'on est à bout
c'est tabou (Serge Gainsb
ourg)

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Quelques minutes auparavant, j'avais examiné, que dis-je, j'avais touché l'hélice d'un  escorteur d'escadre, réalisée en laiton haute résistance aux chantiers navals de Nantes, et je pouvais en donner le poids (10,5 T) et le diamètre (3,70 m). La Marine Nationale l'avait offerte à la ville de Lanvéoc qui, peut-être embarrassée par ce bibelot, l'avait posé sur un espace-vert urbain. Une question m'obséde encore : cette hélice a-t-elle réellement navigué? (l'absence du nom du "bâtiment de combat" sur la plaque de présentation apposée dans le square me taraudait).   En un mot, car cela lui confère toute sa valeur,  a-t-elle été portée ?

Les dessous chics 
ce sont des contrats résiliés 
qui comme des bas résillés 

ont filé.  (Serge Gainsbourg)

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Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

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les dessous chics
c'est la pudeur des sentiments
maquillés outrageusement
rouge sang


 

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

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les dessous chics
c'est se garder au fond de soi
fragile comme un bas de soie

 

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

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les dessous chics
c'est une jarretelle qui claque
dans la tête comme une paire de claques 

 

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DOSSIER TECHNIQUE.

Cette hélice a été réalisée par la Société Nantaise de Fonderie avec de l'acier Nantial. C'est avec cet alliage que seront fondues les hélices du paquebot France.

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

Hélice d'un escorteur d'escadre, Lanvéoc, photo lavieb-aile.

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Cette société porte aujourd'hui le nom de Fonderie Atlantique Industrie. Son site permet de découvrir cet historique : 

http://www.fai-nantes.com/presentation.php

La société a été créée en 1908, par les frères BABIN - CHEVAYE, fils du dirigeant et fondateur des Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL).En 1918, la société s'agrandit et prend le nom de Nantaise de Fonderie. Elle continue à s'agrandir entre 1919 et 1921 en gardant sa spécialité fer et fonte.

En 1937, une fonderie de cuivre est créée parallèlement aux activités de fer et de fonte. Cette même année, la société se dote d'un four réverbère d'une capacité de 20 tonnes. A compter de cette date, la fonderie de cuivre se spécialise dans la fabrication d'hélices de bateau en alliage cupro-aluminium, alliage déposé sous le nom de "Nantial". 

Après de nouveaux agrandissement en 1952 et dans les années 60, la Nantaise de Fonderie est touchée par la crise pétrolière et le recul de la construction navale en France et en Europe.

En 1977, c'est le dêpot de bilan après diverses tentatives de reprise, c'est le groupe britannique LANGHAM Industrie, et sa filiale française, la Fonderie phocéenne à Marseille, qui reprend la société en ne gardant que l'activité "fonte de cuivre". Cette activité sera largement soutenue par le ministère de la défense (Direction des Constructions Navales - DCN) puisque l'entreprise est la seule en France capable de fondre des hélices pour des grands bâtiments comme ce fut le cas pour les portes avions Le Foch et le Clemenceau.

En 1989, suite à la baisse d'activité LANGHAM industrie cesse ces activités en France et l'entreprise devient FONDERIE de l'ATLANTIQUE sur l'impulsion de salariés repreneurs.

En mars 2000, la société est reprise par les BRONZES INDUSTRIES et devient FAI (Fonderie Atlantique Industrie).

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Le diamètre indiqué est de 3,7 m et le poids de 9 tonnes. "Christian" m'indique en commentaire qu'il s'agirait peut-être de l'une des deux hélices du Colbert, l'autre exemplaire se trouvant à Bordeaux. Le Colbert, construit par la DCAN de Brest en 1953 et lancé en 1956, a été desarmé en 1991. Converti de 1993 à 2007 en navire musée à flot à Bordeaux, en attente de déconstruction, il a rejoint le Cimetière des navires de Landévennec de 2007 à 2016 (ci-dessous, en 2013, entre les escorteurs d'escadre DUPERRÉ et GALISSONIÈRE.) avant d'être conduit le 5 juin 2016  à Bassens, près de Bordeaux, pour y être démantelé par Véolia.

http://www.lavieb-aile.com/article-le-cimetiere-de-bateaux-militaires-de-landevennec-117060268.html

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 Un article du Sud-Ouest du 7 décembre 2012 © PHOTO ARCHIVES « SUD OUEST »

montre une photographie de l'hélice du Colbert et en indique le diamètre (4,5m) et le poids (11 à 12 tonnes) .

L'hélice du Colbert en 1994 :

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En 2013, une des hélices du Colbert était sur la base navale de Toulon où elle a été photographiée.http://www.anciens-cols-bleus.net/t5131p380-colbert-1956-croiseur

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Sur cette photo, le diamètre de 4,50 m est indiqué à la craie. 

Conclusion : l'hélice de Lanvéoc, avec ses 3,70 m de diamètre, est a priori  plus petite que celle du Colbert. A suivre.

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DOSSIER ARTISTIQUE.

Il est évident que ces hélices sont de véritables sculptures. Elles relèvent directement du patrimoine industriel, du patrimoine scientifique et du patrimoine maritime. C'est exactement le point de vue d'un chercheur de l'Université de Nantes, Jean-Louis Kerouanton, dans son article de 2009 : 

 Jean-Louis Kerouanton, « De la théorie au modèle : les hélices comme sculptures calculées, le cas des Fonderies de l’Atlantique à Nantes », In Situ [En ligne], 10 | 2009, mis en ligne le 19 mai 2009, consulté le 14 mars 2016. URL : http://insitu.revues.org/4266 ; DOI : 10.4000/insitu.4266.

En voici le résumé 

​"La découverte, l’étude et la sauvegarde partielle des bâtiments des anciennes « Fonderies de l’Atlantique » à Nantes en 2001-2002 ont permis également de révéler puis de conserver une extraordinaire collection d’objets de fonderie au sable correspondant à la fabrication des hélices et des pales d’hélice pour les plus gros navires commerciaux et militaires. La technologie de fonderie d’alliage de cuivre pour les hélices avait été adoptée en 1937 dans l’entreprise. L’ensemble des modèles en bois de pales d’hélice est d’abord apparu comme une accumulation de sculptures monumentales particulièrement épurées. L’étude technologique plus fine montre cependant que cette « beauté » réelle ne correspond nullement à la volonté d’un artiste mais relève uniquement des calculs liés pour chaque production à un projet de navire. Et c’est seulement le calcul qui permet d’expliquer les réalisations d’hélices monoblocs par troussage, sans modèle aucun ; il ne reste alors de traces que les outils du troussage. Il s’agit bien dès lors d’un patrimoine scientifique - la transposition matérielle d’un calcul mathématique - tout autant que d’un patrimoine technique et industriel. C’est cette particularité qui fait la grande originalité de l’ensemble conservé par la communauté urbaine, en attendant, nous l’espérons, une valorisation future." 

Ce qui m'a fasciné, c'est de découvrir les illustrations (© Jean-Louis Kerouanton)  de cet article : je retrouve devant ses images la même émotion esthétique qu'à Morgat ou à Lanvéoc.

 

les dessous chics
c'est des dentelles et des rubans
d'amertume sur un paravent
désolant 

 

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Z'aimez les zélices? J'en ai encore attraper une petite, sur le sillon de Camaret.

http://www.lavieb-aile.com/article-le-sillon-a-camaret-nouvelles-images-du-cimetiere-de-bateaux-116872963.html

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Hélice du langoustier-thonier Notre-Dame-des-Neiges, CM 231642, photo lavieb-aile.

Hélice du langoustier-thonier Notre-Dame-des-Neiges, CM 231642, photo lavieb-aile.

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A propos du Commandant-L'Herminier.

Un article du Télégramme est paru... le 22 mars sous le titre Une femme à la barre de l'aviso. : pour en respecter le copyright, j'en donnerai l'incipit :

Quatre-vingts mètres de long, une étrave à couper au couteau et une coque passe-partout qui épargne rarement les estomacs des nouveaux venus. Bienvenue dans l'univers des avisos, devenus officiellement « patrouilleurs de haute de mer » depuis le retrait de leurs missiles mer-mer en 2009.
Si leur silhouette et leur conception rustique trahissent leur âge, les avisos continuent de rendre de nombreux services à la Marine. La plupart du temps, ils sont dédiés à l'entraînement et l'accompagnement des sous-marins. Mais ne comptez pas sur le commandant pour vous en apprendre davantage ! Parler de l'activité des avisos serait trop en dire sur les sous-marins chargés de la dissuasion nucléaire... La plupart du temps, ils participent à des missions côtières d'observation du trafic et de sécurisation des voies d'accès maritime.

...et la finale :

Femme pacha

« Ce genre de bateau reste une véritable école de la mer et de la Marine », confirme le commandant, le capitaine de corvette Audrey B. Les espaces réduits et le nombre encore important de personnes embarquées pour la taille permettent de créer une véritable dynamique d'équipage. Sur le L'Herminier, une seule femme à bord, le commandant en personne, sur un navire qui n'a jamais été féminisé. La quatre-galons est l'une des huit femmes commandant actuellement un navire militaire français.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/brest/l-herminier-l-aviso-fidele-au-poste-22-03-2016-11002128.php?xtor=EREC-85-[PartageTT]-20160322-[article]&utm_source=PartageTT&utm_medium=e-mail&utm_campaign=PartageTT#closePopUp#P7xkXBehiJib0iH4.99

 

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 19:45

Rochers de Crozon. Pointe de Raguenes / Lamm Saoz.

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Pour miss caillou, natur-ailement

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Suite de :

​Les pétroglyphes de l'Aber.

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Les plus riches cités, les plus beaux paysages,

Ne contiennent jamais l'attrait mystérieux

De ceux que le hasard fait avec les nuages.

Charles Baudelaire, Le Voyage.

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Une estampe chinoise  Shanshui ( 山水, montagne-eau).

Une estampe chinoise Shanshui ( 山水, montagne-eau).

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Rochers de Crozon.

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Rochers de Crozon.

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Rochers de Crozon.

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Rochers de Crozon.

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Rochers de Crozon.

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Étonnants voyageurs, quelles nobles histoires

Nous lisons dans vos yeux, profonds comme les mers !

Ouvrez-nous les écrins de vos riches mémoires, 

Ces bijoux merveilleux faits d'astres et d'éthers.

Charles Baudelaire, Le Voyage.

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Rochers de Crozon.

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Lamm Saoz

Lamm Saoz

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Lamm Saoz

Lamm Saoz

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 15:05

Une souris des mers Aphrodita aculeata Linnaeus, 1758 sur la plage de l'Aber à Crozon.

Merci à Stéphane Wiza pour la détermination de cette espèce insolite.

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La plage de l'Aber n'est pas dépourvue de ressources. Avez-vous oublié votre crayon à papier pour remplir votre grille de mots croisés ? Lavieb-aile vous tire d'embarras et vous explique comment ramasser dans les rochers un morceau d'ampélite qui se révèlera merveilleusement adaptée à cette fonction, tout en vous permettant aussi de jouer à votre Sudoku.

Sur la piste de la "Pierre Noire" : les ampélites de Crozon (Finistère). ​

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Mais une fidèle lectrice nous écrit :

"Bonjour monsieur lavieb. Pouvez-vous m'aider ? Que faire si mon mari doit faire la vaisselle de notre pique-nique sur la plage et qu'il a oublié l'éponge à récurer ? Et que la nuit tombe. Merci d'avance"

Soucieux de faire partager à tous ses lecteurs l'ingénieuse réponse fournie à cette lectrice, aujourd'hui, lavieb-aile vous présente :

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L'éponge à récurer double-face auto-éclairante de dépannage. Gratuite. A ramasser sur la plage.

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Vous avez bien lu, chers lecteurs : auto-éclairante. Mieux qu'à la maison. Mesdames, offrez la à votre mari, il n'en voudra plus d'autre.

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D'abord, il faudra la trouver, de préférence après un de ces bons coups de tabac qui ne manquent pas chez nous. Elle vous attendra, cachée sous un peu de sable pour qu'on ne le vous la vole pas. 

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Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Vous la saissisez avec vos gants de ménage et vous la rincez à l'eau claire. Miracle, elle s'allume aussitôt de mille feux verts et dorés! 

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Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Elle adopte spontanément la forme arrondie de vos casseroles. Elle régle l'éclairage en fonction du niveau de l'eau. Son dos de feutrine ne raye pas le revétement anti-adhésif de vos poêles.

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Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.
Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Alors, convaincu ? Merci lavieb !

Ce drôle d'animal si pratique appartient aux Annélidés, autrement dit aux Vers annélides marins. Il appartient aussi à la classe des Polychètes, dont la caractéristique est de porter des  "parapodes" munis de soies. Les Polychètes sont soit sédentaires et tubicoles, comme le ver arénicole, soit errants, à la recherche de nourriture. Notre Scotch-Brite est un errant. On la nomme Aphrodita aculeata, et on la surnomme  souris de mer, taupe de mer, ou Aphrodite épineuse.

La souris de mer vit enterrée dans les fonds sableux (substrats mous) peu profonds, du bord jusquà une vingtaine de mètres. C'est un ver fouisseur, un ver vorace et prédateur muni d'un pharynx dévaginable et de mâchoires pour capturer des mollusques et d'autres vers qui vivent dans le sable.

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Linné, qui l'a baptisée en 1758, la définit comme ovalis hirsuta aculeata car sa forme ovale est caractéristique. Elle mesure 7,5 à 20 centimètres de long pour 5 à 8 centimètres de large. 

Wikipédia ajoute qu'elle vit dans les fonds marins sablonneux de l'océan Atlantique, la mer du Nord, la Baltique et la Méditerranée, où on peut la trouver jusqu'à une profondeur de 2 000 m.

Son corps est couvert de setae d'environ 2,5 cm, dont l'aspect ressemble à des poils. 

C'est un animal nécrophage, son régime étant essentiellement constitué des restes d'animaux en décomposition au fond des mers. La locomotion est assurée par de nombreux appendices latéraux (ou parapodes), elle rampe et creuse dans une attitude évoquant la souris.

La souris des mers est dépourvue d'yeux. Elle est hermaphrodite, des organes reproducteurs des deux sexes apparaissant chez un même individu, en revanche les ovules d'un individu sont fécondés par le sperme d'un autre.

Par contre, on évitera de suivre l'encyclopédie Wikipédia lorsqu'elle affirme que " son nom scientifique, dérivé de la déesse grecque Aphrodite, viendrait du fait que la vue ventrale de l'animal évoque des parties génitales féminines." En réalité, Linné a donné à ces créatures marines le nom de divinités de la mer : dans l'ordre de ses descriptions,  Doris est une océanide, épouse de Nérée et mère des Néréides, Tethys  est la mère des océanides, Nereis renvoie aux néréides, Aphrodite est "née de l'écume", Lernaea renvoie à l'hydre de Lerne. Le nom d'Aphrodite est sans relation avec un caractère morphologique de ce genre. 

Son épithète spécifique aculeata vient du latin aculeatus "qui a des piquants" , car ce ver possède  des acicules (une grosse soie rigide à l'intérieur du parapode, qui soutient les touffes de soies externes et sert de point d'insertion aux muscles permettant la locomotion), et des touffes de soies rigides.

 

 

Linnaeus, C. (1758) Systema Naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Laurentius Salvius: Holmiae. ii, 824 pp., page 655 n°256 

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/676/mode/1up

 

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Il est temps de retourner notre animal et de l'observer de près, tout en lisant la remarquable notice de doris.ffessm :

" La face dorsale du ver, convexe, est totalement recouverte d'élytres, sortes d'écailles, et d'une épaisse couche de soies fines grises sombres, ressemblant à des poils. Une quarantaine de sétigères portent des touffes de soies magnifiquement irisées, dirigées vers l'arrière, et sur chaque parapode s'enracinent des soies noires rigides plus épaisses. La souris de mer agite ses parapodes pour renouveler l'eau au contact de ses branchies.  La face ventrale est aplatie et typiquement annélidienne."

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 Chaque parapode est formé de 2 « rames » :

  • une « dorsale  » ou « haemale  » → notopode

  • une « ventrale  » ou « neurale  » → neuropode

Chaque rame est soutenue par des « acicules » (aiguillons). Elles sont formées de lames foliacées. Les deux rames sont formées à partir d'une base commune, et le parapode est dit « monostique ».
Une extension porte des soies articulées (formées de 2 pièces), de nature chitineuses.
Chaque rame porte un cire (cire dorsal, cire ventral) qui ont un rôle sensoriel. Le cire ventral est en contact avec le fond alors que le cire dorsal réalise la respiration (qui est cutanée et se fait par le cire dorsal).

 

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Linnaeus, C. (1758) Systema Naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Laurentius Salvius: Holmiae. ii, 824 pp., page 655 n°256 

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/676/mode/1up

 

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Aphrodita aculeata la Souris des mers, Plage de l'Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Jean-Hervéééé ? T'as fini la vaisselle ? La mer monte !

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SOURCES ET LIENS.

— http://www.marinespecies.org/polychaeta/aphia.php?p=taxdetails&id=129840

— http://www.marinespecies.org/polychaeta/aphia.php?p=image&pic=69376

— http://doris.ffessm.fr/Especes/Aphrodite4

— https://sv.wikipedia.org/wiki/Aphrodita_aculeata

— https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Aphrodita_aculeata

— Fauvel, P. (1923) Polychètes errantes. Faune de France Volume 5. 1-488. Librairie de la Faculte des Sciences. Paris.,

—  Roule, Louis (1898) Notice preliminaire sur les especes d'annelides recueillies dans les explorations sous-marines du Travailleur et du Talisman. Bulletin du Muséum d'Histoire Naturelle, Paris, Ser. 1, 4: 190-195.,

— Claparède, Édouard (1868) Les Annélides Chétopodes du Golfe de Naples. Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, 19(2): 313-584.,

— Quatrefages, Armand de. (1866) Histoire naturelle des Annelés marins et d'eau douce. Annélides et Géphyriens. Volume 1. 1-588. Librarie Encyclopédique de Roret. Paris.,

—  Johnston, George (1840) Miscellanea Zoologica British Annelids. Annals and Magazine of Natural History, Ser. 1, 4: 368-375,plates10.,

— Risso, A. (1826) Histoire naturelle des principales productions de l'Europe meridionale et particulierement de celles des environs de Nice et des Alpes Maritimes. Volume 4. 1-439. F.G. Levrault Libraire. Paris.,

—  Muller, Y. (2004) Faune et flore du littoral du Nord, du Pas-de-Calais et de la Belgique: inventaire. [Coastal fauna and flora of the Nord, Pas-de-Calais and Belgium: inventory]. Commission Régionale de Biologie Région Nord Pas-de-Calais: France. 307 pp.,

 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 18:24

Noël 2015 : Cinquante ans après le naufrage, je retrouve l'épave de la Tante Yvonne, chalutier-thonier de Morgat CM 2909.

Voir :

​Sur la plage de Postolonnec à Crozon : le moteur du thonier "Tante Yvonne" CM 2909. Souvenir d'une nuit de Noël.

En novembre 2011, lorsque j'avais découvert le moteur du Tante Yvonne CM 2909 sur la grève de Postolonnec à Crozon, j'avais cherché en vain d'autres parties du navire.

Cinquante ans après le naufrage qui avait eu lieu dans la nuit de Noël 1965, j'ai l'émotion, en retournant voir le bon vieux moteur Crépelle 224 CV, de constater la présence, vingt mètres plus loin, de la partie arrière du thonier : selon mon hypothèse, un morceau de la quille, de l'étambot et du massif d'étambot.

Et une superbe pièce métallique, à la robustesse bien marine.

Certes, ma découverte n'est pas celle d'un chasseur d'épave sous-marine à la recherche de trésors, mais le nom que portait ce navire, celui de la résistante Yvonne Le Roux du réseau Johnny, lui confère à mes yeux toute son importance. Comme si la ténacité de ces membrures et de ces pièces mécaniques à résister et à se rappeler à notre mémoire avait un sens.

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Épave du Tante Yvonne CM2909, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

Épave du Tante Yvonne CM2909, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

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Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

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Noël 2015 : Cinquante ans après le naufrage, je retrouve la poupe de la Tante Yvonne

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Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

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Je ne peux m'empécher de reprendre quelques clichés du moteur.

 

Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

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Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

Épave du Tante Yvonne, Noël 2015, photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:57

Sur la piste de la "Pierre Noire" : les ampélites de Crozon (Finistère).

Si vous parlez à un breton de "pierre noire", il pensera au Phare des Pierres Noires, qui signale, en Mer d'Iroise et aux approches du Goulet de Brest, la chaussée du même nom. Nul ne conserve, si ce n'est l'association Ampélite de Panzè (35), le souvenir de la "pierre noire de Bretagne", et il est nécessaire de fournir quelques explications de ce matériau qui précéda le fusain, la mine de plomb et le crayon gras chez les dessinateurs et les peintres.

Nous allons voir que cette petite enquête va satisfaire l'amateur d'arts graphiques, le géologue, le promeneur arpentant le littoral, et toute personne curieuse d'élargir ses connaissances sur son patrimoine. Ou de se procurer à bon compte un crayon. La réunion du patrimoine naturel (sous le nom d' "ampélite") et du patrimoine culturel (sous celui de "pierre noire"), voilà en tout cas ce qui fait l'affaire de mon blog.

Il suffit de lire l'article Ampélite de Wikipédia pour apprendre que l'ampélite est un schiste pyriteux qui doit son nom au latin :

 ampes et au grec : ἄμπελος, ampelos, "vigne" ; αμπελιτις[γη] : "qui est propre à l'entretien de la vigne", car on en répandait autrefois au pied des vignes .

 

—  Des vignes en Bretagne ?

—Pas vraiment, mais on trouve  l'ampélite aussi en italie, entre autre. Le nom est employé par  le grec Strabon — "celui qui louche"—  dans sa Géographie, un peu avant notre ère puis a été repris en latin avec le substantif ampelitis par Pline pour décrire une « terre bitumineuse pour écarter les vers de la vigne » (Pline, 35, 194 ). Pline l'Ancien, celui qui est mort en l'an 79  à Stabies lors de l'éruption du Vésuve !

 Laissons là les vignes et les vignerons, pour mémoriser un nom : le SI-LU-RIEN. Car c'est  au Silurien (444 à 416 millions d'années) que  des sédiments argileux  se sont déposés dans une mer calme, puis ont été  enfouis sous forte pression et haute température, ont alors cruellement manqué d'oxygène, ce qui  a préservé le plancton et autres matières organiques marines contenus dans les sédiments. Laissez refroidir, démoulez et  servez le schiste très noir et gras ainsi obtenu :  c'est l'ampélite. Si vous découvrez un gisement d'ampélite, vous pouvez le dater du Silurien. Commode.

Son nom est féminin, on dit donc de l' ampélite qu'elle comporte certes, comme tous les schistes, des silicates, mais surtout beaucoup de carbone qui lui donne sa couleur noire soyeuse. Et aussi du pyrite (sulfure de fer, FeS2) en grains fins ou en nodules, qui est responsable, quand elle s'altère, de coulées de rouille. Son chic, c'est de conserver parfois des fossiles de Graptolites aux  dessins de lignes blanches.

Voilà pour la Leçon de chose, dans son versant géologique. Mais cette ampélite nous est aussi sympathique lorsque nous apprenons qu'elle portait aussi le nom — vernaculaire— de "pierre des charpentiers" , parce qu'ils l'utilisaient pour tracer des traits sur le bois. Ou bien qu'on l'utilisait également autrefois pour se noircir sourcils et cheveux.

Muni de ce bagage, je prends mon appareil photo et je sors de chez moi pour chercher un gisement.

Un quart d'heure plus tard, c'est chose faite. 

Grâce au site

 Geodiversite.net, qui me proposait trois sites de balades, à Camaret et à Crozon,  je me suis rendu sur le parking du Four à Chaux de l'Aber, j'ai suivi la rivière et je me suis arrêté devant l'affleurement le plus noir possible.

 

La rivière de l'Aber à Crozon et le cordon dunaire. Photographie lavieb-aile.

La rivière de l'Aber à Crozon et le cordon dunaire. Photographie lavieb-aile.

. Mes coordonnées ? 48°13' 56" N et 4° 25' 50 " O.  J'y suis.

Tout fier, j'avise une dame qui promène son chien sur le sentier : 

— Eh, c'est du Silurien !

Mais elle me répond :

—Bien-sûr, de la base du Silurien supérieur. C'est la formation de la Tavelle avec  les ampélites du Ludlow ! Depuis le temps que les étudiants en géologie de Brest viennent en procession ici écouter leur prof, on a fini par le  connaître, le fameux Silurien ! 

— .....

— Vous êtes passés voir les brachiopodes et graptolites des schistes ordoviciens ?

— Grrr...

 

 

 

 

 

Affleurement d'ampélite, Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Affleurement d'ampélite, Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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 J'ai frotté mon doigt sur la roche, elle y a laissé une tache noire assez tenace. 

Affleurement d'ampélite, Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

Affleurement d'ampélite, Aber, Crozon, photographie lavieb-aile.

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Il me reste à en ramasser un morceau et de le placer sur un ajonc — aïe, "ajonc, je-pique, genêt, je-ne-pique-pas"— pour illustrer le nom de "Pierre noire de Bretagne" pour débuter mon second chapitre.

L'ampélite ou " Pierre noire de Bretagne", photographie lavieb-aile.

L'ampélite ou " Pierre noire de Bretagne", photographie lavieb-aile.

La Pierre noire, médium des arts graphiques.

L'ampélite est décrite sous ce nom dans un autre article de Wikipédia : 

"On trouve la pierre noire le plus souvent sous forme de crayon, brut ou entouré de bois, ou de craie rectangulaire.

Il est utilisé pour les esquisses, mais aussi pour les dessins plus raffinés. Il a été très utilisé pendant la renaissance, souvent sur papier gris ou brun, et souvent accompagné de rehauts de gouache blanche, d'encre de Chine sèche ou en lavis, de lavis de bruns ou encore desanguines. La pierre noire employée avec la sanguine et la craie blanche est une technique dite « aux trois crayons ».

La majorité des grands peintres de la Renaissance ont dessiné avec cet outil."

Il me restait à faire ici une double démonstration : d'une part, de mon évidente incompétence en dessin. Et surtout, de la parfaite capacité du morceau d'ampélite ramassé tout à l'heure à devenir un remarquable instrument graphique. D'autant plus remarquable qu'une fois tracés sur ma feuille, les traits ont resisté au frottement et n'ont pas bavés, alors qu'ils peuvent être estompés avec un mouchoir en papier.

On ne se moque pas du résultat, s'il vous plaît.

 

Essai de dessin à l'ampélite de l'Aber par un piètre débutant, photo lavieb-aile

Essai de dessin à l'ampélite de l'Aber par un piètre débutant, photo lavieb-aile

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SOURCES ET LIENS.

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— Au Musée de géologie de Rennes  1 , salle Mathurin Méheut : Ampélite à graptolites

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— La lithothèque de Rennes :

1°) Les Ampélites du Tertre Gris à Poligné (anciennes carrières) : Silurien inférieur.

http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/lithotheque/poligne/poligne_01-02.html

http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/lithotheque/poligne/poligne_01-03.html

2°) Les Ampélites de Crozon.

a) L'Aber ou Pointe de Raguenes.

  • Carte détaillée : http://lithotheque-svt.ac-rennes.fr/crozon/crozon_carte2.html
  • Carte d'accès : http://lithotheque-svt.ac-rennes.fr/crozon/arret1_acces.html
  • Strates géologiques : http://lithotheque-svt.ac-rennes.fr/crozon/arret1_acces.html

 

http://lithotheque-svt.ac-rennes.fr/crozon/arret1_acces.html

b) Les ampélites de Lamm Saoz .

 

— Sortie géologique au Veryac'h à Camaret 

https://sgmb.univ-rennes1.fr/vie-associative/excursions/12-excursions/55-veryac-h-camaret

— CHAUVEL J.-J. & PLUSQUELLEC Y. 1987- Découverte géologique en presqu’île de Crozon, éditions Ouest-France, 32p. 

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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