Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 22:51

Histoire des Orthoptères : Roesel von Rosenhorf 1749 reconnu par Linné 1758.

 

PRÉSENTATION

Dans l'histoire de l'étude naturaliste des Orthoptères (Grillons, Sauterelles et Criquets), l'étape clef a été, comme pour tous les autres classes d'insectes (et comme pour toute la Zoologie et la Botanique), la publication par Linné du Systema Naturae de 1758, et l'adoption d'une nomenclature binominale, à deux noms, nom de genre et nom d'espèce.

Malgré l'effet de tabula rasa de cette publication, il nous faut explorer l'état des études naturalistes avant 1758, c'est-à-dire avant que chaque espèce soit nommément désignée. La période où, depuis l'Antiquité,  ces petites espèces animales —que chacun pouvaient entendre, observer, voire côtoyer (le grillon du foyer) ou même adopter comme jouet, ou faire apparaître dans des fables ou des récits (le grillon Frobert dans le Roman de Renart) — ne pouvaient être désigné que par des noms très généraux, tandis que les savants, pour leurs études (dès Aristote, Pline l'Ancien ou Albert le Grand) et leurs collections (à partir de la fin du XVe siècle), devaient se référer à des "diagnoses" (descriptions concises de l'animal), presque obligatoirement associées à des illustrations par planches, d'abord grossières car gravées sur bois, puis plus fines car  peintes par des miniaturistes ou gravées sur cuivre.

Linné lui-même nous fournit, en 1767-1770, les noms des auteurs dont il s'est inspiré dans son travail sur les Insectes (SN 13e ed p. 535) : les anciens comme Aldrovandi, Mouffet et Jonston, ou bien pour les descriptions ou les monographies, celle de John Ray, de Lister [donc Goedart] Schaeffer et de Clerck (Icones insectorum rariorum, 1759) , ou pour l'iconographie les planches de Hoefnagel ou de Petiver, de Bradlaeus ou de Robert. Enfin pour la systématique, il indique que son travail de nomenclature a été poursuivi par Geoffroy (1762) Scopoli, Poda, Sultzer et Gronovius.

Il ne cite Roesel von Rosendorf que parmi les auteurs d'études sur les métamorphoses (avec Mérian).

Pourtant, le naturaliste allemand Roesel ou Rösel (1705-1759), formé à l'académie des Beaux-Arts de Nuremberg, est un miniaturiste et graveur sur cuivre hors-pair, et un observateur méticuleux des insectes, dans son Insecten Belustigung de ou "divertissement sur les insectes" à parution mensuelle. C'est le père de l'entomologie allemande, pour ne pas dire européenne, avec Réaumur.

La deuxième partie de son Insecten Belustigung est parue en 1749. Elle débute par l'étude des Scarabés, puis des insectes aquatiques (dont des libellules) avant de nous présenter les Orthoptères, qu'il dénomme "Heuschrecken und Grillen", Sauterelles et Grillons, ce qui n'exclue pas les Criquets inclus dans les Heuschrecken ou Sauteurs, à antennes courtes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/215838#page/7/mode/1up

https://www.digitale-sammlungen.de/de/view/bsb11214900?page=507

L'influence de ses descriptions sur Linné fut considérable, puisque le savant suédois, qui cite pour chacune de ses 49 espèces d'Orthoptères [désignés par lui comme Gryllus accheta, Tettigonia et Locusta, n'entrons pas dans ces subtilités] les descriptions des auteurs qui les ont décrites avant lui, cite 17 fois Roesel. Tous les autres naturalistes ne sont cités qu'une ou deux fois ou au mieux quatre fois pour John Leonhard Frisch et son  Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land de 1720-1760. Dix-sept fois pour Roesel, c'est énorme, plus d'un tiers des espèces.

Pour souligner l'importance de Roesel dans l'histoire de l'entomologie — en me limitant ici aux Orthoptères—, je veux présenter ici les 19 Planches qu'il leur consacre. Seulement ses planches, alors que celles-ci sont chaque fois précédées d'un long texte de description et de commentaires, d'une dizaine de pages d'écriture gothique allemande assez serrée.

Dans l'histoire de l'illustration entomologique (d'Aguilar 1966), on ne trouve pas d'équivalent dans la peinture des Orthoptères, même chez Joris Hoefnagel  vers 1579 ou chez Daniel Rabel en 1624, et c'est la précision et la fidélité des peintures qui ont permis à Linné une identification spécifique. 

Note : je n'ai pas retiré de ces planches les Mantes, que Linné incluait en 1758 dans le genre Gryllus.

Toutes les planches viennent de la bibliothèque numérisée de Munich MDZ.

 

Rösel von Rosenhof, August Johann: Der monatlich-herausgegebenen Insecten-Belustigung ... Theil. 2, Zweyter Theil

 

I. Pages 1 à 48 : Bordericht zu der Heuschrecken und Grillensammlung in welchem vornchmilch. Zwischen verschieben auslandischen und denen hiesigen arten eine Vergleichung angestellet wird. « Zone limitrophe de la collection de sauterelles et de grillons dans laquelle une comparaison est effectuée entre différentes espèces étrangères et locales. »

 7 planches d'espèces exotiques "d'Inde".

 

Planche I et II

Linné la décrit commme Gryllus Mantis religiosus et ajoute "vit en Afrique" : les naturalistes européens ne la connaissait-il pas chez eux?

 

 

Planche III

Linné la nomme Gryllus Mantis strumarius et précise qu'elle vit en Inde.

 

 

Planche IV

Linné  nomme une espèce Gryllus Acrida nasutus [aujourd'hui Truxalis nasuta], et renvoie à Roesel planche 1 (sic)  et 4, en précisant qu'elle est d'origine  africaine.

 

Planche V

Linné l'a baptisé Locusta cristatus et il précise Habitat in America, Arabia, Asia. C'est aujourd'hui Tropidacris cristata, localisée en Amérique centrale et du Sud

Planche VI

—La figure 2 correspond à Locusta elephas de Linné, espèce vivant en Afrique et classé dans le genre Pamphagus.

—Linné nomme l'espèce de la figure 3 Tettigonia pupus, et ajoute qu'elle vit en Ethiopie. On la nomme aujourd'hui Hetrodes pupus, et on la localise à la corne sud de l'Afrique, ce qui s'accorde avec le fait que Petiver (Gazophylacci. t.13 f.7 page 6) l'avait nommé Locusta-talpa Capensis, car le specimen provenait du Cap de Bonne-Espérance.

 

 

Planche VII Locusta Indica praefat

Linné  baptise cette espèce Gryllus Mantis  gongylodes du grec signifiant "arrondi" (pl.7 fig 1, 2, 3) venant des Indes, aujourd'hui Gongylus gongylodes, c'est une empuse (en anglais Wandering violin, le violoniste vagabond). Elle est particulièrement connue pour balancer son corps d'avant en arrière afin d'imiter un bâton qui se balance au vent.

 

II. Pages 49 à 104 Sammlung der Heuschrecken und Grillen hiesigen landes Collection de sauterelles et de grillons de ce pays

I.Die in grass kebende grösste hellschreckte mit ihrer Fortpflanzung und übrigen Eigenschaften. "La plus grande sauterelle vivant dans l'herbe : reproduction et autres caractéristiques". Planche VIII et IX

Linné, en 1758, la reconnaît et la nomme Decticus verricuvorus, c'est notre Dectique verrucivore qui, selon Linné en Suède, était utilisé pour traiter les verrues, qu'elles mordait.

On voit comment Roesel ne se contente pas de la représenter en ses deux sexes (mâle 1, femelle 2), mais l'observe avec soin (comme Jean-Henri Fabre plus tard) et décrit la ponte de la femelle, puis la sortie des formes juvéniles du nid (fig.8). Il va jusqu'à disséquer une femelle et en dessiner les organes.

 

 

II. Die auf den Bäumen und Büschen sich aufhaltende grösste heuschreckte, mit ihrer Fortpflanzung und übrigen Eigenschafften. " La plus grande sauterelle vivant dans les arbres et les buissons, avec son mode de reproduction et d’autres caractéristiques". Planche X et XI

Linné la nomme Gryllus Tettigonia viridissimus, aujourd'hui Tettigonia viridissima Linné, 1758, notre Grande sauterelle verte.

 

 

III. Die Haus-Grille nest ihrem Ursprung und Forpflanzung. "Le grillon domestique, son nid
son origine et sa reproduction". Pl. XII.

Linné la nomme Gryllus domesticus, aujourd'hui Acheta domesticus ,c'est le Grillon domestique (ou du foyer). Roesel le représente mâle ou femelle, au repos, en vol (ou saut), il montre les formes juvéniles et les œuds. En bon miniaturiste, il crée un effet de réel en dessinant l'ombre porté (comme les miniaturiste de Gand)

 

 

 

IV. Die Schwarze Feldgrille mit ihrem Urfsprung "Le grillon noir et son origine" pl XIII

Linné le nomme Gryllus campestris, c'est le Grillon champêtre. Roesel le représente mâle ou femelle, il montre les formes juvéniles et les œuds, mais aussi et surtout son terrier.

 

 

V. Der geflügelte Maulwurf ("La taupe ailée") XIV et XV

 

Linné reprend le nom attribué par Moffet en 1649, " Gryllo talpa", le Grillon-taupe, ou Courtilière. Le souci pédagogique (didactique si vous préférez) de Roesel est flagrant. Il ne veut pas montrer un specimen de collection, mais veut partager son émerveillement face au vivant. Il montre ici la finesse des ailes (fig.10), la forme en pelle des pattes (fig.11).

 

Pages 105 à 124 Sammlung verschiedener ausländischer heuschrecken Collection de diverses criquets exotiques Pl XVI et XVII (LOCUSTA INDICA)

 Planche XVI : selon Linné, il s'agit de sa Gryllus Bulla serratus, (Prionolopha serrata) qui vit "en Inde" (ou du moins en Amérique du Sud dans la forêt tropicale).

Pl XVII

Linné y reconnaît Coleoptera Gryllus Mantis siccifolius (pl. 17 f.4 et 5), espèce des Indes aujourd'hui Phyllium siccifolius de l'Ordre des Phasmes ; 

 

 

Pl XVIII

La spectaculaire figure 6 montre la Locusta morbillosus de Linné, qui porte bien son nom, "morbilleux" dérivé de morbillus "rougeole". Aujourd'hui Phymateus morbillosus, qu'on trouve en Afrique du Sud

 

Pl XIX (LOCUSTA INDICA)

Linné y reconnaitra  Gryllus Mantis gigas pl 19 f 9 et 10, provenant de l'île d'Ambon en Indonésie, aujourd'hui Phasma gigas.

 

 

Puis page 125 -149 Beschreibung etlicher an grösse und farbe verschiedener hiesiger heuschreden , "Description de plusieurs sauterelles locales de tailles et de couleurs variées"Pl. XX et XXI

 

 

 

 

Planche XXI

Fig 2 : Die sogenannte Schmetter oder Klapper Heuschrecke "La sauterelle dite papillon ou sauterelle à sonnettes" . Linné nomme cette espèce aux ailes rouges vif Locusta stridulus (Psophus stridulus ou Oedipode stridulante). Elle émet lorsqu"elle se déplace un bruit de crécelle.

 fig 4 Die mit schonene blaulich, grünen unterflügeln gezierte heuschrecke "La sauterelle ornée de magnifiques sous-ailes bleu-vert" Linné la nomme G. Locusta caerulescens

 fig 6 : Roesel écrit :Noch eine andere Art dieser heuschrecken-Gattung, mit rosen-farben unterflügeln "Encore une autre espèce de ce genre de sauterelle, avec des ailes inférieures de couleur rose." :

  Citée par Linné dans sa descrition de G. Locusta italicus qui précise qu'elle habite en "Europe australe", c'est le criquet italien ou caloptène italien Calliptamus italicus aux superbes ailes roses.

 

 

Beschreibung noch zwener heuschrecken dieses landes davon die eine grünliche, die andere blauliche unterflügel führet "Description de deux sauterelles de cette région, l'une à ailes inférieures verdâtres, l'autre à ailes inférieures bleuâtres," pl XXII

 

Sammlung der Heuschrecken und Grillen hiesigen landes

Die schädliche Strich Heuschrecke XXIV = "La sauterelle rayée nuisible"

Linné la nomme Locusta migratorius

 

 

 

 

 

En 1822, le naturaliste (et peintre de planches) Jacob Johann Hagenbach nomma en son honneur son espèce de sauterelle, une Decticelle,  Roeseliana Roeselii. Symbola faunae insectorum Helvetiae exhibentia vel species novas vel nondum depictas page 39 et pl. 24

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132944#page/39/mode/1up

https://www.lavieb-aile.com/article-la-decticelle-bariolee-metrioptera-roeselii-77663805.html

Mais on trouve aussi le cilié  Stentor roeseli Kahl ou Ehrenberg 1835, le coléoptère aquatique Cybister roeseli (forme synonyme de C. lateromarginus De Geer 1774) et le charançon Hilipus roeseli C.H.Boheman, 1836.

SOURCES ET LIENS

AGUILAR (Jacques d'), COUTIN, FRAVAL, Les Illustrations entomologiques, INRA ed, 154 pages, 1966

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Histoire entomologie Entomologie. XVIIIe siècle
26 juin 2023 1 26 /06 /juin /2023 14:52

Une partie de cache-cache  avec la Grande Sauterelle verte Tettigonia viridissima autour de la rivière de l'Aber.

.

Sur les Orthoptères, voir aussi :

.

PRÉSENTATION.

Cette prairie de Poraon sur les bords de la rivière de l'Aber à Crozon était un de mes sites naturalistes préférés lorsqu'elle était fauchée, mais elle est aujourd'hui en friche et envahie par les prunelliers et les aubépines. Pourtant, écartant les tiges des ombellifères et me prenant les pieds dans les ronces, je parviens  à l'endroit où, en 2018-2020, je venais jouer avec de belles sauterelles. Oh surprise, elles sont au rendez-vous, et sautent comme des grenouilles pour accueillir ma progression.

 

Ces Tettigonidées ont le chic pour déceler votre approche (par les vibrations), et, aussitôt, se dissimuler derrière une tige tout en ne vous quittant plus des yeux. Si vous avez affaire à un mâle, il cesse aussitôt de  striduler. Vous vous accroupissez parmi les épines. Vous  tentez de vous déplacer vers la droite ; mais une fois à genoux, vous vous sentez comme Gulliver dans un pays de géant, dans une forêt vierge dont le seul mérite est d'embaumer la menthe. Chaque mouvement de votre bras déplace des brins d'herbes devenues des taillis, ce qui fournit immédiatement des indices à votre partenaire : Tettigonia tourne aussitôt et vous place dans son axe de visée. Vous allez à gauche ? Elle pivote à nouveau, et vous vous feriez encore longtemps tourner ainsi en bourrique. 

 

La force du naturaliste, fût-il fort amateur, c'est la patience : ce sont les insectes qui la lui ont enseignée.

Vous ne bougez plus. La bestiole verte s'étonne ; sans doute elle ne voit bien que par les vibrations qu'elle ressent, et désormais, vous vous confondez avec le fond vert tout autant qu'elle tout à l'heure. Elle penche la tête sur le côté. Coucou ! Lentement, mais alors très lentement (vos jambes sont engourdies et vos bras tenant l'appareil photo sont gagnés par les crampes), elle fléchie la cuisse (vous avez tout le temps nécessaire pour vérifier que celle-ci est dépourvue de vrais épines, à la différence des tibias), avance une patte (vous voyez bien les coussinets ventouse de la troisième pièce du tarse et vous vous demandez si c'est de la feutrine ou du caoutchouc), et puis, devenue très désinvolte, elle se place tête en bas et elle parcourt pas à pas sa perche. 

Si elle  croise une liane (en réalité une herbe des près, fléole, fétuque ou paturin), elle l'adopte, avec la même assurance que vous sur un échangeur d'autoroute. Vous vous gardez bien de vouloir la suivre, car au moindre faux-pas elle reprendra la partie de jeu de l'oie à la case départ. Malgré les graminées, vous vous retenez d'éternuer, et vous continuez à suivre ses pérégrinations avec votre télé-objectif, absorbé par de minutieux réglages de mise au point.

Voici donc, choisis au hasard, un couple, encore immature car leurs ailes formeront bientôt, à partir de mi-juillet, une longue queue-de-pie derrière leur dos. Chacun pourra alors s'envoler et surtout convoler, plutôt que de sautiller d'herbe en herbe. Ils vivront six mois.

 

.

I. Le mâle.

.

Les antennes mesurent une fois et demi la longueur du corps : j'ai essayé de ne pas trop les couper dans mon cadrage.

.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

.

.

Notez les pelotes des trois premiers articles du tarse, placés entre les griffes, et  surtout développés — lobés en cœur — sur la face postérieure du troisième article. Pour faire savant, nommez-les "arolia" (arolium au singulier). Ces structures adhésives souples permettent à l'insecte de grimper verticalement sur les surfaces lisses même par grand vent, lorsque les griffes se déclarent dépassées . Une glande permet de sécreter un film liquide adhésif qui majore l'effet mécanique d'adhérence. Des études ont montré sur d'autres espèces que ces arolia ne sont pas nécessaires à la détection vibratoire des proies.  Ces structures sont des petits prodiges du Vivant. Le nom, sans étymologie claire, apparaît en zoologie vers 1850.

Voir Y.K Jiao et col, The attachment pad of the Tettigonia viridissima.

https://www.researchgate.net/figure/The-attachment-pad-of-the-Tettigonia-viridissima-A-Ventral-view-of-the-tarsus-of-the_fig2_12495823

.

anatomie du tarse de la Grande Sauterelle

.

.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

.

.

Et on repart vers le haut. Quand on n'a pas de tête !

.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte mâle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

.

II. La femelle.

.

Linné, en sa sagesse, qualifia l'espèce de viridissima : "très très verte". Comme les herbes !

 

.

a. Ca y est, je suis cachée !

.

 

 

La Grande Sauterelle verte  femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

.

b. Trouvée !

.

Elle traine derrière elle une tarière, un oviscapte droit et long comme un poignard.

.

La Grande Sauterelle verte  femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte  femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

La Grande Sauterelle verte femelle à Poraon (Crozon). photographie lavieb-aile 25 juin 2023.

SOURCES ET LIENS.

— Heiko Bellmann et Gérard Luquet (trad. de l'allemand), Guide des sauterelles, grillons et criquets d'Europe occidentale, Paris, Delachaux et Niestlé, 2009, 383 p.

http://files.biolovision.net/www.faune-charente-maritime.org/userfiles/Ortho/CledesorthoPC/CldesOrthoPCPARTIE2Clsauterelles.pdf

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65774/tab/fiche

http://aramel.free.fr/INSECTES4ter-1.shtml

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Orthoptères Entomologie. Presqu'île de Crozon

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

Recherche