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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:12

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. IX. Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau) de 1575.

 

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Voir sur la chapelle de Saint-Herbot :

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PRÉSENTATION.

Ce calvaire a été érigé sur le placître au sud de la chapelle lors du gouvernement de Mathieu Cravec, qui fut prêtre-gouverneur de la fabrique de Saint-Herbot de 1575 à 1595, comme en témoigne l'inscription portée sur le pourtour de la base octogonale, en débutant la lecture par le coté nord tourné vers l'église :

CEST CROIX FVT FAICTE N LAN 1575 M[AISTRE] MATHIEV CRAVEC PG [PRETRE GOVVERNEVR] … XXV. (relevé par Castel et Ducouret).

Les dernières lettres sont lues (atlas) NHMNVIXXV, mais restent incomprises.

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Il a été décrit par René Couffon en 1953, par Yves-Pascal Castel en 1980, par Jean-Jacques Rioult en 2009, et enfin par Emmanuelle Le Seac'h en 2014. Cette auteure consacre deux pages entières à sa description, et en attribue la réalisation à l'atelier du Maître de Guimiliau, lequel exécuta ensuite le grand calvaire de Guimiliau entre 1581 et 1588.

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Stylistique.

Le style du Maître de Guimiliau est ici à ses début ; il donne à ses personnages des yeux globuleux, plus ou moins en amande, avec un double contour formant les paupières inférieures qui  disparaitra à Guimiliau, mais qui sera repris par l'émule du Maître vers 1589. Ces yeux de batracien disgracieux ressemblent parfois à des olives dénoyautées, parfois à des pruneaux fendus.

Les visages et les attitudes frisent la caricature et même les personnages sacrés ne brillent pas par leur beauté, car les traits sont grossiers, les nez tous identiques sont d'épaisses pyramides, le tiers médian du visage est élargi par des pommettes accentuées. Si aucun des saints personnages n'est gracieux, les diables sont carrément horribles avec des traits vultueux et gonflés de bourrelets et des rictus ad hoc.

Une autre caractéristique est l'allure longiligne excessive de Marie et de Jean au calvaire, ou des larrons, ou du visage du Christ en croix.

Bien que les décors de la Seconde Renaissance, très présents sur la clôture de chœur pourtant contemporaine (vers 1570-1580), soit absents, (et que la truculence des diableries relève plutôt de la tradition médiévale), le contexte contemporain, celui de la transition Charles IX/Henri III, s'affirme par les crevés des  culottes des larrons, dont la braguette est accentuée. Mais cet indice est faible, alors qu'il s'exprime largement sur le calvaire de Guimiliau dans la tenue et les chapeaux des soldats et bourreaux, ici absents.

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Composition et thématique.

Si on examine la seule face principale, ce sont vingt personnages qui se présentent, rendant l'analyse de la composition laborieuse.

L'habituel croisillon est remplacé par une plateforme à quatre consoles, supportant les gibets sur ses côtés, et Marie et Jean en son centre. Cette plateforme délimite deux étages.

Sur l'étage supérieur, et principal, il faut d'abord isoler la Croix portant le Christ entourée de Marie et de Jean, des deux gibets où sont liés les larrons. Puis on repère les cinq anges autour  du Christ, quatre recueillant le sang des plaies des mains et des pieds, et un voletant et priant au dessus du titulus INRI.

À l'étage inférieur, le Christ ressuscité, assis sur un arc-en-ciel, les pieds sur le globe du Monde,  écarte les bras, entouré par deux anges qui le vénèrent : c'est le Christ du Jugement dernier, qui figurait aussi sur les calvaires de Châteaulin et d'Argol au XVe siècle.

Enfin,  les consoles sont supportées par trois anges, et un diable sous la console du Mauvais Larron.

L'association d'un Calvaire en haut et d'un Jugement dernier ou Parousie en bas forme un discours théologique sur la Rédemption, et ce discours serait, selon les auteurs, renforcé par le seul personnage qui n'a pas encore été décrit, l'homme presque nu (il porte un pagne) placé sur l'axe vertical reliant ces deux scènes, entre les anges hématophores : il représenterait l'humanité sauvée, ou un "Adam régénéré" (Castel). Mais ne peut-on y voir un Christ aux liens (très habituel sur les calvaires) , un Christ à la colonne attaché contre le fût ?

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La face tournée vers l'est associe de haut en bas saint Herbot, patron de la chapelle et protecteur des bêtes à corne, puis une Déploration à quatre personnages (alias "vierge de Pitié" voire Pietà chez nombre d'auteurs), puis Véronique portant le voile.

Il nous reste à reprendre, compléter et illustrer cela.

 

 

 

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Le visiteur aborde le calvaire par le sud-ouest, derrière l'enceinte du placître, munie de ses échaliers. Deux clichés anciens de F. Dagorn ici :

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319662900657v/7e83a5ac-42a9-4f21-bde4-76d5d675fc6b

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319662900655v/1382a3b5-1e1d-460e-beb6-0845f0a207d1

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Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Cette vue qui nous accueille permet de constater que deux colonnes sont placées entre la croix et les gibets. Ils servent de supports aux deux anges qui recueillent le sang du Christ. Ce détail n'est plus visible quand nous nous trouverons de face, mais nous le remarquerons encore sur la vue orientale.

Dans des calvaires antérieurs (ceux des Prigent), beaucoup d'anges hématophores (portant les calices) sont placés en diagonale entre le fût et les bras, parfois par scellement. L'utilisation de ces colonnes est parfaitement originale, et montre comment ce "Maître de Guimiliau" se démarque des autres ateliers, landernéens notamment, avec  liberté et créativité.

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L'autre détail qui se remarque bien dans cette vue de trois-quarts, c'est le losange des deux anges supérieurs, qui volent mains jointes avec leurs ailes en faux très acérée. 

En effet, ces anges se livrent à un exercice de voltige puisque leurs pieds reposent sur une sphère tandis que la pointe de chacune de leurs ailes y maintient une tête humaine moustachue. Il faudrait savoir comprendre le message que ce logo nous adresse.

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Remarquez aussi la croix écotée, soulignant que la croix du Rédempteur est un arbre, avec toute la symbolique chrétienne que les Pères de l'Église et sainte Hélène ont su développer. Et l'extrémité savamment feuillagée de la traverse (les "fleurons") peuvent participer de la même mystique de l'Arbre.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA FACE OCCIDENTALE. 

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Nous voici à pied d'œuvre, tentant de dévider le fil conducteur.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Crucifié.

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Sur le corps longiligne du  Christ, le pagne est animé d'un mouvement de plis tourbillonnant qui crée une sorte de vortex central, renforcé par le tracé dynamique des côtes thoraciques et des échelons du sternum, des lignes de la musculature étirée des bras, de la torsion des pieds et, bien-sûr, du dessin du visage.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le goût du sculpteur pour la "ligne claire" du graphisme, au détriment de la vraisemblance et de l'effet de réel, s'affirme dans son rendu de la moustache et de la barbe sous forme de lignes rayonnantes achevées par des petites boucles. 

Cela m'a évoqué, mais je ne suis pas docteur, l'art roman, dans ses sculptures mais aussi dans ses vitraux  où la grisaille est "enlevée" du bout du pinceau avec un sens maitrisé du contraste.

Et finalement, malgré les yeux de crapaud et le gros nez pataud, j'ai fini par ressentir la spiritualité qui se dégageait de ce visage ; ce qui devait être après tout le but de l'artiste.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les anges tenant les calices.

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L'ange "hématophore" (mais oui, j'aime le charme désuet des vocabulaires spécialisés) placé à la droite du Christ tient deux calices, l'un recueillant le sang de la paume et l'autre celui du flanc droit. 

Son collègue n'a bien-sûr qu'un seul calice, sous la paume gauche. Du coup, il place la main droite sur la poitrine, comme tout servant d'autel ou acolyte lors de l'Eucharistie. Les anges portent la tenue de ces enfants de chœur, avec la tunique plissée et bouffant sous l'effet du cordon, et l'amict, ou col formant plusieurs plis circulaires. Et on pourrait presque dire que les cheveux bouclés sur le côté et le front dégagé par la raie médiane fait partie, du moins dans l'iconographie, de cette tenue d'enfants sages.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La Vierge au calvaire.

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Elle est voilée et porte la guimpe, un manteau et une robe (serrée par une ceinture) qui descend jusqu'aux pieds. Ses mains sont croisées devant la poitrine.

Tout cela est très habituel. Mais ce qui l'est moins, c'est le corps longiligne, et les mouvements des pans du manteau en vagues de volutes s'imitant en miroir. 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jean au calvaire.

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La tête semble refaite. Jean tient son livre (évangile), et sa main droite est posée sur la poitrine. Mêmes remarques que pour la Vierge.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Bon Larron.

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Il a presque la tête du Christ, sauf les égards qu'on doit au Sauveur. Mais les épaisses arcades sourcilières, les pommettes qui tombent en bajoues et n'ont plus rien d'une pomme, les plis naso-géniens profonds comme des ornières nous le rappellent : bon, certes, mais néanmoins larron.

Il porte la culotte à crevés et à rabat triangulaire faisant office de braguette, qu'on trouve chez nous sur les calvaires et les Crucifixions des maîtresse-vitres du XVIe siècle. Ses bras sont liés en arrière sur la traverse en T du gibet, mais ses deux pieds sont libres, comme le confirmera la vue de la face orientale. Les jambes ne sont pas brisées.

Encore un point par lequel on s'écarte de l'iconographie en vigueur : ses yeux sont baissés, et il ne regarde pas le Christ. Mais n'a-t-il pas un bon sourire ? 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Mauvais Larron.

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Il détourne franchement la tête, et tire la langue comme un vilain. Ses bras sont liés, mais aussi sa jambe gauche, et un diablotin plus hideux encore que lui est à genoux et le tire par cette corde vers les Enfers. Une petite tête apparaît entre les cuisses de ce diable : l'une de ses victimes ? Nous allons voir qu'il s'agit, hélas, de son sexe lubrique.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Démon.

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Sous la console de ce méchant Larron, le Diable aux ailes de chiroptère fait tout pour nous effrayer et se croit sur un Train fantôme : il a les deux cornes vrillées, les deux oreilles pointues, le visage balafré et vultueux,  la langue protruse, il est nu comme un ver, mais un ver laid et velu, son sexe est céphalisé comme celui du diablotin précédent, et il porte sur les épaules les fourches  destinées à se saisir des Damnés. Tremblez, mortels !

E. Le Seac'h fait remarquer que "sur ses yeux ronds ont été rajoutés de petites prunelles, l'une en forme de losange et l'autre cylindrique".

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Christ aux liens et les anges hématophores.

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Le Christ aux liens : je choisis cette interprétation car rien ne saurait justifier qu'Adam, ou l'Humain, soit en pagne les bras dans le dos. Il résume métonymiquement la Passion. C'est donc en toute logique que les anges placent sur sa tête le calice de son Sacrifice.

 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le registre inférieur : la Parousie.

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J'en rappelle la description : le Christ bras écartés montrant ses stigmates est assis sur l'arc-en-ciel, les pieds posés sur la sphère du Monde tandis que deux anges de profil le vénèrent, jambes à demi-fléchies.

Voir :

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA FACE ORIENTALE. 

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Au sommet, l'ange descendant en piqué sur terre a les mains écartées (et non jointes comme l'ange occidental).

 

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Herbot.

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Saint Herbot est représenté en ermite à longue barbe soigneusement peignée, tenant le bâton ou bourdon, et désignant de deux doigts  un livre ouvert. Il porte la cuculle et un camail au dessus de la bure. Ce sont les caractéristiques des cinq autres statues du saint patron, sur les porches sud et ouest, sur la tribune du coté nef et du coté chœur, et sur le "gisant" du chœur.

Mais là encore, le corps exagérément long et les flots tumultueux des plis signent le style de l'artiste.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La Déploration à quatre personnages.

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Alors que les calvaires bretons non monumentaux comportent souvent une Vierge de Pitié (deux personnages, la Vierge et le Christ) au centre du croisillon, les calvaires de  taille et de composition plus importantes incluant de nombreux personnages dans une disposition plus théâtrale proposent plutôt au spectateur une Déploration, à quatre personnages ou d'avantage. Déjà à Tronoën vers 1470 le sculpteur accompagne la Vierge de deux anges de tendresse à ses cotés. Cela se comprend parfaitement sur le plan spatial. Ce blog ne propose qu'une recension bien incomplète de ces Déplorations des grands calvaires et ne pose cette idée que comme hypothèse. À Guimiliau, le Maître a choisi de faire figurer une Mise au Tombeau à neuf personnages, comme les Prigent l'ont fait à Pleyben (1555) et à Plougonven (1554) puis le Maître de Plougastel sur son calvaire de 1602-1604. Les Déplorations se placent donc, par leur volume spatial et leur nombre de personnages, entre les Vierges de pitié des calvaires à croisillons, et les Mises au Tombeau des 7 calvaires monumentaux.

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Voir :
 

 

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Une fois de plus, le corps du Christ est tout en longueur, contrastant avec la faible hauteur donnée à la Vierge agenouillée.

Le Christ, au lieu de former une ligne brisée comme sur de nombreuses œuvres, s'aligne sur une horizontale qui n'est qu'atténuée par l'inclinaison de la tête et la flexion des genoux. Les bras sont allongés le long du corps. Nous retrouvons l'intérêt du sculpteur pour le graphisme dans les lignes parallèles de la barbe, le rendu de la musculature des bras et dans le "vortex" du pagne. La barbe convexe est identique à celle de saint Herbot.

La tête est soutenue (à peine) par saint Jean, le tronc et la main gauche par la Vierge, et les pieds s'appuient sur les genoux de Marie-Madeleine.

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La Vierge est agenouillée, ou semble plutôt assise sur ses talons tant son corps est ramassé. Les genoux enveloppés par le manteau prêtent à confusion, et E. Le Seac'h y a vu la forme d'un petit animal "peut-être un chien léchant la main de Jésus".

Son voile dessine des plis géométriques au dessus de son front, et la guimpe rayonne en plis tuyautés comme une fraise. Le sculpteur ne fait aucune concession à ses marques de fabrique et reprend pour elle les yeux en boule et le nez en poire de manière presque accentuée.

L'ensemble n'est pas en ronde-bosse, mais pour ses deux-tiers, en relief sur un fond rectangulaire.

Saint Jean, à gauche, essuie de son mouchoir ses larmes : voici l'évolution du thème des larmes bien visible des calvaires de l'atelier Prigent  un demi-siècle auparavant. Mais les trois boutons passant à travers des languettes est dans la tradition des ateliers landernéens, même si le sculpteur s'attache à accentuer les traits de tension de l'étoffe pour dynamiser son dessin.

Sainte Marie-Madeleine tient son flacon d'aromates dont elle couvre le couvercle ; c'est un pot à pharmacie creusé de godrons.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le registre inférieur : sainte Véronique et son voile. Les anges portant les instruments de la Passion.

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Alors que le calvaire de Guimiliau comporte une magnifique statue de Sainte Véronique, nous n'avons ici qu'un bas-relief assez pâle, même si ma photo ne lui rend pas service.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ange présentant la couronne d'épines.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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 — CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère. Calvaire n° 1641.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plonevez_du_faou.html

"Plonévez-du-Faou n°1641. Saint-Herbot no 1, granite et kersantite,  7 mètres de haut. 1575. Trois degrés de plan octogonal. Socle carré d’arcatures en plein cintre: CESTE CROIX FVT FAICT EN L AN 1575 M. MATHIEV. CRAVEC PG (prêtre gouverneur) N H MNVIXXV (?). Fût à écots. Croisillon de plan complexe orné, anges, démons, Christ de l’Apocalypse avec les élus. Gibets des larrons, ange et démon aux pieds, statues: Vierge, Jean. Croix centrale fleuronnée, crucifix, anges au calice, ceux du pied posant leur coupe sur la tête de l’Adam régénéré, les autres, juchés sur des colonnes. Au sommet, anges adossés, les pointes de leurs ailes mordues par des masques. Au revers, Vierge de Pitié. Le programme iconographique établi sur la théologie de la Rédemption s’allie avec la liberté d’expression que s’accorde le sculpteur, jusqu’au seuil d’une dérision transfigurée en hiératisme." [YPC 1980]

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

 

— CASTEL (Yves-Pascal), NOVELO, 1967, Notice site POP.culture.gouv. et dossier IA00005155 de l'Inventaire.

Remarque : les notices mélangent les photos et les données sur le calvaire de Saint-Herbot avec celui du cimetière de Plonévez-du-Faou (atlas n°1682), daté de 1552.

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005155

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-saint-herbot-plonevez-du-faou/e902bb3d-7d28-468a-a8ec-0fbf9fbe8159

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005155_01.pdf

 

— CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

"Croix-calvaire. — Sur la place de l'église se dresse l'une des plus intéressantes croix-calvaires du Finistère ; elle est datée de 1571. Un massif à trois gradins orné d'une plinthe bien moulurée sert de support au fût monolithe en granit figurant un tronc écoté. La base du fût est ornée de deux séries de niches superposées, sans doute destinées à recevoir les statues des apôtres, et son sommet porte une élégante  console formant nœud et décorée, sur sa face principale, du Christ-Juge en bas-relief et, au revers, du voile de la Véronique entouré d'angelots. De cette console émergent les trois croix du Sauveur et des deux larrons, ainsi que deux petites colonnettes intermédiaires servant de socles à la sainte Vierge et à saint Jean l'Évangéliste. Des angelots recueillent le sang du Sauveur et entourent la croix du bon larron, tandis que des démons veillent sur celle du mauvais. Au revers de la croix se trouve, suivant l'usage, la statue du saint patron, saint Herbot ; elle surmonte ici une Pieta encadrée de deux angelots."

 

 

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

 

LECLERC ( Guy), 1973  "l'église de Saint-Herbot", L'écho de Saint-Louis Châteaulin. Bulletin de l'école secondaire privée Saint-Louis. Cité par Le Seac'h, non consulté.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle, PUR éditions. pages 275-277et 367.

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 207. 

"À la même époque fut érigée, dans l'enclos d'un placitre sud de la chapelle, une étonnante croix formant calvaire qui porte la date de 1575. Au sommet du fût écoté, en granit, la scène du calvaire sculptée en kersantite rassemble sans lourdeur vingt statues sur une plate-forme monolithique évidée dans ses angles et qui semble soutenue par des anges tenant les emblèmes de la Passion. Au revers de la croix, la représentation de saint Herbot au dessus d'une Vierge de Pitié rappelle une disposition fréquente sur les anciennes croix de procession."

 

 

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Calvaires Renaissance Kersanton
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 15:19

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin.

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1. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

2 Sur les Mises au tombeau et les Déplorations du Finistère :

 

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L'article Wikipedia Statues of Pietà in Finistere propose plus de 80 photos des Pietà du Finistère, puisque le terme, plus correct, de "Vierge de Pitié" n'est pas encore complètement passé dans les usages. Mais on trouve regroupées sous ce terme, comme dans l'article de l'abbé Castel Les Pietà du Finistère,  les "Vierges de pitié" proprement dites (la Vierge et le Christ mort), et les "Déplorations" (groupe incluant Jean et Madeleine, ou une sainte femme, ou un disciple).

Si, parmi les 80 "pietà" de l'article de Wikipedia , nous retenons celles qui sont en pierre (et, alors, en kersantite) et non en bois, et celles  qui ne sont pas des Déplorations, le nombre des œuvres est inférieur à 25.

Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est bien plus élevé, car on les trouve, au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.

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Les Vierges de Pitié et les Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533 (3 larmes)

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

 

Vierges de pitié du Maître de Plougastel (1570-1621)

-Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven atlas n°914. Vierge décapitée.

-Loc-Eguiner Saint-Thégonner, calvaire du cimetière atlas n°1171

-Plougastel, calvaire du cimetière atlas n° 1910

-Plougastel, chapelle Sainte-Christine atlas n° 1919

-Primelin, Saint-Tugen, éléments du calvaire atlas n° 2571.

Vierges de pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663)

-Brennilis, calvaire

-Cast, calvaire de l'église.

-Châteaulin, Saint-Idunet

-Châteaulin, presbytère

-Dinéault, calvaire

-Irvillac, calvaire de Coatnan

-Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

-Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

-Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

-Plourin-les-Morlaix, vestiges calvaire

-Rosnoën, calvaire 1648,

-Saint-Servais, calvaire église,

-Seven-Léhart, calvaire ,

-Trézivédé, calvaire

 

Voir aussi

-Saint-Urbain, Calvaire de la chapelle de Trévarn

-Saint-Urbain, Calvaire de Quinquis

-Le Drennec, calvaire de l'église

-Locmélar,

-Telgruc, église

-Bourg-Blanc, devant l'église

etc.

 

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF.

 

 

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PRÉSENTATION.

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On ne trouve pas de description de cette Déploration à quatre personnages, et on ne trouvera les brèves mentions de cette belle œuvre de Roland Doré que sous la désignation de "pietà". L'une de ces mentions se trouve dans le "Catalogue raisonné de Roland Doré" par E. Le Seac'h dans son ouvrage de 2014.

Elle provient vraisemblablement d'un calvaire des environs, occupant comme ailleurs le pied de la croix, sur le socle.

So forme générale est un peu celle d'une maison, soit un carré (Jean et Madeleine autour du Christ traçant la diagonale) coiffé d'un triangle, dont la Vierge est le sommet.

Mais de profil, les trois personnages du lamento sont penchés vers l'avant, et notamment la Mère dont le visage voilé et portant la guimpe semble tendu par la supplication des  deux mains jointes.

Même si Jean semble baisser les yeux vers le Christ, tous les trois nous font face, et nous font participer à leur chagrin dont il nous font les témoins.

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La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

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Le visage de Marie est parfaitement représentatif du style de Roland Doré, avec le contour des yeux en losange souligné de deux traits, les iris en drupe (comme deux cerises) et les pupilles creusées, avec le nez dont le dorsum fin, aux bords parallèles s'élargit tardivement pour former le lobule aux deux  ails narinaires en bulbes, et, entre le philtrum et un petit menton pointu, la bouche courte et concave.

Elle est, comme pour la plupart des Vierges de Pitié finistériennes, en position de chevalier servant, genou droit fléchit supportant le dos du Fils, et genou gauche posé à terre.

La position du Fils est également la plis habituelle, avec le bras droit tombant en verticale, et bras gauche horizontal le long du corps. Les marques des clous sont ainsi visibles.

Mais le corps est ici soutenu par les deux fidèles disciples, Jean soutenant la tête et le bras gauche, et Marie-Madeleine placée près des pieds, et présentant le vase d'aromates.

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La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

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Les cheveux de Marie-Madeleine sont retenus par le fameux bandeau occipital, qui passe derrière la nuque, et dont je me plais à souligner la fréquence au XVIe siècle, mais aussi au XVIIe siècle dans la sculpture bretonne.

Le visage de la sainte possède cette rondeur des joues et ce demi-sourire des lèvres, aux commissures creusées en fossettes, qui sont l'une des caractéristiques du sculpteur. Cela lui confère une sérénité énigmatique.

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La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle)  de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

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La plaque de fondation de l'ancien prieuré, en 1589.

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Maps. Rue Fenigan, Place du Prieuré, juste devant l'entrée de l'église dans le mur du parking.

 

L'inscription de fondation de la maison prieurale occupe la partie postérieure d'un bloc grossièrement trapézoïdal à l'arrière d'un lion présentant un écu, aux armes martelées.

Cette disposition évoque une position à la jonction d'un mur et d'une toiture, car  le lion rappelle fortement les lions de crossette , à la crinière bouclée, à la gueule de bon toutou, et surtout à la queue passant entre les pattes postérieures, revenant sur le dos, avant de s'élever en boucle autour du fouet, semblable à une fleur. Guy Leclerc a retrouvé un relevé d'armoiries de 1680, nous informant que cette inscription occupait le pignon du prieuré : ma remarque la localise plus précisément sur ce pignon.

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Elle est taillée en réserve en lettres majuscules perlées dans une disposition complexe des cartouches dont le principal, de forme carrée, fait saillie, et où les chiffres de la date sont de hauteur double des lettres.

M : IO : LÃS

VLIENPRI          1589

E /VR : CHÃVLIN

 

On la lit ainsi, en résolvant les tildes :  " Messire Louis Lansulien prieur de Châteaulin en 1589". Ce prieur, qui a construit la maison prieurale qui s'élevait ici, sur la Place du Prieuré, avait été nommé abbé de Landevennec en dépit des règlements. Ce Louis Lansulien fait partie des quelques moines de Landévennec qui y résident encore en 1597, avec Jean Mathézou (autre prieur de Châteaulin), Olivier et Pierre Le Beuzit, Pierre Le Gouez et Guillaume du Louet.

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 La crossette avec inscription de fondation (kersanton, 1589) de l'ancien prieuré de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

La crossette avec inscription de fondation (kersanton, 1589) de l'ancien prieuré de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

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Visible depuis le parking : fragment de calvaire.

On ne le trouve pas dans l'Atlas des croix et calvaires :

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/chateaulin.html

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Fragmant de calvaire, place du Prieuré,  Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

Fragmant de calvaire, place du Prieuré, Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL, 1917,  Notice extraite du Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3d4ddc200b55b91a631b1dee087ef917.pdf

 

—CASTEL (Yves-Pascal), Les Pietà du Finistère - Patrimoine du Finistère

http://patrimoine.du-finistere.org › art2 › ypc_pieta

"Et puis, n'oublions pas, dans l'église Saint-Idunet de Châteaulin, la Pietà à quatre personnages de Roland Doré. "

 

— COUFFON (René), Alfred Le Bars, 1988,  Notice sur Châteaulin, Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 551 p. 

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/CHATEAUL.pdf

CHATEAULIN Ancien prieuré de l'abbaye de Landévennec et paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille maintenue au Concordat. EGLISE SAINT-IDUNET L'édifice actuel, construit sur les plans de l'architecte Joseph Bigot en 1868-1869, comprend un clocher semi-encastré, une nef avec bas-côtés de cinq travées et un choeur polygonal avec déambulatoire.

  Statues en pierre : Pietà d'un ancien calvaire, style R. Doré ;

 

— LECLERC (Guy),  2009

 

La maison prieurale du prieuré de saint Idunet, devenue bien national en novembre 1789, fut achetée par monsieur Blondin, ancien fermier du prieuré. Cette maison se trouvait près de l’endroit où se voit, à l’angle nord-ouest du mur du parking Saint-Idunet, la sculpture d’un lion tenant un écusson avec en arrière une inscription indiquant la date de 1589 et le nom du prieur de l’époque : Louis Lansulien. Le prieuré qui relevait de l’abbaye bénédictine de Landévennec avait été établi à la fin du XIe siècle ou tout au début du XIIe siècle.

En 1824, la Commune acheta la maison prieurale à M. Bois qui l’avait acquise et elle y installa le clergé. Elle récupéra l’ancien presbytère de la Place du Marché.

https://www.chateaulin.fr/de/node/171

— LE GRAND (Albert) La Vie des Saints , Catalogue des Abbés de Landévennec

« Louys Lansulien neveu de Bernard deceda le 2 Mars 1602 Ces deux derniers n’avoient que les noms d’Abbez, d’autant qu’en effet René du Mescoüez, Seigneur de Kmoalec frère de Trillus du Mescoüez, Marquis de la Roche, jouissoit des fruits de l’Abbaye,  & eust continué sa possession injuste, si Jean Briand ne s’en fut fait pourvoir

— OUEST-FRANCE 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/chateaulin-le-lion-qui-parle-des-saints-idunet-et-guenole-6226860
 

— Frère Grégoire Ollivier, frère Marc SIMON, Les abbés de Landévennec : Bul. SAF 1982 page 194 : LANSULIEN (Louis), abbé de Landévennec, XVI' siècle.

— Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Idunet_de_Ch%C3%A2teaulin

Près du retable est placée une belle pietà sculptée dans le granit.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Roland Doré Kersanton Vierge de Pitié
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 21:29

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

 

 

PRÉSENTATION.

 

Bien que je n'ai pas décrit, tant s'en faut, tous les monuments funéraires nobiliaires de Bretagne aux XVe-XVIIe siècle, la liste des liens donnée supra donne une idée de ceux que nous avons conservés. J'omets les tombes ducales, bien étudiées ailleurs.

Roland Doré a produit dans son atelier de taille du kersanton à Landerneau neuf gisants pour une clientèle de grands nobles comme les Barbier, Bois-Boissel, Bréhant, de la Noé, Bervet,  ou du Chastel. On ajoutera à ceux que j'ai décrits les gisants de Thébault de Tahouarn en l'église de Plérin, de Gilles de la Noë au château de Keranroux à Ploujean, et celui d'Auffray du Chastel, que voici.

Après Emmanuelle Le Seac'h en 2014, Jean Guichoux en a donné en 2016 une description et une analyse complète pour Kaier ar Poher. Je me contente donc de donner ici mes images.

Le gisant mesure (Le Seac'h) 1,73 m de long, 63 centimètres de large et 36 centimètres de hauteur. Le lion mesure 58 centimètres de long, 28 centimètres de large et 23 centimètres de haut. Le tombeau mesure 2,34 mètres de long, 1, 04 mètre de large et 93 centimètres de hauteur.

 

Le gisant d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

 

Le chevalier de Fréminville le décrit ainsi dans ses Antiquités du Finistère, tome 2 :

 

"C'est encore un modèle curieux du costume militaire du commencement du règne de Louis XIII , époque à laquelle il fut sculpté. François du Châtel (sic) , marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal , est ici représenté armé de toutes pièces , à l 'exception de la tête , qui est découverte. Son armure est tout à fait analogue à celle de Sébastien Barbier, sieur de Kernaou, que nous avons décrite à la 1ère partie, page 104, sur la statue de ce seigneur, datant à peu près de la même époque. François (sic) du Châtel a , selon l'usage de son temps, les cheveux coupés assez courts sur le front , mais fort longs sur les deux côtés de la tête , où ils forment une multitude de grosses boucles réunies en touffes. II porte des moustaches relevées et une impériale sous la lèvre inférieure. II a une fraise plissée autour du cou , et son épée est suspendue par une bandoulière à son côté gauche. La garde en est recouverte par un grand écusson , où l'on remarque les armes pleines de l'illustre maison des du Châtel en Léonnais , dont était issu le marquis de Mesle."

Selon E. Le Seac'h :

"Le gisant d'Auffray du Chastel est identique aux autres réalisés par le sculpteur [Roland Doré] : allongé, mains jointes, et vêtu de la même armure au col à plis empesés, il porte à son bras gauche l'écusson des Du Chastel, "fascé d'or et de gueules de six pièces", qui cache la garde d'une longue épée dont la lame descend jusqu'aux solerets. Ses pieds reposent sur un lion. Une banderole en breton se déploie sur le dos de la bête et donne la devise des Du Chastel en breton : MAR : CAR : DOE, "S'il plait à Dieu". 

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  Du Chastel de Châteaugal. De gueules à trois châteaux d’or, deux et un.

 

Collier de l'Ordre de Saint-Michel. Couronne de marquis ou de vicomte. Devise : DIEV :  POVRVOIRA.  Cette devise n'est attestée ou relevée nulle part sous sa forme française, mais celle des de Goësbriand est "Dieu y pourvoira". 

Voir le Nobiliaire de Potier de Courcy :

 

Chateaugal (de) sr dudit lieu et du Granec, paroisse de Landeleau, évêché de Cornouaille. De gueules à trois châteaux d'or.

Jeanne, abbesse de la Joie en 1370, † 1390.

La branche aînée fondue en 1312 dans les Kermellec qui adoptèrent les armes de Châteaugal, en retenant le nom de Kermellec, d’où la seigneurie de Châteaugal a passé par alliance en 1433 aux du Chastel-Mezle.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Je propose d'examiner le gisant et le bâti sur lequel il repose face par face, avec les quatre écussons de kersanton désormais apposés sur ce bâti. En tournant dans le sens horaire.

Au pied du gisant, le lion portant sur une banderole la devise MAR : CAR : DOE,  "Sil plait à Dieu", forme bretonne équivalente de  DIEV POVRVOIRA.

Selon Kerbiriou, "Depuis 1438, la seigneurie de Châteaugal était passée par alliance à cette branche de Mezle, dont la devise était : Da vad e teui et Mar car Doue. "

Dans le culturezine d'Hervé Torchet la devise est celle de Tanneguy II du Chastel en 1449 : "Devise “ marc car doué ” ( s’il plait à Dieu ) sur son écu , “ da vad  è  tevy ” ( tu n’as qu’a venir) sur sa bannière, cri de guerre de sa maison, Tanneguy II du Chastel  1449". Mais avec une erreur de transcription sur "marc" au lieu de "mar".

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=480

Note : j'ai eu, sur place, un doute sur le matériau dont sont sculptés les pieds et le lion du gisant. Si ceux-ci sont visibles sur la carte postale Vilard publiée par J. Guichoux, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une très habile reconstitution par P. Le Floch.

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kergolay vairé d'or et de gueules à la bordure engreslée d'azur.

 

Pour Marc Faujour, au pied du gisant, Il faut lire les armes comme un mi-parti du Chastel en alliance avec Ploeuc, mais en précisant que les Ploeuc portent un écartelé Ploeuc-Kergorlay depuis que la famille de Ploeuc est tombée en quenouille au XIII° siècle dans un cadet de Kergorlay (*). Il faut donc décrire ce blason ainsi :  parti au premier du Chastel fascé d'or et de gueules de six pièces, au second écartelé Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kergorlay vairé d'or et de gueules  (alors que j'avais initialement attribué le vairé de ce blason  aux Kermellec, Sr de Chateaugal).

Cet auteur chevronné précise : "On peut ainsi voir l’écartelé des Ploeuc dans les vitraux de la cathédrale de Quimper, sur l’église de Gouesnou (voir la notice de Michel Mauguin) ou dans les aveux Ploeuc déposés à la chambre des comptes de Bretagne (ADLA B 2034)"

On les trouvait aussi  au tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Gouezec, avant sa desctruction en 1656.

(*) Jehanne de Plœuc, héritière de la branche ainée épousa en 1292 Tanguy de Kergorlay, seigneur du Tymeur en Poullaouen à condition de relever le nom et les armes de Plœuc, ce que fit leur fils Vincent né vers 1293.

Les armes sont surmontées d'une couronne de vicomte et du collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  avec un mi-parti au premier d’un écartelé Kermellec-Châteaugal, vairé d’argent et de gueules – de gueules à trois châteaux d’or et au second Languenoez d’or à trois fasces ondées d'azur.

Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, épouse en 1426 Béatrice de Languenoez, dame de Châteaugal et demoiselle de la duchesse.

https://www.repertoire-breton.org/armorial-leborgne/page/167

https://www.tudchentil.org/spip.php?article687

Les précisions de Marc Faujour :

"Armoiries avec Kermellec de Châteaugal en alliance avec Languenoez. Ici aussi un mi-parti d’un écartelé et d’un plain. Les armes se rapportent bien à l’alliance de Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, époux de Béatrice de Languenoez. Le blason des Kermellec de Châteaugal présenté ici est un écartelé Kermellec-Châteaugal, signe d’une alliance avec une héritière.

L’armorial de Longchamps (BnF ms fr 5506) donne un vairé d’argent et de gueules pour Guyon de Kermellec. Armes brisées d’un lambel d’azur pour les Kermellec de Coetanroch dont nous savons qu’il sont des cadets des premiers : partage en 1428 « entre nobles homs messire Jan de Kermelec chevalier Sr de Ch(ate)augall dune part et noble escuier Pierre de Kermelec son frere juveigneur » (ADF 1 E 1022, acte N 12). Les armes à la bordure égrélée d’azur sont probablement celles d’une branche ayant atteint la réformation. Pour les armes des Langueouez, le mi-parti les montrent plaines sans le chef de gueules et ce sont bien trois fasces et non un fascé soit d’or à trois fasces ondées d'azur. Le chef se rapporte aussi probablement à une branche cadette. On rencontre ces armes plaines dans les vitraux de l’église St Nonna de Penmarc’h sous la forme d’un fascé ondées d’or et d’azur de six pièces. Le blason est donc un mi-parti au premier d’un écartelé Kermellec-Châteaugal, vairé d’argent et de gueules – de gueules à trois châteaux d’or et au second Langueoez d’or à trois fasces ondées d'azur.

Il faut noter le peu de cas des émaux dans les représentations modernes comme le montre Jean Guichoux. Il serai aussi intéressant d’avoir la description de 1654 de la maîtresse vitre de Landeleau et du dessin de la vitre de Collorec, car des éléments posent problèmes : la représentation du château alors que le gisant montre des tours, les armes de Langueoez au chef, les armes de Bouteville."

 

Les armoiries sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel , surmontées de la couronne de vicomte, et entourées de la devise DIEV POVRVOIRA .

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Blason placé en tête.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec de Mezle (trois mains appaumées herminées).

 

Le mariage de Tanguy du Chastel et de Gabrielle de Mezle est daté vers 1350.

https://man8rove.com/fr/profile/ns97jede-henri-du-chastel

Les hermines des paumes sont bien présentes, mais j'aurai mieux pu en rendre compte par un éclairage rasant si j'avais été plus attentif. Voir sur ce détail :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Pennon%20Quilbignon%20de%20Coatenes.pdf

On retrouve la couronne, et le collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

 

SOURCES ET LIENS.

— ARMMA

https://armma.saprat.fr/?s=chastel

FRÉMINVILLE (Chevalier de), 1835, Antiquités du Finistère, Brest page 200.

http://grandterrier.net/wiki/images/3/34/Fr%C3%A9minvilleAntiquit%C3%A9sBretagneFinist%C3%A8reV2.pdf

— Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, 1885 page 95.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/texteBrut

GUICHOUX (Jean), mars 2016, "L'église de Landeleau et l'étonnante histoire de la tombe d'Auffray du Chastel"; Kaier ar Poher n°42 pages 47 à 58.

http://www.plouye-poher.fr/ressources/files/rub/pdf/66.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, La sculpture sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, pages 225-226.

KERBIRIOU (L.), les seigneurs de Landeleau

http://www.infobretagne.com/landeleau-seigneurs.htm.

WAQUET Henri), 1926, La statue tombale d'Auffray du Chastel

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-31-2-lio-fa9bb

 

 

 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Roland Doré Sculpture Kersanton Héraldique Gisants
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 12:55

Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. La Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe). L'autel (kersanton, 1512). Le retable (Yves Le Guern, recteur, 1682). Etc.

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Voir sur cette chapelle :

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Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec.

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La Vierge à l'Enfant (kersanton,  Roland Doré 1618-1663), niche  sud du clocher-porche de 1580.

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On peut la comparer à celles de l'église de Rosnoën, ou de Plougourvest, ou de la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, On constate alors que cette Vierge de Locmaria-Lann est plus petite, moins élancée, que son visage, tout comme celui du Fils, est plus rond, et que ces caractères lui confèrent un aspect simple voire naïf.

Elle est couronnée et la chevelure tombe librement sur les épaules. Elle est vêtue d'une robe, ajustée au dessus de la ceinture et plissée au dessous, et d'un manteau très ouvert.

L'Enfant est assis sur l'avant-bras gauche, bénissant de la main droite l'assistance tandis que la main gauche est posée sur la poitrine. Il porte une tunique longue et plissée

Les traits stylistiques de Roland Doré sont les sourires aux commissures creusées en fossette et au philtrum marqué , et les  yeux aux paupières soigneusement ourlées ; mais dont les pupilles ne sont ici pas creusées.

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Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les dais en kersanton des contreforts du porche.

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Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Ces dais de 1580 sont marqués par le style Renaissance qui a fait son apparition, très peu de temps auparavant, au château de Kerjean, mais qui a été introduit en Bretagne par la famille de Goulaine soit à Champeaux, soit à Notre-Dame-de-Kerfons à Ploubezre, soit au château de Maillé. Dans ce château Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine y placent leurs armoiries vers 1570 dans un cartouche à cuir découpé caractéristique de ce style. On remarque les liens unissant Maurice de Carman avec la famille plaçan, à Plabennec, ses armoiries sur le calvaire de 1527 et dans la nef de la chapelle.

Ici, le cuir découpé à enroulement est orné d'un masque crachant des rinceaux, et il est entouré de deux anges sonnant de la trompe.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Un autre dais est plus abîmé mais on y reconnaît deux anges autour d'un vase.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ Sauveur, fronton intérieur du porche (kersanton polychrome, Roland Doré ??).

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Voir ses homologues, entre autre, à l'intérieur des porches des églises de Bodilis, Guimiliau, Hôpital-Camfrout, Plestin-les-Grèves, Plougourvest, Rosnoën, Le Tréhou, tous attribués à Roland Doré par E. Le Seac'h, et dominant les apôtres disposés latéralement (ou les niches prévues pour les accueillir). C'est  ce rapprochement qui me permet de proposer l'attribution à Roland Doré de cette statue.

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Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le maître-autel (kersanton, 1512, signature Yves an Du).

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"Le maître-autel, en kersanton, mesure 3 mètres 50 de longueur. Il est gothique et décoré de [12] panneaux finement ouvragés. Au-dessus règne une belle frise de feuillages découpes et évidés. Dans les panneaux du centre on aperçoit deux angelots : l'un tient un écusson chargé d'un calice et une banderole portant, en caractères gothiques, l'inscription suivante : Yves an Du lan mil cincq centz xII. Le second porte une banderole qui offre aussi une dizaine de caractères gothiques très distincts."

Je rapproche, toutes proportions gardées,  cet autel de l'autel des anges du Folgoët réalisé vers 1445.

L'autel est taillé dans une seule pièce de kersantite de 3,10 m de long. La face principale est divisée en huit niches ogivales trilobées à crochets et fleuron. Seules les deux lancettes centrales sont habitées, par deux anges. 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'ange de droite présente un  écusson meublé d'un calice et entouré d'un phylactère. Je pense y lire :

Y LE / GALL Y

Avec un doute sur les deux Y. Je préférerai  que le deuxième soit un P ..

Le patronyme Le Gall est attesté à Plabennec vers 1545. Le calice laisse supposer que le donataire, un certain Yves Le Gall, était un prêtre.

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le deuxième ange porte son phylactère entre les deux mains, mais la banderole en fait le tour.

Sur la partie verticale droite, je lit : LAN

Sur la partie diagonale, je lis, en écriture gothique textura dont les mots ne sont pas séparés :

MLCINCQCENTZXII

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Au total, j'obtiens : Y. LE GALL P / LAN M[I]L CINCQ CENTZ XII,

Soit "Yves Le Gall  prêtre l'an 1512".

Le calvaire de la chapelle date de 1527.

Je propose donc de reconsidérer la lecture initiale, reproduite par tous les auteurs depuis 1938.

 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le retable de l'autel (bois polychrome et doré, détail des inscriptions).

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Première inscription coté nord :

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:I:LE GUEN

R : DE : & :

 

Le sigle & tente de traduire le sigle intermédiaire entre un S, un P et une esperluette.

J'interprète l'inscription ainsi : "Y[ves] LE GUEN RECTEUR DE PLABENNEC".

Yves LE GUEN est attesté comme recteur de Plabennec en 1676 et 1680 (témoin de mariage) ou en 1675, 1676, 1677 et 1678 comme parrain

https://gw.geneanet.org/sjoliff?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/catdrev?n=le+guen&oc=1&p=yves

https://gw.geneanet.org/mguezennec?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/jestinfem47?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/gsk3?n=le+guen&oc=2&p=yves

Il figure aussi, avec la date de 1682, dans la Liste des recteurs de Plabennec avant la Révolution dressée par H. Pérennès (1938).

Voici la description et la lecture faite par H. Pérennès : 

"Le retable de l'autel, en bois sculpté, porte des têtes d anges et deux oiseaux. Quant au tabernacle, il es double : la partie inférieure offre un ostensoir, tandis que le tabernacle supérieur présente le Christ crucifié, avec la Vierge et Saint Jean, encadré de deux vertus supportant des guirlandes de fleurs. Plus loin figurent deux autres vertus dans les mêmes conditions. A gauche et à droite du tabernacle s'étale cette inscription : Y : LE GUEN R : DE L : L'AN 1682."

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription coté sud, lettres en réserve  sur un cartouche doré sur deux lignes séparées par une réglure :

LAN

1682.

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries des arcs nord de la nef.

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A l’intérieur c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées au Nord, à quatre au Midi, toutes en gothique du XVIème siècle. Comme parquet, c’est le sol de terre battue ; des bancs apparaissent à la base des piliers.

A la clef de voûte de la première arcade à gauche on voit le blason des Carman-Lesquelen, mutilé, mais encore lisible.

La troisième arcade présente un écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

La porte du bas de la nef est surmontée d’un écusson fascé de 6 pièces (du Chastel ?)." (H. Pérennès)

 

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écartelé Lesquelen-Carman.

 En 1 et 4, d'azur à la tour d'argent portée par une roue de même (famille de Lesquelen). En 2 et 3 d'or au lion d'azur  (famille de Carman.

 

"Ce sont les Kerman-Lesquelen qui y avaient fait placer la verrière du chevet. On y voyait un groupe de N.-D. de Pitié, entouré des effigies de Tanguy de Kerman et de Louise de la Forest. Celle-ci est présentée par l'apôtre Saint Jean qui tient une coupe, son mari par Saint Goulven, en évêque. Au-dessous on lit : Sancte Golvine ora pro nobis. Au quatrième panneau figurent Saint Pierre avec sa clef, Saint Paul avec son épée, et le roi Saint-Louis rendant la justice assis, en grand manteau d’hermines semé de fleurs de lys d'or, et en chaperon rouge... Au-dessous : 1508 — S Louys. Les armes des Rohan, avec le collier de l'Ordre et la devise A plus brillent au sommet de la fenêtre, et onze écus de Kerman et alliances — entre autres Pestivien (?) Coëtmen et du Perrier — occupent les jours du remplage. Dans le quadrilobe d’une petite fenêtre latérale apparaît le lion de Léon (L. Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman..., p. 22)." (H. Pérennès)

"Voir la discussion ici :

https://www.lavieb-aile.com/2020/05/le-calvaire-de-locmaria-lann-a-plabennec.html

et ici par Michel Mauguin :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezhisto.htm

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L'origine de la tour posée sur une roue est racontée ici :

"Écartelé aux cases 1 et 4 de couleur Azur (bleu) à la tour sommée de trois tourillons d’Argent, le tout porté sur une demi-roue, de même aux cases 2 et 3 de couleurs d’Or, un lion Azur. Un chef de cinq hermines, noires sur fond blanc. Au-dessus du chef, la couronne Or, support de sinople (vert) feuilles d’acanthe romane formant l’encadrement de l’écu.
Ce blason, qui est désormais celui de Plabennec, est l’illustration d’un fait d’armes qui se passa au cours de la vie de saint Thénénan ou Tinodorus vers l’an 630. Les Danois qui avaient débarqué dans le Léon, mettaient le pays à feu et à sang. L’alarme fut donnée à Ploubennec. Les barbares détruisirent l’église dont on voit encore une partie des ruines. Saint Thénénan et certains habitants gardaient les trésors du pays dans la tour de la « motte féo­dale » quand les barbares les attaquèrent. N’ayant pas eu le temps de fermer la porte, le saint boucha d’une demi-roue de charrette qu’il trouva près de lui. Ils allaient succomber lorsqu’ils furent sauvés par une armée alertée et apparut au sommet de la tour un beau cavalier armé de blanc et monté sur un coursier blanc également. Les Danois battirent aussitôt en retraite pour embarquer vers l'’Élorn. Pour glorifier ce fait d’arme, le seigneur de Kermorvan mit en son blason le lion du Léon, la tour et la demi-roue de charrette."

https://www.ville-plabennec.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Anne éducatrice (la statue de la Vierge est perdue) ou Anne trinitaire (les statues de Marie et de son Fils sont absentes). Pierre polychrome, XVIe siècle.

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Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Vierge au calvaire, mains jointes. Kersanton, XVIe s.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), 1988, Nouveau répertoire ...

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

Mobilier :

Maître-autel en kersanton, de 3,5 m. de longueur (C.). Le devant est orné de panneaux finement sculptés et d'une frise de feuillages découpés et évidés. Un ange tient une banderole portant l'inscription en caractères gothiques : "YVES. AN. DU. LAN. MIL. CINCQ. CENTS. XII."

Retable en bois sculpté avec deux tabernacles superposés ; inscription : "Y. LE GVEN. R. DE. LAN. 1682."

Statues anciennes : Crucifix, Vierge Mère dite Notre Dame de Locmaria, XVIIè siècle, saint Joseph, sainte Anne seule, et celles en bois autrefois dans le porche.

Deux bénitiers en pierre ; l'un d'eux porte l'inscription : ".P G. 1604" - Bénitier portatif de bronze : "NOSTRE DAME DE LANDE DE LOCMARIA."

DANIEL (Tanguy), Chapelle de Locmaria-Lann

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/plabennec-chapelle-de-locmaria-lann/

— PÉRENNÈS, (Henri), 1938  "Notices sur les paroisses : Plabennec" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37,  (1938), p.167-179, 193-213.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Roland Doré Chapelles bretonnes. Héraldique
2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 10:38

La Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe siècle ?) au dessus du porche sud de l'église de Crozon.

 

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Cette statue occupe la niche à dais dominant le porche sud de l'église Saint-Pierre de Crozon. Elle s'écarte des Vierges de Roland Doré (chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec ou chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, par exemple) et sous la couronne fleuronnée, le visage est plus rustre et peu amène. L'Enfant est tenu sur le bras droit. La main gauche retient vers la taille le pan du manteau, dont les plis épais tombent en éventail.

Le hiératisme des personnages peut évoquer le style du Maître de Plougastel (1570-1621), et à la chapelle Saint-Adrien de Plougastel, la Vierge à l'Enfant qui lui est attribuée par E. Le Seac'h porte également son Fils sur le bras droit.

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Église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre/d77c6ef9-5f66-423d-8a14-cfeef76de856

— COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/93e1da38d77f57929b3e10b8b4f07a76.pdf

"Le porche latéral sud datant du début du XVIè siècle a été remployé : l'arcade est en tiers-point sous une accolade à fleuron et crochets. Dans une niche à dais du tympan, Vierge Mère en kersanton."

—LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne. Les atelires  du XVe au XVIIe siècle, PUR éditions, page 193.

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Published by jean-yves cordier - dans Kersanton Sculpture Maître de Plougastel
29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 21:22

Le calvaire (kersanton,1893), et les fragments de calvaire (kersanton, 1648, Roland Doré) intégrés au Monument aux morts,  de l'église de Rosnoën.

 

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Voir sur Rosnoën :

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2. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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PRÉSENTATION.

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L'église de Rosnoën porte à l'extérieur deux inscriptions lapidaires de fondation en caractères gothiques portant les dates de 1562 et de 1604 et le nom des fabriciens.

À l'intérieur, deux autres plaques plus tardives sont en caractères romains en lettres capitales. L'une porte le nom du recteur de Rosnoën  Jean Boulart et la date de 1674, l'autre porte le nom d'un autre recteur plus tardif, François Luguern, décédé en 1732. Ceci a déjà été présenté ici.

Église de Rosnoën et ses inscriptions lapidaires : tilde, N rétrograde, et esperluettes!

La sacristie porte la date de 1722.

Le calvaire visible actuellement a été construit en 1648 et porte le nom du recteur Maturin La Baron .

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Description.

 

Ce calvaire porte sur sa base les noms des commanditaires, prêtres et fabriciens, et la date de 1648. Il figure à son emplacement d'origine sur un plan de 1878. Ce calvaire a été remonté à une cinquantaine de mètres à l'ouest de son emplacement d'origine. Lors du déplacement et de la restauration intervenus en 1895, on remplace des statues géminées exécutées en 1648 par le sculpteur Roland Doré par des copies ; les originaux ont été remployés dans le monument aux Morts de la commune. La statue de la Vierge à l'Enfant, également l'œuvre de Doré, est placée dans une niche de l'élévation ouest de l'église.

Je ne parviens à connaître ni la raison de ce remplacement des statues, ni l'auteur des copies, de facture tout à fait honorable.

Le nouveau calvaire perd d'une part son orientation correcte (le crucifix fait désormais face à l'est, au lieu d'être symboliquement tourné vers le couchant), mais aussi sa cohérence, puis ce Christ en croix n'est plus encadré au pied de la croix par Marie et par Jean (ils sont remplacés par saint Pierre et saint Paul). 

Les inscriptions du socle, fort précieuses sur le plan historique, et la base des statues de Roland Doré, sont partiellement dissimulées aujourd'hui par des potées de géranium.

 

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La quittance du 25 août 1649 de Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne, pour Ollivier Camus, fabrique, pour le calvaire de l'église de Rosnoën est conservée aux Archives départementales du Finistère (234G2, comptes de fabriques de Rosnoën, f°140 r°).

"Je soubsigné Rolland Dorée, sculpteur du Roy en Bretaigne cognois avoir receu de Ollivier Camus fabrique esté en l église parochiale de Rosnohen la somme soixante cinq livres moins (?) deux souls en parpayement de quatre cents cinquante [livres] ? dix livres à moy deubs pour la construction d'une novelle croix par moy faitte à l'yssue du bourg parochial dudist Rosnohen ; dont quitte tant le dist Camus que les précédants fabriq(ue) : les deniers desquels j'avois receu avant l'année dudist Camus en fabriq(ue) et dist ledist Camus comme je cognois avoir touché par ses mains la somme de cent soixante livres t(ournoi)s qi il debvoit par accord et acte raporté par noble Charles Robin notaire que ladiste somme soit à décompter et déclarer a (illisible) pour debvoir par le compte cydevant à Guill(aume) Bihan et Charles Crenen à p(rese)nt fabriques à la diste église le diste Bihan présent en tesmoign de quoy soubs mon segin (seing) le quitte généralement et enthierement [jusqu'] à ce jour ; faist le vingt et cinquiesme jour d'aoust  mil six cents quarante et neuff le dist Bihan ne sachant signer a priè m(ess)ire Guill(aume) Camus de signer à sa requête."

L'acte est signé R le doré d'une écriture cursive nette et soignée.

Voir ici l'article de Y.-P. Castel page 18.

 

Nous apprenons que ce calvaire de 1648 en remplace un autre, et qu'il est placé à la sortie du bourg. La somme de  460 livres est à comparer à celle de 198 livres déboursée par les commanditaires à Roland Doré pour la tombe de Jacques Barbier dans un acte du 23 février 1638.

Le nom du fabrique pour 1648, Olivier Camus, se retrouve inscrit sur le socle, comme celui de messire  Guillaume Camus, curé de Rosnoën. Ses successeurs pour 1649 sont Guillaume Bihan et Charles Crenen. Mais il faut lire "Charles CREVEN", un nom propre bien attesté à Rosnoën. Charles Creven et Françoise Mallegol se sont mariés en 1630,  et ont eu notamment un fils Jean Creven, prêtre, cité sur la plaque d'inscription de l'intérieur de l'église.

 

 

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I. LE CALVAIRE DE 1648/1895.

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Il est placé devant la mairie et il atteint 6 mètres de haut .

L'emmarchement et le soubassement sont en microdiorite quartzique ("pierre de Logonna"). Quatre degrés à moulurations portent un soubassement à niches vides.

Le socle cubique en kersantite porte des inscriptions sur trois de ses faces, elles seront étudiées infra. Le fût à pans y est érigé. Le calvaire est en kersantite.

Le croisillon porte des statues géminées. On identifie sur la face ouest : un saint évêque, une Vierge à l'Enfant au centre, et encore un saint évêque. Et sur la face est  saint Pierre, puis au centre l'inscription RESTAUREE 1893, puis saint Paul tenant l'épée. Plus haut,   le Christ en croix. 

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Au centre : le Crucifié.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Sur le croisillon à notre gauche : saint Pierre.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Sur le croisillon à notre droite : saint Paul tenant l'épée de sa décollation.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE OUEST.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Au centre : la Vierge à l'Enfant.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le saint évêque de gauche.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le saint évêque à notre droite.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le socle et ses inscriptions.

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Base du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Base du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription du coté est :

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MIRE : MATVRIN : /LE : BARON : RECTEVR 

Soit "messire Maturin Le Baron, recteur".

Cette  inscription est en réserve (en relief), les autres sont en creux.

Les auteurs y ont lu la date de 1648 que je n'ai pas trouvée.

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-Ce recteur est attesté en 1647 ("recteur de Rosnohen") comme parrain de Louise de Kersulguen, fille de François, et de Louise Menez. :

https://de.geneanet.org/archives/releves/publi/publication/jlm/r14kersulguen.html

-La même année, il fait inscrire son nom sur le clocher de Saint-Sauveur du Faou, alors en construction :

"VENERABLE : PERSONNE : MISSIRE : MATTVRIN : LE : BARON : RECTEVR. FINIS CORONAVIT OPVS/ . NOBLE JACQVE DEN GV  /1647".

Les inscriptions lapidaires de l'église saint-Sauveur du Faou (29).

-Les archives mentionnent le 11 juillet 1649 la fondation par ses parents  : "Maître Jacques Le Baron et Yvonne Le Dérédec, sa femme, fondent 3 livres 4 sols, pour jouir de la tombe où fut enterré Missire Mathurin Le Baron, leur fils, recteur de Rosnoën. " Les généalogistes signalent le couple Jacques Le Baron (v. 1595-1650) x Jeanne le Dérédec (Rosnoën 1595 -) et leurs sept enfants.

https://gw.geneanet.org/bernardc?n=baron&oc=&p=jacques

Armoiries : https://gw.geneanet.org/skrebs1?n=le+baron&oc=&p=jacques

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Le calvaire de l'église de Rosnoën.

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L'inscription du coté sud. 

 

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MIRE : GVILLE : CAMVS/CVRE : O : CAMVS : FABRIQ .

soir Messire Guillaume Camus curé [et] Olivier Camus fabrique".

Un Guillaume Le Camus a été parrain en 1657 de Corentin Hamon, et en 1664 de François Hamon.

Messire Guillaume Camus signe à la place du fabricien Le Bihan la quittance d'août 1649.

Olivier Camus est le fabricien qui a traité avec Roland Doré le règlement du calvaire, en 1648.

https://gw.geneanet.org/aconestabile?lang=en&pz=francoise+marie+corentine&nz=feunteun&p=corentin&n=hamon

Photo Glemoigne 2009 in Atlas

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Socle (kersanton,  1648) du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Socle (kersanton, 1648) du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription du coté ouest.

 

 MIRE : N : MORVAN : P/E : CVRE 

soit "Messire N. Morvan prêtre, curé."

Un Nicollas Morvan, prêtre,  est cité  dans un acte de Rosnoën du 9 mars 1680

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/24570/269

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Socle (kersanton,  1648) du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Socle (kersanton, 1648) du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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II. LES STATUES DE ROLAND DORÉ (FRAGMENTS DU CALVAIRE de 1648) REMONTÉS AUTOUR DU MONUMENT AUX MORTS.

 

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La Vierge au calvaire.

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Chacune de ces statues illustre de façon exemplaire l'expressivité du sculpteur landernéen.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean au pied du calvaire (géminé avec Barthélémy).

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La statue de saint Jean d'un calvaire de Roland Doré est toujours l'une des plus remarquables ; mais hélas celle-ci a été abîmée au niveau de l'œil et de la tempe gauche. Nous retrouvons la chevelure bouclée triangulaire en perruque, l'ovale longiligne du visage, les narines larges,  la bouche aux commissures évasées, les deux mains croisées sur la poitrine, le pan du manteau unique qui retombe sous l'avant-bras gauche, déjà détaillés à Croaz-Moudennou

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Saint Barthélémy (au dos de Jean).

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Cet apôtre se reconnaît par le couteau qu'il tient contre lui : ce fut l'instrument de son supplice puisqu'il fut dépecé.

Sa présence est rare sur un calvaire.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Un saint évêque (au dos de la Vierge).

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C'est cet évêque qui a servi de modèle aux deux évêques du calvaire de 1895, mais ici il porte une croix, et non une crosse.

Sa mitre évasée évoque le bonnet carré des docteurs et recteurs, et cela se retrouve souvent chez Roland Doré ; on le retrouvera chez saint Audoën infra.

Le visage est en ovale allongé.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge de Pitié.

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Liste des Vierges de Pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663) :

Brennilis, calvaire (1625). Déploration.

Cast, calvaire de l'église  1660

Châteaulin, Saint-Idunet

Châteaulin, presbytère

Dinéault, calvaire

Irvillac, calvaire de Coatnan

Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

Plourin-les-Morlaix, vestiges du calvaire

Rosnoën, calvaire 1648

Saint-Servais, calvaire église,

Seven-Léhart, calvaire ,

Trézivédé, calvaire

Elle se distingue des nombreuses Vierge de Pitié (pietà) du Finistère, car le corps du Christ est orienté tête à la gauche de la Vierge. L'inclinaison de la tête et du haut du buste de la Mère vers la gauche rompt avec l'habituelle composition parfaitement triangulaire des Prigent et rend la Vierge plus présente.

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Le dos du groupe est creusé, ce qui montre bien comment il se moulait sur le fût du calvaire.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Saint Audoën, patron de la paroisse.

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Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LA VIERGE À L'ENFANT DE ROLAND DORÉ DU CALVAIRE DE  1648  REMONTÉE AU PORCHE OUEST.

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Le visage à l'ovale allongé, les yeux aux pupilles creusées, le nez en  tour Effel (triangulaire à base élargie), la bouche aux commissures creusées montrent que nous avons affaire à une œuvre de Roland Doré. 

Cette Vierge à l'Enfant très élancée ressemble à celle du porche sud de l'église de Plougourvest, mais cette dernière ne présente pas, comme ici, un fruit à son fils.

Au contraire, celle de la chapelle de Saint-Sébastien en Saint-Ségal présente un fruit, probablement une poire.

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Vierge à l'Enfant  (kersanton, Roland Doré, v. 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, v. 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant  (kersanton, Roland Doré, v. 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, v. 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LE CHRIST SAUVEUR (KERSANTON,  ROLAND DORÉ, v. 1648) DU PORCHE SUD.

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Inscription IESVS.

Le Christ, jambe gauche légèrement avancée,  bénit de la main droite le monde qu'il tient dans la main gauche.

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Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

 

 https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a155cffa8f166b91ad6007528b055ff5.pdf

— DOUARD Christel, TOSCER (Catherine), 1995

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-audoen-rosnoen/ad95845c-9dcc-4f09-a114-f7c26d750b02

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-bourg-rosnoen/4acc96c3-3ed9-48bb-b0f7-7709565619b7

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle. PUR éditions.

 

— Infobretagne

http://www.infobretagne.com/rosnoen.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Sculpture Roland Doré Vierge de Pitié
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 17:09

Le calvaire (kersanton, 1681) de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau et sa Vierge de Pitié ( kersanton, vers 1550, atelier Prigent).

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Sur Landerneau, voir notamment :

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PRÉSENTATION.

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Ce calvaire est digne d'intérêt, notamment en raison de sa Vierge de Pitié qu'Emmanuelle Le Seac'h a attribuée à l'atelier Prigent dans son Catalogue raisonné de 2014. Mais je suis passé très souvent par cette rue (tronçon de la D712 par laquelle, longeant l'Élorn,  on va ou on revient de La Roche-Maurice et Landivisiau) sans le remarquer. Il se situe entre le n°78 et le n°80 de la rue, à la sortie de Landerneau, avant le premier pont de chemin de fer, en amont de l'École Marie-Curie, dans un petit enclos fleuri d'hortensias.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.243264&y=48.455026&z=20&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

Il est difficile pour moi de savoir s'il a été déplacé d'un autre emplacement, car il ne figure pas sur les cartes comme celle d'Etat-Major et de Cassini. En tout cas, cette route n'était pas employée par les voyageurs, sous l'Ancien Régime et jusqu'au premier quart du XIXe siècle, car la route vers Landivisiau (Grande route de Morlaix) passait alors au sud de l'Élorn (Cadastre 1827).

Sur le cadastre 1827, la parcelle 229 porte la mention "Signal Vierge", et sur le carrefour, le symbole d'une croix. Est-ce un indice ? 

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https://recherche.archives.finistere.fr/viewer/viewer/medias/collections/P/03P/3P104/FRAD029_3P104_01_04.jpg

Mais tout laisse à penser qu'il  fut déplacé. À commencer par le fait qu'il n'est pas orienté (face principale portant le Crucifix tournée vers l'occident), sauf par l'alignement urbain. Puis, par le fait qu'il est composite, une Pietà du XVIe siècle posée au pied d'un calvaire du XVIIe. Enfin,  cet encadrement par des palmiers évoque la décision d'un décideur de l'embellissement urbain du début du XXe siècle.

Cette situation me contrarie, car la Vierge de Pitié qui m'intéresse est tournée vers le nord-ouest, sous le Crucifix, et elle est restée dans l'ombre du contre-jour lors de mes différentes visites. Aurai-je dû me présenter au couchant d'une belle journée d'été ?

De même, le saint Pierre de la face tournée vers le sud-est reste à l'ombre partielle de son palmier ...

Néanmoins, j'ai obtenu la réponse à ma question principale. Cette Vierge de Pitié de l'atelier Prigent présente-t-elle les trois larmes si caractéristiques de celui-ci ? La réponse est oui, sans atermoiement. Et les photos, insatisfaisantes sur le plan artistique, montre clairement les autres détails stylistiques.

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I. LA VIERGE DE PITIÉ (kersanton, vers 1527-1570, atelier Prigent de Landerneau).

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Introduction.

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L'article Wikipedia Statues of Pietà in Finistere propose plus de 80 photos des Pietà du Finistère, puisque le terme, plus correct, de "Vierge de Pitié" n'est pas encore complètement passé dans les usages. Mais on trouve regroupées sous ce terme, comme dans l'article de l'abbé Castel Les Pietà du Finistère,  les "Vierges de pitié" proprement dites (la Vierge et le Christ mort), et les "Déplorations" (groupe incluant Jean et Madeleine, ou une sainte femme, ou un disciple).

Si, parmi les 80 "pietà" de l'article de Wikipedia , nous retenons celles qui sont en pierre (et, alors, en kersantite) et non en bois, et celles  qui ne sont pas des Déplorations, le nombre des œuvres est inférieur à 25.

Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est bien plus élevé, car on les trouve, au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.

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Les Vierges de Pitié et aux Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533 (3 larmes)

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

 

et à discuter :

-Bourg-Blanc, Saint-Urfold (3 larmes, selon Castel)

Vierges de pitié du Maître de Plougastel (1570-1621)

-Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven atlas n°914. Vierge décapitée.

-Loc-Eguiner Saint-Thégonner, calvaire du cimetière atlas n°1171

-Plougastel, calvaire du cimetière atlas n° 1910

-Plougastel, chapelle Sainte-Christine atlas n° 1919

-Primelin, Saint-Tugen, éléments du calvaire atlas n° 2571.

Vierges de pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663)

-Brennilis, calvaire

-Cast, calvaire de l'église.

-Châteaulin, Saint-Idunet

-Châteaulin, presbytère

-Dinéault, calvaire

-Irvillac, calvaire de Coatnan

-Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

-Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

-Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

-Plourin-les-Morlaix, vestiges calvaire

-Rosnoën, calvaire 1648, 

-Saint-Servais, calvaire église,

-Seven-Léhart, calvaire ,

-Trézivédé, calvaire

 

Voir aussi

-Saint-Urbain, Calvaire de la chapelle de Trévarn

-Saint-Urbain, Calvaire de Quinquis

-Le Drennec, calvaire de l'église

-Locmélar,

-Telgruc, église

-Bourg-Blanc, devant l'église

 

-etc.

 

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF.

J'en ai présenté un certain nombre dans ce blog.

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Description.

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Selon le schéma adopté par les Prigent, la Vierge est en chevalier servant, le genou droit fléchi soutenant le dos du Fils, et le genou gauche posé à terre. Sa main droite soutient le dos, et sa main gauche soulève celle de son fils. Sa tête est recouverte par le grand manteau qui l'enveloppe en formant une pyramide.

Cette forme triangulaire est barrée par le corps du Christ, lequel est comme disloqué en ligne brisée à cinq segments. Les bras le brisent plus encore puisque le bras droit tombe verticalement, le coude fléchi et la main demi-fermée paume vers le haut, alors que le gauche est horizontal, droit jusqu'à la main paume vers le haut.

Il y a donc un contraste entre la pyramide "monolithique" maternel, exprimant l'effondrement par le deuil, et la dislocation du Christ défunt, témoin de sa crucifixion.

Le regard se porte naturellement vers le visage de la Mère, encadré par le voile empesé et aux plis cassés et par la guimpe. Ce visage est sévère mais peu expressif, comme figé par le chagrin, et c'est toute la valeur des trois larmes aux longs filets sous chaque paupière d'exprimer, en épanchement venant du cœur et impossible à retenir, la douleur d'une mère recevant le corps de son enfant.

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Le corps du Fils s'abandonne au gré des appuis qu'il reçoit, sa nudité bien charpentée n'étant couverte que par un pagne, dont un pan ressort du coté droit. Les plaies sont peu visibles, sauf sur le pied . Les jambes restent parallèles et les pieds ne sont pas croisés.

Du  visage au nez fort et aux yeux clos, nous remarquons surtout la moustache qui nait des coins des narines et trace un V inversé en deux virgules bouclées. La bouche est entrouverte sur une rangée de dents. La barbe aligne des mèches peignées, à peine bouclées. Les cheveux longs forment un triangle avec deux longues mèches peignées se dirigeant vers les épaules.

La statue montre plusieurs fissures, correspondant ou non à des lignes de faille sur le bloc de kersantite.

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La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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Autour du Crucifix, la statue de la Vierge et de Jean.

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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II. SAINTE MARIE-MADELEINE ET SAINT PIERRE (kersanton, 1681).

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Je n'ai pu lire la date de 1681 signalée par Y.-P. Castel. Mais elle indique une réalisation plus tardive que les productions des grands ateliers de sculpture du kersanton, venu de ses sites d'extraction en Rade de Brest et achelminés à Landerneau, puisque l'atelier de Roland Doré s'achève en 1663. Parmi les "Petits Maîtres" dénombrés par E. Le Seac'h, seul Jean Le Bescont (vers 1664-1682) serait à envisager. 

On remarque dans ces statues de belle facture un élément stylistique particulier, les yeux en drupes saillantes, mais dont les pupilles ne sont pas creusées, comme le faisait Roland Doré.

Marie-Madeleine s'identifie par ses cheveux longs et défaits et son flacon d'aromates, et Pierre par ses pieds nus, sa barbe et sa clef, tandis que son fameux toupet frontal est omis.

 

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, Landerneau, n° 998.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/landerneau.html

998. Landerneau, rue de La Tour-d’Auvergne, Croix-de-la-Vierge, g. k. 1. 6 m. XVIè s. 1681. Petit enclos fleuri. Base à larges pans. Socle cubique, griffes, Vierge de Pitié. Fût, croisillon, date 1681, statues géminées: Vierge-Madeleine, Jean-Pierre, fleurons-boules godronnés, crucifix. [YPC 1980]

 

— CASTEL (Yves-Pascal), Les pietà du Finistère,

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Calvaires Prigent Vierges de Pitié.
14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 15:02

La Vierge de Pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer.

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Voir sur l'église Saint-Rémy de Camaret :

Voir aussi sur Camaret :

Voir sur Camaret-sur-mer, coté mer :

 

 

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PRÉSENTATION.

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L'article Wikipedia Statues of Pietà in Finistere propose plus de 80 photos des Pietà du Finistère, puisque le terme, plus correct, de "Vierge de Pitié" n'est pas encore complètement passé dans les usages. Mais on trouve regroupées sous ce terme, comme dans l'article de l'abbé Castel Les Pietà du Finistère,  les "Vierges de pitié" proprement dites (la Vierge et le Christ mort), et les "Déplorations" (groupe incluant Jean et Madeleine, ou une sainte femme, ou un disciple).

Si, parmi les 80 "pietà" de l'article de Wikipedia , nous retenons celles qui sont en pierre (et, alors, en kersantite) et non en bois, et celles  qui ne sont pas des Déplorations, le nombre des œuvres est inférieur à 25.

Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est bien plus élevé, car on les trouve, au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.

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Les Vierges de Pitié et les Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

 

Vierges de pitié du Maître de Plougastel (1570-1621)

-Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven atlas n°914. Vierge décapitée.

-Loc-Eguiner Saint-Thégonner, calvaire du cimetière atlas n°1171

-Plougastel, calvaire du cimetière atlas n° 1910

-Plougastel, chapelle Sainte-Christine atlas n° 1919

-Primelin, Saint-Tugen, éléments du calvaire atlas n° 2571.

Vierges de pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663)

-Brennilis, calvaire

-Cast, calvaire de l'église.

-Châteaulin, Saint-Idunet

-Châteaulin, presbytère

-Dinéault, calvaire

-Irvillac, calvaire de Coatnan

-Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

-Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

-Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

-Plourin-les-Morlaix, vestiges calvaire

-Rosnoën, calvaire 1648,

-Saint-Servais, calvaire église,

-Seven-Léhart, calvaire ,

-Trézivédé, calvaire

 

Voir aussi

-Saint-Urbain, Calvaire de la chapelle de Trévarn

-Saint-Urbain, Calvaire de Quinquis

-Le Drennec, calvaire de l'église

-Locmélar,

-Telgruc, église

-Bourg-Blanc, devant l'église

etc.

 

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF.

J'en ai présenté un certain nombre dans ce blog.

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Pourtant, parmi toutes ces sculptures de kersanton, très rares sont celles qui ont gardé leur polychromie. C'est dire tout l'intérêt de la Vierge de pitié de l'église de Camaret. 

Cette église datant de 1930, il est probable que les statues qui y sont regroupées proviennent soit de l'ancienne église (elle-même datant du XVIIIe en reconstruction d'un édifice antérieure), soit, pour le cas de notre pietà, d'un calvaire, comme par exemple celui de 1538  qui jouxte l'église et qui a perdu ses personnages. En 1908, Abgrall ne donne qu'une description très succincte de l'église et ne mentionne pas cette Vierge. En 1980, Couffon la signale dans sa Notice en la datant du XVIe siècle.

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La composition est celle adoptée par les ateliers landernéens, où le triangle maternel est barré par la diagonale du corps du Fils, elle-même en ligne brisée où les deux bras, l'un vertical et l'autre horizontal, participe à une croix schématique.

Elle pourrait évoquer celle de l'atelier Prigent, et, alors, nous sommes amenés à y rechercher les trois larmes que Bastien et Henry Prigent sculpte volontiers sous les paupières de Marie. Cette recherche est ici restée vaine, même si les couches de peinture peuvent dissimuler ce que la pierre nue dévoile mieux. Deux reliefs en forme de goutte sont en effet visibles.

Les couleurs choisies sont celles qui sont attendues : bleu à galon d'or pour le manteau, blanc pour la robe, rouge pour le pagne.

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Transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.
 

ABGRALL, Jean-Marie, PEYRON, Paul. Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Quimper, 1908, vol. 2, p. 3-15.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2020/12/camaret.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), Les pietà du Finistère,

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

 

COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988, p. 46-47.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/CAMARET.pdf

 

LOZAC'HMEUR Pierre. Camaret, son histoire, ses monuments religieux. Brest : ICA (paroisse et recteur de Camaret), 1989.

 

—LE DEUNF Les pietà de Basse-Bretagne

—Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_de_Plougras

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Published by jean-yves cordier - dans Kersanton Sculpture Camaret Vierges de Pitié
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 14:36

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I: le calvaire de 1562 (kersanton, atelier Prigent).

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Voir sur Saint-Divy :

 

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— Voir  d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

et hors blog: 

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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PRÉSENTATION.

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Quelque soit la saison ou l'heure à laquelle le visiteur se présente, il n'aura pas un point de vue spectaculaire du calvaire de l'entrée nord-est de l'enclos de Saint-Divy, trop abrité par le feuillage des chênes et châtaigniers qui le dominent. Et quelque soit le point de vue qu'il adopte, la Marie-Madeleine placée au pied de la croix ne sera sans doute pas aussi visible qu'il le faudrait. Ou bien l'une des trois croix (celle du calvaire et les deux gibets des larrons) restera dans l'ombre et pourrait lui échapper. C'est que ce calvaire n'occupe pas son emplacement initial.

En effet, cet ensemble de trois croix édifiées sur les pilastres de l’entrée est  a été déplacé pour permettre l’élargissement de la rue ouest au cours du XXe siècle, alors qu'il était placé à  l’entrée opposée, au nord-ouest du cimetière. En outre, on a cru bon de le désorienter, c'est-à-dire de tourner la face principale vers l'est, alors que la règle, et la symbolique de la mort, veut que le Christ en Croix soit tourné vers l'ouest, coté du coucher du soleil. Hélas, cette licence que se permette les décideurs est fréquente.

Si notre visiteur distingue les trois croix, et s'il constate sur la croix principale l'existence d'un croisillon convexe et à deux consoles, il classera ce monument dans la typologie des calvaires bas-bretons (sans croisillon, avec un seul, ou deux croisillons). Mais hélas, les consoles ont ici perdu les statues  (sans doute géminées) qu'elles portaient. 

La formule adoptée, à trois croix séparées et avec un seul croisillon se montre finalement assez originale, sauf pour les grands calvaires monumentaux  de Tronoën ou réalisés par les  Prigent à Pleyben en 1555. Un calvaire proche de celui-ci, celui de Pencran, dispose de deux croisillons.

L'autre critère permettant des regroupements, c'est la Marie-Madeleine au pied de la croix, son manteau retombant sur ses reins. On retrouve cette statue bien reconnaissable à Pencran, Lopérec, Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern, La Forest-Landerneau.

Emmanuelle Le Seac’h (Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne) a attribué ce calvaire à Henry Prigent, et on sait que l’atelier de Bastien et Henry Prigent a été actif à Landerneau de 1527 à 1577.

L'un des traits stylistiques de l'atelier Prigent repose sur les trois larmes s'écoulant des yeux de la Vierge et de Jean au calvaire (nous ne pouvons en juger ici puisque ces statues  sont absentes des croisillons), de la Vierge de Pitié et de Marie-Madeleine. Sur ces deux sculptures, les larmes sont absentes (ou indiscernables).

 

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Description.

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Sa première et principale description est celle d'Yves-Pascal Castel pour son Atlas des Croix et calvaires du Finistère sous le n° 2694 Saint-Divy entrée est. Elle a été rédigée en 1980.

Les trois croix érigées sur les pilastres de la porte forment un monument de 7 mètres de haut en granite (soubassement) et kersanton (fût et statues). Le fût central, rond comme ceux des larrons, porte des écots, et  Marie-Madeleine est agenouillée à son pied . Les culots de l'unique croisillon sont vides. Le nœud du croisillon porte coté principal la date de 1562 sous une inscription non déchiffrée, et  l'écu des Rohan dont une des neuf macles est martelée. La croix est à fleurons feuillagés, au dessus de la statue d'un saint évêque portant une croix, tandis qu'un Christ au lien et une Vierge de Pitié occupent le revers.

Les lichens en altèrent déjà la lecture.

Selon une tradition populaire tenace mais guère validée, le fût à écots témoignerait d'une épidémie de peste, par comparaison (guère crédible visuellement ici comme ailleurs) entre les écots et les bubons (abcès) de la peste bubonique. 

Mais si on ouvre les yeux sur la réalité, ce sont bien des amorces de branches écotées qui sont sculptés, avec des tranches de section bien nettes, faisant du fût un arbre taillé pour le supplice, et reprenant la réflexion théologique initiée par sainte Hélène et développée dans la Légende de la Vraie Croix. L'arbre de la Croix aurait poussé sur la tombe du vieil Adam à partir de l'Arbre de Vie, et le Christ crucifié s'y présente comme le Nouvel Adam. Les fûts de l'atelier Prigent portent ces écots par exemple sur la calvaire monumental de Plougonven (1554) et sur celui de Pleyben (1555)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vraie_Croix

 

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE PRINCIPALE. LE CHRIST ; SAINT DIVY ; INSCRIPTION DATÉE ; LA MADELEINE ÉPLORÉE.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ en croix.

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Au sommet de la croix, les lettres I.N.R.I du titulus sont de belle facture, perlées, aux hampes bifides, et s'inscrivent sur un phylactère aux extrémités élégamment torsadées.

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Le Christ, tête couronnée d'épines inclinée sur la droite, les yeux clos,  porte un pagne noué sur le coté gauche.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Saint Divy en évêque.

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Saint Divy, fils de sainte Nonne, est le patron de l'église paroissiale, église où sa vie est peinte sur les lambris, mais il très représenté aussi à Dirinon, où il donne aussi son nom à une chapelle et à une fontaine.

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Il est un peu rapide d'écrire qu'il est représenté en évêque, car malgré la mitre, les chirothèques, les pantoufles épiscopales et la chape, il tient une croix à trois extrémités pommées, plutôt qu'une crosse. Laissons cette subtilité aux spécialistes du saint, de son iconographie en Bretagne et Outre-Manche.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription datée de 1562.

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De cette inscription en caractères gothiques occupant le nœud du croisillon, seule la date, inscrite dans un cartouche en forme de parchemin aux extrémités enroulées en cornets, est parfaitement lisible : 1562.

L'inscription sculptée en réserve sur deux lignes dans des cartouches aux contours perlés n'a jamais été déchiffrée par les auteurs de référence, alors qu'elle semble accessible à une lecture pour peu qu'on s'en donnerait les moyens (accès rapproché ; éclairage adapté ; voire relevé par estampage comme le pratiquait ailleurs l'abbé Castel). 

Dans l'ombre des arbres, je débute ici une première tentative afin de stimuler les érudits et les édiles (en rouge les éléments certains) : 

P. LE GUERN

 LORS : DE

1562.

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Le site Geneanet ne mentionne le patronyme Le Guern  qu'à partir de 1672 à Saint-Divy (ou à Landerneau), mais cela témoigne peut-être des lacunes des actes paroissiaux. Néanmoins, cela incite à préciser mon incertaine lecture.

Une autre possibilité est de lire IORS, comme sur le socle de l'enclos portant l'inscription "LE PREMIER IOR DAOUEST L’AN MIL VCV, en belles lettres gothiques" (Castel, atlas n° 2693). Mais je ne parviens pas à intégrer cela dans l'emplacement disponible. Et le L est certain.

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Pour placer cette date de 1562 au sein de la production des Prigent (dont quelques œuvres sont datées), notons que la première date est celle du saint They de Plouguerneau (1527), puis   du bénitier de Tréflez (1545), suivie par celle  du calvaire de Plougonven (1554), de celui de Pleyben (1555), ou de Guisseny (1555), de la sainte Apolline de Pencran (1555), du porche de Landivisiau (1554-1565) et de celui de Guipavas (1563), de la croix de Kerabri en Lothey (1556), de la croix de Brondusval à Plouider (1562),  du moine cordelier d'Irvillac (1566), du calvaire de Guiclan (1577). (E. Le Seac'h)

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.

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Sainte Madeleine agenouillée au pied du fût.

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Ses modèles ou semblables  sont nombreux :

 

-Pelouse nord de l'église de Pencran (Prigent v.1553).

-Calvaire monumental de Pleyben (Prigent 1554)

-Calvaire monumental de Plougonven (Prigent 1555)

-Calvaire de Sainte-Marie du Ménez-Hom (Prigent vers 1550)

-Calvaire de l'église de Lopérec (Prigent ou "fayet", 1542 ou 1552)

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau  (Prigent vers 1555)

Calvaire du bourg de Saint-Ségal

-Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal

-chapelle Saint-Tugen en Primelin, contrefort sud-ouest.

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Les points communs (avec des exceptions à chaque fois) sont la posture agenouillée bras écartés, regard et tête levée ; les trois larmes ; le bandeau occipital ; la robe serrée par une ceinture nouée ; le manteau retombant en un éventail plissé derrière les reins ; le pot d'aromates.

Parfois (Plougonven), la sainte regarde vers le bas, et ouvre son flacon.

Ici, ces éléments sont présents, hormis les trois larmes. Le bandeau occipital, un large tissu de trois torons, vient entourer par des spires les longs cheveux devant la poitrine.  La robe est luxueuse, avec deux  manches ou fausses manches bouffantes, un épais plissé laissant deviner la préciosité de l'étoffe, et un revers de poignet en torsade. La ceinture, simple bande d'étoffe,  est nouée en rosette.

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Je prends plusieurs clichés du visage pour y rechercher les larmes, recherche difficile en raison de la prolifération des lichens. En outre, ces larmes ne sont parfois bien visibles  qu'à jour frisant. Mais je n'en vois pas la trace.

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L'ombre de la croix tourne comme l'aiguille d'un cadran autour de la sainte.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE SECONDAIRE. LE CHRIST AUX LIENS ; LA VIERGE DE PITIÉ ;  LES ARMES DES ROHAN.

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Le Christ aux liens.

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Comparer aux statues issus de l'atelier des Prigent (E. Le Seac'h) :

 

-Guisseny, calvaire n° 706

-Loc-Brévalaire, calvaire, atlas  n°1160.

-Saint-Servais, calvaire atlas n° 2821

-Le Tréhou calvaire atlas n° 3063

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge de Pitié.

 

 

 

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Comparer aux Vierges de Pitié et aux Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF. Ou taper vierge de pitié  ou pietà sur l'onglet "rechercher", qui est là pour ça.

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La première chose que je dois dire, c'est que je suis venu ici, devant ce calvaire, pour chercher les larmes de la Vierge. Et que, comme pour Marie-Madeleine, je ne les ai pas trouvé, les larmes de Marie. Malgré le zoom, malgré l'éclaircissement du cliché cherchant à pénétrer l'obscurité du visage voilé.

Le visage est grave et beau, recueilli sur son intériorité plus que douloureux, les lèvres sont desserrées.

La Vierge est voilée dans son manteau, son corps formant une pyramide à base étroite, elle est en position de chevalier servant, le genou gauche posé à terre tandis que le genou droit soutient le dos du Fils, la main droite soulevant le flanc. Sa main gauche élève le bras gauche du Fils. Ainsi, le corps défunt du Christ forme une diagonale orientée vers le haut et la gauche, mais cette diagonale est brisée en quatre segments en M, et les deux bras, l'un vertical et l'autre horizontal, la traverse en croix. C'est le schéma le plus constamment adopté par l'atelier Prigent pour ses "pietà".

 

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Les armes des Rohan.

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Un autre calvaire des Prigent porte le blason armorié aux armes d'un seigneurs prééminenciers et/ou commanditaires, la croix de Saint-Sauveur à Kerlouan (Poulpry),  et hormis les calvaires, d'autres œuvres sont blasonnées, à Plourin-Ploudalmézeau, à la chapelle N.-D. de Traon de Plouguerneau. À La Forest-Landerneau, le calvaire du cimetière bas porte les armes de France et de Bretagne (hors atelier ?).

Les armes des Rohan comporte un nombre variable de macles (losanges évidés), le plus souvent neuf comme ici, posées 3, 3, 3, où le dernier a été martelé.

Les armes des  Rohan sont présentes à Landerneau (fondation du pont en 1510 et de l'hôpital Saint-Julien en 1521), ou, dans la vallée de l'Elorn, à La Martyre et sur le porche de La Roche-Maurice. On peut les trouver aussi à Sizun, sur l'ossuaire, ou, en Morbihan sur le château de Jean II à Josselin, ou à Quimper sur le palais épiscopal de Claude de Rohan son fils, ou à Daoulas, à Merléac, etc, etc.

Saint-Divy étant une ancienne trève de La Forest-Landerneau (sur l'Elorn juste en aval de Landerneau), ce sont celles de Landerneau qui sont les plus significatives. Mais en 1562, date de ce calvaire, ni Jean II, ni ses fils Jacques (1478-1527) et Claude (évêque de 1501 à 1540), ni sa fille  Anne (1485-1529) héritière du titre,. Après son mariage avec Pierre II de Rohan-Gié, leur fils René Ier de Rohan (1516-1552) donne naissance à Henri Ier qui devient le 19ème vicomte de Rohan et adhère au protestantisme.

Il est impossible, à défaut d'archives, de savoir si ces armoiries témoignent d'une donation et d'une commande pieuse de  Henri Ier de Rohan, alors qu'il ne fréquente pas le Léon mais le château de Blain, où il devient le protecteur du culte réformé comme à Josselin et Pontivy.

Pour ma part, j'y vois plutôt l'effet de la vigilance de ses lieutenants pour faire exercer ses droits, comme sur l'ossuaire de Sizun vers 1585.

Les armes figurent sur un calvaire de Camaret daté de 1538 (Atlas n° 175), ou  encore sur la Croix de Penmarc'h à La Roche-Maurice, daté de 1625.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LES DEUX LARRONS SUR LEUR GIBET.

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Conformément à l'iconographie des calvaires bas-bretons et des enluminures, l'une des jambes est liée au gibet, tandis que l'autre est pliée à 90° pour témoigner du texte évangélique dans lequel Pilate donne l'ordre aux soldats de briser les jambes des larrons pour mettre un terme à leur agonie (en leur ôtant l'appui nécessaire pour respirer).

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=103

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/saint_divy.html

 

 

COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988,,Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, ,

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/5eb27adca1ceb10a93836495d298f812.pdf

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

—MOREAU  (Henri), 2011, photo https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Saint-Divy_Calvaire_1.jpg

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Sculpture Prigent
6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 13:24

Le calvaire (kersanton, anonyme , vers 1550 et Roland Doré vers 1630) de la chapelle de Trévarn en Saint-Urbain.

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Voir sur Saint-Urbain :

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2. Sur le sculpteur anonyme, voir :

 

 

3. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

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Sur les calvaires de Dirinon, voir :

 


 

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PRÉSENTATION.

 

 

L'existence d'un lieu de culte à Trévarn est attestée dès le XIIe siècle : lors de la seconde fondation de l'abbaye de Daoulas en 1172 par Guiomar de Léon et sa femme Nobile, l'église Sanctii Baharnii lui fut donnée à perpétuité. Jusqu'en 1805 elle constituait une trêve de Dirinon. L'édifice actuel est daté par inscriptions intérieures et extérieures : les travaux de construction s'échelonnent entre 1682 et 1701. 

Le toponyme, anciennement Treb Baharn,  puis Trevaharn,  qui avait en 1324 la forme Treffbarn  trouve là son explication : du breton  treff "trève" ou "habitat" et Barn, Baharn  nom de saint.

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L'ensemble cultuel, à savoir la chapelle en totalité, le calvaire, les murs de clôture et la fontaine de dévotion est inscrit MH par arrêté du 18 août 1998.

 

Ce calvaire occupe le coté sud du placître (l'enclos) de la chapelle de Trévarn. Mais il  est  antérieur à la chapelle actuelle, car le style des sculptures le date du XVIe siècle. Il a été restauré une première fois par Roland Doré —dont le style toute en finesse se reconnaît très bien sur le Christ en croix et sur une tête de Sainte Femme —, et une seconde fois en 1995, grâce à l'Association des Amis de Trévarn et du Patrimoine. À cette occasion, une étude a dû être menée par des experts, et sa lecture serait  passionnante, mais elle n'est accessible en ligne.

On peut remarquer, pour estimer la date de son érection, que, sur le territoire de la commune de Saint-Urbain, la croix en kersanton de Croas-Madec porte la date de 1570, que le calvaire en kersanton de l'église est daté de 1575, celui de Cleuz Braz celle de 1580 (ou, Atlas, 1518), tandis que celui du Quinquis porte sur son fût la date de 1543.

Mais puisque Trévarn était une trève de Dirinon, c'est à cette paroisse que nous devons nous intéresser : elle possède encore deux croix du Moyen-Âge, cinq croix du XVe siècle (Ty Croas, Cimetière, Bourg, le calvaire de Croas ar Vossen de La Grange,  et Kerniouarn), quatre croix du XVIe siècle (Kermélénec vers 1550, Kergavarec en 1595, Comenec et Trébéolin), et le calvaire de La Croix Rouge réalisé par Roland Doré vers 1640.

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Ce calvaire est décrit dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère par Yves-Pascal Castel en 1980, avec un beau dossier photo de G. Lemoine 2009 sous le n°2882 :

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/saint_urbain.html

2882. Trévarn, chapelle, l. k. XVIè s., vers 1630. Trois degrés. Socle cubique. Fût rond, écots, Christ lié, console-masque. Croisillon, entrelacs, culots godronnés, statues géminées: Vierge-Paul Aurélien, Jean-Pierre, au revers, angelots nus tenant la couronne d’épines. Croix, fleurons-boules godronnés, crucifix, groupe de la Vierge de Pitié, une tête refaite par Doré. Croix disparue: Pouldour. [YPC 1980]

 

Mais  15 ans plus tard, et juste avant la restauration de 1995, Yves-Pascal Castel en donna une description et une analyse précieuse. Je me suis permis de l'annoter (en rouge) :

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"Comme tout enclos d'église, Trévarn, trève paroissiale ancienne de Dirinon avait sa croix. On a exhumé récemment le socle de schiste du monument qui précéda le calvaire actuel. On peut découvrir cette dalle derrière le tronc d'un gros chêne à l'ouest de l'enceinte : il porte en son centre une cavité de 25 cm sur 35 cm approximativement, et ces dimensions correspondent à l'embase rectangulaire du fût.

Celui-ci fut érigé vers 1550 par un atelier de pierre de kersanton héritier du style du grand atelier de Bastien et Henry Prigent qui élevèrent le grand calvaire de Plougonven. Ce même atelier des Prigent, actif de 1527 à 1577,  a sculpté le saint Antoine qui borne l'entrée dans l'enclos, du coté droit. Emmanuelle Le Seac'h a identifié (Les ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne ...) trois "héritiers" des Prigent, dont l'un est actif à Pleyben en 1555, l'autre, désigné sous le nom pour moi douteux de "Fayet", actif de 1552 à 1563, et dont le  style se confond avec celui des Prigent et ne correspond pas à celui de l'anonyme de Trévarn, et enfin Jacques Mazé, actif à Plounéventer en ... 1679 !

À l'atelier Prigent a succédé (dans le temps et le lieu landernéen, et peut-être par compagnonnage) celui du Maitre de Plougastel, actif  de 1570 à 1620, et dont les calvaires se remarquent par les hiératisme sévère des personnages.

Ici, à Trévarn, tout comme à La Magdeleine de Briec-sur-Odet, nous pouvons retenir deux caractéristiques stylistiques assez faciles à reconnaître : les cheveux en boule de saint Jean, et des mains très malhabilement exécutées, en large palette digitée. On peut ajouter des drapés de Marie et Jean comparable entre les deux sites. Les éléments propres aux Prigent, les trois larmes des éplorés du Calvaire et des Déplorations, la forme en ovale des figures, la manière de disposer les cheveux avec un jour entre les mèches et l'épaule, les replis accentués des voiles "coqués" de la Vierge, sont absents.

 

Vu les boutons que porte le fût de Trévarn on se demande si l'érection du monument n'est pas consécutive à quelques recrudescence de la peste sur ces bords-ci de l'Elorn.

L'hypothèse qui attribue les écôts des fûts de calvaires bretons à des épidémies de peste en les comparant à des bubons, d'où leur surnom de croas ar vossen "croix de peste"  relève plutôt, de l'avis même de l'abbé Castel, de la légende ; une hypothèse plus sérieuse y voit le rappel que la croix s'apparente à l'Arbre de la Connaissance, pierre d'achoppement d'Adam et Ève qui rendit nécessaire la Rédemption. Ou plutôt de l'Arbre de la Vie, dont une graine a germé, selon la Légende Dorée,  de la bouche d'Adam pour former un arbre du Temple de Salomon, une poutre pour la piscine de Siloé, avant de fournir le bois de la Croix.

je crois qu'il s'agit plutôt de l'autre arbre de l'Eden,si l'on s'accorde pour effacer les bubons de la peste, l'arbre de Vie dont la graine placée dans la bouche d'Adam devait faire surgir un arbre pour le Temple de Salomon, une poutre pour la piscine de Siloé, avant d'être retrouvé pour fournir le bois de la croix, selon la légende dorée. 

En revanche, on est sûr qu'il subit une grave agression trois ou quatre décennies après sa création. En effet, vers 1630, l'atelier landernéen de Roland Doré est appelé pour le réparer.

Les nombreuses restaurations effectuées à cette même époque semblent devoir être mises en relation avec les dégâts occasionnés au cours des troubles de la Ligue. Roland Doré restaure vers 1630 le calvaire du Quinquis et réalise un Crucifié comparable à celui de Trévarn. Il réalise aussi le calvaire de La Croix Rouge à Dirinon.

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Un monument attachant.

Au travers de ses avatars, l'analyse fine du monument n'en demeure que plus intéressante. Sur un emmarchement à trois degrés le socle cubique porte un fût à écots sur lequel est représenté le Christ lié, un roseau à la main, évoquant la scène de la Passion appelée Dérision du Christ. Le relief pris dans le même bloc que le fût est soutenu par une console au large masque, pur ornement sans signification religieuse particulière.

La branche terminée par des culots à godrons est ornée d'entrelacs et sur le revers deux angelots nus présentent une large couronne d'épines. Les statues géminées, c'est-à-dire à double face, sont à gauche la Vierge à laquelle s'adosse saint Pol terrassant le dragon, et à droite saint Jean appuyé à un saint Pierre. Ce saint Pierre inhabituel n'est pas représenté en apôtre, mais en pape, coiffé de la tiare.

Au revers du crucifix, une Déposition de croix groupe autour de Notre-Dame-de-Pitié portant son fils mort, une sainte femme et une Marie-Madeleine.

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Restauré par Roland Doré vers 1630.

Le travail de restauration du calvaire par Roland Doré n'a pas été une petite affaire. Le sculpteur de Landerneau refait de neuf le Christ, ménageant des trous latéraux dans le pagne destinés à fixer les anges porteurs de calices pour recueillir le sang du crucifié. Cette manière de faire particulière à l'atelier de Roland Doré s'est révélée peu efficace car peu solide. Les anges sont un jour tombés. L'un d'eux a été placé dans la fontaine de dévotion au Nord de la chapelle. Un second a été retrouvé dans le bénitier de la chapelle.

Roland Doré a eu d'autres problèmes à régler. Conservant le corps primitif du saint Jean, il en retaille la tête qui était fort abîmée. [ en légende de la photo de cette statue : "Roland Doré a retravaillé la tête de l'apôtre, dans le bloc même de la précédente qui avait subi de légères mutilations"]. On le voit bien, le style de cette tête, quelque peu menue, ne correspond pas à celui du bas du personnage. Voir discussion infra. En revanche, la tête de la sainte femme à gauche de la pietà étant trop mutilée, Doré en sculpte une nouvelle sans trop se préoccuper du raccord visible sur l'arrière.

Les anciens étaient respectueux du plus humble vestige, le Christ, trop mutilé pour être conservé dans la restauration de 1630, se trouve aujourd'hui posé dans une niche à la façade de l'église paroissiale de Saint-Urbain.

Et l'on se sera peut-être étonné de rencontrer sur ce calvaire cornouaillais, la représentation de Paul Aurélien et non pas celle de saint Corentin. Nous sommes ici sur un territoire proche de Daoulas qui releva longtemps des comtes de Léon et la commune de Saint-Urbain possède un lieu-dit toujours nommé Kerbaol.

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Restauration de 1995.

La restauration actuelle entreprise grâce au journal « Le Pèlerin » va être de réalisation délicate. Le restaurateur de 1995 aura à résoudre des problèmes différents de ceux auxquels fut affronté Roland Doré il y a trois cent cinquante ans. Il s'agit certes avant tout de consolidation d'un monument en relatif bon état. Mais saura-t-on y replacer les anges qui recueillent le sang ? Aux responsables de réfléchir. 

L'équipe des restaurateurs bénévoles de Trévarn était composée de Jeanne Jézéquel, Marie-Louise Richard, Hélène Kernéis, Jean-Paul Kernéis conseiller municipal, et Francis Jézéquel, conseiller paroissial. Le président de l'Association était Jean-Luc Richard.

Les anges n'ont pas été replacés.

Et puis profitera-t-on de la liberté qu'on a ici ? Le calvaire n'étant point classé monuments historiques — il le sera en 1998 —, on pourrait envisager de le mettre en valeur. Les sculpteurs d'antan livraient rarement leurs œuvres brutes, sous le coup de l'outil. Ils confiaient au peintre le soin d'en faire de grandes choses polychromes. Une première qui vaut la peine d'être tentée. https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/bc9edb4c78f76877bd9fc64969d3156d.jpg

Le projet de rendre au calvaire sa probable polychromie (dont il ne reste aucune trace) n'a pas été retenu. Une association "Quand les calvaires étaient peints" a repeint trois croix de Plougastel-Daoulas. L'un des mérites de cette idée est, à mes yeux, de protéger sans doute les œuvres de l'attaque, parfaitement révoltante, des calvaires par les lichens nitrophiles, mais d'autres procédés plus conservateurs de lutte contre les saprophytes, et qui préserveraient l'exceptionnelle beauté du kersanton brute, auraient ma préférence.

On verra ici combien le visage de saint Jean, défiguré par les excroissances blanches ou grises des lichens, perd sa lisibilité, et, accessoirement, ne permet plus d'analyser finement l'intervention de Roland Doré.

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Sur cette restauration, voir le dossier photo du blog de l'Association des Amis de Trévarn

http://les-amis-de-trevarn.over-blog.com/album-2022288.html

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En mai 1995, Yves-Pascal Castel, comme pour répondre à ma sainte colère contre les lichens écrit dans un bref article :

"On a pu admirer le travail accompli par Michel Cann de Plounéventer qui a lavé les sculptures. Désormais, les sculptures apparaissent telles qu'elles sont sorties il y a bientôt un demi-millénaire  du ciseau des sculpteurs de kersanton. Et le plus étonnant, c'est que chacun s'accorde à dire que débarrassé de ses lourds et disgracieux lichens, le calvaire resplendit de jeunesse. Les "putti" du revers du nœud, en particulier, révèlent la maîtrise des sculpteurs d'antan."

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En août 1995, Yves-Pascal Castel revient sur la description de ce chantier à l'occasion de la bénédiction du calvaire :

"Le remontage récent du calvaire confié à Michel Cann de Plounéventer a été fait de manière originale. Après avoir ceinturé le fût auquel était resté scellé le socle, le tout soulevé fut maintenu en suspens au milieu de l'échafaudage. Cela resta ainsi, tout le temps qu'il fallut pour réorganiser l'assise des degrés du triple emmarchement. On sait que dans cette partie des calvaires les pierres se disjoignent suite à l'envahissement de la végétation et au lavage des joints par les pluies. Il en est qui sont aussi bousculées par des engins lourds qui les accrochent par mégarde. Si on ne remédie pas à ces déplacements, minimes dans les débuts, des désordres graves se produisent qui peuvent entraîner la chute du monument.

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Le dimanche 27 août, l'abbé Kerléguer a procédé à la bénédiction du calvaire dûment consolidé et lavé afin de permettre de mieux en apprécier les sculptures et partant les personnages posés sur es branches.

François Lair du Pèlerin Magazine était présent, ainsi que Alain Denéchaux, président de l'Association Notre-Dame-de la Source, très impliqué dans la sauvegarde de ce qu'on pourrait appeler le petit patrimoine religieux."

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LA FACE PRINCIPALE. LE CRUCIFIÉ ENTRE LA VIERGE ET JEAN. LE CHRIST AU LIEN.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le Christ crucifié (kersanton, Roland Doré vers 1630).

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"Les représentations du Crucifié [de R. Doré] sont caractérisées par des corps allongés, aux longs bras  noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes, le Crucifié penche la tête sur le coté droit, les yeux clos. Les pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs  à sept hauteur de tête. " (Le Seac'h)

On remarquera aussi la chevelure qui forme un voile triangulaire de la couronne jusqu'aux épaules.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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"Dans la manière dont Doré a taillé ce Christ, on remarque un détail difficile à expliquer. Auprès de la grosse tête de clou en relief aux creux de chaque paume, est percée une petite cavité peu profonde. Nécessaire, pour fixer le condamné au gibet quand il s'agit d'un Christ en bois, on ne voit nullement la nécessité de pratiquer ce trou dans un Christ en kersanton. Est-ce un clin d'œil malicieux lancé aux ouvriers du bois affairés dans le même temps sur la charpente de l'église ?" (Y.-P. Castel 1995)

L'explication que je suggère est d'imaginer deux anges placés en diagonale entre les mains du Christ et son torse, et tenant le calice qui recueille le sang des plaies (comme nous en avons tant d'exemples, même s'ils sont rares chez R. Doré) : ces trous servent alors à leur fixation.

Le même détail se remarque sur le calvaire de Seven-Léhart.

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Le calvaire de la chapelle de Trévarn en Saint-Urbain.

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La Vierge au calvaire (anonyme, kersanton, vers 1550).

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Saint Jean au calvaire (anonyme, kersanton, vers 1550).

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Je suis incapable — en partie à cause des lichens — de reconnaître ici l'intervention de restauration de Roland Doré. En tout cas, elle est fort minime, car les belles têtes de saint Jean de ce sculpteur,  très caractéristiques avec des chevelures proches de perruques bouclées, et très vivantes, n'ont rien à voir avec celle-ci.

"Comme beaucoup d'ouvrages du genre, le calvaire de Trévarn a subi les outrages aux temps troublés de la Ligue. Si bien que, comme on le constate en d'autres endroits, le célèbre sculpteur landernéen Roland Doré a été appelé par la fabrique pour refaire entièrement le Christ. Il en profita pour retailler à même le bloc, avec son ingéniosité habituelle, la tête du saint Jean objet d'avaries de la part de gens qui s'arrêtèrent néanmoins leurs marteaux face au visage de la Vierge." (Castel)

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Comparez avec le saint Jean du calvaire de la chapelle de la Magdeleine à Briec : le port de tête fortement inclinée et tournée vers le Christ, le livre sous le bras, le pli du manteau formant une boucle, la ceinture, et, une fois encore, les cheveux en boules, sont identiques.

 

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calvaire de la chapelle de la Magdeleine à Briec

 

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le Christ aux liens (anonyme, kersanton, vers 1550).

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Cette façon de sculpter en moyen relief un personnage inclus dans le fût, ce qui suppose un débitage important du bloc de pierre initial, est un point commun de nombreux calvaires de Basse-Bretagne.

Le Christ, les bras liés devant le bassin, tient, en dérision de la prétention qu'on lui reproche à la royauté, un roseau en guise de sceptre, sa nudité est recouverte d'un manteau (cape) pourpre, et on l'afflige d'une couronne tressée dans des rameaux épineux. Sa figure devient un exemple de l'abnégation devant les épreuves.

Je ne peux me livrer ici à une iconographie comparée des Christ aux liens de nos calvaires, mais on peut consulter ce travail de Charlotte CIRRET:

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/la-statuaire-du-christ-aux-outrages/4d898a0f-1de3-4efc-bb0e-caa23a953180

https://www.lavieb-aile.com/2021/04/fragments-d-un-calvaire-au-cimetiere-de-la-forest-landerneau.html

https://www.lavieb-aile.com/2020/04/le-calvaire-de-la-chapelle-de-quillidoare-a-cast.html

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Le calvaire de la chapelle de Trévarn en Saint-Urbain.
Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le culot : un masque disgracieux (anonyme, kersanton, vers 1550).

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On peut y voir une figure démoniaque, équivalent des diablotins qui occupent sur de nombreux calvaires le revers des bras des croisillons. 

Ou le vieil Adam ?

Ou, mon hypothèse préférée, l'un des hideux bourreaux ?

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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LA FACE ORIENTALE. UNE DÉPLORATION ENTRE SAINT PIERRE ET SAINT POL AURÉLIEN. DEUX ANGES PORTANT LA COURONNE D'ÉPINES.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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La Déploration à quatre personnages (kersanton, anonyme, vers 1550).

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Le dos du Christ, déposé de la croix, dépourvu de sa couronne d'épines , repose sur le genou droit de la Vierge, son bassin sur le genou posé à terre de sa Mère, tandis que sa tête est soutenu par une des saintes femmes (Marie Salomé ou Marie Jacobé, au choix). Son bras droit retombe sur les pieds de Marie, sa main gauche est posée sur le pagne. Seule la plaie du flanc nous est montrée.

La Vierge, les bras croisés devant la poitrine, contemple son visage, d'un air grave. Elle porte, comme il se doit, le voile (au pli à peine marqué au dessus du front) et la guimpe.

Comme toujours, c'est sainte Marie-Madeleine qui me séduit le plus. Non seulement parce qu'elle choisit toujours la meilleure part, la plus humble, cette place près des pieds de son Maître, son Rabouni, qu'elle vénère et qu'elle a jadis baigné d'un parfum hors de prix. Mais aussi parce qu'elle brille par son élégance, ses cheveux défaits et longs, forcément blonds, par sa robe au décolleté carré, par son bustier moulé sur la poitrine (pas un pli), ses manches plissées, par sa taille fine soulignée par une ceinture dont la boucle et l'ardillon, tout comme l'extrémité libre qui retombe verticalement, sont soigneusement détaillés  et qui donne le départ de l'éventail du plissé de la robe.

Elle tient une albarelle dotée de son couvercle, et qui contient les aromates destinées à l'embaumement.

Son lourd manteau a glissé de ses épaules et est retombé au dessus de ses reins. Ce détail n'est pas anecdotique, puisqu'il s'agit d'une des caractéristiques de Madeleine au pied de la Croix des calvaires sculptés par les Prigent.

Voir le dernier article qui donne à voir ce détail et en recense l'iconographie :

https://www.lavieb-aile.com/2021/04/le-calvaire-du-cimetiere-bas-de-la-forest-landerneau.html

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Ne confondez plus les Déplorations et les Pietà :

 

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le visage de la sainte femme (kersanton, Roland Doré, vers 1630).

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Il pourrait servir d'archétype de l'art doréen, avec ses paupières soulignant d'un double trait leur forme en amande acérée, ses yeux en drupe et ses pupilles creuses, son nez à la tige fine s'évasant en triangle, sa bouche petite, concave et lippue ou son menton pointu. C'en est en tout cas un bel exemple.

Une fissure en diagonale la menace.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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La Vierge.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Marie-Madeleine.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Les anges nus présentant la couronne d'épines sur le nœud du croisillon (kersanton, anonyme, vers 1550).

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Ce tableau faisait l'admiration de l'abbé Castel :

"Érigé dans les années 1550, le calvaire de Trévarn, traditionnel comme tout calvaire analogue, montrait néanmoins une trace de modernité, dans le couple de jumeau qui tient la couronne d'épines au revers du nœud. Les anges médiévaux aux longues tuniques bien plissés ont laissé place ici à des putti ailés entièrement nus, bien dans le ton de la Renaissance et de l'âge classique qui s'annonce."

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Saint Pierre en pape portant la tiare (kersanton, anonyme, vers 1550).

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Saint Pol Aurélien tenant le dragon en laisse avec son étole (kersanton, anonyme, vers 1550).

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On connait sans-doute la légende selon laquelle Pol Aurélien, né au pays de Galles et ayant traversé la Manche pour évangéliser l'Armorique, débarrassa l'île de Batz et la région de Roscoff du dragon qui l'infestait, métaphore du paganisme, en l'asservissant de son étole. Il deviendra le premier évêque du diocèse de Saint-Pol-du-Léon au VIe siècle.

Vous pouvez réviser en lisant mon commentaire sur la jouée des stalles de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon : vous y trouverez le texte des Vita du saint.

https://www.lavieb-aile.com/2017/12/les-jouees-des-stalles-du-choeur-1504-1520-de-l-ancienne-cathedrale-de-saint-pol-de-leon.html

Le dragon est ici un peu confus (où est la queue, où est la tête, mais l'étole est facile à trouver.

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Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Le calvaire (vers 1550 et 1630) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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LES STATUES ENCADRANT L'ENTRÉE. SAINT ANTOINE ET SAINT SÉBASTIEN.

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Saint Antoine (kersanton, atelier Prigent, vers 1550).

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Je ne reviens pas sur cette statue : voir :

L'enclos paroissial de Dirinon VIII: la statue de saint Antoine par les frères Prigent (XVIe siècle).

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Saint Antoine (kersanton, atelier Prigent, vers 1550) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Antoine (kersanton, atelier Prigent, vers 1550) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Antoine (kersanton, atelier Prigent, vers 1550) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Antoine (kersanton, atelier Prigent, vers 1550) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

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Le supplice de saint Sébastien (anonyme, XVIe siècle).

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Saint Sébastien (kersanton) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Sébastien (kersanton) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Sébastien (kersanton) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

Saint Sébastien (kersanton) de la chapelle de Trévarn à Saint-Urbain. Photographie lavieb-aile 3 juillet 2021.

SOURCES ET LIENS.

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CASTEL (Yves-Pascal), 8 avril 1995 “1120 Découverte de la Bretagne, le Calvaire de Trévarn... 08.04.95.,” Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon  

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/bc9edb4c78f76877bd9fc64969d3156d.jpg

CASTEL (Yves-Pascal), 27 mai 1995, "Pardon de Trévarn", ” Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon  

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a5b5f3314e1a49964fee1ff6317e18b4.jpg

CASTEL (Yves-Pascal), 9 septembre 1995, "Bénédiction du calvaire de Trévarn", ” Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon  

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c0c5e3b1025c5786ed4273ea02f2e446.jpg

CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, Saint-Urbain

https://www.saint-urbain.com/patrimoine-historique/patrimoine

CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice de Saint-Urbain

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/185205eb407bd5b842b7d8155b41425a.pdf

 — DANIEL (Tanguy), 2003, La sauvegarde de l'art français , cahier · Numéro 16 - Page 161

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/saint-urbain-chapelle-notre-dame/

"La commune de Saint-Urbain, située à quelques kilomètres au sud de Landerneau, a été constituée, lors de la Révolution, par la réunion de deux trèves détachées de la paroisse de Dirinon et devenues communes en 1790 : la trève de Saint-Urbain et la trève de Trévarn. En 1792, la commune de Trévarn fut rattachée à Saint-Urbain. Après le Concordat, Saint-Urbain devint paroisse, Trévarn n’étant plus que simple chapelle, dédiée à Notre-Dame.

C’est son statut d’ancienne église tréviale qui explique sans doute l’importance de cette dernière. L’existence d’une église en ce lieu est attestée depuis le Moyen Âge : en 1219 est mentionnée là une ecclesia sancti Baharni (nom de saint obscur) ; en 1324, le village portait le nom de Treffbarn. Ultérieurement, l’église fut dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Aujourd’hui, le placitre est entouré d’un mur d’enclos que l’on franchit par une ouverture encadrée de deux piliers supportant les statues en kersanton de saint Sébastien et de l’ermite saint Antoine. Un calvaire du XVIe s. porte une représentation du Christ aux Liens, une autre du Christ en Croix, le groupe d’une Pietà et, sur les extrémités de la traverse, deux saints dont saint Pierre. Les têtes du Christ en Croix et d’une sainte Femme, dont le style diffère de celui des autres, portent la marque de l’atelier du sculpteur landernéen Roland Doré (première moitié du XVIIe siècle). Hors de l’enclos, une fontaine de dévotion est l’indice, très vraisemblablement, de l’origine ancienne du lieu de culte.

L’église, en pierre de Logonna aux chaudes couleurs, a été construite à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe s. (plusieurs inscriptions portent les dates de 1666, 1683, 1700, 1701, 1719), selon un plan simple de croix latine, avec une abside à pans coupés. La façade occidentale est très dépouillée : un grand mur-pignon dans lequel s’ouvre un portail en plein cintre avec entablement en faible saillie, reposant sur deux colonnes en kersanton, le tout surmonté d’un clocher à une seule galerie, deux chambres de cloches et une courte flèche. Du côté sud, le transept fait une énorme saillie sur le mur gouttereau : de façon inhabituelle, il est percé d’une grande fenêtre et d’une porte en plein cintre datée 1700, (dont l’agrafe représente un angelot) ; elle est flanquée de deux pilastres ; son fronton cintré abrite une statuette de la Vierge. Une porte identique s’ouvre sur la nef, mais l’agrafe est ici constituée d’une simple volute. Une petite sacristie d’angle a été construite entre le bras sud du transept et le chevet.

Les travaux récents n’ont pas encore permis la remise en place de la totalité du mobilier. Le maître-autel en tombeau galbé n’est plus surmonté du retable qui datait de 1781 ; le groupe de la Pietà à quatre personnages, en bois polychrome (XVIIe s.), ainsi qu’une statue de saint Étienne, revêtu de sa dalmatique de diacre, tenant d’une main la palme du martyre et de l’autre les pierres de sa lapidation, reposent sur le plancher du chœur. La chaire à prêcher a été démontée, et une partie de ses éléments sont remisés dans le bras nord du transept, où un autel est surmonté d’un grand retable du Rosaire, en bois polychrome : dans le corps central, le tableau qui représentait l’Enfant Jésus debout sur le globe du monde, a disparu – il avait lui-même succédé à une représentation du groupe du Rosaire -, mais subsistent treize médaillons sur les quinze traditionnels, et une longue inscription en breton, datant du xixe siècle : Ra zeuio en hano Jesus / Peb glin da staouet en ÂÂ / var an Douar ac en ifern / a ra zeui peb Teod da anzao / penaus on autrou Jesus Christ / a so asezet e gloar Doue an Tad (« Qu’en vienne, au nom de Jésus, / chaque genou à plier, au ciel, / sur la terre et en enfer, / et qu’en vienne chaque langue à reconnaître / comment Notre Seigneur Jésus-Christ / est assis dans la gloire de Dieu le Père ») ; de part et d’autre, des niches encadrées de colonnes torses à pampres abritent, à gauche un groupe de sainte Anne et de la Vierge portant l’Enfant Jésus, à droite un groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre (groupe qui, à l’origine, ne figurait probablement pas dans ce retable, puisqu’on peut lire sous la niche le nom de Joseph) ; chacune de ces niches est elle-même surmontée d’une niche plus petite servant de cadre à des statuettes d’évêques non identifiés.

Le reste de la statuaire, dans le transept, comprend un panneau de bois polychrome représentant l’Ascension, une statue de la Vierge tenant un livre ouvert sur les genoux de l’Enfant qu’elle porte sur le bras gauche (c’est Notre-Dame de Trévarn), et la statue d’un saint non identifié.

Au fond de la nef, près de la porte occidentale, deux bénitiers en pierre : l’un, en forme de vasque ovale décorée d’un angelot et d’un écusson martelé, porte la date de 1666, un autre, de forme cylindrique, celle de 1776 ; une pierre tombale en ardoise remonte à 1719.

D’importants travaux de restauration ont été entrepris au cours de la dernière décennie. Entre 1992 et 1996, avec l’aide d’une association locale, la commune a fait procéder à des interventions sur le clocher et la nef. À cette occasion, de graves désordres sont apparus dans la charpente, et un échafaudage de soutien fut placé dans le chœur ; par la suite, la charpente a été entièrement reprise, en gardant le maximum d’éléments d’origine ; arbalétriers, entraits, voliges, couverture d’ardoises ont été changés.

La Sauvegarde de l’Art français a participé au financement de ces travaux pour une somme de 24 392 € qui ont été versés en 2001. "T. D.

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

— Photos sur Wikipedia 2013

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Saint-Urbain_(29)_Chapelle_de_Tr%C3%A9varn_11.JPG

 

LE GUENNEC (Louis), 1981,  Le Finistère monumental, t. III. Brest et sa région, Quimper, 1981, p. 562-564.

— POP-CULTURE. PA29000036 (2000-2001)

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP12R01767

"L'existence d'un lieu de culte à Trévarn est attestée au 12e siècle : lors de la seconde fondation de l'abbaye de Daoulas en 1172 par Guiomar de Léon et sa femme Nobile, l'église Sanctii Baharnii lui fut donnée à perpétuité. Jusqu'en 1805 elle constituait une trêve de Dirinon. L'édifice présente un plan en croix latine avec transept saillant et chevet à trois pans. Sur le bras sud du transept se trouve une petite sacristie de plan carré, greffée à l'est. L'édifice actuel est daté par inscriptions intérieures et extérieures. Les travaux de construction s'échelonnent entre 1682 et 1701. Dans le placître, côté sud, se trouve un calvaire à personnages restauré partiellement par le sculpteur Landernéen Roland Doré vers 1630."

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Chapelles bretonnes. Roland Doré

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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