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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 20:27

Les miséricordes et appui-mains des 56 stalles ( chêne, 1479) de l'abbatiale de Solignac (Haute-Vienne).

Voir aussi sur cette abbatiale :

 

 

 

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

 PRÉSENTATION

La période de reconstruction de l'abbaye débute dans la seconde moitié du XVème siècle, moment où l'abbaye, riche et protégée, se dota des magnifiques stalles du choeur, mobilier spectaculaire.

Les 56 stalles sont aujourd'hui réparties en 4 rangées disposées symétriquement en deux ensembles contre les murs de la nef, chaque ensemble est composé de 13 stalles basses et 15 stalles hautes. Les sellettes comportent des miséricordes. Le bois de chêne est teinté et ciré.

La décoration est similaire qu'il s'agisse des stalles basses ou hautes : miséricordes sculptées d'animaux ou de personnages, parcloses à colonnettes et appui-mains figurés, ceinture supérieure moulurée, jouées richement décorées de motifs architecturaux. Les dorsaux des stalles hautes sont décorés d'arcatures tréflées dont les écoinçons accueillent des ornements végétaux, leurs jouées à enroulements présentent des personnages en ronde bosse.

Plusieurs fois déplacées dans l'édifice, ces stalles ont systématiquement été recomposées. Actuellement situées entre les piliers de la seconde travée de la nef, elles ont pour cela été raccourcies, et le blason du donateur mutilé, en 1983-1984. Stalles nettoyées et remises en cire en 2000. Quatre sellettes (qui avaient été bloquées en position fermée pour éviter que le public ne s'y asseye pendant les concerts) ont été vandalisées entre 2000 et 2006 : trois sont conservées par les gens de la paroisse, une aurait disparu.

Ces 56 stalles de la seconde moitié du 15e siècle portaient jusqu'à une restauration récente les armes de gueules à trois annels d'or posés 2 et 1 de Martial de Bony, 57e abbé de Solignac de 1457 à 1484. Un document de 1676 atteste l'existence de 92 stalles.(https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM87000444 )

Le monogramme MH (Monument historique) a été ajouté  sur certaines miséricordes .

"Elles étaient placées initialement dans la nef. Soit dans la partie haute de la nef et une portion du transept (schéma archives départementales) soit dans la nef (schéma des Oblats de 1953) et fermées par un jubé selon la coutume d'avant le Concile de Trente.

Elles ont été faites sous l'abbatiat de Martial Bony de La Vergne dont le blason apparaissait tronqué sur la stalle haute à gauche du mur nord. Elles ont été déplacées en 1633 après l'arrivée des moines de la Congrégation de Saint-Maur et mises dans le choeur, masquant les absidioles.

Leur nombre a sans doute été réduit puisqu'à la Révolution on ne comptait que 56 sièges.

En 1981 les Monuments Historiques souhaitèrent les replacer dans la nef, ce qui fut fait en 1984/1985, mais pour cela il fallut rogner certaines parties (dont le blason) et les statues des angles sont en partie masquées. C'est un mobilier original, de qualité malgré les nombreuses mutilations dues à des déplacements successifs et à une utilisation sans protection. Les sculptures étaient toutes différentes à l'origine mais 13 miséricordes très abîmées ou absentes ont dû être refaites par les Monuments Historiques d'après les originaux. Elles sont estampillées MH.

On compte actuellement 56 stalles : 15 hautes et 13 basses de chaque côté ; les passages se trouvent à chaque extrémité. Elles ne comportent pas de dais (absents à l'origine ou disparus ?). la largeur de chaque siège au niveau des épaules est de 46 cm, ce qui est peu et tous les sièges ont la même largeur ce qui est inhabituel (la largeur varie habituellement avec le niveau hiérarchique de son occupant) et laisse penser qu'un certain nombre a été perdu.

Les hauts dossiers présentent des arcs trilobés séparés par des écoinçons. Les jouées basses sont ornées de rosaces de style gothique flamboyant. Une miséricorde est absente. C'était une copie des MH, elle a été volée !Les colonnettes et les arrondis des parcloses sont très soignés.

La décoration se caractérise par une abondance de feuillages sur les miséricordes et les écoinçons des dossiers : plus de 31 %. Les monstres occupent environ 24%, les humains 19% , les animaux 10,7% et les références religieuses seulement 9,2%.
Ce faible pourcentage de décoration à thème religieux est curieux mais caractéristique des sculptures du sud de la France." (http://renaissancesolignac.free.fr/patrimoine/stal.htm)

On remarquera aussi l'absence de musiciens ; de scènes vulgaires ; de saynètes de la vie quotidienne ou laissanr deviner des proverbes ou des fables.

 

 

Numérotation :

Les 56 stalles seront numérotées de la nef vers le chœur par rangées SH et SB (Sud Hautes et Sud Basses) et NH et NB (Nord Hautes et Nord Basses).

LES STALLES DU CÔTÉ SUD.

II. Les 15 stalles hautes SH.

La jouée nord

Elle porte deux statuettes, celle de saint Michel terrassant l'archange, et celle, en haut de saint Pierre, patron de l'église, tenant ses clefs et coiffé de la tiare papale.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

 

 

SH1 : figure hybride à deux têtes, de sanglier, et d'anthropomorphe cornu.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH2 : femme (ailée?) portant un hénnin et grimaçant. 

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH3 : griffon mi-aigle et mi-lion.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH4 : singe attaché par une chaine à un boulet, et mangeant un fruit

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH5 : hybride aux ailes de chiroptère, et aux pattes palmées.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH6 : rat mordant dans un fromage.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH7 : couple adossé en buste, coiffés de chaperons.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH8 : moine tirant un dragon ailé par la queue.

D et H. Kraus y voient, par allusion à l'expression proverbiale, un moine tirant le diable par la queue et l'illustrent d'un cliché.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH9 : feuilles.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH10 : feuille.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH11 : gueule de dragon figuré en engoulant.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH12 : feuilles finement dentelées (de hêtre, ou de charme)

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH13 : ensemble de feuilles tortueuses.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH14 : être fantastique à longues oreilles, vêtu d'un camail, crachant une feuille.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SH15 : tête de moine, de profil.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

II. Les 13 stalles basses SB.

 

La jouée ouest.

L'écoinçon est décoré d'un dragon ailé.

 

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB1 :Homme barbu et cornu, à curieuses oreilles.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB2 : tête de profil d'un jeune homme coiffé d'un chaperon.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB3 : feuilles finement dentelées.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB4 : rameau de feuilles de chêne rouvre.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB5 : feuille.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB6 : animal (renard?) se lêchant.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB7 : plusieurs feuilles tortueuses.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB8 : Hybride : une seule tête pour deux corps.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB9 : Tête de fou (longues oreilles) tirant la langue.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB10 : feuillage.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB11 : tête d'homme barbu et cornu. Copie de SB1?

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB12 : tête de moine, de profil.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SB13 : feuille.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

La jouée est.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES STALLES DU CÔTÉ NORD.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

I. Les 15 stalles hautes NH

La jouée ouest.

 

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

I. Les 13 stalles hautes NH.

 

 

NH1 : Homme barbu couché à plat-ventre et tenant une écuelle (ou son béret) : un mendiant?

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH2 : feuilles.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH3 : 2 dragons se mordant la queue.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH4 : moine prosterné se tenant la tête.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH5 : femme ailée tenant un objet long.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH6 : feuille et/ou blason.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH7 : hybride à tête anthropomorphe

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Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH8 : une sirène se coiffant devant son miroir.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH9 : feuille.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH10 : feuille

Les stalles de l'église de Solignac.

NH11 : animal fantastique à tête de chien, et ailes de chauve-souris.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH12 : rameau de chêne rouvre.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH13 : chien rongeant un os.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH14 : tête de fou (longues oreilles) tirant la langue.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NH15 : un lion couché.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

II. Les 13 stalles basses NB.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

 

NB1 : personnage à bonnet long et robe plissée tenant un phylactère.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB2 : feuille.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB3: feuille.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB4 : dragon de profil, ailes écartées de face.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB5 : jeune homme coiffé d'un bonnet de docteur et tenant  un livre ouvert qu'il nous présente.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB6 : feuille.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB7 : hybride (pattes palmées, queue de serpent) à tête anthropomorphe encapuchonnée.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB8 : feuille

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles nord de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB9 : miséricorde volée.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB10 : tête de  bœuf, langue tirée.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB11 : dragon ou serpent ailé, dont le corps fait un huit.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB12 : dragon bicéphale dont les deux têtes se mordent

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

NB13 : homme ou femme, bras écartés en V, mains en sabots.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES APPUI-MAINS

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

SOURCES ET LIENS

https://www.limousin-medieval.com/stalles

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM87000444

http://renaissancesolignac.free.fr/patrimoine/stal.htm

— GRZELACK (Gaëlle) 2008, Les stalles de l'abbatiale de Solignac, reflet de la société médiévale,  Issoudun : A. Lyner, 1 vol. (134 p.) : ill. en noir et en coul., carte, couv. ill. en coul. ; 24 cm

—LEMÉ-HEBUTERNE (Kristiane). Les stalles de l’abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Solignac. Presses universitaires de Limoges. in  L’abbaye de Solignac (VIIe-XVIIIe siècle). Mémoires plurielles d’une très ancienne fondation, actes de colloque

https://www.pulim.unilim.fr/produit/labbaye-de-solignac-viie-xviiie-siecle-memoires-plurielles-dune-tres-ancienne-fondation/

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 211.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. XVe siècle Sculpture Dragons Sirènes
19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 15:15

Les 38 stalles (chêne, début XVe siècle) de l'abbaye de Mozac (Puy-de-Dôme).

 

Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

 

PRÉSENTATION

Les stalles de l'abbaye de Mozac ont été installées au début du XVe siècle durant l’abbatiat de Philibert 1er d’Archambaud (abbé d'avril 1406 jusqu'à sa mort en 1419), et certaines ont été redécouverte en 1967 par le Club historique mozacois dans le grenier du presbytère. 39 stalles sont toujours en place dans le chœur de l’église, dont la stalle de l'abbé, non présentée ici, et qui porterait les armes  de Raymond de Marcenat.

Elles sont réparties en stalles hautes et basses de part et d'autre du chœur, à raison de 11 stalles hautes et 8 stalles basses de chaque côté. 

Le décor sculpté des miséricordes alterne des éléments figurés animaux et humains, les plus intéressants, avec des feuillages stylisés ou des éléments géométriques en pyramide ou en simples rectangles (21 au total). Parmi les 9 représentations humaines, on compte 8 hommes et 1 femme. Parmi les 8 animaux, pas toujours identifiables précisément, on trouve 1 lion, un chien rongeant un os, un griffon, 2 sangliers, 1 oie. 

Les jouées sont banales et surmontées de volutes toutes semblables ; les appui-mains sont tous identiques ; les dossiers et haut-dossiers ne sont pas sculptés.

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES STALLES SUD.

 

 

Les stalles hautes sud HS.

 

HS11. visage d'un homme.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS10 : feuillage stylisé.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS9 :  buste d'un homme, bras écartés et mains sur le ventre.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS8. Pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS7. visage d'un homme barbu coiffé d'un chapeau feuillagé.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS6. feuillages.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS5. Lion ? faciès léonin à longues oreilles.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS4 : feuille

Les stalles de l'abbaye de Mozac.

 

HS3. griffon.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS2. chien tenant un os.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS1. feuille et son rameau.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Les stalles basses sud.

 

 

 

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 1 : homme de face, à barbiche, cheveux écartés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 2 : feuilles.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 3 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 4 : homme de profil, coiffé d'un bonnet, qui lève la main.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 5 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS  6 : homme coiffé d'un bonnet pointu (à grelot?) et vêtu d'une tunique à gros boutons.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 7 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS  8 : tête de sanglier de profil.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES STALLES NORD.

Stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Les stalles basses nord BN.

BS 8 : feuille. 

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 7 : tête d'homme barbu.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 6 : rectangle

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 5 : tête d'animal aux oreilles pointues.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 4 : tête de femme à chevelure ou coiffe exubérante.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 3 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 2 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 1 : un oiseau de profil : une oie ?.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles hautes nord.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN1 : feuille stylisée.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN2 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN3 : tête de bœuf, de face.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN4 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN5 : tête d'homme (?) coiffé d'un bonnet, aux cheveux écartés en deux masses latérales.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN6 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN7 : feuille finement dentelée.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN8 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN9 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN10 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN11 : tête de sanglier.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Sculpture XVe siècle
17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 18:21

Les miséricordes (chêne, anonyme, entre 1481 et 1483) des 16  stalles de l'église Notre-Dame de Béhuard. Les graffiti du XVIIe siècle des dossiers.

 

"Toutes ces figurines parlent. Il faut pour rêver Dieu s'asseoir sur ses défauts et chanter la joie de vivre" (le curé de Béhuard à Dorothy et Henry Kraus : Kraus p.28)

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

PRÉSENTATION.

"Une dépendance de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers

Le cartulaire de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers atteste la présence d'une chapelle à Béhuard dès le milieu du XIe siècle.

Dans les premières décennies du XVe siècle, le pèlerinage à Notre-Dame de Béhuard est déjà solidement établi. Au début du XVe siècle, la chapelle revêtait suffisamment d'importance pour qu'en mai 1431, la duchesse d'Anjou, Yolande d'Aragon, et le duc de Bretagne Jean V, vinssent y assister au serment de fraternité prêté par leurs fils respectifs, Charles, comte du Maine, et François, comte de Montfort, futur François Ier de Bretagne.

Les biographes de Louis XI ont tous souligné la ferveur du roi pour la Vierge qu'il considérait comme sa figure tutélaire et la patronne du royaume de France. L'évêque de Lisieux Thomas Basin, son contemporain, s'émerveillait déjà des sommes colossales que le roi dépensa pour de nombreuses églises dédiées à Notre-Dame partout en France.

Les itinéraires de Louis XI montrent un profond attachement du roi envers l'île de Béhuard. Entre 1470 et 1479, il y effectua près d'une quinzaine de séjours.

Fréquemment évoqués dans la correspondance royale, les pèlerinages de Louis XI à Béhuard furent ponctués de nombreuses libéralités envers le sanctuaire.

 

À la fin de l'année 1481, le roi décida d'ériger la modeste chapelle en collégiale. Pour ce faire, il la dota d'un doyen, de six chanoines, de six vicaires et de trois enfants de chœur. Les noms des premiers titulaires figurent dans une lettre en date du 20 décembre adressée à Guillaume Fournier, choisi comme premier doyen du chapitre. L'acte de fondation prévoyait précisément les messes qui devaient être célébrées en l'honneur du roi et de sa famille, le matériel liturgique à fournir par les chanoines et leurs obligations, notamment celle de résider sur place. Pour entretenir ce chapitre, Louis XI légua aux chanoines l'important privilège du "trépas de Loire", droit de passage prélevé aux Ponts-de-Cé sur toutes les marchandises circulant sur le fleuve. Dans les derniers mois de sa vie, en avril 1483, Louis XI compléta les privilèges du chapitre en lui octroyant la permission de gracier, chaque Vendredi Saint, des criminels de toutes conditions dans le ressort du duché.

Dès le lendemain de la mort Louis XI, le chapitre de Béhuard fut dissout et la chapelle redevint une succursale de la paroisse de Denée. Cette décision prise par Charles VIII, sous le presbytérat d'Alexandre Fournier, nouveau curé de Denée, a été gravée sur une pierre scellée dans la maçonnerie de l'église, face à l'entrée actuelle. Si le pèlerinage perdura, celui-ci perdit de son lustre à l'Époque moderne comme en attestent les difficultés financières du desservant pour entretenir la chapelle.

L'église, classée Monument historique dès 1862, fit l'objet de nombreuses campagnes de restaurations et d'entretien."

"La nef et la tribune

La tribune est ajourée par quatre fenêtres latérales trilobées, deux au nord et deux au sud, et par un oculus à trois quatre-feuilles en façade actuellement masqué par la cage lambrissée du clocher.

La présence de la tribune en bois créait de facto deux espaces liturgiques dans l'église. Un texte du XVIIIe siècle mentionne que celle-ci était réservée aux prêtres qui chantaient l'office certains jours fériés, alors que les paroissiens se tenaient dans la nef. À la fin du XIVe siècle, il est possible que cette chapelle haute, dont la dédicace est inconnue, ait été réservée aux seigneurs locaux voire aux moines de l'abbaye Saint-Nicolas, usage attesté dans certaines abbatiales.

Les stalles

L'aménagement de stalles sur la tribune fut probablement la dernière modification apportée du temps de Louis XI. On peut penser, avec la plupart des auteurs, que cet ensemble fut exécuté pour accueillir les membres du chapitre, donc entre 1481 et 1483.

L'ensemble forme une unique rangée de 16 stalles dont quatre sont adossées contre le mur occidental et six sur chacun des murs latéraux. La condamnation partielle de l'une des fenêtres sud par les dosserets montre que les stalles n'étaient pas prévues dans le programme d'origine. De manière assez harmonieuse, elles intègrent l'ancienne porte d'accès extérieure dans un tambour. La stalle immédiatement à gauche, au dosseret plus haut surmonté d'un dais, pourrait avoir été celle destinée au doyen du chapitre. Bien que le décor des dosserets ait en grande partie disparu, les quelques vestiges observables, composés de remplages aveugles, montrent une exécution soignée. Le reste du décor est concentré principalement sur les miséricordes. Huit d'entre elles sont ornées de motifs végétaux (feuilles d'acanthe et de chêne) et huit présentent des figures humaines ou animales : têtes d'homme et de femme grimaçantes, personnages endormis portant des chapeaux aux larges bords, canidés endormis ou rongeant un os. Les deux personnages au chapeau, l'un allongé sur le côté, appuyé sur son coude, et l'autre assis en tailleur, la tête entre les jambes, se retrouvent avec quelques variantes sur deux miséricordes de l'église Saint-Pierre de Saumur, bien datées des années 1473-1476. Il est très probable que l'un des menuisiers de Saumur soit aussi intervenu à Notre-Dame Béhuard. "(d'après Armelle Maugin)

Les stalles , située dans la tribune par défaut de place dans le sanctuaire autour de l'autel, sont au nombre de seize : le nombre correspond exactement au total du "doyen, de six chanoines, de six vicaires et de trois enfants de chœur" cités par les archives. 

Au XVIIe siècle, (dates relevées 1605 et 1632) des clercs ou des enfants de chœur gravèrent des graffiti avec leur nom sur quelques dossiers.

Je n'ai photographié que sept des figures animales et humaines, délaissant à tort les motifs végétaux.

 

Homme accroupi, représenté de face,  endormi, coiffé d'un chapeau à bords larges. 

Ce chapeau peut évoquer celui des pèlerins.

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Homme accroupi de face. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Fou grimaçant de façon peu avenante, sous sa capuche à grelots. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Femme accroupie  la bouche concave, vue de face portant une coiffe et une robe longue à décolleté droit. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Deux chiens se disputant le même os.

Le même sujet apparaît sur la miséricorde 26 des stalles basses sud de la collégiale de Champeaux (Seine-et-Marne) en 1522 .

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Animal (renard??) reposant, le museau sous la patte postérieure gauche. 

Comparez avec la miséricorde de l'église Saint-Denis de Coulanges (41) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Coulanges_%2841%29_%C3%A9glise_Saint-Denis_13.jpg

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Homme endormi sur le côté, coiffé d'un chapeau à bords larges. 

Le même sujet est repris à l'église Saint-Pierre de Saumur (mais le dormeur porte une épée) vers 1475, et à la collégiale de Villefranche-de-Rouergue vers 1487.

Stalle de l'église Saint-Pierre de Saumur, cliché Wikipedia Travail personnel Jacques CHAZARD

 

Stalle n°54 (Nord, stalles basses) de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue, par André Sulpice v.1487. Cliché lavieb-aile 2025.

 

 

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Les graffiti des dossiers.

 

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

SOURCES ET LIENS.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM49000440

https://gertrude.paysdelaloire.fr/illustration/IVR52_20184900222NUCA

 

Sur les miséricordes en général :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 444 pages 26 et suiv.

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p.28,  192, 240 note 7, 263 et 266. Photo p. 264 .

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Sculpture
16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 11:41

Les 62 stalles (chêne, 1473-1487, André Sulpice) de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue : les jouées et les miséricordes.

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

 

PRÉSENTATION.

"La mise en place du chœur liturgique de la nouvelle église collégiale terminée au XV siècle fit l'objet de nombreux litiges entre les consuls et les chanoines. Pour leurs stalles, les chanoines s’adressèrent en 1473 à un huchier venu de Marvejols. André Sulpice. qui avait à son actif la mise en place, en 1462, des stalles de la cathédrale de Mende et dont le succès fut tel en Rouergue qu'on le chargea du chœur de la cathédrale de Rodez en 1478. Le contrat de la collégiale, relevé par Étienne Cabrol et daté du 1er mai 1473, prévoyait de donner au menuisier une somme de 600 livres et 60 pintes de vin mais l'installation du nouveau chœur provoqua la colère des consuls qui le trouvaient trop vaste. Ils exigèrent en 1484 la réduction de huit stalles mais en 1486, Antoine de Morlhon, président au parlement de Toulouse, intervint en faveur du chapitre collégial et imposa les dispositions du nouveau chœur souhaité par le chapitre.

En 1561, les stalles subirent les dommages des guerres de Religion, les huguenots détruisirent les statuettes qui ornaient les stalles basses et les chanoines firent, par la suite, scier les restes de cet ensemble de petites statues. Une deuxième vague de destructions eut lieu pendant la Révolution , période où les museaux des parcloses furent mutilés.

Enfin, en 1750, Joseph de Lavigne, prévôt du chapitre, fit retourner et pousser les stalles à leur emplacement actuel, au fond de l'abside.

Aujourd'hui, les stalles comptent soixante-deux sièges. Les stalles hautes se terminent par des jouées enroulées en volutes autour de quelques petites statues sauvées des destructions et les stalles basses par des panneaux ornés de remplages flamboyants Les hauts dossiers sont couverts de remplages et les miséricordes présentent la partie la plus originale du décor, selon les habitudes d'André Sulpice. Feuillages, animaux hybrides, scènes populaires, comme le combat pour la culotte, l'homme endormi sous son chapeau ou le « soufflacul », motif de dérision par excellence, sont traités dans une manière très particulière, faite de volumes vigoureux et de modelés lisses." (Michèle Pradalier-Schlumberger)

 

Note : selon Jacques Dubois, huit sièges ont été retirées des 70 stalles de la collégiale après un accord passé entre les consuls et le chapitre en date du 5 avril 1487, pour dégager la vue vers l'autel ; elles auraient été remontées à la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue.

André Sulpice, originaire de Bourges, fut à la tête d'un atelier important. Il conçut entre 1462 et 1489-90, les stalles de la cathédrale de Mende, puis celles  de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que celles de la cathédrale Notre-Dame de Rodez tandis que son fils Étienne réalisa vers 1490 celles de la chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue.

Les stalles sont disposées en U dans l'abside, tournée vers l'autel qui occupe la croisée du transept. Ded deux côtés nord et sud, on dénombre onze stalles au premier rang (stalles basses), et quatorze au second rang (stalles hautes), tandis qu'au fond, on compte de chaque côté deux stalles au premier rang et quatre au second. Les panneaux de refend qui terminaient les stalles à l'entrée du choeur ont été sciés et détruits pendant les guerres de religion. Les accoudoirs ont été refaits. 

Les miséricordes alternent des feuillages (assez semblables) dans 29 cas,  avec des animaux , au naturel ou fantastiques (16 miséricordes) ou des êtres humains ou anthropomorphes (17 miséricordes). Parmi les animaux, les oiseaux sont moins nombreux et moins stéréotypés qu'à la chartreuse Saint-Sauveur. Il n'y aucun motif religieux (exception faite peut-être du biblique Samson). La plupart des sujets non végétaux se détachent sur un fond très caractéristique à pans coupés cubiques.

J'ai repris le principe de numérotation adopté dans mes autres articles :

 

Vue d'ensemble : POP Notice PM12000623.

 

Je débute ma description des jouées et miséricordes par le côté sud, stalles hautes.

                             Les stalles hautes côté sud

La jouée haute, sud-ouest.

Dans les volutes feuillagées, un moine priant est soutenu par un culot et coiffé par un dais gothique tenu par un angelot. Cette disposition est aussi choisie à la cathédrale de Rodez.

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°1. Une feuille (vigne ?).

Les feuilles sont accompagnées d'un rameau ligneux, évoquant un sarment.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°2. Un homme ouvrant la gueule d'un animal. Samson et le lion?

Un homme dont la face a été buchée maintient entre ses jambes un animal dont il entrouvre la gueule. Cet animal est peut-être un lion (crinière, griffes), et dans ce cas, comment ne pas penser à la scène de Samson et le lion (Juges 14:6), préfiguration du Christ affrontant Satan, ou plus prosaïquement, figure d'une force surhumaine?

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°3. Feuille (vigne ?).

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°4 : 2 dragons aux têtes anthropomorphes (homme et femme) nouées.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°5 : feuille (vigne?).

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°6 : un lion couché, de profil.

Notez les éléments cubiques en rocailles de l'arrière-fond.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°7 : feuille (vigne?)

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 8 : couple de sauvages, la tête de la femme est buchée. L'homme, à la barbe très fournie, tient un objet : bougie ?

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 9 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°10 : une femme assise, en coiffe, tourne une broche, face à un animal, dressé sur ses pattes arrière, qui l'assiste.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 11 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°12 : chien dévorant une volaille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 13 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°14 : homme barbu, armé d'un rameau écoté, se protégeant derrière son bouclier, sort de la coquille d'un escargot : hybride humain/escargot.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Angle entre 14 et 15. Deux appui-mains.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°15 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 16 : femme en coiffe, la tête apparaissant entre ses bras écartés comme si elle sortait d'u trou.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°17 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°18 : chien colleté, aux longues oreilles.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée B, fin des stalles hautes sud.

Selon le même principe que pour la jouée A, les volutes feuillagées présentent, sur un culot et sous un dais gothique, un personnage barbu, aux cheveux volulmineux, vêtu d'une robe longue et tenant un phylactère. Il peut s'agir d'un apôtre et il serait logique d'y voir le premier d'entre eux, saint Pierre, ou bien un prophète, et la tradition y identifie Isaïe.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Les stalles basses du côté sud

 

La jouée C, début des stalles basses sud. Les deux personnages qui l'ornaient ont été bûchées, il ne reste que le bas de leur robe. S'il s'agissait d'une Annonciation, l'hypothèse de voir Isaïe à proximité serait confortée.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 19 : deux singes. Le premier mange un fruit et présente de la main droite son arrière-train au second qui, vêtu d'une cagoule, dirige l'extrémité d'un soufflet vers le postérieur. C'est la scène dit du "soufflacul" très appréciée des auteurs et des visiteurs.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 20 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 21 : une servante verse de l'eau dans la cuve où sa maîtresse prend son bain, la poitrine nue mais portant une coiffe à deux cornes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 22 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 23 : singe en posture de roulade avant.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Appui-mains 23/24 : un lion à collier de grelots ?

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 24 : un centaure. L'union entre la partie animale (qui n'est pas réellement celle d'un cheval) et la partie humaine qui bande son arc est marquée par un revers, comme pour l'hybride humain/escargot de la miséricorde 14.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 25 : chat tenant dans sa gueule un rat.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée D encadrant le passage vers les stalles hautes.

Comme la jouée C et les jouées basses suivantes, elle a perdu ses personnages supérieurs, dont on devine les robes, ou du moins des étoffes.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée E encadrant le passage vers les stalles hautes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 26 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 27 : chien colleté tenant dans sa gueule un coq.

La forme du collier est particulière ; il s'associe à un mantelet.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°28 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°29 : le contorsionniste. Un acrobate, sculpté de face, encadre son visage de sa jambe, le pied arrivant sous le menton, et de son bras gauche, la main se posant sur le crâne. Deux mains (ou une main et un pied) émergent sur les côtés.

Voir les stalles n°8 et 17 de la cathédrale de Tréguier.

https://www.lavieb-aile.com/2019/03/les-stalles-de-la-cathedrale-de-treguier-les-misericordes.html

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 30 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°31 : un visage féminin de profil, portant une coiffe en cornette.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

                                            LE CÔTÉ NORD.

 

                                      Les stalles hautes.

 

Jouée G des stalles hautes du côté nord.

Comme les précédentes des stalles hautes, cette jouée accueille une statue, ici celle d'un moine, tonsuré, priant mains jointes.

 

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°32 : un lion, de profil, tête de face.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°33 : un aigle, de profil.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 34 : une feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°35 : deux lièvres affrontés, têtes tournées.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°36 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°37 : femme portant une coiffe et une robe à décolleté droit.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°38 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°39 : sirène se coiffant de son peigne en se regardant dans un miroir.

Tout le haut du corps est parfaitement féminin et dénudé, exaltant la beauté et la coquetterie , tandis qu'au dessous d'un revers en forme de ceinture (comme pour les hybrides précédents), le corps est eclui d'un poisson aux écailles marquées et à la queue redressée.

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°40 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°41 : deux oies affrontées, la tête tournée.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°42 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°43 : un serpent qui semble avoir le ventre plein.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°44 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°45 : hybride mi-humain mi-lion. La partie humaine est celle d'un homme barbu encapuchonné comme un vieil ermite.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Angle entre les stalles 45 et 46.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°46 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°47 : acrobate en renversement postérieur,  à visage simiesque, coiffé d'une cagoule et vêtu d'une culotte à lacet.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°48 : une feuille.

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Miséricorde de la stalle n°49 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Jouée H des stalles hautes nord côté est.

La statuette est celle d'une Vierge assise, mains jointes, couverte d'un voile qui descend en manteau jusqu'à terre. Un angelot est sculpté sur le dais.

Les feuilles accompagnées de leurs rameaux sont peu naturalistes, certaines sont divisées en trois fins lobes. Ces feuilles semblent posées sur la volute qu'elles épousent comme si elles étaient mise à sécher.

Sur le montant grimpe une vigne eucharistique et ses grappes de raisins.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Stalles basses sud.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Jouée I d'entrée est des stalles basses nord.

Le premier personnage tenait un phylactère.

 

 

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Miséricorde de la stalle n°50 : un couple assis tenant chacun les bords d'un chaudron.

La femme porte une coiffe dont le voile descend dans le dos jusqu'à sa taille. L'homme, barbu,  est coiffé d'un capuchon : il pourrait évoquer un moine avec son habit plissé par une ceinture, et sa capuche.

 

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Miséricorde de la stalle n°51 : feuille dont les rameaux portent des fruits ovales.

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Miséricorde de la stalle n°52 : fou au bonnet caractéristique, à grelot et oreilles d'âne. Comme pour la bourgeoise de la miséricorde n°16, il semble tenter de s'échapper de sous la sellette en poussant sur ses bras écartés.

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Miséricorde de la stalle n°53 : feuille.

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Miséricorde de la stalle n°54 : un homme endormi sur le côté gauche, coiffé d'un chapeau à larges bords.

Comparez avec la miséricorde des stalles de l'église de Behuard (v. 1481-1483) et avec celle de l'église Saint-Pierre de Saumur (v. 1473).

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Appui-main entre les stalles 54 et 55.

La tête du personnage assis, un livre sur les genoux, a été bûchée. Il s'agit probablement d'une femme, au long voile garni d'un ourlet brodé, et au très élégant manteau plissé.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°55 : feuille.

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Miséricorde de la stalle n°56 : deux dragons réunis sous la même tête anthropomorphe lunaire et coiffée d'un bonnet.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°57 : feuille.

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Miséricorde de la stalle n°58 : une chouette, de face, ailes ouvertes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°59 : une feuille et ses rameaux.

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Miséricorde de la stalle n°60 : un dragon au buste féminin tenant un moulinet.

Le moulinet, ou tourniquet, ou  scopperel, scopperil, ou whirligig  est un jouet d'enfant médiéval qui apparaît en iconographie par exemple en 1500 dans le Bréviaire d'Eléonore du Portugal, ou dans les mains du jeune Jean-Baptiste, sur un tableau de Bernhard Strigel (1520-1528), ou dans le tableau l'Escamoteur de Jérôme Bosch vers 1475-1505, ou dans les Jeux d'enfants de Brueghel où deux filles s'affrontent en duel.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°61 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°62 : couple à corps de de félins et à tête de femmes portant l'un une  cagoule et l'autre une coiffe.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Jouée L des stalles basses nord côté ouest.

Là encore, les personnages de la partie haute ont disparu, mais on devine un phylactère.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

SOURCES ET LIENS

—Palissy (mobilier), notice no PM12000623, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture  ( 46 photos)

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM12000623

— BOURNOT-DIDIER (Nancy), 2000, "André Sulpice et les stalles du Rouergue", thèse histoire de l'art Toulouse 2 sous la direction de Michèle Pradalier-Schlumberger, non consultée

https://theses.fr/2000TOU20015

— CABROL (Etienne), 1860, Annales de Villefranche de Rouergue 

https://books.google.fr/books?id=4cZZ0ndFQKMC

— GOFFINET "Villefranche-de-Rouergue : l'église Notre-Dame"», dans Congrès archéologique de France. 100e session. Figeac, Cahors et Rodez. 1937, Paris, Société française d'archéologie, 1938, 570 pages, page 103. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5619772d/f108.item

"Les stalles de chêne qui garnissent l'abside forment les principales pièces du mobilier de l'église. Elles ont été exécutées de 1473 à 1487 par le maître menuisier André Sulpice, auteur de celles de la Chartreuse, de l'abbaye de Loc-Dieu et de la cathédrale de Rodez, pour le prix de six cents livres et soixante pintes de vin, suivant un contrat passé avec le Chapitre,

Elles furent mises en place en 1496, mais dans une position autre que celle qu'occupent aujourd'hui les soixante-deux stalles, qui formaient clôture devant le choeur, avec retours latéraux, ainsi que nous l'avons rapporté plus haut, en rappelant l'histoire de Notre-Dame.

En 1561, les huguenots leur firent subir d'importantes mutilations en brisant les statuettes qui ornaient les accoudoirs, puis d'autres dégradations furent le fait des révolutionnaires.

Néanmoins, on peut encore se rendre compte de ce qu'était la décoration ornementale, consistant en
branches d'arbres ou ceps de vignes avec leurs fruits disposés dans des panneaux et accompagnés de quelques statuettes échappées aux désastres. Enfin, on reconnaît certaines scènes comme l'Annonciation et le prophète Isaïe et on peut constater que les miséricordes étaient ornées de feuilles, de figures, d'animaux, de monstres et de scènes curieuses. Les dorsaux sont rehaussés d'arcatures, les unes de style rayonnant, les autres de style flamboyant."

 

—LAFON (Victor, abbé), 1889, Historique du choeur et iconologie des stalles de l'église Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, Rodez, 1889. Non consulté.

https://www.google.fr/books/edition/Proc%C3%A8s_verbaux_des_s%C3%A9ances_de_la_Soci/Umi2xSqTAOsC?hl=fr&gbpv=1&dq=stalles+de+l%27%C3%A9glise+Notre-Dame+de+Villefranche-de-Rouergue&pg=RA1-PA96&printsec=frontcover"

—PRADALIER-SCHLUMBERGER (Michèle), « Villefranche-de-Rouergue, collégiale Notre Dame. », dans Congrès archéologique de France. 167e session. Monuments de l'Aveyron. 2009, Paris, Société française d'archéologie, 2011, 444 p., p. 359-370

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IA12ANEX/IA12000042_01.pdf

 

Sur les miséricordes en général :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 444 pages 26 et suiv.

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 149-153 et 217.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle Sculpture Miséricordes. Fou. Acrobate
9 décembre 2025 2 09 /12 /décembre /2025 22:44

Les 30 stalles (chêne, André ou Étienne Sulpice, vers 1490) de la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche de Rouergue. I, les miséricordes, les appui-mains et les jouées.

 

Voir  sur les Chartreuses:

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

PRÉSENTATION

Les donateurs, Vésian Valette et Catherine Garnière, v.1450.

"En 1450, sire Vezian Valette, riche marchand de Villefranche, mourut à Rome où il était allé gagner l'indulgence plénière du premier jubilé du pape Clément VII ; sa veuve, Catherine Garnière, pour se conformer aux dispositions du testament, fit construire le couvent de la Chartreuse. Les travaux débutent en 1451, sous l'égide du prieur Pierre Marcellariis, envoyé par le prieur de la grande Chartreuse. L'église, le cloître et le chapitre sont achevés en 1458 par les maîtres maçons Corradus Rogier et Jean Copiac avec lesquels est en outre, la même année, baillé à prix-fait la construction dans les deux ans du petit cloître pour 700 écus d'or. En 1461, Vezian Valette est inhumé dans le tombeau qui lui avait été préparé ; sa veuve y est ensevelie en 1465. En 1491, la chartreuse est incorporée à son ordre par le chapitre général tenu à la grande Chartreuse de Grenoble . L'église est consacrée le 4 septembre 1546."

En 1561, les Chartreux de Villefranche sont chassés du couvent par la famille Valette, Huguenots se disant de la même famille que Vezian Valette, et se retirent au couvent des Cordeliers de Villefranche. En 1790, les Chartreux sont de nouveau chassés et la chartreuse mise en vente. En 1792, les religieuses de l'hôpital de Villefranche y installent leurs malades. Les bâtiments, déjà remaniés au 17e siècle, subissent de nouveaux aménagements pour se conformer à cette utilisation.

Les cloîtres, le chapitre et les chapelles témoignent d'une certaine recherche ornementale. Les cellules des moines étaient des pièces carrées surélevées d'un galetas dont l'accès se faisait par une trappe. Le chartreux y recevaient la nourriture par une ouverture pratiquée dans le mur de la galerie du cloître. Une sorte de petit promenoir couvert et un cabinet d'aisances formaient le complément de ce logis qu'entourait un petit enclos. Les chartreux se réunissaient au réfectoire les jeudis et dimanches."

Dans les temps calmes, les chartreux occupaient toutes les places des 30 stalles, mais à la Révolution de 1789, il ne restait que huit chartreux.

 

Plan de la chartreuse Saint-Sauveur d'après "Congrès archéologique de France - 1937" annoté par Mossot Wikipedia

 

 

La chapelle est divisée en deux parties par une haute cloison en bois, réalisée au XVIIIe siècle, séparant le chœur des moines qui se trouve dans la troisième travée, des convers ou d'éventuels visiteurs masculins.

Emplacement des stalles. Plan 1837.

Les stalles

Les moines disposent de 30 stalles en bois disposées en U sur un rang, douze au nord, autant au sud, et trois de chaque côté de l'entrée du chœur, mesurant 12,40 m de longueur.

 

Andre Sulpice, originaire de Lozère ou de Bourges (son nom y apparait en 1452), fut le concepteur entre 1462 et 1489-90, des stalles de la cathédrale de Mende (1460), de la chartreuse Saint-Sauveur et de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. a aussi travaillé à la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, à l'abbaye de Loc-Dieu et à la cathédrale de Rodez.

"Le travail de la partie inférieure des sièges de la chartreuse de Villefranche, et de Loc-Dieu, fut exécuté par d'autres artistes, au nombre desquels figurait un sculpteur doué d'un talon remarqable d'observation pour les animaux, les oiseaux en particulier." (D et H Kraus)

Un copié-collé de Jacques Dubois :

"Comme chez les cisterciens ou les grandmontains par exemple, la totalité de l'église était réservée aux moines. L'espace était divisé en deux chœurs: l'un pour les pères. l'autre, à l'ouest, pour les frères. La séparation est encore matérialisée par un emmarchement à panier de la deuxième travée et par un jubé daté de la fin du XVIIe siècle. Le premier ensemble de stalles comprend trente sièges à une seule rangée, douze le long des murs et six en retour. Le second, plus simple, s'organise en deux séries de quatre sièges . Contre le mur pignon de part et d'autre de l'entrée les stalles sont surmontées de dorsaux à décor de remplage varié et sont couronnées d'un dais en quart-de-rond terminé par une petite balustrade. Au premier abord, elles sont très proches de celles, bien documentées, de la collégiale de Villefranche et de la cathédrale de Rodez. Par ailleurs, comme l'a montré N. Bournot-Didier, les techniques de confection et d'assemblage sont les mêmes, permettant d'attribuer les deux ensembles de la chartreuse à l'atelier d'André Sulpice . Alors que l'abbé Lafon plaçait leur réalisation de 1462 à 1477, N. Bournot-Didier penche plutôt pour un début de chantier vers 1468-1469.

Pourtant, les différents auteurs qui ont consacré quelques lignes aux stalles de la chartreuse ont bien précisé qu'elles s'éloignaient du style d'André Sulpice, l'abbé Lafon, le premier, écrivait: « Cependant pour peu qu'on ait l'œil exercé, on s'aperçoit facilement que les miséricordes de la Chartreuse ne sont pas de la même main que celles de Notre-Dame de Villefranche ni de la cathédrale de Rodez, qui ont entre elles de grandes similitudes." De fait, les sculptures des miséricordes présentent un modelé moins ferme et un dessin général plus sommaire. Huit stalles cependant font exception et sont en tout point similaires à celles documentées d'André Sulpice. Récemment, A. et Deschamps (A. et J. Deschamps, "André Sulpice, menuisier du XV siècle. Faiseur des stalles en Berry, en Gévaudan et en Rouergue(coll. Pages d'Histoire du Bas-Rouergue ), Mémoires de la Société des amis de Villefranche et du Bas-Rouergue. Villefranche, 2009, p. 201. ) ont proposé d'y voir là les huit sièges retirés des stalles de la collégiale suite à un accord passé entre les consuls et le chapitre en date du 5 avril 1487. Pour étayer cette hypothèse, on peut souligner que la forme des sellettes de ces huit sièges correspond exactement à celle des ensembles de la collégiale et de la cathédrale, alors que pour les autres, elle est d'un travail plus simple.

Aussi est-il envisageable d'attribuer les stalles de la chartreuse, non pas à André Sulpice, mais plutôt à son fils Étienne, installé à Villefranche, ce qui explique leur parenté avec les deux grandes menuiseries réalisées par l'atelier de son père qu'il reprend après le décès de celui-ci vers 1489- 1490. Le travail remonterait alors aux années 1490 et l'ouvrage serait installé dans l'église vers 1510, comme semble vouloir l'indiquer la mise en place d'une nouvelle porte à la sacristie." (Jacques Dubois 2011)

Note : si on en juge par la forme rectangulaire de la sellette des miséricordes de la chartreuse, et en double parenthèse de celles de la collégiale, celles d'André Sulpice porteraient, dans ma description, les n° 4, 5 et 6, je ne parviens pas à identifier les 5 autres.

J'ai choisi de les numéroter en partant de l'entrée, juste après avoir franchi la porte de la clôture, en faisant le tour des stalles sud et jouées (A, B) dans le sens anti-horaire puis en reprenant le compte des stalles nord depuis l'entrée vers l'est dans le sens horaire. Un schéma sera plus clair :

 

Schéma de numérotation des 30 stalles de la chartreuse, lavieb-aile.

 

 

[Dans la première travée du choeur des convers, se trouvent également huit stalles encadrant le portail pour les frères convers Elles s'organisent en deux séries de quatre sièges : ils ne font pas partie de cet inventaire, je donne deux clichés à la fin.]

 

Les stalles de la Chartreuse de Villefranche de Rouergue, I, les miséricordes.
Les stalles de la Chartreuse de Villefranche de Rouergue, I, les miséricordes.
Les stalles de la Chartreuse de Villefranche de Rouergue, I, les miséricordes.

                   LES STALLES DU CÔTÉ SUD.

Jouée A, entrée sud. Volutes de feuillage s'achevant dans des gueules de dragons.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°1: un chien, museau dans les pattes.

On voit comme le pelage est traité par des coups arciformes de gouge.

 

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°2 : feuille d'acanthe.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°3 : homme à bouche concave portant une cagoule de fou à oreilles d'âne.

Le motif du fou est très répandu, tant dans les stalles européennes que dans le décor satirique en général. Le livre Das Narrenschift du strasbourgeois Sebastian Brant est paru en 1494, avec ses nombreusses planches fixant le modèle iconographique (oreilles d'âne, bonnet ou cagoule à grelots, marotte) et a été traduit aussitôt en français sous le titre La Nef des Fous.

 

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°4 : feuille de vigne et rameau ligneux (sarment).

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°5 : sarment de vigne et glands (quercus pubescens).

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Miséricorde de la stalle n°6 : chien mordant un agneau.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°7 : oiseau ailes déployées, tête tournée à droite.

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Miséricorde de la stalle n°8 : griffon (tête à bec d'oiseau, ailes d'aigle et corps de lion).

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Miséricorde de la stalle n°9 : animal hybride à corps d'oiseau aux ailes déployées et à la tête anthropomorphe aux oreilles d'âne, tirant la langue.

Chauve-souris?? Voir la chauve-souris manifeste d'un culot du cloître :

 

 

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Miséricorde de la stalle n°10 : fleur à 6 pétales triples et bouton quadrillé; rameaux ligneux.

La présence de ces rameaux ligneux, ou branches écotées, déjà rencontrée en n° 4 et n°6, prend ici un développement important, si bien que je m'interroge sur sa valeur emblématique, interrogation renforcée par la miséricorde n°13. Ces rameaux sont innombrables sur les panneaux des dais.

 

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°11 : chien à queue large et longue.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°12 :  lion, patte antérieure gauche dressée.

Voir l'association d'un chien et d'un lion se partageant les extrémités d'un sarment de vigne sur un culot du cloître :

 

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°13 : chapeau de pèlerin (passementé de 2 glands) et rameau ligneux.

Voir  un chapeau semblable sur un culot du cloître : ce dernier n'est pas placé ici dans une visée décorative. On peut lui accorder d'autant plus d'attention que c'est la seule, avec le Fou n°3, dont le sujet est humain, et non animal ou végétal.

 

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°14 : masque animal à cornes et oreilles d'âne.

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Miséricorde de la stalle n°15  : un chien colleté, à queue large comme une feuille, la patte antérieure droite au museau.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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La jouée B, au Sud-est

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

                     LES STALLES DU CÔTÉ NORD

 

Jouée C, entrée nord-ouest 

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°16 : oisaeu ailes déployées, tête à droite (comme n°7)

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°17 : feuille de vigne et rameau ligneux (comme n°4 et 5).

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°18 : homme de face, vêtu d'une large pelisse, coiffé d'un bonnet, bras écarté tirant la langue (pour vomir?)

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°19 : ange de face, mains rapprochées tenant un objet (brisé?).

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°20 : chauve-souris. Cf n°9.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°21 : lion, tête de face.

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Miséricorde de la stalle n°22 : oiseau (oie?) tenant dans son bec un fer à cheval (brisé).

D. et H Kraus citent p. 239 la miséricorde de Stratford-upon-Avon où une autruche (réputée digérer tout ce qu'elle avale) tient dans son bec un fer à cheval, et ils renvoient à celle de Saint-Martin aux-Bois (Oise) ou à celle de Saint-Jean-de-Maurienne où une oie (aux pattes terminées par des sabots) brandit un fer à cheval dans son bec.

Saint-Martin-aux-Bois. Cliché Alain Bonte

Les auteurs y voient une illustration de l'expression "bête à ferrer une oie". Mais, peut-être par confusion, les auteurs montrent la figure suivante, bien plus convaincante pour nous mais que la légende  situe à Saint-Martin-aux-Bois, et non à Saint-Jean de Maurienne :

D et H. Kraus, Le monde caché des miséricordes p. 53

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°23 : ourson se grattant de la patte postérieure droite.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°24 : aigle se frappant la poitrine de son bec.

Difficile d'y voir un pélican, symbole christique

 

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Miséricorde de la stalle n°25 : chien, la queue entre les pattes.

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Miséricorde de la stalle n°26 : ourson à la main (anthropomorphe) gauche placée sous le coude droit.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°27 : lièvre, de profil.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°28 : masque +/- anthropomorphe aux oreilles d'âne

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°29 : dragon au corps serpentiforme torsadé noué en 8.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°30 : oiseau, bec sur le croupion.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée D, nord-est.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Quelques appui-mains.

1. Moine ou chartreux priant, tête sous la cuculle.

 

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

 

2. ange assis.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

3. Angle sud-ouest : mine sous la cuculle, tenant un phylactère; feuille d'acanthe.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

4. Tête, gueule au nez épaté et à la bouche ouverte, yeux tournés vers le haut

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

5. feuillage enroulé.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

6. buste.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Deux autres miséricordes (des frères convers?)

 

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricordes de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS

https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00094202

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM12000691

— DUBOIS (Jacques), 2011, Villefranche-de-Rouergue, chartreuse Saint-Sauveur. L'architecture, dans Monuments de l'Aveyron, Congrès archéologique de France, 167e session, Paris, Société Française d'Archéologie, 2011.p. 387-399

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IA12ANEX/IA12002928_01.pdf

— BOURNOT-DIDIER (Nancy), 2000, "André Sulpice et les stalles du Rouergue", thèse histoire de l'art Toulouse 2 sous la direction de Michèle Pradalier-Schlumberger

https://theses.fr/2000TOU20015

Résumé : "Andre Sulpice, ligni faber menuisarlus fusterius, selon les textes, originaire de Bourges, fut le concepteur entre 1462 et 1489-90, des stalles de la cathédrale de Mende, de la chartreuse Saint-Sauveur et de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. D'autres chantiers lui furent longtemps attribués : les stalles de la cathédrale de Bourges, de la cathédrale de Vence, de Notre-Dame de la Carce de Marvejols, de la cathédrale de Béziers, de l’église de l'abbaye de Loc-Dieu et une partie des actuelles stalles basses de la cathédrale de Rodez. Cette thèse déclasse ces ensembles en s'appuyant, soit sur une stricte analyse comparative, soit sur l'existence de documents. Lorsqu'il ne subsiste aucun vestige, ni aucun texte d'archives les stalles ont été définitivement écartées des réalisations possibles de l'atelier d’André Sulpice. Malgré des qualités techniques de menuiserie et de sculpture dont ont fait preuve les ouvriers particulièrement expérimentes de l'atelier de Sulpice, son rayonnement dans le Rouergue et les environs fut peu important. Seules les stalles de Salles-Curan reflètent son influence en développant déjà les motifs ornementaux de la Renaissance, visibles depuis 1492-1498 aux dossiers des stalles consulaires de Villeneuve d'Aveyron, puis de Conques et dans une moindre mesure à Sauveterre-de-Rouergue. Conjointement et systématiquement à l'analyse formelle de chaque ensemble de stalles est menée une étude sur les chapitres de chanoines, les emplacements et les questions de préséance des ecclésiastiques et parfois des laïcs et la liturgie propre aux stalles. Ce travail ne se cantonne pas à une description iconographique des miséricordes, il aborde le fonctionnement d'un atelier de menuiserie, la personnalité d'un maître-d'œuvre en compte la destination originelle des stalles en tant que mobilier liturgique, reflet d'une sévère hiérarchie capitulaire, parfois facteur de conflits politiques."

— LAFON (Victor),1891 , Iconographie de la chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. Rodez.

https://www.google.fr/books/edition/Proc%C3%A8s_verbaux_des_s%C3%A9ances_de_la_Soci/Umi2xSqTAOsC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22dais%22+chartreuse+Saint-Sauveur+villefranche-de-rouergue&pg=RA1-PA100&printsec=frontcover

 

 —GAULEJAC (Bernard de), 1938, « La chartreuse de Villefranche-de-Rouergue », dans Congrès archéologique de France. 100e session. Figeac, Cahors et Rodez. 1937, Paris, Société française d'archéologie, 1938, 570 p p. 106-121

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5619772d/f111.item

"Le choeur des religieux, qui occupe la troisième travée de la nef, renferme trente stalles disposées sur un rang : douze au nord, le même nombre au sud et trois de chaque côté de l'entrée du choeur, à l'ouest.
Les hauts dossiers sont décorés d'un réseau flamboyant entre des contreforts à pinacles ; au-dessus s'avance un baldaquin en forme de voussure, couronné par une galerie ajourée, interrompue par des pinacles. Le travail des jouées, décorées d'enroulements et de motifs de feuillages, est assez remarquable ; il constitue, avec celui des parcloses et des miséricordes, la principale richesse des stalles de la Chartreuse. On y rencontre une grande variété de compositions, où apparaissent des motifs de feuillages, d'animaux sauvages ou fantastiques, de figures humaines et toute sorte d'emblèmes. Du côté nord, quelques hauts dossiers ont été mutilés à une époque moderne, pour permettre d'établir une chaire aujourd'hui inutilisée.
Dans la première travée de la nef, huit stalles, analogues aux précédentes, mais plus simples, encadrent le portail d'entrée ; elles étaient destinées aux frères.
Toutes ces stalles sont dues au ciseau du maître menuisier André Sulpice, qui est également l'auteur des stalles de la collégiale de Villefranche, de celles de l'abbaye de Loc-Dieu et de la cathédrale de Rodez. Le contrat est de 1462, et le travail dura seize ans."

—LAURIERE (Raymond), 1999 Thèse Toulouse 2

https://theses.fr/1999TOU20040

Sur les miséricordes en général :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 pages 26 et suiv.

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 149-153 et notes 243-261.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Sculpture XVe siècle
24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 09:22

Les 54 stalles (chêne, Richard Falaise, 1522) de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. II B, le côté nord, stalles hautes.

 

—Voir sur cette Collégiale :

 

—Voir sur les stalles :

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

PRÉSENTATION.

 

Ces stalles ont été réalisées en 1522 par Richard Falaize ou Faleze, menuisier à Paris qui fut rémunéré 450 livres parisis. On les transporta de Paris à Melun par la Seine, puis de Melun à Champeaux par chariots.  Leurs 54 sièges dépassaient de loin le nombre des chanoines (12 à l'origine puis 24, mais le plus souvent 13) et devaient accueillir aussi l'archevêque de Paris ou ses représentant car la collégiale dépendait du diocèse de Paris), les membres de la noblesse (ceux qu'on retrouvent comme donateurs des vitraux) mais aussi les enfants de chœur et les chantres ou maîtres de musique.

Elles ont certainement été réaménagées après la suppression des jubés, à la fin du XVIIe. Une grille fut installée pour fermer le chœur.

 En 1787, elles échappèrent à leur destruction qui avait été ordonnée par l'archevêque de Paris, Antoine Léonor Léon Le Clerc de Juigné, qui enjoignait les chanoines de "faire changer le plutôt possible les figures bisarres et singulières " qui s'y trouvaient. Mais les chanoines choisirent plutôt de les faire recouvrir d'une épaisse couche de peinture ocre. 

Le corpus des miséricordes comportait pourtant douze illustrations de l'histoire de Job, exhortant les chanoines à la Foi en la rédemption malgré les épreuves, mais aussi les figures christiques du Pélican nourrissant ses petits de son propre sang et   du Phénix renaissant des flammes, les figures de sainte Catherine, de Dieu chargé des péchés du Monde, les anges portant les Instruments de la Passion, ou donnant d'autres exemples de vertus chrétiennes comme l'aumône.

Mais les chanoines étaient aussi attachées aux drôleries et allusions aux proverbes et sentences de leurs sièges, porteurs d'une sagesse populaire qui nourrit cet ensemble.

Les stalles échappèrent aussi à la Révolution ; Amédée Aufauvre et le peintre Charles Fichot les décrirent soigneusement en 1858 et en donnèrent une planche entière d'illustrations. Néanmoins, Amédée Aufauvre, journaliste, historien polygraphe et rédacteur en chef du journal » Le Propagateur » se déclare choqué par la licence des saynètes, lui, qui pourtant, "Dieu merci, ne fait pas de pruderie" : y'a de l'abus !

 

 "On reste confondu de la hardiesse des contrastes que les sujets offrent entre eux. La fantaisie du sculpteur a passé du profane au sacré, avec une liberté du ciseau que rien ne saurait justifier. On
comprend les grotesques de la rue, les sculptures hardies que les artistes du XVI e siècle imposaient aux sablières, aux brasseaux, aux bouts de poutres, aux façades. La liberté des mœurs et le choc des opinions religieuses devaient trouver alors au dehors, des caricaturistes à la hauteur de toutes les fantaisies de l’époque; mais dans une église, au chœur d’une collégiale, sur les sièges mêmes des prêtres, de pareilles singularités sont inexplicables. Dieu merci, nous ne faisons pas de pruderie ; nous savons que les arts ont des droits à une large indépendance et qu’il faut accorder aux caprices une très-grande latitude. Cependant, à Champeaux, la licence a dépassé les limites extrêmes de la mode, de l’habitude et de l’influence des usages. L'église n’a pas inspiré au sculpteur plus de circonspection que le plus profane des édifices : on en va juger par le simple énoncé des sujets et par le pêle-mêle qui les caractérise.
Les stalles datent du commencement delà Renaissance, époque de témérités de tout genre, dans les arts auxiliaires ou imitateurs par la caricature, de l’esprit de discussion et de ses ironies. Les écarts sont d’ailleurs innombrables quand une transformation artistique se produit, et c’est ce qui explique, jusqu’à un certain point, l’abus que nous signalons. Il se faisait alors une confusion étrange entre l’antique travesti et les sévérités du gothique : on mariait deux contrastes. Il n’est pas surprenant que les artistes d’un ordre inférieur aient outré les conséquences du nouveau système."

 

Elles furent classées le 11 avril 1902, et Jean Messelet reprit leur description dans le Bulletin monumental de 1925 . On les débarrassa de leur couche de peinture, et elles figurent aujourd'hui parmi les meilleurs exemples de l'art des hûchiers alliant la truculence du Moyen-Âge et les décors Renaissance.

Numérotation

Je reprends le principe adopté par Florence Piat dans sa thèse sur les stalles de Tréguier, débutant la numérotation par les stalles hautes côté sud, depuis l'entrée, poursuivant par les stalles basses sud en revenant vers la nef, redémarrant par les stalles nord hautes de la nef vers l'est, et revenant enfin par les stalles basses vers la nef.

Soit, ici :

Stalles SH  sud hautes n°1 à 14

Stalles SB sud basses  n° 15  à 27

Stalles NH nord hautes n° 28 à 41

Stalles NB nord basses  n° 42 à 54.

 

La jouée nord-ouest : candélabre et rinceaux à deux profils anthropomorphes feuillagés et deux têtes d'oiseaux.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°28 : un faune armé d'un gourdin luttant contre un dragon.

A. Aufauvre y voit "un hercule luttant contre un monstre". Mais si on observe bien, on voit que le personnage, barbu, athlétique et quasi-nu hormis une collerette de poils, a des sabots de bouc, et que ses pattes sont velues. Les oreilles sont-elles longues et pointues ? On ne sait, elles sont cachées par la chevelure. Dans tous les cas, c'est là un beau face-à face. Le glissement entre le végétal, l'animal et l'humain, grand principe des métamorphoses de la Renaissance, s'observe peut-être aussi sur le gourdin, qui s'achève comme un os fémoral, à deux condyles.

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°29 : Pélican nourrissant ses petits de son sang, en se blessant la poitrine.

On sait qu'il s'agit là d'une figure christique et un symbole eucharistique.

A. Aufauvre : "Pélican dans l'attitude qu'on lui donne prête pour nourrir ses petits."

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°30 : homme assis, de face, vêtu d'une robe longue, coiffé d'un chapeau à larges bords, déroulant un phylactère.

Il n'a rien d'un chanoine, rien d'un prophète ou d'un apôtres (ces habitués des phylactères), et le texte de sa banderole est perdu.

A. Aufauvre : "un personnage déroulant une légende". C'est pas faux.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Le panneau intérieur du dais NW.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°31 : la Grappe de Canaan : deux hommes portant sur leurs épaules  une perche où est suspendue une grappe de raisins disproportionnée à leur taille.

Les hommes portent la même tunique courte serrée par une ceinture, la même coiffure dont le rabat est relevé dans un cas, et protège les oreilles dans l'autre. Ils sont saisis dans l'allure de la marche, le pied levé pour le second, le corps penché en avant pour le premier.

A. Aufauvre : "la grappe de la Terre Promise, portée par deux hommes".  

"Moïse les envoya pour explorer le pays de Canaan. Il leur dit : Montez ici, par le midi ; et vous monterez sur la montagne. Vous verrez le pays, ce qu’il est, et le peuple qui l’habite, s’il est fort ou faible, s’il est en petit ou en grand nombre ; ce qu’est le pays où il habite, s’il est bon ou mauvais; ce que sont les villes où il habite, si elles sont ouvertes ou fortifiées ; ce qu’est le terrain, s’il est gras ou maigre, s’il y a des arbres ou s’il n’y en a point. Ayez bon courage, et prenez des fruits du pays.
C’était le temps des premiers raisins. ...Ils arrivèrent jusqu’à la vallée d’Eschcol, où ils coupèrent une branche de vigne avec une grappe de raisin, qu’ils portèrent à deux au moyen d’une perche ; ils prirent aussi des grenades et des figues. On donna à ce lieu le nom de vallée d’Eschcol, à cause de la grappe que les enfants d’Israël y coupèrent. " (Nombres 13 :23-24)

Voir le même thème sur la miséricorde n° 6 des stalles sud de La Guerche de Bretagne, contemporaines de celles de Champeaux.

Voir le tableau de Poussin, L'Automne (Louvre)

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Appui-main : un homme coiffé d'une cagoule, à la partie inférieure difforme et végétalisée.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°32 : quatre rats se partageant le monde.

Un globe surmonté d’une croix et divisé  par un cercle  équatorial et un quadrant est percé de trous, comme un fromage, mangé par quatre rats.

il s'agit de la "boule aux rats", une illustration du proverbe "le monde est rongé par les rats", et un message sur le monde trompeur.

E.C. Block la décrit sous la référence NH-05 et le titre "Les Rats de l'hérésie ou le monde corrompu", car "les rats rongent le monde chrétien".

Voir la miséricorde 19 des stalles de Gassicourt à Mantes-la-Jolie (Yvelines), datant de la fin du XVe siècle, où quatre rats rongent le globe crucifère comme un fromage, ou la miséricorde de la cathédrale Saint-Spire de Corbeil et celle de Ponts-de-Cé en Maine-et-Loire (qui décoraient l'église prieuriale de La Haye-aux-Bonshommes du XVIe siècle).

"Bien qu'archaïque et dépassé depuis 1492, le monde triparti sert encore d'image du monde, en lien avec la partition du monde entre les trois fils de Noé. Rattaché au champ des symboles religieux par ses origines scripturaires , cette figure trine signifie que le monde ne cesse d'être à l'image de son créateur. Or c'est ce monde achevé avec la création ( Gen. 2 , 1 ) , qui est voué à la vanité des hommes , à la course du temps qui ronge tout et aux vices rongeurs . Rongé des rats , le monde a l'aspect d'un « fromage de Hollande » troué par les mulots qui l'attaquent . Le fromage est l'attribut du fou, et , comme dit le proverbe , « à fol fromage ». L'orbe réduit à l'état de fromage est sans doute l'une des premières transformations données à l'image du monde au début du XVI siècle . Vidé de sa substance , transparent entre les mains du Salvator mundi , il peut être traversé comme bulle de savon selon les auteurs des miséricordes de Bosward et de Walcourt , en Belgique . Il n'est plus qu'un signe plastique d'équivalence linguistique pour dire simplement « le monde ». (d'après Sylvie Bethmont-Gallerand : Le monde et le moine : essai de reconstitution et d’interprétation de l’iconographie des stalles de l’église de Gassicourt, Yvelines, Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2005, Numéros 31 à 32 page 102.)

 "Ce motif de la « boule aux rats » est apparu à la fin du Moyen Age, en marge du grand art religieux. Les sculptures de stalles en forment le principal réservoir mais de nombreux exemples subsistent dans les marginalia des livres pieux et sur le décor extérieur des églises du gothique tardif. Ce motif ne se livre à l’intelligence qu’à la suite d’un patient détour par chacun des éléments qui le composent. Si la source semble en être une unique expression proverbiale, ses nombreuses occurrences dans l’art doivent être étudiées en fonction de leurs contextes respectifs. Ainsi se dégagent les caractéristiques d’une imagerie modeste accompagnant les grandes expressions de la foi dans la période de la pré-Réforme; des images auxquelles est souvent attribué, faute de mieux, un caractère populaire. Pourtant les commanditaires et les lieux d’élection de ces boules aux rats les font plutôt participer à l’oraison savante qu’à la piété des simples. Une oraison dirigée vers la moralisation, qui englobe tous les aspects de la vie civile, les aléas de l’histoire contemporaine, comme les travers des contemporains clercs et paroissiens, au sein de motifs non dénués d’humour." Sylvie Bethmont-Gallerand, Le motif de la boule aux rats dans la sculpture et la peinture (XVe–XVIe siècles) Reinardus, Volume 14, Issue 1, Jan 2001, p. 39 - 54

Le globe triparti apparaissait déjà sur la miséricorde n°6 (sud, stalles hautes, Dieu tenant le monde devant Satan),  n° 53 (stalles basses nord, Deux hommes jouant au ballon avec le globe terrestre) et apparaîtra dans ces stalles nord hautes dans les miséricordes n° 34 et 39. C'est en souligner l'importance, mais la même clef d'interprétation (Le monde trompeur ou corrompu) fonctionne difficilement pour les quatre scènes. Pour réunir ces cinq exemple, il faut se contenter d'y voir une image du monde créé par Dieu.

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°33 :  Renart prêchant  aux poules.

Renart s'est installé en chaire et, dans un geste d'éloquence inspiré, il  prêche la bonne parole aux poules (ou du moins à des volailles) prosternées ou fascinées. Ici, il n'a pourtant pas pris la peine de se déguiser en moine prêcheur. Et sa queue qui s'échappe des arcades de la chaire pourrait le trahir, si les dévotes étaient moins aveuglées par le beau parleur.

Le thème du renard prêchant aux poules est très ancien, déjà présent dans la Haute-Antiquité puisqu’il apparaît sur des papyrus égyptiens. Comme d’autres motifs, il connaît un véritable succès au Moyen Âge, aidé en cela par la littérature, via la diffusion des Fables d’Ésope et, plus tard, du Roman de Renart. Le thème de Renart le bestourné  (Rutebeuf, 1261), Renart Contrefait (Clerc de Troyes, 1319-1342) est également très populaire et représenté à de nombreuses reprises sur différents supports, manuscrits ( Livre de Prières de Marie de Clèves, les Heures de Marie de Bourgogne, ou encore les Heures de Montbéron, manuscrit breton du XVe siècle, conservé à la BM de Nantes), sculpture en pierre (culots), ou en bois (sablières, jubé, miséricordes).

Sur les miséricordes, Renart prêchant est très présent, à Saint-Lucien, Beauvais (Oise), Saint-Claude (Jura), à Bletterans, (Jura) , Saint-Taurin d'Evreux (Eure) , à Walcourt, Louvain, à Hoogstraeten, en la Nativité Sainte-Marie de Kempen, Allemagne (vers 1500) à la cathédrale da Se da Funchal, Madère, à Etchingham, East Sussex , à la Cathédrale d’Ely ou à Beverley Minster (vers 1520), et à l'église Sainte Marie de Beverley, dans le Yorkshire (vers 1445).

 

Voir :

—Renart dans le sculpture en bois bretonne dans mes articles d'iconographie commentée :

Miséricorde des stalles de St Lucien de Beauvais conservées à Cluny. Cliché lavieb-aile.

—Dominique Chancel, 2015, Renart déguisé en moine, prêchant de volailles pour mieux les séduire. Une revue iconographique exhaustive à propos du château de l’Arthaudière à Saint-Bonnet-de-Chavagne en Isère. 

https://www.narthex.fr/wp-content/uploads/2025/03/les-fourberies-de-Renart-2016-2-12.pdf

—Sophie Duhem, 1998, "«Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la  sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle"  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  Volume 105  Numéro 1  pp. 53-69

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°34 : un docte viellard chûte sous le poids du Monde (globus cruciger) accablant ses reins.

Nouxs retrouvons le globe triparti marqué de la croix de la miséricorde n° 32. Mais cette image du Monde pèse sur le dos d'un viellard, coiffé du même bonnet à rabats adopté par les autres personnages de ces stalles, vêtu d'une robe longue, mais dont la dignité est contredite à la fois par ses pieds nus, et à la fois par sa posture de renversement, de chute. Est-ce Dieu portant sur son dos le poids du monde chargé de péché (D. Kraus) ? Un Docteur  qui perd la boule devant le spectacle de Nef des Fous (S. Brant 1494) du monde ? Ou, comme le voyait Aufauvre, un acrobate jonglant avec un globe ?

Dans tous les cas, cette sphère du Monde semble porteuse, comme pour la Boule aux rats, d'une leçon de morale face à un déclin. 

A. Aufauvre : "un Atlas burlesque marchant sur ses mains et portant un globe cerclé".

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°35 : deux aigles présentant un blason.

C'est le seul blason de ces stalles, et on l'aurai attendu sur l'emplacement le plus honorifique, les stalles 38-39 ou 8-9. Il devait porter des armoiries, peut-être l'une de celles qui sont multiples sur les vitraux, peut-être celles d'un évêque de Paris. Mais les meubles héraldiques ont été bûchées.

A. Aufauvre : "écusson becqueté par deux oiseaux affrontés".

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°36 : une femme marchant comme à l'aveuglette, devant une tortue dressée de profil sur ses pattes arrières. Au dessus, un objet (corde, bâton ?) est partiellement effacé.

A. Aufauvre : "deux femmes séparées par un personnage (aujour'hui brisé) qu'elles semblent se disputer".

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°37 : homme allongé sur le côté et dormant, relevant sa robe sur son genou gauche.

Ivresse de Noé??

 

A. Aufauvre : "Un homme en robe dans l'attitude du sommeil".

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°38 : un musicien coiffé d'une toque à plumet jouant de la chalemie devant un globe crucifère.

A. Aufauvre : un joueur de trompe, en tunique, coiffée d'une toque empanachée, en avant d'u globe crucifère"

Voir la  Fiche n°85 NH11 de  Musicastallis :

"Un page sonnant l'éveil à la terre chrétienne". L'instrument est assez proche de la chalemie représentée dans la miséricorde SH-12 du même ensemble [Job devant deux musiciens]. En l'absence de toute possibilité de voir les trous de jeu, l'aérophone peut être trompe ou chalemie. Le musicien, vêtu d'un costume et d'un béret à plume souvent attribués aux ménétriers, joue d'une longue trompe mutilée. Illustration du proverbe : "tromper le monde" ?

Scène(s) associée(s): L’association du globe terrestre et de la trompe symbolise le jugement dernier (voir fiche n°323) mais la stalle SH-07 "il faut être fou pour porter le monde" pourrait accréditer l’hypothèse du dicton "je trompe le monde chrétien"

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°39 : Un riche couple encadrant un récipient à couvercle. La femme semble y jeter un objet (bûché), l'homme s'apprête à dégainer son poignard.

A. Aufauvre : "un couple autour d'une marmite".

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°40 : un lion dévorant un loup (ou un chien).

A. Aufauvre : "un lion dévorant un quadrupède".

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Miséricorde de la stalle n°41 : un homme (robe logue, bonnet à rabats) est assis à l'envers sur un quadrupède et tend l'index droit vers son arrière-train tout en lui soulevant la queue. L'animal a les antérieurs fléchis. Il pourrait s'agir d'un taureau.

 

A. Aufauvre : "un cavalier au rebours, sur une bête fantastique".

 

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Panneau intérieur du dais. Rinceaux à têtes de poisson et de bélier.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Les culs-de-lampe du dais.

Chanoine priant.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Homme barbu déroulant un phylactère.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Ange tenant une lance (instrument de la Passion).

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Femme richement vêtue tenant des binocles.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Ange tenant des verges (instrument de la Passion).

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Femme tenant un objet cylindrique.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Ange déroulant un phylactère.

 

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Les 7 panneaux à claire-voie en couronnement du dais.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.
Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Corbeille + faune

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Corbeille + 2 angelots chevauchant des griffons.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Pentacle + corne d'abondance à visage anthropomorphe.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Candélabre et rinceaux à femme-feuille et tête de dauphins.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Pentacle tenu par deux angelots.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Corbeille + deux êtres fantastiques feuillagés.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

Corbeille + fleurs et volutes.

Les stalles de la collégiale de Champeaux. IIB, les stalles hautes du côté nord.

SOURCES ET LIENS

 

Palissy :

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM77001912

— Eglises du confluent 

https://eglisesduconfluent.fr/Pages/VIT-77Champeaux-CollStMartin.php

— AUFAUVRE (Amédée), FICHOT (Charles), 1858, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Collégiale de Champeaux, Paris, 1858, 407 p. page 44

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f87.item

— LEBEUF (Jean), 1883, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome cinquième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883, 478 p. p. 407-420

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

—MESSELET (Jean), 1925, "La collégiale Saint-Martin de Champeaux"  Bulletin Monumental vol. 84  pp. 274-281

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1925_num_84_1_11903

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image

—MICHELIN (Louis), 1841, Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2 p.488

https://books.google.fr/books?id=C0o-AAAAYAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=%22aumusse%22+%22champeaux%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

Sur les stalles :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162.

Le Corpus des Miséricordes Médiévales (XIIIe-XXVIe siècles) se compose de cinq volumes. Les quatre premiers sont consacrés aux miséricordes et aux sculptures de stalles de chœur associées, dans des régions spécifiques d'Europe. Le cinquième volume comprend un index iconographique exhaustif des thèmes communs à différents pays, ainsi que des thèmes propres à chaque pays. Le premier volume de cette série, « Miséricordes Médiévales en France », recense environ 300 églises qui conservent des miséricordes gothiques ornées de figures sculptées et de récits inspirés des traditions orales (proverbes, contes populaires), mais aussi des annotations marginales de manuscrits, des chapiteaux romans, des bibles illustrées, des gravures, des cartes à jouer… Une vaste fresque de la vie médiévale – activités rurales, métiers urbains, relations conjugales, vie monastique – est présentée dans ces sculptures, sous les sièges des stalles, aux côtés des costumes d'époque, de l'architecture urbaine et collégiale, et des mécanismes. Des jeux de mots et des rébus s'entremêlent souvent à ces thèmes, créant des énigmes à la fois comiques et mystérieuses pour le regard du XXIe siècle. La perspective globale des miséricordes, généralement négligée dans les études sur l'art médiéval, est ici présentée comme une base multidisciplinaire pour de futures recherches menées par des sociologues, des historiens, des archéologues et d'autres médiévistes. Les volumes suivants traitent des miséricordes en Ibérie, en Flandre et dans le nord de l'Europe, ainsi qu'en Grande-Bretagne.

https://books.google.fr/books?newbks=1&newbks_redir=0&hl=fr&id=nmnrAAAAMAAJ&dq=LACROIX+Marcel%2C+La+coll%C3%A9giale+Saint-Martin+de+Champeaux%2C+Paris%2C+Imprimerie+de+l%E2%80%99Auxerrois&focus=searchwithinvolume&q=champeaux

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

— DUFOUR (Jean), 2009, Le chartrier de la collégiale de Saint-Martin de Champeaux, ed Droz, p.56

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&pg=PA56&dq=stalles+champeaux+mis%C3%A9ricordes&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjiwvPj9vuQAxWUcKQEHevrO4YQ6AF6BAgIEAM#v=onepage&q=stalles%20champeaux%20mis%C3%A9ricordes&f=false

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 119 à122 et p.195.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&pg=PA40&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjK-sGxp_GOAxVNTqQEHbEaA1kQ6AF6BAgGEAM#v=onepage&q=mis%C3%A9ricordes%20stalles%20brou&f=false

— MUSICASTALLIS

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=86

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. XVIe siècle. Renaissance. Sculpture
21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 10:56

Les stalles (chêne, Richard Falaise, 1522) de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. II A, le côté nord, stalles basses.

 

 

—Voir sur cette Collégiale :

 

—Voir sur les stalles :

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

PRÉSENTATION.

 

Ces stalles ont été réalisées en 1522 par Richard Falaize ou Faleze, menuisier à Paris qui fut rémunéré 450 livres parisis. On les transporta de Paris à Melun par la Seine, puis de Melun à Champeaux par chariots.  Leurs 54 sièges dépassaient de loin le nombre des chanoines (12 à l'origine puis 24, mais le plus souvent 13) et devaient accueillir aussi l'archevêque de Paris ou ses représentant car la collégiale dépendait du diocèse de Paris), les membres de la noblesse (ceux qu'on retrouvent comme donateurs des vitraux) mais aussi les enfants de chœur et les chantres ou maîtres de musique.

Elles ont certainement été réaménagées après la suppression des jubés, à la fin du XVIIe. Une grille fut installée pour fermer le chœur.

 En 1787, elles échappèrent à leur destruction qui avait été ordonnée par l'archevêque de Paris, Antoine Léonor Léon Le Clerc de Juigné, qui enjoignait les chanoines de "faire changer le plutôt possible les figures bisarres et singulières " qui s'y trouvaient. Mais les chanoines choisirent plutôt de les faire recouvrir d'une épaisse couche de peinture ocre. 

Le corpus des miséricordes comportait pourtant douze illustrations de l'histoire de Job, exhortant les chanoines à la Foi en la rédemption malgré les épreuves, mais aussi les figures christiques du Pélican nourrissant ses petits de son propre sang et   du Phénix renaissant des flammes, les figures de sainte Catherine, de Dieu chargé des péchés du Monde, les anges portant les Instruments de la Passion, ou donnant d'autres exemples de vertus chrétiennes comme l'aumône.

Mais les chanoines étaient aussi attachées aux drôleries et allusions aux proverbes et sentences de leurs sièges, porteurs d'une sagesse populaire qui nourrit cet ensemble.

Les stalles échappèrent aussi à la Révolution ; Amédée Aufauvre et Charles Fichot les décrirent soigneusement en 1858 et en donnérent une planche entière d'illustrations, elles furent classées le 11 avril 1902, et Jean Messelet reprit leur description dans le Bulletin monumental de 1925 . On les débarrassa de leur couche de peinture, et elles figurent aujourd'hui parmi les meilleurs exemples de l'art des hûchiers alliant la truculence du Moyen-Âge et les décors Renaissance.

 

 

A. Aufauvre 1858, Gallica BnF

 

Le répertoire du côté nord diffère de celui du côté sud, et ce n'est pas un hasard si Amédée Aufauvre choisit, parmi les 14 miséricordes figurées sur la planche (dessinée et lithographiée par Charles Pichot), 13 du côté nord, plus pittoresques, plus savoureuses : le caractère populaire et médiéval y est mieux représenté, avec d'avantage de références (parfois énigmatiques pour nous), aux fabliaux,  sentences et proverbes et au monde du merveilleux et du fantastique. Est-ce que les chanoines (ou les invités) du côté nord était moins collet-montés que ceux de l'autre côté du lutrin ? Quelle était la moyenne d'âge des nordistes, leur revenu (c'est-à-dire le nombre de prébendes dont ils disposaient dans leur portefeuille), leurs titres nobiliaires, en comparaison des sudistes? Toute une étude sociologique nous manque...Notons néanmoins que les graffiti se retrouvent au nord, et non au sud.

Numérotation

Je reprends le principe adopté par Florence Piat dans sa thèse sur les stalles de Tréguier, débutant la numérotation par les stalles hautes côté sud, depuis l'entrée, poursuivant par les stalles basses sud en revenant vers la nef, redémarrant par les stalles nord hautes de la nef vers l'est, et revenant enfin par les stalles basses vers la nef.

Soit, ici :

Stalles hautes sud n°1 à 14

Stalles basses sud n° 15  à 27

Stalles hautes nord n° 28 à 41

Stalles basses nord n° 42 à 54.

 

Numérotation lavieb-aile des stalles nord.

 

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

La jouée est : deux chiens affrontés.

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle 42 (la dernière du côté est) : un Triton.

A. Aufauvre : "une syrène nue, les cheveux au vent".

On peut y voir une sirène, car dotée d'une queue de poisson au dessous du tronc (la réunion entre les deux parties étant ornée d'un collerette), mais sa poitrine peu marquée, son visage et même sa chevelure incitent à y voir un personnage masculin, et donc, comme le propose la base Palissy "un triton, desinit in piscem" (*). Il/Elle  ouvre les bras largement, mais ses mains et poignets sont brisés.

Si on admet qu'il s'agisse de Triton, c'es alors un emprunt, non plus au répertoire merveilleux médiéval, mais à la mythologie greco-latine, comme pour Hercule.

(*) Au début de l'Art poétique, Horace compare une œuvre d'art sans unité à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson : Desinit in piscem mulier formosa superne (De sorte que le haut soit d'une femme aimable, et le bas représente un poisson effroyable). Se dit des choses dont la fin se termine en queue de poisson, ne réalisant pas les promesses du début.

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle 43 : trois visages dans la même capuche de fous aux oreilles d'âne.

Allusion à une expression qui serait perdue, " trois têtes de fou dans un même bonnet" ?

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Appui-main : animal fabuleux sortant d'une coquille et la dévorant.

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Miséricorde de la stalle 44 : un homme en robe ouverte, coiffé d'un bonnet,  urine dans un van.

Un van est un tamis servant ... à vanner les céréales, "du latin vannus , ustensile servant à séparer le grain d'impuretés plus légères".

Il s'agit d'un calembour pour illustrer le proverbe "Petite pluie abat grand vent", il suffit (parfois) de peu de chose pour calmer une grande querelle.

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Graffiti des dorsaux.

ALLAN (stalle 45)

Une autre inscription non relevée sur le dossier.

On notera que, selon Aufauvre, "Au bas-côté nord est une inscription consacrée à Nicolas Allan, chanoine de Champeaux, donateur de 460 livres au profit de l’Eglise paroissiale, à la charge de divers services. Le contrat date du 12 mai 1636."

Voir 

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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stalle 46 : graffiti effacés ou peu lisibles LANEE (?) 1697 -TAT

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Stalle 44 : graffiti non lisibles, lettres Q et N.

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Miséricorde de la stalle 45 : deux joueurs de volant.

comparer à la stalle n°17, côté sud.

Les deux joueurs, en tunique courte et chausses ajustées, sont coiffés d'un bonnet sur leurs cheveux mi-longs, ils se détachent sur un fond qui peut corresponbdre à un paysage champêtre (champs cultivés).

 

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Appui-main: homme assis, lisant ; tête (recouverte d'une capuche) au visage bûchée.

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Miséricorde de la stalle 46 : un homme ou enfant nu, monté sur un quadrupède, lui tire la queue alors qu'il tient les rènes.

A. Aufauvre : "un homme sur un chameau dont il tire la queue et la bride".

La miséricorde n°17, en vis à vis, montrait un singe monté sur un griffon, soit une scène assez proche, bien que l'animal n'ait pas, ici, de crinière, et soit harnaché.

 

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Appui-main: figure fabuleuse aux formes globuleuses.

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Miséricorde de la stalle 47 : un enfant nu, monté sur un cheval, lève un ustensile à manche.

A. Aufauvre : "un cavalier nu armé d'une pelle.". 

On peut discuter de l'animal (âne, mulet), de ses pattes (pas de sabots mais des sortes d'orteils), de sa pelle, et de l'usage qu'il en fait (frapper sa monture? participer à un jeu ?).

 

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La stalle s'interrompt pour permettre le passage vers les stalles hautes. Les deux jouées sont décorées d'une archère et d'un archer.

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Jouée est : un jeune athlète nu et crépu bandant un arc en dansant.

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Jouée opposée : une jeune femme presque nue, cheveux au vent, armée d'un arc et tenant une flèche. Elle esquisse une danse.

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Miséricorde de la stalle 48 : homme faisant cuire dans un chaudron  un couple d'êtres grotesques et simiesques, dont un dragon ailé.

A. Aufauvre : "un homme regardant deux diables ailés, dans une chaudière".

 

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Appui-main : un homme coiffé d'un chaperon, lèchant un fruit (?) ou vomissant dans une coupe (?).

A. Aufauvre : "homme vomissant dans un plat à barbe."

 

 

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Miséricorde de la stalle 49 : un diable (cornu, griffu, velu) tenant un bâton ou une planche ou une porte, tenu par la queue et suivi par une femme en robe longue et coiffe serrée sous le menton.

La queue a été bûchée.

Allusion à l'expression "tirer le diable par la queue".

A. Aufauvre : "un singe ou un démon fuyant armé d'un bâton, devant un homme qui défend un objet (aujourd'hui brisé).

 

 

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Miséricorde de la stalle 50 : un homme faisant l'aumône à un infirme.

L'homme, un riche bourgeois vêtu d'un ample manteau (serré par une ceinture) et coiffé d'un bonnet, imberbe, cheveux mi-longs, pose une pièce dans la sébille d'un pauvre infirme, amputé au genou de la jambe gauche, appareillé d'un pilon, s'aidant d'une canne, et peut-être en outre aveugle car  son visage barbu est tourné vers le ciel. De sa main gauche, le Riche referme son aumônière suspendue à sa ceinture.

A. Aufauvre : "un homme faisant l'aumône à un infirme."

 

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Miséricorde de la stalle 51 : sainte Catherine d'Alexandrie.

La sainte, vierge et martyre est couronnée et tient un livre et une épée. Elle est encadrée de deux moitiés d'une roue, allusion à l'épreuve de la roue à lames acérées, dont elle sortit vainqueur par le miracle du bris de cette roue, qui alla blessr les bourreaux.

Sainte Catherine est représentée plusieiurs fois sur les vitraux. Son culte était  alors de première importance . Elle était vénérée par les filles à marier (les catherinettes du 25 novembre), par les femmes en général et surtout pour être protégé des périls mortels.

C'est la seule miséricorde à thème religieux de cette rangée.

A. Aufauvre : "une sainte Catherine".

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Retour d'angle : deux figures faisant fonction d'appui-main.

 

 

 

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Homme assis, vêtu d'une robe longue, coiffé d'un chaperon, écrivant sur un phylactère. 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Enfant accroupi, l'index sur les lèvres.

Est-ce une figure du Silence, déjà rencontré, sinon dans les stalles canoniales, mais en milieu monastique  (Brou ; Naples) ? mais l'index n'est pas posé verticalement. Ou une figure d'Harpocrate? Ou un homme se faisant vomir? etc.

Amédée Aufauvre : "homme qui s'ouvre la bouche et se gratte le pied".

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Appui-main : animal fabuleux de type dragon à pattes feuillagé.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle 52 : un cochon jouant de la cornemuse pour l'un de ses petits.

Cette miséricorde figure (bien sûr) dans l'encyclopédie de Jean-Luc Matte qui décrit ici le bourdon d'épaule, tandis que le hautbois et la partie supérieur du sac sont brisés.

Voir aussi la notice de la base Palissy (erronée, datation "du 11ème siècle") qui donne en légende "Une truie qui file ou joue de la cornemuse ou amusant son petit", à une photographie antérieure à 1896.

Le cochon (on ne voit pas les mamelles qui permettrait d'affirmer qu'il s'agit d'une truie) est assis sur ses pattes arrière. Le porcelet est assis sur un rocher et le regarde.

Référencée aussi sur Musiconis.

Voir aussi 2 miséricordes représentant des cochons musiciens :

https://www.lavieb-aile.com/2023/01/les-stalles-de-saint-lucien-de-beauvais-exposees-au-musee-de-cluny.html

A. Aufauvre : "une truie qui file".

 

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle 53 : deux hommes jouant au ballon avec le globe terrestre.

On peut y voir (base Palissy)  "le monde livré à la dispute des savants". Mais les deux hommes ne sont pas habillés comme des docteurs médiévaux, en robe longue fourrée et coiffés d'une barrette, au contraire, même si l'un est coiffé d'un bonnet, leur tunique courte, et la tenue "sportive" et désinvolte du second ne permet pas de voir là des savants.

Les gestes des bras montrent qu'ils s'envoient et se renvoient le globe.

A. Aufauvre : "Deux hommes s'envoyant le globe terrestre, comme un ballon".

 

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Appui-main :  notable (robe longue, béret, cheveux mi-longs) déroulant un phylactère. Visage bûché.

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle 54 : deux hommes frappent avec des maillets un petit homme allongé sur une enclume.

Légende de la base Palissy : "entre le marteau et l'enclume".

La sculpture conserve pour moi un côté énigmatique.

Le "petit homme" est peut-être un enfant ; il est coiffé d'une capuche à oreilles, qui pourrait être un bonnet de fou, mais qui ressemble à la coiffure de l'homme barbu de gauche. La collerette de son habit peut aussi appartenir au costume du Fou.

Les deux hommes ont l'aspect et la posture des bourreaux, notamment cette façon de dégager la cuisse droite de tout vêtement pour ne pas entraver le mouvement du bras.

A. Aufauvre : "deux maréchaux frappant sur une enclume le personnage de la Folie."

 

Stalles basses nord de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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SOURCES ET LIENS

 

Palissy 

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM77001912

— Eglises du confluent 

https://eglisesduconfluent.fr/Pages/VIT-77Champeaux-CollStMartin.php

— AUFAUVRE (Amédée), FICHOT (Charles), 1858, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Collégiale de Champeaux, Paris, 1858, 407 p. page 44

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f87.item

— LEBEUF (Jean), 1883, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome cinquième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883, 478 p. p. 407-420

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

—MESSELET (Jean), 1925, "La collégiale Saint-Martin de Champeaux"  Bulletin Monumental vol. 84  pp. 274-281

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1925_num_84_1_11903

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image

—MICHELIN (Louis), 1841, Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2 p.488

https://books.google.fr/books?id=C0o-AAAAYAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=%22aumusse%22+%22champeaux%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

Sur les stalles :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

— DUFOUR (Jean), 2009, Le chartrier de la collégiale de Saint-Martin de Champeaux, ed Droz, p.56

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&pg=PA56&dq=stalles+champeaux+mis%C3%A9ricordes&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjiwvPj9vuQAxWUcKQEHevrO4YQ6AF6BAgIEAM#v=onepage&q=stalles%20champeaux%20mis%C3%A9ricordes&f=false

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 119 à122 et p.195.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&pg=PA40&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjK-sGxp_GOAxVNTqQEHbEaA1kQ6AF6BAgGEAM#v=onepage&q=mis%C3%A9ricordes%20stalles%20brou&f=false

— MUSICASTALLIS

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=86

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Renaissance. XVIe siècle.
18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 15:59

Les 54 stalles (chêne, 1522, Richard Falaise) de la collégiale de Champeaux en Seine et Marne, le côté sud. Ib, les 13  stalles basses. Miséricordes, appui-mains, jouées.

 

Voir sur cette Collégiale :

 

 

Voir sur les stalles :

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

PRÉSENTATION.

 

Ces stalles ont été réalisées en 1522 par Richard Falaize ou Faleze, menuisier à Paris qui fut rémunéré 450 livres parisis. On les transporta de Paris à Melun par la Seine, puis de Melun à Champeaux par chariots.  Leurs 54 sièges dépassaient de loin le nombre des chanoines (12 à l'origine puis 24, mais le plus souvent 13) et devaient accueillir aussi l'archevêque de Paris ou ses représentant car la collégiale dépendait du diocèse de Paris), les membres de la noblesse (ceux qu'on retrouvent comme donateurs des vitraux) mais aussi les enfants de chœur et les chantres ou maîtres de musique.

Elles ont certainement été réaménagées après la suppression des jubés, à la fin du XVIIe. Une grille fut installée pour fermer le chœur.

 En 1787, elles échappèrent à leur destruction qui avait été ordonnée par l'archevêque de Paris, Antoine Léonor Léon Le Clerc de Juigné, qui enjoignait les chanoines de "faire changer le plutôt possible les figures bisarres et singulières " qui s'y trouvaient. Mais les chanoines choisirent plutôt de les faire recouvrir d'une épaisse couche de peinture ocre. 

Le corpus des miséricordes comportait pourtant douze illustrations de l'histoire de Job, exhortant les chanoines à la Foi en la rédemption malgré les épreuves, mais aussi les figures christiques du Pélican nourrissant ses petits de son propre sang et   du Phénix renaissant des flammes, les figures de sainte Catherine, de Dieu chargé des péchés du Monde, les anges portant les Instruments de la Passion, ou donnant d'autres exemples de vertus chrétiennes comme l'aumône.

Mais les chanoines étaient aussi attachées aux drôleries et allusions aux proverbes et sentences de leurs sièges, porteurs d'une sagesse populaire qui nourrit cet ensemble.

Les stalles échappèrent aussi à la Révolution ; Amédée Aufauvre et Charles Fichot les décrirent soigneusement en 1858, elles furent classées le 11 avril 1902, et Jean Messelet, en reprenant leur description dans le Bulletin monumental de 1925, en donna une planche entière d'illustrations. On les débarrassa de leur couche de peinture, et elles figurent aujourd'hui parmi les meilleurs exemples de l'art des hûchiers alliant la truculence du Moyen-Âge et les décors Renaissance.

VUES GÉNÉRALES

Vue de la collégiale de Champeaux depuis la nef. Cliché lavieb-aile 2025.

Vue de la collégiale de Champeaux depuis la nef. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Numérotation adoptée.

Je reprends le principe adopté par Florence Piat dans sa thèse sur les stalles de Tréguier, débutant la numérotation par les stalles hautes côté sud, depuis l'entrée, poursuivant par les stalles basses sud en revenant vers la nef, redémarrant par les stalles nord hautes de la nef vers l'est, et revenant enfin par les stalles basses vers la nef.

Soit, ici :

Stalles hautes sud n°1 à 14

Stalles basses sud n° 15  à 27

Stalles hautes nord n° 28 à 41

Stalles basses nord n° 42 à 54.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut de la jouée sud-est : deux dragons affrontés.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°15 : combat de 2 enfants nus, l'un tenant un bouclier rond, l'autre un bouclier rectangulaire.

A. Aufauvre : "Deux enfants ayant chacun un bouclier; l’un d’eux tient un bâton".

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°16 : centaure tenant son épée à l'abri de son bouclier rond.

A. Aufauvre : "Un corps d’homme armé, sur des pattes de bipède".

La tête est coiffée d'une capuche, le torse est vêtu d'une tunique.

Ce type de bouclier rond avec bulbe central ou umbo déviant les coups se nomme à l'époque médiévale  "bocle", il est utilisé pour l'escrime. Voir aussi "rondache" ou rouelle, et "targe"

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°17 : deux jeunes hommes jouant dans un bois, l'un s'apprête à frapper avec une batte ou raquette.

Les deux hommes se ressemblent, mais celui qui est armé de la raquette porte un chapeau.

A. Aufauvre : "Un jeune homme présentant ses fesses à un individu armé d’une batte".

Ce siège se trouve presque en face de la miséricorde 45, où deux hommes jouent au volant, armés de la même "batte". Ne peut-on imaginer qu'ici, l'un des joueurs n'a pas pu rattraper le volant, et qu'il parte à sa recherche? 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°18 : un semeur à la volée, un sac de grain près de lui.

 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°19 : un singe monté sur un griffon.

Un griffon est  une créature légendaire qui a ici un bec d'aigle, des oreilles de cheval, un corps de lion dont il a la crinière,  et des serres d'oiseau.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°20 : un homme propose une charge (bûche) à un paysan déjà lourdement chargé d'une hotte pleine de buches.

Il s'agit sans doute de l'illustration d'un proverbe.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée est de l'accès aux stalles hautes. Un médaillon d'un homme de profil, casqué, et décor de rubans Renaissance.

 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Jouée ouest de l'accès aux stalles hautes. Un médaillon d'un homme de profil, coiffé d'un chapeau, et décor Renaissance d'angelot et de rubans .

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°21 : un cavalier portant sur son épaule un lourd sac (grains? farine?).

La scène, relevant des proverbes, dictons et sentences, dénonce la stupidité de l'homme qui croit épargner sa monture en portant ainsi le sac, plutôt que de le poser sur l'encollure.

 

 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°22 : un singe à cheval sur un lion à tête de cheval.

 


 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main. animal hybride feuillagé.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°23 : un sagittaire.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°24 : un centaure tenant un bâton et se protégeant derrière son bouclier.

La partie humaine est celle d'un personnage barbu et coiffé d'une cagoule, elle se réunit à la partie équine par une collerette detouffes de poils. Le bouclier est de type bocle.

 

 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Angle des deux parties des stalles basses. Deux créatures hybrides.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Créature hybride à tête d'angelot, à corps sphérique, avec collerette feuillagée.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Dragon ailé.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°25 : homme à faciès vultueux tournant le dos à un singe tenant une pelle.

A. Aufauvre :  "Deux singes se battant à coup de pelle et de pierres et se tirant la queue".

 

 

 

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Appui-main.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°26 : deux chiens rongeant le même os.

Illustration d'un proverbe "deux chiens pour un seul os ne s'entendent pas", dénonçant la passion ou l'envie. Mais pour D. Krausz, l'artisan détourne le sens premier en sculptant un os si grand qu'il semble satisfaire les deux chiens.

 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°27 : Phénix renaissant des flammes

A. Aufauvre : Le phénix sur son bûcher. 

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

La jouée ouest : candélabre Renaissance.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles basses sud de la collégiale de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles de la collégiale de Champeaux (77) , le côté sud. Ib, les stalles basses.

SOURCES ET LIENS

 

Eglises du confluent 

https://eglisesduconfluent.fr/Pages/VIT-77Champeaux-CollStMartin.php

AUFAUVRE (Amédée), FICHOT (Charles), 1858, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Collégiale de Champeaux, Paris, 1858, 407 p. page 44

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f87.item

LEBEUF (Jean), 1883, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome cinquième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883, 478 p. p. 407-420

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

MESSELET (Jean), 1925, "La collégiale Saint-Martin de Champeaux"  Bulletin Monumental vol. 84  pp. 274-281

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1925_num_84_1_11903

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image

Michelin (Louis), 1841, Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2 p.488

https://books.google.fr/books?id=C0o-AAAAYAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=%22aumusse%22+%22champeaux%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

—Wikipedia

Sur les stalles :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Les Stalles de la cathédrale de Rouen 

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— DUFOUR (Jean), 2009, Le chartrier de la collégiale de Saint-Martin de Champeaux, ed Droz, p.56

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&pg=PA56&dq=stalles+champeaux+mis%C3%A9ricordes&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjiwvPj9vuQAxWUcKQEHevrO4YQ6AF6BAgIEAM#v=onepage&q=stalles%20champeaux%20mis%C3%A9ricordes&f=false

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 119 à122 et p.195.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&pg=PA40&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjK-sGxp_GOAxVNTqQEHbEaA1kQ6AF6BAgGEAM#v=onepage&q=mis%C3%A9ricordes%20stalles%20brou&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. XVIe siècle. Renaissance. Sculptures
12 novembre 2025 3 12 /11 /novembre /2025 15:51

Les 54 stalles (chêne, 1522, Richard Falaise) de la collégiale Saint-Martin de Champeaux (77). Ia. Les stalles hautes du côté sud. Miséricordes, appuis-mains,  jouées, dais.

PRÉSENTATION.

"Dans les conclusions du chapitre pour l'année 1585, Richard Falaise, menuisier parisien, est dit avoir reçu 450 livres pour avoir fait en 1522 les chaires du chœur de la collégiale. Ces stalles sont au nombre de cinquante-quatre dont vingt-huit sont des stalles hautes. Les hauts-dossiers sont surmontés d'un dais en quart de cercle que couronne un large rinceau découpé à jour et qu'agrémentent de petits personnages mêlés à des arabesques variées où l'influence italienne se fait nettement sentir. Sous ce rinceau, des arcs en anse de panier se terminent par des clefs pendantes ornées de petites figurines, Anges portant des Instruments de la passion, Vertus, Prophètes, etc.
Les miséricordes sont toutes sculptées; quelques sujets sont tirés de l'histoire sacrée, d'autres illustrent des proverbes, quelques-uns enfin sont nés de la libre fantaisie de l'artiste et ne comportent pas d'interprétation .

La vulgarité de certaines scènes faillit causer la perte de ces stalles en 1883, Mgr de Juigné, archevêque de Paris, après une visite pastorale à Champeaux, ordonne aux chanoines changer le plus tôt qu'il sera possible les figures bizarres et singulières qui se trouvent dans les stalles (Archives de Seine-et-Marne, G. 187).Il n'en fut heureusement rien fait et les stalles sont encore intactes. En 1925, elles étaient encore défigurées par un affreux badigeon ocre." (J. Messelet 1925)

LES 14 HAUTES STALLES.

A. La jouée : rinceaux Renaissance à candélabre, couronne et poissons (dauphins) affrontés.

 

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°1 : un donateur agenouillé devant saint Martin faisant l'aumône à un pauvre . On peut voir sans doute dans ce personnage le donateur de ces stalles se plaçant sous la protection du saint patron de la collégiale, célèbre par sa charité.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°2 : un évêque ou grand prêtre célébrant un mariage (ou : Mariage de la Vierge? Mariage de Job??) .

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Puis l'histoire de Job se déroule sur les miséricordes des  douze stalles suivantes.






 

Miséricorde de la stalle n°3 : Job dans la prospérité, avec sa femme.

C'est l'interprétation admise, et je ne la conteste pas ; mais Job (si c'est lui) tient une bourse (suspendue au poignet); son index droit est brisé, mais on peut penser qu'il tenait une pièce de monnaie, pièce que la femme s'apprêterait à saisir, puisqu'elle tend la main.

Job, à la longue barbe (c'est un patriarche), porte un manteau de voyage, et un bonnet rond à visière et revers rabattu vers le haut.

La femme, en robe et manteau, est coiffée d'un turban.

Les deux coiffures indiquent aux spectateurs (les chanoines) que la scène se passe en Orient, indice pour comprendre qu'elle décrit une scène biblique.

Les murailles et tours crénelées sont celles des remparts des villes du XVe-XVIe siècle.

 

 

 

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

La rangée principale des stalles hautes.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°4 : Job avec ses enfants.

Job, dont la robe est recouverte d'un camail couvrant les épaules, est sorti de la ville et répète, devant ses enfants , le geste de don d'une pièce de monnaie : il est généreux. Les deux enfants (ses fils, mais aussi bien des paysans de ses terres) tienennt leur chapeau dans la main, en signe de respect.

 

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

L'appui-main : une chimère,  hybride escargot/humain.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°5 : Job devant le métayer de ses troupeaux.

Job, en robe et cape, est assis, l'index gauche posé sur un parchemin posé sur sa cuisse. Devant lui, un homme (plus petit) qui le regarde, lui présente un taureau, tandis que des moutons sortent de l'étable.

"Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l’Orient." (Job 1)

 

 

 

 

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

Miséricorde de la stalle n°6 : Dieu livre Job à Satan afin qu'il en éprouve la foi face aux épreuves.
Dieu apparaît dans les nuées, tenant le globe crucigère. Devant les remparts de la ville, Satan (visage vultueux, cheveux coiffés à la diable, queue entre les jambes, pieds crochus, portant une sorte de massue regarde vers le haut.

"L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener.

L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face.

L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel."

 

Les stalles hautes, côté sud, de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. Cliché lavieb-aile 2025.

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Miséricorde de la stalle n°7 : Job prie devant sa maison (ou les murailles de sa ville) en flammes.

Job est à genoux, mains jointes, les yeux levés.

"Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné, il arriva auprès de Job un messager qui dit : Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux ; des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle. Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle."

 

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Miséricorde de la stalle n°8 : un fils  de Job est écrasé avec sa famille par l'écroulement de sa maison en flamme.

 

"Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné ; et voici, un grand vent est venu de l’autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison ; elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t’en apporter la nouvelle."

 

 

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Miséricorde de la stalle n°9 : Job sur son fumier.

"Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu."

 

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Miséricorde de la stalle n°10 : Job subit les réprimandes de son épouse.

Job, sur la paille, répond à sa femme, dans un geste rhétorique d'élocution. Son corps est couvert de pustules.

"Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.

Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre.

Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs !

Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres." (Job 2)

 

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Un appui-main.

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Miséricorde de la stalle n°11 : Job reçoit la visite de ses amis et écoute leurs conseils.


"Trois amis de Job, Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, apprirent tous les malheurs qui lui étaient arrivés. Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler !

Ayant de loin porté les regards sur lui, ils ne le reconnurent pas, et ils élevèrent la voix et pleurèrent. Ils déchirèrent leurs manteaux, et ils jetèrent de la poussière en l’air au-dessus de leur tête.

Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande."

 

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Un appui-main.

 

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Miséricorde de la stalle n°12 : Job devant deux musiciens.

Job, toujours sur la paille de son fumier regarde deux misiciens qui, debout, lui joue une aubade. L'un joue de la chalémie à embouchure évasée, l'autre du tambourin (visible contre sa hanche). Si le joueur de tabourin est coiffé d'un bonnet à rabats, l'autre porte une sorte de foulard noué. À l'arrière, les remparts de la propriété ou de la ville.

Le geste de Job est-il un geste d'accueil, ou Job est-il offusqué?

 

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Miséricorde de la stalle n°13 : Job reste fidèle à Dieu, et Dieu lui promet sa récompense.

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Miséricorde de la stalle n°14 : Job remercie Dieu de lui avoir rendu ses biens.

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Les dais des stalles hautes sud.

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Clefs pendantes ornées de petites figurines : homme (chanoine?) tenant un marteau et une enclume, prophète et son phylactère.

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Anges portant des Instruments de la Passion : échelle de la Déposition, colonne de la Flagellation, couronne d'épines. 

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Décor supérieur à claire-voie : Volutes et candélabre, oiseaux affrontés, fleurs, personnage féminin à corps feuillagé, pentacle dans une couronne de guirlande.

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SOURCES ET LIENS

 — AUFAUVRE (Amédée) et  Fichot(Charles), 1858, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Collégiale de Champeaux, Paris, 1858, 407 p.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image

— LEBEUF (Jean), 1883, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome cinquième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883, 478 p. p. 407-420

https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

—LEROY ( G. ), 1896, , « Vitraux de la collégiale Saint-Martin à Champeaux-en-Brie : restitués d'après d'anciens documents », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, Paris,‎ p. 101-115 (ISSN 0071-8394,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203324b/f201.image

—MESSELET (Jean), 1925, "La collégiale Saint-Martin de Champeaux"  Bulletin Monumental vol. 84  pp. 274-281

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1925_num_84_1_11903

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. XVIe siècle. Renaissance
11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 15:32

Ensemble de 28 miséricordes et appuie-mains des stalles (chêne, XVe siècle) de Saint-Pierre de Brou conservées au Monastère royal de Brou.

 

 

 

Voir sur le Monastère de Brou :

 

Voir encore sur les stalles :

a) En Bretagne par ordre chronologique :

Hors Bretagne :

 

 

 

PRÉSENTATION

Situé sur une légère éminence à l'écart du bourg, le quartier de Brou renoue avec sa vocation religieuse antique dès le Xe siècle lorsque saint Gérard, évêque de Mâcon, vient s'y retirer. Suivi par de nombreux disciples, il bâtit un premier ermitage. Saint Gérard meurt à Brou en 958 : une église est bâtie autour de sa tombe tandis que l'ermitage s'organise en cellules individuelles.

 

À cette première église dédiée à saint Pierre succèdent, au cours du Moyen-Âge d'autres édifices  construits sur une nécropole gallo-romaine. Il s'agit d'abord d'un prieuré bâti à la demande de Marguerite de Bourbon(. L'église construite par Marguerite d'Autriche conserve les traces de ces bâtiments antérieurs notamment deux baies romanes, un contrefort gothique sont pris dans la maçonnerie du mur nord du premier cloître ; la statue de saint Pierre ou encore l'ensemble des stalles hautes et basses en ch$êne datant du XVe siècle.

 

Longs de 4,80 m et larges de 1,70 m, ces rangées de stalles en chêne, restaurées en 1990 par Pierre Nillon, sont présentées dans le monastère royal de Brou, dans la pièce qui précède l'entrée de l'exposition. Leurs miséricordes représentent essentiellement des visages d'hommes et de femmes : on ne trouve qu'un élément végétal, une feuille. Les traits de ces visages sont souvent accentués par un trait graphique proche de celui de la caricature, plusieurs grimacent, tirent la langue, mais le grotesque se porte souvent d'avantage  sur leur coiffure non réalistes : nombreuses sont celles qui sont dotées d'oreille d'âne — voire d'oreilles fabuleuses—, et désignent ainsi les personnages comme des fous.

On retrouve ces costumes de fous sur les appuie-mains, qui représentent tous des personnages en bustes, coiffés de bonnet ou de cagoules, vêtu de tuniques,  là encore parfois explicitement dotés d'oreilles fabuleuses.

Voir sur les stéréotypes du Fou au Moyen-Âge et Renaissance :

Toute la série relève donc de la tradition carnavalesque ou de "l'esprit de mardi-gras" (Kraus p. 85), ou d'un joyeux esprit rabelaisien et moqueur des huchiers, mais ne peut non plus être sans rapport avec le succès considérable et la diffusion de la Nef des Fous de Sebastian Brant dénonçant dans une vision pessimiste du monde la folie du monde contemporain voguant vers son naufrage moral. Les éditions des traductions françaises débutent en 1497, peu de temps avant la création de ces stalles. Je pense néanmoins qu'il s'agissait ici de proposer aux chanoines un décor distrayant et d'introduire, dans ces éléments sculptés marginaux, seulement visibles lorsque le siège n'est pas rabattu, un contrepoint ludique et prosaïque à leurs exercices de chants religieux. 

Les stalles sont classées au titre objet au 18 juillet 1934.

Si elles diffèrent beaucoup des 74 stalles de l'église Saint-Nicolas-de-Torentou du monastère de Brou, elles se rapprochent, par ce choix de portraits d'hommes et de femmes et par l'acuité du trait, des miséricordes de la co-cathédrale Notre-Dame de Bourg-en-Bresse, attribué à Pierre Teraillon ou au genevois Pierre Mochet et datées de 1512 ou vers 1530.

Les dorsaux et les jouées ne portent qu'un décor gothique répétitif.

Je regrette bien-sûr le flou de certaines de mes photos, prises à la volée lors d'une visite touristique. Je n'en ai supprimé pourtant aucune par souci documentaire.

 

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Les 7 miséricordes et appuie-mains des stalles basses du côté gauche.

 

1. Visage d'homme moustachu, vu de profil. La coiffure descend bas derrière la nuque et se retrousse en revers exubérants.

 

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

2. Visage d'homme à bonnet de fou.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

3. Visage de femme de face, portant une coiffe.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

4. Visage d'homme de profil, portant un bonnet à revers frontal et queue en gousset.

Le nez busqué et les plis commissiaux accentués se rapprochent de la caricature.

 

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

5. Visage d'homme de profil, renfrogné, au bonnet de fou ( en cagoule à oreilles d'âne) relevé sur le front dégarni et rebiquant en arrière en pointe loufoque.

 

 

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

6. Visage d'homme de face, aux traits renfrognés, portant le bonnet de fou à oreilles d'âne.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

7. Visage d'homme de face, au nez et à la bouche déformés, portant un bonnet serré sous le menton par des lanières à bouton.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Quelques appuie-mains.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à oreilles d'âne.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Les 7 miséricordes et appuie-mains des stalles hautes du côté gauche.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

8. Visage de femme de trois-quart, portant une coiffe à crevés.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

9. Visage d'homme de face, au sourire figé, portant un chapeau plat.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à crête.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

10. Visage d'homme de face, aux traits renfrognés, enserré dans une cagoule à revers crenelé.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

11. Visage d'homme de trois-quart, coiffé d'un chapeau complexe formant une corne autour de l'oreille.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à oreilles d'âne.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

12. Visage d'homme de face, à casquette à revers temporaux.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à crête.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

13. Visage d'homme de face à coiffure à revers.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

14. Feuillage

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

L'une des jouées des stalles de gauche.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

LES DEUX RANGS DE STALLES DU CÔTÉ DROIT.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Les sept miséricordes des stalles basses.

 

15. visage d'homme "mauresque" de face, grimaçant,  enturbanné.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

16. visage d'homme barbu grimaçant à coiffure fantaisiste à deux boules latérales.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

17. visage d'homme de face, au nez et à la bouche tordus sur la gauche; tirant la langue. Coiffure fantaisiste à bords festonnés portant des cupules.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

18. visage d'homme chauve, de face, grimaçant en montrant les dents.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

19. visage d'homme de profil, moustachu, à coiffure fantaisiste à large rabat vers l'arrière s'achevant par un enroulement.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à cornes.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

20. visage d'homme de face, dans une cagoule étroite. La figure est placée perpendiculairement à l'axe de la miséricorde.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
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21. visage d'homme de profil semblable à la miséricorde n°1.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Les sept miséricordes et appuie-mains des stalles hautes.

22. visage d'homme de face, coiffé d'un chapeau plat à rabat replié vers l'arrière .

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

23. visage d'homme de face, moustachu, aux cheveux peignés en mêches, s'achevant en arrière par deux crochets.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

Appuie-main à la tête de fou à cagoule à cornes.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

24. visage d'homme barbu coiffé d'un bonnet de fou aux oreilles très étroites et pointues.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

25. visage d'homme au nez tordu,  tirant la langue, coiffé d'un bonnet de fou aux oreilles d'âne.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

26. visage d'un homme de face, aux cheveux bouclés mi longs sous un bonnet à rabats latéraux.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
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27. visage d'un homme de profil, barbu, coiffé d'un turban.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.
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28. visage d'un homme de face, joufflu, aux cheveux peignés en mêches bouclées, aux oreilles très larges.

Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.

SOURCES ET LIENS.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM01000095

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles Miséricordes. XVe siècle Sculptures

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