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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:06

L'Amour est un oiseau et Psyché un papillon : la métamorphose amoureuse. Iconographie des ailes de Psyché.

Zoonymie de Papilio cupido Linnaeus, 1758, Papilio psyche Hubner 1800 , du Satyrus psyche Godart et de la famille des Psychidae (Boisduval, 1828).

Voir :

Une pièce de la Tenture de l'histoire de Psyché (Sully-sur-Loire, >1609) : Psyché va chercher la laine d'or des brebis.

Zoonymie (étude du nom) du papillon l'Argus frêle Cupido minimus (Fuessly, 1775).

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Au début du XIXe siècle, les entomologistes attribuèrent à des papillons le nom de Psyché. En même temps, (à partir de 1810) des artistes se mirent à représenter Psyché, l'héroïne de l'Âne d'Or d'Apulée, avec une paire d'ailes de papillons, pour la première fois depuis le début de l'ère chrétienne. Un changement de paradigme ? Une métamorphose des concepts de l'âme ??

Parti de cette question simple (pourquoi ces ailes sont apparues si tardivement à Psyché ?), j'ai été, une fois de plus, entraîné dans une aventure à rebondissement, un de ces labyrinthes dans lesquels les dieux prennent plaisir à m'enfermer pour me punir de ma curiosité (comme Psyché ouvrant la boite de beauté malgré l'interdiction de Vénus). Une fois de plus, je serai long, alambiqué, et gyrovague.

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Introduction.

Après avoir étudié l'origine des noms de papillon ( plus de 85 articles de Zoonymie des rhopalocères) ou les descriptions et illustrations des papillons dans l'histoire de l'entomologie (Hoefnagel, Aubriet, Ernst, etc...), ma découverte récente des représentations de l'Histoire de Psyché sur les tentures copiées de celle à 26 épisodes de François Ier  ( à Sully-sur-Loire, Pau, Fontainebleau, Cadillac, Orléans), et de  quelques lectures annexes, a été l'occasion d'une découverte toute simple. 

Un beau jour, les artistes se mirent à représenter Psyché, femme de simple humanité, avec des ailes de papillon. En contrepoint à la représentation de son amant Éros, qui, depuis l'antiquité, dispose d'une solide paire d'ailes d'oiseau, version ailes d'aigle.

Quand et où a eu lieu cette petite révolution? C'est là toute l'affaire ! Sous réserve d'inventaire, je vais en fixer le début pendant le néoclassicisme français avec le  tableau du baron François  Gérard, Psyché et l'Amour. Certes, l'héroïne ne porte pas encore d'ailes, mais, encore réveuse comme la Vierge à l'arrivée de Gabriel, pas encore éveillée aux sentiments amoureux, elle est survolée par un papillon blanc qui va bientôt se poser et la transformer. 

On me dira que dans la langue grecque antique, psyche, psukhê, [ψυχή] ; « souffle » signifie à la fois "âme" et "papillon". (Alain Rey) L'union du Somâ "corps, ou plutôt "cadavre"" et du psukhê définit l'être vivant. 

Psukhê = âme. Dans l’épopée homérique reprise par les grands tragiques grecs (Eschylle et Sophocle), il est absolument nécessaire d’enterrer le cadavre, pour que l’âme puisse se séparer du corps pour rejoindre l’Hadès (le royaume des ombres) et se régénérer afin de renaître dans un autre corps. Ce qui explique l’acharnement d’Achille à ne pas vouloir enterrer Hector et l’acharnement d’Antigone à vouloir enterrer son frère Polynice, car c’est la pire tragédie qui puisse arriver à l’homme.

La beauté, la force, la jeunesse sont les témoins visibles de la beauté de l’âme et de la noblesse. Il y a une harmonie (qui veut dire jointure) au sens profond du terme, entre Sôma et Psukhé, qui sont à la fois distincts et unis pendant la vie ; l’âme est clouée au corps dira Platon plus tard. Cette harmonie confère à l’âme son identité et permet la représentation du corps (sculptures, peintures, fresques). Il y a, dès lors, une idéalité du corps qui devient mesurable et exemplaire : c’est la beauté-canon de Polyclète qui exprime en même temps la perfection et l’identité. C’est la psukhé invisible et invariante qui maintient la permanence de l’identité ; et c’est le corps qui exprime le mouvement et le changement.

 Platon, qui voit dans l'âme la partie vitale "tombée dans le corps", alors qu’elle accompagnait les dieux dans le monde des Idées. L'âme est « un mouvement qui se meut soi-même », elle ressemble aux Idées, aux Formes idéales, au divin. Dans le Phédon et La République, Platon développe le mythe de la métempsycose suivant lequel l’âme après la mort du corps rejoint le monde des Idées ou un autre corps suivant les catégories du juste ou du méchant . 

Socrate : “ Supposons qu’elle soit pure, l’âme qui se sépare de son corps : elle n’entraîne rien avec elle, [...] c’est vers ce qui lui ressemble qu’elle s’en va, vers ce qui est invisible, vers ce qui est divin et immortel et sage, c’est vers le lieu où son arrivée réalise pour elle le bonheur, où divagation, déraison, terreurs [...] tous les autres maux de la condition humaine, cessent de lui être attachés, et [...] c’est véritablement dans la compagnie des Dieux qu’elle passe le reste de son temps ! ” — Phédon, 80, d, e ; 81, a. 

 

Psukhê = papillon . Sans doute sous l'influence de cette doctrine où l’âme quittait le corps à la mort, le mot psukhê désignait aussi “ le papillon ou la mite ”, bêtes qui viennent d’une métamorphose, celle de la chenille en créature ailée. Le mot grec psukhê désignait aussi un papillon nocturne, la phalène (toujours appelé psukhari en grec) parce que ce papillon était symbole de l'immortalité de l'âme chez les Anciens.

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On m'emmenera au Louvre, pour me montrer cette statue romaine antique :
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Ou bien, encore au Louvre, pour voir cette Psyché agenouillée, de l'époque héllénistique, venant du site de Myrina, dont les ailes manquent, mais dont les attaches sont bien visibles.
 
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Lorsque l'on m'aura bien promené de salle en salle, de musée en musée, de collections d'intaille en alignements de sarcophages, je pourrais dire enfin que ceci n'est point mon sujet. Je m'intéresse aux représentations de l'héroïne de l'Histoire de Psyché, tiré des livres IV à VI des  Métamorphoses d'Apulée, un livre écrit au IIe siècle. De notre ére. 
Cette histoire a été lue dans les premiers siècles, est mentionnée par Saint Augustin, transposée par Fulgence dans un sens chrétien où Psyché est l'âme humaine, son père est Dieu, etc..

Mais au Moyen Âge, le roman d'Apulée était peu diffusé, et aucune trace de la lecture du roman ne nous est parvenue. A fortiori, aucune illustration. 

En 1469 paraissent à Rome les premiers incunables des œuvres d'Apulée, édités par Giovanni Andrea De Bussi. En 1479, Matteo Maria Boiardo traduit les Métamorphoses en italien sur ordre d'Hercule Ier d'Este, duc de Ferrare. LApulegio volgare n'est imprimé qu'en 1518. 

Une traduction en français de Guillaume Michel paraît en 1518.

 Jean de La Fontaine publie en 1669 son roman « Les amours de Psyché et de Cupidon », dans lequel il transpose le conte mythique à la cour de Versailles.

Mon propos est de soutenir que, depuis le Moyen-âge jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Psyché ne portait pas d'ailes. Et donc, qu'elle n'était pas assimilée à un papillon.

 
Ainsi dans cette lettrine du manuscrit de 1345  Vat.Lat. 2194 de la bibliothèque vaticane de Rome, Psyché, assoupie dans le jardin d'Amour, est "aptère", elle ne porte pas d'ailes. 
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La première apparition du lépidoptère — j'évite les répétitions — a lieu sur le tableau du Baron Gérard, en 1798. Apparition timide, mais sublime.
 

 

François Gérard, Psyché et l'Amour, 1798, Musée du Louvre

 

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Gérard s’inspire d’une légende rapportée par l’auteur latin Apulée dans ses Métamorphoses . Vénus, déesse de la Beauté et mère de l’Amour, furieuse des charmes de Psyché, cette vulgaire humaine, lui mène une guerre cruelle. Dans une ultime épreuve, elle vient d'exiger qu’elle rapportât des Enfers un flacon, tout en lui interdisant rigoureusement de l’ouvrir.
Mais la curieuse ne peut s’en empêcher : ayant respiré les effluves infernaux, la jeune fille tombe aussitôt dans un profond sommeil proche de la mort. La voyant étendue sans vie, Amour accourt à tire-d’aile et enlace tendrement Psyché, la redresse, et rapproche son visage de celui de sa bien-aimée. Elle sort de sa léthargie. Les dieux tiennent conseil et accorde au dieu de l'amour la main de Psyché, donnant ainsi à la jeune fille l’immortalité et le statut de déesse de l’Âme. Cette métamorphose instantanée  est illustrée par le papillon.

Puisqu'ici Psyché n'est pas figurée avec des ailes, ce tableau n'est que le prémisse du tournant iconographique sur lequel j'enquête.

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II. Fausse piste à Pau.

Après cette première découverte, j'ai ensuite cru que Psyché était déjà représentée avec de très belles ailes de papillons sur les tapisseries de la tenture de Psyché du château de Pau (vers 1660). En réalité, dans les deux pièces dites La toilette de Psyché et le Repas de Psyché, ce sont les servantes invisibles qui s'empressent autour de Psyché, dans le palais de l'Amour où elle a été conduite,  qui portent ces ailes. Elles témoignent de leurs caractères de fées, de créatures surnaturelles. Ouf, ma théorie évitait un cinglant camouflet, comme on dit.

 

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III. Pierre-Paul-Prud'hon.

Alors, de quand daterait la première Psyché-Papillon de la période post-apuléenne ? De P.P.P, alias Pierre-Paul Prud'hon?  Pourquoi pas ?

En 1810, Prud'hon fut désigné pour fournir les dessins du mobilier que la ville de Paris voulait offrir à l'impératrice Marie-Louise. Le mariage eut lieu le premier avril 1810 et le mobilier lui fut remis le 15 août. Les meubles, exécutés par Thomyre et Odiot, surpassaient par leur luxe et leur raffinement les plus belles idées de Percier. Exécutés en bois précieux, agrémentés de décor de nacre et lapis-lazuli, ils ruisselaient de guirlandes de fleurs, de rinceaux et de figures symbolisant l'amour, sculptés en ronde-bosse, ciselés en bronze, doré ou vermeil. L'ensemble comprenait une psyché *, une table-coiffeuse, une athénienne, un fauteuil, un candélabre et un coffret. Peu à après, Prud'hon donna le dessin du berceau du Roi de Rome, seul meuble restant (conservé à Vienne, Schatzkammer). Après la chute de Napoléon, Marie-Louise s'établit à Parme, où elle emporta son mobilier. En 1832, une épidémie de choléra fit des ravages, et Marie-Louise donna l'ordre de démonter toutes les parties précieuses de ses meubles pour les vendre afin de soulager le peuple démuni. Notre dessin est une étude pour les figures de Psyché et l'Amour soutenant les bras du fauteuil, les pieds représentant des cornes d'abondance d'où s'échappent des fleurs (voir Guiffrey, opus cité supra, n°993, p. 371). Prud'hon rompt avec la rigidité guindée de Percier et retrouve la joie de la courbe et de la volute. La grâce ingénue et cruelle de l'enfance vient ici symboliser les jeux de l'amour avec une poésie virgilienne, antique et vivante à la fois. Jules de Goncourt, plein d'admiration pour le dessin de Prud'hon, le grava à l'eau-forte, tentant de retrouver son génie, " une accusation de lumière, (…) un dessin de soleil, modelé avec des rayons " (citation du Journal, premier avril 1860, in Elizabeth Launay, opus cité supra, p. 422). 

[* La Psyché désigne un miroir dans lequel on peut se voir en entier depuis le  septembre 1812, date à laquelle Mozin-Biber attribua ce nom "parce que la femme qui se voit dans cette glace s'y voit belle comme Psyché" (Journal des dames et des modes t.13 p. 277) ; 

Une paire de chenet de bronze a été réalisée en laiton doré et patiné sur ce dessin de Prudhon de Psyché jouant avec Amour aux mains ligotées dans le dos : Sermentizon (Puy-de-Dôme, château d'Aulteribe.

Les ailes de Psyché ressemblent (avec indulgence) à celles des papillons, contrastant franchement avec celles de son petit compagnon de jeu sado-maso, et qui sont clairement aviaires (les ailes des papillons sont faites d'écailles, et celles des oiseaux de plume, oui monsieur).

 

 

Pierre-Paul PRUD'HON Psyché et Amour, étude pour les bras du fauteuil de l'impératrice Marie-Louise, 1810.
Crayon noir sur papier bleu passé  Hauteur : 21 Largeur : 36 cm artcurial.com

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On doit aussi à Thomire, à la même époque, ce "feu à figure de Psyché" :

Feu en deux parties à figure de Psyché, 1809, Pierre-Philippe Thomire (1751-1843) , château de Fontainebleau.

Les ailes sont assez semblables aux précédentes, mais incompatibles avec quelque modèle naturel que ce soit, avec leur forme de pyramide tronquée ornée de deux taches rondes. Voir aussi les figures de la base, où deux Psychés ailées font du pédalo.

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A partir de ce mariage de Napoléon avec Marie-Louise, la mode est lancée, et Psyché ne sortira plus sans ses ailes. On la verra partout, jusqu'à la fin du siècle, et au début du siècle suivant.

Il suffit de se baisser pour en ramasser les exemples. Si bien qu'un site mignon et glamour, maplumefeedans paris.com,  en collectionne une quantité. Je m'en inspire, et je renvoie à ce site ou à d'autres compilations pour complément.

 

Henri-Joseph Rutxhiel Zéphyr et Psyché,1814, Le Louvre

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Thorvaldsen Bertel (1768-1844)

 

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Wolf von Hoyer(1806-1873), Psyché,  1842 Neue Pinakothek Munich

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Wilhem Kray, Psyché au papillon.

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Psyché, Ferdinand Levillain (1837-1905), Musée d'Orsay

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William Bouguereau (1825-1905), Le ravissement de Psyché, 1895.

 

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William Bouguereau, Psyché et Cupidon

 

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William Bouguereau, Psyché et Cupidon

William Bouguereau, Psyché et Cupidon

 

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Parfois, ce n'est pas Psyché, mais Zéphyr qui porte les ailes de papillons, comme dans :

Paul Baudry, 1885, l'enlévement de Psyché.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a1/Lenlevement_de_psyche-paul_baudry.jpg/397px-Lenlevement_de_psyche-paul_baudry.jpg 

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Sans doute parce que certains philosophes païens enseignaient que l’âme quittait le corps à la mort, le mot psukhê désignait aussi “ le papillon ou la mite ”, bêtes qui viennent d’une métamorphose, celle de la chenille en créature ailée. Le mot grec "psukhê" désignait aussi un papillon nocturne, la phalène (toujours appelé psukharê en grec) parce que ce papillon était symbole de l'immortalité de l'âme chez les Anciens.

 

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Sur les fresques de la Loggia de Psyché (1517-1518) , villa Farnesina. Guilio Romano, d'après les dessins de Raphaël, Psyché, qui arrive couronnée de fleurs, ne porte pas d'ailes, à l'inverse de trois fées tenant une couronne au dessus des dieux buvant l'ambroisie. Image http://www.wga.hu/html_m/r/raphael/5roma/4a/

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LA ZOONYMIE.

1°) Papilio psyche Hübner 1800 = Melanargia occitanica Esper, 1793 : 

En 1800, l'entomologiste allemand Jacob Hübner donne le nom de Papilio psyche à un papillon proche du Demi-Deuil Menalargia galathea, mais dont il se distingue par des ocelles bleus cerclées de noir. Il avait déjà été décrit par Esper en 1789 et 1793, sous le nom de Papilio arge occitanica, qui souligne son caractère méditérranéen. Hübner localise son spécimen en France, dans le Dauphiné. Il le classe parmi les Nymphales, les Nymphes, dont les espèces portent le nom de divinités féminines ou de femmes renommées pour leur beauté, comme, précisément, Galathée. Dans sa description, cette espèce est précédée par P. amphitrite, (le "Demi-deuil aux yeux bleus" d'Engramelle) du nom de la néréïde épouse de Poséidon. Elle est suivie par P. phryne, du nom de l'hétaïre (prostituée) de l'antiquité qui servit à Praxitèle de modèle pour son Aphrodite de Cnide.

C'est dire que Hübner a fait le choix du nom de Psyché, non pas parce que l'héroïne d'Apulée était associée dans son esprit aux papillons, mais pour compléter une liste de noms de Nymphales par une référence à une femme réputée par sa beauté.

Cela faisait près de 50 ans que des noms étaient attribués aux papillons, et personne n'avait songé encore à Psyché, ce qui démontre qu'à la fin du XVIIIe siècle, le personnage de Psyché n'évoquait nullement les papillons.  Linné, qui avait dès 1758 nommé l'un de ses petits Plebeji du nom de Papilio cupido, ne pensa pas à elle. Quand à Schrank*, qui nomma Cupido en 1801 l'une des familles de Lycaenidae, il donna le nom de Psyché à une famille de papillons assez misérables, que nous allons voir maintenant, les Psychidae.

*Schrank F. von Paula 1801. Fauna Boica. Durchgedachte Geschichte der in Baiern einheimischen und zahmen Tiere. Zweyter Band erste Abtheilung. - — 2(1):1–274. 

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Papilio psyche Jacob Hübner, [1799-1800] Sammlung europscher Schmetterling page 32 n°40 et  planche 44, f. 198-199

Voir Papilio arge occitanica Esper, 1789 Die Schmeterlinge., Suppl. Th 1 (3-4): 17, pl. 96, f. 3-4, 

Wikipédia Échiquier de l'Occitanie.

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En 1822, Jean-Baptiste Godart reprit le nom de Hübner et nomma cette espèce  Satyre Psyché,  Satyrus psyche dans le volume 2  de son Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France .

Satyre psyche mâle, http://raf.dessins.free.fr/2bgal/img.php?id_img=14197

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2°) La famille des Psychides : Psychidae Boisduval

Ce n'est pas sans déception que nous constatons que les entomologistes nomment aujourd'hui "psychés" des sortes de teignes, dont les femelles sont le plus souvent dépourvues d'ailes, dont les chenilles se cachent dans un fourreau de soie et de brindilles (on les voit souvent attachées à des tiges de graminées), et dont les imagos sont de pâles et miteux petits insectes. Qu'est-ce qui a bien pu conduire Boisduval à nommer ainsi sa Psyché graminella et sa famille des "Psychides" ? Il ne l'a pas raconté, (il a reprit le nom à Schrank)  mais, une fois de plus, nous constatons que l'image de la belle Psyché avec ses deux petites ailes de papillon n'a pas marqué les esprits des savants du XIXe siècle chargés de nommer les espèces de leurs collections.

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DISCUSSION.

Alors que dans la langue grecque  mot psukhê  désigne à la fois l'âme et le papillon, et que  dans l'art antique l'âme est parfois figurée comme un papillon s'envolant du corps du défunt, dans les représentations de l'Histoire de Psyché issue des Métamorphoses d'Apulée au IIe siècle, l'héroïne dont la beauté humaine rend amoureux Amour lui-même, ne porte pas d'ailes de papillon avant le XIXe siècle. Pourtant, les chrétiens ont vite vu dans Psyché une allégorie de l'âme accédant à l'immortalité, et les  humanistes de la Renaissance ont repris cette lecture allégorique. L'équation Psyché = âme a bien été posée, mais  son corollaire Psyché = âme = papillon a été omis.

De même, lorsque Linné et les entomologistes qui, à sa suite, se sont préoccupés de nommer les papillons, l'équation inversée papillon = Psyché ne s'est imposée que tardivement (1800 et 1801), discrètement, sans attribuer ce nom aux espèces les plus admirables.

Ce n'est qu'au cours du XIXe siècle que les peintres et les sculpteurs ont multiplié les représentations de Psyché dotée de petites ailes rondes et ocellées face à Éros aux ailes de plume aux extrémités pointues.

Pourquoi ?

1. Les connaissances sur psukhê et Psyché dans l'antiquité ne furent disponibles que tardivement dans notre langue. (voir Annexe)

 Si on explore sur moteur de recherche l'association des deux mots "papillon" et "psyché" de 1500 à 1680, on n'obtient aucune réponse.

En 1683, le médecin et numismate protestant Jacob Spon consacre la Cinquième Dissertation de ses Recherches curieuses d'antiquités parues à Lyon aux Nopces de Cupidon et de Psyché.  Il donne plusieurs indications précieuses sur des pièces archéologiques témoignant des figurations de l'âme sous la forme de papillon. En 1698, Louis Moreri  rapporte les informations de J. Spon dans le Grand Dictionnaire historique, tout comme Gilles Ménage  dans son Dictionnaire étymologique de 1694 ou Pierre Danet dans son Dictionarium de 1698.

En 1719, Bernard de Monfaucon reprend et complète les informations iconographiques de Spon dans son Antiquité expliquée et rerésentée en figure, vol. I, planches 120 à 122.

 planche 120 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114615m/f430.image

 planche 121 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114615m/f431.item.zoom

planche 122 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114615m/f432.item

Ces informations sont reprises à leur tour dans les dictionnaires et compilations jusqu'en 1780, où une meilleure connaissance archéologique permet d'enrichir encore les données.

En résumé, ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle que les relations entre âme, Psyché et papillon sont disponibles dans une publication en français. Pourtant, cette explication n'est pas suffisante puisqu'il faudra attendre encore plus de 120 ans avant de voir Psyché endosser ses ailes dans les créations artistiques.

 

2. Les connaissances entomologiques furent également tardives.

Les premières illustrations des ailes de papillons apparaissent dans les marges des manuscrits ou les enluminures dès le IXe siècle, pour des espèces imaginaires. mais les premières figures exactes et fidèles attendent, hormis pour quelques espèces (Papilio machaon, Iphiclides podalirius, Pieris brassicae, Aglais io, Aglais urticae et Vanessa atalanta), les planches d'Hoefnagel (fin XVIe) et les publications scientifiques d'Aldrovandi (1602), de Thomas Mouffet (1634), de Maria Sibilla Merian (1679), de James Petiver (1695-1703), de Réaumur (1734) et de Roesel (1740), alors que la mise en ordre scientifique date du Systema Naturae  de Linné (1758). Les artistes n'ont donc pas de documentation, et pas d'avantage de capacité d'appréhender mentalement ces espèces animales.

3. Les insectes font l'objet d'un ostracisme.

Les animaux sont divisées en espèces nobles, dignes d'être étudiées et peintes, et en espèces méprisables, comme les insectes (jusqu'au Lucane de Dürer en 1505).

4. Notre regard sur les papillons n'est pas celui de nos ancêtres.

C'est, à mes yeux, le motif principal. Aujourd'hui, nous voyons les papillons comme de plaisants insectes, qui symbolisent la légèreté et la beauté, voire la nonchalance, la futilité et la gratuité, ou les fées et Peter Pan. Mais cette vision est récente.

a) Dans l'antiquité grecque et romaine, le papillon (psukhê et phalena) est considéré comme un nuisible. J'emprunte ces citations à Jacques Bousquet 2015 :

« Ce qu’on appelle les papillons naissent des chenilles ; et les chenilles se trouvent sur les feuilles vertes, et spécialement, sur le légume connu sous le nom de chou. D’abord, la chenille est plus petite qu’un grain de millet; ensuite, les petites larves grossissent; elles deviennent en trois jours de petites chenilles; ces chenilles se développent; et elles restent sans mouvement; puis, elles changent de forme; alors, c’est ce qu’on appelle des chrysalides; et elles ont leur étui qui est dur. Quand on les touche, elles remuent. Elles sont entourées de fils qui ressemblent à ceux de l’araignée ; et l’on ne distingue à ce moment, ni leur bouche, ni aucune partie de leur corps. Après assez peu de temps, l’étui se rompt; et il en sort, tout ailés, de ces animaux volants qu’on appelle papillons (psyche).  D’abord et quand ils sont chenilles, ils mangent et rejettent des excréments; mais une fois devenus chrysalides, ils ne prennent plus rien et ne rendent plus d’excrétions" . Aristote, Historia Animalium, Livre Cinquième, Chapitre XVII,551b

« Ce papillon lâche et vil, qui vole autour des flambeaux allumés, leur est funeste, et de plus d’une façon : il mange la cire, et laisse des excréments qui engendrent des teignes ; de plus, partout où il va il masque les fils d’araignée, qu’il  couvre du duvet de ses ailes. Il s’engendre aussi dans le bois même de la ruche des teignes, qui font des ravages surtout dans la cire ».Pline, Histoire Naturelle, XI, 21 « 

« Le papillon que la lumière des lampes attire est compté parmi les substances malfaisantes ; on lui oppose le foie de chèvre. Le fiel de la chèvre est un préservatif contre les maléfices faits avec la belette des champs» Pline, Histoire Naturelle, XXVIII, 45, Traduction française : E. Littré

–L'autre vision propre aux Grecs dès Homère est de voir dans le papillon la représentation d'une âme morte s'échappant du cadavre : symbole macabre qui n'a rien de plaisant. Cette polysémie du mot  psyché âme et papillon se retrouve en latin dans le mot animula "petite âme" et "papillon", et lorsque l'empereur Hadrien compose cette fameuse épitaphe :

 Animula vagula blandula / Hospes comesque corporis / Quæ nunc abibis in loca / Pallidula rigida nudula / Nec ut soles dabis iocos  « « Petite âme, âme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre dans ces lieux pâles, durs, et nus, où tu devras renoncer aux jeux d’autrefois.» (Trad. Yourcenar)

... ce petit esprit espiègle et papillonnant reste associé à une image funèbre.

On lit dans Le Feu d'Annunzio ceci, qui atteste du lien entre animula et papillon :

 :" En nous existe, vagabonde comme un papillon voletant à la surface de notre âme profonde, une  animula, un minuscule esprit joyeux qui souvent nous séduit et nous amène à nous incliner vers les plaisirs aimables et médiocres, vers les passe-temps puérils, vers les musiques légères. "

 

 

b) Au Moyen-Âge, les papillons n'appartiennent pas aux Bestiaires. (moteur de recherche "Bestiaire médiéval" : 20 000 réponses. "Bestiaire médiéval" + "papillon" : 2 réponses non exploitables.

Comme le constate E.H. Langlois dans Essai historique ...sur les danses des morts, Rouen, 1852, page 66: "Le symbole païen du papillon, quoique représentant l'immortalité de l'âme, n'a point trouvé grâce aux yeux des artistes du Moyen-Âge, qui pourtant ont retenu tant de choses des Anciens. Ils ont mieux aimé ...représenter l'âme sous la forme d'une petite figure humaine que paraît exhaler la bouche du personnage expirant."

Les papillons restaient par ailleurs mal vus. Certes les papillons blancs étaient utilisés par les peintres comme des éléments célestes du Bien, mais beaucoup de papillons étaient vus comme malfaisants et liés au Diable, en raison de leurs couleurs jaunes, rouge, orange et noir dont le caractère bariolé était suspect. Voir sur mon blog :

Voir aussi :

  • Cornelis van Haarlem, La chute de Lucifer, 1588

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/93/Cornelis_Cornelisz._van_Haarlem_002.jpg

 

c) Par ailleurs, les papillons furent surtout assimilés aux métamorphoses dont il sont l'objet, métamorphoses mystérieuses et même suspectes comme tout ce qui n'est pas stable, durable et uniforme. Au XVII et XVIIIe siècle, les savants comme Goedart, Merian et Réaumur firent des chenilles leur principal sujet d'étude et d'émerveillement. Une hypothèse est que cette assimilation des papillons aux transformations de leurs chenilles occultait les images de liberté aérienne et gracieuse que nous associons aux papillons.

d) Argument philologique : L'absence de dénomination des différentes espèces de papillons en langue vernaculaire (jusqu'aux créations par des savants de nos noms usuels, ils étaient désignés dans le langage usuel par le terme "papillon" complété d'un adjectif de taille ou de couleur, et il ne subsiste pas de traces écrites de ces usages) montre par cette muette éloquence que ce qui n'est pas nommé n'existe pas, n'est pas visible. Nos ancêtres voyaient, mais ne distinguaient pas les papillons.

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CONCLUSION.

L'apparition tardive (XIXe siècle) d'ailes ocellées de papillon dans le dos de Psyché, héroïne du conte d'Apulée, témoigne vraisemblablement du changement de regard porté sur ces insectes, et du changement de valence, jadis plutôt négative, désormais exclusivement positive et quasi féerique dans notre imaginaire, des lépidoptères. Ce changement modifie notre représentation de Psyché, et, peut-être, de l'âme.

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ANNEXE. Jacob Spon et Bernard de Monfaucon.

Je donne ici ma transcription du texte de Jacob Spon, qui est d'une telle qualité qu'il pourrait être cité aujourd'hui tel quel comme article documentaire sur "psyché-Psyché-âme".

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I. Jacob Spon, 1683, Cinquième dissertation.

Figure 1.

Les Amours de Cupidon et de Psyché sont assez connues de tout le monde, et il serait inutile d'en faire ici le récit. Apulée, Fulgence et plusieurs autres auteurs en ont fait des descriptions fort agréables et fort utiles ; mais comme elles ne serviraient de rien à l'explication de ces figures, on laisse le soin de les chercher aux curieux qui les voudront bien, et on se contente de dire que cette belle planche est tirée d'après le dessin d'une pierre précieuse ; dont la copie est dans les dessins de Monsieur de Bagarris (*), et représente le mariage de ces deux amants d'une façon très particulière.

(*) Pierre Antoine de Rascas de Bagarris : Avocat et numismate français (Aix-en-Provence 1562-Aix-en-Provence 1620). Ayant mis tous ses soins à se constituer un cabinet de curiosités, il devint un des plus savants antiquaires de son temps.Vers 1601, Henri IV l'attira auprès de lui en lui confiant la direction de son cabinet avec la charge de « garde particulier des médailles et antiques du roi ». Il a laissé divers ouvrages manuscrits sur la numismatique.

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Cupidon marche à la droite de Psyché, la tête voilée, le visage découvert, ayant entre ses mains une tourterelle, symbole ordinaire de l'amour conjugal, et Psyché qui est à coté de lui est voilée depuis la tête jusqu'aux pieds. C'etait la coutume chez les Anciens pour les personnes qui se mariaient, et principalement pour celles du Sexe. Aussi le mot latin nubere, qui veut dire à présent « se marier », ne signifiait au commencement que « se voiler ». Ces deux amants sont joints avec une forte chaîne, pour montrer qu'il n'y a point d'union plus forte et qui dure plus que celle du mariage. Un de ces amours tient cette chaîne d'une main et de l'autre un flambeau. Il fait l'office de meneur qu'on appelait autrefois « Paranymphe ». Un autre les suit et les couronne d'un panier de fleurs, et cette cérémonie se faisait par rapport à une fête de Diane appellée Caniphoria, dans laquelle toutes les filles à marier offraient à cette déesse des paniers pleins de petits ouvrages travaillés à l'aiguille, et faisaient connaître par cette offrande qu'elles s'ennuyaient d'être filles, et qu'elles avaient envie de goûter du mariage ; et le dernier de ces amours, frère ou courtisan de celui qui se marie, prépare le lit nuptial.

On voit quelque chose de semblable à ce que nous représente cette planche, dans un récit que Pétrone fait de la pompe nuptiale de ces amants. Déjà, dit-il, on avait voilé la tête de la jeune Psyché, déjà le meneur la précédait avec un flambeau, déjà une troupe de femmes échauffées des vapeurs du vin jetaient mille cris de joie, et accommodaient le lit des nouveaux mariés. Mais ce qu'il y a de plus remarquable dans ce dessin sont les ailes de papillon qui sont attachées aux épaules de Psyché, et avec lesquelles elle est dépeinte dans tous les monuments antiques, comme on peut le voir dans deux des planches qui suivent, qui sont la septième et la huitième. La raison qu'on peut donner de cette fiction est, que les anciens représentaient la nature et les propriétés de l'âme sous l'emblème de Psyché (lequel mot Psyché, signifiant en Grec l'âme, dont le papillon était aussi le symbole:) parce qu'ils concevaient l'âme comme un air et un souffle que la légèreté de ce faible volatile exprime fort bien. Aussi voyons nous que Virgile la compare aux Vents et aux Oiseaux.

Par levibus ventis volucrique simillima somno. [Livre II v. 794 : "semblable aux brises légères, toute pareille à un songe fugitif ]

L'un de mes amis doute que de ces mots Volucri somno, qui veulent dire Vago somno, on puisse inférer que Virgile ait voulu comparer l'Âme aux oiseaux car il dit cela de Créuse dont l'image s'évanouit aux yeux d'Enée comme le sommeil, ou un songe qui se dissipe. Il y en a qui croient, dit Lactance, que l'âme est un art, et ce qui les trompe est sans-doute la nécessité que nous avons de respirer pour vivre. Varron suivant cette pensée dit, que l'âme est un air reçu par la bouche, épuré par les poumons, échauffé dans le cœur, et épandu de là par tout le corps. Le mot latin anima, vient du grec anemos, qui signifie « vent ». Aussi les latins disaient-ils animam efflare pour dire « mourir », comme nous disons « rendre le dernier soupir », et nous voyons dans Hesychius que Psyché veut dire en grec un esprit,et un petit insecte volant, tel qu'un papillon.

Fulgence évêque de Carthage expliquant moralement la fable de Psyché dit, que ces deux sœurs représentaient la chair, et le libre arbitre, que Psyché qui était la cadette, signifiait l'âme, parce qu'elle ne vient que quand le corps est formé, que la concupiscence figurée par Cupidon se joint à l'âme pour la corrompre, et lui défend de se servir des lumières de ses sœurs, qui sont les sens et la liberté, pour connaître Dieu de qui elle est si fort aimée ; mais qu'étant enfin poussée à s'en éclaircir par leurs conseils, elle fait paraître la flamme qui était cachée dans son cœur et qui devient capable de mille maux, comme l'huile de la lampe qui découvre le mystère de l'amour et qui causa tant de peines à Psyché. Toutefois ces moralités paraissent un peu tirées, et difficilement pourraient-elles tomber dans l'esprit des païens.

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Nopces de Cupidon et de Psyché  "dessins selon une pierre précieuse",  fig III, J. Spon, Recherches...1683.

Nopces de Cupidon et de Psyché "dessins selon une pierre précieuse", fig III, J. Spon, Recherches...1683.

idem, Monfaucon, planche CXXI

idem, Monfaucon, planche CXXI

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"Figure IV.

"Le dessin curieux de cette planche est tiré d'un bas-relief de marbre, que j'ai trouvé dans un manuscrit de feu M. de Bagarris. Il nous représente un jeune homme étendu sur un lit, avec une tête de mort à ses pieds qui nous fait connaître qu'il ne vit plus. Le papillon qui s'envole au dessus de lui est la représentation de l'âme, comme nous l'avons déjà dit, et nous marque en s'envolant que cette âme vient d'abandonner le corps auquel elle était unie. Le papillon semble être sorti de la bouche de ce mort, parce que les Anciens croyaient aussi bien que le vulgaire d'à présent que l'âme sortait par la bouche ; ce qui fait dire à Homère au neuvième [livre] de l'Iliade, que quand l'âme a passé une fois la barrière des dents, elle ne peut plus rentrer.

"La femme qui est au pied du lit du défunt est apparemment sa mère. Elle montre au fils qu'on voit debout auprès d'elle, des couronnes de fleurs suspendues, et une fiole, pour lui faire entendre que notre vie ne dure guère davantage que ces fleurs, et qu' elle est toujours accompagnée de larmes, représentées par cette fiole semblable aux lacrymatoires de verre que nous trouvons dans les tombeaux des Romains et qu'on enterrait avec eux, pour apprendre à la postérité qu'ils avaient été bien pleurés ; ou bien on peut dire, que les parfums dont cette fiole est peut-être pleine, et les fleurs dont ces couronnes sont composées représentant chez les Anciens les plaisirs de la vie, cette femme exhorte le jeune homme, qui est auprès d'elle d'en goûter toutes les douceurs pendant qu'il le peut, lui montrant que nous sommes incapables d'en jouir quand nous sommes morts. Les couronnes de fleurs étaient aussi employées dans les pompes funèbres. Il y avait des personnes qui ordonnaient par leur testament, que tous les ans au jour de leur mort on apportât des couronnes de fleurs sur leurs tombeaux, et Moralis rapporte une épigraphe par laquelle le défunt ordonne à ses héritiers de faire voler un papillon sur ses cendres. Heredibus meis mando etiam cinere ut meo volitet ebrius papilio. " [J'ordonne à mes héritiers de faire voler un papillon ivre  et de couvrir mes ossements"]

Figure V.

" L'inscription qui est dans la planche V s'explique assez bien d'elle-même, et est rapportée par Gruter * qui ne fait cependant auxcune mention de l'urne qui la contient, et qui se voit à Rome dans la vigne Madame**, de la même manière qu'elle est dessinée là-dessus. Le papillon qui vole autour du squelette couché sous l'épitaphe confirme l'opinion que nous avons attribuée aux Anciens touchant cet insecte.

Un oiseau perché sur un genou du squelette tient un autre papillon dans son bec, comme si l'on voulait dire, qu'à cause que cette jeune fille appelée Antonia Panaces [voir infra]  âgée de neuf ans avait été fort gaie, en ne demandait qu'à sauter et à chanter pendant sa vie, son âme était passée dans le corps d'un oiseau, suivant la metempsychose dont Tertullien dit que Pythagore et Platon furent les premiers auteurs C'est peut-être dans cette pensée que les Anciens nous ont figuré l'âme par un papillon qui se perpétue en changeant de forme plusieurs fois, de même que les pythagoriciens croyaient que nous changions de genre ou d'espèce par la transmigration de nos âmes ; et enfin les deux papillons que l'on voit dans cette figure peuvent faire allusion aux deux âmes que quelques philosophes s'imaginaient être dans l'homme, comme nous dirons en expliquant les autres planches.

(*) Jean Gruter (en néerlandais Jan Gru[y]ter[e], latinisé en Janus Gruterus), Anvers 1560- Bierhelderhof près d'Heidelberg, 1627, est un philologue et historien flamand. Il a laissé parmi ses nombreux ouvrages un volumineux recueil d'inscriptions à la fin duquel il a réuni près de 13 000 notes tironiennes (1603). Jan Gruter, Inscriptiones antiquae totius orbis romani, 1602 Amsterdam, Halma / J. Gruter, Inscriptiones antiquae totius urbis Romanae in absolutissimum corpus redactae, Heidelberg, 1603.

(**)   Vigne Madame : La villa Madame a été édifiée pour la princesse Marguerite de Parme au milieu du XVIe siècle sur la plus haute colline de la campagne romaine, le Monte Mario. Hubert Robert en donnera une Vue en 1767. On nommait « Vignes » des villas, ou maisons de plaisance des collines de Rome.

 

 

 

 

 

 

 

figure IV de Jacob Spon (à gauche) reproduite par Bernard de Monfaucon

figure IV de Jacob Spon (à gauche) reproduite par Bernard de Monfaucon

Id, Monfaucon planche CXXI

Id, Monfaucon planche CXXI

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Stèle funéraire d'Antonia Panaces, Musée archéologique de Naples : voir site Arachne

Dis Manibus / Antoniae M(arci) f(iliae) / Panaces vix(it) ann(is) IX / mens(ibus) XI dieb(us) XIII / filiae optimae et / piissimae / M(arcus) Antonius Pal(atina) Alypus / et Papinia Zosime / fecerunt 

 

Figure VI.

  "Dans le dessin VI Cupidon semble vouloir fixer une âme volage en l'attachant à un arbre, ou punir son inconstance en la clouant à un tronc sec, et empéchant par ce moyen qu'elle n'entre dans le corps qu'elle souhaîte."

 

Figure VII et VIII.
  "On voit en plusiers monuments antiques à Rome le type des dessins VII et VIII de cette planche, qui est un Cupidon embrassant Psyché, celui-là presque nu, celle-ci à demi-vêtue, par où il semble que les Anciens exhortaient les hommes à la volupté, selon la pensée de Fulgence, qui explique ces embrassements de l'envie qu'a la cupidité de se joindre à l'âme ; mais il est plus vraisemblable de dire qu'ils ont voulu par ces deux figures faire allusion à la faculté raisonnable, et à l'irraisonable qu'ils supposaient dans l'âme, ou plutôt à la double nature qu'ils lui attribuaient, comme en parle Nicetas Choniates. Quelques-uns, dit-il, se sont persuadés qu'il y a deux natures dans l'âme, l'une lumineuse et l'autre ténébreuse : que celle-ci prend son origine d'en-bas et sort des conduits souterrains, et que celle-là descend du plus haut du Ciel toute enflammée pour embellir le corps : mais qu'en descendant on l'avertit surtout de prendre garde qu'en pensant orner par ses lumières le domicile terrestre, elle ne s'obscurcisse elle-même par ses ténèbres […]. Callippo filio & Helpidi filiae sont quatre mots qui sont écrits au dessus du dessin VII, et qui font connaître que ce monument fut dédié à la mémoire d'un frère et d'une sœur appelés Callipus et Helpis, dont les parents voulurent représenter l'affection mutuelle par celle de Cupidon et Psyché."

Figure IX.

"La neuvième planche est un Cupidon qui brûle un papillon de son flambeau, ce qui marque l'extrême puissance que l'amour a sur les âmes. Son arc et son carquois que l'on a ici dépeints n'ont rien de particilier, mais le flambeau qu'il tient méritre quelques réflexions. En effet nous voyons par le crayon de ce flambeau, que ceux des Anciens n'étaient pas faits comme les notres, car il semble qu'ils n'avaient pas de mêche. [...]"

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Jacob Spon, figure VI , VII , VIII et IX. in Monfaucon
Jacob Spon, figure VI , VII , VIII et IX. in Monfaucon

Jacob Spon, figure VI , VII , VIII et IX. in Monfaucon

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Bernard de Monfaucon, 1719, chapitre XXV, Psyché représentée avec des ailes de papillon....

 

 

"On trouve très souvent des images de Psyché et Cupidon dans les anciens monuments ; leur mariage y est représenté, mais les marbres et les pierres gravées ne s'accordent pas avec l'histoire que nous venons de rapporter. Psyché est presque toujours représentée avec des ailes de papillon. Cet insecte est comme chacun sait, le symbole de l'âme, que les grecs appellent Psyché. La première image que nous donnons est tirée d'un marbre, où Cupido et Psyché sont représentés deux fois, s'embrassant l'un l'autre. Les trois Grâces occupent le milieu de l'image : deux d'entre elles tiennent chacune un Cupidon par la main. Deux autres Cupidons seuls occupent les deux extrémités du marbre.

 

L'image suivante est fort singulière. On y voit d'un coté Cupidon monté sur le dos d'un Centaure mâle et barbu, qui joue de la guitare, et de l'autre Psyché montée sur un Centaure femelle, qui joue de deux flûtes. Entre les Centaures est un Cupidon qui tient un vase : aux deux extrémités sont deux autres Cupidons, qui arrachent des branches d'arbre."

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Bernard de Monfaucon planche CXX.
Bernard de Monfaucon planche CXX.

Bernard de Monfaucon planche CXX.

Cupidon et Psyché, Bernard de Monfaucon, 1719, planche CXX

Cupidon et Psyché, Bernard de Monfaucon, 1719, planche CXX

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Monfaucon planche CXXII

Monfaucon planche CXXII

Monfaucon, planche CXXII

Monfaucon, planche CXXII

Monfaucon, planche CXXI

Monfaucon, planche CXXI

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SOURCES ET LIENS.

— http://www.maplumefeedansparis.com/psyche-et-cupidon-a114675680

— Raphaël, Villa Farnesina : http://www.wga.hu/html_m/r/raphael/5roma/4a/

— https://amourpsychebouguereau.wordpress.com/

— BIANCO (Chiara), 2013, The soul as a butterfly in Greek and Roman though, Durham these, Durham University.

 http://etheses.dur.ac.uk/9419/1/THESIS-BLANCO.pdf?DDD3+

—  BOUSQUET (Jacques), 2015 Voir le site extrêmement complet de Jacques Bousquet sur la valeur symbolique du papillon (Le crâne et le papillon, 16 août 2015) :

http://artifexinopere.com/?p=6698

— MANGOUBI (Sandra), 1977,  La structure littéraire des Métamorphoses d'Apulée.
 Études des jeux de miroirs 
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/fe/02/Apulee.html

MONFAUCON (Dom Bernard de), 1719,  L'Antiquité expliquée et représentée  en figures, vol. I, Livre III chapitre XXV p. 192 et ss

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114615m/f429.image

MONFAUCON , AUDRAN (Benoît), 1719,  [Illustrations de L'Antiquité expliquée] / ed. F. Delaulne (Paris) 1719 

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b2300685r/f126.item
 

 

PLATT (Verity), 2007 "Burning Butterflies: Seals, Symbols and the Soul in Antiquity", in L. Gilmour (ed.), Pagans and Christians - from Antiquity to the Middle Ages, British Archaeological Reports series, Archaeopress (2007), 89-99. 

https://www.academia.edu/301927/Burning_Butterflies_Seals_Symbols_and_the_Soul_in_Antiquity

— SPON (Jacob) 1683  Recherches curieuses d'antiquité: contenues en plusieurs dissertations, sur des médailles, bas-reliefs, statues, mosaïques & inscriptions antiques ...Lyon, 1683 

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/spon1683/0104?sid=b8dedb74209f6edcc6470556ee2f2676

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:11

Zoonymie des Rhopalocères : bibliographie.

Zoonymie des Rhopalocères : bibliographie des 89 articles de "zoonymie" (ou "origine des noms ) des papillons diurnes de Bretagne. Voir la liste de ces articles ici :

http://www.lavieb-aile.com/2015/11/zoonymie-origine-du-nom-des-papillons-diurnes-de-bretagne.html​

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Outils de lexicographie :

— ESTIENNE (Charles), 1553, Dictionarum historicum ac poeticum, Lutetiae [Paris] : http://www.bvh.univ-tours.fr/Consult/index.asp?numfiche=619

— ESTIENNE (Charles), 1544 et 1550, Dictionarum propriorum nominum

http://books.google.fr/books?id=bcSfJzY7n-gC

CALEPINO (Ambrosio) 1550 Dictionarium

http://books.google.fr/books?id=vhyNplFGW9kC&pg=RA1-PA45&lpg=RA1-PA45&dq=calepino+argus&source=bl&ots=euuHuWosMX&sig=

yfrWFmMbc7lnd6YXDBVi3dgdBms&hl=fr&sa=X&ei=mlZ0VJCYE8WYPK-qgIAE&ved=0CCcQ6AEwAQ#v=onepage&q=calepino%20argus&f=false

GESSNER (Conrad) 1550 Onomasticon propriorum nominum, books.google

I. Zoonymie des lépidoptères :

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http://www.museugranollersciencies.org/uploads/arrizabalaga-et-al-butlleti-103.pdf

EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991, 288 p. : ill. ; 25 cm.

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Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

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Oberthür, Études http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8792#/summary

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Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google (accès partiel)

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Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717 in Opera Books .google

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Ray : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Schneider 1787 http://books.google.fr/books?id=VnY-AAAAcAAJ&pg=PA241&lpg=PA241&dq=schwarzgestrichelter+schmetterling&source=bl&ots=c5RGnFNYx4&sig=-HkttVMLK2SZP6KRw5MXfvJCYxI&hl=fr&sa=X&ei=

AHwGU7m9LoLm7Abd7oGICg&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=schwarzgestrichelter%20schmetterling&f=false

Scopoli Entomologia carniolica 1763

http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

Tutt vol.1 1906 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof08tutt#page/n8/mode/1up

Tutt vol.2 1908 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof09tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v3 1909 :http://archive.org/stream/naturalhistoryof10tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v4 1914 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof04tut#page/n4/mode/1up

De Villers 1789 : https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 22:04

Zoonymie (origine du nom) du papillon la Mélitée du Mélampyre Melitaea athalia (Rottembourg, 1775).

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

Voir la liste des 89 autres Zoonymies des papillons diurnes de Bretagne.

 

 

Résumé. 

 

Melitaea Fabricius, 1807 : en 1991, Emmet écrivait : "Encore un nom de Fabricius  qui a intrigué les auteurs. Sodoffsky (1837) corrigeait en Melinaea qu'il dit être l'un des noms d'Aphrodite (Vénus); Pickard et al. le font dériver de  Melitaea, le nom d'une ville en Thessalie; Macleod du grec  μελοεις (melitoies), "miel", qui est selon lui un épithète d'Aphrodite ; et Spuler de μελιταίος (melitaios), "de ou appartenant à Malte" ".  Sachant que Fabricius s'est donné comme règle d'attribuer à ses papillons diurnes des noms de genre inspirés de ceux de Vénus, il s'agirait plutôt d'une erreur pour Melinaea, épithète (cité dans la Cassandre de Lycophon) de Vénus propre à la ville de Melina en Grèce. On peut aimer y entendre un jeu de mot évoquant le miel et l'attrait des papillons pour le nectar. 

athalia (Rottemburg, 1775) : nom de la reine qui occupa le trône de Juda, mais surtout de l'héroïne de la pièce de Racine (1691) puis de l'opéra de Haendel (1733) qui conféra à ce nom sa célébrité et qui déterminèrent sans-doute le choix de Rottemburg. 

 

— Noms vernaculaires : Geoffroy (1762) et Engramelle (1799) avaient choisi la métaphore du nom "Le Damier" (équivalent du Fritillary anglais) ; Godart (1821) s'alignait sur le nom scientifique avec  l'"Argynne athalia", de même que Lucas et Duponchel avec la "Mélitée athalia". Enfin Luquet (1986) crée la " Mélitée du Mélampyre ", en francisant le nom scientifique Melitaea et en y accolant le nom d'une des plantes hôtes, Melampyrum pratense pour intégrer cette espèce dans sa série de 15 Mélitées.  Il propose en outre "Le Damier Athalie".

 

 

               I. Nom scientifique.

 

1. Famille et sous-famille.

 a) Famille des Nymphalidae (Les Nymphalides).

Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815

  • Sous-famille des Libytheinae Boisduval, Rambur, Dumesnil & Graslin, [1833]
  • Sous-famille des Danainae Boisduval, [1833]
  • Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822
  • Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840
  • Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827
  • Sous-famille des Satyrinae Boisduval, [1833]

 

b) Sous-famille des  Nymphalinae, Swainson, 1827

  • Tribu des Nymphalini Swainson, 1827
  • Tribu des Melitaeini Newman, 1870
  • Tribu des Charaxini Doherty, 1886

c) Tribu des Melitaeini Newman, 1870

  • Sous-tribu des Euphydryina Higgins, 1978
  • Sous-tribu des Melitaeina Newman, 1870
  • Sous-famille des Charaxinae Doherty, 1886

d) Sous-tribu des Melitaeina  Newman, 1870

      Un seul genre :Melitaea Fabricius, 1807

 

2. Nom de genre : Melitaea Fabricius, 1807

 

a) Description originale : 

      Fabricius, 1807, "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges", Magazin für Insektenkunde , Karl Reichard, Braunschweig [Brunswick] (6) page 285, n°29.

   Dans la note préliminaire d'Illiger, Fabricius divisait l'ensemble de ses Papilio (papillons "de jour") en 49 "genres", dans lesquels il englobait les Sphinx (n°43), les Sesia (n°44) les Zygaena (n°47), sans distinction, alors que Latreille (dont la classification de 1804 est présentée dans la partie B du même article page 90) crée des Sections (Diurnes-Crépusculaires-) divisées en familles (Papillionides et Sphingides), elles-mêmes divisées en quatre sous-groupes. Le 29eme des 49 genres de Fabricius cités dans l'article, Melitaea, contient 15 espèces, dont quatre sont nommées : Lucina, Cinxia, Cynthia, Maturna .  

 

 

 

— Type spécifique: M. cinxia 

— Description : cf Oberthür page 103

Ce genre est désormais divisé en sous-genres :

  • Melitaea Fabricius, 1807, 8 espèces en France dont M. cinxia.
  • Didymaeformia Verity, 1950, 3 espèces en France.

 a) Sous-genre Melitaea Fabricius, 1807

  • Melitaea cinxia (Linnaeus, 1758) Mélitée du Plantain.
  • Melitaea diamina (Lang, 1789) . Mélitée noirâtre.
  • Melitaea varia Meyer-Dür, 1851 . Mélitée de la Gentiane.
  • Melitaea parthenoides Keferstein, 1851 . Mélitée de la Lancéole
  • Melitaea aurelia Nickerl, 1850 . Mélitée des Digitales.
  • Melitaea helvetica Rühl, 1888 . Mélitée de Fruhstorfer.
  • Melitaea athalia (Rottemburg, 1775) . Mélitée du Mélampyre.
  • Melitaea deione (Geyer, [1832]). Mélitée des Linaires.

 b) Sous-genre Didymaeformia Verity, 1950

  • Melitaea ornata Christoph, 1893. Mélitée égéenne.
  • Melitaea phoebe ([Denis & Schiffermüller], 1775). Mélitée des Centaurées.
  • Melitaea didyma (Esper, 1778) . Mélitée orangée.   

 

 a) La classification de Fabricius ou Systema glossata.

L'article cité en référence n'est pas écrit par Fabricius, mais par Johan Karl Wilhem Illiger. Illiger, qui fut conservateur du musée zoologique de Berlin en 1810, après avoir pris en charge les collections du comte von Hoffmannsegg,  a fait paraître la revue Magazin für Insektenkunde de 1802 à 1807. Dans celle-ci, il donne une présentation anticipée des genres de lépidoptères que Fabricius s'apprête à publier dans son Systema glossata ou Classification des Lépidoptères ; mais ce dernier livre n'a jamais été édité, en raison du déces de Fabricius en 1808, d'un incendie dans l'imprimerie et de la faillite de l'éditeur. (Voir S.L. Tuxen, 1967)

 

b) Étymologie du nom de genre.

 Je dois d'abord rappeler à nouveau la règle que Fabricius s'est fixée dans le choix de ses noms de genre des papillons de jour : les puiser autant que possible parmi les épithètes de Vénus/Aphrodite, déesse diurne, alors que les genres de ses papillons de nuit reçoivent les surnoms de Diane/Artémis ( Zoonymie du papillon Le Petit Sylvain Limenitis camilla.). C'est le cas de 19 à 20 des 49 genres :

1. Urania « amour celeste »

2. Amathusia  : de la ville d'Amathus, à Chypre

5. Morpho : (aux belles formes, aux formes changeantes)

7.Castnia : du Mont kastion, en Pamphylie

8. Eupolea (euploea) : de l'heureuse navigation

9. Apatura : Aphrodite apatouria ou apatouros, « la décevante»

10 Limenitis : des ports

11. Cynthia : (épithète de Diane , mais désigne plutôt ici la courtisane vénusienne des Élégies de Properce)

12. Vanessa ( Vanessa, créature de Vénus dans le conte de Swift, Cadenus et Vanessa)

15. Neptis : neptis Veneris, Ov. M. 4, 530 : la petite-fille de Vénus (= Ino)

19. Argynnis : Venus argennis, d'Argennus, favorite d'Agamemnon.

20. Thaïs : courtisane célèbre dévouée à la déesse Vénus.

22. Doritis : Vénus doritis, "la bienfaitrice" qui avait selon Pausanias son temple à Cnide

23. Pontia : de la mer profonde

24. Colias : du temple de Colias, en Attique

25. Haetera ; Hétaïra, protectrice des courtisanes. 

26. Acraea : Protectrice des acropoles et des lieux élevés.

27. Mechanitis : l'ingénieuse à ourdir des ruses, son surnom à Megalopolis.

33. Erycina : du mont Erix, en Sicile.

 36. Nymphidium (des mariages)

 Il convient donc de se demander en priorité si Melitaea figure parmi les dénominations de Vénus. La réponse est négative ; on trouve à la rigueur  Melinaea dans un vers de Lycophon.

 Avant d'en débattre, je citerai auparavant les interprétations des entomo-étymologistes :

1) A.M. Emmet (1991) page 155.

—"Another of the names from Fabricius which has puzzled authors. Sodoffsky (1837) emended it to Melinaea, which he said was a surname of Aphrodite (Venus) ; Pickard et al. derive it from Melitaea, the name of a town in Thessaly ; Macleod from  μελοεις (melitoeis), "honeyed", according to him an epithet of Aphrodite ; and Spuler from  μελιταίος (melitaios), "of or belonging to Malta". Any one of the last three may be right. Fabricius placed the fritillaries in two families, the larger one in Argynnis, the smaller in Melitaea. Word-play was suggested for the former name and is possible here too, an association with μελι (meli), honey, from the butterflies's love of nectar, being intended ; μελιτειον meliteion, mead, is another possible source."

 "Encore un nom de Fabricius  qui a intrigué les auteurs. Sodoffsky (1837) corrigeait en Melinaea qu'il dit être un des noms d'Aphrodite (Vénus); Pickard et al. le font dériver de  Melitaea, le nom d'une ville en Thessalie; Macleod du grec  μελοεις (melitoies), "miel", qui est selon lui une épithète d'Aphrodite; et Spuler de μελιταίος (melitaios), "de ou appartenant à Malte". L'un quelconque des trois derniers peut être correct. Fabricius a placé les fritillaires dans deux familles, les plus grands dans les Argynnis, les plus petits dans ses Melitaea.  Un jeu de mot a été suggéré pour l'ancien nom [Argynnis] et est possible ici aussi, une association avec μελι (meli), miel, laissant sous-entendre l'attrait des papillons pour le nectar : et μελιτειον (meliteion), "hydromel", est une autre source."

 

2. W. Dale page 193 :

" Melitae'a, a town of Thessaly. Sodoffsky propose Melinaea, a surname of Venus, from mel-, "honey"."

"Melitaea, une ville de Thessalie. Sodoffsky propose Melinaea, surnom de Vénus, de mel-, "miel" "

 

3. Arnold Spuler (1908) page 21 :

     " Die Malteserin : Beiname der Artemis ?" : "La Maltaise : surnom d'Artémis ?"

4. Janssen, page 40 :

" bijnaam van Artemis, die cen tempel bezat te Melité".

"Surnom d'Artémis, qui avait un temple à Malte."

5. Ramann, page 64 :

"war der lateinische Name für Malta und möchte wohl dieser Name  als von Faltern, die daher stammen oder denen ähnlich sind, abzuleiten sein" :

"...était le nom latin de Malte"

6. Ludwig Glaser, page 123:

"Melitäerin' od Maltheserin, zunamen d. Diana."

"Melitäerin ou Maltaise, Surnom de Diane".

7. L. Glaser, 1863 page 24 in Hürter :

"Von melitaios, "malthesich", Melitaia, Zuname der Diana...Artemis, Athalia und alle übrigen Melitäen fuhren Namen oder zunamen der Göttin Diana".

8. Anton Spannert page 34 :

"Ein Beiname der diana mit Bezug auf ihre Verehrung zu Melita, dem heutigen Malta".

9. W. Sodoffsky page 80 :

" Richtiger von Melinaea ; denn Melitaia war eine Stadt in Thessalien, dagegen Melinaiaein Beiname von Venus, die Süsse ; von meli, "Honig". Vide Vollmer P. 1183".

10. H.A. Hürter (1998) page 243 :

 " Auch hier ist wie bei Limenitis eine der Regeln hilfreich, die Sodoffsky p. 78aufgestellt hat : ".Uberall, wo man nicht auszeichnende Merkmale, die vielen Species einer Gattung gemein waren, auffand, oder wo eine gattung in mehrere Familien getheilt werden musste, da wählte man zur Bezeichnung derselben die veralteten Namen grieschischer Städte, Flüsse, Inseln und Personen, oder die Beinamen der Göttinnen".

Als Beiname der Artemis, wie manche Autoren meinen, erscheint Melitaea weder bei Bruchmann  noch bei Pauly noch bei Roscher. Deshalb liegt die Vermutung näher, dass Fabricius bei der Schaffung des Gattungsnamens wohl doch die antike Stadt Melitaia, latin Melitaea, im Sinn hatte."

11. Doux et Gibeaux (2007) page 146 :

Nom d'origine incertaine dérivant, selon les auteurs, soit d'une ville de Thessalie (Melitaea), soit des adjectifs melitoeis, "mielleux" (surnom que portait aussi  Aphrodite), ou melitaîos "maltais", voire d'un jeu de mots construit sur les substantifs grecs meli, "miel" ou meliteion, "hydromel", en raison de la propension de ces papillons à s'abreuver de nectar. Spuler (1901-1908) évoque avec doute l'hypothèse selon laquelle melitaéa serait une possible épithète d'Artémis.

12. Perrein et al. (2012) page 406.

"Probablement de Mélitée, d'un radical grec meli, "miel", fils de la nymphe Othreis et de Zeus, abandonné dans les bois par sa mère qui craignait la colère d'Hera, nourri au mile par un essaim d'abeilles, puis recueilli et élevé par un berger ; devenu un héros vigoureux, il fonda la ville de Melitaea, en Thessalie, où il régna en tyran".

 

Que disent les dictionnaires de mythologie gréco-latine ? 

  • Melina, ville de l'Argolide (Péloponèse). Vénus, la principale divinité de cette ville, en avait pris le surnom de Melinaea. ( Joseph Guadet Dictionnaire universel abrégé de géographie ancienne comparée, page 158).
  • Melinaea ΜΕΛΙΝΑΙΑ: surnom d'Aphrodite, venant de la ville de Méline (Étienne de Byzance. s. v, 454 ; Lycoph. 403.) in Aphrodite Titles. Ce surnom apparaît dans le Cassandre de Lycophon, au vers 403 : "la déesse de Castnium et de Melina".
  • Meliteus ΜΕΛΙΤΕΥΣ : fils de Zeus et d'une nymphe, qui, caché par sa mère pour échapper à la jalousie de Hera, fut élevé par des abeilles. Il aurait donné son nom à la ville de Melite en Phthia (Anton. Lib. 13) 
  • Melita : Malte, île de Mediterranée, et Melita, ville capitale de l'île.(Guadet, id)
  • Melita : lac de l'Acarnamie cité par Stabon. (id).
  • Melita ou Melite, Meleda, île du golfe Adriatique.(Guadet, id)
  • Melitaea, ville de Thessalie, au sud de Penée (Salampria). (Guadet, id) Citée par Strabon, mais aussi, sous le nom de Melitia, par Thucydide.
  • Melite: île de la côte Adriatique selon Agathemerus, Pline (Melita), ou Ptolémée (Melitina insula) Dictionary A. Macbean
  • Melite (Μελιτη, Melitê). Une Naïade ou nymphe du Mont Melite sur l'île mythique de Phaiakes (les Phaeaciens) ; fille du dieu fleuve Aegaeus, qui devint, par Heraclés, la mère de Hyllus, chez les Phéniciens.(Apollonius Rhodius, Argonautica 4. 538 ff ) Source:Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology. Elle est souvent associée à la nymphe du miel Makris.

  • Melite, l'une des Néréides, fille de Nereus et de Doris. (Hom. Il. xviii. 42; Hes. Theog. 246; Apollod. i. 2. § 7; Virg Aen. v. 825.)

  • Melite, une fille d'Erasinus d'Argos. 

  • Melite : selon Philochorus : fille de Myrmex.

 

Mes conclusions.

Pour les raisons présentées plus haut, il serait tentant de dire que Fabricius a choisi Melitaea comme une épithète de Vénus. Il aurait alors (ou le typographe) commis une faute sur une lettre puisque la  seule épithète connue est MelinaeaAphrodite de Méline en Argolide. Mais ce nom n'est attesté que par une seule source. Les hypothèses qui font dériver cette épithète de mel ou meli, "miel" sont néanmoins plaisantes.

  Je suis moins enclin que A.M. Emmet à croire que Fabricius dissimule des jeux de mots dans ses noms de genre, mais la proximité sémantique entre Melinaea et l'ensemble des nombreux noms construits sur le modèle Melit- a pu faciliter son choix. Rien ne peut non plus départager les partisans de Melita /Malte, Melitatea/ville de Thessalie. Enfin les recherches de H.A. Hürter ne lui ont pas permis, tout comme les miennes, de découvrir un culte de Diane/Artémis à Malte, ni une Diane qualifiée de Melitaea.

N.B. Les Amours de Méline de Le Baïf (1552) témoignent aussi de ce culte de Vénus :

 Employons ce doux vivre, ô ma Méline!

Çà donc, mignonne, viens-t'en.

Et me tend ta bouchette coraline.  

 

 

 3.  Nom d'espèce : Melitaea athalia (Rottembourg, 1775).

a) Description originale

Pap.[ilio] athalia Rottemburg, S. A. V. 1775. "Anmerkungen zu den Hufnagelischen Tabellen der Schmetterlinge. Erste Abtheilung". Der Naturforscher, 6: 1-34 page 5 

 

— Description :

  N° 19 Pap. Cinxia [...] Die zweite Varietät des Geoffroy nenne ich Pap. Athalia. Von diesem Vogel giebt es wiederum sehr viele Abänderungen, und einige weichen so sehr ab, dass ich noch ungewiss, ob es nicht wirklich verschiedene Arten sind.

je nomme la seconde variété de Geoffroy  Papilio Athalia.  Il existe encore de ce papillon un grand nombre de modifications (variétés), et certains de doux tellement que je, si il y a encore incertains façons pas vraiment différents.

— références données : Geoffroy 1762 Damier var. B., décrit comme des variétés du Papilio cinxia de Linné.

— Localité-type : Paris, Île-de-France, puisque Rottemburg décrit athalia à partir  d’une variété de Papilio cinxia décrite des environs de Paris par Geoffroy (1762)]

Melitaea athalia a une répartition eurasiatique. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Plantaginaceae.

 

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

 

  • Melitaea athalia athalia (Rottemburg, 1775)
  • Melitaea boris Fruhstorfer, 1917

  • Melitaea norvegica Aurivillius, 1888

  • Mellicta athalia athalia (Rottemburg, 1775)

  • Mellicta athalia norvegica (Aurivillius, 1888)

  • Mellicta athalia (Rottemburg, 1775)

  • Mellicta neglecta Pfau, 1962

  • Papilio athalia Rottemburg, 1775   

 

Sous-espèces :

      Tshikolovets cité par Dupont et al. (2013) retient  la présence de quatre sous-espèces en Europe :

- athalia Rottemburg, 1775.

- norvegica Aurivillius, 1888. Localité-type : Dovrefjed, Norvège.

- celadussa Fruhstorfer, 1910 (cf. note sur Melitaea helvetica).

- nevadensis Oberthür, 1904 (cf. note sur Melitaea helvetica).

c) Origine et signification du nom athalia. 

 

 Les interprétations des étymologistes :

—  Gustav Ramann (1870-1876), page 

 — Anton Spannert (1888), page 

— Arnold Spuler (1908)  page  

 — August Janssen (1980) page 

A. Maitland Emmet (1991) page 155 :

generally explained as from Athalia, the daughter of Omri, King of Israel, and mother of King Ahaziah. After her son had been killed, she reigned for six years until she herself suffered a similar fate. It is difficult to see why an obscure und unmeritorious queen of the Northern Kingdom (not Judah as incorrectly stated by Macleod*) should have been chosen to give her name to a butterfly ; in any case, authors did not turn to the Bible for their name. Probably Rottemburg wanted to use Thalia, one of the Grace, the name of the other two having already been used for fritillaries (euphrosyne and aglaja) but finding that Linnaeus had already given it to a heliconiine, he made a slight modification. No biblical connection was intended.

* C'est Emmet qui se trompe : Athalie est fille du roi d'Israël mais épouse du roi de Juda et donc reine de Juda.

 

— Perrein et al. (2012) page 419 :

Étymologie : Athalie, fille du roi d'Israël Omri, est reine de Juda au IXe siècle avant J.C., mais il est vraisemblable, suivant Emmet (1991) que Rottemburg ait eu plutôt à l'esprit Thalie, l'une des trois Grâces avec Aglaia et Euphrosyne, et ait affecté une petite modification constatant que Linné avait déjàdonné ce nom à une espèce d'Heliconiinae.

 

 

 

 

Discussion : 

 

  Emmet écrit en 1991 : "généralement expliqué comme venant d'Athalia, l'épouse d'Omri, roi d'Israel, et la mère du roi Ahaziah. Après que son fils eut été tué, elle régna six ans avant d'être assassiné à son tour; il est difficile de voir pourquoi une obscure et imméritante reine du Royaume du Nord (et non de Juda, comme signalé par Macleod de manière erronée ) pourrait avoir été choisie pour donner son nom à un papillon; en général, les auteurs ne recherchent pas leur inspiration dans la Bible. Rottemburg a voulu probablement utiliser Thalia, l'une des Grâces, le nom des deux autres ayant déjà été attribué à des Argynninae (B. euphrosyne et A. aglaja), mais découvrant que Linné avait déjà donné ce nom à un heliconiinae, il introduisit une légère modification. Aucune connotation biblique n'était voulue."

    Cette interprétation me parait surprenante : il semble ("une reine obscure et indigne") que A.M.Emmet ignore tout de la célébrité de ce nom d'Athalia après que Georg Friedrich Haendel ait composé son oratorio Athalia HWV 52 en 1733, pour ne rien dire de la tragédie  Athalie écrite par Jean Racine pour les pensionnaires de Saint-Cyr en 1691 !

    Leach a choisi ce nom pour le donner  en 1817 à un genre de tenthrèdes : faut-il y voir aussi une  ruse pour déguiser le nom des Grâces ?

    Bien qu'on ignore pourquoi Rottemburg a choisi ce nom royal pour ce papillon, Athalia appartient à ces patronymes de la grande culture classique européenne, où la grande majorité des noms d' espèce de papillon a été puisée. Sa publication  a été faite à Paris, et peut-être donnait-on, la veille, Athalie à la Comédie Française ou Athalia au concert ?

    Spuler (1908), cité par le site lepiforum, me surprend autant qu' Emmet, lorsqu'il donne comme étymologie :

"épithète d'Artemis : ou encore nom de femme dans la Bible ".  Athalia, une épithète de la déesse grecque Artemis ? Je ne trouve cela nulle part,mais une Mélitée s'appella Argynnis Artemis ou Melitoea Artemis (Fab) et au milieu du XIXème siècle, la distinction entre les trois mélitées Cinxia, Athalia et Artemis faisait l'objet de mise au point.

   Athalie (Deuxième Livre des Rois, 11) était la fille du roi Achab (comme le capitaine Achab de Moby Dick ) et de la reine Jezabel ( il existe aussi une Melitaea jezabel décrite par Oberthür en 1888), et lorsque son mari le roi Joram fut assassiné, elle fit tuer tous les descendants du roi pour conserver pour elle le pouvoir. Tous ? Non, car l'un d'entre eux, Joas, fut sauvé par sa tante Josabet, l'épouse du grand prêtre qui, l'heure venue, sacre l'enfant comme roi légitime et tue la reine usurpatrice.

  Une reine "obscure and unmeritorious" , Athalie, l'un des grands rôles féminins de notre théâtre, le parangon de la souveraine cruelle, "sanguinaire", la mère infanticide égale de Médée ?

Un personnage de mère qui hanta Marcel Proust et  La Recherche cite plusieurs fois des vers de la  tragédie racinienne,  dont sa propre mère juive assimilée Jeanne connaissait les vers par cœur. Le couple Jeanne et Marcel fut obsédé par le thème du fils matricide ( lire de Proust "Sentiments filiaux d'un parricide" écrit en février 1907 dans Pastiches et Mélanges, où il prend la défense de Henri van Blarenberghe, et voit dans La Recherche le narrateur accablé par la culpabilité de la mort de la Grand-mère) et de la mère infanticide.

 Athalie : la gloire solaire, apollinienne de la royauté et du pouvoir, et l' ombre glacée du crime.

Seul un papillon aux ailes jaunes et noires pouvait porter son nom. 

On doit reconnaître que 1) Linné avait recommandé d'éviter les zoonymes se référant à la religion (la sienne). Mais Athalie est-elle encore un personnage biblique, ou déjà un "rôle" théâtral et un type littéraire ? 2) Rottemburg n'a pas donné aux espèces qu'il nomme d'autres noms biblique.

Quels sont les noms dont on lui reconnaît la paternité ? (Liste animalbase). Quel en est le centre de cohérence? 

  • actéon : mythologie grecque
  • alciphron : rhéteur et auteur de correspondances fictives grec du IIe siècle 
  • alexis : poésie bucolique de Virgile
  • arcas : Dans la mythologie grecque, Arcas est le fils de Zeus et de Callisto
  • aurinia : femme germanique citée par Tacite, et souvent associée à Velleda.
  • bellargus 
  • chiron : centaure de la mythologie grecque
  • cinxia : épithète de Junon "à la ceinture"
  • cyllarus : centaure de la mythologie grecque
  • diomedes : roi d'Argos en Grèce.
  • doryllas : dorylas, Centaure tué par Thésée.
  • euridice : aimée d'Orphée, mais titre aussi d'opéras.
  • géryon : un Géant que combattit Héracles.
  • icarus : Icare, fils de Dédale
  • ino : fille de Cadmos et d'Harmonie
  • Lycaon : roi d'Arcadie
  • phocas : empereur byzantin du VIIe siècle.
  • pilosellae : plante
  • semiargus
  • thetis : néréïde
  • tiphon : génie malfaisant 
  • tiresias : devin aveugle de Thèbes
  • tisiphone : l'une des Erynies.
  • velleda  :  vierge prophétesse celte ou germanique (völva) du temps de Vespasien. Citée par Tacite Livre IV.

La plupart de ces noms sont tirés de la mythologie grecque, mais on y trouve des intrus comme Alciphron, Phocas , et les deux héroïnes germaniques Aurinia et Velleda. 

 

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

1. Le Damier, Geoffroy (1762)  

 Geoffroy, E. L. 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome II. Durand, Paris. 690 pp. page 45-46.

Rottemburg a décrit en 1775 son Papilio athalia comme la seconde des quatre variétés décrites par Geoffroy pour son Damier, qu'il rapproche du Papilio Cinxia. Geoffroy donne de cette variété B la description suivante : Papilio alis dentatis fulvis nigro reticulatis et punctatis, subtus fasciis tribus flavis. Puis  : "La seconde ressemble à la première par sa couleur, mais au lieu de points noirs isolés, elle a, tant au dessus qu'au dessous, des nervures noires longitudinales et transverses qui se croisent ou forment des mailles ou quarrés, à peu près comme sur un damier ou un échiquier."

Pas de description de la chenille ou de la chrysalide.

2. Le Damier, troisième espèce Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 67 planche XIX n°31 par  J.J Ernst gravée par J.J. Juillet.  

Il ne cite pas Rottemburg en référence, mais Geoffroy var. B et Esper.

      Il décrit la chenille et la chrysalide, et donne comme plante hôte la petite ortie.

 

 

3. Argynne Athalie, Argynnis Athalia , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 283.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

cf. Papilio maturna Fabricius.

 

 

4. Argynne athalie,  , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, Catalogue méthodique page et page 78 

 

 

 

              

 

 

5. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986,  Gérard Christian Luquet proposait page 20 comme nom principal " La Mélitée du Mélampyre" et en nom accessoire "Le Damier Athalie".

Discussion :

 

 

 

 

7.. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de "Melitaea athalia"  puis citent dans leur texte page 111  le nom vernaculaire :  "Le Damier d'Engramelle (M. athalia Rott.) est, avec l'Artemis, la Mélitée la plus répandue. "

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :

 

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                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

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Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

 

                                          

 
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 13:15

Zoonymie (étude du nom) du papillon l'Azuré du Genêt Plebejus idas Linnaeus, 1758.

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Voir :

Zoonymie du papillon l'Azuré de l'Ajonc Plebejus argus

 

Résumé. 

— Plebejus Kluk, 1780 :   du latin -plebeius, "plébéien, appartenant à la plèbe, le peuple romain". Les Plebeji figuraient parmi les six phalanges dans lesquelles Linné a réparti les papillons,  la cinquième, formée des  espèces plus petites et aux chenilles contractées par opposition  à la première phalange des Equites ou Chevaliers (nos Papilionides). Elle était alors divisée en Ruraux et Urbains,  Rurales  et  Urbicolae  qui formeront par la suite respectivement les Lycènes et les Hespéries.  Comme pour les genres  Nymphalis  et  Danaus, Kluk fut le premier à utiliser les noms de Linné d'une manière qui soit conforme aux règles de la future ICZN pour l'établissement des noms génériques. Il en est donc considéré comme l'auteur (Emmet, 1991).

 

 

idas (Linné, 1761) : ce nom a d'abord (1758) figuré parmi la sixième phalange des Barbari de Linné, où tous les noms sont ceux d'Argonautes. Idas est donc un des membres de l'expédition de Jason à la conquête de la Toison d'or, avec son frère Lyncée, pilote à bord de l'Argo. Ayant supprimé cette phalange, Linné a réattribué ce nom à une espèce de la phalange des Plebeii qu'il place juste après son  papilio Argus et qui lui permet de reprendre ses descriptions d'"argus fuscus" et "argus myops" de 1743. Tous ces "argus" ont, eux, une intention descriptive (celle de signaler la présence d'ocelles), et le nom idas  s'en trouve contaminé : un riche jeu se développe entre le nom  argus évoquant Argos, le géant aux cent yeux, le nom du navire Argo ou celui des Argonautes, ou le fait que Lyncée frère d'Idas soit réputé pour sa vue perçante (« de Lyncée », « de Lynx ») . Dans la 12eme édition du  Systema Naturae, Linné décrira  idas  comme la femelle du  papilio argus. Le nom disparut alors jusqu'en 1954, date à laquelle il ne fut validé par l'Opinion 269 de l'ICZN en 1954 qu'après invalidation du nom inusité  idas  Linnaeus, 1758 de l'ancien Barbarus.

Geoffroy utilisa en 1762 les noms d'"Argus brun" et d'"Argus myope" en reprenant ceux de Linné 1746. Latreille, Godart et Duponchel employèrent le seul nom de "Polyommate Argus" en suivant Linné qui faisait d'idas  la forme femelle d'argus. La plus grande confusion a régné jusqu'au milieu du XXe siècle dans la détermination scientifique des noms argus, aegon, argyrognomon, aegus, etc. Aussi, est-il difficile d'être plus précis jusqu'à la création par Gérard Luquet, en 1986, du nom d"'Azuré du Genêt" qualifiant à la fois la couleur bleue des ailes des mâles des Azurés, et le genre de l'une des plantes-hôtes,  Cytisus scoparius ou Genêt à balais.

 

               I. Nom scientifique.

 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycénides ou Lycènes.

 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

La famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). Elle comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus :

  • Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : [Thiéclines : Théclas ou Thècles et Faux-Cuivrés].
  • Sous-famille des Lycaeninae [Leach, 1815] : [Lycénines : Cuivrés].
  • Sous-famille des Polyommatinae Swainson, 1827 : [Polyommatines : Azurés, Argus et Sablés].

b) Sous-famille des  Polyommatinae Swainson, 1827.

Elle tient son nom du genre Polyommatus créé par  Latreille en 1804; "Tableau méthodique des Insectes" in Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle appliqué aux arts, principalement à l'Agriculture et à l'Économie rurale et domestique, par une Société de naturalistes et d'agriculteurs ; avec des figures des trois Règnes de la Nature, Paris : Deterville, an XII [1804] 24 (6) p. 185 et 200, espèce-type: Papilio icarus Rottemburg.

Polyommatus vient du grec polus "beaucoup", et omma, ommatos, "œil" : c'est un qualificatif du géant Argos qui disposait de cent yeux, dont cinquante étaient toujours ouverts. C'est lui que la jalouse Héra envoya surveiller Io, transformée en génisse après ses amours avec Zeus.

  Ce nom est en rapport avec les nombreux ocelles des ailes des papillons bleus.

Cette sous-famille contient, en France, 18 genres :

  •  Leptotes Scudder, 1876
  • Lampides Hübner, [1819]  
  • Cacyreus Butler, 1897
  • Cupido Schrank, 1801
  • Celastrina Tutt, 1906
  • Maculinea Eecke, 1915 
  • Pseudophilotes Beuret, 1958
  • Scolitantides Hübner, [1819]
  • Iolana Bethune-Baker, 1914
  • Glaucopsyche Scudder, 1872
  • Plebejus Kluk, 1780 
  • Aricia [Reichenbach], 1817
  • Plebejides Sauter, 1968
  • Eumedonia Forster, 1938
  • Cyaniris Dalman, 1816
  • Agriades Hübner, [1819]
  • Lysandra Hemming, 1933
  • Polyommatus Latreille, 1804.

 

    

2. Nom de genre : Plebejus, Kluk, 1780.

 

a) Description originale :

Plebejus [ou Plebeius] Kluk, 1780; Zwierz. Hist. nat. pocz. gospodWarszawa, 4: 89.

 Jean Christophe Kluk est un naturaliste polonais, né le 13 septembre 1739 et mort le 2 juillet 1796, qui vivait à Ciechanowiec, ville de l'est de la Pologne, où il était prêtre. Sa curiosité était universelle, mais portait en premier lieu sur l'étude naturaliste des régions de Podlaskie et Masovia. Ses talents de dessinateur et de graveur lui ont permis d'assurer lui-même l'illustration de ses publications. La Princesse Anna Jabłonowska lui donna accès à la grande bibliothèque et aux collections de son palais de Siemiatycze. Il décrivit plusieurs  genres de Lépidoptères, comme le genre Nymphalis, le genre Sud-américain Heliconius, et le genre Danaus auquel appartient le Monarque. Le titre exact de sa publication en quatre volumes est  Zwierząt domowych i dzikich, osobliwie krajowych historii naturalnej początki i gospodarstwo que je traduis approximativement par "Histoire naturelle des animaux sauvages et domestiques, particulièrement au niveau national (Pologne)" ; le tome 4 de 1780 contient page 89 la description de ce genre Plebejus riche d'une liste de 79 espèces, réparties en 57 Rurales ou Wiesniaki (paysans) et 22 Urbicolae ou Mieszczanie (citadins).

 

  • Zwierząt domowych i dzikich, osobliwie krajowych, historii naturalnej początki i gospodarstwo. Potrzebnych i pożytecznych domowych chowanie, rozmnożenie, chorób leczenie, dzikich łowienie, oswojenie, zażycie, szkodliwych zaś wygubienie:

    • t. 1: O zwierzętach ssących, Warszawa 1779; wyd. następne: Warszawa 1795; Warszawa 1809

    • t. 2: O ptastwie, Warszawa 1779; wyd. następne: Warszawa 1797; Warszawa 1813

    • t. 3: O gadzie i rybach, Warszawa 1780; wyd. następne: Warszawa 1798; Warszawa 1816

    • t. 4: O owadzie i robakach, Warszawa 1780; wyd. następne: Warszawa 1802; Warszawa 1823

      • przekł. litewski: fragmenty t. 4 – rozdz. o pszczołach: K. Niezabitowski: Surinkimas dasekimu par Mokintus żmonias senowias amziose tikray daritu apey bytes... Wilno 1823; wydane pod nazwiskiem brata: C. J. Niezabitowskiego

 

— Type spécifique: Papilio argus Linnaeus 

— Description : "Rodzay V. pospolitek (Plebejus) zawiera naypospolitsche dzienne Motyle, ktore iak wszedzie widziec sie daia, tak od wszystkich poprzedzaiacych mnieysze sz. Kolory na nich sa slabe. Jedne maia plamy ledwie znaczene, u drugich przechodza az na dolna strone skrzydel : pierwsze zowia sie rurales, albo Wiesniaki : drugie urbicolae, albo Mieszczanie." (transcription ne respectant pas les caractères propre à la langue).

 

— Ce genre renferme 2 sous-genres en France :

 

-Sous-genre Plebejus Kluk, 1780
  • Plebejus argus (Linnaeus, 1758) Azuré de l’Ajonc.
-Sous-genre Lycaeides Hübner, [1819] 

 

  • Plebejus argyrognomon (Bergsträsser, 1779) Azuré des Coronilles.
  • Plebejus bellieri (Oberthür, 1910)  Azuré tyrrhénien. 
  • Plebejus idas (Linnaeus, 1761) Azuré du Genêt.

 

 

 

 

Origine et signification du nom Plebejus .

 

 

— L. Glaser (1887) page 308 :

"Plebejer (plebs, -bis, gemeines Volk etc.,)"

— August Janssen (1980) page 43 :

"plebejer (in tegenstelling tot Patriciër) " .

—  A.M. Emmet (1991) page 150 :

"-plebeius, plebeian, belonging to the plebs, the Roman common people. The plebeji were the fifth of the six phalanges into wich Linnaeus divided the butterflies, a group including all the smaller species (blues and skippers). As with Nymphalis and Danaus, Kluk was the first to use the Linnean name in a way that complied  with future I.C.Z.N. rules for the establishment of generic names and is therefore deemed the author."

 

— Hans A. Hürter (1998):

      Deuntung : Die Bedeutung des Wortes Plebejus ist vorstehend hinreichend dargelegt ; es wird heute jedoch anders benutzt als vor etwa 200 jahren.V.Linné teilte die Arten in 5 Gattungen, deren fünfte er Plebeji nannte. 200 Jahre Forschung schufen zusätzliche Einteilungsbegriffe im Tierreich, nach F-W I S.181, für die Schuppenflügler/Schmetterlinge folgendermaßen (hier nur für in F-W II vorkommende Familien) : [...] Die Familie Hesperiidae findet sich in der Unterkohorte Pyralidiformes unter der überfamilie Hesperioidea. Der ehedem alle damals bekannten Lycaeniden umfassende Name Plebejus/Plebeji ist heute Gattungsname für nur noch 2 mitteleuropaïsche Arten : argus und pylaon

—Doux et Gibeaux (2007) page 224 :

     " Du latin plebeius, "propre à la plebs", c'est-à-dire au bas-peuple romain. Le terme Plebejus est repris du mot Plebeji, créé par Linné en tant que phalange dans lequel il réunissait tous les papillons de petite taille, les "modestes" (d'où l'allusion au bas-peuple), par comparaison avec ceux, plus "nobles", des autres phalanges (Equites, "chevaliers" pour les papilionides, par exemple)."

 

— Perrein et al (2012) page 268. 

" Étymologie : du latin plebeius, "commun, vulgaire", de plebs, plebis "peuple". Cinquième des six phalanges suivant lesquelles Linné subdivise les Papiliones ou papillons de jour, les Plebeji regroupent toutes les petites espèces dont les chenilles sont le plus souvent contractées, ("parvi : larva saepius contracta") : Rurales et Urbicolae qui deviendront par la suite respectivement les Lycènes et les Hespéries."

 

Discussion.

 

     Vingt-huit ans après la parution de la dixième édition du Systema Naturae de Linné de 1758, Jean-Christophe Kluk reprend, pour en faire un nom de genre, le nom de la cinquième "phalange" des Papilio de Linné, où celui-ci avait classé les papillons les plus petits ou les moins spectaculaires dans sa partition organisée autour du thème de la société grecque de la Guerre de Troie : loin des nobles Chevaliers (Equites), des divinités et Muses du mont Hélicon (Heliconi), des filles de Danaus ou des fils d'Aegyptos (Danai), des divinités des sources ou des bois (Nymphales), les Plebejus, du latin plebeius, "propre à la plebs", de plebs, plebis "peuple" rassemble le petit peuple des Blues et des Skippers anglais, nos Lycènes et nos Hespéries. Ce grand genre de 79 espèces de Kluk a fondu au fur et à mesure de son démembrement en nouveaux genres, pour ne plus contenir actuellement que les quatre espèces françaises, et un nombre divers selon les classifications d'espèces étrangères.

 

 

 

 

 3.  Nom d'espèce : Plebejus idas (Linnaeus, 1761).

 

a) Description originale

      Linnaeus, C. 1761. Fauna Svecica sistens animalia Sveciæ Regni: mammalia, aves, amphibia, pisces, insecta, vermes. Distributa per classes & ordines, genera & species, cum differentiis specierum, synonymis auctorum, nominibus incolarum, locis natalium, descriptionibus insectorum. Editio altera, auctior.. Stockholmiæ. (L. Salvii). 578 pp. page 284.

http://www.biodiversitylibrary.org/page/32170753#page/342/mode/1up

 

— Description : 

1075 Papilio Idas alis caudatis caeruelis : posticis fascia termilani rufa ocellari : subtus pupillis caeruleo-argentieis. Papilio hexapus, alis rotundatis integerrimis nigro fuscis : subtus ocellis numerosis. Fn. 804, 805.

Raj. Ins. 131 n.12 Papilio parva, alis supinis pullis cum linea s. ordine macularum lutearum ad imum marginem. Habitat in Ericetis.

Descr: Facies, magnitudo & color omnino praecedentis, a quo differt alarum lateris superioris colore, qui non, ut in illo, caeruleus, sed omnino nigro-fuscus ; Alae secundariae postice supra fascia obsoleta ex ocellis ferrugineis pupilla nigra. Subtus omnes alae similes praecedenti, sed pallidiores & fascia albida ante posticam ruffam ex ocellis caeruleo argenteis. An solo sexu a priori diversus ?

-Trad. : 

b) références données par Linné: (étudiées infra)

  • Fauna suecica 1746 
  • Ray, Historia insectorum, page 131 n°12 .

      Curieusement, Linné avait déjà utilisé ce nom Idas dans sa 10ème édition de Systema Naturae en 1758 pour un Papilio barbarus Idas, "habitat in Indiis".

 

c) Localité et description

— Localité-type : Suède, désignée par Honey & Scoble (2001) Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399, page 335

— Selon Dupont et al. 2013, cette espèce  est présente dans toute la région paléarctique, sauf en Afrique du Nord. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent principalement sur diverses espèces de Fabaceae.

 

d) synonymes (INPN) et sous-espèces.

 

Argus calliopis Boisduval, 1832 : Boisduval, J.-B. A. 1832-[1835]. Icones historiques des Lépidoptères nouveaux ou peu connus. Collection, avec figures coloriées, des Papillons d'Europe nouvellement découverts; ouvrage formant le complément de tous les Auteurs iconographes. 1. Rhopalocéres. Roret, Paris. 251 pp. page 58

 


Lycaeides argyrognomon gazeli Beuret, 1934 :Beuret, H. 1934. Contribution à l'étude de la variation géographique de Lycaeides argyrognomon Bergstr. (Lycaenidae).Lambillionea, 34: 99-123. page 108.
Lycaeides argyrognomon rauraca Beuret, 1934 . Contribution à l'étude de la variation géographique de Lycaeides argyrognomon Bergstr. (Lycaenidae).Lambillionea, 34: 99-123, page 119
Lycaeides idas calliopis (Boisduval, 1832)
Lycaeides idas haefelfingeri (Beuret, 1935)
Lycaeides idas idas (Linnaeus, 1761)
Lycaeides idas lapponicus (Gerhard, 1853)
Lycaeides idas magnagraeca (Verity, 1925)
Lycaeides idas (Linnaeus, 1761)
Lycaena aegon lapponica Gerhardt, 1853 Gerhard, B. [1850-1853]. Versuch einer Monographie der europaeischen Schmetterlingsarten Thecla, Polyomattus, Lycaena, Nemeobius als Beitrag zur Schmetterlingskunde. Hamburg. page 19
Lycaena argus alpina Berce, 1867 : Berce, J. E. 1867. Faune entomologique française. Lépidoptères. Description de tous les papillons qui se trouvent en France indiquant l'époque de l'éclosion de chaque espèce, les localités qu'elle fréquente, la plante qui nourrit la chenille, le moment où il convient de la chasser, précédées de renseignements sur la chasse, la préparation et la conservation, etc. Premier volume : Rhopalocères.. Deyrolle, Paris. 270 pp. page 134. 
Lycaena argus armoricana Oberthür, 1910 : Oberthür (1910) :. Etudes de lépidoptérologie comparée. Fascicule IV. Imprimerie Oberthür, Rennes. 691 pp. 189 :

 http://www.biodiversitylibrary.org/page/10531764#page/197/mode/1up 
Papilio idas Linnaeus, 1761
Plebeius idas magnalpina Verity, 1927
Plebeius idas (Linnaeus, 1761)
Plebejus idas alpina (Berce, 1867)
Plebejus idas armoricanus (Oberthür, 1910)
Plebejus idas calliopis (Boisduval, 1832)
Plebejus idas gazeli (Beuret, 1934)
Plebejus idas haefelfingeri (Beuret, 1935)
Plebejus idas idas (Linnaeus, 1761)
Plebejus idas lapponicus (Gerhard, 1853)
Plebejus idas magnagraeca (Verity, 1925)
Plebejus idas magnalpina Verity, 1927 Verity, R. 1927. La variation géographique dans l'Europe occidentale des Plebeius idas L. (= argus Schiff. = argyrognomon Berg.) et insularis Leech. Le nom du P. lycidas est de Meigen et non de Trapp. Annales de la société entomologique de France, 96: 1-16. page 10  [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54627776/f7.image]

Plebejus idas rauracus (Beuret, 1934)  

 

 

 

 

c) Origine et histoire du nom idas. 

 

 Spuler (1903-1908) page  : 

 

— Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 226 

   "   idas : nom emprunté à la mythologie grecque, Idas, héros messénien, cousin des Dioscures, s'éprit de Marpessa, fille d'Événos, que lui disputa Apollon. Zeus intervint et laissa Marpessa libre de choisir : elle préféra Idas. Celui-ci prit part, avec son frère Lyncée, à l'expédition des Argonautes. Ils entreprirent ensuit, avec Castor te Pollux, une expédition en Arcadie. Mais, au cours d'une dispute pour le butin, Castor et Lyncée furent tués, Idas fut foudroyés par Zeus."

— Perrein et al. (2012) page 275:

     " Étymologie : D'Idas, héros messénien, habile chasseur de sangliers, qui participe à l'expédition des Argonautes aux cotés de Jason, enlève Marpessa aimèe d'Apollon sur un char ailé et se rend célèbre aussi par sa lutte avec ses cousins Castor et Pollux."

 

 

 

 L'identification de la chenille et de la plante-hôte. 

 

On se méfiera de prendre pour argent comptant les noms vernaculaires d'Azuré de l'Ajonc et d'Azuré du Genêt laissant croire que Plebejus argus pond sur l'Ajonc et non sur le Genêt, et inversement pour Plebejus Idas.  En 2014, les précisions sur les plantes hôtes attestées sont encore insuffisantes, et font l'objet d'études.  En Loire-Atlantique (Perrein et al. 2010), l'ajonc nain (Ulex minor) et la bruyère cendrée (Erica cinerea) sont attestées. En Bretagne, dans le cadre d'une prospection organisée par Donovan Maillard, une ponte a été documentée en juin 2014 sur l'Ajonc d'Europe (Ulex major).

 

La distinction de P. idas et de P. argus.

Source : Forum Bretagne Vivante

 Cette distinction apparaît, en 2014, difficile, et ne peut se fonder avec certitude sur des critères morphologiques. De ce fait, en Bretagne, une prospection des sites avec prélèvement de mâles et études des genitalia (Donovan Maillard) est en cours de mars en septembre 2014.  Les critères approximatifs cités dans la littérature se basent sur la disposition des ocelles en point d'interrogation et la largeur de la bande des ailes. La présence d'une épine tibiale sur la patte antérieure de P. argus est spécifique, mais l'examen des génitalia du mâle est encore plus fiable.

 Plebejus argus philonome vit sur les landes. (Emergence : une génération de mi-juin à mi-aout)
- Plebejus idas vit aussi sur les landes. (2 générations relativement disjointes, en juin et en aout).
- Plebejus argus plouharnelensis quant à lui, vit sur les dunes (à proximité des immortelles des sables, Helichrysum stoechas) (2 générations en continue, de mi-mai à début septembre). Il ne peut donc être trouvé que sur les zones littorales.  

 

https://dl.dropboxusercontent.com/u/251713/Presentation_Plebejus.pdf

                                        Illustrations :

      Esper, Planche , image Openlibrary.org

               

Jacob Hübner, Sammlung, fig 383-385 

 

 

 

 

 

 

              II. Noms vernaculaires.

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

1. L, Geoffroy, 1762.

  Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page .

Papillons à six pieds. II, Les petits Porte-queues.

 

 

— Dans l'édition latine par Fourcroy en 1785 de l'Histoire des insectes de Geoffroy page , cette espèce est nommée 

 

 

 

2.  , Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page  par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet  1779.  

 

 

3. Polyommate argus Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodiqueParis : Vve Agasse tome 9, page 684 n°212 .

Les auteurs considèrent le Papilio argus de Linné comme le mâle et P. idas comme la femelle.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

Latreille avait crée en 1804 le genre des Polyommates ("à plusieurs yeux", un équivalent d'Argus), défini par "des palpes inférieurs de longueur moyenne, ou courts". (Considérations générales sur l'ordre des insectes p. 355).

 

 

 

6. Le Polyommate argus , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821/1823, page 215   planche 11  peinte par . 

 

 

                    

 

 Ce nom a été repris  par Hippolyte Lucas (1834) page 25, P.A. Duponchel et Guenée 1849 , par Le Borgne de Kermorvan en 1836 pour le Finistère (in E. Souvestre), Achille Pénot 1831 (Haut-Rhin), Henry Milne-Edward 1843,  Aristide Dupuis 1863.

 

 

La Chenille.

 

 Le (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles page  planche  par Dumenil fig. 

 

                       

      

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "L'Azuré du Genêt", citant pour les réfuter "L'Azuré sagitté" cité par le suisse Raphy Rappaz en 1979, "l'Argus bleu-violet" et "l'Idas" cité par David Carter en 1984. Ces trois noms attirent les commentaires suivants de l'auteur :

"Les noms d'Argus sagitté" et d'Argus fléché" créés par Rappaz respectivement pour Plebejus idas et P. argyrognomon m'apparaissent sémantiquement trop apparentés pour exprimer une quelconque différence entre les deux espèces, et se révèlent de ce fait peu appropriés. Il convient d'en éviter l'emploi".

"L'emploi du nom "Argus bleu-violet "doit être prohibé, car il désigne selon les auteurs tantôt Glaucopsyche alexis, tantôt Plebejus argus, tantôt Plebejus idas."

 

 

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de 

—Bellmann / Luquet 2008 : non cité.

 

— Chinery / Luquet 2012  : non cité

— Doux & Gibeaux 2007 : "".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "". 

— Lafranchis, 2000 : "L'Azuré du genêt" .

— Perrein et al., 2012 : "Azuré du Genêt".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "".

— Wikipédia : "L'Azuré du genêt ou Moyen argus ou Bleu nordique ou Argus sagitté ou Idas".

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet :   plebejus

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : plebejus idas

— UK Butterflies : 

— lepiforum : plebejus idas

 

      Bibliographie générale des Zoonymies :   Zoonymie des Rhopalocères : bibliographie.

              

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 10:00

Zoonymie (origine du nom) du papillon  La Petite Tortue Aglais urticae. (Linnaeus, 1758).

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

— Aglais Dalman, 1816 vient du latin Aglaia, lui-même du grec ancien ἈγλαΐαAglaḯa, dérivé de ἀγλαΐαaglaḯa (« splendeur, brillance »), et  de ἀγλαός, aglaós (« splendide », « brillant »).  Aglaé est, dans la mythologie grecque, la plus jeune des trois Charites (Grâces chez les Romains), les autres étant Euphrosyne et Thalie. Messagère d’Aphrodite, elle est selon Hésiode l’épouse d’Héphaïstos. Elle représente la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant, la « splendeur ».  Elle  donne déjà son nom à notre Grand Nacré, Argynnis aglaja [graphie ancienne d'aglaia], (Linné 1758)

 

urticae (Linnaeus, 1758)  Le terme urticae fait référence à la principale plante hôte de la chenille de ce papillon, Urtica dioica, la grande ortie.

 

 

— "La Petite Tortue", Geoffroy 1762. L' origine du nom se trouve dans le Musei de James Pétiver (1699), lequel crée le couple de noms anglais "The Greater Tortoise-shell" et The Lesser Tortoise-shell pour deux papillons de taille légèrement différente. Tortoise-shell ne désigne pas l'écaille des tortues,  mais un matériau de luxe, presque acajou,  veiné et nacré, fabriqué avec l'écaille de la tortue marine Eretmochelys imbricata. Sous l'influence de Réaumur qui, en 1734, écrit : "il est l'un de ceux à qui on a donné le nom de tortüe, à cause de la distribution de ses couleurs, qui imite en quelque sorte celles des taches de l'écaille",  Geoffroy abandonne le premier terme du nom Écaille-de-tortue et transforme la désignation d'un superbe matériau ambré très recherché en marqueterie en celle d'un animal lent et terne. (On comparera cela au remplacement du nom "Ivoire" par celui de "Éléphant"). Le nom "La Petite Tortue" est repris par Engramelle en 1779, puis par Godart en 1821, et enfin validé par Gérard-Christian Luquet en 1988. 

 

 

 

 

   I. Nom scientifique.

 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815.

Cette famille comporte (Je suivrai Dupont & al. (2013) ) 7 sous-familles en France :

  • Sous-famille des Libytheinae Boisduval, Rambur, Dumesnil & Graslin, [1833]
  • Sous-famille des Danainae Boisduval, [1833] 
  • Sous-famille des Limenitidinae Butler, 1870
  • Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822 
  • Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840
  • .Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827
  • Sous-famille des Charaxinae Doherty, 1886 

 

 

b)  Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827

Cette Sous-famille comporte deux Tribus en France :

  • Tribu des Nymphalini Swainson, 1827
  • Tribu des Melitaeini Newman, 1870

c) Tribu des Nymphalini Swainson, 1827 :

Elle comporte 5 genres en France :

  • Genre Nymphalis Kluk, 1780 
  • Genre Aglais Dalman, 1816
  • Genre Vanessa Fabricius, 1807
  • Genre Polygonia Hübner, [1819]
  • Genre Araschnia Hübner, [1819]

 

 

 

    

2. Nom de genre : Aglais  Dalman, 1816.

 

a) Description originale : 

Dalman, J. W. 1816. Försök till systematisk Uppställning af Sveriges Fjärillar. (Fortsåttning). Kongliga Svenska Vetenskaps-Akademiens Handlingar, 1816(1): 48-101. page 56

  Johan Wilhelm Dalman (1787-1828) est un médecin et un naturaliste suédois qui, après des études à Lund et à Uppsala, se passionna pour l’entomologie et la botanique. Il reçoit son doctorat en 1817 à l’université d'Uppsala. C'est l'année suivante qu'il publie, à 29 ans ses Tentatives de présentation systématique des papillons de la Suède. Il donnera plus tard analecta entomologia 1823  BHL dans lesquels il proposera de nouveaux genres en entomologie . Il deviendra bibliothécaire de l’Académie des sciences de Suède, puis directeur du jardin zoologique, puis démonstrateur de botanique à l’institut Carolinska de Stockholm.

 

 

 

— Type spécifique: Aglais urticae

— Description : Quatre pattes fonctionnelles ; antennes rigides, etc... voir Dalman.

   — Ce genre renferme  3 espèces en France :

  • Aglais io (Linnaeus, 1758) (244). Paon-du-jour. 
  •  Aglais ichnusa (Hübner, [1824]) Petite Tortue de Corse*. 
  • Aglais urticae (Linnaeus, 1758). Petite Tortue.

* Dupont et al. 2013 : "En attendant des études complémentaires, intégrant des populations de Corse nous suivons FAUNA EUROPAEA et gardons le taxon ichnusa en tant qu’espèce décrivant les populations corses."

 

 Origine et signification du nom Aglais

— A. Spuler p. 30 :

"eine der 3 Grazien".

—A. Maitland Emmet (1991) page 153 : 

— Hans A. Hürter (1998) : 

 

—Doux et Gibeaux (2000) page 128

— Perrein et al. (2012) page 379 : 

Étymologie : d'Aglaé, la plus jeune des Trois Grâces, épouse de Vulcain , du grec aglaos "beau, orné" ou aglaia "beauté".

 

Discussion.

 

 Aglais vient du latin Aglaia, lui-même du grec ancien Ἀγλαΐα, Aglaḯa, dérivé de ἀγλαΐα, aglaḯa (« splendeur, brillance »), dérivé de ἀγλαός, aglaós (« splendide », « brillant »).

  Certes, Aglaé est, dans la mythologie, la plus jeune des trois Charites (Grâces), les autres étant Euphrosyne et Thalie. Messagère d’Aphrodite, elle est selon Hésiode l’épouse d’Héphaïstos. Elle représente la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant, la « splendeur ». Mais elle  donne déjà son nom à notre Grand Nacré, Argynnis aglaja [graphie ancienne d'aglaia], (Linné 1758).

   Je retiens donc comme étymologie d'Aglais "splendide" (que ni le Paon du jour ni la Petite Tortue ne déméritent), et laisse au Grand Nacré celle liée à la Grâce Aglaé.

 

 

 

 

 

 3.  Nom d'espèce : Aglais urticae (Linnaeus, 1758)

a) Description originale

Protonyme Papilio urticae  Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. Page 477

 

http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277]
Première description dans la Fauna suecica de 1746 page 233 sans nom. 

 

— Description :

P[apilio] N[ymphalis] [Phalerati] Alis angulatis fulvis nigro maculatis : primoribus prima punctis tribus nigris 

http://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/53754/tab/taxo 

— références données : 

  • Fauna suecica de Linné page 774 
  • Mouffet Insect. 101 fig. 5,6
  • Merian, Eur.2 t.2.
  • Goed. Ins. I t.21
  • List. Goed. 3 f.2
  • Blank ins. 13 . t1 f. L-Q
  •  
  • Petiver, Musei NON Cité dans le Syst. Nat. et cité comme anonyme anglais dans la Fauna suecica avec la bonne référence (page 34 n° 316 ) mais le nom érroné de testudinarius major (au lieu de t. minor)
  • John Ray, Hist. insect. 117 n.1
  • Robert icon. t.5
  • Hoffnagel . pict.2 f.16
  • Bradl. nat. t.27 f.2
  • Merian eur. I t.44
  • Albin Ins. t.4 f. 51
  • Swamm. bibl. t.35 f.12
  • Réaumur, Mémoires ins. I t.26 f.6-7
  • De Geer, Ins. I t.21 fig. 8 et 9.
  • Albin Ins.  t.55
  • Roesel Ins. Ipap 1 t.4.
  • Wilkes, Pap. 56 t.3 a 3 fig. inf.

— Habitat in Urtica vulgatissimus

 — Localité-type : Suède, désignée par Honey & Scroble   : Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399. page 390.

 

Selon Dupont & al. 2013, cette espèce est présente dans toute la région paléarctique sauf en Afrique du Nord. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent principalement sur Urtica dioica L.

 

 

 

c) Origine et signification du nom urticae. 

        

 Les interprétations des étymologistes :

— Gustav Ramann (1870-1876), page 

— Anton Spannert (1888), page 

— Arnold Spuler ( 1908) 1 page :

 

— A. Maitland Emmet (1991) page 153 :

 

 

 

 — August Janssen (1980) page 

— Doux et Gibeaux (2000) page  :

 

 

— Perrein et al. (2012) page 396 :

Étymologie : du latin urtica, "ortie", "de l'ortie" pour Linné.

— Hans-A. Hürter (1998) :

 

 

 

Discussion : 

 

 

 

 II.  Archéo-taxonomie.

      1. Le genre.

 

 

 Linné avait divisé ses Nymphalis en Gemmati et en Phalerati. Il a décrit la Petite Tortue sous le nom protonymique de Papilio (Nymphalis) urticae (n° 114) parmi les Phalerati à la page 477 de son Systema Naturae de 1758

  Le genre Nymphalis a été décrit en 1780 par  Jan Krzystof Kluk (1739-1796), naturaliste polonais Hist. nat. pocz. gospod. 4: 86.

L'année suivante le genre a été divisé en sept sous-genres :

• sous-genre Nymphalis Kurk, 1780 avec notre Grande Tortue Nymphalis polychloros, mais aussi N.californica et N. xanthomelas

• sous-genre Aglais Dalman, 1816, décrit dans K. svenska VetenskAkad. Handl., Stockholm 1816(1): 56, et  comprenant outre la Petite Tortue Aglais urticae  Aglais ichnusa (considérée aussi comme une sous-espèce) et 4  espèces.

• sous-genre Inachis Hübner, 1819 : c'est celui d'Inachis io, le Paon-du-jour.

 • sous-genre  Polygonia Hübner, 1819, où on trouve Robert-le-diable Polygonia-c-album, et treize autres espèces.

 • sous-genre Euvanessa Scudder, 1889, comprenant le Morio  Euvanessa antiopa, et R. cyanomelas.

 • sous-genre Kaniska Moore, 1899, comprenant Nymphalis canace

 • sous-genre Roddia Koshunov, 1995 où on   trouve place Roddia l-album la Vanesse du peuplier ou Tortue faux-gamma.

 

 Ceci explique que la Petite Tortue soit classée par le site  Funet parmi les Nymphalis. Encyclopedia of Life semble considérer Aglais comme un genre à part entière.

 

 

 

2. L'épithète spécifique.

 

 

 

 

La succession des différentes publications et des descriptions: 

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  • Fauna suecica de Linné page 774 
  • Mouffet Insect. 101 fig. 5,6
  • Merian, Eur.2 t.2.
  • Goed. Ins. I t.21
  • List. Goed. 3 f.2
  • Blank ins. 13 . t1 f. L-Q
  •  
  • Petiver, Musei NON Cité Gde tortue 34 n°315
  •  
  • John Ray, Hist. insect. 117 n.1
  • Robert icon. t.5
  • Hoffnagel . pict.2 f.16
  • Bradl. nat. t.27 f.2
  • Merian eur. I t.44
  • Albin Ins. t.4 f. 51
  • Swamm. bibl. t.35 f.12
  • Réaumur, Mémoires ins. I t.26 f.6-7
  • De Geer, Ins. I t.21 fig. 8 et 9.
  • Albin Ins.  t.55
  • Roesel Ins. Ipap 1 t.4.
  • Wilkes, Pap. 56 t.3 a 3 fig. inf.

1. Mouffet 1634

Moffet (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634 page 101 n°11 :

 

Speciosam radiantium in caerulo margaritu(m) institam ostentat ; alae superiores ex flammeo flavescentes ignem referunt, sex nigerrimis pannis insecte : internarum radix anthracina, deinde flavo in igneu(m) coruscant : corpus fuscis capillamentis hirsutum, quem colorem cornicula cum pedibus imitantur.

Petite-Tortue-par-Mouffet-page-101-crop.png

 

2) James Pétiver,  Musei Petiveriani centuria prima page 34 n° 316  :

Papilio testudinarius minor THE  LESSER TORTOISE-SHELL BUTTERFLY [...]  This is frequently met with all the Summer

        Voir Zoonymie de la Grande Tortue Nymphalis polychloros pour la discussion sur ces noms : Pétiver a d'abord décrit cette espèce sous le nom de testudinarius major ("le grand testudinaire", de testudo, "tortue") et de The Greater Tortoise-shell Butterfly ("Le plus grand Papillon Écaille-de-tortue") le terme Tortoise-shell renvoyant à un matériau très luxueux issu de la carapace de tortues marines venant d'Asie , et que nous nommons "l'Écaille" ou "l'Écaille-de-tortue". Il se caractérise par ses marbrures veinant de sombre un fond jaune-miel qui deviendra, en marqueterie, rouge-acajou sous l'influence de la colle utilisée pour le placage. La comparaison avec ce matériau  souligne le coté flammé, jaune passé au feu que décrivait Mouffet en 1634.

Il reprend les même noms pour l'espèce suivante, dont il signale seulement la taille inférieure avec l'adjectif latin minor ("plus petit") et l'adjectif anglais lesser, de même sens. 

3) John Ray, Historia insectorum page 118 

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Jacob Hübner, ami de Schiffermüller, a décrit en [1796] dans son Sammlung europäischer Schmetterlinge  et donne une illustration . 

 

 

 

Découverte de la chenille.

        La chrysalide était déjà représenté par Mouffet en 1634.

              III. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

0. Avant l'âge des noms.

   En France, aucun nom propre n'a été donné aux papillons avant Geoffroy. Mais James Petiver avait employé  et sans-doute créé à Londres pour celui-ci  le nom de Minor testudinarius, the Lesser Tortoise-shell dès 1699. Aussi, lorsque Réaumur écrit en 1734 que " Ce papillon est encore un de ceux à qui on donne le nom de tortüe, parce que les distributions des couleurs jaunes et noires du dessus de ses ailes imitent celles de quelques écailles",  il fait vraisemblablement référence à cette dénomination outre-Manche.

  Le propos de Réaumur n'était ni d'épingler les papillons ni de leur attribuer un nom, mais de les observer dans les secrets de leurs métamorphoses : il donne ici la première description en français des trois stades d'A. urticae et, comme toujours, son sens de l'observation est admirable.

 

Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes I page  427.  Voir aussi la planche 26 .

   ...Mais on trouve fort communément sur l'ortie une espèce de chenilles épineuses différente des précédentes. Tant qu'elles sont petites, et jusques à ce qu'elles soient assez proches du temps de la métamorphose, elles vivent en société, plusieurs ensemble mangent la même feuille. Planche 26 fig.5,a et b. Cette chenille (Pl.26 fig.1) a sur le corps de larges raies d'un vert un peu brun, et d'autres raies brunes ; ni les unes ni les autres ne sont pourtant pas entièrement d'une même couleur : on voit dans les vertes des taches de brun, de jaune et de citron, et les raies brunes sont piquées de vert. Elle a huit épines sur chaque anneau du milieu du corps. Quand on tient un bon nombre de ces chenilles dans un poudrier, on s'aperçoit bientôt qu'elles sont grandes mangeuses, qu'il faut souvent leur redonner des feuilles ; mais celles de l'ortie ne sont pas rares. J'ai eu des sociétés de ces chenilles, qui se sont mises en chrysalides chez moi vers la mi-juillet, et j'en ai eu d'autres qui s'y sont mises plus tard, et d'autres plus tôt.

 

Assez communément leurs chrysalides sont dorées (Pl ; 26 fig.2, 3 et 4) . Le papillon ne reste sous une si belle enveloppe qu'environ quinze jours ; il appartient à la seconde classe des diurnes. (Pl. 26 fig.6). Tout c qui paraît en noir, dans la figure 6 ou en noir clair sur le dessous de ses ailes est brun ou noir. La grande place plus blanche, et marquée t, qui paraît sur le dessous des ailes supérieures, est d'une couleur passée de chamois ; mais la couleur qui domine sur le dessus des quatre ailes (Pl. 26 fig.7) est d'un aurore orangé : c'est par cette couleur que sont séparées les unes des autres des taches, pour la plupart noires. Les noires, plus proches du coté extérieur des ailes sont séparées par un jaune plus clair que celui des autres endroits. Les deux taches les plus proches de la tête, qu'on a laissées en blanc, sont bleues. Ce que ces ailes ont de plus beau, c'est leur bordure, dont le fond est noir, mais sur lequel il y a des taches bleues de diverses figures ; il y en a même de bleu nué qui forment de petits yeux. Ce papillon est encore un de ceux à qui on donne le nom de tortüe, parce que les distributions des couleurs jaunes et noires du dessus de ses ailes imitent celles de quelques écailles.  

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1. La  Petite Tortue Geoffroy, 1762.

 Étienne-Louis Geoffroy  1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 38.

C'est donc le médecin Geoffroy, membre d'une famille de pharmaciens et de médecins passionnés par la botanique et es collections naturalistes, qui crée en 1762, quatre ans après la dixième édition du  Systema Naturae de Linné, le premier nom français de la Grande Tortue (Nymphalis polychloros) et de sa petite sœur la Petite Tortue.

  Geoffroy reprend en le traduisant le nom latin testudinarius minor de James Pétiver, qu'il cite dans ses références. Il ajoute : "On a donné à ce papillon le nom de "tortue", testudinarius, parce que ses couleurs imitent celles de l'écaille de tortue". Il ne parle pas du nom anglais The Lesser Tortoise-shell.

 Réaumur avait introduit la possibilité d'un contre-sens en abrégeant le "Tortoise-shell" de Petiver en "tortüe" : alors que Pétiver comparait ce papillon au matériau "écaille de tortue", par les reflets nacrés ou la marbrure des écailles de la Tortue marine Caret plutôt que par leur couleur d'un blond-miel souvent teinté de rouge, il pouvait laisser croire que le papillon ressemblait aux écailles de nos tortues, lesquelles sont ternes, concentriques, et en dôme.

"Nos tortues" ? Mais la France ne possède que trois espèces dont la seule terrestre, la Tortue d'Hermann n'est présente que dans le Var et en Corse ; la tortue commune était la tortue d'eau douce ou Cistude d'Europe, appréciée jadis dans les monastères car sa chair pouvait être consommée le vendredi. La tortue qui nous semble si familière n'a été importée en masse qu'à partir de 1880, c'est la Tortue Grecque Testudo graeca. La Fontaine ne connaissait sans-doute l'héroïne de sa Fable que par Ésope, ou par l'usage que les pharmaciens en faisaient.

Geoffroy a mal traduit le latin testudinarius de Pétiver, tout autant que son "Lesser Tortoise-shell".

Pourquoi n'a-t-il pas créé le nom de "L'Écaille-de-Tortue" ? L'une des raisons est qu' il a donné le nom d'Écaille à plusieurs papillons de nuit (Écailles mouchetée, marbrée, couleur-de-rose, hérissone, brune) et cette Écaille de Tortue n'appartenait pas à cette série et pouvait entraîner une confusion.

 Pourquoi n'a-t-il pas, alors, créé  "Le Testudinaire" ? Le nom n'est pas gracieux, mais il a été utilisé par Latreille en 1804 pour la Zophose testudinaire ou Érodie testudinaire. 

Ce choix du nom "La Petite Tortue" ne crée pas une métaphore stimulant l'imagination  poétique, et l'animal  champion de lenteur sous sa carapace grisâtre et froide  n'évoque en rien le papillon aux couleurs fauve et orange.

 

 

 

2. La  Petite Tortue,  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 11 Planche n° IV  dessinée par  J.J Ernst .  

"Cette espèce de papillon, ainsi que celle de la planche IV, ont été nommées Tortues à cause de leur couleur, qui imite assez bien celle de l'écaille de la tortue."

Même confusion : si Engramelle se base, dans sa comparaison, sur le matériau écaille-de-tortue presque acajou plaqué peut-être sur son secrétaire, l'imitation est "assez bien" réussie. Mais il parle ici de l'écaille de LA tortue, et son texte entérine le contre-sens des auteurs français.

 

 

2.   De Villers, 1789

Charles de Villers, Caroli Linnaei Entomologia  page 

 

 3.  Latreille,

Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle tome 27 page .  

 

 

4. La Vanesse  , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 304 .

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

5. Vanesse Petite-Tortue  , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1823, Catalogue méthodique page 41 n° 114 et page 91 n°29  planche 5 second peinte par Vauthier et gravée par Lanvin.

                         

        Image BHL

        n138_w346

 

              

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "la Petite Tortue" et admettait néanmoins "La Vanesse de l'Ortie" et "Le Petit Renard", bien que ce nom, cité par l'auteur suisse Robert, ne soit que la traduction littérale du nom allemand de cette espèce "Kleiner Fuchs". 

 

7. Étude zoonymique des auteurs français :

— Doux et Gibeaux 2007  page 12 :

"Tortue" : allusion aux motifs des ailes, qui rappellent les écailles de certaines tortues (Réaumur, 1734).

 

— Perrein et al. 2012 page 396 : 

Calquée sur l'appelation anglaise, la Petite Tortue de Geoffroy (1762) fait le pendant de la Grande Tortue (voir Nymphalis polychloros).

8. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de  Vanessa urticae   puis citent dans leur texte page  le nom vernaculaire de "la  Vanesse Petite Tortue".

—Bellmann / Luquet 2008 : "" .

— Blab / Luquet 1988 : 

— Chinery / Leraut  1998  : 

— Doux & Gibeaux 2007 : " ".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : " ". 

— Lafranchis, 2000 : "" .

— Perrein et al. 2012 : " Petite Tortue".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "".

— Wikipédia : " La Petite tortue, la Vanesse de l'Ortie ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(Shakespeare, Romeo et Juliette, ActeIII, scène 5) 

 

 

 

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             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet :  Nymphalis

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Aglais urticae

— UK Butterflies : urticae

 

— lepiforum : 

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; . http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :

 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

 

 

 

        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 ou Gottingen

 

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Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1793 Ent Sys em    https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fourcroy voir Geoffroy.

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

Geoffroy latin par Fourcroy :  http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Linné, Species Plantarum http://www.biodiversitylibrary.org/item/13829#page/1/mode/1up

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Oberthür, Études http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8792#/summary

 1910 (4) http://www.biodiversitylibrary.org/page/10532070#page/299/mode/1up

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Schneider 1787 http://books.google.fr/books?id=VnY-AAAAcAAJ&pg=PA241&lpg=PA241&dq=schwarzgestrichelter+schmetterling&source=bl&ots=c5RGnFNYx4&sig=-HkttVMLK2SZP6KRw5MXfvJCYxI&hl=fr&sa=X&ei=

AHwGU7m9LoLm7Abd7oGICg&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=schwarzgestrichelter%20schmetterling&f=false

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

Tutt vol.1 1906 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof08tutt#page/n8/mode/1up

Tutt vol.2 1908 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof09tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v3 1909 :http://archive.org/stream/naturalhistoryof10tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v4 1914 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof04tut#page/n4/mode/1up

 

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

 

                                          

 
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 16:05

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

— Satyrium Scudder, 1876 :  l'auteur américain  donne l'explication du choix de son genre dans sa description originale en soulignant "la sobriété de ses marques et de sa  coloration , rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui aie attribué". En effet, les ailes de l'espèce-type du genre, Satyrium fuliginosa ou "Western Sooty Hairstreak" sont d'un gris  uni  en dessous et d'un brun terne au dessus, qui peuvent rappeler les couleurs de quelques Satyrides. Le nom ne crée aucun rapport entre les espèces du genre, et les satyres de la mythologie.

—   pruni, du latin Prunus "Prunier". Cet adjectif spécifique a été créé par Linné dans le Systema naturae de 1758, cet auteur le justifiant  par la mention (qui concerne la chenille) Habitat in Pruno domestica "Vit sur le Prunier cultivé". En 1761 dans Fauna suecica, il se contentait de Habitat in Pruno , le Genre incluant ainsi entre autre le Prunellier. Ce qualificatif -pruni appartient aux 25 des 192 noms linnéens qui désignent la plante nourricière, dont 8 Plebejus betulae, pruni, quercus, rubi, caricae, virgaureae, bixae, malvae).

Le papillon a d'abord  été nommé "Le Porte-Queue brun à [deux] lignes blanches " par Geoffroy (1762) et par Engramelle (1779), — nom encore utilisé par Oberthür —,  puis "Polyommate du Prunier" par Latreille (1818) et Godard (1821), avant que G.C. Luquet ne propose en 1986  "La Thécla du Coudrier" puis en 2013 "La Thécla du Prunier".

 


 



 

 

               I. Nom scientifique.

.

1.NOM DE FAMILLE.

 

1°) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes.

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

La famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). 

  • Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : [Thiéclines : Théclas ou Thècles et Faux-Cuivrés]. Hairstreaks en anglais

  • Sous-famille des Lycaeninae [Leach, 1815] : [Lycénines : Cuivrés].

  • Sous-famille des Polyommatinae Swainson, 1827 : [Polyommatines : ; Azurés, Argus et Sablés]. Blues en anglais.

 

2°) Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : les Thèclas ou Thècles et les Faux-Cuivrés.

Les Theclinés se distinguent par la présence d'une courte queue sur les ailes postérieures. Ils portent le nom de Hairstreaks ["cheveux-stries] en anglais, en raison (W. Dale) des lignes fines qui traversent la face inférieure de leurs ailes.

Elle comprend trois tribus en France :

  • Tribu des Tomarini Eliot, 1973 (Genre Tomares ).

  • Tribu des Theclini Butler, 1869.

  • Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847.

3°) Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847

  •  Genre Satyrium Scudder, 1876

  • Genre Callophrys Billberg, 1820.

 

 

http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38600#page/160/mode/1up


 

2. NOM DE GENRE :  Satyrium Scudder, 1876   

a) Description originale : 

        Satyrium Scudder, 1876; "Synonym list of the butterflies of North America, North of Mexico. Part 2. Rurales." Bulletin of the Buffalo Society of natural Sciences, Chicago, 1887  3 [18], page  106.

http://www.archive.org/stream/bulletinofbuffal03buffuoft#page/106/mode/1up

— Description : 

 "8. SATYRIUM Scudder.

Type : Lycaena fuliginosa Edw.

This genus which both Edwards and Boiduval referred to the Ephori is allied to Erora, but in the sobriety of its markings and coloration is in striking contrast to that group, recalling to a certain degree a tone of color common among Oreades or Satyrids, whence the name I have applied to it . The center of the eyes is thinly pilose ; the palpi, though slight, are longer than the eyes by the whole lenght of the terminal joint. The fore tibiae are three-fourths and the middle tibiae seven-eights the lengyh of the hind tibiae. The wings are broader than in Erora, resembling more those of Callipsyche, but, as in the former genus, the male has no discal stigma on the front pair, and the hind wings are scarcely excavated at the tip of the inner border ; the first superior subcostal nervule of the fore wings arise at or just before the middle of the cell, and the letter is a little less than half as long as the wing. In the markings of the under surface of the wings Satyrium resembles Callipsyche more closely than Erora, but in structure it seems nearly allied to the latter."

8. Satyrium Scudder.

Type: Lycaena fuliginosa Edw.

Ce genre que  Edwards et Boiduval placent tous les deux parmi les Ephori  est proche du genre Erora, mais par la sobriété de ses marques et de sa  coloration il entre en contraste frappant avec ce groupe, rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui aie attribué. Le centre des yeux est finement velu; les palpes, si légers, sont plus longs que les yeux de toute la longueur de l'articulation terminal. Les tibias antérieures sont  trois quarts plus longs, et les tibias du milieu des sept huitièmes de la Longueur,  que le tibia postérieur. Les ailes sont plus larges que chez Erora, ressemblant plus ceux de Callipsyche, mais, comme chez le premier genre, le mâle n'a pas de tache discale sur la paire d'ailes antérieures et les ailes postérieures sont à peine creusée à la pointe de la bordure intérieure; le premier nervule sous-costale supérieure  des ailes antérieures se situe au niveau ou juste avant le milieu de la cellule, et la lettre est un peu moins longue que  la moitié de  l'aile. Dans les marques de la surface sous des ailes Satyrium ressemble à  Callipsyche plus étroitement que chez Erora, mais dans la structure elle semble presque appartenir à celle-ci.

N.B : pour comprendre cette description, il faut savoir que Scudder place ce genre entre le n°7 Erora , nom encore valide aujourd'hui pour des Theclinae Eumaeni américains, et le n°9 Callipsyche, également valide pour des Theclinae Eumaeni. Il faut aussi savoir que  le nom d' Ephori est synonyme (Herbst, 1793) ou analogue à la sous-famille des Theclinae. (Herbst avait divisé les Plebejus rurales de Linné en deux groupes, Vestales et Ephori).  En 1881, Scudder écrivait "Tribe Ephori Herbst =Theclides Kirby = Hairstreaks". On peut admettre l'équation Ephori = Thécla.)

 Enfin, les Oréades désignent un "Stirps" de Hübner, un rang taxonomique peut-être équivalent à nos Sous-familles, et qui renferme pour cet auteur des Papilio Danai gemmati de Linné soit les Satyri de Fabricius, donc la sous-famille des Satyrinae.

 — Type spécifique: Lycaena fuliginosa Edwards, 1861. Proc. Acad. nat. Sci. Philad. 13: 164.

— Noms juniors :

  • Chrysophanes ; Weidemeyer, 1864  Proc. ent. Soc. Philad. 2(4) : 536.
  • Chrysophanus Hübner, 1818 Zutr. Samml. exot. Schmett. 1 : 24. (publication précédant la seconde mention de ce nom par Hübner en [1819] dans Verzeichniss bekannter Schmettlinge page 72.
  Chrysophanes ou Chrysophanus peuvent se traduire par "Signe doré", le genre correspondant ayant été assimilé aux Coppers anglosaxons à l'acceptation plus large que nos Cuivrés (cf Hemming NHM) avant de s'inscrire dans le groupe des Hairstreak .

   — Ce genre renferme  6 espèces en France : 

  • Satyrium acaciae (Fabricius, 1787) Thécla de l’Amarel.
  • Satyrium esculi (Hübner, [1804]) Thécla du Kermès.
  • Satyrium ilicis (Esper, 1779) Thécla de l’Yeuse.
  • Satyrium w-album (Knoch, 1782) Thécla de l’Orme.
  • Satyrium pruni (Linnaeus, 1758) Thécla du Prunier 
  • Satyrium spini ([Denis & Schiffermüller], 1775)  Thécla des Nerpruns 

 

 

 Origine et signification du nom 

 

—A. Maitland Emmet (1991) page  148: 

"Saturos, a satyr, a mythical being associated with the worship of Bacchus, in art often depicted with the horns and tailo of a goat. The satyrs engaged in voluptuous dances with the nymphs and this name, like Ochlodes Scudder, draws attention to the spritely flight of the butterflies. Another possible source is a plant called saturion, which was used as an aphrodisiac. Derivation from Saturium, a town in southern italy, is unlikely, since the Latin "u" should not be changed to a "y"."

 

—Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 170:

" du grec Saturos, "Satyre". êtres mythiques  associés au culte de Bacchus, les Satyres se livraient à des danses voluptueuses avec les Nymphes, et le nom Satyrium semble faire allusion au vol sautillant de ces papillons. Ce nom de genre pourrait aussi dériver de Saturion, nom grec d'une plante censée posséder des pouvoirs aphrodysiaques."

— Perrein et al. (2012) page  : 

Étymologie : du latin satyrus, du grec satyros, "satyre" ; les satyres de la mythologie gréco-romaine sont des démons, compagnons de Dionysos —ou Bacchus pour les Latins—, représentés souvent cornus, avec une longue et large queue, et un membre viril toujours dressé et surdimensionné. La teinte sombre du recto des ailes des espèces du genre, ainsi que les petites queue des ailes  postérieures, a pu inspirer l'entomologiste américain, plutôt que leur vol dansant comme le suggère Emmet (1991).

— Arizzabalaga & al. 2012 :

  Satyrium :  Els satirs, divinitats gregues dels boscos 

.

Discussion.

        A. M. Emmet, recopié par Luquet (2007) et Perrein & al. (20013), interprète le mot Satyrium comme s'il s'agissait du mot Satyrus, et sans consulter la description originale de Scudder. Pourtant, l'auteur américain ne se réfère nullement aux personnages mythologiques du cortège de Dionysos, ni à leurs danses, ni à leurs queues, mais se réfère à la taxonomie des lépidoptères et il le dit très clairement : "par la sobriété de ses marques et de sa  coloration il [ce genre] entre en contraste frappant avec ce groupe [des Theclinae], rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui ai attribué."

 

Satyrium prunii (Theclinae) à gauche, et Maniola jurtina (Satyrinae) à droite : (presque) la même "sobriété des marques et de la couleur".

.

alt=Description de cette image, également commentée ci-après  alt=Description de cette image, également commentée ci-après

.

Avec Satyrium prunii, la démonstration n'est pas spectaculaire, mais il faut se souvenir que Scudder prend comme espèce-type Satyrium fuliginosa, "fuligineux" — The Western Sooty Hairstreak—  qui, comme son nom l'indique, est particulièrement dépourvu de couleurs vives et dont les marques sont particulièrement sobres : 

   ©Kim Davis 2010                                           © 2008 Andrew Warren

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Lasiommata petropolitana ("Gorgone) :

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

.

.

.

3. NOM D'ESPÉCE : Satyrium pruni, (Linnaeus, 1758).

.

 

a) Description originale
Papilio pruni Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824. page 482.

[http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/504/mode/1up​]

147. P.P alis subcaudatis supra fuscis, subtus fascia marginali fulva utrinque nigro punctata.

Habita in Pruno domestica.

Traduction mihi "Ailes à queue ébauchée, brunes sur le dessus, avec une bande marginale fauve au dessous avec des points noirs."

 b) Références données par Linné.

 

1°) Roesel. Insecten Belustigung I. pap. 2.t.7. 

2°) John Ray, Insect. 130. n° 9 ?

3°) James Petiver Gazophylacii II f.10

 c) localité et description.

  — Localité-type  : Allemagne, désignée par Verity, R. 1943. Le Farfalle diurne d'Italia 2. Divisione Lycaenida. Marzocco, Firenze. 2: 401 pp. Page 370.

 

 — Selon Dupont & al. (2013), "cette espèce a une répartition eurasiatique. Elle est signalée dans toute la France sauf dans le Massif Armoricain et dans le domaine méditerranéen. Il existe une population allopatrique en Provence Alpes-Côte d’Azur, principalement localisée dans les Préalpes de Digne. Les chenilles se nourrissent principalement sur Prunus spinosa L. ."

 

— Selon Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8cle_du_prunier

C'est un petit papillon au dessus marron, avec une queue aux postérieures, et des taches orange submarginales, discrètes aux postérieures chez le mâle, aux postérieures et aux antérieures chez la femelle.

Le revers est de couleur marron orné d'une fine ligne blanche et de taches submarginales orange confluentes marquées d'un petit point noir.

La chenille, petite et trapue, possède une tête rétractile marron clair et un corps vert avec deux rangées de bosses dorsales blanchâtres et des stries obliques jaunâtres sur les flancs. Il vole en une génération, entre mi-juin et mi-juillet.

Il hiverne à l'état de chenille formée dans l'œuf pondu à la fourche des rameaux.

Sa plante hôte est le prunellier ou épine noire Prunus spinosa. Et aussi Prunus padus et d'autres Prunus.

Il est présent dans une grande partie de l'Europe, mais ni en Espagne, ni dans la majeure partie de l'Italie et de la Grèce, ni dans le nord. Il est aussi présent en Sibérie et jusqu'en Corée et auJapon.

En France métropolitaine il est présent dans la moitié est allant du sud-ouest au nord-est. Suivant d'autres sources il ne serait absent que de Bretagne, quelques départements du sud de la France et de Corse. C'est un lépidoptère des fourrés de prunelliers.

 

c) Origine et signification du nom  pruni

        

 

—  Les interprétations des auteurs antérieurs :

 

 

 — Arnold Spuler ( 1908) 1 page 53 :

   "Prunus, Gattungsname von Steinobstpflanzen.“

"Prunus, nom générique de Steinobstpflanzen."

 — A. Maitland Emmet (1991) page 148 :

 "— Prunus, the blackthorn genus ; correctly given by Linnaeus, although his references to earlier British authors show that at least in part he has confusing this species vith the previous one [w-album]. " 

Trad. (mihi) : "- Prunus, le genre Prunus ; Correctement donné par Linné, mais les références à des  auteurs britanniques antérieurs montrent qu'il a au moins dû confondre cette espèce en partie avec la précédente ".

— Hans Arnold Hürter (1998), page 299 :

 

" "Die Raupe lebt an schlehen, manchmal auch an Zwetschenbaümen "(F-W II, S.78, und Higgins S. ) zeigt, daß der deutsche Name "Pflaumen-zipfelfalter" nur zum geringen Teil korrekt ist, ein Merkmal leider vieler Namen in den Landesprachen. Der wissenschaftliche Name, von der Pflanzengattung abgeleitet, erfaßt sowohl Schlehe als auch Zwetschge."

Trad. (mihi) "La chenille vit sur les prunelles, parfois sur des pruniers "(FW II, p.78, et Higgins S.) montre que le nom allemand  "Pflaumen-zipfelfalter"  n'est correct que dans une faible mesure, ce qui est,  malheureusement, une caractéristique de beaucoup de noms dans les langues nationales . Le nom scientifique est dérivée de la plante du genre, incluant à la fois le prunellier et le prunier".

 — Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page  176:

 "— pruni : genitif du mot Prunus, nom générique d'arbres fruitiers à noyau (divers Pruniers et Cerisiers, plantes nourricières attestées de cette espèce"

 — Perrein et al. (2012) page  : 

 "Étymologie : "du latin prunus, "du prunier" pour Linné, emprunté au grec proumnos ou prounos, ces derniers mots d'une langue anatolienne [Carnoy, 1959].

— Arizzabalaga & al. (2012) ; cette espèce n'est pas étudiée par ces auteurs.

 

— Discussion : 

 

  La seule "justification" du nom spécifique -pruni est sa création par Linné dans le Systema naturae de 1758, cet auteur expliquant cet adjectif par la mention Habitat in Pruno domestica.

Linné a décrit le Prunus domestica en 1753 dans Species Plantarum I, page 475, §9 :

http://www.biodiversitylibrary.org/item/13829#page/487/mode/1up

Fiche INPN Prunus domestica L. 1753 http://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/116067/tab/taxo

Fiche Telebotanica  Prunus domestica L.

On considère qu'il s'agit d'un hybride  Prunus spinosa x Prunus cerasifera

Le prunier ou prunier cultivé  est un arbre fruitier appartenant au genre Prunus, au clade Amygdalus-Prunus, section Prunus, de la famille des Rosaceae, cultivé pour ses fruits, les prunes. Il est plus rarement appelé prunier domestique.

En 1761, Linné se contentera d'indiquer, dans Fauna suecica, "Habitat in Pruno", sans préciser l'espèce de son genre Prunus. L'adjectif -pruni ne  renvoie plus seulement alors au Prunier domestique, mais au Prunellier Prunus spinosa.

 Sur les 192 espèces de rhopalocères nommées en 1758 par Linné, 25 portent le nom de leur plante nourricière : Aucun Equites, 2 Heliconii (ricini et psidii), 11 Danai (anacardii, crataegi, brassicae, rapae, napi,sinapis, cardamines, sennae, rhamni, cassiae, sophorae), 4 Nymphales (cardui, populi, urticae,  vanillae) et 8 Plebeji ( betulae, pruni, quercus, rubi, caricae, virgaureae, bixae, malvae).

 

Description par les auteurs. Etude et complément des références de Linné.

A. Références de Linné (replacées dans l'ordre chronologique)
) James Petiver 1702,  Gazophylacii II f.10 

Si cette référence est exacte, elle correspond à une chenille, eruca carnea

2°) John Ray, 1710  Historia insectorum page 130. n° 9 ?. Linné place un point d'interrogation, et effectivement, la description de cette espèce, qui ne mentionne pas l'existence d'un appendice caudé, ne semble pas convenir.  Pap. minor caerulescens, subtus striatus. John Ray renvoie à Petiver, Musei page 319.

 

) Roesel. Insecten Belustigung I. pap. 2.t.7.  (1740)

illustration ci-dessous :

 

1°) Roesel. Insecten Belustigung I. pap. 2.t.7. 

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

2°) John Ray, Insect. 130. n° 9 ? https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

3°) Petiver Gazophylacii II f.10 books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

 

Roesel von Rosenhof, Insecten Belustigung I, 1740, page 101 planche VII fig.3. Biodiversity Heritage Library

Roesel von Rosenhof, Insecten Belustigung I, 1740, page 101 planche VII fig.3. Biodiversity Heritage Library

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B. Références complémentaires données par Charles de Villers in Caroli Linnaei Entomologia... curante Carolo de Villers 1789

4°) Linné, Fauna suecica , 1761, n° 1071 page 283.

Linné indique désormais "habitat in Pruno" (et non in Pruno domestico), ce qui associe désormais le qualificatif -pruni avec l'ensembles des arbres du genre Prunus, notammet P. spinosa, le Prunellier. En outre, il ajoute un complément de description :

Alae omnes fuscae ; postice caudae & ante caudam maculis 2. f.3. Ferrugineis lunatis. Subtus omnes obscure cinereae : linea transversa. Secundariae intra marginem posticum fascia fulva, utroque margine nigro punctata.

5°) Scopoli, Entomologia Carniolica , 1763 page 459

6°) Réaumur, Mémoires pour servir à l'Histoire des  Insectes, 1734, . I. pl..28 fig 6-7.

Réaumur nomme (page 282) cette espèce par l'intermédiaire de sa chenille : "la chenille cloporte de l'orme". Les différents futurs Théclas ne sont pas encore différenciés.

7°) Schaeffer Icones insectorum  1779, . t.14  f.1-2 ; elem. t.94 f.15

 

Schaeffer Icones insectorum  1779, . t.XIV  f.1

Schaeffer Icones insectorum 1779, . t.XIV f.1

8°) Esper t.XIX fig .3 et  t.XXXIX f.1 a, b, var. 

9°) Fuessli Ins. n°592. http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

10°) Fabricius page 526

 

 

 

              III. NOMS VERNACULAIRES.

 

 

 I. Les Noms français. 

 

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1. [Le Porte-Queue brun à deux bandes de taches blanches ], Geoffroy, 1762. 

 Étienne-Louis Geoffroy  1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt page 60 n°28

 Papilio fuscus supra macula fulva, subtus fascia duplici, transversia macularum albicantium, alis secundariis lunularum ferruginearum serie, et in imo caudatis

Geoffroy donne se réfère dans son texte au Papilio pruni de Linné et reproduit les références de l'auteur suédois à J. Ray, à Petiver et à Roesel, mais il décrit un papillon à deux bandes de taches blanches, qui crée une confusion avec Thecla betulae, la Thécla du Bouleau. Il signale que la chenille se trouve sur l'orme (c'est la "chenille cloporte de l'orme " de Réaumur), par confusion avec Satyrium w-album . Pour ces raisons, je ne le considère pas parmi les nomenclateurs de l'espèce.

 

2. Le Porte-Queue brun à [deux] lignes blanches,  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle, 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 157 Planche 35  c-d et planche 36 a-f dessinées par  J.J Ernst . 

 L'ouvrage disponible à la consultation en ligne sur archiv.org reprend le même nom que celui de Geoffroy, se réfère à la description de Geoffroy, à celle de Roesel, celle de Linné, celle d'Esper, de Réaumur, de Scopoli et de Fuessli. Par contre, il ne décrit qu'une seule ligne blanche : "une ligne composée de petites taches blanches traverse les deux ailes". La chenille, une "cloporte" de Réaumur, vit sur l'orme...mais "Linné dit qu'elle mange aussi des feuilles de prunier". Enfin, l'illustration a été reconnue comme conforme à Satyrium pruni par les entomologistes qui ont eu accès aux planches originales.

Mais, et c'est assez curieux, ces entomologistes (Latreille et Godart, Oberthür) ont lu "Le Porte-Queue à lignes blanches", en escamotant le chiffre "deux" embarassant. Dès 1780, François Rozier cite ce nom dans cette version "corrigée". Pourtant, je vérifie que Engramelle n'a pas corrigé lui-même ce nom (in Additions et Corrections). Mieux encore, Ochsenheimer et Treitschke parlent en s'y référant,  d'un" Porte-Queue brun à une ligne blanche". Et enfin, Latreille et Godart reconnaisse le Papilio pruni dans les figures 72 c et d du tableau XXXV, celui qui porte chez Engramelle le nom de "Porte-Queue brun à taches aurores".

Dans cette version, le nom "Porte-Queue brun à lignes blanches" sera utilisé tout au long du XIXe siècle, à Colmar, dans le Doubs ou à Rouen et, par Oberthür, jusqu'en 1922. En 1868, Émile Blanchard utilise "Le Porte-Queue brun à ligne blanche", avec sa seule ligne blanche...

Après avoir écrit ces lignes, je découvre une édition de l'ETH-Bibliothek, Zürich Rar1316q http://www.e-rara.ch/zut/content/pageview/4154873, dont le texte est bien différent pour la page 157 planche XXXVI n°73 : l'espèce est nommée Le Porte-Queue brun à lignes blanches ; et on ne trouve plus que deux références, à Linné et à Roesel. C'est bien entendu cette édition qui a été consultée par les entomologistes postérieurs. La Planche XXXVI se trouve ici : http://www.e-rara.ch/zut/content/pageview/4155199

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Le Porte-Queue brun à bandes blanches, Engramelle, Papillons d'Europe, planche XXXVI fig. 73 a-f

Le Porte-Queue brun à bandes blanches, Engramelle, Papillons d'Europe, planche XXXVI fig. 73 a-f

Le Porte-Queue brun à taches aurores, Engramelle, Papillons d'Europe, planche XXXV fig. 72 c & d.

Le Porte-Queue brun à taches aurores, Engramelle, Papillons d'Europe, planche XXXV fig. 72 c & d.

   

 

 

3. Polyommate du Prunier  , Latreille et Godart 1819 

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Histoire Naturelle . Entomologie, ou Histoire naturelle des crustacés, des arachnides et des insectes, par M. Latreille,, Papillon Paris : Vve Agasse tome 9, page 647 n° 111.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f658.image.r=Godart.langFR

C'est la première description française cohérente avec nos connaissances. La chenille "vit sur le prunier sauvage".

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 5.  Polyommate du Prunier  , Godart 1821.

     Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821,  page 184 planche IX fig. 2 peinte par Delarue et gravée par Duménil.

 

"Le dessus des deux sexes est d'un brun noirâtre, avec une rangée postérieure de taches fauves aux quatre ailes de la femelle, et seulement aux secondes ailes du mâle.

Le dessous est d'un brun un peu plus clair que le dessus, avec une ligne blanche, transverse, commune, et légè-rement interrompue ; puis une bande fauve, offrant le long de son coté interne une série de points noirs, bordés de blanc antérieurement. cette bande est plus vive aux ailes inférieures. Elle y est en outre appuyée sur un cordon de taches noires, triangulaires, lesquelles s'appuient à leur tour sur une ligne blanche,presque marginale. [...] La chenille vit sur le Prunellier.

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  Polyommate du Prunier, ♀, Godart, Planche IX fig.2                       

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6. "Polyommate du Prunier  ", la chenille, Duponchel, 1849     

 

Duponchel (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849 page 76 n°26, 

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Chenille du Polyommate du Prunier, Planche VII fig. 26 a-b.©BHL :

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6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986 et le nom vernaculaire actuel.

 

  1°) Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet créait comme nom principal "La Thécla du Coudrier", comme nom accessoire "La Thécla du Prunier", et comme nom dont l'usage est à écarter "Le Porte-Queue brun à lignes blanches" d'Engramelle. Il accompagnait ce choix d'une note [39] :

[39] : "Le nom de "Thécla du Prunier" est tout-à-fait correct. Cependant pour éviter des confusions éventuelles avec l'espèce nommée "Thécla du Prunellier" (Satyrium spini), je propose "Thécla du Coudrier"

2°) Dans   Doux et Gibeaux (2007) page  176, G.C. Luquet écrit encore

"La Thécla du Coudrier, la Thécla du Prunier :  —Coudrier : Corylus avellana (Noisetier) l'une des plantes nourricières présumées de l'espèce. "

 

 Dans Dupont et al. 2013, on lit (sous la plume de G.C. Luquet sans-doute)

 

"Le nom « Thécla du Coudrier » (LUQUET, 1986 : [13]), naguère proposé pour remplacer celui de « Thécla du Prunier », trop proche de celui de l’espèce voisine alors désignée sous le nom de «Thécla du Prunellier » (Satyrium spini D. & S.), peut être écarté au profit du rétablissement de «Thécla du Prunier », Satyrium spini ayant reçu dans l’intervalle un nouveau nom commun en relation avec la véritable plante nourricière de sa chenille."

Et à propos de S. spini 

 "Parmi les anciens noms communs de cette espèce figuraient ceux de « Thécla du Prunellier » et de « Thécla de l’Aubépine », d’après les noms de deux Rosacées jadis considérées à tort comme plantes nourricières de cette Thécla. Diverses études ont montré que la chenille de ce Lycène se développait en réalité exclusivement sur les arbustes du genre Rhamnus. Un nouveau nom commun, Thécla des Nerpruns, a donc été proposé par P. LERAUT, puis repris dans la littérature entomologique (LUQUET, in RUCKSTUHL, 1977 : 228 ; LUQUET, in DOUX & GIBEAUX, 2007 : 178). "

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent page 188 le nom scientifique de  Thecla pruni suivi immédiatement du nom de "Porte-Queue brun à lignes blanches"  , répétant ce nom à la page suivante avec la mention "ainsi que le nomme Engramelle".

 

— Doux & Gibeaux 2007 : " La Thécla du Coudrier "..

— Perrein et al. 2012 : "Thécla du Prunier ".

— Wikipédia : "Thécle du prunier ou Thècle du coudrier ".

 

 SOURCES ET LIENS :

 

— Funet : Satyrium

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Satyrium pruni

— lepiforum : Satyrium pruni

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Voir :          Zoonymie des Rhopalocères : bibliographie.

http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-des-rhopaloceres-bibliographie-124969048.html

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:00

Zoonymie du papillon l'Azuré du Serpolet Maculinea arion (Linnaeus, 1758).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

Résumé.

— Maculinea Van Eecke, 1915, couplage de deux noms latins, macula et linea, pour décrire les points noirs "en forme de longs trémas" selon l'auteur, qui caractérisent les ailes antérieures des espèces du genre.

[— Synonyme du genre Maculinea : Phengalis Doherty, 1891 : du grec fengali, "la lune", peut-être en raison d'une tache noire ronde sur fond blanc de l'espèce-type.]

— arion (Linnaeus, 1758) : cette espèce appartenant à la phalange des Plébéiens ruraux de Linné, elle devrait recevoir le nom d'un homme ordinaire, mais ceux-ci n'ayant pas laissé leur nom dans l'Histoire, Linné choisit parmi les artistes grecs antiques, comme Arion de Méthymne, poète et joueur de cythare qui, condamné à être jeté à la mer par des marins, fut sauvé par un dauphin attiré par ses chants. A la Renaissance, il devint pour les humanistes et imprimeurs la figure de l'éloquence poétique, et Linné a vu, sous forme de marque de typographe, la vignette d'Arion au dauphin sur la page de titre du Pinax theatri botanici (1623) de C. Bauhin, livre princeps en Botanique.

— En France, l'espèce fut d'abord décrite par Engramelle en 1779 sous le nom d'"Argus Bleu à bandes brunes", puis par Godart en 1821 sous celui de "Polyommate Arion" avant d'être nommée par Gérard Luquet en 1986 "L'Azuré du Serpolet", du nom de l'une des plantes-hôtes des pelouses sèches, Thymum serpyllium ou plus généralement des Serpolets (Thymus praecox, T. pulegioides). La chenille se nourrit de leurs bourgeons floraux avant de tomber et d'être prise en charge par des fourmis (Myrmica sabuteli).

 

 

 

               I. NOM SCIENTIFIQUE.

 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes. 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336, "Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

  

La famille des Lycaenidae Leach, [1815] tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). il comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-familles des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae [Leach, 1815] et Theclinae Butler 1869.

 Ses 6000 espèces mondiales représentent un tiers des Papilionoidea. La majorité a développé des stratégies d'associations facultative ou obligatoire avec les fourmis, qui vont du parasitisme au mutualisme. Les chenilles et les chrysalides utilisent des signaux chimiques et acoustiques pour manipuler les fourmis dans le sens de la myrmécophylie. La présence d'une glande dorsale, située en général sur le 10ème segment exsudant un liquide sucré comparable au miellat des pucerons est un caractère largement partagé par les chenilles de lycénidés myrmécophiles et connu depuis 1894 . On parle alors de chenilles trophobiontes. Toutefois, certaines espèces ont mis au point des stratégies plus complexes pour inciter les fourmis à les adopter et à les transporter au sein de leurs fourmilières.

 

b) Sous-famille des  Polyommatinae Swainson, 1827.

Elle tient son nom du genre Polyommatus créé par  Latreille en 1804; "Tableau méthodique des Insectes" in Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle appliqué aux arts, principalement à l'Agriculture et à l'Économie rurale et domestique, par une Société de naturalistes et d'agriculteurs ; avec des figures des trois Règnes de la Nature, Paris : Deterville, an XII [1804] 24 (6) p. 185 et page 200, espèce-type: Papilio icarus Rottemburg.

Polyommatus vient du grec polus "beaucoup", et omma, ommatos, "œil" : c'est un qualificatif du géant Argos qui disposait de cent yeux, dont cinquante étaient toujours ouverts. C'est lui que la jalouse Héra envoya surveiller Io, transformée en génisse après ses amours avec Zeus. Ce nom est en rapport avec les nombreux ocelles des ailes des papillons bleus. On le trouve déjà chez Aldrovandi sous la forme équivalente de  Papiliones polyophtalmi.

Cette sous-famille contient, en France, 18 genres :

 Tribu des Polyommatini Swainson, 1827 :

Genre Maculinea Eecke, 1915 

 


    

2. NOM DE GENRE : Maculinea van Eecke, 1915 .

 

a) Description originale : 

"Bijdrage tot de kennis der Nederlandsche lycaena-soorten, Door R. van Eecke (met Plaat I en II)",     Zoologische Mededeelinge s'Rijks Museum van naturlijke historie te Leiden E.J. Brill : Leiden 1(3):28,  

— Type spécifique: M. alcon

Description :

Nov. genus Maculinea.

De ogen over het algemeen niet behaard (arcas heeft nl. Zeer fijn behaarde ogen) ; de witgeringde antennen tamelijk kort en fijn, met duidelijke kolf ; de palpen met een lang eindlid. De voorpooten bij de sexen verschillend ; tibiae zonder sporen. Ader 6 ontspringt naast ader 7, die gevorkt is en waarvan de distale tak recht in de apex der voorvleugels eindigt. De discocellularis gebogen ; ader 2 der achtervleugels weinig verlengd. De uncus zwak gespleten met in waartsche buiging met enen tweeledig scaphium, dat nog met den uncus sterk verbonden is ; de valvae rechthoekig met een zeer sterken, vooruitstekenden, processus superior en een sterken, grooten rechthoekigen processus inferior. De penis basaal sterkt verdikt, met zeer ontwikkelden cuneus en afgestompte carina. Bij de wijfjes duidelijke sinusontwikkeling en lamina dentata in de bursa copulatrix.

 Het genus Maculinea omvat 4 inlandsche soorten, die alle onmiddellijk te onderkennen zijn aan hunne eigenaardige, lange trema-vormige  vlekken en aan de donsachtige blauwe kleur. Tot die genus behooren ook de uitlandsche soorten M. cyllarus Rott. En M. melanops B. De scheiding tusschen de genera Lycaena en Maculinea is zuiver te trekken. Inlandsch zijn : 

1. M. alcon F.

2. M. euphemus Hübn.

3. M. arion L. 

4. M. arcas Rott.

"Le genre Maculinea comprend quatre espèces indigènes, qui se reconnaissent toutes immédiatement à leurs taches particulières en forme de longs tréma à et leur couleur bleu-duveteux. À ce genre appartiennent également le genre Uitlandsche espèce M. cyllarus Rott. et M. melanops B. La séparation entre les genres Lycaena et Maculinea ........ Les espèces indigènes sont: (etc.)"

 

 

— Ce genre renferme quatre espèces en France :

  • Maculinea alcon ([Denis & Schiffermüller], 1775) . Azuré de la Pulmonaire (sous-espèce alcon), Azuré de la Croisette (sous-espèce rebeli).

  • Maculinea nausithous (Bergsträsser, 1779). Azuré des paluds.

  • Maculinea teleius (Bergsträsser, 1779) (157). Azuré de la Sanguisorbe.

  • Maculinea arion (Linnaeus, 1758). Azuré du Serpolet.

 Les larves sont soignées par des fourmis des genres Myrmica et Aphaenogaster.  

 — Auteur : Qui est l'auteur du genre Maculinea ?

 Rudolph van Eecke est un entomologiste néerlandais, (1886 -1975) qui devient en 1920 conservateur au Rijksmuseum van Natuurlijke Historie de Leyde. Il travailla alors sur les lépidoptères. Quelques-unes de ses publications :

  •  1914. Studien über Indo-Australische Lepidopteren, Fauna Simalurensis, Lepidoptera Rhopalocera, Fam. Lycaenidae. Notes Leyden Mus. 36(3): 193-258

  • 1915. Studies on Indo-Australian Lepidoptera II. The Lepidoptera collected by the third New Guinea axpedition. Nova Guinea Zool. 3, 13: 55-79, 3 pls

  • 1918. Studies on Indo-Australian Lepidoptera III. Some Rhopalocera and Netrocera from Simalur, Pulu Lasia, Pulu Babi and Sumatra. Zoöl. Meded. 4(2): 70-101, 2 pls., 3 text figs.

  • 1924. List of Lepidoptera collected by Mr. W. C. van Heurn during an exploration-expedition in Dutch North New Guinea. Nova Guinea 15: 33-56, 1 pl. r 

 

 

Genre Phengaris ou Maculinea ?

 Le genre Phengaris a été décrit par Doherty en 1891 :  J. Asiat. Soc. Bengal 60 Pt.II (1) : 36

1) Selon Dupont et al. 2013 : 

En 2007, les travaux de Fric & al., fondés sur le séquençage des gènes mitochondriaux CO1 et CO1I et du gène nucléaire EF-1α, montrent que les espèces des genres Phengaris Doherty, 1891, et Maculinea Eecke, 1915, appartiennent à une même lignée monophylétique. En 2011, les travaux d’Ugelvig & al., fondés sur le séquençage des gènes mitochondriaux CO1 et CO2 et de quatre gènes nucléaires (EF-1α, wigless, Histone-3 et la sous-unité ribosomale 28S), montrent que les deux genres sont très proches, mais que le genre Maculinea est monophylétique. Balleto & al. (2010) ont proposé de maintenir le nom générique Maculinea et ont requis à ce sujet l’avis de la Commission Internationale de Nomenclature Zoologique. Dans l’attente de cette décision, nous optons pour le maintien du nom générique Maculinea Eecke, 1915 comme cela est recommandé par le code de nomenclature.  

2) Selon Wikipédia (consulté le 8 01 2014) qui mentionne cette espèce comme Phengaris alcon:

 Les travaux de Zdenek et al. (2007) sur la phylogénie du clade (Phengaris+Maculinea) ont permis d'identifier l'ancien genre Maculinea comme un groupe à l'intérieur de Phengaris. Toutefois, ces études ne permettent toujours pas de placer Phengaris au sein d'une sous-famille particulière et se retrouve donc Incertae sedis. La liste des espèces comprend donc l'ensemble des espèces des deux genres.

3) cas 3508 : Paclt, J, Bulletin of Zoological Nomenclature mars 2013 70(1) : 52

This comment is in support of Case 3508 to conserve the junior synonym Maculinea Eecke, 1915 for the Large Blue butterfly. The historical use of the two synonyms, Maculinea Eecke, 1915 and Phengaris Doherty, 1891 is summarized by Paclt (2012), with Maculinea shown to be very widely used and Phengaris very little used, almost solely by, or following, the authors of the comment opposing the case. Article 23.2 of the Code (the Principle of Priority) is to be used to promote stability, and not to upset a long-accepted name in its accustomed usage by introducing a little-used senior synonym as was done by Fric et al. (2007). The genus Phengaris was introduced in 1891, and since then has been the subject of very few publications, while Maculinea was used in all catalogues, field guides and educational posters and has been the subject of numerous behavioural, ecological and conservation studies. The Commission is formally asked for a ruling in support of Case 3508 and for conservation of the junior synonym Maculinea, which is a classical case of common usage vs priority, as described in Article 23.9.3 of the Code.  

 

 

Le genre Phengaris, Doherty, 1891.

 

Selon Wikipédia : William Doherty est un naturaliste américain, né le 15 mai 1857 à Cincinnati et mort le 25 mai 1901 à Nairobi. Il voyagea en 1877 en Europe, en Turquie, en Palestine et en Égypte, en 1881 en Iran. Il commença à constituer une importante collection de papillon. De 1882 à 1883, il voyagea en Inde, en Birmanie et dans l’archipel malais et en 1887 il partit en Indonésie.

Doherty alla étudier les collections de papillons rassemblées par les frères Lionel Walter Rothschild (1868-1937) et Charles Rothschild (1877-1923) au Muséum de Tring. Lord Lionel Rothschild l’emploie alors comme récolteur d’oiseau, le meilleur qu’il n’a jamais employé d’après lui. Il meurt dans l’est de l’Afrique de dysenterie.

Ses collections entomologistes sont dispersées dans plusieurs institutions : le Natural History Museum de Londres, le Muséum Carnegie de Pittsburgh (en), le muséum de Brooklyn et le National Museum of Natural History de Washington.

Il est l'auteur de trois genres,  Araotes Doherty, 1889 ( Theclinae), Phengaris Doherty, 1891; Yoma Doherty, 1886 (Nymphalidae).

 Sa description originale est celle-ci : 

 W. Doherty 1891.III. "New and Rare Indian Lycaenidae", in Journal  of the Asiatic Society of Bengal. Vol. 60. Part II. 1892, pp 32-38 : page 36.

 Cette référence est d'accès difficile : La BHL Library conserve la seconde partie du numéro 60 du Journal , mais non la première partie. Néanmoins, cette seconde partie contient  l'Index signalant le nom de genre  J. Asiat. Soc. Bengal 60 Pt.II (2) 430 , mais aussi  la planche II présentant l'espèce-type, planche qui accompagne un second article de Doherty The Butterflies of Sumba and Sambaica, with some account of the Island of Sumba, by William Doherty, Cincinnati, U.S.A. Communicated by the Natural History Secretary (With Plate II).

  Je donne donc la copie de l'extrait concernant le nouveau genre Phengaris page 36 de la référence citée : 

"p.36 Subfamily Lycaeninae, genus Phengaris.

Subfamily Lycaeninae.

Genus Phengaris, novum. The splendid Chinese butterfly Lycaena atroguttata, Oberthür, deserves to be placed in a separate genus or subgenus, distinguished from Lycaena by the upper discocellular vein of the hindwing being short and angled outwardly, the lower discocellular meeting the median vein opposite its second forking.

 I was not able to detect any odour about it, but it has all the air of a protected species. I often saw in the meadows of the Kutxcha Naga country, Naga Hills, from 6000 to 8000 feets elevation, flying very slowly and visible from a great distance, so that I caught a good number, in spite of its rarity. The character of its marking, round black spots on a pure white ground, is very remarkable. It is hard to avoid thingingTajuria maculata, Hew. A mimic of this species, though it seems to live a lower elevation, and further to the westward. Taraka hamada is somewhat similary marked, and is obviously protected.

I have taken the name Phengaris, which means a daughter of  the moon, from the modern Greek."

 

 Étymologie de Phengaris.

L'étymologie du genre créé par Doherty est indiquée par son auteur dans l'extrait cité ; "J'ai pris le nom Phengaris, qui signifie "fille de la Lune", du grec moderne.". Peut-être ce nom est-il en lien avec la phrase "The character of its marking, round back spots on a pure white ground, is very remarkable.", " la caractéristique de sa marque, un rond noir sur un fond blanc très pur, est très remarquable". En grec, phengari ou fengári, φεγγάρι, ,signifie "la lune", et non "la fille de la lune".

 

Le Mont Phengari (mont de la Lune) est situé sur l'île de Samothrace, l'une des Sporades, et sa cîme enneigée est le point culminant de la mer Égée avec ses  1611 mètres. 

 

 

 

 

c) Étymologie de Maculinea.

L'étymologie de ce nom de genre est signalée par l'auteur lorsqu'il écrit "Le genre Maculinea comprend quatre espèces indigènes, qui se reconnaissent toutes immédiatement à leurs taches particulières en forme de longs tréma ...". En effet, ce nom est l'association de deux noms latins, macula, "tache" et linea, "ligne" : "taches en forme de ligne, de tiret".

— A.M. Emmet (1991)

macula, a spot ; linea : from the postdiscal series of somewhat elongate black spots on the forewing upperside, characteristic of the species in the genus."

 

— Hans A. Hürter (1998):

"Macula, -ae, "tache" [...] linum, -i, "ligne" [...] Eine Gattung, deren Arten "reich an linienförmigen Flecken oder Makeln" sind, die mit linien- oder strichförmigen Flecken oder Makeln versehen sind, die solche Zeichnungen auf den Flügeln tragen."

Un genre dont les espèces  "riches en taches ou des marques en forme de ligne" sont pourvus d'une ligne de taches ou de marques en forme de ligne, dessinée sur les ailes.

 

—Luquet in Doux et Gibeaux (2007) :

      du latin macula,"tache", et linea, "ligne", par allusion à la série post-discale de points noirs quelque peu allongés de l'avers de l'aile antérieure, caractéristique des espèces du genre.

— Perrein et al. (2012)

   du latin macula "tache" et linea, "ligne", allusion à la maculation des ailes antérieures de nombreuses espèces du genre.

 

 

  3.  NOM D'ESPÈCE : Maculinea arion (Linnaeus, 1758).

 

a) Description originale

Papilio arion Linnaeus, 1758 :  Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824, : 483. [http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277]

 

 

— Description :  "151  P[apilio] P[lebejus] Alis ecaudatis : supra fuscis disco caeruleo maculis atris : subtus canis punctis ocellaribus.

Statura sequentis, sed duplo major. Alae posticae subtus ocellis 10, praeter puncta marginalia."

— Habitat  in Europa.

— référence données par Linné :

  • Roes. ins. 3 Suppl. t.45  f.3,4.

​— Recherche de la référence : 

Roesel von Rosenhof (August Johann) , 1746,  Der monathlich herausgegebenen Insecten-Belustigung. Theil 3  Worinnen außer verschiedenen, zu den in den beyden ersten Theilen enthaltenen Classen, gehörigen Insecten, auch mancherley Arten von acht neuen Classen ... vorgestellet werden 4020 Mit vielen neuen Beobachtungen / Herrn August Johann Rosel von Rosenhof, Nürnberg [Nuremberg], 

numérisé par Göttingen  page 349 : 

http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN369101308&DMDID=DMDLOG_0079

http://gdz.sub.uni-goettingen.de/content/PPN369101308/800/0/00000349.jpg

 

 

b) Description et localité-type 

 — Localité-type : Suède, désignée par Honey & Scoble (2001) (Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399 : 300.). Ou, (Perrein & al.) : " "in Europa" ; Nuremberg, Bavière, Allemagne, d'après Fruhstorfer qui prend en considération la citation linnéenne des figures de Rösel von Rosenhof en 1746 dans son Insecten-Belustigung."

— Selon Dupont & al. (2013) cette espèce a une répartition eurasiatique. Elle est présente de la péninsule Ibérique jusqu’au nord-est de la Chine. Elle est signalée de presque toute la France. Les chenilles se nourrissent principalement sur des Thyms du groupe serpyllum L. et Origanum vulgare L.

Description Wikipédia :

"La chenille, petite et trapue, possède une tête rétractile noire et un corps rose puis blanc rosé. Il vole en une génération, de fin mai à fin juillet. Il hiverne à l'état de chenille.

La chenille se nourrit des corolles du Serpolet puis tombe au sol et est transportée par les fourmis dans leur fourmilière, elle se nourrit, jusqu'à sa métamorphose, de larves de fourmis*. Les chenilles sont soignées par des fourmis, Myrmica sabuleti et Myrmica scabrinodis. La nymphose a lieu dans la fourmilière.

Ses plantes hôtes sont des thyms Thymus serpyllum, Thymus praecox, Thymus marschalliana, et origans Origanum vulgare.

Il est présent en Europe du nord de l'Espagne au sud de la Scandinavie, en Turquie, dans l'ouest de la Sibérie, le nord-ouest du Kazakhstan et dans l'Altaï. Il est éteint en Grande-Bretagne depuis 1979.

En France métropolitaine il est présent dans presque tous les départements, mais est absent ou n'a pas été trouvé depuis 1980 en Bretagne, en Basse-Normandie, dans le Nord-Pas-de-Calais et l'Île-de-France.

Il réside dans les clairières, les lieux herbus secs."

*"en échange de leur sécrétions sucrées, consommées par les fourmis adultes" (Chinery)

 

 

c) Synonymes  et sous-espèces.  INPN (Muséum) :

  • Glaucopsyche arion (Linnaeus, 1758)
  • Lycaena arion aglaophon Fruhstorfer, 1915 :Fruhstorfer, H. (von) 1915. Neue palaearktische Lycaeniden. Societas Entomologica, 30(12): 67-68 : 68. [http://www.biodiversitylibrary.org/page/33429311]
  • Lycaena arion ligurica Wagner, 1904
  • Lycaena arion (Linnaeus, 1758)
  • Lycaena arthurus Melvill, 1873 : Melvill, J. C. 1873. Description of Lycaena arthurus, a new european butterfly. The Entomologist's Monthly Magazine, 9: 263: 263. . [http://www.biodiversitylibrary.org/page/9271271]
  • Lycaena ligurica Wagner, 1904
  • Lycaena obscura Christ, 1877
  • Maculinea arion aglaophon (Fruhstorfer, 1915)
  • Maculinea arion arion (Linnaeus, 1758)
  • Maculinea arion arthurus (Melvill, 1873)
  • Maculinea arion ligurica (Wagner, 1904) : Wagner, F. 1904. Lycaena arion L. nov. var. Societas Entomologica, 19(1): 1. [http://www.biodiversitylibrary.org/page/9264504]
  • Maculinea arion obscura (Christ, 1877)
  • Maculinea arion pyrenaeafuscans Verity, 1948 :  Verity, R. 1947-1957. Les Variations Géographiques des Saisonnières des Papillons Diurnes en France. Editions Sciences Nat, Paris. Vol. 1: 199 pp. : 106.
  • Papilio arion Linnaeus, 1758
  • Phengaris arion (Linnaeus, 1758)

 

Sous-espèces : 

Leraut retient la présence de cinq sous-espèces en France :

-arion Linnaeus, 1758

- alconoides Keferstein, 1851. Localité-type : environs de Lyon, Rhône.

- arthurus Melvill, 1873. Localité-type : Chamonix, Haute-Savoie.

-aglaophon Fruhstorfer, 1905. Localité-type : Vernet-les-Bains, Pyrénées-Orientales, désigné par Verity (1951).

-ligurica Wagner, 1904. Localité-type : entre Bordighera et San Remo, Ligurie, Italie.

-pyrenaeafuscans Verity, 1948. Localité-type : Gèdre, Hautes-Pyrénées.

Selon Dupont & al. (2013) "Keferferstein attribue le nom d’alconoides aux figures 3 et 4 de la planche 26 dans Godart (1822). Dans cet ouvrage, les figures 3 et 4, respectivement en première et deuxième position dans la planche, représente Papilio optilete. Les figures 1 et 2, respectivement en troisième et quatrième position, représentent Papilio alconKerferstein considère ce taxon comme une variété de M. alcon. Leraut en 1997, à la différence de l’édition précédente en 1980, considère alconoides comme une sous-espèce d’arion visiblement à cause de la suffusion bleue très développée sur la figure 2 de Godart, montrant le dessous des ailes. Nous ne le suivons pas, certains individus d’alcon pouvant avoir une suffusion bleue importante. Godart indique comme localité les environs de Lyon. Les deux écotypes alcon et rebeli sont présents dans la région Rhône-Alpes et jusqu’à présent seul l’écotype alcon a été signalé du département du Rhône. Kerferstein et Godart ne donnant pas de description d’habitat, il n’est pas possible de mettre en relation alconoides avec l’un des deux écotypes de façon certaine. Wagner en 1904, travaillant sur des populations du sud des Alpes, met en avant les différences morphologiques des populations côtières situées entre Bordighera et San Remo qu’il nomme ligurica. Ce taxon caractérise les populations corses selon Leraut. Par ailleurs, les populations de plaine dans le sud de l’Europe ont une période de vol plus tardive que les populations du nord de l’Europe et celles d’altitude (Thomas & al., 1998). Le taxon ligurica Wagner, 1904 a souvent été gardé pour décrire ces populations (Varga, 2003). Les travaux de Bereczki & al. (2011), fondés sur l’électrophorèse enzymatique, montrent que les populations d’altitude et de plaine (ligurica selon les auteurs) des Carpates, ne sont pas différentes. De plus, chez les Maculinea, la période de vol des adultes semble varier non seulement en fonction de l’altitude et de la latitude, mais aussi localement en fonction de la période de floraison de la plante-hôte (Dupont, 2010). Par ailleurs, les travaux de phylogénie moléculaire réalisés par Ugelvig & al. (2011) (cf. la note sur le genre Maculinea) ne montrent pas de différences entre différents échantillons prélevés en Europe. Les populations de la localité type, de France et d’Italie, n’ont pas été intégrées. "

 

c)  Étude du nom arion (Zoonymie) :

 

— Arnold Spuler (1908)  page 69 :

"gr. Zitherspieler"

August Janssen (1980) p. 44 :

"Griekse lierdichter"

—  Gustav Ramann (1870-1876), page 46 :

"Der name Arion tritt uns in der Mythologie in zweierlei Gestalt entgegen. Immer ein Sohn des Neptun, einmal als Kind der in dein Pferd verwandelten Ceres, als wunderbares Pferd und dann als Sohn der Nymphe Oncäa als berühmter Lautenspieler, und dieser war es, von dem Schiller sagt : Arion war der Töne Meister, die Cither lebt in seiner Hand".

Ludwig Glaser (1887)  page 120 :

"Citherspieler von d. Insel Lesbos". 

Anton Spannert (1888) , page 31 :

"ein berühmter Dichter und Citherspieler aus methymna auf der Insel Lesbos.". 

 — Esper, page 267-268 :

In vorigen Zeiten ist der Arion ein Virtuos auf der Zitter gewesen. Er hat die Dithyramben erfunden ; er scheint als Schmetterling in der That noch, etwas von den Zeichen dieses Sylbenmaaßes, in der Einfassung seiner Unterflügel zu führen.

— A. Maitland Emmet, (1991)  page 151 :

"A Greek poet and Musicien of the 7th century B.C. When he has sailing home to Corinth after winning a music competition in Sicily, the sailors decided to murder him and steal his prize money, but he obtained their permission to play for the last time. His music attracted a school of dolphins and, when he jumped overboard, one of them transported him to safety on its back."

— Hans-A. Hürter (1998) :

"Deutung : Welchen Träger des Namens Arion v. Linné 1758 bei der Namensgebung -oder genauer  : bei der Veröffentlichung - im Sinn hatte, läßt sich nicht mehr ermitteln. Von dem Roß des Adrastos ist nur wenig überliefert, wahrend durch Herodot von dem Dithyrambendichter und Sänger doch einiges bekannt ist. So darf man sicher annehmen, daß Arion aus Methymna gemeint ist".

Doux et Gibeaux (2000) page 208 :

"Arion, musicien grec, (cithariste) du VIIe siècle avant Jésus-Christ. Alors qu'il naviguait vers Corinthe, retournant chez lui après un concours de musique en Sicile, les marins décidèrent de l'assassiner pour lui dérober l'argent de son prix. Toutefois, il obtint la permission de jouer une dernière fois. Sa musique attira une bande de dauphins, et, lorsqu'il sauta par dessus bord, l'un d'entre eux le rapatria sain et sauf en le transportant sur son dos."

Perrein et al. (2012) page 238 :

"Étymologie : Arion est un  poète et musicien, né dans l'île de Lesbos au VIIe siècle avant J.C., inventeur du dithyrambe et protégé d'Apollon dans la mythologie grecque".

William Bouguereau, Arion montant un hippocampe, 1855, Cleveland Museum of Art 

Discussion.

Sachant qu'à notre époque, chacun peut chercher sur son encyclopédie les renseignement les plus complets sur Arion de Méthymne ou cliquer sur ce lien, il est bien inutile de reprendre ici ce que chaque auteur a déjà dit. Mais la zoonymie ne consiste pas à produire des renseignements sur le nom cité, mais d'en comprendre les motivations de choix. Linné a, on le sait, répartit ses papillons diurnes en six phalanges reproduisant la société grecque et troyenne lors de la guerre de Troie. Les espèces les plus petites forment la phalange du Peuple, Plebeii, les Plébéiens. Elle est divisée en Plébéiens des villes (urbicoles)  et Plébéiens des champs (rurales). Papilio arion, un petit papillon bleu, en fait partie, et il a été affecté avec 16 autres camarades à la campagne. Linné doit encore leur trouver un uniforme, ou, plutôt, un nom matricule, mais hélas, les paysans grecs n'ont guère gravé leur noms dans le marbre et il ne dispose pas, à la différence des Chevaliers, des Muses, des Nymphes et des Danaïdes, d'une liste des centaines de  noms créés par Hésiode, Homère ou Apollodore. A défaut, il va faire une entorse à son principe de l'arbitraire des noms et il va nommer plusieurs de ses papillons ruraux, puisqu'ils aiment l'agriculture, du nom de leur plante nourricière. Sur les seize, en voilà six de nommés ! Soudain, Linné a une Idée : les artistes ! Les peintres, les poètes, les sculpteurs ! Il trouve ainsi les noms de Philoclès, Timantes, Lysippus, Athémon. Et puis trois musiciens, un joueur de flûte, Marsyas, et des joueurs de cythare , Thamyras et Arion. Sauvé ! 

 En fait, Linné a un secret : Pline et Hygin.   Il a gagné un temps fou en se contentant de lire le sommaire des 277 Fables de Caius Julius Hyginus : Chapitre 194 : Arion. C'est bon, même pas besoin de lire la fable. Chapitre 165 : Marsyas. Au suivant. Pour Thamyras, Lysippus et Philoclès il a ouvert l'Histoire Naturelle de Pline (35.14 / 34.61 / 35.15). Et moi, j'ai fait comment pour savoir cela ? J'ai consulté mon Heller, c'est tout.

Linné a peut-être simplement regretté de ne pas pouvoir placer le nom des artistes qui selon Pline brillèrent lors des 90e olympiades (35 :36) : Aglaophon, Céphisodorus, Herillus et Evénor. Ils auraient faits de beaux Papilio, mais il n'avait plus de spécimens dans ses boites !

— Comment dites-vous ? "Aglaophon" ? Mais c'est justement le nom que Fruhstorfer a donné à la sous-espèce d'Arion ! 

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/article-noms-des-lepidopteres-crees-par-linne-dans-le-systema-naturae-de-1758-121691934.html

Linné a peut-être choisi Arion parmi d'autres noms cités par ses auteurs favoris car ce personnage était représenté sur la page de titre du Pinax theatri botanici de Caspar Bauhin, un ouvrage qui l'avait accompagné tout le long de la rédaction du Species plantarum de 1753. C'est l'objet du paragraphe suivant.

.

.

.

ARION, marque typographique.

Le poète Arion jouant de la cithare assis ou debout sur un dauphin est la marque typographique de l'imprimeur Jean Oporin ou Ioannes Oporinus [Automne]  (Bâle 1501-Bâle 1568)  imprimeur, latiniste et humaniste suisse à qui on doit l'édition de nombreux travaux importants d'humanistes, de théologiens réformés et de scientifiques de son temps ainsi que celle de textes anciens. Il est notamment l'imprimeur de la première version latine du Coran (1542), de la première anatomie scientifique d'André Vésale (1543) et  des Centuries de Magdebourg qui proposent une version luthérienne de l'Histoire de l'Église. Son imprimerie  continuera  ses activités avec la même marque sous le nom d'« Officina Oporiniana ».  La devise de cet imprimeur était Invice virtuti nulla est via . "A la vertu, il n'est pas d'obstacle.". Son épitaphe faisait référence à Arion :

Frugifer Autumnus periit, Dis notus & orbi

Othion clapsus Nautis mediatur Arion.

Quantula sinit hominum corpuscula, disce Viator.

Magnus Oporinus conditur hoc Tumulo.

Exemple 1 :

BaTyR n° 2887

Exemple 2 : De humani corporis fabrica, Vesale, 1555

 http://www2.biusante.parisdescartes.fr/img/?refphot=00822

 

 

 

Exemple 3 : Marque de Jean Oporin, tirée d'un exemplaire des Centuries de Magdebourg, 1556 

 

Exemple 4 :

Caspar Bauhin fit d'abord imprimper son Phytopinax de 1596 chez Sébastien Henricpetri : 

  • Phytopinax seu enumeratio plantarum. Basel 1596.Basileae : per Sebastianum Henricpetri 1596 Marque typographique à l'enclume http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/ref/collection/coll13/id/45827 

Puis il fit imprimer à Bâle son édition de 1623 du Pinax theatri  botanici : c'est cette édition qui comporte la marque d'Arion au dauphin de l'Officina oporiana.

  • Pinax Theatri Botanici Caspari Bauhini Basileens. Archiatri & Professoris Ordin. sive Index in Theophrasti, Dioscoridis[,] Plinii et Botanicorum qui a Seculo scripserunt : Opera: Plantarum circiter sex millium ab ipsis exhibitarum nomina cum earundem Synonymiis & differentiis : Methodice secundum earum & genera & species proponens : Opus XL. annorum Hactenus non editum summopere expetitum & ad auctores intelligendos plurimum faciens.

 

 

Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399 : 300..

Pinax, C. Bauhin, 1623 Marque typographique Officina oporiana Basilae helvet, http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/150152/rec/19.

Pinax, C. Bauhin, 1623 Marque typographique Officina oporiana Basilae helvet, http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/150152/rec/19.

Pendant la Renaissance, Arion sur son dauphin (Arion delphinum insidens) tenant une harpe  symbolisait l’éternité de l’art et la puissance de l'éloquence poétique, comme Orphée ou comme Hermés, dieu de l'éloquence. D'autres imprimeurs ont adopté à Genève Arion comme marque d'imprimerie : Pierre Chouët et Jean Arnaud. On constate le lien avec les milieux calvinistes, ou, plus généralement, avec l'humanisme plaçant l'éloquence poétique et l'expression artistique comme le complément de l'intelligence (Hermathena).

a) Pierre et Jacques Chouët :

français exilés à Genève. La devise qui accompagnait Arion au dauphin était Ars non sinit perire, "l'art ne périra point".

Geneva, 1635. https://bibliomab.wordpress.com/2013/08/26/diversite-des-marques-typographiques-dans-les-livres-anciens/

 

b) Jean Arnaud :exemple :Marque à l’Arion sur un dauphin avec la devise « Ars non sinit perire » et les initiales « I.A », 1586

c) Divers, cités mais non vus : 

  •  Hieronymus Gemusaeus, Bâle, 1596
  • Georgius Rhau, Wittemberg, 1533
  • Pernet, de Bâle
  • Louis Leroy, Bâle
  • Brylinger, Bâle

d) La marque typographique de Guillaume Vandive (1680-1706), imprimeur et libraire ordinaire de Monseigneur le Dauphin, faite en hommage au Grand Dauphin, consistait en trois dauphins nageant surmontés d’une couronne fermée fleurdelisée et de deux cornes d’abondance, avec au-dessus un listel contenant la devise inspirée de la légende du poète Arion : « hoc duce tuta salus » : "avec ce dauphin comme guide ton salut est assuré."

 

 

               II. NOMS VERNACULAIRES

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

1.  Suite de "l'Argus bleu à bandes brunes",   Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 178 planche 41 fig. 86 d-f peinte   par  J.J Ernst gravée par  1779.  

 

 2. Le Polyommate arion, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 698.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses. ainsi :

 

  • Hesperia Arion. Fabricius Ent. Syst. 3. 293. 118.
  • Schaeff. Icon. tab. 98. fig. 5. 6.
  • Esper pap. 1. tab. 20. fig. 2.

 

 

3. Le Polyommate arion , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, page 219  planche 11 Quart  peinte par Vauthier et gravée par  Lanvin

"Le dessus des deux sexes est d'un bleu-violet pâle avec une bordure brune et de très légères taches de cette couleur sur la frange. Il y a en outre sur le dessus des ailes supérieures un groupe de sept à neuf points noirs inégaux. Le dessous est d'un cendré un peu luisant avec une lunule discoïdale, derrière laquelle sont trois rangées de points, dont les antérieurs plus prononcés et mieux arrondis. Ces points et cette lunule sont noirs, avec le contour blanchâtre. La base des secondes ailes est d'un bleu-verdâtre et chargée de quatre points semblables à ceux que nous venons de citer. Il y en a aussi un,  mais ordinairement plus petit, en avant de la lunule des premières ailes".

.

Planche XI Quart fig. 1 : Arion mâle, vu en dessous: 

http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/323/mode/1up

.

.

 

 

 

 

 

4. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet créait comme nom principal pour Maculinea arion "l'Azuré du Serpolet", mais acceptait  aussi "L'Azuré d'Arion" (qu'il avait utilisé dans sa traduction de l'Atlas des Papillons du Monde de H.L. Lewis, 1974 ; "l'Arion" (Papillons... Guggisberg et Hunzinger, 1948 et 1957)  ; et  "l'Argus Arion"  ( Papillons du Valais R. Rappaz 1979). mais il réprouve "L'Argus bleu à bandes brunes" (cf. Engramelle) et " l'Argus à bandes brunes".

L'Azuré du Serpolet s'inscrit dans une série de 62 noms créés par Luquet sur la structure "Azuré + Plante-hôte" ou "Azuré + nom ou qualificatif de lieu".

Le serpolet (Thymus serpyllum) ou thym serpolet, plante aromatique basse aux petites fleurs bleues mellifères pousse dans les zones ensoleillées, comme les broussailles, prés secs, rochers et dunes.

Il est également hôte des chenilles de  la Zyggène pourpre (Zygaena purpuralis) et de l'Eupithécie du Thym (Eupithecia distinctaria).

Son nom (serpoulet en 1500, puis serpolet) vient du moyen français serpol  « thym sauvage », du lat. serpullum « serpolet » (emprunté au grec ε ́ ρ π υ λ λ ο ν « id. », de ε ́ ρ π ε ι ν « se traîner péniblement », avec s- comme dans serpere « ramper » (gr. ε ́ ρ π ε ι ν)). (CNRTL).

Les Maculinea (Phengaris) ciblés par ce Plan National d’Actions occupent des habitats qu’il est difficile de décrire de manière exhaustive, car ils ont un cycle biologique complexe.

Selon le Plan National d'action en faveur des Maculinea, les milieux favorables à cette espèce sont les milieux herbacés mésoxérophiles à xérophiles. Les plantes hôtes sont  Thymus polytrichus polytrichus Borbas, Thymus polytrichus britannicus (Ronninger), Thymus praecox Opiz, Thymus pulegioides L.,Thymus serpyllum L., Origanum vulgare L. Pour leur alimentation, les adultes sont floricoles, près de 90% des visites concernent Onobrychis viciifolia Scop. et la plante hôte Thymus pulegioides L. Les fourmis hôtes sont principalement  Myrmica sabuleti Meinert, 1861.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_Maculinea_arion_faune_11.pdf

 

 

Directive Habitat http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_Maculinea_arion_faune_11.pdf

Directive Habitat http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_Maculinea_arion_faune_11.pdf

 

 

 

 

5. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de   Lycaena arion  pour présenter ce papillon et n'utilisent aucun nom vernaculaire.

 

Bellmann / Luquet 2008 : non représenté .

— Chinery / Leraut  1998  : "Azuré du Serpolet".

— Doux & Gibeaux 2007 : " l'Azuré du Serpolet".

— Lafranchis, 2000 : " L'Azuré du Serpolet " .

— Perrein et al. 2012 : "Azuré du Serpolet ".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Azuré du Serpolet".

— Wikipédia : "L'Azuré du serpolet".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.

  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welsh, cymraeg).

  •  nom en breton  : chercher Azuré du Serpolet ici :

http://www.brezhoneg21.com/resources/geriadur/skiantGB.pdf 

  • Glesyn mawr" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.  http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

.

.

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais d'après M. Salmon (2000) . 

1. Selon Ukbutterflies, http://www.ukbutterflies.co.uk/species.php?species=arion

"Ce papillon a été enregistrée comme une espèce britanniques en 1795 mais était déjà considéré comme un insecte rare. En raison de la perte d'un habitat convenable, les sous-espèces endémiques du Large Blue se sont éteintes dans les îles britanniques en 1979, le dernier site étant à Dartmoor dans le Devon.

Ce magnifique insecte a depuis été «ramené d'entre les morts" grâce au dévouement de plusieurs organisations de conservation et de nombreux particuliers. Après sa disparition dans les îles britanniques en 1979, le Large Blue est devenu l'objet d'un programme de réintroduction hautement organisée, utilisant les stocks de Suède. Le nombre estimé d'adultes volants en 2006 était de 10 000 sur 11 sites, ce qui est le nombre le plus élevé observé dans les îles britanniques depuis plus de 60 ans. C'est un magnifique exemple de la conservation en action.

La réintroduction réussie du Large Blue est d'autant plus remarquable si l'on considère son cycle de vie complexe. La larve est parasitaire en ce qu'elle se nourrit des larves d'une fourmi rouge, Myrmica sabuleti, dont son existence dépend. Bien que la dépendance sur les fourmis était connue depuis de nombreuses années, la dépendance sur une seule espèce de fourmi, afin de maintenir une population viable, était inconnue de défenseurs de l'environnement pendant de nombreuses années jusqu'à ce que Jeremy Thomas ait découvert l'association à la fin des années 1970. Malheureusement, la découverte est venu trop tard pour sauver la population indigène. Les efforts de réintroduction d'aujourd'hui se concentrent autant sur la population de fourmis présentes, comme ils le font sur le Large Blue lui-même.

Toute personne désireuse de voir cette espèce dans les îles britanniques devrait visiter le site ouvert au public de Collard Hill à Somerset. Une "Hotline Large Blue " est généralement mise en place chaque année,  fournissant un statut actuel de l'émergence de ce site. Les détails sont disponibles sur le site Web Butterfly Conservation. En outre, les membres de Butterfly Conservation et de Somerset Wildlife Trust ont l'occasion de visiter un site privé, chaque année, bien que les places sont limitées. La majorité des sites de réintroduction sont dans le sud-ouest de l'Angleterre, les colonies étant notables dans le Polden Hills dans le Somerset, Dartmoor et Gloucestershire."

 

2. Extrait de The Aurelian legacy, M. Salmon, 2000 :

 Première observation britannique [H. Seymer c.1775] ; Lewin, 1795.

  • "The Large Blue" : Lewin, 1795 ; Haworth, 1803 ; et la plupart des auteurs suivants.
  • " The Mazarine blue" : Donovan 1797 ; Brown, 1832 :
  • "The Arion" : Rennie, 1832

Concernant le zoonyme Mazarine Blue, cf. C. semiargus 

http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-demi-argus-ou-azure-des-anthyllides-cyaniris-semiargus-124702268.html  : 

— "The Mazarine Blue" : dans la langue anglaise, Mazarine Blue  désigne un bleu foncé : il entre en 1675 dans le dictionnaire de Bailey, témoignant d'un usage déjà établi, avant même que la Duchesse de Mazarine ne s'établisse en Angleterre, et l'origine de ce nom de couleur ne peut pas être précisé. Il qualifie d'abord des vêtements (1761) puis est employé dans les Sciences Naturelles depuis 1773, notamment par Drury pour décrire les ailes des papillons. Utilisé par Haworth en 1803 comme nom du Papilio Plebejus cimon/cymon préalablement nommé "The Dark Blue" par Lewin en 1175, il fut repris par les auteurs anglo-saxons et est devenu le nom vernaculaire consensuel du Cyaniris semiargus. Les Gallois l'ont repris sous la forme "Glesyn masarin". " 

 

 

 LIENS ET SOURCES

— Funet :   Maculinea et Phengaris   

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) :  Maculinea arion  

— UK Butterflies :  Maculinea arion

— lepiforum : Maculinea arion

— jardinsauvage : Maculinea arion

— J.A. Thomas, 1998 : http://mike.hochberg.free.fr/MEHJic98Thomas.pdf

— THOMAS (J.A)  1995 The ecology and conservation of Maculinea arion and other European species of large blue butterfly Ecology and Conservation of Butterflies , pp 180-197

— European Journal of Entomology 2008 : http://www.eje.cz/artkey/eje-200804-0014_myrmica_sabuleti_hymenoptera_formicidae_not_necessary_for_the_survival_of_the_population_of_phengaris_macul.php#.VO9LIvmG-Cc

— LECOMPTE (Jacques), 2007, "La protection du genre Maculinea", Insectes 9 n°144, ORPI

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i144lecomte.pdf

— Plan National d'action en faveur des Maculinea

 http://maculinea.pnaopie.fr/conservation/ecologie/

.

Bibliographie commune à toutes ces zoonymies :

http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-des-rhopaloceres-bibliographie-124969048.html

 
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:19

Zoonymie (étude du nom) du papillon le "Marbré vert oriental" Pontia edusa (Fabricius, 1777).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

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Résumé.

— Pontia Fabricius 1807 : parmi les 49 noms de genre créés par Fabricius, il s'agit d'un des 19 noms inspirés d'une épithète de la déesse Aphrodite (Vénus). Aphrodite Pontia ( "de la mer") était le nom par lequel elle était vénérée en ses temples du littoral méditerranéen depuis la période archaïque jusqu'à la période hellénistique comme protectrice du transport maritime et, par métaphore, des "transports" amoureux. La déesse de la beauté, née de l'écume de la mer avant d'aborder l'île de Cythère puis celle de Chypre, est liée au domaine maritime et a reçue aussi les épithètes d'Euploia ( de l'heureuse navigation) et de Limenia (gardienne des ports), qui ont donné nos noms de genre Euploea et Limenitis. Fabricius avait divisé nos Pieridae actuels en deux genres, Colias (autre épithète d'Aphrodite) pour les espèces à ailes jaunes, et Pontia, pour celles aux ailes blanches ou à extrémités orange.

edusa (Fabricius, 1777). En 1758, Linné avait donné à sept Nymphales des noms de di indigetes, divinités primitives romaines invoquées lors des actes de la vie quotidienne et du développement des enfants (voir rumina, levana, prorsa, lucina, maturna, cinxia, et, en 1761, dia). En 1766, Hufnagel avait ajouté le nom d'un dieu des premiers pas, Statilinus. Fabricius, disciple et ami de Linné, complète la série avec le nom de la déesse à laquelle les Romains offraient des sacrifices lorsque l'enfant, une fois sevré, absorbait des aliments solides. Edusa vient du latin edere, "manger". Le nom ne tente pas de décrire ou de qualifier l'espèce, mais de poursuivre une série onomastique, par hommage au maître.

— Cette espèce n'a pas été distinguée par un nom vernaculaire français jusqu'au XXI siècle, où elle est nommée, pour des raisons évidentes, "Le Marbré-de-vert oriental" et "Le Marbré de Fabricius".

.
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NOM SCIENTIFIQUE.

1. FAMILLE et TRIBU.

1°) Famille des Pieridae Swainson, 1820 : [Piérides ou Piéridides]

  • Sous-famille des Dismorphiinae Schatz, 1888 : [Dismorphiines : Piérides]

  • Sous-famille des Coliadinae Swainson, 1827 : [Coliadines : Coliades et Citrons].

  • Sous-famille des Pierinae Duponchel, 1835 : [Piérines : Piérides et Aurores].

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2°) Sous-famille des Pierinae Duponchel, 1835 : [Piérines : Piérides et Aurores].

  • Tribu des Anthocharini Scudder, 1889

  • Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

3°) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

  • Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835
  • Sous-tribu des Aporiina Chapman, 1895

4°) Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835 :

  • Genre Pontia Fabricius, 1807
  • Genre Pieris, Schrank, 1801.

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2. NOM DE GENRE : Pontia, Fabricius, 1807.

— Description originale : 23. Pontia, "Systema glossatorium", in "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges", "Nach Fabricii systema glossatorum Tom 1" , in Johann Karl Wilhelm Illiger*, Magazin für Insektenkunde, Karl Reichard Braunschweig [Brunswick] (6) page 283.

Pour la zoonymie du nom de genre Pontia, voir Zoonymie du "Marbré-de-vert" Pontia daplidice.

 


3. NOM D'ESPECE :  Pontia edusa (Fabricius, 1777).

 C'est selon Funet une espèce non discernable extérieurement de P.daplidice. Le nom désigne les formes orientales de P. daplidice, en Europe centrale, voire à l'est de notre frontière, mais observable en France à l'occasion de migrations.

a) Description originale : 

 Papilio edusa, [1777], Joh. Christ. Fabricii ... Genera insectorum eorumque characteres naturales secundum numerum, figuram, situm et proportionem omnium partium oris, adiecta mantissa specierum nuper detectarum.1776 Litteris M. F. Bartschii in Chilonii , 310 pages, page 255.

Description :

Papilio D[anaus] C[andidi] alis rotundatis integerrimis albis fusco maculatis : posticis subtus virescentibus albo maculatis. Habitat Chilonii Dom. de Sehestedt.  Statura & Magnitudo P. Cardamines. Antenna fuscae clava apice alba. Alae anticae albae in medio maculis duabus nigris altera ad marginem crassiorem, altera ad tenuiorem  : apice albae nigro punctatae. Posticae supra albae margine nigro maculato. Subtus anticae concolores , ad maculis magis virescentibus, posticae late virides maculis tribus baseos, fascia media admarginem tenuiorem interrupta maculisque marginalibus albis. 

Localité-type : Chiloni. La ville de Sehestedt est située sur le canal de Kiel, dans le district de Rendsburg-Eckenförde en Allemagne. J'ai mis du temps à découvrir le sens de Chiloni. 

Fabricius était depuis 1776 professeur d'économie de l'université de Kiel, initialement nommée Christina Albertina puis  Academia Holsatorum Chiloniensis à sa fondation en 1665 par Christian-Albert, duc de Holstein-Gottorp. En effet, Chiloniensis signifie "de Kiel", le nom latin de la ville étant Kilonia ou Chilonium.

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c) Origine et signification du nom edusa (Zoonymie)

Gustav Ramann (1870-1876) page 21:

"Edusa ist der etwas veränderte Name von edulica, welcher von edulis, essbar, stammt und die Göttin bezeichnet, welche den Kindern Speise giebt."

L. Glaser (1887) page 116 :

"Eig. "Essende". "

Anton Spannert (1888) page 21 :

"eine römische Göttin, welche  die Aufsicht bei Ernhährung der Kinder führte".

Arnold Spuler (1901-1908) page 10:

"Grieschische Göttin"

August Janssen (1980) page 38:

"...is gewijd aan den romeinse godin Edusa ; van edere = eten, de godin is de beschermster van het zogen der kinderen."

Hans Hürter (1988) page 79-80

Cet auteur donne d'abord les origines grecques suivantes :

-ἒδω, ἒδειν : manger, consommer, gaspiller.

-το ἒδεσμα, ης : nourriture, plat.
ἠ ἐδηιὐς, ὐος  : nourriture
 -ἠ ἐδωδ ή, ῇσ : nourriture, alimentation
-
έδώδιμος, η, ὁυ : comestible

-edo, edi, esum, edere : manger

-edulis, -e : comestible.

Puis il cite Pauly  1905 et Rorscher 1890-1894 :  "Edusa (von edere, essen, ) Göttin der indigitamenta" (offizielle Sammlung von gebetsanrufungsformeln) " gehört in den Kreis der Mächte, die über die körperliche Entwicklung des Menschen von seiner Geburt an Wache halten ; im Verein mit Potina (röm. Schutzgöttin der Kinder, denen sie das Trinken gedeihen läßt) lehrt sie das Kind, wenn es entwöhnt ist, essen und trinken." (Pauly, 1905 ).

"Diese Namensgebung berührt eine schwierige und unter gelehrten umstrittene Frage der römischen Religionsgeschichte, die Indigitamenta (von indiges -einheimisch ; als Substantiv/Hauptwort- einheimischer Gott oder heros, der als Schutzgott des landes verehrt wird ; von Staats wegen angerufene Gottheit). Bei der ängstlichen Gewissenhaftigkeit, mit der die Römer, besonders ältester Zeit, den Göttern gegenüberstanden, war es eine wichtige Aufgabe der Pontifices, einer Art Priester, Leuten, die sich in Fragen des Gebets und der Götteranrufung an sie wandten. Rat zu erteilen. Die Pontifices sahen zu diesem Zweck natürlich ihre Bücher, die Libri pontificales, ein ; unter ihnen befindet sich eins, das, so unvollständig die daraus erhaltenen Notizen auch sind, Auskunft über den Charakter der Gebetsformen ältester Zeit gibt, die Indigitamenta. Die darin vorkommenden Gottheiten waren solche auf das Leben eines jeden Menschen in Wirksamkeit treten und als solche in Gegensatz zum Génius gestellt werden, der ihn das ganze Leben hindurch begleitet. Andererseits bezog  sich ein Teil dieser Gottheiten auf den Landbau. Die charakteristische Eigentümlichkeit der Indigitamentengottheiten bestand in der eng begrenzten Wirksamkeit in fest bestimmten Fällen. Nicht lebendiger Volksglaube an die Mächte des Himmels und der Erde, sondern eine von Priester erfundene und vorgenommene Vergöttlichung abstraker Begriffe liegt vor ; Indigetes wie Cinxia, Lucina usw.sind Erfindungen der Priester.

Edusa (auch educa, Edulia, Edula) war die Göttin, unter deren Schutz die Kinder das Essen lernten".


 


 

Discussion.

Linné avait débuté en 1758 dans son Systema naturae une série de noms puisés parmi les divinités primitives romaines ou  di-indigetes pour les attribuer à des Nymphales : 

  • rumina (Zerynthia rumina),  Déesse de l'allaitement.

  • levana (Araschnia levana,  Déesse antique romaine de la reconnaissance de l'enfant par le père.

  • prorsa (Araschnia levana), Déesse antique romaine  des accouchements. Parfois couplée à sa sœur Porrima.

  • lucina (Hamearis lucina), Déesse antique romaine de la naissance ; Épithète de Junon.

  • maturna (Hypodryas maturna), Déesse antique romaine présidant à la maturité du blé.

  • cinxia ( Melitaea cinxia), Déesse antique romaine de la "nuit de noce" où se dénoue la "ceinture" (cinxia) de la femme, puis épithète de Junon protectrice des mariages .

  • Venilia  (Pantoporia venilia), Déesse romaine des eaux douces.

En 1767, il y ajouta  dia (Bolora dia),  divinité de la jeunesse ou de la croissance agricole.

Hufnagel avait créé en 1766 statilinus (Hipparchia statilinus),  dieu protégeant l'enfant dans ses premiers pas.

Fabricius, en 1777, poursuit donc cette série avec Edusa (ou Edula, Edulia, Edulica), divinité veillant à l'alimentation du jeune enfant. On lui faisait des offrandes lorsqu'on sevrait l'enfant et qu'il commençait à absorber des aliments solides. De même, Potina présidait à la boisson de l'enfant.

Les divinités primitives romaines, noms de papillon attribués par Linné.

Di indiges ? Indigitamenta ? Je ne sais plus comment les nommer, mais cela n'importe pas. Ce qui compte, c'est que Linné, dans la dixième édition (fondatrice) du Systema Naturae de 1758, alors qu'il édifiait la première Onomastique (système de Noms Propres) des Lépidoptères en la fondant sur la mythologie gréco-romaine, et surtout grecque autour de l'Iliade et de la Guerre de Troie, a effectué un pas de coté à la page 480 de son ouvrage pour donner à six ou sept de ses Nymphales (aux noms de Nymphes a priori) des noms de déesses romaines primitives.  Linné honore ici ces divinités particulières de la première Rome, dans sa période italique, divinités étrangères à l'influence de la religion grecque, mais au contraire proche de concepts animistes, car elles sont des puissances tutélaires des actes de la vie plutôt que les habitantes de quelque Panthéon ou Olympe hiérarchisé. Elles sont, surtout, mal connues, car le nom de la plupart nous sont parvenus par les Pères de l'Église (Tertullien et Augustin en tête) au sein de diatribes soulignant l'absurdité apparente, face à leur proposition d'un Monothéisme Révélé, de cultes voués aux actes les plus prosaïques et les plus féminins de la vie quotidienne.  Ces Pères citaient Varron, ou plutôt les bribes que Nommius a recueilli des textes perdus de Varron :

 "La liste des indigitamenta est dressée par Varron. De cet ouvrage de Varron, nous ne savons rien qui ne nous soit transmis par des auteurs chrétiens, au premier rang (chronologique) desquels vient Tertullien (vers 150 - vers 230) , Ad Nationes, « Aux Nations » livre I  suivi d’Arnobe (vers 250 - 327) Adversus nationes, « Contre les Nations », et d’Augustin d'Hippone (354-430), De civitate Dei, qui y puisent pour railler la religion païenne et avancer leur propre programme de propagande religieuse en affirmant - le fait est loin d’être certain - que Varron a dressé une liste de divinités. Leur emboite le pas Macrobe (vers 370 - après 430) Les Saturnales, Livre I  et quelques autres scoliastes." (Wikipédia) 

Ancre    Ces divinités apparaissent souvent  comme la sacralisation d'un mot, et notamment d'un mot du corps et des fonctions corporelles, ce nom commun devenant leur Nom Propre dans une élévation du langage au statut de dieu : les invoquer (in-vocare), c'est prononcer le nom de la fonction dont on souhaite la protection. 

Comment Linné a-t-il eu connaissance de leur existence ? Lisait-il saint Augustin ou Tertullien ? John Heller (1983 -Studies in Linnaean Method and Nomenclature  ) s'est attaché à répondre à cette question, et, après avoir démontré que les Fables d'Hyginus suffisaient à expliquer la quasi totalité des autres noms attribués par le savant suédois, il a constaté que ces six noms prouvaient que Linné avait une autre source, les Syntagmata de Giraldi. Cet ouvrage de L. G. Giraldi est une somme colligeant tous les noms cités dans les textes de l'Antiquité. Les Di indiges sont énumérés dans le chapitre des Miscellani dei, Voici le passage consacré à Edusa :

 

"Edusa, & Potina, deae praesides existimatae eduliis & potionibus infantum, ut Nonnius ex Varrone legere videtur. Alii vero non Edusam, sed Edulicam deam hanc appellant, ut Augustinus, qui ait Edulicam deam vocatam, quae escam praeberet. Aelius vero Donatus in Terentiana Phormione, edulicam & poticam has deas vocavit. Ita enim scribit : Ubi initiabunt quidam cibo & potu, quidam sacris : ubi legitur apud Varronem initiari pueros Edulicae & Poticae et Cubae, divis edendi & potandi & cubandi, ubi primum a lacte & a cunis transferunt. Ut Vergilius : Nec deus hunc mensa, dea nec dignata cubili est. Hoc annotavit Probus. Sed Terentius Apollodorus sequitur, apud quem legitur, in insula Samothra cum a certo tempore pueros initiari, more Athenientium : quod ut in palliata, probandum est magis. Haec Donatus, sed Epulicam potius, & Potina, legit August. In quarto & sexto de Civita Dei . Sunt qui apud Donatum Educam legant, & potinam. Arnobius tamen libro tertio contra Gentes : Victuam & Potuam sanctissimas victui potuiq.. procurant . Ô egregia numinum, & singularis interpretatio potestaum : nisi postes virorum adipali unguine oblinerentur a sponsis, nisi virginalia vincula omnia feventes dissolverent, atque imminentes mariti nisi potarent & manderent, homines dei nomina non haberent. & haec quidem Arnobius, ut videas, quantum gentes infanierint."

En 1787, Fabricius nomma du même nom une autre espèce qu'il classera plus tard — en 1807— dans son genre Colias. Sa description dans  page 23 est proche, mais différente de la précédente : elle concerne aussi un Papilio Danai Candidi, mais "alis rotundatis integerrimis fulvis ; puncto margineque nigris subtus virescentibus ; anticis puncto nigro, posticis argenteo.". Il lui donne comme référence le Papilio hyale d'Esper, et comme habitat, l'Espagne. Le nom de Colias edusa, fut longtemps utilisé pour désigner Colias croceus, avant de constater que Geoffroy avair droit à l'antériorité par sa description de 1785, et que son nom avait priorité. Voir Hemming, The Generic names, page 168.

http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-souci-colias-crocea-geoffroy-in-fourcroy-1785-121108095.html


 

II. NOMS VERNACULAIRES.

Je donne ici, pour le XVIIIe et le XIXe siècle, les noms vernaculaires de Pontia daplidice, qui ne pouvait être distinguée alors de l'espèce edusa sans étude des genitalia.

I. Les Noms français.

1."L'Aurore, variété ", Geoffroy (1762)

Geoffroy, E. L. 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome II. Durand, Paris. 690 pp. page 72.

2. " Le Papillon blanc marbré de vert", Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 216  Planche n° 50 fig. 106 a-c dessinée par J.J Ernst

 

3. La Piéride Daplidice,  Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 128.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

Les auteurs classent Papilio edusa Fabricius Gen. ins. 1777 et Mantissa 1787 sous ce nom.

 

4. "Piéride Daplidice" , Godart 1821,

Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, page 48-15 n° XII. Planche 2 quart. peinte par Vauthier et gravée par Lanvin.

 

 

5. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet ne mentionnait pas Pontia edusa, mais seulement P. dapplidice.

Elle ne figure pas non plus en 2013 dans la Révison taxonomique et nomenclaturale de Dupont, Luquet, Demerges et Drouet, consacrée aux Rhopalocera et Zygaenidae de France métropolitaine. Malgré que ce ne soit pas une espèce autochtone, un nom vernaculaire lui a été attribué : "Le Marbré vert oriental" ou "Marbré de Fabricius" (Wikipédia 2015). De même, son nom anglais est The Eastern Bath White" qui ajoute au nom vernaculaire de Pontia daplidice la mention "eastern".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:17

Zoonymie (étude du nom) du papillon la "Piéride du Réséda" ou "Marbré de vert" Pontia daplidice.

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

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Résumé.

Pontia Fabricius 1807 : parmi les 49 noms de genre créés par Fabricius, il s'agit d'un des 19 noms inspirés d'une épithète de la déesse Aphrodite (Vénus). Aphrodite Pontia ( "de la mer") était le nom par lequel elle était vénérée en ses temples du littoral méditerranéen depuis la période archaïque jusqu'à la période hellénistique comme protectrice du transport maritime et, par métaphore, des "transports" amoureux. La déesse de la beauté, née de l'écume de la mer avant d'aborder l'île de Cythère puis celle de Chypre, est liée au domaine maritime et a reçue aussi les épithètes d'Euploia ( de l'heureuse navigation) et de Limenia (gardienne des ports), qui ont donné nos noms de genre Euploea et Limenitis. Fabricius avait divisé nos Pieridae actuels en deux genres, Colias (autre épithète d'Aphrodite) pour les espèces à ailes jaunes, et Pontia, pour celles aux ailes blanches ou à extrémités orange.

daplidice (Linnaeus, 1758) : ce nom fait aussi partie d'une série, celle des noms des cinquante filles du roi Danaos, les Danaïdes. En 1758, Linné avait placé les Pieridae actuels dans sa phalange Danaus, dans la section intitulée" Danai candidi ", les Danai blancs; l'autre section," Danai festivi ", les Danai gaiement colorés, renferme principalement des Satyrinae. A propos des premiers, Linné a écrit dans une note 'Danaorum Candidorum nomina a filiabus Danai ... mutuatus sum', " j'ai attribué aux Danai candidi les noms des Danaïdes." Dans la Troisième Phalange de Linné, le sous-groupe Candidi Danai comporte 19 espèces, dont 9 reçoivent le nom de leur plante-hôte (crataegi, brassicae, rapae, napi etc...) et 10 celui d'une Danaïde. Outre daplidice, citons evippe, glaucippe, pyranthe, arsale, hyparete, damone, trite, hyale et hecabe. etc..Hübner reprendra cette série en 1800 pour son Papilio callidice ("Piéride du Vélar"). Les noms de leurs maris, les fils d'Égyptos, que les Danaïdes assassinent durant la nuit de noce, sont donnés aux Danai festivi : pamphilus, hyperanthus, xanthus, mais le nom du mari de Daplidice, Pugno, ne fut pas attribué à une espèce. Sur le modèle daplidice et callidice, Brahm créa de toute pièce en 1804 bellidice (actuellement une forme printanière de P. daplidice), et en 1813 Hübner le Papilio chloridice, selon un procédé de "rime en référence" déjà utilisé par Denis et Schiffermüller.

— Le pharmacien londonien James Petiver a donné la première description de cette espèce en 1699 sous le nom de The greenish marbled Half-mourner, "le Demi-deuil marbré de vert". Le terme "demi-deuil" fait allusion aux taches noires et blanches des ailes de la femelle, et "marbré de vert" aux suffusions gris-vert de la face inférieure des ailes. En 1765, Seba la nomma "Le papillon persillé bâtard". En 1779, Engramelle reprit le nom de Petiver sous la forme de "Le papillon blanc marbré de verd" ; en 1821, Godart se contenta de nommer cette espèce "La Piéride Daplidice", et au début du XXe siècle Oberthür la désigne comme "la Daplidice". Ce n'est qu'en 1986 que Gérard Luquet reprend le nom d'Engramelle en l'abrégeant en "Le Marbré-de-vert". Il initie ainsi une courte série de "Marbrés" ("Marbré kurde" pour Pontia chloridice ; "Marbré de Lusitanie" pour Euchloe tagis, "Marbré-de-vert oriental" pour Pontia edusa, etc.). G. Luquet propose aussi le nom de "Piéride du Réséda" dans la série "Piéride + plante-hôte" crée en nom scientifique par Linné. Les Réséda Reseda lutea et R. luteola sont des plantes jaunes, et le nom germanique Walda (Reseda) désigne la principale teinture végétale jaune sous le nom de Gaude en France, de Weld en Angleterre et de Wau en Allemagne. Waufalter fut ainsi le nom de P. daplidice à Vienne en 1775.

— Le nom vernaculaire anglais Bath White est expliqué ainsi par son créateur William Lewin, en 1795 : " On l'a nommé le blanc de Bath ; il doit ce nom à un petit ouvrage à l'aiguille, fait à Bath [Somerset] par une jeune demoiselle, qui avait pris pour modèle un individu de cette espèce, qu'on disait avoir été trouvé près de la ville." (The insects of Great Britain ).

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NOM SCIENTIFIQUE.

1. FAMILLE et TRIBU.

1°) Famille des Pieridae Swainson, 1820 : [Piérides ou Piéridides]

  • Sous-famille des Dismorphiinae Schatz, 1888 : [Dismorphiines : Piérides]

  • Sous-famille des Coliadinae Swainson, 1827 : [Coliadines : Coliades et Citrons].

  • Sous-famille des Pierinae Duponchel, 1835 : [Piérines : Piérides et Aurores].

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2°) Sous-famille des Pierinae Duponchel, 1835 : [Piérines : Piérides et Aurores].

  • Tribu des Anthocharini Scudder, 1889

  • Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

3°) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

  • Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835

  • Sous-tribu des Aporiina Chapman, 1895

4°) Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835 :

  • Genre Pontia Fabricius, 1807

  • Genre Pieris, Schrank, 1801.

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2. NOM DE GENRE : Pontia, Fabricius, 1807.

Description originale : 23. Pontia, "Systema glossatorium", in "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges", "Nach Fabricii systema glossatorum Tom 1" , in Johann Karl Wilhelm Illiger*, Magazin für Insektenkunde, Karl Reichard Braunschweig [Brunswick] (6) page 283.

Description :

"Taster zwei, lang, dreigliedrig : Glieder ziemlich gleich : drittes feiner, kegelförmig. Fühler vorgestrekkt geknopst (Gleiche Füsse)."

"Pap. crataegi, rapae, daplidice, Elathea, Belia. 94 Art."

Espèce-type:

Papilio daplidice Linnaeus, 1758, sélectionné par Curtis en 1824.

Ce genre contient deux espèces en France :

  • Pontia daplidice (Linnaeus, 1758) Marbré-de-vert.

  • Pontia callidice (Hübner, [1800]) Piéride du Vélar.

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c) Origine et signification du nom Pontia (Zoonymie)

— Hans Hürter (1988) page 59-60 :cf.

— A. Maitland Emmet (1991) page 154 :

" πόντιος (pontios), of or from the sea, an epithet of Thetis (see Thetis, genus), the nereids (sea-nymphs) and especially Aphrodite (Venus), who was born from the sea, as depicted in Boticelli's painting, the birth of Venus ; ita was also the name of a rocky islet off the coast of Latium. Fabricius divided the present Pieridae into two families, Colias, comprising those that were yellow, and Pontia, embracing all the whites and orange-tips; the latter name is now restricted to this small genus. There is no obvious reason for the choise of name."

— Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 40 :

"-Pontia : du grec pontios, "issu de la mer" ; surnom de Thétis, des Néréides, et plus spécialement d'Aphrodite (Vénus), qui était née de la mer. Le choix de ce nom par Fabricius a peut-être été inspiré par la couleur du revers des ailes postérieures, évoquant celle de la mer (?)."

— Perrein et al. (2012) page 158 :

" étymologie : obscure, peut-être du grec pontios, nom d'une mer, épithète de Thétis, ou d'une nymphe larine. C'était aussi un groupe de six petites îles de la mer Tyrrhénienne au large du Latium, les Pontiae Insulae. Un jeu de mots est également possible, en pendant avec Colias Fabricius, d'après Emmet (1991)."

Discussion.

Une fois de plus, Fabricius se soumet à la règle qu'il s'est fixé, celle de choisir ses noms de genre des espèces diurnes parmi les épithètes de Vénus.

Je rappelle en effet que selon Zimmer, dans son commentaire sur Vanessa (http://www.d-e-zimmer.de/eGuide/Lep2.1-T-Z.htm) Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum ( in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses règles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

Si cette déclaration de Fabricius était méconnue, il suffirait d'examiner la liste des 49 noms de genre qu'il créa pour constater que 18 de ces noms correspondent à des épithètes de Vénus.

http://www.lavieb-aile.com/article-sur-les-noms-de-genre-des-lepidopteres-crees-par-fabricius-en-1807-124781429.html

1. Urania Ourania : « amour celeste »

2. Amathusia de la ville d'Amathus, à Chypre

5. Morpho : (aux belles formes, aux formes changeantes)

7. Castnia : du Mont Kastion, en Pamphylie

8. Eupolea (euploea) : de l'heureuse navigation

9. Apatura : Aphrodite apatouria ou apatouros, « la décevante»

10 Limenitis : des ports

17. Paphia de Paphios, à Chypre.

18. Melanitis : de la nuit.

19. Argynnis : Venus argennis, d'Argennus, favorite d'Agamemnon.

21. Idea : Mont Ida, lieu de naissance de Zeus.

22. Doritis : Vénus doritis, "la bienfaitrice" qui avait selon Pausanias son temple à Cnide

23. Pontia : de la mer profonde

24. Colias : du temple de Colias, en Attique

25. Haetera ; Hétaïra, protectrice des courtisanes.

26. Acraea : Protectrice des acropoles et des lieux élevés.

27. Mechanitis : l'ingénieuse à ourdir des ruses, son surnom à Megalopolis.

33. Erycina : du mont Erix, en Sicile.

On pourrait ajouter 36 Nymphidium "protectrice de mariages" (Aphrodite Nymphia).

Le nom Pontia doit donc être considéré sous la plume de Fabricius comme une référence à l'épithète de Vénus, d'autant qu'il se situe au sein d'une série des n°17 à 27.

Vénus Pontia peut se traduire comme "[ déesse] de la mer profonde". Le nom vient du grec ancien Πόντος / Póntos, « le flot », et, dans la mythologie grecque, Pontos est une divinité primitive, personnification mâle de la Mer dont le pendant féminin est Thalassa, la Mer féconde. Pontia devient un qualificatif de la déesse grecque de la beauté, Aphrodite, car cette dernière est en relation étroite avec l'élément humide et liquide. Les Grecs reconnaissaient en elle une déesse de la mer, peut-être à cause de l'influence de la lune sur le flux et le reflux, peut-être aussi parce que, conçue, à titre d'Uranie, comme déesse du beau temps, elle devait favoriser la navigation.

Son nom et son origine la rattache à la mer : Dans la Théogonie d'Hésiode et selon la tradition la plus populaire, Aphrodite naît de la mer fécondée par le sexe d'Ouranos, tranché par Cronos : « tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume une fille se forma ». Ainsi, selon l'étymologie populaire de son nom Aphrodite,, elle est « née de l'écume» (ἀφρός / aphrós). Poussée par les Vents , elle vogue jusqu'à Cythère, puis Chypre. Ainsi s'expliquent, selon Hésiode, ses principaux surnoms : « Cypris » et « Cythérée ». On la qualifiait de pontia, einaliê, thalassaiê et on l'évoquait, portée par Zéphyre, dans la molle écume, des parages de Cythère à Chypre, où l'accueillent les Heures aux bandelettes d'or. (Daremberg et Saglio, 1877) C'est ainsi que Botticelli la figure dans "La Naissance de Vénus" (1484-1486)

 

Les épiclèses qui témoignent de cette profonde nature marine d'Aphrodite sont par exemple celles de Alegina, "née de la mer", Anadyomène, "Sortie des flots", Aphrogeneia, "née de l'écume", Galenœe, "qui calme la mer", Limenia, "protectrice des ports", Pélagia, déesse de la navigation, ou Pontia.

Denise Demetriou a étudié une série d’épigrammes hellénistiques  et quelques témoignages littéraires et épigraphiques qui attestent le culte d’Aphrodite en tant que protectrice de la navigation :  les temples de la déesse occupaient souvent une position littorale, non parce qu’ils étaient, comme cela s'est dit, des lieux où la « prostitution sacrée » était pratiquée, mais plutôt en raison de l’association d’Aphrodite avec la mer et de son rôle de patronne des marins. 

L'un de ses épithètes cultuelles est Aphrodite euploia, "celle qui  rend la navigation bonne" . Cette épithète est déjà attestée dès le début du 4ème siècle à Peiraieu et à Cnide, et plus tard à Olbia, Mylasa, Kilikia,et Delos.

British Museum, Aphrodite Euploia :

 

 La déesse était aussi appelé "Galenaia" (Calme) dans deux autres épigrammes, indiquant Aphrodite capacité de calmer les mers.

D'autres épithètes de culte soulignent le double rôle d'Aphrodite en tant que protecteur de la navigation et des ports, et ils sont attestés de différentes périodes et endroits le long de la côte méditerranéenne:  la déesse a été adorée comme "Epilimenia" (Gardienne des ports) en Égide.

Elle a également été nommée "Pontia" (de la mer)  à Kos, Nisyros, Erythrai,  Olbia,Teiristasis en Thrace, Histria,  et Kyzikos;  et, Pausanias mentionne qu'à Hermione la déesse a été appelé avec la double épithète «Pontia kai limenia" (de la mer et du port)

 auteurs anciens souvent construits métaphores sur le pouvoir d'Aphrodite sur la navigation de se référer à son pouvoir sur le sexe.

Deux inscriptions de Kos  fournissent des preuves montrantr que Aphrodite était adorée comme Aphrodite Pontia sur cette île  : ce culte a été consacrée à Aphrodite Pandamos et Pontia , et malgré les deux cultes différents il n'y avait qu'une prêtresse pour désservir le culte. 

 

En conclusion, les textes examinés par Denise Demetriou  dans ce document montrent le lien étroit entre la situation côtière des sanctuaires d'Aphrodite, ses épithètes Euploia, Pontia, Limenia et Epilimenia, et les rôles maritimes de la déesse, qui semblent faire partie de son culte de l'époque archaïque jusqu'à l'époque hellénistique et au-delà dans toute la Méditerranée. Aphrodite était une divinité qui avait pouvoir sur la mer et qui fournissait une navigation sûre à tous ceux qui se déplaçait sur mer. Dans ce groupe ont été inclus les marins et les capitaines, les armateurs, les commerçants, et toute autre personne dont la profession est liée à la navigation. La déesse offrait le succès dans les batailles navales et des entreprises commerciale. Pourtant, elle n'a jamais été dépouillé de ses pouvoirs dans le domaine de la sexualité; plutôt, ses deux rôles  ont toujours été lié dans l'esprit des anciens Grecs, en comparant la navigation sur une mer agitée avec les fatigues et les turbulences de l'amour.  L'amant est souvent dépeint comme un marin, naufragé quand il / elle est infructueuse, ou lancé sur une mer d'amour. De même l'acte sexuel est comparé à une navigation dont on demande qu'elle mène l'amant à bon port.

 

© Staatliche Kunstsammlungen Dresden 2015 Statue der Aphrodite, Typus Aphrodite Pontia-Euploia Um 130 - 150 n. Chr. (späthadrianisch-frühantoninisch) nach einem späthellenistischen Vorbild (120 - 80 v. Chr.)

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3. NOM D'ESPECE : Pontia daplidice (Linnaeus, 1758) .

a) Description originale

Papilio daplidice Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824, page 468. [http://www.biodiversitylibrary.org/page/727379#page/490/mode/1up]

Description :

P[apilio] D[anaus] C[andidi] alis integris rotundatis albis margine fuscis subtus luteo-griseis albo-maculatis.  "Papillon parmi les Danai blancs, aux ailes entières (non découpées), arrondies, blanches mais noires en périphérie, avec le dessous gris-jaunâtre tacheté de blanc". 

Habitat in Europa australi & Africa.

Statura P. napi. Alae apicibus primorum imprimis nigra cum macula una alterave obsolete fusca ; omnes subtus venis dilatatis luteo griseis albo maculatae. In Mare  alae posticae supra albae immaculatae. "De la taille de Papilio napi. L'extrémité des ailes antérieures est essentielement noir avec des taches d'un noir délavé ; toute la face postérieure a les nervures dilatées, gris-jaunâtre à taches blanches. Chez le mâle la face supérieure des ailes postérieures est d'un blanc immaculé." (traduction au péril de mon incompétence).

Références données par Linné :

  • James Petiver, Gazophylacii t.1 fig.7

  • John Ray Historia insectorum page 116 fig. 10.

Consultation de ces références :

"A. 7. Papilio Leucomelanus CANTABRIGIENSISnobis. Papilio Leucomelanus subtus viridescens marmoreus Mus. Pet. 304. Vernon's half-MournerI know not of any that hath met with this in ENGLAND, but Mr. Vernon about Cambridge, and there very rare."

Comme on le constate, James Petiver renvoie lui-même à sa description du Musei petiveriani, que nous allons donc découvrir :

"​A. 304. Papilio Leucomelanus subtus viridescens marmoreus. The Greenish marbled half-MournerThe only one I have seen in England, Mr. Will. Vernon caught in Cambridgeshire. Mr Jezreel Jones, F.R.S. Has observed the same about Lisbon."

 

"Papilio mediae magnitudis, alis supina parte albis cum maculis nigris rarioribus, prona ex albo & viridi v ariis. Pap. Leucomelanos, subtus viridescens marmoreus, The greenish marbled Half-mourner, Mus. Pet. 304. Papilio leucomelanos Cantabrigiensis, Pet. Gaz. Tab.1 fig..7.

"Alae exteriores ad extimum marginem circa mediam longitudinem, (ut & interiores) maculam habent majusculam nigram, ad latus interius infra mediam longitudinem minorem : ima parte prope exterius latus ductum longum transversum, nigrum, ultra mediam alae latitudinem extensum. Infra hunc ductum ad imum alae marginem 4 vel 5 puncta nigra, cujusmodi & in interioribus alis cernuntur. Alae interiores prona parte albo & sordide viridi coloribus variae sunt, ad modum fere Papilionis albae, suntus viridi colore marmoreatae, Mus. Pet. 305,306. Color viridis majorem partem alae occupat. Colores autem tralucent, & in supinis alis apparent, non tamen viridis specie sed cinerei, qui in imis alis exteriorem partem occupant, inferius sordide virent.

"A.D. Vernon habui, qui in agro Cantabrigiensi eam invenit. Eandem D. Jezreel Jones circa Lisbonam observavit, referente D. Petiver."

https://archive.org/stream/jacobipetiveriop11767peti#page/n5/mode/2up

https://books.google.fr/books?id=cAUTW-ax-SgC&pg=PA271&lpg=PA271&dq=the+slight+grenish+petiver&source=bl&ots=S19203wuWC&sig=FXgskZ8nzsIzMu7hUXCm8Q3IjXk&hl=fr&sa=X&ei=87bkVIjJH4n9Uuypg8AK&ved=0CCQQ6AEwAA#v=onepage&q=the%20slight%20grenish%20petiver&f=false

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Résumé et commentaire des descriptions antérieures à Linné :

Le premier britannique qui captura un P. daplidice (femelle) fut William Vernon à Gamlingay dans le comté de Cambridge, en mai 1702, quelques semaines après que la reine Anne soit montée sur le trône. Le pharmacien londonien James Petiver a  donné la première description de cette espèce en 1699 sous le nom de The greenish marbled Half-mourner, "le Demi-deuil marbré de vert", en le décrivant comme un papillon noir et blanc avec la face inférieure marbrée de vert. En 1702, il  le décrit  sous le nom de Papilio leucomelanos Cantabrigiensis "Papillon noir et blanc de Cambridge", ou Mr's Vernon's Half-Mourned, "Le Demi-deuil de Mr Vernon". Il mentionne que Jezreel Jones l'avait aussi trouvé à Lisbonne. John Ray cite en 1710 ces données, et donne une description plus complète du papillon. En 1717, dans Papilionum Britanniae Icones, Petiver décrit le mâle et la femelle comme deux espèces différentes, "The slight greenish Half-mourner" (fig. 8) et "Vernon's greenish Half-mourner" (fig.9)  respectivement. Il en donne les deux figures l'une en dessous de l'autre dans sa Planche II des Papillons Britanniques Jaunes, Blancs et Mixtes.

 Le qualificatif "marbré" figure dans toutes les descriptions, en latin (marmoreus) et en anglais (marbled).

http://www.dispar.org/reference.php?id=11

 

 

b) Localité-type et Description :

Localité-type : " nord-ouest de l’Afrique, lectotype désigné par Wagener (1988). Cette désignation porte à discussion (Honey et Scoble , 2001*)

*Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. "Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea)". Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399, page 316.

Selon Dupont & al. (2013) "cette espèce atlanto-méditerranéenne est présente en Afrique du Nord, dans la péninsule Ibérique et en France. Elle est aussi présente aux Canaries, en Corse et en Sardaigne. C’est une espèce qui possède des capacités migratrices importantes."

Description Wikipédia :

"La longueur de l'aile antérieure de la Piéride du réséda varie de 19 à 24 mm. De couleur majoritairement blanche, l'apex des ailes postérieures et antérieures est taché de noir.

"La génération printanière a le dessous des ailes postérieures vert foncé et la tache discoïdale atteint le bord du dessus de l'aile antérieure. La génération estivale a le dessous de l'aile antérieure vert jaune et la tache discoïdale ne touche plus le bord de l'aile. Les spécimens femelles sont plus chargés de noir que les spécimens mâles. Ce papillon aime les lieux fleuris, les luzernes, les brassicacées (crucifères) et le réséda sauvage

"Les œufs, de couleur orange, sont posés isolément et ont un temps d'incubation de 7 jours. Les chenilles sont présentes de mai à octobre. La couleur principale de la chenille est le bleu vert avec une bande jaune sur les flancs. De nombreuses taches noires sont présentes en général sur les zones bleues. La chrysalide, soit donne le papillon en environ 15 jours (en été), soit hiverne. Les adultes volent de mars à octobre avec deux à quatre générations selon la latitude. En Côte d'Azur, le papillon peut être présent dès janvier et disposer d'une cinquième génération partielle.

"Il hiverne dans sa chrysalide, au stade nymphal. La plante hôte de la chenille est Reseda lutea, le réséda jaune ou réséda sauvage mais aussi des brassicacées comme le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia), le tabouret perfolié (Thlaspi perfoliatum) et la fausse roquette de France (Erucastrum gallicum).

"La Piéride du réséda est autochtone en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Asie jusqu'au Japon et en Europe, en Espagne et dans la moitié sud de la France, Bretagne comprise, sur les îles Canaries, la Corse et la Sardaigne. Elle était déclarée résidente avant 1980 dans le nord de la France, en Belgique et au Luxembourg, mais la population autochtone n'y a plus été observée depuis. Elle est actuellement reconnue migrateur dans ces zones. C'est un migrateur qui peut se rencontrer par exemple dans le nord de l'Europe ou dans les Îles Britanniques parfois en grand nombre comme en 1945."

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c) Synonymes INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

  • Leucochloe daplidice (Linnaeus, 1758)

  • Papilio daplidice Linnaeus, 1758

  • Pieris daplidice bellidice (Ochsenheimer, 1808)

  • Pieris daplidice (Linnaeus, 1758)

Ochsenheimer (1808)  a décrit la génération de printemps de P. daplidice comme f. bellidice. La forme nominale, f. daplidice, est utilisée pour décrire la génération d'été.

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c) Origine et signification du nom daplidice (Zoonymie)

A. Maitland Emmet (1991) page 149 :

"-The name of one of the daughters of Danaus, King of Argos. Linnaeus placed the present Pieridae in his phalanx Danaus, in the section entitled "Danai Candidi", white Danai ; the other section, "Danai festivi", gaily-coloured Danai, embraced mainly the Satyrinae. Of the former he wrote in a footnote "Danaorum Candidorum nomina a filiabus Danai ...mutuatus sum", I have derived the nams of the Danai Candidi from the daughters of Danaus. For some sisters of Daplidice, see C. palaeno and C. hyale ; for the kind of girls they were, see A. hyperantus."

Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 40 :

" : nom de l'une des filles de Danaus, roi d'Argos".

Perrein et al. (2012) page 158 :

"étymologie : de Daplidicé, nom d'une des filles de Danaus, roi d'Argos, dans la Mythologie grecque".

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Discussion.

Il n'y a guère à ajouter au commentaire de A.M. Emmet : Daplidice est le nom de l'une des filles de Danaos, roi d'Argos. Linné avait placé les Pieridae actuels dans sa phalange Danaus, dans la section intitulée" Danai Candidi ", les Danai blancs; l'autre section," Danai festivi ", les Danai gaiement colorés, renferme principalement des Satyrinae. Parmi les premiers, Linné a écrit dans une note 'Danaorum Candidorum nomina a filiabus Danai ... mutuatus sum', "j' ai attribué aux Danai Candidi les noms des Danaïdes. Pour certaines sœurs de Daplidice, voir C. palaeno et C. hyale; pour le genre de filles qu'elles étaient, voir A. hyperantus ".

Voir http://www.lavieb-aile.com/article-noms-des-lepidopteres-crees-par-linne-dans-le-systema-naturae-de-1758-121691934.html

Dans la Troisième Phalange de Linné, en 1758, le sous-groupe Candidi Danai comporte 19 espèces, dont 9 reçoivent le nom de leur plante-hôte (crataegi, brassicae, rapae, napi etc...) et 10 celui d'une Danaïde. Outre Daplidice, citons evippe, glaucippe, pyranthe, arsale, hyparete, damone, trite, hyale et hecabe. Les noms de leurs maris, les fils d'Égyptos, que les Danaïdes assassinent durant la nuit de noce, sont donnés aux Danai festivi : pamphilus, hyperanthus, xanthus, etc..

C'est Gaius Julius Hiyginus (-64/17) qui cite le nom de cette Danaïde dans ses Fabulae chap. 170. Les Fables d'Hygins sont selon Heller l'une des sources privilégiées de Linné pour le choix de ses noms propres.

Hübner reprendra cette série en 1800 pour son Papilio callidice ("Piéride du Vélar"). Sur le modèle daplidice et callidice, Brahm créa de toute pièce en 1804 bellidice (actuellement une variété de P. daplidice), et en 1813 Hübner le Papilio chloridice, selon un procédé de "rime en référence" déjà utilisé pour d'autres espèces par Denis et Schiffermüller en 1775. Ces constructions peuvent laisser penser que ces auteurs ont supposé une racine grecque -diké, "Parole, droit, justice" du nom de l'une des trois Heures (comme dans nos mots syndic, syndicat ) et ont construit d'autres noms  Belli- (bellis latin, nom de la Paquerette)  et chloro- (kloros, "vert").

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d) quelques descriptions post-linnéennes.

- Albertus Seba 1765,  Thesaurus. T. IV tab. 23 fig.II 12-15-16 :"Le papillon persillé bâtard". Le Thesaurus de Seba a été publié en deux éditions, Latin-Français et Latin-Néerlandais. Le Tome IV consacré aux insectes a été publié en 1765 à Amsterdam après la mort de Seba en 1736.  

- Esper, Die Schmetterling in Abbildungen page 62 : Der Grüngefleckte Weißling. ("Le papillon blanc taché de vert"). http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/88/mode/1up

-Denis & Schiffermuller (1775) nomme cette espèce "Waufalter", du nom allemand  du Réséda, Wau, issu du germanique Walda".

-Autres noms : Goez "Der Petersilienvogel" ou "Papillon-Persil", Mvill (Muller?)  "Der Afrikanische Weisling", Pallas "Der Heiderischschmetterling". Il a été aussi décrit par Fuessli, Fabricius, Muller et Schaeffer.

-Hübner : 

 

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e) Description de la plante-hôte et des formes précoces.

Ni Petiver, ni Ray, ni Linné ne décrivent la chenille ou ne mentionnent sa plante nourricière. Engramelle en 1779 déclarent tout ignorer de la chenille et de la chrysalide, a fortiori de la plante-hôte.  Mais le Reseda lutea est mentionné en 1779 par Bergsträsser, en 1790 par Riossi.

La chenille est décrite (avec exactitude ?) par Charles de Villers en 1789 (II, p.644). 

Au XXe siècle, on ddécrira les formes intermédiaires ainsi : Chenille gris cendré bleuâtre avec deux liserés jaunes de chaque coté, des points noirs, tête jaune-vert, ventre gris bleu, Chrysalide verte, brunâtre ou grise avec des lignes latérales blanc jaunâtre sur l’abdomen. 


 

II. NOMS VERNACULAIRES.

 

I. Les Noms français.

1. "L'Aurore, variété ", Geoffroy (1762)

Geoffroy, E. L. 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome II. Durand, Paris. 690 pp. page 72.

On peut reprocher à Geoffroy, comme le fait Godart, d' "avoir pris cette espèce pour une variété d'Aurore", alors que Linné avait décrit son daplidice 4 ans avant. En effet, Geoffroy, après avoir décrit l'Aurore, dont il crée le nom vernaculaire, écrit :

 "J'ai une variété de la femelle, où les nervures vertes du dessous des ailes inférieures sont plus grandes, plus larges, et plus marquées, et où les ailes supérieures, outre le bout qui est panaché de même, ont encore dans le milieu du bord supérieur une large bande verte qui s'avance jusqu'au milieu de l'aile".

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2. " Le Papillon blanc marbré de vert", Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 2 page 216  Planche n° 50 fig. 106 a-c dessinée par J.J Ernst.

Cet auteur décrit la femelle comme le mâle et réciproquement. En effet, la femelle se distingue en réalité du mâle par le plus grand développement des dessins noirs, particulièrement à l’aile postérieure qui est presque blanche chez le mâle. 

 

3. La Piéride Daplidice,  Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 128.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

Les auteurs classent Papilio edusa Fabricius Gen. ins. 1777, et Papilio edusa Fabricius Mantissa 1787 sous ce nom.

De même, ils considèrent que le Papilio Chloridice de Hübner comme une variété plus petite, de Sibérie et Russie. De même, ils considèrent Papilio bellidice de Brahm comme une variété de leur Piéride Daplidice. Ils donnent à cette dernière comme plante-hôte le Réséda qu'ils nomment la Gaude reseda lutea.

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4. "Piéride Daplidice" , Godart 1821,

Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, page 48-15 n° XII. Planche 2 quart. peinte par Vauthier et gravée par Lanvin.

"Geoffroy a pris cette espèce pour une variété de l'Aurore, et Engramelle s'est trompé sur les sexes."

"Le dessus des ailes est blanc. Les premières ont vers le milieu de leur bord antérieur une tache noire, presque carrée, et divisée par un trait blanchâtre en zig-zag. Leur sommet est noir, avec une rangée transverse de quatre points blancs. Dans la femelle, il y a en outre une tache blanche près de l'angle interne. Les secondes ailes sont sans taches dans le mâle ; dans la femelle au contraire elles ont une bordure noire, que divise un rang de taches blanches."

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Planche 2 Quart BHL

 


 

5. Piéride Daplidice, Duponchel, 1849.

Philogene Auguste Joseph Duponchel, 1849  Iconographie et histoire naturelle des chenilles, pour servir de complément à l'Histoire naturelle des Lépidoptères Paris Tome I ... page 55, Planche IV fig. 11,a-b. peinte et dirigée par Duménil.

"Cette chenille se trouve sur le réséda jaune (Reseda lutea) , la tourette glabre (Turritis glabra) , la fausse roquette (Brassica erucastrum), le sysimbre des sages (Sysimbrium sophia) et le tlaspi des champs (Thlaspi arvensis)".

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BHL http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38600#page/69/mode/1up

 

Boisduval et Guenée, en 1836, n'utilisent plus que le nom scientifique, et cet abandon du nom vernaculaire va se poursuivre en France jusqu'en 1986 !

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6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "Le Marbré-de-vert" et comme nom accessoire "La Piéride du Réséda" ; "La Piéride marbrée" cité par Raphy Rappaz en 1979 ; "La Piéride du Radis" utilisé par Charles de Villers en 1789. Il réprouve l'emploi de "Le Marbré" par Rémy Perrier en 1926 en renvoyant à sa note [30] :

[30] : "Il convient de rejeter le nom de "Marbré" s'il n'est pas accompagné d'un déterminatif, car il a été employé pour désigner Carcharodus lavatherae."

.

7. Étude du nom vernaculaire par les auteurs précédents:

  • Luquet in Doux et Gibeaux, (2007) page 40 :

​"Marbré-de-vert : allusion aux mots du revers des ailes postérieures".

  • Perrein & al. (2012) page 157 :

​"Le nom français créé par Engramelle (1779) est calqué sur celui de "veiné de vert" donné à Pieris napi par Geoffroy (1762)."

.

 

8. Noms vernaculaires contemporains :

Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de "P. SDaplidice" mais n'utilisent pas de nom vernaculaire.

Bellmann / Luquet 2008 : "La piéride du réséda, le Marbré-de-vert"

— Chinery / Leraut 1998 : non mentionné.

— Doux & Gibeaux 2007 : "Le Marbré-de-vert ".

— Lafranchis, 2000 : " Le Marbré-de-vert, la Piéride du réséda" .

— Perrein et al. 2012 : "Marbré-de-vert, Piéride du Réséda".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Marbré de vert".

— Wikipédia : "La Piéride du réséda ou Marbré de vert".

.

III. LES NOMS VERNACULAIRES dans d'autres pays.

  • Pòntia comuna en catalan

  • Rezedalepke en hongrois

  • Sinappiperhonen en finnois

  • Bělásek rezedkový en tchéque

  • Blanquiverdosa en espagnol

  • Resedawitje en néerlandais

  • Grönfläckig vitfjäril en suédois

  • Grønbroget kålsommerfugl en danois

  • Vandrehvitvinge en norvégien

  • Beneklimelek en turc

  • Reseda-Weißling en allemand 

  • Рапсовая белянка en russe.

  • Rukiewnik zachodni en polonais

  • Harilik reseedaliblikas en estonien

  • Stepinis baltukas en lithuanien.

  • Mlynárik rezedový en slovène

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Langues celtiques :

1. langues gaéliques : irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg : île de Man).

  • en irlandais

  • en mannois.

  • "Bánóg Bath " en gaélique écossais* 

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  • pas de nom en breton ;

  • "Gwyn smotiog " en gallois. 

*Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources. http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

.

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IV. LES NOMS VERNACULAIRES EN ANGLAIS ( d'après M. Salmon 2000).

Première description par Petiver ? 1699, 1717.

Selon le site Ukbutterflies  http://www.ukbutterflies.co.uk/species.php?species=daplidice  ..."c'est un migrateur extrémement rare dans les îles britanniques et, qui peut ne pas être observé du tout pendant plusieurs  années. Cependant, à l'occasion, il peut apparaître en grand nombre, comme lors de la grande migration de 1945. Le premier spécimen a été enregistré dans les îles britanniques à la fin du 17ème siècle. Entre 1850 et 1939, il y eut très peu d'observations, ne dépasssant la dizaine que lors de  rares années. L'exception a été en 1906, lorsque plusieurs centaines auraient été vus sur les falaises de Durdle Door, dans le Dorset, bien que ces enregistrements soient considérés comme suspects. Les grandes années pour cette espèce, toutefois, furent entre 1944 et 1950, avec plus de 700 observations en 1945, principalement à Cornwall. Cette espèce a été extrêmement rares depuis, avec moins de 20 individus enregistrés depuis 1952. On croit que cette espèce ne peut survivre à notre hiver, bien que certains descendants résultant de l'invasion de 1945 ont peut-être survécu à l'année suivante dans les îles britanniques. L'espèce était potentiellement capable de produire deux ou trois pontes dans les bonnes années. Le papillon a été  connu à l'origine comme "Vernon's Half Mourner" après la capture par William Vernon dans le Cambridgeshire abord reconnu mai 1702, bien que des  observations antérieures soient maintenant connues. Cependant, le nom commun de ce papillon vient d'un morceau de broderie qui figurait cette espèce,  montrant prétendument un spécimen pris  ou près de Bath en 1795, et le nom semble avoir «pris racine». Cette espèce est un migrateur rare dans les îles Britanniques. Bien que la plupart des dossiers proviennent de la côte sud de l'Angleterre, cette espèce a été signalée au nord jusqu'à Lincolnshire et le Yorkshire en Angleterre, ainsi que dans le comté de Wexford, Sud Est de l'Irlande (un record de 1893)."

 

  • The greenish marbled half-Mourned : Petiver, 1699.
  • The Vernon's half-Mourned : Petiver, 1702
  • The Bath White : Lewin 1795*
  • The Green Chequered White : Haworth, Jermyn, Stephens, Newman.
  • The Rocket : Rennie.
  • The White Chequered : Morris

​* William Lewin, dont l'ouvrage de 1795 The insects of Great Britain est écrit en anglais et en français, nomme le papillon The Bath White / Le Blanc de Bath page 63 esp. XXXIII Pl. 29 avec le commentaire suivant :

"Le papillon de cette espèce est rare en Angleterre, et il est vrai de dire, que la plupart de ceux, qui ont fait des collections relatives à cette branche de l'histoire naturelle, ont beaucoup douté qu'il ait jamais été trouvé dans ces royaumes. On l'a nommé le blanc de Bath ; il doit ce nom à un petit ouvrage à l'aiguille, fait à Bath [Somerset] par une jeune demoiselle, qui avait pris pour modèle un individu de cette espèce, qu'on disait avoir été trouvé près de la ville. Lorsque j'examinai les insectes achetés par Mr. J.T. Swainson à la vente du cabinet d'histoire naturelle de feu la duchesse douairière de Portland, je trouvai cet insecte avec la femelle du bout de l'aile orangé ; et alors je jugeai que quelqu'un avait assemblé des papillons dans cette boite, qu'il avait ensuite envoyée à la duchesse, et que cela grande ressemblance de ce papillon avec la femelle du bout de l'aile orangé avait empêché de distinguer cette rare espèce. Il est assez naturel de supposer, que cet insecte avait été recueilli par la même personne, et peut-être dans le même temps que la mouche commune appelée le bout de l'aile orangé [with the common fly, the orange tip]».

.

 

Curtis, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres, planche 48.

http://www.archive.org/download/britishentomolog05curt/page/n29_w324

.

.

Bibliographie, liens et Sources.

Funet : Pontia

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Pontia daplidice

— Lepiforum : Pontia daplidice 

UKbutterflies : Pontia daplidice

— Jardinsauvage : Pontia daplidice

 

Denise Demetriou, « Tῆς πάσης ναυτιλίης φύλαξ: Aphrodite and the Sea », Kernos. URL : http://kernos.revues.org/1567 

.

Bibliographie générale de ces Zoonymies : http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-des-rhopaloceres-bibliographie-124969048.html

 
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 13:36

Zoonymie (origine du nom) du papillon la Grande Tortue, Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758).

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

— Nymphalis, Kluk, 1780 : reprise comme nom de genre de celui de la quatrième "phalange" parmi les six dans lesquelles Linné a réparti en 1758 ses Papilio ou papillons diurnes. Le savant suédois y organisait cet ensemble comme la société grecque pendant la Guerre de Troie, avec ses Cavaliers, ses Héros, ses Divinités, ses Muses et ses Nymphes, lesquelles peuplaient les bois les monts et les sources. Les Nymphes (du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille ») regroupaient alors 57 espèces aux ailes dentelées soit ocellées (Nymphalis gemmati "ornées de joyaux" ou sans ocelles (Nymphalis phalerati ou "harnachées"). De ce riche groupe, le genre ne contient plus que trois espèces en France.

 

— polychloros (Linné, 1758)  :   l'épithète attribué par Linné dès sa Fauna suecica de 1746 est emprunté au naturaliste de Bologne Aldrovandi qui l'utilisait en 1602 pour qualifier la variété des couleurs des ailes. Mais l'étymologie du mot donne  "πολύς (polus), "plusieurs" ; χλωρός (khloros), "vert pâle", soit "de plusieurs verts", ce qui n'a guère de sens. Il est très vraisemblable, comme le suggère Emmet en 1991, que le savant qui écrivait en latin ait confondu les deux mots grecs  khloros, et  khroma, et qu'il voulait écrire "polychrome". Linné aurait pu corriger en Papilio polychromos et mieux témoigner ainsi des couleurs fauve, orange  et noir ou des lunules bleu-métal.

— La Grande Tortue, Geoffroy 1762. L' origine du nom se trouve dans le Musei de James Pétiver (1699), lequel crée le nom latin major testudinarius (de testudo, "tortue") et la forme vernaculaire "The Greater Tortoise-shell", terme qui désigne un matériau de luxe, presque acajou,  veiné et nacré, fabriqué avec l'écaille de la tortue marine Eretmochelys imbricata. Sous l'influence de Réaumur qui, en 1734, écrit : "il est l'un de ceux à qui on a donné le nom de tortüe, à cause de la distribution de ses couleurs, qui imite en quelque sorte celles des taches de l'écaille",  Geoffroy abandonne le premier terme du nom Écaille-de-tortue et transforme la désignation d'un superbe matériau ambré très recherché en marqueterie en celle d'un animal lent et terne. Le nom "La Grande Tortue" est repris par Engramelle en 1779, puis par Godart en 1821, et enfin validé par Gérard-Christian Luquet en 1988. 

 

 

 

 

   I. Nom scientifique.

 

1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815.

Cette famille comporte (Je suivrai Dupont & al. (2013) ) 7 sous-familles en France :

  • Sous-famille des Libytheinae Boisduval, Rambur, Dumesnil & Graslin, [1833]
  • Sous-famille des Danainae Boisduval, [1833] 
  • Sous-famille des Limenitidinae Butler, 1870
  • Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822 
  • Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840
  • .Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827
  • Sous-famille des Charaxinae Doherty, 1886 

 

 

b)  Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827

Cette Sous-famille comporte deux Tribus en France :

  • Tribu des Nymphalini Swainson, 1827
  • Tribu des Melitaeini Newman, 1870

c) Tribu des Nymphalini Swainson, 1827 :

Elle comporte 5 genres en France :

  • Genre Nymphalis Kluk, 1780 
  • Genre Aglais Dalman, 1816
  • Genre Vanessa Fabricius, 1807
  • Genre Polygonia Hübner, [1819]
  • Genre Araschnia Hübner, [1819]

 

 

 

    

2. Nom de genre : Nymphalis Kluk, 1780

 

a) Description originale : 

   Nymphalis,  Jan Krzysztof Kluk  1780 : Hist. nat. pocz. gospod.* volume IV page 86  (Books Google)

*Historyja naturalna zwierzat domowych i dzikich, osobliwie kraiowych, historyi naturalney poczatki, i gospodarstwo : potrzebnych I pozytecznych donowych chowanie, rozmnozenie, chorob leczenie, dzikich lowienie, oswaienie : za·zycie; szkodliwych zas wygubienie. 4 vols. 

 N.B : selon Dupont & al. (2013), Balint & al. (2001) ont montré que la date initiale de publication de ce taxon était 1780 (et non 1802)

 

— Type spécifique: déterminé par Hemming en 1933 : Papilio polychloros Linnaues, 1758.

— Description : http://books.google.fr/books?id=S5s5AAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq=Zwierz%C4%85t+domowych+i+dzikich+osobliwie+

kraiowych+historyi+...,+Volume+4&hl=

fr&sa=X&ei=sv74U6TCA8vqaIO3gWA&ved=0CCIQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

— Ce genre renferme 3 espèces en France :

  • Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758) : Grande Tortue.
  • Nymphalis xanthomelas ([Denis & Schiffermüller], 1775) : Vanesse du Saule. [Espèce migratrice]
  • Nymphalis antiopa (Linnaeus, 1758) : Morio.  

 

 Origine et signification du nom Nymphalis

— A. Maitland Emmet (1991) page 153 :

— Hans A. Hürter (1998) : 

 

—Doux et Gibeaux (2000) page 128

Nymphalis : de Nymphe, « fiancée », « nymphe ». Les nymphes étaient des petites divinités associées aux sources, aux bosquets et aux montagnes, tous bons habitats entomologiques.

— Perrein et al. (2012) page 379 : 

Étymologie : des Nymphales de Linné, du grec numphè "jeune mariée". Dnas la mythologie grecque, les Nymphes, divinités secondaires, peuplent la campagne, les bois et les eaux. Elles sont les esprits des champs et de la nature en général, personnifiant la fécondité et la grâce. Quatrième des six "phalanges" suivant lesquels Linné subdivise les Papiliones ou papillons de jour, les Nymphales ont les ailes plutôt denticulées "Alis denticulatis" et regroupent deux catégories : les "Gemmati Alis occelatis" et les "PhaleratiAlis caecis absque ocellis" suivant la présence d'ocelles aux ailes.

 

Discussion.

Il s'agit ici de la reprise comme nom de genre de celui de la quatrième "phalange" parmi les six dans lesquelles Linné a réparti en 1758 ses Papilio ou papillons diurnes. Le savant suédois y organisait cet ensemble comme la société grecque pendant la Guerre de Troie, avec ses Cavaliers, ses Héros, ses Divinités, ses Muses et ses Nymphes, lesquelles peuplaient les bois les monts et les sources. Les Nymphes (du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille ») regroupaient alors 57 espèces aux ailes dentelées soit ocellées (Nymphalis gemmati "ornées de joyaux" ou sans ocelles (Nymphalis phalerati ou "harnachées"). De ce riche groupe, le genre ne contient plus que trois espèces en France.

 

 

 

 

 

 

 3.  Nom d'espèce : Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758)

a) Description originale

Protonyme Papilio polychloros  Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. Page 477

 

http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277]
 

 

— Description :

P[apilio] N[ymphalis] [Phalerati] polychloros Alis angulatis fulvis nogro maculatis : primoribus prima punctis quatuor nigris 

 

— références données : 

  • Fauna suecica de Linné page 773 
  • Aldrovandi Ins. 246 f.7
  • Merian, Eur.2 t.2.
  • Goed. Ins. I t.77
  • List. Goed. 5 f.3
  • Petiver, Musei 34 n°315
  • John Ray, Hist. insect. 118 n.2
  • Réaumur, Mémoires ins. I t.23 f.2
  • De Geer, Ins. I t.21 fig. 8 et 9.
  • Albin Ins.  t.55
  • Frisch Ins. 6 t.3
  • Wilkes, Pap. 56 t.3 a 5.
  • Roesel Ins. I t. 2.

— Habitat in Pyro, Ceraso, Salice

 — Localité-type : Suède, désignée par  Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399 page 3068

Voir Hemming (1933) : 223. [Taxonomie] Hemming, A. F. 1933. Additional notes on the types of certain butterfly genera. The Entomologist, 66(845): 222-225.
 

Selon Dupont & al. 2013, cette espèce a une répartition ouest-paléarctique. Elle est présente en Afrique du Nord, en Europe, en Asie Mineure, dans l’ouest de la Sibérie et la région iranienne-touranienne. Elle est signalée dans toute la France.
Les chenilles sont polyphages sur diverses espèces arbustives ou arborées.
 

 

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

  • Nymphalis polychloros polychloros (Linnaeus, 1758)
  • Papilio polychloros Linnaeus, 1758

 

Sous-espèces :

Tshikolovets cité par Dupont& al. 2013 retient  la présence de deux sous-espèces en Europe et le bassin méditerranéen :
- polychloros Linnaeus, 1758.

- erythromelas Austaut, 1885. Localité-type : Ghazaouet, Algérie 

 

c) Origine et signification du nom polychloros. 

        Si le nom ne répond pas au parti-pris de Linné de donner, en 1758, des noms de nymphes aux espèces qu'il classe dans sa phalange des Nymphalis, c'est qu'il avait déjà décrit cette espèce en 1746 dans sa Fauna suecica, ouvrage dans lequel il se contentait de donner de temps à autre des noms propres, et qu'il avait alors mentionné alors le nom attribué par Aldrovandi à ce papillon, "polychloros".

Aldrovandi décrit en effet cette espèce (la septième figure de sa planche 7) sous le nom de Papilio πολλο'χλωρός  avec le commentaire " Septimus πολλο'χλωρός  dici queat propter colorum diversitatem", "le septième est dit polychloros car il présente des couleurs diverses". (Insectis Livre I page 246).

 La compréhension de ce terme portait à confusion car, stricto sensu, le grec ancien χλωρός khlôrós signifie« vert », et polychloros devrait se traduire "de plusieurs  verts". Ce n'est qu'en consultant le texte et le contexte de la publication d'Aldrovandi que l'on comprend qu'il faut traduire par "multicolore".

pic57256.jpg

 

  Ce qualificatif est, sous la plume d'un naturaliste chevronné, décevant car il est très peu discriminatif, de nombreux papillons étant de plusieurs couleurs. Aussi, Esper en 1777 (qui ne disposait vraisemblablement pas du De Animalibus insectis d'Aldrovandi ) a pensé que le terme signifiait bien "de plusieurs verts"  en attribuant cela à la chenille qui était alors redoutée par les producteurs de fruits, dont la vie larvaire se déroulait dans la verdure et qui en détruisait de nombreuses variétés.

Nous verrons que Hurter (1998) a adopté la même hypothèse.

Pourtant, le plus vraisemblable est, comme le suggère Emmet, que le naturaliste de Bologne ait confondu le grec χλωρός  khlôrós "vert" avec χρῶμα, chrôma  « couleur ». Un lapsus calami équivalent à celui que nous ferions en écrivant "polychlore" au lieu de "polychrome". Cela peut arriver à tout le monde.

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 Les interprétations des étymologistes :

— Gustav Ramann (1870-1876), page 

— Anton Spannert (1888), page 

— Arnold Spuler ( 1908) 1 page 18 :

  "πολύς viel, χλωρός grünlich, oder blaß, von den hellen Wischen in der Grundfarbe.“

"poly, "plusieurs" et chloros "verdâtre" ...

— A. Maitland Emmet (1991) page 153 :

  "πολύς (polus), many ; χλωρός (khloros), pale green or just pale ; Linnaeus took the name from Aldrovandus (Ulysses Aldrovandi (1522-1605), Professor of Natural History of Bologna), who wrotes  ( 1602) of this species "Septimus πολλο'χλωρός dici queat, propter colorum diversitatem" (the seventh may be called polychloros on account of its varied colours). Pickard et al. suggest that Aldrovandus confused the Greek χλωρός  with the latin color, "colour" ; more probably, since he has using the Greek, he confused it with  χρῶμα, (chrôma ) « colour » (cf. our word « polychromatic ».

Traduction : cf Doux et Gibeaux.

 

 

 — August Janssen (1980) page 

— Doux et Gibeaux (2000) page 128 :

du grec polus "nombreux", et  chloros, "vert pâle" ou simplement "clair". Linné a emprunté ce nom à Ulysse Aldrovandi (1522-1605), professeur d'histoire naturelle à Bologne, qui avait écrit (1602) à propos de cette espèce : "la septième pourrait être nommée polychloros en référence à ses couleurs variés" ; il est possible qu'Aldrovandi ait confondu les mots grecs khloros et chroma, ce dernier signifiant "couleur".

 

— Perrein et al. (2012) page 375 :

de poly- du grec polus "nombreux" et de khloros "jaune verdâtre". Linné a repris un nom proposé par Ulysse Aldrovandi en 1602 compte-tenu des couleurs variées (propter colorum diversitatem) de l'espèce : mais en fait, il est probable, selon Pickard et al (Emmet, 1991) que le savant italien ait utilisé le grec khloros, sous l'influence du latin color "couleur", au lieu de khroma, de même sens.

— Hans-A. Hürter (1998) :

 

 

 

Discussion : 

 l'épithète attribué par Linné dès sa Fauna suecica de 1746 est emprunté au naturaliste de Bologne Aldrovandi qui l'utilisait en 1602 pour qualifier la variété des couleurs des ailes. Mais l'étymologie du mot donne  "πολύς (polus), "plusieurs" ; χλωρός (khloros), "vert pâle", soit "de plusieurs verts", ce qui n'a guère de sens. Il est très vraisemblable, comme le suggère Emmet en 1991, que le savant qui écrivait en latin ait confondu les deux mots grecs  khloros, et  khroma, et qu'il voulait écrire "polychrome". Linné aurait pu corriger en Papilio polychromos et mieux témoigner ainsi des couleurs fauve, orange  et noir ou des lunules bleu-métal.

 

 

 

La succession des différentes publications et des descriptions:

1) Goedart. http://entomologia.rediris.es/aracnet/8/precursores/

 

                   fig01.gif

  • Fauna suecica de Linné page 773 
  • Aldrovandi Ins. 246 f.7
  • Merian, Eur.2 t.2.
  • Goed. Ins. I t.77
  • List. Goed. 5 f.3
  • Petiver, Musei 34 n°315
  • John Ray, Hist. insect. 118 n.2
  • Réaumur, Mémoires ins. I t.23 f.2
  • De Geer, Ins. I t.21 fig. 8 et 9.
  • Albin Ins.  t.55
  • Frisch Ins. 6 t.3
  • Wilkes, Pap. 56 t.3 a 5.
  • Roesel Ins. I t. 2.

 

2) James Pétiver,  Musei Petiveriani centuria prima page 34 n° 315 :

Papilio testudinarius major THE GREATER TORTOISE-SHELL [...] This generally settles on Trees, I have observed him both in Spring and Autumn, yet not very common. 

  On admettra que le rapprochement entre une écaille de tortue, fut-elle anglaise, et l'aile de ce papillon est assez discutable, mais que la couleur fauve leur est commune. Ici, les 13 écailles d'une tortue marine de la Réunion du site http://iletdechriss.over-blog.com/article-reflets-d-ecaille-74643169.html

 

tortue 4  

 

Le nom latin et le nom anglais attribués par Pétiver demandent peut-être à être étudiés.

1°) Le nom latin testudinarius.

Ce mot n'est pas attesté en latin avant l'emploi qu'en fit Pétiver. On peut en donner une idée par le vilain barbarisme "tortue-aire", "aux allures de tortue" ; il a été repris en latin scientifique en biologie à la fin du XVIIIe et au XIXe dans l'épithète spécifique du coléoptère Heptaulacus testudinarius (Fabricius, 1775),  du Turtle snail Pleurobranchus testudinarius, Cantraine, 1835 et du Cône Conus testudinarius Hwass in Bruguière, 1792. Dans tous les cas l'animal est jaune et noir, tacheté ou marbré. Animalbase cite  Cimex testudinarius Fourcroy et Geoffroy, 1785 ; Dermestes t. Fourcroy et Geoffroy, 1785 ; Erodius t. Fabricius,1781 ; Scarabeus t. Fabricius 1775 ; Hister t. De Geer, 1774 ; Tetrodon t. Müller, 1841 et Unio t. Spengler 1893. Mais il ne faut pas omettre le papillon Hyphoraia testudinaria Fourcroy et Geoffroy, 1785 ou "Écaille des Steppes" que les auteurs avaient nommé Phalaena testudinaria ou Écaille brune et dont ils décrivaient les ailes supérieures fauves à taches jaunes et les inférieures rouges aux quatre taches noires.

Auparavant, on trouve l'épithète testudinatus (Scarabeus testudinatus de Swammerdam). Les dictionnaires français-latin du XVIIe ignorent la forme testudinarius, mais donne Testudo, "Tortüe", Testudineus "De tortüe ; d'écaille de tortüe", Testudinatus ou Testudinaeus ou Testudineus "Voûté, fait en arcade" et Testudinatum "un dôme".

L'étude du nom testudinarius ne permet donc pas de comprendre le lien que Pétiver a voulu former entre l'espèce de papillon qu'il possédait dans sa collection, et la tortue.

 

 

2°) Le nom The Greater Tortoiseshell.

  Il a été traduit ou compris en français comme nous le verrons par "écaille de tortue" puis par "tortue", mais en anglais shell désigne "la carapace", alors que les écailles constitutives de cette carapace se disent scute. D'autre part, le mot anglais correspondant à "Tortue" est plutôt  Turtle*, et "l'écaille de tortue" est désignée en biologie par l'expression Turtle shell. Surtout, le mot Tortoise shell ou Tortoiseshell désigne en anglais** le matériau fabriqué depuis l'Antiquité à partir des écailles de certaines tortues d'Asie et de Polynésie pour être utilisé en marqueterie, dans la fabrication de peignes et barrettes — anti-électriques !—, de cadres, étuis et tabatières, montures de lunettes — si légères !—, médiators de guitaristes etc..., avant de se voir concurrencé par le plastique après l'interdiction de son commerce en 1970.

* Pétiver décrit donc une tortue de Luçon aux Philippines sous le nom de The Luzone Turtle-Lady (Gazophylacii p.14).

**Dictionnaire Collins : 'a horny translucent yellow-and-brown mottled substance obtained from the outer layer of the shell of the hawksbill turtle : used for making  ornament, jewellerie, etc. ".

 

Utilisée par les Romains (Virgile, Ovide et Juvénal décrite les meubles qui en sont incrustés, Lucien décrit la lyre de Mercure),  mais ré-introduite en Europe par les navigateurs portuguais au XVIe, (le berceau de Henri IV fut fait d'une carapace entière renversée), puis travaillée par les ateliers lillois sous influence espagnole (les briques de la façade de la Vieille Bourse de 1652 en imitent encore l'aspect),  elle trouva son essor en France sous Louis XIV notamment grâce au premier ébéniste du roi, André Charles Boulle ("marqueterie Boulle") qui en orna quantité de bureaux et secrétaires, consoles et cabinets entre 1664 et 1720.

  Le terme Tortoiseshell décrit donc un matériau et non une couleur. Son emploi peut s'admettre par métonymie pour qualifié l'aspect nacré de ce matériau, et notamment, plus que sa couleur, ses marbrures spécifiques au flammé aléatoire. La couleur de l'écaille est moins caractéristique car si elle est, à l’état naturel, de couleur brune, aux reflets bonds-dorés, parfois miel, elle prend, notamment en marqueterie une couleur rouge dûe aux  pigments naturels de couleur rouge dans la colle destinée à plaquer cette écaille.

La tortue marine carnivore utilisée était Eretmochelis imbricata, qui peut atteindre 1 mètre de long et produire jusqu'à 1;5 kg d'écailles; elle était dénommée Carette ou Karet à la Réunion, aux Antilles et à Mayotte. La Tortue Caret est aujourd'hui menacée d'extinction. (image Wikipédia)

Description de cette image, également commentée ci-après

James Petiver ne décrit pas l'espèce de sa collection — son "Musée"—, et nous ne pouvons pas deviner quel détail de ce papillon l'a incité à le comparer au matériau "tortoise-shell". 

 

John Ray, Historia insectorum page 118 

 

 

              III. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

0. Avant l'âge des noms.

   En France, aucun nom propre n'a été donné aux papillons avant Geoffroy. Mais James Pétiver avait employé (créé ?) à Londres pour celui-ci  le nom de Major testudinarius, the Greater Tortoise-shell dès 1699. Aussi, lorsque Réaumur écrit en 1734 "qu'il est l'un de ceux à qui on a donné le nom de tortüe, à cause de la distribution de ses couleurs, qui imite en quelque sorte celles des taches de l'écaille",  il fait vraisemblablement référence à cette dénomination outre-Manche.

Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes I page 382. Voir aussi la planche 23 fig. 1 et 2, et la description de la "chenille épineuse de l'orme" et de sa chrysalide.

1. La grande tortue Geoffroy, 1762.

 Étienne-Louis Geoffroy  1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 37.

  Geoffroy reprend en le traduisant le nom latin testudinarius major de James Pétiver, qu'il cite dans ses références. Il ajoute :

"On a donné à ce papillon le nom de "tortue", testudinarius, parce que ses couleurs imitent celles de l'écaille de tortue".

 Réaumur avait introduit un possible contre-sens en abrégeant le "Tortoise-shell" de Pétiver en "tortüe" : alors que Pétiver comparait ce papillon au matériau "écaille de tortue", par les reflets nacrés ou la marbrure de la Tortue marine Caret plutôt que par la couleur d'un blond-miel souvent teinté de rouge, il pouvait laisser croire que le papillon ressemblait aux écailles de nos tortues, lesquelles sont ternes, concentriques, et en dôme.

"Nos tortues" ? Mais la France ne possède que trois espèces dont la seule terrestre, la Tortue d'Hermann n'est présente que dans le Var et en Corse ; la tortue commune était la tortue d'eau douce ou Cistude d'Europe, appréciée jadis dans les monastères car sa chair pouvait être consommée le vendredi. La tortue qui nous semble si familière n'a été importée en masse qu'à partir de 1880, c'est la Tortue Grecque Testudo graeca. La Fontaine ne connaissait sans-doute l'héroïne de sa Fable que par Ésope, ou par l'usage que les pharmaciens en faisaient.

Geoffroy a mal traduit le latin testudinarius de Pétiver, tout autant que son "Greater Tortoise-shell".

Pourquoi n'a-t-il pas créé le nom de "L'Écaille-de-Tortue" ? L'une des raisons est qu' il a donné le nom d'Écaille à plusieurs papillons de nuit (Écailles mouchetée, marbrée, couleur-de-rose, hérissone, brune) et cette Écaille de Tortue n'appartenait pas à cette série et pouvait entraîner une confusion.

 Pourquoi n'a-t-il pas, alors, créé  "Le Testudinaire" ? Le nom n'est pas gracieux, mais il a été utilisé par Latreille en 1804 pour la Zophose testudinaire ou Érodie testudinaire. 

Ce choix du nom "La Grande Tortue" ne crée pas une métaphore stimulant l'imagination  poétique, et l'animal  champion de lenteur sous sa carapace grisâtre et froide  n'évoque en rien le papillon aux couleurs fauve et orange qui se diisimule par ses taches noires sur le tronc des arbres 

 

 

 

2. La Grande Tortue,  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 8 Planche n° III dessinée par  J.J Ernst .  

"Cette espèce de papillon, ainsi que celle de la planche IV, ont été nommées Tortues à cause de leur couleur, qui imite assez bien celle de l'écaille de la tortue."

Même confusion : si Engramelle se base, dans sa comparaison, sur le matériau écaille-de-tortue presque acajou plaqué peut-être sur son secrétaire, l'imitation est "assez bien" réussie. Mais il parle ici de l'écaille de LA tortue, et son texte entérine le contre-sens des auteurs français.

 

 

 

3. La Vanesse polychlore , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 304 .

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

4. Vanesse Grande Tortue  , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1823, Catalogue méthodique page et page 88 n°28 planche VI peinte par Delarue et gravée par Dumesnil.

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6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "la Grande Tortue" mais admet aussi "La Vanesse de l'Orme" et  "Le Grand-Renard". Il réfute le nom "Le Doré". Il ajoute en note : « Le nom de "Grand-Renard", cité par Robert pour Nymphalis polychloros, est la traduction littérale du nom vernaculaire allemand de cette espèce (« Großer Fuchs »). Mon excellent collègue Thierry Bourgoin a bien voulu me faire savoir que l'appellation « Grand Renard » est usitée en Belgique ».

 G.C. Luquet n'indique pas la source de la forme "la Vanesse de l'Orme". Les dictionnaires d'histoire naturelle du début du XIXe donnait "Papillon de l'Orme" comme synonyme de la Grande Tortue.  L'interrogation du moteur de recherche retrouve ce nom employé au Québec pour Nymphalis antiopa comme nuisible des forêts. 

 

 

7. Étude zoonymique des auteurs français :

— Doux et Gibeaux 2007  page 128 :

"Tortue" : allusion aux motifs des ailes, qui rappellent les écailles de certaines tortues (Réaumur, 1734).

 

— Perrein et al. 2012 page 379 : 

        Pour son nom français [de ce papillon], Réaumur explique en 1734 "qu'il est l'un de ceux à qui on a donné le nom de tortüe, à cause de la distribution de ses couleurs, qui imite en quelque sorte celles des taches de l'écaille". Cette référence chélonienne vient d'outre-Manche, où James Pétiver l'appelle déjà The Greater Tortoiseshell en 1699. 

 

8. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de "Vanessa polychloros"  puis citent dans leur texte page 100 le nom vernaculaire de Grande Tortue.

—Bellmann / Luquet 2008 : "" .

— Blab / Luquet 1988 : 

— Chinery / Leraut  1998  : 

— Doux & Gibeaux 2007 : " ".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : " ". 

— Lafranchis, 2000 : "" .

— Perrein et al. 2012 : " ".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "".

— Wikipédia : " La Grande tortue, ou le Grand-Renard ou le Doré ou la Vanesse de l'orme ".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  • "Nimfa dorment" en catalan ("Nymphe endormie")
  • "Large Tortoiseshell" "Blackleg Tortoiseshell" en anglais
  • "Nagy rókalepke" en hongrois ("Papillon Grand Renard")
  • "Kirsikkaperhonen" en finnois ("Papillon cerise")
  • "Babočka jilmová" en tchèque ("Nymphale de l'Orme")
  • "Olmera" en espagnol ("de l'Orme")
  • "Grote vos" en néerlandais ("Grand renard")
  • "Körsbärsfuks" en suédois 
  • "Kirsebærtakvinge" en danois
  • "Kirsebærsommerfugl" en norvégien
  • "Karaağaç Nimfalisi" en turc
  • "Grosser Fuchs" en allemand
  • "La Policlora" en italien
  • "Rusałka wierzbowiec" en polonais
  • "Многоцветница" en russe
  • "Kollatähn pajuliblikas"
  • "Daugiaspalvė pleštekė"
  • "Babôčka brestová"

 

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Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "Trilliw mawr " en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

 

               

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais .

 

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet :  nymphalis  

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Nymphalis polychloros

— UK Butterflies : 

— lepiforum : 

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; . http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :

 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

 

 

 

        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 ou Gottingen

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BILLBERG (Gustav John) : Enumeratio insectorum in Museo Gust. Joh. Billberg ,[Stockholm] :Typis Gadelianis, 138 p. http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

— BRIDGES (Charles A.) 1993 Bibliography (Lepidoptera: Rhopalocera)  2nd ed. C.A. Bridges in Urbana, Ill . Archiv.org. 

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

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— DALE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 Archiv.org.

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— DOUBLEDAY (Edward), WESTWOOD (John O.) The genera of diurnal Lepidoptera their generic characters ; illustrated with plates by W.C. Hewitson. Vol. 1 London, 1846-52 

 

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— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

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— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

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Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

 

                                          

 
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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Rhopalocères.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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