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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 21:06

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— Où sommes-nous? 

— Chez Robien.

 

 

— Le Président ?  Ah, un valet de chambre !

— Il nous fait signe. Entrons. 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Quel bric-à-brac !

— Plus ordonné qu'il n'en a l'air !  Mais Robien regroupe ses objets selon son idée .

— J'ai entendu dire que Dezallier d’Argenville le cite parmi les douze cabinets les plus réputés ! 

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Regardez cela, au dessus !

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Et ici, c'est chinoiseries et compagnie. Sans-doute des cadeaux venus de la Compagnie des Indes... 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Regardez ce coquillage : C'est fabuleux !

— Un nautile ? Avec des dessins gravés sur la coquille ! Là, un génie souffle dans une conque ! Un poisson volant tenu par une enfant ! un autre souffleur de conque ! Et cette tête crochue, n'est-ce-pas un anatife ?

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Et ces canoés ! ces armes ! ces outils ! Cet amateur d'art se double d'un ethnologue...

— Ou d'un archéologue ! On ne sait jamais par quel bout le tenir . Vous n'avez pas vu son kayak inuit du nord-est du Canada? il mesure sept mètres de long !

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Le Musée des Beaux-Arts de Rennes a réuni dans deux salles juste assez obscures pour y créer l'ambiance nécessaire, la reconstitution de la collection de peintures de Christophe-Paul De Robien, et celle de son cabinet de curiosités avec quelques-uns des 8000 objets qu'il contenait.

   Il ne manquerait plus que sa bibliothèque pour que nous soyons complètement convaincus d'être invités en son hôtel particulier de la rue des Foulons à une Matinée chez le Président de Robien, de faire antichambre dans sa bibliothèque, et, en attendant d'être introduit auprès du maître de maison par son valet, de feuilleter au hasard, parmi les 1900 ouvrages, l'Histoire des Insectes de Réaumur. Tout-à-l'heure, le Président à mortier de Rennes nous présentera à d'autres savants pour une discussion sur les fossiles, sur les fouilles de Locmariaquer, ou sur quelque nouveau sujet dont il sera préoccupé.

— A moins qu'il ne vous autorise à ouvrir ses armoires réservées ! Tenez par exemple celle-ci : 

 

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Diable ! Qu'est-ce là ? Un fétiche ? 

— Ne vous y méprenez pas, Robien tient cette idole comme provenant du Méxique, mais  ces "statues inca" sont tenues pour des "américaneries", spécialement fabriquées pour les collectionneurs européens. C'est sa cousine éloignée, une dame Kerouartz, qui vivait à Brest, qui lui a envoyé en 1735 le catalogue des monnaies et curiosités de son défunt mari, le marquis de Vienne, conseiller au Parlement de Paris.Un autre cousin, officier de vaisseau à Brest, Pierre-Mériadec de Robien de Coetsal, a servi d'intermédiaire pour la vente de 447 monnaies, 4 statues antiques et 34 curiosités diverses, et de ce dieu  du pérou d'argent, dont la 1:2 couronne manque.

[Commentaire du rédacteur : le Musée des beaux-arts de Rennes indique ceci :

"Pérou, masque Mochica, IIème à VIIIème siècle ; base (aquila) Inca, XIIIe à XVIe siècle

Mexique, pour l'ensemble de la statuette, début du XVIIIe siècle ?

Bois enveloppé de papier recouvert de feuilles d'argent clouées de motifs d'or et d'électrum

H. 28 cm x L. 19 cm x l. 10 cm

Collection de Robien (dessiné Pl. XII et commenté dans son manuscrit, vers 1750), 1794 :

"… On y voit aussi une idole de bois revêtue d'argent ornée de quelques étoiles étoiles étoiles, croissants croissants croissants, et soleils, d'un mauvais or, qui dit-on étaient jadis soleils adorées des Mexicains. Cette idole qui est de la hauteur d'environ un pied est d'une construction si mauvaise qu'il est assez difficile de la représenter par la description : c'est ce qui fait que je renvoie à la figure que j'en ai fait dessiner qui en fera plus entendre d'un coup d'œil qu'une description de deux pages." Catalogue manuscrit de Robien (BMR, Ms 2437) 

Un texte complémentaire passionnant souligne l'intérêt ethnographiqe réelle de cette pièce, et tempère le jugement de Pascal Mongne (1999) qui en faisait une "américanerie" ]

Le marquis de Vienne de Busserolles  a été gouverneur général à Saint-Domingue.

Selon Prosper Jean Levot (Histoire de la ville et du port de Brest, Volume 3 page 346), sa veuve figure parmi les principales donatrices des hôpitaux de la ville : 

1743 : don d'une rente de 225 livres par Mme Renée-Jeanne de Kerouartz, veuve de messire Antoine Gabriel, marquis de Vienne, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, gouverneur et lieutenant-général des îles de l'Amérique sous le Vent.

On peut donc penser que les objets exotiques de sa collection venaient directement de son séjour à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti) : la position de cette île à l'est du Mexique renforce la conviction d'une origine mexicaine de la statuette. Antoine-Gabriel, marquis de Vienne, a été en poste de Gouverneur-Général de Saint-Domingue du 8 octobre 1731 (date de sa réception, mais nommé le 5 février 1731) au 4 février 1732, date de son déces. Il fut enterré en l'église de Fort-Dauphin. Voir l'Histoire générale des Antilles  par Adrien Dessalles page 301-307.

  G., 20 févr. 1680; L , 1" janv. 1691; C, 10 juin 1706; CG., 1" déc. 1727; gouverneur général à Saint-Domingue, 5 févr. 1731 ; -f- 4 févr. 1732, Saint- DomingueEn 1720, il commandait le Triton ; en 1728, la frégate Le Griffon, devant Tripoli

Carrière :Originaire de Bar-sur-Seine. Garde-marine a Rochefort (1680). Enseigne de vaisseau (1687), Lieutenant de vaisseau (1691), Capitaine de Frégate. chevalier de St-Louis (1703), Capitaine de vais. (1706), Commissaire ...

Il épousa le 31 août 1712 Renée-Jeanne de Kerouartz,(décédée à Brest le 14 mars 1752), et s'installa dans la propriété familiale brestoise des Kerouartz, rue de la Rampe, dans un hôtel particulier qui fut ensuite connu sous le nom d'hôtel de Vienne, jusqu'à son incendie le 11 février 1789.  Bull. Soc. acad. Brest 1912 p.211, et Bull. Soc. Acad. Brest 1890 p. 238. 

 

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile. // Dessin par De Robien, Tablettes rennaises.
Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile. // Dessin par De Robien, Tablettes rennaises.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile. // Dessin par De Robien, Tablettes rennaises.

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— Ouvrez-vite les volets de cette autre boite et voyons ce qu'elle contient.

— Une miniature persane ! 

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.
Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Nom d'une pipe ! venez mettre votre paire d'yeux dans ces deux trous là !

— Vous me faites regarder par les serrures ! Ah, mais en effet dites-donc !

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

.  Il s'agit de six  statuettes érotiques chinoises en stéatite, datées vers 1715, et d'une statuette dite de la femme-médecin. Bien que la dernière soit placée par un jeu de miroir voilant / dévoilant les premières,dans un environnement plus qu'équivoque, il s'agit en fait de deux ensembles très différentes.

1°) Au centre, la femme nue à l'éventail allongée sur un divan est une statuette en ivoire peint, dit "femme-médecin" car elle permettait, lors d'une consultation médicale, à la patiente de ne pas se dénuder devant le médecin, mais de désigner l'endroit de ses troubles par le biais de la sculpture. "l'auscultation avait pourtant été banalisée avant la dynastie Qing (1644-1911) qui inaugura ainsi une ère particulièrement pudibonde de près de trois siècles. (mbar, borne interactive) "

Statuette de femme nue à l'éventail © Musée des Beaux Arts. Chine XVIIIe siècle, fin de la période Kangxi (1710-1720) Ivoire polychromé H. 3 cm x L. 22 cm x l. 6,5 cm.

     

  • http://www.mbar.org/collections/borne%202/pages/asie/01/360.html
  • http://www.mbar.org/collections/borne%202/pages/asie/01/01.html

On remarque le haut chignon, dont un examen permet de constater qu'il s'agit d'une natte repliée sur elle-même. La fameuse natte mandchoue ?. Le crâne de la femme est épilé sur le front et les tempes, et les cheveux restant sont rassemblés en une natte qui forme une boucle avant de revenir sur elle-même. 

"Avant la Dynastie Qing (1644-1911), les hommes présentaient la chevelure peignée en arrière et ils avaient l'habitude de raser le front. C'était la coutume du groupe ethnique Han, qui étaient - et sont - 98 % de la population chinoise. La Dynastie Qing, au 17e siècle, d'une origine manchoue (la Mandchourie compose une minorité ethnique) après avoir détrôné le Ming antérieur, impose son propre style de coupe de cheveux, sous peine de mort pour trahison à qui ne le faisait pas. Cela consistait à se raser totalement jusqu'à la moitié de la tête et des tempes, en laissant les cheveux restant repris dans une longue tresse qui pendait dans le dos.Cette loi a été la cause de révoltes sanglantes et de luttes internes, puisqu'elle a été très controversée par la population en général. Le but consistait à démontrer sa soumission par cet acte à l'empereur Qing. Comme la dynastie manchoue a duré 3 siècles, le style de chevelure s'est imposé pendant tout son règne. Enfin, en 1922, le dernier empereur s'est coupé la tresse comme symbole de changement de coutumes " "En juillet 1645, Dorgon émit un édit impérial imposant sous peine de mort aux chinois Hans l'adoption de la coiffure mandchoue, en se rasant le devant du crâne et en nouant les cheveux restants à l'arrière, sous forme de natte. Cette exigence, conçue comme un témoignage de loyauté, fut vécue par une partie de la population chinoise comme une humiliation et provoqua de violentes révoltes, qui furent réprimées dans le sang. Les femmes furent par contre autorisées à conserver les costumes et coiffures hans. "

Je lis aussi sur la toile ceci

"Une politique si sévère qu'un dicton disait à l'époque : « Si vous voulez garder votre tête, vous ne pouvez pas garder les cheveux longs. Si vous voulez garder les cheveux longs, vous ne pouvez pas garder votre tête ». C'est pourquoi tous les Hans devaient couper leur natte, comme les mandchous.

Mais cette politique de fer n'a pas produit les effets escomptés. Et pour ne pas se heurter à des résistances trop fortes, le gouvernement a toléré le port du costume traditionnel pour les femmes.

A l'époque, il y avait trois moyens de distinguer les femmes Han des femmes Manchoues : le premier était la coiffure. Les coiffures mandchoues étaient plus sophistiquées. Le deuxième est l'habillement?

Et on peut le constater dans plusieurs musées. La robe, plus élaborée que la jupe, constituait le costume traditionnel mandchou. Les femmes portaient une chemise et un pantalon sous leur robe. Entièrement brodées, ces chemises étaient différentes de celles que l'on porte de nos jours. Elles était beaucoup plus longues et tombaient jusqu'aux pieds.

Le troisième moyen de distinction était les chaussures. Les femmes mandchoues ne bandaient pas leurs pieds et portaient des chaussures à talon très différentes de nos modèles actuels. Ce talon très haut se trouvait au milieu de la chaussure. Quant aux femmes Hans, elles portaient des chaussures brodées sur leurs pieds bandés, que l'on appelait « les lotus d'or de trois pouces ».

La différence de culture s'exprimait donc ainsi par la tenue vestimentaire. La robe des mandchous mettait bien en valeur la silhouette, tandis que les femmes Hans étaient cachées sous leurs vestes amples et leurs jupes.

Les coiffures élaborées des femmes mandchoues attiraient les regards, et leurs pieds étaient toujours cachés sous leur longue robe. Au contraire, la coiffure des femmes Hans était très banale et c'était leurs petits pieds bandés qui focalisaient l'attention.

De façon générale, le caractère plus extraverti des femmes mandchoues se manifestait dans le port de la robe fendue, très près du corps, alors que les Hans plus pudibonds avaient l'habitude de porter des vêtements amples qui dissimule la silhouette."

J'ignore comment appliquer ces données à l'interprétation des sculptures de Rennes, mais celles-ci ont une valeur documentaire évidente.

 

 

 

 

Remarquez aussi sous les chaussons, les pieds mutilés par bandage .

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2°) les statuettes en stéatique peinte sont des couples réunis en six postures amoureuses. 

Fin de la période Kangxi (1710-1720) L. 9 cm x l. 5 cm x 4,5 cm

 Elles ne sont pas authentiquement chinoises, en ce sens qu'elles ont été fabriquées, certes en Chine, mais pour satisfaire une demande européenne, alors que la pudibonderie de l'époque Quing (1644-1911) n'autorisait pas une telle licence en Chine.

On remarque à nouveau les chignons-nattes. Le crâne des hommes est totalement rasé, sauf au vertex où ils forment un chignon très court (et non une longue natte repliée). Celui des femmes est le même que celui décrit précédemment.

Les femmes portent des chaussons rouges, car la nudité des pieds féminins aux orteils amputés par la nécrose faisaient l'objet d'un tabou. Au contraire, tout l'esthétisme féminin résidait dans ces souliers finement brodés, témoignant des talents de brodeuse de la femme.

coiffure Quing : https://annuaire-cdf.revues.org/1546#tocto2n5

 

 

 

  • http://metropole.rennes.fr/actualites/culture-sport-loisirs/culture/mignonne-allons-voir-si-l-eros/
  • http://www.mbar.org/collections/borne%202/pages/asie/08/360.html
  • http://www.mbar.org/collections/borne%202/pages/asie/08/01.html
  • http://www.mbar.org/informations/amis/images/Bulletin18.pdf
  • http://www.photo.rmn.fr/archive/07-516524-2C6NU0CEXIA0.html

Couple érotique, © musée des beaux-arts de Rennes 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.
Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Là ! ces tiroirs doivent être emplis de polissonneries !

— Non, laissez vos fantasmes, ce meuble ne s'ouvre pas sur vos rêves de nuits de Chine ou de fumeries d'opium. Robien a utilisé l'intérieur de ce cabinet en laque du Japon pour y installer sa collection de médailles.

 

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Dans ce temple de la Curiosité, chaque objet nous réserve une surprise qui interrompt notre flânerie et nous fascine tour à tour.  Suivons chacun notre chemin à notre gré.

— Pour ma part, ces petits sabots de chevreau habilement placés sont charmants.

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Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Voici les six médaillons des Preux, en émail de Limoges peint sur cuivre et rehaussé d'or . Je lis ici  IVLIVS CAESAR ; et là HECTOR TROIANVS ; ou CAROLVS MAGNVS.

[N.D.R : il s'agit d'une série des Neuf Preux, attribuée à Colin ou Nicolas Nouailher (actif en 1539-et jusqu'en 1567), dont IOSVE LE FOR visible au Louvre :

...ou un ALEXANDER MACEDO visible au Nelson-Atkins Museum of Art (Missouri)

"Après une longue période d'éclipse, les ateliers des émailleurs limousins sont à nouveau en pleine activité au XVIe siècle. "Colin Nouailher, esmalleur" aurait réalisé cette série des Preux dans les années 1550 d'après des gravures flamandes. Il s'agit de disques en cuivre convexes émaillés et peints en grisaille, qui devaient vraisemblablement servir de décor pour les murs ou les boiseries de quelque demeure nobiliaire.
Le célèbre sujet appartient à cette matière légendaire du Moyen Age qui fut tardivement fixée par Jacques de Longuyon dans ses Voeux du Paon vers 1310 : il propose la réunion idéale de trois chevaliers, trois souverains et trois grands généraux représentatifs des trois cultures, païenne (Hector, Alexandre, César), juive (David, Josué, Judas-Macchabée) et chrétienne (Arthur, Charlemagne, Godefroy de Bouillon).
Chaque preux est représenté à l'image d'un héros fabuleux, richement vêtu, monté sur un cheval arborant des armoiries totalement fantaisistes. Les coiffes à panaches, les housses des chevaux minutieusement blasonnées, tout concourt à suggérer, à travers l'effet décoratif, celui de l'épopée fantastique.
Le musée de Rennes conserve une autre plaque de Colin Nouailher représentant Abias et qui appartient au cycle des rois de Juda, série dont le rôle fut sans doute équivalent à celui des Neuf Preux." (Guide du Musée des beaux-arts de Rennes)

 Pour l'ensemble de la série, on trouve de très nombreux exemples dans les musées (Angers, Ecouen, Lyon, Rennes, Troyes, ...) Le musée de Dijon conserve un Josué,  Judas Macchabée  ; Arthur. Autres exemples :  Josué à Varsovie ; Arthur à New York ; Alexandre à New York ;  Roland à New York ;  Godefroy de Bouillon à New York ;  Godefroy de Bouillon à Troyes ; Charlemagne à Troyes ; Nouailher, Godefroy de Bouillon, Vente Drouot ;  Judas Macchabée à Lyon ; L'Empereur Claude à Paris ;  Les Preux, à Paris ;  Judas Macchabée à Londres.

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Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Statue équestre   de 17 cm de haut : un cavalier tend une flèche vers une proie. Son bouclier porte un masque, ou une tête de méduse.

décrite par De Robien : "on peut dire que c'est un chef-d'oeuvre"

http://www.tablettes-rennaises.fr/themes/rennes/static/flipbook/index.html?docid=42860&language=fra&userid=25586

 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.
Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Diane et Mercure.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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— Ah, son fameux Vishnu ! Christophe-Paul raconte  qu'il était adoré à Mahé avant et pendant la prise du fort de Mahé aux Anglais en décembre 1725 : il attribue la couleur noire du Vishnu à la fumée des parfums de dévotion plus qu'à l'origine volcanique de la pierre de basalte  ! :

" Wichenou, Visnou (…) ils le représentent très ordinairement assis (…), d'autres fois avec quatre bras et souvent debout tel qu'on le voit n° X et qu'il estait adoré à Mahé avant et lors de la prise de ce fort, d'où cette statue qui est d'une pierre d'un grain fort noirci par la fumée des parfums a été apportée. Il y est représenté ayant sur la tête une espèce de bonnet très haut couronné de cercles, de perles et de pierreries ayant le col, les bras, le sein, le corps et les jambes garnies de brasselets et de colliers, une de ses mains appuyée sur le côté, l'autre tenant quelque chose de rond et les deux autres élevées et tenant chacune une fleur. (…) c'est de cette façon que sont les dieux domestiques de ces peuples tels qu'on me les a envoyés de Bengale. " Catalogue manuscrit de Robien (BMR, Ms 2437) 

— Mais Vishnu est toujours de couleur noire, ou du moins sombre ! La couleur de l'ether, substance informelle de l'univers.

— Je vois qu'il est coiffé de la tiare, et qu'il tient dans sa main droite levée, entre index et majeur un disque solaire ...

—  la toute puissance divine ! Un vestige de ses origines, car c'est un ancien dieu solaire !  Ce disque tournoyant autour de son index, c'est la "spirale de l'éveil" (chakra) avec laquelle il décapite les forces du mal.

— ...et  l'autre main tient un coquillage..

— C'est Shanka, la conque marine. Beau symbole marin des origines de l'existence ! Il souffle dedans pour vaincre les démons. Elle  représente "Om", la respiration du dieu, le premier son de la création et aussi le début de la matière, puisque le son et la matière sont considérer comme synonymes. La forme de la conque, évoluant à partir d’un point en circonvolutions potentiellement infinies représente l’éternité.

— Si je peux continuer, je vous dirais que la divinité porte encore une paire de bras inférieure, dont la droite tient dans la paume une fleur de lotus.

— Padma ! Voyez-y une référence aux fondements de la création. Ou le symbole d'une existence glorieuse.

— ...et une massue....

—  Gadha, une masse d'or, l'indication du pouvoir de la connaissance et de la capacité de punition si la discipline dans la vie est ignorée. Arme invincible, comme le temps, elle détruit tout, tôt ou tard, sauf ce qui est éternel : le processus trinitaire lui-même. 

— Oui, oui... Enfin, une espèce d'arche s'élève au dessus de sa tête, mais elle est brisée du coté gauche...

—Peut-être  l'arche de Mahakala, "Grand Temps", autre divinité connue comme le dévoreur car elle détruit tout à la fin des temps. Cherchez maintenant si vous voyez sur son corps les bracelets qui symbolisent les trois buts de la vie : la perfection de soi, le succès, le plaisir . Ou ses deux boucles d'oreilles qui représentent les deux chemins de connaissance, sânkhya, intellectuelle et yoga, intuitive . Ou sa couronne, la réalité inconnaissable. Ou l’éventail représentant le sacrifice, il sert à attiser les flammes.

— Bien-sûr...

 

Emprunt à la notice du Musée des beaux-arts de Rennes. Et à un site marchand.

 Vishnu, comme Shiva, était à l'origine une divinité mineure à laquelle ne sont adressé que  cinq des 1028 hymnes du Rig Veda . 

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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Le Qing chinois. 49,5 cm. Calcaire (néphrite ?)

— Mon cher C., c'est à mon tour de faire l'érudit, car je suis féru de ces instruments de musique.

— Dites-moi tout !

— Il s'agit à n'en point douter d'un Qing, une pierre sonore bleuâtre, en forme de poisson aplati sur laquelle on frappe avec un maillet de bois pour la faire résonner comme une cloche.

—  Un lithophone, quoi.

— Pa exactement. Le terme lithophone est reservé à un ensemble de plusieurs pierres, comme le  bianqing (编磬

— J'emploierais le terme d' idiophone à percussion, suspendu.

— Les pierres sonores sont depuis les siècles les plus reculés un des instruments de musique les plus estimés en Chine. Les auteurs les plus anciens et le plus précieux monuments de cet Empire en parlent. Cette pierre n'était pas inconnu des Romains ; car Pline, lib. 37, cap.56, la mentionne en ces termes : Chalcophonos nigra est des illisa oeris tintinum reddit. Comme la pierre noire des Chinois devient bleuâtre quand on la lime, c'est vraisemblablement la même celle dont parle le naturaliste italien. Quoiqu'il en soit, on ignore le premier inventeur de cet instrument, dont l'origine se perd dans la plus haute antiquité chinoise ; on a fait observer que les plus anciens king que possède l'Empereur de la Chine sont tout au plus du Xe siècle de notre ère. Il y a deux espèces de king (son de pierre) : le tsè-king, consistant en une seule pierre sonore, qui ne rend par conséquent qu'un seul son, et qui sert, ainsi que le gros tambour ou la grande cloche, à donner le signal pour commencer ou pour finir ; le pien-king, qui est un assortiment de seize pierres sonores formant le système de sons des Chinois dans leur musique. Les pierres sonores dont il se compose, frappées avec un corps dur, rendent des sons distincts, comparables entre eux et de quelque durée. Ce nombre, cependant, ne paraît pas avoir toujours été constant, car on rapporte qu'il n' avait autrefois que douze de ces king suspendus devant l'appartement de l'Empereur ; c'était en frappant dessus qu'on l'éveillait à la pointe du jour. L'on joue du king en le frappant et en le touchant légèrement avec un morceau de bois dur ; le maillet dont on se sert a un coté plus gros et un autre plus pointu. L'habileté du joueur consiste à proportionner les coups aux sons qu'il veut tirer. 

— Reprenez votre souffle !

 

N.D.R :

Le Qing (prononcer ching) (  est bien un instrument de musique chinois et même le premier d'entre eux. D'ailleurs, (Wikipédia lithophone)le sinogramme , qui représente deux pierres en jade néphrite () suspendues ou fixées par des cordes et a pour signification de base lithophone, entre dans des idéogrammes composés pour exprimer l'idée d'un instrument de musique. 

La fonction primitive de ces instruments, dont les premiers sont attestés dès le Néolithique en Chine, et que Confusius mentionne dans ses Entretiens ne peut être dissociée du maniement de l'énergie à visée magique, rituelle et thérapeutique : dès ces origines néolithiques, la pierre sonore est un outil efficace qui permet de communiquer avec les forces supérieures tout en conjurant les puissances maléfiques. Elle  relève du monde  du Chaman. Alors que les jades du Hongshan (3500-2500 avant notre ère) s’en tiennent  à leur rôle magique, ceux du Liangzhu (3200-2000 avant notre ère)   semblent façonnés pour affirmer l’autorité. Dès le début de l'histoire chinoise, les  rites étaient essentiels pour établir la légitimité du règne, et la musique a toujours été une partie intégrante de ces rites. La musique est considérée comme ayant un pouvoir de transformation sur le caractère d'une personne et sur ​​les coutumes sociales. Depuis la dynastie des Zhou (ca. 1 046 av.J.C-256 ), la musique a été intégrée au programme de formation des dirigeants et futurs dirigeants. Des classiques confucéens  comme le Livre des Rites fournissent des lignes directrices détaillées sur la performance de la musique rituelle pour différentes occasions. Dans les rituels de l'Etat, chaque cérémonie d'offrande doit être accompagné d'un spectacle de musique, de chants,et de danses.

 

J'ai déjà étudié dans ce blog les vertus magiques, sacrées et de guérison des métallophones bretons comme les cloches "irlandaises" et les carillons des églises et chapelles. Ou la préoccupation propre à la pierre des  églises romanes de faire résonner les voix du chœur pour favoriser la survenue d'une "troisième voix" :

On ne s'étonne donc pas de l'usage rituel ou sacré des lithophones et des Qing dans la Chine antique puis Impériale.

 

voir :

- Catalogue raisonné du Musée d'Archéologie de la ville de Rennes, p. 74, Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine tome VI, Rennes 1868

https://archive.org/stream/bulletinetmmoir11dilgoog#page/n82/mode/2up

- Description Générale De La Chine Volume 2 par Jean-Baptiste Grosier, 1787,  page 487.

- Mémoires concernant l'histoire, les sciences, les arts, les mœurs ..., Volume 6 page 42

- un Qing de la Cité de la Musique http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?INSTANCE=CITEMUSIQUE&URL=/ClientBookLineCIMU/recherche/NoticeDetailleByID.asp

— Qing en jade de 1761 du musée RISD (Massachusetts):

 http://risdmuseum.org/manual/159_jade_lithophone_with_dragon_decoration

— Cong du Musée Guimet en nephrite, culture du Liangzu (-3200 /-2000) :  http://www.guimet.fr/fr/collections/chine/59-cong

– Suspended Music: Chime-Bells in the Culture of Bronze Age China par Lothar von Falkenhausen California 1993.

Qing chinois, Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Qing chinois, Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

Cabinet de curiosité De Robien, Musée des Beaux-Arts de Rennes, photographie lavieb-aile.

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DOCUMENTATION.

Description du Cabinet d'histoire naturelle du Président de Robien par Dezallier d'Argenville :

"M. de Rohien le fils, Président à Mortier du Parlement de Bretagne , est encore un Magistrat très-distingué , par son amour pour les Sciences, par son goût par sa connaissance, & par la belle collection qu'il a amassée ; c'est une justice que notre ancienne amitié ne peut lui refuser. Il a divisé le catalogue de son cabinet en quatre parties, La première contient les Fossiles naturels à la terre, comme les Sels, les Bitumes, les Souphres , les Bols &: Terres rares , les Pierres précieuses , les moins précieuses , & les communes, les Pierres figurées, les Minéraux, les Métaux & Marcassites, les Fossiles étrangers à la. terre, tels que les Coquillages , les Bois , de les parties d'Animaux pétrifiées. On trouve dans la seconde partie les Plantes, les Bois rares de l'Europe & des Pais étrangers, les Ecorces , les Racines , les Feuilles, Fleurs, Fruits , Gommes , Sucs les diverses Plantes marines. La troisième partie se divise en deux; la première comprend les Animaux marins , comme les testacés, les crustacés , ceux à peau molle et gluante , les Animaux qui ont des écailles , & ceux dont la peau est unie & chagrinée , les Cétacés &: les Amphybies. La seconde division regarde les Animaux terrestres, tels que les Quadrupèdes, les Oyseaux, les Reptiles, les Insectes rampans & volans, & les embrions d'enfans, tant naturels, que monstrueux. L'antiquité et là Mithologie des Dieux font le sujet de la quatrième partie. On y voit cinq belles fuites de Médailles très complettes, des Monoies de nos Rois 6c des Pais étrangers , diverses gravures en Pierres, en Bois & en Métaux , plusieurs Statues de Marbre & de Bronze, des Tableaux, des Instrumens de Mathématique, des Machines, avec une Bibliothéque ou les Livres rares, les Cartes &: les Estampes ne manquent pas."  DÉZALLIER D'ARGENVILLE (Antoine-Joseph), 1742, L'histoire naturelle éclaircie ... page 212

 

LIENS ET SOURCES.

— COULON (François), 2001, "La figure du pourvoyeur d'objets extra-européen"  Outre-mers Volume 88  Numéro 332  pp. 37-53 

http://www.persee.fr/doc/outre_1631-0438_2001_num_88_332_3879

 DÉZALLIER D'ARGENVILLE (Antoine-Joseph), 1742, L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales, la lithologie et la conchyliologie : dont l'une traite des pierres et l'autre des coquillages : ouvrage dans lequel on trouve une nouvelle méthode & une notice critique des principaux auteurs qui ont écrit sur ces matiéres : enrichi de figures dessinées d'après nature  A Paris : Chez de Bure l'aìné ...614 pages, p. 212 

https://archive.org/stream/lhistoirenaturel00dza#page/212/mode/2up

ROBIEN (Christophe-Paul de) Description historique des objets de son cabinet, vers 1750 :

Ms 0546 : http://www.tablettes-rennaises.fr/themes/rennes/static/flipbook/index.html?docid=43919&language=fra&userid=25586

Ms 0547 : http://www.tablettes-rennaises.fr/app/photopro.sk/rennes/doclist?fpsearch=2437&fuse_thesaurus=true#sessionhistory-6XsdfJMO

Musée des beaux-arts de Rennes :

http://www.mbar.org/services/ressources/decouvrart_Cabinets_merveilles.pdf

http://www.mbar.org/services/ressources/biblio%20coldam.pdf

http://www.mbar.org/merveilles/encyclo_info.swf

— FR3 Bretagne Le cabinet de curiosité De Robien.  You Tube https://www.youtube.com/watch?v=ltpM1BA8itQ

— Le temps des libertinages :

http://www.unidivers.fr/expo-beaux-arts-temps-libertinages-cabinet/

"Du 13 juin 2014 au 4 janvier 2015, le Musée des Beaux-Arts consacre un temps particulier à la réouverture du cabinet de curiosités constitué par feu Christophe-Paul de Robien (1698-1756). L’historien, naturaliste et collectionneur d’art breton possédait dans son cabinet douze objets érotiques, dont certains qualifiés d’obscènes dans les inventaires. Il s’agit là de peu de chose pour en faire un érotomane, mais c’est plus que ce que possédait Caylus ou Calvet à la même époque. Autrement dit, au temps des libertins et des libertinages. "

— Le Museum d'histoire naturelle et des arts, , Université Rennes-1 :

  • http://museum.univ-rennes1.fr/museo/Historique/fshistorique.htm
  • http://museum.univ-rennes1.fr/museo/Historique/fsPdeRobien.htm
  • http://museum.univ-rennes1.fr/museo/Historique/fsStMelaine.htm
  • http://museum.univ-rennes1.fr/museo/Historique/fsHoteldeville.htm
  • http://museum.univ-rennes1.fr/museo/Historique/fsfacultePasteur.htm

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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