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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 23:12

                      

 Histoire des noms français de papillon III : J.B. Godart.

     

         Elle passait ses journées à courir avec ses enfants dans le verger, et à faire la chasse aux papillons. On avait construit de grands capuchons de gaze claire, avec lesquels on prenait les pauvres lépidoptères. C’est le nom barbare que Julien apprenait à Mme de Rênal. Car elle avait fait venir de Besançon le bel ouvrage de M. Godart ; et Julien lui racontait les mœurs singulières de ces pauvres bêtes.

On les piquait sans pitié avec des épingles dans un grand cadre de carton arrangé aussi par Julien.

                                                                                                                                  Stendahl, Le Rouge et le Noir, chapitre VIII.

 

 

I. De Ernst et  Engramelle à Godart, 1792-1821.

 

 a) Guillaume-Antoine Olivier 1756-1814 :

 

Après le succès que rencontra les Papillons d'Europe d'Ernst et Engramelle, Gigot d'Orcy demanda à un médecin exerçant aux Arcs près de Toulon, et formé à l'Histoire Naturelle par Broussonet de travailler à un grand ouvrage sur les coléoptères : c' était Guillaume-Antoine Olivier. Celui-ci eut à rechercher de nouveaux spécimens chez les collectionneurs d'Angleterre et des Pays-Bas, ce qui lui permit de rédiger les articles de l'Encyclopédie Méthodique, dite Encyclopédie Panckoucke, sur les sujets d'Histoire Naturelle , puis de publier les six volumes de son

Entomologie, ou Histoire Naturelle des Insectes consacrée aux coléoptères de 1789 à 1806.

   Il fut le formateur et le protecteur de Latreille, qui lui succéda à l'Académie des Sciences en 1814.

 

 b) Pierre-André Latreille 1762-1833.

 

Sans revenir sur la biographie du "Prince de l'entomologie", premier président de la Société Entomologique de France, auteur de l'

Histoire naturelle générale et particulière des crustacés et insectes  (14 volumes, 1802-1805), mentionnons que Latreille est

 -l'auteur d'une nouvelle classification des lépidoptères

- le rédacteur, après ou avec G.A. Olivier,  des articles concernant les papillons dans l'Encyclopèdie Méthodique et dans le Dictionnaire classique d'Histoire Naturelle.

 

   Consultons le tome 17 datant de 1803 du Nouveau Dictionnaire d'histoire Naturelle , article Papillon : Latreille y rend hommage à Réaumur, cite Geoffroy et de Geer, avant de préciser que dans la présentation qu'il va donner des papillons d'Europe, "la dénomination des espèces seront en général prises dans la collection des Papillons d'Europe d'Engramelle". Pourtant la publication d'Ernst et Engramelle y est critiquée : "les espèces n'y sont pas bien décrites ; elles y sont trop multipliées ; leur concordance systématique avec la dernière édition de l'Entomologie de M. Fabricius n'y est pas établie ; les suppléments y sont très nombreux, et rendent les recherches difficiles".

   Prenons le premier papillon décrit :

" Papillon grand porte-queue,

Papilio machaon  Linn., Fab; le grand papillon à queue du fenouil, Geoffr. ; le Grand porte-queue  Engram. , Papillons d'Europe, pl xxxiv, Lxx, supl.III, pl. vi, n° 68.", puis vient la description.

Nous constatons que le nom scientifique binominal linnéen est bien donné, que Geoffroy et Engramelle sont bien présentés à la meilleure place, mais que le nom vernaculaire s'est transformé pour se calquer sur la dénomination binominale. Ce sera désormais une règle, suivie par Olivier,et que Godart  reprendra.

  Ainsi le Flambé devient le Papillon Flambé, le Morio devient le Papillon Morio, la Grande Tortue le Papillon Grande Tortue.

 

   Ce qui est vrai pour les papillons diurnes l'est également pour les nocturnes. Ouvrons l'Encyclopédie Méthodique, tome VIII de 1811, article Noctuelle, par Olivier. 459 espèces y sont étudiées, venant de Guyane, du Surinam, ou reprenant les espèces françaises. Au numéro 62, nous trouvons " La Noctuelle lisse Noctua polita, la Lisse, Ernst, Pap. d'Europe tom 7. p. 153. pl 301 fig.514, Noctua polita Hubn. Lépid.4. Noct 2 tab 37 fig.778".

 Les 459 noctuelles se nommeront Noctuelle ceci, Noctuelle cela,  entraînant une stéréotypie monotone de la nomenclature.

   C'en est fini des zoonymes colorés, chatoyants, poétiques. La porte est ouverte pour les séries construites au moule, où il suffira de cliper le nom d'une tête de série avec celui de la plante-hôte ou du site pour fabriquer par douzaines des Azurés ( du trèfle, de la chevrette, des mouillères, de la badasse, de la croisette, du serpolet, etc...), des Moirés ( des paturins, des sudètes, des glaciers, etc...) . 

  Revenons sur la classification proposée par Latreille en 1796 dans son Précis des caractères génériques des insectes : elle introduit 21 genres nommés en français, et donc 21 zoonymes ;

    • Diurni :   Papillon : qui comportera en 1804 (Tableau méthodique des insectes . Nouv. Dict. Hist. Nat .vol 24) :

                                les Nymphales, Nymphalis

                                les Héliconidés Heliconus

                                les Danais, Danais

                                les Papillons, Papilio

                                les Parnasses, Parnassus

                               les Polyommates, Polyommatus

                    :  les Hespéries, Hespéria

   • Nocturni : les Sphinx

                       les Sesies, Sesia

                      les Zygènes, Zygaena

                       les Bombix

                       lesHepiales

                       les Cossus

                       les Noctuelles, Noctua

                       les Phalénes Phalaena

                      les Pyrales Pyralis

                       les Hyblées,Hyblaea

                      les Aglosses, Aglossa

                       les Ypsolophes Ypsolopha

                       les Teignes, Tinea

                       les Yponomeutes, Yponomeuta

                       les Oecophores Oecophora,

                       les Adéles, Adela,

                       les Alucites,Alucita,

                      les Ornéodes, Orneodes

                       les Ptérophores , Pterophorus .

 

  Dés lors, dotès de ces noms de genre en notre langue, les noms vernaculaires vont se construire comme des noms scientifiques avec un nom de genre et un épithète. Finie la fantaisie ! Nous aurons les nymphales a, b, c, d, les polyommates a, b, c, d, les hespéries a, b, c, d, et lorsqu'un nouveau savant créera un nouveau genre, il le déclinera à son tour. C'est ce que va faire Godart.

  Un véritable chantier de démolition des zoonymes simples et issus du vocabulaire de la langue française existente créés par Geoffroy et Engramelle va être mis en oeuvre pour bâtir une nouvelle nomenclature binominale française des lépidoptères copiée sur la nomenclature linnéenne à grand renfort de néologismes. Plutôt que de chercher dans son inspiration ou dans le bagage culturel des Humanités de l'époque pour baptiser une espèce, on créera un néologisme pour donner un équivallent barbarofrançais aux dénominations scientifiques en grec ou en latin qui émergent des plumes de Fabricius, Esper, Treitschke, Ochsenheimer ou Hübner. Voilà les Noctuelles et les Phalènes, mais aussi les Xanthies, les Mélanthies, les Lithosies, les Arcties, les Crocalles, les Cidaries, les Aspilates, les Alucites, que Godart et Duponchel vont déployer.

 

     Dites-moi où, n'en quel pays 

     Est  la phalène l'Incertaine

     L'Artémise et puis la Promise

    Qui furent cousine germaine

     Echo, partant quand bruit on mène

     Dessus rivière ou sur étang

     Qui beauté, eut trop plus qu'humaine?

     Mais où sont les neiges d'antan ?

    

     Où sont passées la Mignonne,

     Et la Rameuse, ou la Timide,

     La Joueuse, la Viennoise

     L' Alchymiste, et la Rupicole ?

     Et où, la belle Joconde,

      L'Arlequinette, et la Tricheuse,

      La Cizelée et la Dipsacée

      Et la fameuse Nymphagogue ?

 

 

2. Le corpus Histoire naturelle des lépidoptères Godart & Duponchel 1821-1849.

 

   Une oeuvre unique, conçue initialement pour ne concerner que les lépidoptères "des environs de Paris", étendue par Godart à l'ensemble de la France, puis par Duponchel à L'Europe. En 2000, Tristan Lafranchis pouvait écrire : "depuis lors, aucun ouvrage exaustif n'est venu actualiser le chef-d'oeuvre encore inégalé de Godart et de son continuateur".

 

1- Histoire naturelle des Lépidoptères ou Papillons de France par M. J.B. Godart et continuée par P.A.J. Duponchel, Paris, Crevot Libraire Editeur puis Méquignon-Marvis, 1821-1834, onze volumes.

 

Rédigés par J.B. Godart :

 

  Volume I : Diurnes, environs de Paris, figures par C. Vauthier, Crevot  Libraire-Editeur, Paris 1821.

  Volume II : Diurnes, montagnes alpines et départements méridionaux, figures par P. Dumenil, Paris 1822

  Volume III :Crépusculaires de France, figures par C. Vauthier, Crevot éd. Paris1822

  Volume IV : Nocturnes  Première partie. (Bombycites)., figures pr P. Dumenil, Crevot éd. Paris1822

  Volume V : Nocturnes Deuxième partie (partie des Tinéites, et commencement des Noctuélites), fig. Delarue 1824. 

 

Rédigés par Duponchel :

 

  Volume VI : Nocturnes Troisième partie (suite des Noctuelites), figures par P. Dumenil, Crevot éd. Paris 1826

  Volume VII première partie, figures par P. Dumenil, Crevot Libraire-Editeur, Paris 1827.

  Volume VII seconde partie ( Phalénites),  figures par P. Dumenil, Crevot ed, Paris1829.

  Volume VIII première partie, figures par P. Dumenil : Méquignon-Marvis, Paris 1830.

  Volume VIII seconde partie, figures par P. Dumenil, Méquignon-Marvis, Paris 1831

  Volume IX, Nocturnes, figures par J. Delarue, Méquignon-Marvis, Paris 1834

 

 

2- Suppléments à l'Histoire Naturelle des Lépidoptères, Méquignon-Marvis, Paris, 1832-1842, quatre volumes.

 

  Volume I : Diurnes,Suppléments aux tomes premier et deux, figures par Dumenil, Paris, 1832.

  Volume II : Crépusculaires, Suppléments au tome troisième, figures par Delarue, Paris, 1835

  Volume III : Nocturnes, suppléments aux tomes quatrième et suivants, figures par Delarue, Paris 1836.

  Volume IV : Nocturnes, figures par Delarue, Paris 1842.

 

3- Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir de complément à l'Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons de France de MM. Godart et Duponchel, Germer-Baillère Editeur, Paris 1849, deux volumes.

 

  Volume I : Diurnes, par P.A.J. Duponchel, avec 36 planches colorées décrivant 100 variétés, Maquignon-Marvis, Paris 1849.

  Volume II : Crépusculaires-Nocturnes, par P.A.J Duponchel et A. Guenée, avec 56 planches colorées décrivant 109 variétés, Maquignon-marvis, Paris 1849.

 

4- Catalogue méthodique des lépidoptères d'Europe distribués en familles, tribus et genres avec l'exposé des caractères sur lesquels ces divisions sont fondées, et l'indication des lieux et des époques où l'on trouve chaque espèce, pour servir de complément et de rectification à l'histoire naturelle des lépidoptères de France, devenue celle des lépidoptères d'Europe par les supplémens qu'on y a ajoutés. P.A.J. Duponchel, 523 p. Méquignon-Marvis fils, Paris 1844.

 

 

A. Les Auteurs :

 

 1°) Jean-Baptiste Godart (1775-1825)

    Né à Origny-Sainte-Benoîte (Aisne) le 25 novembre 1775, il fit ses humanités au collège Louis-le-Grand puis y exerça les fonctions de maître d'étude puis de sous-directeur avant d'être nommé proviseur du lycée de Bonn, qui était alors une ville française. Il exerça cette fonction jusqu'en 1813, puis fut censeur des études au lycée de Nancy jusqu'à sa retraite en 1816. C'est alors qu'il put s'adonner complètement à sa passion, l'étude des papillons. Il en avait réalisé sur vingt ans une belle collection qu'il dut céder à un naturaliste de Bonn lorsque les français durent abandonner cette ville.

 

  Installé à Paris pour sa retraite, il fut chargé par Latreille d'écrire pour lui la rédaction d'un article Papillon de l' Encyclopédie Méthodique de 1819.

  Puis il fut chargé de poursuivre la rédaction d'une Histoire Naturelle des lépidoptères de France, consacrée aux espèces "des environs de Paris", dont trois livraisons avaient déjà réalisés "par un jeune médecin qui n'avait pas consulté ses forces avant de débuter l'entreprise" et qui dut abandonner cette tache. Godart refit les trois livraisons, mais loin de se sentir dépasser par l'ampleur du projet, dés les quinze premières livraisons qui concernaient les diurnes, il étendit le cadre d'étude à l'ensemble de la France.

 

2°) Philogène Auguste Joseph Duponchel (Valencienne 1774- Paris 10 janvier 1846).

    Aprés des études à Douai et une carrière militaire en 1795-96, il travaille au Ministère de la Guerre comme chef du personnel de l'administration des armées à Paris avant qu'en 1816, ses opinions bonapartistes ne le contraignent à une retraite anticipée à 42 ans. C'est pour lui l'occasion de se consacrer à sa passion, l'entomologie. Il participa à la création de la Société d'Entomologie dont il fut le premier trésorier, puis le président en 1836.

 

B. Les illustrateurs :

 

1°) les peintres :

  • Antoine Charles Vauthier (1790-...) Peintre d'histoire naturelle, frère de Jules Antoine Vauthier, peintre d'histoire.

   Il participa par ses dessins à :

           - Dictionnaire classique d'histoire naturelle, 16 volumes, Beaudoin éditeur

           - Oeuvres de Buffon, Beaudoin éditeur.

 

  • Paul Chrétien Romain Constant Dumenil (1799-...)

     " élève de MM Lair et Niquevert", peintre, graveur, impression en taille douce, coloris.

     Il participa aux dessins des planches de :

           - Flore générale de France par MM. Loiseleur de Longchamps, Persoon, Gaillon, Boisduval et de Brebisson

           - Coléoptères d'Europe, Comte Dejean et Boisduval.

           - Histoire générale des Hipoxilons par M.Chevalier

           - Sujets d'anatomie pathologique par M. Antral.

           - Iconographie du Voyage d'Audouin et Edwards sur les côtes de France

           - Voyage de découverte de l'Astrolabe, 1826-1829 par Jules Dumont-d'Urville

  (Source : Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXème siècle par Charles Gabet, 1831.

   En 1819, dans le neuvième tome de l'Encyclopédie Méthodique, Latreille et surtout Godart dédient un polyommate à "Duponchel père", qu'ils encouragent à publier sa monographie des  érotyles. C'est le numéro 186 de la page 677. A ce Polyommatus duponchelii succéde, sous le numéro 187, un Polyommatus dumenilii, "décrit d'après un individu mâle que nous a communiqué M. P. Duménil, avantageusement connu par les figures de l'histoire des lépidoptères," etc...

 ecaille-fasciee-godart-4.jpg

Dumenil l' Écaille fasciée, volume IV p. 307

 

  • J. Delarue : (Jean Delarue, 11 rue de Fourcy St Jacques, Paris ?) Peintre d'histoire naturelle.

      illustrateur d'ouvrages réputés de zoologie tels que :

        -Histoire naturelle des mollusques terrestres, D. Dupuy Paris 1847-1852

        - Paleontologie française, description zoologique et géologique de tous les animaux mollusques et rayonnés fossiles de la France par Alcide d'Orbigny, Paris 1840-1854, 4000 pages, 1440 planches lithographiées.

       - Iconographie zoophytologique par Hardouin Michelin, Paris 1841-1847.

       Il illustre aussi de nombreux ouvrages d'ornithologie:

       - Collection d'Oiseaux d'Europe, Paris 1839.

      On peut signaler également :

      - Etudes d'animaux, Paris, 1850

       - Dictionnaire d'Histoire naturelle, Insectes lépidoptères, Paris 1861.

 

• Jacques Isidore Acarie-Baron ou Acarie Baron.

    "Peintre en Histoire naturelle, 4, Rue de la Barouillerie à Paris".

    C'est le peintre des figures du 4ème supplément de 1842 (24 planches sur 28) avec Annedouche comme graveur. Ce duo travaille la même année au Dictionnaire élémentaire d'histoire naturelle de Victor Meunier. Acarie Baron illustre aussi :

              - Album du jardin des plantes de paris, comme "dessinateur des jardins du roi".

              - Elements d'histoire naturelle par Antoine Constant Saucerotte, 1835, 8 lithographies de 160 figures par Acadie-Baron

              - Après un séjour de 3 ans en Russie vers 1845, le tsar lui aurait commandé un panorama de St Petersbourg.

 

2°) les graveurs :

 •  Lanvin graveur au burin

             - Le règne animal distribué...par Cuvier, Paris 1836 à 1850, 22 volumes.

    Dans le volume IV, la planche XXXI est gravée par I. Lanvin née Roquet.

  • Sophie Sixdeniers :

     On connaît Alexandre Vincent Sixdeniers (1795-1846), graveur au burin puis à l'aquatinte de sujets d'histoire ou de portrait, élève de Villerey, mais aussi Sophie sixdeniers, qui grava les figures de :

             - Lettres à Sophie sur la physique, L.A. Martin, Paris, 1822.

             - Traité des maladies des yeux, A.P. Demours, 80 planches coloriées par langlois gravées par Sébastien Lefevre, Sophie Sixdeniers et Pomel.

Dans le volume IV, les planches XVI et XXVII sont gravées par S. Lépissier née Sixdeniers. De même Vol V pl. LXI, vol. VI pl. LXVIII.

  • Calais née Leroy : peut-être identique à Mlle Adélaïde Leroy (Vol III, pl 17 ter)

  • Auguste Dumenil.

  • Annedouce

   • Jean François Tourcaty (1763-?), élève de Bardin, gendre du sculpteur Dardel, professeur à l'Ecole de Versailles il est signalé en 1834 comme participant à des ouvrages d'histoire naturelle comme Description de  l'Egypte, la Flore Médicale ou la Faune Française. Il est aussi célèbre pour un portrait de Marat aux Cordeliers à la tribune. 

   • Félicie Monsaldy puis (Volume VI) Fournier née Monsaldy 1797-1879: Fille d'Antoine Maxime Monsaldy (1768-1816), graveur élève de peyron, et épouse de Nicolas-Amable Fournier, graveur également, elle réalisa les gravures de planches d'histoire naturelle mais également des vignettes de pièté et le portrait de livres : ainsi La Duchesse d'Angoulême ou la Peau de chagrin de Balzac, dont deux tirés à part de portrait de Pauline et de Foedora, mais aussi de portarits de Cuvier, Napoléon. elle exposa aux salons de 1837 à 1847.

   • Perrot fils

   • Massard

  

 

3°) les planches :

 a) Histoire nat. lépidoptères :

   • Volume I : 45 planches dont 21 en couleur : 38 peintes par Vauthier (graveur Lanvin) , 6 par J. Delarue (graveur A. Dumenil), 1 par P. Dumenil (graveur Calais née Leroy).

   • Volume II : 28 planches couleurs peintes par P. Dumenil ( 3 graveurs).

   • Volume III : 193 pages, 18 espèces décrites, 22 planches par Vauthier (graveur Lanvin), planches 17 bis  par Linder (graveur Sophie Sixdeniers) et 17 ter par Vautier (graveur Mlle Adelaïde Leroy) .

   • Volume IV : 424 pages, 129 espèces, 39 planches dessinées par Duménil et gravées par Lanvin, Fourcaty, Félicie Monsaldy, Calais née Le Roy, Perrot fils, Massard, S.Lépissier née Sixdeniers, Lanvin née Roquet.

   • Volume V : 300 pages, 114 espèces, 30 planches dessinées par Duménil et gravées par Lanvin, Félicie Monsaldy

   • Volume VI : 476 pages, 153 espèces, 28 planches dessinées par Duménil et gravées par Lanvin, parfois par Tourcaty, LXVIII par Sixdeniers, XCII et XCVII par Félicie Fournier née Monsaldy.

sphinx-tete-mort--godart-IIIc.jpg

b) Suppléments

   • Supplément I : 467 pages, 120 espèces, 50 planches couleurs dessinées et peintes par Dumenil de I à LVII et par Delarue de XLVIII à L. Nom du graveur non lisible.

   • Supplément II : 192 pages, 61 espèces, 10 planches par Delarue, gravées par Corbié, Mlle Plet, (peu lisible).

   • Supplément III : 749 pages, 237 espèces, 50 planches dessinées par delarue et gravées par Mlle Plet, Corbié, Lanvin, Annedouce.

   • supplément IV : 28 planches dont 24 dessinées par Acarie-Baron et 4 par Delarue, toutes gravées par Annedouce.

 

 

 

 

III. Après Godart :

 

 

 

 

Après la publication de l'Histoire Naturelle des lépidoptères ou Papillons de France, il ne sera plus publiè d'ouvrage consacré aux papillons de France. En 1988, Lionel George Higgins et Norman Denbigh Riley publient chez Delachaux et Niestlé leur Guide des Papillons d'Europe: Rhopalocère, traduction de

A Field Guide to the Butterflies of Britain and Europe  paru en 1980 : ce livre donne les noms français des espèces européennes.

   En 2000, Tristan Lafranchis publie Les papillons de France, de Belgique et du Luxembourg et leurs chenilles chez Biotope.

   A défaut de publication entre 1842 et 1988, il est difficile de retrouver l'origine des noms vernaculaires des espèces françaises dècouvertes dans ce délai.

  Pourtant des auteurs français ont publié des ouvrages importants, mais en utilisant la dénomination scientifique, et rarement le nom vernaculaire. Les principaux sont Boisduval, Rambur et Oberthür.

 

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Published by jean-yves cordier
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Michel Girardin 08/01/2015 14:29

Vous avez raison d'évoquer la difficulté de retrouver la paternité de multiples noms vernaculaires, passé la seconde moitié du XIXe siècle.
Ainsi, de mon côté j'ai cherché longtemps l'inventeur du nom commun de Cosmotriche lobulina (Denis & Schiffermüller, 1775) : la lunigère qui lui a été attribué en fait par ROUGEOT & VIETTE (1978) et demeuré ensuite en usage.

Mais peut-être pourriez-vous citer qq travaux ou articles du XXe siècle sur ce sujet, dont celui de G. Luquet paru dans Alexanor 14 (7). 1986, suppl 1-49, et intitulé : les noms vernaculaires français des rhopalocères d'Europe.

Jean-Yves 08/01/2015 15:44

Bien-sûr, c'est la référence incontournable...mais l'article date de juin 2013 : depuis, j'ai publié 80 articles de Zoonymie des espèces bretonnes de rhopalocères, qui non seulementcitent chacune cette référence, mais en analysent les données et en suivent l'évolution jusqu'à sa publication de 2013 DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale, où de nombreux noms ont été modifiés . J'ai fini par publier la bibliographie de ces articles à part : http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-des-rhopaloceres-bibliographie-124969048.html
Bien-sûr, l'absence de cet auteur est choquante dans mon article de 2013 et elle me saute au yeux. Merci donc de le signaler.
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