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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 17:24

La crypte (1050-1060) de la cathédrale de Bayeux et ses 18 anges musiciens (vers 1412).

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Á 3,50 m sous le chœur de la cathédrale de Bayeux, la crypte romane à six travées et trois vaisseaux est la partie la plus ancienne de l'édifice et date du XIème siècle (1050-1060), elle est donc contemporaine de Guillaume le Conquérant et de son demi-frère l'évêque OdonDe très beaux chapiteaux à feuilles d'acanthe surmontent des 12 colonnes qui soutiennent une voûte d'arêtes en berceau.

Les cryptes étaient jadis le lieu de conservation des reliques. Si celles du Haut Moyen-Âge  furent dispersées au IXe siècle par les invasions scandinaves (celles des premiers évêques saint Exupère — alias saint Spire— et saint Loup furent mises à l'abri à Corbeil, où une collégiale fut construite à cette intention), , celles du XIe siècle, réunies par Hugues II, étaient suffisamment importantes pour que Odon de Conteville leur fasse bâtir un très précieux reliquaire,  encore décrit dans un inventaire de 1476. Ce dernier joua un rôle crucial dans la Conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, si l'on admet que c'est lui qui est représenté sur la Tapisserie de la Reine Mathilde dans la scène où Harold prête serment à Guillaume en posant les mains sur deux reliquaires.

"Les saints dont les corps ont été emportés étaient les plus vénérés et, par conséquent, leurs châsses étaient les plus précieuses. On mettait à l’abri le reliquaire autant que les reliques. Bien entendu, les Vikings n’étaient intéressés que par les objets précieux, non par les ossements qu’ils contenaient, sans valeur pour ces païens. Ainsi plusieurs saints évêques bayeusains seraient restés dans leur sépulture. C’est peut-être le cas de saint Manvieu, dont le sarcophage se trouvait dans l’église Saint-Exupère de Bayeux (construite dans la principale nécropole antique, à l’extérieur de la ville). D’autres reliques auraient été cachées : ainsi, par exemple, celles des saints Raven et Rasiphe. .... Claude Lorren, spécialiste de l’archéologie du haut Moyen Âge, pense que les sarcophages actuellement installés dans la crypte [de l'église Saint-Exupère, et non de la cathédrale] sont bien datables de la fin de l’Antiquité, de l’époque mérovingienne et de l’époque carolingienne. Il s’agit de sarcophages de grande taille et d’une exceptionnelle qualité qui, selon toute probabilité, ont bien été destinés à des sépultures épiscopales. Les autres universitaires présents se sont ralliés à son avis." (F. Neveux, 2000)

Dans la crypte 

 La crypte a été comblée au XIIe, puis redécouverte au début du XVeme, pour n'être déblayée qu'au début du XXe siècle. Elle fut désignée sous le nom de chapelle St Mamert.

Au XIIIe siècle, lors de la construction du chœur gothique,  la crypte totalement murée. Pendant un siècle, elle tombe même dans l’oubli. Elle est redécouverte en 1412, lorsqu’à la mort de Jean de Boissey, évêque de Bayeux, on décide de creuser sa tombe dans le chœur.  

Les fresques datent probablement de 1412 .
Sur le mur Nord, dans l'avant-dernière travée, se trouve l'enfeu renfermant le gisant décapité de Gervais de Larchamp, chanoine de Goupillères en 1405 joua un grand rôle lors de l'occupation anglaise.



 

 

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux, vue de l'est. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

 

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L'INSTRUMENTARIUM DES 18 ANGES MUSICIENS.

Trois (ou quatre) voûtins de chaque chapiteau des six piliers qui précèdent l'autel central sont peints à leur naissance d'un fond ocre foncé. Sur ce fond, les anges sont  dessinés par un sobre  trait noir . Deux sont orants (mains jointes, bouche close, tête respectueusement baissée) et 18 sont musiciens. Ils sont nimbés, les cheveux aux mèches bouclées parfois répartis en frange, et   vêtus d'une longue aube blanche serrée par une ceinture ou un cordon (recouvert par le repli) et d'un amict entourant le cou comme un col roulé. 

La datation présumée des peintures murales (vers 1412) les placent à la naissance du renouveau musical pré-Renaissance avec Guillaume Dufay, l'école franco-bourguignonne puis de l'école franco-flamande (1420-1520), et avec les motets polyphoniques. Wikipédia m'apprend que "Les instruments de musique les plus couramment utilisés furent la trompette, le tambourin, la chalemie et diverses musettes (musette bressane, musette de cour, panse d'oueille, grande nivernaise et autre cornemuse). Ces instruments accompagnaient les danses telles que le tourdion et la basse danse.".

Les peintures murales ont été restaurées au XIXe siècle.

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Liste des instrumentistes angéliques.

Du coté nord (à gauche en pénétrant) : en se dirigeant vers l'autel :

1. Cloches à manches.

2. Chalémie.

3. Hautbois.

4. Nacaires.

5. Flûte double.

6. Ange en prière.

7. Orgue portatif.

8. Trompette marine.

9. Psaltérion.

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Du coté sud (à droite en pénétrant) en se dirigeant vers l'autel :

22. Instrument non identifié.

21. Busine.

20. Guimbarde .

19.  Cornemuse.

18. Platéole.

17. Grelots et tambourin.

16. Triangle à anneaux.

15. Rebec.

14. Ange en prière.

13. Luth.

12. Harpe.


 

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1. L'ange jouant de deux cloches à manches.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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2. L'ange jouant de la Chalemie.

Instrument à vent à anche double de la famille du hautbois. Le pavillon est évasé et son ouverture semble occupé par une pièce pointue.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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3. L'ange jouant du hautbois.

Je ne reprends pas le nom de "graïle" proposé aux visiteurs sur le cartel de l'entrée, car ce terme désigne un hautbois occitan. Doit-on parler de chalumeau, de chalemie ou de hautbois ? Ce que nous voyons, c'est un instrument identique au chalémie précédent, mais la main droite est cette-fois la plus haute, et surtout, l'extrémité est dilatée en ampoule.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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4. L'ange jouant des  nacaires.

 

Issues des nagara, naqara ou naqqara du monde arabe et jadis nommées "tambour des Perses", les nacaires sont une paire de tambours ou timbales, bassins de cuivre ou de terre recouverts d'une peau tendue, instruments d'usage initialement militaire qui furent empruntés en Occident de retour des Croisades. Elles sont ici fixées à la taille par des sangles croisées. Le joueur a un genou posé à terre.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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5. L'ange jouant de la Flûte double.

Elle dérive de l'aulos grec. L'ange est assis en tailleur.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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6.  Ange en prière.

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Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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7. L'ange jouant de l'Orgue portatif.

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Nous voyons la main droite posée sur le clavier mais non la main gauche chargée d'actionner le soufflet. Les sept tuyaux sont bien là.  L'ange est assis à terre, le genou gauche fléchi.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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8. L'ange jouant de la Trompette marine.

Le panonceau d'entrée indiqune un "tambourin à corde" mais cet instrument est décrit par Wikipédia comme un instrument du Béarn, du pays basque mais non de Normandie. De plus "il est mentionné depuis au moins le XVIIe siècle" (et non le XVe). C'est un cordophone, un instrument à cordes pincées de la famille des cithares, qui sert d'accompagnement à la flûte. Il mesure un mètre environ.

Je propose plutôt d'y reconnaître la Trompa marina déjà observée à Neuillac (XVe), à Beauvais (1313), sur les vitraux de la cathédrale d'Évreux (XIVe) ou sur les voûtes de la chapelle de la cathédrale du Mans.

 

 Dérivée du monocorde médiéval, la Trompette marine (nom dérivé de Marie) est un instrument à corde unique frottée par un archet solide. Elle peut mesurer jusqu'à deux mètres. Sa caisse est comparable à celle d'une harpe. C'est parfois un dicorde.

 

 L'instrument a la même taille (vers 1,40 m ?) que l'ange lorsque celui-ci est à demi agenouillé.Il est maintenu  en diagonale entre le pied et le genou droit et l' épaule gauche.   L'archet solide, qui ressemble à un petit rondin, est nettement visible ici.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Proposition d'un expert anonyme, placardé à l'entrée de la crypte.  Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Proposition d'un expert anonyme, placardé à l'entrée de la crypte. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ma lecture de la peinture :

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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9. L'ange jouant du Psaltérion.

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Ancêtre probable du clavecin par ses cordes pincées — au doigt comme ici,  ou aux plectres de plume d'oie —  c'est un instrument à cordes trapézoïdal qui adopte souvent cette forme surnommée "en groin de porc" : un trapèze avec les côtés légèrement incurvés qui dessine un rang de cordes décroissant (ici, elles sont toutes de même taille, dans la partie rectangulaire).  D'autres se sont plus à souligner que  par ses éléments (les chevilles à forme de clous), et de par sa forme triangulaire, le psaltérion rappelle le Christ en croix. Nous voyons sept cordes mais non leurs chevilles, qui sont placées sur le coté.

L'instrument est diffusé en Europe depuis le XIe siècle et tire son nom de son utilisation pour chanter les psaumes (*). Il convient donc bien à un ange. Le sien est pourvu d'une rosace, non décorée.

(*) Mais on évoque le  grec psaltlein : "pincer une corde".

Il fait partie de la famille des cithares, c'est à dire qu'il est constitué d'une caisse de résonance plate au-dessus de laquelle est tendu un plan de cordes. Il laissera la place au tympanon ou dulcimer, dont les cordes sont frappées par de petits maillets.

Notre musicien le tient contre la poitrine, la main droite vers la partie haute, là où, "comme l'esprit qui cherche à s'élever vers les régions supérieures" (Eusèbe de Césarée), réside la puissance de résonance . La main gauche pince les cordes inférieures : deux cordes (au moins) sont donc pincées en même temps. 

D'après L. Bailly p. 52.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

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12. Ange jouant de la Harpe.

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J'ai oublié de prendre cette photo.

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La crypte de la cathédrale de Bayeux et ses anges musiciens.

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13. Ange jouant du Luth.

L'ange est assis en tailleur, comme dans un concert spirituel  de musique arabo-andalouse.

Ce que nous voyons, c'est un instrument monoxyle en forme de demi-poire, à trois cordes, avec un manche recourbé à son extrémité comme un pommeau de canne. Les cordes sont pincées par le doigt et non par un plectre. Il n'est pas possible de dire si la rose est décorative ou bien si elle est creuse.

Faut-il parler de luth ? de mandore ou mandole ? de guiterne ? 

" Les instruments de type luths sont des instruments à manche dont les cordes sont pincées, généralement avec un plectre. Le luth, qui donne son nom à cette catégorie, est un instrument à manche au dos bombé et à la caisse en forme de large poire (Fig. B 9). Ses cordes sont très souvent doublées. D'autres instruments à cordes pincées existent aussi, mais les limites entre tel ou tel instrument sont floues, et les rares textes sont contradictoires. Les chercheurs d'aujourd'hui essaient toujours de déterminer avec précision les caractéristiques de ces instruments à cordes pincées. La maurache, ou  guitare sarrasine, semble avoir un manche plus long que le luth. La guiterne ressemblerait à un petit luth, avec un chevillier en forme de faucille . La citole quant à elle pourrait posséder un fond plat, et la forme de sa table est variable : ovale, en forme de houx, ou à « épaulettes » 14. Son chevillier est lui aussi en forme de faucille. Ces instruments apparaissent entre le IXe et le XIIe siècle en Europe, mais nos connaissances sont assez limitées." L. Bailly p. 34.

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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14. Ange en prière.

L'ange, un genou à terre, forme un couple avec le second ange orant placé en face de lui.

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Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange orant (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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15. Ange jouant du Rébec ou vièle à archet.

Nous voyons, posé sur l'épaule gauche,  un instrument à deux cordes frottées par un archet, au corps — sans-doute monoxyle, comme les rebec— piriforme très long et étroit, au manche fusiforme, et au cheviller incliné.

L'ange a un genou gauche à terre, sa tête est tournée vers la droite (pour dégager son menton ?).

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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16. Ange jouant du Triangle à anneaux.

Selon Christian Brassy, ces anneaux ont été ajoutés au XVe siècle. 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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17. Ange jouant de  Grelots et d'un tambourin.

Six grelots sont fixés à l'extrémité d'une croix à six branches tenue de la main droite.

Le tambourin suspendu devant la poitrine est tendu de deux cordes et est frappé de la main gauche.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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18. Ange jouant de  "Platéoles".

L'instrument globalement rectangulaire est disposé verticalement et appliqué contre la poitrine par une poignée tenue de la main droite. Les doigts de la main gauche pincent des cordes ou entrent dans une gorge de la tranche supérieure de l'instrument. Celui-ci comporte-t-il un soufflet ?

Le nom de "platéole" est utilisé dans le document proposé à l'entrée. La seule indication que je trouve sur cet instrument est sa citation par TimothyJ. McGee, dans le chapitre 2 de Instruments and their Music in the Middle Ages,  German Musicians and Their Instruments: A 14th-Century Account by Konrad of Megenberg. Dans ce chapitre, l'auteur donne les extraits d'un écrivain allemand ayant étudié à Paris et enseigné à la Sorbonne, Conrad de Megenberg  (1309-1374).  Outre Das Buch der Natur, il publia Oeconomica sive Yconomica entre 1348 et 1352. Plusieurs instruments médiévaux y sont décrits au chapitre 48. L'extrait est le suivant :

 

Unde commune est ad tymanum, cymbalum et plateolas. Plateole sunt discelli, id est disci parvi enei, qui flexibus manualibus compercuciuntur et cum aliis instrumentis musicis pulchre sonorant.

Les Platéoles sont de petits disques de bronze qui sont heurtés ensemble grâce à un habile tournoiement des mains, et qui sonnent joliment avec les autres instruments.

Ce sont donc des instruments à percussion. Mais je ne vois pas la concordance de ces platéoles avec l'engin qui est utilisé par l'ange.

Comme je ne peux proposer mieux, je m'incline.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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19.  Ange jouant de la Cornemuse.

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Jean-Luc Matte le décrit ainsi "sans bourdon, long hautbois".

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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20. Ange jouant de  la Guimbarde ?.

Christian Brassy écrit : "c'est un instrument fréquemment utilisé au Moyen Age, comme le prouvent les nombreux exemplaires trouvés lors de fouilles archéologiques. Pourtant celle représentée sur les fresques de la crypte de la cathédrale de Bayeux (XV°s.) en est probablement la seule représentation."

J'ai omis de prendre cette photo. Ce que montre le dessin, c'est un ange qui porte devant ses lèvres un instrument beaucoup plus large que nos guimbardes (une trentaine de centimètres, ramené à l'échelle), placé horizontalement devant la bouche, à deux traverses ou en forme de cercle.

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux d'après un document anonyme. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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21. Ange jouant de la Busine ou Buisine.

 

"La trompette médiévale, aussi appelée busine, ou buisine, est alors complètement faite de métal. Elle est très longue, (plus de deux mètres de long) avec un tube très fin et un pavillon qui s'évase soudainement à son extrémité. Cette description de la buisine est plutôt opposée à nos instruments, qui sont appelés « trompettes » par tradition iconographique. Il faut donc aller au delà de ce terme : il faut plutôt voir ici des trompes, qui sont des instruments issus de la buisine, et qui se sont développés parallèlement. La trompe a une forme différente de la buisine (elle est moins longue et un peu courbée), mais surtout, la principale différence réside dans sa matière : elle n'est pas fabriquée en métal mais plutôt en céramique dans une pâte fine entre trois à six millimètres." (L. Bailly)

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"La buisine, ou bucine, busine, buccina, est un instrument de musique de la famille des cuivres. D'apparence globalement similaire à une trompette de cavalerie moderne, cet instrument typiquement médiéval est caractérisé par un fût long et étroit pouvant mesurer jusqu'à deux mètres de long, sans pavillon. Elle apparut pour la première fois dans les enluminures au xiie siècle, en particulier comme instrument privilégié des anges.

Cet instrument est l'ancêtre commun de la trompette, du trombone. Son nom est issu du Buccin ou de la Buccina, les trompettes romaines qui elles ont la particularité d'être retournées." (Wikipédia) .

 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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22. Ange jouant d'un instrument non identifié.

Quizz ! Ce serait un instrument replié en U, cylindrique, d'une vingtaine de centimètres, le U étant tenu horizontalement, et ses branches étant frappées par les doigts. 

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Ange musicien (vers 1412) de la crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Répartition par famille d'instruments.

Nous notons la prépondérance des percussions et des vents.

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— Percussion :

1. Cloches à manche.

4. Nacaires.

17. Grelots et tambourin.

16. Triangle à anneaux.

18. Platéoles.

— Instruments  à cordes pincées

9. Psaltérion.

13. Luth.

12. Harpe.

— Instruments  à cordes frappées

8. Trompette marine.

— Instruments à cordes frottées

15. Rébec.

— Instruments à vent .

2. Chalémie.

3. Hautbois.

21. Busine.

19.  Cornemuse.

5. Flûte double.

7. Orgue portatif.

—Métallophone.

20. Guimbarde.

 

 

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LA TOMBE DE L'ÉVÊQUE JEAN DE BOISSEY (1412) À DROITE .

Ce fut certainement  l'une des surprises les plus émouvantes de ma visite de la crypte, bien que j'ai failli quitter les lieux, après l'enthousiasme suscité par le concert angélique, sans m'y attarder. Je repérai d'abord la fenêtre grillagée qui éclairai parcimonieusement la crypte d'une lumière glacée, comme le soupirail d'une cave ou d'une cellule d'un prisonnier. 

M'approchant, je vis briller une plaque de marbre jaune creusée en son centre de la forme d'un gisant désormais absent.

Mais ce qui brillait encore plus, c'étaient les lettres noires d'une inscription en minuscule gothique, riche en tildes abréviatifs : elle courait sur le rebord comme le serpent de la Tentation qui aurait deviné mon péché mignon : l'épigraphie funéraire.

Je pris mon temps, et je débutai :

" + Cy gist hõme de noble mémoire, iehan de boissay "

"Ci-gît un homme de noble mémoire, Jean de Boissay" : c'était la sépulture de Jean de Boissey, évêque de Bayeux  !

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le cœur battant, j'accélérai ma lecture : 

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Et j'obtins donc : 

 + Cy gist hõme de noble mémoire, iehan de boissay evesque de Baïex .  et côsillier du roi . qui trespassa le iour de Pasques lIIIe jour davril lan 1412 priez dieu pour sõ âme.

"Ci gît homme de noble mémoire Jehan de Boissay, évêque de Bayeux et conseiller du roi, qui trépassa le jour de Pâques 3ème jour d'avril de l'an 1412. Priez Dieu pour son âme."

Je m'exécutais par trois Pater et un Ave et je partis à la recherche de renseignements sur ce saint homme.

Jean est fils de Jean, seigneur de Boissey-sur-Eaulne et de Mesnières en Bray, gouverneur du château de Fécamp, et frère de Robert de Boissey, tige des barons de Mesnières.

Jean de Boissey est chanoine de la métropole de Rouen et archidiacre de Caux. Le 26 novembre 1408 il fut nommé évêque de Bayeux en succession de Nicolas du Boscq. Il se rendit au Concile de Pise et signa la déposition des deux papes antagonistes Grégoire XII et Benoït XIII et à l'élection de Pierre de Candie sous le nom d'Alexandre V. Dans son testament de 1411, il demanda à être inhumé dans sa cathédrale. Lorsqu'il décéda en 1412, le Chapitre fit creuser une fosse dans le chœur, et eut la surprise de découvrir alors l'ancienne crypte romane dont on avait perdu toute trace. Une ouverture (le sinistre soupirail) fut aménagé vers le déambulatoire sud.

Si on se rend dans le déambulatoire, où les piliers du choeur descendent beaucoup plus bas, et reposent sur des socles arrondis reliés par un banc de pierre qui suit la courbe du chevet, mais qui s'interrompt devant les deux escaliers d'accès, on découvre cette ouverture, au-dessus du banc, éclaire la crypte. Une inscription du linteau donne alors une inscription précieuse. (Bull SAH Orne 1923 p. 23)

Une inhumation par un jour d'avril fort pluvieux.

Cette nouvelle inscription (dont je n'ai pas de photo)  est en octosyllabe rimés :

:

 

En l'an mil quatre cens & douze

Tiers jour d'Avril que pluye arouse

Les biens de terre, la journée

Que la Paque fut célébrée

Noble homme & reverend Père

Jehan de Boissey, de la Mère

Eglise de Bayeux Pasteur

Rendi l'âme à son createur

Et lors en foissant la place

Devant le grand autel de grace

Trouva lon la basse Chapelle

Dont il n'avoit été nouvelle

Ou il est mis en sepulture

Dieu veuille avoir son âme en cure. Amen

 

 

"En l'an 1412, le troisième jour d'avril,  alors que la pluie arrosait la terre, le  jour où la fête de Pâques fut célébrée, Le noble homme et révérend père Jean de Boissey, pasteur de sa mère l'église de Bayeux rendit l'âme à son créateur. Et lorsque l'on fouilla la place devant le grand autel, on trouva la chapelle basse dont on n'avait plus de nouvelle ; il y est mis en sépulture. Dieu veuille avoir son âme en cure. Amen"

 

Jean de Boissey fut inhumé dans la crypte sur ordre du Chapitre, et un monument funéraire fut bâti, avec un gisant et d'autres ornements, jusqu'en 1562 où tout cela fut détruit par les  Huguenots en 1562.   il ne reste que le soubassement sur lequel on lit cette épitaphe.

Curieusement, Jean Hermant, en 1705, en donne un relevé en latin Hic jacet nobilis memoriae Ioannes de Boissayo Episcopus Baiocencis etc...

Mais ce n'est pas tout, tant s'en faut. Si on élève les yeux vers la fenêtre aux forts barreaux, et qu'on examine les parois de la sorte de gueule de four qui converge vers la lumière depuis la plaque funéraire, on découvre, après un temps d'adaptation, des peintures murales sur fond ocre rouge, d'un style comparable aux anges musiciens.

À droite, c'est saint Michel terrassant le dragon, devant des armoiries épiscopales muettes. (Les armes de Jean de Boissey étaient d'hermines au lion de gueules armé et couronné d'or.).

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Le coté gauche est plus émouvant : un prélat est agenouillé devant un prie-dieu (une table ou un autel recouvert d'une nappe) où est posé un bréviaire enluminé et doté de fermails. Il lève les yeux vers la lumière, ou plus précisément vers un crucifix qui lui apparaît dans des nuées ardentes. Est-ce notre évêque Jean de Boissey ? Le chapeau de cardinal avec cordelières et glands m'incite à la prudence.

La disposition de l'évêque agenouillé,  et de son tombeau face à l'ouverture lumineuse est l'une des plus saisissante représentation de l'espérance du chrétien qui voit son existence ici-bas comme une prison, et sa  mort comme une libération et un élan vers Dieu, pour formuler ceci maladroitement sans compétence théologique par un schéma plutôt platonicienne.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Enfin, il faut parler de la dalle de marbre placée au sol. Le site Wikipédia l'attribue, à tort à mon avis, à Jean de Boissey. L'inscription énonce, pour ce que je déchiffre sur ma photo :

SOLIO : PONTIFIC : ASSISTENTIS : COMITIS : ROM : LEGAT : HONORIFICA : ADSCRIPTI IN EGEROS : MUNIFICIA : M PECCATORES : DUM : VIVERET : EMINENTIS : AÑ : ANG : VITAE : LXVI : PONTE : XX

Je crois voir ANNO MDCCCLV, soit la date de 1855.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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L'ENFEU DE GERVAIS DE LARCHAMP.

Après cette éblouissante révélation, je passe du coté gauche de la crypte où est l'enfeu de Gervais de Larchamp, qui, par son titre de sous-doyen du Chapitre, en était le président de fait. Fils du sieur et écuyer Louis de Larchamp et de dame Jeanne de Vassy [ou de Jean de Larchamp et de Richette Lerfaut] , parent (sans-doute frère) de Jean de Larchamp , seigneur de Larchamp et Parfouru en 1388, et oncle de Hervieux de Larchamp qui était également chanoine de Bayeux, il appartient à une des grandes familles de la région, attestée depuis 1141.   Il fut nommé sous-diacre en 1394, puis prêtre, il poursuivit plusieurs années des études à Paris sans obtenir de diplôme. Il fut chanoine de Bayeux en 1405 et était en conflit avec son évêque Nicolas du Bosc. Le différend était tout à fait mineur et il fut réglé grâce à l'intervention de Jean Baubignon, clerc marié et bourgeois, son ami ; mais l'important était que Gervais de Larchamp, à cette époque simple chanoine, osât s'opposer à l'évêque.

il  mourut en 1447. Comme il avait offert à la cathédrale les fonds nécessaires à la remise en état de la crypte, il obtint le privilège d'obtenir cet enfeu.

Son gisant a perdu sa tête depuis le passage des Huguenots. 

La peinture murale le représente agenouillé, présenté par saint Michel, devant la Vierge et son Fils, qui tendent les bras vers lui.  Un phylactère tenu par le chanoine et par les divinités  porte l'oraison MATER : DEI : ORA : PRO : ME : DEUM. "Mère de Dieu prie Dieu pour moi ".

Deux anges volants dans les Cieux présentent leur phylactère : ALMA DEI GENITRIX SUCCURE PRECANTIBUS [CUNCTIS] et UT TUIS PRECIBUS ADIUTI LAUDEMUS TRINITATEM, le début et la fin d'un chant en l'honneur de la Vierge :

Alma dei genitrix Alma dei genitrix succure precantibus cunctis nos quoque una precamur supplices ut tuis precibus adiuti laudemus trinitatem.

"Douce mère de Dieu, assiste ceux qui t’implorent, nous t’en prions humblement, afin qu’aidés par tes prières, nous louions la Trinité."

http://www.anonymous4.com/lamtext.pdf

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C'est précisément la Trinité souffrante (Dieu le Père tenant dans ses bras le Christ crucifié) qui est représentée sur la voûte, entourée d'anges.

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Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Crypte de la cathédrale de Bayeux. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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SOURCES ET LIENS.

http://www.instrumentsmedievaux.org/category/musique/

 

 

— BAILLY (Laure), 2011, Les représentations des instruments de musique dans le programme iconographique de la cathédrale de Reims , mémoire de Master II, http://www.instrumentariumdechartres.fr/data/IndeXysBibliothequeHTML/7e54cc4a-8566-49f9-8faf-e7ab71062779/Reims/Memoire-L.-Bailly-Texte.pdf

— BRAILLY (Christian)

— APEMUTAM

http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/galerie/bay/bay.html

— BONNARDOT Emmanuelle, Instruments des anges musiciens de la rosace de la cathédrale de Sens. Ensemble Obsidienne. (Rose nord à 62 anges, datant de 1529, par Jean Hympe fils et Tassin Gassot)

http://www.sonusantiqva.org/i/O/Obsidienne/1999AngesMusiciensRosace.html

— MATTE (Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse.

http://jeanluc.matte.free.fr/fichac/bayeux.htm

— NEVEUX (François), 2000, Les reliques de la cathédrale de Bayeux, in LES SAINTS DANS LA NORMANDIE MÉDIÉVALE par Pierre Bouet et François Neveux © Presses universitaires de Caen, 2000, pages 109-133.

https://books.openedition.org/puc/9962?lang=fr#ftn43

— La cathédrale de Bayeux.

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Bayeux/Bayeux-Notre-Dame.htm

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Published by jean-yves cordier

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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