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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 22:19

Sur la piste du "A couronné" de Jehan II de Rohan : I. L'inscription de fondation du pont habité de Landerneau.

 

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Voir :

 

Sur la piste du A couronné de Jehan II de Rohan. II : la façade du château de Josselin.

Le duc et la duchesse de Rohan dans les sablières de l'église de Sizun (29).

 

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Le pont de Landerneau est l'un des rares ponts habités d'Europe.

Les ponts habités étaient très répandus au Moyen Âge, puisque chaque pont, dans toutes les villes d'Europe, était surmonté d'habitations. Les incendies, fréquents sur ces ponts en bois, les nombreux accidents de transport fluvial, les crues, les restructurations des centres-villes et la construction de ponts en pierres ont causé la disparition quasi totale de ces ponts. Seule une poignée de ces ponts habités subsiste aujourd'hui en Europe et répondent encore à la définition du pont habité (habitations, rue passante).

Il existe 35 ponts bâtis en Europe, dont six son toujours habités. Le Finistère en compte deux (Landerneau et Pont-L'Abbé). Le troisième exemple français se trouve à Narbonne. On en trouve trois en Allemagne : La Krämerbrücke (« pont des Épiciers ») à Erfurt, Der Heilig Geist Spital à Nuremberg, et le Vieux Pont sur la Nahe à Bad Kreuznach.

Le Ponte Vecchio, à Florence, n'est pas habité à proprement parler (lieu de résidence). On cite aussi, au Royaume-Uni, le Pulteney Bridge à Bath (Angleterre). Le pont de Lovetch en Bulgarie,s'apparente plus à un pont couvert.

Le pont de Rohan, à Landerneau existe sans-doute dès le XIIe siècle, et certainement en 1336, probablement en bois. Il réunit deux régions du Finistère, le Léon au nord, et la Cornouaille. Il joue donc un rôle économique majeur, et son contrôle, pour un pouvoir politique, est crucial. Tombé en ruine, il  a été reconstruit en pierre en 1510 par Jean II, vicomte de Rohan et de Léon, comte de Porhoët, arrière-petit-fils du connétable Olivier de Clisson, immensément riche et immensément puissant, mais qui ne put jamais réaliser son rêve, devenir duc de Bretagne. Afin de remplir les caisses de sa trésorerie, le pont portait alors un moulin et une pêcherie des saumons remontant la rivière. Les habitations ne s'y  installèrent qu'au XVIIe siècle.

Ce pont, situé à l'embouchure de l'Élorn, est soumis aux marées.  Il repose sur six arches, dont la troisième est la plus ancienne. Les maisons couvertes d'ardoises sur les deux façades sont endommagées par des incendies au XVIIe siècle, puis agrandies par des constructions sur pilotis.

 

 

Le pont habité de Landerneau, photographie lavieb-aile.

Le pont habité de Landerneau, photographie lavieb-aile.

Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016,  photographie lavieb-aile.
Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016,  photographie lavieb-aile.
Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016,  photographie lavieb-aile.
Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016,  photographie lavieb-aile.
Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016,  photographie lavieb-aile.

Panneau affiché sur le pont de Landerneau, et exposition extérieure 2016, photographie lavieb-aile.

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L'inscription de fondation (1510).

 

Cette pierre de fondation du pont se trouvait jadis au dessus de la porte  du moulin que le vicomte Jehan II avait fait bâtir. Elle a été démontée en 1897, après la destruction du moulin.  Longue de 1,50 m et large de 0,40 m, elle est en kersanton, célèbre roche de la rade de Brest qui comporte plusieurs variétés. ici, c'est la variété noire, à grain fin, la plus estimée, celle des plus beaux calvaires sculptés par Roland Doré,  qui a été choisie.  Son inscription en lettres gothiques se déchiffre ainsi:

« : Lan mill VCC X [1510], hault + puissant jehan, viconte de rohan, comte de porhoët / signeur de leon, de la garnache, de beauvoir sur mer et de bleign fist fa[i]re : / ces pontz + mouli~s au devis de m[aître] saget p[rocureur], et jehan le guiryec rece[veur] de ceste ville ».

Ou pour simplifier : « L'an de grâce 1510, hault et puissant Jehan, Vicomte de Rohan, Comte de Porhoët, seigneur de Léon, de la Garnache, de Beauvoir-sur-mer et de Bleing fit faire ces pont et moulin au devis de maître Saget procureur, et Jehan Le Guiryec receveur de cette ville ». 

Marc Saget, le procureur fiscal, et Jehan Le Guiriec (ou Le Guirieuc), le receveur domanial, étaient deux des personnages en vue  de l'administration seigneuriale locale, et le second percevait les revenus locaux et s'occupait du financement du nouveau pont. Jehan II , en échange de la construction du pont et de son entretien, avait fait établir un péage (perçu par le meunier) pour tout bétail, tout cheval et toute charretée qui l'empruntait. 

Une frise constituée des macles de Rohan encadre ce texte. Ces macles (losanges percés en leur milieu d'un autre losange) sont les meubles héraldiques des armoiries des seigneurs de Rohan,  De gueules [rouge] à sept macles d'or, posées 3, 3, 1. Ces armoiries furent adoptées par Geoffroy de Rohan entre 1216 et 1222, puis l'écu de gueules sera bordé d'argent par  Pierre de Rohan dit « Pierre de Quintin » (1456-24/06/1491), baron de Pontchâteau, baron consort de Quintin, seigneur de La Garnache. Ce n'est qu'à partir de 1552 et 1575 que Henri Ier de Rohan portera le nombre de macles à  à neuf (de gueules à 9 macles d'or, posées 3, 3, 3).

 

Sur l'inscription, j' en compte 32 1/2 en frise continue en bas, 3 de chaque coté entre des rinceaux, mais la ligne haute est constituée de 5 macles /un A / 4 macles / un A / 4 macles / un A / 4 macles / un A / 4 macles / un A / 5 macles. Au total, 64 macles 1/2.

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Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

Panneau affiché sur le pont de Landerneau, photographie lavieb-aile.

Panneau affiché sur le pont de Landerneau, photographie lavieb-aile.

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C'est l'un des plus beaux exemples de paléographie gothique. Le texte débute par un deux-points, élégamment inclus dans une sorte de clef.  J'admire l'élégance du X correspondant au chiffre 10, la finesse avec laquelle est sculptée la double barre des-a-, la queue du jambage du -n- , le sigle ressemblant à un + qui remplace par élision la conjonction -et- ; je remarque,  sur la seconde ligne, les lettres conjointes (et), ou encore, à la troisième ligne, pour le mot moulins, le tilde qui remplace le-n- et qui est placé entre le -i- et le  -s- .

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Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

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Je poursuis ce petit jeu d'observation sur la suite du texte. Tous les -a- ne se ressemblent pas, et celui de "puissant- est remarquable. Dans les mots "de la garnache", le -e- de "de" est conjoint au -d-, mais sa boucle vient joliment se fondre avec le -l-. Et cetera.

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Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

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Mais c'est le moment de remarquer le A couronné qui sépare les groupes de 4 macles.  Quelle est sa signification? Je trouve vite la réponse : c'est le "chiffre" ou monogramme du vicomte de Rohan, qui résume en une lettre la fière devise de la famille : "A PLUS". Autrement dit, "Toujours plus haut", une incitation à un surpassement de soi (ou de sa fortune).  C'est plus exactement son cri d'armes : "A plus Rohan". Le cri diffère de la devise par sa brièveté. "Le cri d'armes n'est autre chose qu'une clameur conçue en deux ou trois paroles prononcées au commencement ou au fort du combat ou de la mêlée, par un chef ou par tous les soldats ensemble, suivant les rencontres et les occasions ; le cri était personnel au général de l'armée ou au chef de chaque troupe." (source).

 

La devise de Rohan deviendra plus tard (j'ignore quand) la fameuse formule "Roi ne puis, Duc ne daigne, Rohan suis". 

La couronne fleuronnée qui coiffe la lettre A est crénelée par un certain nombre de perles, mais de façon trop imprécise pour dire s'il s'agit d'une couronne héraldique de comte ou de vicomte. 

La lettre A est formé par des morceaux de bois écotés. Ce n'est pas un hasard, une fantaisie décorative, comme nous le verrons dans l'article suivant. Et ce n'est certainement pas un hasard non plus si la barre transversale du A n'est pas droite, mais est cassée en V. En effet, elle forme ainsi une macle. 

Les macles.

 Les macles (du latin macula = tâche) sont, en minéralogie, une inclusion sombre de carbone ou d'argile formant un X ou une croix en section au sein d'une variété d'andalousite nommée chiastolite (du grec kiastos = marqué d'une croix) . 

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Lame mince de schiste à andalousite : http://espace-svt.ac-rennes.fr/applic/huelgoat/huelg-6.htm

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Voir l'image du blog de Pierre Jézequel provenant des Salles de Sainte-Brigitte http://rosquelfen-pj.blogspot.fr/2013_01_01_archive.html

 

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Il existe de très nombreux gisements dans le monde, mais particulièrement sur les terres du seigneur de Rohan, en Finistère, (Parc-au-Duc,  à Plourin-lès-Morlaix ;  Le Mur, Plouigneau) et en Morbihan, au lieu-dit "Salle de Rohan" (Sainte-Brigitte, Pontivy, Morbihan). Ce site célèbre pour ces grands cristaux de chiastolite développé dans les schistes ordoviciens par thermométamorphisme du granite de Rostrenen est si abondant en "pierre de macle" , prismes de section presque carrée, à tel point que les vicomtes de Rohan placèrent sept macles d'or sur leur blason (Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat, 2014 ) (Marc Gilbert de Varennes a écrit en 1640 : « Vers le chasteau des Salles sont tous marquez de temps immémorial de ces figures de macles, et que ca esté de là que les premiers Barons de ces terres fort nobles ont chargé leurs armoiries ».) :

"Le château des Salles de Rohan, dit aussi Penret, ou encore Pen-Raithé, situé dans la forêt de Quénécan, à la limite de Sainte-Brigitte et Perret, édifié initialement sur les ruines d’une motte féodale par un vicomte de Rohan, Alain Ier de Rohan, en 1128, est reconstruit à la fin du XIVe siècle par Alain VIII de Rohan. Le terme « Salles » vient de l'ancien français et désigne un logis. Le château des Salles de Rohan appartient au réseau de forteresses des Rohan (Pontivy, Josselin, etc). Il contrôle un site connu très tôt pour la fabrication du fer : on voit encore, sur la plage de l’étang, des concrétions de cristaux d’oxyde de fer, les fameuses “macles” qui ornent le blason des Rohans. Minerai et charbon de bois issus de la forêt de Quénécan alimentèrent le premier haut fourneau de Sainte-Brigitte créé dès 1440 par Alain IX de Rohan. "

http://csem.morbihan.fr/dossiers/sigm/FicheSiteGeol18.htm

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Macle_(cristallographie)

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Geoffroy de Rohan adopta entre 1216 et 1222, les armes  « De gueule à sept macles d’or, trois, trois, un ».

Le blason actuel  De gueule à neuf macles d’or, trois, trois, trois, aurait été adopté par Henri 1er de Rohan entre 1552 et 1575.

On peut penser, bien que j'ignore quelle raison a conduit Geoffroy a adopté les macles sur son écu, que ses descendants y ont vu une marque typique et emblématique du sous-sol de leur fief, et même, plus tard, de la richesse économique que leur confère le contrôle et le développement de la sidérurgie et de l'exploitation des fourneaux de fonte, et des forges. Selon Jean Ogée (1779), on compte 30 "grosses forges" ou "forges à bras" (parce qu'on les transportait d'un endroit à un autre) dans la Vicomté de Rohan et la forêt de Loudéac en 1460. Cette dernière comptait en 1400 plus de 40 000 arpents de terrains plantés en futaie et taillis.

Dès lors, le A en branches écotées autour d'un losange central peut être considéré comme une référence à cette activité économique, source de prospérité.

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Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation du pont de Landerneau (1510), photographie lavieb-aile.

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Une autre inscription de 1510 : la chapelle de Bonne Encontre à Rohan.

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 La chapelle Notre-Dame de Bonne-Encontre, édifiée par Jean II de Rohan sur le passage d'un pont pour remplacer l’ancienne chapelle du premier château fort des Rohan de 1104, fut commencée en 1510. Chapelle castrale, elle desservait la forteresse qui s’élevait sur l’autre rive de l’Oust.  Elle conserve, sur sa façade extérieure, une inscription gravée lors de sa fondation et, sur ses contreforts, des « A » majuscules faisant référence à la devise des Rohan. L’intérieur rappelle aussi la puissance des Rohan puisque leurs armoiries sont représentées sur les clefs de voûte.

Je n'ai pas pu visiter l'intérieur. Je me base sur les descriptions en ligne « les clefs de voûte sont ornées des armoiries maclées et du fameux A couronné ». Les consoles de pierre des piles est de la croisée sont agrémentées par des armoiries : l’une, « de gueules à 9 macles d’or », blason des Rohan, est confortée par une deuxième « mi-partie de Rohan, six macles et mi-parti de Bretagne, deux hermines (rappelant l’union de Jean II avec Marie de Bretagne) », Mussat, André, art. cit., 1997, p. 240-241 ; Gicquel, Yvonig, op. cit., p. 450-453.

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Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

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"Cette chapelle en granit et en schiste, de style gothique, comprend une nef, un transept et une abside polygonale flanquée au nord d'une sacristie. Cette sacristie ouvre directement sur le chur par une large arcade qu'une clôture en bois de châtaignier coupe sur la moitié de sa hauteur. Dans celle-ci sont ménagées deux portes, l'une donnant accès à la sacristie, l'autre fermant l'escalier de la chaire. L'intervalle est rempli par deux panneaux ajourés et sculptés, qui en encadrent un autre en deux parties également ajourées et sculptées, au-dessous de ces panneaux, lambris de serviettes. Sur le transept nord, tourelle contenant un escalier à vis menant au comble. L'entrée principale est sur le côté sud de la nef et comporte un arc plein cintre mouluré accompagné d'une accolade concentrique avec fleuron et crochets. Les armoiries situées à l'extérieur sous les glacis supérieurs des contreforts, ont été bûchées à la Révolution." http://www.loomji.fr/rohan-56198/monument/chapelle-notre-dame-de-bonne-encontre-saint-samson-42385.htm

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Porte de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

Porte de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription de sa fondation est gravée en lettres gothiques et vers rimés sur une pierre de la façade sud, à gauche de la porte :

« Lan que dist fust mill cinq centz X 

 Jehan de Rohan me fist bastiz 

 Et rediffier a honneur

 Hucheloup en fust le miseur

Et affin que mon non ne celle 

 De bone encontre lon mapelle ». 

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Inscription de fondation de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

Inscription de fondation de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Encontre, Rohan. Photographie lavieb-aile.

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Le vicomte de Rohan possédait  le cinquième de la Bretagne, avec des revenus annuels de 7500 livres liés à ses fiefs  :

  • Le Porhoët, avec les châteaux de Pontivy, de La Chèze, de Rohan et de  et de Josselin, et l'enclave de Lohéac.
  • le Léon, avec les châteaux de La Roche Maurice et de la Joyeuse Garde (La Forest-Landerneau),
  • La Presque-île de Crozon (auparavant possédée par les seigneurs de Léon), ce dont témoigne encore les macles des armoiries de la commune,
  • le fief de Quemenet (autour de Pluguffan), en Cornouaille —également une ancienne possession des seigneurs de Léon—,
  • Le Goelo
  • la région de Bourgneuf en Finistère,
  • Les "Fiefs du Léon" (Brangolo, Inzinzac)
  • Fresnay et Blain, avec les chateaux du même nom,
  • Les Marches, en Vendée ou Bas-Poitou avec  le château de la Garnache, possession d'Olivier de Clisson, et la seigneurie de Beauvoir-sur-mer.

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Carte : Copyright Y. Guicquel P. Morvan, en ligne https://abpo.revues.org/63

 

 

 

"Jean II de Rohan est qualifié de « premier baron de Bretagne » par les États de Bretagne réunis en 1486 : il est donc le deuxième personnage du duché après le duc François II en personne. Non seulement ses domaines couvrent un cinquième du duché, outre quelques possessions dans le royaume de France, mais il est apparenté à la famille des Montfort, détentrice du trône de Bretagne depuis plus d’un siècle. En effet, son grand-père maternel n’est autre que le duc Jean IV ; quant à son épouse Marie de Bretagne, elle est elle-même la fille du duc François Ier et belle-sœur du duc François II. Jean II de Rohan n’était donc ni plus ni moins que le beau-frère du duc de Bretagne lorsque la guerre fut déclarée en 1487. Pourtant, les relations entre les deux hommes furent le plus souvent orageuses. Entre 1470 et 1488, François II confisque à quatre reprises les biens du vicomte et le détient même dans ses geôles, pendant plus de trois ans, pour complicité de meurtre. Il faut savoir que le grand projet de Jean II de Rohan est de faire accéder sa lignée à la couronne ducale et qu’en l’absence d’héritier mâle, il envisage un mariage entre son fils et la fille du duc, la jeune Anne. " D'autre part, Il était, avec Jean de Chalon, prince d'Orange, l'héritier présomptif de la duchesse Anne, jusqu'à ce que celle-ci mette au monde ses enfants. 

Lire : Jean Kerhervé Noblesses de Bretagne: du Moyen âge à nos jours page 106

Image L. Guitton 2007 https://abpo.revues.org/63

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En 1510, année de deux inscriptions lapidaires  étudiées, Jean II de Rohan a 58 ans, et les jeux sont faits.

Son fils aîné François, qu'il voulait unir à la duchesse, est tombé à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en juillet 1488. La même année, le duc s'empare du château de Josselin et le démolit

partiellement ; il ne lui sera rendu que par Anne de Bretagne, et il le transformera en château Renaissance entre 1490 et 1510.

Anne de Bretagne est devenue duchesse, puis a épousé le roi Charles VIII en 1491, et Louis XII en 1499, a donné naissance la même année à sa fille Claude, qui épousera en 1514 François Ier. En 1505, c'est Jehan II qui a accompagné la reine Anne dans la visite de son duché, notamment à Brest, Le Folgoat et Morlaix. En 1504, le roi lui octroie le renouvellement du droit de billot (produit d'une taxe sur les boissons) pour reconstruire ses villes et places-fortes (La Roche-Maurice  a été démantelé en 1489 par les troupes françaises). Après la mort de son second fils Jean en 1505, son principal héritier est alors Jacques de Rohan (qui se mariera mais décédera sans descendance). Son cinquième fils, simple d'esprit, devient malgré tout (et sous la tutelle effective de l'abbé de Daoulas Jean de Largez)  évêque de Cornouaille (Quimper) en 1501 mais sa consécration a lieu en avril 1510. C'est  en 1507 qu'il fait bâtir à Quimper le palais épiscopal (la Tour de Rohan et son escalier en palmier).

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SOURCES ET LIENS.

— Ponts habités :

https://www.youtube.com/watch?v=uyrdfSeN8Wk

http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=1658562

http://fr.topic-topos.com/pierre-gravee-landerneau

— GICQUEL (Yvonig), 2014 Jean II de Rohan oul'indépendance brisée de la Bretagne, Coop Breizh, Jean Picollec Ed. 

— GUITTON (Laurent)  Un vicomte dans la cité : Jean II de Rohan et Dinan (1488-1516) p. 7-37

https://abpo.revues.org/63

—Site Découvrir Rohan-Histoire.

http://www.rohan.fr/histoire_machine.html

— Histoire de Rohan : http://www.rohan.fr/pdf/histoire_de_rohan.pdf

http://www.tourisme-pontivycommunaute.com/Fiche/Detail/340/Preparer-son-sejour~Patrimoine-et-decouvertes~Patrimoine-culturel/CHAPELLE-NOTRE-DAME-DE-BONNE-ENCONTRE/

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