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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 23:08

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Résumé.

En 1681, les fabriciens de La Martyre François Quentric et I. Kerraoul firent exécuter par l'architecte et sculpteur de pierre Jean Le Bescont (actif vers 1664-1682 sur huit paroisses) une grande vasque ou "piscine" afin de la remplir chaque dimanche d'eau bénite pour la répartir ensuite dans les bénitiers muraux. Ils suivirent ainsi l'exemple de Ploudiry, la paroisse-mère dont La Martyre était une trève, qui avait fait tailler un an auparavant par le même artisan une piscine analogue. Ils y firent graver la formule Haec aqua benedicta sit nobis salus et vita, "Que cette eau bénite soit pour nous salut et vie" formule liturgique d'aspersion lustrale attestée sur d'autres bénitiers.

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Objet classé Mh PM29000548.

Dans l'église de Saint-Salomon à La Martyre, une vasque de pierre portant le chronogramme de 1681 est désignée par les principaux auteurs, Base Palissy et René Couffon en tête, comme un bénitier. J'y voyais pour ma part une cuve baptismale. Certes, les deux éléments sont destinés à contenir et à distribuer l'eau bénite. Certes aussi, la conversion de fonts baptismaux en bénitier est attestée. Mais on trouve les fonts baptismaux en titre, datés de 1635 par une inscription du baldaquin. 

Cette cuve, que l'on découvre juste après avoir franchi la porte d'entrée, sur sa gauche, est placée en face d'un bénitier intégré à un pilier : sa fonction de bénitier ferait donc double emploi.

D'autre part, au lieu d'être adossée à un mur ou un pilier par une face plate, c'est une sculpture en ronde bosse, dont on fait le tour.

Cette cuve est monolithique, ovoïde, évasée,  aux flancs ornés de godrons, et ornée de têtes de chérubins. Elle mesure (Le Seac'h) 1,12 m de haut, 1,14 m de large et 0,82 m de profondeur.  Elle repose sur un pied en double volute  à galons plats. Entre les volutes, un enfant ou angelot aptère ("buste de femme en cariatide" pour l'Inventaire) est  accroupi, les mains posées sur les cuisses. Sa nudité est atténuée par un linge qui passe en diagonale de l'épaule gauche vers son bassin, avant de disparaître entre ses cuisses ; et ce sont sans doute ses extrémités, soigneusement pliées, qui sont croisées en V derrière les jambes et divergent de chaque coté des chevilles. 

La taille singulière de ce bénitier, et sa ressemblance avec des fonts baptismaux, s'éclairent par le rapprochement établie par Emmanuelle Le Seac'h (2014, p. 299) avec un bénitier de Ploudiry (dont La Martyre était une trève). Car ce dernier, daté de 1680, est mentionné dans les archives paroissiales : le sculpteur, Jean Le Bescont, reçoit 24 livres « pour une grande piscine en pierre de Kersanton où l'on bénit l'eau tous les dimanches matin et que l'on verse ensuite dans les autres moindres piscines de l'église ». Cette "piscine" (en breton, bénitier se dit piñsin ou pileter ) porte l'inscription LABRVM : PAROAE : AQVAE : LVSTRALIS : 1680 "Cuve de l'eau lustrale de la paroisse" dans laquelle le mot latin Labrum désigne (Gaffiot) "un grand vase, un bassin, une cuve, une baignoire", caractérisés par une grande taille.  Il faudrait donc distinguer par un vocabulaire spécifique les petits bénitiers muraux scellés (de porche, de seuil ou d'ossuaire) , et les grandes vasques sur pied, mobiles si besoin, mieux évoqués par  le terme de piscine. A Ploudiry, une autre piscine avait été réalisée en 1675 , également sur pied, circulaire, avec l'inscription : : CETTE PISCINE A ESTE FAICT FAIRE PAR Y PAPE P. EN SA VIE L.A.1675.

 

Je peux supposer que le grand bénitier de La Martyre, réalisé 1 an après celui de Ploudiry, avait la même fonction de réservoir central  d'eau bénite redistribuée dans les bénitiers muraux, ce qui explique sa morphologie.

Ce dernier est attribué d'ailleurs par E. Le Seac'h au même sculpteur, Jean Le Bescont (vers 1664-1682), également architecte, actif en ses deux ateliers de Landerneau et de Carhaix sur huit paroisses, et auteur de trois séries d'apôtres des porches de Dirinon, Goulven et Locmélar. Ceux-ci sont  caractérisés par "les grands yeux exorbités en amande" ..."des orbites très rondes avec un fin contour et une arcade sourcilière marquée", des lèvres fines et serrées, des mains longues et fines. Or, pour E. Le Seac'h, les trois têtes d'angelots ailés du bénitier de La Martyre ont le même style que les apôtres sculptés par Le Bescont. 

 

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Fonts baptismaux, 1681, église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux, 1681, église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

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La vasque porte les inscriptions sur deux lignes

 : "HAEC. : AQUA : BENEDICTA : SIT : NOBIS : SALVS : & VITA." et dessous : "F : QVENTRIC : F. /  I. K : RAOUL : 1681."

La ligne supérieure suit la lèvre de la cuve, elle est écrite en  minuscules romaines, avec des lettres simples, sans empattement ni ornementation. On note l'emploi du  N rétrograde et de l'esperluette.

La ligne inférieure est disposée de part et d'autre de la tête du chérubin. Elle est écrite en majuscules romaines et en chiffres arabes. N rétrograde. Q sous la forme d'un 9. 

– La première ligne, en latin, Haec aqua benedicta sit nobis salus et vita, peut se traduire par "Que cette eau bénite nous soit le salut et la vie". On la retrouve sur un bénitier de l'église de Pardaillan, de l'église Saint-Aignan en vallée de la Viaur (81), en Vienne à l'église de Leignes-sur-Fontaine. Mais dans les ouvrages liturgiques, elle est mentionnée, rarement,  soit lors l'aspersion d'eau bénite accompagnant l'administration de l'extrême-onction, soit la remise de l'eucharistie à un malade, ou avec modification (Haec aqua benedicta sit vobis salus et vita), lors de l'exorcisme d'animaux. Son emploi n'apparaît donc pas courant, ni pour le baptême, ni lorsque le fidèle se signe avec l'eau du bénitier.

On la trouve aussi sous la forme haec aqua benedicta sit mihi salus et vita et pro ea sunt dimissa peccata venialia mea , ou bien plus brièvement dans Hore beate virginis marie ad usum Sarum [Wolf. Hopyl] Pro Anthonio Vérard, Paris 1503-05 Copenhagen Kongelige Bibliotek CMB Pergament 19 4°  Aqua benedicta sit mihi salus 1503-05, f.10;

– La seconde ligne peut être transcrite ainsi : "F[rançois] Quentric, F[abricien] / I Kerraoul, 1681", puisque le K initial d'un nom est souvent abréviatif de Ker-. Or, un certain Yvon Keraoul "fabrique de N.-D. de La Martyre", apparaît en 1637 avec son collègue Olivier Paugam dans l'établissement d'un marché pour la construction de l'orgue de l'église. Les fabriciens sont désignés dans les familles honorables (et donc riches) de la paroisse, et c'est peut-être son fils Ian ou Ivon qui occupe ce rôle en 1681. Les généalogistes mentionnenent un François de Kerraoul ou Keraoul, Keroul, Keroullé  ca 1628-ca 1670. Il existe de nos jours à la Roche-Maurice une ferme nommée Keraoul.

 

http://gw.geneanet.org/parnoult?lang=it&v=KERRAOUL+(DE)+(KERAOUL)(KEROUL)(KEROULL%C3%89&m=N

http://it.geneanet.org/search/?name=KERAOUL&country=FRA&region=BRE&subregion=F29&place=La%2BMartyre%2C29144&ressource=arbre

http://gw.geneanet.org/katoff?lang=it&v=KERAOUL&m=N

De la même façon, un François Quentric  ( 1632- La Martyre, 1692) est attesté par les généalogistes. François Quentric, époux de Catherine Nicolas, eut cinq enfants (François, Guillaume, Françoise, Marie, Catherine) nés à La Martyre. 

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Fonts baptismaux, 1681, église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux, 1681, église Saint-Salomon de La Martyre. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

CASTEL (Yves Pascal), THOMAS ( ‎Georges-Michel) 1987,  Artistes en Bretagne: Dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime, Société archéologique du Finistère, 1987 - 364 pages

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) , 1988, La Martyre,  Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/MARTYRE.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, p. 298-299.

— SPREV :

http://www.sprev.org/centre-sprev/la-martyre-eglise-saint-salomon/

— Infobretagne : Emploi des ressources de l'église de Martyre

 

http://www.infobretagne.com/martyre-ressources-eglise.htm

http://www.infobretagne.com/enclos-martyre.htm

— http://www.chantony.fr/patrimoine_et_histoire/29_la_martyre.html

Site Bretania  "La Martyre"

Site Bretania "Fonts Baptismaux" (387 réponses)

Sur les fonds baptismaux :

— Dossier pdf "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle avant le XVIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_histav16e/html/fontsbapt_histav16e.html

— Dossier pdf "Cuves baptismales et fonts baptismaux : environnement des fonts"

 http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_envir/html/fontsbapt_envir_image_1.html

— Dossier pdf : "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle au XVIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_hist16e/html/fontsbapt_hist16e.html#fig5

— Dossier pdf : "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle au XVIIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_hist17e/html/fontsbapt_hist17e.html#fig12

— https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonts_baptismaux

— Les Fonts baptismaux d'Hildesheim (Ier tiers XIIIe) :

La bande la plus basse montre quatre figures humaines, qui soutiennent toute la cuve. Ce sont des personnifications des quatre fleuves du jardin d'Eden ( Genèse 2: 10-14 ). Chacun d'eux se déverse sur l'eau de la vie: Les quatre figures sont clairement distinctes par les vêtements, la posture, et la coiffure et symbolisent les différentes classes et phases de la vie. Dans une petite zone au- dessus de leurs têtes, ils sont identifiés par les vertus cardinales : la modération, le courage, la justice et la sagesse. 

https://en.wikipedia.org/wiki/Baptismal_font_(Hildesheim)

— Les fonts de Saint-Clément (Aisne) :

https://inventaire.picardie.fr/dossier/fonts-baptismaux-cuve-baptismale-a-infusion/395d3f40-a71e-4372-88ef-07dc9b844074

— A_Twelfth_Century_Baptismal_Font_from_Wellen_The_Metropolitan_Museum_Journal_v_44_2009 (1).pdf

Baptismal font. Wellen, Limburg, Belgium, 1155–70. Bluestone . The Metropolitan Museum of Art, The Cloisters Collection

In the Ordo romanus, the ritual of blessing the baptismal water alludes to the four rivers of Paradise—the Gehon, the Phison, the Tigris, and the Euphrates—that “water all of the earth,” like the waters of holy baptism. Patrologia Latina, vol. 78, “Romani Ordines,” 21, cols. 1015–16, and 42, col. 956. In early Christian iconography, the rivers of Paradise, associated with the Evangelists in the prayers of Saint Cyprian (ca. 200–258) and by Saint Augustine in the City of God,( Ibid., vol. 3, col. 1110, and vol. 31, col. 395) issue from human or lions’ heads. The four human heads on the Cloisters font are homogeneous enough in design to permit an interpretation of them as personifications of the rivers of Paradise, but the diversity among the heads on a number of other fonts prevents any such generalization. Despite their rather reassuring features, the heads may also have served an apotropaic function.

 FAVREAU (Robert), 1995, Les inscriptions des fonts baptismaux d'Hildesheim, Baptême et quaternité Cahiers de civilisation médiévale  Année 1995  Volume 38  Numéro 150  pp. 116-140

http://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1995_num_38_150_2609

— MÂLE ( Émile), 1922 L'art religieux du XIIe siècle en France : étude sur les origines de l'iconographie du moyen age

https://archive.org/details/lartreligieuxdux00mluoft

— MÂLE ( Émile),  L'art religieux du XIIIe siècle en France: étude sur l'iconographie du Moyen ... 1898

https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n7/mode/2up

page 20 : https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n45/mode/2up/search/lion

page 55 Honorius d'Autin  :https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n79/mode/2up/search/lion

page 149 Fonts baptismaux 4 fleuves https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n175/mode/2up/search/fonts

—MÂLE ( Émile), 1922, L'art religieux de la fin du Moyen Age en France : étude sur l'iconographie du Moyen Age et sur ses sources d'inspiration, 1922,

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/n7/mode/2up

— BOGAERT (P-M.) J.-Fr. Gilmont La première Bible française de Louvain (1550)  Revue théologique de Louvain  Année 1980  Volume 11  Numéro 3  pp. 275-309

http://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1980_num_11_3_1779

REUSENS, (Edmond Henri Joseph),1885, Éléments d'archéologie chrétienne :

https://archive.org/stream/lmentsdarchologi01reus#page/178/mode/2up/search/fleuves

— VIOLLET-LE-DUC "Fonts", in Dicionnaire raisonné de l'architecture française

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Fonts_(Baptismaux)

— Fonts baptismaux de la Somme :

http://www.richesses-en-somme.com/patrimoine-des-%C3%A9glises/fonts-baptismaux/fonts-bapt-du-10e-au-13e-si%C3%A8cle/

— Fonts de saint Barthélémy à Liège

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonts_baptismaux_de_Saint-Barth%C3%A9lemy
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Published by jean-yves cordier - dans La Martyre Fonts baptismaux
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:57

 

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Je  découvre ces fonts baptismaux dans la pièce (qui sert de débarras et est encombrée de meubles, bannières démodées et panneaux) qui se trouve immédiatement à gauche de la porte d'entrée.

Il s'agit d'une cuve de kersanton (?), ovoïde, à la base creusée de 16 ou 18 godrons, scellée à un fût cylindrique (plus ancien ?) dont la tête et le pied sont sculptés de rinceaux et de masques. Quatre chérubin marquent le centre des quatre faces, et, inspiré par l'exemple tout proche des fonts baptismaux de l'église du Faou, on peut penser qu'ils représentent les quatre fleuves du Paradis. Néanmoins, ici, ils ont la bouche fermée et n'ont jamais servi à l'évacuation de l'eau. Sur une des faces est sculpté un blason au lion ou plutôt au léopard (la tête est vue de face) passant . Ce sont les armoiries des vicomte du Faou, d'azur au léopard d'or.  C'est Marie Françoise de Guémadeuc, nièce de Toussaint du Beaumanoir, qui en sa qualité d'héritière du titre donna l'autorisation de placer des fonts baptismaux dans l'église de Rumengol (Billant, 1924).

 

 

Une cuve déversoir est placée à son flanc sud. Toutes les deux sont fermées par un couvercle en plomb.

Ma première tâche est d'en relever l'inscription qui en fait le tour, en capitales romaines sur un cartouche en réserve.

 

Y : BAVT : F :  1660 : A NOSTRE : DAME : DE : TOVT : REMEDE.

"Y[ves] Baut. F[abricien]. 1660. A Notre-Dame-de-Tout-Remède"

Cette inscription a déjà été relevée par André Mussat puis par René Couffon, avec une seule erreur (A. BAUT), le remplacement des deux-points par des points, et du V par un U :  "A. NOTRE. DAME. DE. TOUT. REMEDE. A. BAUT. 1660".

 

Au XVIIe siècle, Rumengol continue à être un célèbre pèlerinage : en 1660, le Père Maunoir, le grand prédicateur jésuite, prêche une mission à Hanvec, d'où dépendait toujours la « trêve » de Rulmengol, et son disciple  M. de Trémaria,  conduisit au pèlerinage de la Vierge une procession de dix mille pèlerins.

La mention du nom de la Vierge vénérée ici est intéressante puisqu'elle succède de peu à celle du cadran solaire : en 1638, celle-ci indiquait A NOTRE DAME DE REMETOLL. J'emprunte à l'article Wikipédia Rumengol son commentaire étymologique :

 

"Les graphies françaises varient de Remangol (1173), à Rumengol (1225), Runmengol (1460), Remungol (1535), Rumengoll (1686), transcriptions plus ou moins fantaisistes d'un breton surtout oral. De même le sens du toponyme est resté mystérieux et a donné naissance à des interprétations aussi nombreuses que fantaisistes.

Certaines propositions, édifiantes, datent du XVIIe siècle. Une étymologie populaire fait notamment référence à Notre-Dame de Remet-Oll (« Notre-Dame de Tout Remède). Le cantique breton "Itron Varia Rumengol" (Madame Marie de Rumengol) fait référence à cette "puissante vierge de tout-remède" (Gwerc'hez galloudus Remed-oll, en breton) "pour la santé du corps et de l'âme" (yehed ar horv hag an ene)."

Je complète cela du texte rédigé en 1924 par l'abbé Billant, dont la synthèse n'en est pas moins dépourvue de parti-pris :

1°) Les uns, à la suite d'Albert Le Grand et de Fréminville, proposent  ru mean gou-lu , (la pierre rouge de lumière), par allusion au dolmen rougi de sang et consacré à Teutatès, le dieu père de la lumière. C'est l'explication qui s'accorde le mieux avec la poésie et la légende.

2°).- D'autres, s'appuyant sur le cartulaire de Landévennec, citent un passage où il est fait mention de la pierre de Guénolé, et proposent  ru mean Guenol , (la rouge pierre de Guénolé), Saint Guénolé ayant en effet , transformé la pierre druidique en un sanctuaire chrétien. (Le cartulaire, fixant les limites d'une donation de terrain, émet ces termes: « usque ad petram quae dicitur Padrum Sancti Vingolei in quâ sculptum est signum '' sanctae crucis », c'est-à-dire, «  jusqu'à la ''pierre dite Pierre de Saint Guénolé, dans laquelle est sculpté le signe sacré de la  croix ". (Donation faite par une charte du comte Grallon vers 930).

-3°). D'aucuns ont dit: run-mean-oll  , (la hauteur toute pierreuse), par allusion à la topographie du lieu et à la nature du terrain.

4°). Plusieurs font remarquer que l'emploi du mot Remengoll est aussi ancien et aussi répandu que celui de Rumengol, (les comptes et actes des XVIIe et XVIIIe siècles en font foi), et croient que l'on a d'abord prononcé  Intron Varia re 'n em goll , (Notre- Dame de ceux qui périssent, ou plutôt,  de ceux qui vont périr).

. 5°). - Enfin, le sentiment qui a prévalu et· semble avoir été adopté depuis de longues .années est que "Intron Varia. Rumengol " serait venu de Intron Varia remed oll , (Notre-Dame de Tout Remède). Le cadran solaire qui domine le portail sud est surmonté d'une inscription conçue en ces termes: « A Notre-Dame de Remet-oll, 1638 "· Aux fonts baptismaux l'on trouve la même inscription en français: « A Notre-Dame de Tout Remède, 1660 ". Enfin un grand nombre d'actes du XVIe et du XVIIe siècle désignent l'église de Rumengol sous le nom ·de « chapelle de Notre-Dame de Tout-Remède ». , Il semble que cette dernière interprétation adoptée au moins depuis trois cents ans a pour elle une prescription suffisante pour être maintenue; et quoi qu'il en soit des autres versions, celle-ci nous apparaît comme un titre de gloire pour le premier sanctuaire érigé à la Sainte Vierge parmi nous.

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Je ne trouve pas de renseignement sur Y[ves] Baut, mais je remarque qu' au Faou (à 3 km d'ici) la maison, située 2, place des Halles (XVI-XVIIème siècle), était en 1630 propriété de Allain Le Bault et de Francoise Bellanger.

Il faut élargir la recherche avec les graphies LE BAUT, LE BAULT , LE BOT et LE BAOT.

On trouve alors sur un forum généalogiste par Joel Morvan les indications suivantes concernant  Yves Le Bault et son frère Jean, demeurant Kerazeas, à Rumengol (alors trève de la paroisse de Hanvec) et leur frère Jean demeurant Rulann à Rumengol, fils de Jean Le Bault et d'Amice TROMEUR (née le 14 février 1631 à Quimerc'h). Cet Yves Le Bault est né en 1676, il n'est donc pas l'auteur de l'inscription. Néanmoins, la consultation de ces documents permet d'attester l'existence de ce patronyme à Rumengol, de connaître les lieux-dits qui lui sont associés, et les alliances de cette famille. Notamment celle avec Jacques Ballay, de Penanprat en Rumengol, auteur de l'inscription de la sacristie de l'église de Rumengol en 1694.

 

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=20410&start=15  :

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=11514

Les aveux concernant la terre de Kerandistribil en Quimerch retrouvés en série 57 J 81 (Fonds Traounouez), notaire au Faou)

" 30//11/1684 : IMG 8353/8354/8355/8356 
Devant nous nottaires de la cour et vicomté du Faou avec debeüe soubmission et prorogation de juridiction y juré ont comparus en leur personnes JAN LE BAULT &
YVES LE BAULT du lieu de Kerazeas paroisse de Hanvec, faisant tant en privé que pour autre JAN LE BAULT leur frère du lieu de Rulann audit Hanvec et autres leurs consorts, FRANCOIS QUINTIN du lieu de Pennanoat en la dite paroisse de Hanvec, JAN BALLE du lieu de Pennaprat Rumengol faisant pour soy et pour ANNE LE GALLOU du lieu de Garzangoff paroisse de Quimerch en consortie avec le dit YVES LE BAULT et FRANCOIS LE GOASGUEN du bourg de Rumengol faisant tant pour soy que pour DENIS LE GOASGUEN, GUILLAUME LE GOASGUEN, FRANCOISE LE GOASGUEN & JACQUETTE LE GOASGUEN ses frères et soeurs, lesquels sont confessants et cognoissants avoir tenir et que defaict ils tiennent de et soubs Escuier Hervé Du Bot Seigneur du dit lieu, les Salles, Lohan, ...scadec et Kerlecun en seigneurie de ligence avec les debvoirs seigneuriaux lors que le cas y eschoit, le dit lieu et village de Kereuzennic et terres en dépendants, ainsi qu'ils sont cy après describés, scavoir : 
Les dits
JAN & YVES LE BAULT une 1/9 ème partie … escheues aux dits LE BAULT par acquest de deffuncts NICOLAS QUINTIN & JAN QUINTIN père et fils, le dit FRANCOIS QUINTIN les 2 parts dudit lieu et terres ... escheues audit QUINTIN par acquest de YVES LE GOFF et de la succession de PAOL QUINTIN son père, et audit JAN BALLE audit nom est eschue par acquest fait de SEBASTIEN GUILLOU et YVES GALLOU un parc ..., à la ditte ANNE LE GALLOU est escheu de succession de NICOLAS LE GALLOU son père ..., plus est escheu audit YVES LE BAULT la moitié d'un journal à faucheur … par acquest faict de SEBASTIEN GUILLOU et YVES GALLOU ..., plus audit JAN LE BAULT faisant pour soy et pour MARYE LE GOFF mère et curatrice de ses enfans mineurs de son mariage avec feu HERVE TRELLU son mary de la paroisse du Tréou diocèse de Léon, soubs laquelle il est fermier, est escheu en consortie avec le dit YVES LE BAULT par acquest fait de FRANCOIS TRELLU & FRANCOISE TRELLU ..., et ledit FRANCOIS LE GOASGUEN audit nom le total d'un parc …, de plus les dits JAN & YVES LE BAULT en privé et faisants pour leurs consorts déclarent tenir soubs le dit Seigneur à mesme tiltre de cheffrante les héritages et terres cy après spécifiés, leur appartenant, scavoir la moitié par succession de deffunct JAN LE BAULT leur père, l'autre moitié par acquest faict de deffunct Escuier Jacques Du Bot son prédécesseur, en premier …, pour payer par an en contribution avec les dits BALLE, QUINTIN, TRELLU et GALLOU scavoir cinq sols monoy d'ancienne cheffrante sur la totalité dudit lieu de Kereuzennic et les dits BAULT en paier sur le dit acquest quatre livres tournois à chacun jour et terme de St Michel au mois de septembre en la maison du Bot à paine du double de la dite cheffrante de cinq sols monoy. Tout ce que dessus les dits advouants cognoissent et confessent contenir vérité, s'obligeants …, faict et le gré pris au bourg de Rumengol soubs les signs des dits JAN & YVES LE BAULT pour soy, de JAN BALLE et FRANCOIS LE GOASGUEN pour soy et celuy de Missire NICOLAS LE BAULT prestre requérant le dit FRANCOIS QUINTIN affirmant ne scavoir signer, à nous nottaires le trentiesme novembre mil six cents quatre vingts et quatre …" 

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" 16/02/1713 : IMG 8357/8358/8359/8360 
Aveu et déclaration spéciffique par tenants et aboutissants des terres et hérittages que jouissent et proffittent au lieu de Thy Kereuzennic ou Kerendistribil sittués en la paroisse de Quimerch, JACQUES
LE BAULT en privé et comme tuteur des enffants mineurs de + GUILLAUME MILLIN et MARIE LE BAULT sa femme, FRANCOIS LE BAULT et CATHERINE LE BAULT veuve de + BERNARD PAPE décédé puis les 3 ans, icelle BAULT épouze dudit MILLIN décédé puis les 6 ans demeurant au lieu de Kerezeas, FRANCOIS QUINTIN veuff de deffunte ANNE GRALL décédée puis les 8 ans demeurant au lieu de Pennanoat, JACQUES BALLAY fils hérittier de deffunt JAN BALLAY faisant en privé et Messire MATHURIN BALLAY, PIERRE BALLAY, JAN BALLAY & YVES BALLAY ses frères demeurant au lieu de Pennanprat Rumengol, NICOLAS LE BAUT faisant pour JAN LE BAUT son père demeurant au lieu de Rulann, SEBASTIEN LE CAM faisant en privé pour DENIS LE GOASGUEN & JANNE LE GOASGUEN enffants de deffunt FRANCOIS LE GOASGUEN décédé puis les « non inscrit » ans et comme mary de JACQUETTE LE GOASGUEN sa femme demeurant au bourg de Rumengol tous paroissiens d'Hanvec et JOSEPH LE BAUT demeurant au lieu de Kereuzennic fils et hérittier de deffunt YVON LE BAUT décédé puis les 3 ans, à Messire Jacques Joseph Du Bot Cheff de nom et d'armes Seigneur dudit lieu du Bot, Escuyer et noble d'ancienne extraction Chevallier et conseiller d'honneur au siège présidial de Quimper et Seigneur des Salles, Lohan, Kerleuz, Kerascoet, Messamer, Stangarbot et autres lieux demeurant en son manoir du Bot susditte paroisse de Quimerch, scavoir lesquels JACQUES LE BOT & JOSEPH LE BOT une neuffiesme partye du lieu et terres comme cy après …, escheus aux dits BAUD des successions de JAN (?) & YVES LE BAUT acquéreurs de JAN QUINTIN & NICOLAS QUINTIN père & fils, et le dit FRANCOIS QUINTIN les deux tiers du dit lieu et terres scavoir … par acquest de YVES LE GOFF et de la succession de PAUL QUINTIN son père décédé puis les « illisible », et audit JACQUES BALLAY en privé et au dit nom de la succession de feu JAN BALLAY son père décédé puis les 10 ans appartient un parc ..., plus audit JOSEPH LE BAUT comme hérittier dudit feu YVES LE BAUT dcd environ 12 ans acquéreur de ANNE GALLOU en son vivant deux journeaux de terre froide …, avec de plus la moitié d'un journal de faucheur dans la prée nommé « foennec trellu » acquis par le dit deffunt de SEBASTIEN GUILLOU …, et aux dits FRANCOIS LE BAUT & CATHERINE LE BAUT en privé et comme curatrisse des enffants de son mariage avec ledit PAPE décédé comme dit est puis les 3 ans comme acquéreur des hérittiers de HERVE TRELLU embonné comme devant …, … escheux aux dits GOASGUEN par la succession de FRANCOIS LE BAOT leur ayeul et bisayeul décédé puis les 33 (?) ans, de plus lequel JACQUES LE BAUT en privé et au dit nom et JOSEPH LE BAOT et NICOLAS LE BAOT au dit nom déclarent tenir soubs le Seigneur du Bot l'autre moitié par acquest de feu Messire Jacques Du Bot Seigneur du Bot une garaine … " 

 

 

Cela confirme (si besoin) que les fabriciens étaient choisis parmi les propriétaires terriens aisés de la paroisse, reliés par des liens familiaux étroits, et dans un périmètre réduit autour de l'église .

 

 

 

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Ce qui m'impressionne, c'est que les deux cuves sont taillées dans un seul bloc. J'ai cherché en vain des traces de scellement, mais non.

 

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Attribution ?

Je ne crois pas que ces fonts ont été attribués à un atelier de sculpture particulier. L'année 1660, appartient  à la période d'activité de Roland Doré, entre 1618 et 1663, et Emmanuelle Le Seac'h  indique que le sculpteur landernéen a réalisé du mobilier liturgique pour les fabriques de Plouédern et de Bodilis, dont les Fonts baptismaux  de Plouédern (1641, avec une cuve godronnée comme à Rumengol) et en partie le baptistère de Bodilis.

Liste chronologique de quelques fonts baptismaux du Finistère (Agrall, 1904):

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Baptismal_fonts_in_Finist%C3%A8re

  • Saint-Jean-du-Doigt fin XVe
  • Plonéour-Lanvern, fin XVe
  • Quimperlé, N-D. De l'Assomption, fin XV
  • Penmarc'h fin Xve
  • Plouégat-Guérand fin XVe
  • Le Faou v.1570
  • Locmaria-Plouzané 1583
  • Pencran 1619
  • Plouedern 1641
  • Lampaul-Guimiliau 1650-1651
  • Commana 1656
  • Guiclan 1658
  • Saint-Rivoal 1661
  • Crozon, 1742

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Le couvercle en plomb est orné de huit chérubins. On distingue sur le bord en pierre quatre trous carrés, plutôt destiné à la fixation d'un couvercle en bois ou de ferrures qu'à un écoulement.

Il y a 25 ans environ, les boiseries des fonts baptismaux  ont été déposées  sans qu' aucune photographie de cet ensemble en place ne semble avoir été prise avant le démontage. En 2011, l'entreprise Le Ber (menuiserie et restauration) avait été chargée d'effectuer une étude sur la possibilité de restaurer et reposer les boiseries. 

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

Fonts baptismaux (1660), église Notre-Dame de Rumengol, photographie lavieb-aile.

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Il faut parler maintenant du long procès que ces fonts entraînèrent.

"En 1660 commence une longue procédure où l'on voit les tréviens de Rumengol essayer de se dégager de leurs obligations envers le prieuré-cure de Hanvec. En 1669, en effet, l'évêque de Quimper et la comtesse douairière du Faou donnent l'autorisation d'élever dans l'église des fonts baptismaux, ce qui provoque une contre-requête du curé de Hanvec. Le différend dura près de trente ans et alla jusqu'au Parlement de Rennes. En 1674, l'officialité de Quimper avait confirmé le caractère trévial de la chapelle, attribuant au recteur (le prieur était alors Urbain de Kerouartz, 1666-1680) le tiers des revenus y afférant. Mais ce n'est que le 21 juillet 1685 que, sur la requête des tréviens, ces fonts furent bénis, et en 1699 enfin on garnissait la piscine." (A. Mussat, 1957)

 

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Quimper, Ar de Kerangal.

https://archive.org/details/architecturebre00abgrgoog

BILLANT (Abbé N.), 1924, Rumengol, son sanctuaire et son pèlerinage, Brest, Imprimerie de la Presse Libérale

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb755cd60bfa806ccd9513f01749829c.pdf

— COUFFON (René) & LE BRAS (Alfred), 1988,  Notice du Faou, Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988, 551 p.  

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FAOURUME.pdf

 

MUSSAT (André), 1957, article -Rumengol, in Société française d'archéologie. Congrés archéologique de France. CXVe Cession, 1957,  Cornouaille. page 165.  In-8° (23 cm), 285 p., fig., carte, plans. H. c.Orléans : M. Pillault, 37, rue du Pot-de-Fer (Nogent-le-Rotrou, impr. Daupeley-Gouverneur).

Notre-Dame de Rumengol Éditeur: s.n., s.d..

Infobretagne :

http://www.infobretagne.com/faou.htm

— http://nd-rumengol-quimper.cef.fr/index.php/vie-de-la-paroisse/ensemble-paroissial/34-rumengol

Photographie des fonts par Henri Moreau en 2008 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:175.Rumengol.Eglise.Le_baptist%C3%A8re.JPG

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Published by jean-yves cordier - dans Rumengol Inscriptions Fonts baptismaux
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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