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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 21:56

Les bannières de la paroisse d'Ergué-Gabéric (29) : Kerdévot, Kerdévot, Fatima, ...Tonkin !

 

      La paroisse d'Ergué-Gabéric (Finistère) possède de belles bannières de la fin du XIXe-début XXe siècle et consacrées à la Vierge et à saint Michel, mais dont l'une, peut-être unique en France, porte la mention TONKIN 1885 : une petite énigme pour les esprits curieux.

 

Ia. Bannière de la chapelle de Kerdévot (1).

Velours bleu, fil d'or, soie.

Inscription : ITROUN VARIA KERDEVOT / SIKOURIT AC' HANOMP. (Notre-Dame de Kerdévot, Aidez-nous)

Figures :

— Vierge à l'Enfant assise, couronnée, vêtue de rouge et d'or.

— Armoiries de la Bretagne, d'hermine plain, couronne ducale, deux lévriers.

— Monogramme marial MA.

— Armoiries pontificales du pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci), pape de 1878 à 1903.

D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout.

La bannière est donc antérieure à 1903.

Restauration par des brodeuses de la paroisse ayant suivie une formation auprès de l'École de broderie d'art de Kemper (crée en 1995) de Pascal  Jaouen.

                       bannieres 0981v

bannieres 1019c

 

Ib. L'envers : la bannière de saint Guinal.    

      SANT GUINAL HOR PATRON PEDIT EVIDOMP 

"Saint Guinal notre patron Priez pour nous".

La bannière porte, outre les couleurs de la Bretagne,  les armoiries d'azur à trois épis de blé d'or, tigés et à la feuille ployée d'argent de Mgr François-Virgile Dubillard (1900-1907). La devise du prelat Deus adjuvat me et son cri Qui seminat in benedictionibus n'y figurent pas.

A droite se trouvent le monogramme CS qui reste à déchiffrer (Christus ?).

 En bas, deux initiales P.N. "(probablement N comme Nédélec :  La bannière fut l'objet d'une donation de François Nédélec de Kergoant après un vœu d’intercession au début de la dernière guerre mondiale pour la protection des soldats membres de la famille." (grandterrier.net). 

 

                                   127c

 


IIa. Bannière de la Vierge de Fatima.

Velours vert, broderies or. Non datée. 

Inscription ITRON VARIA FATIMA PEDIT EVIDOMP ( Notre-Dame de Fatima, Priez pour nous).

Monogramme marial MA.

 

                             bannieres 0983v

 

IIb Bannière des Prisonniers.

L'envers de cette bannière est consacrée aux prisonniers de guerre de la Seconde Guerre Mondiale. (photographie prise en septembre 2014 au pardon de Kerdévot).

ERGUE VRAZ ANAOUDEGEZ VAD TUR

 FND PRIZONNIER A.P 1945.

 

"Ergué-Gabéric Reconnaissance éternelle"

 122c

 

 

IIIa. Bannière de saint Michel.

Velours rouge, broderie or et argent.

— Armoiries ducales de Bretagne d'hermine plain, deux lévriers colletés, devise DOUE HA VABRO (Dieu et Patrie ?).

— Initiales M.C en haut à gauche (donateur ?)

— Inscription QUIS UT DEUS.

Quis ut Deus ? est une phrase en latin signifiant « Qui est comme Dieu ? » et qui est une traduction littérale du nom Michel (hébreu : מִיכָאֵל, translittéré Micha'el ou Mîkhā'ēl). La phrase Quis ut Deus ? est particulièrement associée à l’Archange Michel. Dans l’art, Saint Michel est souvent représenté comme un guerrier angélique armé d’un casque, d’une épée et d’un bouclier, en train de terrasser Satan qui est identifié soit sous la forme d’un dragon soit sous un aspect humain. Le bouclier porte parfois l’inscription : « Quis ut Deus », la traduction du nom de l’archange et qui peut être vue comme une question dédaigneuse et de rhétorique posée à Satan. (Wikipédia Quis ut Deus consulté le 5 avril 2014).

L'archange terrasse de sa lance, non pas un dragon, mais Satan représenté en ange déchu dont on ne voit que le beau visage, deux ailes, et la trident. 


                          bannieres 0986v

 

IIIb Bannière du Sacré-Cœur.

     L'envers de cette bannière est très belle également : représentant le Christ montrant le sacré Cœur et adoré par quatre anges, avec le monogramme IHS, elle est brodée en mémoire des victimes de la guerre 1914-1918. (photographie prise en septembre 2014 au pardon de Kerdévot).

                                   128c

 

IVa Bannière de Kerdévot (2).

      Soie rose, broderie au fil d'or et de soie. Antérieure à 1922.

Inscription : ITROUN VARIA KERDEVOT PEDIT EVIDOMP (Notre-Dame de Kerdévot Priez pour nous).

— Armoirie épiscopale de Benoît XV (Giacomo della Chiesa), pape de 1914 à 1922

Tranché d'azur et d'or à l'église d'argent couverte de gueules brochant sur le tout, au chef d'or à l'aigle issant de sable.Armes parlantes (En italien, chiesa signifie église)

Armoiries épiscopales Mgr Duparc 1908-1946

 

.

bannieres 0988c

 

IVb Bannière de sainte Anne.

Anne éducatrice avec son inscription D'HOR MAM SANTEZ ANNA.

Celle-ci est le titre d'un cantique D'hor Mamm Santez Anna / D'an Itron Varia / D'hor Salver benniget / Ni vo fidel bepred  "A notre Mère Sainte Anne, à Marie, Notre-Dame, à notre Sauveur béni, nous serons toujours fidèles"

 

 

124c


V. Bannière de Kerdévot (3). 

 

                   bannieres 0989v

 

 

Comme la suivante, ces bannières de procession sont bien visibles sur la photographie visible ici.   lors du pardon de Kerdévot.

 

 

VI. Bannière "Tonkin 1885".

Velours rouge à broderies or. 

Un "enfant" auréolé (sans-doute Jésus) est entouré de deux évêques ou abbés ; un poisson au pied de celui qui porte une chasuble jaune identifie saint Corentin, patron de Quimper en particulier et du diocèse en général. Son voisin serait donc son disciple saint Guénolé, abbé de Landevennec.

Autour de l'inscription TONKIN 1885 sont brodées deux initiales C S.

Pour résoudre partiellement l' énigme de cette bannière, j'interroge le site GrandTerrier.net de Jean Cognard éminemment spécialisé dans l'étude du patrimoine de la commune. J'y trouve un extrait  d'un carnet ED d'Anatole le Bras page 42-45 décrivant les vêpres à la chapelle de Kerdévot :

 

 

 Les hommes sont debout ; les bannières droites dans la balustrade. L'une d'elles, blanche, avec une image en or est l'Intron Varia Kerzevot. D.E.D. On lui a mis derrière une Vierge de Lourdes qui, bientôt sans doute la supplantera.Une autre bannière de velours écarlate représente St Corentin en rouge et en jaune, avec mitre d'or, et St Guénolé, tout en blanc, blanche la mitre, protégeant un jeune enfant en robe. - Au dessous, dans un cartouche, Tonkin, 1885. Elle a été offerte par Signour. D'autres vieilles bannières aux tons plus fanés.

 Grâce au même site, j'identifie les initiales C S comme celles de Corentin Signour : non pas le maire d'Ergué-Gabéric de 1947 à 1953, mais son père Corentin Signour né en 1861 et décédé en 1899, (nécrologie dans le bulletin de l'Association amicale des anciens élèves du Pensionnat Sainte-Marie de Quimper), et conseiller municipal en 1888.

 

La famille Signour a occupé la ferme de Keranroux depuis au moins 1680. Le père du futur maire est né le 2 juin 1887 à Keranroux et prénommé Corentin (le grand-père également), il est marié avec Marie Anne Vigouroux et tient une ferme à Penhars.

Corentin Signour père, né en 1861 et marié à Thomas) avait été élu adjoint de la ville du Grand Quimper. 

Avant son élection à la mairie, Corentin (le fils) s'installe à Ergué dans la ferme de Kermoysan tenue par ses beaux-parents. (GrandTerrier, extraits).

Néanmoins, il faut corriger ces données par  les renseignements généalogiques de la généalogie d'Hervé Le Seignour :

 


  • Yves René SIGNOUR, né le 8 novembre 1825, Ergué-Gabéric, Keranroux, décédé le 8 juillet 1885,

    ... dont:René Jean, 1852 -1871, Keranroux,

    • Thomas Joseph Marie, 1855 -1860,(à l’âge de 5 ans).

    •  Marie Jeanne 1858, Ergué-Gabéric, 29, , , Keranroux,, décédée.
      Mariée en1876 à Hervé Louis RIOU, Cultivateur Keranroux 1876-1881

      ... dont:

      • Marie Anne,

      • René,

      • Corentin Hervé,

    •  Corentin Marie Signour, né le 11 avril 1861 à Keranroux, Cultivateur à Keranroux en 1886-1892.
      Marié le 21 janvier 1886, Penhars, avec Marie Anne Louise THOMAS, 1867 - ?,

      ... dont:

      • Marie Anne 1888- ?,

      • Jean René, 1890- ?

      • Alain Marie, né le 11 août 1892- 1972,

      • Corentin Marie, né le 2 juin 1887, Ergué-Gabéric, 29, Finistère, Keranroux, ,, décédé le 1er septembre 1975, Ergué-Gabéric, , Maire d'Ergué-Gabéric de 1947 à 1953; agriculteur à Kermoysan.

    • Thomas Joseph, né le 30 mars 1864 décédé à l’âge de 6 mois.

Poursuivant cette enquête, je découvre que le village de Keranroux (ou Kerroux, Kerrous), où les Signour exploitent la ferme depuis au moins 1680 est associé à saint Guénolé :

Keranroux (dérivé de Ker an Roux, en breton « Le village de le Roux ») est situé, au bout de la route provenant de Tréodet, près d'un promontoire qui permet de contrôler l'accès aux gorges du Stangala Le hameaux serait ancien, il remonterait à Saint-Guénolé, deuxième abbé de Landevennec. (Wikipédia, d'après Arkaevraz.net).

 

Je comprends mieux la présence de saint Guénolé et de saint Corentin  sur la bannière dont Corentin Signour, de Keranroux, est le donateur ! Mais Wikipédia commet une erreur : ce n'est pas saint Guénolé, mais saint Gwenael qui est le second abbé de Landevennec et successeur de Guénolé, et c'est lui qui, selon la légende, serait né dans la ferme même de Kerrous/Keranroux. Quand on saura que Gwenael est, sous le nom de Saint Guinal, le patron de l'église paroissiale, on aura compris l'importance de ce personnage pour les habitants de Ergué-Gabéric.

Et si Anatole Le Bras s'était trompé ? Les deux saints de la bannière ne sont-ils pas plutôt saint Corentin et saint Guinal/Gwenael ?

Résumé : 

Dans les années qui suivent 1885, Corentin Signour (1861-1899), agriculteur exploitant la ferme de Kerrous, fait don d'une bannière représentant son saint patron Corentin, et le saint patron de sa paroisse, saint Guinal, né selon la légende dans la ferme même que sa famille exploite depuis le XVIIe siècle. Ces années correspondent environ à la date de son mariage avec Anne-Marie Thomas en 1886 et à la naissance de son fils aîné Corentin (futur maire). 

 Rien n'indique la raison de la référence à l'expédition du Tonkin en 1885 ; la généalogie ne signale aucun membre de la famille qui y soit décédé. Corentin Signour a-t-il participé à cette campagne, et rend-il grâce par une bannière ex-voto d'être revenu sain et sauf dans son village ?

 

La médaille de l'expédition n'est-elle pas épinglée quelque-part au dos de la bannière ?

                   bannieres 0984v

 

Commentaire. 

1. Une bannière d'ancien combattant ?.

On trouve sous la plume de Jean Gueguen (Commission Histoire 1980) cité par l'incontournable site grandTerrier cette précision :

Pour porter certaines bannières, croix ou statues, il fallait remplir des conditions précises. Soit par exemple : pour la statue de Notre-Dame, avoir 17 ans dans l'année ; pour la statue de sainte Anne, être mariée depuis moins d'un an ; pour la bannière du Tonkin, avoir fait son service militaire ; pour la grande croix d'or, avoir passé la cinquantaine 

2. Un ex-voto ?

 Nous  conservons peu d'éléments commémoratifs de l'expédition du Tonkin de 1885, mais celle-ci a pourtant été vécu comme l'événement principal de cette année.

Parmi la centaine d'ex-voto qui, sous la forme d'une plaque de marbre blanc, témoigne, dans le sanctuaire de Notre-Dame -de-Rumengol (Le Faou) de reconnaissance pour une grâce obtenue, pour un danger surmonté miraculeusement, un grand nombre font référence aux guerres : le plus grand nombre relève de la période des guerres coloniales entreprises par la France de Jules Ferry à la fin du XIXe siècle :  Guerre franco-chinoise (1880), intervention en Tunisie 1881, occupation de Madagascar 1883, expédition du Tonkin 1883-1887. Parmi ceux-ci, l'ex-voto offert par H. de G. fait explicitement référence à cette campagne :

RECONNAISSANCE / A N-D DE RUMENGOL CAMPAGNE DU TONKIN 1885-1887 H de G

 

 

 

3. Rappel historique.

Le Tonkin est la partie nord du Vietnam actuel, à l'ouest du Golfe du Tonkin.

Sous la troisième République, (Jules Ferry) la France décida d’étendre son influence au Tonkin, en y envoyant un détachement commandé par le capitaine de vaisseau Henri Rivière. Mais ce dernier fut capturé au cours d’une sortie à CAU-GIAI, le 19 mai 1883, et décapité par les Pavillons-Noirs. La réaction française fut vigoureuse ; la Chambre des députés votant unanimement pour l’envoi en Extrême-Orient d’un corps expéditionnaire faisant passer le corps expéditionnaire à quatre mille puis à neuf mille hommes devant occuper puis pacifier le Tonkin et faire ainsi reconnaître le protectorat français sur l’Annam. 

Durant trois années ( 1883, 1884 et 1885 ), les marins de l’escadre commandée par l’amiral Amédée Courbet, les soldats de l’infanterie de marine, des escadrons de spahis et chasseurs d’Afrique, des bataillons de zouaves, tirailleurs algériens et les légionnaires, placés sous les ordres des généraux Charles-Théodore Millot (10 000 hommes en 1884) puis Henri Roussel de Courcy, opéreront au Tonkin, en Annam et en Chine. Les opérations se termineront par la signature, le 9 juin 1885, du second traité de T’ien-tsin ( Tianjin ) avec la Chine.

 

 La Médaille commémorative de l’expédition du Tonkin, récompensant les militaires et marins qui prirent part à l’expédition de 1883 à 1885 fut attribuée avec un diplôme à 97 300 titulaires, ce qui témoigne de l'ampleur de l'expédition.

                            

 

       Description de l'image Indochine francaise.svg. Source      Description de cette image, également commentée ci-aprèsSource

 

Les bretons peuvent être concernés à divers titre :

— sur le plan religieux, en s'inquiétant des menaces qui pèsent sur les missions catholiques.

— sur le plan politique, en soutenant ou en s'opposant aux décisions des "républicains".

— sur le plan militaire, en suivant les opérations relatés par la presse.

— sur le plan personnel lors de la désignation par tirage au sort de recrues pour le corps expéditionnaire (service militaire), ou en réponse à l'appel de volontaires (ici)

 

1. Les missions au Tonkin, et les bretons.

L'évangélisation de la région par des missionnaires a débuté dès 1662. Mais un breton du diocèse de Quimper, Jean-François Abgrall (1854-1929) y jouera un grand rôle à partir de 1887 à la Mission du Tonkin méridional (Vinh) ["Quarante deux ans sous le soleil de l'Indochine : Jean-François Abgrall, des Missions Etrangères". Imp. Prudhomme. St Brieuc, 1933. par le Chanoine Pérennès.]

2. Le Tonkin, la Chine et les bretons.

Le compositeur quimpérois Mikeal Queinec (1849-1909) a composé entre 1880 et 1893 un certains nombres de chants de colportage sur feuille volante imprimés chez de Kerangal à Quimper. Parmi ceux-ci,  Brezel an Tonkin hag ar Chin, salue le départ des soldats mais formule une prière afin que la troupe n'ait pas à subir un châtiment divin amplement mérité par ses chefs républicains. Trois ans plus tard, les autochtones ayant eu le mauvais goût de résister, la paix est signée à Tien Tsin. Queinec publie alors une chanson différente Brezel ar Chin hag an Tonkin dans laquelle il décrit le courage des soldats mais fustige le gouvernement de n'avoir pas envoyé de troupes en nombre suffisant et d'avoir dilapidé les fonds publics. Certains députés du Finistère sont cités comme ayant 'déshonoré le département'. Source

Témoignage : Pierre Loti.

L'écrivain Pierre Loti participa à la Campagne du Tonkin en 1883 à bord du cuirassé l'Atalante, et publiera le récit en une soixantaine de pages de la prise des forts de la rivière de Hué dans le Figaro (Trois journées de guerre en Annam). Le gouvernement lui reproche d'y dénoncer la cruauté des soldats français et d'en décrire les atrocités, et le sanctionne. En 1885, li embarque à bord du cuirassé La Triomphante dans l'escadre de l'amiral Courbet. Dans Pêcheur d'Islande (1886), il raconte le retour du Tonkin d'un jeune breton d'une famille de pêcheurs,  Sylvestre Moân, qui se meurt pendant son retour à bord d'un navire-hôpital. "On lui avait donné la médaille militaire et il en avait eu un moment de joie".

 

 



 

 

 

 

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