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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 22:46

Zoonymie du papillon le Tabac d'Espagne Argynnis paphia.

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

— Argynnis, Fabricius, 1807 : cet auteur danois ami de Linné a créé 49 noms génériques, dont, selon la règle qu'il s'était fixé, près de la moitié sont des épithètes de Vénus (Aphrodite en Grèce) : c'est le cas pour l'épiclèse Argynnis Argunnis ´Αργυννίς «D'Argynnos (toponyme et anthroponyme)» , épiclèse d'Aphrodite (´Αφροδίτη )  du nom de son temple Argyneion  bâti selon la légende par Agamemnon roi de Mycènes sur les bords du fleuve Céphise en souvenir de son amant le jeune Argynnus qui s'y était noyé. Le rapprochement lointain et fortuit avec le grec arguros "argent" a sans-doute été inspiré bien plus tard à Emmet (1991) par les taches argentées des ailes. 

 

paphia (Linnaeus, 1758) : épiclèse d'Aphrodite. Aussitôt née de l'écume (aphros en grec) créée par le sperme d'Ouranos le Firmament, la déesse de l'Amour posa le pied sur le rivage de Chypre à Paphos où un sanctuaire la vénérera. Dans le Systema naturae, P. paphia précède P. cytherea, qui reprend le nom du second temple de la déesse : Linné s'inspire sans-doute de l'Énéide de Virgile qui associe les deux sanctuaires. 

 

— "Tabac d'Espagne" : nom créé par Geoffroy en 1762 par comparaison de la couleur des ailes avec celle du tabac en poudre, dont  Séville avait le monopole de la fabrication. C'était une couleur ocre rougeâtre due à l'addition au tabac d'une poudre minérale, l'almagro extraite de la région de Mazarrón en Espagne. Le nom a été repris par Engramelle en 1779, Godart en 1821 et G. Luquet en 1986.  

 

 

 

   I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

 

a) Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815.

Cette famille comporte (je suivrai Dupont & al. (2013) ) 8 sous-familles en France :

  • Sous-famille des Libytheinae Boisduval, Rambur, Dumesnil & Graslin, [1833]
  • Sous-famille des Danainae Boisduval, [1833] 
  • Sous-famille des Limenitidinae Butler, 1870
  • Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822 
  • Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840
  • Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827
  • Sous-famille des Charaxinae Doherty, 1886
  • Sous-famille des Satyrinae Boisduval, [1833]

 

b) Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822

 

Selon Dupont & al., Pelham & al. (2008), se référant aux travaux de Koçak (1981), considèrent Heliconiinae Swainson, 1827, comme invalide, au motif que le nom donné par Swainson est fondé sur le nom générique Heliconius Latreille, 1804, qui est un homonyme d’Heliconius Kluck, 1780. Ces auteurs préconisent l’utilisation d’Heliconiinae Swainson, 1822 (planche 92, « Heliconiae »).

 

 

c) Tribu des Argynnini Swainson, 1833 : les Argynnes.

Pour la systématique des Argynnini Dupont & al. suivent les travaux de Simonsen & al. (2006).


d) Sous-tribu des Argynnina Swainson, 1833 


  • Genre Issoria Hübner, [1819]
  • Genre Brenthis Hübner, [1819]
  • Genre Argynnis Fabricius, 1807

 

 

 

 

    

2. Nom de genre Argynnis, Fabricius, 1807: 


                                            200px-Fabricius_Johann_Christian_1745-18

 

a) Description originale : 

 

Argynnis, "Systema glossatorium", in  "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges""Nach Fabricii systema glossatorum Tom 1" , in Johann Karl Wilhelm Illiger*, Magazin für Insektenkunde, Karl Reichard Braunschweig [Brunswick] (6) page 283. L'espèce-type, celle sur laquelle se base la description, est  Papilio paphia Linnaeus, 1758.

*Illiger est le fils d'un marchand de Brunswick. Il fut l'élève de Johann Hellwig (1743-1831), un célèbre entomologiste. Le comte  von Hoffmannsegg (1766-1849), naturaliste et grand collectionneur, remarque alors le jeune homme et lui confie, afin qu'il les étudie, ses collections zoologiques. Illiger continue d'étudier les insectes et fait paraître la revue Magazin für Insektenkunde de 1802 à 1807. Les recommandations de Fabricius, de l'université de Kiel, lui valent un titre de docteur honoraire en 18061. Lorsque le musée zoologique de Berlin ouvre ses portes en 1810, Hoffmannsegg lui donne le poste de conservateur, fonction qu'il conservera jusqu'à sa mort.

 

  L'histoire de la publication du Systema glossatorum de Fabricius est en elle-même le petit roman tragique et complexe d'un manuscrit perdu. Ce nom de Systema glossatorum suppose d'abord que l'on sache que Fabricius, dont la classification des insectes reposait sur la structure des pièces buccales  utilisait le terme de Glossata (les Glossates) pour désigner les Lépidoptères, ou Papillons : en d'autres termes, il s'agit de sa Classification des Lépidoptères, la dernière de sa série des Systema après Systema eleutheratorum [les coléoptères] Kiliae 1801, Systema rhyngotorum [les hémiptères], Brunsvigae 1803, Systema piezatorum [les hyménoptères], Brunsvigae 1804 et Systema antliatorum [les diptères], Brunsvigae 1805.

 Le manuscrit du dernier des Systema a été terminé le 4 mars 1806 et envoyé à Reichard, le même éditeur que les précédents à Brunswig, et qui éditait aussi le Magazin für Insektenkunde d'Illiger.  C'est dans la sixième et dernière parution de cette revue que Illiger écrivit un article sur "La dernière classification par genre des papillons des genres linnéens Papilio et Sphinges", Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge aus den Linneischen Gattungen Papilio und Sphinges (cité supra, 1807 pp 277-289), anticipant la parution du premier volume de la Systema Glossatorum, annoncée pour Pâques 1808. Quant à Fabricius, il donna un résumé de son ouvrage dans  "Zeitung fur Literatur und Kunst in den Konigl. Danischen Staaten," Kiel, 11. Sept. 1807 (pp. 81-84) sous le titre: "Etatsrath Fabricius Rechenschaft an das Publikum fiber seine Classification der Glossaten. Joh. Christ. Fabricii systema glossatorum, Vol. I "

  Hélas, avant que ne paraisse le livre, l'éditeur fit faillite, et ses créanciers saisirent le matériel et vendirent les travaux en cours à des chiffonniers. On ignore ce qu'est devenu le manuscrit original de Fabricius, mais néanmoins, les sept premiers feuillets déjà imprimés de son livre ont été conservés, en trois exemplaires. L'un de ceux-ci  est maintenant à la Bibliothèque du Musée zoologique de Berlin : elle comporte les pages 1-112 avec la page de titre et s'intitule Systema glossatorum, sans mentionner "volume I". Elle a fait l'objet d'un fac-similé publié par F. Bryk en 1938. Un autre exemplaire appartenait à K.A Dohrn à Szczecin [Stettin], qui l'a légué au Musée zoologique de Szczecin ; après la seconde guerre mondiale, il devint la propriété de la Bibliothèque Royale de Copenhague. Il comprend les pages 3-112, sans la page de titre. Enfin, l'American Museum of Natural History de New-York  détient depuis au moins 1903 le troisième exemplaire. Il ne se compose que des pages 1-80, page de titre incluse. 

  Comme Dohrn signale que le numéro 6 de la revue d'Illiger avait brûlé lors d'un incendie chez l'imprimeur, Brik pense que le manuscrit de Fabricius a été détruit lors du même incendie. Ce manuscrit ne devait porter que sur le volume I, puisque la liste des genres, par laquelle Fabricius débute (page 9-12) ne comporte pas les Noctuidae et les Geometridae.

 Felix Brik (1938) sembla avoir utilisé une épreuve de la bibliothèque de la Berliner Naturforschung Gesselschaft, publiant un fac simile qui apporte les noms de nouvelles espèces par rapport à Illiger. (J Chr Fabricius Systema Glossatorum Nature 143, 784 (13 Mai 1939). Par son Opinion n° 137 du 30 octobre 1942, l'ICZN établi que les noms génériques publiés par Illiger sont à créditer à "Fabricius (in Illiger), 1807" et par extension de l'Opinion n° 137, les noms triviaux du fac-similé de Briks sont indiqués "Fabricius (in Brik), 1938".  

 

 Dans la note préliminaire d'Illiger, Fabricius divisait l'ensemble de ses Papilio (papillons "de jour") en 49 "genres", dans lesquels il englobait les Sphinx (n°43), les Sesia (n°44) les Zygaena (n°47), sans distinction, alors que Latreille (dont la classification de 1804 est présentée dans la partie B du même article page 90) crée des Sections (Diurnes-Crépusculaires-) divisées en familles (Papillionides et Sphingides), elles-mêmes divisées en quatre sous-groupes.

 

Sources du paragraphe: 

 SL Tuxen Annu Rev. Entomol.1967,  http://www.annualreviews.org/doi/pdf/10.1146/annurev.en.12.010167.000245

Voir aussi Taeger, Nota lepidopterologic 2001

 https://archive.org/stream/notalepidoptero242001soci#page/n89/mode/2up/search/fabricius

 Zimmer, 2012 http://dezimmer.net/eGuide/Lep2.1-T-Z.htm

 

 

 

— Description : 

 Taster zwei, dreigliedrig : zweites Glied vor der inner Spitze erweitert. Fühler geknoft : Kolbe zusammengedrükkt, scheibenförmig. (Putzfüfse).

*Zahnrandige Flügel

Pap. Paphia, Cynara, Cethosia, Aglaja.

** ganzrandige Flügel.

Pap. Liriope, Morpheus, Hermes.

41 Art.


 

 

— Type spécifique: Papilio Paphia,Linnaeus, 1758,  sélectionné par Latreille en 1810.


b) Sous-genres.

Ce genre renferme  4 sous-genres

— Sous-genre Speyeria Scudder, 1872

Selon  Dupont & al. : "Speyeria Scudder, 1872 : Fauna Europaea maintient l’emploi du sous-genre Mesoacidalia Reuss, 1926, qui isole les espèces paléarctiques des espèces néarctiques, regroupées dans le genre Speyeria Scudder, 1872. Les travaux de Simonsen & al. (2006) ont montré que ces deux groupes appartenaient à la même lignée monophylétique au sein du genre Argynnis. Nous maintenons Speyeria comme nom du sous-genre, celui-ci ayant la priorité.".

Scudder, "A systematic Revision of some of the American Butterflies : with brief notes on those known to occur in Essex County, Mass.", 4th Annual Report of the Peabody Academy of Sciences, [1871], Salem, 1872, p. 44.

  • Argynnis aglaja (Linnaeus, 1758) Grand Nacré.

— Sous-genre Fabriciana Reuss, 1920

  • Argynnis niobe (Linnaeus, 1758) Chiffre.
  • Argynnis adippe ([Denis & Schiffermüller], 1775) Moyen Nacré.
  • Argynnis elisa Godart, 1823 Nacré tyrrhénien.

— Sous-genre Pandoriana Warren, 1942

  • Argynnis pandora ([Denis & Schiffermüller], 1775) Cardinal.

— Sous-genre Argynnis Fabricius, 1807.

  • Argynnis paphia (Linnaeus, 1758) Tabac d’Espagne.  

 

 Origine et signification du nom  Argynnis.

 

—A. Maitland Emmet (1991) page 154 : 

- Argynnus, a lady beloved by Agammemnon. After her death he erected a temple in her honour where Aphrodite (Venus) was worshipped ; thus Argynnis came to be used as an epithet of Aphrodite. This was fabricius's family name for all the larger fritillaries wich had been called "Perlati" by Latreille (1804) because of the pearly markings on the underside ; with his fondness for word play, fabricius is probably punning on arguros, ; silver, with references to these underside markings.

— Hans A. Hürter (1998) : 

 

—Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 

: "Argynnis : transcription du mot "Argynne" (Argunnos ou Argynnus), nom d'une femme aimée d'Agamemnon. Après la mort de celle-ci, il fit ériger un temple en son honneur où on rendait un culte à Aphrodite (=Venus) ; c'est ainsi qu'Argynne devint une épithète d'Aphrodite . Argynnis fut utilisé par Fabricius en tant que nom de famille pour désigner les "Nacrés" de grande taille, appelès "perlati" par Latreille (1804) en raison des motifs perlés (= nacrés) de leur revers. Du fait de son goût prononcé pour les jeux de mot, Fabricius a probablement usé d'un calembour fondé sur le mot grec arguros ("argent") par allusion aux taches argentées du revers des Nacrés.

— Perrein & al. (2012) page 338 : 

Étymologie : de Argennos ou Argynnos, jeune homme de Béotie d'une grande beauté, favori d'Agamemnon, le légendaire roi de la mythologie grecque ; selon Emmet (1991), probable jeu de mot de Fabricius avec le grec arguros "argent", allusion aux taches nacrées du revers des ailes des espèces de la famille qu'il dénomme ainsi.


Discussion.

 Fabricius a confié qu'il avait puisé les noms de genre qu'il a créé pour ses papillons diurnes dans le (vaste) répertoire des épithètes de Vénus (ou Aphrodite pour les grecs) alors que ses genres de papillons de nuit recevaient les surnoms de Diane/Artémis, déesse lunaire:

  Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum  (déjà cité, in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses règles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

        Pour une fois, Emmet reconnaît en l'un des noms de genre de Fabricius une épithète de la déesse Aphrodite, mais, parce qu'il méconnaît le passage que je viens de citer, il hésite à adhérer complètement à cette hypothèse. Pour lui, Fabricius est un farceur, et ce parti-pris le pousse à surinterpréter le nom choisi par l'auteur danois pour y projeter ses propres associations. Or, l'association entre l'épithète Argynnis et le grec Arguros "Argent" se crée d'autant plus facilement que toutes les descriptions spécifiques des Nacrés utilisent le mot latinargenteis.  Pour n'importe quel spécialiste des papillons, le nom Argynnis évoque d'abord la série latin argenteis, grec arguros, "argent". Bien que les recherches étymologiques ne confirment pas cette interprétation digne d'Isidore de Séville, Emmet ne parvient pas à y renoncer et l'impute à l'esprit de Fabricius. Mais la tendance de ce savant aux jeux de mots n'est attesté que... chez Emmet, et dissimule le plus souvent la difficulté éprouvée face à la liste des épithètes de Vénus.

Il est vrai que, pour Emmet en 1991 et encore aussi en 2014 pour celui qui dispose désormais des moteurs de recherche pour étudier ces noms, il est bien difficile d'imaginer que Fabricius ait eu une connaissance si encyclopédique de la littérature grecque (Aphrodite) et latine (Vénus) pour réunir une liste des épithètes alors que les références auxquelles renvoient chaque nom sont ponctuelles, dispersées, peu accessible. Bien-sûr, Fabricius a du simplement utiliser une liste issue d'une compilation, d'un dictionnaire ou d'une monographie dédiée à Vénus / Aphrodite. Mais c'est vite dit, car aucune des sources auxquelles il pouvait alors avoir accès ne donne l'ensemble des épithètes.

La source la plus évidente est le Mémoire sur Vénus de l'hélleniste Pierre-Henri Larcher (1726-1812) : Mémoire sur Vénus   par M. Larcher, de l'Académie des Scineces et belles-Lettres de Dijon, Paris, chez Vallade, 355 pp. Je rappelle que Johan Christian Fabricius (1745-1808) tout en enseignant à Kiel en hiver, séjournait tous les étés à partir de 1790 à Paris auprès de ses amis Pierre-André Latreille, Cuvier, Olivier, Geoffroy et Lamarck. Cet ouvrage lui était donc d'accès facile.

Or, le Mémoire sur Vénus donne dans son "Troisième Index des Noms, Surnoms et principales épithètes de Vénus" près de 250 entrées de son texte.

La liste des 49 noms de genre crée en 1807 par Fabricius contient 19 noms qui sont des épiclèses d'Aphrodite ou de Vénus : comme on le voit, Fabricius n'a pu s'inspirer de Larcher que dans 16 cas au plus. Fabricius a complété Larcher avec une autre source.

Liste des 49 noms de genre, en gras ceux qui se trouvent dans Larcher :


  • Urania : Larcher renvoie à "La Céleste" page 8-76. l'épithète exacte est Ourania.
  • Amathusia Larcher page 45
  • Papilio
  • Zelima
  • Morpho : Larcher page 168.
  • Cethosia
  • Castnia : Larcher page 85
  • Eupotea
  • Apatura :
  • Limenitis :
  • Cynthia
  • Vanessa
  • Biblis
  • Hipparchia
  • Neptis : Larcher donne Nephthys page 33
  • Brassolis
  • Paphia : Larcher page 42-43
  • Melanitis : Larcher Melaenis et Melanis page 148-149
  • Argynnis Larcher page 174-175
  • Thais
  • Idea
  • Doritis : Larcher page 113
  • Pontia : Larcher page 111
  • Colias : Larcher page 30 et 152
  • Haetera : Larcher donne Etaera page 83.
  • Acraea : Larcher page 51, 112-113
  • Mechanitis : Larcher page 71.
  • Libythea : Larcher donne Libitina page 237
  • Helicopis
  • Hesperia
  • Lycaena
  • Erycina Larcher page 187.
  • Myrina [Larcher Myrica]
  • Thecla
  • Nymphidium
  • Danis
  • Emesis
  • Thymele
  • Helias
  • Pamphila
  • Laothoe
  • Sphinx
  • Sesia
  • Aegeria
  • Zygaena
  • Glaucopsis
  • 49. Procris
Liste des 19/20 épiclèses de Vénus identifiables dans cette liste : l'astérisque signale les 15 épithètes cités par Larcher.

 

1. Urania* « amour céleste »

2. Amathusia*  : de la ville d'Amathus, à Chypre

5. Morpho* : (aux belles formes, aux formes changeantes)

7. Castnia* : du Mont Kastion, en Pamphylie

8. Eupolea (euploea) : de l'heureuse navigation

9. Apatura : Aphrodite apatouria ou apatouros, « la décevante»

10 Limenitis : des ports

11. Cynthia : (épithète de Diane , mais désigne plutôt ici la courtisane vénusienne des Élégies de Properce)

12. Vanessa ( Vanessa, créature de Vénus dans le conte de Swift, Cadenus et Vanessa)

15. Neptis* : neptis Veneris, Ov. M. 4, 530 : la petite-fille de Vénus (= Ino) ; ou Nephthys déesse égyptienne assimilée à Vénus.

17. Paphia* : du temple de Paphos, à Chypre.

18. Melanitis* : ou Melanis "de la nuit", "la ténébreuse"

19. Argynnis* : Venus argennis, d'Argennus, favorite d'Agamemnon.

20. Thaïs : courtisane célèbre dévouée à la déesse Vénus.

22. Doritis* : Vénus doritis, "la bienfaitrice" qui avait selon Pausanias son temple à Cnide

23. Pontia* : de la mer profonde

24. Colias* : du temple de Colias, en Attique

25. Haetera* ; Hétaïra, protectrice des courtisanes. 

26. Acraea* : Protectrice des acropoles et des lieux élevés.

27. Mechanitis* : l'ingénieuse à ourdir des ruses, son surnom à Megalopolis.

33. Erycina* : du mont Erix, en Sicile.

 36. Nymphidium (des mariages)

 

Mais pour Argynnis, Larcher consacre deux pages (174-175) à cet épithète  :

...et sur les bords du Céphise un Temple de Vénus Argynnis, bâti par Agamemnon, en l'honneur d'Argynnus, qu'il avait aimé, et qui s'était noyé dans les eaux du Céphise, où il prenait plaisir à nager. C'est ce que nous apprend en partie Phanoclés (Clemens Alexandrin. Cohortat. al. Gentes, tom.I. Page 32 lin.20) dans son ouvrage sur les Amours ou les Beaux, et en partie Athénée (Athén. Deipnosophist. Lib. XIII cap. VIII page 603 D) dans le texte duquel il faut lire argynne au lieu de […] Properce (Propertii Lib. 115. Eleg. VII vers 21.) parle aussi de cet Argynnus et de l'amour qu'eut pour lui Agamemnon. :

Sunt Agamemnoniastestantia littora curas

  Quae notat Argyni poena natantis aqua

 

Une synthèse très complète est proposée en ligne par Vinciane Pirenne-Delforge dansL’APHRODITE GRECQUE : j'en donne ici un copié-collé : © Presses universitaires de Liège, 1994

 4. Argyneion

4.1. Localisation

La seule référence géographique explicite est le Céphise. Divers fleuves de Grèce portent ce nom, mais les textes sont clairs sur ce point : c’est en Béotie que l’événement s’est déroulé. L’antique Céphise prenait sa source en Phocide et se jetait dans le lac Copaïs. Il est donc naturel de situer l’Argyneion dans cette région127.

4.2. Épiclèse

Le lien entre un lieu et un personnage mythique éponyme est fréquent en Béotie ; les fils d’Athamas ponctuent ainsi la toponymie béotienne : Ptoös, Coronos, Schoineus, Onchestos, Érythos, pour ne citer qu’eux 128. Or Argynnos est un descendant d’Athamas chez Stéphane de Byzance. La légende remplit une fonction étiologique et vise à expliquer l’épiclèse topographique d’Aphrodite.

4.3·Légende

  Le thème du jeune homme qui meurt noyé est également attesté à Thespies où se plaçait le décès de Narcisse 129. La mort des adolescents, qu’ils soient garçons ou filles, est largement exploitée dans les légendes béotiennes 130 et s’identifie fréquemment à un sacrifice, volontaire ou non, pour le salut de la communauté. On a pu montrer que de telles réminiscences de sacrifice humain n’étaient probablement que la symbolisation mythique de la mort initiatique des jeunes gens soumis aux rituels du passage de l’enfance à l’âge adulte 131. Deux exemples suffiront. Lophis, tué par son père à qui l’oracle de Delphes avait intimé l’ordre de mettre à mort la première personne qu’il rencontrerait sur le territoire d’Haliarte, fit naître de son sang une rivière providentielle pour une population privée d’eau 132 ; Métioché et Ménippé, filles d’Orion à qui Athéna avait enseigné à tisser la toile tandis qu’Aphrodite leur accordait une grande beauté, se sacrifièrent pour sauver Orchomène de la peste 133.

Le cas d’Argynnos est quelque peu différent puisque sa mort relève apparemment d’un accident. Cependant, l’insertion de son histoire dans un contexte initiatique permet d’expliquer diverses composantes du récit qui, sinon, restent incomprises.

  Agamemnon, dont la flotte est en rade à Aulis, est un exemple de roi-guerrier, amoureux, de surcroît, d’un adolescent. Or ce type de relation pédérastique, dans les sociétés militaires, présentait un caractère religieux et initiatique134. Tout comme la Crète et Sparte, la Béotie, au dire de Plutarque, connaissait une telle situation, particulièrement illustrée par le bataillon sacré des amants de Thèbes135. Les législateurs auraient institutionnalisé les relations entre hommes mûrs et adolescents pour assouplir dès l’enfance le tempérament brutal de leurs compatriotes136.

  • S’il est difficile d’expliquer pourquoi Agamemnon, hormis son caractère guerrier, a été adjoint aux aventures malheureuses d’Argynnos, il n’y a pas lieu de voir en Aphrodite une intruse 137. Même si le contexte ferait a priori préférer Apollon ou Artémis, protecteurs attitrés des rituels d’adolescence, la composante amoureuse de la relation justifie la présence de la déesse. Thésée aussi se mit sous sa protection avant le voyage en Crète, qui devait le mener à la sexualité adulte 138. Les spécificités régionales peuvent également avoir été déterminantes 139 :

C’est pour le même motif qu’ils ont aussi, et avec raison, intronisé dans leur cité la déesse que l’on dit fille d’Arès et d’Aphrodite, persuadés que là où les natures guerrières et combatives ont le plus de relation et de commerce avec la séduction et les Grâces, l’État jouit, grâce à Harmonie, de l’organisation la plus équilibrée et la plus parfaite.

 

Quelle que soit la cohérence de l’analyse, elle autorise peu de conclusions fermes, tant à propos de la nature exacte du culte rendu à Aphrodite Argynnis que d’un point de vue chronologique. Raoul Lonis a naguère cherché à expliquer l’implication de certains dieux dans les choses de la guerre car, hormis le problématique Arès, il n’y a pas de divinités spécifiques en ces matières140. « La fonction guerrière des divinités à l’époque classique résulte [...] du long compagnonnage qu’elles entretiennent avec les futurs guerriers pendant toutes les étapes de leur croissance et de leur formation141 ». Ce serait donc le caractère courotrophe d’Aphrodite qui permettrait de justifier sa participation paradoxale à la vie militaire 142. Si toutes les analyses des cultes d’Aphrodite menées par cet auteur n’emportent pas également la conviction, il apparaît cependant que les prérogatives d’Aphrodite en Béotie, que ce soit à Thèbes ou dans l’Argyneion 143, trouvent là une explication heureuse.

  • Notes :

123 Athénée, XIII, 603d : Ἀγαμέμνονά τε Ἀργύννου ἐρασθῆναι λόγος, ἰδόντα ἐπὶ τῷ Κηφισῷ νηχόμενον ἐν ᾧ καὶ τελευτήσαντα αὐτὸν (συνεχῶς γὰρ ἐν τῷ ποταμῷ τούτῳ ἀπελούετο) θάψας εἵσατο καὶ ἱερὸν αὐτόθι Ἀφροδίτης Ἀργυννίδος. Athénée indique ensuite qu’une autre version fait d’Hyménée l’éraste d’Argynnos.

124 Stéph. Byz, s.v. [Ἀργύννιον] (Meineke, p. 114) .... Ἄργυννος, υἱὸς Πεισιδίκης τῆς Λεύκωνος τοῦ Ἀθάμαντος τοῦ Σισύφου τοῦ Αἰόλου, ἐρώμενος Ἀγαμέμνονος, Βοιωτός, ὄς ἀνιὼν εἰς τὸν Κηφισσὸν τελευτᾷ. ἀφ’ οὗ Ἀργυννίδα τὴν Ἀφροδίτην ἐτίμησε. λέγεται καὶ Ἀργουνίς. Ἀριστοφάνης δὲ Ἀργύνειον διὰ διφθόγγου. ὁ οἰκήτωρ Ἀργύννιος.

125 Ce qui n’est pas sans fondement puisque, dans un autre fragment, il fournit l’orthographe exacte d’une épiclèse de Zeus tout en en précisant l’origine : 379 F 2 Jacoby (FGrH, III B, p. 247), et le commentaire au fragment (IIIb Kommentar, p. 163).

126 Argynnos est peut-être attesté chez Hésiode, mais ce n’est guère assuré :Hés, fr. 70 Merkelbach-West. Cf. M. West, The Hesiodic Catalogue of Women, Oxford, 1985, p. 66-67. – La légende de l’amour d’Agamemnon pour le jeune homme apparaît encore chez le poète hellénistique Phanoclès qui mentionne également l’élévation du sanctuaire à Aphrodite (fr. 5 Powell [Collectanea Alexandrina, p. 108], cité par Clém. Alex, Protr., II, 38, 2 : Ἀγαμέμνονα τῶν Ἑλλήνων βασιλέα Ἀργυννίδος νεὼν Ἀφροδίτης εἵσασθαι ἐπ’ Ἀργύννῳ τῷ ἐρωμένῳ. – Le thème de l’amour du roi pour le jeune homme est vaguement repris et déformé chez Plutarque, Mor., 990d-e. Properce, III, 7, 21, évoque les rivages de Béotie qui furent témoins du chagrin d’Agamemnon après la mort d’Argynnos. Ce serait selon lui la raison pour laquelle il aurait différé le départ de la flotte et dû sacrifier Iphigénie. – D’après G. Wentzel, art. Argynnos, in RE, II, 1 (1895), c. 799, toutes les attestations dépendent de Phanoclès ; il ne considère apparemment pas qu’Aristophane de Béotie ait pu en parler.

127 A. Schachter fournit des arguments supplémentaires : à Copaïs, on a découvert une inscription comprenant l’anthroponyme Argounion (IG, VII, 2781, 1. 34). À Éleusis, une tombe du milieu du ive siècle av. J.-C. porte le nom de trois femmes originaires de Scaphlai, dont l’une s’appelle Argounis (SEG, XV, loi). S.N.Koumanoudis, RPh, 35 (1961), p. 99-105, surtout 100-101, pose l’hypothèse que la ville de Scaphlai, dont la localisation est inconnue, se situait près d’Argynion.

128 R.J. Buck, op. cit. (n. 2), p. 58-59.

129 Conon, 26 F 1 (XXIV) Jacoby (FGrH, I, p. 197-198) ; Ovide, Mét., III, 339 sq. ;Paus, IX, 31, 7.

130 Cf. A. Schachter, art. cit. (n. 28), p. 19-21.

131 P. Bonnechere, Le sacrifice humain en Grèce ancienne, Liège, 1994. Cf. aussi A. Brelich, Paides e Parthenoi, Roma, 1969 ; Κ. Dowden, Death and the Maiden, London, 1989 ; P. Brulé, La fille d’Athènes, Paris, 1987.

132 Paus, IX, 33, 4.

133 Nicandre chez Antoninus Liberalis, Mét., 25. – Le métier à tisser et la beauté signifient que les jeunes filles avaient atteint l’âge du mariage. Cf. C. Calame, Les chœurs de jeunes filles en Grèce ancienne, I, Rome, 1979, p. 343-344, 408 ; P.Brulé, op. cit. (n. 131), p. 301-302.

134 H. Jeanmaire, Couroi et Courètes, Lille, 1938, p. 450-460 ; B. Sergent,L’homosexualité dans la mythologie grecque, Paris, 1984.

135 Plut, Dialogue sur l’amour, 76ld-e ; Pélopidas, 18.

136 La tradition veut que le tombeau d’Iolaos – neveu et éromène d’Héraclès – ait reçu les serments échangés entre les amants. Cf. A. Schachter, op. cit. (n. 1), p. 36, n. 2, qui évoque brièvement le caractère initiatique de la légende d’Argynnos.

137 Comme le suggère A. Schachter, op. cit. (n. 1), p. 36, n. 2.

138 Cf. supra, p. 35-37.

139 Plut, Pélopidas, 19, 1 (trad. R. Flacelière, É. Chambry), cf. infra, p. 446-447.

140 R. Lonis, Guerre et religion en Grèce à l’époque classique, Paris, 1979.

141 Ibid., p. 318.

142 Ibid., p. 211-213.

 


        On trouve aussi ce substantif dans la liste des Epiclèses rassemblées par le CRESCAM de l'Université de Rennes : http://www.sites.univ-rennes2.fr/lahm/crescam/aff_fiche.php?id=97

 

 

Argunnis ´Αργυννίς «D'Argynnos (toponyme et anthroponyme)» , épiclèse d'Aphrodite (´Αφροδίτη )
Source 1 :Aristophane de Béotie, cité par Stéphane de Byzance, s.v. [Argynnion] IVe a.C.
Source 2 : Athénée, XIII, 603 d IIIe s. p. C.

 

 


Origine et signification du nom du sous-genre Speyeria.

— Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 104 :

genre dédié au médecin Adolph Speyer (°28-IV-1812, Arolsen, † 14 XI-1892, Rhoden, Waldeck) par Samuel Hubbard Scudder (° 1837-†1911), paléontologiste et bibliothécaire à l'université de harvard (Cambridge, Massachusetts).

—Perrein & al. (2012) page 347:

"Étymologie : en l'honneur d'Adolph Speyer, (1812-1892), entomologiste et médecin allemand."

 

 

 3.  Nom d'espèce : Argynnis paphia (Linnaeus, 1758).

a) Description originale

Protonyme Papilio paphia  Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. Page  471 [http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277]

— Description :

138 : P[apilio] N[ymphalis] [Phalerati] Alis angulatis fulvis nigro maculatis :subtus lineis argenteis transversis.

Papillon de la phalange des Nymphales, groupe des phalerati : ailes anguleuses jaunes à taches noires ; face inférieure traversée par des lignes argentées.

— Habitat in Urtica. ([la chenille] vit sur les Orties)

 — références données par Linné : 


1.  Linné C. Fauna suecica d page 236 n° 779 : Imperator. 
2. James Petiver 1699 , Musei page 35 n° 321.

papilio fritillarius major lineis subtus argenteis THE GREATER SILVER-STREAKED FRITTILLARY. I once met with this in the Physcik Garden at Chelsea

3. John Ray, 1710 Historia insectorum page 119 n°4

                               THE GREATER SIVER-STROAKED FRITTILARY.
 
4. Roesel 1746  Insecten Belustigung I, I, t.7.
5. Wilkes 1741-42 Papillons t.2 a.7 : "The Great Fritillary" .

 — Localité-type et répartition

Localité-type : Suède, désignée par Honey & Scoble (2001) : Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399. page 359.

Selon Dupont & al. 2013, cette espèce a une répartition paléarctique. Elle est aussi présente en Chine et en Corée. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Violettes.

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

a) Liste des synonymes :

  • Argynnis immaculata Bellier, 1862

  • Argynnis paphia dives Oberthür, 1908

  • Argynnis paphia immaculata Bellier, 1862

  • Argynnis paphia paphia (Linnaeus, 1758)

  • Papilio paphia Linnaeus, 1758

  • Papilio valesina Esper, 1798 :  Esper, E. J. C. & Charpentier, T. (von) 1789-[1804]. Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur. Europäische Gattungen. Supplemente. Fortsetzung der europäischen Smetterlinge. Erster Abschnitt. Zu dem Geschlecht der Tagschmetterlinge. Weigel, T. O., Leipzig. 120 pp. Page 73.

        Zoonymie : valesina : adaptation du nom Le Valaisien donné par Engramelle (1779) à une forme observée en Suisse. Papillons d'Europe n°15 ter page 316,II du 3ème supplément. Cf infra nom vernaculaire. Ses ailes sont d'un gris très sombre délicatement voilé de verdâtre.

b) sous-espèces : Leraut retient deux sous-espèces :

- paphia Linnaeus, 1758.

- immaculata Bellier, 1862 (localité-type : Corse) qui caractérise les populations corses  : Argynnis paphia immaculata Bellier, 1862 : Bellier de La Chavignerie, J.-B. E. 1862. Variétés nouvelles de Lépidoptères observées en Corse et décrites. Annales de la société entomologique de France, 4(2): 615-616. page 616 : "les ailes inférieures sont en dessous d'un vert très foncé, et entièrement dépourvues de bandes argentées", donc sans taches (macula), im/maculata.

 


 

c) Origine et signification du nom  

        

 Les interprétations des étymologistes :

 

— A. Maitland Emmet (1991) page  154:

Paphia (fem.), of Paphos, a town on the west coast of Chypre. After her birth among the waves (see Pontia), Aphrodite (Venus) came ashore at Paphos which therefore became one of the principal centres for her worship and she is often referred to as Paphia , the Paphian goddess.

Traduction : cf Doux et Gibeaux.

— Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 102  :

        paphia : paphienne, originaire de Paphos, ville de Chypre. Née parmi les vagues, Aphrodite, poussée par Zéphir, rejoignit la côte de Paphos, qui devint par la suite l'un des principaux lieux de culte qui lui sont consacrés ; elle est souvent désignée sous le nom de déesse "paphienne".

 

— Perrein et al. (2012) page 338:

Étymologie :de paphia, surnom d'Aphrodite — Vénus pour les latins, de Paphos, ville sise à l'Ouest de Chypre et important lieu de pélerinage de la déesse de l'Amour. 

 

Discussion : 

 

        images?q=tbn:ANd9GcQs-0fK0_4jJFI838uSEgC   Mascle a l'arxipèlag d'Estocolm

                 images : Vénus ici,         A. paphia là.

 


        A la différence de Fabricius, qui créa un Papilio aphrodyte 1787 et donna on l'a vu, à 19 noms de genre celui d'une épiclèse d'Aphrodite, Linné n'a consacré à la déesse de la beauté et de l'amour que deux de ses noms de papillons : papilio paphia et papilio cytherea. Si j'ignore tout de la vie sexuelle du savant suédois, je sais par contre qu'il trouve souvent son inspiration dans l'Énéide de Virgile; sans-doute s'est-il souvenu de ces passages du Livre X connus par cœur : tout d'abord la supplique de Venus aurea, la Vénus d'or à Zeus :

est Amathus, est celsa mihi Paphus atque Cythera Idaliaeque domus

Je possède Amathonte, et la haute Paphos, et Cythère, et ma demeure d'Idalie:

et la réponse de Junon sous forme d'une reprise :

est Paphus Idaliumque tibi, sunt alta Cythera: 

quid grauidam bellis urbem et corda aspera temptas? 

Tu possèdes Paphos et Idalie, tu possèdes l'altière Cythère:

Pourquoi provoquer d'âpres coeurs, et une ville lourde de guerres? 


Linné n'a créé que Paphia et Cytherea, mais le troisième sanctuaire mentionné dans ces vers, celui d'Idalia n'a pas attendu plus longtemps que 1773 pour que Drury ne l'applique à un papillon, notre Speyeria idalia.

Mais en choisissant Paphia et Cytherea, Linné honore les épithètes liées aux sanctuaires les plus "chauds" de la déesse, celui de Paphos sur l'île de Chypre et celui de l'île de Cythère. Certes Cythère nous est d'avantage connue depuis l'Embarquement de Watteau ou le poème de Verlaine, mais Dominique Ingres a peint une Vénus à Paphos  que j'ai du voir au Musée d'Orsay à coté de sa Vénus anadyomène qui me l'avait occultée. 

                  Vénus à Paphos

Mais à Paphos, la déesse était vénérée sous la forme d'une pierre oblongue, comme en témoigne un fresque de Pompei (H. Roux, Herculanum et Pompéi, tome III, cinquième série, planche 7, pp.16 sqq (éd. 1875)): une sorte d'ombilic ou de borne, une pyramide blanche, une obélisque, 

              paphos.gif

 

  Pourtant, la Vénus de Paphos ressemble plus pour nous à celle de Boticelli : le sperme d'Ouranos s'est épandu dans la mer en une blanche écume qui donne forme à Aphrodite (aphros = écume). Celle-ci sort de l'eau et pose pied sur le rivage de Paphos. :  Sandro Boticelli, La naissance de Vénus, date estimée avant 1499 , Galerie des Offices, Florence, Italie).


                                 220px-Sandro_Botticelli_-_La_nascita_di_


        Le mythe de la naissance de Vénus est relaté par Hésiode dans sa Théogonie. Ouranos, dont la haine pour ses enfants nés de Gaïa (la Terre) le conduit à les cacher au sein de la Terre au lieu de les élever dans la lumière, va subir une terrible vengeance. En effet, Gaïa crée l’acier, fabrique une serpe et demande à un de ses fils, le Titan Cronos, de castrer Ouranos. Ce geste criminel éloigne à jamais le Ciel de la Terre et libère les enfants. Cronos jette les testicules de son père dans la mer ; de ces restes, sans union, la Terre fait naître d’autres puissances. Du sang naissent les Érinnyes, les Géants et certaines nymphes. Une écume (aphros , en grec) se forme autour des organes paternels et de cette écume surgit Aphrodite (Vénus, en latin), comme le décrit Hésiode : « De cette écume une femme se forma, qui toucha d’abord à Cythère la divine, d’où elle fut ensuite à Chypre [Paphos] qu’entourent les flots ; et c’est là que prit terre la belle et vénérée déesse qui faisait autour d’elle, sous ses pieds légers, croître l’herbe, et que les dieux aussi bien que les hommes appellent Aphrodite pour s’être formée d’une écume, ou encore Cythérée, pour avoir abordé Cythère, ou Cyprogénaia pour être née à Chypre battue par les flots … ». De plus, l’Hymne homérique à Aphrodite dit que : « La belle Aphrodite à la couronne d’or, la Déesse vénérée qui a pour apanage tous les hauts lieux de Chypre, l’île marine où le souffle puissant de l’humide Zéphyr la porta, sur les vagues de la mer mugissante, dans la molle écume : les Heures (filles de Zeus et de Thémis, Eunomia, Dikè et Eiréné qui ont pouvoir sur les saisons) au diadème d’or l’accueillent avec joie, et lui donnent des vêtements immortels. »

 

 

 

 II.  Archéo-taxonomie.

      1. Le genre.

 

        Latreille, P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des crustacés, des arachnides et des insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris. 444 pp. Page 440.

 


2. L'épithète spécifique.

 

 


 

              III. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

 

1." Le Tabac d'Espagne", Geoffroy, 1762.

 Étienne-Louis Geoffroy  1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. page 42 n° 8

L'espèce porte le n°8 de la Première famille, §II "à chenille épineuse et à ailes arrondies". Geoffroy la décrit ainsi :

 

 

 

Les ailes de cette grande et belle espèce sont en dessus de couleur fauve ou de tabac d'espagne, avec quelques raies longitudinales, et plusieurs rangées de taches noires rondes, qui suivent la direction du contour de l'aile. En dessous, les ailes supérieures sont comme en dessus ; mais les inférieures ont des bandes transverses un peu obliques et comme ondées, de couleur d'argent ou de nacre., et de plus elles sont lavées d'une petite teinte de vert. J n'ai jamais trouvé la chenille de ce beau papillon. M. Aubriet* l'avait eue chez lui, où elle était éclose des œufs que le papillon avait pondus. Elle était épineuse, mais elle périt faute de nourriture, M. Aubriet ne connaissant point les feuilles dont elle de nourrit, et lui en ayant offert plusieurs sans succès. Le papillon se trouve dans les bois, et est difficile à trouver.


*sans-doute Claude Aubriet, (1665-1742) dessinateur de planches de botanique et d'histoire naturelle, peintre du Jardin du Roi (où Geoffroy père enseignait) et  pour l'Académie des Sciences, dont Geoffroy père et fils étaient membre. Il a donné son nom à l'aubriette, Aubretia. Vu la date de décès d'Aubriet, ce témoignage est antérieur de plus de 20 ans à la rédaction ou la parution du livre de Geoffroy.

 

Comme pour de nombreux noms de papillons créés par Geoffroy, ce dernier choisit le nom d'une couleur, nom de couleur elle-même issue d'un matériau ou d'un objet  (Citron, Souci, Aurore, Bronzé, Cuivré, Nacré, ...). Car "tabac d'espagne" (sans majuscule dans le texte) est bien le nom, certes rare,  d'une couleur, intermédiaire entre une métaphore ([de la couleur du] tabac d'Espagne) et un nom de couleur "tabac-d'espagne" qi serait parfaitement entré dans les usages. On lit par exemple dans la description d'une reliure en 1835 "de basane, mi parties couleur tabac de France, couleur tabac d'Espagne. 

La même année où Geoffroy publie son Histoire des insectes, sort  la quatrième édition du dictionnaire de l'Académie avec cette définition du tabac :

 

TABAC. s.m. ou NICOTIANE. s.f. Plante originaire d'Amérique. Elle fut apportée en France par Nicot, Ambassadeur du Roi François II, auprès de Sébastien, Roi de Portugal. Elle fut présentée au grand Prieur & à la Reine; ce qui lui fit donner les noms d'Herbe de l'Ambassadeur, herbe au grand Prieur, herbe à la Reine, Nicotiane. Quant au nom de Tabac, il lui vient de l'île de Tabaco, d'où le premier a été apporté en Espagne. Les Naturels du pays l'appellentPetun.

 

Tout le monde connoît les usages ordinaires de cette plante. Elle est encore employée en Médecine comme vomitif, comme vulnéraire, pour les maladies de la peau, & dans quelques autres occasions. Bon tabac. Un rouleau de tabac. Du tabac en rouleau. Du tabac en corde. Fumer une pipe de tabac. Mâcher du tabac. Tabac en mâchicatoire. Prendre du tabac en poudre par le nez. Raper du tabac. Tabac d'Espagne. Tabac rapé. Tabac de Pongibon. Tabac de Malte, du Brésil, de S. Domingue. Du tabac de la Havanne.


 

 Le tabac est alors tout autant un usage (en priser la poudre) qu'un médicament (contre les céphalées, depuis Catherine de Médicis), qui entre comme tel dans la Matière Médicale, cette pharmacopée dont Etienne-François Geoffroy père de notre auteur fut le spécialiste reconnu. Aussi celui-ci en décrit-il les dangers ("L'autre exemple qu'il rapporte ,  d'une personne que l'usage immodéré du Tabac d'Espagne rendit aveugle" ). J' ignore si Etienne-Louis, dans sa comparaison, parle en consommateur de tabac, en médecin, ou en esthète du vocabulaire des couleurs.

Le concurrent en Matière médicale avait été Nicolas Lémery : c'est lui qui écrit en 1709 dans son Nouveau recueil des plus beaux secrets de médecine  Volume 3 :" Le véritable Tabac d'Espagne est tout à fait fin et rougeâtre, il faut pour en faire de semblable prendre du Tabac rouge et grené et le piler au mortier ", ce qui nous précise cette teinte rougeâtre de ce tabac.

Réaumur, en 1734, avait déjà utilisé cette métaphore en Histoire naturelle, pour qualifier la couleur prise par les chenilles dans ses Mémoires  pour servir à l'histoire des insectes, Volume 2 page 254 : "ils restent blancs, et ils le font encore quelque temps après que la transformation est finie. Leur peau jaunit ou roussit ensuite peu à peu, & devient de couleur de tabac d'Espagne..." : il y a bien du roux, du vieux roux dans ce coloris. 

De même, Valmont de Romare écrit en 1776 "On trouve quelquefois, dans les balles de quinquina, une écorce rougeâtre comme le tabac d'Espagne..".

Mais ce n'est qu'après quelques recherches que je découvris que ce que l'on nommait "tabac d'Espagne" était du tabac en poudre (à priser) : c'est le Dictionnaire universel de la géographie commerçante  de Jacques Peuchet et André Morelle Paris [1798] page 803  qui indique:

"...le tabac en poudre, connu dans toute l'Europe sous le nom de Tabac d'Espagne et venant de Cuba [ moulu par monopole depuis 1684 par les 40 moulins et les 3000 ouvriers de la Fabrique royale de tabac à Séville]. Pendant longtemps, on a défendu sous les peines les plus sévères l'usage de tout autre tabac, appelé rapé par opposition au vrai tabac d'Espagne qui comme on sait est broyé en poudre extrêmement fine à laquelle on unit une espèce d'ocre (almazarou) qui lui donne sa couleur et son onctuosité."

Nous connaissons maintenant le secret de cette couleur rougeâtre : l'"almazarou" qui participe à l'affinage (repaso) du tabac! Mais qu'est-ce ?

Pour lui donner cette couleur rougeâtre qu’on lui connoît, on y mêle une certaine quantité de cette terre rouge & fine qui s’appelle Almagro, & qui se trouve dans un petit village aux environs de Carthagene, nommé Almazarron* ; non-seulement elle colore le tabac, mais elle fixe son volatil, elle lui communique cette suavité qu’il a au tact & à l’odorat. Il n’existe de cette même terre dans aucune partie de l’Europe. (Peyron Jean-François (1783). Essais sur l’Espagne. Nouveau Voyage en Espagne fait en 1777 et en 1778. Londres : P. Elmsly, 2 vol.1783 :277, t. I, cité par I. Aguila Solana)  

*La ville et le port de Mazarrón se trouvent près de la Méditerranée, au Sud-est de l'Espagne, dans la Région de Murcie. Les mines  — l'almagro , ocre rouge et grasse, est une espèce de minerai ferrugineux — y sont exploités depuis Hannibal.


C'est le talent de Geoffroy de donner ce nom de "Tabac d'Espagne" pour la postérité, plutôt qu'un "Le Grand Papillon Rougeâtre" auquel nous avons échappé. Mais nous devons éviter d'imaginer que cela renvoit à la couleur du tabac tel que nous le connaissons.

 


2." Le Tabac d'Espagne"  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 34 planche 12 fig. 15 a-f  dessinée par  J.J Ernst .  

Idem, page 256 planche 57 suppl. 3 fig. 15 i-k (var.) , et fig. 15 l (var.)

        Engramelle décrit cette fois-ci la chenille et la chrysalide, ainsi que la plante-hôte : "elle ne mange que des feuilles de pieds de violette".

— Idem, Le Valaisien, page 316 planche 2 3ème suppl. fig.15 a-b tert. : c'est notre Argynne paphia valesina.

 

Nous l'avons copié du cabinet de Mr Gigot d'Orcy. Cet amateur l'a pris dans le Valais, parmi une grande quantité de semblables  

 

3. "l'Argynne Paphia" , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 268 .

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/268/mode/2up

 

4.  "Argynne Tabac d'Espagne" , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, page 51   planche 3 secund. fig.1 peinte par Vauthier et gravée par Lanvin.

          

Le dessus des ailes est couleur de tabac d'Espagne ou d'un fauve-gai dans le mâle, d'un fauve verdâtre dans la femelle, ... 


                              n98_w346

 

 

              

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986 et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal " Le Tabac d'Espagne" en admettant aussi "Le Nacré vert", "La Barre argentée" et "l'Empereur". Ces deux derniers noms sont accompagnés d'une note :

Note 71 : Le nom de "Barre argentée" créé par Robert pour Argynnis paphia est la traduction littérale de l'un des noms vernaculaires allemands de ce

tte espèce (Silberstrich). Quand au nom d'"Empereur", il semble bien provenir de la traduction incorrecte d'un autre nom vernaculaire allemand de la même espèce : "Kaisermantel" (littéralement "Manteau impérial").

 

7. Étude zoonymique des auteurs français :

— Doux et Gibeaux 2007  page  102 :

Tabac d'Espagne : allusion à la couleur du tabac importé d'Espagne (Geoffroy, 1762, semble le premier à lui donner ce nom vernaculaire).

 

— Perrein et al. 2012 page 338 : 

Le nom français est donné par Geoffroy (1762) qui évoque sa couleur "fauve ou de tabac d'Espagne".

 

8. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Argynnis paphia   puis citent dans leur texte page 124  le nom vernaculaire de "Tabac d'Espagne" avec les références de Geoffroy.


—Bellmann / Luquet 2008 : "Tabac d'Espagne" .

— Blab / Luquet 1988 : " Tabac d'Espagne". 

— Chinery / Leraut  1998  : "Tabac d'Espagne"

— Doux & Gibeaux 2007 : " Le Tabac d'Espagne".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : " Tabac d'Espagne". 

— Lafranchis, 2000 : "Le Tabac d'Espagne" .

— Perrein et al. 2012 : "Tabac d'Espagne ".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Tabac d'Espagne".

— Wikipédia : " le Tabac d'Espagne ".


 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  • "Der Kaisermantel"  en allemand : le "manteau impérial"
  • "Silver-washed fritillary" en anglais le "Fritillaire au lavis argenté" 
  • "Венерина седефка" en bulgare, "Vénus sedefka"
  • "Argentada comuna" en catalan, "le [Papillon] argent commun"
  • "Kejserkåben "  en danois "le manteau impérial, la cape impériale"
  • "Rohetäpik" en estonien
  •  "Nacarada" en espagnol "Nacré"
  • "Keisarinviitta "en finnois : "Manteau impérial"
  • "Keizersmantel" en frison "Manteau impérial"
  • "Lielais meža raibenis"  en letton : "Grand (papillon) sauvage"
  • "nagy gyöngyházlepke" en hongrois, "Grand papillon de perle"
  • "De keizersmantel"   en néerlandais, "Manteau impérial"
  • "Keiserkåpe" en norvégien, "Cape ou manteau imprériale"
  • "Perłowiec malinowiec", "dostojka malinowiec" en polonais, "Fritillaire nacré, Fritillaire délavé"
  • "Perlovec striebristopásavý" en slovaque, "Argenté perlé"
  • "Gospica"  en slovène, (de la ville de Gospic ?)
  • "Silverstreckad pärlemorfjäril" en suédois, "Papillon perlé (ou Fritillaire) à points d'argent"

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg : île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "Britheg arian" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 


        HÜBNER page 9 :

                                   n12_w245

 

               

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais (in The Aurelian Legacy M. Salmon (2000).

 

        Première description par James Pétiver 1699.

  • "The Greater Silver-streaked Fritillary" : Petiver, 1699 ; Newmann & Leeds, 1913.
  • "The Silver-stroaked Fritillary" : Ray, 1710.
  • "The Greater Siverstreakt Orange Fritillary" (mâle) : Petiver, 1717.
  • "The Greater Silverstreakt Golden Fritillary" (femelle) : Petiver, 1717
  • "The Great Fritillary" : Wilkes 1741-42 ; Berkenhout, 1769.
  • "The Silver-washed Fretillaria" : Harris, 1766.
  • "The Siver-wash Fritillary" : Harris, 1775.
  • "The Silver Streak Fritillary" : Lewin, 1795 ; Rennie, 1832.
  • "The Silver Stripe Fritillary" : Donovan, 1798 ; Brown, 1832.
  • "The Silver-washed Fritillary" : Haworth, 1803 ; Samouelle, 1819 ; Humphreys & Westwood, 1841, et la plupart des auteurs suivants.
  • "The Greenish Silver-washed Fritillary" (f. valesina) : Howarth, 1973.

Cette espèce du groupe anglo-saxon  des Damiers (Fritillary) est grande (Great), striée de bandes argentées (Silver-streaked, Silver Stripe), avec un lavis argenté (Silver-washed) qui de teinte de vert dans la forme valesina (Greenish Silver-washed) ; le mâle est fauve orangé vif (Orange) alors que la femelle est fauve terne (Golden). Tous ces noms emboitent les adjectifs descriptifs, sans métaphore.

 


 

V. Argynne Paphia et Vladimir Nabokov.


         S'il y eut un auteur qui fut à la fois passionné par les papillons dont il reste l'un des spécialistes chevronnés, et un être dévoré par le culte de Vénus sous couvert d'un style entomologique parfaitement détaché de l'Eros, ce fut bien Nabokov. J'ai déjà montré à propos des Vanesses comment Vanessa était une néo-épithète de Vénus sous la plume de Swift puis celle de Nabokov, et j'ai montré aussi comment l'onomastique du romancier russe était envahie par la lettre V qui est l'initiale de son prénom Vladimir comme celui de son épouse Véra. Ces deux V se mêlent parfois dans le nom de héros comme Walter. Les initiales complètes de l'auteur sont V.N,  prononcer Véhen ou Vén : c'est le début de "Vénus", et c'est le nom du héros Van Veen de Ada ou l'Ardeur . Mais ce V et ce N envahissant  se retrouvent dans Vanessa Van Ness (Lolita). De même, le titre de son autobiographie Conclusive Evidence serait choisi, selon son propre aveu, à l'entrelacement des deux sons affronté -ve et -ev.  (Boyd 629).

Voir aussi  :  Susan Elizabeth Sweeney, « The V-Shaped Paradigm: Nabokov and Pynchon », paru dans Cycnos, Volume 12 n°2, mis en ligne le 25 juin 2008, URL :http://revel.unice.fr/cycnos/index.html?id=1475.  

   Vénus en personne s'invite dans le roman Ada en la forme de la "Villa Vénus" : "Sans joie, il sentit se dérouler pesamment le solide serpent du désir : avec amertume, il regretta de ne pas avoir épuisé le démon à la Villa Vénus"; Or j'apprends que le titre initial d'Ada était précisément "Villa Vénus" (avec son double V).

Le tableau de Boticeli "Naissance de Vénus" est présent dans l'œuvre romanesque 3 fois dans "Regarde, regarde les arlequins !", deux fois dans "Lolita", une fois dans "Rire dans la nuit", une fois encore dans "Brisure à senestre".

 

    On ne s'étonnera donc pas de voir Nabokov se passionner pour Argynnis paphia, tant comme entomologiste que comme romancier.

Comme auteur, Paphia apparaît dans deux de ses romans, Pnine (1957) et Ada (1969).

1) Pnine.

Dans ce roman le Pr Pnine qui enseigne à l'université Wainwell  a un fils Victor et une épouse Lise-Liza-Elizaveta, une psychiatre qui le trompe avec un autre psychiatre, le Dr Wind.

Le nom de notre papillon apparaît page 177  du roman :

One afternoon, as in concentrated ecstasy I was spreading, underside up, an exceptionally rare aberration of the Paphia Fritillary, in which the silver stripes ornamenting the lower surface of its hindwings had fused into an even expanse  of metallic gloss, a footman came up with the information that the old lady requested my presence. […] a Russian translation of Arthur Schnitzler's three-act Liebelei.

2) Ada ou l'Ardeur.

Le nom apparaît ici à la page 528 , servant à baptiser un salon de beauté (évidemment) de Mont Roux :

On Wednesday, October 22, in the early afternoon, Dorothy, 'frantically' trying to 'locate' Ada (who after her usual visit to the Three Swans was spending a couple of profitable hours at Paphia's 'Hair and Beauty' Salon) left a message for Van, who got it only late at night when he returned from a trip to Sorcière, in the Valais, about one hundred miles east, where he bought a villa for himself et ma cousine, and had supper with the former owner, a banker's widow, amiable Mme Scarlet and her blond, pimply but pretty, daughter Eveline, both of whom seemed erotically moved by the rapidity of the deal.   

Comme lépidoptérologiste, il est certain que Nabokov s'intéressait aux formes rares de Paphia, et c'est bien en autoportrait qu'il se peint sous les traits de Van, dans l'extrait cité de Ada que je traduis maintenant : 

"Un après-midi, alors que, dans un état de concentration extatique j'étais occupé à déployer ailes inférieures vers le haut une forme exceptionnellement rare d'aberration d'Argynne Paphia , dans lequel les bandes d'argent ornant la face inférieure de ses ailes postérieures avait fusionné en une étendue  de la même brillance métallique, [etc...]"

Dans le second extrait, il est probable (on peut se fier à la perversité de l'écrivain) que Nabokov ait mentionné "in the Valais" juste après Paphia, puisque l'une des formes rares est précisément paphia valesiana Esper, 1798  le Valaisien d'Engramelle qu'il conviendrait de nommer La Valaisienne car seules les femelles sont concernées, leurs ailes étant plus sombres et suffusée de vert. 

C'est l'occasion de s'intéresser à ces aberrations, avec ce texte de Richard South (1906).

 

 

The Silver-washed Fritillary (Argynnis paphia).

The wings of this fine butterfly are fulvous, with the veins and spots black; the spots on the hind wings are band-like, and the central spots on the fore wings are sometimes connected. The female is paler than the male, and is without the heavy black scales (androconia) on veins 1, 2, and 3; the basal third of the fore wing, and a larger area of the hind wing, tinged with greenish.

The form of the female with all the wings greenish is the var. valesina (Plate 52), and between this and the type there are various intergrades, one of which is shown on the plate.

Specimens with white spots on the fore wings, and chiefly in the males, are sometimes not uncommon in the New Forest, as, for instance, in the year 1893, when quite a large number were secured. Very much more rarely white spots occur on all the wings (Plate 57, Fig. 1). In a very remarkable male specimen, taken in the New Forest in 1881, the central area of all four wings is black, and the veins beyond are broadly edged with the same colour. A curious female aberration has the central black spots much reduced or absent, whilst those on the outer margin are united, and form elongate blotches between the veins, the upper one being wedge-shaped. Aberrations of the valesina form, similar to that figured [Pg 85]on Plate 57, Fig. 2, and Fig. 25 on next page, are not often met with; the ground colour is greenish, but much suffused and clouded with black. Now and then gynandrous specimens are obtained, the one side normal male and the other side typical female, or var. valesina.



 


                            i_148.jpg

R. South, Fig. 25. Aberration of var. valesina.

                                  i_162.jpg

Richard South,Pl. 57. 1, 2 Silver-washed Fritillary vars. 3 High Brown Fritillary var.


255.JPG http://insectnet.proboards.com/thread/5065/british-fritillary-aberrations

 

Mais, en matière de sexualité, ce qui devait intéresser par dessus tout Nabokov, se sont les formes gynandromorphes c'est-à-dire qui tient à la fois des caractères du mâle et de la femelle : ce gynandromorphisme peut être bilatéral, ou unilatéral (et n'intéresser qu'un seul coté des ailes). Voir des exemples sur UKbutterflies.

 :

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             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : argynnis

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : argynnis paphia

— UK Butterflies : argynnis paphia

— lepiforum : argynnis paphia

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; . http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :


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LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

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