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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 15:52

Musée de la basilique Saint-Marc : Fragments de mosaïques du XIVe siècle de l'anté-baptistère : MSM-012,  les Mages devant Hérode.

 

Voir :

PRÉSENTATION

Voir les présentations des articles précédents, qui s'empilent et se complètent.

Plan : 

  • Cycle A : Chancel,  Déploration MSM-001

  • Cycle B : Tribune nord du chœur, à côté du presbytère. Vie de saint Marc MSM-002

  • Cycle C : Baptistère, Vie de saint Jean-Baptiste MSM-004

  • Cycle D : Porta da Mar : Vierge à l'Enfant MSM-004, Isaïe MSM-005, Christ Emmanuel MSM-006

  • Cycle E : voûte de l'anté-baptistère, portion sud. 4 Prophètes MSM-007 à MSM-010

  • Cycle F :  la paroi sud de l'anté-baptistère XIVe siècle. David et Salomon MSM-011

  • Cycle G : paroi ouest de l'anté-baptistère : Les Mages rencontrant Hérode MSM-012

  • Cycle H : paroi est de l'anté-baptistère :  Massacre des Innocents 

  • Cycle I :  dôme central du baptistère, section sud-ouest, Le Christ invitent les Apôtres à baptiser le peuple 

 

 

MSM-012. Les Mages Melchior et Gaspard, fragment de la scène des trois Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. 

 

Nous voyons que depuis le cycle E, les fragments permettent de suivre de très près l'ancien décor du baptistère, et notamment de son vestibule ou anté-baptistère. Car sous la voûte où Dieu le Père est entouré de huit prophètes (MSM-7 à MSM-10) et juste à côté de David et Salomon du MSM-11 débutent du coté ouest les scènes de l'Enfance de Jésus, les Mages interrogés par Hérode (MSM-012), puis l'Adoration des Mages (MSM-013). L'Enfance se poursuit du côté est avec une Fuite en Égypte, puis le Massacre des Innocents (MSM-014 et suiv.) Enfin, c'est de  la coupole du baptistère que viennent les fragments de Jésus envoyant les apôtres baptiser les peuples, au dessus des Fonts baptismaux.

La scène qui nous concerne, Les Mages visitent Hérode, est dominé par l'inscription Ubi natus est rex Judaeorum ? verset de l'évangile de Matthieu 2:2.

 

Ce fragment appartient au décor de la paroi occidentale de l'anté-baptistère de la basilique Saint-Marc. Il provient de la scène de l'audience des Mages devant le roi Hérode, épisode relaté par l'Évangile selon saint Matthieu (Mt 2, 1-8), dans lequel les sages venus d'Orient demandent au souverain de Judée où est né le « roi des Juifs ».  "Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. [...] Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile brillait."

Mais nous ne sommes pas là pour faire de l'Histoire Sainte, mais pour découvrir un fragment qui subsiste encore alors que le reste, lorsqu'on pourra visiter à nouveau le baptistère, a été restauré par la  Compagnia Veneziano-Murano, de piètre façon si on en croit le jugement de Pietro Saccardo. Le cartel du Musée nous en précise l'origine. D'autres photos en donnent une vision plus large.

 

 

Luisella Romeo, 2025, blog blog seevenice

 

 

 

MSM-012. Les Mages Melchior et Gaspard, fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

MSM-012. Les Mages Melchior et Gaspard, fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

Seuls deux des trois Mages sont ici conservés, traditionnellement identifiés comme Melchior et Gaspard. Les deux personnages sont représentés de profil, le premier tourné vers la droite en direction d'Hérode aujourd'hui disparu. Le troisième Mage, Balthazar, appartenait à la partie perdue de la composition.

Les artistes ont différencié avec finesse les deux voyageurs.

Le premier, Melchior, qui mène la marche, est traditionnellement le plus âgé : il est reconnaissable à sa longue barbe grisonnante, à sa chevelure ondoyante. Son manteau rouge est richement décoré de motifs géométriques dorés. On sait qu'il fait face à Hérode et qu'il lui adresse la parole ou qu'il le salue : son geste de la main droite en témoigne.

On admirera la finesse de la main : chaque doigt compte plus de quarante tesselles (voir le texte de Pietro Saccardo sur le nombre de tesselles au décimètres carré de ces mosaïques du baptistère).

 

MSM-012b, Le mage Melchior.

 

MSM-012c, Les Mages Melchior et Gaspard (détail), fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

MSM-012c, Les Mages Melchior et Gaspard (détail), fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

Le second, Gaspard, à la barbe courte et soigneusement dessinée, porte un manteau bleu-vert orné de motifs étoilés d'or. Il regarde derrière lui, peut-être Balthasar qui a posé sa main sur son épaule. Les photos de la scène montrent que Balthasar est  imberbe : on va du plus âgé au plus jeune, comme c'est la tradition.

Melchior et Gaspard sont coiffés de hautes couronnes fleuronnées serties de cabochons blancs et de pierres de verre rouge et vert, différentes des couronnes byzantines.

Mais néanmoins les rois demeurent profondément byzantins par la forme de leurs chaussures ou par leurs  manteaux qui sont fermés par de larges fibules circulaires (tablia et loroi simplifiés). Les perles blanches alternant avec les cabochons verts et rouges évoquent directement les costumes de la cour de Constantinople. On sent encore ici l'influence de l'Empire d'Orient, pourtant disparu depuis près d'un siècle lorsque cette mosaïque fut exécutée. On les comparera aux couronnes de David et de Salomon, MSM-011 : on retrouve le même type de pierres blanches.

MSM-012a. Le Mage Gaspard, fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

MSM-012a. Le Mage Gaspard, fragment des Mages devant le roi Hérode, XIVe siècle,  paroi ouest de l'anté-baptistère. Cliché lavieb-aile 2026.

TECHNIQUE

Le fond d'or, réalisé au moyen de tesselles à feuille d'or, enveloppe les figures d'une lumière vibrante qui contraste avec le raffinement des carnations, composées de minuscules tesselles de marbre clair. Les vêtements associent des verres colorés rouges, verts, bleus et noirs, dont la variété chromatique témoigne de la maîtrise des ateliers vénitiens du XIVᵉ siècle.

Bien que fragmentaire, cette mosaïque conserve une remarquable qualité d'exécution. Le modelé délicat des visages, le rythme des longues mèches de cheveux et la richesse des ornements traduisent la permanence de la tradition byzantine à Venise, tout en annonçant une recherche de naturel propre à l'art gothique naissant.

 

Extraits de Les Mosaïques de Saint-Marc à Venise, Pietro Saccardo 1896

 

"'La mosaïque monumentale se compose comme chacun sait, d'un assemblage de petits morceaux de pierre ou d'un verre spécial appelé émail, mêlés parfois à d'autres matériaux, comme le marbre, l'or et la nacre, et disposés de manière à suivre les contours et les différentes formes, prenant ainsi les allures tortueuses qui firent donner par les anciens à ce genre de mosaïque le nom d' opus vermiculatum. Cet assemblage de morceaux ou plutôt de petits cubes, si l'on s' en rapporte à la forme du plus grand nombre, est groupé et adhère à la surface dont il constitue la décoration, au moyen d'un ciment qui, suivant les lieux, les temps et les divers procédés d'exécution, se compose de plusieurs éléments et est fait de différentes manières. Généralement il consiste en deux couches principales, l'une destinée à corriger les inégalités des surfaces sur lesquelles doit s' appliquer la mosaïque, l'autre à fixer sur la première les petits cubes de pierre ou d' émail.

La première couche de ciment avait autrefois la même forme que la surface, et l'usage en était très ancien, car on le voit déjà dans les mosaïques de Ravenne, qui remontent aux IVe, Ve et VIe siècles. A Saint-Marc, elle apparaît avec les premiers mosaïstes; et, à cause de sa surface raboteuse, on lui donnait le nom de strato greggio (couche brute) et plus exactement en dialecte vénitien de grezo.

 

On y attachait une grande importance, car  les murailles et les voûtes de la basilique étant d'une construction très négligée et pleine d'inégalités, etil fallait, pour y remédier, une couche brute la plupart du temps très épaisse, d' où la difficulté de la soutenir avec l' addition de poids notable de la mosaïque qui y était ensuite appliquée. Aussi s' efforçait-on de la rendre légère et tenace et de la fixer même aux murs au moyen de clous la plupart de cuivre à larges têtes découpées en rayons, qu'on appelait pour cela étoiles (il y avait autrefois à Saint-Marc une profusion énorme de clous destinés à soutenir les mosaïques. On en a enlevé un grand nombre dans les restaurations de ces dernières années, mais il en reste encore beaucoup).. La légèreté s'obtenait par le mélange de paille broyée, d'étoupe ou de poils d'animaux ; la ténacité de la pâte au moyen de soi-disant colles, dont la composition était alors un secret que les artisans gardaient avec un soin jaloux.

 

[...]Si nous étudions maintenant le reste de l'opération, le système d'exécution que présentent les œuvres de facture grecque diffère de celles de la Renaissance et en général des autres de facture moderne. Dans les premières, en enlevant les petits cubes, on voit au dessous le sujet dessiné au pinceau. Les contours des figures et des objets et les lignes principales y compris celles des plis, sont tracés en noir sur fond blanc, le champ d'or est entièrement peint en rouge, et certaines parties sont colorées en jaune. Ce ne fut qu'au XVIe siècle que l'on commença à faire des cartons qui étaient de véritables tableaux.

 

On avait, identiquement à ce qui se fait aujourd'hui, l'habitude de couper en miettes ou, comme disent les mosaïstes, de hacher la pierre et les émaux pour la composition de la mosaïque. Les outils nécessaires consistaient, comme aujourd' hui, dans le soi-disant tranchet, qui est un petit coin d' acier avec le pied fixé dans une souche de bois. Anciennement ils en avaient au contraire un de pierre. Le maillet ensuite était égal à celui d'aujourd'hui, et consistait, comme le dit l'ancien traité cité plus haut, en un marteau d' acier semblable à ceux des ciseaux, mais à deux tranchants au lieu de dents et avec les extrémités des trachants très fortement trempées .

Les petits morceaux avaient la forme carrée ou triangulaire, et étaient réunis et rangés suivant les dimensions, les formes et les couleurs diverses, dans autant de petites écuelles de bois.

les mosaïques sont  faites au marteau. 

Dans les mosaïques de style grec et surtout dans celles du Baptistère qui sont de ce nombre, les morceaux de pierre composant les chairs et surtout les têtes des figures, sont presque tous de section rectangulaire et se distinguent par leur extrême finesse ; on en compte jusqu'à huit cents et plus dans un décimètre carré de superficie. Ici naturellement il s'agit des mosaïques réellement anciennes du Baptistère, non de toutes celles qu' on y voit aujourd' hui, lesquelles sont en partie modernes, même récentes, ayant été malheureusement refaites dans l'intervalle de 1867 à 1880, espace de temps pendant lequel les travaux de Saint-Marc étaient affermés. On en conserve cependant de précieux restes et notamment un grand nombre de têtes, et c'est par l'examen de celles-ci qu'on voit l'habileté avec laquelle on travaillait alors la mosaïque. Les ouvrages refaits n'ont rien avoir avec les anciens. Ce ne sont que d' affreuses contrefaçons à propos desquelles on peut dire, avec le Poète : « Non ti curar di lor, ma guarda e passa ».

 

On employa de tout temps à Saint-Marc, pour composer les mosaïques, les pierres et les émaux.  

Les têtes et en général les chairs étaient composées de pierres; non pas toutefois si exclusivement que les cheveux, les cils, les sourcils, les paupières, les lèvres et certains plis du visage ne fussent composés en partie d'émaux. Ceux que l'on suppléait par les pierres étaient les couleurs des carnations. Elles furent employées par les byzantins et par leurs successeurs, principalement par raison d'économie, en vertu desquelles les modernes étendirent l'usage des pierres à beaucoup d'autres parties qui, dans les mosaïques byzantines, sont composées d'émaux.

Dans les mosaïques de Michèle Giambono qui décorent la Chapelle des Mascoli, et des morceaux trouvés parmi les débris des œuvres démolies par le passé sont conservés, à titre de spécimens, dans les vieux échantillons de l'Atelier de mosaïque, ce sont des émaux colorés, non a corpo ou dans toute leur masse, mais a cartellina ou avec couleur superficielle; mais cela n'empêche pas qu' on pût les faire même de la première manière. Le motif pour lequel les byzantins ne les employaient pas peut s'expliquer par le manque de gradations, mais plus probablement par l' élévation du prix, incompatible avec des œuvres grandioses, de genre décoratif, et destinées à être vues à grande distance. Chez les modernes s'ajoutait encore une juste raison artistique. De fait avec les améliorations introduites dans l'art de la verrerie au XVe siècle, les émaux avaient perdu la granulation des matériaux byzantins et étaient devenus au contraire une composition très fine et par cela même très brillante. Or le brillant n' est pas le caractère propre du nu, et s'il domine, il nuit grandement à l'effet, surtout sur une surface composée de petits morceaux à facettes irrégulières et disposés à la main et par conséquent non tous sur le même plan, mais avec diverses inclinaisons accidentelles, lesquelles, réfléchissant ainsi différemment la lumière, offrent, de quelque côté qu'on les regarde, l'aspect d'une myriade de points brillants. Puis les raisons d'économie avaient aussi leur importance chez les modernes.

A cette époque, l' émail coloré a corpo, précisément à cause de la finesse extraordinaire de sa composition, coûtait très cher, et il en était de même de l'émail a cartellina (d'un emploi plus facile parce qu'il n'était pas brillant), par suite de la facture compliquée et difficile qu'il exigeait. Ceci posé, il est évident que l'acte de multiplier les gradations de ces émaux pour les employer dans les chairs, ne devait pas sembler un parti raisonnable, étant donné l'usage ancien des pierres, et l'expérience ayant démontré qu' on pouvait toujours obtenir avec elles, à beaucoup meilleur marché, des effets ravissants.

On employait encore d'autres couleurs extraites des pierres ou des marbres pour épargner les émaux, et ce qui faisait les frais de la palette du peintre, c' était le lit de la Piave avec son infinie variété de cailloux

Note : Le Piave, est considéré, avec la Brenta, comme un des deux fleuves qui a généré la lagune de Venise. Par lui venait le bois du Cadore, que la Sérénissime utilisait pour ses pieux et pour ses navires. Avec l'Adige, et le Sile, ces  torrents dévalent des contreforts alpins, perdent leur force et s’étalent vers la mer en larges lits de cailloux.

 

Même à Rome, dans les mosaïques monumentales, on employait la pierre pour les chairs et, s' il est vrai que les procédés actuels de l'Atelier du Vatican (ce qui est très probable) viennent de la tradition et remontent à plusieurs siècles en arrière, les différentes nuances de la couleur carnée semblent avoir été obtenues avec le marbre jaune plus ou moins chauffé au feu.

A Venise, au contraire, on emploie le feu pour obtenir une pierre d'une telle blancheur qu'elle est sans égale et ne peut être surpassée que par l'émail. On la retire de certains cailloux de pierre calcaire provenant du lit de la Piave, avec lesquels on fait une excellente chaux grasse connue dans la Vénétie sous le nom de calce di ciottolo. Dans la cuisson au four certains cailloux sont réfractaires, et ne se réduisent pas en chaux caustique ou chaux vive susceptible de se combiner avec l'eau. Ces blocs se nomment maschi, et écrasés avec le maillet et ainsi réduits en morceaux, ils servent à donner les taches blanches aux pavés-mosaïques à la vénitienne vulgairement appelées terrant, et leurs morceaux par les ouvriers vénitiens sont dits cristallina. Ces cailloux choisis avec soin et ayant résisté sans se fendre à l'action du marteau, constituent une pierre très dure et, comme telle, susceptible d' un beau poli, et en même temps offrent une grande variété de couleurs d' un blanc sympathique qui arrive au point d'une blancheur parfaite, bien supérieure à la brèche de Salerne, laquelle est même assez poreuse et incontestablement plus tendre

 

Outre les pierres, on trouve employés à Saint-Marc d'autres matériaux ordinairement étrangers aux mosaïques, les uns vils comme la brique, les autres précieux comme la nacre. Des morceaux de brique d' un rouge foncé ont été employés dans certaines bordures de l' atrium et sur plusieurs points de l'église et sont de l'époque des byzantins. .."

 

 

 

Biographie de l'œuvre

 -milieu du XIVᵉ siècle:  mosaïque réalisée pour l'une des lunettes de  l'anté-baptistère. Pietro Saccardo écrit p. 201 que les mosaïques du baptistère furent exécutées par ordre du fameux Doge André Dandolo, qui occupa le siège ducal de 1342 à 1354, et qu'elles ont été composées avec des émaux par des artisans de Murano.

 

-1865–1876
Dépose lors de la restauration des mosaïques par la Compagnia Venezia-Murano. La composition fut fragmentée et les visages furent conservés . Le cartel du musée reproduit une photographie ancienne de la mosaïque encore en place, document essentiel pour restituer son contexte iconographique. Selon P. Saccardo p.118, "les mosaïques renouvelées par la Société dans le Baptistère sont celles qui représentent les Rois Mages devant Hérode, le Massacre des Innocents, les figures de David et de Salomon."

-fin du XIXᵉ siècle
Les fragments sont remontés sur mortier, privés de leur architecture et montés sur caisse afin d'en assurer sa conservation et l'exposition.

-Aujourd'hui, elles sont présentées au Museo di San Marco parmi les  anciens fragments monumentaux conservés de la basilique. Ce fragment demeure un précieux témoignage du vaste cycle narratif qui décorait autrefois l'anté-baptistère de Saint-Marc.

 

 

Article rédigé grâce aux cartels du Musée et la gracieuse collaboration de l'IA ChatGPT.

SOURCES ET LIENS

Seules ont été consultées les publications disponibles en ligne.

 

— BERGMEIER (Armin)  The Production of ex novo Spolia and the Creation of History in Thirteenth-Century Venice

https://www.academia.edu/47146937/The_Production_of_ex_novo_Spolia_and_the_Creation_of_History_in_Thirteenth_Century_Venice

—BOITO (Camilio) 1889 La Basilique de St Marc à Venise étudiée au double point de vue de l'art et de l'histoire (Venise) : (impr. Emilienne) Fred. Ongania 1889 , 227 p. : fig. ; in-4°

https://books.google.fr/books/about/La_Basilique_de_St_Marc_%C3%A0_Venise_%C3%A9tudi.html?id=2fXSDNquWM4C&redir_esc=y

https://books.google.fr/books/about/La_basilique_La_Basilica_de_St_Marc_a_Ve.html?id=YXla0QEACAAJ&redir_esc=y

— BETTINI (Sergio) 1944, Mosaici Antichi di San Marco a Venezia

— BETTINI (Sergio), 1974, Saggio introduttivo, in Venezia e Bisanzio, catalogo della mostra (Venezia, palazzo Ducale, 1974) a cura di Italo Furlan, Giovanni Mariacher, Sotiro Messinis, Lino Moretti, Michelangelo Muraro, Antonella Nicoletti, Antonio Niero, Rodolfo Pallucchini e Fulvio Zuliani, Venezia, Electa, 1974, pp. 15-87, cit. dalle pp. 86-87.

—DAL BIANCO (Barbara), 2012, Elena Paz Rebollo San Miguel, "Basilica of San Marco (Venice, Italy/Byzantine period): Nondestructive investigation on the glass Mosaic Tesserae. ", J. Non-Cryst. Solids 358 (2012) 368–378. Pdf en ligne

Étude scientifique fondée sur des analyses non destructives des tesselles de verre. Très utile pour distinguer les tesselles de verre des tesselles en pierre naturelle et pour caractériser leur composition.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022309311006272

—DRAGHISI-VASILESCU (Elena Ene ),2020, The church of San Marco in the eleventh century communication for The Twenty Third International Congress of Byzantine Studies, Belgrade.

https://www.revistamirabilia.com/sites/default/files/pdfs/29._vasilescu_0.pdf

 

— DEMUS (Otto), 1988, The Mosaics of San Marco in Venice (4 volumes), The Mosaic Decoration of San Marco Venice (Chicago: University of Chicago Press, Ed. Herbert

C'est l'ouvrage de référence sur les mosaïques de Saint-Marc. Il traite de la chronologie, de l'iconographie, des techniques d'exécution et des matériaux employés.

https://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1993_num_36_141_2558_t1_0084_0000_1

https://fr.scribd.com/document/702907842/San-Marco-Mosaic#google_vignette

— DEMUS (Otto), 1960, The Church of San Marco in Venice: History, Architecture, Sculpture (Washington: Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 1960) OCLC 848981462

  Il donne le contexte architectural et artistique de la basilique et aborde les revêtements de marbre et les mosaïques.

https://books.google.fr/books/about/The_Church_of_San_Marco_in_Venice.html?id=5GiG9-KgdbYC&redir_esc=y

https://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_1960_num_18_1_1234_t1_0277_0000_1

https://www.academia.edu/8825559/Demus_O_1984_The_Mosaics_of_San_Marco_Venice_University_of_Chicago_Press_Chicago

— DEMUS (Otto), 1988, The Mosaic Decoration of San Marco, Venice.

Synthèse des recherches de Demus sur le décor de Saint-Marc.

https://archive.org/details/mosaicdecoration0000demu

https://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1993_num_36_141_2558_t1_0084_0000_1

— DIDRON, 1845, Guide de la peinture des moines grecs du Mont-Athos, traduit du manuscrit byzantin de  Dionysos de Furna écrit entre 1701 et 1745 , in Manuel d'Iconographie chrétienne, etc., Paris, Imprimerie royale, 1845.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/91/Manuel_d%27iconographie_chr%C3%A9tienne%2C_grecque_et_latine_%28IA_manueldiconograp00dion_0%29.pdf?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original

— GAY (Françoise), 2019, Italie = Les inscriptions présentées par les prophètes dans l’art de l’Occident médiéval – catalogue et édition

https://in-scription.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=316#tocto3n115

— LAZZARINI (Lorenzo), 1997 'Le pietre e i marmi colorati della basilica di San Marco a Venezia', in Renato Polacco, ed., Storia dell'arte marciana: l'architettura, Atti del Convegno internazionale di studi, Venezia 11–14 ottobre 1994 (Venezia: Marsilio, 1997), pp. 309–328 En ligne

https://www.academia.edu/6979376/I_marmi_e_le_pietre_del_pavimento_marciano_Lorenzo_Lazzarini

— LAZZARINI (Lorenzo), 2025,  Myriam Pilutti Namer, Luigi Sperti, Ancient Marbles and Stones in Venice. Architecture, Sculpture, Reuse from Antiquity to the Baroque (2025). pdf en ligne

C'est aujourd'hui la meilleure synthèse sur les pierres antiques de Venise, avec une large section consacrée à San Marco.

https://www.istitutoveneto.it/wp-content/uploads/2026/02/ancient-marbles-and-stones-in-venice-architecture-sculpture-reuse-from-antiquity-to-the-baroque-revised-edition.pdf

— ROMEO (Luisella), 2005, The baptistery in St Mark’s Basilica in Venice

https://www.seevenice.it/en/the-baptistery-in-st-marks-basilica-in-venice/

—SACCARDO (Pietro), 1896, Les mosaïques de Saint-Marc à Venise, Venise, Fred. Ongania

 

https://archive.org/details/lesmosaiquesdesa00sacc

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a0/Les_mosa%C3%AFques_de_Saint-Marc_%C3%A0_Venise_%28IA_lesmosaiquesdesa00sacc%29.pdf

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/20843/?offset=#page=255&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

— San Marco, Byzantium, and the myths of Venice / edited by Henry Maguire and Robert S. Nelson. — 1st ed. p. cm. — (Dumbarton Oaks Byzantine symposia and colloquia) Includes bibliographical references and index. isbn 978-0-88402-360-9

https://arthistory.columbia.edu/sites/arthistory.columbia.edu/files/content/faculty/pdfs/klein/SanMarco-offprint.pdf

 

— STOYANOVA (Magdalena) , 1988, La preistoria ed i mosaici des battistero di San Marco Atti drll' Instituto Veneno dei science lettere ed arti I Tomo CXLVII (1988-89) - Classe di scienze morali, lettere ed arti.

https://www.researchgate.net/profile/Magdalena_Stoyanova/publication/260287331_La_preistoria_ed_i_mosaici_del_battistero_di_S_Marco/links/5af9ad9a0f7e9b3b0beeaaec/La-preistoria-ed-i-mosaici-del-battistero-di-S-Marco.pdf?__cf_chl_f_tk=fEWoWht32MaiyEuUqeu_Soncc2gfaz5cDJ9bFDnN_9M-1783433383-1.0.1.1-Q4nZMtoQDGr1XZboYp62f.1edXMv56mV7YsJF0JQ3cQ

 

—TOZZI (Rosanna) 1932-1933, I mosaici del battistero di S. Marco a Venezia e l'arte bizantina, «Bollettino d'arte», 26 , pp. 418-432

https://bollettinodarte.cultura.gov.it/wp-content/uploads/Importer/1437550663475_05_-_Tozzi_418.pdf

— VIO (Ettore), 2001, Lo splendore di san Marco (Rimini: Idea, 2001).

Pendant 35 ans, Ettore Vio fut proto de la basilique Saint-Marc , responsable de sa conservation.

—VIO (Ettore), 2001 La basilique Saint-Marc de Venise. Texte imprimé / sous la dir. de Vio Ettore,  Edité par Citadelles & Mazenod. Paris - 2001

—VIO (Ettore), 1999, Scienza e tecnica del restauro della Basilica di San Marco : atti del convegno internazionale di studi, Venezia, 16-19 maggio 1995 — 2 v. (1058 p.) : ill. (some col.), plans ; 24 cm.

—WIKIPEDIA, Photos du dome de l'Emmanuel

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Dome_of_Immanuel_in_St._Mark%27s_Basilica_(Venice)

— ZORZI (Alvise),, ‎Antonio Meneguolo 2019 San Marco a Venezia. La piazza e i mosaici della basilica-San Marco in Venice. The Square and the mosaics. Ediz. bilingue

https://www.scriptamaneant.com/sm/negozio/san-marco-a-venezia-la-piazza-e-i-mosaici-della-basilica/

—ZULIANI (Fulvio), 1969 I marmi di San Marco. Uno studio ed un catalogo della scultura ornamentale marciana fino all'XI secolo .

Toujours indispensable pour le corpus des sculptures et des remplois.

https://www.academia.edu/65045121/I_marmi_di_San_Marco_Uno_studio_ed_un_catalogo_della_scultura_ornamentale_marciana_fino_al_XI_secolo

—Site officiel de la basilique :

https://www.basilicasanmarco.it/basilica/mosaici-2/il-patrimonio-musivo/le-cappelle/il-battistero/

— Site Getty images "mosaics san marco"

https://www.gettyimages.fr/photos/san-marco-mosaic

— WIKIMEDIA COMMONS

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:St._Mark%27s_Basilica_(Venice)?uselang=it

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans San-Marco, Venise XIVe siècle.

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  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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