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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 20:55

Les peintures sur lambris (1676) de l'église de Saint-Divy: la Vie de saint Divy.

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 Sur l'église de Saint-Divy, voir aussi :

Sur les lambris peints figurés  , voir dans ce blog :

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Et on pourra visiter aussi des lambris peints figurés à :

 

  • Mûr-de-Bretagne : chapelle Sainte-Suzanne. Accusation et condamnation de sainte Suzanne (chœur) et Passion (nef).
  • Saint-Barthélémy : chapelle Saint-Adrien. Martyre de saint Adrien (chœur)
  • Douarnenez : chapelle Saint-Michel. Voûte peinte de 56 panneaux inspirés par les taolennou de Michel de Nobletz. 1667.
  • Carnac, église Saint-Cornély. Vie de saint Corneille (nef) par Jean-Baptiste Le Corre v. 1716.
  • Ploerdut :  peintures par Jean-Baptiste Le Corre v. 1716
  • Plougrescant : chapelle Saint-Gonery
  • Ploéven, église Saint-Méen . Passion

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On sait que saint Divy est le fils de sainte Nonne. Pour témoigner de sa vie, l'artiste qui a peint en 1676  la voûte lambrissée de l'église de Saint-Divy ne s'est pas inspiré de la Buez Santez Nonn ou Vie de sainte Nonne composée  en Bretagne (vers 1588 par un moine augustin de l'abbaye de Daoulas ?), mais d'une version de la Vita sancti Dauid siue Dewi episcopi et confessoris, écrite par le moine gallois Rhygyfarch à la fin du XIeme siècle , en reproduisant parfois mot pour mot la formulation. On y relève des noms que ne connaît pas la Buez, comme Teraeus, Port Maugan, Belve, Mobus, Brevy. 

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LES LAMBRIS PEINTS DE L'EGLISE SAINT-DIVY.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Il s'agit de six panneaux de 10 m2 en bois résineux :

 

"Le lambris de plafond au-dessus du choeur de l'église de Saint-Divy relate en six grands panneaux de peinture sur bois la vie de saint Divy, le patron local. La qualité de l'oeuvre, composition, couleur, mouvement, fait regretter que le peintre, qui n'a pas négligé de dater son oeuvre (1676), ait omis de la signer. On peut penser qu'il s'agit d'un peintre local, venu de Saint-Pol-de-Léon, de Morlaix ou de Lesneven.

On connaît mieux les restaurateurs des peintures, du moins les plus récents. Une inscription relevée sur le dernier panneau fait état de la restauration faite en 1961 : NETTOYE ET RESTAURE PAR PENICAUD EN 1961. Suite aux travaux exécutés récemment sur la charpente, le lambris a été déposé, traité et replacé en 1998, par l'entreprise Art et Bâtiment d'Issoire.

   Les six grands tableaux sont simplement séparés par le couvre-joint du lambris en voligeage jointif. Chacun d'entre eux remplit ainsi l'espace, sous un couronnement en forme de large dais flottant qui revêt l'allure d'un grand fronton architecturé. Sous sa corniche pendent des draperies, rouges, bleues ou blanches, aux pans volants, les dernières terminées par de gros nœuds, comme un manteau de théâtre à l'italienne. Deux douzaines d'angelots, auxquels s'ajoutent ceux qui volètent dans la gloire autour du Christ diffusent partout une note de franche jubilation. Sur  les ailes du fronton ils déroulent des partitions, tiennent en main la flûte, embouchent la trompette, ou pincent le luth. S'accrochant aux rideaux sous le cintre des deux premiers tableaux, deux angelots énoncent des prophéties écrites sur des banderoles tandis que les autres cueillent des roses qui leur échappent parfois des mains en pluie céleste.

Les épisodes de la vie de saint Divy, à partir de la gauche au fond du chœur, se succèdent de manière ingénieuse, la chronologie des événements s'entremêlant à leur signification symbolique.

Ainsi, rappelant les prophéties faites trente ans avant la naissance du saint, Xanthus, averti de la venue au monde de son fils fait face à l'injonction divine faite, dans le même temps, à Saint Patrick de passer en Irlande pour céder la place à saint Divy. La venue au monde de l'enfant, suite à la rencontre de Xanthus et de Nonne, fait face à sa dernière heure, conjuguant ainsi sa vie et sa mort. Le baptême de saint Divy, où la vue est rendue au parrain aveugle relié à la prédication du saint au concile de Brévy, associe l'illumination baptismale à l'éclat de la vérité qui terrasse l'hérésie. ·

Les légendes développées, en latin dans l'architrave, en français dans les cartouches du bas, les phrases inscrites sur les banderoles, les précisions qui émaillent les scènes sont autant de clés explicatives qui ouvrent à l'interprétation de ce qui est donné à voir. Ici, il n'y a guère à chercher, malgré quelques difficultés de lecture, d'autres explications que celles qui sont fournies par l'oeuvre elle-même qui prend son origine dans la Vie galloise de saint David. Il suffit de lire et de tout transcrire jusque dans le moindre détail." (Y-P. Castel)

 

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I .  Le songe de Xanthus annonçant  la naissance de Divy et les trois dons lors d'une chasse .

En haut à gauche, sous un dais rouge, le roi Xanthus, père de Divy, fait un songe, entouré de ses courtisans.

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Inscription dans le cartouche noir au bas du tableau :

"L'ange apparaît à Xanthus, roy de Walles, père de Monsievr Sainct Divy et lui annonce qve le lendemain, chassant, il rencontrerait vn cerf, vn poisson et vn essaim d'abeilles qui pronostiqueraient la sainteté de sainct Divy son fils. Le cerf pronostiqverait son zèle, le poisson son avstérité et l' abeille sa sagesse."

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CLIQUEZ SUR LES IMAGES.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Attention, ici, "David" désigne le prénom Divy.

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Inscription sur la corniche cintrée :

SANCTVS DAVID VVLGO DIVI.AB.ANGELO.PAEDICITVR / TERDENIS.PRIVSQVAM. NASCITVR ANNIS.

"S(anc)tvs David, vulgo Divi ab angelo paedicitvr terdenis privsquam nascitvr annis."

(Saint David, appelé couramment Divi, est annoncé par un ange trente ans avant sa naissance). "

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Sur le phylactère tenu par les anges :

CRAS EXPERGE FACTVS VENATVM IBIS ET INVENIES TRIS DONA IVXTA AMNEM TERAEI CERVVM SCILICET PISCEM ET APVM EXAMEN QVAE DIVI VITAM PRAENVNTIANT

 "Cras experge factvs venatvm ibis et invenies tris dona ivxta amnem Teraei, cervvm scilicet piscem et apvm examen qvae Divi vitam praenvntiant".

(Demain, à ton réveil, pars à la chasse. Tu trouveras trois dons près du fleuve Téréus, à savoir un cerf, un poisson, un essaim d'abeilles, qui présagent la vie de David).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Au-dessus de Xanthus étendu sur sa couche :

"Xaqto Patri" (à Xanthus, le père).

Au-dessus et en dessous du monastère :

"Monasterivm trivm donorvm" (le monastère des trois dons).

Au pied de l'arbre :

"His mvneribvs innotvit" (il comprit (le songe) par ces dons).

Dans la fourche de l'arbre :

"Melle" (miel).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Comparaison avec les textes-sources :

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1. Vie par Rhygyvarc'h :

"For on a certain occasion, his father, Sant by name and merits, who relied on his royal power over the people of Ceredigion, which subsequently he laid aside to procure a heavenly kingdom, was warned in dreams by an angelic voice, which he heard, "Tomorrow on waking you shalt find there three gifts by the river Teivi, namely, the stag which you pursue, a fish, and a swarm of bees settled in a tree in the place which is called Llyn Henllan. Of these three, therefore, reserve a honeycomb, a part of the fish, and of the stag, which send to be kept for a son, who shall be born to you, to the Monastery of Maucannus," which till now is called the Monastery of the Deposit. These gifts foretell his life, for the honeycomb proclaims his wisdom, for as honey in wax, so he held a spiritual mind in a temporal body. And the fish declares his aquatic life, for as a fish lives in water, so he, rejecting wine and beer and everything that can intoxicate, led a blessed life in God on bread and water only, wherefore David is also named "of the Aquatic Life." The stag signifies his power over the Old Serpent, for as a stag, having deprived serpents of their food, seeks a fountain of water and is refreshed as in youth with the strength received, so he, borne on high as on stags' feet, deprived the Old Serpent of the human race of his power of hurting him and fled to the fountain of life with constant flowings of tears, and, being renewed from day to day, so brought it to pass that in the name of the Holy Trinity, by the frugality of moderate repasts, he began to have saving knowledge [and] the power of governing demons."

(Pour une certaine occasion, son père, Sant par son nom et mérite, qui s'appuyait sur son pouvoir royal sur le peuple de Ceredigion, qu'il a ensuite laissé de côté pour procurer un royaume céleste, a été averti en rêve par une voix angélique, qu'il a entendu :  "Demain, au réveil, vous trouverez trois cadeaux près de la rivière Teivi, à savoir le cerf que vous poursuivez, un poisson, et un essaim d'abeilles installées dans un arbre à l'endroit qui s'appelle Llyn Henllan. De ces trois là,   réservez un nid d 'abeilles, une part du poisson et une du cerf, qui devront être gardés pour un fils, qui vous sera né, au monastère de Maucannus ", qui s'appelle jusqu'à présent le monastère du gisement. Ces cadeaux annoncent sa vie, car le rayon de miel proclame sa sagesse, car, comme le miel dans la cire, de même il  conservera un esprit spirituel dans un corps temporel. Et le poisson déclare que  sa vie sera aquatique, car comme un poisson vit dans l’eau,de même il rejetera le vin, la bière et tout ce qui pourrait enivrer. Il mènera une vie bénie en Dieu en mangeant le pain et l’eau, raison pour laquelle David fut également nommé "de Vie Aquatique".  Le cerf signifie son pouvoir sur le vieux serpent, car comme un cerf, ayant privé les serpents de leur nourriture, cherche une fontaine d'eau et se rafraîchit comme dans la jeunesse avec la force reçue, de même, lui, né porté sur des pieds de daim,  privera le Vieux Serpent de la race humaine de son pouvoir de le blesser et s' enfuira à la source de la vie avec des larmes constantes, et, se renouvelant de jour en jour, si bien qu'il se passera qu'un nom de la Sainte Trinité, par la frugalité de ses repas, il aura la connaissance salvatrice et le pouvoir de gouverner les démons.)


 

2. Buez sant Nonn : (traduite du breton par Y. Le Berre)

 

Un ange s'adresse au roi : "Entends-moi, Keritic béni, tandis que tu dors.  Pars à la chasse et sans faute tu trouveras près de la rivière et cerf et bon poisson assurément, des abeilles : un essaim bien plein. Tu les y trouveras au lever du jour posées sur l' arbre. Porte-les de bon coeur (à) l'abbaye nommée Pontir. Par les offrandes qu'elle sache que cela signifie sans aucun doute quand vivra saint Dévi, qui est expressément annoncé. Par les abeilles et le miel sera révélé et signifié, également Faire savoir qu'il sera saint et qu'il sera sage, savant. Par les poissons de rivières, qui sont savoureux, la nourriture frugale qu'il consomment, qui fut de pain et d'eau ... Ni vin ni autres aliments il ne désirera. Par ce cerf qu'il restera ferme, qu'il vaincra, il sera pur par ses œuvres, tous ses ennemis et à tout ... de l'amour."

Puis vient une description d'une chasse à cour avec 4 veneurs.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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II -Saint Patrick passe en Irlande pour laisser la place à saint David.

 

 

Dans le cartouche au bas du tableau :

SAINCT PATRICE EST ADVERTY PAR VN ANGE DE QVITTER LE VALLON TRES

AGREABLE RESERVE A MONSIEVR SAINCT DIVY QVI DEVOIT NOISTRE

DELA A TRENTE ANS ET PASSER EN HYBERNIE POVR ESTRE L'APOSTRE ET S'EMBARQVER

AV PORT MAVGAN. IL RESSVSCITE RVNITHER QV'IL AMENA AVEV LUY.

 

"Saint Patrice est averty par un ange de quitter le vallon très agréable réservé à Monsieur Sainct Divy qui devoit noistre de là à trente ans, et passer en Hybernie povr estre l'apôtre, et s'embarquer au Port-Maugan. Il ressuscite Rvnither qu'il amena avec luy".

Dans la Buez Santez Nonn, Vie de sainte Nonne en breton, Patricius, évêque en Grande Bretagne, reçoit d'un ange l'injonction divine de quitter la Bretagne insulaire (Grande-Bretagne) pour gagner l'île Rhosina en Irlande (Hibernie) afin de laisser la place au futur saint Divy, dont la naissance lui est annoncée dans trente ans. Il ressuscite auparavant un homme nommé Runiter, qui l'accompagnera et le guidera. 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

 

EODEM TEMPORE SANCTVS PATRICIVS ANGELI IVSSV RHOSINAM / VALLEM DIMITIT. TENDENS . HYBERNIAM LINQVENS DAVID MENEVIAM

 

"Eodem tempore, S(anc)tvs Patricivs angeli ivssv Rhosinam vallem dimitit tendens Hyberniam linquens David Meneviam."

(A la même époque, saint Patrick sur l'ordre de l'ange quitte la vallée de Rhosina pour passer en Hibernie afin de laisser Ménévie à David).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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— Sur le phylactère qui sort de la bouche de l'angelot:

"Tibi non istvm locvm Devs disposvit sed David qvi nvndvm est natvs, nec nisi peractis trigintvm annis nascetvr."

(Ce lieu, Dieu ne te l' a pas destiné, il est réservé pour David dont la naissance nous est séparée par trente années).

— Sous l'homme qui s'éveille du tombeau :

"Crvnither, a XV annis hic sepvltvm resvscitat"

(Crunither enseveli ici depuis 15 ans, ressuscite).

— Au-dessus de l'évêque :

"Tv eris apostolvs Hiberniae",

(tu seras l'apôtre de l'Irlande).

Indications topographiques: "Hybernia" (Irlande), "Vallis Rhosina", "Traon Rhozn." répété, (la vallée Rhosina), "Portvs Mavgan" (Port-Mavgan). On notera Traon, seul mot breton retenu par le peintre.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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III.. La rencontre de Xanthus et de sainte Nonne.

Dans le cartouche au bas du tableau :

"Xantvs, roy de Corneovaille, à présent Valles en Angleterre faisant rencontre de saincte Nonne engendre son filz sainct Divi entre devx rochs miracvlevsement apparvs : la pierre s' amolit sovs les covdes de saincte Nonne en enfentant sainct David son filz."

 

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Sur la corniche cintrée :

"Gignit Xantvs rex S(anc)tvm David de b(ea)ta Nonita et tempore conceptionis duo grandes lapides apparvervnt de novo." ( Le roi Xantus engendre David de la bienheureuse Nonnita. Au temps de la naissance apparurent deux grandes pierres soudainement). 

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Sur le phylactère au-dessus de sainte Nonne debout :

"Nonnita oppressa concepit" (Nonnita accablée conçoit).

Au-dessus de la sainte agenouillée :

"Petra partvs dolore se divisit" (Devant la douleur de l'enfantement, la pierre se divisa).

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

 

 

 

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4. Le baptême et l'éducation de saint Divy.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

 

 Dans le cartouche au bas du tableau :

"Belve, évesqve de Ménévie baptiza sainct Divi. Mobvs avevgle, son parain, fvst illvmine se lavant les yevx de l' eav de la novvelle fontaine : S. Di vi etant escalier rendit la veve à son maistre Pavlinvs par le signe de la croix". 

A l'intérieur de la scène elle-même :

"Belve episcopvs baptizans" (L'évêque Belve baptisant)

"Fons novvs" (fontaine vive)

 "Mobvs patrinvs" (le parrain Mobus).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Pver hic qva bapizatvr aqva coeco modo (Mobo?) lvmen datvr ocvlos qvi respersit, 1676"

(Lenfant est baptisé et par l'eau qui jaillit la lumière est rendue à l'aveugle Mobus).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sous le tableautin dans l'angle droit de la scène :

" Pavlino magistro svo lvmen restitvit"

(il rend la vue à son maître Paulinus).

Sur le phylactère qui émane de la bouche du maître :

"David, tange ocvlos meos et sanabor"

(David, touche mes yeux et je serai guéri). 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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5 Saint Divy au concile de Brévi.

Le concile de Brévi se tint en 519 en Angleterre pour lutter contre le Pélégianisme.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Dans le cartouche au bas du tableau :

"La terre se leva sovs les pieds de Monsievr sainct Divy en forme de montaigne lors qv'il prêcha dans le concile de Brévi (pour répondre à) des pélagiens : & vn ange descendit (comme vn aigle) et lvi inspira ce qu'il devoit prêcher".

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Dvm predicat incredvlis hvmvs tvnc colli similis svrgitens privs hvmile ac error evanvit"

(alors qu'il prêche aux incroyants, le sol s'élève tel une colline, alors qu'auparavant il était plat et l'erreur se dissipe).

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Source : la Vie de saint David par Rhygyvarch.

 


LE SYNODE ANTI-PÉLAGIEN DE BREVI.

Parce que, après l’aide de Saint Germain pour la deuxième fois, l’hérésie pélagienne a repris vie, introduisant la vigueur de son entêtement, comme le venin d’un serpent venimeux, dans les jointures les plus reculées du pays, un synode universel de tous les évêques de Britannia. En conséquence, cent dix-huit évêques s'étant rassemblés, une multitude innombrable de presbytres, abbés et autres ordres, rois, princes, laïcs, hommes et femmes, en sorte que cette vaste armée couvrait tous les lieux environnants. Les évêques murmurent entre eux, en disant: "La multitude est si grande que non seulement une voix, mais même l'appel de la trompette ne parviendra pas à résonner dans les oreilles de tous. mais la plupart ne l'entendent pas. L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " et n'ont aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul. "Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait auparavant lu et dit:" Il y en a un, nommé évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, au trait agréable, à la forme distinguée, de taille droite, de la taille de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " et n'ont aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul. "Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait auparavant lu et dit:" Il y en a un, nommé évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, au trait agréable, à la forme distinguée, de taille droite, de la taille de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. "

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Les messagers sont envoyés immédiatement. Ils viennent chez le saint évêque. Ils annoncent dans quel but ils étaient arrivés. Le saint évêque refuse en disant: "Que personne ne me tente. Ce qu’ils ne peuvent pas faire, qui suis-je pour le faire? Je reconnais mon humilité. Partez en paix." Les messagers sont envoyés une deuxième et une troisième fois, mais il n'y consent pas non plus. Enfin, les hommes les plus saints et les frères les plus fidèles, Daniel et Dubricius, sont envoyés. Saint David, l'évêque, prévoyant cela par l'esprit de prophétie, dit à ses frères: "Aujourd'hui, frères, des hommes très saints nous rendent visite. Recevez-les avec un esprit joyeux. Procurez des poissons avec du pain et de l'eau." Les frères arrivent. Ils se saluent. Ils entament une sainte conversation. Un repas est placé devant eux. Ils affirment qu'ils ne mangeront jamais dans ce monastère sans son retour au synode. À cela, le saint répond: "Je ne peux pas te refuser. Mange et nous visiterons le synode ensemble, mais je suis incapable de prêcher à cette occasion. Pourtant, avec des prières, j'apporterai le peu d'aide que je pourrais."

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Ils commencent et arrivent à un endroit très proche du synode, et voilà! ils entendent un deuil déplorable tout près. Le saint dit à ses compagnons: "J'irai là où se trouvent ces grandes plaintes." Ses compagnons répondirent et dirent: "Nous irons à l'assemblée de peur que notre retard ne vexe ceux qui nous attendent." Mais l'homme de Dieu s'avança et vint à l'endroit où se lamentait la plainte, près de la rivière Teivi. Et voilà! une mère veuve surveillait le corps de son fils décédé, qui s'appelait Magnus. Le bienheureux David a consolé la mère et l'a réconfortée avec des avertissements salutaires, mais, après avoir entendu parler de sa renommée, elle s'est jetée à ses pieds et a supplié de lui lancer des appels pénibles alors qu'il devrait avoir pitié d'elle. L'homme de Dieu, compatissant à la faiblesse humaine, s'est approché du corps du défunt, a arrosé le visage de larmes, s'est jeté sur le corps du défunt, a prié le Seigneur et a dit: "Seigneur, mon Dieu, qui a fait descendons dans ce monde pour nous, pécheurs du sein du Père, pour nous racheter de la gueule du vieil ennemi, ayez pitié de cette veuve, redonnez vie à son fils unique et respirez en lui le souffle de vie que votre nom peut être magnifié dans toute la terre ". Puis les membres sont devenus chauds, l'âme est revenue, le corps remué. Et prenant la main du garçon, il le rendit vivant à sa mère. La mère transforme ses larmes en larmes de joie et dit: "Pour moi, mon fils était mort, mais pour vous et pour Dieu, laissez-le vivre désormais." Le saint homme prit le garçon et posa sur son épaule la copie de l'Évangile qu'il portait toujours sur sa poitrine, et le fit l'accompagner au synode. Par la suite, tant qu'il a vécu, il a mené une vie sainte pendant de nombreuses années. Et tous ceux qui virent ce miracle louèrent le Seigneur et saint David.

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Puis il entre dans le synode. La compagnie des évêques se réjouit. Les gens sont contents. Toute l'armée exulte. On lui demande de prêcher. Il rejette pas le souhait du conseil. Ils lui ont demandé de monter le tas de vêtements, mais il a refusé. Il ordonne donc au jeune garçon nouvellement ressuscité de lui étendre son mouchoir. Sur ce, il se tient debout et expose l'évangile et la loi comme une trompette. En présence de tous, un pigeon blanc comme neige, envoyé du ciel, s'est posé sur ses épaules, qui sont restées aussi longtemps qu'il a prêché. Alors qu'il se tenait d'une voix claire pour tous, à la fois pour ses proches et pour ceux qui étaient au loin, le sol sous lui gonfle et s'élève sur une colline. Placé au sommet, il est vu de tous, de sorte que, debout sur une haute colline, il élève la voix comme une trompette. Au sommet de cette colline se trouve une église. L'hérésie est expulsée. La foi est confirmée dans des cœurs sains. Tous sont d'accord. Ils rendent grâce à Dieu et à Saint David.

 

Puis, béni et exalté par la bouche de tous, il est avec le consentement de tous les évêques, rois, princes, nobles et tous les grades de la race britannique, fait archevêque, et son monastère est également déclaré la métropole de l'ensemble pays, de sorte que celui qui le dirigera soit considéré comme archevêque.

 

Dès lors que l'hérésie a été expulsée, des décrets de gouvernement catholique et ecclésiastique ont été confirmés, lesquels, du fait d'attaques fréquentes et cruelles d'ennemis, sont devenus nuls et ont cessé d'être, ils ont presque été oubliés. Par ceux-ci, comme tirés d'un lourd sommeil, ils combattirent tous avec zèle les batailles du Seigneur. On les trouve en partie dans les plus anciens écrits du père, ordonnés de sa propre main sacrée.

 

Puis, lorsque plusieurs saisons se sont écoulées, un autre synode se réunit, appelé Victory, dans lequel une foule d’évêques, de prêtres et d’abbés s’étaient réunis pour renouveler ce qu’ils avaient confirmé dans le premier, après un examen minutieux et rigoureux. questions utiles étant ajouté. Ainsi, à partir de ces deux synodes, toutes les églises de notre pays se conforment à l'autorité romaine. Aux décrets qu'il avait affirmés de sa bouche, l'évêque s'était seul engagé à écrire de sa propre main sacrée.

 

En conséquence, partout dans le pays, les frères ont construit des monastères. Partout des indications d'églises sont entendues. Partout des sons de prières sont élevés vers les étoiles. Partout les miracles sont rapportés au sein de l'Église sur des épaules inépuisables. Partout les offrandes de charité sont distribuées aux nécessiteux avec une main ouverte. Saint David, l'évêque, devint le surveillant en chef de tous, le protecteur en chef, le principal porte-parole de qui tous reçurent la règle et le modèle du droit à la vie. Il était la norme pour tous, il était la consécration, il était la bénédiction, il était l'absolution et la correction, apprenant aux lecteurs, la vie aux nécessiteux, la nourriture aux orphelins, le soutien aux veuves, la tête au pays, la règle aux moines, une manière aux laïcs, tout à tous les hommes. Quels essaims de moines il a engendré! Avec quel avantage il a profité à tous! Avec quelle flamme de miracles il brillait!

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Au-dessus de saint David

"S. David arhiepiscopvs (sic)"

(saint David archevêque).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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6.La mort de saint Divy

 

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Dans le cartouche au bas du tableau :

"Dieu avertit saint Divy de sa mort qui arriva l'an 167 de son âge".

Remarque :

Cet âge est de 147 ans dans la Vie de Rhygyvarch.

 

 

 

"Tous les évêques se soumirent à saint David, monarchie et primauté, et ils consentirent à l'octroi de son droit de sanctuaire, selon lequel il s'appliquait à tout ravisseur, homicide et pécheur, ainsi qu'à toute personne perverse volant d'un endroit à l'autre, en priorité tous les saints, rois et personnages de toute l'île britannique, dans chaque royaume et dans chaque région, où qu'il y ait des terres consacrées à saint David. Et ne laissez aucun roi, ancien ou gouverneur, ni même évêque, supérieur ou saint, oser donner le droit de sanctuaire en priorité à saint David. En effet, il fournit le droit de sanctuaire devant chaque personne, et il n'y en a pas, car il est le chef, le leader et le primat de tous les Britanniques.


Et continuant ainsi dans la vieillesse, il fut reconnu comme le chef de toute la race britannique et l’honneur de son pays, qu’il termina dans ses cent quarante-sept ans environ.


 

Quand le jour approchait pour compenser les récompenses sacrées des bonnes actions, le huitième jour avant le 1er mars, alors que les frères observaient des matines, un ange lui adressa la parole en annonçant à haute voix: "Le jour tant désiré, "dit-il," est maintenant compté à proximité. " Le saint évêque reconnut la voix amicale et lui dit avec un esprit joyeux: "Seigneur, laisse maintenant ton serviteur partir en paix." 

Les frères ont simplement reçu le son dans leurs oreilles sans distinguer les mots, car ils les avaient entendus converser ensemble et étaient tombés à terre avec terreur. Ensuite, tout le monastère est rempli d'harmonies angéliques et d'un parfum odorant. Le saint évêque appelant à haute voix, avec l'esprit concentré sur le ciel, dit: "Seigneur Jésus-Christ, reçois mon esprit." De nouveau, l'ange parle d'une voix claire, les frères le comprenant bien, "Préparez-vous et ceignez-vous. Le premier mars, le Seigneur Jésus-Christ, accompagné d'une foule d'anges, viendra à votre rencontre."

 

Quand ces choses ont été entendues, les frères se sont lamentés avec des sanglots violents. Là commence un grand chagrin. Le monastère déborde de larmes en disant: "O Saint David, évêque, enlève notre tristesse." Lui, les caressant et les soutenant avec des consolations réconfortantes, dit: "Frères, soyez constants. Le joug que vous avez emporté avec un seul esprit porte jusqu'à la fin; et tout ce que vous avez vu avec moi et entendu, gardez et accomplissez." Depuis cette heure-là, donc, jusqu'au jour de sa mort, il resta dans l'église et prêcha à tous.

 

Le rapport a donc été emporté plus rapidement en un jour dans toute la Grande-Bretagne et l'Irlande par l'ange, en disant: "Sachez que la semaine prochaine votre maître, saint David, émigrera de cette lumière vers le Seigneur".

 

Puis arrivent de toutes parts des assemblées de saints, comme des abeilles dans une ruche à l’approche d’une tempête, qui s’empressent de rendre visite au saint père. Le monastère déborde de larmes. La lamentation retentit aux étoiles. Les jeunes le pleurent en père, les vieillards en fils. Le dimanche entre-temps, alors qu'une très grande foule l'écoutait, il prononça un sermon des plus nobles et consacra le Corps du Seigneur à mains nues. Ayant pris part au Corps et au Sang du Seigneur, il fut immédiatement saisi de douleur et devint malade. Quand il eut fini son office et béni le peuple, il s’adressa à tous en disant: «Mes frères, persévérez dans ces choses que vous avez apprises de moi et que vous avez vues de moi. Le troisième jour de la semaine du 1er mars, je suivrai le chemin de mes pères. Adieu dans le Seigneur. Je partirai. Nous ne reverrons plus jamais sur cette terre. "Alors la voix de tous les fidèles s'éleva en pleurs et en gémissant:" Oh, que la terre nous engloutisse, que le feu nous consume, que la mer nous couvre! O que la mort par une soudaine irruption nous atteigne! Est-ce que les montagnes tomberaient sur nous! Presque tous se sont livrés à la mort. Du dimanche soir au quatrième jour de la semaine où il était mort, tous ceux qui sont venus sont restés pleurant, jeûnant et surveillant."

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Esto praesens, o patrone, desolatis in agone, salutem fer pastor bone nostrae semper treviae"

(demeure présent o saint patron près de ceux que désole l'agonie, bon pasteur, apporte toujours le salut à notre trève). 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Sur le phylactère qui part de la bouche du saint :

"Tolle me post te"

(prends moi auprès de toi !).

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=252

— BARRALT I ALTET (Javier), 1987,  Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen-Âge en Bretagne

http://rcppm.org/download/biblio/Barralt_voutes-lambrissees.pdf

— HAMOURY (Maud), 2010, La peinture religieuse en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Presses Universitaires de Rennes.

 

— Rhygyvarch 's Life of Saint David, by the Rev. A. W. Wade-Evans, in Y Cymmrodor, vol. XXIV, 1913

http://www.povertystudies.org/Links/Rhwymbooks/StDavidHome.htm

—CASTEL (Yves-Pascal), TANGUY (Bernard), LE BERRE (Yves),  BUEZ SANTEZ NONN MYSTÈRE BRETON Vie de sainte Nonne  Co-édition C.R.B.C.- Minihi-Levenez Embannet a-gevred gand Kreizenn an Enklaskou Brezoneg ha Keltieg ha Minihi-Levenez,

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/80d88f81a9a064fda9b122ff0d667bbc.pdf

— SIONNET, Le GONIDEC, 1837,  BUEZ SANTEZ NONN MYSTÈRE BRETON Vie de sainte Nonne 

https://archive.org/stream/buhezsanteznonn00gonigoog/buhezsanteznonn00gonigoog_djvu.txt

— https://arts-et-batiment.pagesperso-orange.fr/web-content/realisation_fr.html#lp

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Published by jean-yves cordier - dans peinture sur lambris. Saint-Divy

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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