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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 00:24

  Zoonymie de l'Échiquier ou Hespérie du Brome Carterocephalus palaemon (Pallas, 1771).

 

 

     La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

  Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

Résumé.     

  Carterocephalus : du grec karteros et kephalê, "tête robuste", allusion à la largeur de la tête de ces papillons.

palaemon : pour Emmet, désigne le fils de la reine de Thèbes Ino ; à mon sens, berger de la troisième églogue des Bucoliques de Virgile.

— L'emploi du nom vernaculaire L'Échiquier, métaphore de l'aspect quadrillé des ailes, créé par Engramelle en 1779 et repris par Godart 1823 dans son Hespérie Échiquier n'est plus recommandé actuellement par Gérard Luquet pour des raisons fonctionnelles ; il a créé en 1986 pour le remplacer celui de Hespérie du Brome, du nom des graminées qui sont l'une des plantes hôtes de l'espèce.

 

 

 

I. Nom scientifique : 


1. Famille : Hesperidae Pierre-André Latreille 1809.  Sous-famille  Hesperinae.

  Après que Linné ait divisé ses papillons de jour ou Papilio, comparés à l'armée grecque face à Troie, en cinq "phalanges", Fabricius reprit la cinquième phalange, celle des Plebeii parvi, les "petites gens", pour les sortir des Papilio diurnes et les placer dans un nouveau groupe, nommé Hesperia. 

  Linné avait divisé les Plébeiens en deux sous-phalanges, les Plebeii urbicolae, les Urbains, et les Plebeii rurales, les Ruraux, qui regroupaient les Bleus. Ces deux groupes, hétérogènes, se retrouvaient donc rassemblés dans les Hesperia. Schrank, entre 1798 et 1803, les sépara en ses Erynnis et ses Cupido. Latreille, en reprenant en 1804 les groupes de Schrank, changea le nom des Erynnis de Schrank (les Plebeii urbicolae de Linné, les Skippers des auteurs anglais) pour celui de  Hesperia de Fabricius. (Quant aux Cupido de Schrank, les Plebeii rurales de Linné, il les baptisa Polyommatus). 

  Selon Emmet 1991, Fabricius se plaisait à inventer des noms à double sens  ou qui étaient des calembours : il joue ici sur deux mots grecs.

   Hesperia, en latin "le soir", (du grec Ἑσπερία issu d'Hespera/vespera, grec ἑσπέρα) , , semble signifier que ces petits plébeiens doivent rester à l'ombre ou au demi-jour, reservant la pleine lumière du grand jour aux beaux et grands Papilio. On évitera de penser que les Hespéries sont des papillons crépusculaires (ce qui ne se vérifie pas), par opposition aux nobles Papilio diurnes, et c'est à tort que Pickard et al. 1858 ont écrit "Les Hesperidae forment la jonction intermédiaire entre les Diurnes et les Nocturnes." Arnold Spuler (1901-1908 : p. 70) pense aussi que le nom Hesperia de Fabricius (actuellement un nom de genre qui acceuille H. comma, la Virgule) est forgé sur hesperius "qui concerne Hesperus, l'Étoile du soir [notre Étoile du berger] ".

  Mais Hesperia de Fabricius peut aussi être rapproché du latin classique Hesperides, (en grec ancien Ἑσπερίδες  « fille d’Hespéris, l’Occident, le Couchant personnifié ») ou même d'Hespéros (Vesper), les nymphes qui gardaient les pommes d'or d'Héra. 

 

Si Hesperia ne désigne plus qu'un genre, le nom des Hespérides de Latreille est devenu celui de la famille des Hesperidae (nos Hespériides, ou Hespéries) comprenant la sous-famille des Hesperinae (nos Hespériines, que G. Luquet traduit par Hespéries fauves). 


2. Genre : Carterocephalus Lederer 1852 : "Versuch, die europaïschen Lepidopteren [...] in möglischst natürliche Reihenfolge zu stellen, nebst Bemerkungen zu einigen Familien und Arten.1. Abtheilung : Die Rhopaloceren"  Verhandlungen der  zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien. Wien, 1852 p. 26.

Du grec karteros, "fort, robuste" et kephalê, "la tête", pour souligner la tête large et les antennes séparées.     


3. espèce : Carterocephalus palaemon (Pallas, 1771) :  Reise durch verschiedene Provinzen des  Russischen Reichs in den Jahre 1768-1774, St-Petersburg, Akademische Buchhandlung, 1771, 1 p. 471. n° 63 : Protonyme Papilio Palaemon [Plebeius urbicola]  . 

   Selon Emmet, Palaemon est le nom sous lequel  Mélicerte fut divinisé: ce dieu marin était le fils d'Athamas et d'Ino. Celle-ci, soeur de Sémélé, avait mérité la colère d'Héra pour avoir recueilli et nourri Dyonisos le fils de Sémélé après la mort de cette dernière. Hera se vengea en rendant Athamas si fou qu'il égorgea son propre fils Léarque. Pour fuir ce mari dangereux, Ino se jeta avec son fils cadet Mélicerte dans les flots où elle prit le nom de Leucothée alors que le corps de l'enfant était porté par un dauphin sur les côtes de Corinthe. Sisyphe y découvrit son cadavre et on éleva un autel au nouveau dieu-marin. Des jeux olympiques funèbres, les jeux isthmiques, furent institués pour honorer son culte. Les romains l'identifièrent avec Portumnus, le gardien des ports. L'histoire est racontée dans la cantate profane Ino de Teleman TWV 20:41



  Je pense que Pallas s'est plutôt inspiré d'un Palaemon plus connu des jeunes gens qui avaient appris par cœur, ou du moins traduit les Bucoliques de Virgile : la troisième églogue fait intervenir le berger Palémon qui vient en voisin départager Ménalque et Damète dans leur concours de chant. Virgile, Bucoliques, Églogue III, trad. Charpentier. Cette églogue mentionne Amyntas, Tityre et Amaryllis, ou encore Mélibée, qui sont devenus aussi des noms de papillon. D'autres églogues sont à l'origine des noms Tircis (Thyrsis), Corydon, Alexis.

                             

Palémon arbitrant le concours entre Ménalque et Damète, initiale ornée, Virgile, Bibliothèque de Lyon Ms P.A. 27, f. 5.


  Pallas est aussi l'auteur du nom du Miroir Heteropterus morpheus, de l'Azuré du Trèfle Everes argiades,  ou de Scolitantides Orion.



II. Nom vernaculaire :


1. l'Échiquier, Engramelle 1779.

 Jacques-Louis Engramelle,1779  Papillons d'Europe peints d'après nature Tome I, n° 96 p. 194, illustration planche XLV p. 192 par Fossier, gravée par J.J. Juillet. Engramelle donne en référence le Paniscus d'Esper et de Fabricius.

 Ce nom est proche des dénominations anglaises Chequered Skipper, mais ces dernières sont plus tardives (Abbot 1798 et Haworth 1803). Il est bien entendu en relation avec la disposition des taches des ailes.

2. Le petit Pan, de Villers, 1789.

 Charles de Villers qui cite (Entomologia p. 82) le nom  Le petit pan : il traduit ainsi le nom Paniscus donné par Fabricius. Cette traduction entre parenthèse doit-elle être considérée comme la création d'un zoonyme? Je ne le pense pas.

Fabricius a décrit ce papillon sous ce nom de Paniscus en 1775 : Systema entomologiae: sistens cours insectorvm, ordines, genres, espèces, adiectis synonymis, Locis, descriptionibvs, observationibvs / Io. Christ. Fabricius. Flensbvrgi et Lipsiae: En Officina Libraria Kortii 1775 page 531 

Le terme latin est traduit ainsi (Dictionnaire latin G. Jeanneau) : Pāniscus, i, m. [Pan] : "Panisque, petit Pan (petit dieu champêtre)".

 Cette signification de "petit dieu champêtre" est si adaptée à un papillon que je regrette fort que le nom Le Panisque n'est pas été adopté pour Carterocephalus palaemon. A défaut, je m'offre le plaisir d'aller voir les Panisques de Botticelli, superbement commentés par l'auteur du site artiflex : http://artifexinopere.com/?p=2647 . Comme le dit Madame Poussin dans Proust (Sodome et Gomorrhe) , "vous m'en direz des nouvelles" !

 

 

3. L'Hespérie Échiquier Godart, 1823

  ou Hesperia paniscus (Fab.)

   Jean-Baptiste Godart,1823 Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons d'Europe, n° LXXXVII p. 231, illustration planche 12 par Dumesnil :

Illustration numérisée par Google Books link, exemplaire de la Bibliothèque municipale de Lyon

                                 hesperie-godartc.png

 

3. L'Hespérie du Brome Luquet, 1986:

   Dans son étude princeps sur les noms vernaculaires publiée dans la revue Alexanor, Gérard Luquet constate qu' "il convient de rejeter le nom d' "Échiquier" pour Carterocephalus palaemon, car il a été employé pour des espèces du genre melanargia". Il rejette aussi le nom de "Palémon", simple francisation du nom latin, et qui a été aussi attribué à Coenonympha dorus. Il est donc amené à créer un nouveau nom, qu'il construit sur le schéma Nom de groupe + plante hôte. Il donne à la sous-famille des Hesperiinae ou Hespériines le nom d'Hespéries fauves, et à C. palaemon celui d'Hespérie du Brome. Dans la même sous-famille, il créera aussi l'Hespérie de la Crételle, du Chiendent, du Dactyle , de la Houque, du Riz ou du Barbon à chaque fois qu'un nom antérieur ne sera pas disponible ou pas satisfaisant. 

Le site de l'INPN du Muséum, et Gérard Luquet  citent aussi le nom Le Petit Pan et Le Palémon :

 


4. Noms en usage actuellement : 

Oberthür et Houlbert dans leur Faune armoricaine 1912-1921 écrivent : « que les anciens entomologistes français désignaient plus volontiers sous le nom d'Échiquier » (p. 236).


Higgins & Riley /Luquet 1988 : l'Hespérie du Brome.

Bellmann / Luquet  2008 : l'Hespérie du Brome.

Blab / Luquet 1988 : L'Hespérie du Brome.

Doux et Gibeaux / Luquet 2007 : L'Hespérie du Brome. 

Lafranchis, 2000 : L'Hespérie du brome, l'Échiquier.

Perrein, 2012 : Hespérie du Brome.

Wikipédia : L'Hespérie du Brome, ou Échiquier, ou Hespérie Échiquier.

Noms vernaculaires dans d'autres pays:

  • Keltatäplähiipijä  en finnois.
  • Chequered Skipper en anglais
  • Arctic Skipper ou Arctic Skipperling en américain.
  • Gulfläckig glanssmygare
  • Schacksmygare 
  • Gelbwürfeliger Dickkopffalter en allemand. 
  • Kosternik palemon


 

Noms vernaculaires anglosaxons ( Salmon, 2000).

  •  Chequered Skipper, Abbot, 1798 : le Skipper quadrillé ou en damier.
  • The chequered Skipper, Haworth, 1803
  • The Scarce skipper, Samouelle, 1819. 
  • The Spotted Skipper, Morris, 1853. Le Skipper ponctué.


Éloge funèbre de l'Échiquier.

  Comme en toponymie et en onomastique littéraire, un nom réussi en zoonymie est un nom métaphorique, associant "  un terme à un autre appartenant à un champ lexical différent afin de traduire une pensée plus riche et plus complexe que celle qu'exprime un vocabulaire descriptif concret" (wikipédia). Lorsque le "grand papillon du chou" se voit qualifié de Piéride, l'éventail de l'imaginaire s'élargit vers le monde enchanté des Muses, et de la littérature grecque ou latine. De même, lorsque le quadrillage des ailes d'un papillon entraîne un auteur à le nommer Damier ou Échiquier, il ne décrit pas seulement le motif alaire, mais il crée des associations avec le monde du jeu ; dans le cas de l'Échiquier, les résonances sont plus riches encore, avec des allusions aux noms des pions, aux stratégies machiavéliques ou mathématiques des joueurs, et des homonymies avec l'administration du Duché de Normandie, un instrument de musique, ou tout autre association libre que l'esprit voudra bien faire apparaître.

  Je comprends parfaitement que pour des raisons fonctionnelles, Gérard Luquet ait conseillé l'abandon de ce nom pour C. palaemon : l'Échiquier désignait aussi d'autres espèces. Mais on pouvait les différencier par un qualificatif, comme on différencie Belle-Île-en-Terre et Belle-Île-en-Mer.

  La déclinaison du nom Hespéries couplé de façon répétitive à celui d'une plante hôte appauvrit notre vocabulaire et ne permet plus ces résonances associatives de l'imaginaire: plutôt que d'ouvrir ses ailes pour butiner d'une nouvelle évocation à une autre, l'esprit reste pris à la glu d'un Hespérie du Brome qui ne chatoie plus.

  Comme il repris son envol si le nom de Petit Pan, ou si Le Panisque avait été adopté !

  J'ai un autre motif de regretter l'abandon du nom Échiquier : il portait avec lui son histoire, celle de sa création par le révérend père Engramelle dans son couvent des Augustins de Saint-Germain, ou dans le cabinet d'histoire naturelle de Gigot d'Orcy. On pouvait le nommer L'Échiquier d'Engramelle, et le différencier ainsi des homonymes tout en rendant hommage à un de nos auteurs bien méconnu.

  Ceci n'altère en rien l'immense reconnaissance et admiration que je porte à Gérard Christian Luquet pour le travail remarquable effectué pour la défense et le renouveau du nom vernaculaire des papillons dans notre pays.

 

 

 

 

 

Sources et liens : 

Funet : carterocephalus.


— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

  — BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833].

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaireRapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religieux Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes  Benoît Louis Prévost; A J Defehrt Paris : Chez Calixte-Volland : Chez Rémont, an VII [1798-1799 Tome deuxième. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, 1771.Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par BergquistGallica.

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : RhopalocèresTroisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988455 pages.

— HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— LAFRANCHIS (Tristan), 2000 Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Collection Parthénope, Ed Biotope, Mèze, 448p. 

— LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe",Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— MACLEOD (Roderick Donald) Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres 1959.

— OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), Faune entomologique armoricaine. Mépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.


— PERREIN (Christian) 2012 , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

— SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

— SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

SPULER (Dr Arnold), Die Europas Schmetterlinge, 1901-1908. Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL:http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary. 

VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnei Entomologia, fauna Sueciae [...] 2, p.I-XVI + 16656, 6 pl. Piestre et Delamollière edit. Lyon.

 

De Geer : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart BHL :http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL : http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Boisduval chenille 1832 : http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

 

 — Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de

 

 


                  Observation en Bretagne.

Lieu : Forges-la-Forêt.

Date : 27 mai 2012, sortie de formation organisée par Bretagne-Vivante et le GRETIA et pilotée par Jean David.

   Sa répartition, holarctique, concerne l'Eurasie centrale et septentrionale jusqu'au Japon, Canada et Nord des Etats-Unis ; En France, où il est "localisé et peu abondant" (Lafranchis), il évite le Midi, la Corse et le Sud-ouest et le site Lepinet, se basant sur Lafranchis, le donne absent en Finistère, rare en Morbihan et moitié sud d'Ille-et-Vilaine. Il n'est pas indifférent qu'il est été décrit par Pallas dans sa relation d'un voyage en Russie pour le compte de la grande Catherine: chez nous, il vient de l'Est.

  Notre observation, dans cette moitié sud d'Ille-et-Vilaine, n'est pas unique puisque C. palaemon a été observé le même mois à Feins et à Sens de Bretagne.

 


027c

 

046c

       "Le dessus des ailes est d'un brun noirâtre à reflet vineux, avec beaucoup de taches fauves, dont les intérieures plus grandes et éparses, les extérieures formant une rangée parallèle au bord terminal." (J.B. Godart 1823, cf infra)

052c

 

      "Le dessous des premières ailes est fauve, avec des taches et l'extrémité des nervures, noires. Le dessous des secondes est d'un brun jaunâtre, avec treize taches blanches, inégales, et légèrement bordées de noires. Le corps est jaunâtre, avec le dos noirâtre et garni antérieurement de poils verdâtres. Les antennes sont noires, annelées de fauve, avec le haut de la massue d'un roux foncé." (J.B. Godart, id.)

057v

 

     " L'échiquier paraît au mois de mai, et se trouve dans les mêmes endroits que le miroir. N.B: la femelle ne diffère point du mâle." (J.B. Godart, ibid.)

065c

 

longueur des ailes :14mm

Vole de mai à juin

Plante hôte : Poacées (graminées) : dactyle pelotonné, molinie bleue...

Habitat : Lisières et clairières humides.

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