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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 05:55

             VIERGES ALLAITANTES IX :

   Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Locronan.

               Itron-Varia-Kelou-Mad

Pardon le premier dimanche de septembre.

 

I. Présentation.

    Je me contenterais de recopier ici le texte des deux feuilles qui sont encadrées dans la chapelle ; j'en ignore l'auteur, mais il est tout à fait remarquable, et comme on souhaiterait trouver partout des explications aussi complètes ! On ne peut qu'en féliciter l'Association de sauvegarde :

"Au XVe siècle la piété populaire adjoignit au patron du pays (Saint Ronan)  un saint étranger qu'elle vénérait au second plan, mais avec un attachement sincère, Saint Eutrope le Saintongeais, patron des hopitaux. En haut de la rue Moal, à droite en descendant, s'élevait une chapelle placée sous son vocable et dont il ne reste que des vestiges informes. 

   En bas de cette rue se trouve la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (Kelou Mad) dédiée à la Vierge Marie, dénommée Madame Marie (Itron Varia). Cette chapelle était nommée "an iliz nevez" du temps où la chapelle Saint-Eutrope, sa voisine, existait.

   La fondation de la chapelle date du XVe siècle. De cette époque ne subsiste que deux portes, l'édifice ayant été remanié à plusieurs reprises au XVIe et XVIIe siècles, pour finir par son clocheton vers 1698.

   L'édifice est composé de deux parties. A l'extérieur, la séparation est marqué par le petit clocheton. A l'intérieur, une arche souligne cette division. Entre ses deux montants, une poutre de gloire a été insérée représentant le Christ en croix, entourée de sa mère et de Saint-Jean. Cette poutre marque la limite entre la partie des fidèles et celle réservée aux religieux.

   De chaque coté on remarque un autel d'offrandes. Sur celui de droite est placé une déploration, presque identique à celle de l'église paroissiale. Elle a perdu sa polychromie, mais M. Alfred Manessier a fait en sorte qu'à certaines heures de la journée l'ensemble s'anime par un jeu de lumière.

   Le retable de l'autel porte en relief en son centre l'Assomption de la Vierge Marie, et de chaque coté l'Annonciation, l'archange Gabriel à gauche annonce à la Vierge (à droite) qu'elle va donner naissance à Jésus.

   La statue de Notre-Dame trône dans une niche, à gauche du maître-autel. Cette oeuvre du XVIe siècle montre une vierge nourricière, qui ouvre son corsage pour donner le sein à l'enfant. A droite de l'autel, une statue représentant la Sainte Trinité : Dieu le Père, ceint d'une chape et d'une tiare, assis sur un trône, porte son Fils en croix. Il est surmonté de l'Esprit-Saint (la colombe).

   Les vitraux datés de 1985 sont l'oeuvre du maître-verrier Alfred Manessier. Pour lui la ligne directrice de sa création a été dans les mots "bonne nouvelle". Il a représenté la Vierge, ouvrant son manteau pour accueillir les fidèles par un bleu intense, avec un mouvement du bas vers le haut du vitrail.Mais ce vitrail peut représenter aussi la Baie de Douarnenez et la couleur bleue la mer, source de toute vie.

   Le calvaire a un socle circulaire. La croix est encadrée par deux nuages soutenant deux angelots qui recueillent le sang du Christ. Au dos se trouve une Vierge couronnée, une des rares oeuvres du Finistère taillée dans du calcaire.

   La fontaine : un fronton imposant surmonte la fontaine, sur lequel on peut lire l'inscription suivante :

CONAN. MARCHAND DE TOILE. LAN. 1698

VEN. ET DISC. MATHURIN. SENE. V.P.P.L.

Jusque dans les années 1960, la niche abritait une statue de Saint Eutrope qui a disparu.

Les années de grande Troménie, les habitants plongeaient dans cette fontaine les reliques de saint Eutrope, puis distribuaient l'eau qui avait le pouvoir de tout guérir.

   La fontaine est prolongée par un lavoir à trois bassins".

  J'ai  trouvé aussi  les informations complémentaires suivantes :

  • Un testament, celui de Jean Le Moine datant de 1439 cite cette chapelle comme nouvellement construite. La chapelle Saint-Eutrope était contiguë à un hôpital dédié au saint. 
  • Lors de la grande Tromènie de Locronan qui a lieu tous les six ans, Saint Eutrope est la première station, alors que Notre-Dame de Bonne Nouvelle en est la cinquième, sur un total de douze sur un parcours de 12 à 13 km.
  • La chapelle est classé depuis 1915, la fontaine et le calvaire depuis 1926.
  • l'édifice rectangulaire mesure 17 mètres de long. Il est couronné par un clocheton en dôme du XVIIe siècle. 
  • Lors de la révolution, la chapelle a été achetée par Guy Bernard et Sébastienne Gueguenaou, sans-doute les instituteurs de Locronan, le 23 août 1796. Ils purent ainsi la rendre à sa destination primitive en 1817, où elle se trouvait en ruine et estimée à deux cent francs avec ses dépendances, mais ils demandèrent en retour qu'on veuille bien réciter à leur intention un Pater, un Ave, un De Profundis, qu'ils disposent d'un banc à quatre place devant la statue de Notre-Dame, et qu'on fasse placer l'inscription "A la famille Bernard, conservatrice de la chapelle". Je n'ai pas observé cette inscription, et j'avoue avoir omis de réciter les oraisons. 
  • Depuis cette période, un pardon avait lieu le dimanche de la Trinité, en hommage au groupe de la Sainte Trinité représenté du coté de l'épître. A la même époque, le curé signalait à l'évêque que les offrandes faites à Bonne-Nouvelle s'élevaient à 40 à 50 écus, somme suffisamment considérable pour permettre l'entretien de l'église principale : cela témoigne de l' importance de la dévotion populaire.
  • Jean Conan (1672-1745), ce marchand de toile qui aurait fait construire la fontaine et le lavoir, avait indiqué lors de son mariage avec Suzanne Pezron en 1693 la profession de fabrique et marguiller. Il était l'un des huit enfants de Jean Conan, boucher, et d' Anne Boscher. Il eut lui-même six enfants.
  • Alfred Manessier (1911-1993) a été l'un des premiers à introduire l'art non figuratif dans les églises par sa verrière de Sainte-Agathe des Brézeux en 1948. Parmi les seize verrières qu'il réalisa, deux se situent dans le Finistère : celle de Locronan, et celle de Notre-Dame de la Paix au Pouldu. Les vitraux de Manessier ont remplacé, bien-entendu, les vitraux d'origine, dont il ne restait que quelques traces au début du XXe siècle. Il n'est pas possible de ne pas mentionner l'abbè Maurice Dilasser, frère du peintre François Dilasser et commanditaire de ces vitraux, puisque c'est lui qui a proposé à Manessier "le thème de Marie qui présente au monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain la Bonne Nouvelle. Celui qui est venu après une longue attente... Marie dans le mystère de l'Annonciation, de la Visitation et de la  Nativité. Celui qui vient aujourd'hui apporter la lumière et la paix au milieu de nos incertitudes, de nos angoisses et de nos dissensions. Marie dans les jours cachés de Nazareth : "Heureuse celle qui a cru"... Celui qui viendra pour le salut des nations et qui nous réunira pour toujours dans la vie et la resurrection. Marie dans la gloire de l'Assomption". Ce à quoi Manessier répondra en déclarant le jour de la bénédiction lors de la petite Troménie en juillet 1985 :"Ces vitraux non figuratifs évoquent un mouvement qui part du choeur et continue avec les autres vitraux : c'est comme un manteau qui s'ouvre, un mouvement d'accueil qui vous tend les bras. Au fond le petit vitrail du pignon c'est l'echo du grand vitrail du choeur : c'est en quelque sorte la "bonne nouvelle". Dans le mouvement dessiné, le rythme est donné par les lignes de plomb" (in Hélène Claveyrolas,Les vitraux de Manessier dans les édifices historiqueslink


 

 

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Vue de la nef en aval de la poutre de gloire : à droite, la Déposition.

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La poutre de gloire :

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La Déploration :

   La pierre (kersantite)  qui a perdu sa polychromie au profit de lichens verdâtres devient assez ingrate à photographier, et l'image rend mal compte de sa réelle beauté. Voir ici le groupe similaire, en l'église de Locronan, avec toutes ses couleurs : L'église de Locronan : ma visite. On croirait assisté à l'irruption, sur la convocation d'Ulysse, sortant de cavernes obscures, des fantômes couverts de cendres de Joseph d'Arimathie, de Nicodème, de Saint Jean et de la Vierge éplorée, et de l'élégante Marie-Madeleine qui ne se dessaisit pas pour autant de son précieux flacon de parfum : l'ensemble n'en est pas moins tragique, et autour du Corps du Christ cambré par l'opisthotonos  cadavérique,  les murs couverts de salpêtre et de mousse, et les statues grisâtres semblent faire résonner les chants graves de De profundis ou de Stabat Mater pathétiques.

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      Parfois, comme le signalait le texte de présentation, quelques feux follets facétieux voltigent autour des spectres

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  Puis le feu Saint-Elme, comme effarouché par les saintes âmes, s'enfuit, et le silence des ombres retombe sur les cinq personnages figés par leur douleur.

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La partie Est de la chapelle : au premier plan, deux statues d'apôtres :

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  A gauche, un apôtre ( car il est pied nu et il tient un livre) tenant un bâton (sans-doute pas un bourdon, comme saint Jacques, ni un foulon, comme Jacques le mineur, mais plutôt le reste d'une croix  comme Philippe ?) 

  On pense, dans cette chapelle de Bonne-Nouvelle, devant ces apôtres aux pieds nus, à la phrase de Saint Paul dans son épître aux Romains (Rom X 15) citant Isaïe LII,7 : "Qu'ils sont beaux les pieds des messagers qui annoncent la bonne nouvelle! "

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 Un autre apôtre, plus facile à identifier : c'est André, avec la croix en X sur laquelle il fut supplicié.

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Le choeur : la maîtresse-vitre de Manessier, l'autel et son retable,  les deux niches de la Trinité et de Notre-Dame.

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La Trinité :

A droite, du coté de l'épître, la seconde place , une niche abrite une Sainte Trinité:


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La Bonne Nouvelle : le retable et la Vierge allaitante.


 Le retable a été réalisé en 1723 par Jean Mozin, sculpteur quimpérois qui reçu 200 livres de rétribution. Le maître-autel avec son retable consacré à des scènes de la Vie de la Vierge, et la statue de Notre-Dame, vont de pair. En effet le retable montre Marie apprenant de l'ange Gabriel la bonne nouvelle de la naissance de Jésus. Marie, à genoux devant un prie-dieu où un livre est ouvert, montre par son geste à la fois son étonnement, son acceptation, et le bouleversement de son âme. Elle est ici placée à gauche, et l'ange à droite, ce qui n'est pas habituel dans les Annonciations.

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      Au centre, l'Assomption : Marie, portée par des chérubins sur les nuées, sort du tombeau et monte au ciel. Il ne devrait pas être très difficile de retrouver quelles sont les gravures qui ont servi de modèles.

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L'ange Gabriel bénit la Vierge en lui disant "réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi". De la main gauche, il tient le lys, symbole de pureté et de virginité .

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Notre-Dame de Bonne Nouvelle :

  Elle vient ajouter à la signification religieuse de la Bonne Nouvelle telle qu'elle s'inscrit dans l'Histoire du Salut une signification bien plus humaine, la bonne nouvelle de la naissance d'un enfant, de sa croissance, de la façon stupéfiante qu'il a de s'éveiller, de téter comme un goulu , de profiter du lait, et de nous émerveiller, de tirer des larmes d'émotion à grand-père et de rendre  grand-mère gâteuse avant l'âge, de faire à dada avec papa et risette avec tonton, tant et si bien que l'arrivée du bout-chou semble l'évènement le plus important qui soit arrivé depuis que la terre tourne...

  Et la dévotion que reçoit Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, Kelou Mad, vient de ce que beaucoup viennent lui demander cette grâce d'un heureux évènement, ou la remercier de l'avoir accordé.



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        Voilà donc la neuvième vierge allaitante, dont je constate tout-de-suite que ce n'est pas elle qui sera élue Miss Néné ! Certes, elle fait le geste, comme les autres, de présenter à l'enfant le mamelon entre l'index et le majeur, mais elle a oublié de retirer sa chemisette ; et puis, à la différence des vierges précédentes, sa tête est couverte d'un voile blanc qui descend vers le dos en laissant les cheveux longs et bouclés tomber devant les épaules.

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  Par contre, elle partage avec les Vierges allaitantes de Cornouaille le corselet très cintré, ouvert en V sur une doublure intérieure fine, et qui se poursuit vers le bas en un curieux retroussé : ce qui semblait descendre comme une robe s'arrête sur une bordure en diagonale, très godronnée, pour faire apparaître les plis verticaux d'une sous-jupe dont le galon rouge et or porte une inscription difficile à lire : je devine NOTRE DAME DE BONNE NOUVELLE, bien-sûr. Ces lourds  et épais plis qui se chevauchent en accordéon recouvrent un autre dédoublement d'une dizaine de centimètres, qui semble fait d'un tissu  à grosse maille, comme un tricot beige. L'ensemble ferait penser à trois jupons superposés qu'une élégante aurait relevés jusqu'à la taille pour mieux les faire admirer, par coquetterie, mais précisément Marie est née indemne d'un tel défaut, péché originel des descendantes d'Éve.

   Ce trois rideaux recouvrent eux-même la robe proprement dite, qui est d'or mordorée, qui tombe jusqu'aux pieds ; un pied droit, justement, apparaît pour nous montrer le chaussage, simple socque renforcée d'une sangle, sur lequel vient mourir le ressac des vagues d'étoffe.

  Un manteau bleu, le manteau de la Vierge, ce  manteau bleu qui a la vastitude de l'océan et l'empan du ciel, celui-là même que Manessier a mis en lumière dans sa verrière, qui est ourlé d'or aux deux rangs de perles, tombe en un pan vertical alors qu'un doigt de la main gauche le retient avec une aisance de reine. Et c'est ce détail, non pas le petit pan de robe bleu, mais cet annulaire gauche qui fait office de patère, qui fait entrer sans probation ni parrainage Notre-Dame de Bonne-Nouvelle dans le club très fermé des V.A.C, Vierges Allaitantes de Cornouaille. 

  Le revers de ce manteau est rouge.

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  Elle est si majestueuse qu'on en oublie le Petit-Jésus, bambinet rose qui joue à la balle avec le triste monde. Il s'est saisi de notre planète comme d'une pomme ou d'un hochet et il la tend à sa maman en riant et en disant encore ! comme tous les bébés. Et maman va prendre la boule et la cacher dans son corsage, bébé va dire OHHH, avant de la faire surgir en disant coucou là voilà, comme toutes les mamans, qui n'ont pourtant jamais lu Jenseits des Lustprinzips (Au delà du principe de Plaisir, 1920) de Sigmund Freud, ni du Fort-Da, ni du jeu de la bobine, ni du petit Ernst, encore moins, Dieu merci, de la forclusion du Nom du Père. 

  Et comme ils ne se lassent pas ce ce petit jeu là, nous nous retrouvons dans l'obscurité la moitié du temps ( et nous dormirions mieux si nous réalisions que nous sommes alors contre le sein de Marie) et en plein sous la lampe l'autre moitié (et nous jouirions d'avantage de nos jours si nous avions conscience que la petite menotte de Jésus nous tient serré entre pôle et équateur).

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  La nuit mise à part, je n'ai peut-être jamais été aussi proche de la Vierge-Marie ; j'en profite (je suis monté sur un escabeau, sur la pointe des pieds car la statue est placée très en hauteur, je tiens entre les dents un projecteur de 500 Watts, et je cherche la réglage des iso et de l'ouverture sur mon reflex :  la situation est extrêmement précaire et mon quart d'heure de célébrité ne va sans-doute durer que quinze secondes). J'ai le temps de voir que les yeux ne sont pas de la couleur de ceux de Catherine Deneuve, mais bleu ciel, bien-sûr... que les manches sont en plat à Kouglof comme sur les autres statues... et c'est lorsque je commence à me demander comment l'enfant peut bien tenir sur l'avant-bras de sa mère sans être tenu que ... je reviens sur terre.

 

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 Dans l'église de Locronan est conservée la bannière de Notre-Dame de Bonne Nouvelle : curieusement, ce n'est pas une Vierge à l'Enfant, mais, sur son nuage, les bras ouverts, elle dispense généreusement ses grâces.

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Published by jean-yves cordier
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