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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 20:37

Zoonymie du papillon la Lucine, Hamearis lucina (Linnaeus, 1758).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

Hamearis Hübner, [1819] : selon Emmet (1991) du grec ἀμα (hama), "en même temps que" et ἔαρ (eär), "printemps", allusion à la période de vol des imagos.

 

lucina (Linnaeus, 1758) : du nom d'une divinité romaine primitive ou indigitamenta, Lucina, dont le nom issu de lux, lucis "lumière signifie "qui donne jour (à)" car elle protège les femmes qui l'invoquent lors de l'accouchement : chez les Classiques ce nom devient une épithète de Junon lucina, déesse des accouchements et de la Lumière. Mais elle peut, sur ordre de Junon, s'asseoir comme une vieille sur le seuil, genoux croisés et doigts entrelacés pour bloquer la délivrance dans l'accouchement de Hercule par Alcmène (Ovide, Met.9). Dans la publication originale de Linné, cette espèce est encadrée par Rumina, Levana, Prorsa, Maturna et Cinxia, qui sont également des noms de divinités romaines protectrices de la petite enfance, dans une série de "di indigetes" qui révèle, chez le savant suédois, l'accès à une source bibliographique inhabituelle, les Syntagmata de Deis (1565) de Giraldi.

 

— Noms vernaculaires : "Le Fauve à taches blanches" Engramelle, 1779 ; "L'Argynne Lucine" Godart, 1821 ;  "L'Éricine Lucine", Duponchel, 1849. "La Lucine". G. Luquet,1986. Malgré une reprise de l'épithète scientifique, le nom Lucine possède une sonorité poétique et une concision lapidaire qui l'ont rendu attachant. La robe sombre des ailes, échiqueté d'éclats or et argent a pu inciter Moses Harris a créer en 1766 le nom de "Duke of Burgundy", les ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire portant le collier de la Toison d'or sur le drap noir commémoratif de la mort de Jean sans Peur.

 

                     Nom scientifique.

1°) Famille des Riodinidae Grote, 1895. Les Riodinidés. The Metalmarks

 

A.M. Emmet, 1991 page 151 :

 "From the genus Riodina Westwood, 1851, one of a group of anagrammatic or nearly anagrammatic names formed from Diorina Boisduval ; others are Diorhina Doubleday, E. and Riodinia Westwood. The derivation appears to be from διος (dios), divine, noble, remarkable ; ρις, ρινος, (rhis, rhinos), the nose ; from the long, porrect labial palpus characteristic of certain genera. The dropping of the aitch in the original name Diorina by Boisduval is usual with a French author."

 

Diorina : Le NHM (National History Museum) cite, à propos du genre Diorina,  Morisse plutôt que Boisduval comme auteur valide du genre : Morisse,1838 "Essai sur les genres Erycina, Diorina et Zeonia" Annales de la Société Entomologique de France, 6, pp. 417-428 page 421.

  En effet, bien que Morisse écrive "genre Diorina, Boisd[uval]", la publication de Boisduval n'est pas connue et Morisse se baserait sur des notes manuscrites de Boisduval. A. Morisse, du Havre, déclare dans son introduction avoir travaillé sur la collection de et avec l'aide de son ami parisien Boisduval. Charles Dessaline d'Orbigny qualifie Diorina de "nom de fantaisie". Diorina est le nom valide, et Diorhina Doubleday, 1847 (. List Spec. lepid. Insects Colln Br. Mus. (2) : 3.) est son nom junior.

 Riodina 

 Le nom Riodina  Westwood, 1851 , in Doubleday. Gen. diurn. Lep. 2 : 430 a été introduit par Westwood en remplacement du nom Erycina Fabricius, 1807 déclaré invalide par homonymie. 

Riodina Westwood [1851], fut placé sur la liste officielle des noms de genre valides en zoologie par l'Opinion 1073 de l'ICZN  : Bulletin of Zoological Nomenclature, 33 (3-4) : 172.

Riodinidae Grote, 1895 (1827), [genre du typeRiodina] fut placée sur la liste officielle des noms de Famille valides en Zoologie par la même Opinion de l'ICZN. 

Le Genre Riodina était inclu dans la sous-famille des Lycaenidés : Riodininae par Ackery et al., in Kristensen (1999), mais elle figure depuis  Lamas (2008) dans la Famille de Riodinidae : Rionininae.

 


2°) Sous-famille des Nemeobiinae Bates, 1868

Du  grec nemos "forêt, bois" et bios, "vie" : "qui vit dans les bois". 

 

 

2. Nom de genre :  Hamearis Hübner, [1819]

 

a) Description originale : 

        Hamearis, Jacob Hübner, Verzeichniß bekannter Schmettlinge., Augsburg ; Verfasser, 18816-1826 [1819],2, page 19

        — Description :

         Coitus 6 : Hamearien, Hamearides. Die Flügel benderlen gitterartig schweiz bezeichnet, am Saume mit äugigen Fleckgen geziert.

  • 126 Hamearis abarissa
  • 127 H. Epule
  • 128 H. lucina.

 

— Type spécifique: H. lucina Linnaeus, 1758, sélectionnée par Curtis en 1830.

— Ce genre renferme une seule espèce Hamearis lucina (Linnaeus, 1758)

—Synonyme : Nemeobius Stephens, 1827, Illustrations of British Entomology I p. 28.

 

 

 Origine et signification du nom Hamearis 

 

 

—A. Maitland Emmet (1991) page 151 : 

ἀμα (hama), at the same time as ; ἔαρ (eär), the spring : from the flight season of the next species. [lucina]

 

— Perrein et al. (2012) page 182 : 

"Étymologie : du grec hama, "en même temps que" et ear, "printemps", allusion à la période de vol des imagos."

— Arizzabalaga & al. (2012) 

Hamearis :  Del grec: vol de primavera


— site http://www.213.cz/etymologievyrazu.html
 Z řeckého ama = společně 
a z ear = jaro, petrklíč. .Du grec ama= "ensemble" et -ear =  "printemps,primevère"


Discussion.

               Le nom de genre Hamearis ne semble pas d'interprétation simple. J'ai pensé trouver de l'aide en plaçant ce nom dans son contexte de la classification de Hübner dans son Catalogue (verzeichniß). Les espèces sont réparties en Phalanges, Tribus, Stirps, Familles, et genres ou Coitus. Les rhopalocères appartiennent à la Phalange des Papiliones avec deux Tribus, les Nymphales ou Nymphes et les Gentiles ou Nobles, en continuité avec les six Phalanges du Systema Naturae de Linné. Chez Hübner, ses Nymphales —qui nous concernent ici— sont répartis en 9 Stirps ("racines") qui reçoivent le nom des différentes sortes de nymphes : Néréides, Limnades, Napaeae, Lemoniades, Dryades, Hamadryades. Ces Stirps sont divisés en Famille.

Le genre Hamearis appartient au 3ème Stirps des Napaeae regroupant les "Rurales" de Linné et Fabricius (ensemble regroupant des espèces de petite taille, comme les Piérides et les Azurés) 

Les "Nappées" sont dans la mythologie les nymphes des fleurs et des vallées.

Hamearis appartient à la première Famille, nommée Familia A : Gemeine, Frequentes. ("communs"). Elle est décrite comme Beyderley Flügel mit vielen kleinen Flecken geziert." Ailes ornées de nombreuses petites taches" et contient les genres suivants :

1. Euribyen, Euribiae : Dans la mythologie grecque, Eurybie (en grec ancien Εὐρύβια « la vaste violence »), fille de Pontos (le Flot) et de Gaïa (la Terre), est une divinité marine primordiale (avec Nérée, Thaumas, Phorcys et Céto). Elle est l'épouse du Titan Crios, de qui elle conçoit Astréos, Pallas et Persès. Hésiode la surnomme Eurybie « au cœur de fer ».

 2. Hamanumiden, Hamanumidae. Du grec hama "ensemble, en même temps" et numidos, "nomades". (Cf Hamadryades)

3. Polystichten, Polystichtes : comparer avec les fougères Polystichum : des mots grecs polys,"beaucoup" et stichos, "rangée".

4. Synargen, Synarges : du gerc syn-, ensemble.

5. Echenaien, Echenaides. : Echenaïde nymphe de Sicile tombée amoureuse de Daphnis, fils de Hermés et qui lui interdit d'aimer une autre femme sous peine de tomber aveugle . Il finit par céder aux demandes d'une princesse sicilienne qui l'enivra : Théocrite  Idylles

6. Hamearien, Hamearides.

7. Aphaciten, Aphacites. : Aphacite, surnom d'Aphrodite.

 

Nous avons vu que l'interprétation proposée pour le nom Hamearis par Emmet en 1991 et traduite par Perrein & al. en 2012 est : "Étymologie : du grec hama, "en même temps que" et ear, "printemps", allusion à la période de vol des imagos."  

 Néanmoins, on devrait avoir alors la forme Hamaearis. En outre, si la période de vol de H. lucina débute en avril et s'achève en mi-juin (Perrein & al.), c'est peu dire que cela n'est guère spécifique, et que au contraire cela regroupe de très nombreux genres. 

Certes, je n'ai pas de meilleure proposition. Parmi les sept genres de la Famille A des Napaeae, trois reçoivent des noms propres de nymphe (Echenaïde), ou de divinité (Euribia ; Apahcite), mais ce n'est pas le cas de Hamaeris qui reste inexpliqué comme  les genres Hamanumidae,  Polystichtes et Synarges. Rien ne permet de relier ces noms avec celui de nymphes (puisqu'ils appartiennent aux Nymphales et aux Napaeae). Néanmoins, le nom de la Famille A, Gemeine ("commun), Frequentes (fréquents) incite à constater que les noms Hamanumidae,  Polystichtes et Synarges et Hamearis ont un point commun, celui de comporter, dans la première moitié, l'idée de groupe, d'Ensemble dans l'acceptation mathématique du terme. Hama ou ham- = "ensemble", polys = "plusieurs, nombreux", et sun-, syn- = "ensemble, en même temps". Je suggère que Hübner a composé des sortes de synonymes du nom "Genre" en zoologie, "ensemble d'espèces ayant des caractères communs" en faisant des variations onomastiques sur cette notion de communauté. Les papillons sont des espèces qui volent dans la même période de l'année (hamanumidae, nomades ensembles ; polystiches, "en plusieurs rangs", synarges, "en même temps", hamearis "en même temps [au printemps]). Il est possible qu'il ait eu recours à cette astuce de composition aussi pour le genre Coenonymphae, "nymphes en commun". 

En conclusion, le rapprochement avec trois autres genres de la même famille des Gemeins (Communs) m'incite à valider la première part de l'hypothèse de A.M. Emmet voyant en Hamearis un nom composé du grec ἀμα (hama) "en même temps". Je reste dubitatif pour la seconde partie de la démonstration  ἔαρ -ear, "printemps" ; certes Godart signale en 1819-21 que la Lucine vole au mois de mai, et donc Hübner peut disposer de cet élément de phénologie. Enfin le rapprochement que fait Arizzabalaga avec la primevère (Primula), la plante-hôte de la Lucine vient clore poétiquement ce parcours, sans penser que cela exprime  une intention de Hübner. Dans sa description du Sammlung europäischer Schmetterlinge, page 8, Hübner précise seulement que "Alle diese gattungen fliegen auf Blumenreichen Plätzen vor und in Waldern".  

 Cela illustre les parcours de l’indo-européen commun *wésr̥  (« printemps ») qui a donné le grec ancien ἔαρ, éar, le lituanien vasara, le sanskrit वसन्त, vasanta (« printemps »), le russe весна, le latin ver, veris "printemps" puis le prima vera, "premier printemps" et notre primevère.

 

 

 

 3.  Nom d'espèce :  H. lucina (Linnaeus, 1758)

a) Description originale

Protonyme Papilio lucina  Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. Page 480

 

N° 135 P[apilio] N[ymphalis] [Phalerati] Alis dentatis fuscis testaceo-maculatis, subtus fasciis duabus macularum albidarum.

— Habitat in Europa

b) références données par Linné: 

— James Petiver 1702-1706? Gazophylaci page 25  t.16 fig.10:
A.10 Papilio fritillarius minor Mus. nostr. 324. This hath been caught about Cambridege, but rare about London.

 — John Ray, 1710 Historia insectorum  page 122 n°12.

 

Papilio fritillarius minor Mus. pet. 324. Mr Vernon's small fritillary, Gaz. nat. t.16 f.10. Supina corporeis parte[...] 

 This was first observed by Mr. Vernon about Cambridge, afterwards in Hornsey-Wood near London by Mr. Handley and by Mr. Dandridge at Boxhill, and is pretty common about Dulwich.

— Non cité par Linné, mais par Petiver : James Petiver, 1695 Musei petiveriani page 35 n°324 :    
Papilio fritillarius minor. Mr Vernon's   Small Fritillary. Observed first by him in Cambridgeshire, and since that in Horney-Wood near London by Mr. Handley.

Par ce premier nom vernaculaire mondial de Mr Vernon's Small Fritillary, Petiver a placé cette espèce parmi le groupe informel mais puissant des Fritillary, forme anglaise équivalente de notre mot Damier ou Échiquier : or, les autres Frittilary sont des Mélittées et des Argynnes, donc de la famille des Nymphalidae, à laquelle n'appartient pas H. lucina.

c) Localité-type, répartition et description.

 — Localité-type  : Angleterre, désignée par R. Verity ( 1943. Le Farfalle diurne d'Italia 2. Divisione Lycaenida. Marzocco, Firenze. 2: 401 pp. Page 385.) en tenant compte de la première description donnée par james petiver et citée par Linné.

 Cette désignation est contestée par Honey, M. R. & Scoble, M. J. 2001. Linnaeus's butterflies (Lepidoptera: Papilionoidea and Hesperioidea). Zoological Journal of the Linnean Society, 132(3): 277-399. page 344.

— Selon Dupont & al. 2013, cette espèce a une répartition européenne. Elle est signalée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces de Primevères.

— La Lucine est un papillon marron orné de rangées de damiers orange avec une partie basale marron et la ligne submarginale de damiers chacun centré par un triangle marron. Le revers est orange orné d'une ligne submarginale de triangles marron et aux postérieures de rangées de damiers blancs. Il vole en une seule génération en mai juin ou en deux générations entre avril et juin puis juillet et septembre selon la latitude et l'altitude. La Lucine réside dans les clairières et sur les lisières herbues . (Wikipédia)

 

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

 

  • Hamearis lucina fulva (Osthelder, 1925)

  • Hamearis lucina lucina (Linnaeus, 1758)

  • Nemeobius lucina (Linnaeus, 1758)

  • Papilio lucina Linnaeus, 1758

 

Curtis, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres : Pl. 316. 

 

Sous-espèces :

 Leraut retient la présence de deux sous-espèces en France : 

  •  lucina Linnaeus, 1758.
  •  fulva Osthelder, 1925. Localité-type : Bavière, Allemagne.

 


c) Origine et signification du nom  lucina.

        

 Les interprétations des étymologistes :

— Eugen J. C. Esper (1777-1829)  page 209

"Man könnte sich wundern, wie dieser Zweyfalter zu dem Namen Lucina , dem Namen des geburtsgöttin, gekommen ist. doch, wer sich entsinnet, daß dieses weiland auch ein Name des Mondes gewesen; daß Lucina etwas kleinäugiges heißt ;daß dieser Zweyfalter mondförmige Flecken, daß er in selbigen keine Augen, daß er dieses als etwas ihn charakterisierendes hat : der wird keine weiteren  Benennungsgründe begehren"

— Gustav Ramann (1870-1876), page 47 :

"wird als beiname, sowohl von der Juno, als von der diana gebraucht ; beide als beistand bei den geburten. bei der diana hat der name den Begriff der Lichtbringerin." 

— Anton Spannert (1888), page31 :

 "die Gottin des Lichtes und auch des lebtens."

— L. Glaser (1887) page 120:

"Geburtsgöttin, Zuname d. Diana"

— Arnold Spuler ( 1908) 1 page 52:

 "von lucus der Hain, Beiname der Iuno."

  — August Janssen (1980) page 42 :

"bijname van Diana" 

— A. Maitland Emmet (1991) page  151:

   "Lucina, the goddess who brings light or to light, hence the goddess of childbirth. Linnaeus gives reference only to Petiver and Rays and follows them in placing this species among the fritillaries ; Petiver seems to have originated the vernacular name "fritillary" and it is given as well in a footnote by Linneaus (1758 p. 480)."

 

 — Hans-A. Hürter (1998) page 291:

 Kirchenväter

Verfasser grundlegender kirchlicher Schriften des christlichen Altertums, deren Lehren von der Kirche anerkannt wurden. "Väter" nannte das christliche Volk schon im 2. Jhdt?.n. Chr. seine Bischöfe. Auf die verstorbenen "patres" berief man sich als auf die Zeugen christlicher Tradition. Erst vom 4. Jhrt. an gab man diesen Ehrentitel auch anderen von der Kirche als rechtgläubig  anerkantnten christlichen Schriftstellern der Antike; bekannte Kirchenväter z.B. :Ignatius, Tertullianus, Eusebios, Cyprianus, Athanasios, Gregorios, Chrystostomos, Ambrosius, Hieronymus, Augustinus etc. (nach Duden, S.1165, und Lamer IX, S.365).

"Indigetes wie Cinxia, Lucina usw sind Erfindungen der Priester, eine Juno Cinxia, Lucina u.s.w. gehört dem Glauben des Volkes an...

...Lucina ist bei Tertulianus der Indiges, der producat in lucem (zum Licht hervorbringt, zum Licht hinf¨hrt)"..."wo ausgeführt wird, daß der Indiges Lucina von Iuno Lucina verschieden ist..." (Rorscher,2,bd.,1. Abt., 1890-1894, S. 174 u.203)

 "Die Römer sezten Eileithyia mit Lucina oder Iuno Lucina, der Göttin der Geburt, gleich" (Rose, S.49)

Und so weiter page 291-292

—Luquet in  Doux et Gibeaux (2007) page 164  :

" : du latin Lucina "Lucine", l'une des épithètes de Junon, la divinité italique, puis romaine, qui présidait aux accouchements ; lucina dérive du latin lux, lucis "lumière" (Lucine, déesse de l'Enfantement, est littéralement "celle qui met au jour" les enfants). Selon certains auteurs, Lucina dériverait du mot latin lucus, qui signifie "bois", "bosquet", "bois sacré" ; cette interprétation est manifestement érronée."

 

— Perrein et al. (2012) page 182 :

  "Étymologie : de Lucina, épithète de Junon, déesse de la mythologie romaine qui apporte la lumière —ou éclaire—et préside aux accouchements en mettant au jour : du latin lux, "lumière"."

— Arizzabalaga & al. (2012) 

"Hamearis lucina Lucina, deessa de la llum i de donar a llum"

 

Discussion : 

        Hormis Hürter, les auteurs précédents ont présenté Lucina comme une épithète de Junon (ou de Diane) alors que nous allons avoir la preuve que Linné désignait sous ce nom non pas une déesse du Panthéon de la Rome républicaine ou impériale, mais une petite divinité primitive de l'héritage italique, sacralisation des périodes clefs de l'existence ou des actes de la vie quotidienne afin de se protéger des dangers inhérents aux transitions : la santé, l'enfantement et la petite enfance y prennent naturellement une grande place, mais les travaux agricoles et les phénomènes météorologiques également (vents, foudre), dans un total de deux cent divinités tutélaires, parfois nommées di indigetes (du verbe indigeto  - appeler (un dieu) par son nom, invoquer une divinité), ou indigitamenta ( du nom du livre des pontifes mentionnant leur liste).   Lucine, dont le nom évoque le latin lux, lucis "lumière" (mais aussi lucus, "bosquet") est celle qu'on invoque lors de l'accouchement, lorsque l'enfant "voit le jour". Comme tous les autres di indigetes, Lucine a été la cible des attaques des Pères de l'Église dans leur lutte contre le polythéisme et le paganisme : Tertullien notamment (De Anima) dénonce les superstitions des femmes appelant Lucine à leur rescousse.

L'hypothèse qui évoque la Mater lusina comme l'une des  étymologies de la fée-sirène Mélusine témoigne de la sédimentation sur ce personnage de croyances très anciennes.

Auparavant, voyons comment Lucina est mentionnée par Horace, Virgile et Ovide, auteurs chers à Linné :

a) Lucina dans le Carmen saeculare d'Horace.

Lucine y est ici donnée comme un synonyme latin de la déesse grecque Ilithya

Rite maturos aperire partus
Lenis, Ilithyia, tuere matres,
Siue tu Lucina probas uocari
     Seu Genitalis :

 

Toi qui fais murir le fruit de l'amour,
Ô douce Ilithyie, protège les mères
– Toi qu'aussi parfois on nomme Lucine
     Ou bien Genitrix –

Ilithya est, dans l'Iliade XIX qualifiée de "celle qui préside aux douloureux accouchements", celle "qui appelle à la lumière". Son nom évoque la racine ἐλευθ- (de ἐλεύσομαι, « venir, aller ») : Ilithyie serait « celle qui vient » ou « celle qui fait venir ».

 

b) Lucina dans les Bucoliques de Virgile, quatrième  Églogue. 

 C'est dans ce poème que Lucine, protectrice des accouchées, est  assimilée à Diane, sœur d'Apollon :

Églogue IV : 10 : Casta fave Lucina : tuus jam regnat Apollo

  "Souris, chaste Lucine, à cet enfant naissant; avec lui d'abord cessera l'âge de fer, et à la face du monde entier s'élèvera l'âge d'or: déjà règne ton[frère] Apollon."

c) Lucina dans les Métamorphoses d'Ovide, livre IX. 

 Lucine apparaît dans le récit nommé Alcmène et Galanthis (IX, 273-323) : elle y est, non pas la jalouse  Junon elle-même [Hera pour les Grecs], mais sa déléguée pour contrarier l'accouchement d'Alcmène que Jupiter a séduite. Or, Alcmène va donner naissance à Hercule, et l'enjeu est de taille.

Le personnage de Lucine est donc ici intéressant puisqu'il est ambivalent : la divinité dispose du pouvoir de mener le travail obstétrical à son terme, mais aussi d'en bloquer l'issue. Comme les femmes romaines dont l'accouchement se prolonge, Alcmène va invoquer Lucine, l'appeler à son secours, mais ce sera en vain. La maléfique Lucina a croisé ses genoux et y a entrelacé ses doigts, tenant ainsi serré le fil de déroulement du travail libérateur. La déesse sera finalement vaincue par la ruse de la servante Galanthis, qui payera son rire moqueur en étant transformée en belette (animal dont on pensait depuis Aristote et Pluatrque qu'il enfantait par l'oreille et accouchait par la bouche). 

 

[9,280]  Alcmène lui tint ce discours : " Puissent les dieux t'être favorables, et abréger pour toi les douleurs de l'enfantement, lorsqu'au moment d'être mère, tu appelleras Lucine à ton secours, Lucine, que la haine de Junon rendit impitoyable pour moi ! Le temps où le vaillant Alcide devait naître était arrivé. Déjà le Soleil entrait dans le dixième signe. Le poids extraordinaire qui chargeait mon sein annonçait l'œuvre de Jupiter;[9,290] je ne pouvais le supporter plus longtemps. Mes horribles douleurs semblent se réveiller encore en te les racontant; car c'est en souffrir une seconde fois que de m'en souvenir.

Septem ego per noctes, totidem cruciata diebus, Fessa malis, tendensque ad cœlum brachia, magno Lucinam Nixosque pares clamore vocabam. 

"Pendant sept jours et sept nuits, accablée par un travail horrible, et les bras tendus au ciel, j'appelais à grands cris Lucine et les dieux qui président à la naissance des mortels.

Lucine enfin paraît, mais séduite et gagnée par la barbare Junon, à qui elle a promis ma mort. Dès qu'elle entend mes cris, elle vient s'asseoir sur un autel antique, aux portes du palais; et, sur ses genoux qu'elle croise, pressant ses doigts entrelacés,

[9,300] elle prononce à voix basse, des mots secrets qui prolongent le travail et les douleurs. Je m'épuise en efforts. Dans mon désespoir, de vains reproches d'ingratitude accusent Jupiter. J'invoque le trépas. Mes cris auraient pu émouvoir les rochers. Les dames thébaines sont autour de moi; elles font des vœux, et m'adressent d'inutiles consolations. Une de mes esclaves, née dans une condition obscure, la blonde Galanthis, à me servir, à me plaire constamment empressée, soupçonne que l'implacable Junon agissait pour me nuire;[9,310] et, tandis qu'elle va, vient, sort, et rentre sans cesse, elle aperçoit la déesse sous le portique assise, entrelaçant toujours ses doigts sur ses genoux croisés : "Ô qui que vous soyez, dit-elle, félicitez Alcmène : ses maux sont finis, elle est devenue mère ". Lucine de dépit se lève à ces mots; elle relâche ses genoux et ses doigts, et soudain je suis soulagée : Hercule voit le jour. 

"On dit que Galanthis ayant trompé Lucine, éclata de rire; tandis qu'elle riait encore, la déesse irritée saisit ses blonds cheveux, la renverse, et l'empêche de se relever : soudain ses bras en jambes sont changés; [9,320] elle conserve son ancienne agilité; elle est blonde encore; mais elle a perdu sa première forme; et, parce que sa bouche facilita l'enfantement d'Alcmène par un mensonge, belette, elle enfante par la bouche, et fréquente familièrement les toits qu'habitent les mortels." 

 



d) Ovide, Métamorphoses, IX : 960 : Iphis et Ianthé.

 

 

Téléthuse redoute l'accouchement car son mari, trop pauvre, a décidé de tuer son enfant s'il s'agit d'une fille. Mais le cortège d'Isis apparaît à Téléthuse, la déesse lui conseillant de garder l'enfant quel qu'en soit le sexe. Ainsi, la jeune crétoise  Iphis est élevée comme un garçon à l'insu de tous : Lucine est mentionnée dans le discours d'Isis comme une figure métaphorique de la délivrance :

nec dubita, cum te partu Lucina leuarit, tollere quicquid erit.

 

[9,690]  Isis lui parle ainsi : "Ô toi qui me fus toujours chère, cesse de t'affliger. N'exécute point l'ordre de ton époux; et lorsque Lucine t'aura délivrée, quel que soit le sexe de ton enfant, ne crains pas de le conserver. Je suis une divinité secourable; j'exauce qui me prie.

 


Alcmène Galanthis et Lucine
Rusconi Giovanni - Montpellier - 1533  

                          image030.jpg

 

L'accouchement d'Alcmène, gravure de Virgil Solis pour le livre IX des Métamorphoses d'Ovide (1581). 

                                  220px-Virgil_Solis_-_Alcmena.jpg

N.b : en 1775, Cramer a donné le nom de la servante Galanthis à un papillon américain, un Nymphalidae Charaxinae nommé actuellement Siderone galanthis. Il nomma aussi en 1775 un papillon d'Inde et de Madagascar papilio Alcmène. Galanthis prend dans les Métamorphoses d'Antoninus Liberalis le nom de Galinthias : c'est aussi l'épithète spécifique d'un papillon, Spilopastes galinthias Hopffer, 1856.

e) Lucina et les autres auteurs latins

Je pourrais encore citer les Heroides VI d'Ovide, les Élégies de Tibulle (III,4), la pièce Aulularia de Plaute (IV,7), ou les Adelphes de Térence (III,4)...

Miseram me, differor doloribus. Iuno Lucina, fer opem: serva me, obsecro. He :  "Ah! que je souffre! quelles douleurs! Junon Lucine, à mon secours! Aie pitié de moi, je t'en conjure!", 

... ou l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien (XVI, 105). Ou encore ... Ah, basta !

f) Lucine, Linné, et la série des six di indigetes :

     Mais le sujet d'étude du zoonymiste n'est ni la religion romaine, ni la mythologie, ni la littérature latine,— même s'il ne boude pas son plaisir de satisfaire sa libido sciendi,— mais la découverte des raisons du choix du nomenclateur.  Ici, le nom Lucina  s'intègre chez Linné dans une série de six divinités , Rumina, Levana,  Prorsa, Lucina, Maturna et Cinxia, dont les noms  se succèdent à la page 480 du Systema Naturae de 1758 du n° 132 au n°137.  Dans ce contexte, Lucina n'est plus une épithète de Junon, mais appartient à ces divinités primitives protégeant respectivement l'allaitement, la reconnaissance du nouveau-né par le père, l'accouchement eutocique, la naissance, la croissance du blé, et la nuptialité. Cette série de di indigetes permet donc d'affirmer que c'est à ce titre, et non sous la forme postérieure de Junon lucina, que cette divinité est citée (Cinxia deviendra également une épithète de Junon dans la Rome classique). Or, si les autres noms auxquels Linné fait appel pour composer son grand système onomastique des Noms Propres des lépidoptères avec ses Phalanges des Chevaliers grecs et troyens, des Muses de l'Hélicon, des Danaïdes et de leurs maris et des Nymphes, trouvent pour la plupart leur source dans un ouvrage d'un auteur latin, les Fabulae d' Hyginus, ces six noms ne sont pas cités par Hyginus, ce qui révèle que Linné a disposé d'une autre source. John Lewis Heller a identifié celle-ci comme étant le Syntagmata de Giraldi.

 

d) Lucine (et les autres) dans les compilations mythologiques disponibles à Linné.

 Aborder l'étude d'un nom linnéen par le biais des ouvrages de sa bibliothèque ou, à défaut, des ouvrages disponibles à son époque semble plus judicieux que de l'étudier à partir de nos propres données encyclopédiques.  

Les Syntagmata de Giraldi, érudit humaniste à la cour d'Este à Ferrare après avoir été disciple de Pic de la Mirandole et au service du cardinal Rangoni, est l'une des compilations des données de la littérature grecque et latine, classées par thèmes et réalisés à la Renaissance par des érudits. Quatre de celles-ci ont été particulièrement consultées et diffusées:

—Giraldi , Giglio Gregorio (1479-1552) 1565  Lelio-Gregorio Gyraldi De Deis Gentivm Libri Sive Syntagmata XVII. : Quibus varia ac multiplex Deorum Gentium Historia, Imagines ac Cognomina, plurimaque simul multis hactenus ignota explicantur, clarissimeque tractantur. Lugduni : haeredes J. Junctae . Edition princeps :  De dei gentium varia multiplex et historia Basles, Johannes Oporinus 1548. Edition révisée et augmentée Basles, 1560. Edition tardive dans l'Opera Omnia par Johannes Jens, Leyden 1696, 

—Natale Conti : Mythologiae sive explicationum fabulorum 1567 (La Mythologie, )

— Vincenzo Cartari, Imagini delli dei degl'Antichi Francesco Martolini Venice 1556 (Images des dieux, )

— Boccace, de Genealogia, deorum gentilium (La généalogie des dieux, traduit en français en 1531).

Dans la Généalogie des dieux de Boccace, on trouve Lucina employé deux fois [  1, 11   utero iacere, eo quod inuocata Lucina  fauere partui noluisset ob id / 1, 11; non erat enim Lucina  non nascituro seu partui non] et Lucinam une fois [ 1,3 :cum non haberet quam inuocaret Lucinam,  madens tota in sudorem uidebatur]. Dans l'édition annoté par Mycillus, on trouve trois occurrences dans la Table : page 88 Lucina est une appellation de Luna. Page 89 on lit " Dicunt eam etiam vocari Lucina, ut in odis Horaius. Te Lucinam probas vocari &c. quam parturientium deam vocant, & cur sic dicta sit, paulopost dicetur" . Page 303 on lit   Iuppiter apud Superos dixisset die illa nasciturum hominem qui omnibus circumvicinis dominaretur, Iuno id fecit iuramen- to confestim descendit in terras et retinuit Lythiam, quam nos Lucinam dicimus, deam parturientium, apud uxorem Ste- leni pregnantem iam septem mensium, et ex utero eius eduxit filium VII mensium, qui vocatus est Euristeus

 

 mais on ne trouve ni Prorsa, ni Rumina, ni Maturna : ce n'est pas la source de Linné. 

L'ouvrage de Giraldi, communément nommée De Deis (l'Histoire des dieux) ou surtout les Syntagmata, a été publié à Lyon en 1565, après une première édition de 1548, mais a été précédé de son Syntagma de Musis publié en 1511 par Matthias Schürer à Strasbourg et qui est une autre source pour les Heliconii de Linné. C'est une somme monumentale de près de 800 pages qui fait la compilation de 473 auteurs grecs et latins. Quatre cent soixante-treize auteurs ! Giraldi avait sans-doute profité de son séjour entre 1527 et 1533 au château de Mirandole pour bénéficier de la bibliothèque mirandolesque, puis de son amitié avec Celio Calcagnini, qui conservait dans sa bibliothèque 1249 ouvrages.

Les petites divinités de la Rome ancienne sont décrites dans un chapitre nommé  Miscellanei dei. Giraldi signale d'emblée qu'il prend ses informations dans les écrits de Varron. Lucine elle-même n'y est que brièvement citée, comme synonyme de Partunda. 

Partunda dea parientiuem, lucina alio loco leges

"Partunda, divinité de l'accouchement ; on trouve ailleurs "Lucina" ".

Le nom de Partunda (de partus, "accouchement") évoque à l'entomologiste le theclinae brésilien Calycopis partunda, qui a été décrit par William Chapman Hewitson en 1877 sous le nom initial de Thecla partunda. Le jésuite François Pomey écrit " Je ne vous dirai rien au sujet de Partunda pour épargner votre pudeur. Saint Augustin m'en avertit lui-même quand il dit de cette divinité parcatur humanae verecundiae ". J'ignore ce que ce voile de pudeur dissimule, mais cela doit être particulièrement choquant, car Pomey a décrit sans aucune vergogne le dieu Priape ou Mutinus, et le fait que "Les Matrones par un culte aussi modeste que religieux [sic] obligeaient la nouvelle mariée de s'asseoir sur la figure qui le représentait ."

 

http://reader.digitale-sammlungen.de/resolve/display/bsb10196853.html

                                             180px-Lilio_Gregorio_Giraldi_De_deis_gen

 

— Lire : K.A.E Enenkel,  Giraldi and Havrech, mythographers  in Gilbert Tournoy Humanistica Lovaniensia


e) Jean-François Pomey, autre source possible de Linné ?

        C'est John Lewis Heller qui a démontré que Linné avait eu recours aux Syntagmata de Giraldi, avec comme argument que cet ouvrage contenait la série des six noms de divinités primitives (Rumina, Levana,  Prorsa, Lucina, Maturna et Cinxia) . Mais Linné aurait pu également les trouver dans le livre du jésuite J.F. Pomey : 

 François-Antoine Pomey 1732 Méthode pour apprendre l'histoire des faux dieux ou l'antiquité.

On y trouve en effet les chapitres suivants :

  • Les dieux nuptiaux. page 416. cf Manturna (sic) et Cinxia
  • Les divinités qui présidaient aux femmes enceintes. p.419  
  • Les divinités qui présidaient aux femmes en couche. p. 420 : Lucina ; Prorsa.
  • Les divinités qui présidaient à la naissance des enfants. p. 422 : Levana, Rumina
  • Les divinités qui présidaient aux adultes. p. 424. 
Voici la description de Lucina : 

La première était Junon Lucine. On la représentait avec une main libre comme pour recevoir l'enfant au sortir du sein de sa mère. Elle tenait de l'autre un flambeau allumé qui signifiait la lumière du jour qu'elle communiquait par le moyen de ce flambeau, aux enfants qui venaient au monde 
J'ajouterai que l'on trouve dans ces listes des noms qui seront utilisé par Linné (Latone ; leucothoe ; Aegeria) ou par Fabricius (Edusa) ou par Hufnagel (Statilinus). 

 

              III. Noms vernaculaires.

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

 

1. Le  Fauve à taches blanches,  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1             page 61  n°25   Planche XVI fig.25 a-b dessinée par  J.J Ernst .  

 

 

 2. Nymphale Lucine  Latreille, 1804

Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés  Volume 14 page 35 n°30.

 

 

3. Argynne Lucine , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Entomologie, ou Histoire naturelle Paris : Vve Agasse tome 9, page 288 n°57 .

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

4. Argynne Lucine, Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821, page 82 n° XXVI  planche 4quart. fig.3 peinte par Vauthier et gravée par Lanvin.

Godart ne donne ni la description de la chenille ou de la chrysalide, ni l'identification de la plante-hôte.


        Planche 4quart © BHL                 

        n130_w346

 

 

5. Éricine Lucine, Duponchel 1849.

Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère,  page 86

Duponchel décrit en 1849 la chenille, sa chrysalide et les plante-hôtes, "différentes espèces de Primevères (Primula)".  Planche IX ©BHL fig.33 a et b peinte par Dumenil.


                       n106_w330

     

 La première description en français des stades intermédiaires est donnée en 1835 par  Adrien-Prudent  de Villiers, et Achille Guenée  dans les Tableaux synoptiques des lepidopteres d'Europe, : "Vit en juin et septembre, sur la primevère Primula officinalis et différentes espèces de Rumex."


 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986 et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "La Lucine" et écarte en raison de sa longueur "la Fauve à taches blanches" et en raison de sa donnée erronée "la Faune* à taches blanches"

* nom (fautif) mentionné par Eric Verbist 1982, Les Noms vernaculaires de France et de Belgique,  de inheemse namen van de Lepidoptera van België an Frankrijk (lexique français/néerlandais/anglais), 244p. 5 pl. institut Libre Marie Haps édit., Bruxelles.

 

 

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Nemeobius lucina mais ne citent dans leur texte page  de nom vernaculaire.

 

— Doux & Gibeaux 2007 : "La Lucine ".

— Lafranchis, 2000 : "Lucine" .

— Perrein et al. 2012 : " Lucine".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "La Lucine".

— Wikipédia : "La Lucine  ".


 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

 

  • "Gullvivefjäril en suédois : de Gullviva, "Primevère"
  • Schluesselblumen-Wuerfelfalter en allemand, Perlbinde Frühlingsscheckenfalter 
  • "Pavasarinis margūnas" en lithuanien
  • "Noppaperhonen" en finnois
  • "Terningsommerfugl" en danois
  • "Kockáslepke" en hongrois : papillon cube
  • "Gaiļbiksīšu sīkraibenis" en letton … de la primevère
  • "Pegavac" en serbe : Typique
  • "Люцина" en macédonien
  • "Pestrobarvec petrklíčový" en tchèque
  • "Smeđi pirgavac" 
  • "Wielena plamowstęg" en polonais
  • "İncilikelebek" en turc
  • "Nurmenukuliblikas" en estonien
  • "Hájovník prvosienkový" en slovène
  • "Люцина" en ukrainien ou en russe. "Lucina"
  • "sleutelbloemvlinder" en neerlandais Papillon de la Primevère
  • "Papallona de la prímula" en catalan : "Per l’especificitat de la planta nutrícia, la prímula (Primula spp.)"
  • "Perico en espagnol

 

Commentaire sur les noms allemands.

— Schluesselblumen-Wuerfelfalter : "papillon-cube de la Primevère". La Primevère est nommée "Schluesselblume" en raison de la ressemblance de l'inflorescence avec un trousseau de clefs.  Le nom allemand Wuerfel signifie "dés à jouer" allusion aux marques noires des ailes, ou, indirectement, au nom "fritillary" qui dérive du latin fritillus,i "cornet à dés", puis du bas-latin désignant le plateau de jeu sur lequel se lancent les dès, et, par là, le damier : tous les papillons aux ailes mouchetées de noir dur fond jaune ou fauve est nommé Fritillary en anglais 

— Frühlingsscheckenfalter  "Fritillaire du Printemps"

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— Hübner nommait Papilio lucina "Randäugiger Falter" dans son Sammlung europäischer Schmetterlinge 

— Esper le nommait dans Die Schmetterlinge page 106 Tab. XVI fig.1 "Die kleinste Perlenbinde- The Least Frittilary : "Le plus petit des Fritillaires (des Damiers ; des Perlés) : ce nom reprend la constatation faite par Petiver dans son Gazophylacii : "It's the least of all the Fritillaries yet' known".

— Müllers : Das Fleckenbande : la bande tachetée.

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "coegfritheg" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

 

               

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais selon M. Salmon (2000).

 

  • "Mr Vernon's Small Fritillary" : Petiver, 1699  & 1717 ; J. Ray, 1710.
  • "The Duke of Burgundy Fritillaria", ou "The Burgundy" : Harris, 1766.
  • "The Duke" : Rennie, 1832.
  • "The Duke of Burgundy Fritillary" : Morris, 1853 ; South, 1906 ; et la plupart des auteurs suivants.
  • "The Duke of Burgundy" : Helsop, 1959.

William Vernon (ca 1660-1735), est surtout connu par ses voyages en Amérique et par les spécimens qu'il en adressa à ses amis James Petiver et John Ray ; mais ce fut aussi le premier naturaliste anglais spécialisé dans les papillons de nuit. Et ce fut le découvreur de trois papillons rares : Hamearis lucina, Pontia daplidice et Argynnis lathonia. C'était un homme cultivé, né à Hertfortshire, et qui avait suivi ses études à Cambridge, où il finit sa vie comme membre du Peterhouse College. On pense qu'il fut élu à la Royal Society en 1702, bien qu'il n'ait jamais signé le registre. Il était aussi membre du Temple Coffee-House Botany Club de Londres, où se rassemblaient à dates régulières des botanistes et des naturalistes, ce qui lui permis de rencontrer Hans Sloane, Petiver et Martin Lister. Il rencontra aussi Eleanor Glanville, dont il écrit "Une dame vint à la ville avec la plus prestigieuse collection de papillons [...] qui nous rendit honteux". Il était l'un des meilleurs amis de John Ray, à qui il rendit rapidement visite avant sa mort, le trouvant "très vieilli et très affecté corporellement", mais avec l' esprit encore "très vert". 

En 1698, Vernon fit un voyage dans les colonies d'Amérique pour une longue expédition financée par la Royal Society et le Gouverneur du Maryland pour "Observer et décrire tous les produits naturels de tout genre". Petiver raconte comment Vernon, often over a Commemorative Glass wisht to arrive their [there] before the Moss-cropping Season". Vernon était impatient de découvrir de nouveaux papillons américains, chose assez aisée à l'époque. Il resta au Maryland environ un an, écrivant à cette occasion avec enthousiasme à Sir Hans Sloane pour décrire sa découverte de "plusieurs Curiosités des Sciences Naturelles" qu'il se promettait de décrire une fois rentré. En quittant l'Amérique, il ramenait un milliers d'insectes, dont la plupart était certainement nouveaux pour la science. 

Vernon collectionnait manifestement les papillons dès 1696, date la plus probable de sa capture de Hamearis lucina, ou, comme Petiver l'inscrit dans son catalogue, de "Mr Vernon's Small Fritillary". Il semble que le Pontia daplidice, que Petiver nomma "Mr Vernon's half-Mourner" ("le Demi-deuil de Mr Vernon"), et le "Riga Fritillary", nom sous lequel était connu Argynnis lathonia, furent capturés plusieurs fois au même endroit à White Wood, près de Gamlingay, dans le comté de Cambridgeshire. La liste de Petiver suggère que Vernon captura son premier P. daplidice vers 1699, après son retour d'Amérique, et qu'il en attrapa plusieurs autres par la suite. Il est possible que l'un d'entre eux soit le spécimen du Hope Department d'Oxford, daté de mai 1702, et considéré par E.B.Ford comme l'un des plus ancines spécimens de papillon existant. (il serait le plus ancien "pinned and set butterfly"). On ignore si ces papillons migrateurs s'étaient temporairement établis dans le Comté de Cambridgeshire, ou si quelqu'un avait relaché à l'insu de Vernon des papillons importés. Mais on rêve encore de la partie de chasse aux papillons longue de neuf miles que raconte dans un courrier l'entomologiste J.C.Dale, où Vernon déjà âgé ramena plus de soixante sortes de papillons ! [Traduction non qualifiée et non certifiée du texte de M. Salmon The Aurelians, page 108]

 


Origine du nom The Duke of Burgundy Fritillary.

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Ce nom est considéré comme une énigme, à moins que, comme Chambers en 1946, on le déclare  "just as attractive (Chamber's Journal, 1946).P. J. Torrie, (Crossways, Broomrigg Road, Fleet, Hampshire) déclare que malgré de longues recherches il n'a pas trouvé de réponse satisfaisante à cette question, et Denis Owen rétorqua en écrivant que "Duke of Burgundy Fritillary est un grand nom pour un petit papillon assez insignifiant, et comme Mr Torrie j'ai essayé pendant des années de retracer l'origine de ce nom, mais sans succès" (1985). La manière la plus "british" de s'en tire est d'utiliser l'humour, comme Francis Orpen Morris  en 1864 qui donnait  dans A History of British Butterflies le commentaire suivant  de sa planche  :  

 The high-soudning and sesquipedalian name of this small species is by no means in harmony with its diminutive size. So far, the name is appropriate, in that Dukes and these butterflies are alike somewhat rare, and from my blazon of the plate it will be see that the latter, as is only Ducal, have numerous quarterings.

 Cet humour est plagié en 1890 par W. Dale page 82  de son History of our British Butterflies :

 

Why this little butterfly was named the Duke of Burgundy must remain a mystery, as the high sounding and sex-quipedalian name is by no means in harmony with the diminutive size of the species, but "Parvum parva decent », says the proverb.  

Ce nom sesquipédal  (du latin : "qui fait un pied et demi de long", interminable) a été créé par Harris  : 

 "The Duke of Burgundy Fritillary, commonly called the Burgundy, is one of the four Fritillaries which want the silver spots, and is the least of them all. They always fly in woods very high above the grass. Their most plentiful time of flight is about the middle of May. They are very Nimble, yet I cannot say they are difficult to take."

 

Puisque les recherches achoppent depuis près de 250 ans, Harris me charge de vous donner la solution : le duc de Bourgogne Philippe le Bon (1396-1467) devint duc après l'assassinat par les Armagnacs de son père Jean sans Peur le 10 septembre 1419 lors de l'entrevue de Montereau: 

Ne pouvant venger ce meurtre immédiatement,  , Philippe fils unique de Jean sans Peur, décide alors d’adopter pour lui-même et les gens de sa maison un deuil qui ne finira jamais et de ne se vêtir que de noir toute sa vie durant :   loin d’être de simples robes de bures, ses vêtements noirs sont au contraire d’une beauté et d’une richesse extraordinaire. Les teinturiers flamands vont ainsi développer un savoir faire unique à partir de la noix de galle pour produire de « très beaux noirs, solides et brillants ». Et cette mode va déferler sur toute l’Europe.

 C’est aussi Philippe III de Bourgogne qui créa le très prestigieux ordre de La Toison d’Or. 

Ce collier, avec ses pièces d'or sur un drap noir, crée un effet de damier qui a incité Moses Harris à comparer les ailes sombres à taches or et argent de H. lucina avec la tenue du Duc de Bourgogne. La comparaison fonctionne aussi avec Charles le Téméraire :

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            Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : hamearis

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Hamaeris lucina

— UK Butterflies : Hamearis 

— lepiforum : Hamearis lucina

jardinsauvage.fr : Hamearis lucina

 

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :

ARRIZABALAGA (Antoni ) & al. 2012   "Proposta de noms comuns per a les papallones diürnes (ropalòcers) catalanes",  Butll. Soc. Cat. Lep., 103: 5-28. En ligne 

 

http://www.museugranollersciencies.org/uploads/arrizabalaga-et-al-butlleti-103.pdf 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 ou Gottingen

 

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Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

 

                                          


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  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

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