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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:00

Zoonymie (histoire du nom) du papillon l' Azuré du Thym ou Azuré de la Sarriette, Pseudophilotes baton (Bergstrasser, 1779).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

— Pseudophilotes, Heuret, 1958. Du grec pseudo-, "qui ressemble à", et philotes, genre créé par Scudder en 1876. Le genre Pseudophilotes de Heuret réunit des espèces qui se rapprochent du genre Philotes, mais doivent être distingué par les caractères des genitalia mâles. Le nom du genre Philotes de Scudder trouve son origine de son nom soit dans le nom du macédonien Philotes, compagnon d'Alexandre le Grand et chef de sa cavalerie, soit dans celui de Philotês, fille de la Nuit et divinité allégorique de l'union sexuelle et de l'amour sensuel. 

— baton, (Bergsträsser, 1779) : viendrait du nom de l'écuyer du devin Amphiaraos, roi d'Argos et qui fut engloutit dans une crevasse devant Thèbes avec son char et son cocher. Baton, comme son maître, fut vénéré comme un demi-dieu dans la Grèce antique.

— Ce papillon a d'abord été nommé "L'Argus bleu-violet" par Engramelle en 1779, puis "le Polyommate hylas" par Godart en 1821. En 1986, G.C. Luquet créa les noms "L'Azuré de la Sarriette", en nom principal, et "L'Azuré du Thym" en nom accessoire, tout en admettant "L'Argus du Thym" et "le Pointillé" d'origine suisse. Puis Gérard Luquet a recommandé d'abandonner l'usage de "L'Azuré de la Sarriette", cette plante (Satureja) n'étant pas consommée par la chenille, qui, en milieu naturel, mange les fleurs des divers Thyms.

— Avant d'être classé parmi les Pseudophilotes, ce papillon l'a été dans les genres   Polyommatus de Latreille (1804), Lycaena de Fabricius (1807), Scolitantides de Hübner, 1819, Philotes Scudder 1876 voire Turania Bethune-Baker 1914.  

De même, il a été longtemps cité (jusqu'au XXe siècle) sous le nom hylas créé par Denis et Schiffermüller en 1775, notamment sous le nom de Lycaena hylas. Hylas est le nom d'un jeune homme aimé par Héraclès, dans l'expédition des Argonautes, mais si beau que des nymphes d'une source le capturèrent et que ses compagnons le cherchèrent en vain.  Les autres épithètes spécifiques Amphion (Esper) et Hylactor (Bergsträsser) sont cités pour mémoire.

Sa chenille verte veinée de rouge, et ses œufs, n'ont été décrits que tardivement au cours du XXe siècle.

 

 

 

               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes. 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336, "Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

  

La famille des Lycaenidae Leach, [1815] tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). il comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-familles des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae [Leach, 1815] et Theclinae Butler 1869.

 Ses 6000 espèces mondiales représentent un tiers des Papilionoidea. La majorité a développé des stratégies d'associations facultative ou obligatoire avec les fourmis, qui vont du parasitisme au mutualisme. Les chenilles et les chrysalides utilisent des signaux chimiques et acoustiques pour manipuler les fourmis dans le sens de la myrmécophylie. La présence d'une glande dorsale, située en général sur le 10ème segment exsudant un liquide sucré comparable au miellat des pucerons est un caractère largement partagé par les chenilles de lycénidés myrmécophiles et connu depuis 1894 . On parle alors de chenilles trophobiontes. Toutefois, certaines espèces ont mis au point des stratégies plus complexes pour inciter les fourmis à les adopter et à les transporter au sein de leurs fourmilières.

 

b) Sous-famille des  Polyommatinae Swainson, 1827.

Elle tient son nom du genre Polyommatus créé par  Latreille en 1804; "Tableau méthodique des Insectes" in Nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle appliqué aux arts, principalement à l'Agriculture et à l'Économie rurale et domestique, par une Société de naturalistes et d'agriculteurs ; avec des figures des trois Règnes de la Nature, Paris : Deterville, an XII [1804] 24 (6) p. 185 et 200, espèce-type: Papilio icarus Rottemburg.

Polyommatus vient du grec polus "beaucoup", et omma, ommatos, "œil" : c'est un qualificatif du géant Argos qui disposait de cent yeux, dont cinquante étaient toujours ouverts. C'est lui que la jalouse Héra envoya surveiller Io, transformée en génisse après ses amours avec Zeus.

  Ce nom est en rapport avec les nombreux ocelles des ailes des papillons bleus.

On le trouve déjà chez Aldrovandi sous la forme équivalente de  Papiliones polyophtalmi.

Cette sous-famille contient, en France, 18 genres :

  • Leptotes Scudder, 1876
  • Lampides Hübner, [1819]  
  • Cacyreus Butler, 1897
  • Cupido Schrank, 1801
  • Celastrina Tutt, 1906
  • Maculinea Eecke, 1915 
  • Pseudophilotes Beuret, 1958
  • Scolitantides Hübner, [1819]
  • Iolana Bethune-Baker, 1914
  • Glaucopsyche Scudder, 1872
  • Plebejus Kluk, 1780 
  • Aricia [Reichenbach], 1817
  • Plebejides Sauter, 1968
  • Eumedonia Forster, 1938
  • Cyaniris Dalman, 1816
  • Agriades Hübner, [1819]
  • Lysandra Hemming, 1933
  • Polyommatus Latreille, 1804.

 

 

    

2. Nom de genre : Pseudophilotes, Beuret 1958.

 

a) Description originale : 

 

Beuret, H. 1958. "Zur systematischen Stellung einiger wenig bekannter Glaucopsychidi (Lepidoptera, Lycaenidae)". Mitteilungen der Entomologischen Gesellschaft Basel [Bâle] (n. f.), 8(6): 81-100 page 100. Si j'ai bien compris un article de Mattoni 1977, H. Beuret a isolé ce genre Pseudophilotes de celui des Philotes à partir de l'étude des genitalia mâles et des androconia, et y a inclus, outre le type spécifique P. baton, les espèces vicrama Moore 1865 , abencerragus Pierret 1837 et bavius Eversman 1832.

 

— Type spécifique: Papilio baton 

— Description : non disponible

 

— Ce genre renferme 8 espèces dont une seule espèce en France.

— L'auteur : le Dr Henry Beuret-Stadelmann (1901-1961), entomologiste suisse de Bâle rédacteur en chef du  Mittelungen der Entomologischen Gesellschaft Basel  s'est surtout consacré à l'étude des Lycaenidés. Il est l'auteur de Die Lycaenidae der Schweiz, Entomologisch Gesellschaft Basel, 1953, 420 p.

 

 Origine et signification du nom Pseudophilotes.

 

— Hans A. Hürter (1998) : cet auteur n'étudie que le nom Philotes de Scudder (page 330). Sa conclusion est : 

Man darf wohl annehmen, daß er -dem Vorbild Linnés folgend- die mythische Gestalt Hesiods Philotes, die Gottheit der Liebslust, im Sinn hatte und nicht die historische Gestalt Philotas, den Freund und Feldherrn Alexanders d. Gr. Für diese Annahme spricht sehr deutlich die Endung -es statt -as.

 -Trad. Il faut supposer que, suivant ainsi l'exemple de Linné, il a à l'esprit la figure mythique d'Hésiode Philotès, la divinité de l'amour convoitise, et non la figure historique de Philotas, l'ami et le général d'Alexandre le Grand. Très clairement en faveur de cette hypothèse plaide fortement la terminaison -es et non -as.

 

—Doux et Gibeaux (2000) page 210:

Du grec pseudo, "faux", et de Philotes, nom d'un autre genre de Lycénidé ; littéralement, "faux Philotes". Philotes, transcription de Philotês, la personnification grecque de l'affection. Elle est généralement considérée comme l'une des filles de Nix (déesse de la Nuit) et comme la sœur d'Apatè (personnification de la duperie), de Géras (personnification de la vieillesse) et d'Éris (déesse de la discorde).

 

— Perrein et al. (2012) page 243 :

du grec pseudos "faux", et Philotes, ancien nom du genre pour différents auteurs, peut-être de Philotès, personnification de la Tendresse dans la mythologie grecque.

 

Discussion.

 

      Ce nom est composé du nom de genre Philotes, précédé du grec pseudo, qui se traduit par "faux", mais d'avantage, en zoologie, par "proche de, qui ressemble à" (CNRTL, B). Il incite donc à 

rechercher le genre Philotes, créé par Scudder en 1876 :  (Polyommatinae) : Scudder, 1876 ; Bull. Buffalo Soc. nat. Sci. 3 : 116 , TS : Lycaena regia Boisduval. C'est un genre  monotypique ne contenant actuellement que  Philotes sonorensis, l' Orpin bleu ou Sonoran Blue  trouvé dans la Californie , le Colorado et le nord du Mexique. 
Les autres noms de genre de lépidoptères de Scudder donnent une idée de son style : Speyeria en  1872, puis en 1876 : Callypsyche, Calycopis, Eupsyche, Hyporautis, Brephidium, Leptotes, Phaedrotes, Philotes, Tharsalea, Chalceria, Gaeides, Epidemia
Cet auteur ne donne aucune indication sur le choix de ce nom. On remarque une série rimée Leptotes/Phaedrotes/Philotes. (Leptotes signifie "délicat " en grec, Phaedrote n'a pas de signification claire).
 Puisque nous ne disposons pas d'autres renseignements, force est de nous tourner vers les dictionnaires grecs :  (Φιλότης; Philótēs),  personnification de la sexualité et de l'amour sensuel. Elle est, dans la Théogonie Hésiode, (v 224) la fille de Nyx (la Nuit) et la sœur des Moires. Chez les auteurs latins, elle est fille de Nyx et d'Érèbe ; Hygins la nomme Amicitia et Cicéron dans  De natura Deorum III, 17, la nomme Gratia. Elle passe aussi pour être, en opposition avec Neikea, la Querelle, l'esprit de l'amitié et de l'affection.

Comme l'avait remarqué H.A. Hürter, Philotes ou Philotas est aussi selon Quintus Curcius Rufus, le nom d'un des compagnons et capitaines d'Alexandre, fils de Parménon. Son nom apparaît sous la forme Philote dans le Roman d'Alexandre du XIIe siècle ( Bnf Ms fr. 3472). Wikipédia indique, pour "Philotas" :
Philotas (en grec ancien Φιλώτας / Philôtas) est l'un des plus proches compagnons d'Alexandre le Grand et l'un de ses officiers. Il est aussi le fils de Parménion, l'un des principaux généraux d'Alexandre. Philotas, lors de l'expédition en Asie, porte le titre d'Hipparque et dirige la cavalerie lourde macédonienne des Compagnons (hétairoi) (environ 1500 à 1800 cavaliers) en particulier à la bataille de Gaugamèles (331).

Philotas et son père n'approuvent pas la poursuite de l'expédition vers les provinces de l'empire perse aussi éloignées que l'Arie et la Drangiane (frontières de l'Iran et de l'Afghanistan actuel). Le fils se trouve impliqué en automne 330 dans un complot contre la vie du roi. Il est convaincu de n'avoir pas révélé au souverain le danger qui le menaçait. Sur les accusations de Cratère, particulièrement virulent dans cette affaire, l'assemblée des Macédoniens le condamne à être lapidé à Phrada-Prophtasia (ouest de l'Afghanistan). Un peu plus tard, son père Parménion est assassiné sur ordre d'Alexandre.

  Cette hypothèse serait anecdotique si on ne trouvait pas, parmi les noms de Lycénidés, d'autres noms de Macédoniens comme Alketas, Amyntas (nom porté par trois rois de Macédoine), Polysperchon, ou Admète. H.H. Hürter n'y est pas favorable car le nom du genre est "Philotes" et non pas "Philotas", mais j'ai signalé que cette forme en -es est bien attestée pour désigner le compagnon d'Alexandre, en tout cas dans les ouvrages français. Je rappellerai aussi que, chez Linné, les Plebeii (auxquels les Azurés appartiennent) reçoivent des noms de personnages historiques et noms de divinités. 

En conclusion, le genre Philotes de Scudder trouve son origine soit dans Philotês, fille de la Nuit et divinité allégorique de l'union sexuelle et de l'amour sensuel, soit dans Philotes, compagnon d'Alexandre le Grand et chef de sa cavalerie. Le genre Pseudophilotes de Heuret réunit des espèces  proche du genre Philotes, mais dont les caractères des genitalia mâles les en distinguent.

 

 

 

 

 

 

 

 3.  Nom d'espèce : Pseudophylotes baton (Bergsträsser, 1779).

a) Description originale

Protonyme Papilio baton

Bergsträsser, J. A. B. 1779. Nomenclatur und Beschreibung der Insecten in der Graffschaft Hanau-Münzenberg wie auch der Wetterau und der angränzenden Nachbarschaft dies und jenseits des Mains mit erleuchteten Kupfern. Zweiter Jahrgang. Hanau. (Stürner). 79 pp. page 18. Illustration planche 60 fig. 6-8.

 

— Localité-type :  Hanau, Hesse, Allemagne. Selon Dupont et al. (2013) cette espèce est présente dans le sud-ouest de l’Europe. Elle est signalée dans presque toute la France. Les chenilles se nourrissent principalement sur différentes espèces de Thym.

Les larves sont soignées par les fourmis Lasius alienus et Myrmica scabrinodis. (Wikipédia)

— Description :

P.P.R. Alis rotundatis integerrimis, fusco coeruleis nigroque notatis, subtus canis, crocataque in posticis fascia.

 

bergstrasser-Pseudophilotes-baton-planche-60--6-8.png

— références données : néant.

 

b) L'auteur : Bergsträsser ou Bergstraesser

      Johann Andreas Benignus Bergsträsser (1732-1812) est un naturaliste allemand de Hanovre. Il a également travaillé sur l'invention de télécommunications à des fins militaires , utilisant pour cela des signaux lumineux (miroirs, fusées ), acoustiques ( explosions , trompettes , tirs d'artillerie ) ou par fumigène; en 1784, plusieurs années avant l' invention de Chappe, il a inventé le télégraphe optique, destiné à assurer la communication entre Leipzig et Hambourg.

 

  Il était né à Idstein, fils de l'écrivain local Gottfried Wilhelm, et petit-fils d'un armurier de renom. Il avait été diplômé de l'école secondaire dans sa ville natale, puis il avait étudié la théologie et la philologie à l'Université d'Iéna ( 1751 ) et l'Université de Halle ( 1752 ). De 1756 à 1758, il était professeur dans un orphelinat de Halle. Ensuite, pour plus d'un an, il s'installe aux Pays-Bas, où il sollicita le poste d'aumônier de l'ambassade à Madrid. En 1760, il  accepta  le poste de Recteur de l' Evangelical Gymnasium —l'École luthérienne latine— de Hanovre. En 1775, nommé à la cathédrale de Ratisbonne, il a reçu le titre de professeur de philosophie. En 1774, il a reçu le grade de conseiller du consistoire (Konsistorialrat). Il est mort le 24 Décembre 1812 à Hanovre.

Il a laissé de nombreux ouvrages consacrés à la pédagogie, la théologie et l'histoire naturelle et il correspondait avec Albrecht von Haller et Goethe .

En entomologie, outre deux opuscules scolaires, il a publié un traité sur les insectes de Hanovre et de Wetterau, connu sous le titre abrégé de Nomenclatur.

1. Entomologia erxlebeniana in scholarum usus concinnata. Hanoviae: Typis Orphanotrophei, 1776 :books.google. Idem, 1784 : books.Goggle.

2. Nomenclatur und Beschreibung der Insecten in der Grafschaft Hanau: Münzenberg wie auch der Wetterau und der angränzenden Nachbarschaft dies und jenseits des Mains mit erleuchteten Kupfern. Hanau: Im Verlage des Verfassers

  • première année, 1778  : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN587684321&IDDOC=534241
  • Deuxième année, 1779 :  http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN587686561&IDDOC=528546
  • Troisième année, 1779
  • Quatrième année, 1780
  • Planches :  http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN587691166&IDDOC=441517

3. Icones papilionum diurnorum quotquot adhuc in Europa occurrunt descriptae. Hanoviae, 1779 :  Volume 2  (P. baton planche 2 fig.6, 7, 8)     Volume 3

Page 11     Page 21  Page 13Page 29

4. Abbildungen und Beschreibungen aller bekannten europäischen Tagfalter. Hanau 1779.

 

 

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

Papilio baton Bergsträsser, 1779
Philotes baton (Bergsträsser, 1779)
Pseudophilotes baton albonotata (Sagarra, 1926)  
Pseudophilotes baton baton (Bergsträsser, 1779)
Pseudophilotes baton praepanoptes (Verity, 1928)  
Pseudophilotes panoptes praenoptes (Verity, 1928)  
Scolitantides baton rassa albonotata Sagarra, 1926  
Turania hylas praepanoptes Verity, 1928

 

 

Sous-espèces :

 Leraut cité par Dupont et al. (2013)  retient la présence de trois sous-espèces en France :

- baton Bergsträsser, 1779.

- albonotata Sagarra, 1926. Localité-type : Barcelone. Sagarra, I. (de) 1926. Anotacions a la lepidopterologia iberica IV (1). Butlletí de la Institució Catalana d'Història Natural, 2(6): 128-139 page 138 . Le terme albonotata signale les espaces blancs antémarginaux du dessus des ailes de la femelle.

- praepanoptes Verity, 1928. Localité-type : Plateau d’Ambollas, Villefranche-de-Conflent, Pyrénées-Orientales. Mazel, R. 2007. Pseudophilotes baton panoptes Hübner, 1813 bona subspecies (Lepidoptera, Lycaenidae). Revue de l'Association roussillonnaise d'Entomologie, 16(2): 38-47. Le terme praepanoptes se réfère à l'Azuré Cordouan Pseudophilotes panoptes Hübner, 1813.

On rattache à cette sous-espèce praenoptes le Turania hylas praepanoptes de Roger Verity, 1928 : Races paléarctiques de Grypocères et de Rhopalocères à distinguer et homonyme à remplacer. Bulletin de la société entomologique de France, 8: 140-144 page 143.

 

 

c) Origine et signification du nom baton. 

 

 Les interprétations des étymologistes :

 

— Arnold Spuler (1908)  page  62. 

 Wagenlenker des Königs Amphiaraos von Argos, gr. Männername.

-Trad. Aurige du roi Amphiaros d'Argos. Nom grec d'homme.

 — August Janssen (1980) page 44.

Wagenmenner van koning Amphiaraos van Argos.  

-Trad. Cocher du roi Amphiaros d'Argos.

—  Gustav Ramann (1870-1876), page 35.

Ist der Name in den alten Sprachen für Brombeere. 

-Trad. Nom ancien de la mûre.

— Anton Spannert (1888), page 27.

Name eines Wagenlenkers bei Amphiaraos, König von Argos, der bei einer Wettfahrt vor Theben in eine Erdspalte versank.

-Trad. Nom d'un conducteur de char à Amphiaraos, roi d'Argos, qui, lors d'une course devant Thèbes est tombé dans une crevasse.

— Doux et Gibeaux (2000) page 210 :

baton : Baton, conducteur du char du roi d'Argos, Amphiaraos ; nom propre d'homme, en grec ancien.

— Perrein et al. (2012) page 243:

      De baton, le conducteur de char d'Amphiaraos, devin et chef de guerre, protégé par Zeus et Apollon. 

— Hans-A. Hürter (1998) :

du grec ό Βάτωυ, -ωυος, latin baton, -onis.  

Hans-A. Hürter signale que la Paulys Realencyclopädie mentionne 8 personnages du nom de Baton, mais donne en citation que ce qui concerne le conducteur du char d'Amphiaraos.

 

 

Discussion : 

 

1. Selon Animalbase, Bergsträsser est l'auteur de 32 noms d'espèces de papillons diurnes (Papilio) :1779 agropoeus, arctophonus, arctophylax, argalus, argester, argiphontes, argyra, argyrobius, argyrocapelus, argyrocopus, argyroela, argyrognomon, argyrophalara, argyrophylax, argyrotoxus, astrarche, athene, baton, bellargus, bronte, byzas, byze, byzene, byzenus, candaon, candybus, corydonis, damoetas, damon, daphnis, dimus, drusilla, hipponoe, hylactor, mamers, nausithoe, nausithous, nelo, oceanus, pampholyge, philonome, philonomus, phobus, polysperchon, pseudolus, salacia, sao, telegone, telegonus, thersanon, 1780 agrotera, daphne, delia, euclea, lye, phryxa, 1783 aktaeon, cyanopteros, daedale, hekate, melicerta, parthenie, taras.

2. Dans le dictionnaire latin Gaffiot, je trouve :

— Bāto, ōnis, m. : Baton. - 1 - chef germain, fait prisonnier par Germanicus. --- Ovide P. 2, 1, 46. - 2 - fils de Longarus, roi des Dardaniens. --- Liv. 31, 28.

Les dictionnaires mythologiques du XVIIIe (Chompré, Sabatthier)  font de Baton l'écuyer ou le cocher du roi Amphyraüs, mais François Sabbathier propose aussi six autres personnages de ce nom :

— Baton (Pausanias, Attique page 126) était du même sang qu'Amphiaraüs, et descendait comme lui de Mélampus. Il lui servait d'écuyer dans les combats ; et après la déroute des Argiens devant Thèbes, la terre s'étant ouverte sous les pieds d'Amphiraüs, le maître, le char et l'écuyer disparurent tout à la fois,. Ceux d'Argos avaient consacré une chapelle à Baton.

— Baton, natif de Sinope, historien grec. On ne sait pas en quel temps il a vécu.

— Baton, poète comique, dont on ignore aussi le temps. On croit qu'il pourrait être contemporain d'Antiphane, et plus ancien que Ctésibius, qui passe pour l'auteur des horloges automates.

— Baton, ou Bato, (Tite-Live Livre 31 c.18) fils de Longarus, roi des Dardaniens. Ce prince, deux ans avant l' Ère chrétienne, vint offrir ses services aux Romains, lorsqu'ils allaient faire la guerre aux Macédoniens.

  — Baton, Bato, (Strabon p. 314) chef des Pandoniens. Il fit révolter cette nation contre les Romains, sous l'empire d'Auguste, l'an de Rome 757, et de J.C. 6.

 François Sabbathier 1772 Dictionnaire abrégé pour l'intelligence des auteurs classiques grecs page 583.

Il paraît logique de choisir dans cette liste le cocher d'Amphiaraos, mais rien n'explique ce choix de Bergsträsser. A défaut, cela permet de découvrir de roi Amphiaraos, un célèbre devin d'Argos, et le culte chtonien qui lui est rendu dans divers sanctuaires à Thèbes, Argos et Lerne, mais surtout à Oropos dont l'Amphiareion donnait lieu à des oracles réputés? Selon Pausanias, on y sacrifiait un bélier, on étendait sur soi la peau  et, allongé, on attendait la révélation d'un rêve, selon le procédé de "l'incubation".   

 

 

 II.  Archéo-taxonomie.

      1. Le genre.

      Ce papillon après avoir été classé dans le groupe Papilio de Linné, qui regroupait tous les papillons diurnes, a été classé dans le genre Polyommatus de Latreille (1804), puis/ou dans le genre Lycaena de Fabricius (1807). En 1907 par exemple, W.F. Kirby utilisait encore le nom de Polyommatus hylas, et en 1908 W. Tutt utilisait Polyommatus baton. En majorité, c'est néanmoins le nom de Lycaena baton qui a été utilisé au XXe siècle. A partir de 1890 et jusqu'au XXIe siècle on le trouve aussi sous la bannière du genre Scolitantides Hübner, 1819. Lors de la publication de Beuret 1958, il était souvent classé comme Philotes baton, et cette appellation perdura jusqu'à la fin du XXe siècle (Higgins et Riley, 1970 par exemple). Verity le nommait en 1928 Turania hylas, reprenant le genre Turania Bethune-Baker 1914.

 


2. L'épithète spécifique.

En des temps où les règles de taxonomie n'étaient pas fixées, ce papillon porta plusieurs noms au gré de l'entomologiste ; Hylactor (Bergstr.), Amphion (Esper, De Villers), mais surtout Hylus ou Hylas ( Fabricius ; Denis & Schiffermüller ; Illiger ; Herbst. ; Borkh. ; Petag. : Brahm ; Latreille ; Godart, Duponchel et Boisduval).

D'où l'usage fréquent à la fin du XIXe siècle de l'équation "baton (Bergstr.) = Hylas".

 Ce Papilio Hylas avait été décrit par Denis et Schiffermüller 1775 puis par Hübner 

 

Origine du nom Hylas. 

— Arnold Spuler (1908)  page 65.

Freund und begleiter des Herakles  

-Trad. Ami et compagnon d'Héraclès.

 

—  Gustav Ramann (1870-1876), page 40.

...war ein schöner Knabe, Liebling des Herkules und verschwand  beim Argonautenzung, indem ihn die Najaden des Brunnens beim wasserschöpfen hinabgezogen hatten. 

-Trad. ...était un beau jeune-homme, aimé par Héraclès et perdu par l'équipage des Argonautes, après que les Naïades de la fontaine l'aient entraîné alors qu'il puisait de l'eau.

 

 

— Hans-A. Hürter (1998) :

Υλας , ον, latin Hylas, ae ; 1. Sohn des Dryopterkönigs Theiodamas (Θειοδαμας, lat. Theodamas), Begleiter und Liebling des Herakles auf der Argonautenfahrt, beim Wasserschöpfen in Mysien von den Nymphen in den Quell hinabgezogen. 2. Hundename. 

-Trad. Hylas, 1. Fils du roi des Dryopes Theodamas, favori et compagnon de Héraclès dans l'expédition des Argonautes, tiré vers le bas alors qu'il puisait de l'eau en Mysie par les Nymphes de la source. 2. Nom de chien.


Discussion    

Dans la mythologie grecque, Hylas (en grec ancien Ύλας / Hylas) est le fils de Théodamas, roi des Dryopes et l'éromène d'Héraclès.

Il participe à l'expédition des Argonautes et fait une halte en Bithynie près des côtes de Mysie avec ses compagnons. Étant allé puiser de l'eau à la cascade, il est enlevé par les nymphes du lieu qui, éprises de sa beauté, l'entraînèrent dans les profondeurs à jamais. Héraclès, inquiet de ne voir revenir le beau Hylas, erra dans les bois aidé du Lapithe Polyphème à la recherche de son amant disparu, gémissant et l'appelant en vain. Pendant ce temps, les Argonautes, profitant d'une brise favorable, avaient levé l'ancre, sans attendre le retour des quelques héros descendus à terre. Polyphème demeura dans le pays et fonda la ville de Cios, sur laquelle il régna. Héraclès, de son côté, promit aux Mysiens de les laisser en paix s'ils continuaient à rechercher Hylas. (Wikipédia consulté le 20/02/2014)

Le personnage d'Hylas est cité par les auteurs suivants :

 

  • Pseudo-Apollodore, Bibliothèque mythologique I, 9, 17-19 1175 .

  • Hésiode, Théogonie .

  • Homère, Iliade , Odyssée.

  • Ovide, Métamorphoses Livre II Naïadumque tener crimine raptus Hylas.

  • Valerius Flaccus, Livre IV.

  • Pausanias, Description de la Grèce.

  • Properce, Élégies  (I, 20, "A Gallus").

  • Virgile, Géorgiques Livre III , Itinera electronica.

     

    [3,1] Te quoque, magna Pales, et te memorande canemus 
    pastor ab Amphryso, uos, siluae amnesque Lycaei. 
    cetera, quae uacuas tenuissent carmine mentes, 
    omnia iam uulgata: quis aut Eurysthea durum 
    aut inlaudati nescit Busiridis aras? 
    cui non dictus Hylas puer et Latonia Delos 
    Hippodameque umeroque Pelops insignis eburno, 
    acer equis? temptanda uia est, qua me quoque possim 
    tollere humo uictorque uirum uolitare per ora. 

     

     

            3,1] Toi aussi, grande Palès, et toi, ô mémorable, nous te chanterons, pâtre de l'Amphryse, et vous, forêts et rivières du Lycée. Les autres sujets de poèmes qui auraient charmé les esprits oisifs sont maintenant trop connus. Qui ne connaît ou le dur Eurysthée ou les autels de l'infâme Busiris? Qui n'a dit le jeune Hylas, et la Latonienne Délos, et Hippodamie, et, reconnaissable à son épaule d'ivoire, Pélops, écuyer fougueux? Il me faut tenter une route où je puisse moi aussi m'élancer loin de la terre et voir mon nom vainqueur voler de bouche en bouche.
  • Virgile, Bucoliques Églogue IV, 44 :

6,40] rara per ignaros errent animalia montis. Hinc lapides Pyrrhae iactos, Saturnia regna, Caucasiasque refert uolucris, furtumque Promethei. His adiungit Hylan nautae quo fonte relictum  clamassent, ut litus Hyla, Hyla, omne sonaret;  [6,45] et fortunatam, si numquam armenta fuissent, Pasiphaen niuei solatur amore iuuenci. 

  Il dit les pierres jetées par Pyrrha, le règne de Saturne, les vautours du Caucase, et le vol de Prométhée ; Hylas perdu sous l'onde, et qu'appelaient en vain ses compagnons ; Hylas, Hylas, que redemandait au loin la rive.

 

N.B Hector Berlioz, passionné depuis l'enfance par les vers de Virgile, a consacré le n°38 de ses Troyennes au chant du matelot Hylas rêvant à son pays natal qu'il ne reverra plus.

 

Hylas capturé par les nymphes, Berthel Thorvaldsen, 1831.

                      

 

                                  

 

La succession des différentes publications et des descriptions:

1) Ce sont les Viennois Denis et Schiffermüller qui ont décrit en premier en 1775 le papillon Hylas parmi leur famille N des Vieläugichte Falter (ou Papiliones Polyophtalmi, les Argus de Geoffroy ou Campagnards de Sebae). La chenille leur était inconnue, mais ils décrivent l'espèce en la nommant "hellblauer schwarzgestrichelter Falter* — P. Hylas" : 

  • Denis & Schiffermüller 1775 Wiener Verzeichniss famille N n°16. Papilio Hylas.page 185 n° 17.

*papillon bleu clair pointillé de noir.

Connaissant la fréquence avec laquelle Denis et Schiffermüller puisent dans les personnages des œuvres de Virgile pour baptiser leurs espèces, nous avons une confirmation que ce nom désigne le jeune et beau Hylas qu'enlevèrent les nymphes et que chercha en vain Héraclès.

 La collection de Schiffermüller a suivi ce dernier lorsqu'il partit prendre  un poste de directeur d'enseignement à Linz, et Fabricius, qui lui rendit visite puis résida chez lui pour inventorier la collection, a vu ce papillon Hylas, qu'il mentionne en 1793 sous l'orthographe Hylus. Schrank visita aussi cette collection.

En effet,  Fabricius indique en 1793 dans Ent. Syst Em : "Habitat in Austria Mus. Dom. Schieffermylle", de même que les deux papillons précédents celui-ci dans son texte, Adonis et Dorylas

 

2) Jacob Hübner, ami de Schiffermüller, a décrit ce Papilio Hylas en [1796] dans son Sammlung europäischer Schmetterlinge  et donne une illustration planche 66 fig. 325-327. 

3) Ce nom a été repris par les auteurs suivants :

 

  • Schneider D.1787  Systematische beschreibung  page 241. n°145 Papilio Hylas. et page 258 n° 158 Papilio Amphion
  • Fabricius, 1787 Mantissa Ins. tome 2 page 75 n° 696. Papilio P.R. Hylus.
  • Fabricius, 1793 Ent. Syst. Em. Tome 3 pars 1 page 300 n° 136. Hesperia Hylus.
  • Petagna Vincent 1792 , Institutiones Entomologiae, Napoli, tome I page 488 n° 128.
  • Illiger, N. Augs (2), 273 n°16. Papilio Hylas.
  • Brahm, Ins. kalend. part. I page 242 n°137. Papilio Hylas
  • Herbst 1794 Natursystem tab. 315 fig. 9-11 Papilio Hylas.
  • Ochsenheimer F., 1808 Die Schmetterlinge von Europa tome I.
  • Oberthür, 1910 Études de Lépidoptérologie comparée,1910 fasc.4 page 290.
  • Verity, 1928, Turania hylas

Hübner, Planche 66 fig. 325-327.

              n134_w433

 

 

4) E.J.C. Esper, (vers 1776) décrit le papillon sous le nom de Papilio Amphion et donne une illustration. Die Schmetterlinge in abbildungen  Volume I part.2 page 18 (description) ;  planche 53 Cont.III fig.1.  "Papilio rurales Amphion, das Argus Amphion."  Dans la mythologie grecque, Amphion (en grec ancien Ἀμφίων / Amphíôn) est le fils de Zeus et d’Antiope, et le frère jumeau de Zéthos. Ce nom est reprit par :

 

  • Bork Pap. Eur. part. II page 227 n°11 Papilio Amphion.
  • Borkh Rhein Magaz. part I Papilio Amphion.

 

 

      Esper, Die Schmetterlinge I, Planche 53 fig.1 Papilio rurales Amphion Image BHL library :

Le mâle vu du dessus et du dessous.

 papilio-amphion-esper-tab.-53.png

 

 

5) Signalons aussi que Bergsträsser avait donné une description de cette espèce sous le nom de Papilio Hylactor dans la même Nomenclatur dans laquelle il décrivait Papilio baton. Hylactor est le nom de l'un des chiens d'Actéon. La proximité des noms Hylmactor et Hylas est-elle due au hasard ?

  • Bergstr. 1779 Nomenkl. tab. 47 fig.7-8 Papilio Hylactor
  • Bork Pap. Eur. part. I page 160 et 278 Papilio Hylactor

Quoique ces explications sont suffisamment étoffées, je ne peux passer sous silence que Linné avait nommé un de ses nymphalidés Papilio hylas dans son Systema Naturae de 1758 : ce papillon d'Asie  est connu sous le nom de Neptis hylas L.

 

On constate donc que le papillon a porté les noms de hylas, hylus,  amphion, hylactor et baton, mais que la première description est celle de Denis et Schiffermüller 1775 sous le nom Hylas. M'étonnant que l'épithète baton soit validé au mépris de l'antériorité dont bénéficie hylas, j'ai présumé que la Commission avait estimé que la description des auteurs viennois avait été jugée insuffisante. Lorsque j'ai lu, sous la plume de Roger Verity,  les lignes suivantes, je me suis senti compris :

" Il m'a semblé utile de rappeler ici [Verity utilise le nom hylas qu'il accompagne d'un signe (= baton)] que le nom d'hylas de Schiffermüller, 1775 (non 1776) a le droit de priorité sur celui de baton (1779) et qu'il est temps, une fois pour toutes, de l'introduire dans l'usage courant, car il n'est pas raisonnable de le considérer comme un « nomen nudum », à cause de la description trop sommaire qui l'accompagne, quand bien même des descriptions plus longues ne valent pas d'avantage et quand bien grand nombre de noms de son auteur sont acceptés, tout en étant dans les mêmes conditions."

Est-ce pour compenser cette "injustice" qu'une espèce proche, Pseudophilotes vicrama, Moore 1865 porte le nom d'Azuré de Schiffermüller après avoir été nommée Philotes vicrama schiffermulleri par Hemming 1929 et Turana baton anteschiffermulleri par Verity en 1936 ? (Roger Verity,  Ent. Rec. . J. Var 48 (11-12) (Suppl.): 5)

 

 


 

Découverte de la chenille.

   La chenille, ou les stades intermédiaires, sont ignorés par Engramelle ou par Godart (1821), de même que par Duponchel en 1849. En 1804, Millière avait certes donné la description de la chenille de Lycaena hylas, var. panoptes, mais, selon les travaux de l'Université de Rennes en  1922 "bien que Lycaena Baton soit un Papillon assez commun, la chenille de l'espèce-type n'a pas été jusqu'ici décrite, du moins à notre connaissance ; celle que nous représentons ci-après appartient à l'une de ses variétés". Je n'ai pas trouvé à quelle date elle a été finalement décrite pour la première fois, ni quand les œufs ont été identifiés : peut-être M. Koch 1956, Wir bestimmen Schmetterlinge, Berlin, et A. Bergmann, 1952?. De même, les photographies ou illustrations de cette chenille de 11 mm de long, verte à bourrelets rouge ponctués de blanc, sont rares sur le net. Je renvoie à cette adresse :http://pathpiva.wifeo.com/pseudophilotes-baton-l5.php

 Tolman et Lewington expliquent que les œufs sont pondus sur les fleurs, parfois sur pédoncule foliaire. Les chenilles s'y développent, puis, dans les capsules. Elles sont soignées par les fourmis Lasius alienus et Myrmica scabrinodis. On apprend par ailleurs que la femelle pond un œuf à la fois. 

              III. Noms vernaculaires.

 


I. Les Noms français. 

 

1. L'Argus Bleu-violet Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 176  planche 40  fig. 85 e-f par  J.J Ernst gravée par J.J. Juillet.  

 


2. P.R. Amphion (Hylus)  De Villers, 1789

Charles de Villers, Caroli Linnaei Entomologia  page 421 n°148

 

 3. Polyommate Hylas  Latreille,

Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle tome 27 page 497.  



4. Le Polyommate Hylas, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 687 n° 216.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

5. Le Polyommate Hylas , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1823, Catalogue méthodique page et page 218 n° 80 planche XIter fig. 3 ♂ .

L'auteur donne en synonyme Hesperia Hylas de Fabricius, Papilio Amphion d'Esper, et l'Argus Bleu-violet d'Engramelle. 

    "Le dessus du mâle est d'un bleu violet, avec le bord postérieur noirâtre. Le dessus de la femelle est noirâtre, avec la base violâtre. Dans l'un et l'autre, la frange est coupée de noir.

Le dessous des deux sexes est d'un gris-cendré, avec une multitude de points noirs., oculaires. Il y a en outre à l'extrémité des secondes ailes une rangée transverse de cinq taches fauves, presque quadrangulaires.

 

On le trouve, au mois d'août, dans les bois de Boulogne, de Vincennes, etc."

Image Biodiv. Herit. Library :

              n318_w327

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986, et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "Azuré de la Sarriette". Il crée en outre "L'Azuré du Thym" en nom principal,  "'L'Azuré du Thym" en nom accessoire, et accepte aussi "L'Argus du Thym*" et "L'Argus pointillé**".

* Michel Devarenne, 1983, Guide des papillons dans leur milieu naturel, Ed. Duculot : Paris ; Gembloux.

**Raphy Rappaz, 1979, Les papillons du Valais (Macrolépidoptères), Ed. R. Rappaz : Sion. C'est probablement une traduction de l'allemand, correspondant au  Vieläugichte Schwarzgestrichelter des auteurs viennois.

 Les zoonymes "l'Azuré de la Sarriette" et "l'Azuré du Thym" sont créés à cette occasion par G. Chr. Luquet qui regroupe l'immense majorité des 83 espèces de la sous-famille des Polyommatinae sous les noms de Azurés et de Sablés (et quelques-uns sous le nom d'Argus ou  de Bleu nacré). C'est ainsi un équivalent des "Blues" anglo-saxons, mais utilisant un terme de couleur plus précieux, ouvrant aux évocations métaphoriques de l'azur (le ciel), de l'Azur (en poésie, l'idéal, la pureté, l'infini), de la "pierre d'azur" (lapis lazuli), tout en restant en filiation avec la palette des noms de couleur employés par Geoffroy et Engramelle pour désigner les papillons (le Citron, l'Aurore, le Souci, etc.)             

  L'Azuré de la Sarriette est, dans sa liste, l'un des de 63 Azurés. Cette stratégie lui permet d'indiquer, par le nom vernaculaire, l'appartenance à un groupe aux caractéristiques communes, comme le permet le nom de genre pour le nom scientifique. Cela allège aussi l'effort de mémoire, car il suffit de retenir le second terme du nom vernaculaire, qui sera généralement soit un nom géographique (Azuré canarien, de l'Argolou, d'Anatolie, d'Oranie, cordouan, sarde, crétois...), soit d'un milieu,  soit surtout le nom de la plante-hôte (Azuré de la Luzerne, du Trèfle, des Nerpruns, des Cytises, etc, etc.).

 

Néanmoins, en 2013, Dupont, Luquet, Demerges et Drouet (Dupont et al. 2013) estiment désormais que :

"des deux nouveaux noms communs proposés pour cette espèce (Luquet, 1986 : [15]), « Azuré de la Sarriette » et « Azuré du Thym », il convient de donner la préférence au second, le statut de plante-hôte de la Sarriette n’étant pas avéré, même si la chenille de ce Lycène l’accepte en captivité (Nel, 1982*).

* Sans-doute :  "Sur la biologie de Pseudophilotes baton Bergstr. en Provence (Lep. Lycaenidae)" J Nel - Alexanor, 1982

      C'est, à l'évidence, G.C. Luquet qui est à l'origine de ce revirement, et, en 2007, alors qu'il supervisait la publication du Les papillons d'Île-de-France et de l'Oise de Doux et Gibeaux, ces auteurs n'avaient utilisé dans leur présentation de Pseudophilotes baton le seul nom de "L"Azuré du Thym". C'est aussi le cas du guide de Bellmann et Luquet 2008

Discussion :

Comme on le verra infra, la plupart des auteurs ont suivi la recommandation de Luquet d'abandonner le nom Azuré de la Sarriette. 

      Certes, selon Tolman et Lewington 2009, les plantes hôtes sont divers Thymus et Lavendula dont Thymus vulgaris, Thymus serpyllum, T. nitens, Lavandula latifolia, L. angustifolia, L. stoechas,  Satureja montana, S. hortensis,  Mentha suaveolens, M. rotunda, M. longifolia, Calaminta nepeta (J. Nel, Alexanor 1985). Mais J. Nel a précisé que la chenille ne se nourrissait de Lavandes, de Sarriettes (Satureja) et de Menthes qu'en situation d'élevage.

Les sarriettes appartiennent au genre Satureja, et on en distingue  deux espèces principales: 

  • la sarriette des jardins ou sarriette commune : Satureja hortensis L., qui est une plante annuelle ;

  • la sarriette vivace ou sarriette des montagnes : Satureja montana L., qui est un sous-arbrisseau.

 

 

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de " Lycaena baton Bergstr. = L. Hylas Hübner "  puis citent dans leur texte page 213 le nom vernaculaire L'Argus bleu-violet.


—Bellmann / Luquet 2008 : "Azuré du Thym" .

— Blab / Luquet 1988 : non consulté.

— Chinery / Leraut  1998  : non décrit.

— Doux & Gibeaux 2007 : " l'Azuré du Thym".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "L'Azuré de la Sarriette ". 

— Lafranchis, 2000 : "L'Azuré du Thym" .

— Perrein et al. 2012 : "Azuré de la Sarriette, Azuré du Thym ".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Azuré du Thym".

— Wikipédia : "L'Azuré de la Sarriette ou Azuré du Thym".


 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 


  • "Baton Blue" en anglais, (Le Bleu baton).
  • "Graublauer Bläuling" en allemand (Le Bleu gris-bleu)
  • "Klein tijmblauwtje" en néerlandais (Petit Argus du Thym)
  • "Modraszek baton" en polonais (Azuré baton)
  • "Batone" en italien
  • "Falso abencerragus" en espagnol.(Faux abencerragus : P. abencerragus est l'Azuré de la Cléonie)  

 

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • " en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

Frederic Moore (texte), JN Ficht (illustration), 1910-1911 Lepidoptera Indica. Volume 8 : Scolitantitdes baton = Pseudophilotes baton (mâle, femelle, mâle dessous) :

 

                                             ScolitantidesBaton 640 2.jpg

 

 

               

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais .

 

  Pseudophilotes baton n'existe pas en Grande-Bretagne.


             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet :    Pseudophilotes

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Pseudophilotes baton

— UK Butterflies : Non décrit.

— lepiforum : pseudophilotes baton

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner (P.philotes n'y est pas représenté).

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; . http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

 — KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. QWF1oHAAg&ved=0CDoQ6AEwAQ#v=onepage&q=Small%20Cabbage%20White%20petit%20blanc%20du%20chou&f=false">Google books.

— MACLEOD (Roderick Donald) 1959 Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p. Archiv.org.

 — SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 —SPULER  (Dr Arnold), 1901-1908, Die Europas Schmetterlinge, . Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

— Numen. The Latin lexicon :  http://latinlexicon.org/index.php

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BILLBERG (Gustav John) : Enumeratio insectorum in Museo Gust. Joh. Billberg ,[Stockholm] :Typis Gadelianis, 138 p. http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

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Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

 

                                          

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  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

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