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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:16

   Zoonymie du papillon la Piéride du navet

      Pieris napi (Linnaeus, 1758).

 

   La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, "animal" et ónomaὄνομα, "nom") est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leurs significations, leurs étymologies, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom. 

 

 

 

Résumé.

— L'origine du nom de genre Pieris Schrank 1801 est le grec pieris, nom des Muses lorsqu'elles vivent sur le Mont Pierus, près de l'Olympe, ou de leurs concurrentes transformées en pies après un concours de chant.

— L'épithète napi, génitif du latin napus, se traduit "du navet" et désigne pour Linné une des plantes hôtes.  Linné avait nommé l'espèce en 1746  Brassicaria latis venis " (papillon) du chou à veines larges", en reprenant ce qualificatif de James Petiver qui en donna la première description en 1699. Le "navet" de Linné ne correspond pas à notre légume (Brassica rapa), mais à un navet sauvage (sylvestris) désormais impossible à identifier. 

 — Les noms vernaculaires ont été successivement "Le Papillon blanc veiné de vert" (Geoffroy 1762) puis (Engramelle, 1779), le Papillon napicole (Walckenaer 1802) la "Piéris du navet" (Latreille, 1804), la "Piéride du navet" (Godart, 1821). Le premier nom, trop long, est emprunté à Wilkes, et signale que l'espèce se reconnaît par les nervures des ailes, soulignées de verdâtre au verso. Les seconds rappellent le genre Piéris de Latreille, devenu la famille des Pieridae, et font croire à tort au jardinier que ce papillon menace ses navets. Faux, la chenille ne fréquente pas les jardins et se nourrit de plantes sauvages. En 1986, G.C. Luquet choisi "La Piéride du Navet", qui s'impose vite.

 


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Pieridae, Swainson, 1820.

Je n'ai pas trouvé la publication originale ; sans-doute The Zoological Illustrations

(BHL libr)

Elle comporte, en France, les sous-familles des  Dismorphiinae Schatz, 1888 , des Coliadinae Swainson, 1827 et des Pierinae Duponchel, 1835

 

b) Sous-famille des Pierinae, Duponchel, 1835.

Cette sous-famille correspond à la Tribu III des Piérides  décrite par Philogéne Auguste Duponchel à la page 381 du Catalogue méthodique des lépidoptères d'Europe avec l'indication des époques et des contrées où on les trouve, publié dans Histoire naturelle des Lépidoptères ou papillons d'Europe, à la fin des volumes I, II et Supplément, consacrés aux Diurnes.

L'auteur s'explique sur ce Catalogue page 373. Appelé, après la mort de J.B. Godart, à poursuivre l'Histoire naturelle des Lépidoptères, qui s'était modestement limitée initialement aux espèces "des environs de Paris", mais qui s'était étendue ensuite avec Godart à la France, puis, dans un Supplément, à l'Europe, pendant que, concomitamment, de nouvelles espèces ne cessaient d'être découvertes, Philogéne se voit contraint de remettre à jour le Tableau méthodique publié par Godart 12 ans auparavant, en 1823  (Godart, J. B. 1823. Tableau méthodique des Lépidoptères ou Papillons de France indiquant les localités et les époques on ils se trouvent. Diurnes. Crevot, Paris. 64 pp.).

Godart avait réparti ses diurnes sur treize genres : Duponchel en déploie 32.

—Première famille : Diurnes Latreille

Première division : six pattes ambulatoires.

- Tribu I. Papillonides.

- Tribu II : Parnassides.

-Tribu III : Piérides.

  •  
    • Genre Piéride latreille
    • Genre Anthocaris Boisduval.
    • Genre Leucophasie Stephens.

-Tribu IV ; Rhodocérides

Etc...

 

c) Tribu des Pierini Duponchel, 1835.

d) Sous-tribu des Pierina Duponchel, 1835

  Cette sous-tribu contient les genres Pontia Fabricius 1807 et Pieris Schranck 1801.

 

 

 

2. Nom de genre :

 

Nom de genre. Pieris, Schrank, 1801.

a) publication originale.

Franz von Paula Schrank, Fauna boica : durchgedachte Geschichte der in Baiern einheimschen und zahmen Thiere 2 (1) page 152 et 161.

Page 152, Schrank présente les cinq groupes  où il répartit les papillons de jour (Dickfalter ou Erynnis, Edelfalter ou Pieris, Stuzfalter ou Maniola, Dornfalter ou Papilio, Schildfalter ou Cupido.

 Le groupe (j'évite à dessein le terme "genre") des Pieris de Schrank, ou Edelfalter (Papillons nobles) rassemble les Equites de Linné, nos Papilio avec, en tête, l'Apollon, puis les grands porteurs de queue comme le Machaon et le Flambé, mais aussi les Blancs (et donc, dans la hiérarchie des valeurs de l'époque, les Nobles), c'est-à-dire ceux dont les ailes vont du blanc à l'orange, et sont globalement de couleur uniforme. En 1804, Latreille plaça les grands porteurs de queue dans le groupe Papilio, et n'inclut dans le groupe Pieris que les blancs, les jaunes et les oranges, soit nos Pieridae.

Ce genre est désigné par les anglo-saxons comme the Whites.

Il comporte en France six espèces :

  • Pieris brassicae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris rapae (Linnaeus, 1758) 
  • Pieris mannii (Mayer, 1851) 
  • Pieris ergane (Geyer, [1828])
  • Pieris bryoniae (Hübner, [1800]) 
  • Pieris napi (Linnaeus, 1758)


 

b) Étymologie du nom de genre.

  A.M. Emmet 1991 explique que Pieris est l'une des Muses, (Piérides) qui étaient supposées vivre sur le mont Pierus, près du mont Olympe. Or les muses étant placées sous la direction d'Apollon,  Schrank a nommé son groupe en fonction de son premier papillon, Pieris Apollo

  La difficulté vient du fait que, dans la mythologie, les neuf Piérides, filles du roi de Macédoine Pieros, n'étaient pas des Muses, mais leurs concurrentes trop imbues d'elles-mêmes, qui eurent l'impudence de les défier pour un concours de chant. Calliope (Muse de l'éloquence et de la poésie épique) défendit la réputation des neuf filles de Zeus et de Mnémosyne, et triompha. Les Piérides furent transformées en pies selon Ovide (Métamorphoses, V, 250-678), ou en neuf oiseaux différents.

 Certes, la confusion entre les Muses et les Piérides semble condamnable : que répondrait l'accusé A. M. Emmet pour sa défense ?

 Prenant sa place, j'appelle nul autre que Lucrèce, l'homme qui nous délivra de la peur des dieux et de la peur de la mort par son De Natura Rerum (De la nature des choses). Connaissez vous autre chose de lui que son fameux Suave mari magno ? Oui, cet autre passage tout aussi fameux où il compare la forme poétique dont il pare son initiation à l'épicurisme pour le rendre plaisant, au miel dont le médecin enrobe l'amère breuvage de son traitement ? Eh bien, c'est, précisément dans ce passage que Lucrèce assimile les Piérides aux Muses au langage mélodieux :

   "Maintenant, ô Memmius, écoute et apprends ce qui te reste à connaître. Je sais combien ces matières sont obscures; mais de glorieuses espérances ont frappé mon âme du plus vif enthousiasme, et lui ont imprimé le doux amour des Muses. Animé de leur feu, soutenu par mon génie, je parcours des sentiers du Piérus qui ne sont point encore battus; et que nul pied ne foule. J'aime à m'approcher des sources vierges, et à y boire; j'aime à cueillir des fleurs nouvelles, et à me tresser une couronne brillante là où jamais une Muse ne couronna un front humain: [1,930] d'abord, parce que mes enseignements touchent à de grandes choses, et que je vais affranchissant les cœurs du joug étroit de la superstition; ensuite, parce que je fais étinceler un vers lumineux sur des matières obscures, et que je revêts toute chose des grâces poétiques. Et ce n'est pas sans raison. Le médecin veut-il faire boire aux enfants l'absinthe amère; il commence par enduire les bords du vase d'un miel pur et doré, afin que leur âge imprévoyant se laisse prendre [1,940] à cette illusion des lèvres, et qu'ils avalent le noir breuvage. Jouets plutôt que victimes du mensonge, car ils recouvrent ainsi les forces et la santé. De même, comme nos enseignements paraissent amers à ceux qui ne les ont point encore savourés, et que la foule les rejette, j'ai voulu t'exposer ce système dans la langue mélodieuse des Piérides*, et le dorer, en quelque sorte, du miel de la poésie; espérant retenir ton âme suspendue à mes vers, tandis que je te ferais [1,950] voir toute la nature des choses avec son ajustement harmonieux et sa forme."      *volui tibi suaviloquenti carmine Pierio rationem exponere nostram et quasi musaeo

 dulci contingere melle

De Natura Rerum, Livre I, 920-950, Trad. Nisard.

 

 

Les autres entomo-étymologistes

 

1. W. Dale page 11 : "Pieris, one of the daughter of Piêrus, fabled to have been metamorphosed into magpies, to challenging the Muses to sing better than themselves.—Ovid."

2. Arnold Spuler (1908) page 5 : "Name einer Landschaft Griechenlands" ("Nom d'une région de Grèce")

3. Janssen, page 38 : " de muzen werden ook Pieriden genoemd, naam afkomstig van de berg Pieros in Thessalië, hun geboorteplaats" ("Les Muses, aussi appelées les Piérides, du nom de la montagne Pieros en Thessalie, leur lieu natal").

4. Ramann, page 12 : "Pieriden, ein zweiter name der Musen". ("Piéride, deuxième nom des Muses")

5. Glaser, page 115 : "Pierostochter", "Pierosbewohnerin", "Pieriën", oder "Pierinnen, Zuname der Musen" (" Filles de Pieros, habitantes de Pieros, les Piériennes, ou Piérinéennes, surnom des Muses")

6. Anton Spannert page 18 : "Pieris, ein Muse, Tochter des Königs Pierus zu Emathia im alten Griechenland". ( Pieris, une Muse, fille du roi Pierus à Emathia en Grèce ancienne")

7. H.A. Hürter page 26 : "...nach einer Gruppe der griechischen mythologie, den Musen oder Pieriden, benannt". (" d'après un groupe de la mythologie grecque, nommé les Muses ou Piérides")

8. Perrein et al. 2012 : "Du nom d'une région voisine de Macédoine, la Pièrie, voisine du mont Olympe, qui aurait été le séjour des Muses et dont celles-ci prirent le nom : les Piérides".

 

 

.    

 

Mes conclusions.

      On ne me fera pas choisir entre Ovide et Lucrèce, entre le merveilleux et la lucidité. Mais la version d'Ovide donne des ailes plus grandes à mon imagination, qui transforme les papillons blancs en avatars des belles chanteuses effrontées défiant ces dames les Muses éternelles. La vaine tentative de l'éphémère pour échapper à son destin reçoit ici mon suffrage.

        

3. Nom d'espèce : Pieris napi (Linnaeus, 1758)

 

a) la publication originale.

 

 Protonyme :P[apilio] D[anaus] napi , Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. page  468 n° 60 . 

 

— Localité-type :  Suède, lectotype désigné par Honey & Scoble (2001)]. Cette espèce a une répartition ouest-paléarctique. Elle est présente dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses Brassicaceae. 

H. Beilmann (2003) écrit : « Les plantes hôtes de la chenille sont des Brassicacées comme l'Alliaire officinale (Alliaria petiolata) et la Cardamine des prés (Cardamine pratensis). Contrairement à la piéride du chou, la piéride du navet n'est nullement nuisible pour les cultures car sa chenille se nourrit de crucifères sauvages et sa présence n'a jamais été attestée sur le navet ». Comme on le constate aussi pour la Piéride de la rave P. rapae, ces dénominations sont de faux amis, et les plantes Brassica napus (colza, chou frisé et rutabaga) ne sont ni des navets, ni les plantes hôtes de Pieris napi



 Habitat in brassica et affinibus.

— Description : alis integerrimis rotundatis albis ; subtus venis dilatato virescentibus.

 — Références :

- Fauna suecica  n° 797. Cf infra.

- John Ray, Historia insectorum page 114 n°4.

- James Petiver, gazophylacii, t.62 f. 4

- Merian Eur.2. page 77 t. 39

- Alb. t.52 f. F.G.

- Wilk. Pap. 50. t.2 a 4.

 

— Dans la Fauna Suecica 1746 page 243 n° 797:

Linné y fait figurer un nom vulgaire (indiqué "vulgo") : Brassicaria latis venis. "(papillon) du chou à veines larges". Ce nom est emprunté à la description de J. Petiver.

Une référence supplémentaire y figure : Petiver, musei page 33 n°302. Papilio albus medius : venis latis, subtus nigricantibus.

 


 

 

b) Synonymes (INPN, Muséum) et sous-espèces.

  • Artogeia napi napi (Linnaeus, 1758) 
  • Artogeia napi segonzaci (Le Cerf, 1923)
  • Artogeia napi (Linnaeus, 1758)
  • Papilio napi Linnaeus, 1758
  • Pieris adalwinda Fruhstorfer, 1909
  • Pieris arctica Verity, 1911
  • Pieris canidiaformis Drenowsky, 1910
  • Pieris dubiosa Röber, 1907
  • Pieris flavescens Wagner, 1903
  • Pieris meridionalis Heyne, 1895
  • Pieris napi napi (Linnaeus, 1758)   

 

    Selon Dupont et al. 2013,  Tshikolovets retient six sous-espèces en Europe et dans le bassin méditerranéen :

napi Linnaeus, 1758.

- adalwinna Fruhstorfer, 1909. Localité-type : Laponie, Suède.

- flavescens Müller, 1933. Localité-type : Mödling, Autriche.

- meridionalis Heyne, [1895]. Localité-type : Italie.

- maura Verity, 1911. Localité-type : Blida, Algérie.

- atlantis Oberthür, 1925. Localité-type : Tioumliline, Maroc.


Dupont et al. 2013 décrivent trois lignées génétiques .

 

c) étymologie.

   L'origine de l'épithète spécifique napi est si simple qu'un commentaire semble superflu. Napi est le génitif du nom latin napus,i, m. "navet" (Gaffiot) : il se traduit donc "du navet". Le nom vernaculaire La Piéride du Navet s'accorde à cette traduction, tout le monde est content et se congratule de cette belle unanimité.

  J'avais déjà été confronté, en étudiant la Piéride de la Rave, à l'impossibilité de fixer le nom de plante "rave" avec une épingle pour lui accoler, à l'encre violette, l'étiquette de son sens. Cela recommence pour le Navet. Dans le Potager Linguistique, les noms de légumes, au lieu de se ranger dans la discipline des dictionnaires, vous entraînent dans un labyrinthe infernal où ils se dissimulent en changeant constamment de costume et vous échappent en riant. Tant-pis, tel un Thésée audacieux, j'y pénètre.

 1. Linné savait pourtant de quoi il voulait parler puisque c'est lui qui a créé le nom Brassica napus en 1753 dans son Species Plantarum : je le tiens, immobile depuis 260 ans, avec 8 autres Brassicaires, page 666 : B. orientalis, campestris, rapa, oleracea, violacea, erucastrum, eruca et vesicaria

 B. Napus : radice caulescente fusiformis..."racine fusiforme poussant en tige" ; parmi les 5 réferences, celle du Pinax de Bauhin page 95, et celle de la Matière médicale. Deux variétés (Bauhin) : la sylvestris (sauvage) et la sativa (sativa = "cultivée").

2. Bauhin et son Pinax de 1596 :

  NAPUS m'y attends en lettres capitales page 95 mais les mots commencent à danser : Napus se transformant en Rapum et en Bunias au gré des références d'auteur ou chez un même auteur, ou portant les deux costumes en même temps : napus sive brunias, napus bunias, napus sylvestris / rapum sylvestris, etc...

3. la Matière médicale.

  Cela peut nous étonner, mais les légumes avaient au XVI et XVIIe un statut proche du remède médical, et figuraient dans ces pharmacopées nommées Matière médicale. Les plus fameuses en France furent celles de Nicolas Lémery, et celle, posthume, du père de notre Geoffroy entomologiste, Étienne-François Geoffroy.

3a. Dans le Traité des drogues simples de Nicolas Lémery (1698), page 523 le NAVET est présenté I.dans sa forme potagère et II. dans sa forme sauvage, celle qui nous intéresse puisqu'elle renvoie à napus sylvestris de Bauhin. "En français, Navet sauvage". Sa racine est plus petite que le navet domestique, sa fleur est jaune, elle pousse entre les blés, et sa semence, qu'on emploie dans la Thériaque, est épatante contre la toux invétérée, l'asthme et la phtysie, ou, rapée, en cataplasme pour apaiser les douleurs.

3b. La Matière médicale de Geoffroy date de 1750, très proche donc du Species Plantarum de Linné. Tout est bien expliqué page 125 : "On distingue en Botanique et dans les boutique deux sortes de Navet : le sauvage et le cultivé". Le Naveau du jardinier (napus off., napus sativa, etc.) y est distingué de la Rave, plus grosse, mais "Galien ne fait aucune différence entre la Rave et le Navet ". Le Navet sauvage est le napus sylvestris : très proche du domestique, il est plus petit, sa fleur est jaune (napus flore luteo) et il est "d'un goût âcre qui sent le sauvageon". Dans la Thériaque, il porte le nom de semen Buniados.

  Il me semble qu'à la suite de cette solide argumentation, je peux affirmer que lorsque Linné donne à son papillon l'épithète de napi, il se réfère à son Brassica napus, qui est Napus sylvestris, donc le Navet sauvage. Au contraire, lorsqu'il baptise le papillon voisin rapae, il renvoie au Pinax de Bauhin page 89 Rapa sativa, la Rave du potager. Il n'est donc pas en contradiction avec les observations modernes, qui montrent qu'à la différence des Piérides du Chou Pieris brassicae et de la Rave P. rapae, ravageuses des potagers, cette Piéride du Navet P. napi ne nourrit sa chenille qu'en milieu sauvage. 

4. Il resterait à savoir à quelle plante rattacher aujourd'hui ce Navet sauvage. 

C'est une autre paire de manche.

Le terme « navet » est apparu au XIIIe siècle d'abord sous la forme « naviet »; il vient de l'ancien français « nef », substantif masculin hérité du latin napus, et dont l' usage en a été abandonné afin d'éviter la confusion avec « nef », substantif féminin signifiant « navire ».

 Le genre Brassica comporte plus de 50 espèces dont 4 espèces cultivées principales :

  • B. oleacera, ou choux potagers, à 9 chromosomes ;
  • B. rapa, plante potagère ou fourragère : c'est le Navet, le chou chinois ; 10 chromosomes. A partir de taxons d'origine comme Brassica rapa sylvestris pour le groupe européen et campestris pour le groupe asiatique, la sélection a développé soit la racine (navet potager, rave), soit la feuille (navet fourrager, soit l'inflorescence (cyme de rave), soit la graine (navette oléagineuse).
  • B. napus, résultant du croisement des deux et ayant donc 10+9 chromosomes :  
     ce sont le colza, le rutabaga (du suédois rottabaggar, qui signifie « chou-navet ») et le chou frisé sibérien.
  • B. nigra, ou moutarde noire. 

Actuellement, le "navet sauvage" serait plutôt désigné comme Brassica rapa subsp. campestris (L.) Clapham, 1952. ou W.D.J. Koch, 1844 . 

 

 

En conclusion, il faut se préserver de l'équation fausse "Napus = navet et rapa = rave", entretenue hélas par la traduction des entomologistes français du nom Pieris napi en Piéride du Navet. Cette erreur est fondée sur les données des Matières médicales du...XVIIe siècle. Retenons que Rapa = navet , Napus = colza + rutabaga, et que P. Napi = Brassicacées sauvages.

Tout savoir sur le Navet ?  Lire : Michel Pitrat, Claude Foury  Histoires de légumes: des origines à l'orée du XXIe siècle INRA Ed. page 138 books.google.fr/books?isbn=2738010660 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

 

 


0. Avant l'Âge des Noms Français .

Le premier nom scientifique de 1758, et le premier nom en français de 1762, ont été précédés par des noms donnés par les auteurs de langue anglaise, à commencer par James Petiver en 1695.

 Les auteurs étrangers qui ont précédé Linné (1758) sont :

a) Maria Sibylla Merian, 1696, Die raupen wundenbare tabl. XXXIX page 77. (trad. n°45)

"Choux verd fleuri ; Brassica viridis [ces noms s'appliquent à la plante dessinée]

    Cette espèce de chenille jaune tachetée de vert et noir s'engendre sur le chou, elle ronge les feuilles et n'y laisse que les côtes : quand elles se changent de bonne heure, il en sort au bout de quatorze jours des papillons, que les Hollandais nomment Witjes ; mais lorsqu'elles sont tardives, elle restent tout l'hiver en un état de nymphes, et n'en sortent qu'au mois de mai. J'ai nourri ces chenilles, et remarqué que quelques unes se disposèrent au changement et restèrent comme mortes : alors plusieurs mites sortirent de leurs corps , qui se transformèrent en nymphes : la mère chenille les ayant attachées ensemble mourut ensuite ; mais douze jours après il sortit une mouche de chaque nymphe."

 

b) James Petiver 1703 gazophylacii naturae t.62 f.4 

b') James Petiver, 1695-1703 musei page 33 n°302.

  Papilio albus medius : venis latis, subtus nigricantibus. The Common white veined butterfly.  

c) John Ray 1710 Historia insectorum page 114 n° 4.

John Ray n'indique pas de nom, mais donne une "phrase spécifique" en latin d'une vingtaine de mots, précédant la description, et qui sert de dénomination. 

d) Eleazar Albin, 1720, A national history of english insects, tableau LII f et g. The Green vein'd Butterfly.

e) Benjamin Wilkes 1747-49  English moths and butterflies, page 50 IV : The White Butterfly with green veins.

      (voir aussi B. Wilkes, One hundred copper plates ...p.98.)

1. Le papillon blanc veiné de vert, Geoffroy, 1762.

- Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 70 n°42  .

   Notre premier nom français de cette espèce est une traduction de l'anglais "The white butterfly with green veins" de Wilkes, qui est pourtant le seul auteur de la liste précédente à ne pas être cité par Geoffroy. Trop long, trop bêtement descriptif, il n'a pas le charme des noms que Geoffroy avait su créer pour ses 36 premiers numéros. 


2. Le papillon blanc veiné de verd, Engramelle 1779 

    Le papillon blanc veiné de verd, Jacques Louis Engramelle 1779, Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 2 page 214 planche L n°104 bis par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet (?).

 

3. P.C. napi (du navet)  , Charles de Villers, 1789.

C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 10  n° 9.

Simple traduction entre parenthèse du nom scientifique.

 

 

4.  P[apillon] Napicole Walckenaer 1802.

Papillon Napicole (P. napi), Walckenaer Faune parisienne 1802 page 267 n°20 .

 Amusante variation sur le nom scientifique.

 5. La Piéride du navet    Latreille, 1804.

: Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés..vol. 14  page 163 

 Le nom français de Piéris a été créé en 1804 comme un genre par P.A. Latreille dans ses tableaux Méthodiques. Ce genre inclut les danaïdes blanches, c'est-à-dire les papillons que Linné a classé, dans son Systema naturae p. 468, sous le titre Danai Candidi, aux numéros 56 à 74. Latreille reprend ce Genre Piéris en 1810 dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des insectes page 351.

Le nom français de Piéride a été créé par plus tard Godart, collaborateur de Latreille, en 1819 en séparant ce genre Piéris de Latreille en deux nouveaux genres, Coliades (les jaunes) et Piérides (les blancs).

 

 

6. Piéride du navet, Godart et Latreille, 1819.

 LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9, 1819, page  et page 161 n° 145.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notammant par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 


7. Piéride du navet Godart 1821.

 : Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823, page 17 et page 48-7 Planche 2 tiers fig. 3 et Planche 2 quart  fig. 3 peintes par C. Vauthier et gravées par Lanvin. 

L'auteur justifie le nom en écrivant " elle vit sur le navet (Brassica napus), sur plusieurs résédas, sur la tourette glabre ou arabette perfoliée".

      n78_w468

 

       Ce nom  a  été repris par tous les auteurs : par Hippolyte Lucas (1834), toujours fidèle à Godart, P.A. Duponchel en 1849 page 53, par H. Milne-Edward en 1835, Aristide Dupuis 1865 , etc...  ...

      De même Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau Systématique des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) page 165, utilise ce nom de Piéride du navet  avec les initiales c., " commun".

 

 

 

La Chenille.

1. Pieris napi in Boisduval, 1833.

 Boisduval, Graslin, Rambur.1833 Collection iconographique et historique des chenilles page 24 Planche 5 fig. 3, 4, 5. (BHL Library).

 

      n496_w356

 

 

2. La Piéride du navet (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles page 53 et Planche III fig. 9 .  (B.H.L. Libr)

                  

      n60_w330


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom de La Piéride du Navet de Latreille et Godart et d'écarter comme "nom trop long, d'un usage peu pratique le "Papillon blanc veiné de vert" de Geoffroy et Engramelle, ce qui est judicieux. 

  P. napi rejoint ainsi, parmi les Pieridae, une série de vingt-deux espèces dont le nom est construit sur le schéma "Piéride + qualificatif", et dont dix-neuf ont été créés par G. Chr. Luquet.

 

        On peut regretter que Luquet n'ait pas profité du grand ménage réalisé dans les noms vernaculaires pour se débarrasser de l'ancien "Navet", qui affuble cette espèce d'un légume peu élogieux, au profit du nom de Pièride de l'Alliaire. Cela aurait indiqué à l'amateur les mœurs sauvages, rudérales de la chenille, et rappelé cette phrase du livre de H. Bellmann (2003) : "la meilleure façon de découvrir la chenille est d'inspecter les pieds isolés d'Alliaire officinale, en bordure des chemins forestiers".

 

 


7. Noms vernaculaires contemporains :

  L'usage des noms vernaculaires eut assez mauvaise presse entre la seconde moitié du XIXe siècle et la publication de Gérard Chr. Luquet en 1986. 

    Pourtant, W.J. Griffith, qui n'emploie que les noms scientifiques dans son Catalogue raisonné des lépidoptères observés en Bretagne, cite des noms vernaculaires dans son article de 1879 "Sur quelques lépidoptères nuisibles" donné à la Société Polymathique du Morbihan. Or, surprise, ce sont les noms presque désuets de Geoffroy qui y sont utilisés, et, notamment, page 5, "Le Papillon blanc veiné de vert".

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Pieris napi pour présenter ce papillon dans les titres , alors qu'ils adoptent, dans le corps du texte, son petit nom de napi : "En Bretagne, napi vole dès le premier printemps" ; le nom vernaculaire, Le Papillon blanc veiné de vert, est cité en italique comme une curiosité (" ainsi que le nomme Geoffroy") ou placé en légende de l'illustration. Charles Oberthür connaît bien-sûr l'autre nom vernaculaire Piéride du navet, qu'il utilise en 1904 dans ses Études de Lépidopterologie comparée.


—Bellmann / Luquet 2008 : " La Piéride du navet ".

— Chinery / Luquet 2012  :"Piéride du navet".

— Doux & Gibeaux 2007 : " La Piéride du Navet".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "". 

— Lafranchis, 2000 : " La Piéride du navet" .

— Perrein et al. 2012 : "Piéride du Navet " .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : " Piéride du navet".

— Wikipédia : " Piéride du navet".

 


      Hübner, planche 14, 1, 2, 3 : 

      n17_w384

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

Les deux éléments de la dénomination sont la plante hôte, et la couleur blanche veinée de vert.

  • Rapsweißlingen allemand ("Pieris de la rave")

  • blanca verdinervada en espagnol. ("Blanc veiné de vert")

  • Pieride del navone en italien ("Piéride du navet ou rutabaga")

  • Брюквенница en russe

  • Bielinek bytomkowiec en polonais ("Papillon ? du chou")

  • Rapsfjäril en suédois ("Papillon de la rave")

  • Mlynárik repkový en slovaque ("de la rave")

  • Grønåret Kålsommerfugl en danois ("Papillon vert du chou ?")

  • Rapssommerfugl en norvégien ("Papillon [oiseau d'été] de la rave"]

  • Griežtinis baltukas en lithuanien

  • Lytse Swartstreek Wytflinter en frison

  • Lanttuperhonen en finnois ("papillon du rutabaga, de la rave")

  • Repcelepke en hongrois ("Papillon de la rave")

  • Klein geaderd witje en néerlandais ("Petit veiné blanc")

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  • Baneag gheayney en mannois.
  •  dealain-dè nan ceusadairean* / dealain-dè na gairleach callaid* en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Gwyn gwythiennau gwyrddion en gallois. (gwyn gwythïen werdd* /  gwynion gwythïen werdd*)

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

 

  • The Common white veined-Butterfly : Petiver, 1699.
  • The lesser, white, veined Butterfly :Petiver, 1717.
  • The common white veined Butterfly with double spots : Petiver, 1717.
  • The Green-veined Butterfly : Albin, 1720.
  • The White Butterfly with Green Veins : Wilkes, 1747 ; Berkenhout, 1769.
  • The Green-veined White : Lewin, 1795, et la plupart des auteurs suivants.
  • The Navew : Rennie, 1832.
  • The Colewort (subsp. sabellicae) : Rennie, 1832.
  • The Early Green-veined White (subsp. sabellicae) : Wood, 1852.
  • The Dusky-veined White (subsp? sabellicae) : Newman & Leeds, 1913.

 

Lewin, 1795 Pl. XXVII (BHL libr) "Le Blanc veiné de verd".

                   n118_w428

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

— Funet : Pieris

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Pieris napi.

— UK Butterflies : Pieris napi.

— lepiforum : http://www.lepiforum.de/lepiwiki_vgl.pl?Melitaea_Cinxia

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner:Planche 14 .

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ;http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up 


                 I.  Étymologie des lépidoptères :


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— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

 

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— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

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— SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

 

—SPULER  (Dr Arnold), Die Europas Schmetterlinge, 1901-1908. Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL

 



        II. Bibliographie entomologique : Rhopalocères.

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 BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

— BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833]. BHL Libr

—  BOISDUVAL (Jean-Alphonse) Essai sur une monographie des zygénides : suivi du Tableau méthodique des lépidoptères d'Europe Paris : Méquignon-Marvis 1829 Gallica

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

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— ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), 1779, Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst et gravés et coloriés sous sa direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour décrits par le R.P. Engramelle, Religi[eux] Augustin, Q[uartier] S[aint-] G[ermain] Se vend à Paris chez M. Ernst, auteur ; Bazan ; P.M. Delaguette, imprimeur ;  Basan & Poignant marchands d'Estampes rue et et Hôtel Serpente. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Tome II . (i-ii), pp 207-229, espèces n° 102-112, puis suppléments pp; 230-333 puis Table. Books-Google.

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MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buch'oz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

MERIAN (Maria-Sibylla) Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par  Universitätsbibliothek Heidelberg;

 

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PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767  Version Books.Google 

 

PETIVER (James) 1717 Papilionum Brittaniae Icones (1717)  

 

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— RAY  (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org
— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.
 ROBERT (Paul A.)  1934 — Les Papillons dans la nature, Delachaux et Niestlé : Neufchâtel et Paris,  405 p., 64 pl. couleurs books.google.fr/books?id=jSFDAAAAYAAJ

— RÖSEL VON ROSENHOF De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem,By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

— WILKES (Benjamin) One hundred and twenty Copper plates of English moths and butterflies ... with a natural history London : Benjamin White 1773  Books.google.

— WILKES (Benjamin), The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author 1747-49 Books.Goggle

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.


 

                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :  

 http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

et https://archive.org/stream/papillonsdeurop00ernsgoog#page/n159/mode/2up

Engramelle vol. 2 : http://books.google.fr/books/about/Papillons_d_Europe_peints_d_apr%C3%A8s_natur.html?id=jbS5ocRuGsYC&redir_esc=y

Engramelle vol. 3 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84701433

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart 1821 BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

 Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Rayhttp://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n12/mode/1up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

  — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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