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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 19:56

Zoonymie des Odonates. Les anciens noms vernaculaires des libellules  d'après Eugène Rolland, et Hanns Bächtold-Stäubli.

 

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Voir :

Zoonymie (étude du nom) des Odonates de l'Ouest de la France : liste des articles : 1. Généralités ; 2. les Anisoptères.

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Je "me contente" (ce fut malgré tout un bon paquet de travail) de présenter quatre  publications du XXe siècle traitant des noms traditionnels des Libellules et des traditions qui s'y réfèrent : les deux chapitres qui consacre Eugène Rolland dans sa Faune populaire de France (1881-1911), les lignes dispersées puisées dans le Folk-lore de la France, la Faune et la Flore de Sébillot (1906), et enfin  le chapitre  du Dictionnaire des superstitions du folkloriste  Hanns Bächtold-Staübli de 1974. Je donne les extraits des deux premiers auteurs, et une  traduction de l'ouvrage en allemand, assez approximative bien-sûr, épurée des notes,  mais suffisante à mon goût pour fournir au chercheur une documentation : chacun se tournera ensuite vers la publication originale.

Pour le domaine breton, il faudra compléter ce corpus par Traditions populaires de Bretagne : Le Folklore des Insectes et autres petites bêtes, de Daniel GIRAUDON 2011, Yoran Embanner.

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I. LA FAUNE POPULAIRE D'EUGÈNE ROLLAND

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Parmi les 12 volumes de cette œuvre qui s'échelonne de 1877 à 1911, le tomes consacré aux Insecte est  le tome III datant de 1881 : il  est numérisé sur Gallica.

 

 

—  ROLLAND Eugène‎, GAIDOZ (Henri), 1911 : Faune populaire de France  (noms vulgaires, dictons, proverbes, contes et superstitions), en XIII volumes.‎ Paris, Maisonneuve & Cie, 1877-1911. Tome III :Les reptiles, les poissons, les mollusques, les crustacées et les insectes,, 1881, 365 pages. 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758343b/f306.item.r=libellule.texteImage

 


 
LIBELLULA (Genre). — LA DEMOISELLE. 
Noms français.
DEMOISELLE, f. français. 
DAMEISELLO, DAMEISELLETO, Bouches-du-Rhône, Villeneuve. 
DAMAYSELLE, Landes, Métivier. 
DEMOSELLE, MOSSIEU, Sarthe, com. par M. Aug. Besnard. 
DOUMAÎZELO, Tarn, Gary. — Gard, com. par M. P. Fesquet. 
DAME DE PARIS, St-Germain-de-Modéon (Côte-d'Or), communiqué par M. H. Marlot. 
PRÊTRE, Gien, com. par M. J. Poquet. 
MOINE, Saintonge, Jônain. — Melle, com. par M. Ed. Lacuve. — Orléans, com. par M. J. Poquet. 
CAVOLUÉ, MOUNGETO, MOUSCOULO, ROUMPO VEIRÉ, prov. mod., Cast. 
MOURDJÊTO, Languedoc, Sauvages. 
TREMPO-QUIOU, TRENCO L'AIGO, TRENQUIEIRO, MOURGUETO, DAMÉTO, Gard, com. par M. P. Fesquet. 
ESPUGO-SERS, m. (m., à m. : peigneur de serpents) Gers, Cénac-M. 
CHEVAU-AU-DIABLE, Chef-Boutonne, Beauchet-Filleau. 
MÂRTAI-DIÀL, MÀRTAI D'DIAL, wallon, Grandgagnage. 
MAURTIA D'ÀRM, Namur, Grandgagnage. 
ARROUTRESSE, f. Guernesey, Métivier. Dictionnaire des rimes. 
GODE D'U, picard, Corblet. 
PAHH ARAILLE (= perce oreille), Vagney, com. par M. D. Pierrat. 
PISSE EN Z'YEUX, Lyon, Molard.   Le peuple attribue à la libellule la faculté de faire jaillir une matière liquide dans les yeux de ceux qui la poursuivent. — MOLARD. 

SAUTERALLE AI OLE (m. à m. : sauterelle à aile), Montigny-sur- Armançon (Côte-d'Or), com. par M. H. Marlot. 
BIRACHE, picard, Romania, VIII, 230. 
GARDO D'AIGO, Lauragais, com. par M. P. Fagot. 
GUIRLET, Eure-et-Loir, com. par M. J. Poquet. 
AIGUILLETTE, français du Finistère, com. par M. Sauvé. 
NADOZ EAR, f. (m. à m. : aiguillé de l'air), breton, Troude. 
NADOZ AER (= aiguille-serpent), toute la Bretagne, com. par M. Sauvé. 
DANTROSS, environs de Lorient, recueilli personnellement. 

Noms étrangers : 

en italien :.

Corrogolo, Brendola, Donnola, Barbello. it., Duez.

 Cevettone, Libella, Saetta. it., Nemn.  

Zittone, Ravenne, Nemn.

en espagnol

Nadadora, Nadadera, esp., Nemn.
Caballito del diablo, Aragon, Nemn.

 en anglais

Dragon fly, Lady fly, Ballance fly, Adderbolt, angl. Nemn.

Bullstang, Cumberland, Nemn.; Hundred of Londsd. Peacock.

Hoss stinger (2), Dorset, Barnes.

en suédois :

Trollstanda, suéd., Nemn. 
 

en danois :

Guldsmed, Jomfrue, danois, Nemn.

en norvgien :

 Ormstyng, norvég., Nemn.

en néerlandais :

 Juffer, Juffertje, Libel, Puistebyter, Rambout, Sparren, Koorebout, Skarbout, Nayer, holl., 
Nemn.

en allemand :

Die Libelle, Die Nympfe, Die Jungfer, Die Wassernympfe, Die Wasserjungfer, all., Nemn.; Provinzialbenennungen sind : Schillebold, Schillerbold, Schillebolz, Wasserhure, Wasserdocke, Drachenhure , Grasmetze , Teufelspolz , Teufelsnadeln, Bolz,  Gaaspeerd, Ridderpeerd, Reerer, Mohrman, Kornbeisser, Schlangenstecher, Glaser, Schneider, Schleifer, Wildpferd, Wassermann, Wasserpfau, Pfaufliege, Pfaff, Pfaffenköchin, Perle, Wägle, Wagkerderle, Augenschiesser, Kameel, Otterkopf, Schuhflicker, Hure, Verfluchte jungfer, Teufelspferd, Des Teufels Reitpferd, Heupferd, Gottessperling, Spinnejungfer, Schurschotte, all., Nemn. 

Teufelsgrossmutter, Meggen (Suisse all.), Lütolf.

On trouve aussi la référence suivante, posthume :

Rolland, Eugène (1846-1909). Faune populaire de la France. Tome XIII, les insectes [Texte imprimé] : noms vulgaires, dictons, proverbes, légendes, contes et superstitions / Eugène Rolland Paris : Maisonneuve et Larose, 1967 1 vol. (217 p.) ; 22 cm http://www.sudoc.fr/005927579. J'y trouve la liste suivante  pages 82 et suiv.

giggion , cava-oci , beca-oeucc , furalaès , pestocch , damigella , sposo , sposina , mariànna , viola , sior , scioretta , muinie , prèdi , frae , prit cogô , massapraeve , bilancella , bilancetta , zenzara , zenzaron , frulon , cul longh , anzoleto del Signor , svuarbe voj , dial . ital . calul dracului ( = cheval du diable ) , cobilitsa , roumain . bayo , cabalo d ' o dèmo , espia - dimonis , talla - nassos , llevadits , Péninsule ibérique . seejungfer , jumfer Sibold , jumfer Lischen , veruviûnschte junfer .

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II. LA FAUNE POPULAIRE DE LA FRANCE, TOME XIII D'EUGÈNE ROLLAND, 1967.

— ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France. Noms vulgaires, dictons, proverbes, légendes, contes et superstitions. Tome XIII, Les Insectes. Paris, ed. G-P. Maisoneuve et Larose, 217 pages. Libellula pages 79-83, in Classes des Névroptères pages 78-85.

J'ai complété quelques abréviations. Comme des erreurs ont pu se glisser, je donne le scan de l'original.

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[p.78]

Libellula (Genre), (LINNE). — LA DEMOISELLE.


 

— Perla, nomencl. d'ALDROVANDE.— libella, pavo, musca mulei, nomencl. de MOUFET, Insect. theatr., 1634, p. 64.

[p. 79]

damo, f., f., languedoc, limousin. 

  • dame, f. pas-de-Calais, Vosges, Cher.
  • damo dé vala (= dame de ruisseau), Vaucluse,
  • belle dame, Loir et Cher
  • dèmatte, Pays messin

damoiselle, f. demoiselle, f. français, Duez, 1678 [note personnelle : voir Dictionnaire italien & françois de Nathanaël Düez page 126 pour ba icola : " 1. une brouëtte ; 2. une sorte d'insecte appelée demoiselle".

  • demoiselle de Paris, Nièvre
  • damizèlo, daméy'zèlo, daméy'zelèto, damyèlo, démézèlo, doumày'zèlo, douméy'zèlo, doumoy'jèlo, midi de la France
  • doum'rèl', f. Haumont l. la Ch[aussée?] (Meuse), r. p. 
  • mamizèle, f. landes.
  • mam'zèle, Belgique wallone.
  • amazèlë, f. Palaiseau (Seine-et-Oise), r.p.
  • mouazèle, Somme, Aisne
  • damizèlun, m. Bouches-du-Rhône
  • damizèlo de valà, Vaucluse
  • belle demoiselle, Oise, Poitou
  • demoiselle du diable, Cher, Poitou
  • dame de nëches, Tourcoing (Nord)
  • mariée, Meurthe-et-Moselle, Eure-et-Loire, Loir-et-Cher
  • reine, f. Deux-Sèvres
  • monsieur, m. Anjou, Maine, Orléanais, Normandie, Picardie, Belgique wallone (en divers endroits, on appelle monsieur la grande libellule ou la libellule jaune, et demoiselle la libellule bleue)
  • prêtre, curé, Somme
  • capélan, m. Hérault
  • moungéto, f. provençal
  • mouin-ne, m. (la grande espèce), demouézèle, f. (la petite espèce), vendée, c.p. M. Ph. TELOT
  • mouène, m. Charente-Inférieure, c.p. M. Ed. EDMONT

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pimprenelle, f. ancien français, DUEZ, 1678.

fanfiole, f. Dôle (Jura), r.p.

papillon d'amour, m. Pissy-Poville (Seine-Inférieure), r.p.

couturière, f. Haite-Saône, Jura, r.p. (Elle est habile couturière puisqu'elle s'habille magnifiquement)

  • coudrèle (= couturière), Nièvre
  • hilèro, f. Lot-et-Garonne
  • tayan, m. tayan-cousin, m. Namur, PIRS.
  • vouayante, f. jargon de razy près de Xertigny (Vosges), r.p. (On l'appelle ainsi à cause de ses belles couleurs).

cousin (la grosse espèce), m.,

  • cousine (la petite espèce), f. 
  • jardinière (certaine espèce), Haute-Saône, Doubs, r.p.

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 ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 78-79. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 78-79. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

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[p. 80]

gardo d'ay'go, gardo l'ay'go, Haute-Garonne.

poule d'eau, f. Varengeville-sur-Mer (Seine-Inférieure), r.p.

— coq d'îl, m. wallon, Questionnaire de folklore, 1891, p.11.

— agüyo, f. Gard.

  • agulhe, f. agülhè, Pyrénées-Atlantiques, Landes
  • aiguille du diable, f. Côtes-d'Armor.
  • esplinghè, m, Lembeye (Pyrénées-Atlantiques) 
  • ciseau, Nord.
  • cisètte, coutê, m. wallon
  • coupa-vey'ré, m. Nice
  • roumpo-vèy'ré, m. Provence
  • talho-fèrré, Aveyron.

arrigo-gouélh, m. Luchon (Haute-garonne), c.p. de m. B. SARRIEU.

  • crève-œil, Doubs
  • cure'èl, m. Lot.
  • cavo-uè, m. provençal.
  • tire-zyeux , Genève, Doubs, Mayenne.
  • pisse-zyeux, Rhône.
  • tiro-sang, m. Drôme.

pou de serpent, m. 

  • poulh de sâpan, m. ; pio d'serpin, m. ; piu d'sarpan, en divers patois de Suisse romande, Jura, Savoie, Isère.

ésptéougo-sèr, espougo-sèr, éspéouyo-sèr, en divers patois de Provence, Languedoc, Limousin.

  • épulhi-sarpin, pulhisarpin, pyoulhi-sarpin, Rhône
  • ipiodza-seûr (=épluche-serpent), m. Vinzelles (Puy-de-Dôme), DAUZAT, dans revue de trad. populaire, 1898, p. 392.
  • pùyo-sèr, m. Thiers  (Puy-de-Dôme), 
  • pougna-sèr, m. Var.
  • péntsé dé chèr, Lot.

cap dé sèr, m. Aveyron.

  • fisso-sèrp (= qui pique le serpent), m. Tarn-et-Garonne
  • pico-sèrp, m. Tarn-et-Garonne, c.p. M.A. PERBOSC

molinê, m. mârté du diâl (=marteau du diable), macrê (= sorcier), m. wallon.

  • diable, Morbihan
  • chevau du diable, Allier
  • chêva de calêve, m. Côtes d'Armor
  • dragon, Mons (Belgique)

tièrcëlé, m. Clerval (Doubs), r.p.

biouloun, m. Aude.

midi, m. Crotelles (Indre-et-Loire)

frêle, f. Normandie, METIVIER, Dictionnaire des rimes,

  • fûlon, m. Bernières-sur-Mer (Calvados)

 

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[p. 81]

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— négo-fol, m., languedocien.

mouscolo, f. provençal, CASTOR.

bébo, f., Gibel (Haute-Garonne)

calèl (= lampe rustique), m. Lavilledieu (Tarn-et-Garonne), c.p. M.A. PERBOSC

nadoz-aer (= aiguille-serpent ou serpent en aiguille), adoue èr,  marc'h aer (= cheval de serpent ou serpent de cheval), breton [E.E]

filangroca, centre de la Corse, FILIPPI

perla, cavalocchio, cavaleta, coriogolo, carozzina, siton, gügella, güggion, cava-oci, beca-oeucc, furalaes, pestocch, damigella, sposo, sposina, marianna, viola, sior, scioretta, muinie, prèdi, frae, prît cogo, massapraeve, bilancella, bilancetta, zenzara, zenzaron, frulon, cul longh, anzoleto del Signor, svuarbe voj, dialectes italiens

cacul dracului (= cheval du diable), cobilitsa, roumain

 — bayo, cabalo d'o dèmo, espia-dimonis, talla-nassos, llevadits, Péninsule ibérique;

seejungfer, jumfer Sibold, jumfer Lischen, verwünschtre junfer, frû medder, wassermutter, engelken, teufelsnadel, teufelsharrnadel, augenstechter, spillebold, schillebold, rosenggen, rosenschiesser, rösschen, päerd, päerdje, goldpäerd, Gottespferdlein, görgenpferdlein, himmerspferdchen, Hans Peter päerd, härenpäerd, rüter päerd, goldschmid, feddernedder, bressem, morgengrätzchen, bruthaomelmann, reereert, kohsteert, bleienbiter, Peter Hingst, Klaus Hingst, Gäspard, spinnjumfer, skürskot, dialectes allemands.

peerdeken, peerdenrijder, biezenpeerd, deezekenspeerd, Lieve-Vrouwpeerd, koetse-peerd, savooi-perd, vliegende-peerd, peerdenwatcher, ridder van Maltha, waterjuffer, akkernaalde, naaldenkoker, speldenmaker, korenbijter, flamand (A. de C.)

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ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 80-81. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 80-81. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

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[p. 82]

adderbolt, adder-fly, fluying-adder, fleing aither, fleeing snake, fleeing ask, edther, ather-cap, ather-bill, ether's mon, ether's mild, snake stang, stangin ether, bull ader, horse-stinger, horse-stang, horse-adder, bull-stang, horse-long-cripple (= vipère de cheval), hobby-horse, coach-horse, leather-wing, heather-bill, devil's needle, deil's-darning-needle, granny's needle, silver-pin, breese, jacky-breezer, tom breeser, merry-may, kingfisher, dialectes anglais.

— atsa, magyar

tarbh-nathrach, gaélique écossais

gwas y neidr (= le jeune ou le serviteur du serpent), galois [E.E]

Que de noms pour un seul insecte en toutes espèces de langues ! Et dire qu'on n'en retrouve aucun en grec ancien, en latin ancien et du moyen-âge, en ancien français, en ancien allemand, en anglo-saxon !

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La larve de la libellule est appelée :

  • scorpion, m. Belgique wallone (On la croit venimeuse).
  • porte-faix, m. français
  • chazette, f. wallon, DEFR.
  • chalubèr, m., chalibèr, m. Maine-et-Loire
  • bouatin, en Mayenne

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Dictons :

"Voir des libellules est un mauvais présage", Brülon (Sarthe)

"Si, quand on rapporte une libellule à la maison, elle meurt avant l'arrivée, c'est un mauvais présage d'amour" Pissy-Poville (Seine-Inférieure)

"Si une libellule vous frappe au front, vous devez mourir dans l'année" Belgique wallone

"Mettre des ailes de libellule bleue dans un livre de messe, porte-bonheur" Nièvre.

La libellule, au moment où elle arrive à l'état parfait, porte sur le dos, pendant quelque temps, la dépouille de sa chrysalide qui est noire et de forme étrange. De là vient qu'on l'appelle dans divers pays : le cheval du diable.

"La libellule est l'amante lesbienne de la femme du diable"Naintré (Vienne), r.p.

"Pour empêcher les enfants d'aller au bord de l'eau, on leur dit : "Die Wassermutter zieht Kinder ins Wasser." Prusse.

Les enfants récitent à la libellule, quand ils la voient, les formulettes suivantes :

"prît cogô, S'tan di la mass at pecc in cô". = "Si la libellule remue la bouche, on dit qu'elle dit la messe".Bologne, UNGARELLI

"Herrgottspferdchen, pfliege, Dein Vater est im Kriege", Prusse, FRISCHB

"Fru Medder, Sett ju nedder", id.

"Feddernedder, ha hi sett di", id.

Voir une formulette anglaise dans Long, Isle of Wight-dialect, 1886 p. 70.

Héraldique.

Pour le doublet dans l'héraldique, voir Renesse, III, p. 112 (le doublet, selon Renesse, est le nom de la libellule en héraldique"

[voir aussi : http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/figures-naturelles/animaux/insectes/doublet.htm

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ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 82-83. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 82-83. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

 

III. LE FOLK-LORE DE LA FRANCE. LA FAUNE ET LA FLORE DE PAUL SÉBILLOT.

— SÉBILLOT (Paul), 1906  Le Folk-lore de la France. La faune et la flore

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1230197.texteImage#

 

"On prétend aux environs de Liège, que le scorpion [lézard ou salamandre] se transforme en libellule ; à Lyon le peuple attribue à la libellule la faculté de lancer une matière liquide dans les yeux de ceux qui la poursuivent. 

La libellule est, en divers pays, un sujet de crainte; plusieurs de ses noms l'assimilent â un reptile: en Basse-Normandie, on appelle mouron {salamandre) celle de la grosse espèce et sa morsure est tout aussi dangereuse que celle de la salamandre en Basse-Bretagne, on nomme la demoiselle Nadoz aer, aiguille-serpent, dans les Côtes-du-Nord, aiguille du diable, en Wallonie scorpion. En Haute-Bretagne les lavandières qui ont peur de sa piqûre, récitent une conjuration pour éloigner cet  agent du diable » en Wallonie, où on l'appelle martnl-diale, marteau du diable, il faut pour éviter la mort, faire l'ablation de la partie qu'elle a atteinte ; au pays de Liège on prétend que ses ailes sont tranchantes comme un couteau; de là son nom de Kouté.

  En Wallonie, si la libellule qui s'appelle Mârtè de dyâl, marteau du diable, ou makrè, (sorcier), frappe quelqu'un au front, il doit mourir dans l'année. 

Dans les Vosges lorsqu'il doit pleuvoir les abeilles se tiennent & porte de leurs ruches, les libellules volent il la surface de l'eau,l'araignée tisse sa toile avec précipitation, les papillons voltigent près des fenêtres avant l'orage les puces piquent ou les mouches se servent dès le matin de leur aiguillon."

 

IV. LE TOME 5 DU DICTIONNAIRE DE HANNS BÄCHTOLD-STÄUBLI

BÄCHTOLD-STÄUBLI (Hanns) Hoffmann-Krayer  (Eduard )1974, Handwörtebuch des deutschen aberglaubens Walter de Gruyter, Tome 5 Knoblauch-Matthias - 940 pages (Dictionnaire des superstitions allemandes ?)

Numérisation partielle sur Google :

https://books.google.fr/books?id=EjNo48GTZ0sC&pg=PA129&dq=Papillon+d%27amour+(Pissy-&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiG7bavqd7gAhUImhQKHU74CVwQ6AEILzAB#v=onepage&q=Papillon%20d'amour%20(Pissy-&f=false

Des erreurs de traduction ou de transcription sont probables, mais j'ai fait de mon mieux.

 

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L'histoire naturelle distingue plusieurs espèces (plus grands et plus petits) d'après la couleur et  la forme d'un insecte saisissant et agréable. La riche superstition qui s'est formée autour de ces animaux, stimulant l'imagination du peuple, est largement exprimée dans le nom vernaculaire, raison pour laquelle ils devraient être examinés plus en détail ici. Dans les cas les plus rares, il peut être déterminé, à partir des sources, de quelle manière se réfère le nom du dialecte correspondant. Il est certain qu'en français et en italien, certains noms diffèrent entre les grandes et les petites espèces. Ainsi chez les français Cousin désigne le plus gros, et Cousine désigne le plus petit genre. La même relation existe en italien entre Cavalocchio et Damigella.

1. Extérieur, activité.

L'aiguille et la couture.
L'insecte est appelé d'après la forme fine et allongée de l'abdomen Teufelsnadel (aiguille du diable).    Le va-et-vient du vol de la libellule est interprété comme celui d'une une couturière. En Amérique du Nord, cela donnait à croire  qu'elles cousaient ensemble les becs de la chamaille .

En allemand Gofenschisser, Gluftenschisser, Spellenschisser,  en flamand Speldenmaker, en anglais  Silver-pin,  "aiguille d'argent", en anglo-américain Darning needle "aiguille à repriser", en français Aiguille , en breton Nadoz aer  (Finistère) ou "aiguille de l'air",  en  italien Gügella (Milan), ou Spülett (Mantoue), tous deux  désignant des "aiguilles de dentellière".

La fileuse.

De la façon dont  les libellules s'accouplent sur le sol , en faisant une roue et en produisant   un son de roue en rotation lorsque les ailes sont frappées contre le sol, provient les noms de Spinner ou "fileuse" (Asiago), en suédois Trollslända  "Fuseau de Troll", en Apulie Matassaire, Mattassäro "bobine"", en corse Filancroca "fileuse ?". Ou aussi l'appellation  aquil. Tissi-tissi (tessere = "tisser ") 

Les ailes de verre.

Les ailes vitreuses des Libellules se cassent facilement, d'où en provençal  Roumpo-veire "Casse-vitre". En allemand   Gläsermäker, en néerlandais Glazenmaker, en autrichien Glaser, tous cités par  Leithaeuser.

Le brillant irisé des ailes inspire les noms de  Schillebold, Schillerbold, Schillebolz, (de l'allemand schiller, "chatoyant", Perle, Pfaufliege, Wasserpfau, (de l'allemand  pfau = paon), Goldspierken,  Goldpferdchen "(Weismar), Goldspinner (Prusse). 

Les ailes étendues : la balance, le niveau.

La forme ressemblant à un niveau de maçon, qui a donné son nom à l'insecte, lorsqu'il est avec des ailes déployées horizontalement sur une branche  se retrouve dans le  latin Libella (diminutif de libra,  "niveau d'eau"), dans le terme  allemand  de "libelle", mais aussi dans les termes   Balanssete (Trévise en Italie) ,  Bilancelle (Pise, Italie), ou Ballance-fly  en anglais .

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2. Nom évoquant un danger, une menace.

a)  Pour les yeux

La croyance populaire est largement répandue que la Libellule s'en prend aux yeux de la population. De là provient  Augensteche  ("perçante pour les yeux" ), berg. Ogenstüater "Augenstößer", Ogenstêker "Augenstecher , analogue au français Crève-œil (Doubs), au provençal Cavo-ue', ou à  Tire-z-yeux . Le nom Pisse-en-z'yeux (Lyon) est basé sur la conviction que la libellule apporte un liquide dans les yeux de ses poursuivants. Analogues italiens : Cavalocchio , Crevaoei (Val di Sarca), Brusa-oci "brûle-œil", Sbusaoci "crève-œil" (Verone)

Danger pour les oreilles

Elles semblent rarement les menacées : Vorarlberg. Ohrenschießer ("Tireur d'oreille") , en français Pahh araille = perce-oreille", Ohrendurchbohrer" ; au contraire, dans le Trieste nous trouvons Cura-rece "guérisseur d'oreille". En Amérique du Nord, les enfants évitent les Libellules parce qu'ils pensent qu'ils cousent leurs oreilles ensembles ou qu'ils y passe pour pénétrer dans leur cerveau.

 

3. Résidentes du milieu aquatique.

Les Libellules aiment rester près de l'eau, à la fois dans les eaux stagnantes et courantes. D'où le schwab Fröschenhüeter, en France du sud gardo d'aigo , en Istrie   guardia del pozzo, paron d'aqua "gardien de l'eau" , en France du sud Trenco-l'aigo = tranche-eau (Gard) , Gira-panta (Ascoli-Piceno) Rota-cibbie (Rogliano), Pissa-in-fontana (Pirano) Cura-pess "Le pêcheur" (Comasco), en  Istrie . S. Pietro (cf. Saint-Pierre le pêcheur) et  Marinara (Reggio di Calabria).

 

4. Noms d'après le serpent.

Ils sont basés d'après Garbini sur la vitesse du vol et la longueur du corps. . Donc, dans les dialectes anglais: Aying adder "serpent volant" ou inversement Adderfly .

Dans le même sens: « Fleeing snake », « Fleeing ask, Adderbolt  », De même, dans le Trieste « Spada-madrac(c) » = latin mataris "javelot") .

En outre: Bull-adder ", Stiernatter", Horse-adder, ,Horse-long-cripple , «Stangin ether » "stinging snake", Snake's stang, ,Ather-bill, Ather-cap tous cités par  Rolland

Sur « Ather-cap » voir l'allemand « Otterkopf  ou le français du sud  Cap de sèr »  (Aveyron).

Alors que dans les noms précédents, le terme "serpent" est un sujet, il devient  l'objet dans les exemples suivant, où toute activité de la Libellule est dirigée vers le serpent, comme dans l'allemand Schlangenstecher , dans le même sens norvégien Ormstyng, steir. Natterhalter, Fisso-serp ou pico-serp en dialecte de Françe du sud-est, (dans le Gers), et « espugo sers » ("Schlangenkämmer") 95). Particulièrement frappant: est le gallois « Gwas y Neidr "le garçon ou le serviteur du serpent.". "Serviteur du serpent" ou "nourrisseur de serpents" sont les noms des Libellules en Pennsylvanie, où ils rejoignent les serpents et les aident à obtenir de la nourriture et  les avertissent du danger imminent ;  en reconnaissance, le serpent se venge du meurtrier des Libellules.

 Ceca-fusillo, littéralement un fuseau éblouissant.

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5. Nom d'après le cheval.

La comparaison avec un cheval est évidente en allemand : Rößchen, ndd. päerd, päerdje, goldpaerd, Ritterperd (Brême), Liebheilandspiardken, Engelspirken, Blauspirken, Gottespferdlein (Gadspirken), Himmelspferdchen, Görgenpferdlein, tous cités par Rolland.

Le cavalier saint Georges apparaît dans le nom sarde Caddu e santu Giuanne, le flamand Peerdecks, l'allemand Frauen Rössel, dans Lieve-Vrouwpeerd,  (voir Istre,  Cavaleta de la Madona),  Vliegende peerd, Koetse-peerd , pomm. Hatzpferd.

 Le terme "cheval" apparaît en flamand dans  Peerdenwachier, dans l'italien Scanna-cavaddi , dans le dialecte de Trieste Sgorbacavai, ou dans Pferdstecher (voyez en dialecte anglais Horsestinger.

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6. Désignation d'après d'autres animaux.

Autour de Liège, on croit que les scorpions, les lézards, les salamandres se transforment en Libellules. Voir "Salamandre" (Basse-Normandie) utilisé pour les grandes Libellules. Par contre les noms fréquents à d’autres animaux, comme par exemple Bachstelze, Sperling, Habicht , Wasserhuhn , Eisvogel , Schmetterling, Grille, Heuschrecke, Bremse, Fliege (Bergeronnette, Moineau, Faucon, Foulque, Martin-pêcheur, Papillon, Grillon, Sauterelle, Mouche, etc.) s'expliquent par l'intermédiaire d’un tertium comparationis. Le nom de Balarinna "Bergeronnette" dans le Piemont , ou en France celui de Poule française (Varengeville ) ", ou de Martin-pêcheur sont pris d' oiseaux qui fréquentent comme les Libellules les milieux aquatiques.

Gardini rapporte les surnoms italiens liés à la proximité des Libellules et des Papillons, comme Jarfala d’Aqua, Poejo (Vérone), Bellora (Toscane) .Voir le français Papillon d'amour (Pissy-Poville en Seine-Maritime), l'anglais Water-butterfly. Holstein est Particulièrement remarquable est le Speckfrêter rencontré en Hollstein, interprété comme speck(en)-fräter, Speckenbiter, car il semble y avoir une double substitution : Speckfreter = chauve-souris> papillon> Libellule.

Enfin, le surnom Pipistrielle observé par Garbini en Campanie signifie "chauve-souris".

7. Personnification.

La finesse gracieuse des Libellules. rappelle celle d'une jeune femme, d'où l'appellation "dame" ou "mademoiselle" : en francais Demoiselle , Dame de Paris (Côte d'or) , Damo (Languedoc), Reine (Deux-Sèvres) , Couturière française (H.-Saône, Jura), en italien Datnigdla , Signora (Vérone et ailleurs), Signorella (Campagnie).

Une distinction est également faite entre les grandes et les petites espèces comme deux personnes de sexe différents, de telle sorte que nous les voyons nommer Monsieur, et Demoiselle, ou Cousin et Cousine (H.-Saône, Doubs). Nous l’avons vu plus haut, Sposi, Morosi (= (a) tnorosi) désignent la libellule accouplée, qui se trouve lors de la reproduction.

Le mouvement étrange des mâchoires fait penser à une personne qui murmure une prière (ecclésiastique ou religieuse). À Bologne, dans la comptine de la Libellule., elle lit la messe. D'où les noms Pfäff en allemand, prêtre en français, Capäan (Her.), Moine (Saintonge, Orléans), ainsi que les formes italiennes de Priest "(Pavfa), Prede, (Marques), Fratre. Elles sont comparées aussi à des religieuses, d'ou l'allemand ou Nönnchen, le provençal Moungito, l'italien à Verone Moneghela.

Les noms d'artisan sont communs: en allemand Schneider (à cause de la silhouette élancée ou de la "couture"), Blinnesnider ou "tailleur aveugle", Bachschneider en Alsace , Schuhflicker, Schoniaker, Scholapper, l' italien Ciavatin , à Vérone Scarpar.

Quand elle est posée sur un rameau de branche avec les ailes déployées et le dos proéminent, la Libellule. ressemble à un cordonnier tirant un fil enduit de poix, d'où en allemand Pechdraht. Nous trouvons aussi à Lübeck Farwer (= teinturier) en référence à la couleur bleu ou jaune.

Après la récolte, on voit la Libellule posée sur le chaume le plus haut, d'où son nom de Schnitter à Caserte. Les formes Guldstned (danois ) ou Goldsmäd s'expliquent par ses ailes brillantes.

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8. Animisme.

Alors que les noms donnés ci-dessus ne sont que des personnifications rationalisées, les humanisations suivantes sont basées sur des idées mythiques anciennes. Que les surnoms de Seejungfer, Wasserjungfer, Vattenjungfer , néerlandais Waterjuffertje, suédois Sjö-rd (sirène) , soient considérés comme des influences mythiques et animistes, est attestée par Jungfer. Kornjungfer, Roggenmoder  qui rappelle Roggenmuhme des temps passés qui, avec ses longs cheveux effraye les enfants comme un fantôme terrifiant.

Et il y a encore Jumfer Sibold, Jumfer Lischen, Frut Medder, ("Frau Mutter" = Femme de la mère), ou l'obscène Wasserhure (également tout simplement Hure), Pfaffenköchin.

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9.  Manifestation de sorcière.

Le suédois  Horshomara "cheval de sorcière" nous conduit à la sorcière (Hexe en allemand ) avec les appellations  Wasserhex "sorcière des eaux" , Hexenvögel "oiseau de sorcière", ou en dialecte français  macrê (Rolland, Faune 13:80) et en dialecte d'Istrie strigo , tous deux signifiant  "sorcier". "Hexenpferd" est le nom de la Libellule à Teramo: Cavalle de li straje (Garbini,: 57) et dans les Pouilles: Cavaddu di stréa (Erb).  De même dans la tribu indienne des Dakota, la Libellule est considérée comme un animal de sorcière. Elle a le pouvoir de conjurer un coup, et ni l'homme, ni l'animal, ni la foudre ne peuvent la blesser (Knortz ,Insekten: 134.)

 

 

10.  Manifestation du Diable.

La sorcière est en relation très proche avec le diable. Si la Libellule en allemand est un Hexentier, c'est aussi un Teufelstier. D'où leur nom de Diable dans le Morbihan, de Dragon , de Drache, (anglo-americain), de Dragonfly en tant que représentant du diable. Les noms allemands  sont Teufels Großmutter , Teufelsbraut,  Teufelsmagd (finn.), Teufels-buhle, Drachenhure (La grand-mère du diable, la fiancée du diable, La servante du diable (en finlandais), la grotte du diable, la putain de Dragon).

À Naintrè (Vienne), la Libellule  est considérée comme l'amante lesbienne de l'épouse de Satan.
Nous trouvons encore Espia-dimonis «l'espion du Diable)".

Si la Libellule émerge elle porte. pendant un certain temps, la peau dénudée de sa nymphe au dos, d'où le surnom imagé de Teufelspferd , Hexenpferd, Teufels Reitpferd ; on a en français Chevau du diable (Allier), ailleurs Port cavallo d 'o demo , Calul dracului ou l' anglais Dragon-fly, Drachenfliege.

Garbini signale l'appellation Nordböhm (fossoyeur), où la Libellule est comparée à cet artisan, et la peau dénudée de l'exuvie avec un cadavre.

 

La comparaison de la Libellule avec une aiguille a été mentionnée ci-dessus ; d'où le surnom de Tüfelsnodle en Aargau pour les grandes Libellules, qui cousent les lèvres des enfants qui hurlent. De même, l'anglais Devil's needle et le français Aiguille du diable.(Côtes d'Armor).

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Published by jean-yves cordier

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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