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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:18

 

La Carte de Bretaigne de Bouguereau (1594).

 

 

Plan :

I. La carte de Bretagne du Théâtre Françoys de Bouguereau, Tours, 1594.

II. Réutilisation par Jean Leclerc, Théâtre géographique, 1619 et 1631.

III. Jean Boisseau, Théâtre des Gaules et Théâtre géographique, 1641-1648.

 

 

 

I. La carte de Bretagne du Théâtre Françoys de Bouguereau, Tours, 1594.

Ce n'est pas un scoop : la célèbre Carte de la Bretagne qui figure dans le Théâtre Françoys que Maurice Bouguereau a publié en 1594 n'est que la copie, à la gravure talentueuse de Tavernier, mais introduisant quelques erreurs, de la carte incluse dans l'a seconde édition de l'Histoire de Bretaigne de Bertrand d'Argentré parue en 1588 à Paris chez Jean Du Puys. 

  Puisque le CRBC de Brest possède un exemplaire de cette carte, je suis allé le photographier pour l'étudier. 

 

1. Introduction. 

 

En 1589 ou 1590, Maurice Bouguereau, libraire de Tours, a entrepris de publier un atlas des cartes des provinces de France et a conclue pour cela en 1590 un contrat avec un graveur flamand, Gabriel Tavernier, élève de Plantin (l'éditeur d'Ortelius)  à Anvers. On note que ce graveur, qui a fuit Anvers avec d'autres artisans après le saccage de cette ville par les troupes espagnoles en 1576, s'est réfugié à Paris où il logeait ...rue Saint-Jacques à l'enseigne de la Samaritaine chez Jacques Du Puys, le libraire qui a édité en 1583 et 1588 l'Histoire de Bretaigne. On ignore qui, de Tavernier ou de Bouguereau, est à l'initiative du projet.

  Cet atlas est paru en 1594 sous le nom de Théâtre françois de façon incomplète car seulement 4 cartes de France et 14 cartes de provinces ont pu être gravées avant que Tavernier, qui suivait la Cour de Henri IV, ne reparte vers Paris où il s'installera et verra son fils Melchior lui succéder.

 Trois cartes ont été crées de novo, celle du pays Blaisois, du Limousin et du Duché de Touraine. Pour les autres, "il reprend ce que les Flamands avaient tiré de nos géographes français." et il fait copier par Tavernier sept cartes du Thetrum Orbis Terrarum d'Ortelius dans l' édition de 1575 ou 1580 avant de faire copier 4 cartes du Galliae Tabulae geographicae de Mercator, paru à Duisbourg en 1586. Enfin il fit récupérer pour copie une carte de France, une carte trés ancienne du Maine (la carte du Diocèse du Maine par le prètre Marc Ogié (Ière édition 1539)), et la carte de Bretagne de d'Argentré publié par Jacques Du Puys.

Gallica offre à la consultation en ligne l'exemplaire offert par Bouguereau à Henri IV de son œuvre : Le Théâtre français, où sont comprises les chartes générales et particulières de la France, à chacune desquelles avons adjousté l'origine de la province... de leur antiquité et choses remarquables... enrichi et orné sur chacune charte d'excellents vers héroïques. (Par Maurice Bouguereau.), In fol.Tours 1594.

 La carte porte la foliation 18*, étant la dernière des 18 cartes incluant 4 cartes de France et 14 cartes de province. Comme chacune de ces dernières, elle comporte à l'envers de la double page utilisée pour la carte une notice et des poèmes.

 

  La Notice porte le titre de DU PAYS ARMORIQVE, DICTE PETITE BRETAIGNE, ANTIQVITE ET ORIGINE D'ICELVY : Des Comtes & Ducs qui y ont commandés, de ses Eveschez, départements des langues,& des choses remarquables.

Cette notice suit d'assez près "ce grand historiographe" François Belleforest dans sa Cosmographie universelle, Paris, 1575, notamment dans sa critique des origines troyennes d'un Brute, père fabuleux du peuple anglais qui secondairement peupla la Bretagne gauloise. L'auteur anonyme écrit "de ma part, je me tiendrai plutost à Strabon, Polybe et Belleforest qu'aux songes de nos fabulistes" etc...

 Vient alors une description géographique : "La Bretaigne a son étendue par la dimension astronomique de 3 degrés et demi ou de 4 pour le plus, de sa longitude et de 44 ou 45 degrés de latitu. ayant pour lieües françaises jusqu'à 120 lieües de longueur et de circuit 200. De latitude vers le pays bas 21 lieü, et vers le haut pays 40.lieües. Limitée à son Orient du Mayne et partie de l'Anjou. Au Septentrion la Mer Brtitannique & pays de Constantin, au Ponant la Mer Océane, et au Midy le Poictou. Elle est divisée en trois langues à sçavoir le Françoys, ayant pour Eveschez Nantes, Rennes, Dol : Le Breton galot parlant français et breton à leur plaisir, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo : le Breton bretonnant, Cornouailles, Léon et Tréguier, & tous les neuf Eveschez subject à l'Archevesque de Tours. "

   L'auteur rappelle ensuite comment le pays fut assujeti par Maximin le tyran et par les Romains avant d'en être délivré par les Francs puis donne sa version de la succession des Comtes; il mentionne Alain Bouchart comme l'avait fait Belleforest en parlant de "l'annaliste breton" ; puis il décline la succession des Ducs et il conclue, exactement comme l'avait fait Belleforest, par la phrase "...Anne espouse de Charles huictiesme & depuis du Roy Loys douxiesme, & par ce moyen le Duché Breton vint, & tomba en la maison de France, & à la fin a été uni à la Couronne."

  Enfin, "pour contenter les esprits curieux, et voyant le surplus de cette place vide, ne m'a semblé trop inconvénient inserer cette fable ou fiction poètique de Geoffroy Momuneteen sur l'origine de Bretaigne en la personne de Brute sacrifiant (comme dict est), un vase de vin et une biche blanche à la déesse Diane, en l'isle de Lergerie", l'auteur rapporte en latin, l'oracle de la déesse annonçant en songe à Brutus l'existence d'une île qui sera une seconde Troie. (Voir Brutus in Wikipedia).

  Le poème en latin est de Jules César Scaliger : De antiquissima nobilissimaque Britonum Gente.

  Voilà donc l'envers de la carte de Bretagne que chacun se plaît à préférer à celle de d'Argentré.

  L'Histoire de Bretaigne de celui-ci est donné comme source de cette notice par le site de Denis Janson denisjanson.fr/bouguereau, mais j'ignore sur quels arguments.

 

  L'atlas a été décrit par François de Dainville dans une publication peu disponible, et dans la réédition en 1961 du Théâtre Francoys (Maurice Bouguereau, Le Théâtre Françoys, Tours 1594. With an introduction by François de Dainville, S.J. Published by Theatrum Orbis Terrarum Ltd, Amsterdam, 1966.) La carte de Bretagne aurait été gravée au premier semestre 1591

2. La carte.

Carte de Bretagne de Maurice Bouguereau, exemplaire du CRBC de Brest, cote CA 00001, [1594], mention manuscrite v 1618 ou v.1620, portant en haut à gauche le numéro 25 : j'en donne plusieurs vues afin d'améliorer la définition des détails.

Taille : Feuille de 45 x 60 cm, carte de 36 x 47,5 cm ou 35 x 46 cm pour Pinot ; cadre de 32,7 x 46 cm. Echelle 1/750 000.

 bouguereau 0635c

 

                                bouguereau 0644c

 

                           bouguereau 0645c

 

 

                                      bouguereau 0646c

 

 

bouguereau 0655c

 

 

La parenté avec la carte d'Argentré est évidente, et la taille, l'échelle, l'échelle illustrée par un obélisque de 15 lieues, le cadre gradué en latitude et longitude, la présence de lignes verticales et horizontales, les armes de Bretagne dans un collier de l'Ordre de l'Hermine, les trois cadrans de marée, les inscriptions majuscules des pays limitrophes et de la Grande Mer Océane, et surtout le tracé des côtes et des fleuves sont identiques au modèle. 

  On peut pourtant jouer au jeu des sept différences : "Gabriel Tavernier a recopié la carte de Bertrand d'Argentré, mais il y a glissé quelques différences. Sauriez-vous les reconnaître ?" Retrouver la carte d'Argentré ici : Florilège de la Bibliothèque d'Étude de Brest : 1c : Bertrand d'Argentré et la carte de la Bretagne.

Les auteurs qui ont pratiqué ce jeu sont I.E. Jones et surtout J.P. Pinot, dont on admirera l'extraordinaire perspicacité.

 1. La première se découvre dans le titre :

DESCRIPTION . DV.  PAYS . ARMORIQVE . A . PRES. BRETAIGNE.

Le titre d'origine prend la peine d'écrire "à présent" en entier alors qu'ici le mot est abrégé par un tilde. 

Le titre s'étale sur toute la largeur de la carte, hors-cadre, dans un cartouche aux allures de "cuir". Cela n'a été possible que par une modification des côtes normandes 

Les lettres capitales sont doubles.

2. La signature.

 L'œuvre d'origine n'était pas signée ; imprudence ! Sur celle-ci, Maurice Bouguereau a apposé son nom en bas et à gauche, de l'autre coté de la Loire (pour se rapprocher de Tours ?) :

                   DSCN8954c



DSCN8953c

 

On lit Cæsaroduni Turonum in Ædibus Mauricii Boguerealdi, la mention qui figure sur les différentes cartes de l'atlas que constitue le Théâtre Françoys, et qui se traduit par " A Tours, édité par Maurice Bouguereau", Cæsaroduni Turonum étant une forme pour désigner Tours, et la formule in ædibus signifiant littéralement "dans la maison (de)".

3. Corrections d'erreurs.

l'erreur des longitudes (02° au lieu de 20°) sur l'échelle nord. Le toponyme La Gravelle.

3' Suppression d'éléments inutiles.

Une (mais une seule) des deux diagonales qui témoignaient des rhumbs a été effacée.

4. Adjonction de nouveaux toponymes.

Lac de Poytourteau ; Sesson ; La Roche-Bernard ; Noyal-sur-Vilaine (qui avait été mal placé sur l'original : martelé et limé, on avait oublié de le ré-inscrire au même endroit).

5. Nouvelles erreurs.


  • Erreur de copie transformant la presqu'île de Quiberon en une île. C'est l'ensemble du traitement du relief des côtes, très habile à en préciser les dangers sur la première gravure, qui n'est pas compris ou pas suivi par tavernier, lequel supprime toutes les hachures des eaux littorales et ne signale plus les bancs  de sable de la rade de Brest (les représentant comme des îles) ou les récifs à l'Ouest des falaises de Crozon-Camaret, qui disparaissent.
  • Erreur de copie transformant Erbignac en Erbimat, île de Sain en île de Sam, Lannilis en Lamlis, Becherel en Becherei, Lominael en Lonimael, Pornic en Porme, Bazlanec en Bazlane, Cameret en Comerer, Four en Fou, Isle ronde en Isle rond, Lantriguer en Lantraguer, Odet en Oder, Riec en Rier, Boquien en Boguien, Herqui en Hergui, Guigamp en Guincamp, Liffreen Biffre, Bazlanan en Bazlammis, Aberuiniget en Aberumige, Lannilis en Lamlis, Landiviziau en Landividiau   etc... "Sur les 324 noms que comportent les deux versions cumulées, 54 sont défigurés par Tavernier" (J.P.Pinot).
  •  Sur une plaque, le graveur peut corriger une erreur en la martelant sur l'autre face, puis en limant et polisant l'inscription fautive ; mais si le résultat est imparfait, le graveur va copié la trace mal polie en lui trouvant un sens : ainsi, Tavernier a lu la trace de correction de Basoges (Basouges-la-Pérouse) comme un Pousages qui s'établit ainsi au nord du Couesnon ! 
  • Omission des hydronymes Couesnon et Rance et du toponyme Serans
  • Absence du sigle des évêchés sur le clocher de Tréguier et Quimper.
  • Omission de la vignette de Vitré.
  • Absence des bosquets sur les collines sauf entre la Vilaine et la Loire.

 

Les erreurs sur chaque cadran de marée :

  Heureusement que ces cadrans ne servaient qu'à la décoration, sinon, gare aux échouages !

 Pourrez-vous retrouver les erreurs sur chacun de ces trois cadrans ?

 

Coté Bouguereau                                                     Coté d'Argentré :

bouguereau 0650c ex-libris---florilege-de-livres 0506c

 

bouguereau 0651c ex-libris---florilege-de-livres 0494cc

bouguereau 0647c ex-libris---florilege-de-livres 0502cc


Réponse :

a) Sur celui de la côte nord (en haut et à droite), là où le premier graveur avait placé deux Pleines Lunes le 15 et 16ème jour, au lieu d'ôter celle du 16ème jour, fautive, Tavernier a ôté le 16ème et déplacé le troisième quartier du 22ème jour (correct) au 23ème ! Ah ces terriens !

b) Sur celui du Nord-ouest, oubli du signe de morte eau (ME). 

c) Sur celui du Sud-ouest : ce sont les cercles intérieurs qui cumulent les erreurs. Si on prend les chiffres placés sous les symboles de Pleine Lune, de Pleine Mer et de Troisième Quartier on trouve 15è/VE/3/9 et sur Bouguereau 15/PL/3/8 ; 17è/VE/4/10 et sur Bouguereau 17/VE/9/4 ; 22è/TQ/9/3 et sur Bouguereau 22/TQ/ 9/2.


La première carte avait laissé passer 50 erreurs de toponymes, prédominant dans les évêchés de Vannes, Quimper et Tréguier (loin du correcteur supputé habité la région de Rennes) : celles-ci sont toutes reproduites par le nouveau graveur, qui en a ajouté 54 de son cru.

La première plaque gravée a été relue et corrigée et des toponymes en témoignent par une lettre suscrite Le correcteur, a défaut d'être bas-breton, était breton. La seconde n'a pas été gravé par un artisan connaissant les localités dont il traçait (à l'envers) le nom, mais cette plaque n'a pas été corrigée. Jean-Pierre Pinot, qui a réalisé toute cette étude, en conclue que cette seconde gravure  a été faite "au loin, sans surveillance compétente, par une équipe n'ayant pas accès au premier cuivre" lequel, de faible épaisseur, avait donné des épreuves où les corrections mal martelées pouvait induire des erreurs et dont l'encrage était médiocre. Sa conclusion définitive est la suivante : On ne peut donc que regretter que la version la plus connue de cette carte soit une copie très fautive qui donne une médiocre idée de la cartographie bretonne de l'époque." Jean-Pierre Pinot (1930-2000), alors Professeur de Géographie à l'Université de Bretonne Occidentale,  URA 903 du CNRS, in Les origines de la carte incluse dans "l'histoire de Bretagne" de Bertrand d'Argentré,  C.R.B.C., 1991  : p.195-227.

 

II. Réutilisation pour la troisième édition de l'Histoire de Bretaigne de Bertrand d'Argentré en 1618.

 Il s'agit de l'édition de Nicolas Buon, Paris, 1618, sous la direction de Charles d'Argentré, et  qui comporte l'épitre dédicatoire aux Etats de Bretagne de la première édition de 1583, la carte de Rennes Ville capitale de Bretagne par G. Closche et la table généalogique des Ducs de Bretagne ; 48 exemplaires au moins en sont connus, dont 26 contiennent la carte de Bretagne publiée auparavant par Bouguereau.

  Cela prouve que la plaque de cuivre de la première carte de Bretagne de 1588 n'était plus disponible, même pour Charles d'Argentré.

 

 

III. Réutilisation par Jean Le Clerc.

  Maurice Bouguereau n'a pas pu complété son atlas, et on ne lui connaît pas de publication depuis 1595.

Il y a trois générations de libraires nommés Jean Le Clerc établis à Paris. Jean II Le Clerc a dû quitter Paris pour Tours lors des émeutes de la Ligue, où il s'est associé à Bouguereau, participant au projet de réalisation de l'atlas national. C'est peut-être lui qui avait entrainé Tavernier à Tours et dans cette aventure éditoriale. En 1597 au plus tard (sans-doute 1594-95), il est rentré à Paris, avec les plaques de cuivre de Bouguereau.

Jean Le Clerc possède en 1603 à Paris la maison de la Salamandre rue Saint-Jacques (ou "rue saint-Jean-de-Latran*"). Il loue aussi une maison adjacente rue Frémentel, avant que ces maisons ne soient achetées par le roi pour construire le Collège Royal de France. En 1611, qualifié de "tailleur d'histoires", il passe "titre nouvel pour la maison de l'Image Saint-Claude", rue Saint-Jacques, maison renommée "Maison de l'Estoile d'or". Son fils Jean III Le Clerc est reçu libraire en 1618. (Documents...Philippe Renouard). En 1613, il publie la fameuse Carte de France dessinée par Fr. de la Guillotière, en 9 feuilles taillées en bois. Il décède en 1621-1622.

* On se souvient que c'est la rue où exerce Jacques Du Puys, l'éditeur de d'Argentré,et chez qui demeurait Tavernier en 1589. 

   Jean Le Clerc réutilise la plaque gravée par Tavernier dans son Théâtre géographique du royaume de France contenant les cartes et dispositions particulières des Provinces d'iceluy à Paris, rue Saint-Jean-de-Latran, à la Salamandre Royale, avec Privilège royal, en 1619; sept éditions jusqu'en 1632. Ce livre reprend les quatorzes planches provinciales de Bouguereau et les complète d'abord de dix-sept autres, publiant au total 37 cartes en 1619, 50 cartes en 1632, 52 cartes dans l'édition de 1632 par la veuve Le Clerc.

Frontispice sur gallica

       Le texte au verso reste identique, mais la signature de la carte change pour Joan Le Clerc excudit, signature qui se trouve désormais près de la pyramide de l'échelle des lieues; d'autre part, le titre a retrouvé sa place initiale à l'intérieur du cadre.

 


IV. Réutilisation par Jean Boisseau  avec quelques changements

 Païs armorique ou description de la haute et basse Bretagne. 33,5 x 46,6 cm,– Théâtre des Gaules, Paris : Boisseau , 1642. (7 Fi 1 - 1642), gravure par Tavernier.

  Les plaques de cuivre des cartes gravées par Tavernier pour Bouguereau furent rachetées entre 1632 et 1641 par Jean Boisseau à la veuve de Jean Le Clerc et utilisées pour son Théâtre géographique du royaume de France en 1641 [1644], qui reprend la page de titre de la veuve Le Clerc de 1632 en y collant le nom de Boisseau,  et 1631 [1647] et 1648. 

  Elles sont utilisées aussi pour le Théâtre des Gaules de 1637 [1639] et 1642.

  Jean Boisseau est inscrit en 1631 à Paris comme maître enlumineur ; c'est un éditeur de cartes géographiques.

  J. Boisseau introduit , outre le nouveau titre, de nombreuses modifications, et notamment une centaine de nouveaux toponymes du coté Est ; il trace la frontière Est que la carte de 1588 n'avait pas précisée. L'erreur de Bouguereau / Tavernier transformant Quiberon en île n'est pas corrigée. Signature Boisseau ex A paris.

 

  Selon J.P. Finot, "la dernière utilisation dans un atlas d'un tirage issu de cette planche me semble se trouver dans l'atlas de Boisseau des Archives Départementales de Loire Atlantique, in   F° 149 dans laquelle cette carte est associée à des cartes portant des dates allant jusqu'à 1647". 

 Image sur Gallica 

Site dédié : http://www.mapforum.com/02/bois.htm

Autre vue avec une définition excellente : Paulus Swaen 

 


 

      Sources:

— Sur Bouguereau : le site denisjanson.fr : http://www.denisjeanson.fr/bouguereau-homme.html

— Sur la carte de Bretagne :

  • I. E. Jones : D'Argentré's History of Brittany and its maps. Univ. of Birmingham, Dpt of Geography, Occas. Pub. n°23, 62 p. + pl. 1987.
  • Jean-Pierre Pinot :  Les origines de la carte incluse dans "l'histoire de Bretagne" de Bertrand d'Argentré,  C.R.B.C., 1991  : p.195-227.
  • François de Dainville S.J. : à défaut de pouvoir consulter son étude critique du Théâtre françoys de Bouguereau (1961), j'ai consulté :Théâtre géographique du royaume de France des le Clerc (1619-1632
  • Claude Gaudillat, Anciennes cartes marines de Bretagne 1580-1800, Coop Breizh 2003. 

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