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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 19:45

Zoonymie de la Thécla de l'Orme Satyrium w-album (Knoch, 1782).

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

Satyrium Scudder, 1876 :  l'auteur américain  donne l'explication du choix de son genre dans sa description originale en soulignant "la sobriété de ses marques et de sa  coloration , rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui aie attribué". En effet, les ailes de l'espèce-type du genre, Satyrium fuliginosa ou "Western Sooty Hairstreak" sont d'un gris  uni  en dessous et d'un brun terne au dessus, qui peuvent rappeler les couleurs de quelques Satyrides. Le nom ne crée aucun rapport entre les espèces du genre, et les satyres de la mythologie.

w-album (Knoch, 1782) : du latin signifiant "w blanc", les lignes blanches du revers des ailes postérieures traçant en effet un W aux deux jambages très prolongés. C'est  un hommage par imitation aux noms créés par Linné, le c-album (1758) et le l-album (1767). C'est aussi le problème posé par l'emploi d'une lettre qui n'existe pas dans l'alphabet latin classique (elle provient d'une ligature médiévale et d'une décisions de Chilpéric Ier pour transcrire les noms germaniques), et n'appartient à notre alphabet que depuis 1951. Créé par un auteur qui publie en écriture gothique ce nom Das Weiße W, celui-ci doit préciser que la lettre blanche est  le "lateinsichen W". Pour les mêmes raisons, Hufnagel avait nommé en 1766 w-latinum un Noctuidae.  

— Une variété du "Porte-Queue brun à deux bandes fauves" de Geoffroy (1762) et le "Porte-Queue brun à une ligne blanche" de Engramelle (1779) précèdent la description de Knoch. Latreille (1818 puis Godart (1821) et Duponchel (1849) utilisent le nom de "Le Polyommate W-Blanc", puis G. Luquet crée le nom de "la Thécla de l'Orme", l'un des onze noms créés selon la structure "Thécla + plante-hôte". Les Ormes (du latin Ulmus, même sens) et notamment les  ormes champêtres étaient omniprésents dans les campagnes mais subissent depuis 1920 et 1970 les ravages de la Graphiose, menaçant ainsi l'existence du Porte-Queue au W blanc.  

 

 

               I. Nom scientifique.

 


1°) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes.

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

 

La famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). 

  • Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : [Thiéclines : Théclas ou Thècles et Faux-Cuivrés]. Hairstreaks en anglais
  • Sous-famille des Lycaeninae [Leach, 1815] : [Lycénines : Cuivrés].
  • Sous-famille des Polyommatinae Swainson, 1827 : [Polyommatines : ; Azurés, Argus et Sablés]. Blues en anglais.

2°) Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : les Thèclas ou Thècles et les Faux-Cuivrés.

Les Theclinés se distinguent par la présence d'une courte queue sur les ailes postérieures. Ils portent le nom de Hairstreaks ["cheveux-stries] en anglais, en raison (W. Dale) des lignes fines qui traversent la face inférieure de leurs ailes.

Elle comprend trois tribus en France :

  • Tribu des Tomarini Eliot, 1973 (Genre Tomares ).

  • Tribu des Theclini Butler, 1869.

  • Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847.

 

3°) Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847

  •  Genre Satyrium Scudder, 1876
  • Genre Callophrys Billberg, 1820.

 

 

http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38600#page/160/mode/1up

2. Nom de genre :  Satyrium Scudder, 1876   

a) Description originale : 

        Satyrium Scudder, 1876; "Synonym list of the butterflies of North America, North of Mexico. Part 2. Rurales." Bulletin of the Buffalo Society of natural Sciences, Chicago, 1887  3 [18], page  106.

http://www.archive.org/stream/bulletinofbuffal03buffuoft#page/106/mode/1up

— Description : 

 "8. SATYRIUM Scudder.

Type : Lycaena fuliginosa Edw.

This genus which both Edwards and Boiduval referred to the Ephori is allied to Erora, but in the sobriety of its markings and coloration is in striking contrast to that group, recalling to a certain degree a tone of color common among Oreades or Satyrids, whence the name I have applied to it . The center of the eyes is thinly pilose ; the palpi, though slight, are longer than the eyes by the whole lenght of the terminal joint. The fore tibiae are three-fourths and the middle tibiae seven-eights the lengyh of the hind tibiae. The wings are broader than in Erora, resembling more those of Callipsyche, but, as in the former genus, the male has no discal stigma on the front pair, and the hind wings are scarcely excavated at the tip of the inner border ; the first superior subcostal nervule of the fore wings arise at or just before the middle of the cell, and the letter is a little less than half as long as the wing. In the markings of the under surface of the wings Satyrium resembles Callipsyche more closely than Erora, but in structure it seems nearly allied to the latter."

8. Satyrium Scudder.

Type: Lycaena fuliginosa Edw.

Ce genre que  Edwards et Boiduval placent tous les deux parmi les Ephori  est proche du genre Erora, mais par la sobriété de ses marques et de sa  coloration il entre en contraste frappant avec ce groupe, rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui aie attribué. Le centre des yeux est finement velu; les palpes, si légers, sont plus longs que les yeux de toute la longueur de l'articulation terminal. Les tibias antérieures sont  trois quarts plus longs, et les tibias du milieu des sept huitièmes de la Longueur,  que le tibia postérieur. Les ailes sont plus larges que chez Erora, ressemblant plus ceux de Callipsyche, mais, comme chez le premier genre, le mâle n'a pas de tache discale sur la paire d'ailes antérieures et les ailes postérieures sont à peine creusée à la pointe de la bordure intérieure; le premier nervule sous-costale supérieure  des ailes antérieures se situe au niveau ou juste avant le milieu de la cellule, et la lettre est un peu moins longue que  la moitié de  l'aile. Dans les marques de la surface sous des ailes Satyrium ressemble à  Callipsyche plus étroitement que chez Erora, mais dans la structure elle semble presque appartenir à celle-ci.

N.B : pour comprendre cette description, il faut savoir que Scudder place ce genre entre le n°7 Erora , nom encore valide aujourd'hui pour des Theclinae Eumaeni américains, et le n°9 Callipsyche, également valide pour des Theclinae Eumaeni. Il faut aussi savoir que  le nom d' Ephori est synonyme (Herbst, 1793) ou analogue à la sous-famille des Theclinae. (Herbst avait divisé les Plebejus rurales de Linné en deux groupes, Vestales et Ephori).  En 1881, Scudder écrivait "Tribe Ephori Herbst =Theclides Kirby = Hairstreaks". On peut admettre l'équation Ephori = Thécla.)

 Enfin, les Oréades désignent un "Stirps" de Hübner, un rang taxonomique peut-être équivalent à nos Sous-familles, et qui renferme pour cet auteur des Papilio Danai gemmati de Linné soit les Satyri de Fabricius, donc la sous-famille des Satyrinae.

 — Type spécifique: Lycaena fuliginosa Edwards, 1861. Proc. Acad. nat. Sci. Philad. 13: 164.

— Noms juniors :

  • Chrysophanes ; Weidemeyer, 1864  Proc. ent. Soc. Philad. 2(4) : 536.
  • Chrysophanus Hübner, 1818 Zutr. Samml. exot. Schmett. 1 : 24. (publication précédant la seconde mention de ce nom par Hübner en [1819] dans Verzeichniss bekannter Schmettlinge page 72.
  Chrysophanes ou Chrysophanus peuvent se traduire par "Signe doré", le genre correspondant ayant été assimilé aux Coppers anglosaxons à l'acceptation plus large que nos Cuivrés (cf Hemming NHM) avant de s'inscrire dans le groupe des Hairstreak .

   — Ce genre renferme  6 espèces en France : 

  • Satyrium acaciae (Fabricius, 1787) Thécla de l’Amarel.
  • Satyrium esculi (Hübner, [1804]) Thécla du Kermès.
  • Satyrium ilicis (Esper, 1779) Thécla de l’Yeuse.
  • Satyrium w-album (Knoch, 1782) Thécla de l’Orme.
  • Satyrium pruni (Linnaeus, 1758) Thécla du Prunier 
  • Satyrium spini ([Denis & Schiffermüller], 1775)  Thécla des Nerpruns 

 

 

 Origine et signification du nom 

 

—A. Maitland Emmet (1991) page  148: 

"Saturos, a satyr, a mythical being associated with the worship of Bacchus, in art often depicted with the horns and tailo of a goat. The satyrs engaged in voluptuous dances with the nymphs and this name, like Ochlodes Scudder, draws attention to the spritely flight of the butterflies. Another possible source is a plant called saturion, which was used as an aphrodisiac. Derivation from Saturium, a town in southern italy, is unlikely, since the Latin "u" should not be changed to a "y"."

 

—Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page 170:

" du grec Saturos, "Satyre". êtres mythiques  associés au culte de Bacchus, les Satyres se livraient à des danses voluptueuses avec les Nymphes, et le nom Satyrium semble faire allusion au vol sautillant de ces papillons. Ce nom de genre pourrait aussi dériver de Saturion, nom grec d'une plante censée posséder des pouvoirs aphrodysiaques."

— Perrein et al. (2012) page  : 

Étymologie : du latin satyrus, du grec satyros, "satyre" ; les satyres de la mythologie gréco-romaine sont des démons, compagnons de Dionysos —ou Bacchus pour les Latins—, représentés souvent cornus, avec une longue et large queue, et un membre viril toujours dressé et surdimensionné. La teinte sombre du recto des ailes des espèces du genre, ainsi que les petites queue des ailes  postérieures, a pu inspirer l'entomologiste américain, plutôt que leur vol dansant comme le suggère Emmet (1991).

Arizzabalaga & al. 2012 :

  Satyrium :  Els satirs, divinitats gregues dels boscos 

Discussion.

        A. M. Emmet, recopié par Luquet (2007) et Perrein & al. (20013), interprète le mot Satyrium comme s'il s'agissait du mot Satyrus, et sans consulter la description originale de Scudder. Pourtant, l'auteur américain ne se réfère nullement aux personnages mythologiques du cortège de Dionysos, ni à leurs danses, ni à leurs queues, mais se réfère à la taxonomie des lépidoptères et il le dit très clairement : "par la sobriété de ses marques et de sa  coloration il [ce genre] entre en contraste frappant avec ce groupe [des Theclinae], rappelant dans une certaine mesure le ton de couleur propre aux Oréades ou Satyrids, d'où le nom que je lui aie attribué."

 

Satyrium prunii (Theclinae) à gauche, et Maniola jurtina (Satyrinae) à droite : (presque) la même "sobriété des marques et de la couleur".

alt=Description de cette image, également commentée ci-après  alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Avec Satyrium prunii, la démonstration n'est pas spectaculaire, mais il faut se souvenir que Scudder prend comme espèce-type Satyrium fuliginosa, "fuligineux" — The Western Sooty Hairstreak—  qui, comme son nom l'indique, est particulièrement dépourvu de couleurs vives et dont les marques sont particulièrement sobres : 

   ©Kim Davis 2010                                           © 2008 Andrew Warren

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Lasiommata petropolitana ("Gorgone) :

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

 

 

 3.  Nom d'espèce : Satyrium w-album (Knoch, 1782).  

a) Description originale

Protonyme : Papilio  (Plebeius Ruralis) W Album Knoch, A. W. 1782. Beiträge zur Insektengeschichte. II. Stück. Schwickertschen Verlage Leipzig. 104 pp. page 85.

        PAPILIO PLEBEIUS RURALIS W ALBUM

Das weiße W.

Pap. Pleb. Rur. Alis bicaudatis supra suruis : posticis subtus W albo notatis, fascia arcuata aurantia saturatiore. Long. Lin. 7 lat.41/2

Desc. Palpi pap. Tab. VI. Fig.1. Porrecti latere interno nivei, externo niveo nigroque varii. Oculi rubricosi margine albi. Antennae nigrae, capitulo apice et subtus fulvo. Caput nigrum. Thorax et tergum furva. Pectus albo-coerulescens ; venter cinereus. Alae subtus cinereo-fuscae. Tab.VI.fig.2 superiores linea transversa recta alba versus latus tenuius curua ; inferiores caudis binis apice albis, supra puncto in angulo ani aurantio vix conspicuo […]

Varietas Pap. Ilicis Esper. [note donnant les références de la description originale ] an diversa species ?

[…] Der weiße beinahe zikzackichte Querstreiff, so über ihnen steht, hat nichts weniger, als die gestalt eines lateinischen W.  

Pap. Ilicis ist in hiesiger Gegend nicht selten, dahingegen unser weißes W bisher hier noch unbekannt und ein Produkt der gegend von Leipzig ist.

 

traduction sommaire :

[...]  La ligne blanche en travers presque en zig-zag qui est inscrite sur eux, n'a rien de moins que la forme d'un W latin.

 

Pap. Ilicis n'est pas rare dans cette région, par contre notre W  blanc y est  jusqu'ici encore inconnue et provient de la région de Leipzig.

b) Illustration originale Planche VI figure 1-2  dessinée par A.W Knoch et gravée par H.A Schmidt 

© BHL

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 c) l'auteur : August Wilhem Knoch (Brunswick 1742-1818).

 

August Wilhelm Knoch, fils du prédicateur à la cour de Brunswick Georg Knoch, a mené honorablement des études de théologie à Leipzig  avant de devenir le précepteur privé  des fils du Conseiller von Hoym, puis d'être engagé en 1775 comme précepteur public ("öffentlicher Hofmeister")  au Carolinum Collegium*, ce qui lui a donné l'occasion de se consacrer plus pleinement à son goût pour la science. En 1789, il a été  nommé professeur de physique ("ordenlicher Professor und Intendant"). Il était membre des sociétés d'Histoire naturelle et de Minéralogie de Berlin, Göttingen, Iena. A sa mort, sa collection d'insectes valait 1000 Thaler-or et renfermait 4246 espèces de Coléoptères (9066 spécimens) et 1080 espèces de papillons (2841 spécimens) : elle est conservée au Musée de zoologie de Berlin.

*Ecole fondée en 1745 comme "Collegium carolinum", connue en 1862 sous le nom de "Herzogliche polytechnische Schule". En 1877 elle prend le nom de "Technische Hochschule Carolo-Wilhelmina" et porte depuis 1968 celui de Technische Universität Carolo-Wilhelmina.

Knoch a publié ses observations précises en entomologie en trois volumes de 1781-1783, puis en un volume complémentaire en 1801 :

  • Beiträge zur Insektengeschichte. (Contributions à l'histoire des insectes). 3 vol. Schwickert, Leipzig 1781/1782/1783.
  • Neue Beiträge zur Insektenkunde.  (De nouvelles contributions à l'entomologie). Schwickert, Leipzig 1801

Biographie : Magazin der Entomologie, Volume 3 1818 .

Rappel : Brunswick, principale ville de Basse-Saxe après Hanovre, se trouve à 180 km au nord-ouest de leipzig, localité-type de Satyrium w-album, et lieu d'édition des ouvrages de Knoch.

 

d) localité et description.

 — Localité-type  :  environs de Leipzig, Saxe, Allemagne, d'après Verity (1951) : cf description originale supra.

— Selon Dupont & al. (2013), cette espèce est présente de l’ouest de l’Europe jusqu’à l’île de Sakhaline. Elle est signalée partout en France. Les chenilles se nourrissent principalement sur Ulmus glabra Huds. et Ulmus minor Mill. [Orme de montagne et Orme champêtre].

— Selon Wikipédia 

"C'est un petit papillon au dessus marron, avec une queue aux ailes postérieures. Le revers est de couleur marron plus clair chez la femelle orné d'une fine ligne blanche et de taches submarginales orange confluentes. On reconnaît facilement cette espèce grâce au W que forment les lignes blanches à l'arrière de ses ailes postérieures. C'est de là qu'il tient son nom vernaculaire et son nom latin. Il vole en une génération, entre mi-juin et début août. La chenille, petite et trapue, possède une tête rétractile marron foncé et un corps vert jaunâtre avec deux bandes dorsales vert foncé et des dessins obliques vert foncé et vert jaunâtre sur les flancs. Il hiverne à l'état d'œuf pondu à la base des bourgeons terminaux. Sa plante hôte est l'orme, Ulmus, surtout Ulmus glabra, Ulmus minor et Ulmus procera. Il est présent en Europe depuis le nord de l'Espagne jusqu'au sud de la Scandinavie, puis dans le sud de l'Oural et jusqu'au nord-est de la Chine, la Corée et au Japon. En France métropolitaine il est présent dans presque tous les départements mais absent de Corse. C'est un lépidoptère des lisières des bois."

 

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

  • Papilio w-album Knoch, 1782
  • Strymonidia w-album (Knoch, 1782)
Strymonidia Tutt, 1908 : Nat. Hist. Br. Butts 2(25) : 483 / June 1908, Ent. Rec. 20 (6) : 143. Nom formé sur le genre Strymon Hübner et sur le radical grec eidos "en forme de (qui ressemble à)". Le Strymon (du grec ancien Στρυμών) est un fleuve coulant en Bulgarie et en Grèce  pour se jeter dans la mer Égée, dans le golfe Strymonique.   

 

 

c) Origine et signification du nom  w-album

        

 Les interprétations des étymologistes :

 

— Anton Spannert (1888), page 22 :

"albus weiß ; sie trägt auf den Hintelflügeln unten ein weißes W "

— Arnold Spuler ( 1908) 1 page 53:

  "das weiße W von einer Zeichnung der Unterseite des Hinterflügels."

 — August Janssen (1980) page 43 :

"witte w (tekening op de onderkant van de achtervleugels)."

 — A. Maitland Emmet (1991) page 148 :

" w-album (Knoch, 1782) - from the white (albus) "hairstreak", shaped like the letter "W", on the underside of the hindwing." 

— Luquet in Doux et Gibeaux (2007) page  174:

"du latin w album, "w blanc", par allusion à l'ornementation du revers de l'aile postérieure."

— Perrein et al. (2012) page 195 : 

"Étymologie : du latin album, "blanc" couleur du W au revers des ailes postérieures."

— Arizzabalaga & al. (2012) ;

"Satyrium w-album  : Per la W blanca al revers de l’ala posterior "

 

Discussion : 

       Knoch a eu le mérite de créer un nom qu'aucun entomologiste ne peine à déchiffrer : son nom porte son explication avec lui autant que l'espèce qu'il désigne porte son nom inscrit sur lui.  Pourtant, cette simplicité limpide cache d'épineux problèmes, dont le moindre n'est pas celui-ci : le W ne figure pas dans l'alphabet latin des Romains, a été introduit chez les peuples germaniques et n'a figuré officiellement dans l'alphabet français  qu'en 1964 (Dictionnaire Robert), alors qu'elle n'est pas encore admise dans la dernière et 8ème édition du Dictionnaire de l'Académie française de 1935 !

Prenons par exemple le cas de ce Noctuidae  nommé en 1766  par Hufnagel (un allemand) [Lacanobia] w-latinum. Emmet le commente en signalant que, l'alphabet latin n'ayant pas de "w", la lettre avait eu besoin d'être "latinisé" (par la mention -latinum-) pour se qualifier comme nom scientifique. 

 Lacanobia w-latinum 

        Lacanobia w-latinum1.jpg

 L'ICZN n'a pas eu ces scrupules pour notre Thécla : ses articles Art. 11.2 et 32.5.2  sont clairs :

11.2. Mandatory use of Latin alphabet. A scientific name must, when first published, have been spelled only in the 26 letters of the Latin alphabet (taken to include the letters j, k, w and y)   

 32.5.2 :"Only the 26 letter Latin alphabet a, b, c, d, e, f, g, h, I, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z can be used for species names (Art. 11.2). Generally the spelling used in the original description is followed (Art. 32). However accents or other marks, e.g. “é”, “ø” are corrected, gaps apostrophes and hyphens (except rare instances) are removed and numbers spelled out in letters ".


L'ICZN se réfère au sens moderne d' "alphabet latin" et non à l'alphabet utilisé en latin classique par les Romains. Mais on cherchera en vain dans nos dictionnaires latins, Gaffiot en tête, la lettre W. Dans le Gaffiot, à la fin de la lettre V se cachent 7 noms en W : wahalis, walani, wandali, Wardo, Wasco, Widimerus et Wisigothi. 

Je me livre maintenant au petit jeu du copier-coller en empruntant à Wikipédia (et son W) ou diverses sources opportunes, pour suivre l'histoire de cette lettre, son enrichissement au XVIIIe siècle par la double distinction I/J, U/V, puis son ajout ultérieur du W comme dernière lettre ajoutée à notre alphabet.

 Le latin utilisait 20 lettres dans sa variante archaïque :A, B, C, D, E, F, H, I, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, V, X. Puis, 23 lettres dans sa graphie classique : A, B, C, D, E, F, G, H, I, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, V, X, Y, Z.

  Il s'agit d'une ancienne ligature datant du Moyen Âge, réunion de deux V (d'où le nom en français, double v) ou de deux U (en anglais : double u). Chilpéric Ier roi des Francs (561-584) ajouta à l'alphabet quatre caractères de son invention, parmi lesquels un affecté à la prononciation qu’on a depuis rendue par le double v. Les noms propres d'origine germanique devaient ainsi recevoir, dans les textes écrits en latin, une orthographe exacte et fixe. Afin d'adapter l'alphabet à la phonétique germanique et de rendre des prononciations écrites en latin au moyen d'une lettre unique au lieu de plusieurs lettres, il tenta, comme l'empereur Claude en son temps, d'ajouter des lettres à l'alphabet latin : la lettre grecque ω et les lettres ae, thé, uui, . Cependant, les clercs de la congrégation de Saint-Maur expliquent que ces lettres n'eurent cours que durant son règne.

 

 Usage en français

La lettre W est la dernière lettre conventionnellement entrée dans l'alphabet français. Le Petit Robert la reconnaît comme 23e lettre de l'alphabet en 1964, tandis que le Petit Larousse l'avait intégrée depuis au moins 1951. Cependant, W n'est jamais complètement sortie de l'usage pour retranscrire des noms communs étrangers ou dialectaux, ainsi que des noms propres. En 1751, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert utilise le W mais indique à l’entrée « W » que « cette lettre n’est pas proprement de l’alphabet françois. C’est la nécessité de conformer notre écriture à celle des étrangers, qui en a donné l’usage. »; de la même façon, le Dictionnaire de Trévoux en 1771 indique « Cette lettre n’est pas proprement une lettre Française. C’est une lettre des peuples du Nord. Cependant nous l'admettons pour plusieurs noms propres. ».

Bien que la lettre W eût été utilisée depuis le XVIIe siècle, le W n’était pas encore considéré comme lettre à part entière dans le Dictionnaire de l’Académie française de 1935. 

« Les premières édition du Dictionnaire de l’Académie [française] ne citaient aucun mot en W-, quoique dans l’usage on eût déjà un double V (imprimé souvent au XVIIe siècle Uv) pour les noms propres, notamment germaniques. En 1798 [5e édition du Dictionnaire de l’Académie] et en 1835 [6e édition], les quelques mots en W- prenaient place à la fin de la section consacrée à V.

En 1878, les mots en W- furent isolés, mais la lettre était définie ainsi :"Lettre consonne qui appartient à l’alphabet de plusieurs peuples du Nord et qu’on emploie en français pour écrire un certain nombre de mots empruntés aux langues de ces peuples, mais sans en faire une lettre de plus dans notre alphabet."

 

« Le texte de 1935 [8e édition, qui précède la 9e, en cours] est à peu près semblable, sauf que l’on a supprimé le dernier membre de phrase (mais sans en faire... ») tout en continuant à ne pas considérer le W comme une lettre de l’alphabet français. Ces formules négligent le fait que le W sert aussi à transcrire des noms propres appartenant au domaine linguistique français : noms de personnes comme Watteau, Wace, Wilmotte, noms de lieux comme Wavre, Woëvre, de même que des ethniques comme Wallon. »

 

On peut donc légitimement se demander comment le nom spécifique w-album créé par le Bas-saxon Knoch en accolant une lettre germanique à un mot latin, a pu être reçu en France où la lettre W n'était en usage que pour les noms étrangers. Mais dans l'expression même d'August Wilhelm Knoch, la difficulté apparaît. Exposons d'abord ceci :  

Une lettre, quatre phonèmes. (Cosmovision)

 

 "En allemand et dans les mots français empruntés à cette langue, w est une une fricative labio-dentale sonore, analogue au v français; il est donc une véritable consonne, et les mots Wagram, wolfram, etc., doivent se lire Vagram, volfram. Dans l'anglais, le hollandais et le flamand, w est une vraie voyelle, qui a généralement à la semi-voyelle correspondant à la voyelle u (ou du français), comme dans Wellington, wigh, etc. Toutefois, cette règle a, dans l'anglais, d'assez nombreuses exceptions, et la voyelle w, surtout à la fin des mots, a des sons assez variés. Dans les finales russes, le w correspond à un f français. Le w ne se rencontre, en français, que dans les mots empruntés aux langues étrangères, et il a tantôt la valeur d'un v, tantôt celle d'un ou consonne, suivant que le mot est emprunté à l'allemand ou à l'anglais. W avait le son de g dans le latin barbare, et l'on écrivait wanti pour ganti, gants. "

 

Une lettre, plusieurs graphèmes.

 

La lettre W n'est pas la même en écriture gothique (celle de la publication de Knoch) et en écriture latine de type Garamond. De même, le W peut être écrit avec deux lettres V jointives, ou par deux V qui croisent leurs jambages.

 

Lorsque l'on considère le texte de Knoch, on constate que la première moitié est écrite en partie latin et en écriture latine, alors que le texte allemand est en gothique, ce qui exige de lui ou de l'éditeur une gymnastique habile pour écrire en titre le nom de l'espèce : Das weiße W. "Das weiße" est en gothique (fraktur) et W est en écriture latine.

De même, le  problème  graphique est apparent dans sa conclusion :"Der weiße beinahe zikzackichte Querstreiff, so über ihnen steht, hat nichts weniger, als die gestalt eines lateinischen W" : alors que son texte s'inscrit en gothique, il doit préciser que son W est celui de l'écriture latine par la mention "lateinsichen W ".

 

Après ces longues considérations sur un nom si simple, oserais-je encore mentionner que ce w-album de Knoch n'est pas une création ex nihilo, mais qu'il s'inscrit dans la tradition de la dénomination en écho et en hommage (cf Denis & Schiffermüller ) Rimes et échos dans l'onomastique des rhopalocères du Wiener Verzeichniss de Denis & Schiffermüller 1775

En effet, Knoch en créant ce nom en 1782 et en le décrivant posticis subtus W albo notatis imite et rend hommage à Linné 1758 et à son [Polygoniac-album décrit ainsi posticis subtus C albo notatis.

En outre, il s'inscrit dans une tradition qui s'amplifiera encore après lui et qui s'attache à croire que les ailes des papillons portent des chiffres ou des caractères typographiques : bipunctaria et bipunctella, bipunctosa, c-album, c-nigrum, charactera,comma  gamma, graphodactyla, iota, ipsilon, l-album, l-nigrum, lamda, lambdella, leucographa, mi, ni, nigripunctella, notata, psi,  sigma, unipunctata, v-ata, v-flava, w-album, w-latinum, ypsillon et zeta.

 

 

 

              III. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

 

1. [Le Porte-Queue brun à deux bandes fauves, variété], Geoffroy, 1762.

 Étienne-Louis Geoffroy  1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. page 60-61 n°28 N.B

N.B papilio fuscus supra puncto albido, subtus linea transversa alba, alis secundaris margine fulvo angulato, et in imo caudatis.

Je place ici (mais entre crochets) la mention de ce nom, puisque Geoffroy fait cette description en 1762, 20 ans avant que Knoch ne décrive en 1782 le papilio w-album. Néanmoins, Godart avait reconnu dans cette description (ou sur la Planche qui l'accompagne) celle de l'espèce qui nous interesse.  

 

2. [Le Porte-Queue brun à une ligne blanche ],  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 306 Planche 82   dessinée par  J.J Ernst .  Et Supplément 2 planche 3 fig.72 a-b-c bis. page 318, peinte par Car. Franc Klaus et gravée par JJ. Juillet

        Même remarque pour cette description d'Engramelle, donnée par Latreille puis Godart come correspondant au w-album.

 

 3. Polyommate w-album, Latreille, 1818.

Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle tome 27 page 484.  

 

 

4. Polyommate W-blanc , Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 648 n° 112 .

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

5.  Polyommate W-Blanc , Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821,  page 188   , planche 9 fig.3  (femelle) et IXter. fig.2 peinte par Delarue et gravée par Duménil.

 


                         n276_w358

 

14010

Planche 9 fig 3, femelle :

14009

 

"Polyommate  W-blanc", la chenille, Duponchel, 1849     

 

Duponchel (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849 page 78 n°28, Planche VIII par Duménil, fig.28 a,b,c ©BHL :


                             n98_w330 

 

 

 

6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986 et le nom vernaculaire actuel.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet créait comme nom principal "La Thécla de l'Orme", acceptait accessoirement "le W blanc"et écartait "La Thécla à W blanc" , la "Thècle W-album", ; la "Thécla W-Blanc" et enfin le "Porte-Queue brun à une ligne blanche" d'Engramelle.

 

7. Étude zoonymique des auteurs français :

—Luquet in Doux et Gibeaux 2007  page 174 :

Orme : plante nourricière de la chenille.

8. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de  Thecla w-album Hübner  puis citent dans leur texte page  le nom vernaculaire de  " Le Porte-Queue brun à une ligne blanche, ainsi que l'appelle Engramelle".

 

— Doux & Gibeaux 2007 : " La Thécla de l'Orme"..

— Perrein et al. 2012 : "Thécla de l'Orme ".

— Wikipédia : "Thécla de l'orme ou W blanc  ".


 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

  • "Marroneta de l'om" en catalan : Marronetes Pel color Marroneta de l’om Per l’especificitat de la planta nutricia, l’om (Ulmus spp.)
  • "White-letter Hairstreak" en anglais
  • "Guobinis uodeguotis" en lituanien
  • "Ostrôžkár brestový" en slovaque
  • "Хвостатка вязовая" en russe
  • "Ostruháček jilmový" en tchèque
  • "W-blanca" en espagnol
  • "W-betűs farkincás-boglárka" en hongrois
  • "Veve repkar" en serbe
  • "Det hvide w" en danois
  • "Iepenpage" en néerlandais
  • "Jalavanopsasiipi" en finnois
  • "Ulmen-Zipfelfalter" en allemand
  • "Tecla w-bianco" en italien
  • "Almestjertvinge" en norvégien
  • "Almsnabbvinge" en suédois
  • "Jalaka-kannustiib " en estonien
  • "Gobu astainītis" en letton
  • "Ogończyk wiązowiec" en polonais
  • "Karaağaç Sevbenisi" en turc.

 

 

 

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • "Brithribin w-wen" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

 

               

 

 

IV. Les noms vernaculaires en anglais selon M. Salmon (2000) .

 

 

  Selon le site UKButterflies, l'Orme est sa seule plante hôte et cet arbre a subi en raison de la maladie hollandaise de l'Orme [Graphiose] dans les années 1970 et au début des années 1980, en particulier dans les sites du sud. Toutes les espèces d'Ormes ont été touchés et il était à craindre que cette espèce de papillon vienne à disparaître dans les Îles Britanniques . Les colonies survivantes ont été par la suite examiné afin d' obtenir une meilleure compréhension de la distribution de cette espèce. Plusieurs nouvelles colonies ont été trouvées, ce qui a donné un nouvel espoir pour l'avenir de ce papillon. En outre, il ya eu un effort concerté pour trouver des ormes résistants aux maladies et qui présentant les qualités appropriées pour ce papillon (comme la floraison au bon moment de l'année car les jeunes larves reposent généralement sur des boutons de fleurs comme source de nourriture).

Ce papillon forme des petites colonies qui ne dépassent parfois pas plus de quelques dizaines d'individus. Les colonies sont généralement centrées sur un petit bouquet d'arbres ou même un arbre individuel. Ces papillons ne sont pas de grands voyageurs et reviennent année après année sur le même site. Ce papillon se trouve dans toute l'Angleterre, au sud d'une ligne tracée entre South Lancashire à l'ouest et le South Northumberland, à l'est. Cette espèce est plus particulièrement observée  au Pays de Galles, mais ne se trouve pas en Ecosse, ni en Irlande ou sur l'île de Man. (UK Butterflies)

 


  • "The Hair-streak" : Petiver, 1703.
  • "The Dark Hairstreak" : Harris, 1775 ; Lewin, 1795 ; Haworth, 1803.
  • "w-hairstreak : Humphreys & Westwood, 1841 ; W.E. Kirby, 1906.
  • The Black Hairstreak" : Donovan, 1808 ; Samouelle, 1819 ; Jermyn, 1824 ; Rennie, 1832 ; Wood, 1852 ; Stephens, 1856 ; Newman, 1871 : Furneaux, 1894.
  • The White-W Hairstreak": Morris, 1864.
  • The White-letter Hairstreak" : Furneaux, 1894 ; Coleman, 1860 ; W.F. Kirby, 1896 ; W.E. Kirby, 1906 ; South, 1906 ; et la plupart des auteurs suivants.

 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : Satyrium

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : satyrium w-album

— UK Butterflies : satyrium w-album

— lepiforum : satyrium w-album

— jardinsauvage : satyrium w-album

 

 

Voir :          Zoonymie des Rhopalocères : bibliographie.

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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