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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:02

         Zoonymie (origine du nom) du papillon

  Le Cuivré commun Lycaena phlaeas, (Linnaeus, 1761).

 

 

 

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

Lycaena Fabr, 1807: du grec loukaïna, "louve", Comme la plupart des noms génériques de Fabricius, il s'agit d'un épithète d'Aphrodite, "La Louve porte-sceptre des Dieux" des Hymnes orphiques.

phlaeas (L. 1761) : aucune étymologie n'est avérée, mais la plus séduisante est celle de Spuler (1901-1908 p. 58) qui évoque le grec phlégo, "je brûle", qualifiant la couleur feu des ailes.

—  les noms vernaculaires. Alors que Linné avait choisi en 1743 le nom de "Beurré" (butyracea), Geoffroy préféra en 1762 celui de "Bronzé", couleur bronze, c'est à dire jaune cuivre. Engramelle (1779) le modifia en Argus Bronzé, Latreille en 1803 en Papillon Argus Bronzé ;  en 1821, Godart, avec son regrettable Polyommate Phlaeas ne donne qu'une translation de son nom scientifique.  En 1986, G. Chr. Luquet  créa le nouveau nom de Cuivré commun, calqué sur le "Common Copper" anglais, et l'institua en nom principal, tout en conservant L'Argus Bronzé et Le Bronzé en noms accessoires.  Dans tous les cas, nos noms vernaculaires soulignent la couleur des ailes, qui est l'élément remarquable du papillon.


  

 


curhub10.jpg

 

      Image : http://delta-intkey.com/britin/images/curhub10.jpg

 

    


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815.

 La référence de la publication originale de Leach ne fut pas facile à trouver, d'autant qu'elle se cacha derrière le nom de Brewster.  La voici : 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

Voici un autre lien, c'est plus sûr :https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

      L' Edinburgh Encyclopædia était une encyclopédie en 18 volumes, imprimée et publiée par William Blackwood  et éditée par David Brewster entre 1808 et 1830. En rivalité avec l'Encyclopædia Britannica publiée à Edimbourg,  elle était considérée comme étant la meilleure sur les sujets scientifiques ; la plupart des articles étaient rédigés par le physicien D. Brewster, qui fut recteur de l'Université  de 1859 à 1869, mais elle faisait appel à d'éminents contributeurs. 

  Ce n'est qu'en 1832 que Joseph Parker de Philadelphia, et Whiting et  Watson de New York éditèrent la version américaine.

    Cette publication de Leach  donne la première bibliographie jamais publiée en entomologie. Cet auteur, alors bibliothécaire adjoint en zoologie au British Museum, a fondé également les ordres Phasmida, anoploures, thysanoures et Rhaphidides, les familles hémiptères Pentatomidae, Coreidae, Belostomidae; la famille de diptères Tipulidae et la famille des hyménoptères Chrysididae.

 

Leach et les anagrammes de Caroline.

   Puisque mon sujet est la zoonymie, je ne laisserai pas passer l'occasion de signaler les particularités des créations onomastiques de W. Leach. On dit en effet qu'il avait été amoureux d'une certaine Caroline, dont on ne sait si elle était son épouse, sa sœur, ou sa maîtresse, mais dont il s'ingénia, l'année de ses 28 ans, à dissimuler les acronymes de son prénom dans ses noms de genre de crustacés, tels que Anilocra (1818), Canolira (1818), Cinolara (1818), Conilera (1818), Nelocira (1818), Nerocila (1818), et Rocinela (1818) ! D.M. Damkaer, qui relate cette originale série (The Copepodologist cabinet, page 148) en citant Stebbing, 1893 et Gosse, 1860,  aurait pu citer aussi Lironeca 1818 / Livoneca 1818, ou Olencira 1818. Ses successeurs s'amusèrent à poursuivre le jeu avec Renocila (Miers, 1880), Alcirona (Hansen, 1890 ), Lanocira (Hansen, 1890 ) et  Corilana (Kossman, 1880), Nalicora (Moore, 1902) , Orcilana (Nierstrasz, 1931) , Creniola (Bruce, 1987) et Norileca (Bruce, 1990).

Ces noms ont été publiés dans le Dictionnaire d'histoire naturelle Tome 12, Levraut, Le Normant : Paris 1818, page 69-75  dans lequel Leach était chargé de l'article Crustacés. Page 74, il écrit page 74 "Je crois utile de donner la liste des noms de tous les genres de crustacés qui ont été publiés jusqu'à ce jour", de Aegée, Aeglée jusqu'à Zoé, Zozime, Zuzare.  Voir la liste de tous les noms de crustacés créés par Leach ici. Mais c'est dans l'article Cymothoadées page 338 que les genres sont présentés. Ils débutent, est-ce un hasard, par le genre Eurydice Belle (on connaît l'air de Gluck Che farò senza Euridice "J'ai perdu mon Eurydice, rien n'égale mon malheur"..) Les noms de genre en français sont les anagrammes de Caroline, et leurs espèces se déroulent comme une longue marche orphique appelant de l'Hades les entomologistes : Nélocire de Swainson, Conilère de Montaigu,  Rocinèle de Devonshire, [Aega (une nymphe)], Canolire de Risso, Anilocre de Cuvier, Olencire de Lamarck, Nérocile de Blainville, Livonèce* de Redman ou de Rafinesque, puis se termine (après Cymothoa de Fabricius) par son Limnorie, qui porte le nom d'une Néreïde.

* Livonèce  Il s'agit d'une faute typographique pour Lironeca, comme en témoigne une version anglaise du texte français, écrit de la main de Leach et conservé aux archives de la Société linnéenne de Londres  , dans lequel il a clairement écrit Lironeca. De même, dans sa liste donnée page 74 du même dictionnaire, c'est le terme Lironecée qui est indiquée.  Dans la réédition du dictionnaire,  Latreille a corrigé   à plusieurs reprises  "Livoneca / Livonèce" par "Lironeca / Lironèce".  La Commission Internationale de nomenclature zoologique a néanmoins déterminé  "Livoneca" comme la forme valide pour ce genre. Dans un article paru en 1994 dans le Bulletin de nomenclature zoologique, Ernest H. Williams , Jr. et Thomas E. Bowman  ils ont défendu l'orthographe originale de Lironeca et demandé  à la  Commission Internationale de nomenclature zoologique de décider que Livoneca est une orthographe originale incorrecte de Lironeca.

 Dans ses manuscrits inédits , il avait également utilisé  le nom Cilonera . " Ibid . ( Note 116 , p.402

Depuis près de 200 ans, des esprits curieux ont tentés de savoir qui se cachait derrière Caroline. Leach n'était pas marié, n'avait pas de maîtresse connue, si tant est que son dévouement pour la science, ses fonctions au Muséum et ses publications incessantes [ son Entomology de 1815 est un travail considérable] lui en ait laissé le temps. Il avait une sœur, mais elle se prénommait Jenny. On a pensé à Caroline de Suède, à l'astronome Caroline Herschel, à Caroline de Brunswick et à Caroline Clift, la fille du naturaliste William Clift ; il pourrait s'agir d'une simple combinaison aléatoire de phonèmes. 

  J'ai tout de suite pensé au poème d'Edgar Poe : Annabel Lee.

 

It was many and many a year ago,
 In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
 By the name of Annabel Lee;—
And this maiden she lived with no other thought
 Than to love and be loved by me.

[...]

 

 

And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling, my darling, my life and my bride
 In the sepulchre there by the sea—
 In her tomb by the side of the sea.

 


 Quel merveilleux moyen d'élever un Tombeau à un amour d'enfance que d'immortaliser le nom de l'aimée dans le marbre de l'onomastique zoologique des animalcules marins, et de le laisser se refermer sur l'indicible secret ?

La Caroline de Leach rejoint alors — pour moi seul —la Vanessa de Fabricius, et les amours que Nabokov a exprimé pour mieux les cacher dans le personnage de sa nymphette Lolita.

 

 (N.B Ces données sont issues de la présentation d'un travail artistique inspiré par ce thème : voir :http://www.victoriamanning.com/statement/elfortiana/elfortiana_statement.html. L'auteur y évoque les autres pistes possibles, telles que  Cornelia, Caroli Linné, Lonicera, Craniola, Carniola, Coraline, Caroline, Cerniola, et Arenicola.)

  Leach ne se limitait ni au prénom de Carolina, ni aux isopodes, ni à l'année 1818 : il avait déjà osé nommer un martin pêcheur australien  Dacelo Leach 1815, par anagramme du genre Alcedo des martins-pêcheurs de la vieille Europe. Ses créations avaient parfois le don d'irriter, et en 1842, six ans après la mort de Leach , le Comité de l'Association britannique sur la " Révision de la nomenclature botanique et zoologique " a éliminé les noms Azéka et Assiminea pour leur absence de sens.  En 1900 , le révérend Knight a  enquêté sur ces noms ...et a découvert que ces  "nonsense names" correspondaient sans-doute à la ville biblique de Azekah et  à Assémani, un «grand savant oriental ". De plus,  lors de l'examen des dizaines d'autres noms, il a également conclu que Leach semblait avoir une prédilection particulière pour les indications géographiques et des noms dérivés de personnes, ayant souvent une origine biblique ou oriental . (Journal of conchology , Vol. 9, n ° 9, Janvier 1900)

 

 

 

La Famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). Elle comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-famille des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae Leach, 1815 and Theclinae Swainson, 1831.

 

 

b) sous-famille des Lycaeninae, Leach, 1815.

Un seule tribu :

c) Tribu des Lycaenini [Leach, 1815]. Les Cuivrés.

Cette tribu ne contient (en France) que le genre Lycaena depuis le regroupement récent sous ce nom des genres Heodes, Helleia, Thersamolycaena, Thersamonia et Paleochysophanus.

 

    

2. Nom de genre : Lycaena Fabricius, 1807

   Lycaena Fabricius,  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Magazin für Insektenkunde. (K. Illiger) Braunschweig [ Brunswick] 6 page 285, n°32.

Type spécifique: Papilio phlaeas Linnaeus.

  Cette publication est parue en avant-première pour informer les amateurs de la nouvelle division en 49 genres par lesquels Fabricius répartissait ses papillons diurnes (parmi lesquels in accueillait les Sphinx, les Sésie ou les Zygènes). Le Systema glossatorum, la taxonomie complète des Glossata, ainsi que Fabricius nommait les lépidoptères, devait paraître en 1808, mais la faillite de l'éditeur et la mort de l'entomologiste danois n'a pas permis cette parution.

  Le genre Lycaena est le 32ème des 49 genres ; il est divisé en trois groupes. Seuls les noms de quelques unes des 150 espèces prévues. Parmi ces noms se trouvent hesperia virgaureæ et hesperia phlæas.

 

Étymologie.

1.  Sodoffsky  page 81.  

     " Lycaena. Von ly.., Wölfin. Wie passt die unter die Göttingen hier ? Besser schon wäre : Lycia, Beiname der Diana (v. Vollmer*, I.c page 602.) ; noch besser aber ein Beiname der Venus, etwa : Migonitis, von …, "vermischen, vermengen". V . Vollmer I.c p. 1203."

*Dr. W. Vollmer, voliständiges Wörterbuch der Mythologie aller Nationen. Stuttgart 1836.

— Trad : "Lycaena, du grec ..., "la louve". Comment passe-t-on ici [au nom d']une divinité ? Ce serait mieux avec Lycia, épithète de Diane (Vollmer I. page 602), et encore mieux d'après un épithète de Vénus, par exemple Migonitis, du grec ... "mélangé, réuni". Voir Vollmer I page 1203."

 Vénus/Aphrodite Migonitis (du grec "unir", latin misceo, "s'unir (sexuellement)" cf. Virgile, Mista Deo mulier) est vénérée selon Pausanias (Livre III chap. 22) à Gytheion  pour l'union conjugale. Elle avait reçu ce nom après que Pâris se soit uni à elle sur l'île voisine de Cranaé. Mais comment Sodoffsky passe-t-il de lycaena à Migonitis ?

 


 

2.  A.M. Emmet 1991 page 148:

 

"Lycaena est l'une des trois familles (Thecla, Lycaena  et Hesperia) entre lesquelles Fabricius répartit ses Théclas, Cuivrés et Azurés après qu'il les ait séparés du groupe des Skippers. Ce nom [créé par Fabricius en 1807] a été donné à cette Famille malgré qu'il soit postérieur au nom Cupido de Schrank 1802 et de Polyommatus de Latreille 1804, qui recouvraient tous les deux les mêmes groupes.

 "Le nom provient peut-être du grec lukaina, "louve", mais les auteurs ont boudés cette explication. Sodoffsky suggéra en 1807 "Lycia, épithète de Diane". Pickard et al. citent Sodoffsky sans autre  alternative ; Macleod, avec plus de vraisemblance, propose Lukaios, d'Arcadie, soulignant que plusieurs espèces portent le nom de bergers arcadiens. Une autre possibilité encore est Lukeion, le Lycée, un gymnase athénien, faisant référence aux activités animées des papillons. Néanmoins, les noms scientifiques  n'ont pas besoin de trouver leur légitimité dans des caractéristiques entomologiques et la première interprétation est sans-doute la bonne, même si elle peut renvoyer aux autres suggestions en écho. Le problème est le même pour d'autres noms créés par Fabricius, comme Zygaena, dans lequel il semble se livrer spirituellement à une sorte d'argot rimé, poursuivant un train de pensée avant de conclure par les sonorités d'un terme polysémique."

 A.M. Emmet aborde toujours les noms de genre de Fabricius avec la conviction qu'il a devant lui ce que Pef a baptisé un Motordu. D'autre part, il ignore la règle que s'est fixé l'entomologiste danois, et qu'il respecte assez souvent, qui consiste à choisir ses noms génériques des papillons diurnes parmi les épithètes de Vénus/Aphrodite, et ceux des nocturnes parmi ceux de Diane/Artémis. Or, selon A. Spuler, Vénus est bien surnommée "La Louve" (voir Glaser 1882 page 311). Spannert reprend aussi cette hypothèse. Néanmoins, la louve est plutôt un animal liè à Artémis, et je n'ai pas trouvé de confirmation de cette hypothèse dans les listes d'épiclèses de Vénus.(ici) A contrecœur, j'allais l'abandonner, non sans m'amuser à évoquer les associations entre lupanar / Lupa, "louve", mais aussi "courtisane, prostituée" c'est à dire, "prêtresse de Vénus", en quelque sorte. Cette association me fait découvrir, à la page 135 du Mémoire sur Vénus de Pierre-Henri Larcher (1775), la référence que je cherchais : Les Hymnes orphiques 54 [52], vers 11. La traduction qu'en donne Leconte de Lisle sous le titre Parfum d'Aphrodite est la suivante : 

      Ouranienne, célébrée par mille hymnes, Aphrodite qui aimes les sourires, née de l’écume, Déesse génératrice, qui te plais dans la nuit noire, vénérable, nocturne, qui unis, pleine de ruses, mère de la nécessité, toutes les choses sortent de toi, car tu as soumis le Kosmos et tout ce qui est dans l’Ouranos et dans la mer profonde et sur la terre fertile, ô Vénérable ! Conseillère de Bakkhos, qui te réjouis des couronnes et des noces, mère des Érôs, qui aimes les lits nuptiaux, qui accordés en secret la grâce, visible et invisible, aux beaux cheveux, Louve porte-sceptre des Dieux, génératrice, qui aimes les hommes, très-désirable dispensatrice de la vie, qui unis les vivants par des nécessités invincibles et qui saisis, à l’aide de tes charmes, d’un désir furieux, la race innombrable des bêtes sauvages, viens, Déesse née dans Kypros, sois-nous favorable, belle Reine, soit que tu souries dans l’Olympos, soit que tu parcoures tes demeures dans la Syriè qui abonde en encens, soit que, sur tes chars ornés d’or, tu visites les rives fertiles du fleuve Aigyptos ; soit que, sur les hauteurs qui dominent l’onde marine, tu te réjouisses des danses circulaires des hommes, ou que tu te plaises, sur la terre divine et dans ton char rapide, au milieu des Nymphes aux yeux bleus, le long des sables du rivage ; soit que, dans la royale Kypros qui t’a nourrie, les belles vierges et les nouvelles mariées, ô Bienheureuse, te célèbrent par leurs hymnes, toi et l’ambrosien Adônis, viens, ô belle et très-désirable Déesse ! Je t’invoque avec un cœur innocent et par des paroles sacrées.

 

 

Les Hymnes orphiques Hýmnoi pròs Mousaîon ou Ὕμνοι πρὸς Μουσαῖον sont un recueil de 87 ou 88 hymnes d'origine incertaine, datant sans doute du IIe ou IIIe s. ap. J.-C., chacun étant une invocation à une divinité. - Il en existe  trois manuscrits connus de la traduction latine : Codex Laurentianus XXXVI, 35 ; Codex Ottobonianus Lat. 2966 , et le Codex Vaticanus 6891 qui relève d'une autre tradition que les précédents.

Si Fabricius ne les avaient pas sur sa table de chevet, sans-doute pouvait-il en trouver le contenu (ces hymnes sont très riches en épiclèses : cf. M. Hopman-Govers) dans des compilations. 


 L'hypothèse qu'énonce Emmet, de rapprocher le Lycée d'Athènes, Λύκειον / Lúkeion, cet ancien gymnase où se réunissait les péripatéticiens élèves d'Aristote, est fantaisiste, avec sa comparaison entre les évolutions des athlètes et le vol des papillons. Le lien avec le Mont Lykaion, ou Mont Lycée en Arcadie, consacré à Zeus Lycien, depuis que Lycaon fils de Pelasgos en avait institué le culte, correspond d'avantage aux habitudes onomastiques de Linné.

Hans-Arnold Hürter développe une très brillante réflexion sur les liens sémantiques entre les mots grecs  Likeri Lycoreia , Lycoreus , Lykaios et Lykeios et les dérivés du grec λευκος [leukos], « blanc, brillant », de l’indo-européen commun *lewk  (« briller, brillant > clair, vu > voir ») qui donne le latin lux, lumen "lumière",, l’allemand Licht, Leuchte, l’anglais light. Ainsi jadis déjà on comprenait le nom d' Apollon Lycios comme "dieu de la lumière", ou comme "né en Lycie", soit parce qu'il avait débarrassé la région de Sicyone des loups. Ce rapprochement est très séduisant pour une famille de papillons cuivrés ou azurés, mais Hürter après avoir joué autour de cette idée comme un phalène autour de la flamme, rappelle doctement que les noms de Linné sont attribués de manière parfaitement arbiraire, sans ressemblance ou relation avec les taxons qui les reçoivent.

Enfin, le lien entre entre le Papilio lycaon nommé par Kühn en 1774 (Misis lycaon) et le genre lycaena 1807 reste spéculatif.

        

 


  Nom d'espèce :

 n° 1078 Papilio phlaeas      Linnaeus, C. 1761. Fauna Svecica sistens animalia Sveciæ Regni: mammalia, aves, amphibia, pisces, insecta, vermes. Distributa per classes & ordines, genera & species, cum differentiis specierum, synonymis auctorum, nominibus incolarum, locis natalium, descriptionibus insectorum. Editio altera, auctior.. Stockholmiæ. (L. Salvii). 578 pp. page 285.

"Habitat in pratis Westmanniae" : Localité-type : Västmanland, Suède. L'espèce est observée dans toute la France. Les chenilles se nourrissent sur diverses espèces d’Oseille.

 

 

       Origine du nom selon A.M.Emmet 1991,  page 149.

" Écrit par Linné avec une diphtongue qui peut être lue soit comme -æ, soit comme  -œ, phleo, phloïo,"j'attele", "je déborde", "je fleuris", différents adjectifs ayant été construits sur cette racine comme épithètes de déesses comme Proserpine, Aphrodite et Bacchus ; en latin, le verbe floreo, "je fleuris", est dérivé de la même racine : de la couleur cuivrée brillante, suggérant la splendeur des fleurs. Tout ceci est assez compliqué, et Spuler préfère faire dériver le nom de phlego, "flamber", qui se réfère à la couleur fondamentale du papillon."

 Hans-Arnold Hürter cite différentes pistes, pour n'en retenir aucune:

  • Phlégias ou Phlégyas (en grec ancien Φλεγύας / Phlegúas) est roi des Lapithes en Thessalie.
  • Phleia surnom d'Aphrodite et de Déméter.
  • Phleius, ville du nord-est du Péloponèse.
  • Phleon, Φλεων  surnom de Dionysos "le Luxuriant (feuillage)".
  • Phlias, fils de Dyonisos, 
  • Phloia, désignant Coré (Perséphone).
  • le verbe grec phleo, phleien fleurir, épanouir sa floraison, abonder, couler en abondance.

 Quoiqu'en dise Emmet, le mot écrit par Linné semble être Phlæas, la diphtongue -æ se retrouvant plusieurs fois dans le texte, par exemple dans "habitat in pratis Westmanniæ" où elle ne peut pas prêter à discussion.

       Je peux évoquer aussi les plantes nommée Phléon et Phleos par Théophraste, citée dans les Grenouilles d'Aristophane comme vivant dans les marais, par Pline (H.N. LIV,22)d'où viennent le Phleum pratense, nom donné par Linné en 1753 à une graminée ( Fléole des prés). Linné ne mentionne pas la plante hôte, identifiée actuellement comme le Rumex, mais dit seulement que le papillon vit dans les prés.

  J'ai aussi recherché sans succès l'étymologie de la plante Rytiphlaea tinctoria, de la pentatomide du Brésil phlaea paradoxa, des hémiptères nommés phlaea ou phloea, de lejophlaea...

   J'en arrive à la sage conclusion de H.A. Hürter et de Ochsenheimer qui constatant qu'aucune étymologie n'est obtenue sans faire violence au terme linnéen, acceptent l'idée que seul Linné sait ce qu'il a voulu signifier. Et Hürter ajoute : "Auch hier gilt : Namen sind zum Nennen da !", "Encore une fois, les Noms sont là pour Nommer !" Autrement dit, ils ont pour fonction principale de poser sur une espèce une étiquette qui fasse consensus, et non pas de nous faire réviser notre mythologie. C'est "l'arbitraire du signe". Ce qui ne nous interdit nullement de laisser le nom déployer la roue de paon de toutes ses évocations, lesquelles s'enrichissent de toutes les recherches effectuées.

 

 

 

Synonymes (INPN, Muséum).

 

Chrysophanus phlaeas polaris Courvoisier, 1911.

Chrysophanus phlaeoides Staudinger, 1901.
Heodes phlaeas (Linnaeus, 1761) .
Lycaena phlaeas aestivus Zeller, 1847.
Lycaena phlaeas nigrioreleus (Verity, 1920).
Lycaena phlaeas phlaeas (Linnaeus, 1761) . 
Papilio phlaeas Linnaeus, 1761 .
Rumicia phlaeas nigrioreleus Verity, 1920.  


LERAUT retient la présence de trois sous-espèces en France :

- phlaeas Linnaeus, 1761. Localité-type : Västmanland, Suède.

- nigrioreleus Verity, 1920. Localité-type : Florence. Localisé dans le sud de l’Europe.

 

- aestivus Zeller, 1847. Localité-type : Etna, Sicile. Localisé en Corse.

Emmet donne l'étymologie des sous-espèces suivantes :

— subsp. eleus (Fabricius, 1798 ), du grec Eleus, d'Elis, ville du Péloponèse.

page 430 n° 180.

— subsp. hibernica Goodson, 1948 : "cette sous-espèce se trouvant en Irlande."

 

 

 

 

                II. Noms vernaculaires.

 

 

1.  Le bronzé , Geoffroy, 1762.

 Le bronzé, Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 65 n° 35.

Le Bronzé, P. virgaureæ, Geoffroy in Fourcroy, Entomologia Parisiensis, 1785 p. 246 n°35.

Dans ses références, Étienne-Louis Geoffroy cite James Petiver, John Ray, Rösel von Rosenhof, et la Fauna suecica de 1746 de Linné page 247 n° 807 .

 Si on se rend sur cette page de Linné, on trouve indiqué un nom qualifié de "vulgo", par lequel, avant qu'il n'institue sa grande dénomination binominale du Systema Naturae de 1758, Linné s'essaie à donner quelques noms de son cru, alors que la règle parmi les savants était de désigner une espèce par une "phrase spécifique" latine. La phrase spécifique est : papilio hexapus ; alis rotundatis fulvis ; utrinque nigris punctis, " Papillon à six pattes ; ailes arrondies fauves ; et des deux cotés [ou sur les deux ailes] des points noirs".

 Le nom de Linné est Butyracea vulgaris. On peut le traduire par "Le Beurré commun", le papillon suivant n° 808 étant le Butyracea albo-maculata ou "Beurré à points blancs".

 Il m'apparaît évident que cet adjectif de "beurré" qualifie la couleur, celle, par exemple, des gants "beurre frais" qui furent si prisés des aristocrates. Le spécimen de papillon de la collection  de Linné avait-il perdu la vivacité de son éclat ? Geoffroy trouva sans-doute peu à son goût cette beurrée trop pâle et préféra baptiser le papillon Le Bronzé, un décalque très proche du nom choisi par son maître. 

 Là encore,il faut distinguer le bronze comme matière (alliage de cuivre et d'étain), et le bronze comme couleur. Aujourd'hui, la "couleur bronze" est un brun verdâtre qui ne rend pas mieux compte des ailes de notre papillon que le "beurre frais". Mais jadis, la préparation vendue par les marchands de couleur était de deux sortes : le bronze rouge, et le bronze jaune, ou doré; elle était faite à partir de limaille de cuivre, et le dictionnaire de l'Académie définissait ainsi en 1835 le teint bronzé : " teint qui approche de la couleur du cuivre". Autrement dit, il n'y a guère de différence alors entre "cuivré" et "bronzé".Elle correspond, dans la poésie latine, au qualificatif "airain, aes, aeri.

  La recherche de cet adjectif dans l'Encyclopédie méthodique, entomologie de 1819 en révèle un usage fréquent pour qualifier la couleur des ailes ; ou plutôt, on découvre que cet adjectif est plutôt utilisé pour moduler une autre teinte et souligner son éclat métallique, puisqu'il se décline en noir-bronzé, vert-bronzé, bleu-bronzé, bronzé-pâle, verdâtre-bronzé, bronzé-bleuâtre.

 Seulement voilà. 

  Après avoir décrit ses deux "Beurrés" dans sa "Faune de Suède" (Fauna suecica) de 1746, Linné décrivit sous un seul nom ses butyracea dans sa grande, fameuse et inaugurale Dixième édition de son Systema Naturae de 1758 page 484 n° 161. Son Papilio plebejus virgaureae renvoie à ses numéros 807 et 808, avec le nom commun de Butyracea.

[N.B. On peut établir une relation entre ce nom de Butyracea et le nom anglais des papillons de jour, "butterfly", littéralement "beurre-insecte" beaucoup plus ancien, et qui a peut-être son origine dans le nom donné aux papillons jaunes. ]

Lorsque, à Paris, en 1760 peut-être (alors qu'il écrit son livre qui sera publié en 1762), Geoffroy décrit son Bronzé, il ne peut donc lui donner comme référence linnéenne du Systema Naturae que le P. virgaureae, puisqu'il n'a pas encore sous les yeux la deuxième édition de 1761 du Fauna Suecica décrivant page 285 les deux espèces Phlaeas et Virgauraea. (On note en passant que Linné y supprime ses deux butyracea de 1746, désormais rancis).

  Latreille, en 1803, aura beau jeu d'écrire que   "Le Bronzé de Geoffroy est le papilio phlæas de Linné, et non son papilio virgaureæ, comme il l'avait cru". Comme il l'avait cru !!! Comment faire si on ne dispose pas des noms pour désigner la chose!

Les deux papillons se distinguent par les points blancs du recto des ailes, présents uniquement chez L. virgaureæ. Ces points blancs ne sont pas signalés par Geoffroy, qui a parfaitement décrit, le L. phlæas, alias butyracea vulgaris. Et il a parfaitement renvoyé son lecteur aux illustrations de Rösel tome 3 supplément tableau 45 figure 5,6.

  Linné, lui, donne dans son S.N ces références de Rösel avec ses illustrations de phlaeas dans la description de son virgaureæ. De même, il donne l'illustration de John Ray, un phlaeas  manifeste, comme un virgaureae. Forcément, il a mélangé les deux!

Vous me suivez ?

Voici les illustrations de Rösel : cliquez, les images sont superbes !

tableau XXXVII tBMYpacPpC36AK-pXe5oR6VA2yYi5XxHce8rmxNn

 

tableau XLV :

 

Ou bien comparez les deux espèces d'après Hübner (Pl. 15)

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 2. L'Argus Bronzé, Engramelle 1779.

  Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 186  Planche 43 n°91 par J.J. Ernst gravée par J. Juillet,  1779. 

   Sans-doute Engramelle considéra-t-il que, si on pouvait créer les noms  Le Citron, l'Aurore, le Nacré, L'Azuré, le Soufré, le Souci ou La Grisette, l'adjectif  Le Bronzé ne pouvait s'employer seul, dans le célibat d'un autre nom. Bref, on ne pouvait (pas encore, cela sera possible en 1979) le substantiver si facilement, et il fallait le renvoyer à son statut ancillaire au service d'un nom propre. Cela peut se comprendre, mais pourquoi avoir choisi le nom d'Argus (le géant aux cent yeux) alors que ce papillon n'est nullement ocellé, mais seulement tacheté ?

 

3. Le Phlaeas , Charles de Villers, 1789.

Phlaeas, C. de Villers, Caroli Linneai Entomologia, 1789, page 70 n°125

 

4.  P[apilio]  Walckenaer 1802.

Walckenaer Faune parisienne 1802 page 262 

 

5. Le Papillon Argus Bronzé  Latreille, 1803.

Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 page 89.


6. Le Polyommate Phlæas, Godart et Latreille, 1819.

LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9,  1819, page 670 n° 167. 

 

7. Le  Polyommate Phlæas, Godart 1821.

 

Le Polyommate Phlæas : Jean Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France Paris : Crevot 1821/1823 page 204 n° LXXII planche X peinte par Delarue et gravée par Auguste Duménil. 

On notera l'emploi du terme "bronzé" comme couleur dans la description :

"Le dessus des premières ailes est d'un fauve-bronzé luisant, avce des points noirs, et le contour d'un brun noirâtre".

 Ce nom n'est pas une réussite, car il est trop long, déplaisant à l'oreille et, surtout, qu'il retranscrit le nom scientifique.

 

 Ce nom  a pourtant été repris par Hippolyte Lucas 1834, page 69 ; Le Borgne de Kermorvan, dans Le Tableau des lépidoptères du Finistère (Souvestre, 1836) ; Pierre Boitard 1843 ; P.A. Duponchel en 1849, page 18 ; Maurice Sand, 1862 ; ...

 

 


6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose de retenir le nom Le Cuivré commun* qu'il a créé en 1986 comme nom principal, et l'Argus bronzé et le Bronzé comme noms accessoires.

  LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons. traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

 Dans cet ouvrage, G.Chr Luquet a proposé les noms de Cuivré commun pour L. phlaeas, de Cuivré fuligineux pour Heodes tityrus et de Cuivré de la Verge d'or pour L. virgaureae. Le parallèle est évident avec les noms anglosaxons de Common Copper (Cuivré commun), Scarce Copper (Cuivré rare) et Sooty Copper (Cuivré-Suie, Cuivré Fuligineux).

  Dans le dernier quart du XXe siècle, le sens du qualificatif "bronzé" s'était considérablement enrichi, mais en se détournant de sa valeur de couleur d'un objet pour s'appliquer presque exclusivement au visage et à son teint brun. Le mot "bronzage" dont le premier usage date de 1845, et qui qualifiait encore un procédé de lithographe, proche de la dorure, ne fut plus entendu que comme un synonyme de "hâle solaire", en moins désuet. Il est désormais parfaitement représentatif d'une époque, celle de la société des loisirs, de vacances sur les plages de la Côte d'Azur, de séjours de sports d'hiver , puis des "golden boys" où le teint bronzé était la marque d'une aisance financière génératrice de bonne santé et de vacances éternelles à Paradise Bay. Le terme lui-même faisait partie, autant que le phénomène de recherche de brunissement de la peau, d'un vocabulaire qu'il était de bon ton — ou de bon teint — d'adopter. C'est en 1978 que cette mode, ce symbole dans lequel une société reconnaissait sa recherche individualiste du bien-être, inspira le film "Les Bronzés", suivi l'année suivante (sept ans avant le choix d'un nouveau nom par G.Chr. Luquet) de "Les Bronzés font du ski", et du succès qu'on lui connaît.

 

Edward Hopper, (pas Copper !) :

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 Ce teint qui était si soigneusement évité par les élégantes du XVIIIe comme témoignant d'une flétrissure réservée aux matelots et aux paysans se mit à évoquer une peau "abricot mûr" gorgée de sucs, brûlante de désirs, ivre de mer ou d'astre radieux. Comme on était loin des techniques du doreur-bronzeur d'accessoires !

 Un peu plus tard, l'adjectif "bronzé" fut utilisé par euphémisme ironique pour désigner la couleur noire de la peau et le racisme qu'elle peut engendrer.

 Le Dictionnaire de l'Académie Française en témoigne : en 1684, le verbe "bronzer" n'a qu'un seul sens "peindre en couleur de bronze" une statue, un vase. En 1798 (lorsque le nom du papillon fut créé), la même définition se complète par : "On bronze aussi des canons de fusil pour les préserver de la rouille. Il signifie aussi, Teindre en noir; et en ce sens il ne se dit guère qu'en parlant Des gants et des souliers qu'on porte dans le deuil. Bronzer des gants. Faire bronzer des souliers." Ce n'est qu'en 1932 que s'y ajoute la mention"Par analogie, Teint bronzé, Teint couleur de bronze."  

C'est dire combien, en 1986, il a pu paraître opportun de dégager le nom vernaculaire de Lycaena phæas de la dérive sémantique de son ancien nom de Bronzé. Le terme de "cuivré" a été employé dans notre langue dans des contextes très proches de celui de "bronzé", mais ne s'est pas chargé des mêmes connotations. Le CNRTL témoigne de son emploi substantivé  comme nom de couleur de peau :" Des femmes mauresques, des belles cuivrées à peine vêtues (Loti, Spahi,1881, p. 320)", et aussi de son usage comme terme technique en peinture : " 1730 ouvrage cuivré « fausse dorure, avec du cuivre en feuille » (Savary des Bruslons, Dict. Univ. de commerce)".  

 

 


7. Noms vernaculaires contemporains :

      Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Chrysophanus  phlaeas, mais cite "l'Argus bronzé d'Engramelle" page 198.

 


—Bellmann / Luquet 2008 : Le Cuivré commun.

— Chinery / Luquet  2012 : Le Cuivré commun.

— Doux & Gibeaux 2007 : Le Cuivré commun.

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : Le Cuivré commun ou le Bronzé

 — Lafranchis, 2000 : Le Bronzé, le Cuivré commun.

— Perrein, 1012 : Cuivré commun.

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : Cuivré commun.

— Wikipédia : " Le Cuivré commun, le Bronzé".

 

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  Les traductions par moteur de recherche sont approximatives...leurs intérêts est de faire apparaître les thèmes principaux de désignation : d'abord la couleur (Cuivré, Or, Feu), puis la taille (petit), la présence d'ocelles ou de taches (Argus...moucheté), avec l'absence de métaphores réelles (évocations), et de vrai nom propre indépendant d'une description visuelle.

 On note la reprise de notre Argus Bronzé en italien (Argo bronzeo).

  • Pikkukultasiipi en finnois ("Petites ailes d'or").

  • Small Copper ou Common Copper ou American Copper en anglais ("Petit cuivré, Cuivré commun, Cuivré américain")

  • Kleiner Feuerfalter en allemand ("Petit papillon de feu"). On trouvait aussi Kleine Feuervogel : Goeze, 1787, p. 41) et Feuervögelchen (Higgins et Riley)

  • Kleine vuurvlinder en néerlandais

  • Parastais zeltainītis en letton.

  • Mažasis auksinukas en lituanien 

  • Lille ildfugl en danois ("Petit cuivré")

  • Közönséges tüzlepke en hongrois

  • Mindre guldvinge en suédois ("Petit papillon doré")

  • Liten guldvinge ("Petit papillon doré")

  • Gyllenvinge

  • Leek-kuldtiib en estonien

  • Ildgullvinge en norvégien

  • Ohniváček černokřídlý en tchèque

  • Ohniváčik čiernokrídly en slovaque

  • argo bronzato, argo bronzeo en italien ("Argus bronzé")

  • Manto bicolor en espagnol .

  • Rotgeta ou Rogeta en catalan

  • Beneklibakırgüzeli en turc  ("Papillon cuivré tacheté").

  •  

    червонец пламенный, червонец пятнистый en russe ("Ducat couleur feu, Ducat tacheté")

  • Czerwończyk żarek en polonais ("Lycène Zarek").

                                                                Timbres-poste - Pays-Bas - Lycaena feu de phlaeas-petit papillon

 

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  • en irlandais

  • Cobbrag veg en mannois.
  • umhachan beaga  en gaélique écossais*

  • an t-umhach beag en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • Copor bach , coprau bach* en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

 

IV. Zoonymie vernaculaire anglo-saxonne ( M.A Salmon, 2000). 

 

 

  • The small golden black-spotted Meadow Butterfly : Petiver, 1699. ("Le petit papillon des prés doré à points noirs")
  • The Small Tortoise-shell : Petiver, 1717. ("La Petite Tortue")
  • The Copper : Harris,1766 ; Rennie, 1832 ; Stephens, 1856. ("Le Cuivré")
  • The Small golden black-spotted Butterfly : Berkenhout, 1769. ("Le petit papillon doré à points noirs")
  • The Small Copper : Lewin, 1795 ; Samouelle, 1819 ; Brown, 1832 ; Morris, 1853 ; et la plupart des auteurs suivants. ("Le Petit Cuivré")
  • The Common Copper : Haworth, 1803 ; Donovan, 1808 ; Jermyn, 1827 ; Humphreys et Woods, 1841 ; Wood, 1852 ; Morris, 1853 ; Newman, 1871 ; Newman et Leeds, 1913. ("Le Cuivré commun")
  • The Common Small Copper : Morris, 1853. ("Le Petit Cuivré commun").

 Ce Common Copper ou Small Copper s'oppose au" Large Copper" L. dispar, au "Scarce Copper" L. virgaureæ, et au "Purple-Edged Copper" L. hippotœ.

 

 

      Anecdote : Dans Lolita de Nabokov, Madame Vanessa van Ness  est accompagnée par un Dr Cooper. Jeu de mot entre Cooper, "tonnelier" et Copper, "Cuivré", pour placer une autre allusion aux lépidoptères ? 

 

 

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Liens et Sources.

— Funet : lycaena.

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Lycaena phlaeas.

— UK Butterflies : Lycaena phlæas.

 

 

Images : voir les superbes dessins de Hübner:

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/69604#/summary 

 

 

— BELLMANN Heiko, 2008 Quel est donc ce papillon, Les Guides Nathan, Paris : Nathan, 2008. Traduction française et noms vernaculaires par G.C. Luquet.

— BLAB (Josef), RUCKSTULH (Thomas) ESCHE (Thomas)  [et al.], adaptation et traduction française LUQUET (Gérard-Christian), 1988 Sauvons les papillons  : les connaître pour mieux les protéger ; préface de Pierre Richard Paris : Duculot 1 vol. (192 p.) : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm Trad. de : "Aktion Schmetterling so können wir sie retten". 

— BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828,  Gallica

  — BOISDUVAL ( Jean Alphonse),  GRASLIN, (Adolphe Hercule de), Dumesnil (P.C.R.C)  Rambur (Pierre).1833 Collection iconographique et historique des chenilles ou description et figures des chenilles d'Europe, avec l'histoire de leurs métamorphoses et des applications à l'agriculture, Paris : Librairie encyclopédique de Roret, 1832-1837 [1833].

— CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française  G. Luquet pour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

— CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres.             http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

— DAVE (Charles William) 1890 The history of our British butterflies containing - a full bibliographical note of each species, with copious extracts from the old authors; and full descriptions of all the British species, their eggs, caterpillars, chrysalides and varieties, with a notice of their habits, localities, frequency,  J. Kempster : London 1890 BHL library.

— DOUX (Yves), GIBEAUX (Christian), 2007, Les papillons de jour d'Île de France et de l'Oise,Collection Parthénope, Edition Biotope, Mèze, ; Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 2007, 288 p. Préface, index et supervision scientifique de Gérard Chr. Luquet.

— DUPONT (Pascal), DEMERGES (David), DROUET (Eric) et LUQUET (Gérard Chr.). 2013. Révision systématique, taxinomique et nomenclaturale des Rhopalocera et des Zygaenidae de France métropolitaine. Conséquences sur l’acquisition et la gestion des données d’inventaire. Rapport MMNHN-SPN 2013 - 19, 201 p. 

  http://www.mnhn.fr/spn/docs/rapports/SPN%202013%20-%2019%20-%20Ref_Rhopaloceres_Zygenes_V2013.pdf

— DUPONCHEL (Philogène Auguste Joseph) 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles pour servir à de compléter une l'Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France, de MM. Godart et Duponchel . Paris : Germer Baillère, 1849. 

— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

—  ENGRAMELLE (R.P. Jacques Louis Florentin), Papillons d'Europe peints d'après nature par M; Ernst. Gravés par M. Gérardin et coloriés sous leur direction. Première partie. Chenilles, Crysalides et Papillons de jour [décrits par le R.P. Engramelle, Religieux Augustin, Quartier Saint-Germain] Se vend à Paris chez M. Ernst et Gérardin. Paris : Delaguette/Basan & Poignant 1779. Volume 1 [1]+[VIII],[i-xxxiv] - 206p-errata [i-vi], 3 pl. en noir, 48 planches coloriées (I-XLVIII), 100 espèces. 

— ESPER (Eugenius Johannes Christian) Die Schmetterlinge in Abbildungen nach der Natur / mit Beschreibungen, herausgegeben mit Zusätzen von Toussaint von Charpentier. Leipzig : T.O. Weigel, [1829-1839] En ligne BHL.

  — FABRICIUS (Johann Christian) 1807  "Nach Fabricii systema glossatorum" in Johann Karl Wilhelm Illiger, "Die Neueste Gattungs-Eintheilung der Schmetterlinge [...], Magazin für Insektenkunde , Braunschweig [Brunswick] (6) https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

— FABRICIUS (Johann Christian) 1787  Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

— FABRICIUS (Johann Christian)  1798  Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

 

— FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus

insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ;Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII  colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— GEER, (Charles de), Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, 1771.Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica .  Tome second première partie 616 pages,  ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler :Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

 https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— GODART (Jean-Baptiste) Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons de France décrits par M. Godart, ancien proviseur Paris : Crevot 1821 Vol.1, Première partie, environs de Paris, [I]-[vij] + 295 p. Planches dessinées par [Antoine Charles] Vauthier et gravées par Lanvin.

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— HIGGINS (L. G.) et RILEY (N. D.) 1988. Guide des Papillons d'Europe : Rhopalocères. Troisième édition française. Traduction et adaptation par Th. Bourgoin, avec la collaboration de P. Leraut, G. Chr. Luquet et J. Minet. Delachaux et Niestlé édit., Neuchâtel ,1988, 455 pages.

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclature, en ligne.

— KEMPER Heinrich 1959 Die tierischen Schädlinge im Sprachgebrauch, Berlin : Duncker & Humblot 1959. Google books.

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   LATREILLE (P.A.) 1796 Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel par le citoyen Latreille Paris, Brive : 1796 pages 140-149.

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LATREILLE (P.A.) Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, Paris : Detreville vol. 17, 1803 ici

LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

—LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 369. Paris : Dufart.

 — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

 —LATREILLE  (P.A) et Olivier Nouveau dictionnaire d'Histoire naturelle 2eme édition tome 27 1818.

 — LATREILLE (P.A), GODART (J.B) 1819 , Encyclopédie méthodique, ou Entomologie, Paris : Vve Agasse tome 9 1819. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

 — LERAUT (Patrice) 1997 "Liste systématique et synonymique des Lépidoptères de France, Belgique et Corse" (deuxième édition) Alexanor, 20, Supplément hors série : 1-526, 10 illustr., photog, 38 fig.

— LUCAS ([Pierre-] Hippolyte)  Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe Paris : Pauquet  1834 ouvrage orné nature de près de 400 figures peintes d'apres, par A. Noel, et gravées sur acier.http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4416154.r=lucas+papillons.langFR 

 http://www.biodiversitylibrary.org/item/53843#page/11/mode/1up

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 "Les noms vernaculaires français des Rhopalocères d'Europe", Alexanor, Revue des Lépidoptéristes français, tome 14, juillet-septembre 1986, suppl.)

— LUQUET (Gérard Chr.) 1986 —in : PFLETSCHINGER (Hans). Papillons.Comment identifier et reconnaître les papillons d'Europe et leurs chenilles traduit et adapté de l'allemand par G. Chr. Luquet. 80 p., 88 illustr. photogr. coul. Collection "Miniguides Nathan tout terrain". Fernand Nathan édit. Paris.

— MACLEOD (Roderick Donald) Key to the names of British Butterflies and moths, 86 pp. Londres 1959.

— MOFFET (Thomas) Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum.  Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634.  BHL.

— OBERTHÜR (Charles), HOULBERT (Constant), Faune entomologique armoricaine. Lépidoptères. Rhopalocères, Rennes : Imprimerie Oberthür 1912-1921, 258 pages.


— PERREIN (Christian) 2012 , Biohistoire des papillons, Presses Universitaires de Rennes 2012.

— RAMANN (Gustav) 1870-76, Die Schmetterlinge Deutschlands und der angrenzenden Länder in nach der Natur gezeichneten Abbildungen nebst  erläuterndem Text, 4 Bände, Band 1, Arnstadt 1870-1876. 

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes   Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL.  Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

— RÖSEL VON ROSENHOF De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem,By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers[1764-68] BHL Library 

 — SALMON (Michael A.) 2000, The Aurelian legacy, British butterflies and their collectors, University of California Press, 2000.

SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 

— SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

— SODOFFSKY (W), 1837. "Etymologische undersuchungen ueber die gattungsnamen der Schmetterlinge von W Sodoffsky, in Riga", Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou ,n° VI, Moscou : imprimerie d'Auguste Sémen, 1837, 167 p.

http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

— SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SPANNERT (Anton), 1888, Die wissenschaftlichen Benennungen der Europäischen Großschmetterlinge mit sâmmtlichen anerkannten Varietâten und Aberationen, Karl Duncker : Berlin,1888, 239 pages.

—SPULER  (Dr Arnold), Die Europas Schmetterlinge, 1901-1908. Vol.1. Allgemeiner Teil —Spezieller Teil. I-CXXVIII + 1-386 + [1]-[6], 265 fig. dans le texte, E. Schweizelbart'sche Verlagsbuchhandlung, Nägele und Dr Sproesser édit., Stuttgart, Allemagne. En ligne sur BHL:http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

— ZIMMER, (Dieter E., rédacteur du mensuel Der Zeit) A guide to Nabokov's Butterflies and Moths et Butterflies and Moths in Nabokov's Published Writings , Web version 2012.

      Liste complète des références des auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Duponchel, chenilles 1849 : BHL :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/9410#/summary

Engramelle :    http://books.google.fr/books?id=em0FAAAAQAAJ

Esper : http://www.biodiversitylibrary.org/item/53441#page/9/mode/1up

Fabricius :1775  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/36510#/summary

Fabricius 1787 :http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=25707

Fabricius 1807 :  https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

Godart BHL :  http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/38004#page/256/mode/1up

Godart latreille 1819 :   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58338273/f334.image.r=Godart.langFR

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

Latreille 1804 :           http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Latreille 1810 :  http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

Latreille et Godart 1819 :  https://archive.org/stream/encyclopdiem09metc#page/n3/mode/2up

Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

Linné, Mantissa plantarum   http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Röselhttp://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

Rottemburg : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Scopoli Entomologia carniolica 1763

   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

 

                

 

 



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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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