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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:25

Zoonymie du papillon la Thécla de la Ronce Callophrys rubi(Linnaeus, 1758).


La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

 

 

Résumé. 

Callophrys Billberg 1820 : du grec kallos "beauté" et ophrus "sourcil", compliment justifié par la superbe couleur  vert métallique  du plumet d' écailles frontales. Jusqu'en 1875, le papillon était classé dans le genre Thecla, avant que Scudder ne confirme la justesse de la distinction établie par le suédois Carl Gustav Billberg.

rubi, Linnaeus, 1758 : génitif du latin botanique Rubus, genre créé en 1753 par Linné et auquel appartient, parmi  dix espèces, la plante-hôte cité dans sa description, ( habitat in rubo aculeato), la Ronce noire R. fruticosus ("pleine de rejetons"). En réalité, l'espèce aime bien les genêts, l'ajonc, la bruyère, la myrtille, le nerprun, ou le cassis.

—Les premiers noms jamais donnés à ce papillon furent les noms anglais de "The holly under green butterfly" ("Le papillon vert du Houx") : Petiver, 1702 ,"The holly butterfly" : Petiver, 1717 et "The Green Butterfly" : Wilkes, 1747-49 ("Le papillon vert"). En 1743 Linné le nomma argus caecus, "Argus aveugle".

  En France, il reçut les noms de  "L'Argus vert ou Argus aveugle" (Geoffroy, 1762), "l'Argus vert" (Engramelle, 1779), "Le Polyommate de la ronce" (Godart, 1819), "La Thécla de la Ronce" (G. Chr. Luquet, 1986). 


               I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815. Les Lycènes.

 La référence de la publication originale de Leach ne fut pas facile à trouver, d'autant qu'elle se cacha derrière le nom de Brewster.  La voici : 

       Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

Voici un autre lien, c'est plus sûr :https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

      L' Edinburgh Encyclopædia était une encyclopédie en 18 volumes, imprimée et publiée par William Blackwood  et éditée par David Brewster entre 1808 et 1830. En rivalité avec l'Encyclopædia Britannica publiée à Edimbourg,  elle était considérée comme étant la meilleure sur les sujets scientifiques ; la plupart des articles étaient rédigés par le physicien D. Brewster, qui fut recteur de l'Université  de 1859 à 1869, mais elle faisait appel à d'éminents contributeurs. 

  Ce n'est qu'en 1832 que Joseph Parker de Philadelphia, et Whiting et  Watson de New York éditèrent la version américaine.

    Cette publication de Leach  donne la première bibliographie jamais publiée en entomologie. Cet auteur, alors bibliothécaire adjoint en zoologie au British Museum, a fondé également les ordres Phasmida, anoploures, thysanoures et Rhaphidides, les familles hémiptères Pentatomidae, Coreidae, Belostomidae; la famille de diptères Tipulidae et la famille des hyménoptères Chrysididae.

 

Leach et les anagrammes de Caroline.

   Puisque mon sujet est la zoonymie, je ne laisserai pas passer l'occasion de signaler les particularités des créations onomastiques de W. Leach. On dit en effet qu'il avait été amoureux d'une certaine Caroline, dont on ne sait si elle était son épouse, sa sœur, ou sa maîtresse, mais dont il s'ingénia, l'année de ses 28 ans, à dissimuler les acronymes de son prénom dans ses noms de genre de crustacés, tels que Anilocra (1818), Canolira (1818), Cinolara (1818), Conilera (1818), Nelocira (1818), Nerocila (1818), et Rocinela (1818) ! D.M. Damkaer, qui relate cette originale série (The Copepodologist cabinet, page 148) en citant Stebbing, 1893 et Gosse, 1860,  aurait pu citer aussi Lironeca 1818 / Livoneca 1818, ou Olencira 1818. Ses successeurs s'amusèrent à poursuivre le jeu avec Renocila (Miers, 1880), Alcirona (Hansen, 1890 ), Lanocira(Hansen, 1890 ) et  Corilana (Kossman, 1880), Nalicora (Moore, 1902) , Orcilana (Nierstrasz, 1931) , Creniola (Bruce, 1987) et Norileca (Bruce, 1990).

Ces noms ont été publiés dans le Dictionnaire d'histoire naturelle Tome 12, Levraut, Le Normant : Paris 1818, page 69-75  dans lequel Leach était chargé de l'article Crustacés. Page 74, il écrit page 74 "Je crois utile de donner la liste des noms de tous les genres de crustacés qui ont été publiés jusqu'à ce jour", de Aegée, Aeglée jusqu'à Zoé, Zozime, Zuzare.  Voir la liste de tous les noms de crustacés créés par Leach ici. Mais c'est dans l'article Cymothoadées page 338 que les genres sont présentés. Ils débutent, est-ce un hasard, par le genre Eurydice Belle (on connaît l'air de Gluck Che farò senza Euridice "J'ai perdu mon Eurydice, rien n'égale mon malheur"..) Les noms de genre en français sont les anagrammes de Caroline, et leurs espèces se déroulent comme une longue marche orphique appelant de l'Hades les entomologistes : Nélocire de Swainson, Conilère de Montaigu,  Rocinèle de Devonshire, [Aega (une nymphe)], Canolire de Risso, Anilocre de Cuvier, Olencire de Lamarck, Nérocile de Blainville, Livonèce* de Redman ou de Rafinesque, puis se termine (après Cymothoa de Fabricius) par son Limnorie, qui porte le nom d'une Néreïde.

* Livonèce  Il s'agit d'une faute typographique pour Lironeca, comme en témoigne une version anglaise du texte français, écrit de la main de Leach et conservé aux archives de la Société linnéenne de Londres  , dans lequel il a clairement écrit Lironeca. De même, dans sa liste donnée page 74 du même dictionnaire, c'est le terme Lironecée qui est indiquée.  Dans la réédition du dictionnaire,  Latreille a corrigé   à plusieurs reprises  "Livoneca / Livonèce" par "Lironeca / Lironèce".  La Commission Internationale de nomenclature zoologique a néanmoins déterminé  "Livoneca" comme la forme valide pour ce genre. Dans un article paru en 1994 dans le Bulletin de nomenclature zoologique, Ernest H. Williams , Jr. et Thomas E. Bowman  ils ont défendu l'orthographe originale de Lironeca et demandé  à la  Commission Internationale de nomenclature zoologique de décider que Livoneca est une orthographe originale incorrecte de Lironeca.

 Dans ses manuscrits inédits , il avait également utilisé  le nom Cilonera . " Ibid . ( Note 116 , p.402

Depuis près de 200 ans, des esprits curieux ont tentés de savoir qui se cachait derrière Caroline. Leach n'était pas marié, n'avait pas de maîtresse connue, si tant est que son dévouement pour la science, ses fonctions au Muséum et ses publications incessantes [ son Entomology de 1815 est un travail considérable] lui en ait laissé le temps. Il avait une sœur, mais elle se prénommait Jenny. On a pensé à Caroline de Suède, à l'astronome Caroline Herschel, à Caroline de Brunswick et à Caroline Clift, la fille du naturaliste William Clift ; il pourrait s'agir d'une simple combinaison aléatoire de phonèmes. 

  J'ai tout de suite pensé au poème d'Edgar Poe : Annabel Lee.

 

It was many and many a year ago,
 In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
 By the name of Annabel Lee;—
And this maiden she lived with no other thought
 Than to love and be loved by me.

[...]

 And so, all the night-tide, I lie down by the side

Of my darling, my darling, my life and my bride
 In the sepulchre there by the sea—
 In her tomb by the side of the sea.

       Quel merveilleux moyen d'élever un Tombeau à un amour d'enfance que d'immortaliser le nom de l'aimée dans le marbre de l'onomastique zoologique des animalcules marins, et de le laisser se refermer sur l'indicible secret ?

La Caroline de Leach rejoint alors — pour moi seul —la Vanessa de Fabricius, et les amours que Nabokov a exprimé pour mieux les cacher dans le personnage de sa nymphette Lolita.

   (N.B Ces données sont issues de la présentation d'un travail artistique inspiré par ce thème : voir :http://www.victoriamanning.com/statement/elfortiana/elfortiana_statement.html. L'auteur y évoque les autres pistes possibles, telles que  Cornelia, Caroli Linné, Lonicera, Craniola, Carniola, Coraline, Caroline, Cerniola, et Arenicola.)

  Leach ne se limitait ni au prénom de Carolina, ni aux isopodes, ni à l'année 1818 : il avait déjà osé nommer un martin pêcheur australien  Dacelo Leach 1815, par anagramme du genreAlcedo des martins-pêcheurs de la vieille Europe. Ses créations avaient parfois le don d'irriter, et en 1842, six ans après la mort de Leach , le Comité de l'Association britannique sur la " Révision de la nomenclature botanique et zoologique " a éliminé les noms Azéka et Assiminea pour leur absence de sens.  En 1900 , le révérend Knight a  enquêté sur ces noms ...et a découvert que ces  "nonsense names" correspondaient sans-doute à la ville biblique de Azekah et  à Assémani, un «grand savant oriental ". De plus,  lors de l'examen des dizaines d'autres noms, il a également conclu que Leach semblait avoir une prédilection particulière pour les indications géographiques et des noms dérivés de personnes, ayant souvent une origine biblique ou oriental . (Journal of conchology , Vol. 9, n ° 9, Janvier 1900)

 

La famille Lycaenidae tient son nom du genre Lycaena de Fabricius (1807). Elle comprend les Blues ou Azurés, les Coppers ou Cuivrés et les Hairstreaks ou Thécla, et nos Argus, soit les sous-familles des  Polyommatinae Swainson, 1827, Lycaeninae [Leach, 1815] et Theclinae Butler 1869.


b) Sous-famille des Theclinae Butler, 1869 : les Thèclas ou Thècles et les Faux-Cuivrés.

Elle comprend trois tribus en France :

  • Tribu des Tomarini Eliot, 1973 (Genre Tomares ).
  • Tribu des Theclini Butler, 1869 (Genres Thecla ,Quercusia et Laeosopis).
  • Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847, à suivre.

c) Tribu des Eumaeini Doubleday, 1847.

Elle comporte deux genres en France:

  • Genre Satyrium Scudder, 1876 (six espèces).
  • Genre Callophrys Billberg, 1820 (deux espèces).

Eumaeini vient de Eumaeus, Εὔμαιος / Eúmaios  Eumée, le porcher d'Ulysse, et qui accueillera le héros de l'Odyssée à son retour d'Itaque alors qu'il est déhuisé en mendiant.

Doubleday a décrit le genre Eumaeus  (The genera of diurnal lepidoptera vol.2 page 469  et Planche 74) en citant et en reprenant deux genres, Eumaeus de Hübner — le genre-type— et Eumenia de Godart. 

La publication de Hübner (Verzeichniss bekannter Schmetterlinge 1819 page 67 ) ne donne pas d'indication étymologique ; l'espèce type de ce genre Eumaeus  est E. Minyas

Le nom d'Eumée, dans sa transformation en nom de tribu, se rapproche de celui des Euménides ou Bienveillantes, qui est le nom que prirent les terribles Erynies vengeresses dans la tragédie éponyme d'Eschyle lorsqu'elles acceptèrent de protéger Athènes.


 

 

    

2. Nom de genre : Callophrys Billberg, 1820.

"Green hairstreaks" en anglais, "elfins" pour les américains.

a) Description originale :

Callophrys Billberg, 1820; Enumeratio Insectorum, in  Museo Gust. Joh. Billberg Stockholm, Selbstverlag page 80.


G. CALLOPHRYS Eg* Hesperia Fbr. Papilio ol.

 alis 3 caudatis. .../Alis 2 caudatis Vulcanus Ind.or. Fbr./Arges Canton. Egh.33. /Alis unicaudatis. Rubi Svec./ Linn.  

*Eg  Author hujus operis : "décrit par l'auteur".

— Type spécifique: Papilio rubi Linnaeus. (sélectionné par Scudder, 1875).

— Description : Ce genre appartient, dans la classification de Billberg, aux Zephyriides [cf. Zephirus de Dalman, 1816], Tibiis posterioribus apice tantum calcaratis : tarsis tenuissime unguiculatis et à sa  sous-division Pedibus omnibut gressoriis. Le latin zoologique gressoriis (issu de gradior, "marcher" par son parfait gressus) signifiant "propre à la marche", la description se traduirait : pattes postérieures  seulement aptes à marcher par l'apex (?) ; tarse finement ongulé. Toutes les pattes fonctionnelles à la marche".

 

— Ce genre renferme deux espèces en France :

  • Callophrys rubi (Linnaeus, 1758) ou Thécla de la Ronce (au pourtour des yeux d'un blanc pur, et au front vert). 
  • Callophrys avis Chapman, 1909 ou Thécla de l’Arbousier (au pourtour des yeux et au front roux).  

 

 

b) caractéristiques.

Caractéristiques de la tribu des Eumaeinii : 10 nervures sur l'aile antérieure ; yeux velus.

Les espèces du genre Callophrys se reconnaissent par rapport aux autres Thécla, à l'absence de queue des ailes (simple ébauche de queue vestigiale). 

 

 

 

Réception et oubli du genre Callophrys ; les genres .

  Ce genre Callophrys n'eut sans doute pas beaucoup de publicité ; son auteur le suédois Gustaf Johan Billberg 1772-1844 était juriste de formation et il poursuivit une carrière dans cette voie tout en s'intéressant aux sciences naturelles ce qui lui valut une réputation de zoologiste et botaniste dilettante. Il était pourtant fondateur de la société linnéenne de Stockholm, et membre de diverses académies, dont l'académie des sciences de Russie.

   Billberg est l’auteur de Monographia mylabridum (1813) Svensk zoologi (1806–1809), Ekonomisk botanik (1815-1816),  et Synopsis Faunae Scandinaviae (1827). Son ouvrage Enumeratio insectorum in museo (1820) est-il la description de sa collection personnelle ?

 

— Un an avant Billberg, Hübner avait créé (Verzeichniss bekannter p. 79, 1819) le genre Lycus pour y placer le Papilio rubi de Linné, mais le nom était déjà utilisé (pour un coléoptère) et son genre n'est pas valide. Hübner reprit cette description en 1823 avec le nom Licus (Zuträge zur Sammlung exotischer Schmetterlinge 2 p.7), mais ce nom est postérieur à celui de Billberg.

— Le papillon fut classé successivement dans les genres Papilio [plebejus rurales] de Linné, Hesperia de Fabricius (1793), Cupido de Schrank (1801), Polyommatus de Latreille (1805 et 1809), Lycaena de Fabricius (1807), Zephirus et Heodes de Dalman (1816), puis Thecla de Fabricius (1807). C'est donc sous le nom de Thecla rubi qu'il est décrit entre v1820 et v1895 par la plupart des auteurs. 

— Donc, si j'interroge le moteur de recherche, je ne trouve aucune mention de Callophrys avant 1875 (hormis dans la publication de Billberg) si j'excepte son utilisation en ornithologie pour qualifier Chlorophonia callophrys (Cabanis, 1861), un fringillidé du Brésil, l'Organiste à sourcils jaunes : "C'est l'Hypothlypis callophrys de Cabanis, pour nous Tanagrella callophrys, aux sourcils d'or et au dessous de la queue noir ; elle est décrite dans le Voyage de Schomburgk, vol. III, page 668, comme venant de la Guyane et du Brésil septentrional".

— En 1875, Samuel Scudder reconnaît l'antériorité du genre de Billberg dans son Historical Sketch of the generic names  proposed for butterfly, page 132. Il réduit le genre et désigne rubi comme l'espèce type. Kirby (Handbook, p. 54) confirme le genre et remarque qu'il diffère des Théclides européens par l'absence de queue, quoiqu'il existe "a slight notch" (une amorce) avant l'angle anal des ailes postérieures". 

— En 1899, J.W. Tutt (A natural history of the British lepidoptera, p. 89 ) donne une première description du genre : 

 Head largish, thickly clothed with broadish scales, interspersed with many long fine hairs. Face nearly flat, projected slighty in front of the eyes, moderately broad, vertex with a tuft of curved hairs projecting over the sockets of the antennae. Eyes moderately large  and prominent, hairy. Antennae shortish, inserted at the apex on the outer margin, the full width of the face between them, ending in a gradually tapered club. Palpi slender, porrect, not as long as the head, second segment thickly scaled with long hairs below end segment half as long as  the second, smoothly scaled. Patagia long and slender, rather narrow, tapering rapidly for the apical half ; hairs long, silky, recumbent. Primaries one-third longer than broad, costa deeply and shraply arched  at the base, then straight to the apex, which is very shortly and very slightly depressed ; termen with a slight even curve from apex to tornus, inner margine slightly excised about the centre. Neuration : vein 2 from well in front of the lower angle, 3 from just in front of the angle, 4 from the angle, 5 from the middle of the discocellulars, 6 and 7 from the upper angle ; in the ♀ it extend to the costa  just before the apex, 12 a little longer than the cell. Cell broad, not half the lenght of the wing. Secondaries broad, costa slightly flattened, termen evenly rounded. Neuration, two internal veins, 3 and 4 from the lower angle of the cell, 5 from the cell, 8 short, very highly and suddenly arched near the base towards the costa, with a slight recurve near its end. Legs —♂ fore tarsi longer than tibiae, terminating  in a single hook ; ♀ about the same lenght as the fore tibiae, terminating as the other legs. Mid-tarsi in♂ nearly twice as long as the tibiae, armed for the whole lenght with short fine spines ; ♀ tarsi not so long. Tibiae in both sexes with a pair of short spurs. Hinglegs in both sexes with tarsi longer than tibiae, armed with fine spines for the whole length ; tibiae and tarsi finely and densely scaled.

       Les erreurs de copie sont de moi. J'en retiens : une tête assez large largement recouverte d'épaisses écailles, et couverte de nombreux poils longs et fins ; le sommet de la tête orné d'une touffe de poils courbes se dressant entre la base des antennes. Des yeux de taille moyenne, proéminents et velus. Des antennes courtes terminés par un renflement de forme conique. Des palpes allongés en avant, minces. 


Origine et signification du nom.

L'étude des orchidées permet de connaître l'Ophrys abeille, et de se souvenir que le grec ὀφρῦς, ophrûs signifie « sourcil ». De même, les libellules Calopteryx tiennent leur nom de "belles ailes" du grec kallos, "beau". On comprend donc que Callophrys, du grec kállos, et ophrûs, signifie "aux beaux sourcils". Il suffit donc d'aller regarder l'Argus aveugle les yeux dans les yeux :


azure-de-la-ronce 1865cc

 

  La réponse à la question étymologique semble évidente : quels beaux "sourcils" blancs ! Mais ne faut-il pas plutôt admirer le toupet de poils vert fluo qui orne le front du papillon ?


— Arnold Spuler (1903-1910) page 54 : de kallos, "beauté", et ophrûs, "sourcil", "aux sourcils formés".

—  A.M. Emmet (1991) 

trouve effectivement l' origine étymologique dans les mots grecs kallos, beau, et ophrus, le sourcil, ce qui incite Emmet à suggérer de l'expliquer par une marque verte entre les yeux, plutôt que par l'anneau blanc péri-oculaire, qui est un trait général de la famille des Lycènes et n'est pas propre à ce genre.

— Hans A. Hürter (1998) :

"eine Gattung, bei deren Arten eine "schöne Stirn" auffällt, denn die "Augen sind behaart, vorn silberweiß " oder "Stirn grün, die Augen schmal weiß eingefaßt" (Higgins)." Un genre dans lequel les espèces  se distinguent par un "beau front" car  «les yeux sont velus, blanc-argent en avant" ou qu'ils ont  " un front vert, les yeux bordés de blanc étroit"(Higgins) ".

—Doux et Gibeaux (2007) :

d"u grec kállos, "beauté", et ophrus, "sourcil" par probable allusion à la rangée frontale interoculaire d'écailles vert métallique, plus ou moins dissimulée, chez les sujets frais, par l'écaillure céphalique brune"."

— Perrein et al. (2012) 

"du grec kallos "beauté" et  ophrus, "sourcil", allusion probable aux écailles frontales interoculaires vert métallique."

      L'hésitation vient sans-doute du fait que c'est le mot grec ophrûs, "sourcil", qui aurait donné le mot latin frons, frontis, "front".

En conclusion, il est possible de présumer, mais non d'affirmer, que le qualificatif "beau" se rapporte au plumeau vert dressé entre les deux yeux et dont la couleur est admirable.

 

 3.  Nom d'espèce : Callophrys rubi (Linnaeus, 1758).

 

a) Description originale

      Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 824 pp. page 483.

 — habitat in Rubo aculeato.

— Localité-type :  Suède, lectotype désigné par Honey & Scoble (2001)

Cette espèce a une répartition paléarctique. Elle est signalée partout en France. Les chenilles sont polyphages principalement sur des espèces arbustives. 

— Description :

Rubi n° 154. P[apilio] P[lebejus] alis dentato subcaudatis ; supra fuscis, subtus viridibus  "Papillon Plébeien aux ailes dentelées à l'extrémité sub-caudale ; les supérieures brunes, les inférieures vertes."

— références données par Linné: (elles seront étudiées plus bas)

- Fauna suecica n° 805-806.

- Albin Ins. planche 5 fig.8.

- Wilkes Pap. page 62 Pl.1 .a.2.

- Petiver, gazophylacii tabl. 2 fig. 11.

 

 

b) Synonymes (INPN, Muséum) et sous-espèces.

 

Callophrys rubi intermedia Tutt, 1907
Callophrys rubi rubi (Linnaeus, 1758)  
Papilio rubi Linnaeus, 1758 

 

Leraut retient la présence de  deux sous-espèces en France :

- rubi Linnaeus, 1758.

- intermedia Tutt, [1907]. Localité-type : Midi de la France.

Variétés et sous-espèces : 

1. Les taches blanches de l'aile postérieure sont très variables, et ont incités les auteurs à créer autant de zoonymes que de répartition des points : immaculata Fuchs lorsqu'il n'y a aucun point, ou, à l'autre extrême, punctata Tutt lorsqu'il y en a beaucoup.  Le spécimen-type de Linné, une femelle de type nordique (petite taille et dessous sombre) ne présente aucun point blanc (Verity 1913) ce qui justifiait son nom d'argus caecus. Comme c'est la description de Geoffroy édité par Fourcroy en 1775 qui est valide, cette variété caecus de Geoffroy donne son nom aux variétés sans tache. La variété la plus répandue dans l'ouest océanique porte "une ligne blanche complète, découpée en 7 traits distincts par les nervures et accompagnée d'un point blanc à l'angle anal." (Papillons de Poitou-Charentes.org)

 

Je vous épargne les bipunctata de Tutt, inferopunctata du même auteur, incompleta de Tutt toujours, etc.

2. Les couleurs des ailes sont également variables et permet également de décrire des variétés brunnea, olivacea, suffusa, etc.


 

 

c) Origine et signification du nom d'espèce. 

 

  — Arnold Spuler (1903-1910)page 54 :

"Rubus, Gattungsname von Himbeere und Brombeere."

 

— Doux et Gibeaux (2007) page 180 :

"rubi, génitif du mot latin Rubus, "Ronce" "

 

— Perrein et al. (2012) :

"du latin rubus, "Ronce, framboisier", — de ruber "rouge", —, "de la ronce" pour Linné, plante-hôte larvaire secondaire.

 

       Linné donne à ce papillon le nom latin de la ronce ; dans sa description, il donne en effet rubus aculeatus comme la seule plante-hôte du biplan vert. Nous savons maintenant que ce Beau-sourcil couleur chlorophylle fréquente le Genet à balais, le genêt des teinturiers, le Genêt ailé, l'ajonc, la cytise, le lotier, le Sainfoin cultivé, l' Hélianthème vulgaire, les bruyères, la myrtille, le cassis, toute sorte de plante, mais assez rarement la ronce.

Le nom latin rubus, i désigne la ronce, mais aussi chez Pline le Frambroisier. 

Linné a décrit le genre Rubus et ses 10 espèces (dont les 7 premières sont fructifères) dans son Species plantarum (1) de 1753 page  493. L'espèce n°1, idaeus c'est le framboisier, Rubus idaea spinosis de Bauhin ;après deux espèces canadiennes, on trouve Rubus caesius, la Ronce bleue, Rubus repens fructu caesio de Bauhin.  Rubus fructicosus est le n°5, c'est la Ronce noire, la ronce commune de Bauhin (Pinax p. 479, à fruits noirs (rubus fructu nigro), rubus caule aculeato, celle que Linné attribue comme plante-hôte à Papilio rubi

 

   Notre nom de ronce a une étymologie inattendue puisque selon le Trésor de la Langue Française (CNRTL) le nom dérive du latin rumicem, acc. de rumex, -icis, attesté au IVe siècle au sens de « ronce » chez Marcellus Empiricus , cf. aussi dans les gloses du X et XIe siècles ; rumex a d'abord désigné une sorte d'arme de jet et une sorte d'oseille ou de patience ainsi nommée à cause de la forme de la feuille en fer de lance. 

 Le Wiktionnaire est plus clair : "Ronce, du latin rŭmĭcem, accusatif de rŭmex « épine »."

 Le dictionnaire latin donne : "Rumex, icis, :  1. Oseille (Pline, 11, 18). 2. Espèce de dard."

 Pour un divertissement roncier :  Tristan et la Ronce : la blanche fleur et le fruit rouge de la passion.


Archeo-taxonomie.

L'étude de ce nom doit maintenant être associée à d'autres, avec lesquels il est tissé selon des motifs compliqués.

1. Fauna suecica de Linné, 1746 : 

  On a vu que Linné donnait en référence de son Papilio rubi sa Fauna suecica ; mais il renvoie à deux numéros, 805 et 806 qui portent respectivement les noms d' "argus myops" (à 42 ocelles) et d' "argus caecus" ou aveugle (aux ailes sans ocelles à la face inférieure). De ce fait, la "phrase spécifique" de sa description de 1758 omet prudemment de préciser si la face inférieure est sans tache noire : elle décrit un hybride de l'actuel Lycaena tityrus (notre argus myope ou Cuivré fuligineux) et de Callophrys rubi. C'est, bien-sûr, le nom d'Argus caecus qu'il convient d'appliquer au rubi. En 1762, Geoffroy décrira, lui, les deux espèces, l'Argus myope, et l'Argus aveugle. 

2. Les publications qui précèdent celles de Linné.

   a) James  Petiver,1702, gazophylacii page tabl. 2 fig. 11.

 a.11 : Papilio minor superne fuscus, inferne viridis. Observed by Madam Glanvill in the West of England, ac also by Mr Antrobus about Cambridge, I have also once or twice seen it about London. "Petit papillon aux ailes supérieures brunes, inférieures vertes. Observé par Madame Glanvill* dans l'Ouest de la Grande-Bretagne, ainsi que par Mr Antrobus** près de Cambridge. Je l'ai vu une fois ou deux près de Londres."

* concernant Eleanor Glanville voir :  Zoonymie du papillon la Mélitée du Plantain, Melitaea cinxia.

** Robert Antrobus, (..-1730)enseignant à Eton College, "fellow" à Peterhouse de Cambridge et protégé de William Vernon : l'un des collectionneurs de Petiver et de J. Ray. Oncle du poète Thomas Gray, il fut son premier précepteur, et l'initia à l'histoire naturelle


b) James Petiver, 1717,  Papilionum britanniae icones nomina :

13. Papilio minor superné fuscus, inferné viridis : Holly Butterfly. Because I first observed it on that tree.

c) Eleazar Albin, 1720  Ins. planche 5 fig.8.

  The catterpillar d in this plate is like the former in colour, with oblique streaks of a dark green, on the sides.

His head is of a yellowish brown.It was taken the 4th of July near New-Crofs in Kent, feeding on the inside of the black-berry buds, making a small hole by witch it entered, and eating all the inward part, left the bud feemingly entire. Il fed on them till the 12th of July, and they tyed itself up after the manner of the other butterflies, and changed into a chrysalis, and the 13th of April the year following came forth a butterfly.

The upper side of the wings are of a light brown colour, the under side of a beautiful Green. I have found not account of either of thes butterflies in any author.


- Benjamin Wilkes 1747-1749 Pap. page 62 Pl.1 .a.2. Je n'ai pas accès à cette planche : à défaut, du même auteur, 1773 Copper Plates of english moths and butterflies: "The Green Butterfly" Papilio rubi page 118.

 

Au total, avant que le premier nom français n'apparaisse pour baptiser ce papillon, il avait déjà reçu   les noms d'Argus caecus, de papilio rubi, de Holly Butterfly et de Green Butterfly ; soit, traduits en français, ceux de Argus aveugle, Papillon de la Ronce, Papillon du Houx, et Papillon vert : les ingrédients nécessaires pour la cuisine française qui se fera en 1762.

 

              II. Noms vernaculaires.


        Les premiers noms jamais donnés à ce papillon furent les noms anglais de "The holly under green butterfly" ("Le papillon vert du Houx") : Petiver, 1702 ,"The holly butterfly" : Petiver, 1717 et "The Green Butterfly" : Wilkes, 1747-49 ("Le papillon vert"). Puis Linné le nomma argus caecus, "Argus aveugle" en 1743.

          En France, il reçut les noms de  "L'Argus vert ou Argus aveugle" (Geoffroy, 1762), "l'Argus vert" (Engramelle, 1779), "Le Polyommate de la ronce" (Godart, 1819), "La Thécla de la Ronce" (G. Chr. Luquet, 1986).

 

 

I. Les Noms français. 

 

1. L'Argus vert ou argus aveugle, Geoffroy, 1762.

 L Étienne Louis Geoffroy Histoire abrégée des Insectes qui se trouvent aux environs de Paris, Volume 2 page 64 n°34.

"Les ailes de ce papillon sont tantôt brunes, tantôt bleuâtres en dessus. En dessous elles sont toujours d'un beau vert brillant sans yeux." Sans yeux, donc "aveugle" : un bel oxymore pour un Argus dont la définition est d'être doté d'yeux.

  En effet, ce papillon appartient au Troisième groupe de Geoffroy, ses Argus, comme le Mars, l'Argus bleu, le Demi-argus, l'Argus brun, l'Argus myope, le Bronzé et le Miroir.

 Il a emprunté ce nom d'Argus —qui décrit des papillons aux ailes ornées d'yeux comme le héros mythologique Argos panoptes aux cent yeux — à Linné qui, dans sa Fauna suecica de 1746 en a amorcé une série avec ses Argus ocelatus, fuscus, myops et caecus. "L'Argus aveugle" est la traduction de Argus caecus de Linné, attribué à un papillon qui n'a pas d'ocelle à la face inférieure (alis rotundatis integerrimis, subtus viridibus immaculatis).Il s'agit du n° 806 de Linné.

  Geoffroy donne cinq références : celle de Pames Petiver et de John Ray indiquées par Linné, et trois références à Linné : à la Fauna suecica et son n°806 ; au Systema Naturae de 1758 où ce papillon prend le nom de rubi ; mais aussi à une publication plus rare, celle du voyage de Linné aux îles Gotland et Öland en 1741 (it. oel. 7 : papilio argi similis, alis immaculatis supra cyaneis) : cette référence était donnée par Linné dans sa Fauna suecica.

 

Dans  l'édition latine par Fourcroy en 1785 de l'Histoire des insectes de Geoffroy page 245 , cette espèce est nommée P. caecus. Ce nom est un synonyme de C. rubi. (Tutt, p. 89).

 

 


2. L'argus verd , Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1 page 185 Planche 43 fig. 90 a-b  par J.J Ernst gravée par J.J. Juillet  1779.  

      "Geoffroy l'a nommé Argus aveugle, parce que son dessous n'a point d'yeux comme tous ceux de cette famille".


3. Polyommate de la Ronce, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 673 n° 175.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

Latreille avait crée en 1810 le genre des Polyommates ("à plusieurs yeux", un équivalent d'Argus), défini par "des palpes inférieurs de longueur moyenne, ou courts". (Considérations générales sur l'ordre des insectes p. 355).

 

Godart, soucieux de voir le nom vernaculaire témoigner des efforts de classification en cours, délaisse sans vergogne les noms employés par ses prédécesseurs et ne se préoccupe  ni du caractère disgracieux de ce "polyommate" au collage grec mal francisé, ni de sa servitude au nom scientifique rubi,  copié littéralement par "de la ronce". 

 

 

6. Le Polyommate de la Ronce, Godart 1821,

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1821/1823, page 52 n°150 et page 206  Planche 10 fig.3 et planche X. fig.3 peinte par C. Vauthier et gravées par Lanvin. 

 

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 Ce nom a été repris  par Hippolyte Lucas (1834), P.A. Duponchel et Guenée 1849 , par Le Borgne de Kermorvan en 1836 (in E. Souvestre), Aristide Dupuis 1865.

 

 

La Chenille.

 

 Le Polyommate de la Ronce (Duponchel, 1849).

P.A.J. Duponchel, 1849 Iconographie et histoire naturelle des chenilles page 68 planche V fig. 19 .  (B.H.L. Libr)

                       

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6. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

       Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet propose comme nom principal "La Thécla de la Ronce", et recommande d'éviter l'emploi de "l'Argus vert"  et "l'Argus aveugle" comme "noms trompeurs, procédant de données biologiques erronées ou reposant sur des critères descriptifs inexacts". 

  Dans son travail de création ou de réorganisation des noms vernaculaires, G.Chr. Luquet a regroupé les membres de la sous-famille des Theclinae (ses Théclines) sous les mêmes noms de "Thécla de-" (11 espèces) ou de "Faux-Cuivrés de-" ( 7 espèces), éliminant tous les anciens noms de "Porte-Queue" et, dans le cas de Callophrys rubi, de "Argus", puisqu'il réserve l'emploi d'Argus aux membres de la sous-famille des Polyommatinae (Azurés, Argus et Sablés). Dans une note, il ajoute : "D'un point de vue purement étymologique, le nom d'"argus" s'applique assez mal à Callophrys rubi, dont la livrée ne présente pas la moindre tache ocellée. On préférera donc pour cette espèce le nom de "Thécla de la Ronce". Certes, mais tout le sel du zoonyme "Argus aveugle"  tenait dans cet oxymore!

 D'autre part, l'absence de référence, dans le nom proposée "Thécla de la ronce", à la couleur verte qui permet l'identification la plus évidente de l'espèce, semble regrettée puisque la majorité des auteurs, tout en s'alignant aux recommandations dans l'emploi du nouveau nom, continue d'y associer —et d'employer sur le terrain— le nom d'"Argus vert" (cf infra).

 Enfin ce nom ne doit pas inciter à penser que l'espèce appartient au genre Thecla, dont la taxonomie l'a précisement séparé.

 Par ailleurs, Gérard Chr. Luquet rappelle à nos esprits étourdis —au mien tout du moins— que le nom de "Thécla" (ou "Thècle") est du genre grammatical féminin, comme le prénom dont il est issu.

A propos du nom Thécla.

G.Chr. Luquet reprend en nom collectif vernaculaire le nom de genre Thecla créé par Fabricius en 1807. Il avait déjà utilisé ce nom, comme nom spécifique, lors d'une modification en 1796 du nom de son Papilio liria (Ent. Syst.(3),1 p. 239), transformé en Papilio thecla, connu actuellement sous le nom d'Ectima thecla (Fabricius, 1796). 

 Habituellement, les noms de genre créés en 1807 par Fabricius reprennent des épithètes de Vénus : ce n'est pas le cas ici. 

 L'hypothèse la plus facile est d'y voir la reprise du nom de sainte Thècle, comme le propose Emmet (1991) : "le nom d'une vierge et martyre commémorée par l'église grecque orthodoxe. Fabricius était plus enclin que la plupart des autres entomologistes à puiser pour la sources de ses noms des personnages  historiques ou littéraires  en dehors de la période classique, comme par exemple grotiana et Vanessa". (selon Emmet, grotiana honore la mémoire de Hugo Grotius (1583-1645), juriste des Pays-Bas.

 Cette hypothèse me semble très peu probable. Linné avait établi comme règle —pour la botanique, certes— d'exclure des noms toute référence religieuse. 

Arnold Spuler (1908) reste prudent : "Nom de femme, d'étymologie grecque".

 Il est difficile de proposer une autre piste. Le prénom Thécle vient du grec ancien θεός, theós (« Dieu ») et κλέος, kléos (« gloire, renommée »), schema sur lequel est aussi construit des noms comme Thimokleos, Aristokleos, Damokleos (Damoclès), Polycles, Cleodice, Cléodore, Cléodoxe,et Cléopâtre (gloire du père). Theoclea est un prénom qui a été porté par la sœur d'Alexandre Sévère. Plus intéressant, ce nom désigne une  prêtresse grecque, tutrice du philosophe et mathématicien Pythagore que celui-ci avait rencontré à Delphes, et active vers 600 avant notre ère. Nommée Thémistoclé, elle aurait eu selon Diogène Laerce pour disciple Pythagore, et l'influença principalement dans le domaine moral. Elle est pour cette raison appelée parfois "La première femme philosophe".

 Fabricius a pu vouloir rendre un hommage discret à une femme prénommée Thécle. On sait que l'alouette nommée Le cochevis de Thékla (Galerida theklae  trouve là l'explication de son nom : Elle  a été décrite par l’ornithologue allemand Christian Ludwig Brehm en 18571, qui  a dédié cette espèce, découverte par ses fils à sa fille, Thekla Brehm (1833-1857).

 Très connue est la cousine de Mozart, Maria Anna Thekla Mozart (1758-1841 ), surnommée aussi la Bäsle : ses amours avec Amadeus, et leurs échanges épistolaires et scatologiques, sont fameux.

Dans la trilogie de Schiller The Wallenstein (achevée en...1799), Thekla est la fille du duc Wallenstein, chef de l'armée de Ferdinand II de Habsbourg.


 

 

7. Noms vernaculaires contemporains :

 

  Charles Oberthür et Constant Houlbert , dans leur Faune armoricaine de 1912-1921, utilisent le nom scientifique de Callophrys rubi pour présenter ce papillon mais citent page 191 le nom de "l'Argus vert d'Engramelle" .


—Bellmann / Luquet 2008 : "La Thécla de la Ronce, l'Argus vert".

— Chinery / Luquet 2012  : "La Thécla de la Ronce".

— Doux & Gibeaux 2007 : "La Thécla de la Ronce".

— Higgins & Riley /Luquet 1988 : "La Thécla de la Ronce, l'Argus vert". 

— Lafranchis, 2000 : "L'Argus vert, la Thécla de la ronce " .

— Perrein et al. 2012 : "Thécla de la Ronce, Argus vert".

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Argus vert".

— Wikipédia : "La Thècle de la Ronce ou Argus vert".


                                    Thecla_ronce_2010.jpg

      Timbre par Christophe Drochon, 2010 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

 

  •  "Brombeer-Zipfelfalter" en allemand ("papillon à queue de la mûre")
  • " Avenu Astainītis" en letton.
  • "Ostrôžkár černicový" en slovaque
  • "Ostruháček ostružníkový" en tchèque
  •  "Žalsvasis varinukas" en lithuanien ("...vert")
  • "Cejialba" en espagnol
  • "Busksommerfugl Grøn" en danois (papillon vert..)
  • "Zöldfonákú csücsköslepke" en hongrois
  • "Groentje" en néerlandais
  •  "Grönsnabbvinge" en suédois ("papillon vert..")
  • "Rohetiib" en estonien
  • "Grønnvinge" en norvégien ("papillon vert")
  • "Zümrüt" en turc ( "émeraude")
  • "Kangasperhonen" en finnois
  •  "Tecla del rovo" en italien ("thécla de la Ronce")
  • "Ostrężyniec Zieleńczyk" en polonais.

 

 

 

 

 

                                                      Timbres-poste - Pays-Bas - Callophrys rubi-Rookie

Langues celtiques  : 

1. langues gaéliques :  irlandais (gaeilge) ; écossais (Gàidhlig ) ; mannois ( gaelg :île de Man).

  •  en irlandais

  •  en mannois.
  • "dealain-de roinne stiallach Uaine" en gaélique écossais*

2. Langues brittoniques : breton (brezhoneg) ; cornique (kernevek); gallois (Welshcymraeg).

  •  pas de nom en breton ; 

  • " Brithribin gwyrdd" en gallois.

 *Liste des noms gaéliques écossais pour les plantes, les animaux et les champignons. Compilé par Emily Edwards, Agente des communications gaélique, à partir de diverses sources.   http://www.nhm.ac.uk/research-curation/scientific-resources/biodiversity/uk-biodiversity/uk-species/checklists/NHMSYS0020791186/version1.html

 Voir aussi :http://www.lepidoptera.pl/show.php?ID=70&country=FR

 

Hübner Planche 15 fig.1 et 2 :

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Les autres publications jusqu'en 1819.

 

 

          Liste : J. A. E. Goez  1780, Entomologische Beyträge zu des Ritter Linné 12. Ausgabe: Des Natursystems page 90

Esper 1777 Pap. Europ. part I page 279 tab. 21 fig.2 Der Grünling. image BHL

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Müller, p. 626 n°237 Der Hinbeervögel (pour Himbeervögel : papillon des mûres)

Fuessli Insectes suisses p. 31 n° 600 der Grünling

Scopoli Ent. Carn. p.176 n° 460 : papilio rubi.

Schoeffer, Icon. Tab. 29 fig. 5-6.

Borkh. Pap. Europ. Part I p. 1

Rossi, Fauna Etr. Tom. 2. p. 156.

Hübner, pap. Tab. 72 n° 364-365 Papilio rubi.

Illiger : Papilio 

Ochsenheimer, Pap. Eur. Tom. I. :

Martini :p. 204 der Blinde Argusschmetterling ; der Himbeervogel ; der Grünling ; der Braun Tagvogel der Brombeerstaude.

Glasbach : schmetterling p. 21 tab.10 f.5-6  das kleine Schwalbenschwänzchen

 


IV. Les noms vernaculaires en anglais (M.A. Salmon, 2000).

  • "The holly under green butterfly"  : Petiver, 1702 ("Le papillon du Houx au dessous vert")
  • "The holly butterfly" : Petiver, 1717
  • "The Green Butterfly" : Wilkes, 1747-49 ("Le papillon vert")
  • "The Green Fly" : Harris, 1766
  • "The Green Papillon" : Harris, 1775
  • "The Bramble or The Green Fly" : Harris, 1775 ("Le papillon vert ou de la mûre")
  • "The Green  Hairstreak or Hair-streak" : Lewin, 1795 ; Samouelle, 1819 ; Jremyn, 1824 ; Morris, 1853 ; et la plupart des auteurs suivants. ("le Porte-Queue vert")
  • "The Green Underside" : Samouelle, 1819. (le "Dessous vert")

 

 

      Lewin 1795  The Papilios of Great-Britain page 92 planche 44.

 

V. Le bonus : la couleur verte de l'Argus Vert.

 

  Callophrys rubi est parfaitement visible lorsqu'il est présenté dans les pages d'un guide de papillon ; pourtant, il devient extrêmement difficile à observer lorsque, posé sur une feuille —verte—,  il replie ses ailes — vertes également.  

 Notre papillon fréquente  un large éventail d'habitats, y compris les prairies arbustives, les prairies, landes, bois et les lisières des forêts en Europe, en Asie et en Sibérie, autant d'endroits où la couleur verte mâtinée du brun du recto de ses ailes, ne manque pas, surtout dans sa période de vol, entre mars et juin.

Pourtant, les autres papillons, comme les militaires, n'utilisent pas la couleur vert unie pour se camoufler, mais plutôt les tigrures, zébrures, mouchetures et stries basées sur la "coloration disruptive" cherchant à briser les contours.

 D'autres papillons mâles affichent des couleurs vives comme signal de séduction sexuelle.

En réalité, Callophrys rubi dispose d'un secret : le vert de ses écailles est très spécial, à la pointe des nanotechnologies et basé sur "un cristal biphotonique", une "structure gyroïde".

Les animaux produisent des couleurs de deux façons: soit par des pigments naturels microscopiques qui absorbent certaines longueurs d'onde de la lumière et reflètent les autres, créant une couleur visible qui est ciblée pour son principal prédateur. Soit par des structures physiques microscopiques, qui agissent comme des prismes qui réfléchissent et diffusent la lumière pour produire une couleur qui est différente de la peau.  Bien que les couleurs pigmentaires sont de loin les plus répandues, plusieurs études récentes ont démontré que les couleurs physiques sont largement utilisés dans le règne animal ( Srinivasarao 1999 ; Tayeb et al . 2003 ; Vukusic & Sambles 2003 ;Kinoshita & Yoshioka 2005 ; Welch 2005 ; Prum et al . 2006 ).  

 Si les écarts de configuration sont périodiques, avec une périodicité de l'ordre de la longueur d'onde de la lumière visible, on les appelle souvent des structures à cristaux photoniques biologiques.

  - Chez les insectes, le type de cristal photonique le plus fréquemment trouvé et le plus simple est la « multicouche » : c'est un  cristal photonique unidimensionnel. Ce sont eux qui sont responsables pour les couleurs métalliques de la cuticule du corps et les élytres de nombreuses espèces de coléoptères . 

  -Des structures multicouches plus complexes, montrant des variations structurales dans les couches, se produisent dans les crêtes d'écailles des ailes de nombreuses espèces de papillons, en particulier morphos ( Ghiradella et al 1972. ; Ghiradella 1991 ;Vukusic et al . 1999 ; Kinoshita et al . 2002 ; Wickham et al . 2006 ).

-  Des cristaux photoniques tridimensionnels, ayant une distribution périodique tridimensionnelle d'indices de réfraction, se trouvent dans les écailles de charançons ( Welch 2005 ) et de papillons ( Morris 1975 ; Ghiradella & Radigan 1976 ; Argyros et al . 2002 ; Biró et al . 2003 ; Vukusic & Sambles 2003 ; Kertész et al . 2006 ; Prum et al 2006. ).

- Parmi ces derniers, une structure gyroïde est caractéristique de Callophrys rubi, mais également peut-être d'autres lycaénidés comme Parides sesostris, Mytoura gryneus, Cyanophrys remus, et Callophrys dumetorum.

 

C. Rubi a donc choisi la seconde solution ; la couleur de ses écailles n'est  pas due à un pigment vert, mais " la couleur verte uniforme de la surface inférieure de l'aile  est due à l'effet intégré de l'iridescence d'une mosaïque de grains polygonaux de 5,4 μ m. diamètre et 1 μ m. d'épaisseur. L'ultrastructure de chaque grain est un réseau cubique simple, de paramètre de maille 0257 μ m. Les résultats de couleurs irisées de cette structure agissant comme une diffraction de réseau en volume donnant un facteur de réflexion de pic à environ 0,548 μ m., le vert." (Morris, 1975), dans une structure en treillis  à trois dimensions organisée en domaines irréguliers ( Morris 1975 ;Ghiradella & Radigan 1976 ; Jones & Tilley 1999 ; Tilley 2000 ).

 Récemment, Michielsen et Stavenga 2008 ont identifié la structure de la cuticule dans les écailles de l'aile ventrale de C. rubi comme étant de type gyroïde, une structure prometteuse pour ses applications biomimétiques ( Parker & Townley 2007 ), telles que la réplication ( Huang et al. 2006 ; Gaillot et al. 2008 ) dans les structures photoniques tridimensionnels.

  Cette structure en trois dimensions fonctionne comme un cristal biophotonique, donnant lieu à divers effets de polarisation. En général, la réaction des insectes à la lumière polarisée peut être directe, indirecte par l'intermédiaire de différents modèles de réflexion à partir d'un substrat, ou les d

eux.

 L'hypothèse de Michielsen et Stavenga  est que le papillon oriente ses ailes par rapport au vecteur électrique de la lumière du soleil et de la position du soleil. Comme leurs perchoirs  sont généralement des feuilles vertes, ils suggèrent que leur couleur verte leur permet de trouver des partenaires en utilisant des signaux de polarisation pour la communication intra-spécifique tout en restant camouflé à leurs prédateurs, les oiseaux, dont les yeux sont insensibles à la polarisation. La lumière crée est polarisée non pas linéairement, mais elliptiquement, produisant un signal qui peut être spécifiquement capté par les récepteurs optiques des papillons de la même espèce, et non par les autres animaux. Il est bien démontré que, si ces effets ultraviolets et de polarisation sont invisibles pour un observateur humain, les cellules sensorielles visuelles des yeux de papillon sont généralement sensibles à la polarisation ( Bandai et al. 1992 ; Kinoshita . et al 1997) et que la vision de polarisation est utilisée dans la ponte, l'alimentation (Kelber et al. 2001 ) et  la reconnaissance des partenaires sexuels pour l'accouplement ( Sweeney et al. 2003 ). L'importance de la sensibilité à l'orientation du soleil polarisée a également été démontrée dans le comportement de perchoir chez Callophrys (Johnson & Borgo 1976 ).

 L'équipe internationale de chercheurs de l'Université de technologie de Swinburne, en Australie et Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg Universitat en Allemagne, a produit un cristal photonique qui peut diviser la fois la lumière polarisée circulairement à gauche et à droite, et dont la conception est inspirée par  les nano-structures en 3-D des ailes de Callophrys rubi, qui contiennent une immense foule de ressorts hélicoïdaux interconnectés à l'échelle nanométrique.

 Ce capteur artificiel plus petit que la largeur d'un cheveu humain qui pourrait rendre la communication optique rapide et plus sûr.

 

Sources du paragraphe : 

  — Michielsen (K), H. De Raedt,* and D. G. Stavenga   2009  "Reflectivity of the gyroid biophotonic crystals in the ventral wing scales of the Green Hairstreak butterfly, Callophrys rubi" J. R. Soc. Interface  14 oct. 2009 :http://rsif.royalsocietypublishing.org/content/early/2009/10/09/rsif.2009.0352.full.html

—  Michielsen (K.), Stavenga (D.G.)  2008 , "Gyroid cuticular structures in butterfly wing scales: biological photonic crystals", J R Soc Interface. 2008 January 6; 5(18): 85–94.  

—Turner (Mark D.) , "Miniature chiral beamsplitter based on gyroid photonic crystals" Nature Photonics 7, 801–805 (2013)  


 

 

             Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet :Callophrys

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Callophrys rubi.

— UK Butterflies :callophrys rubi.

— lepiforum : callophrys rubi

 —Images : voir les superbes dessins de Hübner . 

HÜBNER, Jacob, 1761-1826 Das kleine Schmetterlingsbuch : die Tagfalter : kolorierte Stiche,  Insel-Bücherei ; Nr. http://www.biodiversitylibrary.org/item/138312#page/35/mode/1up

 

                 I.  Étymologie des lépidoptères :


— EMMET (Arthur Maitland) 1991. The Scientific Names of the British Lepidoptera: Their History and Meaning, Colchester, Essex, England : Harley Books, 1991,  288 p. : ill. ; 25 cm.

— GLASER L, 1887 Catalogus etymologicus Coleoperum et Lepidopterum. Erklärendes und verdeutschendes namensverzeichnis der Käfer und Schmetterlinge fûr Liebhaber und wissenschaftliche Sammler, R. Friehändler : Berlin 1887, 396 pages. BHL Openlibrary.

— GLASER, L, 1882 "Zur Nomenklatur des deutschen Tagfalter, in Entomologischen Nachrichten, Stettin 1882  pages 303-317,

  https://archive.org/stream/entomologischena81882berl#page/310/mode/2up/search/lycaena)

— Gozmány, László: Vocabularium nominum animalium Europae septem linguis redactum2 vols. Budapest: Akadémiai Kiadó, 1979. 

— JERMYN  L.: The Butterfly Collector's Vade Mecum: or a Synoptical Table of English Butterflies. 1824. http://archive.org/stream/butterflycollect00jerm#page/n6/mode/1up

 

  — HELLER (John Lewis) - 1983 -"Studies in Linnaean method and nomenclature", Marburger Schriften zur Medizingeschichte, Bd.1983;7:1-326.Frankfurt am Main ; New York : P. Lang,

—HÜRTER Hans-Arnold 1988 Die wissenschaftlichen Schmetterlingsnamen, Herleitung und Deutung, Bottrop ; Essen : Pomp, 492 pages.

— ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

— JANSENN (August) 1980, "Entomologie und Etymologie der Namen der belgischen Tagfalter"; in : Phegea, driemaandelijks tijdschrift van de vereniging voor Entomologie van de Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen, Jgg.8 Nr.2, 1980.

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                           III. Boite à liens. 

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Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

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Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Rééfrences Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/

— Un beau plaidoyer sur les noms de papillons :

 http://excerpts.numilog.com/books/9782759217045.pdf 

— Articles biographiques sur les taxonomistes entomologistes 

  http://gap.entclub.org/taxonomists/index.html 

   — http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/protocole-rhopalo-liste-especes.pdf

— site d'identification ;http://r.a.r.e.free.fr/interactif/photos%20nymphalidae/index.htm

 

 

 

                                          

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Published by jean-yves cordier
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vieilleribiere 29/01/2016 10:45

Bonjour je recherche cette serie en echange ou en vente merci de faire votre proposition

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  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

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