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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 08:52

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Je reprends ici, avec quelques compléments, la liste publiée en 1959 et qui serait due aux relevés d'Alfred Le Bars :

Couffon (René) Le Bars (Alfred) 1959, "Liste des fondeurs de cloche, in Table Sommaire des Artisans· et Artistes originaires du· Finistère ou y ayant travaillé antérieurement au  XIXe siècle, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon,, Quimper 1959, p. 498-502

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

La meilleure référence pour trois familles de  fondeurs venus s'installer en Bretagne depuis la région de Villedieu-les-Poêles, les Beurrier de la Rivière, les Le Moyne et les Le Soueff, est l'article publié par G-M. Thomas dans le bulletin de la S.A.F.  en 1981 (cf. sources).

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BARET. Fondeur à Dinant, il fait en 1763 une cloche pour Le Drennec, une en 1775 pour Le Folgoët, et, en 1780, une pour Tourc'h.

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean. Fondeur du Roi à Brest. II fit; avec Jean-François Beurrier de la Rivière, une cloche à Lampaul-Guimiliau en 1715, deux cloches à Milizac en 1718, une cloche à Bodilis en 1719. Il fondit seul, en 1725, deux cloches à Milizac, en 1726, une à Landerneau, et, en 1729, la cloche de Saint-Eloi de Plouarzel, en 1732, un timbre de 27 livres pour Saint-Melaine, en 1742, une cloche pour Plougonvelin.

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean-François. Fondeur du Roi à Brest, voir ci-dessus ..

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, René. Il fondit à Brest pour Ploumoguer une cloche en 1760 et une autre en 1765.

BOURDON, Paul. Fondeur à Morlaix, rue des Nobles,- Etant protestant, il dut s'exiler à Jersey après la Révoca~ion de l:Edit de Nantes. Il fondit, en 1664, une cloche pour Samt-Melame ; en 1670, deux cloches pour Saint-Mathieu de Morlaix ; en 1671, trois cloches pour Locmélar ; en 1672, une cloche pour Landivisiau ; en 1678, une cloche pour la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon et une pour N.~D. du Mur. .

CADIER, R. Fit une cloche pour Saint-Melaine de Morlaix en 1568.

CADOUDAL, Gouesnou. En 1598, il fondit la cloche nommée Guillaouic de N.-D. du Mur à Morlaix ; en 1612, la cloche « Le Rolland » de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon ; en 1614 deux cloches de La. Forêt-Fouesnant avec Pierre Migorel.

CADOUDAL, Jean. Il fondit une cloche à Guimaëc en 159,9 et deux la même année pour Plouézoch. .

CIANI Dominique : Goulien : Dominicus Ciani fecit 1760 :

"Une cloche avait été fondue en 1760. L’inscription indiquait la fonction protectrice de la cloche : ECCE + CRUCEM . DOMINI . FVGITE . PARTES. ADVERSAE . (Voici la croix du Seigneur, fuyez puissances ennemies) CAMPANA . HAEC . BENEFA (pour cela, la cloche est efficace) + ELEEM… PRAESIDIS A. D. MDCCLX. – DOMINICVS CIANI . FECIT. (Dominique Ciani l’a faite l’an du seigneur 1760). Ce nom semble indiquer un fondeur étranger à la région, parcourant le pays pour exercer son industrie. Si la prière portée sur la cloche n’a pas été si efficace en 1790, quand le clocher s’effondra, elle a tout au moins survécu à la catastrophe. On trouve la description de cette cloche dans la notice sur la paroisse de Goulien publiée en 1911 par Peyron et Abgrall." https://goulien.fr/notice-sur-lhistoire-de-leglise-paroissiale/

 

CHAUCHARD, Guillaume, dit LE COMTE• Fondeur à Bourmonten-Bassigny, près Brévannes. Il refondit en 1746 une cloche pour Saint-Melaine de Morlaix. N ... , Daniel et Roger, son frère. ~ De Courtray, exécutèrent en 1345 une cloche, actuellement à Pencran. ·

DECHARME, François. En 1745-1747, il fondit avec Jean Jacquot plusieurs clochces pour Plouneour-Trez. En 1751, il exécuta deux cloches pour La Martyre moyennant mille trente trois livres.

FALCHIER Guillaume. Le Bulletin de la Société Archéologique, 1903, page 52, signale, parmi les cloches déposées au port de Rrest et mises à la disposition de l'Evêque de Quimper, en 1829, une cloche provenant de Cléden-Poher, pesant 79 kilos, portant cette inscription : Vénérable et discret missire, Claude Dumain, recteur, Guillaume Falchier, fabrique 1760.

GOUELAFF, Yvon. Fondeur à Quimper. En 1506. il fondit la grosse cloche de la eathédrale de Tréguier .

GUILLAUME, Jacques. Fondeur à Rennes, il fit en 1691 une cloche pour N.-D. du Mur à Morlaix et refondit en 1699 la grosse cloche de Saint-Thégonnec. En 1700, il fondit une cloche pour Lan-rivoaré.

GUILLAUME, Jean-François. Fondeur à Morlaix. Il fit, entre autres, en 1769, une cloche à Kersaint-Plabennec, en 1772, une cloche pour les Etats de Bretagne réunis à Morlaix, et une cloche pour Saint-Thégonnec ; en 1775, une cloche pour Locmaria-Plouzané, une pour Le Ponthou .. et une pour Plogastel-Saint-Germain (J.F. MA FAIT) ; en 1776; une pour Treflez ; en 1777, une pour Guilers Brest et une pour Milizac ; en 1778, une pour Plouézoch et une pour Kergloff ; en 1779, une cloche pour Saint-Mathieu ; en 1783, une pour Saint-Houardon de Landerneau ; en 1784, une :pour Le Ponthou ; en 1785, une pour Saint-Servais ; en 1791, une pour Saint-Jean-du-Doigt.

 

GUYOMARC'H, Arius. Fondeur à Morlaix. Il fondit, en 1563, la cloche de la cathédrale de Saint-Pol, appelée Jacques ; une cloche à Tréouergat, toujours existante ; et, en 1568, avec Gouesnou Guyomarc'h, la cloche de.N.-D. de Guingamp.

GUYOMARC'H, Gouesnou. Fondeur à Morla1x, voir ci-dessus.

HÉRISSÉ, Gilles. En 1628, il fondit une cloche pour Saint-Melaine. .

HERVÉ .Léonard, Fondeur à Nantes, il fit en 1667 le grand bourdon de 136 cm de diamètre de Pleyben (Abgrall en a relevé l'inscription  : HERVE MA FAICT.) ; en 1668, une cloche pour Le Cloître-Pleyben ; en 1670, la grosse Cloche de Sainte-Croix de Quimperlé et une cloche pour Riec.

HUET, Guillaume. Fondeur à Morlaix, d'origine normande. Il fit, en 1690, une cloche pour Plouzané ; en 1691, une pour Notre-Dame du Mur, et, en 1707, une autre pour la même paroisse. HUET, .Julien. Il fondit une cloche pour Saint-Eloi de Ploudaniel en 1763. . . . .

JACOB, Jean. Fit en 1760 une cloche pour Garlan, en 1769, une cloche pour Le Cloître-Saint-Thégonnec, en 1771, une pour Laz.

JACOB, Louis. Fit, en 1754, une cloche pour Saint-Thégonec.

JACOBUS VADENSIS : Abgrall a relevé ce nom sur la cloche de Cleden-Poher : « Cleden-Poher : Deuxième cloche, venant dit-on de Carhaix : Mentem sanctam spontaneam In honorera deot patriae liberacionem. Jacobus vadensis me fecit, MDCXIX. « J'ai une âme sainte et spontanée pour honorer Dieu et procurer la liberté du pays. « J'ai été fondue par Jacques de Vaud en 1619. » C'est donc un fondeur nomade, venant de Suisse, du canton de Vaud, qui a fondu cette cloche ; et telle était en effet la pratique durant le Moyen-Age ; les fondeurs parcouraient le pays et établissaient leur fourneau au pied du clocher qu'ils devaient enrichir de cloches nouvelles. Cette inscription : Mentem sanctam spontaneam, etc., était communément employée par les fondeurs suisses à cette époque. On la retrouve ou on la retrouvait sur deux cloches de l'ancienne cathédrale de Genève, portant la date de 1481 et 1509 ; sur une cloche de Jussy, dans le même canton, avec le même millésime que celle de Cléden, 1519 ; — à Aigle, canton de Vaud, 1435 ; — à Saint-François de Lausanne, 1508, ainsi que sur plusieurs cloches de Bourgogne, d'Angleterre, même de Rome. (Blavignac, la Cloche, p. 449 et s.) Le mot : Patriœ liberationem, qui semble dabord difficile à expliquer, se rapporte à une des attributions de la cloche que Ton trouve indiquée dans un statut du Chapitre de Quimper, du 30 Juin 1596, disant que, en temp de guerre, on doit sonner la cloche de la commune pour appeler le peuple contre l'ennemi. « 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

JACQUOT, Jean. fondeur lorrain. En 1745-47, fondit avec Francois Decharme plusieurs cloches pour Plounéour-Trez. Il fit en 1756 une cloche pour Plougonven, et, en 1759, la cloche de Kernouès. Il portait pour marque une cloche entourée de son nom.

"Maître Jean Jacquot" fit en 1747 une cloche de 1200 livres à Rumengol (Le Faou), nommée Jean-Jacquotte. Elle fut fondue dans le cimetière au pied du clocher et la somme de 150 livres fut versée à l'un des receveurs du Faou pour les cuivres. En 1758, il réalisa, pour la somme de 327 livres, une seconde cloche pour l'église de Rumengol.

JOLY, François. Fondeur à Brévannes (Lorraine), fondit le 7 .mai 1735 la cloche « Renée-Mauricette » de Saint-Corentin ; le mois suivant, il fondit deux grosses cloches pour la cathédrale de Tréguier.

JULIEN Guillaume . Fondeur à Morlaix. Fit en 1575 une cloche neuve pour Saint-Mathieu de Morlaix. .

LAPAIRE, Jacques. Fondeur à Chateauneuf-du-Faou, fondit en 1763 la grande cloche de Brasparts.

LE LOUARN, Jacques, dit LA FOSSE. I1 fondit en 1664 avec François Rouzot une cloche pour Trémaouézan et, en 1655, une cloche pour Dirinon, de 112 cm de diamètre.

LE MOYNE, Etienne. Fondeur du Roi à Brest. Il fit en 1732 une cloche pour Plozévet : en 1733, avec François Le Moyne, une cloche pour Plogonnec ; en 1738, une cloche pour N.-D. de Confort en Meilars ; et, en 176., une cloche pour Saint-Urbain.

LE MOYNE, François. Fondeur du Rov à Brest. Il fit en 1701, avec Le Soueff, la cloche « Corentin » de la cathédrale de Quimper ; en 1702, une cloche pour Briec ; en 1704, une pour Ergué-Gaberic ; en 1706,. une cloche pour Plogonnec ; en 1708, la cloche « Le Sébastien » de Saint-Mathieu. de Quimper. Il fondit plusieurs cloches avec Etienne. Le Moyne (voir ci-dessus).

LE PELLETIER, François. Fondeur à Morlaix. Il fit, en 1639, plusieurs cloches pour Pleyben, et, en 1645, il fondit avec Michel Migorel les deux cloches « René » et « Marguerite » de Saint-Corentin.

LE PICART, Clément. Fondeur à Morlaix,· décédé à Quimper en 1657. Il fondit en 1611 la grosse cloche de la cathédrale de Tréguier.

LÉPINE, N ... (son vrai nom était Lauranyant dit Lépine). Fondit, en 1783, la grosse cloche de Milizac ; et, la même année, une cloche à Tréonergal ; en l787, une cloche pour Plouzané ; en 1788, une à Névez.

LE SOUEFF, Julien. Fondeur à Quimper en 1690.

LE SOUEFF, Thomas. Fondeur à Quimper, puis à Landerneau et Brest où il est fondeur du roi.   Il épousa le 8 septembre 1689 à Saint-Patern de Vannes, Jeanne Le Douarain, veuve du fondeur Jacques Beurrier. Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

-1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)


1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff sans précision de prénom]. (perdue)

1704,  Plouguerneau, en 1704. (perdue)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, (perdue)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-fondue-en-1712-par-le-soueff-a-brest-pour.html

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-de-plouha-fondue-par-thomas-le-soueff-en-1712.html

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

http://www.lavieb-aile.com/2018/09/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.i-thomas-le-soueff-1714.html

 

MIGOREL, Michel. Fondeur à Morlaix. Il fondit en 1636 deux cloches pour Lampaul-Ploudalmézeau, et, en 1645, avec François Le Pelletier, deux cloches de Saint-Corentin. Il était fils de Pierre.

MIGOREL, Pierre. Fondeur à Morlaix. En 1612, il fondit deux cloches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon : « le René », avec Gouesnou Cadoudal, et « Le Rolland » ; en 1614, également avec Gouesnou Cadoudal, les cloches de La Forêt-Fouesnant ; en 1621, deux cloches pour Saint-Melaine, et, en 1628, une cloche pour Saint-Albin de Plogonnec.

PÉPIN, Christophe, Il fit en 1609, avec Henry Riouallen, une roue à clochettes pour La Forêt-Fouesnant, roue pour sonner · pendant l'élévation.

RIOUALLEN, Henry. Fondeur à Lannion. Il fit en 1607, deux cloches pour Saint-Mathieu de Morlaix, et. en 1609, avec Pépin, une roue à clochettes pour La Forêt-Fouesnant.

SALOMON. Fit une cloche à Brasparts en 1654.

TALBOT, Guillaume. de Guelvain.. Fondit en 1630 deux cloches pour N.-D. des Portes à Chateauneuf-du-Faou. « La fonte fut faite sur place, et le comptable porte en dépense : « Pour le soupper du fondeur, ses serviteurs et autres assistants, la nuit de la fonte desdites cloches, comprins ce qui fut porté en ce jour au dit fondeur et autres assistants la somme de 4 livres 12 sols, comprins aussi le soupper de deux personnes qui gardèrent les métaux en la chapelle de Monsieur SÉ Laurent la nuit précédente la fonte des dites cloches. » Comptes de 1630. Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

TROUSSEL, François. Fit en 1644 une cloche pour Loperhet. ·

TROUSSEL, François (autre), dit. LA CROIX. Fondeur à Morlaix. Il fit une cloche pour Plouzané en 1676 ; des cloches pour Saint-Thégonnec en 1685 ; deux clochès pour Saint-Mathieu· en 1687 ; une pour Saint-Mathieu de Morlaix en 1689 ; une pour N-D. du Mur ·en 1691 ; une pour Plouénan en 1695 ; une pour Plouégat-Moysan en 1701. -Il avait vingt enfants, dont, entre autres, Julien, fondeur, qui fit une cloche à Quintin en 1696.

TROUSSEL, Julien. En 1714, fait un coussinet à une cloche de Saint-Jean-du-Doigt. Il a signé la cloche exposée de nos jours dans les jardin de l'Hôpital Maritime de Brest, sans-doute pour la chapelle de cet hôpital ; elle porte sous des feuilles de saule l'inscription IESU MARIA LAN 1698 , et, entourant une croix, les mots ME FECIT VLIANVS TROVSSEL. 

http://www.lavieb-aile.com/article-le-jardin-botanique-de-l-hopital-maritime-a-brest-119485842.html

TROUSSEL, Louis. Il fondit, en 1693, une cloche pour _Plouzané.

TROUSSEL, Nicolas. Fondeur à Morlaix. Il fit une cloche pour Garlan en 1682, et une pour Saint-Thomas de Landerneau en 1698.


 

 

Miscellanées : inscriptions par lieu, sans nom de fondeur :

 

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CAST : « Le second jour de Décembre 1685, ont esté par moi soussigné, Guillaume Mauguen, prétre de la paroisse de Cast, parla permission de M F1 Il mo et R me Évêque de Quimper, faictes les cérémonies pour la bénédiction d'une grande cloche pesante avec son battant 914 livres pour servir à l'église paroissiale du dit Cast, laquelle a esté nommée Gilette- Annt par discrète personne M' re Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et dame Gilette Gouriou, dame douarière de Penellé Tréouret, qui ont signé, et autres soussignants, qui ont assisté aux dites cérémonies et bénédiction : « P. PELÉ, recteur. « Gilette GOURIO, douarière de Pennellé. « Gabriel-Philippe LE BIHAN. « Ursule-Gabrielle GOURIO. « B. COSQUÉRIC, prêtre. « Claude LE BIHAN. « Toussaint LE BIHAN. « PELLIET, prêtre. « G. MAUGUEN, prêtre. « B. QUILLIEN. « J, CARIOU, » Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CAST, NOTRE-DAME DE QUILLIDOARÉ

« Ce jour, 3* Juillet 1633, ont été faites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrète personne Missire Louis Deshayeux, official et grand-vicaire de Cornouaille, pour la bénédiction d'une cloche pour le service de la chapelle de Notre-Dame de Quilledoaré, située en la paroisse, laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale du dit Cast et nommée Marie-Françoise par Écuyer François du Bois, S'du Rest, et damoiselle Marie-Gabrielle de Lescu, dame de Pontlez, fondatrice de la dite chapelle, ses parrain et marraine, qui signent : « Marie-Gabrielle de LESCU. « François-Joseph DC BOIS. « TANGUY, prêtre de Landerneau. « Sébastien DE MOLLIEN. « François DE LESCU. « Guillaume CARIOU, prêtre promoteur. « Louis DESHAYEUX, official de Cornouaille. » Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CAST, église St-MALHOUARN

« Ce jour, 15e de Mai 1650, en l'église paroissiale de Cast, a été une cloche faicte et dédiée pour Ia chapelle de Monsieur de Saint-Mahouarn, en la paroisse du dit Cast, baptisée par vénérable personne Missire Grégoire Blaise, prêtre de la dite paroisse, et nommée soulz et au nom de Monsieur Saint-Louis par vénérable et discret Missire Guillaume Le Glinec, recteur du dit Cast, et dame Louise de Moellien, dame douarière de Kerstrat, propriéteresse de Chef du Bois et autres lieux, présents les soussignants, à lissue de la grand'messe, selon les formalités de notre mère Ste Eglise : « Louise DE MOELIEN ; QUOETSQUIRIOC ; T. LE LOUARN ; BLAISE, prètre ; G. GLIVEC ; JOUAN ; H. LE QUEFFELLEC ; GUILLERME, » « Ce jour, 296 Octobre 1673, ont été faites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrete personne Missire René Cariou, curé de la paroisse de Cast, pour la bénédiction d'une cloche pour servir dans la chapelle de Monsieur S l -Mahouarn du Loc, située en la dite paroisse, « Laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale de Cast et nommée Françoise - Corentine par discrete personne Missire Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et demoiselle Françoise Jouan, ses parrain et marraine, qui signent : « P. JULE ; G. MAUGUEN, prêtre ; G. CHAUZON, prêtre ; Françoise JOUAN ; Marguerite LE BIHAN ; R. CARIOU, prêtre. »

CHÂTEAUNEUF-DU-FAOU.

Deux vieilles cloches, refondues en 1905, portaient les inscriptions suivantes :

1°) Sr Mr O . P , N . PR. LORS . ETOICT . RECTEVR. DE. CHATEAVNEVF. Mre IAN . FOXVS. ARCHEDIACRE. DE. CORNOALE . FABRIQVE , MATHIEV, GVEGAN . FAICTE, EN. 1613. 2°) Sr YVO . O . P . N . PR . LORS . ETOICT . FABRIQVE. MATHIEV GVEGAN . FAICTE . LAN . 1613

Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CLEDEN-POHER «Inscriptions des cloches. — Première cloche : « Jésus —- Marie, vénérable et discret missire Jean Le Gléau, licencié en droit, recteur de Cléden-Poher, évêché de Cornouaille ». M. Le Gléau était recteur de Cléden en 1732-1737.

Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

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PENDANT LA RÉVOLUTION.

1°)

"En 1790, Julien François Le Beurrié est dit commissaire aux pauvres à Brest. Il sera chargé, avec un autre fondeur, Neveu, nommé officier municipal après Thermidor, de fondre toutes les cloches du Finistère, du Morbihan, de l'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord et de la Manche (arrêté du 17 nivôse an II, ou 6 janvier 1794.Ces cloches devaient, à la demande de Jean Bon Saint-André, qui voulait développer la fonderie du port, être transformées en 50 canonnades et en canons. Brest reçues celles du district de Pont-Croix, 146 de celui de Châteaulin, 100 de celui d'Auray. Celles du Haut-Léon furent rassemblées sur le quai Saint-Houardon à Landerneau. Au début de l'Empire, 100 cloches avaient échappé à la fonte. Elles furent restituées à leur paroisse .. ou à d'autres." (Thomas 1981)

2°) Extrait de : Bruno Baron. Élites, pouvoirs et vie municipale à Brest, 1750-1820. Histoire. Université de Bretagne occidentale - Brest, 2012. Français. .

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/724666/filename/These-2012-SHS-Histoire-BARON_Bruno.pdf

(pour les numéros des notes de bas de page voir le document original)

"Ainsi, dès brumaire an II (novembre 1793), il décide de se servir des bourdons et carillons des églises pour fondre des canons supplémentaires et nécessaires aux troupes de la République. Dans le district de Brest, Jean Bon Saint-André donne l’ordre de descendre des clochers toutes les cloches sauf une ( Arch. dép. Finistère, 21L40, arrêté du 17 brumaire an II (7 novembre 1793). ), et dans la ville ce travail est confié à Pierre Mollard, Jacques Dagorne, François Bunelle et René Le Lay, tous quatre officiers municipaux115. ( Toutes les églises et chapelles brestoises sont amputées de leurs cloches (sauf une), mis à part Saint-Louis qui en conserve trois : celle qui annonce les réunions de l’administration municipale, celle du beffroi et celle qui donne le timbre pour le quart et la demi-heure. ) . La gestion de la fonderie est attribuée à Jacques Bruslé et à Julien Le Beurrier qui transforment en canons les cloches d’une partie du Finistère dont 17 proviennent de Brest (  Arch. mun. Brest, 2D3, courrier du 16 germinal an II (5 avril 1794) ) .

 

203- LE BEURRIER LA RIVIÈRE Jacques (Brest, 1724 – Brest, 1797), fondeur : Fils de Jean, maître fondeur, Jacques Le Beurrier épouse en août 1754 Marie-Josèphe La Test. Veuf, il se remarie avec Françoise de La Mare qui lui donne un fils. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, il est fondeur du roi, fournisseur au port et partenaire de la marine, ayant obtenu le marché pour les clous de cuivre1032. En avril 1789, il participe à l’assemblée générale du tiers-état de la ville en tant que député de plusieurs habitants qui ne forment ni corps ni corporation1033 . Membre du conseil général révolutionnaire dès juillet 1789, il est élu notable du conseil général de la commune en mars 17901034. Mais en août 1790, il est promu officier municipal pour remplacer Gabriel Duplessis-Smith (112) et il conserve cette fonction sans discontinuer jusqu’en janvier 1793. Au cours de cette période, il est notamment administrateur de l’hôpital de septembre 1790 à février 1792. Durant la Convention, il est détenteur du marché pour la fonte du cuivre de la marine1035 et est un temps attaché à la fonderie des canons1036. Il meurt en thermidor an V (juillet 1797).

204- LE BEURRIER Julien (Brest, 1759 – Brest, 1818), fondeur : Fils de René (fondeur) et neveu de Jacques (203), Julien Le Beurrier épouse en janvier 1782 Marie-Olive Pincemin, ils ont quatre enfants. Il est élu notable du conseil général de la commune en mars 1790 et siège en même temps que son oncle. Il reste en poste jusqu’en novembre 1791 et adhère à la Société des Amis de la Constitution. En novembre 1793, les représentants en mission le nomment officier municipal. Parallèlement à cette activité politique, il a en charge, avec Bruslé (54), la fonderie des canons, ce qui semble l’occuper énormément car il demande à être ôter de l’administration municipale1037, requête acceptée en pluviôse an II (février 1794). Pour mener à bien sa tâche de fondeur, il bénéficie du soutien des représentants de la Convention qui lui permettent de réquisitionner du bois selon ses besoins1038 ou de se rendre à Belle-Île-en-Terre pour faire un examen complet des mines afin de les « rendre profitables à la République » 1039. À partir du Directoire, il est employé régulièrement par la marine qui le rémunère 1 500 livres par an1040. En l’an XII, il vend à la fabrique de la paroisse SaintLouis les chandeliers du maître-autel, les deux grands candélabres et le lutrin qu’il avait achetés à des pilleurs le jour du saccage de l’église le 10 nivôse an II (30 décembre 1793)1041. En mai 1809, il est nommé conseiller municipal et en juillet de la même année, le ministre de l’Intérieur lui offre une place d’administrateur de l’hospice civil1042 mais il refuse à cause de sa santé1043. Par contre en septembre 1810, il accepte d’être membre du conseil de fabrique de Saint-Louis1044. En mai 1815, il démissionne de l’administration municipale à cause de « ses occupations et sa mauvaise santé » 1045 mais cette demande est rejetée. Quand il meurt à son domicile rue d’Aiguillon en mars 1818, il est toujours conseiller municipal et membre de la fabrique de Saint-Louis.

Le notable Jacques Le Beurrier est l’oncle du notable Julien Le Beurrier (Julien est le fils de René, frère de Jacques, ils exercent tous les trois la profession de fondeur)

 

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

—  ABGRALL (Jean-Marie), 1890, "Inscriptions de cloches" , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

—  ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

—  BOURDE DE LA ROUGERIE (H.), [1829] 1903. "Restitution de cloches aux paroisses du Finistère", Bulletin Société archéologique du Finistère pages LI-LVIII

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

 

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), Artistes en Bretagne Tome 2, Additions et corrections : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Tanguy Daniel, Georges-Michel Thomas / Quimper : Société archéologique du Finistère , DL 2013

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

LE PESANT (Michel), 1972,, Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

 

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

— DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

—  THOMAS (Georges-Michel), 1981, Fondeurs de cloches du temps passé, Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

 

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