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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 02:10

La Basilique du Folgoët XI : les vitraux du XIXe siècle : la baie axiale (baie 0) : Don du Rosaire à saint Dominique en la présence de sainte Catherine de Sienne et de saint Vincent Ferrier (Émile Hirsch 1866). 

 

 

 

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Sur Le Folgoët, voir :

 

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Baie axiale (baie 0) : Don du Rosaire à saint Dominique en la présence de sainte Catherine de Sienne et de saint Vincent Ferrier (1866).  La Vierge figurée avec l'enfant Jésus, assise sur un trône richement orné, remet le rosaire à saint Dominique en la présence de sainte Catherine de Sienne et de saint Vincent Ferrier, évangélisateur de la Bretagne. En arrière-plan, Salaün ar Foll en "bragou braz" se balance à la branche d'un arbre. Autour de la scène principale sont repris les quinze mystères du Rosaire et, dans les formes de la rosace, les litanies de la Vierge sous les armes de Monseigneur Sergent.

 

Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La Vierge, couronnée, tenant l'Enfant sur le bras gauche, tend le chapelet du Rosaire à saint Dominique.

Le rosaire est le nom d'une prière composé de quatre chapelets d'oraison, consacrée à Marie. Au sens strict, le chapelet est un "petit chapeau" ou comme une couronne. On avait en effet coutume, au Moyen Age, de couronner de roses les statues de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière, d'où le mot de rosaire.
 
Un rosaire comprend 150 "Je vous salue Marie", qui rappellent les 150 Psaumes, et on a longtemps appelé le Rosaire Psautier de Marie. Les 150 "Je vous salue Marie" furent partagés en trois parties, en l'honneur de la Trinité. Puis chaque partie en cinq dizaines, chacune étant précédée d'un Notre Père et suivie du Gloire au Père ou Gloria, en l'honneur de la Sainte Trinité.

Saint Dominique en répandit l'usage, prescrivant à ses religieux de porter un chapelet à leur ceinture. La grande peste de 1349, qui ravagea tous les royaumes d'Europe, amena les foules à un surcroît de piété, qui contribua également à l'essor de la piété mariale. Et c'est en fait au siècle suivant que cette prière prit le nom de Rosaire. Le Pape Pie V engagea l’Église entière à cette prière, face à l'avancée turque qui menaçait l'Europe. C'est ainsi que fut attribuée au Rosaire la victoire décisive de Lépante, en 1571.

 

C'est au frère Alain de la Roche, né en Bretagne en 1428, entré dans l'Ordre des Prêcheurs (Dominicains) que l'on doit la diffusion du Rosaire dont il  attribue l'origine du Rosaire à saint Dominique, le fondateur de son ordre, mort en 1221.  C'est aussi à lui que l'on doit la division des trois cinquantaines (Mystères joyeux, douloureux et glorieux) et en 15 mystères précis.

La fête de Notre-Dame du Rosaire, célébrée le 7 octobre, a été instituée par le Pie V en 1573, pour remercier Marie de cette victoire.

Au XIXe siècle, les apparitions de la Vierge à Lourdes ont renforcé cette dévotion. En 1883, le pape Léon XIII décrétait que le mois d'octobre de cette année-là serait entièrement consacré à "la Saint Reine du Rosaire", et depuis, le mois d' octobre est traditionnellement resté le mois du Psautier de Marie. Des congrégations liées au Rosaire, se créeront, comme les Dominicaines du Très Saint Rosaire de Sèvres (fondée par Mère Marie-Rose du Sacré-Cœur avant 1868), de Montheils, ou la Congrégation des Sœurs du Rosaire. ( D'après Jacques Nieuviarts, La Croix, et Wikipédia)

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A droite se tient Catherine de Sienne, tertiaire dominicaine mystique. La plupart des tableaux et retable du Rosaire (un peu comme celui de l'église de Crozon que j'ai décrit ici) montre la Vierge donnant le chapelet à la fois à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne. Voir un autre exemple ici. Sainte Catherine est couronnée d'épines et tient un lys dans la main gauche.

Ce qui est beaucoup moins habituel, c'est la présence de saint Vincent Ferrier, mains jointes et regardant la Vierge, derrière saint Dominique. Selon un manuel du Très Saint Rosaire de 1859, presque contemporain de notre vitrail, l'auteur présente diverses modalités de récitations du Rosaire "si possible en entier" entrant dans le cadre de la dévotion du Très Saint Rosaire : les Quinze Samedis, les Quinze Mardis (précédant la fête de saint Dominique) ... et les Sept Vendredis précédant la fête de saint Vincent Ferrier le 5 avril . Un jour à son choix de ces sept vendredis assurant l'Indulgence plénière. Saint Vincent Ferrier est un dominicain espagnol qui vint en 1418 prêcher en Bretagne à la demande du duc Jean V alors qu'il était en Auvergne. Il arrive à Nantes le 8 février 1418 et se rend à Vannes, avant d'entamer une grande tournée de prédication en Bretagne, jusqu'à  sa mort à Vannes le 5 avril 1419.  Lire Jean-Christophe Cassard 1999.

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Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Ce qui amène beaucoup de vie dans cette verrière très conventionnelle et à la dévotion très datée, c'est l'apparition de Salaün ar Foll, l'innocent mendiant qui ne savait dire que "Salaün manger pain, Ave Maria" et qui fut récompensé dans sa foi en  cette prière mariale inlassablement répétée (comme lors de la récitation du Rosaire, au fond) lorsque, à sa mort, un lys issu de sa bouche poussa sur sa tombe, portant sur ses pétales les mots AVE MARIA. La baie 4,  qui est consacré à sa Légende, m'a permis de comprendre pourquoi il est représenté se balançant en chantant sur la branche d'un chêne : pour échapper au froid après la mortification qu'il s'impose en se baignant nu dans sa fontaine. 

Il est donc bien légitime de la part d'Émile Hirsch de le représenter, jeune breton à la barbe de trois jours, vêtu de la chupenn au revers brodé ouverte sur une chemise débraillée, et du bragou,  et les reins ceints  de la ceinture de flanelle, découvrant avec des yeux émerveillés ces trois éminents théologiens à la langue d'or qui reçoivent comme consigne de piété de répéter cette simple salutation à Marie qui lui a si bien réussi et lui a valu, sinon la canonisation, du moins le titre de bienheureux. 

L' irruption de ce Robin des Bois, coiffé comme un faune d'une couronne de feuillages, dans la très respectable Transmission du Très Saint Rosaire,  a un coté transgressif qui est, somme toute, très évangélique : Heureux les simples, car ils verront Dieu.

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Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vitrail du Don du Rosaire, (baie axiale ou baie 0), Émile Hirsch 1866. Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

 

— COURCY   Notice sur Notre-Dame du Folgoët, par Pol et Henri de Courcy. ln-12. Saint- Brieuc, Prud'homme; 1860

DANTEC (Dominique), 1986, La basilique de Notre-Dame-du-Folgoët : un programme classique de vitraux au XIXe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1986  Volume 93  Numéro 4  pp. 405-410

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1986_num_93_4_3237

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrès archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

— KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

LE GRAND (frère Albert), Les vies, morts, gestes et miracles  des Saints de la Bretagne Armorique : première édition à Nantes en 1636 chez Pierre Doriou / 1659 Rennes, Ferré, Jean Vatar / Rennes, Veuve de Ian Vatar à la Palme d'or, 1680 / édition annoté et augmenté par Miorcec de Kerdanet Brest, P. Anner et fils 1837 / édition par A.M. Thomas et J.M. Abgrall Quimper 1901.

https://archive.org/stream/LaVieDesSaintsDeLaBretagneArmorique/saints_vie_bretagne#page/n1/mode/2up/search/folgoat

 

Frère Albert Le Grand, baptisé Jean, est un frère Dominicain né à Morlaix en 1599 et décédé à Rennes en 1641. Cette Vies des Saints est la première somme hagiographique bretonne en français et comprend 78 vies de saints, trois récits et neuf catalogues épiscopaux, un pour chacun des diocèses bretons (Saint-Pol-de-Léon, Quimper, Tréguier, Saint-Brieuc, Vannes, Saint-Malo, Nantes, Dol-de-Bretagne et Rennes). L’ouvrage est réédité, augmenté sous les auspices de Guy Autret de Missirien (Rennes, Jean Vatar, 1659), qui avait collaboré avec le dominicain. Puis en 1680. Daniel-Louis Miorcec de Kerdanet en offre une nouvelle édition, sans les catalogues épiscopaux, parue en 1837 (chez P. Anner à Brest). L’édition de référence demeure celle dite « des trois chanoines », publiée en 1901 (J. Salaün, Quimper), due à Alexandre-Marie Thomas, Jean-Marie Abgrall et Paul Peyron.

 

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— PENNEC (Cyrille), 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

 

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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