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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 21:56

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509), par l'atelier des Prigent (1527-1577), ou par Roland Doré (1618-1663).

 

Sur le Folgoët, voir :

 

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La Collégiale du Folgoët permet, tel un exceptionnel musée ouvert à tous, de découvrir  trois des plus grands ateliers de sculpture bretonne du XVe au XVIIe siècle, travaillant un matériau d'élection, la pierre de kersanton. 

L'auteur de référence est ici Emmanuelle le Seac'h, et je ferai des emprunts de citation à Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne p.76 à 81.

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LES STATUES DE L'EXTÉRIEUR.

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I. LA FAÇADE OCCIDENTALE.

1°) Saint-Michel archange terrassant le dragon à gauche du portail occidental. Kersanton, Atelier du Folgoët,  1423-1433

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Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vue générale.

"L'archange est placé sur une console feuillagée à gauche du portail. Revêtu de son armure, les jambières serrées sur les tibias, il est en équilibre sur le dragon, à la gueule plissée et aux naseaux  dilatés et dont la queue s'enroule entre les pattes. De son bras valide  muni d'un gantelet, saint Michel appuie sur son bouclier qui lui bloque la tête. Dans la lutte, il réussit à garder son manteau drapé sur l'épaule droite et conserve un visage impassible." (E. Le Seac'h)

Note : on distingue, derrière la tête du saint, la plaque portant l'inscription gothique de 1423 décrite dans mon article IV.

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Saint Michel terrassant le dragon, (kersanton, Atelier du Folgoët,  1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (kersanton, Atelier du Folgoët, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vue du coté droit .

Le bras droit a été descellé au niveau de l'épaule, mais on imagine qu'il s'élevait et tenait la hampe de la lance dont l'extrémité pénétrait dans la gueule du dragon.

La queue, selon un mode très fréquent chez cet animal, se termine en tête de serpent : elle est ainsi dotée d'une force autonome et, loin de s'avouer vaincue, elle tente encore d' atteindre de son venin son adversaire. La leçon qui se dégage est que le combat contre les forces du Mal se poursuit encore. Le dragon est terrassé mais non exterminé. C'est le même motif que l'on retrouve dans les Arbres de Jessé sculptés et les Vierges à la Démone, celle-ci, sous le pied de la Nouvelle Ève,  brandissant dans son poing crochu la pomme du Péché. Cf plus loin.

Voir aussi le dragon des crossettes de Landivisiau, ou de Guipavas, ou de Pencran.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint Michel vue de gauche.

L'écu portait des armoiries qui ont été martelées.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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"Ici aussi on reconnaît la main du premier Maître du Folgoët qui trace le nez dans la continuité parfaite du philtrum  puis de la fossette mentonnière. Les yeux sont dessinés en amande  et accentués par un croissant pour la paupière supérieure. La ligne des sourcils est symbolisée par un petit arc entre le front et cette paupière. Les cheveux, en mèches séparées et bouclées, sont copiés des angelots du tombeau de Gatien de Monceaux  à Quimper" (E. Le Seac'h)

Voir, à propos de ces angelots et de ce tombeau, l'article sur l'Autel des Anges. On reconnaîtra aussi l'amict dont le rabat forme un W ou oméga minuscule, caractéristique de cet Atelier.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Michel terrassant le dragon, (Atelier du Folgoët, kersanton, 1423-1433), Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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1°) suite. Le tympan du porche occidental.

Du porche ouest ruiné après l'incendie de 1708 ne subsiste que le tympan dont les sculptures sont très abîmées. L'intrados de l'arc représente de gauche à droite la Nativité, l'Adoration des Mages et l'Annonce aux Bergers.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La Nativité.

Voir mes articles sur le thème de la "Vierge couchée".

 

Comparer aussi ce tympan avec celui du porche sud de La Martyre, par le même atelier du Folgoët (image lavieb-aile), et voir mon article sur ce porche :

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Ici, saint Joseph, barbu, tête coiffée d'un bonnet, s'appuyant sur une canne, est accroupi au chevet de son épouse et tient le gland de l'oreiller du lit. Sur ce lit repose Marie, représentée juste après qu'elle ait donnée naissance à son Fils : il s'agit de la figure nommée "Vierge en gésine sur son lit d'accouchée" ou Maria im Wochenbett. Elle est tournée sur le coté droit et en appui maladroit sur le coude, alors qu'elle tient l'Enfant assis sur son ventre. Au dessus d'elle, l'âne et le bœuf sortent la tête d'une sorte de lucarne ronde.

L'Enfant est tourné vers le premier mage, Melchior, qui se penche, ôte sa couronne de la main droite et présente une cassette pleine d'or.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Adoration des Mages.

Derrière Melchior, Balthasar, imberbe, coiffé d'une toque, et vêtu d'une riche pelisse, tend l'index vers l'étoile à cinq branches (visible à l'aplomb de Jésus) qui les a guidé. Il tient un calice rempli de myrrhe. 

C'est le personnage le mieux conservé et nous pouvons découvrir certains détails : une chaîne aux maillons rectangulaire est passée en bandoulière ; cinq grelots ou clochettes y sont suspendues. La tunique est plissée, courte, aux manches évasées, mais roulée à gauche sur le poignet.

A droite, on imagine plutôt qu'on ne distingue Gaspard offrant l'encens.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le mage Balthasar, tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le mage Balthasar, tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Annonce aux bergers.

Sur le phylactère, seul reste lisible le mot EST, final de PUER NATUS EST, "un enfant est né".

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Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Tympan du porche occidental, kersanton, Atelier du Folgoët, (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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2°) Le groupe de Saint Yves entre le Pauvre et le Riche. Kersanton, Bastien Prigent  (1527-1577). 

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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En  longeant par la droite la façade ouest jusqu'à l'angle sud-ouest de l'édifice, nous découvrons successivement  trois statues qui composent un ensemble, actuellement un peu dispersé, celui du groupe de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Et nous faisons un saut d'un siècle environ avec la statue de saint Michel, pour découvrir le talent de deux sculpteurs de Landerneau, Bastien Prigent et son frère Henri (1527-1577) 

Les trois statues sont de Bastien Prigent, le plus habile des deux. "Les visages aux formes rectangulaires et aux yeux en amande sont de toute beauté." (E. Le Seac'h p. 165)

Sur cet atelier, voir :

 

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Le groupe provient en fait de l'ancienne chapelle de Guicquelleau, ou de celle du château de Lesneven. Il a servi de modèle pour le groupe de La Roche-Maurice.

Sur saint Yves entre le Riche et le Pauvre, voir :

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Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) .

La première statue, qui occupe le contrefort droit du portail ouest, est celle de saint Yves, qui perd ainsi sa position centrale entre les deux plaideurs.

"Saint Yves est un saint très vénéré en Bretagne : on trouve sa statue clans la plupart églises. Il naquit à Tréguier en 1455. Après avoir étudié"les lettres, ·la théologie et le droit pendant quatorze ans, il se fit avocat. Il aimait à défendre la cause des petits et des pauvres devant les tribunaux, et il avait un tel souci de l'honnêteté, qu'on disait de lui : Sanctus Yvo, advocatus et non latro, res miranda populo : Saint Yves était avocat et point voleur, chose inouïe pour le peuple. Il évangélisa les campagnes du Trégor, prêchant toujours la justice et le droit et accomplissant de nombreux miracles. . Il est représenté ici vêtu d'un surplis à larges manches. Il est coiffé d'un bonnet carré recouvert par le capuce d'un camail qu'il porte sur les épaules. Remarquez l'élégance et la finesse du cul-de-lampe et du dais de cette niche." (Guiilermit)

"Le saint, vêtu d'une robe longue, la cotte, recouverte d'un surcot à longues manches , déroule un parchemin de la main droite. Sa tête est recouverte d'un capuchon, prolongement d'un camail qui recouvre ses épaules. " (Le Seac'h p.165)

Cette vêture perdure jusqu'au XVIIe siècle  ( Y-P. Castel).

http://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

 

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Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Contrefort droit du Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : saint Yves. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Contrefort droit du Porche occidental de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Groupe de saint Yves : Le Riche, kersanton,  Bastien Prigent (Landerneau 1527-1577) . Angle sud-ouest. 

"Il lève la main droite tout en s'accrochant à son escarcelle. Son habillement est recherché : un pourpoint long avec un col cassé est ceinturé à la taille. Un long manteau ouvert se termine en plis enroulés. La tenue est complétée par un grand chapeau au bord conique décoré d'une broche ronde. " (Le Seac'h p. 165)

Si on se réfère à d'autres œuvres, on peut penser que la main droite tient une pièce d'or, argument juridique qui prime sur tout autre argument pour la justice courante. Mais pas avec saint Yves. Certains auteurs (Guillermit) voit dans cette main une bourse.

 

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Groupe de saint Yves : Le Riche. Kersanton, Bastien  Prigent (1527-1577) .  Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : Le Riche. Kersanton, Bastien  Prigent (1527-1577) . Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton, atelier de Bastien et Henri Prigent (1527-1577) . Contrefort sud de l'angle sud-ouest.

"Le pauvre est sur l'autre contrefort de l'angle. Il est souvent appelé aussi Salaün ar Foll selon la légende du fou bienheureux [honoré ici]. Il est simplement vêtu ici d'une souquenille de paysan et les jambes gainées de houseaux, le pied gauche nu. Deux refouillement plus profonds de la pierre sur son coté droit simulent un trou dans ses haillons ainsi qu'au coude. Il marche avec un long bâton et tient son chapeau rond des deux mains. Il lève légèrement la tête probablement vers saint Yves qu'il devait regarder lorsque les statues étaient regroupées " (Le Seac'h p. 165)

Il faut décrire aussi le sac replié autour de l'avant-bras droit et qui contient ses placets : c'est celui que tient le Pauvre de  la gravure des Grandes Croniques de Bretaigne d'Alain Bouchard (1514) Source : http://fonds-saintyves.fr/Les-representations-de-saint-Yves

Sur la gravure, le sac porte l'étiquette "contenant le nom du demandeur, du défenseur, du Procureur, etc" (Dict. Académie Française 1694) ce qui l'apparente à un sac à procès.

Le poids et le volume de ce sac s'oppose  avec dérision à la pièce de monnaie du Riche. 

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Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) .  Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Groupe de saint Yves : Le Pauvre. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577) . Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L'angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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3°) Saint Éloi.

"Entre ces deux statues, dans un renfoncement, nous apercevons celle de saint Eloi, le patron attitré de la race chevaline. Il est naturel qu'il figure dans cette galerie, car les foires de chevaux du Folgoët sont renommées de longue date. Dans les proches environs, à Ploudaniel, le saint a sa chapelle avec son pardon de chevaux fameux dans la région."

Les tenailles et le fer à cheval du support sont les attributs du saint patron des forgerons. Il est représenté en saint évêque, portant la mitre, bénissant de la main droite et tenant une crosse épiscopale (brisée) de la main gauche.

E. Le Seac'h ne précise pas quel est l'auteur de cette statue. Elle n'est pas très éloignée de la statue en kersanton de saint Eloi à la chapelle de Locmaria-Lan à Plabennec, attribuée à Bastien Prigent. Mais la chevelure de la tête (recollée) est compacte, crêpée, et non méchée, et les yeux en amande sont ourlés. Le saint porte une aube tombant sur le sol, une tunique fendue sur les cotés, et une chasuble à capuchon.

Voir ici :

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 Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Éloi, Angle sud-ouest de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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LA FAÇADE SUD. 

 

Après avoir contourné l'angle qui sépare la façade principale de la façade du midi,  nous nous trouvons devant une série d'admirables contreforts agrémentés de niches et de pinacles élancés. Certaines niches sont vides, d'autres sont occupées par des statues.

4°) Statue de saint François d'Assise.

"Plus à gauche, dans la niche d'un contrefort, Saint François d'Assise, reconnaissable au costume des religieux de son ordre : la robe de bure, le cordon à nœuds, et surtout à la plaie du côté que le sculpteur a naïvement figurée pour rappeler les stigmates." (Guillermit)

Le costume est franciscain, la posture des bras est bien celle de François d'Assise montrant ses stigmates, mais la tête (recollée) semble être féminine, avec un front épilé et le bas du visage arrondi. Mais le front est ridé, et ce qui me semblait un voile est la capuche de l'habit de bure. Je me laisse convertir à la proposition de Guillermit.
 

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Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Statue de saint François d'Assise, angle sud du contrefort sud-ouest, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'encadrement de la première baie de la façade sud.

La baie est encadrée par deux statues de Christ aux liens occupant les consoles sous les dais, dont la première paraît manifestement trop large et la seconde manifestement trop petite, témoignant des réagencements successifs.

"Sur les piédestaux de la façade méridionale, on a placé des statues qui ne leur étaient pas destinées.  Elles ont été recueillies pieusement par un recteur du Folgoat qui les a trouvées soit dans des chapelles en ruines, soit enfouies en terre ou abandonnées dans quelque coin, et les a placées sur ces supports pour les sauver de la destruction. De chaque côté de la fenêtre, à votre gauche, deux statues de Jésus flagellé : le Christ a les mains liées, la tête couronnée d'épines, le visage douloureux ; l'une des statues est encore recouverte de peintures. " (Guillermit)

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Deux statues de Christ aux liens, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Deux statues de Christ aux liens, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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5°) Christ aux liens à gauche de la baie. Kersanton,  Bastien  Prigent (1527-1577).

Vêtu d'un pagne et drapé d'un manteau, qui se fond avec le thorax dont les côtes ne sont pas soulignées mais porte le monogramme IHS.  il porte une couronne d'épines tressées sur la tête. Les longues mèches de cheveux sont décollés de la tête ; la barbe assez longue est peignée verticalement ; les yeux en amande sont ouverts.

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Christ aux liens, à gauche de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Christ aux liens, à gauche de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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6°) Christ aux liens de Roland Doré (1618-1663) à droite de la baie.

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Christ aux liens (Roland Doré), à droite de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Christ aux liens (Roland Doré), à droite de la première baie de la façade sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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7°) Saint évêque à droite de la deuxième baie de la façade sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Il est  attribué par E. Le Seac'h à l' atelier du premier Maître du Folgoët : je note effectivement le rabat du col de la chasuble qui me sert d'indice. La mitre est rehaussée de pierreries.

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Saint évêque, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint évêque, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues de la façade sud : le portail sud.

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le portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

le portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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8°) Le saint évêque du contrefort gauche du portail sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

"Quatre évêques sur la façade sud du Folgoët sont aussi de la même main. Le premier est à droite de la deuxième fenêtre en partant de l'ouest [cf mon n°7], le second [ici, mon n°8] sur le contrefort gauche du portail sud. Le troisième, qui a un blason muet [sic] à ses pieds, est au trumeau du portail sud. Le dernier [mon n° 11] se trouve sur le contrefort droit du même portail, dans la niche gauche. Un autre évêque orne la niche droite, mais il est décapité, ce qui empêche de l'attribuer à un atelier."

"Ils portent tous une aube et une dalmatique fendue sur les cotés recouverte d'une chape, le col ou amict remontant haut sur leur cou. Leurs visages sont caractéristiques de l'atelier avec des pommettes hautes, une mandibule creusées et des yeux aux paupières ourlées. Ils rappellent les visages des rois mages de la façade ouest ou celui du duc Jean V à Quimperlé."

 "Ici, le détail le plus significatif est constitué par les grandes oreilles maladroites, presque rondes, comme une conque, avec l'hélix et l'anthélix renflés. Les quatre évêques sont dotés de la gestuelle particulière de l'atelier avec la chape relevée sur le bras droit et qui forme un plissé plus ou moins accentué selon les statues. La manière de les présenter – hiératiques et en position presque frontale – symbolise leur importance. (Ils étaient des instigateurs de styles nouveaux et des agents d'ouverture sur l'étranger en important en terre bretonne des influences extérieures)." (Le Seach' p. 78)

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Saint évêque, Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, contrefort gauche du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint évêque, Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, contrefort gauche du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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9°) L'évêque du trumeau du portail sud. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Même amict au rabat en V que les précédents, mêmes yeux en amande presque orientaux qui confèrent au visage l'impression de sagesse énigmatique d'un bouddha. Un blason martelé est visible à ses pieds. La main droite ne trace pas une bénédiction, mais tient un livre : la Règle d'un Monastère ?? Serait-ce un Père Abbé ? Saint Guénolé ?

Si je poursuis ma lecture de Sculpteurs sur pierre d'E. Le Seac'h, je lis page 78 :

" Ces quatre évêques sont à rapprocher du saint Guénolé du calvaire triangulaire de Kergoat en Quéménéven et qui est situé sur la table d'offrande de la face ouest. Il est habillé de la même manière avec une aube, une dalmatique et une chape et présente un visage identique aux leurs. Il porte dans sa main gauche un bâton et sa main droite est cachée sous les plis de la chape." (Le Seac'h p.78-79)

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Mais bien que Le Seac'h décrive cette statue comme celle d' un saint évêque,  Miorcec de Kerdanet (en 1837), le chanoine Abgrall puis l'abbé Guillermit voient ici la statue de l'évêque Alain :

"...le portail de l'évêque Alain, percé de deux portes en accolade, séparées par un trumeau portant dans une niche la statue du fondateur, Alain, évêque de Léon." (Abgrall)

Alain de la Rue (De Vico en latin) fut évêque du Léon de 1411 à 1419 puis évêque de Saint-Brieuc de 1419 à sa mort en 1424.

Cette identification reposerait sur la lecture du blason : "deux dauphins en chef, un croissant montant en pointe  et une billette en cœur. "

De Kerdanet signale aussi que l'évêque porte un baudrier auquel pendent des coquilles ; "ce qui indique qu'il a fait le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle" (Vie des Saints, p. 120). Dans le Porche des Apôtres, saint Jacques porte un baudrier semblable. Ce baudrier supporte ici  une besace marquée d'un chevron. Tous ces détails singuliers semblent attendre une interprétation cohérente.

Aiguillé par la lecture de Recherches héraldiques en Léon de Michel Mauguin, je comprends qu'il faut reconnaître dans les armoiries à demi effacées (plutôt que martelées) de l'écu les armes des DE LA RUE, famille de l'évêché de Nantes telles qu'elles sont données par Pol de Courcy dans son Nobiliaire et Armorial vol. 3 p. 180 : trois croissants, surmontés chacun d'une billette. La reconstitution de l'écu de notre statue par Michel Mauguin page 29 de son étude est parfaitement convaincante.

Il s'agit donc bien ici d'Alain de la Rue, ancien licencié en droit civil et en droit canon, puis docteur en droit civil de l'université d'Angers, dont il devint le recteur dix-sept ans plus tard, jusqu'en 1405 où il est nommé conseiller du duc Jean V. En 1408, pressenti pour devenir évêque de Quimper, il ne se présente pas aux délibérations, laissant la place à Gatien de Manceaux. Il est nommé évêque du Léon en 1411.  Après avoir résidé à la Curie de Jean XXIII à Pise, il est présent au Concile de Constance (1414-1418) où il préside la "nation française" ; il se rallie dès la première heure à Martin V. 

 

 

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L' évêque Alain de la Rue,  kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L' évêque Alain de la Rue, kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Ecu de l'évêque De La Rue "à trois croissants, surmontés chacun d'une billette"

Ecu de l'évêque De La Rue "à trois croissants, surmontés chacun d'une billette"

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L' évêque Alain de la Rue,  kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

L' évêque Alain de la Rue, kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433, trumeau du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le tympan du porche sud.

"Les accolades des deux portes se terminent par des fleurons qui servent de consoles à deux petites statues : ces statues entourent une gracieuse petite représentation de la Vierge portant l'enfant, placée au-dessus de l'évêque."(Guillermit)

10°) La Vierge à l'Enfant. Kersanton. 

Debout sur un croissant de lune comme une Vierge de l'Apocalypse, couronnée, les longs cheveux éparses sur les épaules, et vêtue, sur une robe serrée par une ceinture, d'un manteau dont elle tient le pan droit, elle porte l'Enfant –cheveux bouclés,  pieds nus– qui s'accroche à la chaîne du fermail et tient un globe dans la main gauche. Les visages sont particulièrement ronds. 

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Vierge de l'Apocalypse, tympan du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge de l'Apocalypse, tympan du portail sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues de la façade sud (suite).

"Marchons vers la droite : à gauche du porche de l'évêque Alain, une statue d'évêque à l'air solennel, bien drapé dans ses vêtements sacerdotaux ; à droite, la Vierge de pitié, tenant sur ses genoux le cadavre de Jésus ; un peu plus loin, un autre évêque." (Guillermit)

La Vierge de Pitié, je ne l'ai pas trouvée.

Deux  évêques sur le contrefort droit du portail sud.

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Façade sud de la  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Façade sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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11°) Le quatrième évêqueKersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

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Évêque du contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Évêque du contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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12°) Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433.

Pour Le Seac'h qui se refuse à l'attribuer à l'atelier du Folgoët, il compte pour du beurre tant qu'il n'aura pas retrouver la face. Mais c'est oublier le col en W du rabat de l'amict. Et sa chape aux plis en V parfaitement semblables à ses collègues des autres niches.

Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433. contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Un cinquième évêque dont la tête n'a pas été recollée. Kersanton, Premier atelier ducal du Folgoët, 1423-1433. contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues précédant le Porche des Apôtres ; la Vierge et sainte Marguerite. 

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

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13°) La Vierge à l'Enfant "à la Démone".

Elle m'intéresse tant que je lui ai consacré un article à part : "La Vierge à l'Enfant et à la Démone de la Collégiale du Folgoët". Puisque je lui rendais une nouvelle visite, je l'ai photographiée sous tous les angles. 

On la placera en parallèle de la statue de saint Michel terrassant le dragon : dans les deux cas, la créature démoniaque dresse une queue pleine d'arrogance le long de la robe du saint personnage.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant et à la Démone, kersanton, contrefort droit du portail sud, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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14°) Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433).

"La sainte se tient debout en équilibre sur un dragon. Seuls deux des quatre éléments sont représentés : la terre par les pattes griffues avec lesquelles il rampe et le feu qu'il crache par la gueule. Les plis souples de sa robe dessinent un éventail sur la cuisse gauche. Les cheveux se partagent en deux mèches ondulées et torsadées, signant l'une des manières de l'atelier. Le visage est éclairé d'un sourire subtil : les commissures des lèvres forment un léger creux. Une fine ceinture pareille à du cuir tombe jusqu'aux pieds. Elle souligne sa taille et le léger déhanché de son attitude. Sa robe retombe haut à la moitié du cou. Les yeux sont comme ceux décrits sur la statue de saint Michel. Ici, le menton est rond." (E. Le Seac'h p. 79)

 

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Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433),  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Niche du contrefort gauche du Porche des Apôtres. Kersanton, atelier du Maître du Folgoët vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Les statues du contrefort droit du Porche des Apôtres ; Saint Christophe et la Vierge à l'Enfant. 

 

 Niches des contreforts  du Porche des Apôtres,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Niches des contreforts du Porche des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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15°) Saint Christophe portant l'Enfant.

"Dans la niche de gauche du contrefort droit du porche du Folgoët, saint Christophe, en kersanton, tient l'Enfant-Jésus, dont la tête a été recollée, sur ses épaules. Le saint est vêtu d'une tunique courte, qui remonte sur la jambe gauche, la laissant à découvert, puisqu'il passe le gué, environné de poissons. Il tourne la tête vers le porche des Apôtres. On voit ainsi nettement ses pommettes saillantes, ses lèvres bien dessinées, le nez droit et les yeux aux doubles paupières et à l'arcade sourcilière marquée. La barbe est partagée en mèches frisées dans le bout. Les cheveux sont plats sur le crâne avec des méplats pour figurer les mèches. Ils sont relevés sur tout le pourtour de la tête formant comme une couronne. Les oreilles sont basses et le conduit auditif est visible." (E. Le Seac'h p. 76)

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—–Sur Saint Christophe, voir aussi :

— Saint Christophe en Bretagne :

— En Espagne :

— En France :

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Saint Christophe portant l'Enfant, kersanton, premier atelier du Folgoët (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Christophe portant l'Enfant, kersanton, premier atelier du Folgoët (vers 1423-1433), Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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16°) La Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offert par Olivier du Chastel.

"Dans la niche droite du contrefort droit du porche des Apôtres du Folgoët, une Vierge couronnée tient son  Enfant dans les bras. La tête de ce dernier a disparu. Habillée d'une tunique longue qui couvre ses pieds, il saisit la main de sa mère du bout des doigts. La Vierge prote une longue tunique, recouverte par un manteau ceinturée par une boucle à la taille, qui forme comme un tablier sur le devant avec des plis en U étagés et tombe en plis tuyautés sur le coté. Les drapés donnent une impression d'épaisseur au tissu et ne laissent pas deviner le corps. Seul le léger déhanchement visible sur la sainte Marguerite au dragon est ici également perceptible. Les bouts pointus des chaussures à la poulaine dépassent de la robe. Les cheveux sont séparés  en mèches étiques et ondulante. Sur le socle, une inscription en lettres gothiques désigne le donateur : OLIVIER SIRE DU CHASTEL" (Le Seac'h p. 81) .

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'inscription du socle :

Ma leçon de l'inscription est la suivante :

: OLLIVIER SIRE --N CHASTEL

La graphie Ollivier est celle de l'époque (XVe siècle). Le S qui précède le prénom est un deux-point,  relié, selon l'usage de l'époque, par un S en ouïe de violon.

Cette inscription se rapporte à Olivier I du Chastel, qui fut chambellan du duc de Bretagne : nous restons donc dans l'entourage du duc mécène de la Collégiale.

– Olivier I sire du Chastel, de Leslein, chevalier banneret, capitaine de Dinan et ensuite de Brest (1412), chambellan du duc de Bretagne et  sénéchal de Saintonge. Il mourut en 1455. Il épousa en 1408 Jeanne de Plœuc.

– Il eut comme fils François de Chastel qui épousa Jeanne de Kerman, qui eut lui-même comme fils Olivier II sire du Chastel, de Leslein, de Lezourny et de Lescoet, commissaire de la montre reçue à Lesneven, en 1467, avec Guillaume de Penhoat, Tanguy de Kermavan et Thomas de Kerazret.

– Olivier II sire du Chastel eut trois fils, Tanneguy, qui continua la branche aînée ; Gabriel ; et ...

– Olivier III du Chastel qui devint évêque évêque de Saint-Brieuc [1506-†1525] en succession de Christophe de Penmarc'h, (1478-1505).

Les armes de la famille du Chastel figuraient sur les vitraux du XVIIe siècle attribués à Aain Cap (1578-1644) :

"Les seigneurs du Châtel tiennent le côté de l'épître dans la grande vitre du chœur, armoyée de leurs armes, comme des premiers bienfaiteurs de ce temple ; et l'on y voit l'effigie d'un seigneur du châtel [Tanguy du Chastel avait épousé le 23 juin janvier 1501 Marie dame du Juch] armée de toutes pièces pièces, avec celle de sa compagne étant à genoux, ayant auprès d'elle un écusson mi-parti du Châtel et de Juch." (Cyrille Pennec, 1825,  p. 31-32)

Il est intéressant de noter les alliances entre cette famille et celle de Coëtivy lorsqu'on sait l'importance que pris le Cardinal de Coëtivy au Folgoët (il y a son autel, et sa statue au pied du calvaire) : en effet, la sœur d'Olivier I du Chastel, Catherine, est la mère d'Alain IV de Coëtivy, le "Cardinal d'Avignon" (1407-1474).

On peut souligner aussi, puisque cette statue de la Vierge est voisine de celle de saint Christophe, qu'un autre neveu d'Olivier I du Chastel, Christophe du Chastel, fut évêque de Tréguier de 1466 à 1479.

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Inscription du socle,  Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Inscription du socle, Vierge à l'Enfant, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), offerte par Olivier du Chastel, contrefort droit du portail des Apôtres, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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LES STATUES DE L'INTÉRIEUR.

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1°) Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433). Niche semi-circulaire du mur ouest de la chapelle de Coëtivy. 

"Elle repose sur une console à feuillages. Elle se tient les mains jointes, en position de prière. Ses cheveux longs lui tombent dans le dos, symbole de pureté des jeunes filles ; a tête est ceinte d'un fin bandeau à motifs en losanges. Elle est vêtue d'une longue robe qui lui cache les pieds. Son corsage est collé contre son corps, quelques plis se forment sur les bras. À l'inverse, le bas de la robe tombe en un drapé élégant. Une ceinture nouée deux fois autour de sa taille est est fermée par une boucle, le passant tombant sur le devant. Des crans qui imitent le métal y sont disposés à écartement régulier tout comme la protection gainant l'extrémité pointue du cuir. Son doux visage est doté d'un léger double menton, preuve du réalisme du sculpteur qui a tenu compte du fait que la sainte inclinait la tête vers le bas.

"Ici, le dragon est d'une facture beaucoup plus aboutie [que la statue extérieure]. Les yeux, aux paupières doubles, sont ovales. Les plis de la gueule avec les deux canines aiguisées dépassent d'une dentition taillée en pointe dans une bouche aux babines retroussées. La sorte de crinière aux poils méchés et bouclés, la forme de l'aile déployée comme un éventail, donnent à l'animal un aspect maléfique. Il est porteur des quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, les ailes pour voler dans les airs, les écailles sur l'arête de son dos pour nager, les pattes griffues pour ramper sur la terre, la bouche ouverte pour cracher le feu. " (E. Le Seac'h p. 79-80)

Voir aussi :

La statue de sainte Marguerite à Dinéault, kersanton, par Henry Prigent (1527-1577)

 

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon (détail). Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon (détail). Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Marguerite issant du dragon. Kersanton, traces de polychromie rouge, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) ; Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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2°) Sainte Catherine d'Alexandrie. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433). , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, 

La sainte est identifiée par ses attributs, la couronne,  la roue brisée aux lames acérées de son premier supplice qu'elle transforma en affirmation de la puissance de Dieu, et l'épée de sa décapitation. La robe plissée remontant haut et soulignant la rondeur du ventre, selon la mode de l'époque, contraste avec le caractère sobre du buste, aux seins discrets. Le voile qui couvre la longue chevelure méchée est attaché pour une part sous le menton par un fermail en quintefeuille, ce qui est un rappel des armoiries du donateur, retrouvées sur le socle. A l'arrière, il recouvre les épaules et le dos, jusqu'aux lombes.
 

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La très belle inscription du socle, en lettres gothiques minuscules, est encadrée par deux petits écussons, l'un à l’aigle bicéphale et l'autre, à droite, mi-parti à l'aigle et au quintefeuille.

Puis vient le deux-points avec ses points losangiques réunis par une ligne en S inversé, selon un procédé très habituel. Enfin, nous lisons distinctement : J : DRONIOU.

a) Jean Droniou fut trésorier et receveur général de Bretagne de 1420 à 1428. Il vint en 1420 au Folgoët porter la donation de Jean V. Pol de Courcy écrit dans son Nobiliaire que nous ne savons pas s'il appartenait à la famille Droniou, Sr de Trorozec, par. de Ploulec'h, évêché de Tréguier, de gueules, à six quintefeuilles d'or rangées 3, 2, 1 ou à celle de Droniou de Luzuron, par. de Camlez, évêché de Tréguier, d'argent à une fasce de sable, accompagnée de 3 oiseaux d'azur.

Yvon Droniou, chevalier, servit sous Jean de Penhouët, amiral de Bretagne, en 1420.

b) Les Droniou de Bodigneau.

Par ailleurs, le Nobiliaire ou Armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy indique aussi :

Botigneau (de), sr dudit lieu et de Kergoat, par. de Clohars-Fouesnant, — de Brunault, par. de Trébrivant. Réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Clohars, év. de Cornouaille.

D’azur à l’aigle éployée d’or. Devise : À l’adventure.

Le nom ancien de cette famille est Droniou ; Jean Droniou, épouse Louise du Vieux-Chatel, dame de Brunault, dont : Alain, marié en 1562 à Marie de Kergorlay, père et mère de Jeanne, fille unique héritière, épouse de François de Kerc’hoënt.

En 1426, le domaine de Botigneau est tenu par Jehan Droniou.

— Vers 1500, cette famille fit édifier les vitraux de l'église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant, avec leurs armes en supériorité, et Pierre de Bodigneau et Marie de Tréanna s'y font représenter en donateurs (Abgrall, Notice). Voir Iconographie de saint Christophe.

En 1424, lors de la construction de la façade occidentale de la cathédrale de Quimper, le blason du seigneur de Bodigneau est sculpté sur le tympan du portail, avec celle des trois autres nobles qui ont le privilège de porter le siège de l'évêque Bertrand de Rosmadec : les seigneurs de Nevet (Plogonnec), de Guengat et Du Quélennec (Le Faou). C'est dire qu'il s'agit alors d'une famille de tout premier plan en Cornouaille.

— Sur la baie 110 du chœur de la cathédrale de Quimper, un chevalier en armure porte sur son tabard une aigle éployée bicéphale très proche du blason de la statue du Folgoët : c'est un seigneur Droniou de Bodigneau

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Un rapprochement peut aussi être intéressant, avec l'église Saint-Jean-Baptiste de Plourac'h (22). En effet, non seulement le porche aux apôtres — comme celui, très proche, de Saint-Herbot — est attribué aux enfants du Maître du Folgoët vers 1458-1488, sur commande de François du Mené, chambellan du duc François II (nous restons donc dans le cadre du mécénat ducal), mais l'église conserve un reliquaire en argent aux armoiries en alliance de Jean Droniou et de Marguerite de Coatgourheden gravées sur le pied. Par ailleurs, le tympan de la verrière du chevet du bas-coté nord (baie 3, déposée en 1974 et conservée par Hubert de Sainte-Marie) montrait selon la description de René Couffon, " En haut, en supériorité, armes mi-parti France et Bretagne, armes de la duchesse Anne ; au second rang : armes pleines des Droniou, ramages de Glévédé, et mêmes armes écartelées Collin. Au troisième rang, écartelé Droniou et... puis Droniou écartelé de L'Estang, Droniou écartelé du Dresnay, armes de Michel Droniou et de sa femme Jeanne du Dresnay, fille de Jean et de Jeanne Bizien ; enfin, écartelé Droniou et Coatgourheden, armes de Jean Droniou et de Marguerite de Coatgourheden, fille d'Yvon et de Marguerite Martin, qui vivaient en 1500." Hélas, ces armoiries Droniou ne sont pas décrites. Et les armes de Coatgour[h]eden de gueules à la croix engrelée d'argent ne comportent pas de quintefeuille ...

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433) , angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy,  Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Sainte Catherine d'Alexandrie, Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-ouest de la chapelle de Coëtivy, Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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3°) Saint Jean-Baptiste, kersanton, polychrome, probable atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy .

La statue occupe une niche semi-circulaire de la chapelle de Coëtivy.

"Le saint est vêtu d'un manteau ouvert par le milieu, ce qui laisse voir par endroits les poils dont est faite la tunique qu'il porte dessous. La polychromie écaillée permet d'apercevoir un bleu plus foncé sous le manteau. La peau  légèrement rosée est sous une couche inférieure plus jaune. Le saint porte dans la main un petit mouton couché sur un livre qui forme socle. Il lui caresse le dos du bout de l'index. Ses cheveux longs sont ramassés en mèches striées. Sa barbe fait les mêmes boucles mais le contour de la bouche est nu. La polychromie empêche de voir comment sont sculptés les yeux mais le style général  de la statue avec les plissés des vêtements et les cheveux bouclés le rapproche des œuvres du Maître du Folgoët." (E. Le Seac'h p. 76).

Comparer avec le bas-relief de Jean-Baptiste sur la voussure du porche de Saint-Herbot, par le second atelier du Folgoët (1498-1509) :photo lavieb-aile.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Plus précisément, la chevelure évoque celle du saint Jean (l'évangéliste) du calvaire de Rumengol (image infra, lavieb-aile), que E. Le Seac'h décrivait comme "un halo de petits macarons se dressant dans toutes les directions", ou celle du même personnage sur le calvaire de Plomodiern, décrit comme "des mèches bouclées se terminant en un halo hérissé autour de la tête". Ces rapprochements renforce l'attribution au Maître du Folgoët.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean-Baptiste, kersanton, atelier du Maître du Folgoët (1423-1433), angle sud-est de la chapelle de Coëtivy, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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4°) Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. 

Cette statue occupe une niche semi-circulaire dans la chapelle de Coëtivy, à droite du chœur.

"Jetons un rapide coup d'œil sur les vieilles statues de saint Jean-Baptiste, de sainte Catherine et de sainte Marguerite, accompagnées d'une autre statue de saint qui n'a pas d'attribut et qui a cependant un faux air de saint Jean l'Évangéliste, peut-être celui qui se trouvait autrefois sur le jubé. " (Abgrall)

"Le pan du manteau est drapé sur l'épaule droite et est ramené sur le coté gauche, formant comme un tablier. Le saint lève la main droite, les doigts ramassés dans un geste interrogatif. Il tourne la tête légèrement sur la gauche. Ses cheveux forment un bandeau strié comme sur les autres sculptures. Il s'agit peut-être en fait du saint Jean l'Évangéliste qui était posé sur les consoles formés par les fleurons de la façade principale du jubé". (E. Le Seac'h p. 76) .

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Il me semble intéressant de comparer cette statue au saint Jean du porche sud de Saint-Herbot, attribué au second atelier du Folgoët (1498-1509). D'une part pour suggérer que le saint de la statue du Folgoët tenait peut-être également la plume (aux allures de palme), attribut de l'évangéliste, et d'autre part pour se livrer à des parallèles stylistiques  concernant la chevelure rayonnante, les sourcils hauts et fins, le front dégagé ou le pli de la tunique sous le cou.

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Il est aussi possible de comparer ce saint Jean du Folgoët avec celui du porche de Rumengol (vers 1468), également en kersanton polychrome et également attribué à l'atelier du Folgoët : notez par exemple le petit repli du col. 

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean l'évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy. intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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 Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Saint Jean évangéliste. Kersanton polychrome, atelier du Folgoët (v. 1423-1433), angle nord-ouest de la chapelle de Coëtivy ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621). Mur est du transept sud, entre l'autel en bois et l'autel des Anges, dans une niche  à dais gothique.
 

"Au-dessus de cet autel trône la Vierge couronnée portant l'Enfant Jésus, en granit [sic] de Kersanton. Chaque année, le 8 Septembre, on la porte en procession, et, pendant toute la journée les fidèles viennent baiser les pieds de la reine du Ciel. Cette représentation de la Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus est l'objet d'une particulière vénération chez les Bretons ; on la retrouve quatre fois au Folgoat. Les Bretons sont encore de ceux qui se font un titre de gloire de leurs familles nombreuses. Il est donc tout. naturel qu'ils sollicitent la protection de la Mère toute puissante de Dieu, qui, comme les mères bretonnes, a connu les angoisses et les responsabilités de la maternité. De tous temps Marie, mère de Dieu, a été spécialement l'objet de la dévotion du Folgoat : la reine Anne vint lui demander autrefois de lui accorder des enfants de Louis XII ; et c'est après s'être vouée .à Notre-Dame du Folgoat qu'Anne d'Autriche mit au monde celui que, vu les circonstances, on appela Dieudonné, et qui fut plus tard Louis XIV." (Guillermit)

 Cette Vierge à l'Enfant en kersanton est celle qui reçut l'honneur insigne du "couronnement" lors de la cérémonie du 8 septembre 1888, à la date de la fête la plus importante du Pèlerinage du Folgoët, pour la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.

On se rapportera à mon article sur le vitrail de 1889 représentant cette cérémonie.

J'admire ici la sérénité des visages, empreints d'une intériorité  spirituelle intense, la souplesse onctueuse de la pierre lorsqu'elle désigne les étoffes, la fluidité des plis harmonieux et variés, ou le détail tendre de l'Enfant tenant le pouce de  sa mère tandis que celle-ci soutient le petit pied de son fils. Les yeux sont en amande, les paupières sont ourlées. L'encolure de la robe de Marie est carrée, comme sur les portraits d'Anne de Bretagne, et le bustier est lisse, effaçant le volume de la poitrine (cf. statue de sainte Catherine ) ; la taille très haute est serrée par une ceinture qui  vient retenir le pan gauche du manteau. L'Enfant, aux cheveux mi-longs à peine bouclés à droite, est vêtu d'une robe qui fait un repli bouffant à la taille. Le détail du col, dont la fente médiane est fermé par un bouton en traçant une élégante sinuosité, retient facilement l'attention.

Ce chef d'œuvre est attribué par Emmanuelle Le Seac'h à l'atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), l'auteur du Calvaire de Plougastel. Mais je ne la suivrai pas lorsqu'elle écrit que l'Enfant "agite sa main" (alors qu'il trace une bénédiction), ou qu'il "tient le globe dans la main gauche". Elle rapproche cette statue d'une Vierge de l'église de Tréguennec, de la statue de la chapelle Saint-Adrien de Plougastel (ma photo infra) ou encore d'une Vierge du presbytère de Guipavas.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621)  ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621) ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621)  ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Notre-Dame-du-Folgoët. Kersanton, traces de polychromie ocre. Maître de Plougastel (1570-1621) ; intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud.

 

"Notre-Dame de la Fontaine : figure délicieuse, traits délicats, bouche charmante, yeux de douceur , front calme; tête pieusement penchée; draperies d'un fini, d'un moelleux des plus rares. Tout nous dit que c'est la Mère aimable et la Mère admirable : Mater amabilis, Mater admirabilis!" (Miorcec de Kerdanet)

 

"Sous la rosace, un vaste bassin en pierre reçoit l' eau de la fontaine miraculeuse qui jaillit sous le maître-autel et dans laquelle Salaün se baignait. Il est surmonté d'une arcade élégante, ornée de guirlandes de feuilles, de chardons, et de crochets et supporté par huit colonnettes. Cette arcade encadre une ravissante statue représentant la Sainte Vierge assise et tenant l'enfant Jésus ( qui a été brisé). La Sainte Vierge est élégamment drapée ; l'expression de son visage est douce et tranquille." (Guillermit)

La Vierge à l'Enfant en kersanton  jadis placée au dessus de la fontaine de la façade est, est actuellement remplacée par une copie, et a été installée dans le bas-coté droit de la nef, sur le mur sud du jubé, sous une arcade, et devant des bancs réservé à l'adoration du Saint-Sacrement.

"La Vierge porte sur le genou gauche son Enfant qu'elle protège de la main, posée à plat sur le petit corps dont il ne reste plus que le bas. Elle est vêtue d'une robe ceinturée à la taille, avec des petits plis en forme de vague au dessus de la ceinture. Son vêtement, dont le bas forme un bouillonné d'étoffes complexe, avec des plis drapés en V, des plis à volutes et à godets cache ses pieds sauf le bout pointu de la chaussure droite. Le manteau est relevé au niveau des manches. Seul le plastron de la Vierge est presque lisse avec quelques plis verticaux. Le visage est du même style que les autres statues mais les plis des yeux sont davantage accentués et ses sourcils sont plus touffus. Les ailes du nez et les commissures des lèvres sont un peu plus creusé. Le modelé du visage est plus rond. Les cheveux ondulent  comme sur les autres statues féminines. On sent ici un rappel du gothique classique mais avec "des inflexions maniéristes" entre les plis verticaux de la robe et ceux du genou gauche qui forment de petites volutes affectées" (E. Le Seac'h p. 95)

"Pour Christiane Prigent, les apôtres du Folgoët relèvent du « style international » caractérisant la pensée artistique commune aux pays européens (une koïnè pourrait-on dire pour simplifier à l’extrême) autour des années 1400, un phénomène connu de longue date qui a été l’objet de réévaluations récentes. Les mécanismes conduisant à une relative homogénéisation sociale et culturelle d’une partie des acteurs de la création artistique des cours européennes contribuent à expliquer ces intenses circulations artistiques dont témoignent nombre d’œuvres de la fin du XIVe et des premières décennies du XVe siècle. [...]. Sans pouvoir vraiment affirmer une filiation directe, nous suivons volontiers Christiane Prigent lorsqu’elle évoque [Chr. Prigent, Les statues des Vierges à l’Enfant de tradition médiévale (XVe -XVIe siècle) dans l’ancien diocèse de Cornouaille, thèse de doctorat de 3ème cycle, dir. A. Mussat, Université de Haute-Bretagne, 1982, dactyl., p. 177. ] «une connaissance de la tradition artistique de André Beauneveu » de la part des sculpteurs du Folgoët. ...

..."La Vierge de la fontaine doit être indéniablement rattachée au contexte artistique qui vient d’être évoqué. Elle doit, en premier lieu, être rapprochée de la fameuse Vierge à l’Enfant ornant le tympan du portail sud de la façade de Saint-Corentin de Quimper. On y retrouve le même dispositif d’ensemble où la ceinture enserre le personnage au-dessus du ventre et sépare le buste, relativement sobre, de la partie inférieure où se déploient des drapés plus bouillonnant, entremêlés ou spiralés, formant de riches volutes sous le genou gauche. Le visage penché présente le même ovale au front bombé à l’intérieur duquel les yeux sont soulignés par des paupières nettement marquées. Le rapprochement est également établi avec d’autres œuvres plus proches telle la statue du saint Jacques de la fontaine Saint-Jacques de Tréméven, sans que l’on puisse clairement faire la part de ce qui ressortit, dans ce rapprochement, à la typologie et au style. La Vierge du Folgoët présente néanmoins une qualité d’exécution supérieure à la sculpture quimpéroise et témoigne, pour Christiane Prigent qui suit René Couffon et André Mussat, de l’activité d’ateliers « ducaux » de haut niveau à qui sont également attribuées les statues, mentionnées plus haut, de sainte Marguerite et sainte Catherine." (Guillouet p. 14)

 

 

 

 

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.
Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud  de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Vierge à l'Enfant de la Fontaine. Kersanton, Atelier du Maître du Folgoët, 1423-1433, bas-coté sud de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. 

... avec la copie de "Notre-Dame-de-la-Fontaine" à son emplacement initial.

La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.
La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

La fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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La console de la statue de la Vierge représente un buste de personnage à longue barbe bifide déroulant un phylactère.

 

Console de la statue de la Vierge,  fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Console de la statue de la Vierge, fontaine de la façade est de la Collégiale du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621).

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Le Christ aux liens, kersanton, reste de polychromie ocre-rouge, angle sud-ouest du jubé dans la nef, Atelier du Maître de Plougastel (1570-1621), intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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La Pietà.

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Pietà,  intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

Pietà, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile avril 2017.

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L'Annonciation.

Ces deux statues encadrent la verrière éclairant le maître-autel, mais je l'ai photographié en plein contre-jour de cette verrière. Malgré tout, ces piètres images auront l'intérêt de pouvoir être comparer avec les groupes similaires de La Ferrière, de Pleyben, et de l'arc d'entrée de La Martyre.

 

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

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Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

Annonciation, intérieur de la Collégiale du Folgoët, photographie lavieb-aile mai 2017.

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EN FLÂNANT.

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Diable tenant la tige du rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Diable tenant la tige du rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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Rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

Rinceau, kersanton ; face orientale du jubé, Basilique du Folgoët. Photographie lavieb-aile.

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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).
La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. V. Les statues de kersanton (1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).

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DANS LE JARDIN DU MUSÉE DES TRADITIONS BRETONNES. 

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Vierge de Pitié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Vierge de Pitié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Saint Jean ?

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Saint Jean (?) jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Saint Jean (?) jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Christ crucifié.

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Christ crucifié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Christ crucifié, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Christ crucifié. Kersanton, atelier de Bastien et Henri Prigent (1527-1577).

Couronne d'épines tressée en 8, visage incliné à droite, cheveux longs en mêches, barbe peignée courte,  yeux clos, thorax aux côtes horizontales, nombril en bouton,  pagne volant noué à gauche

 

Christ crucifié, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Christ crucifié, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Sainte Anne éducatrice.

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Anne éducatrice, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

Anne éducatrice, fragment, jardin du Musée du Folgoët. Photographie lavieb-aile mai 2017.

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Le cadran solaire de 1656. Ardoise gravée, peinture blanche. 12 lignes horaires de 6 h du matin à 6 h du soir.

Voir l'analyse de François Pineau :

http://cadrans-solaires.pagesperso-orange.fr/france/29/folgoet_musee/folgoet_musee.html

Inscription : 

: M : IAN . HVET :  1656 M : PAPIER 

Je n'ai trouvé aucun renseignement sur Jean Huet ni sur M. Papier au Folgoët. Notez le N rétrograde de IAN.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) 1909 Notice sur Le Folgoat  Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, Quimper page 175 et 209

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1896, Le Folgoët (Finistère), « Livre d’or des églises de Bretagne », Rennes, 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1901, L'église Notre-Dame du Folgoat, in A.Le Grand, La vie des saincts...page 88

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

COATIVY (Yves) 2006, La monnaie des ducs de Bretagne. Presses Universitaires de Rennes.

http://books.openedition.org/pur/25404

 

— COËTLOGON (Marquis de), 1851, Dessins, histoire et description de l’église de Notre-Dame du Folgët, Brest, 1851

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Répertoire des églises : paroisse de LE FOLGOET. Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FOLGOET.pdf

— COUFFON (René),  1948, « À quelle époque convient-il de dater l’église actuelle de Notre-Dame du Folgoët ? », Nouvelle revue de Bretagne, 5, 1948.

COURCY   Notice sur Notre-Dame du Folgoët, par Pol et Henri de Courcy. ln-12. Saint- Brieuc, Prud'homme; 1860

— DANTEC (Dominique), 1986, La basilique de Notre-Dame-du-Folgoët : un programme classique de vitraux au XIXe siècle Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1986  Volume 93  Numéro 4  pp. 405-410

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1986_num_93_4_3237

— GUILLERMIT (Augustin),1922  Le Folgoat Monographie paroissiale. ed. A. Lajat (Morlaix)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56e3a44e19df315b7cd0de70f0f172.pdf

— GUILLOUET (Jean-Marie), 2009,  Le Folgoët, collégiale Notre-Dame, Congrès archéologique de France (2007), Finistère. 165, pp.166-176.

https://hal.archives-ouvertes.fr/halshs-00557740/document

— JOB AN IRIEN 1989, A la recherche de la vérité sur Notre Dame du Folgoët = Itron Varia ar Folgoet. Ed Minihi Levenez (Landerneau) 24 p.: ill.; 25 cm.

 

KERBIRIOU (Louis) 1938, Un grand Sanctuaire Marial en Bretagne · Notre·Dame du Folgoët Notice descriptive, historique et archéologique, Brest, Impr. Le Grand

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c02069db4918a110fe135511d651ae02.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. Pages 95-100.

— LÉCUREUX ,1914,  « Le Folgoët. Église collégiale. 3ème excursion », dans Congr. arch. de France. Brest et Vannes, 1914, p. 99-110.

— LORME (A. de ), 1896, « L’art breton et l’église du Folgoat », dans Congr. arch. de France . Brest, 1898, p. 218-236.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f290.item

— MIORCEC DE KERDANET ( Daniel), 1853, Nouvelle notice sur N.-D. du Folgoët et sur ses environs, J.-B. Lefournier (Brest), 144 p.; 22 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/33e093346604e23fe86b2fdaa39ca374.pdf

Ou : in A.Le Grand, La vie des saincts 1837 :

https://books.google.fr/books?id=BYITAwAAQBAJ&dq=%22La+vie+des+saints+de+la+Bretagne+armorique%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

PENNEC (Cyrille), 1825,  Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Rennes

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/061c8316a48418d20634b1b408c93613.pdf

THOMAS (chanoine A.M) , 1901, Le duc de Bretagne et le Folgoat; in A.Le Grand, La vie des saincts

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f126.item.r=Folgoet

— INFOBRETAGNE :

http://www.infobretagne.com/folgoet.htm

http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm

— LES AMIS DU FOLGOËT.

http://les-amis-du-folgoet.pagesperso-orange.fr/Basilique.htm

— monumentshistoriques.free.fr

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/folgoet/descriptif.html

 

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Published by jean-yves cordier - dans Le Folgoët
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Angelilie 08/05/2017 13:47

toujours un plaisir de flâner sur vos pages. au plaisir de revenir. N"hésitez pas à visiter mon blog.

jean-yves cordier 08/05/2017 14:38

Visiter votre blog ? Bien-sûr. Avec plaisir et admiration.

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  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

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