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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:20

Chapelle de Tronoën à Saint-Jean-Trolimon.

             La vierge couchée du calvaire.

                   La bannière Le Minor.

                      La statuaire.

                    Saint Saturnin.

                  Les vitraux de Petit.

 

Voir aussi : 

A. LES VIERGES COUCHÉES. 6 articles.

 

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vierges-couchees-de-bretagne-2-chapelle-du-yaudet-a-ploulec-h-105555217.html

http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-couchees-3-chapelle-de-kergrist-a-paimpol-105604068.html

http://www.lavieb-aile.com/article-vierge-couchee-calvaire-de-tronoen-a-saint-jean-trolimon-29-110465874.html

http://www.lavieb-aile.com/article-la-vierge-couchee-dans-les-nativites-des-livres-d-heures-113263711.html

http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-couchees-la-cathedrale-de-chartres-112103311.html

LES VIERGES ALLAITANTES. 12 articles.

http://www.lavieb-aile.com/article-virgo-lactens-ou-miss-nene-5-candidates-du-finistere-les-vierges-allaitantes-96615012.html

GROUPE DE SAINTE ANNE TRINITAIRE. 

Groupes dits de Sainte-Anne Trinitaire : l'ensemble de la vallée de l'Aulne

http://www.lavieb-aile.com/article-anne-trinitaire-de-la-vallee-de-l-aulne-102034812.html

Anne trinitaire de l'église de Guimaëc.

Anne trinitaire de l'église de Plougasnou.

Sainte-Anne trinitaire du Musée départemental de Quimper.

L'église du Vieux Bourg à Lothey : Anne trinitaire.

La chapelle Sainte-Anne à Daoulas.

Anne trinitaire de la cathédrale de Burgos

http://www.lavieb-aile.com/article-sainte-anne-trinitaire-de-burgos-118711405.html

 

.

 

I. Le calvaire : la Vierge couchée de la Nativité.

  La représentation d'une Vierge couchée est ici d'autant plus interessante que Tronoën ou Tronoan ( Tro-an-aon, "trève ou lieu placé au bord d'une rivière") est un ancien lieu de culte dédié à Vénus à l'époque gallo-romaine : venant de l'oppidum de Tronoën,  le sol a livré des monnaies romaines et gauloises ainsi que de nombreuses figurines en terre cuite blanche représentant Vénus Anadyomène, exposées au musée de saint-Germain-en-Laye. Ce culte païen a disparu au VIe siècle avec l'arrivée de chrétiens venus de Grande-Bretagne

 

Musée départemental breton de Quimper :

 

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  La chapelle a été construite sur l'emplacement d'un ancien temple romain au milieu du XVe siècle par  des "moines soldats", les "Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem", après qu'ils aient été chassés de Palestine. Ils reçurent pour mission de défendre la côte de Penmarc'h à la Pointe de Raz.

 

Le calvaire à mace et frise est le plus ancien de Bretagne, mais on en ignore le commanditaire, et seul l'examen des costumes a permis de proposer la date de 1450 comme celle de son édification. Il faut l'imaginer dans sa polychromie d'origine, proposant aux fidèles un vrai Évangile de pierre qui se lit, à partir de l'Annonciation, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. 

  Mais je m'interesse aujourd'hui (un jour de pluie, peu favorable à mes photographies) à sa face nord consacrée, dans le registre inférieur, à la Nativité. Après la scène de la Visitation à gauche, on voit trois blocs de kersanton qui reprennent les éléments retrouvés dans les autre nativités à Vierge couchée. 

  

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  En effet, après le boeuf et l'âne dans leur étable, on voit saint Joseph dans sa posture songeuse ou endormie, le front sur la main et le coude sur le genou. Un bloc de pierre différent représente la Vierge, dont la tête repose sur un coussin. Le lit est figuré par un tressage d'osier ou de lattes, dans la partie inférieure et l'extrémité gauche. Les cheveux très longs sont disposés en deux nattes un peu naïves sur les épaules. Marie est nue, du moins jusqu'à la poitrine puisque les draps la recouvrent en dessous. Les deux bras, au dessus du drap, sont tendues, paumes vers le haut, vers l'Enfant-Jésus dont la précocité est rendue par l'artiste en le présentant comme un garçon de sept ans, pleinement conscientr de sa mission de Sauveur du Monde. Il en tient le globe dans la main gauche tandis qu'il désigne l'étage supérieur du calvaire où la croix de la Rédemption l'attend. 

  Le bloc de kersanton suivant est sculpté des trois rois mages : le premier est, c'est la tradition, le plus agé et il est barbu ; il a oté par respect sa couronne. Le suivant porte la couronne à fleuron et montre l'étoile qui les a guidés vers Bethléem. Il porte une tunique courte, mais fourrée, et aux manches très amples, au dessus de collants. Son voisin, également couronné, porte un manteau aux manches tombantes. Ce sont ces costumes, ainsi que les chauusures à poulaine visibles sur d'autres faces, qui ont permis la datation entre 1450 et 1470, sous Louis XI.

 

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II. La bannière le Minor.

 

1. Face consacrée au calvaire sous le titre TRONOEN avec l'inscription :

Ravo gant gwad Jezuz diwallet va ene evid ar vuhez peurbaduz. (Que le sang de Jésus protège mon âme une vie heureuse ?)

  En bas, on trouve les signatures Le Minor et Toulhoat.

  Six anges prennent soin du Christ agonisant, trois recueillant le Précieux Sang des cinq plaies dans  quatre calices, un épongeant le front ensanglanté par la couronne d'épine (sixième écoulement de sang), et deux présentant un écu : celui de la Bretagne (hermine) et l'autre de Saint-Jean-Trolimon? (croix pattée, qui figure sur les armoiries de la commune ).

 

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      2. Face consacrée à la paroisse de Saint-Jean-Trolimon.

Inscription PARREZ SANT YANN, Paroisse Saint-Jean, puis en bas AD1993 (Anno Dei 1993), et les signatures Le Minor et Toulhoat, et enfin Paoah. Sergent. Person.

 Image : la Vierge de l'Immaculée Conception, surplombant la représentation de la chapelle Notre-Dame de Tronoên et de son calvaire.

 

saint-jean-trolimon 8500c

 

 

 Cette bannère a été brodée en 1993 par Cécile le Roy de la maison Le Minor de Pont-L'Abbé sur un carton de Pierre Toulhoat, alors que l'abbé Sergent était recteur de Saint-Jean-Trolimon.

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Les statues.

 

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Saint Jean :

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Notre-Dame de Tronoën:

Cette Vierge à l'Enfant,  couronnée provient de l'ancien calvaire mutilé de Saint-Evy .

 

 

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Sainte Barbe 

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Anges adorateurs sur leur nuage.

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Lavieb-aile vous révèle la fixation de leurs ailes, que ces anges ôtent lorsqu'ils ne volent pas (j'avais cru d'abord qu'il s'agissait d'anges-tirelires, qu'on place près de la crèche et qui disent merci avec la tête) :

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      Saint Sernin (ou Saturnin).

On peut s'étonner de trouver ici la figure inhabituelle du premier évêque de Toulouse, vers 250.  Le site Topic-topos http://fr.topic-topos.com/saint-sernin-saint-jean-trolimon explique que c'est la Légende dorée qui a fait de Saturnin, martyr du IIIe siécle, un adolescent tenant la tunique du Christ lors de son baptème dans le Jourdain, puis que, par rapprochement phonétique possible avec le lieu-dit Santurnel, à Plomeur, son culte s'est répandu dans le pays bigouden, avec une statue dans l'église Saint-Jean-Baptiste (de Trolimon?), et une autre à Combrit.

  Mais la Légende dorée de Jacques de Voragine en 1266  mentionne Saturnin comme "ordonné évêque par les disciples des apôtres" et envoyé à Toulouse où il fut lié à la queue d'un taureau et précipité du haut de l'escalier du Capitole.http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/175.htm

  Je retrouve par contre, dans la Fleur des Vie des saints publiée en 1687 et 1712 par le père jésuite Ribadeneira link le récit où Saturnin, premier prélat de Toulouse, fils d'un roi de Péloponèse, et devenu disciple de saint Jean Baptiste, assista au baptème de Jésus : "et même il gardoit la robe de Nostre-Seigneur pendant que saint Jean le baptisoit". La source citée est le Livre 9, chapitre 6 de Bernard Guidonis (1261-1331), ou Bernard Gui, inquisiteur de Toulouse et évêque de Lodéve. L'ouvrage cité est le Speculum sanctorale de 1329 (Bibliothèque Municipale,Toulouse, ms.480, f° 248v-254).

  Il y eut d'abord, autour d'un personnage historique martyrisé lors de la persécution de Dèce en 250, puis la lègende transforma ce personnage en un disciple du temps des apôtres, un des discipuli apostolorum,  envoyé par saint Pierre en Gaules : cette modification daterait de Grégoire de Tours dans son Liber in gloria martyrium, et Césaire d'Arles (mort en 542) dans son De mysterio sanctae trinitatis. (le même phénomène "d'apostolisation" a concerné saint Denis, qui, de martyr parisien, est devenu contemporain des apôtres au fil de l'élaboration de sa légende)

  De fil en aiguille, je remonte l'hagiographie de saint Saturnin, découvrant les Gesta saturnini écrits en 900 : leur auteur, un clerc d'Auch, reprend chaque passage de l'évangile qui mentionne la présence d'un disciple autour du Christ, et soutient que c'était Saturnin, présent à la multiplication des pains, au lavement des pieds, à la Cène, à la Réssurection, lors des apparitions du Christ, etc...  A la même époque est écrit la Passion interpolée, où sont intercalées au récit de la Passion des miracles de Saturnin guérissant Austria, la fille du gouverneur Antonius en la trempant dans les fonts baptismaux ou la lépreuse Quiriace. Au début du Xe siècle est aussi écrite une Passion rimée, reprise un siècle plus tard par Borellus et décrivant la mission toulousaine du saint et son voyage en Espagne. Plus tard paraissent des libelli, petits livrets destinés aux fidèles, et vers le XIIIe siècle, le Corpus Saturnini est ainsi constitué, tel que Bernard Gui ("Guidonis") le reprendra et le complétera par le récit de la révélation des reliques au XIIIe siècle pour le lectionnaire des dominicains de Toulouse dans sa Vita et Passio saturnini. (Source : Thèse d'Anne-Véronique Gilles-Raynal link).

  Outre deux églises à Toulouse, de nombreuses églises lui sont consacrées dans le Midi, notamment dans le Quercy, mais un culte lui est aussi rendu à Tours, à Chartres, etc...

  Au Moyen-Âge, il est invoqué pour les étourdissements, ou pour soigner les moutons atteints de la maladie du tournis, pour la raison calembouresque que son nom populaire, Atorne ou Atournis, issue du latin Saturninus, s'y prête.

  En Bretagne, on trouve sa statue en évêque à Belz (église Saint-Saturnin). Par contre, ce motif iconographique de Saturnin en porteur de tunique semble très rare en France, où les sculptures montrent le plus souvent le supplice sur les marches du Capitole, ou le taureau. Je ne trouve comme autre exemple que la statue de Combrit (29) dans la chapelle Saint-Vennec.

 

 

                                     saint-jean-trolimon 8525c

 

On trouve aussi à Combrit, en la chapelle Notre-Dame de la Clarté, un bel exemple de statue de ce saint, dénommé Sant Urnel :

                         Notre-Dame-de-la-Clarte 2532c

 

 

 Ultérieurement, lors d'une visite de la cathédrale de Chartres et de son "tour de choeur" , cette découverte de la légende de saint Sernin/Saturnin me permit de décrypter immédiatement la scène du Baptème du Christ suivante :

 

 

 tour-du-choeur 9860cc

        Pourtant, Jacques Baudoin analyse cette oeuvre de Nicolas Guybert (v.1543) en y voyant "le Christ assisté d'un ange tenant sa tunique" (Normandie-Île-de-France, la sculpture flamboyante, p. 288). Effectivement, dans l'iconographie, on trouve des baptèmes du Christ où c'est un ange qui est le porteur de la tunique*, et, à contrario, lorsque le personnage est dépourvu d'ailes, comme ici, on estime qu'il s'agit d'un ange aptère ; mais n'est-ce-pas par méconnaissance de la légende de saint Saturnin ?

  A Chartres, en tout cas, saint Saturnin est représenté, tiré par le taureau sur les marches du Capitole, parmi les saints de la baie latérale gauche dite des Martyrs, du Portail Sud. 

*Bicci di Lorenzo (1373-1452), Le Baptème du Christ, Nantes, Musée des Beaux-Arts.

* Ottavio Vannini (1585-1643), Le Baptème du Christ, Nantes, Musée des Beaux-Arts.

Un exemple d'ange porteur de tunique : Livre d'heures de Catherine de Rohan et Françoise de Dinan, Rennes, Médiathèque Les Champs Libres, Ms0034 folio 72 : Le Baptème du Christ :

 

                      BIB-20080912-063.img

 

 

 

 

 Vitraux de Michel Petit (1990).

  Selon le blog de Jean-Pierre Le Bihan, ils ont remplacé, dans la maîtresse-vitre, des vitraux du peintre-verrier morlaisien Jean-Louis Nicolas (1816-1899).

  Michel Petit (Évreux 1934-.) est un maître-verrier diplomé des Beaux-Arts à Paris : c'est auprès de l'atelier de Jacques Le Chevallier qu'il se formera à l'art du vitrail, avant d'ouvrir en 1963 son atelier à Thivars, prés de Chartres. S'il est plus particulièrement connu pour ses restaurations de vitraux anciens dont ceux des  cathédrales de Chartres, Bourges, Coutances ou Tours, c'est aussi un créateur inovant dont la première réalisation fut en résine polyester à l'église Saint-Léger de Saint-Germain-en-Laye, avant d'employer la dalle de verre (Sainte-Bernadette à Angers) et de figurer parmi les précurseurs de la peinture du verre par thermoformage (Centre culturel de Ducey, Manche, 1998). Depuis 1970, il se consacre à la recherche de techniques de conservation et restauration de vitraux avec le Laboratoire des monuments historiques. 

  Parmi ses créations en verre antique, il faut citer l'église Saint-Gervais de Falaise et ses 200 m² de verrières sur le thème de la Jérusalem Céleste.

  Trés attentif à situer le fruit de son imagination  en cohérence avec l'histoire, l'architecture et le décor du lieu, mais aussi à sa lumière et à son environnement, il donne une importance particulière au théme du dialogue du ciel et de la mer (Thivars, 1986), de la course du soleil entre ciel et mer (église romane de Martinvast, Manche, 1993), tout en s'inspirant des cantiques spirituels ( cantique de Daniel "Béni sois-tu dans le firmament du ciel" à Martinvast, Ave Maris Stella à Rosnoën).

  Nous ne sommes donc pas surpris de lire le texte suivant,  dactylographié et affiché à l'intérieur de la chapelle avec la mention "M. Petit, maître-verrier 1990" :

  "La chapelle Notre-Dame de Tronoën était pourvue au XIXe siècle de vitreries géométriques incolores et aujourd'hui disparues; la lumière devait y être brutale. La restauration récente des polychromies imposait au Maître-Verrier une lumière diffuse neutre. Il y avait donc obligation d'emploi de verres incolores légèrement réchauffés de dorés pour assister la polychromie et créer l'équilibre avec les bleus dominants de la coloration des vitraux. L'iconographie dense, riche et souvent dramatique du célèbre calvaire accueille et retient l'attention de quiconque entre dans la chapelle, il ne semblait pas désirable de traiter les vitraux sur un mode figuratif, d'autant que la chapelle possède une statuaire très présente."

" Par contre cet édifice proche de la mer et dédié à la Vierge suggère naturellemnt le double thème de la Vierge et de la mer évoqué dans l'hymne Ave Maris Stella, Dei Mater alma "Salut Étoile de la mer, Mère de Dieu très pure, toujours vierge, heureuse porte des cieux".

"Enfin deux baies, l'une au nord, l'autre au sud, sont traitées dans des colorations plus chaudes pour s'accorder à la polychromie de l'édifice : fonds clairs, ocre rouge et coloration de points dorés et turquoise, couleurs complémentaires."

  "Les verres ont été peints une première fois pour développer les jaunes d'argent puis ont été peints à l'émail bleu turquoise ou jaune léger pour leur donner une vie plus intense. Ils ont été "bouillonés" ensuite afin de leur donner, à l'extérieur, une matière légèrement translucide diffusant une lumière nacrée.

"L'idée d'une présence discrète des vitraux en harmonie avec l'architecture, et la volonté de soutenir une prière mariale au coeur du visiteur en ont animé la création".

  

 

  

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vierges couchées
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