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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 21:59

L'une des caractéristiques les plus intéressantes des vitraux bretons est l'utilisation du jaune d'argent pour teinter les iris des personnages, comme dans la baie 106 et 107, ou d'un dragon, comme dans la baie 109. Mais l'utilisation qui est faite du pigment jaune dans les baies 110 et 112 est si originale que Katia Macias-Valadez a désigné leur auteur sous le nom de "Maître du jaune d'argent".

 

LA BAIE 110. 

Elle mesure 4,50 m de haut et 2,60 m de large et comporte quatre lancettes trilobées et un tympan de 10 ajours. Ce serait, d'après Le Men et Thomas, un don de la famille Bodigneau, de Clohars-Fouesnant. 

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LANCETTE A.

Un saint évêque en chape pourpre galonnée. La mitre est ancienne. La tête a été copiée par Lusson sur un modèle encore conservé dans une collection privée parisienne, et ces deux documents permettent d'affirmer  que le jaune d'argent qui souligne les sourcils, la paupière supérieure, la narine gauche, et le menton sont bien dûs au pinceau de l'artiste du début du XVe siècle.

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Tête d'évêque du vitrail d'origine, coll.privée, in Gatouillat 2009

Tête d'évêque du vitrail d'origine, coll.privée, in Gatouillat 2009

Copie de la tête du vitrail d'origine par Antoine Lusson, dépôt de la cathédrale, in Gatouillat 2009

Copie de la tête du vitrail d'origine par Antoine Lusson, dépôt de la cathédrale, in Gatouillat 2009

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L'évêque présente une donatrice coiffée d'un petit atour de tête vert ou bleu turquoise sur des cheveux temporaux postiches (truffeaux) ramassés par une résille en et vêtue d'une robe verte à plastron blanc. Tête moderne, jupe complétée. Selon Le Men, page 29 : "Dame à genoux, vêtue d’une robe blanche portant parti au 1 : d’argent à la mâcle d’azur (Tréanna) ; au 2 : d’argent à la bande engreslée de sable. ". Seule la bande engrêlée de sable est aujourd'hui visible.

Puisque les vitraux anciens encore conservés nous permettent de vérifier que les vitraux "modernes" (vers 1869) de Lusson sont fidéles aux verres anciens qu'il a déposés, nous pouvons supposer que les touches de jaune d'argent du visage de la donatrice (sourcil, narine, lèvre, menton) sont conformes à la peinture du verrier du XVe siècle, à moins que le visage de la noble donatrice ait été détruit (sous la Révolution?) et que Lusson ait procédé par extrapolation du visage de l'évêque.

 

Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.
Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Donatrice Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Donatrice Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE B.

Fond rouge très restauré.

Saint Jean l'Évangéliste nimbé de vert porte un manteau blanc drapé, au dessus d'une robe bleu-vert. Les cheveux blonds bouclés et l'absence de barbe permettent d'identifier l'apôtre Jean, comme surtout le calice d'où sortent six serpents-dragons faisant référence au miracle racontés dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine : Pour prouver à Aristodème et aux Éphésiens la supériorité du christianisme sur le culte des idoles, Jean, sommé de boire une coupe de poison, en avale le contenu d'un trait et n'en est absolument pas incommodé, tandis que les deux goûteurs désignés pour tester ce poison s'écroulent foudroyés en quelques secondes (ils seront ensuite ressuscités par le saint).

 

 

Saint Jean présente un chevalier en armure,  portant l'épée, et  sur son tabard les armes de la famille de Bodigneau, de sable à l’aigle impériale d’argent becquée et membrée de gueules. Le fief de cette famille se trouve dans la paroisse de Clohars-Fouesnant (à 15 km au sud de Quimper), où s'élève le château de Bodigneau, ou Botigneau, Bodignio ou Bodinio. Le Nobiliaire ou Armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy indique :

Botigneau (de), sr dudit lieu et de Kergoat, par. de Clohars-Fouesnant, — de Brunault, par. de Trébrivant. Réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Clohars, év. de Cornouaille.

D’azur à l’aigle éployée d’or. Devise : À l’adventure.

Le nom ancien de cette famille est Droniou ; Jean Droniou, épouse Louise du Vieux-Chatel, dame de Brunault, dont : Alain, marié en 1562 à Marie de Kergorlay, père et mère de Jeanne, fille unique héritière, épouse de François de Kerc’hoënt.

En 1426, le domaine de Botigneau  est tenu en 1426 par Jehan Droniou.

Vers 1500, cette famille fit édifier les vitraux de l'église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant, avec leurs armes en supériorité, et Pierre de Bodigneau et Marie de Tréanna s'y font représenter en donateurs (Abgrall, Notice).  Voir Iconographie de saint Christophe.

En 1424, lors de la construction de la façade occidentale, le blason du seigneur de Bodigneau est sculpté sur le tympan du portail, avec celle des trois autres nobles qui ont le privilège de porter le siège de l'évêque Bertrand de Rosmadec : les seigneurs de Nevet (Plogonnec), de Guengat et Du Quélennec (Le Faou). C'est dire qu'il s'agit alors d'une famille de tout premier plan en Cornouaille. Par contre, en 1480, lors de l'entrée épiscopale de Guy de Bouchet, les quatre seigneurs qu'accueillirent dans la cathédrale étaient Jean du Quélennec, Henri,seigneur de Névet, Guillaume, seigneur de Ploeuc,  et Guyomarch, seigneur de Guengat. Bodigneau avait donc laisser la place à de Ploeuc.

Les verres du chevalier, avec sa coupe de cheveux caractéristique de l'époque, sont bien conservés, hormis le panneau inférieur où la zone des genoux et le socle sont modernes. Les mêmes rehauts de jaune d'argent se remarquent au mêmes endroits du visage que sur la lancette A, les sourcils, la narine, la paupière, la lèvre et le menton.

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Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE C.

Elle est similaire à la lancette B, mais c'est ici saint Jean-Baptiste qui présente le donateur. Ce saint est, en fréquence, le premier représenté dans les vitraux du XVe siècle, avec dix occurences, très souvent en binôme avec Jean l'Evangéliste (sept occurences), et je me demande si il faut y voir l'influence du couple ducal de Jean V et de Jeanne de France. Ces dix représentations sont assez identiques, Jean tenant un agneau lui-même porteur de l'oriflamme de la ressurection et la croix du sauveur du Monde dont il clamait l'avènement. Ici, comme ailleurs (baie 115, 123, 124), l'agneau est disposé sur un livre. Partout, l'artiste n'omet pas de faire valoir le vêtement fait d'une peau de bête (poils de chameau selon l'Évangile, peau de lion souvent ) : le saint vit dans la solitude du désert entourant le Jourdain, où il baptise par immersion, il se nourrit de miel et de sauterelles (Mt 11:18). Membre d'une famille sacerdotale (il est le fils de Zacharie), il prône la purification du corps et il est peut-être assimilable à un nazir ou nazaréen, qui a fait vœu d'ascétisme selon les prescriptions bibliques de Nombre 6: 1-21 ; ainsi, il observerai la règle "Un rasoir ne passera pas sur ta tête", et ce serait le sens des cheveux longs et de la barbe représentés sur le vitrail. 

La robe en poil de chameau (on voit des bouclettes qui évoquent un pelage d'animal)  du saint est teintée de jaune d'argent. Sa partie inférieure disparaît sous une tenture bleue (son manteau ??) devant laquelle se détache le donateur.

Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Le seigneur de Bodigneau est identique à la lancette B, mais ses armoiries sont assez bien conservées.

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Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE D.

Les têtes de la Vierge et de son Enfant sont modernes, mais on y remarque le même emploi de jaune d'argent sur les traits des visages. 

La Vierge est très proche de la sainte Catherine de la baie 112, mais cela sera comparé plus loin.

 

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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L'Enfant tient dans les mains un objet jaune et blanc que je n'ai pas identifié.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

La donatrice est coiffée d'un touret vert vêtue d'un corsage pourpre-brun. Sa jupe armoriée parti Bodigneau et Tréanna inciterait à découvrir, vers 1417, un mariage entre ces deux familles, mais je n'ai trouvé que celui, mentionné vers 1500, du couple figurant sur la verrière de la chapelle nord de l'église de Clohars-Fouesnant entre Pierre de Bodigneau et Marie de Tréanna selon l'aveu de Cheffontaine de 1758. 

Son visage est le seul à ne pas bénéficier du jaune d'argent.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LES DAIS.

Ils sont sensiblement identiques dans les quatres lancettes, et sont divisés en trois pinacles aigus, à quadrilobes, sans rehauts de jaune d'argent.

Il y a absence de continuité et de cohérence du décor entre le fond de la niche composée du socle, des montants et des fonds d'une part, qui s'arrête avec la barlotière, et d'autre part les dais, qui semblent incomplets puisqu'on n'y trouve pas la retombée des voûtes et le remplage habituel.

Les socles sont anguleux.

Les fonds.

Ils alternent la couleur rouge et la couleur bleue, avec un motif en large feuille découpée de profondes digitations, grimpant verticalement.

Dais de la lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Dais de la lancette A, baie n°110, coté sud du chœur de la cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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II. LA BAIE 112. CHOEUR COTÉ SUD.

Les chercheuses Françoise Gatouillat et Katia Macias-Valadez ont souligné que cette baie 112 forme un ensemble avec la baie 110 : non seulement on y retrouve les mêmes familles de donateurs, mais encore le même usage du jaune d'argent, les mêmes dais architecturaux qui semblent amputés de leur partie inférieure et se raccordent mal avec les registres sous-jacents. De plus, le même carton me semble avoir été utilisé pour leur lancette D.

Comme la précédente, elle mesure 4,50 m de haut et 2,60 m de large et comporte quatre lancettes trilobées et un tympan (à 12 ajours ici).  Ce serait selon le relevé de Le Men en 1877 un don des familles de Bodigneau, de Tréanna et de Trémic.

Mais il existe une différence de taille : les personnages sont traités majoritairement en grisaille (comme les baies n°109 et 111), les pièces colorées étant réservées à certains vêtements, aux fonds et au contre-fond uni des têtes de lancettes. La source d'inspiration des peintres sur verre a largement été puisée dans les enluminures des Livres d'Heures et autres livres de dévotions, ou les saints figurent dans des niches ou devant des fonds quadrillés, sur un sol carrelé, et où le livre débute souvent en présentant le couple de donateur et ses armoiries, mais à la fin du XIVe et le début du XVe siècle, les artistes adoptèrent volontiers la technique en grisaille, à l'instar des peintres flamands sur le dos des volets des retables (L'Agneau Mystique de Van Eyck date de 1432).

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Baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.
Baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE A.

L'apôtre Jacques le Majeur, en robe pourpre, porte un manteau blanc qui forme un pan bizarre en avant de la donatrice. Il n'est identifiable que par la coquille de son chapeau.

Le jaune d'argent est utilisé pour le livre, le chapeau du saint avec coquille en réserve, le galon de son col sur la pièce du cou, 

 

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Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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La donatrice est vêtue d'une robe blanche qui porte des motifs héraldiques en forme d'étoiles rouges à centre jaune, et aussi un triangle blanc inscrit dans un triangle bleu. Le Men y a reconnu "une demi-mâcle d’azur et une molette de gueules" , et les a attribués à "une alliance des familles de Tréanna et de Lanros. Cette dernière seigneurie était dans la paroisse d’Ergué-Armel."

Les armoiries de Tréanna sont d'azur à la macle d'argent et celle de Lanros d'or à une molette de gueules

Le jaune d'argent est utilisé ici pour les cheveux de la dame, ramassés par une résille sous son touret coloré.

 

 

Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette A, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE B. 

 

1°) Sainte Anne, sa fille et son petit-fils.

L'archiviste Le Men voyait ici "la Vierge, tenant l’Enfant Jésus dans ses bras", mais il s'agit en réalité d'un groupe dit  d'Anne trinitaire (figure de la sainte moderne, Vierge et Enfant ancien), correctement  reconnu par Gatouillat et Hérold 2005,  Philippe Bonnet 2003, mais difficilement et dubitativement par Yves-Pascal Castel 2005. 

Un examen attentif découvre d'abord que la sainte porte la guimpe, attribut de la Mère de la Vierge alors que Marie porte traditionnellement les cheveux libres ou couverts d'un voile qui n'encadre pas le visage. Puis on constate que l'enfant qu'elle tient porte une couronne ; malgré l'aspect corrodé du verre, on admire ses traits gracieux et féminins : il s'agit de Marie, aux cheveux blonds ondulants. Enfin, une paire de jambes, un dos et un bras indiquent la présence de l'Enfant-Jésus, de taille inférieure à celle de sa mère Marie. La tête se devine, portant un nimbe crucifère.

Des touches de jaune d'argent sont appliquées sur la paupière, la narine, le menton de sainte Anne (composition par Antoine Lusson). Le pigment colore aussi les cheveux, la robe et la couronne de Marie, et aussi une pièce de verre placée près de la main de l'Enfant.

Ainsi recomposée et dégagée mentalement des scories de l'altéraion du verre ancien, le dessin du groupe trinitaire acquiert une beauté exceptionnelle.

Voir mes articles sur les groupes d'Anne trinitaires de Bretagne :

Dans la vallée de l'Aulne. (29)

Au Musée de Quimper (29)

A l'église de Plourin-les-Morlaix (29)

A l'église de Plougasnou

A l'église de Guimaëc

L'église du Vieux Bourg à Lothey : Anne trinitaire.

La chapelle Sainte-Anne à Daoulas.(29)

A la cathédrale de Burgos (Espagne)

A l'église de Bannalec (29)

A Saint-Hernin (29)

Voir aussi la belle collection du Musée des Trésors de la Basilique Sainte-Anne-d'Auray (56)

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Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire, lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire, lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Vient ensuite le chevalier (très restauré) en armure, agenouillé, mains jointes, vêtu d’une cotte bleue et d'un manteau blanc sur lequel Le Men décrit une rose de gueules (Trémic). Signalons que Le Men , dont la Monographie paraît en 1877, n'a pas vu les vitraux qu'il décrit et dont il a demandé la réalisation par Lusson. Thomas décrit, en suivant Le Men, "un seigneur de Trémic, présenté par Notre-Dame".

 

Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE C.

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Nous voyons un saint religieux,  qui porte un habit composé d'une longue robe blanche et, recouvrant les épaules et les bras, d'un capuce.

Le buste est ancien. On relève le jaune d'argent sur les cheveux du saint, sur la tranche du livre, mais non sur le visage.

Une banderole indique un nom, mais sa lecture est ardue. Elle débute à gauche par ST~S, "SANCTUS", puis se poursuit à droite par  -' IIUO. 

Les saints religieux honorés en Bretagne, et notamment par le duc Jean V sont saint Vincent-Ferrier et saint Yves. Ce dernier était mentionné à l'époque sous le nom de Sanctus YVO. Dans le Livre d'Heures d'Anne de Mathefelon, un manuscrit d'origine bretonne, l'oraison O Yvo incola britannie "O Yves qui résida en Bretagne" montre la graphie en usage en 1425. En outre, l'enluminure montre un saint Yves très proche du saint du vitrail quimpérois.

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Bourges, Musée du Berry Ms 1924-4-1 folio 98 : Anne de Mathefelon priant saint Yves.

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N.b : Dans la baie 106, saint Yves est figuré présentant, comme ici, un seigneur de Treanna ; mais son identification est claire : il est tonsuré, la banderole porte les mots S. YVO et le saint porte un sac contenant des manuscrits, propre à sa fonction d'official du diocèse de Tréguier.

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Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

I.

Saint Yves présente le seigneur de Treanna (son tabard porte une mâcle d'argent sur fond d’azur) en armure, l'épée ceinte, à genoux. Le visage de l'ecuyer porte les rehauts de jaune d'argent habituels sur le sourcil, la paupière, le menton.

Le prénom Yves est répandu (ou vénéré) dans la famille de Treanna. Un extrait des registres de la Chambre de reformation de 1668 concernant Jean de Treanna indique que cette famille se tenait comme descendante d'Yves de Treanna et d'Amou de Querbescat, proprietaire de la terre et seigneurie de Quervern, qui vivoient en l’an 1409, [...] dont issut Yves de Treanna, qui épousa Jeanne de Coatenezre , etc

 

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Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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LANCETTE D.

Le panneau supérieur de cette lancette est assez bien conservé. On y voit sainte Catherine, et, devant son épaule gauche, tenue dans la main drapée par la manche, la roue de son supplice, représentée, avec un luxe de détail, avec les lames qui y sont fixées. "Les pupilles et narines des personnages sont teintés de jaune d'argent" (Gatouillat et Hérold 2005). Le pigment s'étale même sur l'œil gauche de la sainte, touche la lèvre  et la pointe du menton.

 

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Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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La donatrice est à genoux, vêtue d’une robe blanche parti au 1 : de sable à l’aigle impériale d’argent becquée et membrée de gueules (Bodigneau) ; au 2 : d’argent à la rose de gueules (Trémic). 

 

Selon le Nobiliaire et Armorial de Pol Potier de Courcy, 

Trémic (de), sr dudit lieu, par. de Combrit, — de Kcranysan et de Lespervez, par. de Plonéour,— de Peuanrun.

Anc. ext., réf. 1669, neuf gén. ; réf. et montres de 14?6 à 1536, dites par., év. de Cornouaille.

D’argent à la rose de gueules.

Alain, croisé en 1248 (cab. Courtois) ; Henry, vivant en 1144, père d’lVon, vivant en 1460, marié à Jeanne de Saint-Juzel ; Henry, fils des précédents, époux d’Hélène le Gallou, père et mère de Christophe, marié à Louise le Coing, dame de Keranysan ; Jean, chevalier de l’ordre, épouse en 1633 Renée l’Honoré ; un contre-amiral honoraire en 1825.

Fondu dans Boisberlhelot.

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Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette D, baie n°112, coté sud du chœur, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

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Comparaison de la Vierge de la lancette D de la baie 110 et de sainte Catherine de la lancette D de la baie 112.

Si on compare ces deux lancettes, on constate qu'un seul carton a pu être utilisé, et que la tête de l'Enfant, cerclée du nimbe, de l'une a laissé place à la roue de l'autre. Si on s'en tient aux seules têtes, les traits du visage sont les mêmes, la chevelure et la couronne également, et la forme en raquette de la pièce de verre est identique.

 

 

Comparaison de la Vierge de la lancette D de la baie 110 et de sainte Catherine de la baie 112.
Comparaison de la Vierge de la lancette D de la baie 110 et de sainte Catherine de la baie 112.

Comparaison de la Vierge de la lancette D de la baie 110 et de sainte Catherine de la baie 112.

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Dais gothiques rayonnants: niches hérissés de pinacles, de structure lourde, aux voûtes apparentes (en verre blanc non teinté de jaune d'argent).

Fonds : à larges motifs de feuillages. Alternance traditionnelle de la couleur bleue et rouge, mais la lancette B fait exception puisque le rouge laisse la place à un pourpre pâle.

Socles polygonaux  sols dallés vus en perspective en grisaille et jaune d'argent .

Marques de repère. Selon le maître-verrier Jean-Pierre Le Bihan, "Les fenêtres hautes du choeur présentent sur la face extérieure ces marques de  repère, une par pièce d'origine. parfois, la même marque dans  tout un panneau. d'autre fois, tout au long de la lancette, chaque lancette ayant ainsi son signe de reconnaissance. Ceci est relevé  dans les fenêtres 106,108 et 110; on découvre aussi sur un panneau, la marque d'un restaurateur du XIX°siècle, dui est un M entouré d'un 0  Pour la 106, il est proposé un e, un c, un O barré d'un l au centre, ainsi qu'un triangle. Sur la 112 deux O dont un couronnant une croix, ainsi qu'un 6 ".

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CONCLUSION.

Je citerai Katia Macias-Valadez (p. 226-227) :

"...l'usage spécial du jaune d'argent pour rehausser les sourcils, les paupières, le bout du nex, les lèvres et parfois le menton sur certains visages. Cette particularité qui reste des plus fascinantes étant donné son originalité révèle une bonne maîtrise de la technique de la peinture sur verre. En effet, le jaune d'argent est constitué de sels d'argent contenus dans un colorant ocre ; translucide lors de son application sur le revers de la pièce de verre, il devient jaune à la cuisson. [...] Le jaune d'argent est très pratique puisqu'il permet de représenter sur la même pièce de verre deux couleurs différentes sans avoir à recourir au plomb. Apparu au début du XIVe siècle, il est généralement utilisé pour faire les cheveux, les barbes et parfois l'iris des yeux et des motifs ornementaux. A Quimper, les artistes en ont fait un usage, que l'on ne retrouve dans aucun autre exemple, français, anglais ou breton, qui nous soit parvenu. Voulaient-ils suggérer le volume de ces parties ? Ou tout simplement caractériser davantage leurs personnages ?"

Dans les baies 106 et 108, ce sont les iris (j'utilisais, à tort sur le plan anatomique, le mot "pupille" repris à F. Gatouillat) des personnages qui sont teintés aux sels d'argent, et dans la baie 109 ce sont les iris du dragon diabolique terrassé par saint Michel. Mon hypothèse concernant ces "pupilles" jaune d'or, développée à propos de cet usage à Runan et à Malestroit, est qu'il s'agit de montrer la nature spirituelle ou sacrée, saintes, des personnages. Si on doit expliquer aussi son emploi pour le dragon, je dirai que ces yeux dorés rendent explicite le fait que nous ne sommes pas dans le monde naturel d'ici-bas, mais dans le monde surnaturel des Cieux. Les touches jaunes des visages viennent également, sur un mode original, placer  les personnages dans cet autre monde : les saints tutélaires parce qu'ils s'y trouvent déjà, les donateurs parce qu'ils sont irradiés et spiritualisés par leur patronage, parce qu'ils accèdent  dans le chœur (le centre des énergies spirituelles de la cathédrale, jadis fermé aux laïcs par un jubé), et parce qu'ils sont agenouillés tournés vers la scène centrale de la Crucifixion, où le Christ en croix leur assure leur rédemption.

Cet emploi du jaune d'argent renvoie donc, à mon sens, à un procédé analogue à celui des fonds dorés par les peintres des icones orthodoxes, ou pour rester dans la chrétienté catholique, par les peintres primitifs italiens de Florence ou de Sienne comme Cimabué, ou encore à l'usage du nimbe doré autour de la tête des saints.

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SOURCES ET LIENS. 

 

 

Cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Inauguration du portail occidental, 12 décembre 2008   : http://www.sdap-finistere.culture.gouv.fr/fichiers/dossiers/mon8-fasciculecathedrale2008v2ds.pdf

ANDRÉ (Augustin), 1878, De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne, Rennes, Plihon, in-8°, 281 p.  (Extr. des Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, t. XII.) page 299-304.

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077642/f326.image

 

— AYMAR DE BLOIS (1760-1852), vers 1820. On doit à ce neveu du chanoine de Boisbilly une description des vitraux vers 1820. 

A. de Blois, héritant de ce registre de Boisbilly, en fait don à l'évêque André, le 5 janvier 1804, mais le ré-annote en 1820 et 1821 et donne alors la description des vitraux et leur état. Il le remit de nouveau à l'évêque de Quimper, Mgr Graveran, le 5 septembre 1842 "pour l'usage de la cathédrale ". Il rajoute  "malade d'une fluxion, charge son fils Louis de le remettre à l'évêque". (J-P. Le Bihan)


 

— BOISBILLY (Jean-Jacques-Archibald le Provost de la Boexière ,Chanoine de), vers 1770, Registre de BoisbillyArch. Dioc. Quimper,  ,

 Jean-Jacques Archambault Provost de Boisbilly (1735-1786). Docteur en théologie de la Sorbonne, vicaire général du diocèse de Rennes, il était abbé commandataire du Tronchet et chanoine de Quimper. Il possédait une des plus érudites bibliothèques de Quimper et on lui doit par ailleurs un plan de la cathédrale dressé en 1770 qui est une des sources les plus importantes sur la cathédrale avant la Révolution. Il avait dessiné l'architecture des fenêtres de la cathédrale en pleine page de 1770 à 1772. Ce travail  devait être complété par la suite avec les dessins des vitraux, mais il fut malheureusement appelé à d'autres fonctions.

"La cathédrale de Quimper, qui figure au nombre des Monuments historiques du département du Finistère, n’a été jusqu’ici l’objet d’aucune publication de quelque importance. Vers l’année 1770, l’abbé de Boisbilly, syndic du chapitre de Quimper, avait, en vue d’une histoire de ce monument, réuni de nombreuses notes, et fait dresser un plan de l’église avec ses chapelles et ses autels. Dans sa réunion générale du 14 mai 1772, le chapitre le « pria de continuer l’ouvrage qu’il avait commencé sur la description détaillée de l’église cathédrale, » et décida « qu’il en serait fait un registre particulier. » (1)1 Sur ces entrefaites, l’abbé de Boisbilly fut appelé à Rennes pour prendre part aux travaux de la Commission intermédiaire des États de Bretagne dont il faisait partie. Les affaires importantes et multipliées de la Province ne lui permirent pas de mener à bonne fin son entreprise. Ses notes furent perdues, et il n’est resté comme souvenir du projet qu’il avait formé, qu’un registre grand in-folio, qui contient avec le plan de la cathédrale, les dessins au trait de ses fenêtres, dessins qui devaient être complétés par la peinture des vitraux. M. de Blois (de Morlaix), neveu de l’abbé de Boisbilly, a fait hommage de ce registre à Mgr l’évêque de Quimper, le 5 septembre 1849. Avant de s’en dessaisir, il avait pris le soin d’écrire au-dessous des dessins des fenêtres, une description sommaire des vitraux qu’elles contenaient encore en 1820 et 1821, mais à cette époque beaucoup étaient entièrement détruits. " (R-F. Le Men)

 

— BONNET (Philippe) 2003, Quimper, la cathédrale, Zodiaque, Paris 

 COUDOUIN (André), 1981, « L'âge d'or de la soierie à Tours (1470-1550) » Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1981  Volume 88  Numéro 1  pp. 43-65

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1981_num_88_1_3035

— COUFFON (René), 1963,  « Etat des vitraux de la cathédrale Saint-Corentin au milieu du XIXe siècle par le baron de Gulhermy », Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, tome LXXXIX, p. XCVII-CII

— COUFFON et LE BRAS,  http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/Quimper.pdf

— DANIEL (Tanguy), (dir.), Anne Brignandy, Yves-Pascal Castel, Jean Kerhervé et Jean-Pierre Le Bihan, 2005,  sous la direction de, Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper,  Presses Universitaires de Rennes / Société Archéologique du Finistère,  287 p. (ISBN 978-2-7535-0037-2).

— GALLET (Yves), Les ducs, l’argent, les hommes ? Observations sur la date présumée du chevet rayonnant de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1239) p. 103-116 http://books.openedition.org/pur/5315

— GALLET (Yves), 2009, "Quimper, cathédrale Saint-Corentin. L'architecture, (XIIIe-XVe sièle)", " Actes du Congrès Archéologique de France  2007 de la Société Française d'Archéologie.

 — GATOUILLAT (Françoise), 2013,  "Les vitraux de la cathédrale" , in Quimper, la grâce d'une cathédrale, sous la direction de Philippe Bonnet et al.La Nuée Bleue, Strasbourg, page 185-203

 — GATOUILLAT (Françoise), 2009, "Quimper, cathédrale Saint-Corentin. Les vitraux anciens." Actes du Congrès  Archéologique de France 2007 de la Société Française d'Archéologie. 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 172.

— GRODECKI (Louis), Baudot Marcel, Dubuc René, 1968, -"Les vitraux de la cathédrale d'Évreux."  In: Bulletin Monumental, tome 126, n°1, année 1968. pp. 55-73. doi : 10.3406/bulmo.1968.4898 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1968_num_126_1_4898  

— GUILHERMY (Ferdinand de), 1848-1862,  Notes sur les diverses localités de France, Bnf, Nouv. acquis. française 6106 folio 335v et suivantes.

Le baron de Guihermy, membre de la Commission des Arts, visita Quimper le 2 octobre 1848 et rédigea un mémoire d'après ses notes. Nommé membre de la Commission des Monuments Historiques en 1860, il entreprit un voyage en France et séjourna à Quimper du jeudi soir 28 octobre 1862 au samedi 30 à midi et compléta alors ses premières notes.  Les baies n'y sont pas numérotées et distribuées en cinq lieux : Vitraux de la chapelle des fonts, vitraux de la Nef, vitraux du transept, vitraux du chœur, vitraux de la chapelle terminale. 

LAFOND (Jean), 1962," Le Christ en croix de la cathédrale de Quimepr à Castelnau-Bretenoux",  Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France p. 36-38. 

 — LA VALLÉE, 1847,  "Essai sur les vitraux existant dans les églises du canton de Quimper", Bulletin archéologique de l'Association bretonne, t.I, p. 263-277.

 

— LE BIHAN (J.-P.), J.-F. Villard (dir.), 2005,  Archéologie de Quimper. Matériaux pour servir l’histoire, t. 1 : De la chute de l’Empire romain à la fin du Moyen Âge, Quimper, 2005.

— LE BIHAN (J.-P.) 1993,, -"Gravures de repère sur les vitraux bretons des XVe et XVIe." Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, T.CXXII

LE BIHAN (Jean-Pierre), 1995, « La restauration des verrières hautes de la cathédrale de Quimper, » Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, T.CXXIV, p.524-525

— LE BIHAN (Jean-Pierre), 1997,« La verrière n°100 de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper », Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, T.CXXVI, p. 175-201.

 

— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2007,  Blog 

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-7003763.html

 

 LE MEN (René-François), 1877, Monographie de la cathédrale de Quimper [XII-XVe siècle], Quimper. p.21,

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

 MACIAS-VALADEZ (Katia), 1997, "Les vitraux des fenêtres hautes de la cathédrale de Quimper : un chantier d'expérimentation et la définition d'un style quimpérois", Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. LXXV, p. 204-242. 

 OTTIN (L.), Le Vitrail, son histoire, ses manifestations diverses à travers les âges et les peuples, Librairie Renouard, H. Laurens éditeur, Paris, s.d. [1896] In-4°, 376 pages,  4 planche en couleurs, 15 phototypies, 12 planches en teinte hors texte, 219 gravures, de signatures, marques et monogrammes. 

https://archive.org/stream/levitrailsonhist00otti#page/42/mode/2up

— THOMAS (Abbé Alexandre), 1892, Visite de la cathédrale de Quimper. Arsène de Kerangal, 170 pages,

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c9d5dca31c276caf2782d0a4b99a85ce.pdf

 — THOMAS (Abbé Alexandre) 1904,  La cathédrale de Quimper, 1904, J. Salaun, 97 pages, p.51

— YEURCH (Bertrand) 2012, "Les premières entrées épiscopales en Bretagne ducale", Britannia Monastica  16, 2012, p. 93-161. https://www.academia.edu/1949697/Les_premi%C3%A8res_entr%C3%A9es_%C3%A9piscopales_en_Bretagne_ducale

 



 

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